Édition du
27 July 2017

Le terrain des uns et des autres

Par Lahouari Addi

Le Soir d’Algérie 02 août 2010

Dans un texte inutilement long, paru dans Le Soir d’Algérie du 27 juillet 2010, le député du RCD, Maître Hakim Saheb, continue la polémique commencée par Nordine Aït Hamouda, me faisant un procès d’intention qui dépasse toutes les limites de l’entendement.
L’acte d’accusation qu’il dresse contre moi est tout simplement ahurissant : «Instrumentaliser une science dont j’affirme être l’unique détenteur, être de mauvaise foi, avoir une volonté délibérée de fausser le débat, pratiquer le terrorisme intellectuel propre aux cadres des systèmes totalitaires, avancer des contre-vérités soutenues par des allusions politiques pernicieuses, suggérer que Djaout est un éradicateur et Hachani un réconciliateur, défendre un projet politique dont je n’assume ni les expressions ni les conséquences, être objet d’égarements et auteur de manipulations, être habité par de vieilles haines, réanimer la machine à désinformer, être soumis à des chapelles politiques (entendre le FFS), être un récidiviste, persister à nager dans les eaux troubles du confusionnisme, faire preuve d’irresponsabilité politique, avoir choisi de quitter le pays, être un agent actif de la désinformation, etc.» A lire cet acte d’accusation dressé par Maître Hakim Saheb, je suis passible d’une peine maximale d’emprisonnement à l’issue d’un procès stalinien. Heureusement pour les universitaires tentés par le débat public que le parti de Maître Saheb n’est pas au pouvoir. Mais les lecteurs du Soir d’Algérie et du Quotidien d’Oran sont habitués à mes analyses et prises de position et savent que ces accusations sans fondement discréditent celui qui les profère. Quand une polémique prend cette tournure, il vaut mieux l’arrêter car elle ne sert pas les mœurs politiques du pays. On peut avoir des positions politiques différentes et mener dans la presse nationale un débat serein. Ce n’est pas le cas avec Maître Saheb dont le texte est plein de contre-vérités, d’accusations gratuites et de mauvaise foi. Je ne réponds pas sur le contrat de Rome, que j’ai soutenu, et qui aurait été une solution en 1995 à la crise politique, et qui aurait pu épargner la vie à des milliers de personnes tuées inutilement. Il n’y aurait pas eu tant d’assassinats, de disparus, de personnes torturées… pour lesquels les familles des victimes sont encore en quête de justice et de vérité. Je ne réponds pas non plus sur mon prétendu soutien au tribalisme d’Etat de Bouteflika. Sur ce point, l’imagination du député lui joue de vilains tours. J’ai suffisamment écrit là-dessus et il est inutile d’y revenir. Si le ton de Maître Saheb était serein, j’aurais développé ma position sur le régionalisme dans le système politique algérien, sur la difficile naissance de la démocratie dans un pays comme le nôtre en voie de sécularisation, et sur les divergences de fond qui nous séparent. Mais je refuse de participer à une polémique où l’adversaire est taxé de traître ou de charlatan. C’est une question de dignité pour les protagonistes du débat et aussi de respect pour le lecteur. Je m’attarderais cependant sur le reproche que me fait Maître Saheb de ne pas être sur le terrain, et que, par conséquent, je n’ai aucune légitimité à parler de l’Algérie. Il refait le même coup que Daho Ould Kablia qui, il y a deux ans, dans les colonnes de ce même journal, me refusait lui aussi le droit de parler de l’Algérie du fait que j’habitais en France. Ould Kablia et Maître Saheb, même combat, ou la perversion du principe de la primauté de l’intérieur sur l’extérieur. Mais on peut être physiquement en Algérie et être coupé de la population, voire contre la population, vivant à Club-des-Pins. Durant la décennie 1990, certains sont partis à l’étranger, d’autres ont préféré s’installer à Club-des-Pins sous la protection de l’armée. Maître Saheb ne sait pas que le terrain n’est pas forcément géographique. S’il croit être sur le terrain à l’Assemblée nationale, moyennant 300 000 dinars par mois pour servir de paravent démocratique à un régime autoritaire, c’est qu’il se trompe et trompe son monde. Il vaut mieux être à l’étranger que d’évoluer sur des terrains artificiels dessinés par les laboratoires.
L. A.


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36 Commentaires sur cet article

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  • Si Salah
    2 août 2010 at 15 h 29 min - Reply

    Je me demande pourquoi des analphabètes comme Ait Hamouda et des demi-instruits comme ce « maitre » Saheb s’acharnent-ils sur le « vacataire » et  » faux intellectuel » L. Addi? Si Addi est tellement nul, en quoi les dérange-t-il? En vérité, tout ce qu’ils veulent et s’attaquant à un honnête intellectuel, c’est se faire un p’ti nom dans le pauvre paysage de l’abrutigencia algéroise.

    C’est des hassadin, ghiyyarin, qui sont depuis 20 ans sous la botte de sarjanate analphabètes et qui veulent respirer un peu d’air frais, voilà l’amère vérité.

    Cher Lahouari: comme tu l’as bien noté, et le pouvoir et « son » opposition Taiwan veulent que tu te taises. Il n’y a pas meilleure raison au monde pour que tu continues à parler et à nous faire plaisir avec tes analyses pertinentes. Stp ne perds pas ton temps avec ces nullards, tu vois bien qu’ils s’y sont mis à plusieurs pour t’attaquer, mais ce n’est pas en additionnant les zéros qu’ils parviendront à quelque chose.

    A Saheb et consorts : Vous vous etes tus pendant 20 ans dans les CNT, APN, et autres chambres du khoroto. Continuez à bouffer les os et les miettes que vous laissent les generaux, mais ayez au moins la décence de laisser les hommes libres parler comme bon leur semble. Je vous invite à pondérer cette histoire : On dit qu’une mouche passablement stupide s’est posée sur un palmier, puis en voulant s’envoler, elle dit au palmier : attention, tiens-toi bien, je vais m’envoler ….wel fahem yafhem.

    Si Salah




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  • houda
    2 août 2010 at 15 h 37 min - Reply

    bonjour
    j’ai attendu avec impatience la réponse de Mr Addi au député-avocat RCD
    Ce sont des gens polémistes qui veulent jeter de la poudre aux yeux pour cacher leur appartenance au système. Se croyant les plus intelligents, ils ptrennent les autres pour des demeurés, heureusement que la vérité ne saurait être cachée indéfiniment.
    Mes remerciements à Mr Addi, Mr Sidhoum, Mme Azouz, Mme Houfani, Mr Simozrag, Mr Dahbi tous les intellectuels et toutes les personnes anonymes qui portent sincèrement l’Algérie dans leur coeur
    Honte aux hypocrites




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  • Khaled
    2 août 2010 at 17 h 12 min - Reply

    Aude-las de la polémique, se profile dans tout sa splendeur l’intellectuel type qui est d’abord en accord avec lui avant d’être avec la société qu’il analyse et surtout conséquent dans ses propos.

    Chose hélas qui a disparut complètement du comportant supposé des pseudo-démocrates, ceux qui ont cautionnée cette violence inouïe contre le peuple algérien.

    Il ne faut surtout pas se tromper de cible, les Moulay, Nezzar et leur consorts ne sont que les exécutants d’une idéologique conçu pour asservir l’âme algérienne.

    Ces théoriciens du mal que M. Addi dérange.




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  • houda
    2 août 2010 at 17 h 18 min - Reply

    Je suis arrivée à classer les gens en deux catégories, nonobstant leur appartenance idéologique ou autre : il ya les personnes de bonne foi et il ya des personnes de mauvaise foi : ils se rencontreront jamais.




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  • Mohand Ammar Oubadou
    2 août 2010 at 18 h 08 min - Reply

    Je crois que Mr Saïd Sadi qui est l’auteur des deux lettres adressées à Mr Le Pr ADDI (via Aït Hamouda et Saheb) a eu pour son compte. A sa place et vu le bilan peu élogieux de plus de 20 années de dictature ausein de ce qui reste de ce parti créé à El Mouradia, je me ferais oublier pour toujours. On ne devient pas homme politique par les intrigues…….. Le peuple ne s’est jamais trompé sur son compte. Triste fin.




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  • Nazim
    2 août 2010 at 19 h 05 min - Reply

    S’il vous plait à tous, arrêtons de nous entredéchirer et de nous détruire les uns les autres. Nous sommes tous issus d’une même mère qui s’appelle l’Algérie. Notre mère a besoin de tous ses enfants. Plutôt que de nous jeter continuellement l’opprobre les uns sur les autres, essayons plutôt de discuter des idées et non de nous disputer ainsi répétitivement de façon haineuse. Je ne connais ni Lahouari (Addi), ni Nordine (Aït Hamouda), ni Hakim (Saheb). Je me reconnais partiellement dans les idées de chacun des trois et je ne souscris pas du tout à d’autres de leurs pensées. Mais, je pense qu’on peut toujours avoir un échange loyal, respectueux et constructif, sans avoir à s’insulter ainsi tout le temps. Il y va de l’existence de notre mère l’Algérie.
    PS. Je parle de « mère » parce que celle-là au moins, je suis sûr que c’est la mienne et qu’elle est issue de cette terre-ci. En revanche pour le père, c’est beaucoup plus aléatoire. D’où peut-être cette « animosité » entre Alger -Blida, Blida-Médéa, Médéa- Sour, Sour-sidi Aissa puis de proche en proche, Jijel-Skikda ou Oran-Tlemcen, sans oublier bien-sûr : Mouzabite-Chaambi, Kabyle-Arabe, francophone-arabophone, homme-femme, riche-pauvre et surtout….. houkouma-chaab.




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  • liberté
    2 août 2010 at 21 h 33 min - Reply

    Tout d’abord je félicite le Professeur Lahouari Addi pour son patriotisme et son professionalisme.La mise au point qu’il vient d’adresser aux trois députés de l’assemblée nationale algérienne devrait inciter Mr Said Sadi,Mr Nordine Ait Hamouda et Mr Hakim Saheb qui sont représentants du peuple à tirer les conséquences en se retirant définitivement de la vie politique algérienne.

    Cordialement




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  • khaled
    2 août 2010 at 22 h 12 min - Reply

    @Nazim,

    Votre appel touche le cœur. Toutes et tous ce site, ainsi que sur beaucoup d’autres prions chaque jour pour que cette partie du monde puisse vivre sereinement dans la prospérité.

    Mais ce n’est qu’une prière. Il faut être réaliste et avoir prise sur les évènements qui secouent notre pays pour pouvoir induire le changement souhaité.

    Les approches pour cela sont connus… redonner la parole au peuple pour qu’il puisse discuter de ses problèmes en toute liberté

    Il ne faut pas oublier que l’Algérie est toujours régie par l’état d’urgence. Et aucune manifestation, réunion n’est autorisée.
    Il faut libérer la parole, c’est la condition sine qua non a toute action, démarche ou projet.

    Il y a sur site un appel de la coordination appelée: Appel du 19 Mars, je vous suggère de lire.
    E terminant, je vous souhaite la bienvenue sur ce site en répétant que l’Algérie a besoin de toutes ses filles et tous ses fils.




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  • mahmouh
    2 août 2010 at 23 h 55 min - Reply

    je vous remercie MR ADDI LAHOUARI pour votre reponse succinte et respectueuse ,notamanent avec cette histoire du salaire du depute et d’une residence ultra proteger a club des pins!!!je reside en france et je pense sincerement que je cours plus de risque que ce depute avocat militant…..a 300 000 da excusez moi du peu!!!il n’ya qu’en algerie que les « opposants politiques » habitent club des pins,poirsson,et des salaires a avoir le vertiges!!!!




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  • Salay
    3 août 2010 at 11 h 32 min - Reply

    Heureusement que la régression fut stérile
    M . Lahouari Addi se spécialise dans la spéculation sur des problèmes de fond. Il préfère être marginal pour ne pas dire opportuniste. Il y a deux décennies, M. Addi s’est distingué par sa concept contradictoire de « régression féconde ». Rien d’étonnant en le voyant s’aplatir dans la chapelle San Egidio, et au nom de l’Islam ( !), à coté du destructeur Hadam qui, sans état d’âme, a condamné du pays de l’Oncle Sam (usa) ses victimes civiles du Boulevard Amirouche les accusant d’ avoir gêné la Kamikaze lancé contre le commissariat central.
    Le débat inespéré sur l’Histoire de la révolution conséquent à la sortie du livre du Doc Said Sadi sur un des Héros de la Révolution, le Colonel Amirouche, la veille du cinquantenaire de l’indépendance n’a pas à être perçu comme une polémique sauf, éventuellement, pour vous M. Addi. Probablement que M. Addi trouvez normal que le jeune Sarkozy convoque les présidents des anciennes colonies françaises pour défiler le 14 juillet, fêter le cinquantenaire de leur émancipation et marquer leur allégeance au maitre d’hier. L’année 1960 est une année de régression féconde au vu de l’octroi d’indépendance aux anciennes colonies françaises et du renforcement d’une guerre, déjà à sa sixième année, contre le peuple algérien. Un Peuple qui sortira dans les rues face aux chars le 11 décembre 1960. Toute personne ayant du bon sens n’a point été surprise de voir, en janvier 1992, l’ancien ministre de l’intérieur français de la IVème république parmi les défenseurs acharnés de la république islamique naissante en Algérie. Mitterand voulait prendre, 45 ans après, sa revanche sur la Révolution algérienne et non pour l’amour de l’Islam ou des musulmans.
    Libre à vous de pondre une régression féconde tout en détalant en Europe. Victime de qui au Fiat ? D’autres, la plupart des Algériennes et des Algériens, ont préféré défendre la vie chaque jour qui se lève à l’instar de Me Saheb qui n’ont seulement a fait son devoir (service) national mais continue à servir l’Algérie avec son parti, d’opposition à la prédation nationale. Vous ne vous êtes pas gêné de vous réclamer de ce parti, le RCD, lorsque ce parti s’est trouvé seul à dire non au viol de la Constitution pour constitutionnaliser l’autoritarisme un certain 12 novembre 2008 et aussi quand il a marqué son deuil en hissant un drapeau noir pour dénoncer l’asservissement d’un Peuple et d’un Etat un certain 9 avril 2009.
    S’il n’y avait pas San Egidio, des milliers d’Algériens seraient encore en vie.




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  • bouyilès
    3 août 2010 at 17 h 11 min - Reply

    A @ liberte:
    Quelle belle proposition vous faites.
    « .La mise au point qu’il vient d’adresser aux trois députés de l’assemblée nationale algérienne devrait inciter Mr Said Sadi,Mr Nordine Ait Hamouda et Mr Hakim Saheb qui sont représentants du peuple à tirer les conséquences en se retirant définitivement de la vie politique algérienne. »

    Après leur retrait,il restera.. »l’égalité et la fraternité. »
    (du FLN-MSP-RND)
    Merci pour vos notions sur le pluralisme et la ..liberté d’expression. .

    PS:j’ai lu dans la presse qu’un certain Rabah Maraoui dit Ammi Said est décédé.Paix à son âme.
    Ya t-il un rapport avec Ammisaid qu’on a l’habitude de lire sur ce site?




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  • sami
    3 août 2010 at 17 h 40 min - Reply

    A Salay
    T’es vraiment un specialiste en disinformation et de malinformation .. t’es tres gene par la verite il me semble .. c’est vraiment la honte, combien des mort et des disparus veulez vous en plus ? c est pas suffisant 250000 et 20 000 disparu oubien ce sont les islamistes toujours ? Ou est la democratie et la republique que vous avez promis en soutenant le coup d’etat ? Et mazal .. parceque l’algerie est devenu le votre seulement le peuple maintenant a rien .. Et Said Saadi on le counait bien, il a beaucoup parle de boudiaf et son assassinat, il a beaucoup luter contre la mafia des generaux parceque la majorite sont originaire de sa region, et il a beacoup condamne ouyahia et ses politiques economiques et sociales .. mais l’histoire va pas s’incliner a personne elhamdoullah




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  • khaled
    3 août 2010 at 18 h 31 min - Reply

    @Salay

    Vous avez le droit de critiquer M.Addi, mais jeter l’anathème sur l’ensemble de l’opposition algérienne qui s’est réunie a San Egidio, vous n’en avez aucun.

    Cela prouve que vous êtes contre le peuple algérien et sa volonté d’aspirer a une société juste et pas seulement les islamistes.

    Vous et vous semblables sont les fossoyeurs des espoirs de tout un peuple.

    Vous avez annulé les élections de 91, mais a quel prix?
    Êtes vous fier de de l’état de choses en Algérie?

    Pour votre pédagogie je vous rappelle quelques principes que M. Addi a ennonce dans ses interventions:




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  • Ammisaid
    3 août 2010 at 18 h 47 min - Reply

    Au frère bouyelis,
    Je suis encore vivant d’un certain point de vue, je suis mort depuis ma naissance d’un autre point de vue.
    L’absence de liberté n’est-t-elle pas pire que la mort. Je parle de la liberté de faire du bien, de vivre pacifiquement avec les miens et de respecter la liberté des uns et des autres dans le cadre d’un état de droit.
    Allah yarham l’autre Ammi said
    Salutations fraternelles




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  • khaled
    3 août 2010 at 18 h 59 min - Reply

    @Salay

    1. la valeur suprême dans la société est la vie humaine.

    2. On ne fait pas de politique en sacrifiant des vies humaines

    3. Le monopole de la violence doit appartenir à l’Etat ;

    4. Ce monopole doit être exercé par les agents de l’Etat dans le cadre de la loi ;

    5. La loi doit être faite par une Assemblée Nationale représentative.

    Aucun de ces principes universels n’a été respecté par les ténors de la fausse-démocratie et leurs laquais vue l’état de désespoir de notre population et cela malgré la baraka des prix de pétrole.

    Les dipitis que vous citez, si vraies élections il y aura; n’auront même pas la chance d’être élus garde-champêtre de leurs maîtres d’Alger ou d’ailleurs.

    Et si vous avez vraiment lu l’intervention de M. Addi, et par ce qui vous reste de probité, vous auriez remarqué que M. Addi a reconnu a Said Saadi sa vocation politique nationale.

    Mais vous versez dans les sur-enchères parce que vous êtes a cours d’arguments.




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  • Salay
    3 août 2010 at 20 h 12 min - Reply

    @SAMI: A vous lire, c’est vraiment l’hôpital qui se fout de la charité ou pour être chez moi en Algérie « la battue à faire contre le chacal est faite contre le mouton! Pour moi, aucune Algérienne, aucun Algérien ne doit être privée de sa vie. C’est pour le moins stupide que de se faire entrainer dans un chaos et de ne se rendre compte que deux décennies après. Le système qui a étranglé Abane, exécuté les lamouri, Nouaouria, Aouachria, Mustafa Lakhal, le Cap Zoubir…assassiné le signataire des accords d’Evian, Krim et déterré deux colonels chahid El-Houas et Amirouche pour les séquestrer durant vingt ans dans les caves à archives de la gendarmerie nationale est tjrs là, plus fort que jamais avec son alliance présidentielle de Tahalouft. Certains qui doivent se reconnaitre lui ont servi de marchepied en acceptant d’être des agents du désordre…
    @Khaled: L’opposition genre Ali Belhadj OK mais pas ceux qui bouffent avec le chacal et pleure avec le berger comme dit le proverbe populaire…les hypocrites, Elmouafikines.




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  • liberté
    3 août 2010 at 20 h 18 min - Reply

    @ Salay,

    Vous accusez de destructeur Monsieur le Député Anwar Haddam élu démocratiquement au suffrage universel par le peuple algérien et en meme temps vous soutenez les agents RCDRS du général Tewfik Mediene qui a commandité le massacre de milliers de villageois et l’assassinat d’intellectuels,de journalistes et de civils algériens sans oublier les moines de Thibirine.
    Seriez-vous d’accord pour une comission d’enquete internationale sur tous ces assassinats et massacres?

    Savez vous que votre discours est de la pure propagande made in DRS version Tewfik Mediene.

    Pourquoi vous répondez au Professeur Lahouari Addi avec le pseudo Salay? Pourquoi vous ne dévoilez pas votre identité pour permettre aux milliers d’internautes qui consultent ce site débattre avec vous?

    A titre d’information le Professeur Lahouari Addi a signé toutes les pétitions pour dénoncer les atrocités du régime militaire d’Alger.

    Cordialement




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  • Sami
    4 août 2010 at 7 h 21 min - Reply

    A Salay,
    Pourquoi tu essaie d’etre trop renferme , les choses sont tres claires quand on veut les voir sincerement, il faut just lire les choses et la facon dont elles ont ete malmene durant la decenie noir et les gens qu’ont profite de la decennie noir , et n’essaie pas d’etre trop philosophique , ca sert a rien croi moi,il faut choisir d etre sincere fidele aux principes ou bien le contraire .. concernant les malfeteurs sont pas tres intelligents, ils sont seulement trop criminel et probagandistes bcp plus que personne peurait imaginer , et ca c’est la faute de la vraie opposition, ils devraient prevoir leur brutalite seulement en lisant l’histoire proche, quand ils ont tire sur les algeriens dans les manifestations de 5 octobre,.. Des e coup d’etat de 1992, ils veulent changer le peuple et ils l ont fait avec leur politiques exerse sur le peuple depuis,.. parceque ils ont constate que ce peuple est dans un autre capms, il deteste la france et aime sa religion et ses principes donc il faut le changer tt simplement et ce ouyahia et si boubaker benbouzid le font tres bien .. avec la soutenance des probagandiste de Said Saadi qu il fait son trvail tres bien …
    Merci pour votre tolerance, mais il faut etre franc




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  • Salay
    4 août 2010 at 8 h 07 min - Reply

    Oh, LIBERTE! A qui vous le dites. Comme vote démocratique, ce fut un vote biaisé dès le départ, une bellearnaque. La Constitution diel’houm interdisait de s’accaparer d’une religion pour faire un registre de commerce. C’est la clé du Diable. Il ne fallait pas tomber dans le piège sauf…Si le conditionnement millénaire est un choix démocratique alors la liberté n’a pas de place. Aux locales, la peur régnait dans les bureaux de vote. Les quelques observateurs dont celui du FLN avait peur de leur ombre.La soumission était exigé car c’est le parti de Dieu sinon tu es un kafer. Confondre un parti avec Dieu, pire hérésie finehia? Dans mon centre de vote(banlieue d’Alger), j’ai été voté pour ma bourgeoise, le gus en charge du bureau un enseignant barbu, opportunisme oblige nouvellement débarqué, me rabroua en me disant « c’est un bureau de femme! », je lui rappela que je ne suis pas marié avec un homme et puis que faites-vous dans un bureau pour femmes en lui rappelant: vous êtes de ceux qui disent ce qu’ils ne font pas. Il mit son son cachet à voter. Pour votre gouverne, sur mes observations, j’avais refroidi un jeune inspecteur de police qui pensait un quart d’heure avant la fermeture des bureaux que le FLN a fait le plein c’est une nuit de deuil pour vous…A Diable, Diable et demi pourait-on dire! Pour les législatives de 91, Je me trouvais en 2ème injonction disciplinaire à In Guezzam après Bechar pour avoir dénoncer publiquement mon directeur général de haute trahison. On n’avait même pas quoi manger au pays de Hadj Bettou. Le comble, j’avais découvert qu’on a voté pour moi. J’ai fait partie à mon corps défendant de leurs 3 millions de voix démocratiques… Je ne signe pas Liberté mais je respire LIBERTÉ. Algeriennement votre.




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  • A.By
    4 août 2010 at 8 h 19 min - Reply

    @ Pr. Addi
    J’ai vraiment « orgasmé » en lisant la chute de votre article et comment vous avez remis les pendules à l’heure, surtout avec le parallele « subliminal » de cette perversion du principe de la primauté de l’intérieur sur l’extérieur…eh oui, on n’est pas encore sorti de l’auberge espagnole.
    Mes hommages Professeur.




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  • khaled
    4 août 2010 at 10 h 33 min - Reply

    @Salay

    Si le pouvoir en place en 1991 avec ses conseillers locaux et d’ailleurs avait révisé la loi électorale pour une qui serait basée sur la proportionnelle.

    On aurait eu une répartition égales de sièges entre FIS, FLN and FFS et quelques strapontins pour les ‘sanafires’ 🙂

    Personne ne défend le FIS, mais nous défendons le choix du peuple qui est toujours confisqué.

    C’était au pouvoir de s’assumer pour gérer ses décisions mais dans le respect des lois, et non en massacrant 200.000 personnes.




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  • ethique
    4 août 2010 at 12 h 39 min - Reply

    @salay
    Vous parlez de liberte et democratie mais vous semblez ne pas saisir leur sens reel. Vous etes tellement endoctrinez qu’il n’y a pas espoir de vous convaincre sur quoi que ce soit. Enfin continuer a ramasser les miettes aupres de vos vrais idols (les caporaux: Nezar, Tewfik, Lamari…) avant l’heure du jugement du peuple. Car il viendra je vous le promet. Amicalement.




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  • radjef said
    4 août 2010 at 13 h 19 min - Reply

    Bonjour tout le monde. Quel est donc le probleme entre le RCD et Addi Lahouari? D’abord Addi Lahouari est un universitaire qui veut rehabiliter le savoir, la verité et l’ordre politique et citoyen en Algérie.Rien que pour cela, il dérange tous les moines de la dictature qui ont prosperer sur la credulité du peuple. Said Saadi etait un moine zelé de la dictature qui veut se refaire une virginité politique. Mais il ne sait pas comment le faire. Il veut rejoindre sa famille naturelle, mais il n’est pas sur que sa famille veuille encore de lui. Alors il monte tout un scenario en se saisissant d’un symbole de la revolution, pour montrer qu’il a soldé ses comptes et qu’il a enlevé une bonne fois pour toute sa robe de moine de la dictature. Mais il le fait tres mal. Addi Lahouari ne manque pas de le lui rappeler…Alors Saadi envoie ses deux zouaves pour faire la peau a notre universitaire…Seulement voila, les deux zouaves de Saadi sont myopes et infirmes…




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  • liberté
    4 août 2010 at 13 h 38 min - Reply

    @ Salay,

    J’ai beaucoup plus de respect pour Mr Anwar Haddam,Député élu par le peuple algérien que pour les trois agents députés du général Tewfik en l’occurence Said Sadi,Nordine Ait Hamouda et Hakim Saheb.

    Cordialement




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  • Mohamed Jabara
    4 août 2010 at 15 h 17 min - Reply

    En lisant l’écrit du professeur Addi, j’ai apprécié la « chute » comme le dit « si bien » @A.By. Effectivement celle ci devrait servir à cet Avocat s’il l’est, car « Maitre » veut dire tant de choses, elle devrait servir disais je à celui-ci de modèle pour ses conclusions et requetes, car d’une technicité hors pair et qui dénote une intelligence supérieure, n’en déplaise….

    Puis j’ai lu les commentaires et je me suis aperçu qu’il y a une cacophonie qui va en s’élargissant et qui comme un tourbillon qui se transforme en ouragan brise tout sur son passage entre des internautes de LQA, lesquels à mon sens doivent en principe cultiver la fraternité, l’entraide et partager au moins le désir commun de remettre l’Algérie sur pied alors qu’a présent elle à la tête en bas.

    Et Je me suis dit: cette habitude qui s’installe sur le site, qui fait qu’au lieu de rapprocher nos vues nous tentons au contraire d’asseoir les différences, voire de les accentuer, doit un jour etre mise sur le tapis et discutée longuement, sereinement, calmement, avec objectivité, sans hargne, sans concessions, sans parti pris, sans tenir compte de l’affiliation partisane, uniquement à la lumière de l’intêrêt suprême de l’Algérie, afin de combattre cette habitude et de la rejeter définitivement de nos moeurs.

    Dans tout discours, il y a une part de vérité. Et dans tout discours il y a une parcelle d’erreur. L’Homme n’est pas doté de l’omniscience et l’algérien est un Homme comme les autres et ne déroge en rien à cette règle. D’où il s’ensuit que l’Algérien, comme les autres peut se tromper en croyant dire des choses justes ou dire des choses justes en croyant se tromper. Le problème n’est pas là. Il est dans le fait que « chèvre meme si elle vole », il dans le fait que « taghennant takhessart », il dans le fait de notre propension à nous maintenir dans une position contre vents et marées meme lorsqu’on nous prouve que nous avons tort, car nous ne pouvons reconnaitre nos torts sans admettre notre faiblesse et admettre sa faiblesse par l’Algérien est pour lui inadmissible en général. « Ennif ouelkhsara ».

    Said Saadi et consorts jouent à qui gagne. Il est normal donc que quelqu’un qui joue à ce jeu ressente quelqu’un comme le professeur ADDI comme un empêcheur de tourner en rond, car il met le grain de sable de la logique dans une machinerie qui ne contient que des rouages de mensonges, la politique Algérienne. Déjà que la politique en général depuis Machiavelli est un terrain mensonger, alors en Algérie où tout est spécifique…il n’y a rien à dire à ce sujet.

    J’ai lu dans un commentaire plus haut qu’il n y avait qu’en ALgérie qu’il y a club des pins et Poirson où habitent les politiques, malheureusement ce n’est pas juste car dans toutes les capitales « arabes » du Maroc et jusqu’a la Syrie ils se marginalisent par rapport à la société à laquelle ils ne se sentent pas appartenir mais qu’ils tiennent de main de fer.




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  • Larbi
    4 août 2010 at 16 h 09 min - Reply

    Pour ce débat, permettez-moi d’utiliser un pseudo. Je sais pertinemment qu’il n’est pas pseudo pour tout le monde.

    @ Salay et @ Khaled : concernant les élections où le FIS a participé, Salay conteste la régularité des élections et par voie de conséquence leurs résultats, tandis que Khaled donne une répartition égale aux trois partis FIS, FLN and FFS. J’ai le regret de dire que les deux affirmations ne sont pas dignes du niveau des débats de LQA. Je comprends maintenant pourquoi certains débatteurs recourent plus aux invectives et à leur état d’âme plutôt qu’à une saine argumentation basée sur des chiffres et des faits établis.

    Salay : c’est un fait établi et reconnu par tous que les élections qui se sont déroulées durant la récréation démocratique, sont les plus crédibles depuis l’indépendance à ce jour, malgré certaines pratiques malhonnêtes attribuées au FIS dans certaines localités. Le fait est que le FIS a absorbé le mécontentement populaire accumulé depuis l’indépendance et est devenu de ce fait le premier parti du pays. Les chiffres ci-après dans la réponse à Khaled.

    Khaled : élections de décembre 1991, inscrits 13.258.000, non participation au vote 5.436.000, abstention 925.000, le reste (52 % des inscrits) s’est exprimé comme suit FIS 3.260.000 soit 47,26 %, FLN 1.612.000 soit 23,38 %, FFS 510.000 soit 7.40 %. On est loin de vos approximations.

    Le fait est qu’au plan politique, le FIS s’est révélé être le plus grand parti du pays, mais que cependant, si le mode de scrutin avait été proportionnel comme l’a dit Khaled, le FIS n’aurait pu former un gouvernement sans une alliance avec un autre parti et, comme il refusait toute alliance quelle qu’elle soit, il se serait alors cantonné dans l’opposition. Ce qui serait là aussi une situation inédite où le plus grand parti du pays se retrouve dans l’opposition de son plein gré faute d’alliance, situation qui serait grosse de fortes tensions.

    Au plan de la société, il y a lieu de remarquer que sur 4 algériens, un seul était électeur FIS et ce sont justement les 3 autres dont 2 indécis qui ont été le véritable enjeu du conflit qui a opposé le Pouvoir aux groupes armés après l’interruption du processus électoral. La sentence du FIS relative à la démocratie l’assimilant au Kofr , rejoignant ainsi la pratique du Pouvoir qui, depuis 1962, estime que le peuple est immature pour la démocratie, a été dans une grande mesure la cause du basculement du marais électoral vers l’Armée (trois électeurs sur quatre), répondant au slogan du FIS : « El Welfa Kheir Ma Telfa », traduit ainsi « le connu, mieux que l’inconnu ». Allaho Aâlam.

    C’est à partir des faits et si on est d’accord avec leur véracité qu’on peut spéculer valablement sur les décisions qui ont été prises par les uns et les autres et sur leurs conséquences désastreuses.




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  • SAID
    5 août 2010 at 17 h 26 min - Reply

    Voilà enfin un commentaire pondéré et mesuré : merci larbi !

    Beaucoup de posts sont inspirés justement par les positions des uns et des autres aux elections de 91. En commençant par M. ADDI lui-meme qui a inventé le concept de « regression féconde ». M. ADDI admet par ce concept que la prise du pouvoir par la mouvance islamiste est une « regression ».
    Aurait-elle été « feconde » ? … Là est le debat !!
    Les tenants du « choix du peuple » tablent sur les resultats des elections en feingnant d’ignorer les propositions politiques de leur tendance pour justifier leur position; les tenants de la « laicité » et de la démocratie tablent sur les manifestations belliqueuses et déclarations anti-démocratiques des leaders du fis pour justifier leur position.

    et à travers beaucoup de commentaires on retrouve ces positions (je ne veux pas parler des invectives inutiles, fausses et steriles de certains).

    Concernant les deputés rcd, je ne pense pas que leur retrait de l’apn puisse servir à mieux asseoir la démocratie chez nous, de meme que leur maintien. Il est vrai que le pouvoir l’utilise comme vitrine. Mais là aussi c’est le fait du rcd et de ses militants et de ceux qui ont voté pour lui.
    Si les députés des autres partis (par exemple le PT , le HAMAS, le FNA , les independants …) avaient suivis le rcd dans le vote contre le changement de la constitution, l’impact aurait été different !!

    Pour la serenité des debats, évitons les invectives et autres procés d’intention à des gens qu’on ne connait pas. Apportons des arguments sur les propositions des uns et des autres et discutons sereinement.




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  • Sami
    5 août 2010 at 19 h 58 min - Reply

    A Larbi,
    Merci pour ta contribution, mais just il faut vous rappller de quelques faits, il vont vous aider si vous veulez etre objective vraiment de l’etre
    1- Des agents de Services de renseigment etaient place au sein du conseil excutive, on peut mentionner quelques un comme Marrani, Bachir fequih, .. et quelque d’autre .. aux quels fins dans ton avis etaient ils infilter le FIS ????!!!!
    2- Le deuxieme partie de processus electorale, a ete imterrompu .. donc on sais pas .. se sont juste des speculations
    3- la democratie veut dire la majorite pas le totalirism n est ce pas ..
    si just pour completer l image et la rendre objective




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  • radjef said
    5 août 2010 at 21 h 57 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Le FIS dont je ne partage pas la doctrine n’est pas le probleme du pays. De même les elections générales de 1991, n’ont eu aucune influence sur le destin et l’avenir du pays. Le probleme de l’Algerie, c’est son armée…Une armée qui se consacre a des missions qui ne sont pas les siennes. Une armée peuplée de schizophrénes psychopates qui voient partout des gens en train de menacer et de conspirer contre elle…Une armée pour qui l’avenir du pays n’a aucun sens…Que nos illustres universitaires sortent sur le terrain et receuillent l’avis des citoyens. 4 algériens sur 5 estiment que les violences sont l’oeuvre des militaires et recusent la these de l’islamisme armé. Bouteflika sait qu’il ne peut rien entreprendre sans une veritable reconciliation, sans la verité sur les tueries qui ont ensanglanté le pays, sur la confiscation du pouvoir par les militaires depuis le 1er novembre 1954 à ce jour. Bouteflika ne peut pas être au service de la patrie, parcequ’il est au service d’une poignée de militaires criminels qui n’a qu’un seul but: ne pas perdre le pouvoir qu’elle detient par la force, le crime, la trahison, la corruption et la falsification… Mais avec autant de tares et de vices, peut-on veritablement edifier une nation, un Etat de droit? Sans la moindre vertu politique et intellectuelle, Bouteflika peut-il dire qu’il au service du peuple et non au service de petits caporaux que la providence a porté accidentellement aux plus hautes destinées du pays? Bouteflika peut-il avoir un projet de societé alors qu’il est tout le temps occupé a trouver des subterfuges et des fourberies pour assurer l’impunité a des caporaux devant lesquels les maitres du 3eme Reich passeraient pour des enfants credules? Non messieurs arretons ce faux debat sur le FIS, les groupes armés islamistes…Le salut du pays passe obligatoirement par une vraie reconciliation et le retour de l’armée aux casernes.




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  • SAID
    6 août 2010 at 0 h 21 min - Reply

    M.RADJEF Bonsoir,

    Vous avez certainement raison sur beaucoup de points, mais est-ce que vous croyez ce que vous dites (que l’armée rentrera aux casernes) ? moi pas.
    J’aurais voulu que l’épisode du fis ne soit pas un pretexte pour bloquer tout le processus de démocratisation (meme si on suppose que l’intention des militaires n’était pas sincere): n’wessal el kedhab ila bab edar, comme on dit.

    La violence est partout dans notre société : à la maison, à l’école, à l’université, dans nos usines, dans nos administrations.

    Je crois à un changement par la voie « électorale », en douce, par une prise de conscience nationale des futurs « élus ».

    Un felin quand il tient un morceau de viande dans la gueule, il est difficile de l’en séparer (dixit Matoub Lounes).
    mes salutations




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  • Khaled
    6 août 2010 at 11 h 59 min - Reply

    @larbi,

    Je persiste et je signe, si la proportionnelle a deux tours a été appliquée (http://fr.wikipedia.org/wiki/Scrutin_proportionnel_plurinominal)

    avec une variante pour forcer une coalition entre vainqueurs on ne serait pas dans cette situation.

    Mieux valait une coalition boiteuse entre vainqueurs qui auraient fait leur apprentissage de gouverner et d’apprendre que même quand on est un parti islamique on ne peut faire de miracles.




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  • radjef said
    6 août 2010 at 23 h 06 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. LQA est grand. La cour des grands, c’est nous autres et non pas Saadi, Khaled Nezar, Tewfik, Touati(même si son pere marchand d’alphabets et marabout d’origine), Bouteflika, Belhadem…On est grand par le nom, par le sang, par la noblesse, par le savoir…Une chose est sure, les internautes qui frequentent LQA sont des algeriens authentiques et non des maquignons ou d’illustres parvenus esclaves qui se cachent febrilement derriere le symbole du 1er novembre. Le 1er novembre c’est nous et non les preneurs de train en marche. Et puis on se connait entre nous, vous qui faites le baise main a nos parents et qui vous mettez a genous devant les caids.




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  • el-amel
    7 août 2010 at 18 h 02 min - Reply

    Tout porte à croire à un compromis tacite entre tous les protagonistes de la « sale guerre » pour la survie du régime au détriment de la souveraineté populaire.
    Où sera célébrée la fête de la « réconciliation », au Fouquet’s ?

    « Présent depuis 40 ans au Niger où il extrait près de la moitié de son uranium, Areva a récemment enterré la hache de guerre avec les autorités de Niamey, qui l’avait un temps accusé de soutenir la rébellion touareg. Le conflit a été définitivement réglé en mai 2009, avec le lancement des travaux sur la mine géante d’Imouraren, en présence de la présidente d’Aréva, Anne Lauvergeon, et du président nigérien, Mamadou Tandja, renversé depuis par un coup d’état. » (Education Afrique du 15/07/10).

    Nicolas Sarkozy rate sa « conquête » du Sahel, il adopte une autre tactique : la fusion GDF/Aréva et la politique du « tout sécuritaire » dans les banlieues.

    Le « débat d’analyse théorique contradictoire, franc et fraternel » d’une conférence donnée par un Universitaire et qui portait sur « l’écriture de l’histoire », le discours est manipulé pour la continuité de la polémique suscitée dans la presse par le livre de Said Sadi (encore une manifestation pour brouiller les pistes), la polémique avait débuté dans la presse et déplacé sur un autre terrain, pour le jeu malsain, la carte del’Arabe qui attaquerait et/ou trahirait le Kabyle.

    Que disait de Gaulle en 1959 ? « Si nous faisons l’intégration, si tous les Arabes et Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux–Eglises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées » (Charles de Gaulle, mars 1959…rapporté par Alain Peyrefitte dans ses mémoires ‘Revue E-A du 15/07/10).
    Et la continuité de la devise de Napoléon III, « Diviser pour régner » est appliquée par les « tard-venus de la guerre de libération » et transformés en « rentiers ».

    Un autre ouvrage de l’histoire est paru « Guerre de libération et Révolution démocratique » Une compilation des écrits de Rédha Malek celui qui a dit : « La peur doit changer de camp ! » (Liberté 03/08/10).
    Voilà le « nationalisme guerrier » du régime qui cultive le « culte de la violence » comme mode de régulation pour gérer la rente.

    En assassinant les Intellectuels, les femmes, les enfants ; en massacrant des familles, c’est tout un peuple qu’on décime autour d’un partage de la rente et du silence de la communauté internationale.

    1962 est la date de la confiscation des droits démocratiques du peuple algérien.
    1992 marque la date du pillage de la rente du peuple algérien.

    «Un seul héros, le Peuple » phrase intériorisée par tous les enfants à partir des années 60, aujourd’hui morts ou disparus, Victimes du Terrorisme.
    Le peuple a payé un lourd tribut, encore à ce jour et les séquelles de cette « sale guerre » sont encore vives.
    Comment faire pour panser les blessures ?

    Dans Le Soir d’Algérie du 07/07/10, M.Addi Lahaouari écrit « les générations précédentes ont créé une conscience nationale, une nation, » et dans ce sens, ce sont des « symboles », « mais le régime qui en est issu croit protéger celle-ci en refusant l’émergence d’une société civile avec de vrais partis et des syndicats représentatifs, en s’opposant à la construction de l’Etat de droit qui abrite les conflits sur la base d’une règle juridique et enfin en empêchant l’économie de s’organiser sous forme de marché qui suppose la concurrence »

    La violence, « Produit direct du système, le dépassement suppose nécessairement la rupture avec le pouvoir actuel, « formel ou réel » écrit le député Hakim Saheb dans Le Soir d’Algérie du 27/07/10.

    « La valeur suprême dans la société est la vie humaine ».




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  • liberté
    14 août 2010 at 9 h 17 min - Reply

    Chers amis,

    Je vous laisse une nouvelle fois de juger la qualité de ce texte écrit par un élu de l’assemblée nationale algérienne et avocat en meme temps en réponse au Professeur Lahouari Addi sur les colonnes du Soir d’Algérie.

    A vous de juger:

    Contribution : Comment débattre ?

    Par Hakim Saheb*

    Je vous laisse le monopole du procès d’intention puisque là est votre désir. Dès que l’on n’adopte pas votre opinion, vous criez à l’invective et à l’insulte, ce dont vous ne vous privez pas pour solder vos comptes.
    D’abord à l’endroit de Saïd Sadi, saisissant inopportunément la publication de son livre Amirouche : une vie, deux morts, un testament pour lui intenter un procès pour ne pas avoir soutenu la régression féconde et l’une de ses applications : la dérive de Rome. Tout ce qui ne fait pas partie de la liste des courtisans chargés de célébrer le «libre penseur» et de lustrer l’image de M. Addi est décrété intellectuellement persona non grata. La mauvaise foi érigée en religion, nous voilà confondus, Noreddine Aït Hamouda et moimême, avec M. Dahou Ould Kablia. Echanger pour vous signifie réception et ingurgitation de vos thèses. Vous vous posez comme l’intellectuel aérien qui plane sur tout et tous, mais le naturel revenant au galop, vous replongez aussitôt dans l’injure. Dans ma «réponse inutilement longue», je tenais à vous dire ce que le poète kabyle Lounis Aït Menguellet résume merveilleusement en décrivant votre posture : «am win k –innan a-k wtegh yerna a-k galegh ; ma tsughed ad cektigh» (Je te violenterai et tu dois te taire ; si tu oses crier, c’est moi qui déposerai plainte). Agresser avec perfidie et jouer à la victime : voilà la formule de notre intellectuel organique. Revenant sur le contrat de Rome, vous persistez à en assumer les méfaits et à affirmer que cela aurait pu être une solution à l’époque et qu’il y aurait eu moins de victimes et de disparus. M. Addi a trop d’expérience pour feindre de croire à un argument que même ses sponsors les plus acharnés ont abandonné. Mais pour le convaincre, le mieux est de lui rappeler les propos d’une mère d’un patriote : «Pour éviter ou réduire le fleuve de sang, il suffisait de ne pas encourager un mouvement revendiquant la terreur comme pratique politique et objectif.» Par ailleurs, en contrant la chimère intégriste, on privait le pouvoir d’un alibi qui lui permettait de se poser comme un recours ou, en tout cas, un moindre mal. M. Addi sait tout cela mais l’opinion qu’il se fait de lui-même lui interdit tout sens critique alors que d’autres universitaires, autrement plus connus, ont su prendre le recul nécessaire devant un drame qui a, à la fois, ensanglanté un peuple et consolidé un régime à l’origine de la crise. Mais comment débattre avec un individu qui estime ne pas devoir, par principe, répondre aux arguments de l’autre ?
    – Quid de la primauté de la loi légitime et comment dissoudre l’intégrisme dans la démocratie ?
    – Pourquoi préfacer un livre qui a contribué à brouiller la visibilité de la scène algérienne dans une période où des jeunes disparaissaient chaque jour ? M. Addi savait que ce livre avait attribué des «unes» factices aux quotidiens algériens pour faire diversion sur la responsabilité des crimes collectifs.
    Quand l’égo étouffe la raison
    Comment débattre lorsqu’un universitaire qui a construit sa carrière à l’époque du parti unique sans avoir jamais élevé la voix contre tant et tant d’abus se pose aujourd’hui, sans vergogne, comme étalon de la vertu et de la rigueur intellectuelle ? M. Addi ne se fixe aucune limite dans l’indécence. En accusant Noreddine Aït Hamouda, puisque c’est de lui qu’il s’agit, d’avoir mis à l’abri sa famille au Club-des-Pins, il a sauté un pas que même les adversaires les plus cyniques du fils du colonel Amirouche n’ont pas osé franchir. N. Aït Hamouda ne l’a jamais dit, je prendrais la responsabilité de le révéler. Pendant que M. Addi «analysait » et désinformait, Aït Hamouda a régulièrement participé à la protection des citoyens de la région qui l’ont élu. C’est à l’occasion de l’une de ses gardes qu’il fut blessé par une bombe artisanale. Quant à moi, je suis avocat et enseignant à l’université de Tizi- Ouzou depuis de nombreuses années. Je vis parmi mes électeurs dans un quartier populaire de la Nouvelle-Ville où je dispose, avec mes collègues députés du RCD, d’une permanence politique. Ma fierté se trouve dans le fait d’appartenir à ce parti et de pouvoir contribuer à l’édification de mon pays, avec abnégation, dénonçant chaque dérive, chaque régression (féconde ou non). Comment débattre avec un homme qui demandait d’être invité par un groupe parlementaire pour délivrer ses vérités et qui, quelques jours plus tard, accuse ce même groupe de servir d’alibi à la dictature ? Cohérence quand tu nous tiens ! Les députés RCD ont été élus démocratiquement. Ils continuent à défendre les mêmes positions que celles que certains des nôtres ont assumées avec courage et dignité dans les prisons et les juridictions du régime au moment où M. Addi gérait sa carrière avant de nous faire la leçon de l’opposition aujourd’hui. Ils n’ont eu de cesse de décrier l’illégitimité qui frappe cette assemblée et la servilité qui sévit en son sein. Ces interventions sont appréciées par les citoyens de toutes les régions d’Algérie qui se les passent sur portable ou Facebook et autres réseaux sociaux. Mais le pire est dans la suite quand notre universitaire, relayant le populisme ambiant, accuse les députés du RCD de faire bombance avec 300 000 DA par mois. M. Addi sait que le groupe parlementaire du RCD a voté contre l’augmentation des mensualités des parlementaires et qu’ils ont demandé que cet argent serve à financer des permanences et des attachés parlementaires. Il sait aussi que chacun d’entre eux reverse une partie de ses émoluments au parti et que c’est grâce à cela que ses structures fonctionnent. Oui, comment débattre avec M. Addi lui qui regarde si haut et qui agit si bas ? Le livre de Saïd Sadi aura eu un autre mérite : faute d’avoir suscité un débat sur l’histoire, il a fait sortir du bois tous ceux qui, silencieux, complices ou même responsables de la crise qui nous frappe, s’empressent de s’inventer des carrières d’opposants en attaquant ceux qui ont animé le débat public et combattu le binôme pouvoir- islamistes. Pour l’heure, le RCD, Saïd Sadi à sa tête, travaille au quotidien avec ses concitoyens afin de préserver le présent et de construire l’avenir. Ces dernières semaines, trois initiatives capitales viennent d’être lancées. La réappropriation de l’histoire, la structuration d’espaces de rencontres et d’échanges solidaires, la réhabilitation de l’islam populaire. Ces initiatives ont rencontré un intérêt et un soutien populaires malgré les entraves claniques. Ces thématiques sont d’abord de votre ressort en tant qu’universitaire. En vous fourvoyant dans la politique politicienne, vous en avez oublié votre mission. Pendant que le RCD s’immerge dans la société, M. Addi préfère l’exil et les euros pour mieux «analyser » et nous conseiller. A chacun ses valeurs et ses ambitions. Les sorties de M. Addi soulignent la crise morale qui frappe certaines de nos élites et confirment que face à la mauvaise foi, l’échange est impossible. C’est toujours cela de pris.
    H. S.
    *Avocat et député RCD

    Source de cet article :

    http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2010/08/14/article.php?sid=104510&cid=41




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  • houda
    14 août 2010 at 12 h 36 min - Reply

    Mr Saheb décrète que le contrat de Rome est une dérive ( que des personnes de différentes sensibilités s’entendent sur un contrat, le monsieur trouve celà une dérive)
    « en contrant la chimère intégriste, on privait le pouvoir d’un alibi qui lui permettait de se poser comme un recours « , cela confirme qui a arrêté le processus électoral
    le RCD qui combat le pouvoir ? je rêve ou quoi ?
    Comment quelqu’un qui s’est trompé de peuple peut-il se réapproprier la société ? de quelle société veut-il parler ? de la société utile ?
    qu’il le veuille ou non le RCD est partie prenante dans la tragédie qu’a connu l’Algérie.
    je leur dis une seule chose et je les défie : donnez la liberté totale à tous les courants politiques sans exclusive, organisez des élections vraiment libres et transparentes et on verra qui sortira vainqueur des urnes, si toutefois vous croyez aux urnes.

    l




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  • houda
    14 août 2010 at 14 h 07 min - Reply

    PS : je me suis adressé au RCD car je pense que c’est lui le pouvoir réel.




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  • Congrès du Changement Démocratique