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24 March 2017

Barack Obama : "lorsque vous avez été au pouvoir pendant un certain temps, vous vous dites +j'ai été un si bon dirgeant que pour le bien du peuple, je dois rester en place".

In Voila.fr

Monde 03/08/2010 23:21

Barack Obama a exhorté mardi les jeunes Africains à enraciner les principes démocratiques dans leurs pays, et à ne pas suivre les pas de la génération des indépendances qui s’est selon lui accrochée au pouvoir, à l’exemple du Zimbabwéen Robert Mugabe qu’il a durement critiqué.

Recevant à la Maison Blanche plus d’une centaine de jeunes Africains pour un forum à l’occasion du demi-siècle des indépendances africaines de 1960, M. Obama a exprimé l’espoir que « certains d’entre vous deviendront un jour dirigeants de vos pays ».

« Si vous y réfléchissez, dans les années 1960, lorsque vos grands-parents, arrière-grands-parents se battaient pour l’indépendance, les premiers dirigeants disaient tous qu’ils étaient pour la démocratie », a rappelé le président lors d’une séance de questions-réponses avec ces jeunes.

« Et ce qui s’est produit, c’est que lorsque vous avez été au pouvoir pendant un certain temps, vous vous dites +j’ai été un si bon dirigeant que pour le bien du peuple, je dois rester en place+« .

« Et c’est comme cela que l’on commence à changer les lois, à intimider et à emprisonner des opposants. Et bientôt, des jeunes gens comme vous, pleins d’avenir et de promesses, sont devenus ce qu’ils avaient combattu », a regretté M. Obama, en citant en exemple la démocratie américaine, « dans laquelle les institutions sont plus importantes qu’un individu« .

« Et cela ne veut pas dire que nous sommes parfaits, nous avons aussi beaucoup de problèmes », a reconnu le président, tout en estimant que « vos pays doivent aussi prendre confiance dans le processus démocratique ».

Pour célébrer le 50e anniversaire de l’accession à l’indépendance de 17 pays d’Afrique sub-saharienne, les autorités américaines, plutôt que de réunir des chefs d’Etat ou de gouvernement, avaient convié 115 jeunes à la Maison Blanche pour discuter avec M. Obama de « leur vision de l’Afrique pour les 50 ans à venir ».

Et à l’occasion d’une question posée par un ressortissant du Zimbabwe, M. Obama s’en est pris au président Robert Mugabe, 86 ans dont 30 au pouvoir.

« J’ai le coeur brisé quand je vois ce qui se passe au Zimbabwe. Mugabe est un exemple de dirigeant qui est arrivé (au pouvoir) en tant que combattant de la liberté, et je vais être très brutal: il ne sert pas bien son peuple, c’est mon opinion », a-t-il indiqué.

En écho au discours qu’il avait prononcé lors de sa jusqu’ici seule visite en Afrique noire en tant que président, en juillet 2009 au Ghana, M. Obama, né aux Etats-Unis de père kényan, a répété que « la bonne gouvernance est au coeur du développement ».

Réaffirmant que « le destin de l’Afrique sera déterminé par les Africains », il s’est néanmoins engagé à « faire en sorte que vos voix soient entendues pour que vous puissiez saisir ces opportunités ».

La rencontre de mardi s’effectuait au premier jour d’une conférence de trois jours à Washington réunissant ces jeunes Africains « dirigeants de la société civile et du secteur privé », et organisée par le département d’Etat.

Avant M. Obama, la chef de la diplomatie américaine Hillary Clinton avait elle aussi exhorté ces jeunes à confier plus de pouvoir aux citoyens.

« Nous sommes à la recherche de dirigeants qui savent que le fait de donner plus de pouvoir aux citoyens est dans l’intérêt de tous« , a dit Mme Clinton

Dans le monde actuel, « un pouvoir basé sur un rapport hiérarchique allant du sommet à la base n’est plus tenable », a-t-elle poursuivi.


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7 Commentaires sur cet article

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  • citoyen
    4 août 2010 at 13 h 20 min - Reply

    les leçons des grandes démocraties du monde en attendant l’Algérie de « el izza oua el karama »elle c’est la descente aux enfers.




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  • citoyen
    4 août 2010 at 13 h 38 min - Reply

    Nous sommes à la recherche de dirigeants qui savent que le fait de donner plus de pouvoir aux citoyens est dans l’intérêt de tous« , a dit Mme Clinton DONT ACTE.




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  • tacili
    4 août 2010 at 14 h 06 min - Reply
  • A-M-D-E
    4 août 2010 at 15 h 09 min - Reply

    c bien de lire les allocutions faite par les dirigeant des grandes démocratie ,mais on ne dit pas que ceux là meme cautionnent les dictatures toujours existante ,pour la simple raison que leur interet ne sont pas inquiéter (




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  • Amrouche
    4 août 2010 at 15 h 18 min - Reply

    La dernière phrase du président OBama, nous éclaire sur sa stratégie d’extraire les pays d’afrique de l’influence outrancière de la France (ce qui est appelé FranceAfrique).Si le Jacobinisme français avait pour but de renforcer les droits de l’état par rapport à ceux du citoyen pour une république forte, les pays d’afrique en ont hérité pour renforcer la dictature d’un groupe de personne garant des intérêt de leurs progéniture et ceux de leur protecteur: la France.
    En espérant que les Algériens vont reconsidérer leurs opinions vis à vis de certaines propositions relatives à la régionalisation et à l’autonomie régionale. Tant que des contre-pouvoir régionaux ne remettent pas en cause la domination de bureaucratiques qui dictent des solutions à partir de bureaux feutrés et camouflés à Alger, il n’y aura aucun changement notable dans notre pays.
    Personnellement, c’est le sens que je donne à cette phrase de Mme Clinton : « un pouvoir basé sur un rapport hiérarchique allant du sommet à la base n’est plus tenable »




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  • ABBANE
    5 août 2010 at 8 h 08 min - Reply

    ..Obama sait bien que le mode de gouvernance actuel, et cela s’applique pour tous les pays du monde, c’est  » business is business  » et pas autre chose,..alors trève de discours et de « bonnes intentions », car de ces dernières l’Enfer est pavé !!!




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  • VERITAS
    5 août 2010 at 11 h 17 min - Reply

    Patrick Cockburn : Nucléaire : Pire Qu’Hiroshima ? L’Héritage Toxique Du Siège De Fallujah.

    Publié 2 août 2010 Moyen Orient 1 Comment

    http://www.socio13.wordpress.com/2010/08/02/patrick-cockburn-nucleaire-pire-qu’hiroshima-l’heritage-toxique-du-siege-de-fallujah

    Augmentation dramatique de la mortalité infantile, les cancers et leucémies dans la ville irakienne de Fallujah bombardée par les US Marines en 2004 dépassent ceux rapportés par les survivants des bombes atomiques larguées sur Hiroshima et Nagasaki en 1945 selon une nouvelle étude.

    A Fallujah des docteurs irakiens se sont plaints depuis 2005 d’être dépassés par le nombre de malformations congénitales allant d’une petite fille née avec deux têtes jusqu’à la paralysie des membres inférieurs. Ils ont dit qu’ils voyaient aussi beaucoup plus de cancers qu’avant la bataille de Fallujah entre les troupes US et les insurgés.
    Leurs affirmations sont renforcées par une étude montrant que tous les cancers ont été multipliés par 4 et les cancers des enfants en dessous de 14 ans multipliés par 12. La mortalité infantile dans la ville est plus de 4 fois supérieure à celle de la Jordanie voisine et 8 fois supérieure à celle du Koweit.

    Le Dc Chris Busby un professeur en visite à l’université d’Ulster et l’un des auteurs de l’étude de 4800 individus à Fallujah a dit que c’est difficile de cerner la cause exacte des cancers et des malformations congénitales. Il a ajouté que « pour produire un effet de ce type, lors de l’attaque en 2004 il y a eu une exposition majeure provoquant une mutation génétique. »
    Les US Marines ont d’abord assiégé et bombardé Fallujah, située à environ 50 Km à l’Ouest de Bagdad, en Avril 2004 après que 4 employés de la compagnie de sécurité américaine, Blackwater, aient été tués et leurs corps brûlés. Après une impasse de 8 mois les Marines ont pris la ville d’assaut utilisant l’artillerie et des bombardements aériens contre les positions rebelles. Les forces US ont admis plus tard qu’elles avaient employé du phosphore blanc de même que d’autres types de munitions.

    Lors de l’assaut les commandants US ont largement traité Fallujah comme une zone de feu à volonté pour essayer de réduire le nombre de victimes parmi leurs propres troupes. Les officiers britanniques ont été choqués par le manque de préoccupation pour les victimes civiles. I[« Pendant les opérations préparatoires lors de l’opération de nettoyage de Fallujah en Novembre 2004, une nuit il y a eu plus de 40 tirs d’artillerie de 155mm sur un petit secteur de la ville«]i s’est souvenu le brigadier Nigel Aylwin-Foszter, un commandant britannique servant avec les forces américaines à Bagdad.

    Il a ajouté que le commandant US qui a donné l’ordre de ces tirs dévastateurs ne les a pas considérés suffisamment importants pour les consigner dans son rapport quotidien au général US responsable du commandement. Le Dr Busby a dit que tandis qu’il n’est pas capable d’identifier le type d’armements utilisés par les Marines l’étendue des dommages génétiques dont souffrent les habitants suggère l’utilisation d’uranium sous une certaine forme. Il a dit : « je pense qu’ils ont utilisé une nouvelle arme contre des immeubles pour traverser les murs et tuer ceux qui étaient à l’intérieur. »

    L’étude a été menée par une équipe de 11 chercheurs en Janvier et Février de cette année qui ont visité 711 foyers à Fallujah. Un questionnaire a été rempli par les habitants donnant des détails sur les cancers, les malformations congénitales et la mortalité infantile. Jusqu’à présent le gouvernement irakien a répugné à répondre aux plaintes des civils concernant les conséquences sur leur santé des opérations militaires.

    Les chercheurs ont d’abord été considérés avec suspicion par les habitants particulièrement après qu’une station TV de Bagdad ait programmé une émission disant que l’étude était menée par des terroristes et que quiconque y participait ou y répondait serait arrêté. Par la suite ceux qui organisaient l’étude se sont arrangés pour être accompagnés par une personne de renom dans la communauté pour apaiser les soupçons.

    L’étude intitulée « Cancer, Infant Mortality and Birth Sex-Ratio in Fallujah, Irak 2005-2009 » (Cancer, Mortalité Infantile, Natalité Selon le Sexe à Fallujah ) est du Dc Busby, Malak Hamdan et Entesar Ariabi, et conclut que la preuve anecdotique d’une nette augmentation des cancers et des malformations congénitales était correcte. La mortalité infantile était de 80 pour 1000 comparée à 19 pour 1000 en Egypte, 17 en Jordanie et 9.7 au Koweit. Le rapport dit que les types de cancers sont « identiques à ceux des survivants d’Hiroshima qui ont été exposés à une radiation ionisante des retombées de la bombe et d’uranium ».

    Les chercheurs ont trouvé que les leucémies ont été multipliées par 38, dix fois plus de cancer du sein chez les femmes et une augmentation significative du lymphome et des tumeurs du cerveau chez les adultes. A Hiroshima chez les survivants les leucémies ont été multipliées par 17, mais à Fallujah le Dc Busby dit que ce qui est frappant c’est non seulement l a plus grande prévalence de cancers mais aussi la rapidité avec laquelle cela affectait les personnes.

    Particulièrement significatif c’est que la proportion entre le nombre de filles et de garçons qui naissent a changé. Dans une population normale on a 1050 garçons pour 1000 filles mais pour ceux nés à partir de 2005, on a eu une diminution de 18% pour les garçons donc la proportion passe à 850 males pour 1000 femelles. Le nombre de naissances selon le sexe est un indicateur des dommages génétiques causés car ceux -ci affectent plus les garçons que les filles. Après Hiroshima a avait découvert un changement identique dans le nombre de naissances selon le sexe.
    Les US ont diminué leur puissance de feu en Irak à partir de 2007 à cause de la colère que cela provoquait chez les civils. Mais en même temps il y a eu un déclin des soins et une détérioration des conditions sanitaires en Irak depuis 2003. L’impact de la guerre sur les civils a été plus sévère à Fallujah que partout ailleurs en Irak du fait que la ville a continué d’être sous blocus et coupée du reste du pays bien après 2004. Les dommages causés par la guerre ont seulement été réparés lentement et les habitants de la ville avaient peur d’aller dans les hôpitaux à Bagdad à cause des points de contrôle militaire sur la route de la capitale.
    Patrick Cockburn –

    27/07/2010 – http://www.counterpunch.org
    Patrick Cockburn est l’auteur de « Muqtada: Muqtada Al-Sadr, the Shia Revival, and the Struggle for Iraq. »
    Information complémentaire
    La Grande Bretagne admet avoir utilisé des armes à l’UA en Irak
    Le secrétaire à la défense britannique, a dit que les forces américaines et britanniques avaient utilisés des munitions à l’UA lors de l’invasion de l’Irak dirigée par les US en 2003.
    « Les forces de la GB ont utilisé environ 1.9 tonnes de munitions à l’UA dans la guerre d’Irak en 2003 » Liam Fox, secrétaire à la défense de la Grande Bretagne, a dit dans une réponse écrite pour le parlement britannique faite récemment selon ce qu’a rapporté la Koweit News Agency.
    Cette déclaration a été faite peu de temps après la publication d’une étude conjointe réalisée par les ministères de la sante des sciences et de l’environnement en Irak qui révélait une augmentation ces 5 dernières années des taux de cancers et de malformations congénitales dans des communautés près des villes de Najaf, Basra et Fallujah.
    En Irak, plus de 40 sites sont contaminés, avec des taux de radiation anormalement élevés, de même qu’à la dioxine.
    Les US et la Grande Bretagne ont utilisé 9000 tonnes de munitions à l’UA en Irak
    Jeudi 29 Juillet 2010
    Mireille Delamarre traduction complement info




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  • Congrès du Changement Démocratique