Édition du
27 July 2017

URGENT : Le rassemblement des familles de disparus dispersé par la force à Alger

Nous venons d’apprendre d’un parent de disparu participant au rassemblement hebdomadaire des familles de disparus devant le siège de la pseudo-commission des droits de l’homme du sieur Ksentini, que d’importantes forces de police ont encerclé la zone de rassemblement et tentent de disperser les familles observant leur sit-in hebdomadaire. La communication téléphonique avec le citoyen présent sur les lieux s’est brutalement coupée après qu’il nous ai dit : « des policiers s’approchent de moi ». Nous présumons que ce parent de disparu a été chargé par les policiers ou interpellé. Depuis, il ne répond plus au téléphone. De plus amples informations seront données ultérieurement.

Alger le 04 août 2010 à  9h 15

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De nouvelles informations nous sont parvenues des familles ayant participé au sit-in:

Dès 8h 30, le lieu du rassemblement des familles de disparus situé à l’entrée du siège de la pseudo-commission des  gouvernementale des droits de l’Homme avait été investi par des policiers en uniforme et en civil. Les familles de disparus étaient interceptées dès leur arrivée au carrefour de l’avenue Addis Abéba. Devant leur résistance, les services de sécurité employèrent la force pour les disperser en leur déclarant que désormais aucun rassemblement en ce lieu ne sera toléré. Un parent de disparu, Slimane, fut interpellé et emmené au commissariat du boulevard des Martyrs à 9h 15. Il sera gardé jusqu’à 15h et sera entendu sur PV qu’il signera sous réserve. Il est accusé d’incitation à rassemblement. Son téléphone portable lui sera confisqué durant la durée de son interpellation.

La Coordination de l’Appel du 19 mars tient à dénoncer cette répression et cette atteinte aux libertés. Ces malheureuses et courageuses familles, à l’instar de celles de Constantine et de Jijel ne demandent, à travers ces rassemblements hebdomadaires, qu’à connaitre la vérité et le sort de leurs enfants enlevés durant les années de braise par ceux qui pensaient faire taire un Peuple par la criminelle politique d’éradication.


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2 Commentaires sur cet article

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  • Rédaction
    5 août 2010 at 10 h 46 min - Reply

    El Watan 05 août 2010

    Les autorités veulent en finir avec leurs rassemblements hebdomadaires : Les familles des disparus privés de sit-in

    Les autorités du pays veulent-elles en finir définitivement, par la force, avec la protestation des familles des disparus ? Les forces de l’ordre ont empêché violemment, hier, les familles de disparus de tenir leur rassemblement hebdomadaire.

    Les mères des disparus, qui sont habituées, chaque mercredi depuis 12 ans, à tenir un rassemblement devant le siège de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH) à Alger, risquent fort d’être privées de ce lieu qui est devenu, au fil des ans, une place symbolique de la lutte des familles de disparus. Ordre a été donné de ne plus laisser ces femmes tenir leur sit-in. Le Pouvoir veut « tourner » la page du drame des disparus, mais les familles s’y opposent fermement.

    Hier matin très tôt, un impressionnant dispositif de sécurité était déployé, bouclant tout le périmètre. Les mères des disparus, toutes vieilles et usées par le drame qui les a frappées, arborant les portraits de leurs proches disparus, étaient surprises de cette présence inhabituelle des forces de l’ordre, qui ont interdit brutalement à la trentaine de femmes d’arriver à hauteur de la place Addis-Abeba. Les mères des disparus résistaient ardemment, mais « le rapport de forces était inégal ». Deux animateurs de SOS Disparus ont été embarqués par la police avant d’être relâchés dans la journée. Les manifestantes, qui se sont repliées dans le siège de SOS Disparus, à Alger-Centre, ont dénoncé « la violence des plus hautes instances du pays faite aux familles des disparus ». Lors d’un point de presse donné juste après le face-à-face avec la police, Fatima Yous, présidente de SOS Disparus, a accusé le président de la CNCPPDH, Farouk Ksentini, d’être derrière cette interdiction. « La veille, j’ai reçu un appel téléphonique m’annonçant que le rassemblement hebdomadaire que nous organisons depuis le 2 août 1998 allait être interdit.

    Et c’est Ksentini qui en est l’instigateur, mais nous lui disons, à lui et au pouvoir qu’il représente, que nous n’allons pas abandonner notre combat pour connaître la vérité sur nos enfants », a déclaré Mme Yous. Elle a indiqué qu’en s’attaquant « à ce lieu de rassemblement, si sacré pour les mères des disparus, l’Etat veut donner le coup de grâce à ces familles » et, par ricochet, « il veut éliminer ces femmes à coups d’actions pernicieuses dans l’espoir de les voir renoncer à leur combat pour la vérité et la justice ». De son côté, Mme Lakhel, de la même organisation, a affirmé que « tant que le sort de nos enfants n’est pas connu, nous ne céderons pas ni devant les menaces ni devant la répression », ajoutant que « si le Pouvoir veut mettre un terme à ce drame et que nous rentrions définitivement chez nous, qu’il nous montre où sont enterrés nos enfants. Qu’il nous remette leurs ossements pour pouvoir faire le deuil et leur ériger une sépulture. Mais, tant qu’il se dresse contre notre quête de la vérité, nous ne renoncerons jamais ». Pour Mme Boucherf, les autorités du pays « se trompent » lourdement si elles pensent que les indemnités sont la solution à la question des disparus. « Notre combat est juste, nous le mènerons jusqu’à la mort », a-t-elle martelé. Les nombreuses femmes qui se sont retrouvées au siège de SOS Disparus disent ne pas comprendre « la brutalité avec laquelle le Pouvoir agit à l’égard des vieilles femmes qui réclament pacifiquement la vérité sur le sort réservé à leurs enfants ».

    Par Hacen Ouali




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  • Rédaction
    5 août 2010 at 10 h 53 min - Reply

    الخبر 05 جويلية 2010

    رجال الأمن تواجدوا بكثافة أمس بساحة أديس أبابا
    عائلات المفقودين تستنكر منع تجمعها الأسبوعي

    منعت قوات الأمن، أمس، عائلات المفقودين من التجمع أمام اللجنة الاستشارية لحماية وترقية حقوق الإنسان، ما أثار استنكار الجمعيات التي تمثلهم والتي درجت على رفع مطلب  »الحقيقة والعدالة »، في نفس المكان منذ أكثر من 10 سنوات.
    شوهد في الصباح الباكر من نهار أمس، انتشار مكثف لرجال الأمن بالقرب من اللجنة الاستشارية لحقوق الإنسان، بساحة أديس أبابا بالعاصمة، حيث تتجمع عائلات المفقودين منذ سنوات طويلة للمطالبة بـ »إظهار الحقيقة » بخصوص اختفاء أبنائها و »معاقبة » من تعتبرهم مسؤولين عن ذلك. ومنعت قوة أمنية عائلات المفقودين من التجمع على غير ما جرت عليه العادة. الأمر الذي أثار حفيظة منظمتين تمثلانهم وهما:  »مفقودون في شدة » و »جمعية المفقودين ـ فرع الجزائر ».
    وقالت المنظمة الأولى في بيان لها إن شاحنات وسيارات تابعة للأمن الوطني  »أوقفت حركة المرور ودفعت عائلات المفقودين بعنف باتجاه قصر الشعب ». وأوضحت بأن رجال الأمن منعوا المتظاهرين من الالتحاق بمكان التجمع الأسبوعي. أما الثانية فقالت في بيان إن أمهات المفقودين  »حاولن مقاومة رجال الأمن، ولكن ميزان القوة كان غير متكافئ ». وأدانت الجمعية ما اعتبرته  »محاولة الحكومة دفع أمهات المفقودين إلى التراجع عن معركتهن من أجل الحقيقة والعدالة ».




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  • Congrès du Changement Démocratique