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17 November 2017

Viande importée d'Inde : Comment le cartel de l'importation s'est partagé 30 millions de dollars

In DNA

Mardi, 03 Août 2010, 23:16 | Yacine Mediani, Farid Alilat

De la viande indienne dans les assiettes du consommateur algérien. Comment diable les autorités algériennes se sont-elles décidées à s’approvisionner auprès de l’Inde alors qu’il est de tradition que la viande soit importée du Brésil et de l’Argentine, clients réguliers et traditionnels de l’Algérie? La décision prise par le gouvernement pour l’importation de la viande congelée de l’Inde n’est pas le fruit du hasard. Lire également : Soupçons de fraudes sur la viande importée d’Inde : De la viande de Buffalo impropre dans l’assiette des Algériens ?


Les autorités algériennes ont conclu plusieurs marchés pour l’importation de la viande indienne congelée et désossée. Ces marchés négociés avec deux états indiens portent sur la fourniture de 10 000 tonnes de viande. Une partie de ces contrats a été signée par la Sotracov, l’organisme public chargé de l’importation de viande, et une autre partie a été conclue par des opérateurs privés. Parmi ces derniers figure un certain Chikhi, importateur installé à Hussein-Dey, à Alger.

Contrats signés à la va-vite

Dans le milieu de l’importation, cet homme est connu comme le loup blanc. On le dit proche, très proche, du ministre de l’Agriculture, Rachid Benaissa. Selon des sources proches de ce dossier, cet importateur a fait un travail de lobbying intense auprès de son «ami» le ministre afin d’obtenir une licence d’importation de viande congelée et désossée auprès de fournisseurs indiens. C’est ainsi qu’il a obtenu l’exclusivité de ce marché au mois d’avril dernier. Dans son édition du mardi 14 juillet, le quotidien El Watan révélait que les contrats signés par les Algériens – la Sotracov et l’opérateur privés -, ont été conclues avec une célérité et une rapidité qui ouvrent la voie au doute et à la suspicion. Le journal révélait également que le marché de l’Inde a été ouvert en un temps record. Les indiens sont arrivés aux alentour du 06 mai 2010 avant de signer le contrat le 18 du même mois. Soit, à peine une dizaine de jours de pourparlers. Trop rapide, trop vite pour ne pas éveiller des soupçons…

Lutte d’influence au sein des importateurs

Comment donc l’Algérie qui s’approvisionne d’ordinaire auprès des Brésiliens et des Argentins a-t-elle décidé brusquement de se tourner vers les Indiens? Il y a une explication, mais elle n’est pas la seule. Pour satisfaire les besoins des consommateurs, particulièrement durant le mois de ramadan, les autorités ont donc décidé d’importer massivement de la viande bovine auprès de nouveaux fournisseurs, les Indiens en l’occurrence, qui proposent le produit à un prix très concurrentiel : 3000 dollars la tonne, soit 200 dollars moins chère que la viande sud-américaine. Certes l’argument tient la route, mais il y a autre chose. En fait, la décision d’ouvrir le marché indien, plutôt que celui du Brésil et de l’Inde, relèverait d’une lutte d’influence aussi bien au sein des opérateurs qui gravitent autour de ce secteur que de divers responsables de l’administration. Celui qui bénéficie du maximum de poids auprès des autorités aura été le grand bénéficiaire : à savoir l’ami du ministre, Mr. Chikhi.

L’homme au bras long

Évidemment, l’exclusivité qui a été accordée à ce dernier a fini par provoquer la colère et le ressentiment de ses concurrents. « Lorsque j’ai appris que Chikhi avait bénéficié en catimini, d’une licence d’importation de la viande de l’Inde, j’ai vite alerté les autres importateurs de ce favoritisme, puis nous avons ensemble sollicité l’aide des hauts gradés de l’armée », confie, sous couvert de l’anonymat, un importateur de la place d’Alger qui ne nous cache pas ses liens avec de hauts fonctionnaires de l’État. Il ajoute : « Chikhi avait pris le soin de bien préparer son coup, des contrats d’exclusivité avec les principaux producteurs et exportateurs indiens ont été signés. Toutes nos tentatives de passer des commandes auprès des fournisseurs indiens ont échoué.» En clair, le principal concurrent a le bras tellement long qu’il s’est arrangé pour avoir l’exclusivité du marché indien.

Six importateurs se partagent un juteux marché

Mais voilà, la bataille autour de ce marché est tellement âpre, les gains tellement colossaux – 30 millions de dollars -, que les concurrents ont du jouer des coudes, usé de leur influence, fait intervenir leurs connaissances pour casser le monopole obtenu par Chikhi. Face à la pression exercée par les concurrents, le ministre a donc dû céder. Exit alors l’exclusivité arrachée par Chikhi au mois d’avril. Le monopole enfin levé, d’autres opérateurs ont pu ainsi obtenir leurs parts du gâteau. Aujourd’hui, ils sont six importateurs privés à se partager ce juteux marché. Au sein du cartel de l’importation, tout est donc rentré dans l’ordre. Du moins, pour le moment. Les Algériens auront de la viande indienne dans leurs assiettes et les importateurs peuvent tranquillement compter leurs liasses de dollars.

Viande indienne interdite en Europe et aux États-Unis, autorisée en Algérie

Reste tout de même quelques questions essentielles. En dépit des assurances formulées par les autorités algériennes et indiennes, la qualité de la viande indienne est sujette à caution. Primo, contrairement aux assertions des responsables algériens, la viande importée n’est pas celle du bœuf, mais du Buffalo indien, connu sous le nom scientifique de « Buffalo babulis ». Secundo, la viande indienne n’a pas bonne réputation. Elle est connue pour être infestée par le sarcocyste, un dangereux parasite qui infeste les animaux. Ce qui explique qu’elle soit interdite en Europe et aux États-Unis. Certes, l’ambassadeur d’Inde en Algérie, Kuldeep S.Bhardwaj, a assuré mardi 3 août que la viande indienne est « d’une excellente qualité et 100 % hallal » et que plusieurs pays musulmans dont le Koweït, l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis, la Jordanie, la Malaisie, l’Iran, Oman, l’Égypte, le Qatar importent ce produit. Certes, certes, mais la viande indienne reste encore interdite d’importation en Europe et aux États-Unis. On peut bien penser que le motif des Européens et des Américains d’interdire cette viande dans leurs assiettes obéit davantage à des impératifs sanitaires plutôt qu’autres considérations.


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20 Commentaires sur cet article

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  • S. Lamia
    4 août 2010 at 15 h 09 min - Reply

    En tant que journaliste et connaissant notre milieu malsain infecté par les agents du DRS (nous avons de nombreux Karim Moulaï dans notre corporation)je me méfie toujours de ces articles-révélations publiés dans la presse écrite ou on line. Cette lutte entre « cartels » de l’import que nous décrit cet article n’est-t-il pas suggéré par les laboratoires de désinformation du DRS pour faire tomber ce mystérieux Chikhi aux dépens des autres « importateurs » appartenant à d’autres chapelles ou clans? On vient nous dire que ce même Chikhi est très proche du ministre de l’agriculture Benaïssa, une malheureuse marionnette qui était en conflit permanent avec le hyène de Saïd Barkat au temps où ce dernier était ministre de l’agriculture et très proche larbin du locataire de Mouradia?
    Ce tapage concernant la viande indienne n’est-il pas en rapport avec les intérêts du clan des importateurs de viande de l’Amérique latine?
    Ces nouveaux importateurs qui ont changé de direction ne dérangent-ils pas les anciens importateurs d’Argentine et du Brésil?
    Et on vient nous dire qu’on pense à la santé du citoyen et que cette viande indienne contient des parasites néfastes à la santé de ce qu’ils considèrent comme de la populace.
    Pour qui nous prennent-ils? Eux qui nous ont fait mangé de la viande d’âne en plein Ramadhan?
    Que Dieu vous Maudisse.




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  • still
    4 août 2010 at 17 h 51 min - Reply

    « dirou raikoum » comme tonne le refrain d’une certaine chanson.Importeurs, politiciens véreux ou hauts grades sont tous des sarcocystes qui sucent notre sang.
    Si on ne peut pas se passer de la consommation de la viande pendant le mois sacré, un acte somme toute biologique primaire alors qu’on se passe de ses droits civiques depuis ders décennies…on a la classe dirigeante qu’il faut, qu’on mérite, point a la ligne.
    On a vite oublié l’offre soudanaise juste a coté! Mais cette viande-la est… islamiste, terroriste quoi!
    Pour ma part, j’ai décidé de ne pas consommer cette viande importée, dussé-je me transformer en végétarien jusqu’a l’Aïd el Kebir.




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  • Chaabane Ramdane
    4 août 2010 at 18 h 53 min - Reply

    Le simple fait que l’autorisation d’importer de la viande est livrée dans l’opacité totale à un groupe restreint d’importateurs suffit pour que le soupçon de corruption et de favoritisme soit confirmé.
    Il faut avoir les épaules particulièrement larges pour espérer faire partie des heureux « élus ».
    Lobby « indien » ou « brésilien » peu importe qui gagnera.Tous pourris.Prions Dieu pour qu’ils se cassent les dents et que leur viande pourrira dans les frigos.Les maquignons de Djelfa ou de Ouled Djellal valent mille fois plus que ces loups voraces.Eux au moins créent de la richesse.




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  • bouyilès
    4 août 2010 at 21 h 14 min - Reply

    Opération viande pourrie:
    (pour se détendre avant le jour J)
    L’agent Double zéro Zéro vient de révéler le plan machiavélique prévu pour ce mois de ramadhan:Pour ne pas faire faillite aux transformateurs de hachis de bourricot les bateaux en provenance d’Inde et du Brésil seront bloqués au port jusqu’à la fin du mois sacré.Une opération de sabotage commandée par GPS à travers le satellite récemment envoyé en orbite par les services de la NASAL afin de détruire tous les frigos des bateaux chargés de viande dès que le croissant fera son apparition au niveau de l’observatoire à l(oeil nu de Guemmar.
    L’objectif de l’opération est de faire goûter l’odeur de la viande importée en décomposition à l’ensemble de la population algéroise.Ainsi l’âne se vendra mieux et les deux clans seront équitablement neutralisés.Cette opération sera pilotée par le groupe de choc Rahma-d’ane.
    On nous signale tout de même la naissance d’un troisième clan chargé de l’importation de masques,car un nouveau besoin sera ainsi créé.




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  • Mohamed Jabara
    4 août 2010 at 21 h 26 min - Reply

    @ Still.

    Le lapin ça te dirait ? pas celui du club bien sûr !




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  • Mohamed Jabara
    4 août 2010 at 21 h 40 min - Reply

    40 milliardaires américains prêts à donner la moitié de leur fortune

    Evidemment, on ne vise personne. Evidemment, c’est aux Etats-Unis que ça se passe et « ils » sont différents. Evidemment, c’est plus facile d’en parler quand on n’a pas de fortune soi-même… Mais tout de même… Une quarantaine de milliardaires américains et leurs familles se sont engagés mercredi à donner au moins la moitié de leur fortune à des organisations caritatives.

    L’initiative revient à deux des plus grandes fortunes mondiales, Bill Gates, le fondateur de Microsoft, et sa femme Melinda avec laquelle il a créé une fondation, et le « gourou » de la finance, Warren Buffett, le patron du fonds d’investissement Berkshire.

    Les Gates et Buffett ont fait le tour de leurs amis riches, et leur ont fait signer un « giving pledge », un engagement de don qui n’a aucune valeur légale mais seulement « morale ». Chacun reste libre de la somme qu’il va donner, et de la cause qu’il va soutenir.

    Parmi les signataires, qui étaient réunis mercredi à New York, le maire de la ville Michael Bloomberg, le fondateur de CNN Ted Turner -qui avait autrefois sauvé l’ONU de la faillite en donnant un milliard de dollars quand Ronald Reagan refusait de payer la part des Etats-Unis-, le cinéaste George Lucas -« Star Wars »…-, ou encore le cofondateur de l’éditeur de logiciels Oracle, Larry Ellison.
    Une tradition de philanthropie

    Le geste s’inscrit de plein pied dans une tradition bien établie de « philanthropie », qui remonte aux Rockefeller et aux grands barons du capitalisme américain au début du XXe siècle.

    Ainsi, Warren Buffett, l’un des initiateurs du « giving pledge », a lui-même déjà annoncé il y a quatre ans qu’il donnait plus de 80% de sa fortune personnelle, estimée à 47 milliards de dollars (environ 40 milliards d’euros), à la Fondation Bill et Melinda Gates qui est particulièrement active sur le terrain médical dans le monde en développement, avec des engagement de plusieurs milliards de dollars contre le paludisme ou le sida.

    On peut évidemment ironiser, ou même parler de cynisme avec la présence dans cette liste de géants de la finance qui portent, directement ou indirectement, une part de responsabilité dans la crise actuelle. De Warren Buffett à David Rubinstein, cofondateur du célèbre fonds d’investissement Carlyle, ou encore l’ancien patron de City Group, Sandy Weill. Ce n’est pas une révolution ou une « nuit du 4 août » : on reste dans le registre compassionnel.

    […]

    http://www.rue89.com/2010/08/04/40-milliardaires-americains-prets-a-donner-la-moitie-de-leur-fortune-161055




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  • balak
    4 août 2010 at 22 h 54 min - Reply

    et si tous les maquignons,eleveurs, bouchers, et autres abattoirs,qui commercialisent de la viande locale , se mettaient d’accord pour afficher un prix identique à la viande indoue , ne serait ce pas un coup porté à tous ces affairistes vereux? D’ UNE pierre,deux coups ,torpiller les projets des charognards et faire une bonne action.ALLONS un peu de nif messieurs les » BOUCHERS ».Chiche de la viande locale à 400 da, juste pour le ramadan et la viande de buffle pourrira.




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  • still
    5 août 2010 at 1 h 31 min - Reply

    @Mohamed Jabara
    Bonne idée, Si Moh. Je compte même aller demander une fetwa pour des « cuisses de grenouilles». Ces dernières pullulent aux abords du barrage local (Poua..!).
    @balak
    Ces multimilliardaires ne déboursent jamais leur argent pour rien mais leur gain n’est pas toujours pécuniaire. Ils achètent surtout de l’influence pour fléchir les décisions politico-économiques majeures en leur faveur.Savez-vous que les fameuses ONG sont financées par eux? Ce qui en fait des OP Organisations Privées en realite.
    Leurs « dons » constituent un investissement qui transcende souvent les « bienfaiteurs » eux-mêmes en tant qu’individus mais renforce la mainmise de « l’Elite Globale » sur la finance internationale, sur la paix qu’ils ne font durer que le temps de mijoter une autre guerre toujours plus meurtrière(ils font tout pour « stabiliser » la population mondiale),sur la perversion des meurs en s’attaquant aux religions …Bref, ils écrivent l’Histoire a leur façon.




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  • D B
    5 août 2010 at 6 h 24 min - Reply

    A titre indicatif l’importation des viandes, pour l’année 2009, dont a profité un groupe d’imortateurs (Bortators » qui tiennent le marché, et qui paient tous des dîmes à des barons du régime, s’est élevé à 172 millions de dollars.
    Pour l’année 2010, des corrections du budget initial prévoient un facture bien plus importante.
    Mais ce créneau reste celui des gagne-petit, réservé généralement aux petits alliés du régime, qui servent à présenter la façade: Partis de « l’alliance présidentielle », UGTA, émirs repentis, et quelques clients de second ordre dans les milieux de la présidence et de l’armée.
    Le plus gros se trouve ailleurs, et se chiffre en plusieurs milliards de dollars, qu’une dizaine de parrains se partagent. D’où le conflit actuel entre deux clans dont chacun veut être l’arbitre du butin.
    30 millions de dollars, de tous petits lambeaux de viande, qu’on jette à la meute qui aboie et qui se déchire, sous la table des maîtres.
    La facture alimentaire de l’année 2010 dépassera les 6 milliards de dollars. Si nous estimons les commissions, à 10 % seulement, sans parler des profits engrangés sur la vente, nous aurons un chiffre de 600 millions de dollars. Les commissions sur les achats d’armement sont bien plus importantes, ainsi que celles sur les tous les biens d’équipements, les marchés publics, les droits d’entrée « privés » perçus auprès de compagnies pétrolières, les expertises bidons par des bureaux de consulting bidons, les grosses lignes de crédits pour des investissements à l’étranger, les biens immobiliers à l’étranger dont Sonatrach a vendu des centaines aux barons du régime, aux prix les plus bas du monde, les grosses manipulations financières dans le processus de circulation des sommes issues des ventes d’hydrocarbures, qui rapportent à elles seules des milliards de dollars, chaque année, à une dizaine de personnes, et j’en passe, parce que la liste n’en finirait pas. Et on nous parle de 30 millions de dollars, qu’on brandit comme le scandale du siècle. De toute façon, tous les requins ne pouvaient pas emporter ce contrat. Ceux qui ont été évincés nous la jouent offusqués, et parlent même, le plus naturellement du monde, de recourir à l’arbitrage des chefs de l’armée. L’Absurdistan dans toute son ampleur. Dans toute cette pitoyable affaire, ce qui aurait été intéressant à savoir, est la différence de prix entre celui d’achat, toutes charges comprises, et celui de la vente au consommateur, toutes taxes déduites. Là, l’angle aurait été bien plus révélateur de l’état d’esprit de nos « hommes d’affaires » et de nos « capitaines d’industrie ». Cela aurait mérité un article de presse. Pour le reste, « c’est K’du brouillard », comme dirait Nadir, un mien ami, allah yerhmou.




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  • A.By
    5 août 2010 at 8 h 29 min - Reply

    @ D.B
    Mes salutations.

    D’un calcul aléatoire, à combien on estimerait le montant total des commissions en devises grugées sur la facture totale de l’État algérien annuellement ?

    Est ce que le montant de 15 milliard de dollar us parait exorbitant ?

    Personnellement, je crois que non, parce que cette somme colossale représente à peu près le 10% des bons de trésors us achetés par L’Algérie depuis quelques temps.

    En citant les grosses manipulations financières dans le processus de circulation des sommes issues des ventes d’hydrocarbures, vous touchez le bobo du doigt, car la « caverne d’Ali baba » est logée justement dans ce processus en question.

    On sait bien que nos 40 barons du régime se contentent d’un 35 % du gâteau pour s’éterniser avec leurs filiations et clientèles au pouvoir, mais ce qui serait intéressant de savoir, ce sont les propriétaires des caisses noires qui réceptionnent régulièrement les autres 65% de la grosse tarte algérienne !

    Un sujet tabou, caché qu’aucun journaliste même étranger n’avait osé mettre à jour, peut-être qu’on devrait le proposer à Thierry Meyssan le « cascadeur », mais je suis archi sûre qui se cassera la gueule dans l’imbroglio algérien.




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  • bouyilès
    5 août 2010 at 16 h 30 min - Reply

    Les grosses affaires se traitent au niveau de la haute sphère à coups de milliards de dollars.Les méthodes sont clairement identifiées et chacun est souverain dans son espace.Tout est parfaitement départagé et l’organisattion est parfaite.La meute comme dit DB est calmée avec quelques lambeaux jetés par dessous la table.
    A ce moment là la populace s’organise aussi.
    Et le modèle d’en haut est là pour s’en inspirer.Les gardiens de parking délimitent leurs territoires.
    Les trottoirs sont partagés en carrés bien tracés pour disposer la marchandise à écouler.
    Les fonctionnaires des différentes administrations ont catalogué leur barème de prix pour la procuration sans chaine d’une quelconque pièce.
    Les services de sécurité ont élaboré le minima vital à la restitution des documents confisqués,etc.
    Le tout marche comme une horloge suisse.A la perfection.
    Tout à fait en haut,il y a le Capitaine qui mène la barque à bon port.
    Et vogue la galère!




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  • D B
    5 août 2010 at 21 h 08 min - Reply

    @A.by
    Tout à fait d’accord. 15 milliards de dollars de commissions et de « courtages » en tout genre, sur les factures diverses, hors celles sur les acquisitions d’armement, me paraissent tout à fait plausibles. Mais le gros, en effet, et qui se situe dans des milieux de haute voltige financière, ,notamment sur les circulations et la gestion des paiements issus de la vente des hydrocarbures, et dans lesquelles sont associés de très grands prédateurs financiers internationaux, l’affaire est autrement plus corsée. De nombreux politiciens et journalistes algériens le savent, ainsi que tous les services secrets occidentaux et israélien. Parce que ces opérations sont intimement liées aux relations politiques souterraines entre des pays comme le nôtre, la Libye,l’Irak, et certaines officines politico-financières qui dictent la politique planétaire, et qui gèrent directement, par « souverainetés » interposées, les flux de ces capitaux, et les appaorts spéculatifs qu’ils génèrent à des paliers divers. Chakib Khalil, malgré tout un petit rouage, ou plutôt un intermédiaire, et un technicien, représentait un goulot d’étranglement pour certains barons algériens qui devaient l’écarter s’ils veulent accéder de plain pied à des chasses gardées où les parts sont bien plus substantielles que la rapine de quelques milliards de dollars par an, dont de nombreux jeunes loups veulent une part, par ailleurs.
    La gestion directe de Sonatrach, et de ses nombreux budgets secrets est une autre façade de la combine. C’est de ces fonds secrets que Bouteflika a réussi à se faire une cassette personnelle avec laquelle il a acheté, en bon argent, le ralliement de la majorité des généraux algériens, qui se comptent aujourd’hui par centaines. Maisje suis profane en la matière. D’autres journalistes algériens, dont c’est la spécialité, ont des informations d’une grande importance sur le sujet. Mais ils n’en disent rien, soit parce qu’ils ont été payés pour se taire, soit parce qu’ils connaissent le sort qui leur sera réservé s’ils osent aborder seulement le sujet. Donc, ils se rabattent sur les petits 30 millions de dollars de beggaras qui sont prêts à s’entretuer pour ces miettes qu’on leur abandonne.




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  • Si Salah
    5 août 2010 at 22 h 58 min - Reply

    Les journalistes accompagnent de plein gré l’entreprise de brouillage des pistes pour aboutir à une sentence de « tous pourris » qui arrange bien les grosses casquettes qui se partagent l’Algérie. Ainsi on passe allégrement de milliards anciens, aux milliards de Dinars, aux milliards d’euros, de dollars, etc…

    Salima Tlemcani nous parlait récemment de la découverte d’un scandale de la Sonatrach évalué à …2.3 millions de DA, c-a-d 230 milles euros. Dis-donc, si Chakib Khelil se lavait les mains à grande eau après avoir compté les 700 milliards de dollars que Sonatrach a touché entre 1999 et 2010, il lui resterait sur les mains surement bcp plus que 230 milles €…

    Si Salah




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  • Zawali ou F’hel
    5 août 2010 at 23 h 06 min - Reply

    Après le kebch d’Australie, l’Aghyoul de Garidi, voila le buffalo indien. On nous aura fait mangé toutes les viandes pourries. Quand allons-nous dévorer la viande de ces hyènes au pouvoir? Bientôt Inchallah.




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  • A.By
    6 août 2010 at 10 h 05 min - Reply

    @ D.B

    Je ne sais pas si vous vous rappelez de l’opération « Gold Switch » faite par la banque centrale d’Algérie dans les années 90 sous les ordres du chef du gouvernement de l’époque, Mouloud Hamrouche qui consistait à « switcher » (changer- transférer) une partie des réserves de lingots d’or algériennes des USA vers UK. Cela se passait en pleine crise financière de l’État algérien qui ne voulait pas rééchelonner sa dette, et lequel en plus, avait besoin d’argent frais pour ne pas être en cessation de payement de l’exercice des intérêts de plus de 28 milliards de dollars. Il fallait chercher des fonds par n’importe quel moyen, il fallait fouiller tout ce que l’Algérie claustrait comme réserves, et on ne savait nullement quel « gourou » militaire ou civil du régime était parti chuchoter dans l’oreille de Si Mouloud pour lui dire que l’Algérie possédait une réserve d’or en lingots de petit poids et format chaque, et que si ils seraient « switchés » en lingot d’un kilo chaque, dans un trust bancaire du Royaume Uni, l’opération légale devrait rapporter quelques millions de dollars sans perdre un gramme du métal jaune, parce que la qualité, le « design et le poids » des lingots d’or algériens étaient, soit disant, très recherchés sur le marché à cette époque, où l’Algérie raclait les fonds de caisse. Quand on veut on peut et l’ingéniosité de ce « gourou » demeure à quel point, subtile et suspecte jusqu’à date, comme dire aller chercher une aiguille dans une botte de foin, n’est ce pas ? En tous cas, le témoignage de Si Mouloud ou de Hidouci est souhaité dans ce chapitre de l’histoire récente algérienne.
    Aujourd’hui, 20 ans plus tard, l’Algérie est sans dettes majeures engrangeant des milliards de dollars grâce à la hausse persistante des prix des hydrocarbures, une chance pour les nouveaux « gourous » avec d’autres nouveaux « switchs » et un malheur inouï pour ce peuple qui n’a guère encore capté sa citoyenneté.
    Imaginez une seule seconde quelles opérations financières abracadabrantes on peut faire juste avec les intérêts, à la minute même, de 150 milliards de dollars, le magot – « non souverain en réalité » – en bon trésors américains déposé par l’Algérie.
    L’histoire se répète autrement, cela rappelle la période vassale où le Dey devait payer chaque année le colossal tribut issu de la « course » à la « grande porte », l’Empire Ottoman.
    Certes, il faut dénoncer ces magouilles de hautes sphères, mais le plus important est de réveiller ce peuple algérien à les lui faire comprendre parfaitement, sinon ce serait, comme dirait le proverbe sahraoui, uriner dans le sable.
    Merci @ D.B pour ton post, j’ai apprécié ton analyse.




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  • A.By
    6 août 2010 at 10 h 19 min - Reply

    @ bouyilès
    Très bonne analyse digne d’un « brain storming » en gestion des organisations et de l’economie d’experience.
    Bravo.




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  • brahmi16
    6 août 2010 at 12 h 09 min - Reply

    @moderateurs,cela commence à bien faire, à chaque fois que j’ evoque dieu , l’ islam et les pseudos musulmans , je suis systematiquement censuré.c’ est vraiment un sujet tabou chez LQA et vous n’ arrivez pas à vous defaire de ce complexe .LQA est notre unique espace consacré à la liberté d’ expression, alors si vous utilisez la censure pour baillonner des internautes qui ne sont pas formater et le justifier en invoquant abusivement un argument imaginaire(exclusion, mepris,ou je ne sais quel autre fantasme) ,alors ça ne va pas du tout. c’ est vrai,que j’ use de metaphores et autres paraboles, parfois au second degrés, mais jamais ,jamais ,je n’ oserais porté atteinte à l’ islam ou au coran originelle(je le respecte trop).je vais etre plus clair:Selon moi à la mort du propète MOHAMED les musulmans ont deviés du chemin tracé par dieu et depuis on ne peut plus les considerer comme des musulmans.J’ ai toujours respecté et admiré les rares authentiques musumans qui suivent à la lettre essounate errassoul(qssl), mais je ne gobe pas pas les hypocrites que je vomis.Modérateurs ,vous allez surement donner une intrepretation erronée de mes commentaires pour vous justifier ,alors dans ce cas ,laissez moi vous dire que vous vous trompez ,car finalement ,vous n ‘etes qu’ un étre humain et nous n’ avons surement pas le meme degres de subtilité, de comprehension dans l’utilsation et le sens des mots.En ce qui me concerne, vous etes à coté de la plaque. »je ne suis pas d’ accord avec ce que vous dites, mais je me battrais pour que vous puissiez les dire ».cordialement.

    ==============
    Nous nous sommes tracés dès le départ les limites éthiques à ne pas dépasser. Vous avez toujours été le bienvenu sur VOTRE site et vos interventions ont toujours été pertinentes. Mais de là à blasphémer sur ce site, cela est inadmissible. Relisez, mon cher frère, vos posts et vous verrez. Vous avez vos croyances et nous avons les nôtres. Ni vous ni nous, allons imposer à l’autre quoi que ce soit. Lakum dinukum wa liya dini. Tout comme vous, nous vomissons les mounafiquines (hypocrites) qui ont sali notre religion. Et ils sont hélas nombreux.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine.




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  • brahmi16
    6 août 2010 at 19 h 03 min - Reply

    @au frere Salah eddine,il n’ y a nul trace, ni allusion à un qelconque blasphème dans mes commentaires,alors vos ne m’ avez pas du tout compris, tout au plus un questionnement.Bien au contraire, mes critiques portent sur les hommes qui pretendent respecter les preceptes de l’ islam.Mais je perçois une certaine animosité et frilosité dès que ce sujet précis de l’ interpretation des textes du coran ,sont abordés.je n’ impose rien, je dis tout simplement que les « musulmans » d ‘aujourd’hui n’ ont rien à avoir avec ceux de l’ époque du prophéte(QSSL).Notamment ABOU BAKR ESSEDIK,OMAR IBN EL KHETTAB,OTMANE IBN AFANE,etc.Hadith à mediter, » c’est parce que les musulmans ont démissionné, ils ont rejeté leurs responsabilités, ils n’ont pas été à la hauteur du message ».j’ espère que le malentendu est levé.fraternellement.




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  • Sadek
    7 août 2010 at 21 h 43 min - Reply

    C’est normal, un peuple qui fait de ce mois sacré de jeûne une fête culinaire est en risque de goûter à toutes les viandes!
    Il y en a même qui prennent du poids durant Ramadan, c’est le mois de « diet » pour certains.
    Le jour ou notre peuple saura comment se comporter en peuple digne pour ne plus servir de cobayes à ses prédateurs, l’Algerie aura son destin en main.




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  • Génération 50
    9 août 2010 at 17 h 09 min - Reply

    J’ai lu tous les commentaires et chacun y va avec sa logique et sa perception. Passant à travers le côté politique malsain de nos décideurs avec tout ce que cela comporte comme corruption et gaspillage des deniers publics, je voudrais m’arrêter seulement sur la fait que l’on fasse tout un tabac sur l’espèce d’où provient cette viande: buffle ou boeuf…Même s’il est difficile d’en trouver une différence du point de vue organoleptique, je me demande pourquoi l’on ne se pose pas la question quand il s’agit de la viande bovine importée d’Argentine…Les grands parcs d’engraissement en Argentine contiennent en même temps des boeufs et des buffles (buffalo)…Alors, pourquoi s’acharner sur cette question si ce n’est juste pour détourner l’attention du consommateur.
    Je suis d’accord avec le compatriote qui veut bouder toute viande importée durant ce mois de Ramadhan…Et pourquoi pas se regaler avec les belles cuisses de…grenouilles. Je suis sûr qu’elles feront une bonne chorba frik…
    Saha Ramdhankoum!




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