Édition du
27 July 2017

D’Hiroshima à Reggane et de Nagasaki à In M’guel, en passant par Oued Namous

Par Noureddine Benmouhoub

A LA MEMOIRE DE TOUTES LES VICTIMES DES ARMES ATOMIQUES

Il y a soixante cinq ans, les populations civiles d’Hiroshima et de Nagasaki, subirent l’enfer atomique du monde dit civilisé, en effet Le 6 août 1945 à 8h15 du matin, le B-29 Enola Gay piloté par le colonel Paul Tibbets largua la bombe atomique Little Boy, qui tirait sa puissance explosive de l’uranium enrichi, sur Hiroshima. 71 379 personnes furent tuées sur le coup et beaucoup d’autres périrent du fait des radiations. Après cela, les États-Unis demandèrent au Japon de se rendre sous peine de voir d’autres bombes atomiques tomber sur ses villes. Celui-ci refusa. Après le refus du gouvernement japonais, il fut décidé de bombarder Nagasaki, ville comptant 250 000 habitants. Le 9 août 1945, le B-29 Bockscar piloté par le major Sweeney largua la bombe atomique Fatman, tirant, elle, sa puissance explosive du plutonium, sur Nagasaki. 60 000 personnes moururent en l’espace de quelques secondes et bien d’autres par la suite, toujours du fait les radiations. Hiroshima était un centre d’approvisionnement important et une base logistique pour les militaires nippons. La ville était un centre de communications, un lieu de stockage et de rassemblement pour les troupes. La population de Hiroshima fut mobilisée, comme d’autres cités japonaises, contre l’envahisseur américain La cité fut choisie comme cible, car elle n’avait pas encore subi de raids aériens : elle constituait une zone idéale pour évaluer l’impact de la bombe atomique. Le centre de la ville possédait plusieurs bâtiments en béton armé, de même que des constructions moins solides. En périphérie, les habitations en bois côtoyaient les petits commerces, formant une dense collection de structures légères. Quelques usines s’étaient implantées dans la banlieue. Le risque d’incendie était élevé à Hiroshima : la concentration des bâtiments et les matériaux utilisés étaient propices à une destruction maximale grâce aux effets thermiques de la bombe atomique.

Les informations concernant le nombre de personnes présentes dans la ville lors du bombardement sont très variables, allant de 255 000 à 348 000 habitants[. Les estimations données par les troupes et les travailleurs sont probablement imprécises. Le rapport américain indiquant 255 000 habitants s’était appuyé sur les statistiques de rationnement de riz de juin 1945.

Préparatifs

L’ordre de bombarder fut donné par Tibbets, le major Thomas Ferebee s’exécuta en visant le pont AIOI, reconnaissable par sa forme en « T », celui-ci constituant un point de repère idéal au centre de la ville. Peu après 8h15, la bombe Little Boy sortit de la soute à une altitude de 9 450 m. À 8h 16m 2s, après environ 43 secondes de chute libre, activée par les capteurs d’altitude et ses radars, elle explosa à 580 mètres à la verticale de l’hôpital Shima, en plein cœur de l’agglomération, à 170 m au sud-est du pont visé, libérant une énergie équivalente à environ 15 000 tonnes de TNT.

Une énorme bulle de gaz incandescent de plus de 400 mètres de diamètre [se forma en quelques fractions de secondes, émettant un puissant rayonnement thermique. En dessous, près de l’hypocentre, la température des surfaces exposées à ce rayonnement s’est élevée un bref instant, très superficiellement, à peut-être 4000°C. Des incendies se déclenchèrent, même à plusieurs kilomètres. Les personnes exposées à ce flash furent brûlées. Celles protégées à l’intérieur ou par l’ombre des bâtiments furent ensevelies ou blessées par les projections de débris quand quelques secondes plus tard l’onde de choc arriva sur elles. Des vents de 300 à 800 km/h dévastèrent les rues et les habitations. Le long    calvaire des survivants ne faisait que commencer alors que le champignon atomique, aspirant la poussière et les débris, débutait son ascension de plusieurs kilomètres.

Un énorme foyer généralisé se déclencha rapidement avec des pics de température en certains endroits. Si certaines zones furent épargnées lors de l’explosion, elles devaient par la suite affronter un déluge de feu causé par les mouvements intenses des masses d’air. Cette « tempête de feu » fut similaire à celles observées lors des bombardements incendiaires sur les villes allemandes.

Enola Gay avait entre-temps effectué un virage serré à 155° vers le nord-ouest et rebroussait chemin. Les membres de l’équipage, protégés par des lunettes, purent assister à l’explosion. Bob Lewis, le copilote d’Enola Gay, s’écrie : « Mon Dieu, qu’avons-nous fait ? Même si je vis cent ans, je garderai à jamais ces quelques minutes à l’esprit. »

Retombées radioactives

Quelques heures après l’explosion, le nuage atomique ayant atteint des zones plus froides et s’étant chargé d’humidité, la pluie se mit à tomber sur Hiroshima. Elle contenait des poussières radioactives et les cendres qui lui donnaient une teinte proche du noir, et a été de ce fait désignée par le terme de « black rain » dans la littérature anglo-saxonne.

Les retombées de produits de fission entraînés par la pluie ont été relativement limitées, comparées à celles consécutives à une explosion au sol. Elles ont porté sur une zone de 30 x 15 km2 au nord-ouest du point d’explosion ; et on estime qu’elles ont entraîné une exposition externe cumulée de 1.8 à 44 rad, c’est-à-dire de 18 à 440 mGy (au plus de l’ordre de 0,5 Sievert). Ces niveaux d’exposition sont insuffisants pour entraîner les effets déterministes du syndrome d’irradiation aiguë, mais pour les personnes les plus fortement exposées (plus de 0,1 Sv), peuvent conduire à long terme à des effets stochastiques faible mais statistiquement détectables. Par exemple 0,5 Sv (maximum) pourrait correspondre en théorie à un risque de survenue de cancer de 2,5%.

Les victimes

Les brûlures sur le corps de cette femme suivent le motif de son kimono. Les parties foncées du tissu, qui ont absorbé le rayonnement thermique, se sont échauffées et ont brûlé la peau en contact, alors que les parties claires ont réfléchi le rayonnement et protégé la peau.

Le nombre des victimes ne sera sans doute jamais connu car les circonstances (ville en partie évacuée, présence de réfugiés venant d’autres villes, destruction des archives d’état civil, disparition simultanée de tous les membres d’une même famille, crémations de masse) rendent toute comptabilité exacte impossible, en particulier des morts survenues dans les premières heures.

  • D’après une estimation de 1946 : La population au moment de l’attaque aurait été de 245 000 habitants, de 70 000 à 80 000 auraient été tués et autant blessés.

  • D’après une estimation de 1956 : sur une population de 256 300 personnes, 68 000 furent tuées et 76 000 blessées.

  • D’après une autre plus récente : Sur une population de 310 000, de 90 000 à 140 000 personnes furent tuées.

  • D’après le maire d’Hiroshima lors d’un discours politique en 2005, le total des morts s’élèverait à 237 062 personnes, mais ce nombre est à prendre avec précautions.

Blessures liées au flash lumineux et aux incendies :

Ces types de blessures retrouvées chez 65 % des survivants blessés de Hiroshima et Nagasaki, furent responsables peut-être de 50 % des décès, causés par plusieurs mécanismes :

  • Brûlures de la peau découverte par le rayonnement thermique émis pendant une fraction de seconde au moment de l’explosion. Le moindre obstacle opaque a pu apporter une certaine protection : le port de vêtements, en particulier clairs, l’ombre des bâtiments, le feuillage des arbres… C’est peut-être la blessure la plus caractéristique d’une explosion nucléaire.

  • Des brûlures du premier degré (érythème évoquant un coup de soleil) furent observées à plus de 4 km (occasionnellement 5 km) de l’hypocentre.

  • Des brûlures du troisième degré (mortelles si étendues) sur la peau nue jusqu’à 1,5 km (occasionnellement 2,5 km)[.

  • Les personnes proches de l’hypocentre dont les parties du corps furent exposées au flash ont été instantanément carbonisées jusqu’à l’hypoderme. Elles agonisèrent de quelques minutes à quelques heures[ (le rayonnement thermique était de l’ordre de 100 c/cm² libéré en l’espace de 0,3 seconde, ce qui est quinze fois plus important que ce qui provoquerait normalement une brûlure au troisième degré).

On estime que le rayonnement thermique a été responsable directement d’environ 20 à 30 % des morts à Hiroshima et Nagasaki.

  • Brûlures par les flammes : De nombreux incendies éclatèrent dans la ville après l’explosion : en vingt minutes, les feux se réunirent en un seul foyer généralisé, provoquant l’apparition d’une colonne d’air chaud et de vents violents. Cette tempête de feu dura 16 heures et dévasta 11 km2, ce qui ne laissa que peu de chances aux victimes, souvent déjà blessées, qui y étaient piégées. Contrairement aux raids incendiaires conventionnels, l’attaque d’Hiroshima limita considérablement les possibilités de fuite de la population en détruisant une large zone. Ce n’est que lorsque l’ensemble du combustible fut épuisé que le feu s’arrêta. Le nombre des décès liés aux incendies est sans doute très important mais impossible à estimer, car beaucoup de corps ont été détruits par les flammes.

  • Un effet secondaire, mais tout aussi mortel, fut l’apparition d’une grande quantité de monoxyde de carbone. Ce gaz entraîna l’asphyxie au milieu du foyer et il y eut certainement peu de rescapés. Cependant, aucun témoignage ne confirme l’assertion d’un dégagement massif de CO.

  • Enfin, ceux qui avaient les yeux pointés vers la boule de feu eurent la rétine brûlée ou endommagée, provoquant des cécités (le plus souvent réversibles). Cette soudaine incapacité à se déplacer empêcha un grand nombre de personnes de trouver un abri et d’échapper à la mort alors que les incendies se développaient.

Blessures liées à l’onde de choc et à l’effet de souffle.

Ces types de blessures furent retrouvés chez 70% des survivants blessés de Hiroshima et Nagasaki, mais elles étaient rarement graves. L’hypothèse la plus probable est qu’immobilisés les blessés graves ont été condamnés quand les incendies se sont développés dans les décombres[.

  • Barotraumatisme (effet direct) : lésions internes par rupture des tympans, des sinus, des poumons ou du tube digestif dues à la variation brutale de la pression au passage de l’onde. De telles lésions ont été peu observées (on n’a retrouvé de lésion des tympans, l’organe le plus fragile, que chez moins de 10% des survivants proche de l’hypocentre).

  • Effet indirect, et sans doute bien plus meurtrier :

  • Le passage de l’onde de choc provoqua l’effondrement des bâtiments (jusqu’à 2 km dans le cas des habitations en bois). On estime qu’un grand nombre de victimes succombèrent ensevelies sous les décombres, d’autant que des incendies s’y développèrent rapidement.

  • En se brisant, le bois, le verre et les autres matériaux de construction se transformèrent en des projectiles mortels. Des blessés présentaient des lacérations jusqu’à 2 km de l’hypocentre.

  • Le souffle déplaça brutalement les victimes et les blessa par chute ou écrasement.

Irradiation

Il y a plusieurs causes d’irradiation :

  • La principale cause a été l’irradiation instantanée au moment de l’explosion (irradiation externe par neutrons et rayons γ émis par les réactions nucléaires dans la bombe). Elle a représenté une dose létale pour 50% des personnes exposées à l’extérieur (soit 4 Gy) à un peu plus de 1 km de distance de l’hypocentre. Les bâtiments, en particulier ceux en béton, ont apporté une certaine protection.

  • Beaucoup moins importante (car la bombe a explosé loin du sol) est l’irradiation par la radioactivité induite (activation neutronique) : Au moment de l’explosion, le bombardement par les neutrons a rendu les matériaux près de l’hypocentre radioactifs par formation de radionucléides. Cette radioactivité a diminué rapidement et est restée confinée à une zone où le rayonnement thermique avait normalement déjà presque tout tué. On estime qu’elle représentait le premier jour, au maximum, une dose cumulée de 0,6 Gy. Du deuxième au cinquième jour, elle représentait moins de 0,1 Gy. En quelques jours elle est devenue insignifiante.

  • Encore moins importante, l’irradiation suite aux retombées radioactives : c’est-à-dire irradiation par les radionucléides produits lors de l’explosion et retombant du nuage atomique sous forme de poussières ou de pluie noire. À Hiroshima, l’explosion ayant été aérienne, il y eut assez peu de retombées car le nuage s’éleva rapidement à très haute altitude où les radionucléides se dispersèrent (dose cumulée totale maximum au sol de 0,4 Gy).

Les signes d’irradiation ont été retrouvés chez 30% des survivants blessés de Hiroshima et Nagasaki, responsable peut-être de 5 à 15% des décès, souvent par syndrome d’irradiation aiguë. Le nombre exact des décès liés au syndrome d’irradiation aiguë est difficile à déterminer car la plupart de ces victimes présentaient également des brûlures thermiques étendues, rapidement fatales avec une symptomatologie générale assez semblable. Aucun effet des radiations n’a été mis en évidence au-delà de 2,4 km de l’hypocentre.

  • La principale manifestation a donc été le syndrome d’irradiation aiguë: De quelques jours à quelques semaines après l’attaque, les victimes irradiées ont présenté une phase de prodromes avec asthénie, céphalées, nausées et vomissements. Après une phase de latence de quelques jours à quelques semaines au cours de laquelle l’état de santé des victimes semblait s’améliorer survenait une aggravation avec asthénie, céphalées, nausées, vomissements, diarrhées, immunodépression, perte des cheveux, hémorragies et éventuellement décès. Au bout de 4 mois et en l’absence de décès, l’évolution s’orientait vers la guérison.

  • Exposition in utero des fœtus, conséquence de l’irradiation de femmes enceintes. Il a été observé des morts in utero (avortement), des retards de croissance, des retards mentaux ou des malformations (non héréditaires).

  • Les leucémies : À partir de 1947, une augmentation de l’incidence des leucémies a été observée parmi les survivants irradiés. Un maximum fut atteint en 1951, ensuite cette incidence a décliné pour disparaitre en 1985. Sur 50 000 survivants irradiés suivis de 1950 à 1990, il a été observé 89 cas de leucémies mortelles attribuables aux radiations (soit moins de 0,2% des survivants irradiés suivis).

  • Les cancers « solides » : Le suivi des survivants irradiés a montré, à partir de la fin des années 1950, une augmentation progressive de l’incidence des cancers, en particulier ceux du poumon, du tube digestif et du sein. Sur 50 000 survivants irradiés suivis de 1950 à 1990, il a été observé 339 cas de cancers mortels attribuables aux radiations (soit environ 0,6%).

  • Effets médicaux autres que les cancers chez les survivants irradiés : survenue de cataractes, de stérilité (souvent réversible chez l’homme), d’une augmentation de la fréquence des maladies (non cancéreuses) pulmonaires, cardiaques ou digestives avec une possible diminution de la durée de vie. Le nombre de ces décès semble égal au nombre ou à la moitié du nombre de ceux dus aux cancers et leucémies (soit environ de 0,5% à 1%).

Effets médicaux à long terme de l’irradiation.

Le nombre des morts dus aux effets à long terme des bombardements nucléaires est, d’après ces chiffres, dérisoires par rapport à celui des victimes des premiers mois. En mars 2007 au Japon, près de 252 000 personnes encore vivantes sont considérées « hibakusha » (survivants de la bombe). Mais, de ce nombre, moins de 1% (2242 exactement) sont reconnues comme souffrant d’une maladie causée par les radiations.

Effets sur la descendance de la population irradiée :

Les résultats du suivi des descendants des victimes d’Hiroshima et Nagasaki (30 000 enfants de parents irradiés, ce qui représente une population statistiquement significative) n’a pas permis d’observer une augmentation des malformations ou des troubles génétiques..

Nagasaki

La ville de Nagasaki était l’un des plus grands ports du sud du Japon et était un pilier du complexe militaro-industriel japonais. Diverses industries y étaient implantées : fabriques d’équipements militaires, entreprises chargées de la munition et des bombes, usines pour la construction de navires et d’avions, etc. Les résidences traditionnellement en bois furent complètement rasées par le souffle jusqu’à une distance de 2 km de l’hypocentre. Au-delà et jusqu’à 3 km les dommages étaient importants mais réparables, à la condition qu’elles aient survécu aux incendies qui suivirent.

De même que pour Hiroshima des incertitudes concernant le nombre des victimes existent à Nagasaki. Selon les mêmes sources que nous avions citées à propos de Hiroshima:

  • D’après l’estimation de 1946 : 35 000 personnes auraient été tuées et un peu plus blessées.

  • D’après celle de 1956 : sur une population de 173 800 âmes, 38 000 furent tuées et 21 000 blessées.

  • D’après la plus récente : Sur une population de 250 000, 60 à 80 000 personnes furent tuées.

Il existe à Nagasaki quelques particularités par rapport à Hiroshima :

  • l’arme utilisée étant plus puissante (une puissance équivalente à environ 20 000 tonnes de TNT) les dommages proches de l’hypocentre semblent avoir été plus importants.

  • l’agglomération étant divisée par plusieurs collines les destructions ont été moins étendues car les reliefs ont protégé certains quartiers.

  • l’habitat étant plus diffus la violence des incendies fut plus limitée, ils mirent deux heures pour prendre des proportions importantes, avec une durée de quelques heures et il n’y eut pas de conflagration généralisée.

  • l’arme étant d’un modèle différent (bombe à plutonium au lieu d’une bombe à uranium) la répartition du rayonnement γ et neutrons a été différente, ce qui semble avoir modifié la fréquence des types de leucémies observées.

L’attaque d’Hiroshima détruisit 12 km2, alors que celle de Nagasaki détruisit 6 km2.

Les arguments contre ces bombardements : La bombe atomique : un crime de guerre ?

De nombreuses voix se sont élevées contre l’utilisation militaire des bombes atomiques et se sont interrogées sur la nécessité des attaques sur Hiroshima et Nagasaki. Cette décision reste encore fortement critiquée que ce soit au Japon, aux États-Unis ou dans le reste du monde. L’arme atomique a toujours fait peur et dès la fin de la guerre, plusieurs thèses tendent à faire penser que ces bombes n’étaient pas nécessaires pour stopper le conflit.

Aspects moraux :

Au cours des hostilités qui ont sévi ; le recours sans retenue aux armes atomiques, bactériologiques, chimiques ou balistiques contre des civils dans des centres de population non fortifiés, a mutilé et tué des milliers de femmes et enfants sans défense, et a profondément choqué la conscience de l’humanité. Le projet Manhattan était à l’origine destiné à contrecarrer le programme nucléaire de l’Allemagne nazie. Suite à la défaite du IIIe Reich, plusieurs scientifiques qui travaillaient sur le projet eurent le sentiment que les États-Unis ne devaient pas être les premiers à utiliser de telles armes. Albert Einstein sera réticent face à la bombe et Leó Szilárd, qui était largement impliqué dans le développement de la bombe, dira après la guerre : « Si les Allemands avaient largué des bombes atomiques à notre place, nous aurions qualifié de crimes de guerre les bombardements atomiques sur des villes, nous aurions condamné à mort les coupables allemands lors du procès de Nuremberg et les aurions pendus. »

FRANCE « ATOMIQUE » DES DROITS DE L’HOMME.

Hiroshima et Nagasaki ont montré à quel point les États-Unis étaient capables d’une cruauté sans compassion, sans humanité, tout comme la France des droits de l’homme et ses essais nucléaires, ayant fait du Sahara algérien une zone à forte teneur de radioactivité. Le premier site d’essais français au Sahara algérien se trouvait à côté de Reggane dans le Tanezrouf. La base avancée pour le tir était à Hamoudia. Cet ensemble, qui comprenait tous les moyens logistiques nécessaires, était dénommé Centre saharien d’expérimentations militaires (CSEM) où travaillaient 10000 personnes civiles et militaire, (nombreux serviront de cobayes). Le secteur comportant une population sédentaire notable se trouvait au nord de Reggane et dans la vallée du Touat. C’est là qu’ont eu lieu les quatre premiers tirs atmosphériques (Gerboises multicolores), du 13 février 1960 au 25 avril 1961, Gerboise Bleue, du 13 février 1960, suivi de Gerboise Blanche du 1er avril 1960, Gerboise Rouge du 27 décembre 1960 et Gerboise Verte du 25 avril 1961. Outre dans tout le Sahara algérien, les retombées radioactives ont été enregistrées jusqu’à plus de 3000 km du site. Effectués à partir d’une tour, les explosions eurent lieu à 100 mètres d’altitude, ils ont été « à l’évidence très polluants », selon les indications du physicien français Yves Rocard qui assistait à ces expériences. En effet, et de l’aveu même des spécialistes en la matière, même pour des explosions à faible altitude, les aérosols fortement radioactifs produits par l’explosion restent en suspension dans la troposphère ou dans la stratosphère pendant plusieurs années. Face à l’ampleur de ces retombées, les essais atmosphériques ont été abandonnés pour procéder à des essais souterrains en galerie. Le choix s’est porté sur la montagne de granit Taourirt Tan Afella à proximité d’In Ekker, à 150 km au nord de Tamanrasset, où a été établi le Centre d’expérimentations militaires des oasis (CEMO) composé de 2000 personnes. Selon l’estimation de l’époque, la population sédentaire vivant dans un rayon de 100 km autour d’In Ekker ne dépassait pas 2000 habitants, les nomades n’étant pas pris en compte. Le massif a un pourtour de 40 km environ et se situe entre 1500 et 2000 m d’altitude, le plateau environnant étant à 1000 m d’altitude. Les tirs avaient lieu au fond de galeries creusées horizontalement dans la montagne, et dont la longueur était d’environ 1 km. Les galeries de tir se terminaient en colimaçon, de telle manière que l’effet mécanique du tir sur la roche provoque leur fermeture. Un bouchon de béton fermait l’entrée des galeries à la sortie. Entre le 3 novembre 1961 et le 16 février 1966, il fut ainsi procédé à 13 tirs dont les caractéristiques sont indiquées ci-après : 4 essais souterrains sur 13 n’ont pas été totalement contenus ou confinés : Béryl, Améthyste, Rubis et Jade.

L’accident Béryl (1er mai 1962)

Pour assurer le confinement de la radioactivité, le colimaçon était calculé pour que l’onde de choc le ferme avant l’arrivée des laves. Lors de la réalisation de cet essai, l’obturation de la galerie a été trop tardive. Une fraction de la radioactivité est sortie sous forme de laves et de scories projetées qui se sont solidifiées sur le carreau de la galerie, d’aérosols et de produits gazeux formant un nuage qui a culminé jusqu’à près de 2600 m d’altitude, à l’origine d’une radioactivité détectable jusqu’à quelques centaines de kilomètres. Le nuage radioactif formé était dirigé plein Est. Dans cette direction, la contamination atmosphérique était significative jusqu’à environ 150 km. La trajectoire du nuage est passée au-dessus du poste de commandement où étaient regroupées les personnalités (notamment Pierre Messmer, ministre des Armées, et Gaston Palewski, ministre de la Recherche scientifique), les gradés et le personnel opérationnel.

L’accident Améthyste (30 mars 1963)

Lors de cette expérience, il y a eu sortie d’une faible quantité de scories de roches fondues. Un panache contenant des aérosols et des produits gazeux s’est dirigé vers l’Est Sud-Est et a touché l’oasis d’Idelès, située à 100 km où vivaient 280 habitants.

Les accidents Rubis et Jade

Lors de l’expérience Rubis, le 20 octobre 1963, une sortie de gaz rares et d’iodes s’est produite dans l’heure suivant la réalisation de l’essai, avec formation d’un panache. La contamination a été détectée jusqu’à Tamanrasset. Dans le cas de l’expérimentation Jade, le 30 mai 1965, il est observé une sortie de gaz rares et d’iode par la galerie. Parallèlement aux expérimentations nucléaires, des expériences complémentaires au sol sur la physique des aérosols de plutonium, mettant en jeu de faibles quantités de cet élément, sans dégagement d’énergie nucléaire, ont lieu sur les deux sites. Au CSEM de Reggane, 35 expériences de propagation de choc sur des pastilles de plutonium ont été réalisées de 1961 à 1963. Au CEMO d’In Ekker, 5 expériences sur la physique des aérosols de plutonium ont été réalisées entre 1964 et 1966.

C’est dans ces zones irradiées que des milliers d’algériens furent, sans aucun état d’âme en Février 1992 arbitrairement internés, c’est-à-dire livrés à l’irradiation. Nombreux aujourd’hui sont victimes de radios pathologies induites, d’autres y ont laissé la vie, des veuves et des orphelins. L’ensemble, noyé dans un océan d’insensibilité.

Alger le 06 Aout 2010

Monsieur Nourredine BELMOUHOUB

Porte Parole des Internés des Camps du Sud

Défenseur Libre des Droits de l’Homme


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4 Commentaires sur cet article

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  • fateh
    6 août 2010 at 12 h 38 min - Reply

    HASSBYA ALLAH WA NIIM AL WAKIL….

    LES MONSTRES

    Ce qu’il faut c’est deposer plainte pour CRIME CONTRE L’HUMANITE CONTRE LES ORDONNATEURS DE CETTE DEPORTATION. Les responsables criminels qui ont decide cette action savaient pertinement que cette ZONE ETAIT TOTALEMENT CONTAMINEE PAR LA RADIOACTIVITE.
    Je suis sure et certain avec des PREUVES MEDICALES ces criminels payeront pour leurs crimes…




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    16 février 2011 at 15 h 42 min - Reply

    Une guerre oubliée, des armes de destructions massives utilisées contre les « indigènes du RIF »…

    http://www.amadalpresse.com/Guerre-Chimique-contre-le-Rif.pdf

    Évidemment,nul ne se soucie de traduire devant les tribunaux internationaux ceux qui portent la guerre dans des pays qui ne sont ni leurs voisins (USA contre le Vietnam, contre l’Afghanistan, contre l’Irak, contre la Palestine, en utilisant ses chiens de chasse sionistes… et la liste est longue, et si les Indiens qui ont été décimés par les exportateurs de valeurs que défend Mme Clinton et Obama, devaient un jour ressusciter, ils demanderaient des comptes aux Cortès, aux Colomb, aux généraux coloniaux, tout comme les combattants pour la libération de l’Asie, de l’Afrique, de l’Europe, auraient à en demander à ceux qui ont exterminé les aborigènes d’Australie…

    Mais le temps n’est plus aux constats, mais à la prise de conscience, que l’homme « avide de richesses » est l’ennemi de l’homme pacifique.




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    16 février 2011 at 15 h 55 min - Reply

    De Madariaga et Carlos Lazaro Avila, dans une étude conjointe, établissent que l‟Espagne a utilisé massivement des gaz toxiques durant la guerre du Rif et la France le fit en 1925 aux alentour de Fès, une cité située dans la zone sous son contrôle colonial.

    DES BOMBARDEMENTS PASSES SOUS SILENCE.

    Les bombardements espagnols furent passés sous silence, mais certains observateurs de l‟aviation militaire comme Pedro Tonda Bueno, dans son autobiographie « La vida y yo », [La vie et moi],
    publiée en 1974, se réfère au lancement de gaz toxiques depuis des avions et le consécutif empoisonnement des champs rifains. En ce qui le concerne, Ignacio Hidalgo De Cisneros, dans son oeuvre
    autobiographique « Cambio de rumbo » [Changement de cap], révèle comment il fut protagoniste de nombreux bombardements avec des gaz toxiques. Plusieurs années après, en 1990, deux journalistes et investigateurs étrangers, les allemands Rudibert Kunz et Rolf Dieter
    Müller, dans leur oeuvre « Gaz toxique contre Abdelkrim : L‟Allemagne, l‟Espagne et la guerre du gaz dans le Maroc espagnol.(1921-1927) » apportent les preuves de ce qui eut lieu dans la région
    rebelle. L‟historien britannique Sebastien Balfour, de la London School of Economics, dans son livre « Abrazo Mortal » [Embrassade mortelle], (Editorial peninsula), confirme l‟emploi massif d‟armes
    chimiques dans les terres rifaines. Balfour, qui a étudié de nombreuses archives espagnoles, françaises et britanniques, soutient que la stratégie des militaires coloniaux espagnols se basait en retenir
    des zones très peuplées du Rif pour leur lancer des bombes toxiques.
    Ainsi le confirme, par exemple, un officiel britannique, H. Pughe Lloyd, dans un courrier envoyé au Ministre de la guerre de son pays en 1926. L‟Espagne, qui compta avec la collaboration active de la France durant la guerre contre les rebelles – un conflit qui provoqua la mort de 20.000 soldats espagnols – n‟a jamais reconnu officiellement les faits. Les historiens franquistes turent l‟affaire et les autorités marocaines n‟ont pas démontré le moindre intérêt pour clarifier les faits. Cela demeure logique si l‟on tien compte de ce que le régime marocain a utilisé aussi du Napalm contre la rébellion rifaine entre 1956 et 1958, une fois acquise l‟indépendance du Maroc.

    Annexe 3, p 83

    Hassan II, qui dirigea personnellement le répression lorsqu‟il était encore prince héritier, n‟a jamais voyagé au Rif durant son long règne et maintint ce territoire dans un état de marginalisation économique
    et sociale.




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  • seif
    25 avril 2013 at 15 h 29 min - Reply

    Voila ce que j’ai écris en 2009 :

    100 000 DOLLARS ET C’EST LE CHAOS… D’HIROSHIMA A REGGANE

    Oui, 100 000 Dollars débloquées par ROOSEVELT du trésor public Américain ont suffit …Pour autant de Big Bang sur notre mère la terre – Disons un budget pas du tout colossal mais dérisoire pour en justifier que son insignifiance d’aujourd’hui a bel et bien donné naissance en 1940 à l’ère atomique dans le monde. Le premier centre Américain e…st crée par le comité consultatif pour l’uranium qui entreprit l’enrichissement de l’uranium jusqu’ aboutir au projet Manhattan qui fait augmenter le budget à plus de deux milliards de Dollars afin de parvenir au plus concret, celui de faire doter l’Amérique d’un engin de destruction massive. C’est fini, tout est prêt … Le 16 Juillet 1945, la première bombe atomique explose dans le désert du Nevada. Le boum fut si violent qu’il met en regret la brillante équipe des physiciens Américains et que l’un de ses membres terrifié ne manqua pas de se qualifier avec les autres de fils de putains. Et dire que le gadget baptisé : Trinity semble quelque peu flou et blasphématoire car pour les croyants une telle boule de feu dévastatrice vue pour la première fois ou ce champignon abominable et effrayant ne pourrait être dénommé de la sorte et que cela dans le Christianisme : Trinité désigne le saint esprit au lieu du Fol – Esprit – Destructeur. Peu importe comment peut on appeler ces engins mortels ? C’est déjà fait, la course atomique débute à la fin de la seconde guerre mondiale, les soviétiques ayant pris connaissance de la puissance destructive de la bombe atomique Américaine. Rapidement et après 4 années de recherche continue. Les soviétiques procèdent à la mise au point de la bombe A qu’ils font expérimenté en 1949. Plus curieux encore et se sentant déjà en retard, les britanniques réagissent pour en faire leur premier essai dés la fin de l’année 1952. Une rapide prolifération nucléaire qui fait vibrer les gouvernants de la France. En une nation respectée et autant de colonies à son actif devrait réagir. A partir de là, la France en action à fabriquer son joujou déguelasse ne se souciait point du lieu où elle le fera exploser. Et puis, l’Algérie si vaste pleine de sables fera sûrement l’affaire. Alors que l’image du coq Français nourri à l’arme atomique par un militaire soviet et un escroc, symbolisant ainsi une France sans arme atomique, donna une autre idée sur la mascotte Française – Un coq en une arme si redoutable, C’est aberrant et ça ne colle pas ! La France préfère un animal et qui peut aller aux plus profond des entrailles de la terre. Une gerboise et pourquoi pas ? Une gerboise de couleur bleue même si ce n’est pas naturel, c’est tout de même naturellement le bleu couleur de la France. Ainsi, le 13/02/1960, la France fait exploser son premier engin sur la terre de l’Algérie. La suite de la course atomique ne nous intéresse pas … Si la Chine fait son premier boum en 1964. Les indiens (INDE) vigilants disposent déjà d’une bombe pour rayer de la carte le Pakistan. Lui aussi faisant partie de ce peloton de la mort ne souhaite pas autant pour les Indiens avec un projectile déjà en place. Holà, ça ne s’arrête pas là, l’Afrique du Sud réfléchit toujours à fabriquer son balluchon alors qu‘Israél s’emporte et veut que coûte que coûte une part du Boum. Comme le monde avance, change et va droit au péril … Ne fait qu’engendrer que des craintes aux peuples de ce Monde pourri. Chaque nation développée ou pas ? Cherche à se doter d’un tel engin : ça s’appelle dans le monde civilisé et développé une arme de dissuasion à utiliser contre tout pays sous-développé et utilisant des frondes précises. C’est vrai, La fronde ça fait vraiment peur et plus redoutable qu’une bombe atomique.

    Les essais nucléaires : De ce principe protectionniste et marqué à jamais par le refus britannique à autoriser le Général DE GAULLE de faire son appel au peuple Français via la radio BBC, de peur de représailles Allemandes par l’intensification des tirs de V2. Le général DE GAULLE avait bien compris les Britanniques et se dit convaincu que la suprématie d’un pays repose essentiellement sur sa capacité de se doter d’une arme de dissuasion. Le général DE GAULLE soucieux de l’avenir de son pays en un résistant farouche, réfléchit déjà au lendemain de la France libre avec une arme redoutable et une armée invincible. Ce changement brusque du général et l’idée fixe de faire doter la France d’une arme nucléaire survint juste après avoir pris connaissance du contenu de la lettre de 1939 d’Albert EISTEIN au Président ROOSEVELT pour l’avertir du danger Nazi n’était pas du tout gratuite et révèle la possibilité d’utiliser de l’énergie de la fission nucléaire dans des bombes. Alors l’unique maître de l’ordre de la libération dés 1947 crée le mouvement politique Français du Rassemblement du peuple Français pour s’opposer à l’avancée du communisme. Malheureusement l’échec cuisant aux élections locales de 1953 fut en quelque sorte la cause directe de la mise en sommeil du RPF, ce qui contraint le général à se retirer pour aller droit chez lui, rédiger ses mémoires de guerre. L’impuissance de la VI République face à la question Algérienne, garantit un retour triomphal du général à l’appel du président René COTY. Elu Président du conseil par une large investiture de l’Assemblée Nationale au Mois de Septembre 1958. Le général DE GAULLE ou l’homme fort du régime Français est élu par un large collège électoral comme Président de République au Mois de Janvier 1959 et succède à René COTY. Une autorité absolue pour le général. Enfin, l’unique maître de l’ordre de la libération est aux commandes de la France saturée par la guerre du Vietnam, perdant la Guinée, plusieurs colonies lâchées et la révolution Algérienne émergeante et dite guerre civile. Que doit faire le général ? Profitant de la réorganisation du CNRS à la libération (menacé par le Gouvernement de Vichy) en une usine de grands techniciens très compétents. La France va droit pour concrétiser le rêve du général. Oui, le rêve du général est devenu réalité car après le tir de REGGANE, le général tout content a bien décoré tous les acteurs de ces expériences nucléaires sans se soucier un seul moment dans sa joie de tout ce qui attendait de pire pour les habitants de REGGANE. Enfin, la France en superpuissance pour dominer le Monde. A juste titre, les expériences ont été commentées de la façon la plus réconfortante : Une réussite totale. Pourtant ce qui s’est passé réellement à REGGANE n’est autre qu’un crime contre l’humanité entière . Voyons ! Les témoignages.

    LES TEMOIGNAGES o Selon des témoins oculaires et qui se trouvaient à moins de 60 km de la zone de l’explosion. Ils parlent du passage à la ville de REGGANE d’officiers Français accompagnés de techniciens la veille de l’explosion et indiquent que l’interprète (langue Arabe) qui les accompagnent demandent aux habitants une extrême prudence, celle de ne pas ‘’ Demain, évitez de regarder du côté Est pendant 90 secondes sinon vous risquez la cécité définitive alors que lorsque la terre tremble où vous entendez beaucoup de bruits, bouchez – vous les oreilles sinon vous n’entendrez plus rien après et à jamais , il conclu en riotant ‘’ – C’est confirmé par un militaire Français , un certain FARGE qui révèle que le même principe des 90 secondes fut adopté à Mururoa pour avertir la population et les militaires . Par cette mesure dite préventive à l’avis des scientifiques Français. La population de la ville de REGGANE qui comptait plus de 7500 habitants à cette époque, était déjà une zone des retombées et les habitants exposés à des débits de doses élevées de radiations. Egalement sans protection aucune des retombées radioactives (Il s’agit d’une explosion au niveau de la surface) les habitants de REGANE parlent des poussières déposées dans les voix respiratoires et surtout par un vent modéré ce jour là où d’énormes quantités de poussières et de fumées rejetées s’étendaient sur des dizaines de Kilomètres, couvrant le ciel. On raconte aussi que l’explosion survenue juste après la prière d’Al-Maghrib ou du coucher du soleil, soit à 07 H 04 mm, en ce jour fatidique du 13 février 1960, s’est déroulée de façon palpable en trois phases distinctes. En premier les habitants aperçoivent un flash lumineux ou une sorte de foudre en boule 1000 fois plus rayonnant qu’un éclair nuage -sol, suivie d’un claquage brusque qui se produit à la minute qui suit, provoquant des fracas si violents et perceptibles à des centaines de Kilomètres,. Ensuite de multiples secousses telluriques faisant chanceler leurs modestes demeures situées à plus de 60 km de la zone d’explosion. Certains habitants parlent d’une boule de feu visible à plusieurs kilomètres, d’autres par effets directs expliquent que leurs corps sont truffés de lésions survenues après l’explosion où ils expliquent que durant ce jour, ils étaient pratiquement sujets à de vomissements aigues et continuels, des nausées fleuves et dictent aussi que leurs femmes se plaignent de céphalées, de migraines et de la faiblesse totale de leurs corps. Ensuite plusieurs mois après l’explosion, ces mêmes habitants mettent en évidence le plus grand mal qui les a bouleversés et qui reste inoubliable selon leurs dires. En totalité la population subit une sorte de maladie collective, celle des diarrhées accompagnées souvent d’hémorragies rectales. En conséquence, les plaintes ne s’arrêtent pas là où il y’a lieu d’expliquer que les populations de cette zone parlent de la disparition de plusieurs espèces de plantes et surtout les nuits glaciales en hiver dans une zone située en plein cœur du Sahara. D’un témoignage à un autre, le plus concret est tiré : Du moment que les habitants de REGGANE expliquent que les trois phases successives de l’explosion, révèlent une durée prolongée et prouvent en même temps l’intensité de la déflagration, résulte d’une bombe atomique de forte puissance, détonnée en surface sur un terrain plat et à faible altitude sans garantie aucune des répercussions , ce qui nous conduit à dire que la France pas du tout professionnalisée dans le domaine nucléaire à cette époque là et ne maîtrisant point cette technologie dévastatrice était forcé à matérialiser un tel projet nucléaire à des fins médiatiques pour justifier son adhésion dans le Club atomique mondial et sa suprématie totale sur tous les territoires colonisés . Aujourd’hui , il y’a lieu de citer qu’une région entière souffre … Que des séquelles , Des habitants atteint de maladies pulmonaires , des cardiaques et surtout une durée de vie très diminuée . Que doit on dire, des décès par leucémie et non recensés. Pourquoi la France se tait pourtant à sa juste valeur d’aujourd’hui de grand pays avancé dans le domaine nucléaire sait que les effets à longs termes de ces tirs au Sahara Algérien, sont en quelque sorte un génocide perpétré contre les populations de la Wilaya d’Adrar. Aujourd’hui, en ce jour du 18/02/2009. Que doit on dire des conséquences sur la faune et la flore. Le traumatisme moral ne fut pas moins considérable. Il est irrésistible car l’impact de la violence de la bombe à des proportions inédites vint changer véritablement le cours de l’Histoire de cette région paisible, transformée en un enfer terrestre inhabitable où toute forme humaine de vie a disparue. Les habitants de REGANE parlent de leurs dattes. Jadis trop prisées, les palmiers ne fructifient plus. Les légumes ne poussent plus ou croissent de façon rabougrie et sans goût. Des mammifères maladifs et moins résistants. Sommes nous en mesure de mettre en évidence les effets sur la descendance de la population irradiée ? Qui peut nous faire évaluer les conséquences pour l’environnement ou les effets sur le reste de la population Algérienne ? Qui peut nous assurer que les radiations résiduelles ne sont pas encore actives ? On doit comprendre que ces tirs effectués par la France se sont déroulés dans notre pays et il nous revient de droit de revendiquer à la France ou de la blâmer universellement pour ces actes contraires à tous les principes fondamentaux de la liberté Humaine, tous les archives sur ces tirs au Sahara Algérien. Même si je dis tout ça. Je sais que rien ne peut influencer la France en un pays prétendu démocratique mais qui cache sa véritable identité colonialiste , extentionniste et surtout belliqueuse . A mon avis, la France ne cédera jamais car elle sait que la bombe détonnée à REGGANE est une arme à destruction massive dont les conséquences sont si dramatiques qu’elle rejette par désaffection toute tentative de la dissuader à la reconnaissance. Aujourd’hui la France plus avancée dans le domaine nucléaire sait pertinemment et scientifiquement que les dégâts occasionnés par cette bombe sont pratiquement irréparables. La France ne reconnaît jamais son erreur politique et militaire d’agression territoriale d’un pays colonisé et qui ne lui appartient à cette époque que sous la gravure propagandiste de l’Algérienne Française. La preuve aujourd’hui : République Algérienne Démocratique et Populaire. En parallèle, la France veut effacer par oubli son crime contre l’humanité et pratique le négationnisme de l’ignorance politique par suprématie ‘’ pour ne cacher et pour longtemps sa face cachée du crime d’état. Si je dis ‘’ Crime d’Etat ‘’ c’est pour prouver que la France n’accorde aucune importance à toutes ses erreurs politiques et militaires si on tient des souffrances de Lucien Parfait , ce militaire Français dont la face est défigurée et un nez qui s’effrite pour cause les essais nucléaires . La France ne reconnaît pas aussi les souffrances des vétérans Français, abandonnés, délaissés et sans au préalable bénéficiés du droit du mérite pour service rendu. Pourquoi la France ne veut pas reconnaître que les essais n’étaient pas vraiment nécessaires et constituent horriblement un massacre écologique sans étude préalable pour la réussite. D’ailleurs, l’avocat de l’AVEN a bien dit : Des essais mal conduit. Cela justifie que l’histoire retient beaucoup d’anomalies et prouve que les essais se sont déroulés hâtivement rien que pour montrer la France en une puissance nucléaire. Pourquoi la France se tait et ne divulgue point d’informations à ce sujet ?. La raison JUSTE n’est autre que la peur d’un scandale politique ou médiatique qui poussera au vu de la catastrophe vers un jugement à titre posthume de tous les gouvernants – acteurs de ces essais ou peut être de peur d’une humiliation après l’expérimentation de ces essais sur des Humains – Humains de pauvres prisonniers Algériens utilisés comme cobayes. Serait il le vrai visage et à découvert de la France qui assassine et taciturne .
    signé : Messawood




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