A LA MEMOIRE DE TOUTES LES VICTIMES DES ARMES ATOMIQUES
Il y a soixante cinq ans, les populations civiles d’Hiroshima et de Nagasaki, subirent l’enfer atomique du monde dit civilisé, en effet Le 6 août 1945 à 8h15 du matin, le B-29 Enola Gay piloté par le colonel Paul Tibbets largua la bombe atomique Little Boy, qui tirait sa puissance explosive de l’uranium enrichi, sur Hiroshima. 71 379 personnes furent tuées sur le coup et beaucoup d’autres périrent du fait des radiations. Après cela, les États-Unis demandèrent au Japon de se rendre sous peine de voir d’autres bombes atomiques tomber sur ses villes. Celui-ci refusa. Après le refus du gouvernement japonais, il fut décidé de bombarder Nagasaki, ville comptant 250 000 habitants. Le 9 août 1945, le B-29 Bockscar piloté par le major Sweeney largua la bombe atomique Fatman, tirant, elle, sa puissance explosive du plutonium, sur Nagasaki. 60 000 personnes moururent en l’espace de quelques secondes et bien d’autres par la suite, toujours du fait les radiations. Hiroshima était un centre d’approvisionnement important et une base logistique pour les militaires nippons. La ville était un centre de communications, un lieu de stockage et de rassemblement pour les troupes. La population de Hiroshima fut mobilisée, comme d’autres cités japonaises, contre l’envahisseur américain La cité fut choisie comme cible, car elle n’avait pas encore subi de raids aériens : elle constituait une zone idéale pour évaluer l’impact de la bombe atomique. Le centre de la ville possédait plusieurs bâtiments en béton armé, de même que des constructions moins solides. En périphérie, les habitations en bois côtoyaient les petits commerces, formant une dense collection de structures légères. Quelques usines s’étaient implantées dans la banlieue. Le risque d’incendie était élevé à Hiroshima : la concentration des bâtiments et les matériaux utilisés étaient propices à une destruction maximale grâce aux effets thermiques de la bombe atomique.
Les informations concernant le nombre de personnes présentes dans la ville lors du bombardement sont très variables, allant de 255 000 à 348 000 habitants[. Les estimations données par les troupes et les travailleurs sont probablement imprécises. Le rapport américain indiquant 255 000 habitants s’était appuyé sur les statistiques de rationnement de riz de juin 1945.
Préparatifs
L’ordre de bombarder fut donné par Tibbets, le major Thomas Ferebee s’exécuta en visant le pont AIOI, reconnaissable par sa forme en « T », celui-ci constituant un point de repère idéal au centre de la ville. Peu après 8h15, la bombe Little Boy sortit de la soute à une altitude de 9 450 m. À 8h 16m 2s, après environ 43 secondes de chute libre, activée par les capteurs d’altitude et ses radars, elle explosa à 580 mètres à la verticale de l’hôpital Shima, en plein cœur de l’agglomération, à 170 m au sud-est du pont visé, libérant une énergie équivalente à environ 15 000 tonnes de TNT.
Une énorme bulle de gaz incandescent de plus de 400 mètres de diamètre [se forma en quelques fractions de secondes, émettant un puissant rayonnement thermique. En dessous, près de l’hypocentre, la température des surfaces exposées à ce rayonnement s’est élevée un bref instant, très superficiellement, à peut-être 4000°C. Des incendies se déclenchèrent, même à plusieurs kilomètres. Les personnes exposées à ce flash furent brûlées. Celles protégées à l’intérieur ou par l’ombre des bâtiments furent ensevelies ou blessées par les projections de débris quand quelques secondes plus tard l’onde de choc arriva sur elles. Des vents de 300 à 800 km/h dévastèrent les rues et les habitations. Le long calvaire des survivants ne faisait que commencer alors que le champignon atomique, aspirant la poussière et les débris, débutait son ascension de plusieurs kilomètres.
Un énorme foyer généralisé se déclencha rapidement avec des pics de température en certains endroits. Si certaines zones furent épargnées lors de l’explosion, elles devaient par la suite affronter un déluge de feu causé par les mouvements intenses des masses d’air. Cette « tempête de feu » fut similaire à celles observées lors des bombardements incendiaires sur les villes allemandes.
Enola Gay avait entre-temps effectué un virage serré à 155° vers le nord-ouest et rebroussait chemin. Les membres de l’équipage, protégés par des lunettes, purent assister à l’explosion. Bob Lewis, le copilote d’Enola Gay, s’écrie : « Mon Dieu, qu’avons-nous fait ? Même si je vis cent ans, je garderai à jamais ces quelques minutes à l’esprit. »
Retombées radioactives
Quelques heures après l’explosion, le nuage atomique ayant atteint des zones plus froides et s’étant chargé d’humidité, la pluie se mit à tomber sur Hiroshima. Elle contenait des poussières radioactives et les cendres qui lui donnaient une teinte proche du noir, et a été de ce fait désignée par le terme de « black rain » dans la littérature anglo-saxonne.
Les retombées de produits de fission entraînés par la pluie ont été relativement limitées, comparées à celles consécutives à une explosion au sol. Elles ont porté sur une zone de 30 x 15 km2 au nord-ouest du point d’explosion ; et on estime qu’elles ont entraîné une exposition externe cumulée de 1.8 à 44 rad, c’est-à-dire de 18 à 440 mGy (au plus de l’ordre de 0,5 Sievert). Ces niveaux d’exposition sont insuffisants pour entraîner les effets déterministes du syndrome d’irradiation aiguë, mais pour les personnes les plus fortement exposées (plus de 0,1 Sv), peuvent conduire à long terme à des effets stochastiques faible mais statistiquement détectables. Par exemple 0,5 Sv (maximum) pourrait correspondre en théorie à un risque de survenue de cancer de 2,5%.
Les victimes
Les brûlures sur le corps de cette femme suivent le motif de son kimono. Les parties foncées du tissu, qui ont absorbé le rayonnement thermique, se sont échauffées et ont brûlé la peau en contact, alors que les parties claires ont réfléchi le rayonnement et protégé la peau.
Le nombre des victimes ne sera sans doute jamais connu car les circonstances (ville en partie évacuée, présence de réfugiés venant d’autres villes, destruction des archives d’état civil, disparition simultanée de tous les membres d’une même famille, crémations de masse) rendent toute comptabilité exacte impossible, en particulier des morts survenues dans les premières heures.
-
D’après une estimation de 1946 : La population au moment de l’attaque aurait été de 245 000 habitants, de 70 000 à 80 000 auraient été tués et autant blessés.
-
D’après une estimation de 1956 : sur une population de 256 300 personnes, 68 000 furent tuées et 76 000 blessées.
-
D’après une autre plus récente : Sur une population de 310 000, de 90 000 à 140 000 personnes furent tuées.
-
D’après le maire d’Hiroshima lors d’un discours politique en 2005, le total des morts s’élèverait à 237 062 personnes, mais ce nombre est à prendre avec précautions.
Blessures liées au flash lumineux et aux incendies :
Ces types de blessures retrouvées chez 65 % des survivants blessés de Hiroshima et Nagasaki, furent responsables peut-être de 50 % des décès, causés par plusieurs mécanismes :
-
Brûlures de la peau découverte par le rayonnement thermique émis pendant une fraction de seconde au moment de l’explosion. Le moindre obstacle opaque a pu apporter une certaine protection : le port de vêtements, en particulier clairs, l’ombre des bâtiments, le feuillage des arbres… C’est peut-être la blessure la plus caractéristique d’une explosion nucléaire.
-
Des brûlures du premier degré (érythème évoquant un coup de soleil) furent observées à plus de 4 km (occasionnellement 5 km) de l’hypocentre.
-
Des brûlures du troisième degré (mortelles si étendues) sur la peau nue jusqu’à 1,5 km (occasionnellement 2,5 km)[.
-
Les personnes proches de l’hypocentre dont les parties du corps furent exposées au flash ont été instantanément carbonisées jusqu’à l’hypoderme. Elles agonisèrent de quelques minutes à quelques heures[ (le rayonnement thermique était de l’ordre de 100 c/cm² libéré en l’espace de 0,3 seconde, ce qui est quinze fois plus important que ce qui provoquerait normalement une brûlure au troisième degré).
On estime que le rayonnement thermique a été responsable directement d’environ 20 à 30 % des morts à Hiroshima et Nagasaki.
-
Brûlures par les flammes : De nombreux incendies éclatèrent dans la ville après l’explosion : en vingt minutes, les feux se réunirent en un seul foyer généralisé, provoquant l’apparition d’une colonne d’air chaud et de vents violents. Cette tempête de feu dura 16 heures et dévasta 11 km2, ce qui ne laissa que peu de chances aux victimes, souvent déjà blessées, qui y étaient piégées. Contrairement aux raids incendiaires conventionnels, l’attaque d’Hiroshima limita considérablement les possibilités de fuite de la population en détruisant une large zone. Ce n’est que lorsque l’ensemble du combustible fut épuisé que le feu s’arrêta. Le nombre des décès liés aux incendies est sans doute très important mais impossible à estimer, car beaucoup de corps ont été détruits par les flammes.
-
Un effet secondaire, mais tout aussi mortel, fut l’apparition d’une grande quantité de monoxyde de carbone. Ce gaz entraîna l’asphyxie au milieu du foyer et il y eut certainement peu de rescapés. Cependant, aucun témoignage ne confirme l’assertion d’un dégagement massif de CO.
-
Enfin, ceux qui avaient les yeux pointés vers la boule de feu eurent la rétine brûlée ou endommagée, provoquant des cécités (le plus souvent réversibles). Cette soudaine incapacité à se déplacer empêcha un grand nombre de personnes de trouver un abri et d’échapper à la mort alors que les incendies se développaient.
Blessures liées à l’onde de choc et à l’effet de souffle.
Ces types de blessures furent retrouvés chez 70% des survivants blessés de Hiroshima et Nagasaki, mais elles étaient rarement graves. L’hypothèse la plus probable est qu’immobilisés les blessés graves ont été condamnés quand les incendies se sont développés dans les décombres[.
-
Barotraumatisme (effet direct) : lésions internes par rupture des tympans, des sinus, des poumons ou du tube digestif dues à la variation brutale de la pression au passage de l’onde. De telles lésions ont été peu observées (on n’a retrouvé de lésion des tympans, l’organe le plus fragile, que chez moins de 10% des survivants proche de l’hypocentre).
-
Effet indirect, et sans doute bien plus meurtrier :
-
Le passage de l’onde de choc provoqua l’effondrement des bâtiments (jusqu’à 2 km dans le cas des habitations en bois). On estime qu’un grand nombre de victimes succombèrent ensevelies sous les décombres, d’autant que des incendies s’y développèrent rapidement.
-
En se brisant, le bois, le verre et les autres matériaux de construction se transformèrent en des projectiles mortels. Des blessés présentaient des lacérations jusqu’à 2 km de l’hypocentre.
-
Le souffle déplaça brutalement les victimes et les blessa par chute ou écrasement.
Irradiation
Il y a plusieurs causes d’irradiation :
-
La principale cause a été l’irradiation instantanée au moment de l’explosion (irradiation externe par neutrons et rayons γ émis par les réactions nucléaires dans la bombe). Elle a représenté une dose létale pour 50% des personnes exposées à l’extérieur (soit 4 Gy) à un peu plus de 1 km de distance de l’hypocentre. Les bâtiments, en particulier ceux en béton, ont apporté une certaine protection.
-
Beaucoup moins importante (car la bombe a explosé loin du sol) est l’irradiation par la radioactivité induite (activation neutronique) : Au moment de l’explosion, le bombardement par les neutrons a rendu les matériaux près de l’hypocentre radioactifs par formation de radionucléides. Cette radioactivité a diminué rapidement et est restée confinée à une zone où le rayonnement thermique avait normalement déjà presque tout tué. On estime qu’elle représentait le premier jour, au maximum, une dose cumulée de 0,6 Gy. Du deuxième au cinquième jour, elle représentait moins de 0,1 Gy. En quelques jours elle est devenue insignifiante.
-
Encore moins importante, l’irradiation suite aux retombées radioactives : c’est-à-dire irradiation par les radionucléides produits lors de l’explosion et retombant du nuage atomique sous forme de poussières ou de pluie noire. À Hiroshima, l’explosion ayant été aérienne, il y eut assez peu de retombées car le nuage s’éleva rapidement à très haute altitude où les radionucléides se dispersèrent (dose cumulée totale maximum au sol de 0,4 Gy).
Les signes d’irradiation ont été retrouvés chez 30% des survivants blessés de Hiroshima et Nagasaki, responsable peut-être de 5 à 15% des décès, souvent par syndrome d’irradiation aiguë. Le nombre exact des décès liés au syndrome d’irradiation aiguë est difficile à déterminer car la plupart de ces victimes présentaient également des brûlures thermiques étendues, rapidement fatales avec une symptomatologie générale assez semblable. Aucun effet des radiations n’a été mis en évidence au-delà de 2,4 km de l’hypocentre.
-
La principale manifestation a donc été le syndrome d’irradiation aiguë: De quelques jours à quelques semaines après l’attaque, les victimes irradiées ont présenté une phase de prodromes avec asthénie, céphalées, nausées et vomissements. Après une phase de latence de quelques jours à quelques semaines au cours de laquelle l’état de santé des victimes semblait s’améliorer survenait une aggravation avec asthénie, céphalées, nausées, vomissements, diarrhées, immunodépression, perte des cheveux, hémorragies et éventuellement décès. Au bout de 4 mois et en l’absence de décès, l’évolution s’orientait vers la guérison.
-
Exposition in utero des fœtus, conséquence de l’irradiation de femmes enceintes. Il a été observé des morts in utero (avortement), des retards de croissance, des retards mentaux ou des malformations (non héréditaires).
-
Les leucémies : À partir de 1947, une augmentation de l’incidence des leucémies a été observée parmi les survivants irradiés. Un maximum fut atteint en 1951, ensuite cette incidence a décliné pour disparaitre en 1985. Sur 50 000 survivants irradiés suivis de 1950 à 1990, il a été observé 89 cas de leucémies mortelles attribuables aux radiations (soit moins de 0,2% des survivants irradiés suivis).
-
Les cancers « solides » : Le suivi des survivants irradiés a montré, à partir de la fin des années 1950, une augmentation progressive de l’incidence des cancers, en particulier ceux du poumon, du tube digestif et du sein. Sur 50 000 survivants irradiés suivis de 1950 à 1990, il a été observé 339 cas de cancers mortels attribuables aux radiations (soit environ 0,6%).
-
Effets médicaux autres que les cancers chez les survivants irradiés : survenue de cataractes, de stérilité (souvent réversible chez l’homme), d’une augmentation de la fréquence des maladies (non cancéreuses) pulmonaires, cardiaques ou digestives avec une possible diminution de la durée de vie. Le nombre de ces décès semble égal au nombre ou à la moitié du nombre de ceux dus aux cancers et leucémies (soit environ de 0,5% à 1%).
Effets médicaux à long terme de l’irradiation.
Le nombre des morts dus aux effets à long terme des bombardements nucléaires est, d’après ces chiffres, dérisoires par rapport à celui des victimes des premiers mois. En mars 2007 au Japon, près de 252 000 personnes encore vivantes sont considérées « hibakusha » (survivants de la bombe). Mais, de ce nombre, moins de 1% (2242 exactement) sont reconnues comme souffrant d’une maladie causée par les radiations.
Effets sur la descendance de la population irradiée :
Les résultats du suivi des descendants des victimes d’Hiroshima et Nagasaki (30 000 enfants de parents irradiés, ce qui représente une population statistiquement significative) n’a pas permis d’observer une augmentation des malformations ou des troubles génétiques..
Nagasaki
La ville de Nagasaki était l’un des plus grands ports du sud du Japon et était un pilier du complexe militaro-industriel japonais. Diverses industries y étaient implantées : fabriques d’équipements militaires, entreprises chargées de la munition et des bombes, usines pour la construction de navires et d’avions, etc. Les résidences traditionnellement en bois furent complètement rasées par le souffle jusqu’à une distance de 2 km de l’hypocentre. Au-delà et jusqu’à 3 km les dommages étaient importants mais réparables, à la condition qu’elles aient survécu aux incendies qui suivirent.
De même que pour Hiroshima des incertitudes concernant le nombre des victimes existent à Nagasaki. Selon les mêmes sources que nous avions citées à propos de Hiroshima:
-
D’après l’estimation de 1946 : 35 000 personnes auraient été tuées et un peu plus blessées.
-
D’après celle de 1956 : sur une population de 173 800 âmes, 38 000 furent tuées et 21 000 blessées.
-
D’après la plus récente : Sur une population de 250 000, 60 à 80 000 personnes furent tuées.
Il existe à Nagasaki quelques particularités par rapport à Hiroshima :
-
l’arme utilisée étant plus puissante (une puissance équivalente à environ 20 000 tonnes de TNT) les dommages proches de l’hypocentre semblent avoir été plus importants.
-
l’agglomération étant divisée par plusieurs collines les destructions ont été moins étendues car les reliefs ont protégé certains quartiers.
-
l’habitat étant plus diffus la violence des incendies fut plus limitée, ils mirent deux heures pour prendre des proportions importantes, avec une durée de quelques heures et il n’y eut pas de conflagration généralisée.
-
l’arme étant d’un modèle différent (bombe à plutonium au lieu d’une bombe à uranium) la répartition du rayonnement γ et neutrons a été différente, ce qui semble avoir modifié la fréquence des types de leucémies observées.







HASSBYA ALLAH WA NIIM AL WAKIL….
LES MONSTRES
Ce qu’il faut c’est deposer plainte pour CRIME CONTRE L’HUMANITE CONTRE LES ORDONNATEURS DE CETTE DEPORTATION. Les responsables criminels qui ont decide cette action savaient pertinement que cette ZONE ETAIT TOTALEMENT CONTAMINEE PAR LA RADIOACTIVITE.
Je suis sure et certain avec des PREUVES MEDICALES ces criminels payeront pour leurs crimes…
Une guerre oubliée, des armes de destructions massives utilisées contre les « indigènes du RIF »…
http://www.amadalpresse.com/Guerre-Chimique-contre-le-Rif.pdf
Évidemment,nul ne se soucie de traduire devant les tribunaux internationaux ceux qui portent la guerre dans des pays qui ne sont ni leurs voisins (USA contre le Vietnam, contre l’Afghanistan, contre l’Irak, contre la Palestine, en utilisant ses chiens de chasse sionistes… et la liste est longue, et si les Indiens qui ont été décimés par les exportateurs de valeurs que défend Mme Clinton et Obama, devaient un jour ressusciter, ils demanderaient des comptes aux Cortès, aux Colomb, aux généraux coloniaux, tout comme les combattants pour la libération de l’Asie, de l’Afrique, de l’Europe, auraient à en demander à ceux qui ont exterminé les aborigènes d’Australie…
Mais le temps n’est plus aux constats, mais à la prise de conscience, que l’homme « avide de richesses » est l’ennemi de l’homme pacifique.
De Madariaga et Carlos Lazaro Avila, dans une étude conjointe, établissent que l‟Espagne a utilisé massivement des gaz toxiques durant la guerre du Rif et la France le fit en 1925 aux alentour de Fès, une cité située dans la zone sous son contrôle colonial.
DES BOMBARDEMENTS PASSES SOUS SILENCE.
Les bombardements espagnols furent passés sous silence, mais certains observateurs de l‟aviation militaire comme Pedro Tonda Bueno, dans son autobiographie « La vida y yo », [La vie et moi],
publiée en 1974, se réfère au lancement de gaz toxiques depuis des avions et le consécutif empoisonnement des champs rifains. En ce qui le concerne, Ignacio Hidalgo De Cisneros, dans son oeuvre
autobiographique « Cambio de rumbo » [Changement de cap], révèle comment il fut protagoniste de nombreux bombardements avec des gaz toxiques. Plusieurs années après, en 1990, deux journalistes et investigateurs étrangers, les allemands Rudibert Kunz et Rolf Dieter
Müller, dans leur oeuvre « Gaz toxique contre Abdelkrim : L‟Allemagne, l‟Espagne et la guerre du gaz dans le Maroc espagnol.(1921-1927) » apportent les preuves de ce qui eut lieu dans la région
rebelle. L‟historien britannique Sebastien Balfour, de la London School of Economics, dans son livre « Abrazo Mortal » [Embrassade mortelle], (Editorial peninsula), confirme l‟emploi massif d‟armes
chimiques dans les terres rifaines. Balfour, qui a étudié de nombreuses archives espagnoles, françaises et britanniques, soutient que la stratégie des militaires coloniaux espagnols se basait en retenir
des zones très peuplées du Rif pour leur lancer des bombes toxiques.
Ainsi le confirme, par exemple, un officiel britannique, H. Pughe Lloyd, dans un courrier envoyé au Ministre de la guerre de son pays en 1926. L‟Espagne, qui compta avec la collaboration active de la France durant la guerre contre les rebelles – un conflit qui provoqua la mort de 20.000 soldats espagnols – n‟a jamais reconnu officiellement les faits. Les historiens franquistes turent l‟affaire et les autorités marocaines n‟ont pas démontré le moindre intérêt pour clarifier les faits. Cela demeure logique si l‟on tien compte de ce que le régime marocain a utilisé aussi du Napalm contre la rébellion rifaine entre 1956 et 1958, une fois acquise l‟indépendance du Maroc.
Annexe 3, p 83
Hassan II, qui dirigea personnellement le répression lorsqu‟il était encore prince héritier, n‟a jamais voyagé au Rif durant son long règne et maintint ce territoire dans un état de marginalisation économique
et sociale.