Édition du
25 March 2017

Urgent : Répression du rassemblement des familles de disparus à Alger

Nous venons d’apprendre que le rassemblement des familles de disparus, vient  à nouveau d’être empêché devant le siège de la pseudo-commission gouvernementale des droits de l’homme, place Addis Abeba à Alger. De très nombreux policiers en tenue et en civil ont occupé tôt les lieux. Des citoyens, journalistes et militants des droits de l’homme ont tenté de participer au rassemblement. La police vient de procéder à des interpellations. De plus amples informations seront données plus tard.

Alger le 11 août 2010. 10h 45

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Complément d’information : Alger 15h

Le rassemblement a été finalement violemment dispersé par la police. Quatre citoyens  (deux parents de disparus et deux membres de la ligue des droits de l’Homme) ont été arrêtés et emmenés au commissariat pour être entendus puis libérés quelques heures après. L’un d’eux (Slimane) a reçu des coups de poing au dos et des gifles lors de l’interpellation. Et cette violente répression a eu lieu sous les fenêtres de « l’Auguste » commission consultative des non-droits de l’Homme et en ce premier jour du mois sacré du Ramadhan.

A ce régime en fin de règne nous répondrons par ce proverbe anatolien :

 » Décuple ta cruauté pour précipiter ton déclin ».


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7 Commentaires sur cet article

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  • citoyen
    11 août 2010 at 13 h 09 min - Reply

    NO COMMENT.




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  • rachid 2
    11 août 2010 at 14 h 18 min - Reply

    Ou sont ces organisations dites non gouvernementales INTERNATIONALES pour dénoncer un pouvoir illégitime et criminel ???? … ces bandits au pouvoir savent tres bien que ce sont ces familles de disparus qui constituent un danger pour leur pérennisation au pouvoir et une voie pour le TPI …




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  • khaled
    11 août 2010 at 15 h 46 min - Reply

    C’est dans la violence que ces algériennes et algériens accueillent le premier jour de Ramadan.

    Ces algériennes et algériens qui veulent juste faire le deuil de leur proches.

    Nos pensées et nos cœurs sont avec vous….La vérité vaincra un jour.

    COURAGE




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  • Tweets that mention Le Quotidien d’Algérie » Urgent : Répression du rassemblement des familles de disparus à Alger — Topsy.com
    11 août 2010 at 18 h 43 min - Reply

    […] This post was mentioned on Twitter by Sam LEBEL, Analitikis . Analitikis said: RT @JeunesAlgeriens: Algerie: Urgent : Répression du rassemblement des familles de disparus à Alger http://bit.ly/aYXDhy […]




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  • Sélim Ier
    11 août 2010 at 22 h 31 min - Reply

    La justice ou l’œil de Caïn.

    Lorsque avec ses enfants vêtus de peaux de bêtes,
    Échevelé, livide au milieu des tempêtes,
    Caïn se fut enfui de devant Jéhovah,
    Comme le soir tombait, l’homme sombre arriva
    Au pied d’une montagne en une grande plaine ;
    Sa femme fatiguée, ses fils hors d’haleine
    Lui dirent : – Couchons-nous sur la terre et dormons.
    Caïn […] songeait […]
    Ayant levé la tête, […]
    Il vit un oeil, tout grand ouvert dans les ténèbres,
    Et qui le regardait dans l’ombre fixement.
    Je suis trop près, dit-il […]
    Il réveilla ses fils dormant, sa femme lasse,
    Et se remit à fuir […]
    Il marcha trente jours, il marcha trente nuits.
    Arrêtons-nous, car cet asile est sûr.
    Et, comme il s’asseyait, il vit […]
    L’oeil à la même place au fond de l’horizon.
    Cachez-moi, cria-t-il […]
    Caïn dit à Jabel […]
    – Étends de ce côté la toile de la tente.
    – Vous ne voyez plus rien ? dit Tsilla, l’enfant blond,
    Et Caïn répondit :
    – Je vois cet oeil encore !
    Jubal […]
    Cria : – Je saurai bien construire une barrière. –
    Il fit un mur de bronze et mit Caïn derrière.
    Et Caïn dit : – Cet œil me regarde toujours !
    Alors Tubalcaïn […]
    Construisit une ville énorme et surhumaine.
    Sur la porte on grava : « Défense à Dieu d’entrer. »
    Quand ils eurent fini de clore et de murer,
    On mit l’aïeul au centre en une tour de pierre.
    Et lui restait lugubre et hagard. – Ô mon père !
    L’œil a-t-il disparu ? dit en tremblant Tsilla.
    Et Caïn répondit : – Non, il est toujours là.
    Alors il dit : – Je veux habiter sous la terre
    Comme dans son sépulcre un homme solitaire ;
    Rien ne me verra plus, je ne verrai plus rien.
    – On fit donc une fosse, et Caïn dit : – C’est bien !
    Puis il descendit seul sous cette voûte sombre.
    Quand il se fut assis sur sa chaise dans l’ombre
    Et qu’on eut sur son front fermé le souterrain,
    L’œil était dans la tombe et regardait Caïn.

    Victor HUGO, « La conscience »,
    tiré de La légende des siècles

    Note: Ces familles de disparus sont l’oeil d’Abel. C’est la raison pour laquelle Caïn/DRS est féroce.

    Ramadan Moubarak .




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  • Rédaction
    12 août 2010 at 13 h 16 min - Reply

    الخبر 12 اغسطس 2010

    انتشار مكثف للشرطة فوق محوّل أديس أبابا
    مصالح الأمن تمنع تجمعا ثانيا للمفقودين

    منعت، أمس، مصالح الأمن، للأسبوع الثاني على التوالي، الاعتصام الاعتيادي لعائلات المفقودين أمام مقر اللجنة الاستشارية لحماية وترقية حقوق الإنسان، وتعكس الخطوة التوجه نحو إغلاق الملف نهائيا.
    سبقت قوات الأمن عائلات المفقودين إلى موقع التّجمهر باكرا، وانتشر عشرات أعوان الشرطة فوق محوّل أديس أبابا في انتظار الاعتصام الذي توقع له أن يكون أكبر، إثر دعوة جمعية عائلات المفقودين إلى تجمع يشارك فيه كافة المواطنين، لأن في ذلك تعبيرا، كما قالت جمعية المفقودين،  »عن دعم الحريات والحق في التجمع والتظاهر ». وجاء استنجاد عائلات المفقودين بالمواطنين بعدما تعرض تجمعهم، يوم 4 أوت الجاري، إلى تضييق ومنع من طرف قوات الأمن التي تدخلت لتفريق المحتجين.
    ولكن الدعوة لم تجد استجابة واسعة من قبل المواطنين، وانتظرت عائلات المفقودين لبضع ساعات قبل إعلان بدء تجمعهم، لكن مصالح الأمن قررت تفريقه. ويبدو من الخطوات المتّخذة من قبل مصالح الأمن أن السلطات ربما قررت طي الملف نهائيا بحكم ما تقول أنه  »أغلق مع بنود المصالحة الوطنية »، وحتى رئيس اللجنة الاستشارية لحماية وترقية حقوق الإنسان، فاروق قسنطيني، لم يعد أمامه ما يقدمه لعائلات المفقودين بعدما تطرق للملف في تقارير متسمرة لسنوات. وكان فاروق قسنطيني قد برّر في وقت سابق منع التجمع، بمشاركة حقوقيات أجنبيات في اعتصام سابق لعائلات المفقودين. وقال قسنطيني لـ »الخبر » أمس، أن  »صلاحياتي كرئيس لجنة محدودة، ولا أملك سلطات رئيس جمهورية ». يقصد أن مطالب عائلات المفقودين تفوق طاقته. لكن متحدثين باسم عائلات المفقودين مصممون على  »معرفة الحقيقة ».
    

    المصدر :الجزائر: عاطف قدادرة




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  • Rédaction
    12 août 2010 at 13 h 19 min - Reply

    Le Quotidien d’Oran 12 août 2010

    Familles des disparus: Un rassemblement dispersé par la police

    par Ghania Oukazi
    Deux corps étendus sur le trottoir, d’autres debout mais fortement malmenés par les forces de l’ordre, ce sont là les dégâts générés hier par l’intervention musclée des policiers pour disperser le rassemblement symbolique des familles des disparus.

    «Lâchez-moi, je suis une Algérienne, je suis dans mon pays, vous ne pouvez pas m’empêcher de revendiquer mon droit ! », criait une dame d’un certain âge qu’un membre des brigades d’intervention traînait brutalement par le bras pour la forcer à quitter les lieux du rassemblement. Retenue depuis douze longues années par les familles des disparus comme étant une action symbolique qu’elles se sont promis d’accomplir tous les mercredis devant le siège de la Commission nationale consultative de défense et de promotion des droits de l’homme (CNCDPDH), le rassemblement d’hier n’a pu être tenu parce que les forces de l’ordre ont décidé de l’interdire.

    La raison de cette interdiction est que les familles des disparus ont depuis, trois mercredis de suite, ramené quatre femmes étrangères pour manifester à leurs côtés. «On les a filmé», nous a déclaré hier Maître Mustapha Farouk Ksentini que nous avons contacté juste après ce malheureux événement. Les pouvoirs publics ne semblent pas avoir réfléchi longtemps aux méthodes qu’il fallait employer pour interdire ce rassemblement hebdomadaire. L’envoi de forces de l’ordre est toujours la solution la plus simple et surtout à portée de la main des dirigeants. A la vue, hier, de personnes âgées férocement malmenées par les policiers, le rêve de la construction d’un Etat égalitariste semble s’être évaporé. Il semble d’autant l’être sous la pression des nombreux interdits que les politiques justifient aisément par les exigences de l’état d’urgence. Les cris de désespoir des familles des disparus faisaient mal au cœur. Avec les nerfs à fleur de peau en ce premier jour du mois sacré, les policiers n’y sont pas allés de main morte. Hier, la force publique s’est fait méchamment valoir face un petit groupe de personnes qui auraient pu être entendues par des responsables pour lever les équivoques et (ré)expliquer les lois et règlements en vigueur. Dans la cohue provoquée par la dispersion des manifestants, un homme et une femme ont été pris par un malaise. Tous deux, on les voyait étendus, inconscients, sur le trottoir attenant aux jardins de la CNCDPDH.

    L’image n’était pas belle à voir. Ce qui s’est passé hier devant le siège de la commission est une représentation «en direct» d’une scène de violence légalisée. Violence dont le dépositaire n’est autre que l’Etat policier dont le naturel – toujours latent – revient bien vite au galop.

    Les manifestants n’étaient pas nombreux hier pour que leur dispersion nécessite tout cet arsenal sécuritaire. Même qu’ils étaient les mêmes qui étaient habitués à se réunir la matinée de chaque mercredi «contre l’oubli et l’impunité». Il faut rappeler que le rassemblement a été déjà interdit le mercredi d’avant. «L’interdiction est l’incarnation du déni des droits des victimes et du mépris des autorités à leur égard», lit-on dans le communiqué signé par le collectif et SOS familles des disparus. Les signataires affirment être « décidés à ne pas céder devant la répression arbitraire (…) et continueront à user, par tout moyen pacifique, de leurs libertés d’expression et de manifestation, illégalement confisquées.»

    «La force d’un homme politique, c’est de convaincre»

    Ils précisent encore dans le communiqué que « (…) nombre d’organisations et de citoyens revendiquent un Etat de droit et que notre lutte passe par la recherche de la vérité et de la justice pour les disparus ainsi que pour la défense des droits et des libertés de chacun ».

    Maître Mustapha Farouk Ksentini nous a affirmé hier que le fait que la manifestation s’est tenue en présence de personnes étrangères « ne me dérange absolument pas mais la décision d’interdiction vient des policiers ».

    Interrogé sur ce qu’il pense des méthodes employées pour l’interdire, le président de la CNCDPDH soulignera que « je suis contre la violence sous toutes ses formes. Il est évident cependant que si on revient à la loi, elle interdit les sit-in. » Il ne manquera cependant pas de dire que « ce n’est peut-être pas la meilleure manière pour les familles des disparus d’adjoindre des étrangers à leur rassemblement mais je tiens à affirmer encore que je suis viscéralement et foncièrement contre la violence dans quelques circonstances qui soient. »

    Maître Ksentini tient à rappeler qu’ « il faut revenir à l’évidence que la charte pour la paix et la réconciliation nationale nous interdit même de parler des disparus. » « Voilà le problème ! », s’est-il exclamé pour faire remarquer que « la charte a force de loi, il faut la relire pour comprendre que le problème des disparus est évacué. Il est clos.»

    Y aurait-il quelque chose à faire d’autre ? lui demandons-nous. « Nous avons fait tout ce qui est en notre possession de faire, nous avons fait reconnaître à l’Etat sa responsabilité, les familles ont été indemnisées à hauteur de 95 ou 96% mais nous ne sommes qu’une commission consultative, nous ne sommes pas le pouvoir », a-t-il dit. L’état des libertés en Algérie lui fait dire que « c’est tout à fait moyen. Il faut revenir à la réalité du terrain, les choses se sont améliorées mais pas suffisamment vite à mon sens, ça ne progresse pas assez vite. » A ceux qui estiment que les libertés ont plutôt régressé, Ksentini répond « je ne pense pas, il y a quand même des améliorations si l’on se réfère aux années 70. On n’est pas au top, ça c’est sûr ! » Il pense qu’« il faut du temps au temps, il y a des comportements inadmissibles certes, parce que les droits de l’homme, c’est une culture qui n’est pas suffisamment répandue ni suffisamment observée.»

    Nous ne manquerions pas au passage de l’interroger sur ce qu’il en est du projet de l’amnistie générale que le président de la République avait évoqué dans le meeting électoral qu’il avait animé en mars 2009 à Tamanrasset pour décrocher son troisième mandat. «Je souhaite qu’il y ait amnistie générale parce toutes les souffrances à travers le monde ont été achevées par une amnistie générale, mais ceci relève des prérogatives du président de la République», affirme-t-il. Seulement, précisera-t-il, «je ne souhaite pas qu’elle soit imposée, il faut un débat». Parce qu’estime-t-il «la force d’un homme politique, c’est de convaincre et non pas de séduire.»




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