Édition du
28 March 2017

Un état de droit ne s´édifie jamais par la terreur, l´oppression ou la corruption, ni sur les monceaux de cadavres et encore moins sur l´oubli ou le déni.

Mohamed SAMRAOUI

Nous ne faisons pas une fixation sur le DRS, mais force est de constater que ce département, qui fêtera le mois prochain ses vingt ans, n´est ni au service de la République ni au service des intérêts supérieurs de la Nation, mais bien au service d´une caste usurpatrice de la légitimité historique qui s´autoproclame la tutrice de tout un peuple, lui imposant une dictature impitoyable et se permettant de piller le pays sans vergogne.
Le DRS de par ses méthodes criminelles, n´a rien à envier à la Gestapo de sinistre mémoire, lorsque les opposants, les intellectuels, les religieux et même les militaires pour peu qu´ils ne sympathisaient pas avec l´ordre de la terreur, n´avaient le choix qu´entre l´élimination physique ou les camps de concentration.
Ce que la plupart de nous dénonce ce n´est pas le DRS en tant que structure, institution ou instrument relevant de l´autorité de l´Etat, mais ses chefs sanguinaires, auteurs de crimes imprescriptibles comme le massacre d´innocents, les disparitions forcées, les tortures,…
De quel droit ce département s´octroie-t-il le droit de vie ou de mort sur les Algériens ? De quel droit leur impose-t-il leurs représentants (du Président de la République au maire d´une commune en passant par les députés, les ministres, et autres élus) ? De quel droit s´ingère-t-il dans la Justice du pays ? De quel droit s´implique-t-il dans la vie politique, syndicaliste ou associative ? De quel droit le DRS dicte-t-il la conduite à tenir aux médias ? Comment s´expliquer qu´une structure de l´Etat puisse échapper à tout contrôle sans rendre de compte à qui que ce soit ? Pourquoi le DRS et les criminels qui le dirigent sont ils au dessus de la loi ?
C´est bien facile dans ces conditions de tout rejeter sur les « faibles » sur les « islamistes »,sur les « berbéristes », sur les « mozabites », et tous ceux qui n´obéissent pas à son diktat ?
Il n´a jamais été dans nos intentions de dédouaner – et encore moins de cautionner- les crimes commis par les islamistes, que nous condamnons avec fermeté et sans la moindre complaisance ou équivoque. S´il est clair que le terrorisme doit être combattu et éradiqué par tous les moyens légaux de l´Etat (nous sommes tous d´accord là-dessus), par contre nul n´a le droit de se substituer à la justice ou d´user des mêmes méthodes que les terroristes.
Les islamistes ne sont certes, pas exempts de tout reproche, mais tout leur coller relève ni plus ni moins que de la manipulation et la falsification pour dissimuler les tares d´un régime corrompu et exangue.
Qui a transgressé la constitution de 1989 pour accorder l´agrément du FIS ?
Qui a fauché 123 jeunes en Kabylie qui ne manifestaient que pour la reconnaissance de leur culture ?
Qui a crée les faux « Aarouch » pour semer la division et la discorde ?
Qui a incité Ferhat Mehenni à créer le MAK ?
Qui refuse le choix du peuple et leur impose un parlement croupion ?
Qui a décrété l´état d´urgence pour bafouer les libertés et tordre le cou aux lois de la république, et jouir de l´impunité ?
Qui soustrait à la justice les terroristes Abderazak El para et Hassan Hattab ?
Qui a assassiné le Président Boudiaf en direct à la télévision ?
La liste des assassinats et des internements politiques commis par ce régime de voyous est très longue. Les pratiques mafieuses de ce système exécrable ne datent pas de 1992, mais bien d´avant l´indépendance et se sont poursuivies tout au long du règne des imposteurs. Et tôt ou tard la Vérité finira par rattraper les resquilleurs de l´Histoire.

Ainsi, en date du 16 avril 2008 sur RTL, lors de l´émission de Philippe Bouvard « les grosses têtes »(http://www.rtl.fr/player/Audio.asp?playerid=P_89188&mediaid=648501&dicid=365053) le polytechnicien Jean Méo qui était au service du général De Gaulle nous a révélé que ce dernier avait programmé en juin 1958 la mise au pouvoir de Benbella dans « quatre ans », avec l´espoir de conserver 70% du pétrole et d´avoir la main mise sur le Sahara..
Beaucoup de réponses à des questions restées sans réponse d’une manière incompréhensible
Trouvent enfin une explication plausible, notamment les accords secrets jamais annexés dans les minutes des négociations d´Evian. Le deal secret entre les deux parties avait aussi porté sur l´utilisation du Sahara par les forces francaises (notamment le polygone de tir de Reggane) pendant une durée de cinq années.
Evidemment le peuple algérien n´a pas été consulté, pis les habitants des régions du sud n´ont même pas été avertis des dangers qu´ils encouraient. Il est à présent établi que la France a procédé sur le territoire national à 17 essais nucléaires, dont 4 atmosphériques entre 1960 et 1966. Et dire que l´Algérie était indépendante depuis juillet 1962.
Le mystère de la sottise est aussi abyssal que le mystère du mal. La fourberie ne date pas de 1992 et les germes de la trahison, du mensonge et du pillage ont toujours fait partie des mœurs de cette caste qui fonctionne comme une secte. Ce n´est qu´après plusieurs décennies que le pauvre petit peuple apprend que Abane Ramdane a été assassiné par ses frères d´arme et non tombé au champ d´honneur comme clamé par les faussaires de l´Histoire. Idem pour les dépouilles des colonels Amirouche et Si El Haoues, dissimulées dans les quartiers de la gendarmerie au mépris de toute éthique ou toute morale.
Mais les imposteurs connaissent ils la signification de la morale, eux qui n´ont pas hésité à verser le sang des algériens pour maintenir un système moribond.
De nombreux Algériens ont pris conscience des véritables dangers qui guettent leur survie, ils savent qui les assassine, qui pousse la jeunesse vers le suicide, la harga ou l´exil, qui renie et démolit leurs valeurs, qui ruine le pays, …
Un état de droit ne s´édifie jamais par la terreur, l´oppression ou la corruption, ni sur les monceaux de cadavres et encore moins sur l´oubli ou le déni. Ce qui se passe en ce moment avec les familles de disparus est franchement scandaleux.et dépasse en impudence tout ce qu’on peut imaginer.
Le changement tant attendu passe par une prise de conscience collective de l´élite (qu´elle soit en exil ou en Algérie n´a pas d´importance) et de toutes celles et tous ceux qui ont l´Algérie dans le cœur et qui refusent d´abdiquer face à la tyrannie et au népotisme.
Il ne faut ménager aucun effort pour unir les patriotes sincères vers un but commun, le rejet de la dictature au pouvoir et l´édification de l´Algérie de demain, où règnera la justice, l´égalité, la liberté et la solidarité. Combattons main dans la main le mal là où il réside et laissons de côté les divergences et divisions que ce pouvoir démoniaque ne cesse de creuser.
Rien n’est plus indigne d’un peuple que de se laisser asservir sans résistance par une clique de despotes irresponsables.

M. Samraoui

PS : j´ai utilisé la première personne du pluriel car je m´identifie à tous les mouvements qui prônent l´unité des Algériens et auxquels j´ai adhéré ou sympathisé (MAOL, RACHAD, Front pour le Changement Pacifique, Appel du 19 Mars), mais il est évident que je parle d´abord en mon nom personnel.


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76 Commentaires sur cet article

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  • bouyilès
    14 août 2010 at 19 h 29 min - Reply

    Que de questions bien posées auxquelles M.Samraoui apporte des réponses bien précises et en mesure de mettre d’accord toutes les forces d’opposition qui militent pour la vérité et l’état de droit.
    Ce texte peut constituer une ébauche de charte de reconciliation de tous les patriotes sincères d’Algérie.




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  • Alilou
    14 août 2010 at 22 h 37 min - Reply

    Oui l’espoire est permit, quand on sait combien d’algeriens ont reellement l’algerie a coeur.

    Il ne reste qu’une chose a accomplir.

    De l’histoire on retiendra toujours une chose (L’emergenace d’un leader rassembleur) j’ai scruté l’horizon, je ne vois point de leader algerien capable a l’heure actuelle de nous rassembler sous une baniere nationale, pas religieuse ou ethnique ou autre marsienne, juste nationale….

    Si vous voyez un please let me know…

    Un fan de liberté…




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  • Saâd Lounès
    14 août 2010 at 22 h 44 min - Reply

    « Ainsi, en date du 16 avril 2008 sur RTL, lors de l´émission de Philippe Bouvard « les grosses têtes »(http://www.rtl.fr/player/Audio.asp?playerid=P_89188&mediaid=648501&dicid=365053) le polytechnicien Jean Méo qui était au service du général De Gaulle nous a révélé que ce dernier avait programmé en juin 1958 la mise au pouvoir de Benbella dans « quatre ans », avec l´espoir de conserver 70% du pétrole et d´avoir la main mise sur le Sahara.. »

    Faut-il donc comprendre que l’ex-tabor marocain, ex-légionnaire, ex-adjudant Ahmed Ben Bella était donc un « infiltré » au sein de l’OS et du FLN à la solde du pouvoir colonial??

    Le détournement d’avion des 5 historiques était-il un coup monté pour le « mettre en sécurité » et le préserver pour le placer à la tête de l’Etat ??

    Est-ce que l’Oujdi Bouteflika, qui lui a rendu visite en prison avec son passeport marocain, est impliqué dans le complot ??

    Etc… Etc…




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  • zehira Houfani Berfas
    14 août 2010 at 22 h 54 min - Reply

    Saha Ramadhankoum M. Samraoui et toute la famille LQA

    « Rien n’est plus indigne d’un peuple que de se laisser asservir sans résistance par une clique de despotes irresponsables. » Je reprends la dernière phrase de votre texte exhaustif, Monsieur Samraoui, car c’est une sentence qu’il ne faudra jamais cesser de répéter tant que le peuple algérien n’aura pas renoué avec sa dignité en se libérant des clans maffieux qui le gouvernent.

    Notre exil nous a permis de voir comment les autres peuples sont traités par leurs dirigeants et comment ces derniers dépendent des premiers. Ce que subit notre pays comme offense et agression dépasse l’entendement et pourtant cela ne choque pas outre mesure la grande majorité des « élites » y compris, la frange qui jouit aujourd’hui des bienfaits de la démocratie sous d’autres cieux.

    Savoir toutes les horreurs et vivre comme si elles n’existaient. Comment s’y résoudre? « Même si je me taisais, l’air, la terre et le vent hurleraient ce qui s’est passé au Rwanda » avait déclaré un témoin du génocide au Rwandais. Et c’est le préambule choisi par un magistrat canadien pour son jugement dans la condamnation d’un acteur du génocide qui avait fui son pays, mais que des témoins avaient retracé au Canada.
    En vous lisant, l’espoir devient proche, d’un trait d’union entre toutes les initiatives pour une Algérie libre et démocratique. Il n’y a que cette union pour nous sortir de ce passé d’horreurs et de violence qui a mis en péril notre fibre d’appartenance à une communauté. Fasse Dieu que les concernés par cette alliance ou union vitale pour l’Algérie aillent de l’avant et bousculent les obstacles qui les séparent de l’idéal algérien, cet état de droit pour lequel tant d’enfants de ce pays ont déjà payé de leur vie.




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  • Arezki Nait Amar
    15 août 2010 at 0 h 26 min - Reply

    @Mohamed Samraoui

    Je salue ton courage,ton sacrifice et ton combat pour l’avénement d’une Algérie authentiquement démocratique et plurielle !Ton combat régulier et soutenu contre le système inique qui nous gouverne depuis 1962 ne peut t’amener evidemment que des ennuis de la part du DRS,cet ogre qui se nourrit de la chair et du sang de ses enfants,le mythe du vampire Dracula a peut-être inspiré nos dirigeants pour se donner les moyens de vivre et d’assurer leur pérénité au pouvoir !
    Ton combat est le nôtre , nous ne reculerons pas d’un iota ! L’avenir appartient aux courageux et à ceux qui savent toujours aller de l’avant dans leur combat !

    @Saad Lounes

    Tu as l’art de poser de pertinentes questions et de donner les bonnes réponses en même temps !
    J’ai toujours eu le grand plaisir de te lire car ton combat est aussi le mien !




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  • BY
    15 août 2010 at 2 h 09 min - Reply

    Bonjour,

    Mohamed Samraoui interroge : « Qui a transgressé la constitution de 1989 pour accorder l´agrément du FIS? ».
    La Constitution a certainement été transgressé, comme vous dites, dans de trés nombreux domaines notamment dans celui des libertés publiques mais pas en ce qui conerne l’agrément du FIS. Contrairement à ce qui est généralement colporté, aucun article de la constitution du 23 février 1989 n’interdit, comme vous le suggérez, la création d’un parti comme le Front islamique du salut.
    L’article 40, seul, prévoyait les conditions de formation d’une association à caractère politique.
    Voici cet article dans son intégralité :
    « Article 40. — Le droit de créer des associations à caractère politique est reconnu.
    Ce droit ne peut toutefois être invoqué pour attenter aux libertés fondamentales, à l’unité nationale, à l’intégrité territoriale, à l’indépendance du pays et à la souveraineté du peuple. »
    A moins que vous considérez, a priori, que le FIS portait atteinte à l’une ou à toutes ces dispositions, ce qui était loin d’être le cas.
    Vous confondez, sans doute, avec une loi scélérate parce que contraire à la constitution promulguée postérieurement à la constitution du 23 février 1989 et/ou avec la constitution de 1996 qui, dans son article 42, interdit la formation d’un parti sur une base religieuse etc…
    Pour la clarté du débat, voici cet article :

    « Article 42 – Le droit de créer des partis politiques est reconnu et garanti.

    Ce droit ne peut toutefois être invoqué pour attenter aux libertés fondamentales, aux valeurs et aux composantes fondamentales de l’identité nationale, à l’unité nationale, à la sécurité et à l’intégrité du territoire national, à l’indépendance du pays et à la souveraineté du peuple ainsi qu’au caractère démocratique et républicain de l’Etat.

    Dans le respect des dispositions de la présente Constitution, les partis politiques ne peuvent être fondés sur une base religieuse, linguistique, raciale, de sexe, corporatiste ou régionale.

    Les partis politiques ne peuvent recourir à la propagande partisane portant sur les éléments mentionnés à l’alinéa précédent.

    Toute obédience des partis politiques, sous quelle que forme que ce soit, à des intérêts ou parties étrangers, est proscrite.

    Aucun parti politique ne peut recourir à la violence ou à la contrainte, quelles que soient la nature ou les formes de celles-ci.

    D’autres obligations et devoirs sont prescrits par la loi. »

    Salutations
    BY




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  • B.Ait Mohand
    15 août 2010 at 9 h 48 min - Reply

    Je souhaiterais que l’on puisse diffuser cette analyse au peuple Algérien et je me sent très concerné en tant que citoyen et militant du premier parti politique démocratique qui n’est autre que le FFS.
    A la fin de votre contribution , vous aviez cité certains mouvement et vous aviez omis de citer le FFS à sa tête notre frère Hocine Ait Ahmed , je ne vous le reproche pas car dans tous mes écrits et au fond de toutes mes pensées , je me suis toujours senti très proche de vous .Je remercie Dieu , et , au même temps heureux de voir qu’il y a dans mon pays d’autres Ait Ahmed




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  • Samraoui
    15 août 2010 at 11 h 29 min - Reply

    @BY
    Je faisais effectivement allusion à l´article 42 , qui est à mes yeux assez clair:
    « Dans le respect des dispositions de la présente Constitution, les partis politiques ne peuvent être fondés sur une base religieuse, linguistique, raciale, de sexe, corporatiste ou régionale. »
    Malheureusement la constitution est à chaque fois piétinée par ceux qui sont chargés de veiller à son respect, surtout lorsque le costume ne leur sied pas. On l´a vu avec d´autres formations politiques qui n´auraient jamais dû voir le jour et on l´a vu recemment lorsqu´il a fallu la modifier pour offrir un troisième mandat à sa « majesté » d´El Mouradia.
    Comme quoi tout repose sur du sable (ou du vent) en Algérie et voila pourquoi il faut s´atteler à rebâtir quelque chose de solide et de durable pour les générations futures, en commencant par enraciner une Démocratie authentique et non une démocratie de facade pour plaire à Paul et à Jean.
    Bon Ramadhan à tous.




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  • BY
    15 août 2010 at 15 h 48 min - Reply

    Bonjour,

    Donc, lorsque le FIS a été agréé en 1989, la constitution n’a pas été violée. Le FIS existait tout à fait légalement selon la loi fondamentale du pays. L’article 42 de la constitution du 28 novembre 1996 est destiné à empêcher le retour du FIS sur la scène politique après sa dissolution le 4 mars 1992 par une chambre administrative du tribunal d’Alger. Il y a beaucoup à dire juridiquement sur cette dissolution.
    Selon les dispositions de l’article 42, bon nombre de partis auraient dû être dissout notamment le RCD et Hamas qui ne l’ont pas été parce qu’ils servaient et servent encore le pouvoir.
    La version de la constitution du 15 novembre 2008 révisée pour permettre à Abdelaziz Bouteflika de briguer un troisème mandat a maintenu en l’état l’article 42 sans en tirer les conséquences sur le terrain. Cet article n’a donc été ajouté que pour jeter le FIS dans l’illégalité. Je ne peux qu’être d’accord avec vous quand vous dites que dans le domaine juridique comme dans d’autres domaines, « tout repose sur du sable (du vent).
    Rebâtir du solide est indispensable en effet mais il faut, auparavant, savoir quels types de matériaux conceptuels nous devons employer ? Il y a trop de produits d’importation chez nous…

    Salutations
    BY




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  • mohand ibn echahid
    15 août 2010 at 17 h 01 min - Reply

    Effectivement le DRS comme structure restera une institution pour proteger la nation surtout contre le danger exterieur et pourkoi pas contre le mal et la corruption. Le DRS doit etre avec le peuple, jamais contre le peuple,pour jouer le meme role k´a jouer la SAVAC, GESTAPO etc etc. C sur ke parmis les DRSois il y a ceux ki sont terrorises par leur propre conscience des gens honnetes et nationalistes. Les sanginaires parmi eux ne doivent pas depasser le millier on espere ke leur conscience s´eveillera 1 jour et demandent Allah « Ettouba ». Car meme s´il sont puissant maintenant ils ne le seront jamais eternellement ils n on ká voir l´histoire: Mussoloni Hitler Franco, Staline etc etc Cx st leurs enfants ki auront honte et seront chatier par leur propre conscience




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  • kouder
    15 août 2010 at 18 h 20 min - Reply

    Salutations,
    Mr Samraoui, vous qui étiez officier supérieur du DRS, vous ne pouvez tout de même pas comparer votre ancienne institution à la Gestapo de l’Allemagne nazie. Celle-ci ayant été au service du 3ème reich qui projetait,excuser du peu, de conquérir le monde. Pour rappel,le national-socialisme, le parti d’Hitler était porté au pouvoir en toute légitimité et au suffrage universel. Les allemands à cette époque, étaient certes embrigadés et endoctrinés, mais, majoritairement et à tort ou à raison, ils ont adhéré et soutenus de leur propre gré leurs dirigeants de l’époque.
    La comparaison n’est donc pas de mise.

    Vous évoquez tous les méfaits du DRS tout en s’indignant du fait qu’il s’érige en tuteur du pays.

    Cependant, vous n’expliquez pas les raisons à l’origine d’une telle situation. En fait, vous vous contentez de dresser un constat sans plus. Tout le monde ou presque sait comment est géré ce pays, c.a.d dans la confusion totale, même si, vous conviendrez bien, on ne s’est pas exactement qui est qui, qui fait quoi et par rapport à quoi.

    Le DRS constitue, certes, la colonne vertébrale du pouvoir, mais, doit-on pour autant incriminer cette institution et lui faire endosser la responsabilité de tous les malheurs de ce pays depuis l’indépendance à ce jour?
    Trêve d’hypocrisie, et que chacun assume ses responsabilités.

    Question: quel est l’effectif du DRS? il est à coup sûr insignifiant, proportionnellement au nombre d’habitants en Algérie, à moins que si cet effectif est constitué de l’ensemble de cette population. Dans ce cas, on est tous estampillé DRS.

    J’ai du mal à croire que seul le DRS empêche, un ministre, un DG, un médecin, un fonctionnaire, un enseignant, un ouvrier, un agriculteur, un mécanicien, un commerçant, un plombier,un maçon, un peintre ou même la femme au foyer de faire convenablement leur travail,de se comporter avec civisme, de ne pas cracher dans la rue,d’être propre, de respecter l’environnement, d’être moins égoïste et plus tolérant
    Si je suis bien votre raisonnement, vous blanchissez et amendez tout ce beau monde.
    Le DRS, Monsieur Samraoui évolue dans un système à l’intérieur duquel tout le monde, ou presque, tire son épingle du jeu, à savoir des plus puissants en haut de la pyramide de l’état Algérien jusqu’au simple citoyen. Tous profitent de l’ombre protectrice de ce système pour s’adonner, chacun selon ses moyens, ses relations, ses positions et ses pouvoirs d’influence, à ses grandes ou petites affaires.

    Les harragas, les suicidés, les malades mentaux, les terroristes et autres contestataires sont ceux, parmi les franges de la société, qui n’ont pas trouvé leur compte. Ceux-là sont victimes de toute la société et pas seulement du DRS, et la société Mr SAMRAOUI est à son tour victime de son ignorance.
    Autrement dit, on est tous responsables à des degrés différents. Au regard des malheurs qui se sont abattus, injustement, sur notre pays, jamais je n’ai entendu un haut responsable quelconque, quelque soit sa tendance politique, faire son meaculpa et demander pardon au peuple. C’est l’éternel campement dans la position de  »ce n’est pas moi c’est lui »

    Vous êtes indignés du fait que les forces françaises aient utilisées le sahara Algérien pour des essais nucléaires sans que le peuple ne soit consulté. Ce dernier avait choisi sa voie en 1962 quand il scandait 07 ans barakat, au moment où la guerre fratricide entre les dirigeants de la révolution faisait rage.

    Vous dites que la fourberie du DRS ne date pas de 1992, encore une fois, on apprend rien et toutes les fourberies remontent même à la période du mouvement nationalistes.

    ABANE Ramdane, que Dieu ait son âme, a été assassiné, peut-être aussi, parce qu’il s’est trompé de combat comme d’autres se sont trompés de société.

    Le colonel Amirouche réduit à un vulgaire criminel et sanguinaire parce que, peut-être aussi,il n’a pas su faire ce qu’il devait faire au moment voulu.

    Un état de droit, Mr SAMRAOUI, ne s’édifie pas non plus avec des fleurs au bout du fusil, ni dans les salons feutrés des grands hôtels, ni à l’intérieur ou à partir des mosquées,et encore moins en étant planqué à l’étranger. L’édification d’un état de droit, comme toute autre chose d’ailleurs, à un prix.

    La question est : qui parmi nos honorables ex-dirigeants est en mesure de nous éclairer et de nous montrer la voie aux citoyens égarés que nous sommes ?
    Mr Samraoui, je suis un simple citoyen,né post indépendance, je n’ai jamais été militant d’un quelconque parti politique, je veux juste dire mon écœurement et mon indignation et crier haut et fort à la face de tous ceux qui ont abandonnés notre pays à son triste sort. Ils ont arraché l’indépendance tout en refusant de libérer le peuple.

    Vous dites  » rien n’est plus indigne d’un peuple que de se laisser asservir sans résistance par une clique de despotes irresponsables »
    Un peuple c’est d’abord des valeurs et une vision communes. Ce qui est loin d’être le cas chez nous. La révolte des kabyles en 2001 en est un exemple édifiant. Ceux-ci,Mr Samraoui ne se sont pas battus, du moins cette fois-ci, pour leur culture, mais bien pour la dignité,la liberté et contre la hogra. N’est- ce pas là des valeurs que devrait défendre l’ensemble de la société Algérienne? ce qui n’est malheureusement pas le cas.

    Quant au changement pour plus de progrès, pour consacrer toutes les libertés, pour asseoir une justice équitable et respecter la souveraineté du peuple, cela ne ne peut se concrétiser sans l’adhésion et l’implication de toutes les forces (DRS compris)vives du pays, à l’exception, je le dis sans détour, de ceux qui considèrent la démocratie comme une hérésie.

    Avec tous mes respects Mr SAMRAOUI.




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  • le kabyle
    15 août 2010 at 19 h 44 min - Reply

    @By.

    Je pense bien au contraire, qu’il y a eu un viol parfait, et au sens plein du terme, des dispositions de l’Art. 42 de la Loi Fondamentale qu’est la Constitution, si l’on s’en tient au pcp sacro saint de la théorie du carré de Malberg en doctrine juridique.

    En fait, lorsque le pouvoir a agréé la création du FIS fondé sur une base religieuse (Art.42) et du RCD fondé sur une base linguistique (Art.42), il est absolument clair que si l’on s’en tient à l’interprétation littéraire ou littérale des dispositions express dudit Art.42 de la dite Constitution, ces deux  »partis » n’auraient JAMAIS du être agréés et encore moins voir le jour !

    C’est l’évidence même !

    Car dans la praxis juridique d’un pays qui porte respect à ses propres Lois, on ne peut affirmer une chose (dans la constitution) et procéder immédiatement à son CONTRAIRE sur le terrain et donc dans les faits : en créant les deux partis !!!

    C’était une parfaite abérration.

    En réalité, et dans toute cette Histoire tragique que nous vivons et dont nous en payons, aujourd’hui, le prix fort, le pouvoir a piégé, en réalité, tout le monde y compris le FIS et le RCD et nous avec…

    Car il agréé et donc créé de façon diabolique les deux  »partis » que les dispositions elles mêmes de la Loi dite Fondamentale récusent et INTERDIT de façon expresse !!!

    Là se trouve, cher frère, toute la truanderie et toute la fourberie politique du pouvoir algérien ! Il a parfaitement joué le rôle de l’illusionniste dans l’affaire à nos dépends…

    Il nous a en quelque sorte blousé, en menant à bien son grand tour de passe-passe, avec nos yeux grands ouverts et… notre cerveau, malheureusement, complètement fermé !!! Car nous avions à l’époque une vision complètement voilée par les sorciers du DRS…

    WE HAD A BLURRED VISION AT THAT TIME !

    Thanmirth.




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  • Farid Zekri _ Sétif – Alg.19.000
    15 août 2010 at 19 h 53 min - Reply

    Vive le Colonel Samraoui,Vive l’Algérie,pourquoi le colonel des forces terrestres Algérien est éxilée de force a l’étranger,pourquoi le milliardaire Algérien Abdélmouméne Khalifa est sous-mandat de dépot aux Royaume-Uni? On insulte la France pour son passées coloniale en Algérie ,mais par contre Abdel Aziz Bouteflika ne peut pas nourir 38 millions d’Algériens….. Mais tot ou tard la véritée apparaitra Mr Abdelaziz Bouteflika vous nous avez menti de A a Z ,vous nous avez mangées nos droits avec vos complices ……. tous mes cousins on fuit l’Algérie pour fuire en France en train de mendier. tous vos ministres OUJOUHOUM METLI BEL BOUL YA SI Abdelaziz Bouteflika.
    …….. SAHA-RAMDANKOUM A TOUS LES ALGERIEN UN JOUR VOUS VIVREZ EN PAIX DANS VOTRE PAYS……….




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  • BY
    15 août 2010 at 22 h 20 min - Reply

    Bonsoir,

    M. Le Kabyle, l’article 42 relève de la constitution du 28 novembre 1996, je dis bien de 1996. A cette date, le FIS était déjà dissout. L’agrément du FIS relève de la constitution du 23 février 1989 (article 40) qui ne prévoit aucune disposition qui aurait pu empêcher l’existence du FIS ou du RCD. C’est ainsi. La non rétroactivité est un principe juridique universel. « La loi ne dispose que pour l’avenir ; elle n’a point d’effet rétroactif ». C’est un critère de différenciation entre les Etats démocratiques et les Etats non démocratiques.
    Je le répète le FIS était parfaitement en conformité avec la loi fondamentale en vigueur. Et la Constitution occupe la plus marche, après les traités internationaux, dans la hiérarchie des normes juridiques. C’est la condition de l’Etat de droit tel que le définit Carré de Malberg que vous citez. Ce n’est guère une polémique mais une clarification dans ce débat trés important à mes yeux.

    Salutations
    BY




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  • Ammisaid
    15 août 2010 at 22 h 53 min - Reply

    L’une des causes du chaos dans lequel nous ne retrouvons est, à mon avis, le non respect par le pouvoir et les militaires des lois et de la constitution de notre pays.
    Ce non respect est total et de tous les temps. Il s’exerçait par la dissumilation, le mensonge, la fraude, la non application de ces lois et les fausses promesses…et, enfin, quand cela est nécessaire la violence et la barbarie.
    Nous avons affaire des gens sans scrupules et sans honte. Ils ne veulent pas composer avec le peuple et ils ne veulent pas rendre des comptes de leurs actes et faits. C’est les hommes qui sont la cause des échecs et des réussites quand les lois sont respectés.
    Malheureusement,chez nous, tout est basé sur un seul but: obtenir le pouvoir par n’importe quel moyen, ce maintenir par n’importe quel moyen et profiter de ses privilèges par n’importe quel moyen.
    Dés fois, j’ai l’impression que tout est faux chez nous.
    Ce qui fait que les désaccords de certains n’arrivent pas à trouver de solutions qui peuvent les dépasser.
    L’Effet se confond souvent avec la cause.
    Tant que la cause demeure l’effet aussi. Si tu te pinces la peau, tu sentiras toujours une douleur. L’intensité de la douleur depend de l’intensité du pincement.
    Les qualités(intensité, durée, matériel utilisé, lieu…) de la cause détermine les qualités de l’effet causé par cette cause.
    Fraternellement
    Saha eshourkou




    0
  • radjef said
    15 août 2010 at 23 h 19 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. @Med Samraoui, bonsoir. Le 3eme Reich est le produit du capitalisme et non du suffrage universel, alors que le drs est le produit du colonialisme…Vous ne voyez pas là une similitude entre ces deux organisations fascistes et criminelles?




    0
  • Mohamed Jabara
    15 août 2010 at 23 h 28 min - Reply

    @ A.BY et Le kabyle.

    Me permettrez vous de vous poser une question de profane ?

    En admettant que la constitution de 1989 ne permettait pas l’agrément du FIS par le pouvoir, élément représentatif de l’Etat, dans les faits il a été agréé ce qui constitue un cas de nullité.

    Ne peut on pas dire que cette nullité a été couverte par le vote massif à son profit en vertu du principe que le peuple est souverain et constitue l’un des éléments fondamentaux de l’Etat à la différence du pouvoir qui en est issu dans le cadre de procédres prédéfinies ?

    Si on estime en effet que le peuple est souverain et que la constitution est l’expression de sa volonté, rien ne devrait lui interdire de revenir sur ses dispositions lorsqu’il se prononce. Bon j’entends crier les puristes alros j’arrete.




    0
  • le kabyle
    16 août 2010 at 0 h 38 min - Reply

    MR. BY.

    Bonsoir,

    Certes, il est vrai que la LOI ne dispose QUE pour l’avenir et qu’elle n’a point d’effet rétro-actif, sauf dans UN cas et UN seul… et là vous n’avez malheureusement pas continué LE RAISONNEMENT de votre démonstration. Car il fallait ajouter pour une bonne compréhension fidèle de la question la précision suivante qui est fondamentale en l’espèce

    « SAUF EN MATIERE PENALE… », n’est-ce pas ?

    Encore qu’il faille préciser qu’en matière pénale, les dispositions de la nouvelle loi (pénale) NE SONT PAS RETRO-ACTIVES si les dispositions de l’ancienne loi sont plus douces et donc moins contraignantes que la nouvelle… Ce qui est tout à fait normal.

    Pour le non agrément du FIS et du RCD, je m’excuse BY mais je maintiens et persiste que les dispositions du texte constitutionnel de 89 reprenaient in extenso les dispositions de 86 et donc que : le FIS ou le RCD n’auraient JAMAIS du être agréés ni autorisés à activer. Sachant pertinemment, tout le MAL que le FIS allait engendré et créer par manipulations cachées et interposées du DRS, il est vrai.

    Je n’ai plus les deux textes constitutionnels sous les yeux mais il me semble bien que la constitution de 89 promulguée sous l’ère de HAMROUCHE interdisait en ses Art. soit 42 soit 49 soit 52 mais je vais consulter de ce pas sur le moteur de recherche les deux textes en question, no problem.

    Néanmoins, et en tout état de cause, la question de fond qui se pose à nous et nous interpelle dans le débat, est celle-ci :

    Si le pouvoir, en 1986, a interdit tout activité au FIS, c’est quil pensait en son for intérieur à tort ou à raison d’ailleurs… que ce parti représentait en fait un véritable danger pour lui ou pour la société algérienne…

    Pourquoi dés lors, ce même pouvoir a fini par agréer le parti politique du FIS en 1989, sachant pertinemment, à l’avance, de ce qui allait advenir par la suite…???

    LA EST TOUTE LA QUESTION !!!

    Il y a bien eu donc, de la part de ce même pouvoir, une volonté réelle et manifeste et pire même une manipulation monstrueuse à vouloir nuir à la stabilité du pays pour l’entraîner volontairement dans une spirale de violence destructrice par FIS interposé qu’il a manipulé totalement et à outrance du début à la fin à des buts inavouables et inavoués… Cf. les résultats désastreux et la situation présente dans laquelle se trouve l’Algérie, aujourd’hui !

    La seule faute du FIS, une fois encore, et ce que personnellement je lui reproche c’est de S’ETRE LAISSE MANIPULE PAR LE DRS !!! C’est tout.

    Pour le reste, l’HISTOIRE tranchera et fera la part des choses, façon juste.

    Car la logique normalement, en pareil cas, et l’entendement humain auraient commandé au pouvoir que lorsque nous constatons que nous nous dirigeons TOUT DROIT vers le mur, c’est de tout faire absolument pour contourner à tout prix cet obstacle et l’éviter.

    Just the common sens…

    Ma réponse, en tout état de cause, ne doit nullement être perçue comme un début de polémique outrancier de ma part mais bien au contraire le début de débat sain, serein, cordial et amical porteur d’idées catalysatrices pour faire juste avancer les choses et faire bouger les lignes TOUS ensemble la main dans la main. Un débat d’idées, sans plus.

    Bien amicalement.

    Thanmirth.




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  • Rachid Ziani Cherif
    16 août 2010 at 0 h 46 min - Reply

    @ M. Samraoui

    Je voudrais intervenir brièvement à propos de la remarque émise par M. Samraoui concernant ce qu’il appelle la non légitimité du Fis. J’interviens à ce propos sans intention de m’éterniser sur des cet aspect purement juridique et loin des considérations constitutionnelles, que je juge parfaitement bien résumé par BY grâce à sa mise au point succincte et étayée de faits ne souffrant d’aucune équivoque. De même, il n’est pas de mon intention de revenir sur le débat de la légitimité de la constitution de parti sur la base religieuse, je pense que ce n’est pas le moment approprié.
    Ce que je voudrais par contre c’est rappeler un fait, qui grâce au recul ( presque deux décennies) et des différentes cartes qui sont tombées l’une après l’autre, ont bien dévoilé les véritables desseins de la cabale DRS, et personne, et encore moins M Samraoui, n’est aujourd’hui dupe au point de croire le prétexte avancée par cette junte pour justifier son putsch, tout comme l’alibi contenu dans l’article 40 de la constitution de 1996 (et non de 1989, une différence énorme) pour bannir « les partis fondés sur une base religieuse, etc). M Samraou n’est pas sans savoir que le dit article de 1996, (issu d’une constitution d’après le putsch) a été pondu spécialement et sur mesure pour bannir le FIS (et tout parti qui refuserait la compromission et le modus operandi dce la DRS, et barrer ainsi la route pour le retour du FIS sur la scène politique. Quant au prétexte de illégalité de parti fondé sur la religion, c’est de la pure fantaisie, et pour preuve, l’existence jusqu’à ce jour de hamas (devenu HIMS, en plus de son affiliation internationale !), Al islah, et le RCD (base ethnique) et autres formations politiques. Je ne doute pas un instant que M. Samraoui possède cette faculté de distinction, qui le prémunirait contre pareille self- confusion. La réalité prouvée par les faits, montre que la présumée «illégalité » du FIS ne relève pas tant de son illégitimité constitutionnelle, mais plutôt de sa non acceptation du modus operandi imposé par la DRS et accepté par le harem des partis en place contre des strapontins octroyés dans le cadre du quota. Les partis ayant refusés de rentrer dans les rangs et de faire figuration, quelque soit leur obédience, ont tous été ‘banni’ d’une manière ou d’une autre, demandez au FFS, demandez à M Mehri….
    Il est devenu quasiment clair, que tout parti, qu’il ait été laïque, berbériste, nationaliste ou toute autre appellation, aurait subit le même châtiment, au cas où il aurait refusé la compromission établie (FFS une autre fois), le reste n’étant qu’une question de fioriture à adapter selon le cas, par constitution pré-établie.
    Une chose est sur, si le FIS avait accepté ‘le fait accompli de la cabale DRS’ et avait accepté le système de quota basé sur l’acceptation de la politique de la DRS,( tout comme était disposé à le faire le FIS version kerrar, merani, sahnouni); le FIS serait à ce jour un parti implanté aussi bien au gouvernement, qu’au parlement, et ailleurs ( de là on comprend d’ailleurs l’implosion en direct sur la TV algérienne avec le trio précédemment cité, avec en vedette feu Bachir fekih, éliminé ensuite car devenu encombrant), mais le refus ‘de la direction d’après le congres de Batna, de ‘cohabiter dans le même lit, avec la DRS pour patron, lui a coûté ce que nous savons TOUS.
    De même en parlant d’illégalité et d’illégitimité, que peut on dire de la constitution de 1996 ( celle qui a ‘inventé’ son art 40 pour couper la voie au Fis, sous prétexte d’interdiction de parti fondé sur la religion etc.), à t on oublié que cette dite- constitution a été échafaudée en absence totale du peuple ( rappelez vous l’époque) et à son insu, et par cette même junte qui a été à l’origine même du putsch, comment alors être consistant avec soi même, tout en se referant sur cette constitution scélérate anti populaire pour justifier l’interdiction du FIS?




    0
  • BY
    16 août 2010 at 0 h 52 min - Reply

    Bonsoir,

    M. Jabara, la constitution du 23 février 1989 a été soumise à référendum. Donc, le peuple est supposé avoir dit son mot. Partons du principe qu’elle a été réellement adoptée par le peuple qui aurait dû être, en l’espèce, le pouvoir constituant originraire. C’est lui, en effet, qui aurait dû fixer les règles constitutionnelles relatives à la dévolution du pouvoir politique et à son exercice dans le cadre d’une assemblée constituante.
    A part, les cinq critères énoncés par l’article 40 de la constitution de 89, à savoir l’atteinte aux libertés fondamentales, à l’unité nationale, à l’intégrité du territoire, à l’indépendance du pays et à la souveraineté du peuple, rien ne pouvait entraver la reconnaissance du FIS ni son existence sauf la force qui a été utilisée le 11 janvier 1992 pour le dissoudre au mépris de la loi.
    On peut raisonner comme vous l’avez fait, par l’absurde, pour démontrer la légalité du FIS par la légitimité que le vote des Algériens en 1990 et en 1991 lui a conféré.

    Salutations
    BY




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  • Ammisaid
    16 août 2010 at 1 h 14 min - Reply

    Très intéressantes toutes ces explications. Néanmoins, rien ne peut être légitime ou tout est légitime quand le pouvoir est illégitime. Le pouvoir Algérien illégitime à l’origine s’était « auto-légitimé » est ensuite il « légitimait » ce qui l’arrangeait et « illégitimait » ce qui le dérangeait. La légitimation ou « l’illégitimation » se faisaient au gré de ses intérêts fondamentaux: le pouvoir et ses privilèges.
    Excusez moi pour mes néologismes illégitimes
    Fraternellement




    0
  • BY
    16 août 2010 at 1 h 29 min - Reply

    Bonsoir,

    M. Le Kabyle, j’ignore de quelles dispositions vous parlez que la constitution du 23 février 1989 auraient reprises in extenso pour reprendre votre expression. L’Algérie a épuisé quatre constitutions : celles de 1963, 1976, 1989 et 1996 dont l’article 74 a été révisé en 2008 pour permettre à Abdelaziz Bouteflika de se représenter pour un troisième mandat.
    Les textes de 1963 et de 1976 constitutionnalisaient le Parti unique. L’article 94 de la constitution de 1976 disposait que : « Le système institutionnel algérien repose sur le principe du Parti unique. » Et l’article 95 de la même constitution précisait que : « Le Front de Libération Nationale est le Parti unique du pays.(…). »
    Les dispositions constitutionnelles dont vous parlez pour interdire au FIS ou à un autre parti d’exister m’échappent totalement. Il est d’ailleurs assez contradictoire, juridiquement parlant, que toutes les constitutions du pays proclament que « l’islam est la religion de l’Etat » pour interdire de s’en revendiquer politiquement.
    Concernant la rétroactivité, je crois avoir dit que la règle était la non rétroactivité de la loi, en particulier pénale surtout lorsque celle-ci est plus sévère que la précédente. C’est un principe de sécurité.

    Salutations
    BY




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  • le kabyle
    16 août 2010 at 2 h 09 min - Reply

    @MR. DJEBARA.

    Merci. C’est toujours plus qu’un plaisir de vous lire.

    Je tiens cependant à vous dire haut et fort combien vous avez parfaitement raison dans le premier paragraphe. Parce que c’est là justement que réside TOUTE la supercherie du pouvoir. Celle d’avoir agréer le parti du FIS alors que les dispositions de la Constitution de 89 L’INTERDISAIENT clairement bon sang de bon sang…!!!

    POURQUOI L’AVOIR DONC AUTORISE ???

    C’est là justement que réside tout le NOEUD GORDIEN de toute cette affaire qui est devenue notre drame national !!!

    Vous avez parfaitement résumé la question de fond, MR. DJEBARA.

    C’est une énorme et monstrueuse MANIPULATION de la part du pouvoir à l’encontre du peuple Algérien. On nous a fait tout simplement prendre LES VESSIES POUR DES LANTERNES !!! Voilà l’affreuse vérité MR. DJEBARA et vous l’avez parfaitement éventée… Je vous en remercie !

    Oui ! Avoir agréer un tel parti constitue d’abord et avant tout un acte ANTICONSTITUTIONNEL ou INCONSTITUTIONNEL, same thing. Et donc, comme tel l’acte d’agrément du FIS est frappé d’une NULLITE ABSOLUE sur le plan du droit et non de NULLITE RELATIVE… cf. en la matière le point de vue de la Doctrine juridique.

    Non, MR. DJEBARA ! On ne peut pas dire que cette nullité (absolue) ait été couverte par le vote, fût-il massif ! Puisqu’à la SOURCE, constitutionnelle, il n’est pas agréé par cette norme fondamentale qui est la SOURCE de toutes les LOIS en Algérie !!! CQFD.

    Le peuple a donc voté ou on l’a fait voté  »draâ » par une lâche supercherie, et là, l’état endosse TOUTE l’entière RESPONSABILITE de TOUT ce qui nous est arrivé par la suite et jusqu’à ce jour !!! On a donc fait voté le peuple Algérien pour un parti qui n’existait pas en réalité sur le plan normatif pur mais qui était bien présent et même trés présent SUR LE TERRAIN, sans plus.

    C’était un crime FROIDEMENT calculé, comme toujours… de la part des autorités de l’Etat Algérien !

    Oui, MR. DJEBARA, en effet, le peuple est  »souverain » mais dans des Etats de droit !

    Pour ma part, je concluerai pour dire que le peuple Algérien est  »souverain » mais dans le cadre de sa propre constitution qui l’enferre et qui n’est à son grand dam aucunement respectée par le pouvoir qui l’a lui-même initiée pour son SEUL profit !!!

    Voilà où réside, plus précisemment, notre grand drame… MR. DJEBARA. Nous ne savons pas, à ce jour, comment procéder AU RENOUVELLEMENT DE NOS ELITES, chose que font parfaitement bien les pays occidentaux.

    Mes amitiés.

    Thanmirth.




    0
  • BY
    16 août 2010 at 2 h 59 min - Reply

    Bonjour,

    A moins que les textes constitutionnels que j’ai sous les yeux soient tronqués mais je lis dans le chapitre IV : Des Droits et des libertés, de la constitution de 1989, article 40 (j’insiste article 40) que « Le droit de créer des associations à caractère politique est reconnu.
    Ce droit ne peut toutefois être invoqué pour attenter aux libertés fondamentales, à l’unité nationale, à l’intégrité territoriale, à l’indépendance du pays et à la souveraineté du peuple. »
    Dans la constitution de 1996, même chapitre (IV : Des droits et des libertés) c’est l’article 42 (j’insiste là encore article 42) qui dispose que « Le droit de créer des partis politiques est reconnu et garanti.
    Ce droit ne peut toutefois être invoqué pour attenter aux libertés fondamentales, aux valeurs et aux composantes fondamentales de l’identité nationale, à l’unité nationale, à la sécurité et à l’intégrité du territoire national, à l’indépendance du pays et à la souveraineté du peuple ainsi qu’au caractère démocratique et républicain de l’Etat.
    Dans le respect des dispositions de la présente Constitution, les partis politiques ne peuvent être fondés sur une base religieuse, linguistique, raciale, de sexe, corporatiste ou régionale. » (…)
    J’espère que nous arriverons, au moins, à nous mettre d’accord sur l’article 40 qui ouvre le champ politique avec les restrictions qu’il comporte et l’article 42 de la constitution de 1996 qui ferme au FIS puisque les autres partis concernés n’ont pas été dissout toute perspective de retour à la vie politique. La loi de juillet 1989 amendée en 1997 qui complétait l’article 40 de la constitution de février 1989 restreignait considérablement la liberté de formation des associations à caractère politique. Je n’ai pas le texte complet de cette loi sous la main pour donner son contenu exact.

    Salutations
    BY

    Salutations
    BY




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  • karim2380
    16 août 2010 at 11 h 38 min - Reply

    (J’espère que n’allez pas me censurer)

    Je pense qu’un étudiant de première année de droit vous dira que l’agrément donné au FIS n’est pas conforme au droit constitutionnel. Je me demande pourquoi certains continuent à nous bassiner avec cette histoire.
    Mon grand respect à Mr Samraoui qui au sommet de sa carrière, a sacrifié tout ce qu’un être humain a de plus important pour être fidèle à ses principes.




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  • Alilou
    16 août 2010 at 12 h 57 min - Reply

    @BY.

    La memoire est selective,

    Le FIS n’est pas anticonstitutionnel, car ce n’est pas un parti basé sur la religion.

    LE FIS EST ANTICONSTITUTIONNEL, vous oublier rapidement comment les mosquées ou on est sensé prier DIEU, par des personnes venus de tout horizons, a servie au parti de DIEU de faire passer des messages (J’y etais present), voter pour le FIS c’est voter pour l’ISLAM et DIEU.

    Les menaces a la veille du scrutin, les listes noires et j’en passe.

    J’espere de tiout mon coeur que LQA n’essaye pas de legitimer encore le parti de DIEU.

    Certe c’est un espace ouvert a tous, mais ne tomber pas encore dans un autre peige,

    Aucun parti qui fait appel a la religion ne doit etre accrediter en ALGERIE, si vous voulez reellement batir un vraie nation.

    Si vous pensez que reellement que les ALGERIENS sont de vrais musulmans, alors pas besoin de leur creer de parti, la religion musulmane en algerie, alors ne serait pas en danger.

    A moins que l’intention cahcésoit rellement d’etablir un etat islamique, une autre republique en carton.

    Il n’y aurai pas eu le FIS on ne serait jamais arriver la ou nous en sommes aujourd’hui.

    Mes paroles sont durs encores mais c’est la verité.

    L’ISLAM ne doit pas etre le monopole d’un parti, la religion est sacree, elle ne doit pas servire d’alibi pour s’accaparer le vote des personnes.

    Rappelez vous le meeting du stade du 5 juillet… ca en dit long sur la constitutionnalité du FIS

    Salutations




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  • Mohamed Jabara
    16 août 2010 at 16 h 07 min - Reply

    @ A.By et le Kabyle.

    J’ai juste posé une question pour essayer d’y voir plus clair et voila que tous les deux vous me dites que j’ai raison alors qu’il me semble que vous n’êtes pas d’accord.

    @A.by me dit que ma démonstration ab absurdo est juste et que donc en admettant que la constitution interdisait l’avalisation du FIS le vote de 1992 régularise l’entorse qui a été faite à la constitution.

    @Le Kabyle me dit que la constitution de 1989 ne permettait pas l’agrément du FIS et que s’agissant d’une règle impérative, sa violation entraine nullité absolue ne tolérant pas qu’elle soit couverte par le vote.

    Plusieurs questions surgissent dans mon esprit:

    Que dit exactement la constitution de 1989 sur ça ?

    « Article 39. – Les libertés d’expression, d’association et de réunion sont garanties au citoyen..

    Article 40. – Le droit de créer des associations à caractère politique est reconnu.

    Ce droit ne peut toutefois être invoqué pour attenter aux libertés fondamentales, à l’unité nationale, à l’intégrité territoriale, à l’indépendance du pays et à la souveraineté du peuple ».

    ( http://www.algeria-watch.org/farticle/docu/constitution1989.htm )

    Y a t il un précédent en jurisprudence ? Mais ça j’en doute vu la spcifité spécifique et stupéfiante du système algérien ?

    1- Si la constitution de 1989 permet l’agrément du FIS pas de problème.

    2- Mais si l’agrément nécessitait une interprétation, cette interprétation a été faite en son temps et le FIS a été agréé sur cette base, que peut on en dire ?

    3- Enfin, si la constitution ne permet pas explicitement l’agrément de partis tels que le FIS, l’agrément de celui ci était donc vicié.

    Reste donc à déterminer si la nullité induite est relative ou absolue comme le dit le Kabyle d’une part, et d’autre part si le peuple exerçant sa souveraineté n’est pas en mesure de couvrir les nullités même absolues puisque par principe il est le maitre absolu sur son territoire. En d’autres termes je m’interroge sur le fait de savoir si la nullité absolue s’oppose au détenteur absolu de la souveraineté, le peuple.

    @ Le Kabyle.

    Merci de ton appréciation, mais je sais que je dis souvent des bétises qui ne font pas plaisir à lire. J’apprécie également de mon côté beaucoup de tes écrits.

    Saha ftourkoum a tous.




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  • Mohamed Jabara
    16 août 2010 at 16 h 17 min - Reply

    Voici les deux articles de la contitution de 1996 sur le sujet.

    Art. 41. Les libertés d’expression, d’association et de réunion sont garanties au citoyen.

    Art. 42. Le droit de créer des partis politiques est reconnu et garanti.

    Ce droit ne peut toutefois être invoqué pour attenter aux libertés fondamentales, aux valeurs et aux composantes fondamentales de l’identité nationale, à l’unité nationale, à la sécurité et à l’intégrité du territoire national, à l’indépendance du pays et à la souveraineté du peuple ainsi qu’au caractère démocratique et républicain de l’Etat.
    Dans le respect des dispositions de la présente Constitution, les partis politiques ne peuvent être fondés sur une base religieuse, linguistique, raciale, de sexe, corporatiste ou régionale.
    Les partis politiques ne peuvent recourir à la propagande partisane portant sur les éléments mentionnés à l’alinéa précédent.
    Toute obédience des partis politiques, sous quelle que forme que ce soit à des intérêts ou parties étrangers est proscrite.
    Aucun parti politique ne peut recourir à la violence ou à la contrainte, quelles que soient la nature ou les formes de celles-ci.
    D’autres obligations et devoirs sont prescrits par la loi.

    http://www.algeria-watch.org/farticle/docu/constit.htm




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  • BY
    16 août 2010 at 16 h 43 min - Reply

    Bonjour,

    Karim, je me mettrais volontiers à votre école.Oua Koul Allah ouma zidni ‘ilma. Les lecteurs aussi vous remercieront de leur donner votre lecture juridique de l’article 40 de la constitution de 1989. Personne n’est là pour bassiner qui que ce soit mais une discussion intelligente sur ce qui définit les Droits et les libertés de chacun d’entre nous me paraît indispensable entre des personnes qui cherchent à changer un ordre juridique anti-démocratique par un ordre juridique qui doit être l’expression de la volonté générale comme dit Carré de Malberg.
    D’autre part, je ne veux pas être blessant à votre égard mais vous n’êtes pas obligé ni de lire les contributions qui ne sont pas de votre niveau apparemment élevé moins encore de participer au débat qui n’a visiblement aucun intérêt pour vous.
    Alilou, nous discutons de la loi, qui plus est de la loi fondamentale qui établit le mode de gestion des affaires publiques. Nous ne parlons pas du comportement des individus dans les mosquées ou dans les bars. Quant à la constitutionnalité du FIS, vous ne trouverez aucun juriste sérieux pour la contester selon l’article 40 de la constitution du 23 février 1989. Des professeurs de droit comme Ahmed Mahiou dont les travaux sur l’Etat de droit notamment font autorité n’ont aucun moment conclu à l’inconstitutionnalité du FIS. Cependant, vous pouvez avoir votre propre appréciation selon votre idéologie qui n’est pas le droit.

    Salutations
    BY




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  • Rachid Ziani Cherif
    16 août 2010 at 16 h 44 min - Reply

    @ le kabyle
    En lisant le Kabyle, et sa forte insistance, sur la sacro sainte nécessité d’interdiction ‘constitutionnelle’ des partis sur la base religieuse…, j’ai eu comme l’impression de par, le vocabulaire dure comme feu, utilisé pas ses soins, (j’ose même imaginer que si la rédaction des messages permettait l’écriture avec le system RTF, il aurait sans doute utilisé les caractères gras, de la plus grande taille disponible, et pourquoi pas des couleurs, disons le rouge pour sa vivacité tranchante qui s’harmoniserait avec ses sentences, tout ça pour nous convaincre de l’éminente nécessité de protéger le peuple…sans l’avis de ce peuple, cad, pondre une constitution en catimini où le peuple sera mis à l’écart pour son bien évidemment, j’ai comme l’impression d’avoir déjà entendu cette mantra, du genre « je me suis trompé de peuple » et autre super citoyens qui considéraient ce peuple d’inconséquent, de ghachi pour les paraphraser, (va nu pied), et d’immature incapable de faire le bon choix (tout cela existe dans les archives de nos super citoyens, un genre de caste élue. Je pense sincèrement, que ce n’est pas en haussant la voix, et en tranchant des décisions ( on est là pour discuter et non pas pour trancher de prime abord des décisions qui ne sont pas de notre ressort en tant qu’ individus, et qui à fortiori ne feront que claquer les portes des débats et l’enkystement de chacun derrière sa barricade pré établie, et nous priveraient de débats nuancés ouvert et constructifs, et à ce propos justement je pense que LQA, est un forum et non une court où l’on délibère pour arriver à des verdict sans appel, LQA est un forum où le ton est donné au nuances pour arriver au compromis qui tiennent comptes des avis de la majorité ( tiens, encore une fois une autre référence à la chère démocratie qui est sensé nous émanciper), LQA n’est pas un champ de bataille où plus on crie fort plus on a raison, car dans ce cas là, que doit on faire de ce peuple, le lyophiliser ou peut être l’ignorer platement, dans son intérêt ; si telle est la donne, on est pas sorti de l’auberge car ceux qu’on est sensé combattre, auront le mérite de nous avoir devancé depuis longtemps sur ce chemin, haut la main, dans l’art et la manière, depuis belle lurette.
    Apprenons alors à émettre des avis, des points de vues, ouverts à la discussion, ce n’est vraiment pas l’endroit de trancher des décisions ‘irrévocables’ qui ne sont pas les notres.




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  • Samraoui
    16 août 2010 at 19 h 43 min - Reply

    Il est de mon devoir d´apporter certains éclairages qui permettraient une meilleure visibilité et mieux cerner le fond de ma pensée, car j´estime que seules la sincérité et l´honnêteté autorisent un débat constructif sur un thème relativement sensible. Ne dit-on pas que « de la discussion jaillit la lumière » ?

    @Belaid Ait Mohand,
    Il est certain qu´il y a une concordance de vues entre mes positions et celles du FFS sur bien des aspects et le fait d´avoir omis de le citer n´exclut pas que je partage ses idéaux de justice et de liberté. La convergence de vue porte également sur le diagnostic et sur les craintes de voir l´Algérie s´enliser chaque jour un peu plus.
    Quant à Mr Ait Ahmed, je n´ai jamais caché mon admiration pour son courage, son intégrité et son combat pour les causes justes, il reste une figure emblématique du Mouvement National, un Héros qui ne s´est jamais compromis avec la mafia au pouvoir.
    Mr Ait Ahmed- que Dieu lui prête vie – est à la fois un exemple et un symbole de résistance à la tyrannie, c´est l´un des derniers Géants de notre Révolution.

    @Rachid Ziani Chérif,
    Je suis entièrement d´accord avec vous dans le fond et je vais apporter certaines précisions pour clarifier mes intentions (précisions destinées également à BY), mais auparavant permettez moi de lever un quiproquo puisque beaucoup de choses sont méconnues du grand public, certains faits sont aujourd´hui occultés quand ils ne sont pas carrément déformés par ce que vous appelez « la cabale du DRS ».
    Ayant passé en revue cette nuit les différentes constitutions et lois régissant les « associations à caractère politique » de l´ère démocratique je suis le premier surpris de constater l´absence de garde-fous alors que j´avais eu sous les yeux (fin Novembre 1988 à l´occasion du 6eme Congrès du FLN qui a vu le retrait de l´ANP des instances du parti à savoir Bureau Politique et Comité Central) le texte préparatif qui augurait l´ouverture du champs politique en Algérie et croyez moi ou pas, il était question de ne pas légaliser les parties d´obédience religieuse ou ethnique, un texte pratiquement identique à celui qui figure sur la constitution de 1996 et détaillé dans l´ordonnance 97-09 du 6 mars 1997. Je suis d´autant surpris que la loi 89-11 du 5 juillet 1989 reste muette sur ce paragraphe.
    A titre d´anecdote, le projet a été débattu avec le commandant Djaber (de son vrai nom Benyamina, il conduisait la délégation de la wilaya de Médéa en ce temps. Cet officier fut assassiné durant la décennie sanglante) qui appréhendait déjà la dérive du pouvoir et un éventuel clash avec la mouvance islamique car disait il cela ajouterait une contradiction supplémentaire par rapport à l´article 2 de la constitution qui stipule « l´Islam est la religion de l´Etat ». Le commandant Djaber (qu´il repose en paix) m´avait même tenu des propos prémonitoires en disant « à ce rythme dans quelques années nous serons considérés comme des néo harkis ». Je dois avouer qu´il n´avait pas tort.
    Ceci pour l´histoire.
    Dans mon esprit cette disposition écartant les partis dit « islamiques » ou « régionalistes » était insérée dans la constitution de 1989. Aujourd´hui deux interrogations fondamentales méritent d´être soulignées :
    – Pourquoi cette disposition a-t-elle été abrogée « clandestinement ? Un élément de réponse peut être apporté par le fait que les décideurs, souhaitant l´émiettement de la société, il leur était facile d´exercer le contrôle sur des partis de tailles réduites suivant la formule « diviser pour régner » ou d´avoir une scène politique « divisée et hétéroclyte» conférant ainsi un rôle prépondérant à leur vocation d´arbitre. Ce n´est ici qu´un point de vue personnel, ou plutôt une hypothèse qui me semble très plausible.
    – Pourquoi après l´adoption de la constitution de 1996, la loi 97-09 du 6 mars 1997 n´a pas été appliquée ? là encore, connaissant le fonctionnement du système et les magouilles des « tuteurs de la république », je ne peux émettre que trois hypothèses ; la première était de maintenir ou entretenir les clivages au niveau de tous les pôles (démocratique, islamique et nationaliste). La seconde, serait que les islamistes sont devenus une force incontournable sur la scène politique qu´il n´était plus possible d´élaborer des scénarii sans tenir compte de leur poids. Enfin récompenser les islamistes qui s´étaient portés au secours des militaires lors de l´arrêt du processus électoral et qui avaient contribué à la mise à l´écart du FIS en donnant une certaine légitimité à la dissolution du FIS.
    Ce ne sont là que des éléments de réponse susceptibles d´expliquer le revirement opéré, mais encore une fois je tiens à préciser que je ne prétends pas détenir la vérité en proposant ces analyses à la sagacité des lecteurs de LQA.
    Ceci étant dit, j´aimerais souligner qu´une fois ayant recu l´agrément, le parti de quelque obédience que ce soit est pour moi un parti légal qui doit jouir du droit au respect et au dévouement de la part des serviteurs de l´état.
    En posant la question dans mon écrit, je ne visais pas expressément le FIS, en fait la question concernait tous les partis dit « islamiques » ou « ethniques ». A présent je me rends compte que l´article 40 de constitution de 1989 a laissé la porte ouverte à tous les excès, et là où le bât blesse, c´est que cette omission était préméditée.

    @Kouder
    Vos remarques sont pertinentes mais elles ne résistent pas à l´épreuve des faits qui eux sont têtus. Je n´irai pas jusqu´à vous accuser de mauvaise foi, mais avouez que vous avez l´art de détourner le fil de la discussion, alors recentrons le débat et permettez moi de réagir point par point à ce qui me semble essentiel.

    Nous sommes en train d´aborder le rôle du DRS dans la tragédie qui a frappé l´Algérie depuis 1992 et non de son rôle dans le comportement des algériens depuis l´indépendance.

    Vous dites : « vous ne pouvez tout de même pas comparer votre ancienne institution à la Gestapo de l’Allemagne nazie. Celle-ci ayant été au service du 3ème reich qui projetait,excuser du peu, de conquérir le monde. Pour rappel,le national-socialisme, le parti d’Hitler était porté au pouvoir en toute légitimité et au suffrage universel. »

    Voici ce que disait Ferhat Abbes dans un discours prononcé au peuple algérien le 01.11.1960 à l´occasion du 6eme anniversaire du déclenchement de la Révolution à propos des colonialistes « Ils peuvent varier de langage mais ils ne changeront ni de méthode ni de visage ». Ne me dites pas que les fossoyeurs de la liberté et de la démocratie en Algérie ne se comportent pas comme les colons d´autrefois, du moins les méthodes sont restées les mêmes (mépris, hogra, deux collèges, tortures, massacres, GLD …).
    Les horreurs et les abominations ne se comparent pas, elles sont identiques ; Le DRS a fait exactement ce qu´avait fait la gestapo sous le nazisme : arrestations massives, internement, brutalité et torture, liquidations physiques, persécution des opposants, restriction des libertés, camps de concentration, usage immodéré de la propagande et du mensonge, gouvernance par la terreur, ….Vous voyez une différence entre les deux ? Voilà la vérité sous vos yeux , ce que personne ne peut nier.
    En poussant les citoyens et notamment les élites vers l´exil, le régime n´a fait que précipiter les maux que vous dénoncez aujourd´hui.
    Etes-vous sérieux lorsque vous parlez de légitimité et de suffrage universel ? Dans un pays qui vit depuis plus de dix-huit sous l´état d´urgence, où les manifestants sont réprimés sauvagement, où les droits de l´homme et les droits tout courts sont bafoués allègrement, où la presse est sous contrôle, où les élections sont falsifiées, où la souveraineté populaire est confisquée, où la médiocrité est cultivée, où les représentants sont choisis et non élus, où la corruption est élevée au rang de valeur, où la justice est menottée, où la jeunesse est vouée au suicide, où les libertés mises en berne,…
    Le tableau est très noir, restons en là s´il vous plait.

    Vous écrivez : «vous n’expliquez pas les raisons à l’origine d’une telle situation. En fait, vous vous contentez de dresser un constat sans plus. Tout le monde ou presque sait comment est géré ce pays, c.a.d dans la confusion totale, même si, vous conviendrez bien, on ne s’est pas exactement qui est qui, qui fait quoi et par rapport à quoi »

    Je ne suis pas d´accord avec vous, il faut être aveugle, naif ou inconscient pour ne pas savoir d´où découle notre mal.
    Même si l´origine d´une telle situation remonte à l´époque de la nuit coloniale, il faut être honnête et reconnaître que le cours de notre révolution a été détourné par des mercenaires qui ont su manœuvrer pour que l´on aboutisse au marasme, à la clochardisation et au pourrissement actuel. Il faut également admettre qu´on a raté le coche à l´indépendance en applaudissant l´hégémonie des voyous armés jusqu´aux dents au détriment d´une saine démocratie.
    La confusion est voulue, elle permet aux algériens de ne pas voir le jour, toujours occupé par des problèmes de survie qui les empêchent de demander des comptes ; par contre elle permet à la nomenklatura du régime de tirer d´énormes profits, leurs enfants étudient dans les universités les plus prestigieuses d´Europe et des USA , leurs comptes en banques sont bien remplis, ils se soignent à l´étranger au moindre bobo, ils bénéficient de l´impunité, ils résident dans des endroits aménagés et interdits à la plèbe, ils sont au dessus de la loi et ils continuent de piller les richesses du pays.
    Si vous refusez de voir cette triste réalité, je n´y peux rien.

    Vous dites : « Le DRS constitue, certes, la colonne vertébrale du pouvoir, mais, doit-on pour autant incriminer cette institution et lui faire endosser la responsabilité de tous les malheurs de ce pays depuis l’indépendance à ce jour? »

    Ne voyez vous pas une certaine contradiction dans vos propos ?
    La colonne vertébrale du pouvoir qui échappe à tout contrôle, qui a le droit de vie ou de mort sur les citoyens, qui nomme et dégomme qui elle veut, qui bafoue les lois de la république, qui entretient la fitna entre les algériens, qui est aussi « les yeux et les oreilles » du régime, ne peut être que responsable et coupable !
    Vous voulez des exemples précis ?
    En voici quatre, puisés justement sur le non respect de la ….constitution.
    a) Art 22 : l´abus d´autorité est réprimé par la loi. Allez raconter cela aux familles des 123 jeunes ravis à leur familles lors des évènements de Kabylie, ou au Dr Kemeleddine Fekhar ou aux familles de disparus qui ne réclament que la vérité sur leurs proches. Les exemples abondent et je n´en ai choisi qu´au hasard quelques uns.
    b) Art 32 : l´Etat garantit l´inviolabilité de la personne humaine. Toute forme de violence physique ou morale ou atteinte à la dignité est proscrite. Sans commentaire ! Combien d´algériens sont morts sous la torture ou l´ont subie dans leur chair d´une manière barbare. Le récit du Pr Mohamed Said Moulay publié dernièrement sur LQA est à lui seul édifiant ! ou encore ce jeune abattu comme un chien par le député Mira, bien évidemment ce dernier n´a jamais été inquiété par la justice.
    c) Art 39 : La vie privée et l’honneur du citoyen sont inviolables et protégés par la loi. Le secret de la correspondance et de la communication privées, sous toutes leurs formes, est garanti. Dans ces conditions pourquoi placer sur écoute de nombreux citoyens alors que leur seul tort est d´appartenir à un parti d´opposition. Je peux témoigner que la surveillance du courrier et les écoutes téléphoniques sont des pratiques courantes exercées par le DRS.
    d) Art 42 : Le droit de créer des partis politiques est reconnu et garanti. Pourquoi alors refuser d´accorder l´agrément au Dr Taleb Ahmed El Ibrahimi, Mohamed Said, Sid Ahmed Ghozali,…

    Vous écrivez : « Si je suis bien votre raisonnement, vous blanchissez et amendez tout ce beau monde ».
    Vous faites un drôle de raccourci ! Je rappelle cher Monsieur, que malgré le constat sévère que je dresse sur le DRS, je ne suis pas entrain de faire son procès, mais sachez que le jugement de l´Histoire est implacable, il est, lui, sans concession ni complaisance.
    Pourquoi incriminer les plus faibles ? Si les algériens ne connaissent pas le civisme, crachent dans les rues, c´est tout simplement parce que la notion de civisme ne leur a pas été inculquée. Le pouvoir, tout autant que le colonialisme, a beaucoup fait pour maintenir les algériens dans l´ignorance. Savez- vous que le taux d´analphabétisme en Algérie atteint des chiffres record ?
    L´école est sinistrée, nos jeunes ne connaissent même pas l´histoire de leur pays, nos étudiants sont blasés, … Est-ce logique qu´un revendeur de cigarettes ou un trabendiste gagne mieux qu´un enseignant ou un médecin ?
    Excusez ma franchise, le système scolaire a produit des délinquants, des terroristes, des trabendistes,…à l´image de ceux qui les gouvernent, car l´avenir des enfants du peuple n´a jamais fait partie de leurs préoccupations.
    Les réfections, l´embellissement et le nettoyage ne s´effectuent que lors des visites de personnalités, parce que la mentalité est ainsi, le maire, le chef de daira ou le wali ne craint que pour son poste et ne se soucie guère du bien-être de sa population. Tout repose sur la fraude, la forfaiture l´incivilité et la malhonnêteté.

    Vous dites à juste titre : « Le DRS, Monsieur Samraoui évolue dans un système à l’intérieur duquel tout le monde, ou presque, tire son épingle du jeu, à savoir des plus puissants en haut de la pyramide de l’état Algérien jusqu’au simple citoyen. Tous profitent de l’ombre protectrice de ce système pour s’adonner, chacun selon ses moyens, ses relations, ses positions et ses pouvoirs d’influence, à ses grandes ou petites affaires »

    Oui, entre autres, ce sont ces faits que je reproche au DRS et que je dénonce avec force. Si le système n´était pas basé sur le clientélisme et le passe-droit, jamais l´Algérie ne serait tombée aussi bas.

    Vous écrivez : « Les harragas, les suicidés, les malades mentaux, les terroristes et autres contestataires sont ceux, parmi les franges de la société, qui n’ont pas trouvé leur compte. Ceux-là sont victimes de toute la société et pas seulement du DRS, et la société Mr SAMRAOUI est à son tour victime de son ignorance ».

    C´est peut être involontaire de votre part, mais vous êtes entrain d´insulter le peuple, après que ce pouvoir lui ait fait subir les pires ignominies. Il n´est de pire injustice que celle qui se dissimule sous le masque de la justice. Vous n´avez jamais imaginé un peu que ces victimes se dressent ou fuient l´injustice, le désespoir et l´asservissement ?

    Vous dites : « ABANE Ramdane, que Dieu ait son âme, a été assassiné, peut-être aussi, parce qu’il s’est trompé de combat comme d’autres se sont trompés de société.
    Le colonel Amirouche réduit à un vulgaire criminel et sanguinaire parce que, peut-être aussi,il n’a pas su faire ce qu’il devait faire au moment voulu. »
    Vous portez des accusations gratuites contre deux symboles de la révolution, cela n´engage que vous, mais sachez que quelque soit les griefs il est inadmissible de cautionner leurs assassinats, tout comme je condamne les assassinats de Mohamed Chaabani, Krim Belkacem, Mhamed Khider, Ali Mecili, Mohamed Boudiaf, Kasdi Merbah, Abdelkader Hachani,… et la liste est malheureusement trop longue.

    Vous énoncez : « Un état de droit, Mr SAMRAOUI, ne s’édifie pas non plus avec des fleurs au bout du fusil, ni dans les salons feutrés des grands hôtels, ni à l’intérieur ou à partir des mosquées, et encore moins en étant planqué à l’étranger. L’édification d’un état de droit, comme toute autre chose d’ailleurs, à un prix. »

    J´ai beaucoup de mal à saisir votre défaitisme, donc selon vous il n´y a qu´une seule chose à faire : La résignation ! Le destin a voulu que les algériens vivent sous le joug de l´humiliation, l´indignité, la servilité, … et qu´ils ne doivent absolument rien faire pour améliorer leur situation puisque leurs bourreaux sont forts et puissants !
    Le prix du sang qui a été payé depuis Octobre 1988 ne vous suffit pas ? 250.000 morts et plus de 20.000 disparus depuis 1992 ne sont rien pour vous ? Vous êtes insensible au malheur du pauvre « ghachi », ce raisonnement je le dénoncerai et le combattrai de toutes mes forces.
    Sachez aussi que si certains militent à partir de l´étranger – et je fais partie de cette catégorie-, c´est qu´ils ont été contraints et non pas choisi l´exil ; et que beaucoup d´entre eux ont l´Algérie dans le cœur, certainement plus que les planqués du club des pins, qui eux ne veillent qu´à leurs portefeuilles et à leurs business. Par ailleurs, au cas où vous ne le sauriez pas, j´ai personnellement toujours privilégié ce qui était cher à Abane Ramdane et Larbi Ben Mhidi à savoir « la primauté de l´intérieur sur l´extérieur et la primauté du civil sur le militaire ». C´est tout le sens du changement qu´il va falloir désormais accepter si nous voulons que le pays sorte de la spirale de la violence et aille vers la stabilité et le progrès.

    Vous posez la question « qui parmi nos honorables ex-dirigeants est en mesure de nous éclairer et de nous montrer la voie aux citoyens égarés que nous sommes ? »

    Vous faites preuve de lucidité et je m´en réjouis. Ne versons pas dans le pessimisme, il existe encore en Algérie des hommes et des femmes dignes, honnêtes et d´une probité exemplaire, pouvant baliser la voie et redresser le bateau dans la bonne direction. L´important est d´aller vers l´apaisement et de ne plus tomber dans les pièges de la division et de la haine. L´Algérie doit appartenir à tous les algériens sans exception, désireux de retrousser leurs manches et qui refusent la compromission et la résignation; c´est à ce prix que nous pourrons venir à bout des causes du mal- dont le terrorisme- qui ronge notre société.
    La distribution équitable des richesses aidera à rétrécir les clivages entre pauvres et nantis, c´est également à ce prix que la corruption sera éradiquée et que la course à l´enrichissement illicite sera freinée.
    Ce que j´énonce peut paraître utopique pour certains, mais nous avons le devoir de songer à tout cela si nous voulons construire ensemble une deuxième république, qui sera une république algérienne authentique et plurielle, débarrassée de tous ses démons et où règnera l´ordre, la justice et la liberté.

    Vous dites : « Un peuple c’est d’abord des valeurs et une vision communes. Ce qui est loin d’être le cas chez nous. La révolte des kabyles en 2001 en est un exemple édifiant. Ceux-ci,Mr Samraoui ne se sont pas battus, du moins cette fois-ci, pour leur culture, mais bien pour la dignité,la liberté et contre la hogra. N’est- ce pas là des valeurs que devrait défendre l’ensemble de la société Algérienne? »

    Ceux qui « fragmentent » l´Algérie en Kabyle, chaoui, mozabite, arabe, targui…et souhaitent rescuciter le tribalisme ne veulent aucun bien à notre pays. Je disais plus haut que l´Algérie devait appartenir à tous les algériens qu´ils soient du sud, du nord, de l´est ou de l´ouest. Chaque région a ses spécificités et cela ne devrait pas constituer un obstacle pour l´épanouissement et l´affirmation de nos valeurs. Chacune aura le droit de promouvoir sa culture et ses traditions. Oú est le problème lorsque règnera la liberté, la justice et la tolérance ? Débarrassons nous des « hagarines » et des semeurs de divisions et la lumière commencera à apparaître.

    Vous concluez par : « Quant au changement pour plus de progrès, pour consacrer toutes les libertés, pour asseoir une justice équitable et respecter la souveraineté du peuple, cela ne ne peut se concrétiser sans l’adhésion et l’implication de toutes les forces (DRS compris)vives du pays, à l’exception, je le dis sans détour, de ceux qui considèrent la démocratie comme une hérésie. »

    La politique prônée pour le changement, et vous le savez pertinemment n´exclut aucun algérien pour peu qu´il adhère au « minimum commun » souveraineté populaire, respects des libertés fondamentales, respect des droits, rejet de la force et de la violence sous toutes ses formes pour l´accès ou le maintien au pouvoir, …
    Merci pour votre franchise et ma réponse est aussi sans détour, ceux qui considèrent que la démocratie est une hérésie, ils s´auto-excluent de facto. Cela voudrait dire qu´ils n´ont pas retenu les lecons du drame qui a endeuillé le pays. Et puis comme je viens de le signaler le dernier mot reviendra toujours au peuple, seul souverain dans ses choix.
    L´implication du DRS – et je suis conscient qu´il s´agit d´une force incontournable qu´il va falloir associer dans la phase de transition- ne se fera qu´à une seule condition : nettoyer cette structure et que les auteurs, commanditaires et exécutants de crimes de sang demandent pardon et cèdent les pouvoirs aux officiers intègres et irréprochables.
    Un tel processus est envisageable, il suffit qu´il y ait de la volonté de part et d´autre.

    J´espère avoir fait le tour (pardonnez moi si contrairement à mes habitudes, le texte vous parait long), cette digression n´a pas pour but de lancer une polémique avec Mr Kouder, dont je respecte les opinions et apprécie sa franchise, elle se veut seulement un éclairage sur mes vues que j´expose avec beaucoup de sincérité et qui contribuera à lever certains malentendus.
    Merci et saha ftourkoum.
    M. Samraoui




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  • Salim Saddik
    16 août 2010 at 20 h 22 min - Reply

    Monsieur Samraoui,

    Je suis assez curieux de savoir ce qu’est devenu le MAOL (le mouvement algérien des officiers libres) et ses sympathisants aux sein de l’armée ?




    0
  • le kabyle
    16 août 2010 at 20 h 44 min - Reply

    @Rachid Ziani Chérif

    Je suis vraiment désolé que vous ayez pu dégager une telle image sur ma personne d’aprés mes  »écrits ». Image tout à fait erronée qui ne correspond nullement à mon image réelle.

    Sorry.




    0
  • BY
    17 août 2010 at 0 h 33 min - Reply

    Comme vous dites M. Samraoui, de la discussion jaillit la lumière. Vous venez d’apporter la preuve qu’il faut toujours se reporter aux textes et ne pas se fier uniquement à sa mémoire pour affirmer. Je suis sûr qu’une très grande partie de ceux qui concluent à l’inconstitutionnalité du FIS sur la base de la constitution de février 1989 n’ont pas lu le texte. L’autre partie composée essentiellement de journalistes et d’intellectuels aux ordres a délibérément fait circuler à l’instigation du DRS la version que vous nous rapporter. L’intoxication et la désinformation ont ensuite fait leur oeuvre. Je vous félicite, en tout cas, pour votre honnêteté intellectuelle.
    Pourriez-vous éventuellement nous communiquer les lois de juillet 1989 et de 1997 sur les associations à caractère politique ?

    Salutations
    BY




    0
  • Mina
    17 août 2010 at 1 h 45 min - Reply

    Bonsoir à Tous,

    Je tiens à remercier tous les intervenants pour leur participation à ce riche débat, mais je souhaite faire une mention spéciale à Samraoui, pour la qualité de ses propos, la justesse de son raisonnement, et cette admirable leçon d’histoire. Née en France et d’origine algérienne, ces vérités sur mon pays me remettent les idées en place.

    Cher Monsieur Samraoui, notre Algérie a besoin de gens comme vous. Dommage que nous ayons des corrompus qui contraignent les intellectuels à d’exiler.

    Saha Ftourkoum

    Mina




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  • Abdelkader
    17 août 2010 at 3 h 20 min - Reply

    @Alilou,

    Je suis certain qu’il existe, ce leader capable de rassembler le peuple autour de lui, autour d’un idéal commun.




    0
  • Bladi
    17 août 2010 at 6 h 50 min - Reply

    Merci Mr Samraoui pour cette intervention lucide. Tout les maux qui frappent le peuple Algérien sont bien planés et précisément exécutés mais l’histoire nous enseigne que rien n’est impossible il suffit juste d’y croire de toutes ses forces.
    Vive mon Algérie qui me manque




    0
  • Samraoui
    17 août 2010 at 11 h 27 min - Reply

    @ Salim Saddik,

    Le MAOL – mouvement composé d´officiers libres restés fidèles au serment de Novembre 1954 et dont l´engagement au côté du peuple demeure infaillible – est encore actif comme l´atteste le dernier communiqué paru le 5 juillet 2010 à l´occasion de la célébration du 48eme anniversaire de notre indépendance. Les frères Haroun et Ahmed Chouchane, que je salue au passage, poursuivent le travail avec beaucoup d´abnégation.
    En tant qu´organisation démocratique et respectueuse des choix individuels, et tenant compte des difficultés et contraintes rencontrées (souffrance de l´exil pour certains, manque de moyens, distance, impossibilité de se déplacer pour d´autres,…) il a été permis en toute liberté à chacun d´opter ou non pour la charte de réconciliation.
    La mise en veilleuse permettait un peu d´évaluer les intentions du pouvoir, mais très vite il est apparu que cette charte qui occulte la Vérité et la Justice, n´était qu´une duperie visant plus à garantir l´immunité aux criminels et à confiner les victimes dans l´amnésie.
    Pour ma part, le choix s´est porté sur le combat politique en rejoignant le mouvement Rachad, dont la philosophie et le programme sont en adéquation avec mes constantes.

    @ BY,

    Les lois de juillet 1989 et 1997 relatives aux associations à caractère politiques sont publiées au JORA et peuvent être consultées sans problème, elles sont également disponibles en ligne, je vous renvoie aux liens correspondants :

    http://www.ilo.org/dyn/natlex/docs/ELECTRONIC/8146/77640/F1257130522/DZA-8146.pdf
    http://lexalgeria.free.fr/politiq.htm

    Cordiales salutations




    0
  • tacili
    17 août 2010 at 13 h 33 min - Reply

    Bonjour,

    La question qui m’intéresse est la suivante :

    Si demain l’occasion se présente de nouveau dans un processus de reforme démocratique, accepteriez vous, en tant que citoyens, de légaliser le FIS avec un programme et des principes similaires a ceux de 1990?

    A mon avis l’agrément du FIS était une erreur majeure et je ne peux l’expliquer que par les objectifs non déclarés du pouvoir qui, dans un jeu difficile d’équilibre entre les courants modernistes et islamistes, a fini par perdre contrôle de la situation…ensuite vint Toufik qui a donne a la manipulation et a la déception des dimensions mythiques et a forgé son nom dans les annales des plus grands criminels du siècle.

    Une constitution ne vaut que par la volonté et la sincérité de ses auteurs et le degré de confiance qu’ils ont avec le peuple. Sinon ce n’est que de l’encre et du papier.

    Merci.




    0
  • AS
    17 août 2010 at 16 h 21 min - Reply

    Reconnaitre que l’algerie et le maghreb n’ont jamais ete independants, c’est deja tres bien, pour le reste, comme l’ecrit si bien Ahmed Simozrag… qu’est ce qui t’empeche de poursuivre les criminels la ou ils se trouvent, la France etant pris dans la tourmente de la guerre civile algerienne, 80 % du travail est fait ! personne ne soutient des criminels de guerre, on le voit bien avec les israeliens…

    Sarkozy ne fait que gesticuler, il n’a aucun pouvoir de nuisance ni d’actes…




    0
  • Rachid Ziani cherif
    17 août 2010 at 20 h 22 min - Reply

    @ Le Kabyle
    J’en suis à mon tour navré de vous avoir mal compris, mais j’espère de votre part, en plus de votre indulgence, que vous compreniez les motivations qui m’ont poussé à répondre de la sorte, et que j’ai exprimé de manière quelque peu sarcastique, je vous prie m’en excuser, surtout en ce moi sacré.




    0
  • A.By
    18 août 2010 at 8 h 48 min - Reply

    Mes salutations et Ramadhan Moubarak à tous.
    @ M. Samraoui

    Récemment, j’avais soumis la première partie d’un article toujours en ligne sur LQA, (Algérie, 5 Juillet 2010 : Encore un 48ème anniversaire d’une indépendance toujours tronquée !) et j’avais été démotivé de finir la suite à cause d’un commentaire désobligeant et sournois paru sur ce site, mais je dois l’avouer avec faiblesse et c’est plus fort que moi, quand j’ai lu le votre, très intéressant par la valeur intrinsèque ajoutée du complot de De Gaulle et les commentaires qui s’en suivaient, surtout celui de @ Saâd Lounès dont j’apprécie sa plume fouineuse, remarquée judicieusement par Arezki Nait Amar toujours admirant par la clarté de ses propos, et surtout le retour inespéré de B.Y dont j’ai toujours salué la probité intellectuelle et politique. Toutes ces interventions, incluant votre article, m’ont fait « démangés » la fibre patriotique et mes doigts pour reprendre du clavier et d’écrire une suite sous forme d’un commentaire « non recyclé », lequel j’espère serait interactif et utile auprès de la communauté LQA et bien sûr auprès de vous avec votre expertise, puisque vous avez été un ex-haut gradé de l’intelligence algérienne, et il faut le dire tout haut avec fierté, votre « rébellion » et votre participation au débat libre et publique, rentreront plus tard dans l’histoire du pays et les annales des renseignements algériens.

    Franchement, après les quelques pièces du « puzzle » algérien révélés – pour le moment du côté français seulement – par Jean Méo chez Bouvard et d’autres avant lui, comme les ex-officiers du SDECE, Erwan Bergot et Marcel Le Roy-Finville avec leurs livres sur le sujet de l’insurrection algérienne, laquelle fut avant tout et il faut le reconnaitre, un « pugilat » subreptice de barbouzes de l’ombre dans un environnement de lutte armée subversive, médiatiquement appelée « la guerre d’Algérie » !

    Une démonstration exemplaire par le « FLN » de la transformation d’une défaite militaire absolue en une victoire politique non moins absolue, paraphée par les « accords » d’Évian en une sorte de « première réconciliation nationale » d’une indépendance confisquée et réfléchie pour l’ancienne colonie. D’ailleurs c’est ce qui avait été déjà annoncé comme projet d’exécution en catimini en 1955 par la célèbre formule subliminale d’Edgar Faure, « une indépendance dans l’interdépendance », une politique de « décolonisation française » auparavant pensée dans les coulisses du cabinet noir français et exécutée par ses services d’intelligence en commençant par placer et « prototyper » des ressources fiables aux postes clés des futurs « protectorats ».

    La question suivante n’est pas posée spécialement à vous Mr. Samraoui, mais à l’ensemble de tous les algériennes et algériens : Pensez-vous franchement que le MALG, en coulisses, fut réellement et exclusivement une création purement algérienne ?

    Beaucoup d’officiers et agents du SM/DRS postindépendance ont la conviction que c’était Abdelhafid Boussouf qui était le fondateur du service de renseignement algérien.
    Oui bien sûr, évidemment, il fut le premier directeur, mais pas le concepteur.
    Je doute fort que l’institut supérieur de renseignement de Béni-Messous enseigne ce genre de détail dans le chapitre de l’histoire des services algériens aux futurs officiers du DRS, autrement je préjugerai vivement que la vision d’ensemble de l’entité et de son obédience par ces derniers seraient tout à fait à l’opposée de l’attitude d’omnipotence dictatoriale, « révolutionnaire et paternaliste » qu’ils ont toujours adoptés jusqu’à ce jour vis-à-vis de la société civile en maintenant en « otage » son propre corps et la totalité du pays depuis 1962.

    Cela réitère à dire encore une fois de plus que l’histoire est totalement fabriquée en Algérie, même celle de la fondation de la « colonne vertébrale » du pays – la structure MALG/SM/DRS – sur quoi repose entièrement le système.

    En effet, on se posait beaucoup de questions sur la compétence latitudinaire des services du colonel Si Mabrouk avec une longue liste de faits, de décisions étranges et criminels, lesquels ont changé radicalement le cours de la révolution algérienne bien avant 1958, mais l’interrogation principale résidait dans son parcours nébuleux de 15 années d’espionnage insurrectionnel teinté d’un professionnalisme de « sous-traitance ».

    Cela fait jaillir cette sentence humaine et populaire, bien sûr si elle siérait au chef du MALG malgré la méfiance viscérale qu’il avait de tout ce qui bougeait, à se poser résolument les questions suivantes de qui pouvait-il avoir fréquenté comme « gourou » pour être rapidement ce qu’il était devenu, précipitamment un professionnel du renseignement pardi !?

    Ou bien comme dirait le vieux dicton des polars historiques : quelle fut cette créature fatale cachée qui susurrait derrière l’oreille de ce grand homme de l’ombre, l’acteur primordial de cet épigramme secret algérien, l’aïeul de l’actuel DRS ?

    En réalité, les deux adages se corroborent pour nous révéler qu’il y avait bien eu un être « exceptionnel » derrière le chef du MALG et ce n’était guère une femme comme le veut la traditionnelle maxime des biographies, mais bien d’un homme, et que même @ Saâd Lounès avait eu l’occasion d’écrire sur lui. C’était l’ex-général défunt marocain Mohamed Oufkir, un frère voisin coreligionnaire, l’authentique « Éon » du Maghreb, le véritable coach et mentor du colonel Si Mabrouk, le créateur, le pourvoyeur et le recruteur du premier noyau des services algériens et de ses premiers « mercenaires », et bien entendu avec toute l’expérience qu’il avait d’avoir créer les services de son pays en les calquant ou « clonant » exactement à la configuration et aux méthodes subversives de son «ex»-employeur. Il fut en coulisses le parrain source et tuteur du régime naissant et latent au sein du MALG et de l’ALN des frontières, et de par extension du socle-système policier « post indépendant » par lequel s’est appuyé le pouvoir d’Alger en place à être inamovible de 1962 jusqu’à ce jour.

    Certains diront et alors ? Le Maroc avait aidé beaucoup la révolution algérienne sous le roi Mohammed V. Cela est authentique et connu, mais le seul « bémol » fut cet aide de camp, ce Mohamed Oufkir, qui avait été imposé par la France et ses services auprès du monarque, un candidat de premier choix. Un vrai « produit » formaté du colonialisme dixit @ Saâd Lounès dans son article « Algérie-Maroc: La vengeance des amis d’Oufkir ».
    Ce fut un ancien officier pleinement décoré de l’armée française et non un « déserteur », lequel avait occupé – tenez vous bien – le poste du correspondant principal conjoint du SDECE et de la DST au Maroc pendant quelques années, particulièrement lors de la période où nos cadets chérubins de l’O.S jouaient à la souris pendant la razzia organisée par ces mêmes services français au début des années cinquante en Algérie, et par laquelle Boussouf était « miraculeusement » l’un des rares rescapés, et fut attendu de pied ferme, quelques temps après le déclenchement de l’insurrection, de l’autre côté de la frontière marocaine, son futur « no man’s land » où aucune éthique révolutionnaire ne prévalait à ses yeux tellement qu’il était « retourné » à bloc, Abane Ramdane en avait fait ses frais après une longue machination des services français, lesquels avaient même osé insérer – dans les actuels sous-sol de la wilaya d’Alger -, quelques caractères typographiques des premières plaques de cuivre d’imprimerie du nouveau journal El-Moudjahid, subtilisées et rendues plusieurs fois sur le tarmac de l’aéroport de Tunis dans un laps de temps fou, pendant leurs transit régulier (Tunis-Rome-Rabat), en « gonflant » ou en tronquant des propos ou des titres sciemment pour créer la zizanie déjà enclenchée au sein du commandement du FLN et des wilayas intérieurs, en ajoutant deux zéro au montant du pseudo-trésor du mouvement national entre autre, ou de faire titiller en même temps et farouchement l’humeur du roi Mohamed V, un lecteur assidu du journal, en grugeant par exemple ce fameux tracé des frontières algéro-marocaines, facilitant du coup la convocation au traquenard tendu à l’architecte de la révolution algérienne à Tétouan, lequel devait être fait prisonnier et non assassiné par des sbires prêtés du CAB 1 marocain au colonel Boussouf pour accomplir la sale besogne, et ce fut le premier crime politique fondateur du régime clandestin algérien.

    Avec le recul du temps et l’évident constat totalement paradoxal de la forfaiture continue à ce jour au sommet du pouvoir dans une société rendue malgré elle, de plus en plus, gâtée par la corruption et la dégénérescence dans tous les domaines, incontestablement tout porte à croire aujourd’hui, à moins qu’on soit atteint d’une « cécité intellectuelle subite », qu’il y avait eu assurément un lourd « noyautage ennemi » à l’aube même de l’éveil national.

    Une sorte « d’infiltration incestueuse » obéissante toujours sans aucune faille au corollaire majeure des premières souches renégates, subséquemment initiées et conditionnées dans les fâcheux « hasards » des guerres contre-insurrectionnelles, dont la France se trouvait être la mère-spécialiste de tous les temps.

    J’avais mentionné auparavant que d’après les différents témoignages durant trois générations, les quelques documents accessibles publiquement des deux bords de la rive de la méditerranée et les évènements de coulisses du FLN, le fil d’Ariane nous dirige continuellement envers ce rôle joué du MALG lequel parait avoir été « disproportionné et obstinant » au regard du « Choix » fait par la haute instance intelligente de l’insurrection algérienne – les (3.B) Boussouf, Belkacem, Bentobal – de privilégier secrètement la voie « diplomatique » sur le combat armé, tout en « entretenant » cyniquement les wilayas de l’intérieur dans l’illusion rêveuse que l’ALN pouvait vaincre militairement l’Armée française.

    Il s’agissait, et ce sera toujours en vigueur aux yeux de l’intégrité politique nationale par rapport à la déclaration du congrès de la Soummam de 1956, le principal acte arbitraire « fratricide » causé au peuple algérien et à ses réels maquisards « intramuros », commis par la haute « instance intelligente » extérieure du FLN.

    Mais de savoir en plus; comme une cerise sur le gâteau, sans qu’aucun historique n’en fasse jamais cas ou feindre de le savoir qu’il y reste quand même un « gros cadavre » insurrectionnel qui pue depuis plus d’un demi siècle dans le « placard » de la république algérienne, et on ne veut guère l’exhumer en sachant que l’aïeul du DRS, le MALG, aurait été formaté et configuré à son stade « fœtal » par un ex-haut agent du SDECE et de la DST, et c’est justement à ce niveau que se situe l’infiltration « incestueuse » à travers les premières ressources « algéro-marocaines » alimentant les promotions « tapis rouge » formées au KGB sur recommandation instiguée à Boussouf et certifiée de la part de Mohamed Oufkir auprès des russes malgré un GPRA au début virtuel.

    À suivre sinon je vais jeûner sans s’hour.

    Cordialement
    Saha Ftourkoum.
    A.By




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  • Mohamed Jabara
    18 août 2010 at 11 h 57 min - Reply
  • BY
    18 août 2010 at 19 h 41 min - Reply

    Bonjour

    Monsieur A.By, je vous remercie pour votre sollicitude à mon égard et l’amitié que vous me faites par vos propos. Sachez, et c’est sincère en ce mois sacré, que j’ai pour vous considération et estime. J’apprécie chacune de vos contributions même lorsque je peux ne pas partager, quelques fois, le contenu. En tout cas, il est toujours agréable de vous lire et de débattre avec vous. Bien que n’étant pas aussi informé que vous sur le sujet que vous abordez, vous semblez l’avoir travaillé comme Monsieur Saad Lounès auquel je veux répondre, réponse destinée également à M. Samraoui, à propos de Ahmed Ben Bella que j’ai côtoyé de trés près dans les années 1980 lorsque nous nous trouvions dans le même camp de l’opposition. L’homme est évidemment critiquable pour la politique qu’il a conduite au lendemain de l’indépendance de notre pays, il peut l’être aussi sur son passé de militant nationaliste mais on ne peut récuser en doute son algérianité même si sa famille est originaire du Maroc et qu’il s’est engagé dans les Tabors marocains. Cet homme auquel on reproche tous les malheurs et toutes les souffrances de l’Algérie est né à Maghnia qui, me semble-t-il, est une ville algérienne, à moins qu’elle n’ait été cédé au royaume chérifien, et a effectué ses études jusqu’en classe de 3ème, ce qui n’était pas rien pour les années 1930, dans la ville algérienne de Tlemcen. A ma connaissance, Ahmed Ben Bella n’avait pas rejoint le parti de l’Istiqlal que fonde Allal El Fassi en 1943 mais le PPA de Messali Hadj en 1945. Sa biographie est connue, je ne vais pas la détailler ici. Je trouve d’un point de vue méthodologique assez léger de s’appuyer sur une émission destinée à divertir et les propos (affabulations) d’un individu, Jean Meo, ingénieur des mines, qui a été, en effet, au cabinet du général de Gaulle et chargé d’entreprises pétrolières pour dénigrer l’ancien président de la République qui n’a participé ni de près ni de loin aux négociations d’Evian menées de bout en bout par un de ses adversaires les plus redoutables, Krim Belkacem que Dieu l’accueille en son vaste paradis. Ahmed Ben Bella a été l’un de ceux qui ont dénoncé avec virulence les accords d’Evian qu’il a remis en cause lorsqu’il était au pouvoir dans certaines de leurs clauses. Je vous renvoie à son discours du 16 avril 1963 s’en prenant sévèrement à ces clauses qui rognaient la souveraineté algérienne. Il avait le mois précédent énergiquement dénoncé les expériences nucléaires françaises au Sahara. On peut penser qu’il accusait ses adversaires du moment, Krim Belkacem en particulier, qui était entré en opposition, d’avoir cédé sur la souveraineté du pays.
    La présence militaire française dans le Sahara pour poursuivre les expérimentations nucléaires et chimiques (base secrète de B2 Namous) n’est donc pas une décision de Ben Bella. Les accords d’Evian qu’il n’a ni négociés ni signés s’imposaient à lui comme ils se sont imposés à son « successeur » Houari Boumédienne qui était son ministre de la Défense et son vice-président de 1962 à 1965. Ce dernier aurait pu répudier les accords d’Evian lorsqu’il a pris le pouvoir en 1965, ce qu’il n’a pas fait. Ce n’est qu’à partir de 1967 que les militaires français évacuent les bases nucléaires sahariennes et la base de Mers El Kébir en 1968, soit 3 années après l’arrivée de Boumédienne à la tête de l’Etat et 6 années après l’indépendance du pays. Je crois que parmi les négociateurs d’Evian (Krim Belkacem, Saad Dahlab, Ahmed Boumendjel, Ahmed Francis, Taïeb Boulahrouf, Mohamed Seddik Ben Yahia, Seghir Mostefaï, Redha Malek, Kaïd Ahmed (Commandant Slimane), Commandant Ali Mendjli) aucun n’était un proche de Ben Bella.
    On n’écrit pas l’histoire avec les mensonges que colporte l’historiographie coloniale. L’histoire ne s’écrit pas, non plus, avec des « témoignages » aussi douteux que celui de Jean Meo ou avec des fiches de police qui ternissent la réputation de tous les nationalistes algériens qu’ils appartiennent au PPA, au PPA/MTLD, à l’UDMA ou aux Oulamas. Certaines de ces fiches sur les personnalités les plus crédibles et les plus respectables du mouvement national algérien sont non seulement scandaleuses mais obscènes.
    Sur le MALG, celui-ci a certainement appris des services marocains dont le concepteur n’est pas, d’après mes témoins, le capitaine de l’armée française Mohamed Oufkir mais un certain Bourequat, le père de ces trois frères détenus pendant dix huit ans dans la prison de Tazmamart à l’époque du Roi Hassan II dont ils furent des proches. Il est certain que des relations d’intérêts communs ne pouvaient que se tisser entre les services marocains et le MALG qui avait ses bases au Maroc. Qui peut contester que la Révolution algérienne avait besoin d’un service de renseignement dont la finalité a été assurément dévoyée à l’approche de l’indépendance du pays jusqu’à devenir un instrument de contrôle de tous les rouages de l’Etat algérien ?
    Les services égyptiens de Fathi Dib ne cessent de se targuer d’avoir non seulement donné naissance aux services algériens mais de les avoir piloté…Sur cette question, les vérités sont multiples.

    M. Mohamed Jabara, je viens de lire votre mot. Merci pour vos vœux, votre amitié et les informations que vous me destinez.

    PS : Deux choses, d’une part, pour ceux qui pourraient penser que mon intervention relève d’une complicité régionale avec Ahmed Ben Bella, je veux dire que je ne suis pas originaire de l’ouest du pays.
    D’autre part, dans l’avion détourné en octobre 1956, il y avait 4 historiques (Mohamed Boudiaf, Ahmed Ben Bella, Hocine Aït Ahmed et Mohamed Khider). Mostefa Lacheref pour lequel j’ai un énorme respect (rahimahou Allah) n’avait pas, à ma connaissance, ce statut. Rabah Bitat qui était, lui, historique avait été expatrié pour rejoindre ses compagnons à la prison de la Santé.
    Salutations
    BY




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  • zapata
    18 août 2010 at 23 h 29 min - Reply

    une independance confisquè ça veut dire la naissance d’un etat nè dèja mort..le peuple algèrien on est tous complice on assume




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  • Samraoui
    19 août 2010 at 1 h 22 min - Reply

    @ BY,

    C´est toujours un plaisir d´échanger avec ceux qui furent témoins ou acteurs d´évènements historiques ; Et je ne doute ni de votre bonne foi, ni de celle de A By, qui apporte des arguments assez convaincants pour défendre sa thèse portant sur le caractère nébuleux du MALG.
    D´abord je tiens à préciser que je n´émets aucune accusation contre l´ancien président Benbella, je me limite à rapporter un fait qui est aisément vérifiable. La première remarque à faire est l´absence de réaction/démenti de notre ex président contre des propos très graves touchant son intégrité et son honneur. Pourtant nos dirigeants ont toujours été prompts à répondre à ce genre d´atteintes.
    La deuxième remarque est de se demander quel est l´intérêt, 25 ans après, d´une incrimination calomnieuse de la part d´un proche du général De Gaulle ? Quelle gloire ou quel bénéfice peut-il en tirer ?
    Seuls les historiens, à la lumière de l´exploitation des archives, peuvent apporter un brin de réponse ; en attendant à chacun de se forger sa propre opinion.
    Vous savez autant – sinon mieux- que moi, que l´histoire de notre Révolution a été travestie par les faussaires de la 25eme heure qui se sont taillés un costume d´héros. Le pauvre Mellouk en connaît un bout, lui qui a tenté preuves à l´appui, de dénoncer les faux moudjahidine (les fameux magistrats faussaires) ; pourquoi selon vous a –t il subit les foudres du pouvoir ?
    Pourquoi en 1962, au lieu d´afficher au niveau des mairies le nom des collabos, des traitres et des harkis, a-t-on institué la fameuse « attestation communale » ? Réfléchissez un peu mon cher Brahim, tout est voulu et tout a été planifié. Vous croyez sérieusement que quelqu´un qui s´était engagé aux côtés des forces coloniales en 1955 et qui a combattu les « fellaghas » jusqu´à 1958 (jusqu´à 1961 pour certains DAFistes) veuille arborer son véritable passé ?
    Le témoignage de Jean Meo vous semble douteux, soit ! Mais avouez mon cher Brahim qu´il est légitime que des algériens refusent de se baser uniquement sur les écrits de Khaled Nezzar et des courtisans du régime ou sur les témoignages de ceux qui cachent la vérité au peuple ?
    Concernant le MALG, la thèse développée par A By me semble recevable, et comme vous l´indiquez si bien, sur cette question les vérités sont multiples. Je n´en dirai pas plus pour le moment.
    Une chose est certaine, l´édification de l´état algérien a été mal engagée en 1962, à tel point que quelques décennies plus tard les algériens subissent une nouvelle forme de colonialisme ,ils sont privés de liberté, sont opprimés et humilies, s´entretuent, fuient le pays (en 2007 victime des abus et de l´injustice, Mr Amroune Layachi, un fonctionnaire des impôts à Msila avait même adressé une lettre officielle au MAE l´autorisant à opter pour la nationalité israelienne ; c´est dire le degré de désespoir qui a envahit les citoyens) et ont perdu tous leurs repères. En un mot c´est la FAILLITE TOTALE du système. Il est temps de prendre conscience et ensemble de s´engager résolument dans le combat pour le changement en tournant définitivement cette page peu glorieuse.

    @ A By,

    La réponse à votre question mon cher Abdelwaheb est NON ! J´ajouterai qu´il n´y avait pas qu´un « seul pilote dans l´appareil ».
    Ma passion pour la lecture et l´histoire m´a conduit à consulter des archives dans divers pays européens, j´ai ainsi pu retracer les itinéraires de certains officiers (que je publierai inchallah dans un prochain ouvrage ou sous forme d´étude sur un site internet), confirmant plus ou moins la thèse que vous proposez. Malheureusement compte tenu de l´opacité qui a entouré le MALG durant sa création et son existence, il est difficile d´être affirmatif à 100%. Je doute qu´un jour les archives de cet organisme soient mises à la disposition du public, ou alors ce sera fait lorsque nous ne serons plus de ce monde.

    Saha Fourkoum.




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  • Saâd Lounès
    19 août 2010 at 8 h 00 min - Reply

    Ben Bella a combattu dans l’Armée française au sein du 5e régiment de tirailleurs marocains de la 2e division d’infanterie marocaine (2e DIM). En 1944, il participe, avec Mohamed Oufkir, à la Bataille du Monté Cassino au sein du Corps expéditionnaire français commandé par le général Juin, puis aux campagnes de France et d’Allemagne au sein de la 1ère armée du général de Lattre. Promu adjudant, il obtient la Croix de guerre 1939-1945, et 4 citations dont deux à l’ordre de l’Armée (2 palmes). Il est décoré de la Médaille Militaire par le général de Gaulle en personne en avril 1944 en Italie.

    Il a le même profil qu’Oufkir et tous ces « pseudo-leaders » africains que le pouvoir colonial a intronisé dans sa stratégie néo-coloniale « d’indépendance dans l’interdépendance », alors que les « vrais révolutionnaires » ont été assassinés.

    Sa participation supposée et « médiatisée » au casse de la Poste d’Oran au sein de l’OS (contredite par d’autres témoignages)devait lui attribuer une « légitimité », comme dans les mafias, car un hold-up n’est pas un acte révolutionnaire.

    Dans ses livres sur la guerre d’Algérie, Yves Courrière écrivait, avec beaucoup de subtilité, qu’il trouvait suspect que les médias français insistaient à présenter Ben Bella comme le chef de la Révolution.

    Apparement, la seule faille du système colonial était que le « vilain petit canard » Boumediene, timide et effacé, s’est transformé subitement en cygne flamboyant.

    En 1962, le peuple algérien ne savait pas que Ben Bella était marocain, ni que Houari Boumediene s’appelait Med Boukharouba, etc… On ne l’apprendra que beaucoup plus tard.

    Le péché originel, le virus, le poison a été inoculé avant même la création de l’Etat algérien.

    L’Algérie reste pratiquement le seul pays au monde dont on ne connait rien des origines réelles, de la généalogie et de la biographie de ses dirigeants civils et militaires.
    C’est une aberration absolue, un crime contre notre Mémoire, notre Histoire, notre Révolution… et une très très grave insulte à notre Intelligence.




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  • Salim Saddik
    19 août 2010 at 12 h 07 min - Reply

    Ben Bella : Le revenant

    Par Yacef SAADI*
    En réplique aux propos de Ben Bella : Le revenant

    Après la déclaration délibérément amplifiée par le truchement d’une télévision étrangère par laquelle M. Ahmed Ben Bella avait déclaré en substance que Abane Ramdane était “un traître et le Congrès de La Soummam une trahison”, j’avoue que j’ai d’abord pris la décision de ne pas m’en mêler.

    Puis, ayant pris le temps de réfléchir et vu le silence glacial adopté en guise de réponse par des institutions comme l’ONM, j’ai finalement décidé de m’y mettre à mon tour. Pourquoi ? Pour la simple raison qu’ayant côtoyé ces deux hommes, j’ai cru, je crois encore, que je pouvais prétendre à quelque légitimité pour pouvoir en parler. J’ai connu Abane Ramdane pendant les durs moments de la Bataille d’Alger et même avant puisque c’est moi qui, le 7 mars I955, étais allé l’accueillir chez un marchand de lait de la Haute-Casbah pour le conduire au cœur de la “Vieille ville” où il devait rencontrer Krim Belkacem et Amar Ouamrane.

    Brisant le carcan de la “liberté surveillée” à laquelle on avait conditionné sa libération de la prison d’Albi en France et dont il devait observer le fastidieux et humiliant rituel d’aller se présenter tous les jours à la gendarmerie de l’ex-Fort National, prenant sur lui, Abane décide un jour de s’éloigner de cette contrainte et de l’inactivité politique pour laquelle il avait été placé en résidence surveillée en Kabylie. Dans ces circonstances- là, il va de soi que son arrivée à Alger faisait fatalement de lui, côté français, un évadé à part entière et, côté algérien, quelqu’un qui, en toute conscience, entrait dans la clandestinité pour s’engager dans une lutte qu’il poursuivra jusqu’à son assassinat au Maroc par ses pairs.

    D’un point de vue purement militant, c’est un futur chef de guerre qui optait pour l’action directe pendant que d’autres “responsables” attendaient, sans l’ombre d’une inquiétude, sur les berges étoilées du Nil que tout soit prêt pour venir mettre leur grain de sel dans le dernier combat de Justes contre la France coloniale.

    J’ai connu aussi Ahmed Ben Bella dont le nom véritable est Méziani Ahmed et au sujet duquel je ne dévoilerai aucun secret en rappelant qu’il n’a jamais aliéné sa nationalité, marocaine, même au moment des grands choix.

    Dire que je l’ai bien connu, serait prétention de ma part. Mais comme j’ai pu l’approcher de très près à diverses reprises et dans différentes circonstances, de même que j’ai pu, sans me forcer, relever chez lui certaines “constantes” dont l’absence totale de scrupules pourrait figurer en tête d’une longue liste de défauts dont l’envie et un quant-à-soi surdimensionné ne sont pas des moindres. À tous ces titres je pourrai certes dire que je le connais mais l’homme est composé de tellement de facettes que je continue toujours à me poser la même question : qui est-il au juste ?

    Hier, c’était, à n’en pas douter, un militant du Mouvement national qui avait choisi, dès le principe, le parti de Messali Hadj dont il était resté proche aussi bien par les “idées” que par l’origine tribale, les Derkaouas d’Arzew.

    Mais pour aller vite, disons qu’à l’âge où les autorités françaises ont estimé qu’il devait aller combattre pour “l’honneur de la France”, il y est allé sans rechigner. ll fera donc la guerre dans les Tabors marocains où, dit-on, il se distinguera comme sous-officier notamment à Monte-Cassino où il aurait été décoré pour sa bravoure par le général Juin. À partir de là, Meziani Ahmed alias Ben Bella, ne cessera de vouer de l’admiration au général de Gaulle alors “chef de la France libre”. La guerre terminée, Abane qui avait échappé à la conscription forcée pour aller au front, décuple d’énergie au sein du PPA clandestin, même pendant la période des AML et les débordements qui conduiront ce grand mouvement populaire à faire tellement peur à la France que cette dernière ordonne à un ministre communiste de son gouvernement de reprendre les choses en main en bombardant les localités de Kherrata, Guelma, Souk-El-Tenine, etc. Le MTLD est mis sur pied en 1947, et deux ans plus tard, Abane Ramdane échappe miraculeusement à la vindicte organisée par les animateurs du “complot berbériste” mais pas aux conséquences du “hold-up” de la poste d’Oran dont Meziani dit Ahmed Ben Bella s’est toujours autoproclamé organisateur en chef alors que l’architecte de l’opération revient en réalité à Amrani Saïd.

    Dommage que Bakhti Nemmiche, l’ex-ministre des Anciens Moudjiahidine et néanmoins agent de la poste principale d’Oran en I949 et qui fut la “taupe” qui signala l’existence permanente d’un certain montant dans le coffre-fort de cette institution, dommage qu’il appartienne aujourd’hui à “l’au-delà”, sans quoi il nous aurait révélé qu’au moment où Souidani Boudjemaâ et son groupe de volontaires étaient en train d’opérer, Ahmed Ben Bella faisait tranquillement les cent pas sur le parvis de la Grande-Poste d’Alger pour se dégourdir les jambes.

    Les conséquences de cette opération ne tarderont pas. Elles se traduiront immédiatement par des arrestations. Les agents de la DST et les Renseignements généraux quadrilleront alors l’ensemble du territoire algérien, pour aboutir à ce qui deviendra par la suite le démantèlement de l’OS, l’Organisation spéciale du MTLD qui avait été justement créée pour déclencher la guerre de Libération. Des centaines de militants clandestins sont arrêtés, Abane Ramdane compris. Mais aussi Méziani Ahmed Ben Bella qui, lui, contrairement au futur président du CCE (Abane) qui ne sera libéré de prison qu’en janvier 1955, “s’évadera” au début des années 1950 de la prison de Blida pour rejoindre Le Caire.

    Troublante évasion ! Chez les anciens on en parle encore. Ben Bella s’évade, qui plus est de la prison de Blida. À l’époque où il était président de la République, un ancien inspecteur principal de la DST (Défense et sécurité du Territoire), Mohand Ousmer le connaît fort bien, n’hésitera pas à répandre des informations sur “l’évasion” de Méziani Ahmed Ben Bella de cette même prison de Blida dont il disait qu’elle avait été plus ou moins arrangée pour permettre à ce dernier d’arriver au Caire et ne pas manquer la grande effervescence populaire qui avait envahi les rues à la faveur de la déposition du roi Farouk par les “officiers libres”. Mais le plus important dans les propos de l’ancien officier de la DST, c’est la version qu’il donne quand il affirme que parmi les gens qui composaient la délégation extérieure du MTLD à cette époque-là et que Ben Bella avait été retourné par les services spéciaux français souffrant alors d’un manque critique de renseignements sur la nouvelle direction politique de l’Égypte des militaires. Suivez mon regard !

    Pendant ce temps, Abane Ramdane purgeait toujours ses cinq années de détention dans différentes prisons françaises. Le 1er novembre 1954 arrive et l’équipe qui en déclenche le processus est composée de 6 personnes dont une (Mohamed Boudiaf se rendra fin octobre 1954 au Caire pour délivrer la proclamation du 1er Novembre dont le texte intégral sera diffusé par la Radio du Caire la veille du déclenchement.

    Les Cinq autres membres du Comité révolutionnaire, dont Didouche Mourad, auront à diriger des zones de combat en qualité de chefs politico-militaires. Des zones qui deviendront des wilayas de combat après les décisions prises à ce propos par le Congrès de La Soummam.

    Au Caire, Mohamed Boudiaf prendra en charge la direction extérieure du MTLD qu’il transformera sur le champ en mission exclusivement au service du FLN. Au mois d’octobre 1956 c’est l’effarement; l’avion d’Air Atlas (marocain) transportant les cinq leaders installés dans la capitale égyptienne, dont Ben Bella, Boudiaf et Aït Ahmed, est arraisonné et contraint d’atterrir sur l’aéroport d’Alger. Étrange, comme j’y pense encore tout en me demandant pourquoi, alors qu’ils étaient armés jusqu’aux dents, aucun d’eux n’a pris son courage à deux mains pour au moins affecter de se défendre les armes à la main. Mains non, pourquoi se montrer plus courageux qu’on ne l’est en réalité puisque de la chair à canon il y en avait partout dans les maquis et dans les grandes villes pour entretenir la guérilla urbaine.

    Puis on apprend, non sans consternation, que Abane Ramdane, le grand Abane, le fin stratège politique, venait de mourir “courageusement au combat”, et plus tard qu’il avait été bel et bien assassiné par ses pairs. Pourquoi ? Là est toute la question. Quand j’apprends qu’il avait été effectivement assassiné, j’en suis complètement remué car ( connaissant Abane, j’étais convaincu qu’il s’était rendu à son rendez-vous fatal sans méfiance). Assassiner pour rien Abane, c’est en tout cas le moins qu’on puisse dire. Maintenant à ceux, Meziani Ahmed Ben Bella compris, qui s’étaient empressés de donner leur accord pour son élimination de délivrer enfin le véritable motif qui l’a conduit en toute quiétude au Maroc pour se faire assassiner par des agents du MALG, nous dit-on, à Tétouan encore espagnol.

    Pourquoi continue-t-on à accuser Abane de trahison alors que son comportement pendant la guerre de Libération nationale a été irréprochable ? On comprend que Ben Bella n’ait cessé de développer le complexe de l’exclu en se répandant en diatribes humiliantes contre Abane Ramdane qu’il accuse de l’avoir éliminé du Congrès de La Soummam en omettant de l’inviter officiellement. Cette version des faits n’est non seulement pas objective mais elle est fausse, apocryphe. Pourquoi l’est-elle ? Parce que Larbi Ben M’hidi qui avait fait deux brefs séjours au Caire où il s’était rendu spécialement pour inviter au moins trois des représentants de la Délégation extérieure à venir débattre de l’avenir de l’Algérie au Congrès d’Ifri, Ben Bella compris, déclare exactement le contraire. On a dit plus tard que si Ben Bella s’était abstenu de participer au Congrès, c’est parce qu’il avait peur de perdre à jamais son confort à l’étranger où il pouvait continuer impunément à jouer “l’historique” alors qu’il n’en a jamais été un.

    Passons les évènements et venons-en à la grande grève de la faim de 1961 qui avait mobilisé des milliers de prisonniers du FLN incarcérés dans les prisons françaises et au cours de laquelle nous avons eu à déplorer plusieurs morts après plus de 21 jours de grève. Ce jour-là devait être en principe la fin de cette grève qui avait mis à mal tant de détenus. Eh bien figurez-vous que Ahmed Ben Bella qui ne voulait pas entendre parler de suspension de la grève, se mit paraît-il dans une colère telle que même ses intimes lui déclarèrent ouvertement leur réprobation. Et que voulait le zaïm ? Simplement que la grève se poursuive pour lui permettre d’être libéré par les Français afin qu’il puisse être le seul interlocuteur du général de Gaulle en vue de négociations éventuelles. Cette fois, ni les Français ni les détenus algériens ne l’écoutèrent, De Gaulle moins que tout le reste, dans la mesure où quelques mois auparavant le chef de l’État français avait parlé de “paix des braves” et non de “paix” à négocier avec les “prisonniers de luxe” comme Ben Bella.

    Passons sur Tripoli qui fut une des plus grandes mascarades liées à la guerre de Libération nationale. Subjuguant ses collègues au Congrès de l’idée de former un gouvernement, Ben Bella se rend à Tlemcen via le Maroc et entreprend d’éliminer l’un après l’autre les obstacles qui lui obstruaient le chemin du pouvoir. Il réussit. Mais en même temps, il réussit aussi à pulvériser les liens de solidarité qui avaient été tissés entre les wilayas de combat pendant les 7 années et demie de guerre de libération. Le wilayisme est né grâce à lui. Il faut savoir que pour arriver au compromis qui conduira au mois de septembre 1962 à la fin de la “discorde” des chefs, plus de 7 000 Algériens ont été sacrifiés en moins de trois mois lors des accrochages entre wilayas…

    Ben Bella est élu, on s’en souvient, dans des circonstances peu propices à la transparence des urnes. La première décision qu’il prend est celle qui a consisté à ramener en Algérie plus de 250 000 Égyptiens comme coopérants techniques venus pour nous ramener dans le giron du monde arabe, nous qui n’avions fait que notre devoir en nous lançant dans une guerre de libération animée exclusivement par des Algériens. Parmi les contingents d’Égyptiens venus nous apprendre, très mal, à lire et écrire, il n’y avait pas à l’évidence que des saints. Bien au contraire. Cet étrange épisode aura permis à une pléthore d’agents des services spéciaux égyptiens de venir espionner à leur guise l’Algérie. Ceci d’un côté. De l’autre, parmi les milliers d’Égyptiens, des centaines, voire davantage, de fervents prosélytes sont venus chez nous uniquement pour semer les premières graines de subversion. Pour toutes ces raisons il faut croire que Meziani Ahmed, Ben Bella, n’a rien d’autre dans la tête que de salir la mémoire de Abane Ramdane qui, dans toutes les étapes que connut la guerre de Libération, était aux premières loges. Aujourd’hui, Ben Bella le traite de “traître” alors qu’on sait que la seule raison qui l’anime est celle qui consiste à se dédouaner à peu de frais en chargeant d’opprobre Abane parce qu’il est Kabyle et, au-delà, a été un militant pur et dur qui n’a jamais voulu céder au chantage des faux militants et autres “historiques” de pacotille dont le seul souci consistait à s’éloigner du champ de bataille pour n’habiter que des palaces aux frais de cotisations du peuple algérien.

    Avant de conclure ce survol rapide sur la “personnalité” de Ahmed Ben Bella, personnalité complexe dotée de multiples facettes, une question me brûlait les lèvres depuis le début. Je la pose. Si les Ben M’hidi, les Ouamrane, les Krim Belkacem, les Amirouche, enfin, je vise tous les congressistes présents à Ifri le 20 août 1956, avaient été de notre monde aujourd’hui, Ben Bella aurait-il pris ce risque de les traiter en face de traîtres à leur patrie ? Sûrement pas ! Et Ahmed Ben Bella, l’Algérie lui dira, comme ce personnage de “la soif et la faim” : “J’ai du sang dans les veines, les revenants n’en ont pas” (1)

    (1) E. IONESCO Œuvres complètes, Gallimard, Paris).
    (*) Ancien responsable de la Zone autonome d’Alger.

    http://www.webzinemaker.com/admi/m9/page.php3?num_web=11154&rubr=2&id=61847




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  • tacili
    19 août 2010 at 13 h 11 min - Reply

    Bonjour,

    «De Gaulle voyait plus loin»

    Par Ahmed Ben Bella :
    publié le 26/10/1995 par Le Monde

    J’ai une immense estime pour de Gaulle. Adversaires, nous l’avons été, et l’affrontement a forgé le respect mutuel. Quand il est revenu au pouvoir, en 1958, je savais qu’il serait redoutable, mais la stature historique du personnage me donnait confiance sur le long terme. Chef militaire, c’est lui qui nous a porté les coups les plus durs. Sans doute lui fallait-il créer une situation moins favorable au Front de libération nationale, pour aller ensuite à la paix. Mais, à la différence d’autres, de Gaulle voyait plus juste et plus loin, à vingt ou trente ans de distance. Il dominait la perspective stratégique. Les intérêts de la France, il les a défendus, du moins tant qu’il a pu. Pas au point, cependant, de s’aveugler sur les réalités. Il a eu ce courage qu’ont peu de dirigeants d’aller contre l’avis de la majorité, celle des pieds-noirs en l’occurrence. Sans lui, nous aurions un jour conquis notre indépendance – le vent de l’Histoire soufflait en ce sens – mais à quel prix, pour la France et pour nous? La première fois que nous nous sommes rencontrés, c’était en avril 1944, en Italie, au nord du monte Cassino. Il avait insisté, contre l’avis des Alliés, pour que le corps expéditionnaire français participe à cette campagne. La plupart des troupes venaient d’Afrique du Nord. J’appartenais à une unité d’élite, le 5e régiment de tirailleurs marocains (RTM), basé à El Malah. Cet hiver-là, le froid fut terrible. Nous progressions dans les montagnes, pied à pied, repoussant l’ennemi à la baïonnette, à la grenade, à l’arme automatique, parfois à coups de poignard… De Gaulle nous a gratifiés d’une visite spéciale. Il allait, disait-on, décorer cinq ou six officiers. Moi, le sous-off, je ne me sentais pas concerné. Juste avant la cérémonie, le colonel me fait chercher: «Comment, vous n’êtes pas prêt? Dépêchez-vous donc, on vous attend!» De Gaulle, ce jour-là, m’a remis la médaille militaire pour faits de guerre exceptionnels.
    Vingt ans plus tard, le 13 mars 1964, eut lieu notre seconde entrevue. Je venais de passer quelques jours à Belgrade, à l’invitation de Tito. Avant et pendant la guerre, de Gaulle avait soutenu Mihailovic contre lui. Têtu comme une mule, il en voulait à Tito, et leurs relations étaient à peu près inexistantes. Le chef de l’Etat yougoslave avait évoqué cette vieille brouille: «Vois si tu peux faire quelque chose…» Sur le chemin du retour, par l’entremise de Georges Gorse – un diplomate de tout premier ordre, alors ambassadeur à Alger – on arrangea une rencontre au château de Champs, près de Meaux, avec le Général. De prime abord, l’homme avait la solennité d’une statue de l’Histoire. Un peu distant, guindé par le protocole, le ton, au bout de deux à trois minutes, prit un tour d’une chaleur exceptionnelle. J’ai plaidé la cause de Tito. Echange laborieux, mais il a fini par se rendre à mes raisons. Je souhaitais un retrait anticipé de l’armée française d’Algérie et la coopération de la France pour développer une activité de chantiers navals à Mers el-Kébir. Il a consenti à tout. «A mon tour, dit-il. Je veux renouer avec les pays arabes, et surtout il y a un homme qui m’intéresse, c’est Nasser.» Il savait, bien entendu, que je n’aurais aucune difficulté à les mettre en contact. Nasser a d’ailleurs saisi la balle au bond: «Dis à de Gaulle qu’il est invité officiellement au Caire. A lui de choisir une date!» A Champs, le Général avait abordé une question capitale pour lui: «J’ai besoin d’une Algérie forte, mais aussi d’une France forte, qui ne subisse pas la loi des Etats-Unis. Puis-je compter sur vous?» Pour moi, c’était l’évidence. De son côté, il a joué à fond la carte de la stabilité en Algérie, du moins tant que j’ai été en fonctions. Il m’avait proposé de venir à Paris l’année suivante, en 1965, pour y signer les accords auxquels nous étions parvenus à propos du pétrole. «Les Français doivent apprendre à vous considérer comme un chef d’Etat. Nous remonterons ensemble les Champs-Elysées.» Le coup d’Etat de Boumediene – dont je connaissais les intentions et que j’aurais pu faire arrêter vingt fois – eut raison de ce projet, comme de la conférence afro-asiatique en préparation à Alger, et qui promettait d’être un second Bandung. Du fond de ma prison, j’ai appris que de Gaulle était intervenu auprès de Boumediene, par la voix de Jean de Broglie, alors secrétaire d’Etat, pour que j’aie la vie sauve. De Gaulle n’était pas un politicien. Il avait cette dimension universelle qui fait trop souvent défaut aux dirigeants actuels.

    —————

    Ne pensez-vous pas que les mots affectueux de Ben Bella a l’égard de De Gaulles sont un peu surprenants ?




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  • Salim Saddik
    19 août 2010 at 14 h 32 min - Reply
  • Abdel Madjid AIT SAADI
    19 août 2010 at 15 h 32 min - Reply

    Assalam;

    J’ai parcouru les textes en ligne, et au détour d’un article, j’ai trouvé une contribution qui m’a fait plus que sursauter !
    http://fr.jurispedia.org/index.php/Carr%C3%A9_de_Malberg,_Raymond
    le Kabyle dans sa réponse du 15 aout à @By, nous parle du principe « DU » carré de Malberg !
    Évidemment il se lance dans une démonstration qu’il a oubliée de faire, pour nous « prouver » par absence totale de démonstration que la constitution de 1986 a été violée, je préfère le citer de nouveau !

    LE KABYLE ECRIT « Je pense bien au contraire, qu’il y a eu un viol parfait, et au sens plein du terme, des dispositions de l’Art. 42 de la Loi Fondamentale qu’est la Constitution, si l’on s’en tient au pcp sacro saint de la théorie DDDDUUUUU carré de Malberg en doctrine juridique.

    En fait, lorsque le pouvoir a agréé la création du FIS fondé sur une base religieuse (Art.42) et du RCD fondé sur une base linguistique (Art.42), il est absolument clair que si l’on s’en tient à l’interprétation littéraire ou littérale des dispositions express dudit Art.42 de la dite Constitution, ces deux »partis » n’auraient JAMAIS du être agréés et encore moins voir le jour !  »

    La réponse mon cher est que tout simplement, vos affirmez SANS rien démontrer !

    Comme apparemment ce n’est sûrement pas une erreur de frappe qui vous a fait écrire « du carré de Malberg » au lieu de Raymond Carré de Malberg, et qu’en conséquence votre argumentation est spécieuse, je vous invite à lire une étude critique sur le travail de ce constitutionaliste alsacien.

    http://ahrf.revues.org/583

    Je n’ai point pour prétention de vous ramener sur terre, mais de vous inviter à moins d’envolée, à oublier les stéréotypes enseignés par la machine médiatique DRS « Presse aux Ordres », pour justifier l’interdiction du FIS, alors que justement l’auteur que vous citez, fait sien TOUTE expression de VOLONTE POPULAIRE.
    « Qui se comprend aisément, s’énonce clairement » et que la critique de la contribution du colonel ex DRS, Mohamed Samraoui, n’a pas besoin de ressortir les vieux clichés éculés qui ne veulent voir d’expression populaire, que celle AUTORISEE par l’Etat ou ses démembrements !

    Carré de Malberg écrit qu’en transférant ainsi le pouvoir du monarque à la nation, la Révolution (française) « ne faisait que reconnaître, à sa manière, cette vérité théorique (…) à savoir que la puissance de domination étatique ne peut se concevoir que dans l’être synthétique et abstrait qui personnifie la collectivité nationale et qui n’est autre, en définitive, que l’État » (Contribution, t.II, p. 174). Ce paradigme a une double valeur. D’une part, il rend compte d’une certaine organisation spécifique du pouvoir. En ce sens il a une valeur descriptive. Mais, d’autre part, et surtout, il s’impose comme le modèle de l’organisation de l’État, modèle qu’il convient d’imiter afin de réaliser l’État constitutionnel.

    Pour ne pas entrer dans un débat juridique et constitutionnel disons tout simplement que pour moi, le « pouvoir » que s’est octroyé le Conseil de la Révolution, incarné par son Président Boumédienne, est comparable au « Pouvoir monarchique » de droit « divin » que s’est proposé de fissurer la Constitution de 1988, qui est venu accorder ces droits d’expression aux volontés ou groupes de quelques natures qu’ils fussent, et dont vous regrettez l’expression sous forme du FIS ou du RCD… au sens que bien évidemment, le même « pouvoir » régalien qui leur a donné naissance aurait voulu qu’ils lui fussent soumis, comme le furent les « organisations de masse » dont les membres étaient scrutinés par l’article 120….




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  • BY
    19 août 2010 at 20 h 29 min - Reply

    Bonsoir,

    Samraoui, vous vous interrogez sur les motivations de Jean Meo qui n’aurait, selon vous, aucun intérêt à propager une telle information dont vous auriez dû vous-mêmes conclure qu’elle ne pouvait qu’être fausse. De tous les proches collaborateurs du général de Gaulle, il est le seul à soutenir une telle invraisemblance. A croire que le chef de l’Etat français de 1958 à 1969 ne s’est confié qu’à Jean Meo qui a certainement été intoxiqué par le SDECE sinon il voulait se faire valoir en répercutant une rumeur. Peut-être aussi, l’hypothèse n’est pas à écarter, que ce personnage de troisième zone réglait à la fois un contentieux personnel et politique avec l’ancien président de la République algérienne ?
    D’autre part, vous posez une équation qui me paraît aussi incorrecte que dangereuse en disant : « Ahmed Ben Bella (en 2008 il avait 92 ans) n’a pas réagi aux propos de Jean Meo (faut-il encore qu’il les ait entendus), l’allégation est donc vraie ».
    Vous auriez pu faire un autre raisonnement que celui que vous induisez. Par exemple, Ahmed Ben Bella considère-t-il, peut-être, qu’il n’a rien à prouver et qu’il a trouvé méprisable cette infamie ? Vous dites pourtant, à juste titre, « seuls les historiens, à la lumière de l´exploitation des archives, peuvent apporter un brin de réponse ; en attendant à chacun de se forger sa propre opinion. » Vous auriez dû cher Mohamed appliquer ce principe de précaution. Quelle opinion chacun d’entre nous peut se forger sur des faits qui ne sont pas établis, dont la véracité n’est fondée par aucun document irréfragable ou des témoignages autrement plus crédibles et plus sérieux que celui fantaisiste de Jean Meo ? Cela s’appelle livrer un homme à la meute. Jusqu’ici les historiens algériens, français ou anglais qui ont eu à travailler sur les archives de la guerre d’Algérie n’ont évoqué une telle présomption. Il eut fallu attendre plus de 50 ans pour que la « mémoire » de Jean Meo se remette à fonctionner à l’âge de 81 ans. Je vous fais d’ailleurs remarquer qu’aucun historien ne s’est intéressé aux allégations de ce vieil homme.
    Vous vous interrogiez sur le silence de Ahmed Ben Bella qui peut valoir à vos yeux un aveu, moi, je m’interroge sur celui du pouvoir qui avait laissé passer une déclaration ahurissante de l’ancien ministre de la Sécurité, M. Robert Pandraud traitant l’ancien chef de l’Etat de terroriste. « Il a commencé par le terrorisme, il finit par le terrorisme », avait-il alors dit.
    L’Etat algérien, habituellement ombrageux, n’a fait aucun commentaire pour dénoncer cette atteinte à la lutte de libération nationale.
    Mais pourquoi me destinez-vous ces deux phrases ? : « Vous croyez sérieusement que quelqu´un qui s´était engagé aux côtés des forces coloniales en 1955 et qui a combattu les « fellaghas » jusqu´à 1958 (jusqu´à 1961 pour certains DAFistes) veuille arborer son véritable passé ? » (…) Et « Avouez mon cher Brahim, me dites-vous, qu´il est légitime que des algériens refusent de se baser uniquement sur les écrits de Khaled Nezzar et des courtisans du régime ou sur les témoignages de ceux qui cachent la vérité au peuple ? »
    Sérieusement et sincèrement, je ne vois pas le rapport avec notre sujet, avec Ahmed Ben Bella qui, à ma connaissance, n’est pas un DAFiste, il était fellagha. Il est évident que les DAFistes dont vous avez connu certains occultent leur passé mais il me semble qu’il était du devoir des services de sécurité et des Moudjahidines authentiques (dans l’ONM ou en dehors) de le révéler au peuple. Je tiens à vous faire savoir, sur mon honneur, que ce que vous appelez les écrits de Khaled Nezzar ne figurent pas dans ma bibliothèque. Et je doute fort que les Algériens se sont jamais basés sur ces « écrits » pour connaître leur histoire y compris leur histoire récente. Pardonnez-moi de le dire comme ça, Khaled doit se réjouir en vous lisant parce que vous en faites une référence. Pour lui, c’est les palmes académiques que vous lui accordez. Et ne prenez pas cela pour du cynisme.

    Saad Lounès, vous reprochez à Ben Bella d’être « Marocain » ou de s’être engagé dans l’armée française ? Les deux, me répondriez-vous sans doute, même in petto.
    Ahmed Ben Bella était « Marocain », admettons-le. Il devient algérien. Cela semble faire problème pour vous. Je m’en étonne. Des milliers de nos compatriotes ont une autre origine y compris française. La nationalité algérienne n’est pas fondée exclusivement sur la filiation, elle s’acquiert aussi. Y aurait-il des Algériens de plein droit et d’autres Algériens de non droit ?
    Le profil que vous dressez de Ben Bella est également commun à des milliers d’autres Algériens qui se sont engagés dans l’armée française durant la seconde guerre mondiale. Vous ne pouvez pas lui faire ce reproche à lui seul comme vous ne pouvez pas lui faire le reproche de s’être distingué à Monté Cassino. Il ne l’a d’ailleurs jamais caché.
    Il est toujours pour moi incompréhensible que l’on crédite du sceau de la vérité tout ce que disent les autres, en particulier les Français, sur nous comme Yves Courrière qui n’était qu’un chroniqueur. Et là encore aucun historien sérieux n’a utilisé les 4 tomes de ce journaliste comme source sur la Guerre d’Algérie. Quant à ses commentaires, jamais personne n’y a prêté la moindre attention.
    Vous devriez pourtant connaître la raison pour laquelle Ahmed Ben Bella a été présenté comme le chef de la Révolution algérienne. Les Algériens n’ont pas besoin des suspicions de Courrière pour cela.
    Concernant le hold-up de la poste d’Oran, Ahmed Ben Bella n’a fait qu’exécuter une décision que le chef de l’OS, Hocine Aït Ahmed, avait prise avant d’être destitué en 1950.
    Je ne sais pas si « un hold-up est un acte révolutionnaire » mais je sais, en revanche, que de nombreuses révolutions ont utilisé ce moyen contestable du point de vue de la morale pour se financer. Et la révolution bolchevique est parmi celles-ci.

    Salim Saddik, vous reprenez Yacef Saadi qui à l’indépendance était le plus Benbelliste des Benbelliste. Aujourd’hui, il est le plus Bouteflekiste de tous les Bouteflekistes. Je vous conseille d’autres lectures plus instructives.

    Salutations
    BY




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  • le kabyle
    19 août 2010 at 21 h 43 min - Reply

    Azul,

    En lisant l’écrit de Abdel Madjid AIT SAADI cela me rappelle un cours de Michel MIAILLE  »Introduction à la Science Juridique » qu’il donnait paraît-il à l’Institut (!?) de Droit de Ben Aknoun.

    Alors soit, ne dérangeons pas l’auto-suffisance de ce Monsieur et encore moins son ego qui a tout
     »démontré » SANS rien affirmer…

    Alors, cher Môssieur, je vous laisse choisir entre PHILOSOPHIE DE LA MISERE et MISERE DE LA PHILOSOPHIE… Marx ou Fuerbach.

    En réalité, cher Môssieur, ce n’est pas tant la théorie DUUUUUUU Carré de Malberg qui a titillé votre esprit savant mais bien plutôt le fait que j’ai écrit que le DRS ait manipulé de manière monstrueuse et affreuse le FIS pour ensuite mieux l’utiliser et l’atomiser… afin d’être sûre de DETRUIRE notre cher Pays L’ALGERIE !!!

    Donc, et en toute honnêteté intelectuelle, lequel de nous deux essaye de disculper le DRS de ces crimes infammants ?

    En tout état de cause, ce n’est sûrement pas la théorie DUUUUUU Carré de MalberG… et encore moins ma modeste personne.

    So, mate. Just calm down and take it easy… would you, please !!!

    Saha f’tourkoum ya djemaâ ou saha ramdankoum !

    Thanmirth.




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  • zapata
    19 août 2010 at 22 h 36 min - Reply

    abane ramdane à ètè victime de son savoir faire et son intilligence . les colonnels du cee savaietns très qu’ils ne possèdront jamais son talent et ceux qui accuse abane comme etant un dictateur ils sont à cotè de la plaque .lorsque vous lisez la charte de la summam de 1956 est ce que vous trouvez des signes qui prouve que l’algèrie deviendra un etat dictateur? eyez le courage de le dire…il faut avoir le courage de dire la verite et aussi de l’entendre..ferhat abasse il n’est pas natif de la kabylie mais abasse sait très bien faire la diffèrence entre le bien et le mal.cèrte abane est nèrveut ,radical,expèdètif il dit les choses en face et parfois blaisse pèrsonne ne peut nier ça ..mes ses qualitè et son efficasitè et son savoir faire à dooner la naissance d’une bouè de sauvetage qui s’appelait congrès de la summam 1956…et pour la plupart qui ne savait cette information abane ètait malade de l’ulcèr et avait le goitre immaginer dans ces condition de guèrre pour un rèsponsable de ce genre qui pensait à tout…la rèvolution à ètè trahit par ces fils…boussouf ,bentobal,krim,ouamrane,mahmoud cherif.




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  • Salim Saddik
    19 août 2010 at 23 h 18 min - Reply

    @BY
    Je ne comprends pas en quoi mes lectures vous dérangent ! Toutefois, je suis ouvert a toute proposition de lecture alternative que vous considéreriez comme instructive car vous me semblez être très difficile et sélectif question sources bibliographiques, même si vous n’en citer aucune!

    Pouvez vous aussi partager avec nous les noms de ces « historiens sérieux » qui n’utilisent pas l’oeuvre d’Yves Courriere sur la guerre d’Algérie comme source ?




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  • Salim Saddik
    19 août 2010 at 23 h 32 min - Reply

    Je tiens a partager avec vous ce livre (introuvable), que des personnes comme notre amis « BY » considèrent comme une autre lecture non instructive a bannir:

    L’indépendance confisquée, 1962-1978, Par Ferhat Abbas:

    http://www.lakhdaria.net/files/FerhatAbbas_IndepConfisquee.pdf

    Description

    Ferhat Abbas, l’ancien président du Gouvernement provisoire de la République Algérienne dresse le bilan sans complaisance de l’Algérie de 1962 à 1978. Après sept ans de guerre, l’indépendance est proclamée le 5 juillet 1962. Mais elle est confisquée par Ben Bella d’abord, par Boumediene ensuite. En voulant imposer le  » socialisme  » et en soumettant l’Algérie à leur pouvoir personnel, ils ont entravé son évolution et  » trahi le sang des chouhada « . Ferhat Abbas analyse les difficultés de l’Algérie à la lumière du passé historique, de la colonisation, de l’expérience de la  » révolution par la loi  » et de la lutte armée. Pour lui, le pays peut trouver son équilibre en associant l’héritage de l’Islam, sa dimension religieuse et sociale, et la conception libérale de la démocratie. Un témoignage lucide et généreux sur l’Algérie, sur le tiers monde.




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  • le kabyle
    20 août 2010 at 2 h 35 min - Reply

    @Salim Saddik.

    Merci infiniment pour le lien de l’ouvrage en PDF du regrété Ferhat ABBAS – « L’Indépendance Confisquée ». Je vais le lire d’une seule traite, cette nuit même !

    N’y aurait-il pas également en PDF, l’ouvrage de feu Mohammed BOUDHIAF – « OU VA L’ALGERIE ? ».

    Ainsi que celui de Si M’Hamed BOUKHOBZA rahimatou Allahou aâlih ! Lâchement assassiné par les sicaires du DRS sur ordre des DAFistes et de la france – « L’ALGERIE HORIZONS 2015 ».

    Ils ont osé assassiner l’Intelligence !

    L’écrivain Tahar DJAOUT, ATH YERHAM RABI ! Avait bien raison de désigner ces assassins du DRS « LES CHASSEURS DE LUMIERE ! ». Il avait parfaitement raison.

    Merci beaucoup.

    Voilà, enfin ! De la trés bonne lecture sur notre Histoire contemporaine écrite par les Algériens eux-mêmes !!!

    Thanmirth.




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  • Rbaoui
    20 août 2010 at 9 h 52 min - Reply

    Je ne crois pas que « le pouvoir » ait des émotions, en revanche, les fractions de la classe dominantes en ont, et de ce point de vue, je ne suis pas persuadé qu’elles ont la trouille même si, c’est lié à leur position, elles passent leur temps à se protéger et se défendre. Elle sont dans une posture narcissique, c’est normal.

    L’ordre sécuritaire est basé sur une gestion rationnelle, médiatique, industrielle des peurs collectives. C’est une des fonctions indispensables à sa conservation. Comme toutes les formes de pouvoir, il est en fait la rencontre de deux rêveries dans l’inconscient des fractions de classe dominantes : la peur du chaos, de l’incontrôlable et de l’imprévisible qui les destituerait et un désir de puissance sans limite ; la rencontre d’une paranoïa et d’un exhibitionnisme. Est ce qu’on n’ est pas à la fois « paniqué », « mégalo » et « exhibo » lorsqu’on monte sur scène ? Sur la scène du commandement, il y a des paniqués, des mégalomanes, des exhibitionnistes, des psychopathes… On se perd en se demandant s’« Ils ont peur de nous ». Gardons à l’esprit que le maintien de l’ordre a objectivement besoin d’inspirer la peur et de la distribuer entre les gouvernés. Et rappelons-nous que nous perdons chaque fois que nous avons peur, qu’ici commence l’auto-sujétion, pilier de l’ordre médiatico-sécuritaire.




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  • Samraoui
    20 août 2010 at 16 h 31 min - Reply

    @ BY,

    Je ne vois sincèrement pas où vous voulez en venir avec vos bien curieuses interprétations sur les témoignages des gens. J´avais pourtant bien déclaré de facon très claire que je ne portais aucune accusation sur l´ex président Benbella et que je ne rapportais dans mon papier qu´un témoignage d´un des acteurs qui était proche du général De Gaulle et qui de surcroit s´occupait du dossier relatif au pétrole algérien.
    Sur quelles preuves dois-je me baser pour conclure que les informations de Jean Meo sont fausses, comme vous me le suggérez ? Le propre des menteurs n’est-il pas d’accuser les autres de leur propre turpitude?

    A supposer que le témoignage de Jean Meo soit faux, devons nous aussi écarter d´un revers de main les témoignages de ses compagnons (Ferhat Abbas, Mohamed Boudiaf, Abane Ramdane, Yacef Saadi,…) Ah oui ce dernier est devenu bouteflikiste, voilà la belle preuve de sa probité et de son intégrité !

    Le débat démocratique ne repose pas sur l’intimidation. La règle c’est d’avancer des arguments pour convaincre. En vous exprimant ainsi vous démontrez la vacuité de vos arguments.

    Sachez cher Monsieur que le culte de la personnalité ne fait pas partie de mes principes, et je considère – que vous le veuillez ou pas – Mr Ahmed Benbella, comme l´un des artisans de la décadence de la société algérienne.

    Je ne vous conteste pas le droit de défendre votre idole, ce qui serait aberrant pour un cadre du MDA qui a côtoyé durant de longues années l´ex président de la République, mais respectez au moins ceux qui ont une opinion différente de la votre, sans pour autant les traiter d´affabulateurs, de ceci ou cela.
    Les Algériens sont mûrs et peuvent distinguer par eux même qui est le vrai patriote et qui est l´intrigant, qui leur voue du bien et qui les méprise, qui a œuvré à leur devenir et qui les a privé de liberté et de parole. Le nier c´est faire de cécité regrettable. En dernier ressort c´est toujours le peuple qui tranche.

    Le parallèle avec Khaled Nezzar n´était pas fortuit, il est exact que les deux se trouvaient dans des camps opposés durant la majeure partie de la Révolution, mais ils ont eu tout de même un destin semblable.
    L´un et l´autre ont porté l´uniforme de l´armée coloniale et ont combattu avec dévouement au sein de l´armée francaise à des périodes certes différentes, mais l´un comme l´autre, n´ont jamais tiré un coup de feu pour la libération de l´Algérie.
    Les deux à des époques différentes se sont érigés en patrons de l´Algérie.
    Tous les deux ont trahi le sang des Chouhada. Ces aventuriers sans scrupule sont responsables de l´instauration du despotisme, du règne de l´arbitraire et de la mise en place du régime policier à l´effet de museler le peuple et le dépouiller de sa liberté.
    Tous les deux se sont appuyés sur l´armée pour accomplir leurs forfaits en déclenchant un processus de destruction de notre société (élimination physique des opposants, propagande mensongère, pouvoir absolu, gouvernance par la terreur et la corruption,…).

    L´un et l´autre ont imposé la soumission, la médiocrité et le mépris de l´homme, Benbella en confisquant l´indépendance et Nezzar en piétinant la souveraineté populaire (refus du choix du peuple).

    En ce mois sacré de piété et de pardon et par respect pour la personne et pour les hautes fonctions qu´elle a eues à assumer je ne dirai pas davantage, je me bornerai seulement à ajouter une expression bien de chez nous « khali elbir beghtah).

    PS :
    1-Sachez mon cher Brahim, que je ne souhaite aucune polémique sur une personne qui n´est pas de ma génération et que je ne connais pas; le tribunal de l´histoire jugera et donnera son verdict.
    2- Dénoncer un « écrit » d´un faussaire dont les mains sont maculées du sang des algériens, ne signifie pas lui décerner des palmes académiques. Il ne faut pas exagérer non plus.
    Un criminel reste un criminel, même s´il se défend d´être le sauveur de la république des copains et des coquins.
    Sans rancune.

    @ Salim Saddik,

    Merci pour cet ouvrage précieux d´une personnalité éclairée dont la droiture devrait servir d´exemple à nos décideurs et aux démocrates qui refusent les choix de la plèbe
    Je termine avec une citation de Machiavel « Si tu veux marcher vers le futur retourne toujours à tes racines »

    Bon Ramadhan à tous.




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  • BY
    20 août 2010 at 22 h 49 min - Reply

    Bonsoir,

    Samraoui, heureusement que vous ne voulez pas polémiquer ! Donc,à défaut de tribunaux, on va laisser l’histoire juger les uns et les autres.
    Je ne connais pas la rancune. Surtout en ce mois.

    Salim Saddik, vos lectures, croyez-moi, ne me dérangent nullement. Je voulais tout simplement dire que Yacef Saadi n’est pas une référence pour moi.

    Salutations
    BY




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  • Ammisaid
    21 août 2010 at 0 h 02 min - Reply

    Je sais une chose: ce qui ont déclenché la guerre, ceux qui l’ont organisé, ceux qui l’ont protégé, ceux qui s’étaient battu dans les djebels, les villes et les douars et le peuple qui avait tout subi( la misère, les tortures, les deuils, les handicapes… n’ont rien obtenu après l’indépendance et les planqués d’Oudjda et d’ailleurs ont eu tout ce qu’ils désiraient: la richesse, la sécurité, la liberté, le bonheur et les honneurs.
    C’est aussi simple que ça. Regardez sa Fakhamatouhou, il est toujours le roi de la misère d’un peuple ayant une grande histoire.
    De quoi vont-ils se plaindre les dafistes et les planqués de l’autre côté de nos frontières.
    Pourquoi, ils haïssent à ce point l’Algérie et son peuple?
    Pourquoi, ils continuent à voler, à trahir, à ruser et éliminer tout homme ou toute femme capable de servir sincèrement et honnêtement l’Algérie?
    Pourquoi, ils sont à ce point insensible à nos douleurs, à nos malheurs et nos misères?
    Pourquoi, ils volent l’Algérie et ils paricipent à la prospérité des puissances étrangères: les pays qui baignent dans la paix, la liberté et l’espoir?
    Pourquoi, rien n’arrivent à les satisfaire: ni les milliards de dollars, ni la luxure, ni des festins à toute heure, ni la sécurité de leurs amis, de leurs familles, de leurs serviteurs et de leurs progénitures?
    Pourquoi sont-ils à ce point incapable d’accéder aux regrets, aux remords et une autocritque pouvant être salutaire pour le jour du dernier jugement qui en réalité commence juste après la mort?
    Pourquoi, ils refusent de faire confiance aux cadres compétents et cette jeunesse pleine de talents, d’énergie et dotée d’un genie créateur qui comble ceux qui acceptent de les accueillir sur leurs sols?
    Pourquoi, ils ne sont rassurés que par des hommes et femmes qui se prosternent ou qui les glorifient comme s’ils étaient des seigneurs omnipotents et immortels?
    Pourquoi, ils n’ont jamais tenu une seule promesse, ils n’ont jamais accepté de rendre compte de leurs ereurs et ils n’ont jamais été jugé pour les crimes qu’ils avaient commandités, les milliards de dollars qu’ils ont dilapidés et les graves décisions qu’ils avaient prises en mettant en danger la survie et l’avenir, même, de notre pays?
    Pourquoi, ils n’ont, jamais, laissé le peuple choisir leur destin, ils n’ont jamais laissé les vrais opposants proposer leurs idées et leurs programmes et ils n’ont, jamais, essayer d’intégrer les compétences réelles pour aider nos usines, nos universités, notre admnistration et nos institutions à fonctionner normalement afin d’assurer la sécurité,la dignité et la prospérité de toutes et de tous sans distinction sociale, raciale, regionale, cultuelle…?
    Qu’ils nous montrent, une fois, une seule fois, seulement une fois, qu’ils étaient et qu’ils sont dignes de diriger un pays aussi beau que le notre et un peuple qui avait obtenu la reconnaissance internationale pour son courage, sa bravoure, sa patience et son attachement à des valeurs exceptionnels. Nous, ils étaient des planqués, ils resteront des planqués, ils avaient utilisés des Algériens pour tuer d’autres Algériens, ils continueront à utiliser des Algériens pour tuer d’autres Algériens tant qu’ils resteront au pouvoir. Aucune explication n’est valable pour expliquer le mal qu’ils ont et continuent à faire pour l’Algérie et son peuple martyre, martyrisé et ignoré. C’est leur nature, le visage de la laideur, l’âme instigatrice du mal, l’esprit rigide comme une pierre, un coeur serviteur de lucifer, un oeil envieux de ceux qui lui sont meilleurs, une oreille qui n’entend que le son des dollars, un nez qui ne sent que les odeurs de la chair de leurs frères et de leurs soeurs, un ventre impossible à satisfaire et un trône sur lequel ils aiment s’assoir car ils les fait jouir. Mawkmagh Allhamdou liAllah maghltagh asthaghfir Allah
    Fraternellement




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  • Afif
    22 août 2010 at 1 h 15 min - Reply

    C’est effarant ce que j’ai lu sur Ben Bella : Ben Bella marocain, où est le mal ? Ceux qui connaissent pas leur histoire et ce n’est pas leur faute, ne savent pas que pendant que des algériens comme Ferhat Abbas et Cheikh El Ibrahimi, que Dieu les accueille dans son vaste paradis, ainsi que l’ensemble de leurs militants et partisans algériens pure souche étaient dans l’expectative pendant une année et demi, pour voir où le vent allait tourner, 18 marocains avec passeport marocain et non comme Ben Bella d’origine marocaine, ont pris part au déclenchement du 1er Novembre 1954, dans la wilaya de Aïn Temouchent : ils ne sont pas venus du Maroc ce jour là, mais se trouvaient dans le territoire national depuis plusieurs années et travaillaient dans les fermes des colons comme ouvriers agricoles. Dès leur arrivée en Algérie, ils ont demandé à adhérer au PPA, parce que c’était le parti qui réclamait l’indépendance : ce sont de vrais berbères radicaux. Malgré leur maigre salaire, ils cotisaient au parti et, au moment de la scission du PPA/MTLD, ils se sont résolument mis du côté du CRUA et de l’action immédiate. Si leurs noms vous intéressent, je peux vous les communiquer. Et puis, avons-nous intérêt à diviser les algériens et les marocains que seule la frontière distingue : ils sont tous les deux berbères dans leur écrasante majorité, ils parlent la même langue et ils sont de la même aire civilisationnelle.

    L’attaque de la Poste d’Oran en 1949 : jamais Ben Bella n’a dit qu’il en était le boss. C’est Aït Ahmed qui l’a été en tant que chef national de l’OS. Cette affaire ne concerne pas des personnes mais un parti, le PPA/MTLD. Aït Ahmed, Ben Bella et les autres militants n’ont fait que jouer le rôle qui leur a été désigné, point barre. Au fait, le chef du commando qui a attaqué la poste est un marocain, encore un : il sera plus tard membre du Comité des 22 qui déclenchera la Révolution, en dépit de l’attentisme de beaucoup de dirigeants politiques algériens. Nom : Ahmed Bouchaïb.

    Ben Bella fabriqué par la France : soit, qu’on m’explique alors pourquoi Ben Bella est le seul parmi les cinq dirigeants historiques emprisonnés, à être systématiquement désigné par le CNRA comme Vice-Président dans les trois GPRA qu’a connus la Révolution : il faut croire alors que tous les membres du CNRA, ministres, colonels, commandants de l’ALN étaient aveugles à ce moment-là et que subitement, aujourd’hui, on découvre un Ben Bella agent de la France. Savez-vous, malheureux, que le plus proche de Ben Bella des 9 dirigeants historiques, c’est Mustapha Ben Boulaïd ? En 1981, quand Chadli a libéré Ben Bella, et que celui-ci a entrepris de visiter les wilayas, savez-vous que le héros national Amar Ouamrane, dont personne ne parle, l’a invité à visiter la Kabylie en sa compagnie. Je ne vois pas un vieux briscard qui a pris le maquis depuis 1945 avoir de l’amitié et de la considération pour un agent de la France.

    Cela dit pour après 1962 : la situation est assez bien connue aujourd’hui. Ce qu’il y a lieu de noter, c’est qu’a fait Ben Bella en 1962, Boudiaf l’a fait 30 ans plus tard. Les deux sont venus dans les blindés de l’Armée, quoique la prise de pouvoir de Ben Bella avait une base légitime : il avait la majorité du CNRA de Mai 62 (Tripoli), même s’il elle n’était pas statutaire (2/3 requis).




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  • Salim Saddik
    22 août 2010 at 11 h 10 min - Reply

    Certain récits d’intervenants, ressemblent étrangement a ceux qu’on trouve dans les livres d’histoires de l’école algérienne. La règle est qu’il ne faille surtout pas citer les personnes qui ont fait l’histoire encore moins les références bibliographique de ceux qui l’on écrite.




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  • Salim Saddik
    22 août 2010 at 11 h 15 min - Reply

    Pour l’Histoire:

    Entretien avec Madame ABANE RAMDANE: “Ben Bella a été fabriqué par les Français”

    Dans un récent entretien, l’ancien Président Ahmed Ben Bella s’est violemment attaqué à Abane Ramdane et au Congrès de La Soummam qualifié de “trahison”.

    Dans cet entretien exclusif, Madame Vve Abane, épouse du colonel Dehilès, répond aux accusations et rétablit certaines vérités.

    Pourquoi, à votre avis, Ben Bella dénigre le Congrès de La Soummam ?
    • Madame Abane : Il était hostile au fait que le Congrès se tienne en Algérie. Le congrès s’est tenu sans lui et sans les chefs qui étaient à l’étranger. Ils ne sont pas intervenus dans son élaboration.

    Que s’est-il réellement passé avec l’attaque de la poste d’Oran ?
    • Ben Bella était chef de l’OS (l’Organisation spéciale) avant qu’il ne soit remplacé par Aït Ahmed. L’attaque avait été mijotée par Aït Ahmed, Saïd Ouali et Omar “yeux bleus” (Omar Boudaoud), pas plus. Ils n’ont pas mis Ben Bella au courant parce qu’ils avaient peur qu’il les dénonce. Aït Ahmed a réservé une chambre à Alger pour Ben Bella et c’est là que deux policiers sont venus le cueillir le lendemain. Ben Bella ouvre la porte, prend son arme et retourne le canon sur sa poitrine et leur présente la crosse en leur disant : “Tenez, je n’ai rien à voir dans ces histoires.” Les deux policiers ont pris l’arme en laissant Ben Bella sur place. Ben Bella était à Alger pendant l’attaque de la poste d’Oran. Il se vante d’avoir fait le coup. Naturellement, ce sont les Français qui lui ont fait cette propagande pour lui donner un nom. C’est à partir de là que les Français ont préparé un président pour l’Algérie.

    Vous voulez dire que ce sont les Français qui ont fabriqué Ben Bella ?
    • Les Français réfléchissent et projettent. Ils se sont dit qu’en cas d’indépendance de l’Algérie, on leur place un âne bâté à la présidence. Après l’arraisonnement de l’avion en 1956, les cinq dirigeants du FLN ont été amenés à Alger. Sur le bitume de l’aéroport, Mohamed Boudiaf tenait un porte-documents entre les mains. Un gendarme s’est avancé vers lui, le lui a pris des mains pour le remettre à Ahmed Ben Bella. À ce moment-là, un flash a crépité pour immortaliser l’instant.

    Pour quelle raison ?
    • Pour faire croire que c’est Ben Bella le premier dirigeant. Cette anecdote m’a été racontée par Boudiaf lui-même. Il avait compris que la France voulait donner un chef à la Révolution algérienne, le plus bête des chefs. C’est la dernière farce que la France nous a faite. Ben Bella était un grand inconnu en 1954.

    Vous aviez travaillé avec Abane avant de devenir sa femme, quel homme il était ?
    • Un homme extraordinaire, pas bavard mais très actif. Il a mûrement réfléchi pour tisser sa toile et former son organisation. Il a pensé la Révolution algérienne pendant les cinq années qu’il avait passées en prison. Il a pris le temps, contrairement à certains qui s’abêtissent dans les prisons, d’étudier toutes les révolutions du monde. Il savait qu’il fallait regrouper les partis et après l’indépendance, à chacun de reprendre son chemin. Ce qui n’a pas plu à Ben Bella et Khider, c’est que Abane a fait appel à des centralistes. Ils avaient une formation politique. C’était une grande aventure cette Révolution.

    Quel est le rôle de Abane dans la préparation du Congrès de La Soummam ?
    • Ce qui m’étonne c’est le fait que ce soit toujours Abane qui est la cible des attaques alors qu’il y avait une direction collégiale. Il y avait Ben Khedda, Saâd Dahleb, Amar Ouzeggane. Les décideurs étaient Abane et Ben M’hidi qui étaient deux jumeaux.
    Il n’y avait aucune entente entre Larbi Ben M’hidi et Ben Bella.
    Maintenant si on reproche des choses à Abane, il faut alors faire également des reproches à Ben M’hidi. Abane Ramdane ne travaillait jamais seul.

    Ont-ils essayé de convaincre Ben Bella de venir assister au congrès ?
    • Ils se sont habitués aux artères du Caire. Ils ont allumé un brasier en Algérie après ils se sont enfuis à l’étranger. Comment Ben Bella s’évade de la prison de Blida avec Mahsas et ne peut rejoindre les maquis d’Algérie ? Les maquisards sont allés d’Est en Ouest quand il fallait le faire.

    Au moment du Congrès, vous étiez déjà son épouse. Étiez-vous présente ?
    • Non, mais j’ai tapé la plate-forme de La Soummam sur une machine dactylographique.

    Qui avait rédigé le manuscrit ?
    • Plusieurs personnes. Chacun avait écrit sa partie. Ben Khedda me ramenait les manuscrits que je dactylographiais dans une chambre exiguë à Alger. J’étais hermétiquement enfermée en plein mois d’août pour ne pas éveiller les soupçons des voisins français.

    Que vous inspire les propos de Ben Bella lorsqu’il affirme que le Congrès de La Soummam est une trahison ?
    • Ben Bella ne voulait ni des centralistes ni des unionistes. Il voulait la révolution strictement avec le PPA/MTLD. Il ne voulait pas que les autres tendances y participent. Ben Bella appelait les centralistes et les unionistes la racaille. Les propos de Ben Bella sont une aberration. La plate-forme de La Soummam est la première Constitution de l’Algérie. Ben Bella a de l’aigreur parce que le congrès s’est fait sans lui. S’il avait voulu, il aurait pu rentrer.

    Vous aviez un jour rencontré Ben Bella. Vous aviez l’occasion de lui dire les choses en face…
    • Je l’ai rencontré en 1995 à sa demande pour s’innocenter. Je lui ai dit qu’il avait donné son accord pour l’assassinat de Abane Ramdane. Il y a une lettre qui existe dans laquelle Ben Bella cautionne cette mort. Dans la lettre, il félicite ceux qui ont fait le bon nettoyage de la Révolution. Évidemment, Ben Bella a tout nié. Il a dit que ce sont des mensonges. Mais je ne voudrais pas le rencontrer tout comme Ali Kafi, ce ne sont pas des gens intéressants.

    Officiellement, Abane Ramdane est mort au champ d’honneur. Ce qui est faux. Il a été assassiné, comment et par qui ?
    • Tout le monde sait qu’il a été exécuté au Maroc. Ferhat Abbas, Boumendjel et Ben Khedda l’avaient prévenu en lui disant : “Ils vont te faire un mauvais coup.” Quand ils ont décidé de le liquider, ils l’ont appelé au Maroc. Il était accompagné de loin par Krim Belkacem et Mahmoud Cherif. D’après les différents témoignages, Boussouf les a mis devant le fait accompli. Il leur a expliqué qu’il ne pouvait pas mettre Abane en prison parce que c’était dangereux. Il valait mieux l’exécuter. D’après certains témoignages, Abdelhafid Boussouf a étranglé Abane Ramdane de ses propres mains. Ce qui est paradoxal c’est qu’un jour, au retour du congrès de La Soummam, Abane était tout heureux que le congrès se soit passé sans aucun incident. Abane m’a sorti une photo de Abelhafid Boussouf, responsable de la wilaya V en me disant : “Regarde cet homme comme il est vaillant.” Abane était content de travailler avec des hommes comme Boussouf.

    Il ne savait pas qu’il tenait entre les mains la photo de son futur assassin…
    • C’est son bourreau. Les trois B, Ben Tobbal, Belkacem et Boussouf ont décidé de son élimination. Soit la prison, soit la mort. Boussouf était franc, il savait qu’il allait le tuer. Les autres faisaient semblant de ne pas le savoir. Ils souffraient d’un grand complexe d’infériorité par rapport à Abane.

    Vous disiez que Ahmed Ben Bella avait donné sa caution à cet assassinat.
    • Ils avaient averti Ben Bella, l’ennemi de Abane Ramdane. Ben Bella avait donné carte blanche. Sa lettre existe dans les archives algériennes.

    Est-ce que ça ne vous gêne pas que la version officielle n’évoque pas la vérité sur la mort de Abane ?
    • Dans toutes les révolutions, il y a des meurtres et des assassinats. Je ne veux pas soulever le problème de Abane.

    Ne voulez-vous pas qu’on rétablisse la vérité ?
    • Ce n’est pas à moi de le faire mais aux officiels. C’est aux autorités de faire le procès de cette affaire et de désigner les vrais coupables. Du temps de Boumediene, on n’osait jamais parler de Abane. Ce n’est qu’à la venue de Chadli que l’on a pu voir pour la première fois des portraits de Abane.

    Qu’est-ce que ça vous fait qu’un Président algérien insulte la mémoire de Abane ?
    • Ben Bella est un âne bâté. C’est lui qui a fait rater l’indépendance à l’Algérie. Il a bafoué la légalité en destituant Benyoucef Benkhedda, désigné par l’organe suprême du CNRA. Ben Bella était un joujou entre les mains de Nasser alors que Abane disait, nous ne serons inféodés ni au Caire, ni à Moscou, ni à Washington, ni à Londres. En plus, je ne vois pas ce qui lui a fait dire que je suis française alors que je suis algérienne en revanche, lui, sa femme est binationale. La femme de Ben Bella avait essayé de faire évader Fatiha Boudiaf d’une clinique psychiatrique dans laquelle le Président l’avait jetée, seule parmi les hommes pour l’humilier, après avoir déporté dans le Sud Mohamed Boudiaf.

    source: Liberté 2002




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  • BY
    22 août 2010 at 11 h 38 min - Reply

    La bonne version

    Bonjour,

    Afif, totalement d’accord avec vous sauf en ce qui concerne cheikh el Bachir el Ibrahimi et les Oulama qui n’ont pas rejoint la lutte de libération un et demi après son déclenchement comme vous dites injustement. Je me permettrai de vous faire connaître un communiqué signé au Caire entre le président de l’AOMA, cheikh el Bachir, cheikh el Fodil El Ouartilani, Hocine Aït Ahmed, Ahmed Ben Bella, Mohamed Khider, les représentants du CRUA et du FLN plus tard, très explicite sur la position de l’association des Oulama et son engagement auprès des Moudjahidines.
    En tout cas, je vous remercie d’avoir les mis pendules à l’heure s’agissant de nos frères marocains. Il se trouve que parmi ceux qui dénoncent la marocanité de Ben Bella des personnes qui soutiennent aujourd’hui Rabat dans l’affaire du Sahara Occidental.

    Salutations
    BY




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  • Salim Saddik
    22 août 2010 at 11 h 54 min - Reply

    Ce qui suit est « supposé » être le Procès-verbal de l’audition de Ben Bella à Alger le 12 mai 1950:

    L’an mil neuf cent cinquante et le douze du mois de mai, Devant nous, Havard Jean, commissaire de la police des renseignements généraux, officier de police judiciaire, auxiliaire de M. le procureur de la République. Agissant en exécution de la commission rogatoire n°34 du 7 avril 1950 de M. Catherineau, juge d’instruction près le tribunal de première instance de l’arrondissement de Tizi Ouzou, étant subdélégué.

    Assisté de l’inspecteur officier de police judiciaire Tavera René de notre service. Pour faire suite aux renseignements contenus dans la déclaration de Belhadj Djillali Abdelkader Ben Mohamed, entendons le nommé Ben Bella Mohamed qui nous déclare : Je me nomme Ben Bella Mohamed Ben Embarek, né le 25 décembre 1916 à Marnia (département d’Oran, arrondissement de Tlemcen), fils de Embarek Ben Mahdjoub et de SNP Fatma Bent El Hadj, célibataire. J’ai exercé la profession de cultivateur à Marnia. Actuellement, je suis permanent rétribué du parti politique MTLD. J’habite Alger, chez Mme Ledru, 35, rue Auber. J’ai fait mon service militaire en qualité d’appelé au 141 RIA à Marseille. J’ai fait la campagne de France 1939-1940, puis la campagne d’Italie. J’ai été démobilisé avec le grade d’adjudant en juillet 1945.Je suis titulaire de la médaille militaire avec 4 citations. Je n’ai jamais été condamné, je suis lettré en français et quelque peu en arabe. J’ai fait mes études primaires au collège de Tlemcen (EPS) jusqu’au brevet. Mes études terminées, je suis retourné chez moi, dans ma famille à Marnia, où j’ai aidé mon père qui possédait un café fondouk et du terrain de culture. J’ai été appelé sous les drapeaux en 1937 et, comme je vous l’ai dit plus haut, j’ai fait la campagne de France et d’Italie pour être démobilisé en juillet 1945.

    Pendant toute cette période, je n’ai pas eu d’activité politique. J’ai commencé à faire de la politique juste après ma démobilisation. Je me suis inscrit aux AML (Amis du manifeste et de la liberté) mais je n’avais aucune fonction particulière ni aucune responsabilité. Aux élections municipales de fin 1945 ou début 1946, je me suis présenté sur une liste d’union indépendante. J’ai été élu et c’est quelques mois après cela que j’ai été sollicité par le PPA pour entrer dans le parti et organiser une section politique à Marnia. J’ai organisé la section de Marnia, puis ai été chargé de prospecter la région en vue de créer partout des noyaux politiques. C’est ainsi que j’ai eu l’occasion de me déplacer à Sebdou, Turenne, Hennaya et Nemours. Je n’ai pas obtenu les résultats escomptés.
    Je suis resté à Marnia jusqu’au début de l’année 1948. Un mois environ avant les élections à l’assemblée algérienne (avril 1948) le chef de la région politique qui m’avait contacté m’a fait connaître que je devais aller à Alger me mettre à la disposition d’un certain Madjid. L’endroit de la rencontre, un café actuellement fermé, qui se trouve aux environs de Monoprix à Belcourt, le jour et l’heure m’ont été fixés. Je devais me présenter à ce café maure avec un journal. Je ne me souviens plus exactement de quel journal il s’agissait, mais je me souviens qu’il y avait un mot de passe. C’est ainsi qu’à l’heure indiquée, j’ai rencontré Madjid. Je le voyais pour la première fois. Il m’a dit dans les grandes lignes ce que le parti attendait de moi. Une organisation paramilitaire, superclandestine venait d’être créée et le parti me mettait à la disposition de cette formation. Je vous précise qu’à ce moment-là, le MTLD existait et que j’en faisais partie. C’est donc ce parti politique qui m’a mis à la disposition de cette organisation paramilitaire qui prenait le titre de l’OS (Organisation spéciale) .Madjid m’expliqua en outre qu’il fallait obtenir la libération de l’Algérie par la force et que seule la violence était susceptible de nous faire atteindre l’objectif. J’étais désigné pour prendre la direction de l’OS en Oranie. Partout, dans les villes, je devais créer des groupes comptant un chef et trois éléments. C’est ce que nous avons appelé l’organisation « quatre-quatre ».C’est au cours de contacts successifs que Madjid m’a expliqué le détail de ma mission. Durant mon séjour à Alger, j’ai fait la connaissance de Belhadj Djillali Abdelkader, Reguimi et Maroc.

    Avec Madjid, nous constituions une sorte d’état-major qui devait élaborer le plan d’instruction et de formation militaires. Belhadj Djillali était chargé de la rédaction des cours d’instruction militaire que nous supervisions, approuvions ou modifions en séance de comité. Quelques mois à peine, après les élections à l’assemblée algérienne, pour mettre en pratique ce que nous avions élaboré en théorie, avec le chef national Madjid et le comité d’état-major, nous avons décidé d’effectuer un peloton d’instruction à la ferme de Belhadj, au douar Zeddine, près de Rouina. Nous sommes restés là sept jours au cours desquels nous avons fait des exercices de tir au « colt » et de l’instruction individuelle technique du combattant. Nous disposions de deux « colts » dont l’un appartenait à Madjid, l’autre à Belhadj. J’ai commencé à organiser à Oran où j’ai désigné comme chef un certain Belhadj, employé à la mairie, au service du ravitaillement. Puis j’ai nommé à Tiaret comme responsable de notre organisation un certain Saïd, tailleur. Par la suite, j’ai organisé Relizane, Mostaganem et Tlemcen. J’ai placé à la tête de ces trois derniers centres respectivement Benatia, conseiller municipal, Fellouh, gargotier, et un troisième à Tlemcen dont je ne me souviens plus du nom. Je suis resté à la tête du département d’Oran jusqu’en avril 1949. J’ai été rappelé par le parti à la politique.
    Durant mes fonctions de chef de département, je venais assez régulièrement à Alger où j’effectuais des liaisons avec Madjid. Nous nous réunissions environ une fois par mois pour faire le point sur la situation de l’organisation paramilitaire. Je retrouvais là mes camarades de l’état-major. Ces petites réunions mensuelles duraient deux ou trois jours et à chacune d’elle nous avions le soin de fixer le lieu, la date et l’heure de la prochaine.

    Au sujet des armes d’instruction de mon département, elles n’ont pas été livrées par Alger, mais achetées sur place. Oran disposait de quelques revolvers 7,65, de deux colts et d’une mitraillette allemande qui, je crois, est celle qui a servi à l’attaque de la poste d’Oran. Je vous parlerai plus tard en détail de cette affaire. Pour les autres régions, je ne me souviens plus de la nomenclature des armes, il n’y en avait pas beaucoup. J’ai été remplacé par Boutlelis Hamou à la tête du département d’Oran. A Alger, le parti m’a placé à la tête du CO (comité d’organisation). Ma mission consistait en la réception des rapports des différentes wilayas d’Algérie, que je transmettais au parti. En retour, j’adressais à ces dernières les instructions données par la direction politique.

    Les réunions de wilaya avaient lieu mensuellement et chacun des chefs apportait personnellement son rapport. J’ai assumé ces fonctions jusqu’en septembre 1949. A ce moment-là, le chef national de l’OS, Madjid, est passé au berbérisme et le parti, en la personne de Khider, m’a chargé de m’occuper de l’OS. Durant trois mois, c’est-à-dire octobre, novembre et décembre, j’ai donc cumulé les fonctions de chef du comité d’organisation et de chef national de l’OS. A partir de décembre, j’ai abandonné mes fonctions spécifiquement politiques pour me consacrer à l’organisation paramilitaire.

    J’ai été remplacé au comité d’organisation par Saïd Hamrani. Depuis la fin 1948, le coup d’Etat berbériste était en préparation, et peu à peu les rangs de l’OS se vidaient. Cette crise a atteint son paroxysme au moment où Madjid a été mis dehors par le parti. C’est, je crois, en juillet-août 1949. Quand j’ai repris l’OS, la situation n’était pas brillante. Alger se subdivisait en trois régions, Oran et Constantine en deux. J’ai dû supprimer cette fragmentation et les trois départements ne formèrent plus qu’un seul bloc. A la tête du département d’Alger, j’ai placé Reguimi Marc, avec comme adjoint, Larbi, celle du Constantinois, Belhadj. Djillali, conservait sous mon autorité la direction des trois départements en ce qui concerne l’organisation paramilitaire. A la tête du service général, en remplacement de Ould Hamouda, arrêté, je plaçais Yousfi Mohamed. A la suite de la démission du docteur Lamine Debaghine, l’OS a subi une nouvelle crise. Belhadj Djillali était mis en veilleuse et remplacé par Reguimi. Il était accusé de s’occuper beaucoup plus de son commerce que de l’organisation.

    Alger, Oran et Constantine étaient respectivement dirigés par Boudiaf, Abderrahmane et Larbi. Maroc était rappelé à la politique. Yousfi conservait toujours la direction du service général qui s’enrichissait d’un groupe sanitaire. Je sais que le réseau complicité passait sous la direction de Ben Mahdjoub, Arab Mohamed conservant le service des artificiers. J’ignore quels étaient les responsables d’autres sections. A ce moment-là, l’OS avait la structure suivante :Un chef national placé sous l’autorité du parti. J’avais sous mes ordres un chef pour les trois départements et un chef de service général. Chaque département était placé sous l’autorité d’un responsable duquel dépendaient plusieurs chefs de zones. Pour Alger, il y en avait six ou huit : pour Oran, il y en avait un, enfin pour Constantine, quatre ou cinq. Tous les membres de l’OS, du chef national jusqu’au chef de zones, y compris le chef du réseau de complicité et le chef des artificiers, étaient des permanents du parti politique M.T.L.D, mis à la disposition de l’organisation paramilitaire. Ils touchaient un traitement mensuel. Les chefs de chaque département, le chef des trois départements, le chef du service général et moi-même percevions une mensualité de quinze mille francs, alors que les chefs de zones, le chef du réseau complicité et celui des artificiers percevaient douze mille francs par mois. Je vous ai dit qu’en ma qualité de chef national de l’OS, je dépendais directement du parti. J’étais placé sous l’autorité directe du député Khider. C’est à lui et à lui seul que je rendais compte de l’activité de la formation paramilitaire. C’est de lui et de lui seul que je recevais les directives et les consignes. Aucune décision grave, aucune réforme importante n’était prise sans en référer au député Khider. C’est d’ailleurs lui, qui, chaque mois, me remettait les fonds nécessaires à la rétribution des permanents de l’OS. Nous avions l’habitude de nous rencontrer une fois par mois, soit place de Chartres soit au 13 de la rue Marengo, soit dans un autre endroit quelconque. Il est évident que je le voyais d’autres fois à la permanence politique, mais pour l’OS, les contacts étaient mensuels. Aux différents cas que je lui soumettais et suivant leur importance, Khider les tranchait immédiatement ou me demandait un temps de réflexion. Je suppose donc qu’il sollicitait quelquefois l’avis du parti.

    Je veux maintenant vous expliquer les conditions dans lesquelles l’OS a été créée. Dans le M.T.L.D, comme dans tous les partis politiques, il y a ce qu’on appelle les détracteurs. Il y a les réfléchis, les pondérés, les exaltés, les violents qui trouvent qu’on n’en fait jamais assez et qui nous disaient que la libération du territoire national n’allait pas assez vite. C’est dans cette atmosphère et pour faire face au discrédit que le parti a décidé, pour montrer sa force et sa volonté d’action, de créer une organisation paramilitaire. Cette formation, qui avait pour but la libération de l’Algérie, ne devait intervenir qu’en cas de conflit extérieur avec la France ou de conflit intérieur grave. Et c’est toujours sous la pression des perturbateurs et pour céder à leurs exigences que certains actes de violence ont été commis. Parmi eux, je citerai le cas de l’attaque de la poste d’Oran. Je vous le dis immédiatement, il s’agit d’un coup de force exécuté par l’OS. Après le départ de certains éléments troubles tels que Madjid, par exemple, et à la lueur de l’expérience acquise, il était avéré que l’OS n’était pas viable. Le parti avait décidé de la supprimer. C’est ainsi que peu à peu, les éléments et les permanents qui étaient rappelés à la politique n’étaient pas remplacés. L’ordre formel avait d’ailleurs été donné à tous les élus M.T.L.D qui avaient été mis à la disposition de l’OS d’avoir à réintégrer le parti.

    A plusieurs reprises, je vous ai parlé de l’attaque à main armée perpétrée contre la poste d’Oran. Je viens de vous dire qu’il s’agissait d’une manifestation de l’OS, que ce coup de force avait été tenté pour satisfaire aux exigences des trublions politiques du M.T.L.D. Je vais donc par le détail vous dire tout ce que je sais sur cet attentat. Au début de l’année 1949, le M.T.L.D. subissait une crise financière assez aiguë et cela s’ajoutait aux tiraillements politiques. Je ne peux pas vous dire absolument si c’est Madjid qui était à ce moment-là le chef national de l’OS ou bien le député Khider, qui a imaginé ou conçu ce coup de force. En tout cas, ce que je puis vous affirmer, c’est qu’ils étaient au courant des faits, et que cette affaire n’a pas pu se réaliser, à condition que ce soit Madjid qui l’ait conçue, sans en conférer à Khider. D’ailleurs, par la suite, lorsque j’étais chef national de l’OS, les conversations que j’ai eues avec Khider m’ont démontré qu’il était parfaitement au courant des faits. C’est au cours d’une réunion de l’état-major de l’OS, à Alger, que Madjid nous a fait connaître l’intention du parti d’attaquer la poste d’Oran, pour se procurer de l’argent. Il m’a chargé de trouver sur place, à Oran, un local où nous pourrions en toute quiétude mettre sur pied le plan de réalisation d’une telle opération. Dès le début, nous avons désigné pour l’exécution Bouchaïb, de Temouchent, qui devait diriger l’expédition, Fellouh, de Mostaganem, Kheder, le chauffeur d’Alger, tous trois membres de l’OS. Cette équipe devait être complétée par trois ou quatre éléments supplémentaires choisis parmi les membres de l’OS ou des maquisards. Ces grandes lignes arrêtées, il était convenu que l’affaire se ferait au début du mois de mars et que Madjid viendrait à Oran, une quinzaine de jours avant, pour le montage définitif. Je suis rentré à Oran et j’ai immédiatement songé à utiliser le local dont le parti disposait, 1, rue Agent Lepain, à Gambetta, et j’en ai avisé Madjid.

    Il est arrivé vers le 20 février à Oran et a logé au local. J’ai omis de vous dire qu’il était accompagné de Khider. Ils ont été rejoints par les permanents Bouchaïb, de Temouchent et Fellouh de Mostaganem. Trois maquisards sont arrivés d’Alger quelques jours après. Je suppose qu’ils ont été désignés par Ould Hamouda, qui, à l’époque, devait être chef du réseau de complicité, par sa qualité de chef du service général. Ils ont certainement été reçus à la gare d’Oran par Bouchaïb qui les a conduits au local de la rue Agent Lepain. Comme cela est de coutume chez nous, ils devaient très probablement avoir un mot de passe et un journal, signe de reconnaissance. Je dois vous dire que c’est Madjid qui détenait les fonds nécessaires à la nourriture et qu’ils faisaient eux-mêmes leur popote. A cette époque, le parti m’avait rappelé à la politique. J’avais déjà pris mes consignes à Alger et j’étais en train de passer celle de l’OS, du département d’Oran à Boutlelis Hamou. Je ne pense pas que ce dernier à ce moment fût au courant de cette première affaire. Pour ma part, il avait été décidé que, deux ou trois jours avant le coup, je devais me créer un alibi en allant me reposer dans ma famille à Marnia, puis le lendemain de l’attentat me rendre à Alger pour y rencontrer Madjid. Environ six jours avant l’attaque de la poste, avec Madjid et l’équipe, nous avons tenu une réunion pour exhorter les exécutants à faire ce que commandait le parti. Pour cette réunion, Madjid et moi avons revêtu des cagoules noires du groupe de l’OS, d’Oran. Elles nous arrivaient jusqu’à mi-corps, nous étions assis dans la grande pièce centrale, face à la porte dissimulant nos pantalons par une couverture. C’est Bouchaïb qui nous a fait rentrer dans ce local et c’est lui qui a introduit les éléments, alors que nous avions la face voilée .C’est Madjid qui a pris le premier la parole. Il s’est adressé à l’auditoire enlangue arabe et a dit en substance : « Le parti a besoin d’argent, vous avez juré de lui obéir et il compte sur vous pour exécuter fidèlement la mission qui vous a été confiée. »Il a expliqué succinctement qu’il s’agissait d’attaquer la poste d’Oran pour se procurer l’argent de la caisse de la recette. Il a ajouté que les détails complémentaires seraient fournis en temps utile par Bouchaïb. J’ai ensuite pris la parole en langue arabe pour confirmer ce qu’avait dit Madjid. Ici, je vous dois une explication. Dans les conversations préliminaires avec Madjid, il avait été décidé d’utiliser un taxi volé à son propriétaire. Madjid avait minutieusement étudié les détails de tout cela. Comme il avait été convenu, je me suis rendu à Marnia.

    L’opération, autant qu’il m’en souvienne, avait été fixée pour le 3 ou le 4 mars. Dès cette date écoulée, j’ai pris le train à destination d’Alger où j’avais rendez-vous avec Madjid. Je l’ai effectivement rencontré et il m’a expliqué comment l’affaire n’avait pas réussi du fait d’un mauvais fonctionnement de la voiture restée en panne à proximité de la poste. Quelques jours après, l’état-major de l’OS s’est réuni et nous avons décidé que cette affaire serait reportée au 4 ou au 5 avril 1949. Je suis retourné à Oran, où je devais terminer de passer mes consignes à Boutlelis. Madjid m’a rejoint vers les 23 ou 24 mars, et comme précédemment, il a logé au local de la rue Agent Lepain. Là, il a retrouvé les éléments, c’est-à-dire Bouchaïb, Khider, Messaoud Soudani, qui était permanent rétribué du parti, chef de zones d’Oran centre, un certain X de Palikao, qui avait remplacé Fellouh et deux des trois maquisards de la première opération, le troisième ayant, je crois, rejoint Alger. Cette fois, je n’ai pas paru au local. Je prenais contact avec Madjid à l’extérieur. Il avait été décidé que le coup se ferait le 5 avril au matin et comme la première fois, on devait utiliser un taxi volé. Pour ma part, je devais rejoindre Alger deux ou trois jours avant la date et revenir à Oran par le train de jour qui arrive à quinze heures.

    Madjid, lui, devait rentrer à Alger la veille, en prenant le train qui part d’Oran à vingt-deux heures environ. Ces consignes ont été scrupuleusement respectées et le 5 avril vers 13h je suis arrivé à Oran. A la sortie de la gare, j’ai rencontré Soudani qui m’a mis au courant du déroulement de l’affaire, me signalant qu’il avait été impossible d’utiliser un taxi, les chauffeurs étant très méfiants et qu’ils avaient dû user d’un subterfuge en se servant d’un docteur et de sa traction avant. Il m’a dit que l’argent se trouvait dans le local. C’est par le journal du soir Oran-Soir que j’ai connu le montant du vol et appris certains autres détails. Je devais reprendre le train du soir pour rendre compte de ma mission à Madjid. J’ai pris contact avec Boutlelis que j’ai mis au courant des faits, le chargeant en sa qualité de chef de département de veiller à la sécurité des éléments qui avaient perpétré le coup, et au moment du vol. Vers 17h30, ce même jour, j’ai vu Soudani et je lui ai dit de prendre contact avec Boutlelis, duquel il recevrait des instructions ultérieures susceptibles de parer à toute éventualité. Dès le matin, j’étais rentré à Alger par le train de la veille, au soir, j’ai pris contact avec Madjid auquel j’ai rendu compte de ma mission. Là, se terminait mon rôle. Par la suite, j’ai appris par Madjid lui-même que l’argent avait été transporté chez Boutlelis où le député Khider devait en prendre livraison. Ce fait m’a été confirmé par lui-même au cours de discussions et de conversations que nous avons eues alors que j’étais responsable du CO, puis chef national de l’OS. Le produit du vol a été entièrement versé au M.T.L.D. par Khider, la somme d’argent découverte chez Kheder le chauffeur représentait un prêt consenti par l’OS pour lui permettre de monter un garage personnel. Je ne vois rien d’autre à vous dire sur l’affaire de la poste d’Oran. Si par la suite il me revenait certains détails, je ne manquerai pas de vous en faire part ou de les dire au juge d’instruction. A l’instant, il me souvient que c’est Madjid, avant de prendre le train à destination d’Alger, qui a téléphoné ou qui est allé voir la femme du docteur. Les armes utilisées pour perpétrer l’attentat contre la poste d’Oran appartiennent toutes à l’OS de cette ville.

    S.I. (Sur Interrogation)- La somme d’argent que vous avez trouvée dans ma chambre, soit deux cent vingt-trois mille francs, se décompose comme suit : trente-huit mille francs m’appartiennent en propre, dont quinze mille francs de ma permanence du mois en cours. Le reste représente la Caisse de l’OS, constituée en partie par des cotisations et les dons et en partie remises par le député Khider.

    S.I. – Le revolver P 38 de marque allemande que vous avez découvert dans la poche de ma canadienne dans ma chambre est une prise de guerre de la compagne d’Italie.

    S.I. – La fausse carte d’identité, l’extrait de naissance au nom de Mebtouche Abdelkader, né le 9 mars 1919 que vous avez trouvés dans ma chambre m’ont été remis par le député Khider et ce, dans les conditions suivantes : quelque temps après l’attentat perpétré contre la poste d’Oran, la police est allée me chercher à Marnia, à mon domicile. Mes parents m’ont averti. C’est alors que j’ai demandé à Khider de me procurer de faux papiers. A sa demande, je lui ai remis deux photographies et quelques jours après, il m’a donné les papiers que vous avez découverts.

    S.I. – Je ne peux vous donner aucune indication sur les maquisards, je sais seulement qu’il y en avait deux, hébergés dans la région de l’Alma, un dans la région de Cherchell, un en Oranie, dans la région de Saint-Cloud et deux dans Oran-ville ou aux environs immédiats. Pour ces trois derniers, je pense qu’Abderrahmane, actuellement chef de l’OS du département d’Oran, pourra vous dire exactement où ils se trouvent.

    Quant à Bouchaïb et Soudani, depuis l’affaire d’Oran, je ne les ai plus revus. Je ne me souviens du signalement que d’un maquisard. Je l’ai aperçu alors que j’étais en cagoule. Il semblait être âgé d’une trentaine d’années, très brun, le nez épaté, petit et trapu.
    Lu, persiste, signe, signons.

    Et de même suite, disons que Ben Bella nous déclare : Aux mois de mars et d’avril, non : en avril seulement, pour l’attentat de la poste d’Oran, je me suis créé un alibi en passant la nuit qui a précédé cet attentat à l’hôtel du Muguet, à Alger.

    Lu, persiste, signe, signons.

    Copie certifiée conforme Le greffier Signé : illisible*

    Il s’agit en fait d’Ahmed Ben Bella.
    Texte reproduit intégralement conforme à l’original.

    La Tribune (Alger) 21 Novembre 2002 
Publié sur le web le 21 Novembre 2002




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  • un passant anonyme
    22 août 2010 at 12 h 50 min - Reply

    @Affif,
    Les algériens honnêtes ne tomberont jamais dans la division et la haine entre frères. La proclamation du 1er Novembre 1954 inscrivait dans son programme l´unité maghrébine comme l´un des objectifs à atteindre.
    Ceci dit, vous semblez trouver des circonstances atténuantes au président Ahmed Benbella. Le comparer à Mohamed Boudiaf sur la conception du pouvoir, est assez maladroit, même si – comme vous le dites si bien – les deux sont venus dans les blindés de l´armée.
    Primo Benbella exercait un pouvoir personnel exclusif alors que Boudiaf ne craignait pas la consultation.
    Secundo Benbella a déclenché une guerre avec le Maroc, tandis que Boudiaf cherchait à établir la paix avec notre voisin de l´ouest.
    Rappeler des faits ou des déclarations de certaines personnalités ne s´inscrit pas dans une campagne contre l´ex président algérien, ou de dénigrement de notre glorieuse Révolution, c´est au contraire, permettre aux citoyens de juger en toute conscience des circonvolutions d´une histoire que certains imposteurs veulent s´approprier.
    Voici une confession faite par Abane Ramdane à Lamine Debaghine (cf L´indépendance confisquée par Ferhat Abbas- page 88-) au sujet de l´ex président: « C´est Benbella qui dénonca en 1950 notre organisation spéciale ; l´ OS ; du moment qu´il était arrêté, rien ne devait subsister après lui. C´est un ambitieux sans courage. Pour parvenir à ses fins, il passera par le corps de tous ses amis. Il est sans scrupule. ».
    La majorité du CNRA en mai 1962 – sans les 2/3 requis-, donc après les accords d´Evian, ne peut en aucun cas constituer une référence, c´était ni plus ni moins que la course au pouvoir et la distribution des prébendes.
    Voici à ce propos ce qu´écrivait feu Ferhat Abbas: » ce ne fut en réalité qu´un vulgaire règlement de compte, sans honneur et sans grandeur, …. et au moment où les débats dégénérèrent en injures grossières,que Benkhedda président du GPRA et ses ministres quittèrent Tripoli pour Tunis… »(page 48 )
    Nous n´avons toujours pas fini d´en payer le prix.




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  • Afif
    23 août 2010 at 3 h 04 min - Reply

    Au sujet de Ben Bella, ce sont les arguments fallacieux qui me font bondir comme « Ben Bella, algérien de père marocain », et pourtant, ceux qui avancent un tel argument se disent certainement des modernistes et des grands démocrates : qui oserait délégitimer la Présidence française parce que Sarkosy est français, de père hongrois, ou la Présidence américaine parce qu’Obama est de père kényan, etc…

    Au sujet de nos frères marocains, je voudrais ajouter un autre nom pour les Ghaffalines : Ben Abdelaziz Mohamed qu’on appelait « le lieutenant irakien » parce qu’il avait fait l’Académie militaire d’Irak (source : « Tamurt Imazighen » page 159). Quelques jours avant et à la veille du 1er Novembre 1954, il faisait partie de l’Etat-major de la Wilaya 3 (Kabylie) sous l’autorité de Krim Belkacem. Encore un marocain qui ne se contente pas d’aider la Révolution algérienne, mais qui pousse son engagement jusqu’à participer à sa préparation et à son déclenchement en plein centre de l’Algérie. Je tiens à préciser à nos Ghaffalines que je n’ai parlé que des marocains novembristes, car, par la suite, il y eu des centaines de marocains qui ont pris le maquis au cours de la Révolution. Alors arrêtez de nous bassiner avec votre esprit sectaire et improductif.

    Autre argument fallacieux : Ben Bella a servi dans l’Armée française. Ceux qui avancent un tel argument savent-ils qu’il y a eu des centaines de soldats et d’officiers de l’ALN qui se sont battus sous le drapeau français à commencer par les prestigieux d’entre eux : Mustapha Ben Boulaïd, Krim Belkacem, Amar Ouamrane.

    J’ai noté que personne n’a répondu à la question suivante : « qu’on m’explique alors pourquoi Ben Bella est le seul parmi les cinq dirigeants historiques emprisonnés, à être systématiquement désigné par le CNRA comme Vice-Président dans les trois GPRA qu’a connus la Révolution. » J’ajoute que ni Aït Ahmed, ni Boudiaf n’ont eu un tel privilège : ils ont été ministres d’état, sauf Boudiaf qui, au troisième GPRA a rejoint Ben Bella comme deuxième Vice-Président. Le fait est, qu’après leur libération, lors de leur visite au Maroc, Ben Bella avait la préséance sur ses compagnons dans le domaine du protocole : Benkhedda, Président du GPRA se tenait constamment à côté de Ben Bella. Et ce n’est pas la France qui était responsable du protocole du GPRA.

    A Salim Seddik : le témoignage de Mme Abbane est affligeant. Elle ne peut être juge et partie : il y a des témoignages beaucoup plus convaincants pour défendre la mémoire de Abbane Ramdane, comme par exemple, celui de Benkhedda que personne ne peut mettre la probité en doute, témoignage qui se trouve sur un autre forum de LQA.

    Le PV de police de Blida : il n’y a rien à dire s’il est véridique. C’est Benkhedda qui, le premier en a fait cas dans un de ses livres. Au contraire du témoignage du conseiller de De Gaulle, Ben Bella devrait donner son avis sur ce PV qui a été peut-être falsifié à son insu pour semer le doute et la division dans les rangs de la Révolution : je vois mal un baroudeur qui s’est battu dans la neige,au corps à corps, au cours de la Seconde Guerre Mondiale se mettre à table de façon aussi simpliste. Dans mon village, j’ai vu de simples paysans qui n’ont jamais fait la guerre nier, malgré la torture la plus infâme, des évidences comme « est-ce que tu connais le mausolée de Sidi-Flen, voisin de leur maison ? » La réponse est systématiquement « non », parce que le mausolée a eu la visite d’une katiba de l’ALN quelques jours plus tôt et où les moudjahidines se sont reposés et restaurés.

    En ce qui concerne la position de l’Association des Oulamas par rapport au 1er Novembre, beaucoup de témoignages et écrits indiquent que cette Association n’a rejoint la Révolution qu’au cours de l’année 1956. Un témoin qui était au Caire au début de la Révolution m’a attesté que Cheikh El Ibrahimi a refusé de faire une déclaration pour assimiler La Révolution Novembriste au Djihad : en tout état de cause, les Moudjahidines du 1er Novembre ont préalablement participé à une prière collective la veille 31 octobre et le premier Chahid dans la Wilaya de Aïn Temouchent et peut-être du territoire national, est tombé au champ d’honneur après avoir tiré son premier coup de feu (fusil Mauser) au nom de « Allah Akbar », le 4 novembre 1954. Nom du Chahid : Berraho Abdelkader.

    En ce qui concerne la majorité du CNRA de Mai 1962, elle s’est vérifiée sur le terrain avec quatre wilayas sur six. En tout état de cause, la majorité des 2/3 requise par les statuts du CNRA est une majorité débile. Tout le monde peut constater aujourd’hui qu’avec la simple majorité absolue (50 % plus une voix), il faut plusieurs mois pour former un gouvernement dans certains pays démocratiques. Par conséquent, cette exigence d’une majorité des 2/3 valable pour un accord pour mettre fin à la guerre, est inopérante et même explosive pour la simple formation d’un gouvernement ou la composition d’un exécutif (Bureau Politique). C’est ce qui provoqua la crise de l’été 1962.

    Tout ce que j’avance au sujet de Ben Bella n’a rien à voir avec sa gestion et son parcours après 1962 : c’est un problème d’honnêteté et d’objectivité, et aussi de respect de nos symboles même si, à un certain moment de leur parcours, ils n’ont pas été à la hauteur des espoirs du peuple.




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  • A.By
    23 août 2010 at 9 h 25 min - Reply

    @ M.S @ B.Y @ S.L et les autres concernés par ce « micro-débat ».

    Mes salutations à tous et Ramadhan Moubarak.

    Merci monsieur @ B.Y pour votre franchise habituelle. Et croyez sincèrement que mes pensées amicales et ma considération à votre égard sont également réciproques.

    Mes congratulations pareillement pour monsieur @ M.S d’avoir la même passion qui m’anime en l’occurrence, la lecture et l’analyse des faits de l’histoire non encore écrite de manière objective avec la réalité de cette « thèse » recevable qui s’impose d’elle-même, à en croire que le nœud gordien du problème algérien réside dans ce « deal » extraterritorial issu de cette « osmose » secrète des intelligences, cette dernière créatrice de ce pouvoir en question depuis 1962. Certes, il n’y a aucun doute sur le fait que les « pistes » en plus des véracités qui demeurent multiples, déduisissent qu’il y avait (et que ça aurait décuplé depuis) plusieurs « pilotes » dans la création et la gestion de l’appareil de l’intelligentsia algérienne.

    Mis à part le quiproquo remarqué et animé, en deçà des réels enjeux, et dû à la motivation de la déclaration de Jean Méo citant Ben Bella dans le futur complot jadis du général De Gaulle, et dont ceci ressemble à mon avis et jusqu’à une certaine limite, au même pavé jeté dans la marre avec la sortie récente, que fut le livre de Saïd Saâdi sur Amirouche. En tous cas, des événements non fortuits, indiquant certes, des avenues fiables pour la compréhension de l’imbroglio algérien, mais lesquelles sont dès le départ intentionnellement « encombrées » dans des « pronunciamientos » d’acteurs de seconde zone. Une affaire de « contenu » et de « contenant » jamais adéquat pour faire accoucher une vérité, quelque fut soit elle, aussi crue et cruelle, car cela est irrévocable et indispensable pour la marche à suivre vers une deuxième république algérienne réellement démocratique.

    Non franchement, soyons sérieux, pensez-vous que le « projet » — de la démonstration exemplaire de la transformation de la défaite militaire absolue en une victoire politique non moins absolue – fut-il réellement une résolution latérale pondue par le quotient politique intellectuel du « FLN » surtout après la disparition de Abane Ramdane et Larbi Ben M’hidi ?

    Par rapport à votre question monsieur @ B.Y « Qui peut contester que la Révolution algérienne avait besoin d’un service de renseignement dont la finalité a été assurément dévoyée à l’approche de l’indépendance du pays jusqu’à devenir un instrument de contrôle de tous les rouages de l’État algérien ?

    La réponse est personne ! Et aucun pour ce qui concerne le besoin, puisque ce dernier avait été formulé lors du congrès de la Soummam en émettant le vœu de voir une création similaire à la « Tcheka » russe, mais pour ce qui est de sa « visée réelle » et de son dévoiement subversif, mon interrogation initiale demeure toujours posée, celle qui avait, peut-être sans doute, motivé ma passion et celle de monsieur @ M.S pour le travail bénévole révélé de recherche sur l’histoire, ainsi que sur le point d’absence outrageuse de la généalogie et de la biographie de nos quelconques dirigeants militaires ou civils algérien, soulevé judicieusement par monsieur @ S.L dans son dernier post.

    Pour revenir à la suite de mon premier commentaire plus haut, cette initiative de l’ex- agent du SDECE/DST, Mohamed Oufkir, soufflée à Boussouf pour former des stagiaires du MALG au KGB, ne fut pas du tout « improvisée », parce que la formation de ces derniers chez les russes était vraiment « spéciale », et elle dépassait largement le mandat de la « mission instructrice » de ce que à quoi ces futurs agents algériens du GPRA étaient venus acquérir – en l’espace de 18 mois intensif et après les rudiments de l’apprentissage de la langue de Staline – des expériences dans des complots de tout genres et des expertises dans la mise en scène de n’importe quelle organisation de « provocation préventive » pour détruire n’importe quel « adversaire » !

    Un exemple basic, simple, récent et tout frais ? L’agression « préventive » de bas étage commis contre le Dr. Fekhar, ou bien une autre entre autres plus compliquée et toujours en vigueur et restreinte à quelques « joueurs » clés : Le Polisario, par exemple !

    Cependant ce qu’il faut ajouter et ce qui était le plus important dans ce « pèlerinage des boys » à Moscou, fut le fait qu’ils étaient parmi les premiers « agents arabes » à être initiés au terrorisme « d’appareil » et aux techniques de manipulation et d’intoxication. En fait, les séquelles de leur « dressage » n’apparaîtront en pleine lumière qu’après l’indépendance. Le cloisonnement, le sens de la hiérarchie, mais aussi la conviction intime que le chef trépan les âmes et devine les pensées secrètes, ont fait de ces enfants ( de classe moyenne et de la bourgeoisie arrachés à leurs études, triés et choisis par « l’Éon du Maghreb » en personne ) de « parfaits automates », des « centurions » de deux promotions, lesquelles auront pour nom de code «Tapis rouge ».

    L’ex colonel de la SM, Ali Hamlat avait été peu prolifique pour une première dans la presse nationale lors d’une interview dirigée par un autre ex-commandant de la SM, Chafik Mesbah, en présentant ces futurs « James Bond » comme suit : «Tous étaient issus, en règle générale, de familles de réfugiés, de fonctionnaires au service du gouvernement marocain ou, accessoirement, de commerçants et d’agriculteurs établis au Maroc de longue date. Le recensement effectué par l’association des anciens du MALG avait permis de situer à soixante-douze le nombre de stagiaires de cette promotion. Leur directeur de stage Khelifa Laroussi (papa du golden boy Abdelmoumène), adjoint de Boussouf, leur avait décrété : vous êtes les futurs ministres de l’Algérie indépendante! ».

    La première, celle de 1958, avait vu sortir de ses rangs, par exemple, Noureddine Yazid Zerhouni, l’actuel vice premier ministre. Celle de 1960, la deuxième promotion, il fut issu d’elle, entre autres, Mohamed Tewfik Médiène, l’actuel directeur du DRS.
    Mais remarquez l’invraisemblance dans toute cette configuration de l’échiquier actuel du pouvoir est que bizarrement, le président Bouteflika ( malgré ses trois mandats présidentiels et une longue carrière aux A.E ) avait été et il faut le dire, « persona non grata » dans la liste des « sélectionnés » et de ce fait exclu de la formation qui avait dépassée, en réalité, les « attentes » de tous les participants par le fait de la prémonition des événements qui allaient advenir, suivant les cas de figures enseignées sous tous les angles possibles et imaginables.

    En tous cas, on présumera humblement qu’au moins les choses devraient être plus claires pour ce qui concerne du moins et en partie « l’incompatibilité d’humeur » qui existe depuis toujours entre Zerhouni et Médiène par exemple. Caricaturalement parlant, le premier assumait toujours à faire remarquer avec son non-verbal au deuxième, que c’était bien lui qui avait foulé le « tapis rouge » en tant qu’inaugurateur, nonobstant ce pseudo-argument ne pèse plus rien dans l’équilibre du sérail depuis que Tewfik avait dépassé le record du temps et de longévité au poste de chef des services de renseignements algériens. Il a même battu le record de « l’homme aux dossiers », le défunt Kasdi Merbah.

    Pour en revenir au concepteur du MALG, le capitaine Oufkir avait préséance de l’innovation, malgré que le père-barbouze sépharo-marocain des frères Bourequat (généalogiquement : Abou- Rekkât) qui fut parti du « microcosme » (ainsi que Tayeb Tounsi par exemple) de la trame des ressources humaines de l’armée française et de ses services spéciaux, laquelle s’était constituée aussi sur les « génomes ethniques » de la société algérienne et marocaine de ce temps. Cette dernière puissante de son lobby politique colonial avec des souches profondes franco-sépharades financièrement opulentes, ayant eu le bras long jusqu’aux lobbies pétroliers puissants de républicains sionistes américains, sous l’œil vigilant à l’époque de Frank Wisner Senior, directeur de la planification de la CIA, et dont le fils Junior est le parrain et beau père américain de Nicolas Sarkozy. La mère de ce dernier, Andrée Mellah, divorcée de son père, devenait la bru du haut cadre de l’agence américaine de renseignements. Ceci est un autre regard à travers un « interstice » pour comprendre ce qu’était la réalité des « osmoses » en action de l’autre côté de la rive et de l’océan, et aussi, sans ajouter à la sauce, avec la coïncidence « douteuse » qui nous révèle que l’un des frères Bourequat, Ali Auguste, n’avait pas choisi le Texas de manière accidentelle pour demander son asile politique en 1995, cela semble qu’il avait bien suivi les recommandations de son paternel barbouze disparu, ainsi que ses vieux conseils prodigués et les secrets d’États révélés, il y a de cela très longtemps, et non la version officielle, comme quoi que ce fut fait par un ex-agent juif-marocain du service clandestin du SDECE, ce dernier impliqué dans le kidnapping de Mehdi Ben Barka et emprisonné avec lui et quelques autres ex-agents à Tazmamart pendant de longues années.

    En substance, les frères Bourequat avait été persécutés par les mêmes ennemis de l’Algérie. Ce à quoi porte le mobile du refuge est le fait paradoxal que c’est l’État français qui est le persécuteur, voulant étouffer une grosse affaire de drogues, impliquant des dinosaures du régime de la 5ème république française, tous issu de la maffia corse qui avait soutenu la droite Gaulliste et qui pullulent les services et RG, et lesquels leurs ancêtres étaient des acteurs majeurs dans la saga algérienne, comme par exemple, Achille Peretti, pied noir corse, mentor de Charles Pasqua et de Jean Charles Marchiani, ancien DSN ( Directeur de la Sécurité Nationale ) de l’Algérie française et oncle de la 1ère femme du Président Nicolas Sarkozy, parrain politique de celui-ci, lui laissant le siège de la mairie de Neuilly…Ou bien l’ex-Commissaire principal de police André Achiary, pied noir également, reconverti en officier du SDECE, il fut un ancien sous-préfet de Guelma pendant les massacres de Mai 1945, auteur principal de l’attentat à la bombe de la rue de Thèbes dans la Casbah le 10 Août 1956 . Ce dernier avait été aussi une cheville ouvrière dans le sillage et réseau de l’ancêtre du « hizb-frança », réseau qui facilita le débarquement américain en 1942, du colonel de réserve algéro-sépharade José Aboulker (Aboulkhir), ce dernier naguère, parait il, – d’après la rumeur persistante et officieuse de certains salons -, avoir un lien de sang très fort avec le « cardinal » du système post indépendant algérien, le général Larbi Belkhir ?

    Il faut souligner d’une façon fébrile que le régime actuel algérien ne s’est autant jamais senti menacé que cette fois ci. Le danger est réel. La roue va probablement et définitivement tourner dans le bon sens des choses, si la conscience collective serait au rendez-vous d’ici 2012, même Zohra Drif dans un lapsus « volontaire » à la question-bilan des 50 ans d’indépendance, réplique « naïvement » dans la presse récente :« Que les choses soient claires. Ce bilan doit être fait. C’est une dette imprescriptible que nous avons tous collectivement vis-à-vis de toutes celles et tous ceux qui ont donné leur vie pour libérer notre pays. Mais ce bilan sera fait par les Algériens et pour les Algériens. Je ne me mêle pas des affaires intérieures françaises, ni égyptiennes, ni américaines ou autres, je n’accepte donc pas que l’on se mêle de nos affaires intérieures. Compte tenu d’où nous venons, c’est-à-dire de la nuit coloniale, je le dis haut et fort, ce bilan est positif. Une Algérie où je ne mangerai que du pain sec sera toujours meilleure que l’Algérie colonisée. Maintenant, est-ce que les choses auraient pu mieux se passer ? C’est certain. De mon point de vue, ce bilan nous avons jusqu’au 5 juillet 2012 pour le faire entre nous. De façon honnête, rigoureuse et transparente. Nous le devons aux sacrifices des nôtres et au peuple algérien. Et à personne d’autre ». Fin.

    Les « alliés démocratiques », les « mentors politiques », les « forces occultes supranationales », ces derniers connivents à la pérennité dictatoriale du système, n’auront plus le choix, hélas, que de se plier et de se conformer à la volonté populaire du changement radical de « leur » régime, tant honni par une société martyrisée depuis longtemps et rendue à un stade incontestable, pacifiquement mâture de la chose politique, expérimentée, plus jamais manipulable comme jadis, et surtout ayant perdue le plus cher et le plus précieux de sa chair, de son âme et de sa raison d’être, depuis la récente décennie noire tragique et bien plus avant. Le lourd tribut aurait été plus que largement payé, en toutes natures, de manière à friser, sans pareil, avec un cursus historique génocidaire. Basta !

    Désormais et sans équivoque, depuis que le pouvoir avait laissé tombé sa façade d’antan en 1992, le bras de fer opposera le pouvoir militaire (DRS) avec sa clientèle et l’interface «Boutef 3.0» contre tout un peuple avec ses souches et composantes nationales et multinationales.

    L’effet balancier des « marionnettistes » de ce monde se penchera languissamment sur l’entité apte à être la plus organisée et ouverte, et la plus intelligente des enjeux du moment, sachant pertinemment que la réalité « sangsue » des détenteurs du pouvoir actuel est révolue, usée et découverte sous son vrai visage depuis un certain temps, versus les forces vives intellectuelles algériennes qui se sont dispersées, divisées, cloisonnées et perdues dans leur interminable manipulation dissonante.

    Pourquoi ne pas être cette entité (l’élite algérienne) incontournable ?

    À suivre au gré de l’interaction.
    Saha F’tourkoum et S’hourkoum.

    A.By




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  • A.By
    23 août 2010 at 11 h 27 min - Reply

    P.S:

    J’avais oublié d’insérer une remarque de l’heure très capitale :
    Par rapport au supplice enduré des frères Bourequât au bagne de tazmamart à cause de leur père au courant des secrets des dieux gaulois, et malgré leur libération après tant d’années d’emprisonnement, ils demeuraient persécutés jusqu’à la dernière minute.
    Allez savoir si Tayeb Tounsi était au parfum ou non. Si c’est le cas, cela ajouterait du « piquant » dans les motivations de l’assassinat de son fils, Ali Tounsi, l’ex-DGSN assassiné récemment dans son bureau par un « robocop » et qui fût suivant les ouï-dire du FLN, un ancien membre du commando Georges, un genre d’escouade secrète du 11ème choc, le bras armé clandestin du SDECE, une similitude de l’entité secrète 192 du DRS des années 1990.




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  • tacili
    23 août 2010 at 13 h 39 min - Reply

    Bonjour,

    Juste pour recentrer et faire avancer le débat :

    La théorie explosive avancée par M.Saad Lounes, si je l’ai bien comprise,est la suivante :

    – La France sachant que l’indépendance de l’Algérie était ineluctable voulait être sure de garder son contrôle stratégique du pays en influençant directement la mis en place des services secrets algériens qui seront par la suite la colonne vertébrale de l’ANP et par ricochet de l’État Algérien.

    – Oujda est devenue alors un laboratoire ou le MALG a vu le jour sous la supervision de Oufkir membre du SEDEC français qui en a souffle l’idée a Boussouf.

    – L’origine marocaine de la quasi totalité des premiers candidats aux cycles de formation des cadres du MALG est une preuve de la main mise de Oufkir sur la structure naissante.

    – Au plan politique De Gaulle aurait opte pour Benbella selon un témoignage isole d’un de ses ministres afin de chapeauter la direction politique du pays. Benbella est lié a l’incontournable Oufkir par un passe commun au service de l’armée française d’ou la possibilité d’une manipulation du premier président de l’Algérie indépendante. L’origine marocaine des parents de Benbella et son service dans les rangs de l’Armee francaise sont des preuves supplémentaires pour renforcer la thèse du complot de Oujda.

    – De Gaulles avait donc assuré le contrôle du MALG et de la présidence jusqu’à ce que Boumediene est venu fausser ses calculs en déposant Benbella.

    – L’élection de Bouteflika, originaire de Oujda, consacre le retour des « Oujdis » au premier plan.

    C’est une thèse qui reste, au niveau théorique, acceptable mais nécessite un travaille d’investigation historique énorme pour lui donner de la chere et des os.

    J’espere que M.Lounes continue a travailler sur cette piste, pourquoi pas d’autres également, sans pour autant a mon simple avis tomber dans les raccourcis ou les extrêmes. Il y a du vrai dans tout cela, j’en suis convaincu surtout si l’on voit la situation catastrophique du pays. Ceux qui sont en charge ne sont certainement pas des algériens ou n’ont pas l’Algérie dans leur coeur.

    Merci




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  • l.leila
    23 août 2010 at 15 h 14 min - Reply

    Bonjour,
     » Khyana 3odhma » déclara, un jour, l’ex-président ZEROUAL.
    Merci chers compatriotes pour ce débat très intéressant.
    Mes salutations




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  • un passant anonyme
    24 août 2010 at 10 h 16 min - Reply

    @BY,

    Une nouvelle fois un grand merci pour vos contributions de haute qualité, même si au demeurant certaines révélations méritent d´être considérées et jaugées par rapport au contexte de l´époque. Et comme vous ne vous posez pas en détenteur exclusif du monopole de la vérité, je ne peux que vous encourager à poursuivre et à nous communiquer ce pan inconnu de l´histoire du MALG, où se mêlent indistinctement, bravoure, nationalisme, trahisons, calculs politiques, …
    Les cas de Rachid Casa, alias Messaoud Zeggar, des « amis suisses » de Larbi Belkheir ou les raisons du retrait de Boussouf après l´indépendance renseignent sur le dévoiement de la glorieuse révolution de Novembre et des « profits » que certains responsables y ont tirés.
    En attendant de lire la suite de vos excellents papiers, recevez cher frère mes salutations distinguées.




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  • Djelloul
    3 janvier 2011 at 12 h 21 min - Reply

    Bonjour à tous,
    Je voudrais apporter mes petites connaissances concernant l’aurore de l’indépendance algérienne qui se répercute jusqu’à nos jours. En fait Jean
    Méo, proche de De Gaulle, déclare qu’en 1958 le général De Gaulle avait décidé de mettre Ben Bella à la tête de l’Algérie. Je vous laisse juger.
    Ben Bella était pro-français. Mais il a été récupérer par un certain Fethi Dib, bras droit de Nasser et chef des moukhabaret de l’Egypte.
    C’est au cours d’une partie de tennis en Suisse, que Fethi Dib a demandé à Ben Bella de mettre l’Algérie sous l’autorité de l’Egypte et de suivre les conseils de Nasser pour la politique étrangère.




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  • d s
    15 mars 2011 at 11 h 52 min - Reply

    1. A monsieur le directeur général de la dgsn
    objet : plainte pour ouvrir une enquete sur la corruption et blanchiment d’argent
    Auteur principal : le divisionnaire bencheikhe elhocine kheireddine ex chef sw Annaba actuellement videur au restaurant le parisien cite des hongrois annaba appartenant a Sasi khaldouna ,proprietere de ( night club la belle etoile ) Annaba.
    monsieur le directeur général il ne faut pas envoyer un corrompu notoir a l’inspection de constantine pour regler les problème liee a la coruption de vos cadres pour pouvoir demain venir inspecte les cadre de la police il faut frapper d’une main forte ces corrompus pour donner une image sincere a la lute contre ces phenomenes qui en congrene le corpe de la police . ce pseudo cadre illetre s’est enrichi a annaba en 6 ans et voici ses acolite et ses bien en faisant le paton de la police de annaba et vous pouver enquete sur ca si non tout vos cadre vont s’enrichit et partir tranquilement a l’inspection se la couler douce et peinare ”
    les bien de la coruption :
    1. apartement dans la promotion de bouchareb 2 etage achete par felah hacene mafia de la feraille a annaba un milliare et demi ,bencheikh et aile voire bouchareb pour récupéré l’argent et a achete un logement au nom de son fils a la cite des hongroi annaba valeur un miliar , felah hacene a ete arete par la sécurité militaire et a confirme les renseigement , faute de quoi bencheikh a devancer les enqueteur en récupérant 1 argent
    2. -apartement a la cite 40 logement devant stade 19 mai de annaba a proximité de la piscine de annaba au nom de sa fille valeur actuel 800 MILLION
    3. Appartement a la cite elfakharine imeuble vert une tour.
    4. Villa en construction a oued Elforcha equiper et préparer par un industriel valeur de lequipement seul 400 million
    5. depuis 6 mois il ne quite jamais le directeur de opji voisin du meme douar a constantine pour avoir des magasin a elbouni
    6. ces bien on ete enregistre a la wilaya de taref notaire a elkala daira de taref pour eviter deventuel enquete a annaba
    ces amis bandi notoire liste:
    7. djeloul liberte spécialiste de blanchiment dargent grand joueur de pocer actuelement il fait le petit haj
    8. boukhari farouk dit tchambi traficant notoire de vehicul actuellement grand busines man a annaba ami intime du comisaire arafa nadji
    9. saou said apele said touil traficant notoire de la drogue a annaba bencheikh et lui se voit tout le temps a la caroube meme actuelement pour service rendu
    ami intime du comisaire arafa et inspecteur dogmana samir ce dernier et le grnd corompu de la ville et le rue ganbeta de anaba bras droit de bencheikh et de op zegdoud ouahab de la police général
    10. sasi kaldoune propritere du club la bele etoile et d’un restaurant a la cite des hongroi lieu de rencontre de bencheikh et b ses acolites , on truve les pute la drogue la cocaine mais sasi kaldouna na jamais etai inqueite par bencheikh pendant 6ans mieu encore il sont toujour ensemble couverture établi en contre partie argent et femmes meme il est toiujour trnsporte par le véhiculé de la police avec son chaufeur au vu et au su de tout le monde bencheikh dit toujour que
    11. personne ne poura me toucher parceque tout le monde et corompus dans la police meme les gent qui font les enquete a linspection halauoi meki et les autre d’alger
    12. un véhiculé de marque huindai annee 2010 a ete achetere par les bendits de anaba pour bencheikh
    – miloud agziz propriétaire d’une boutique près a porte
    1 arcelement sexuel des femme policier:
    beaucoup de femme on ete arceler par bencheikh et surtout les nouveau femme il dit toujuour que les anabiate aime bien le sexe moi j’ai tai arcele et puis ecarte du service et tout le monde et au courant et aucune suite a ma plainte , il ,ya le comisaire amira qui lui di je vais vous fair un massage tailandeé. Il est a lorigine des femme qui vienne le voir pour etre abuse dans un apartement a la cite les palmier de annaba et pour service rendu il a nomme son mari op adam comme garde corp du wali de annaba
    monsieur le directeur la drogue a annaba et a gogo et ces la gendarmerie qui travail au paravent cetait la police et depuis la venu de bencheikh tout et mort sauf la coruption puisque il et venu pour remplir le caba et partir trenquillement
    pour qoi en enqete par sur la coruption la reeponse cest bencheik qui la dit tout le monde et corompus dans la police sauf cas contraire il faut faire terre ces bouche en ouvrant des enquete et ne pas laisser le passer comme si rien netais la gestion de dossiai de tounsi et nul et ces a vous de prendre les chose dont la main
    bon courage monsieur le directeur et dieu et avec vous et avec nos hommes et spécialement vos homme.




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  • saoussen
    15 mai 2011 at 10 h 10 min - Reply

    NOUS POLICIER TOUS GRADES CONFONDU AVANT HONTE QUE CE MYSTERIEUX ALI LA POINTE A FAIT UN TRAVAIL REMARQUABLE EN DEMENCANT LES RIPOUX COMME BENCHEIKH L’EX CHEF SURETE ANNABA ET ARAFA NADJI ET LA COMMISSAIRE AMIRA QUI UTILISENT LA POLICE POUR REMPLIR LES POCHES ET BATIER DES VILLAS SUR LE DOS DES SIMPLES HOMME ET FEMME POLICIER.
    MONSIEUR EL HAMEL NOUS ATTENDONS TOUJOURS CETTE FAMEUSE COMMISSION D’ENQUETE POUR OUVRIR UNE ENQUETE SUR CES RIPOUX LA ONT SALIE SE LE CORPS. DE LA POLICE CE CORPS. NOBLE ET PROPRE A MOINS QUE TU APPLIQUE LE PROVERBE « AFA ALLAHOU AAMA SALAF ».
    MONSIEUR ELHAMEL NOUS REMERCIENT CE MYSTERIEUX ALI LA POINTE DES TEMPS MODERNE QUI A VRAIMENT MERITER CE NOM EN DENONÇANT CES RIPOUX OU CES POLICEMAN PARDON JE VEUT DIRE BISNESSEMAN, ALORS QUE DES CENTAINE DES POLICIER N’ONT MEME PAS UN TOIT DECENT. D’IRES LA POLICIER ICI ALI LA POINTE SES L’EX S.R.O.O MUTE PAR ALI TOUNSSI SUITE AU TRAFIC DES DOCCUMENTS DE LA SONELGAZ.PTT.OPGI D’UNE VILLA APPARTENENT A LA DGSN MAIS HEURESEMENT QUE BENCHEIKH LA DENONCER A BELDJILALI KAMEL EX POTRON DES R.G MALLEURESEMENT SE DERNIER A CAMOUFLER CETTE GRAVE AFFAIRE DE FALSIFICATION DE DOCUMENTS QUI PORTE PREGUDICE A LA DGSN
    MERCIE ALI LA POINTE AU NOM DE TOUTE LA POLICE ALGERIENNE ET C’EST A TOI MON GENERALE ELHAMEL DE PROUVER QUE BENCHIKH A TORT ON ACCUSANT VOS HOMMES DE CORROMPUS ET D’APRES ARAFA NADJI « UN CHIEN NE MORD PAS UN AUTRE CHIEN ».
    AVEC TOUS LE RESPECT QUE JE VOUS DOIS MON GENERALE.




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  • Congrès du Changement Démocratique