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23 March 2017

La blague de la semaine : 9,3% de croissance hors hydrocarbures

Algérie : taux de croissance de 9,3% hors hydrocarbures en 2009
La croissance économique hors hydrocarbures de l’Algérie a atteint 9,3% en 2009 contre 6,1% en 2008, les réserves de change s’établissant à 147,2 milliards de dollars à la fin de l’année écoulée, selon le ministre des Finances Karim Djoudi, cité dimanche par l’agence APS.
Le ministre participait à une « réunion restreinte d’évaluation » consacrée au secteur des Finances en 2009 et présidée par le chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika dans le cadre des auditions annuelles qu’il dirige sur les activités des différents ministères.
Cette croissance économique a été portée par la bonne performance de la production agricole et par la poursuite des bons niveaux de croissance des secteurs du bâtiment et travaux publics et des services, ajoute-t-on de même source.
Le niveau de l’inflation a été de 5,75%.
La valeur courante des importations a enregistré une baisse de 1% tandis que les exportations ont reculé de plus de 40% en raison de la chute du prix des hydrocarbures.
La balance des paiements a cependant affiché un solde courant de 520 millions de dollars, les réserves de change étant de 147,2 milliards de dollars à la fin de l’année.
Le niveau de la dette extérieure à moyen et long termes s’est situé à 3,92 milliards de dollars.
M. Bouteflika a rappelé que la conduite du programme quinquennal d’investissements 2010-2014 fera l’objet « d’une évaluation annuelle pour tenir compte de la situation des finances publiques », rapporte l’APS.
Il a également ordonné au gouvernement de veiller à éviter les dépassements de budget « des projets et à prohiber toutes formes de gaspillage ».
Ce plan quinquennal d’investissements atteindra 286 milliards de dollars destinés notamment au développement des infrastructures de base et à l’achèvement de projets en cours.
AFP

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4 Commentaires sur cet article

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  • Mohamed Jabara
    17 août 2010 at 6 h 38 min - Reply

    Je crois que je vais mettre mon grain de sel sur cet article pour tenter de susciter un débat, ça m’intéresse de comprendre les mécanismes. Je prêche donc le faux pour avoir le vrai.

    C’est curieux ce qu’on peut jouer avec les chiffres pour leur faire dire n’importe quoi.

    El Watan dans l’article ci dessous nous dit qu’en 2008 nos exportations hors hydrocarbures sont de l’ordre de 2,5 % seulement de l’ensemble. une augmentation de 10 % ferait que ce taux grimpe à 2,7 % si mes calculs sont justes. En relativisant on trouve le montant vraiment dérisoire.

    En fait il ont chuté de 40 % en 2009, voir deuxième article ci dessous, c’est à dire qu’avant d’ajouter les 10 % il faut d’abord en retrancher les 40 %.

    Si la croissance est liée aux exportations, ce n’est plus de taux de croissance mais de récupération qu’il faut parler. Quelqu’un qui recule de quatre pas et qui ensuite avance d’un seul n’avance toujours pas a moins d’être myope.

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    Article d’El Watan:
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    Comment booster les exportations algériennes hors hydrocarbures ? Celles-ci restent marginales, malgré les nombreux plans de relance initiés par le gouvernement afin de développer l’économie et inverser la balance du commerce extérieur qui, hors hydrocarbures, reste déficitaire. Ces efforts n’ont pas eu l’effet recherché. Les hydrocarbures continuent à dominer les exportations algériennes à hauteur de 97,5%.

    Les exportations hors hydrocarbures ne représentent que 2,5% du volume global. D’un montant de 1,77 milliard de dollars en 2008, elles sont constituées principalement de produits parachimiques dont des dérivés d’hydrocarbures. L’Algérie exporte également une quantité presque dérisoire de produits sidérurgiques, essentiellement des déchets ferreux et non ferreux. Les chiffres officiels émanant de l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur (Algex) et qui concerne le commerce extérieur en 2008, sont là pour illustrer l’incapacité de l’Algérie à placer ses produits dans les marchés internationaux. Seules les exportations en hydrocarbures ont pris une courbe ascendante à la faveur de la hausse des cours du baril de pétrole.

    La parachimie, qui représente un taux de 51% des exportations dites hors hydrocarbures, dont 42% de solvants naphta (dérivés des hydrocarbures), a connu aussi une tendance à la hausse, excepté les engrais qui ont entamé une chute libre depuis 2005. La sidérurgie vient en seconde position avec un taux de 28%, dont 64% de déchets ferreux et non ferreux. Les produits agricoles, alimentaires et de la pêche, quant à eux, représentant une proportion estimée à 7% du volume global des exportations hors hydrocarbures ne dépassant pas le niveau des 30 millions de dollars, s’insérant ainsi au plus bas niveau de la pyramide. Près de 75% des dattes algériennes destinées à l’exportation sont vendues en France, tandis que 99,7% des crevettes sont exportées à destination de l’Espagne. Les pâtes alimentaires, les eaux minérales et gazéifiées ne sont, elles, exportées que vers certains pays d’Afrique, à l’instar de la Guinée, le Ghana, le Sierra Leone, La Gambie, le Niger, la Mauritanie et le Bénin.

    Quelle place pour l’Algérie ?

    Les dérivés des hydrocarbures (exportations hors hydrocarbures) ont réalisé des recettes de quelque 300 millions de dollars seulement en 2008, même valeur que celle des produits sidérurgiques. Les produits parachimiques sont exportés exclusivement par Fertial (entreprise détenue à 66% par le groupe espagnol Villar Mir et 34% par Asmidal), tandis que les produits sidérurgiques sont l’apanage de ArcelorMittal à 100%. Certains autres produits sont exportés aussi de façon monopolistique par des sociétés étrangères implantées en Algérie, à l’image du français Michelin qui exporte près de 25 millions de dollars de pneumatiques.

    L’évolution des exportations algériennes hors hydrocarbures par zone géographique fait ressortir une tendance à la baisse vers les pays de la zone euro, ainsi que ceux de l’Amérique du Nord et de l’Asie (hors pays arabes). Les exportations vers les Maghrébins, dominées essentiellement par les dérivés des hydrocarbures, ont connu une évolution à la hausse en 2008. Même tendance des échanges avec les pays arabes, où l’on constate une stabilité des échanges depuis 2005. Vers les pays du Maghreb (Tunisie, Maroc, Mauritanie et Libye), les exportations algériennes ont atteint 1,324 milliard de dollars, contre 760,39 millions de dollars en 2007, si l’on tient compte des statistiques rendues publiques récemment par le CNIS. Cependant, les produits exportés sont constitués principalement du butane liquéfié avec 693 millions de dollars, du gaz naturel (331 millions), du propane liquéfié (116 millions) et, enfin, des produits laminés plats en fer et en acier (34 millions).

    Cependant, les importations en provenance des pays magrébins qui se sont chiffrées à 387,49 millions de dollars en 2008 sont constituées de remorques et semi-remorques de transport de marchandises avec 32 millions de dollars, le phosphate de calcium (26 millions) et les préparations de lessives et de nettoyage (23 millions). La différence est de taille. Autant dire que la balance est en faveur des voisins immédiats de l’Algérie. Même constat relevé dans les échanges entre l’Algérie et les pays arabes. Les produits exportés sont constitués principalement du butane liquéfié avec 1,35 milliard de dollars, du gaz naturel à l’état gazeux (331 millions), du propane liquéfié (156 millions), des huiles de pétrole ou minéraux bitumeux (64,18 millions) et, enfin, des produits laminés plats en fer et en acier avec 33,5 millions.

    Les principaux produits importés par l’Algérie des pays arabes en 2008 étaient surtout les médicaments avec 114,4 millions de dollars, le polyéthylène (37,3 millions) et les constructions et parties de construction (27,4 millions). Les entreprises algériennes, elles, déstructurées et laminées au profit d’un secteur pétrolier dominant et des lobbies « indomptables » de l’importation, continuent à subir depuis les mêmes politiques et les mêmes responsables.

    Par Ali Titouche

    http://www.elwatan.com/La-talon-d-Achille-de-l-economie

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    Autre article
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    Les exportations algériennes hors hydrocarbures chutent de 40% en 2009

    Mohamed Benini, DG d’ALGEX, veut dynamiser l’export (photo AB)
    ALGERIE. L’objectif de 3 mds $ (2,14 mds €) d’exportations hors hydrocarbures que s’était fixé le gouvernement algérien pour l’année 2009 ne sera pas atteint.

    Le total de ces exportations se chiffre finalement à 1,4 mds $ (1 md€), ce qui correspond à une baisse de 40% par rapport à l’année 2008.

    Le directeur de l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur (Algex), Mohamed Benini, a expliqué cette contre-performance par « la chute de la valeur de l’euro et la récession de l’économie mondiale » qui s’est traduite par une contraction du commerce international.

    Afin de permettre enfin à l’Algérie de faire décoller ses exportations hors hydrocarbures, qui représentent à peine un peu plus de 1% de ses recettes totales d’exportations, les pouvoirs publics mettent en place une structure d’exportation au niveau des entreprises et des institutions de l’Etat.

    « Nous avons un programme d’accompagnement à l’exportation qui concerne 44 entreprises » a précisé Mohamed Benini pour qui l’objectif des 3 mds$ (2,14 mds€)« ne sera atteint que s’il y a développement d’une véritable culture d’exportation. »

    Jeudi 28 Janvier 2010
    Amal Belkessam, à ALGER

    http://www.econostrum.info/Les-exportations-algeriennes-hors-hydrocarbures-chutent-de-40-en-2009_a2201.html




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  • Zineb Azouz
    17 août 2010 at 12 h 26 min - Reply

    Monsieur Mohamed Jebara,

    Je salue votre persévérance, malheureusement, aucune calculatrice et surtout aucun raisonnement formel ne vous donneront leurs résultats, car on ne saura jamais s’il parlent de leurs profits ou de ce qui reste à verser dans les caisses de LEUR ETAT, ou encore de ce qu’il faut communiquer à notre presse aux ordres.

    Une baisse de x, suivie l’an d’après d’une augmentation de x/4, c’est toujours du tout bénéf. et de l’argent qui rentre, c’est un résultat positif, car malgré tout, la « vache laitière » continue de générer des sous.

    Les chiffres, on leur fait dire ce qu’on veut, à ce sujet permettez moi de vous raconter cette petite histoire :

    Un brillant fonctionnaire s’intéresse à la mortalité dans un village dont les habitant subissent des chauffards tueurs. Après enquête, il découvre que 73% des personnes meurent chez eux de mort naturelle, ce qui l’amène à la conclusion :
    -le lit est un danger domestique, il est la première cause de mortalité dans ce village.

    Saha R’mdanek.

    Cordialement,
    ZA




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  • Hakim Lahlah
    18 août 2010 at 10 h 20 min - Reply

    Mme Zineb Azouz,
    T’es complètement dans le champ !
    Relis encore une fois le texte de Mr Jebara, et crois moi tu trouveras qu’il a raison !




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  • citoyen
    18 août 2010 at 15 h 46 min - Reply

    un pays clown.




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