Édition du
28 March 2017

Les Djihadistes, "Ciconcelions" d'aujourd'hui…

Djameleddine BENCHENOUF

On dit que l’histoire bégaie, lorsque des évènements se répètent avec de curieuses similitudes, entre de longs intervalles.
C’est le cas du terrorisme dit islamiste, tout particulièrement dans mon pays, en Algérie. Ce qui s’est passé, durant ce nous appelons la décennie rouge, entre 1992 et 2002, a choqué la planète entière, par le déchaînement de violence qui a coûté la vie à des centaines de milliers de victimes innocentes, des déplacements de populations, et une répression féroce.
Curieusement, un processus copié-collé, si l’on excepte le contexte, et si l’on remplace le coutelas et la fourche par la kalachnikov et le TNT, a eu lieu, dans le même pays, par les descendants de ceux qui l’avaient provoqué ou subi, il y a plus de seize siècles.
Ce fut le schisme du donatisme, puis l’insurrection des Circoncellions, qui furent son bras armé.
Vers la fin du IIIeme siècle, les populations de la Numidie, actuelle Algérie de l’Est et Tunisie du Nord, connurent des évènements qui nous interpellent aujourd’hui, par un curieux reflux de l’histoire.
A cette époque,les populations berbères latinisées, qui habitaient les plaines, les piémonts, et les villes romanisées qui se trouvaient à l’intérieur du limes, étaient presque tous chrétiens, à l’exception des populations des montagnes, qui avaient le plus souvent gardé les rites animistes de leurs ancêtres.
Écrasés par la domination romaine, ployant sous la férule des nantis, des paysans pauvres, ou des exploitants ruinés, tous originaires de Numidie,  sous le prétexte de purifier le christianisme de l’influence  du pouvoir en place, mais qui, en réalité, furent des insurgés de la misère, terroristes avant la lettre, les Circoncellions, furent chauffés à blanc par leurs « prélats » donatistes, leurs « émirs » de l’époque, fanatisés jusqu’à la folie furieuse. Ils fondirent sur des populations isolées, fragilisées, sans défense, livrées à leur propre sort.
Ils leur firent subir les mêmes sévices et les mêmes horreurs, que les GIA infligeront aux populations isolées de la Mitidja, de l’Ouarsenis et de l’Oranie, plus d’un millénaire et demi plus tard
C’était l’aube du christianisme, puisqu’il sortait enfin de la persécution romaine.
Le Donatisme un mouvement religieux, dont les ressorts originaires, du vivant de son précurseur, reposaient sur des aspirations à l’insurrection contre l’ordre établi, a été inspiré par l’évêque Donat.
La divergence majeure qui se fit jour au sein de l’Église d’Afrique, naquit de l’intransigeance de Donat à l’encontre des fidèles, et particulièrement des prélats, qui avaient succombé à la persécution romaine, et qui avaient abjuré le christianisme. L’ordination d’un Évêque qui procédait de cette polémique, mit le feu aux poudres. Mais Donat allait se retrouver face à une grande figure de l’Eglise d’Afrique, Augustin, qui devint un des plus prestigieux pères de l’Eglise. Il n’en resta pas moins, néanmoins, un fidèle de l’empire romain, totalement soumis à son autorité.
Augustin, comme Donat, était lui aussi berbère, origine dont il ne se glorifiait jamais, et dont il n’usa jamais de l’idiome, préférant les langues  latine et punique à celle de ses ancêtres.
La polémique entre lui et Donat dégénéra très vite, puisque Augustin demanda à l’empereur Constantin de sévir contre les récalcitrants.
Les premiers Donatistes furent persécutés, martyrisés, dépossédés, déchus de leurs charges, parfois exécutés. Mais ces persécutions allaient durcir leurs convictions.
Ils versèrent dans une sorte d’intégrisme, peut-être le premier du monde. Mais ils se gardèrent bien de verser dans la violence. Ils préféraient s’adonner aux querelles dogmatiques, et à la diatribe tissée au fil de soie. Mais leur discours, fondamentaliste et rigoureux, avait séduit les foules de vagabonds qui erraient dans la campagne numide. Ceux qui allaient devenir les Circoncellions, les premiers terroristes religieux de l’histoire.

Mon pays, l’Algérie, a donc  l’accablant privilège d’avoir donné naissance à l’un des premiers mouvements intégristes de l’humanité, celui des donatistes, et aussi au premier terrorisme religieux, celui des Circoncellions, il y a plus de seize siecles de cela, lorsque nos ancêtres étaient chrétiens. Le raccourci est certes facile. Mais les faits sont là!

Ce mouvement schismatique du Donatisme, s’il a été provoqué, par la nomination de l’évêque de Carthage, a été exacerbé par des querelles dogmatiques qui contestaient dans sa structure même, l’ordre ecclésiastique établi.
Donat et soixante-dix autres évêques numides s’opposèrent donc à l’ordination de cet évêque, et entrèrent en lutte ouverte contre l’église officielle.
Après maintes péripéties, celle-ci condamna le mouvement. Mais la rebéllion redoubla d’ardeur. Une persécution terrible s’abattit alors sur les Donatistes. Comme celle que déclenchèrent les généraux algériens contre les militants du FIS qui avait remporté les élections.
Mais cette violence de l’Empereur, attisée par Augustin, ne fit qu’aviver la protestation. Les donatistes se considéraient comme les seuls chrétiens purs, « fils de martyrs ». Leur opposition à l’autorité de l’empire et à l’église officielle qu’ils disaient corrompue, et qui l’était bel et bien, leur valut la sympathie, puis l’adhésion de larges couches de la société, particulièrement les plus démunies parmi elle.
A bien des égards, le Donatisme fut le FIS du IVe siècle. Un remake remarquable. La comparaison est d’autant plus curieuse que les donatistes étaient des chrétiens rigoristes, qui exigeaient le port de la barbe, qui imposaient celui du voile aux femmes, oui, oui, et qui se montraient particulièrement intransigeants sur les moeurs quelques peu dissolues de la société. Au point où ils s’érigèrent en censeurs moraux. Tout comme le feront certains jeunes savonaroles du FIS.
La persécution des donatistes par l’église officielle et par les « forces de sécurité » de l’époque, entraîna une terrible réaction de violence. Ce fut donc l’avènement des Circoncellions. Le GIA d’alors. Les circoncellions, ceux qui rôdaient autour des villages, selon le sens latin du terme, se recrutaient dans les cohortes de paysans ruinés, d’esclaves et des paysans les plus pauvres, ceux qui étaient honteusement exploités par les grands propriétaires terriens. La vraie cause de leur révolte est à chercher dans l’extrême misère dans laquelle ils avaient été plongés, dans la corruption généralisée, dans l’injustice érigée en système de gouvernance.
Ils exprimèrent leur colère et leur refus de l’oppression et de l’injustice, par un regain, voire une exacerbation, de religiosité, par une volonté farouche de revenir aux sources du christianisme. Ils portaient la barbe et s’identifiaient aux premiers martyrs. C’étaient en quelque sorte les précurseurs de nos actuels djihadistes .
Comme les GIA des années 90, ils s’attaquaient aux villages isolés, au cri de « Laudes Deo »(Louanges à Dieu), une sorte d’Allahou Akbar, en massacraient tous les habitants, jusqu’à égorger les nourrissons et les bêtes. Ils pillaient, violaient, au nom de Dieu et bravaient la mort, parce que leur but ultime était de périr en martyrs de la foi. Mais en martyrs repus de bonne chère et de chair fraiche. Des Djihadistes pur jus,  avant l’heure !
Les donatistes, devenus prudents avec les ans, qui reniflaient le vent et qui ne voulaient pas insulter l’avenir, se gardaient bien de s’impliquer directement dans la violence, avec ces gueux de circoncellions.
Eux, se disaient les vrais modèles de chrétien, de la bonne pâte à bon dieu, louvoyaient dans les méandres du dogme, interprétaient les textes sacrés à leurs convenances, des fetwas dans le genre, développaient des thèses contre les docteurs de la foi, leurs muftis chrétiens, désavouaient la violence et se mirent à recourir à l’autorité et à l’arbitrage de l’empereur, tout en encourageant les Circoncellions dans leur folie suicidaire, l’air de rien.
En peu de mots, ils faisaient de la politique.
Résultat des courses, Ils finirent par réintégrer le christianisme officiel,  et firent carrière dans le clergé ou dans les affaires, parfois dans les deux. Un peu comme leurs descendants du MSP et les Émirs « repentis ».
Ils devinrent des prélats aux goûts raffinés. Tellement éloignés de l’évèque Donat, qui avait été à l’origine d’un mouvement que certains historiens qualifient de révolutionnaire. Ils eurent leurs Clubs des Pins, leurs grandes et petites entrées, et se fondirent dans la satrapie ambiante.
Les similitudes avec ce qui se passe aujourd’hui sont tellement frappantes qu’on se demande si, en cherchant un peu, on ne trouverait pas le pendant du DRS dans l’inventaire de ces tragiques évènements.
A la différence que nous savons, avec certitude, que les empereurs romains de l’époque étaient des enfants de chœur à côté du DRS. Ce ne furent pas eux qui créèrent les Circoncellions. Ils les combattirent et les réduisirent.  Contrairement au DRS,  qui a créé les GIA, qui a infiltré, réaménagé le GSPC, puis crée la Qaeda au Maghreb Islamique, sur commande de ses amis américains, pour provoquer une vague de terreur dans le Sahel. Mais là est une autre histoire.
Etrange répétition de l’Histoire que l’utilisation de la religion, assaisonnée de misère et d’ignorance.
Ces évènements terribles qui se sont déroulés, il y a plus de seize siècles, qui ont été vécus tragiquement par nos ancêtres et qui ont provoqué le carnage et la dévastation au sein des populations les plus démunies, interpellent la curiosité intellectuelle et historique. Mais loin d’être une malédiction, un quelconque atavisme,  ou un gene de la violence que nous porterions en nous, cette malheureuse disposition à verser dans l’excès et la démesure, dans l’utilisation outrancière et suicidaire de la religion, trouve son explication, non pas dans un quelconque fanatisme naturel, mais dans un désespoir immense, née d’une oppression sans bornes. Les mêmes causes engendrant les mêmes effets.
Comme ses ancêtres chrétiens, le peuple algérien musulman a été précipité dans une situation qui n’a d’autre issue que le malheur, l’indigence et l’injustice. Et cela dure depuis si longtemps. Depuis toujours.
Dans l’un et l’autre cas, avec plusieurs siècles entre les deux, Il a été pris en tenailles entre un pouvoir oppresseur et des circoncellions vengeurs. Et sanguinaires. Les djihadistes, comme leurs précurseurs circoncellions, qui sont issus des couches les plus malheureuses de la population, se vengent sur elle de toute la misère qui leur a été infligée par des satrapes malfaisants et tout puissants. Sauf que les circoncellions modernes ne font pas dans le détail. Ils préfèrent le TNT au gourdin et à la hache. Encore qu’ils ne répugnent à en user, pour le plaisir.
Et pour bien montrer qu’ils n’ont cure de la vie et des vains plaisirs qu’elle offre, puisqu’ils n’ont aucune chance d’y goûter, ils se font déchiqueter en même temps que leurs malheureuses victimes, convaincus, qu’au moment où ils explosent, les portes du paradis s’ouvrent à eux, sous les youyous des houriates qui les attendaient avec fébrilité.
Ah, s’ils pouvaient entendre les sarcasmes et les ricanements de ceux qui les ont envoyés à la mort, en leur concoctant des fetwas enflammées, à Ben Aknoun et autres antres du DRS.
D.Benchenouf

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37 Commentaires sur cet article

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  • Sami
    16 août 2010 at 20 h 26 min - Reply

    Juste une précision, le donatisme en Afrique du Nord était persécuté parce qu’il revendiquait le monothéisme, comme l’arianisme dans la péninsule ibérique, contrairement au dogme officiel adopté par l’église romaine, basé sur le concept de la Trinité.




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  • D B
    16 août 2010 at 21 h 49 min - Reply

    Les « Ciconcelions » du titre n’est pas une erreur de frappe. J’ai été tenté de faire un clin d’oeil. Parce que les circoncelions de la fin du 3eme siècle, et les djihadistes du 21eme siécle, qui se sont fait manipuler, pour assassiner leurs frères d’infortune, finalement, ils sont « si cons ces lions » d’avoir fait le jeu des uns et des autres. Une même démarche suicidaire, dont les seules victimes furent les populations innocentes et isolées.
    @Sami
    Au début de la polémique qui a crée le schisme donatiste, Donat refusait que les fidèles et surtout les prélats, qui avaient apostasié pendant les persécutions romaines, se fassent rebaptiser sans autre forme de procès.
    L’arianisme, à ma connaissance, procédait d’une autre revendication dogmatique, puisqu’il ne reconnaissait pas la sainte trinité, la déification de Jesus et sa filiation à Dieu. Mais je ne veux pas m’avancer plus avant. Je ne maîtrise pas du tout le sujet.




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  • Abdelwahab Benyelles
    16 août 2010 at 22 h 04 min - Reply

    @ D.B
    Attention Djamel-Eddine, il parait que « ceux ou celles qui s’échinent à convaincre la communauté LQA d’inepties appartenant à une histoire obséquieuse que le commun des mortels algériens connaissent, pour en avoir souffert le mensonge et l’imposture, se trompent de siècle et doivent pour être utiles et rentables à la nation, recycler leur doctorat d’histoire »…dixit un commentaire bien argumenté paru dans l’une des rubriques LQA. D’ailleurs, c’est ce dernier qui m’avait démotivé à poursuivre la deuxième partie de mon papier. (Encore un 48ème anniversaire d’une indépendance toujours tronquée !) . Votre réflexion sur les sujets obséquieux serait la bienvenue en tant que fondateur de cet espace de liberté. Ya Hassra winou Tahia Bladi.
    Saha Ramdanek.
    A.By




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  • Tweets that mention Le Quotidien d’Algérie » Les Djihadistes, Ciconcelions d’aujourd’hui… — Topsy.com
    16 août 2010 at 22 h 57 min - Reply

    […] This post was mentioned on Twitter by Osta, BENCHENOUF. BENCHENOUF said: Le Quotidien d'Algérie » Les Djihadistes, Circoncellions d’aujourd’hui… http://bit.ly/bcRXaC […]




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  • zapata
    16 août 2010 at 23 h 25 min - Reply

    tout pouvoir est mèchant dès qu’on le laisse faire;tout pouvoir est sage dès qu’il se sent jugè..tous les maux viennent peut-ètre de ce que le citoyen comparent l ‘èpaisse et lourde force publique à l’impalpable jugement de l’opinion, dit et croit qu’on ne peut rien que par des mouvemment catastrophiques..ce pessimisme finit par avoir raison,car il engendrent les mot qu’il craint.
    tout pouvoir sans contrôle rend fou.
    plus un personnage a du pouvoir , plus il devient caricature
    le pouvoir jaillit parmi les hommes quand ils agissent ensemble.
    tout pouvoir hummain est composè de patience ou de temp.les gens puissants veulent et veillent.
    tout pouvoir est une conspiration permanente.

    UN POUVOIR IMPUNèMENT BRAVè TOUCHE à
    SA RUINE.




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  • Mohamed Jabara
    16 août 2010 at 23 h 50 min - Reply

    @ D.B.

    Bonjour et saha ramdanek.

    Merci de cette comparaison Historique édifiante.Il est vrai que  » A la différence que nous savons, avec certitude, que les empereurs romains de l’époque étaient des enfants de chœur à côté du DRS » c’est pourquoi on ne sait plus qui a fait quoi dans notre crise actuelle et les uns et les autres se renvoient la balle.




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  • bouyilès
    17 août 2010 at 0 h 01 min - Reply

    Retour vers le futur ou l’histoire qui se répète.C’est le sujet en cinq époques pour un film tragi-comique dont le scénario a été élaboré par notre ami DB.
    J’avoue que je me suis marré en lisant les parralèles que vous faisiez entre les deux situations décrites.
    Du génie pur digne d’un lion berbère pas si c.. du tout.Merci DB




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  • Zineb Azouz
    17 août 2010 at 1 h 47 min - Reply

    « La guerre, c’est un massacre de gens qui ne se connaissent pas au profit de gens qui se connaissent, mais ne se massacrent pas.  » (Paul Valéry)

    Quelle belle envolée cher Djamal Eddine,

    Tu nous as fais traverser des siècles d’histoire sans discontinuer, et j’aurais tant aimé qu’on en reste là, dans l’histoire.

    Pourtant, en effet la similitude est trop frappante, je viens de relire que l’une des origines directes du conflit c’est justement comme par hasard « une élection contestée », suite au décès de l’évêque de Carthage.

    Par ce talent dont seul toi détiens le secret, tu nous as ramenés à notre triste vérité.

    Mais tu n’as que trop raison de nous rappeler que l’histoire se répète et se répétera, sauf qu’à l’époque, pour contrer leur « GIA » ils avaient entre autres un saint Saint-augustin avec ses fameux Chiasmes et qu’aujourd’hui on a Ksentini avec ses horribles contresens, à vous réformer toutes les chapelles de la neurophysiologie (souvenons nous de sa dernière, à propos des fonctions du cerveau).

    Merci encore.
    ZA




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  • Tachefin
    17 août 2010 at 3 h 49 min - Reply

    Nul besoin de remonter si loin pour trouver une simi litude encore plus grande. En effet, il suffit de revisiter la période de la chute de Cordoue (en lisant notamment Ibn Khaldoun, Ibn Roshd, etc…) pour découvrir que c’est le fondamentalisme islamique qui avait miner de l’intérieur l’empire musulman, et qui a provoquer la chute de Cordoue. On se rappelle que ce qui a fait l’apogée de Cordoue était l’ouverture de l’islam de l’époque aux autres cultures, y compris berbère et perse. Durant les empires almoravides et almohades, l’Afrique du Nord (incluant l’Andalousie) était indépendant des khalifes moyen-orientaux, et avait comme capitale Cordoue. Pour ces moyen-orientaux (comme l’Egypte aujourd’hui !), il leur était insupportable de voir la capitale du monde musulman (càd Cordoue)se situait à la périphérie de l’Empire. Il fallait alors la détruire et ramener ce centre au Moyen-Orient (D




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  • Tachefin
    17 août 2010 at 4 h 05 min - Reply

    Suite..Et pour détruire Cordoue, les moyens orientaux avaient utilisés le fondamentalisme Ghazalien pour s’attaquer à tous les intellectuels nord-africains. C’était la genèse des  »salafistes ». Ibn Arafa, un ami d’ibn Khaldoun avait été égorgé durant sa priere à la mosquée de Kairouan. Ibn Roshd lui même avait été déporté dans un village juif (Lucena). Ibn Khaldoun a été exilé vers Damas. Etc..En décapitant ainsi Cordoue de son élite intellectuelle, ils ont précipité la chute de Cordoue (et donc du monde musulman)et favorisé la Reconquista espagnole. Selon Ibn Khaldoune, ces fanatiques ghazaliens avaient mis l’Afrique du Nord du 14ième siècle dans une prédisposition à être colonisée. C’est en effet ce qui s’est passé par la suite. Et c’est depuis cette époque, que la mosquée nord-africaine est prise en otage par cette vision fondamentaliste de l’islam. Alors que du temps des empires musulmans nord-africains, almoravides et almohades, on pratiquait surtout un islam soufi de l’école d’Ibn Arabi. Jusqu’à aujoud’hui, toutes les villes et villages d’afrique du Nord ont leurs gardiens et protecteurs (des saints soufis). Alger a Sidi Abderahman, Oran sidi Houari, Tlemcen Sidi Boumedienne, Tunis Sidi Boussaid, etc… etc…




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  • Alilou
    17 août 2010 at 14 h 12 min - Reply

    Merci a Tachefin,

    Il ya un debut a tout, mais est-ce que la raison est-elle vraiment louable de vouloir a tout pris detruire le savoir…

    Le premier verset du coran (IKRA’A) a l’imperatif par 3 fois…

    Si on veut detruire une nation detruisons en premier son elite intellectuele… ce qui s’est passé chez nous exactement…

    Je le repete encore… Pour gouverner un peuple on y va par l’une des 3 manieres suivantes
    1-La peur
    2- La faim
    3-L’ignorance

    Chez nous les voyoux qui nous gouvernent ont utilisé les 3 en meme temps.

    Et on continu de me dire que les selefistes integristes ne sont pas mechant….

    Salutations




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  • Mohamed YAHIAOUI
    17 août 2010 at 16 h 29 min - Reply

    Assalamo Aleikoum

    Merci Frère BENCHENNOUF pour ce rappel historique passionnant.
    Peux-tu me contacter sur mon email ?
    Bon Ramadhan et Saha Ftourkoum
    Mohamed YAHIAOUI




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  • Thalafssa
    17 août 2010 at 17 h 21 min - Reply

    Les circoncellions et les Donatistes deux entités complètement différentes qui se sont de temps a autre rencontrés.
    De plus s’immoler en groupe ou seul et se jeter du haut d’un rocher pour devenir martyre ( pour les donatiste ) ou bien de s’ exploser en kamikaze ( Pour les intégristes Islamistes ), y a vraiment une sacré différence et aucune comparaison n’a lieu d’être entre ces deux cas.

    Pour les circoncellions, la seul chose qui les fait se révolter contre la bourgeoisie romaines, c’est uniquement leur misère, ni la religion ni aucune autre considération politique, même si a quelque moment ils se sont rencontrés avec les donatistes puisque ils avait en commun un ennemi qui était Rome.
    Alors comparer des révoltes de la misère comme il en existe encore, qui sont les fait de groupe pas vraiment organiser qui s’attaque au grand riche propriétaire terrien qu’ils accusent – a tort ou à raison – être la cause de leur misère a la guerre orchestrer en Algérie de 91-2002, c’est être vraiment malhonnête.




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  • PhD
    17 août 2010 at 22 h 54 min - Reply

    Nonobstant certaines remarques denigrantes, le bégaiement de l’Histoire est indéniable en la matière. En physique, il existe une Loi immuable : « tout système que l’on perturbe réagit de manière à éliminer la source qui le perturbe ». Les déclinaisons de cette loi sont multiples (Faraday, Lenz, etc.). En pratique ? réduisez un peuple en esclavage, affamez le…et…il se révoltera. Pour mettre fin au régime qui l’asservit. Lorsqu’une société voit ses moeurs se « dégrader », lorsque la corruption régne, il y aura toujours un groupe moralisateur, avec des troupes issues des plus démunis, qui contestera le Pouvoir en place.
    Merci à D.B pour ce rappel historique. Pour faire une analogie avec l’Empire Romain, rappelons nous également que les dirigeants de l’Empire ont choisi le Christianisme sous sa forme la plus dogmatique comme religion d’Etat, avec le partage des pouvoirs que l’on connait. Règne absolu, y compris sur les consciences. Quelques siècles plus tard, on aboutissait a l’Inquisition. Il a fallu presque deux millénaires (et de nombreux morts) pour inventer la laïcité.
    J’arrête là…sinon, une Fatwa va se faire sur LQA et ses écrits.




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  • Sid Ahmed
    17 août 2010 at 23 h 38 min - Reply

    Contrairement à ce qui se dit, l’histoire ne se répète jamais de la même manière et jamais avec les mêmes résultats. Les histoires de rébellion, de soulèvement ou d’insurrection de peuples dominés ou réprimés – esclaves, serfs, paysans, ouvriers, colonisés, conquis – sont l’un des marqueurs fondamentaux de toute l’historie de l’humanité depuis les empires sumériens, akkadiens, babyloniens et assyriens jusqu’aux Talibans en Afghanistan. En cela, il n y a rien de nouveau… Cela dit, s’il y a une analogie à poser entre le schisme donatiste et la révolte qui s’en suivit, il serait plus judicieux et surtout plus juste de le faire avec le schisme ibadite/kharijite et la vague d’assassinats et de violence auquel il a donné lieu. L’exercice est intéressant mais l’analogie avec l’Algérie contemporaine est, d’un point de vue épistémologique et méthodologique, guère pertinente – le contexte, la genèse, les forces en présence, l’environnement régional et international, les protagonistes et les objectifs étant complètement différents dans les deux cas.
    Sid Ahmed.




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  • cherifi
    18 août 2010 at 1 h 16 min - Reply

    Au moment ou certains de nos « intellectuels » ont tout de suite diagnostiqués avec certitude l’origine du mal dont souffre notre patrie,votre contribution,Mr Benchennouf est venue au bon moment pour les orienter vers une recherche approffondie des termes ATAVISME, ANCETRE et REFLEXE ANCESTRALE et enfin GENETIQUE. Cette période caractérisée par une forme d’hérétisme attibuée à Donatus ou Donat est une photocopie conforme et légalisée de la sombre decennie noir qu’a connue l’Algerie.Que « l’Occidentalisme islamiste » fut atteint de phobie et « la Démocratie islamiste » de haine et nous obligent a regarder notre quotidien avec leurs lunettes,cela est considéré,à mon avis,par le pire des extrémismes.L’Algerie a besoin d’unité et de pacification pour pouvoir regader l’avenir avec optimisme et résponsabilité.L’Algerie à besoin de perspectives réalistes de tous ses chers enfants pour la construction d’une culture,d’une civilisation et d’une histoire.Merci Monsieur Benchennouf et bravo mes amis internautes pour vos valeureuses réactions.




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  • Kouder
    18 août 2010 at 16 h 17 min - Reply

    La cruauté des Hommes est le seul point commun et la seule similitude entre ces deux évènements. L’histoire de l’humanité est jalonnée de ces tragédies à répétition.
     »Le raccourci est certes facile et les faits sont là ». Mais, il n’en demeure pas moins que le rapprochement ne peut être que fortuit, quand bien même cela s’est passé en Numidie, qui recouvrait une bonne partie de l’Algérie actuelle.

    Il se trouve tout simplement que les les circoncellions étaient le bras armée des donatistes autant que ne l’étaient les djihadistes pour le fis. A chacun son rôle.

    Maintenant, si, à Dieu ne plaise, on devait faire le parallèle, on pourrait donc déduire que notre pays est le berceau des intégrismes et du terrorisme.
    J’espère que c’est loin d’être le cas.

    De toute évidence,il y’a urgence à opter et à instaurer une démocratie, même spécifique, pour éviter que l’histoire (tragique) ne se répète et surtout pour préserver la religion de toute manipulation.

    Cordialement.




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  • Sais Abdelkrim
    18 août 2010 at 16 h 46 min - Reply

    je crois le sujet est loin de la compréhension du simple algérien car ce passé RELIGIEUX tumultueux est malheureusement obnubilé par l’intégrisme politiquo-religieux des régimes (non états) qui se sont succédés a travers les siècles en « Algérie » après la chasse donne aux Cathos, trop vaniteux et luxurieux pour une population simples et pauvres en esprit.




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  • zapata
    18 août 2010 at 17 h 22 min - Reply

    je demande à la rèdaction quotidien d’algèrie d’ouvrir une page spèciale à l’occassion du congrès de la summam 1956…mèrci




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  • D B
    18 août 2010 at 20 h 07 min - Reply

    Je dois signaler, aux personnes qui ne l’auraient pas compris d’emblée, que ce texte n’a pas la prétention de faire de quelconques lectures d’ordre historique ou sociologique, puisque je suis un profane dans l’une et l’autre discipline.
    Je cherchais seulement à attirer l’attention sur des évènements particulièrement meurtriers, qui ont lieu dans un même territoire, et qui présentent des analogies troublantes, à près de 17 siècles d’intervalle. Bien entendu, il ne faut pas être particulèrement perspicace pour savoir que ce n’est ni le même contexte, ni la même époque. Le fait seulement de faire cette remarque est réellement surprenant. Certaines évidences n’ont pas besoin d’être soulignées, au risque de paraître ingénues. Un peu comme si on disait, avec beaucoup d’emphase, et d’effets de manches, qu’un glaçon fond dans l’eau bouillante et qu’il se conserve en son état initial si on le met dans un congélateur.
    Lorsque j’ai écrit que les mêmes causes engendrent les mêmes effets, j’évoquais évidement les réactions objectives d’une population donnée, à une gouvernance et des circonstances particulières. Des gens trop longtemps opprimés, et qui n’entrevoient plus de possibilité de s’en sortir, qui désespèrent et qui sont acculés à la seule réaction violente qui leur reste, ou qui leur est laissée, s’unissent forcément contre leur oppresseur, tôt ou tard, et tentent de mettre fin à la situation qu’ils endurent. Lorsque les leaders qui émergent du lot ont une juste vision de la situation, une stratégie à terme, et qu’ils parviennent à créer les moyens de leurs objectifs, il se passe que cette société d’opprimés réussisse, sinon à faire une révolution, du moins à chasser ses oppresseurs, à rétablir une organisation sociale plus juste, plus humaine, et à concrétiser un projet de société qui réaménage les fondements même de l’organisation sociale, pour en faire une nation fondée sur des institutions fortes et consensuelles, qui ne pourront plus être manipulées par les dirigeants malhonnêtes qui ne manqueront pas, immanquablement, tôt ou tard, de se frayer un chemin au sommet de cette nouvelle société.
    En l’absence de tels leaders, à cause de l’organisation médiocratique des despotes qui empêche le mérite d’émerger, et la société de se prendre en charge, une autre sorte de meneurs d’homme survient forcément, par défaut. Dénués de génie et de générosité, ces leaders de triste circonstance n’en ont pas moins une prise sur les évènements. Parce qu’ils savent mettre à profit la détresse généralisée, les maux sociaux et le climat délétère. Ces meneurs, dont les seuls horizons sont des impasses, comprennent néanmoins que l’aspiration sociale ambiante est assoiffée de moralisation, et de justice immanente. Et dans ce genre de situation, quoi de mieux que l’usage de la religion, lorsque celle-ci est porteuse de hautes valeurs. Une religion rédemptrice, qui sauve et qui purifie, qui stigmatise le despote et sublime sa victime, jusqu’au martyr qui lui permettra de s’asseoir à la droite de Dieu lui même. Mais aussi une religion qui permet de régenter les moeurs, d’imposer des uniformes, des modes vestimentaires, et l’obéissance aveugle aux chefs. Exactement comme n’importe quelle armée moyennement organisée.
    Et c’est ce qui s’est passé au 3eme et 4eme siècle de notre ère, en Numidie. Le Donatisme a prospéré sur le terreau de la misère sociale. C’est ainsi qu’il est apparu comme un mouvement pur et purificateur, comparé au clergé officiel. Tout à fait comme le FIS, à mon avis.
    Et ce terreau de misère, était composé essentiellement de naufragés de la vie, des dizaines de milliers de paysans ruinés, de gens écrasés et meurtris par un système injuste, et dont le désespoir allait être étayé, canalisé, récupéré, par un discours religieux moralisateur et énergique, qui promettait le paradis éternel aux martyrs de la foi. Les désespérés pouvaient dès lors se suicider sans aller en enfer, bien au contraire. Et ce qu’ils firent massivement, en emportant avec eux autant d’innocents qu’ils le pouvaient. Encore qu’à cette époque, les bombes n’existaient pas.
    Les circoncelions, à l’origine un agglomérat de colère qui ne se contenait plus, devint un mouvement terroriste religieux, puis ce fut au nom de Dieu que ces troupes fanatisées, hystériques, sans plus de frein, s’attaquaient à des populations isolées et sans défense, dans une débauche de sang et de violence. Avant d’investir les pauvres hameaux qu’ils avaient encerclés, à la tombée du jour, ils tournaient autour, en entonnant leur cri de ralliement » Laudes déo » ( Louanges à Dieu », puis entraient dans les pauvres « douars » et massacraient tous les êtres vivants qui s’y trouvaient, bêtes et nourrissons y compris.
    17 siècles plus tard, les propres descendants des circoncelions, qui étaient devenus arabo-berberes, ou berbero-arabes, les islamistes armés, reproduisirent les mêmes procédés, en invoquant le Dieu de l’islam, » Allahou Akbar » avec la même conviction que leurs ancêtres avaient évoqué celui du christianisme.
    Dans les deux cas, ce regain de religiosité, et de fanatisme, n’a été impulsé, à mon avais, que par l’oppression et l’injustice, et non par une soif sincère de spiritualité. Le Donatisme et le FIS n’ont pu prospérer que grâce, ou à cause, de la désespérance des populations, et des turpitudes des régimes des deux époques.
    La religiosité qui à servi de puissant vecteur discursif n’est pas, et n’a pas été, toujours à mon avis, un sentiment spirituel élevé et sincère, mais une sorte de diffusion de la colère, et un moyen de l’exprimer. La meilleure preuve en est que cette religiosité quasi généralisée, érigée en mode de vie quasi obligatoire, avec ses règles, ses attributs vestimentaires, et ses codes d’expression, n’a pas bonifié la société, ni ne l’a moralisée. Elle est restée purement formelle, et a permis aux meneurs qui l’entretiennent, sans trop se mouiller, de profiter de la situation. Au 4eme siècle, les donatistes ont fini par revenir dans le giron de l’Eglise et de l’Empire. Et dans les années 90 du 21 eme siècle, le MSP, les Emirs repentis, et tous ceux qui ont roulé dans le sens de cette aubaine religieuse, sans se mouiller les pattes, de profiter maintenant des fruits qui ont poussé sur le sang des victimes innocentes. Désormais, MSP, DRS, Emirs repentis, et Emirs DRS, sont copains comme cochons, dans le milieu interlope du négoce international, où la commission, le pot-de-vin, et le « droit de passage », portent désormais le doux qualificatif inventé par les Tebessis, de « H’nana ».

    Donc, ce texte, en vérité, que j’avais publié en 2006 sur Tahia Bladi, et que j’ai quelque peu réaménagé, ne m’a été inspiré que par ce curieux bégaiement de l’histoire. Mais aussi par le fait que l’intégrisme n’est pas propre à une seule religion et une seule « ethnie ».
    Mais ce que dit l’histoire aussi, c’est qu’il n’est rien resté ni du Donatisme, des Circoncelions, des empereurs romains. Bourreaux et victimes sont fondus aujourd’hui dans une même poussière. Et peu de gens en ont entendu parler.
    Ce sera le cas aussi pour tous ceux qui ont plongé l’Algérie dans l’horreur, et qui ont en profité, en se servant de l’Islam, et en l’instrumentant au mieux de leurs intérêts. Le vent des jours les emportera, leurs palais tomberont en ruine, et leurs propres descendants ne se rappelleront même pas de leurs noms.




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  • Sais Abdelkrim
    18 août 2010 at 20 h 15 min - Reply

    merci pour ce long et passionnant éclaircissement B. D.
    je résume la chose : ce qui s’est passe en ces temps memoriaux s’est aussi reproduit au temps de l’État Français en Algérie…les populations sont mises a l’indexe et sont traitées comme des chiens par les gouvernants : cathos, Muz, ou laïques…a force de d’injustice et de hogra ils se transforment en vrais chiens qui dévorent tout ce qu’ils trouvent sur leur chemin. Alors le jours ou il y aura une ÉGALITÉ pour tout le monde sur cette terre, les massacres et les guerres cesseront d’exister, mais que cela subsistera de main la même chose se répètera, contexte historique ou pas.




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  • zapata
    18 août 2010 at 22 h 10 min - Reply

    s.v.p tout le monde sait en algèrie que cèrtains alèriens possèdent le mal du sang hèriditaire alors si nous passons notre temps à ècrire des pages sue ces sujets stèriles nous nous sortirons jamais de l’aubèrge je pence que ces dirigeants mèchiavèlique nous en piègè dans un cèrcle vicieux et nous sommes entrein de tourner au tour du pôt..regardons les choses en face…




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  • Sais Abdelkrim
    18 août 2010 at 22 h 18 min - Reply

    @zapata
    a toi l’honneur d’écrire sur un sujet moins « stérile »
    quant a moi j’apprécie l’effort intellectuel de Mr B. D. ainsi que ce présent article.




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  • zapata
    18 août 2010 at 23 h 31 min - Reply

    alors passer a l’action si vous ètes courageux ..merci




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  • Alilou
    19 août 2010 at 12 h 57 min - Reply

    @ Zapata,

    Moi qui me plaignais du manque de leader, je suis vraiment aveugle, il est la le notre ZAPATA, tu porte en plus le nom d’un glorieux revolutionador, epris de justice pour les pauvres, vas-y fonce on est derriere….notre Ecran de PC….

    Je plaisante ok,

    Je continu de fumer

    Ali la pointe… fourchue




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  • zapata
    19 août 2010 at 17 h 26 min - Reply

    zapata c’est le nom d’un grand rèvolutionnaire et aussi le pseudo de l’arbi ben m’hidi et pour votre information abane son pseudo hansen…sincèremment je n’ai pas dit ça pour blèsser x ou y nom. tèlemment on est piègè par ce tourbillon on est entrein de se sontir limitè dans le temp et l’èspace cèrte c’est bien de connaitre et d’appredre..je ne pourrai pas ètre un abane ou un ben m’hidi ça c’est sur chaque temp possède ces hommes et les circonstances change selon les donnèes et les rèalitès du pays.le faite qu’on est entrein d’ècrire sur ce site ça veut dire qu’on est dans prèsque les mèmes frèquences d’avis.en 2010 ètre un leadeur en algèrie les chances sont minimes car se sacrifier pour qui et pour qu’elle cause et avec qui c’est ça qui m’èchape tout le temp..mèci




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  • hamid
    19 août 2010 at 17 h 56 min - Reply

    J’ai toujours eu personnellement des doutes sur la page sanguinaire qu’a ouvert le commandement de l’armée et du DRS en algerie, dés 1992,avec la benediction des chanceleries occidentales. Le manque d’empressement à trouver une solution politique à la crise et leur refus de toute initiative surtout lors de l’année 1994 penchaient la balance vers le fait que tout a été prémedité. Ce n’est pas la peine de s’attarder sur l’assassinat de boudiaf. Quand on egorge une jeune fille ou on eventre une femme enceinte et que l’on coupe la tête d’un bébé pour ensuite la mettre sur une casserole et mette la casserole sur la cuisinière et le lendemain la presse du DRS nous dit qu’il y a une certaine interprétation de l’islam(une religion qui a 15 siècles d’existence) qui l’autorise et les groupe armés dit islamiste y sont les adeptes, il y a de quoi se tourner vers ben aknoun pour trouver les véritables émirs.La réalité est que les généraux étaient de très mauvais comédiens et de très mauvais joueurs.ils étaient incapable de garder le secret indéfiniment.Quand la france les a incorporé savait leur degrés d’instruction et le degrés de leur sauvagerie
    car ce qui l’intéressait c’est qu’ils détruisent l’Algérie et surtout de changer l’algérien.Il y a aussi un point important sur lequel il est rare de trouver des opposants l’évoquer.Afin de faire oublier les méfaits de la france pendant 132 ans et faire sortir la révolution algérienne des esprits des gens comme acte fondateur de l’indépendance et surtout comme repère pour tous les algériens, la france a eu recours à l’infiltration, pour qu’à terme ce processus débouche sur les même atrocités que ceux de l’époque de la colonisation.Le but est( j’insiste là dessus car il est trés important selon mon point de vue)de faire regretter aux algériens leurs accés à l’ indépendance. Combien de fois j’ai entendu dire si la france etait toujours là….., quand is etaient là il n’y avait pas ceci ou cela….. le pays c’est dégradé depuis l’indépendance…..ect.Aujourd’hui vous pouvez rencontrer des algeriens qui sont fiers (le mot est faible)d’avoir la nationalité francaise ou le passeport francais.Sur ce plan je pense que le DRS a formidablement reussi sa mission.On ne peut que féliciter le commandement de l’armée et du DRS de l’époque pour cette œuvre historique. Je suis certain que leurs noms seront évoqués avec des lettres de sang pendant des siecles.Quand à l’éternel, je crois que larbi belkheir et smain lamari savent déjà de quoi il s’agit.Ils y goûtent déjà.Ils ne peuvent pas le dire à tewfik et nezzar car la mort est un aller sans retour.




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  • Liès
    19 août 2010 at 19 h 59 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    L’Algérie a besoin de se réconcilier avec elle-même.

    Elle est trop divisée et dispersée, pour pouvoir relever les défis du futur. Elle ne peut même pas assurer le présent et son passé est jonché de drames, de guerres fratricides et de haine.

    Ses enfants, tous ses enfants doivent observer une halte et faire chacun son bilan.

    Avant de juger l’autre et d’attiser les feux de la fitna, exercice qui au demeurant ne manque pas d’arguments et rend les constats et de la critique ô combien aisés, concentrons-nous sur nous-mêmes et voyons si nous sommes exempts de reproches, si nous sommes blanc comme neige, et si à aucun moment de notre vie, nous n’avons trahi cette patrie, ne serait-ce que par un infime écart de conduite.

    Du peuple, qui contourne allègrement la loi et qui ne la respecte que contraint et forcé, que beaucoup ont tendance à sacraliser, au DRS que beaucoup ont tendance à diaboliser pour ses forfaitures et ses crimes, en passant par la famille révolutionnaire et à sa tête le Président lui-même, l’Ugta, les partis politiques de droite comme de gauche, la mouvance islamique et le camp démocrate etc. et moi en premier, nous avons tous fauté.

    Nous avons toutes et tous fait mal à cette patrie généreuse, nourricière et protectrice, et sommes toutes et tous redevables de son pardon.

    Nous devons avant d’exiger le pardon des autres, demander pour nous-mêmes pardon à notre patrie et à nos martyrs.

    Nous devons demander pardon a ceux qui ont donné leur vie, pour libérer le pays du joug colonial, et nous devons demander pardon à tous ceux et celles que la mort violente et assassine a fauché par la faute de la bêtise humaine.

    Nous devons demander pardon indistinctement, à Hachani, à Djaout, à Abdelhak Benhamouda, à Abou Bakr Belkaid, à Mouloud Mammeri, à Boudiaf, à Krim Belkacem, à Khider, à Medeghri, à Kaid Ahmed, à Chaabani, à Khemisti, à Chabou, à Mecilli, à Massinissa, à Abdelkader Yefsah, à Bouslimani, à Abdelwahab Benboulaid, aux 200 000 morts et aux 20 000 disparus de la décennie rouge, aux 132 morts du printemps berbère, à toutes les victimes de la violence et de l’intolérance, sans exception et sans exclusive.

    Une réconciliation avec notre patrie, avec nos martyrs de la révolution, avec les victimes de l’après indépendance, s’impose à tous.

    Une réconciliation globale, équitable et effective, couvrant toutes les périodes de notre histoire contemporaine. Depuis le commencement du mouvement nationaliste, à aujourd’hui, en passant par la guerre de libération.

    Cette réconciliation sera basée sur une demande de pardon, librement consenti par son auteur, qu’il soit une personne, un groupe, un parti, une institution, ou une mouvance.

    Une Algérie qui avance et qui triomphe est cette Algérie qui pardonne à ses enfants lorsque ces derniers lui lui demandent sincèrement, nos martyrs reposeront en paix et seront certainement dans l’allégresse.

    Ils salueront de la ou ils sont, cette sagesse retrouvée et béniront de leur joie et de leur satisfaction, les actions avenirs qui suivront inéluctablement.

    Nous devons réconcilier les algériens entre eux.
    Le MALG doit se réconcilier avec l’ALN et les historiques.
    Monsieur Dahou Ould Kablia dont j’ai pu apprécier personnellement dans les années 70, la sagesse et la position élevée de fils de bonne famille, devrait en tant que représentant du Malg, serrer la main de Youcef Khatib et honorer Ait-Ahmed.

    Tous nous devons faire preuve d’humilité et d’un sens élevé de l’honneur.

    Le chef d’état major de l’ANP devrait dans un consentement libre et sincère, exprimer ses regrets et demander pardon à la mère patrie, au non de l’institution militaire et les services de sécurité.

    Les représentants les plus en vue de la mouvance islamique, devraient eux aussi demander pardon à la mère patrie et aux chouhadas.

    Abassi Madani, Ali Benhadj, Anwar Haddam, Rabah Kébir, Madani Mezrag, Ahmed Benaicha, devraient présenter ce pardon pour soulager leur conscience, s’humilier devant Dieu pour les erreurs volontaires et involontaires qui auraient pu commettre, indépendamment pour le cas de certains des souffrances qu’ils ont dû endurer. Ça sera tout à leur honneur.

    Le camp des démocrates, lui aussi devrait demander pardon à la patrie de Abbane, de Ben M’hidi, de Amirouche et de Si el Haoues, et de tous les martyrs de la révolution.

    Saïd Sadi, Noureddine Ait-Hamouda et Rédha Malek seraient à mon sens, les mieux indiqués à le faire, en toute liberté et à titre symbolique.

    Il faut que la culture du pardon s’installe dans notre pays.

    D’autres devraient, pour que la culture du pardon et de la réconciliation fasse école dans notre pays, faire ce geste symbolique, celui de demander pardon à la mère patrie et à nos valeureux martyrs.

    Je pense à Mehri, à Hamrouche, à Ali kafi, à Benbella, à Bentobal.

    Nous devons sortir de la culture de la vendetta et nous libérer du poids de notre rancœur, et entrer résolument dans la culture de la paix, de l’amour et de l’entraide.

    Une fois faite, librement et dans la dignité, cette mea culpa, devant une commission neutre instituée à cet effet et dont les travaux et les résultats certainement probants, seront suffisamment relayés par les journaux, la télévision, la radio et la vox populi, assurément nous seront étonnés de l’impact que ça aura sur toute la nation, et le flux des bénédictions qui vont se produire et se multiplier.

    La solution se trouve dans l’amour. Répudions la haine qui nous torture et éloignons-nous d’elle autant que cela nous soit possible.

    Nous devrions toutes et tous, les 35 millions d’algériens que nous sommes, consacrer une minute de notre temps à un recueillement, à une méditation, pour faire œuvre de repentance et demander pardon à Dieu, à la patrie, à nos martyrs et à toutes les victimes (morts, disparus, handicapés).

    Tout cela va aider, le travail de justice et de vérité qui doit se poursuivre, pour retrouver les morts et les disparus, afin de permettre à leurs proches de faire leur deuil, et à l’État de réparer convenablement et suffisamment les préjudices multiformes causés à ces malheureux.

    Une bonne œuvre appelant une autre, et ainsi de suite jusqu’à la nette et miraculeuse transfiguration de tout le pays.

    Cette étape réussie, on passera a une autre, celle d’aider notre armée, avec son libre accord, à faire sa mue, en se retirant du champ politique et en se consacrant exclusivement à ses missions constitutionnelles.

    Notre armée a besoin d’être rassurée et délivrée (avec son consentement), du soutien hypocrite, perfide et calculé, que lui apportent ces oligarchies rentières, qui tout en profitant de privilèges exorbitants et immérités, jettent l’opprobre historique sur cette importante institution de la république. Je pense à l’Ugta et à la ‘’famille révolutionnaire’’.

    La 3e étape consiste en la modification de la constitution et à la reconfiguration administrative du territoire national.

    Brièvement, je suggère de souligner avec force le caractère républicain du régime, et de hisser la démocratie comment moyen d’exercice du pouvoir au rang de constante.

    Le reste, culture, religion, histoire, passé révolutionnaire, doivent cesser d’être des constantes (ex : l’Islam est la religion de l’État), car en fait l’Islam est la religion du peuple, doivent être portés par les partis politiques dans leurs programmes électoraux et soumis à la compétition démocratique et a la sanction des urnes lors d’un vote.

    Je suggère que doivent être consacrées par la constitution, comme langues officielles et nationales, l’arabe, le tamazight, le français et l’anglais.

    Le citoyen doit être servi dans l’une de ces 4 langues et a sa demande. Ces langues doivent être enseignées à l’école.

    Les fonctionnaires, les policiers, les gendarmes, les pompiers, les ambulanciers, (la liste risque d’être longue) et tout agent ayant une relation avec le public, doit avoir une connaissance fonctionnelle de ces 4 langues.

    C’est aux experts de creuser l’idée et de trouver les moyens de sa faisabilité.

    Le territoire national doit être découpé en provinces homogènes dans le nord et dans les hauts plateaux, et en territoires homogènes dans le sud.

    A la manière du Canada, à la seule différence que l’Algérie est une république qui doit avoir à sa tête un président au lieu d’un premier ministre.

    Chaque province et chaque territoire, dans le cadre d’un État fédéral, doit avoir un gouvernement et une chambre des communes élus.

    Les villes et villages auront à leur tête, des maires élus, avec des prérogatives élargies et importantes. Ils auront leur police, leurs services des pompiers, leurs Samu, et l’ensemble des services requis pour le bon fonctionnement de la municipalité.
    Un directeur général sous l’autorité directe et exclusive du maire, est chargé de la gestion et de l’animation de ces services.

    Le Gouvernement fédéral sera élu, ainsi que la Chambre des communes et aura son Senat.

    La défense nationale, la politique étrangère, la monnaie et le crédit (banque centrale), les ressources du sous sol, les grands chantiers qui transcendent la géographie des provinces (ex : TGV, Rail, auto routes etc.) relèvent de l’autorité exclusive du gouvernement fédéral.

    Le gouvernement fédéral dont les recettes auront pour source, les impôts et taxes auxquels il a réglementairement droit, doit gérer ses équilibres budgétaires et distribuer aux provinces les surplus sous la forme connue de la péréquation.

    Il va sans dire que la nouvelle configuration administrative telle que nous l’avons vu, fera disparaitre les fonctions de walis et de chefs de daïras, ainsi que les structures administratives et les employés qui leur sont dépendants.

    Avec cette nouvelle configuration administrative, on va multiplier l’efficacité, réduire les injustices et le gaspillage, alléger la lourdeur et le coût de la bureaucratie.

    Le personnel du secteur (de la fonction publique) sera ramené au quart.
    Les ¾ pléthoriques seront redéployés vers d’autres secteurs productifs, comme l’agriculture, le commerce, l’industrie, les services etc.

    Il faudra donc rompre avec le système centralisé, à la française et opter pour un système fédéral (décentralisé par essence) comme celui du Canada, parce que plus viable, plus rentable, plus équitable et plus juste.

    Ainsi, nous sortirons d’une société rentière, et d’un État outrancièrement bureaucratique et corrompu, pour aller vers une société qui se prend en charge, entreprenante et industrieuse, qui crée sa propre richesse, et un État régulateur, léger, efficace, transparent et bien gouverné.

    Je voudrais avant de terminer revenir sur un point récurent et qui a un rapport avec le DRS.

    Pour dire que tous les états du monde ont leurs Drs, qui échappent en partie au contrôle de l’état, dans des proportions propres a chaque pays, selon que ces pays soient démocratiques ou autoritaire. C’est pourquoi on les appelle souvent ‘’les services spéciaux’’.

    Le DRS a mon sens est la colonne vertébrale de l’armée parce qu’il a pour mission de veiller a sa cohésion et a sa pérennité.
    Il a aussi pour mission de protéger l’économie nationale contre les sabotages, les détournements, l’espionnage et les intelligences avec les intérêts étrangers.

    C’est du moins l’idée que j’ai de la SM, dans les années 70, dont les membres sont comme vous et moi, certains font la prière, d’autres fréquentent le bar du coin, et d’autres font les deux simultanément.

    Le DRS, comme l’ANP ne vient pas de la planète Mars, et même si toutes les strates de la société ont leur petite dose de planqués et d’imposteurs, le DRS est l’émanation de la société et en représente le parfait échantillon, et il est à ce titre, façonné par les mêmes travers culturels et historiques.

    Il n’est pas comme l’affirme certain la colonne vertébrale du pouvoir.
    Ceci dit, il restera à définir et a bien identifier le pouvoir, dont la connotation est beaucoup plus informelle et de ce fait, ceux qui l’exercent pourraient ne pas être ceux que nous croyons et accusons de tous nos maux.

    A mon humble avis, la colonne vertébrale du pouvoir, celle qui sous-tend tout le SYSTÈME et qui le fait perdurer, c’est l’ADMINISTRATION, cette lourde et coûteuse BUREAUCRATIE, avec ses wilayas, ses daïras et ses baladiyates et l’ensemble des directions et des inspections qui lui sont subordonnées.

    C’est à travers ces structures et ces organismes que l’État a une prise directe sur la population et exerce son contrôle sur elle.
    La population vient obligatoirement jusque chez elles pour quémander une autorisation, un agrément ou un document pour constituer un éventuel dossier.

    Et Dieu sait combien sont nombreuses les demandes inutiles mais obligatoires dans ce sens.

    Le malaise social, la corruption, les passe-droits, la médiocrité des résultats et l’inefficacité, sont l’œuvre de l’administration. C’est évident. Même si aujourd’hui, elle n’est plus seule sur le terrain de la gabegie et du désordre moral.

    Changez la configuration administrative et voila que vous avez changé de système.

    Mot de la fin :

    Nous devons tous nous dépouiller de notre orgueil, et nous vêtir du manteau de l’humilité et de la justice.

    Nous ne vivons que grâce à la bonté infinie de Dieu et de la générosité de notre mère patrie (les besoins du pays entier sont payés par la facture pétrolière).

    Dans les faits, nul ne mérite le salaire qu’il reçoit, ni la maison qu’il habite.
    Même celui qui habite un gourbi doit rendre grâce à Dieu et remercier cette terre nourricière (bien qu’il soit tout a fait évident que notre but est d’améliorer ses conditions de vie).
    Et je ne parle pas de ceux qui ont carrément, volé, dilapidé et trafiqué.

    Une chose est sur, ce pays ne peut pas et ne doit pas continuer à fonctionner comme il l’a toujours fait.

    Le changement est impératif et la réconciliation est salutaire.

    Dieu soutient les justes et récompense celles et ceux qui œuvrent pour la paix.

    Et comme dit notre sage Ammi Saïd ‘’Wa Ellah Yaalem’’.

    C’est juste l’avis d’un citoyen, qui a voulu partager sa réflexion sur ce qu’il pense être un plan pour une véritable sortie de crise.

    Fraternellement.

    Liès Asfour.




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  • zapata
    19 août 2010 at 22 h 20 min - Reply

    mr liès je suis entièremment d’accord avec vous ce que vous avez ècrit c’est ce que j’appelais la consciense collèctif du peuple .le peuple algèrien à arracher son indèpendance qui à coutait trop chère pour ètre pièger dans les mains d’une indèpendance confisquè qui à naissance d’un etat nè dèja mort..le peuple algèrien est sorti d’une colonisation pour ENTRER DANS une AUTRE colonisation c’est le dècor qui à changè cette fois au nom de la ligitimitè rèvolutionnaire….




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  • Ammisaid
    20 août 2010 at 0 h 23 min - Reply

    Ceux qui tiennent la pluie dans leurs mains
    Refusent de la lâcher pour laver le coeur des humains
    Ils ne pensent à demain, ils charcutent le festin
    Et, ils ne veulent nourrir ceux qui ont soif et faim
    La bonté ne mene pas vers la maladie et la misère
    Elle offre la joie, la satisfaction et sécurité
    A ceux qui ne désirent pas une fin plein de regrets
    Plein de remords et qui dirigent vers l’enfer
    Sans aucune chance de l’éviter car sur terre
    Ils étaient sans pitié, sans honte et sans conscience
    Cette conscience qui offre à la foi: la sagesse
    Dans l’enfance, dans l’adolescence et lors de la vieillesse
    Il n’y a aucun problème qui n’a pas de solution
    Sauf celui de l’orgueil, de la haine et de la passion
    Il n’y a aucune cause qui n’entraîne pas un effet
    Et, il n’y a aucun effet qui s’arrête sans que ne s’arrêtasse la cause.
    Ce qui a été fait a été fait, personne n’a pu changé son passé
    Le parfum que dégage une belle fleur ou jolie rose
    Aubaume l’atmosphère et s’offre à tout ce que contient l’univers
    A toute nuit succède la lumière et la clarté du jour
    A toute guerre doit succéder une vraie paix et une sécurité entière
    Mais comme convaincre celui qui est habitué à vivre
    Par le mensonge, la ruse, l’hypocrisie et la gloire
    Cette gloire qui sang l’odeur du sang et de la chair d’un mort
    Ce mort innocent qui a été décapité, égorgé et explosé
    Comme si sa vie n’appartenait pas à son créateur, celui qui les septs cieux et la terre et celui qui entend et qui voit tout ce qui se passe dans cette bulle. Cette bulle qui s’appelle l’univers. L’univers et ce qu’il contient comme tu le sais cher frère Lies est appelé à revenir, un jour, à sa nature primordiale: sa nature ténébreuse avant qu’elle n’accéde à la lumière. Oui, frère Lies nous sommes insignifiants par rapport à sa puissance et son essence. Oui cher frère Lies nous avons besoin de lui demander pardon. Mais le sabre n’a jamais tué sans la main d’un coeur ignorant, d’un coeur pervers et d’un coeur qui a oublié qu’il était crée pour adorer son seigneur et faire oeuvre bonne sur terre. Ces âmes qui veulent tout et que rien ne semble satisfaire refusent de voir la réalité. Ils continuent à courir à la vitesse de lumière vers l’enfer. L’enfer qui n’est crée que pour adoucir leurs coeurs mécréants, méchants et pervers. Ils peuvent tuer, violer, voler et vivre dans les hauteurs mais un jour ils redevienderont poussière en attendant le rassemblement et le son du cor. Ce son du cor qui réveillera les morts victimes ou coupables sur terre.
    Frère Lies qui refusera cette générosité qui a coulé de ton coeur ? Qui la refusera excepté un aveugle et un sourd du coeur ? Des hommes comme toi et comme beaucoup qui écrivent sur LQA et ailleurs et encore beaucoup qui sont silencieux mais laissent les portes de leurs coeurs sains ouvertes sont une chance pour l’univers. Ils maintiennent l’équilibre entre le mal et le bien sur terre depuis le jour où Adam que la paix et le salut de Dieu soit sur lui est descendu pour permettre à tous les humains de passer l’examen avant de rejoindre le créateur pour rendre des comptes sur ce qu’ils ont fait du dépôt que les cieux, les montagne et les mers avaient refusé de porter de peur de ne pas pouvoir assumer sa lourdeur.
    Faire le bien est aisé mais se diffère du mal n’est une mince affaire Lies mon frère !
    Sauf tawab peut faire cesser de nourrir cette misère que je vais essayer de te décrire frère LIES.
    Cette misère a:
    – Des yeux aussi grands que le soleil: ils voient toutes les richesses de l’univers et ils voudraient les avoir à lui toute seule
    – Des oreilles aussi grandes que le ciel: ils entendent tous ce qui se dit et ils informent les mains pour qu’ils interviennent et assassinent tous ceux et toutes celles qui voudraient l’empêcher de posséder les richesses de l’univers
    – Un nez immense aussi vaste que l’espace entre la terre et le ciel et qui est capable de sentir tout ce qui va satifaire ses désirs
    – Une bouche qui va de la terre au septième ciel pour abosrber tout ce que contient l’univers
    – Un ventre qui ressemble au feu de l’enfer et qui brûle tout ce que contient l’univers d’où son incapacité à dire AlhmdouliAllah je suis rassasié et je vais laisser un peu à ceux qui ont faim et qui n’ont rien à manger pour dormir.
    – Un coeur aussi petit qu’une poussière ou un atome mais aussi dur qu’une pierre
    – Un esprit qu’aucun savoir utile ne peut rendre heureux un jour
    – Une âme que tu pourra décrire comme tu veux mon frère
    Le peuple Algérien comme tous les peuples de la terre désirent vivre dans la dignité, la liberté, la solidarité et la fraternité même si pour cela il va pardonner à tous ceux qui sont responsables: de sa misère, ses terreurs, ses deuils, sa misère, ses folies, ses suicidés, ses filles obligés de se prostituer, ses fils et filles envoyés ailleurs pour survivre et se nourrir…
    Le peuple attend ce moment de vérité, de justice et de pardon.
    Il veut enfin vivre dans la sécurité et la paix.
    Ce dont je suis convaincu: c’est qu’il ne faut plus les suivre, les croire, les écouter…sauf s’ils lâchent le pouvoir et le donne à ses milliers d’Algériens et d’Algériennes qui souhaitent un vrai un pays comme la majorité des pays de la terre.
    Excusez-moi pour mes errances et mes folies, c’est mon coeur qui a parlé. Wa Allahou a3lam.
    Fraternellement à toutes et à tous




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  • Hsen Taleb
    20 août 2010 at 12 h 40 min - Reply

    Comparaison pour comparaison, il faut aussi évoquer les révoltes berbères du 8ème siècle sous la bannière du kharijisme, schisme religieux égalitaire contre l’orthodoxie religieuse des émirs au pouvoir en Afrique du Nord mais aussi et surtout contre le injustices que ces émirs et leurs armées faisaient subir aux populations.




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  • karim2380
    21 août 2010 at 19 h 41 min - Reply

    lies article intéressant et plein d’idées




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  • Zineb Azouz
    21 août 2010 at 23 h 18 min - Reply

    Cher compatriote @Liès Asfour,

    Ravie de te lire et de constater, pour notre plus grande joie, que tes espérances sont toujours vivaces.

    Tes appétences pour cette fameuse réconciliation qui t’est si chère vont finir par fédérer autour de toi beaucoup de cœurs brisés.

    Si je puis me permettre, il m’a fallu de l’effort pour comprendre pourquoi tu as choisi de poster ce travail et ce canevas dans cette rubrique.

    Et encore suis je sûre d’avoir bien compris la chimie? Je ne peux qu’en apprécier les effets.

    Comme tu as cet art d’interpeller les responsables sans bousculer les convenances et réveiller leurs cerbères et leurs défenseurs, sans choquer, sans leur crier leurs injustices et leurs crimes, pourrais tu ne pas nous laisser sur notre faim et nous expliquer comment les amener à cette rédemption qui ne fait pas partie de leur culte ?

    Comment amener les coupables à voir leurs crimes, n’est ce pas là en effet la meilleure façon de les convaincre ?

    Nous sommes usés, rongés et presque entièrement sous la joug de cette impuissance qui ne fait que nourrir les phobies, les persécutions, les rancœurs et les fanatismes.

    On prends plaisir à tabasser des manifestants qui ne réclamant que la vérité sur NOS DISPARUS, on brûle des mosquées en chantier, On emprisonne des travailleurs qui n’ont réclamé que leurs salaires.

    On s’insulte, on se condamne mutuellement, on s’accuse et on n’épargne même pas nos victimes.

    Oubliant du coup de vivre, nous nous contentons de survivre, de vivoter et de dépérir chaque jour un peu plus dans un monde où en effet l’amour est interdit de cité, prohibé, étranger et de trop parmi nous.

    Pourtant cher compatriote @Liès Asfour, ne sommes nous pas les acteurs vivants des « ANIMAUX MALADES DE LA PESTE » ?

    Merci de nous rappeler si posément que c’est aux responsables politiques de demander pardon à leurs victimes, le peuple; et c’est à ce peuple de demander pardon à cette patrie, tu situes enfin les responsabilités de chacun.

    Ce que tu nous promets, Je veux y croire et j’y crois déjà, leurs jours sont comptés et nos malheurs avec, et pour une fois dans vie, laisse moi te dire que je veux gagner ce pari du bonheur et du salut.

    Regardons autour nous,
    Où est Rome, où est Carthage ? Où est sont les donatistes ? Et je peux déjà dire aujourd’hui, où est le BP du FLN ? Où est le RCD de la culture et de le démocratie ? Où sont les démocrates de la république ? Où sont les parades du FIS ?

    En attendant de pouvoir dire bientôt, où est le drs ?

    Cordialement,

    ZA




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  • Liès
    23 août 2010 at 2 h 51 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    Je l’ai déjà dit dans un post précédent, qu’il n’est pas toujours aisé de répondre à quelqu’un comme notre compatriote, madame @ Azouz.

    Son Exigence intellectuelle ne me laisse de choix, que de ne pas répondre du tout, ou de tout donner.

    Dans ce cas-ci, je choisis la seconde option. Répondre à toutes ses questions sans me dérober.

    Je répondrai ensuite à mes frère @ Zapata et @ Ammi Saïd.

    Car il sied d’honorer la femme en premier.

    Lorsque notre sœur @ Zineb, se questionne pourquoi j’ai posté mon article dans la rubrique de DB.

    Ma réponse est la suivante, vraie et entière :

    1- Je voulais dire quelque chose qui me tenait à cœur, et je n’en voyais pas de bien meilleur endroit.

    2- J’ai voulu faire du péonage : le péon est celui qui prête assistance au matador, dans un combat de corrida, quand celui-ci est mis en danger par le taureau blessé et en furie.
    Cela comporte parfois un grand risque, le taureau se détournera du toréador et vous poursuivra avec la volonté affichée de vous blesser dangereusement, voire de vous tuer.
    Je l’ai déjà subi une fois.

    3- Nous sommes nombreux à le reconnaitre, que notre frère @ Djamel Eddine est une grande plume, et qu’en plus, il est un excellent humoriste (humour noir surtout) lorsqu’il veut bien s’y mettre.

    C’est pourquoi lorsqu’il parle, lui, de ces ‘’concellions’’ (ces lions cons), J’ai tout de suite pensé aux lionceaux (les lions sots), qui jouent aux méchants alors qu’il est sage et avantageux pour eux d’écouter les appels lancés par les justes.

    Concernant le poème de Jean de la Fontaine cités par notre compatriote @ Zineb : ‘’Les animaux malades de la peste’’.

    Comme on le sait, les auteurs classiques français s’inspirent beaucoup de la Bible, comme leurs homologues musulmans s’inspirent du Coran.

    Dans ce cas précis, Jean de la Fontaine, qui fait parler des animaux, pour s’adresser à la société de son époque, fait dans ce poème ‘’les animaux malades de la peste’’ l’analogie, (comme le fait DB avec les ‘’concellions’’), avec un peuple extrêmement religieux qui ployait sous le joug de la domination romaine. Il compare cette domination à la peste, qui frappe tous les animaux et qui en fait mourir certains.

    Le Berger est une personne douce et humble qui faisait paitre son troupeau dans de verts pâturages, tout près de cours d’eau; qui prenait soin des brebis et portait les agneaux dans ses bras.

    Il fut mis à mort parce qu’il était différent de ceux qui pratiquaient le mal.

    Parmi tous les animaux qui tinrent conseil sous l’autorité du lion, qui lui-même a dévoré et déchiré plusieurs moutons, il s’en trouva un qui éprouva du remords. Ce fut l’âne.

    Son attitude qui consista à reconnaitre et confesser ses fautes passées ne fut pas du goût du conseil et lui valut une condamnation à mort.

    D’où l’expression très connue : ‘’haro sur le baudet’’ qui désigne quelqu’un à la réprobation générale en le faisant passer pour coupable.

    Notre sœur @ Zineb, s’inquiète que l’on soit les témoins impuissants d’une histoire analogue, qui est en train de se répéter avec d’autres acteurs, dans un autre contexte, avec d’autres raisons et impératifs.

    Conclusion :
    Comme j’ai l’âme d’un conciliateur (sincère) et que elle c’est une guerrière, elle me dit qu’elle veut bien me croire dans mes prêches et mes quêtes de paix, mais la macabre réalité vient, à tous les jours que Dieu fait, lui rappeler que la paix, le pardon, la réconciliation, l’amour, la justice ne font pas partie du culte de ces hommes au pouvoir.

    Et elle n’est pas loin de me traiter, avec beaucoup de respect au demeurant, de Don quichotte, ou de cette phrase légendaire qui exprime le scepticisme et le découragement : ‘’ Limen tehki zabourek ya Daoud’’.

    Je la comprends, parce qu’en dehors de ce qu’elle voit, que nous voyons tous, elle a dû être elle-même, durement éprouvée.

    Mais cependant, gardons quand même l’espoir, car ce qui n’est pas possible à l’homme, est possible à Dieu.

    Il a le pouvoir de transformer les cœurs les plus endurcis et les oreilles les plus hermétiquement fermées.

    Notre compatriote @ Zineb Azouz veut bien y croire, malgré tout.

    C’est aussi un travail de tous. Des 35 millions d’algériens.

    Et là je rejoins notre frère @ Zapata qui parle, à juste titre, de la nécessité d’une prise de conscience collective.

    Je suis entièrement d’accord avec le diagnostic qu’il fait et le traitement qu’il préconise, et tout comme lui je suis un admirateur et un partisan de Ferhat Abbas, d’Abane Ramdane, qui sont avec Ait-Ahmed, les précurseurs de la démocratie et de l’État de Droit dans notre pays.

    Quant à @ Ammi Saïd, il est tout simplement sublime de sagesse, il est le prophète Jérémie du site LQA, par ses avertissements et ses prières qui sont, à mon sincère avis, utiles et d’un grand prix.

    Je ne clos pas ce post, sans citer comme à l’accoutumée notre cher et respectueux Docteur @ Sidhoum, pour son ouverture d’esprit toujours grandissante.

    Ce n’est pas un compliment, c’est une implacable vérité.

    Il est dit quelque part dans les livres de la sagesse que : ‘’ Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers’’.

    Accusé à tort d’intégriste par les faux démocrates, il est en phase de devenir un parfait démocrate.
    Et ses accusateurs sont en train d’emprunter le chemin inverse, celui de l’intégrisme.

    Soubhan Ellah.

    Fraternellement à toutes et à tous.




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  • bouyilès
    25 août 2010 at 13 h 54 min - Reply

    L’atavisme comme dit M.Cherifi,voilà un mot qui explique tout et qui doit toujours garder son V de la victoire pour savoir où l’on se dirige.
    Certains voudraient bien l’en priver et vous voyez d’ici la catastrophe.
    Lecture à faire au 2°dégré,SVP




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  • Ammisaid
    26 août 2010 at 6 h 34 min - Reply

    Aujourd’hui est le fruit d’hier
    Ce que l’on va semer aujourd’hui sera le fruit de demain. Les dafistes et les monstres d’oudjda ont greffé de force à notre liberté le greffon de la Finta. Chaque nous en consommons ses fruits amères. Ses fruits gorgés du sang des martyres et des innocents. Ses fruits dont la chair est celle de tous ceux et de toutes celles qui étaient écrasés par la machine à produire la mort. Cette machine se nomme l’armée des frontières, celle qui regardait à travers les fils de barbelés mourir les moudjahidines qui se battaient dans les djebels. Le greffon est capable de changer la nature du tronc et surtout la nature des branches. Mais, il n’est pas capable, cela est impossible, c’est la nature des choses, changer les racines. Car, les racines sont plongées loin dans terre. Elles demeureront éternelles et quelque soit le destin du branches et du tronc qu’ils alimentent par leurs vigueurs chaque jour, en hiver et en été et au printemps et en automne. C’est l’arbre qui besoin de ses racines et ce n’est pas le contraire. Et, ça n’a jamais été le contraire. Les racines sont enterrées avant la mort. Elles s’enfoncent aussi loin que possible dans la terre pour maintenir en vie le tronc et les branches qu’elles nourrissent du matin jusqu’au soir. Elles n’aiment pas vivre dans les hauteurs et elles ne cherchent ni la puissance, ni la gloire. Par contre un greffon et ses fruits même amères s’offrent au regard pour lui dire: viens, je vais nourrir ton ventre pour que tu continuasses à faire le superbe sur la terre.
    Un coeur juste, sincère et pur
    N’est pas un adepte de la gloire
    Il s’humilie car il connaît la nature
    La nature du corps et de son devenir futur

    Un coeur qui aime faire des prières
    Est convaincu de redevenir poussière
    Il quête la paix réelle et qui dure
    Car il ne veut pas le regretter un jour

    Un coeur qui est soumis à son seigneur
    Ne suivit pas les suggestions de lucifer
    Il essaye de dominer ses penchants pervers
    Et, il ne tue pas par lâcheté ses frères

    Un coeur qui souhaite rester fier
    Chasse de son foyer les vipères
    Qui sèment en sein ce venin fort
    La haine, l’orgueil et la colère

    Un coeur qui n’a jamais peur
    S’oblige à se regarder dans un miroir
    Pour ensuite lui enlever les points noires
    Qui l’amènent à devenir soumis aux créatures

    Un coeur qui baigne dans le bonheur
    N’accepte de voir autour de lui le malheur
    Il compatit avec ceux qui pleurent
    Et, il est généreux avec lui qui vit dans la misère

    Un coeur qui corrige ses erreurs
    A honte quand il arrive à les refaire
    Et, il s’éloigne des hypocrites et des menteurs
    Car il sait combien est précieuse la vérité qui dure
    Ceux qui nous gouvernent n’ont pas ce coeur fraternel qui aurait pu les arrêter quand ils ont commencé à devenir des voleurs, des tueurs et des destructeurs. Le problème n’est donc pas une question de langues, de religion, de race, d’origine et de culture. Les coeurs ont tous la même couleur. Certains ont des bonnes intentions, de bonnes paroles et des actes qui les honorent et d’autres ils restent à l’état sauvage et barbare jusqu’à l’intervention de leurs seigneurs.
    Fraternellement
    Qui ne nomment haine, orgueil et colère
    Ou qui se nomment




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  • Algérienne
    2 octobre 2010 at 15 h 35 min - Reply

    Le meilleur commentaire dans ce débat est celui de HAMID qui remets les choses en place.
    Et oui les chancelleries occidentales ont mené la guerre à tout un peuple avec l’aide du DRS maudit.
    WA ESSALAM




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  • Congrès du Changement Démocratique