
Neiges dans le Djurdjura
Pièges d’alouette à Tikjda
Des olivettes aux Ouadhias
On me fouette à Azazga
Un chevreau court sur la Hodna
Des chevaux fuient de Mechria
Un chameau rêve à Ghardaia
Et mes sanglots à Djémila
Le grillon chante à Mansourah
Un faucon vole sur Mascara
Tisons ardents à Bou-Hanifia
Pas de pardon aux Kelaa
Des sycomores à Tipaza
Une hyène sort à Mazouna
Le bourreau dort à Miliana
Bientôt ma mort à Zémoura
Une brebis à Nédroma
Et un ami tout près d’Oudja
Des cris de nuit à Maghnia
Mon agonie à Saida
La corde au cou à Frenda
Sur les genoux à Oued-Fodda
Dans les cailloux de Djelfa
La proie des loups à M’sila
Beauté des jasmins à Koléa
Roses de jardins de Blida
Sur le chemin de Mouzaia
Je meurs de faim à Médea
Un ruisseau sec à Chellala
Sombre fléau à Medjana
Une gorgée d’eau à Bou-Saada
Et mon tombeau au Sahara
Puis c’est l’alarme à Tébessa
Les yeux sans larmes à Mila
Quel Vacarme à Ain-Sefra
On prend les armes à Guelma
L’éclat du jour à Khenchla
Un attentat à Biskra
Des soldats aux Nementcha
Dernier combat à Batna
Neiges dans le Djurdjura
Piéges d’alouette à Tikjda
Des olivettes aux Ouadhias
Un air de fête au coeur d’El Djazira
Née le 4 août 1936 à Cherchell (Algérie).
Ancienne élève de l’École normale supérieure de Sèvres (1955).
Études d’histoire (Moyen Age arabe et Maghreb du XIXe siècle) sous la direction de Louis Massignon et Jacques Berque.
Docteur es lettres de l’université de Montpellier.
Professeur d’université à la faculté d’Alger : d’histoire de 1962 à 1965, de littérature française et de cinéma de 1974 à 1980.
De 1983 à 1989 a siégé au conseil d’administration du Fonds d’action sociale (F.A.S.) en tant que représentante de l’émigration algérienne, désignée par le ministre des Affaires sociales Pierre Bérégovoy. Elle y était spécialiste de l’image de l’émigration à la télévision française, charge dont elle a demandé à être libérée en 1989.
En tant que membre fondateur du Parlement international des écrivains depuis 1993, elle a contribué à permettre à des écrivains algériens et d’autres pays du Tiers-Monde de bénéficier de bourses dans des villes refuges en Europe.
Docteur honoris causa de l’université de Vienne (Autriche).
Distinguished Professor et directrice du Centre d’études françaises et francophones de Louisiane (le centre de recherches francophones le plus important des universités américaines) depuis 1997 : coopération annuelle entre historiens français et américains sur le passé et la culture de la Louisiane – collaboration avec l’École des Hautes Études en sciences sociales, l’Université de Paris Diderot et le C.N.R.S.
Fait de nombreuses conférences en littérature francophone dans les universités américaines (Harvard, MIT., Columbia, Berkeley, etc.) – discours d’ouverture de la Conférence de la francophonie à l’université de Yale début novembre 1999.
Au sein de l’université de Louisiane (L.S.U.) organise un séminaire international des littératures et cinémas francophones pour l’an 2000.
Les séminaires qu’elle y dirige portent sur S. Beckett, H. Michaux, N. Sarraute et l’écriture des femmes dans la Méditerranée.
Membre du jury du Prix Marguerite Yourcenar, dont elle a été lauréate, destiné aux écrivains résidant aux États-Unis mais écrivant en français.
Élue à l’Académie française, le 16 juin 2005, au fauteuil de M. Georges Vedel (5e fauteuil).
Bibliographie
La Disparition de la langue française (roman), Albin Michel, 2003.
La Femme sans sépulture (roman), Albin Michel, 2002.
Ces voix qui m’assiègent (essai), Albin Michel, 1999.
Les Nuits de Strasbourg (roman), Actes Sud, 1997.
Oran, langue morte (récit), Actes Sud, 1997.
Le Blanc de l’Algérie (récit-témoignage), Albin Michel, 1996.
Vaste est la prison (roman), Albin Michel, 1995.
Villes d’Algérie au XIXè siècle, Paris, Centre Culturel Algérien, 1994.
Chronique d’un été algérien (Photographies de Claudine Dioury, John Vink, Hugues de Wurstemberger et Patrick Zachmann), Paris, Plume, 1993.
Loin de Médine (roman), Albin Michel, 1991.
Ombre Sultane (roman), J.-C. Lattès, 1987.
L’Amour, la fantasia (roman), J.-C. Lattès, 1985.
Femmes d’Alger dans leur appartement (nouvelles), Éditions des Femmes, 1980.
Poèmes pour l’Algérie heureuse, Alger, S.N.E.D., 1969.
Rouge l’aube (théâtre, avec la collaboration de Walid Carn), Alger, S.N.E.D., 1969.
Les Allouettes naïves (roman), Julliard, 1967.
Les Enfants du nouveau monde (roman), Julliard, 1962.
Les Impatients, (roman), Julliard, 1958.
La Soif (roman), Julliard, 1957.
In Sud Planète
Nombre de lectures:






« Algérie heureuse » en se le souhaite a tous mais madame je ne pense pas survivre a ce bonheur tant souhaité depuis des générations.
C’est toujours un bonheur de lire et de decouvrir les oeuvres de cette grande Dame.
Admirez ce port altier et le charme infini que dégage ce visage symbole de la beauté des femmes de mon pays.
Merci Djamel d’avoir choisi l’anniversaire du congrés de la soummam pour nous offrir ce trés beau poème qui dit la beauté et la richesse de ce merveilleux pays
Chacun son Algérie et le fait de servir la France, éloigne de l’Algérie. Entre l’Algérie et la France, il y a une batterie de malheurs! L’Algérie saigne toujours et la France continue de produire nos malheurs!
Merci Si Djamel.
Je vous avoues que je suis decu du fait que vous ayez arretez de poster des chansons du fait de l’intolerance d’un religieux, suite a la video de Mami que vous avez postée la derniere fois.
Je pense pas qu’il faut ceder a ce genre d’intolerance. Celui qui ne veut pas écouter une chanson ou lire un article sur ce site n’a qu’a ne pas cliquer
Je me joins à @Ghani pour demander à Djamal Eddine cette levée d’embargo.
S’il le faut je cours le risque de lancer une pétition pour une « 3ouhda Thania ».
ZA
DB: Merci Zineb et Ghani. En fait, ce qui serait mieux, c’est que ce soit alternatif. Que tout le monde propose des videos à l’adm et ainsi il y en aura pour tous les gouts. Saha ftourkoum
Je salue une grande Dame de lettres qui honore la culture universelle, qui honore son pays d’origine auprès de centaines de millions de personnes dans le monde. Elle a une riche bibliographie qui gagnerait a être traduite en arabe, comme fut traduit en français feu Tahar Ouettar.
@Laïd DOUANE
Bonjour,
Assia Djebbar a fait ses études pendant la colonisation et elle est docteur en lettres françaises. L’évolution de sa carrière la menée là où elle se trouve.
Quelle différence y a-t-il entre elle et un(e) Algérien(ne) docteur en physique qui exerce aux États-Unis? Chacun essaie de vivre sa vie comme il le peut. Ne faut-il pas plutôt pointer un doigt accusateur vers ceux qui, du haut de leurs positions indûment acquises, ont tout fait pour que toute forme d’intelligence et de créativité soit étouffée et poussée à l’exil?
Le système algérien écrase sans pitié tous les esprits talentueux. S’ils restent dans leur pays, ils sont perdus pour l’Algérie et pour l’humanité. Il vaut mieux qu’ils s’exilent, au moins l’humanité peut profiter de leur talent.
En l’état actuel des choses, la seule manière de servir l’Algérie pour ceux qui refusent de s’exiler, c’est de rester en dehors du système, ce qui signifie sacrifier sa carrière professionnelle.
Cordialement
@adel,
Tu dis je cite : « Assia Djebbar a fait ses études pendant la colonisation et elle est docteur en lettres françaises. » Allah ibarek ! et alors ?
« Quelle différence y a-t-il entre elle et un(e) Algérien(ne) docteur en physique qui exerce aux États-Unis » ?
Aucune mon cher !
La question est : Quelle différence entre elle et Bernard Kouchner ? Lui aussi est né en Algérie, non ?
Enfin, chacun est libre d’avoir sa propre conception des choses ! Pour moi, Assia Djebbar n’est qu’une femme de lettres !
@Laïd DOUANE
Bonsoir,
Je ne sais pas si j’ai bien saisi le fond de ta pensée lorsque tu dis:
«Pour moi, Assia Djebbar n’est qu’une femme de lettres !»
Je ne crois pas qu’elle ait jamais prétendu être plus que cela. Est-ce une femme de lettres algérienne ou française? Je pense que tout lecteur impartial reconnaitra que l’Algérie et son peuple ont toujours été au centre de son œuvre. Elle appartient à une génération qui se trouvait, malgré elle, entre deux cultures.
Je ne connais pas très bien Bernard Kouchner, car je ne m’intéresse pas beaucoup à la politique française (je ne savais pas qu’il était né en Algérie), je n’ai donc pas saisi le sens de ta comparaison.
L’Algérie ne demande rien de plus à ses enfants – tous es enfants – que de l’aimer sincèrement et de la représenter dignement. En cela, je ne crois pas qu’Assia Djebbar ait failli.
Cordialement
DB: Merci Zineb et Ghani. En fait, ce qui serait mieux, c’est que ce soit alternatif. Que tout le monde propose des videos à l’adm et ainsi il y en aura pour tous les gouts. Saha ftourkoum
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Petite surprise:
Pour le plaisir de tous et plus particulièrement pour notre ami DB,j’ouvre le bal en proposant cet hommage d’un Cheikh reconnu à un autre Cheikh prestigieux.Dhi mokranen tous les deux,il n’y a pas à dire.
http://www.youtube.com/watch?v=DyNIMS2QsLY&feature=player_embedded
@bouyiles
ya3tik sa7a ya kho!
Bonsoir tout le monde,
Merci Djamal Eddine pour ta proposition, et merci à Boulyilès pour ce choix, je n’avais jamais entendu Chaou chanter an Kabyle.
Puis je proposer Abderahmane Aziz :
http://www.youtube.com/watch?v=eQJWkmuBJac
Cordialement,
ZA
Un petit coucou aux nostalgiques du bon vieux temps et je vous transporte dans le rêve.
Suivez ce lien,merci:http://dzecho.over-blog.com/pages/lama-pour-les-nostalgiques-3562911.html
@Laïd Douane
Bernard Kouchner n’est pas né en Algérie mais à Avignon en France, tu dois confondre le personnage avec un BHL peut-être…
@LAID DOUANE
J’aireflechi longtemps avant de vous adresser telle quelle cette biographie de ASSIA DJEBBAR puisée sur le net en esperant qu’elle vous inspirera de meilleurs sentiments. Cette grande dame a donné beaucoup pur ce pays qui ne voulait pas d’elle .
Avant de porter des jugements hatifs meditez l’article surl’autre geant de la litterature algerienne MOHAMED DIB sur LQA et sa volonté de ne pas etre enterré au pays .
BONNE LECTURE
Assia Djebar (arabe : آسيا جبار) de son vrai nom Fatima-Zohra Imalayène, née à Cherchell le 30 juin 1936, est une écrivaine algérienne d’expression française, auteur de romans, nouvelles, poésies et essais. Elle a écrit également pour le théâtre, et elle réalisa plusieurs films.
Son œuvre a pour thèmes l’émancipation des femmes, l’histoire, l’Algérie considérée à travers sa violence et ses langues. Assia Djebar est considérée comme l’une des auteurs les plus célèbres et influentes du Maghreb. Elle fut élue à l’Académie française en 2005.
« J’écris, comme tant d’autres femmes écrivains algériennes avec un sentiment d’urgence, contre la régression et la misogynie. » — Assia Djebar
Assia Djebar naît dans une famille de petite bourgeoisie traditionnelle algérienne[1]. Son père, Tahar Imalhayène est un instituteur (issu de l‘École normale musulmane d’instituteurs de Bouzaréah) originaire de Gouraya. Sa mère, Bahia Sahraoui, appartient à la famille berbère des Berkani (issue de la tribu des ait Menasser du Dahra). Assia Djebar passe son enfance à Mouzaïaville (Mitidja), étudie à l’école française puis dans une école coranique privée. À partir de 10 ans, elle étudie au Collège de Blida, en section classique (grec, latin, anglais) et obtint son baccalauréat en 1953, puis elle entre en hypokhâgne à Alger.
En 1954, elle entre en khâgne à Paris (Lycée Fénelon). L’année suivante, elle entre à l’École normale supérieure de jeunes filles de Sèvres, où elle choisit l’étude de l’Histoire. À partir de 1956, en raison de la Guerre d’Algérie, Assia Djebar ne passe pas ses examens (grèves des étudiants algériens). En 1957, elle publie son premier roman, La Soif. L’année suivante, elle quitte l’école, épouse l’écrivain algérien Walid Garn puis quitte la France.
A partir de 1959, elle étudie et enseigne l’histoire moderne et contemporaine du Maghreb à la Faculté des lettres de Rabat. Le 1er juillet 1962, elle retourne en Algérie. Elle est professeur d’histoire à l’université d’Alger, jusqu’en 1965, où l’enseignement de l’histoire et de la philosophie passe en langue arabe.
De 1966 à 1975, elle réside le plus souvent en France (Paris), et séjourne régulièrement en Algérie. Elle épouse l’écrivain Walid Carn (pseudonyme d’Ould-Rouis Ahhmed), avec lequel elle a écrit la pièce Rouge l’aube, puis se remarie avec Malek Alloula.
De 1995 à 2001, elle est directrice du Centre d’études françaises et francophones de Louisiane aux États-Unis. En 1999, elle est élue membre de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique.
Depuis 2001, elle enseigne au département d’études françaises de l’Université de New York. Le 16 juin 2005, elle est élue au fauteuil 5 de l’Académie française, succédant à Georges Vedel, et y est reçue le 22 juin 2006.
Les œuvres d’Assia Djebar ont été traduites en 21 langues. Assia Djebar vit en France et aux États-Unis, où elle enseigne la littérature française.
Honneurs
* 1979 – Prix de la Critique internationale à la Biennale de Venise, pour La Nouba des Femmes
du Mont Chenoua (long métrage).
* 1989 – Prix Liberatur de Francfort.
* 1995 – Prix Maurice Maeterlinck, Bruxelles.
* 1996 – International Literary Neustadt Prize, (États-Unis).
* 1997 – Prix Marguerite Yourcenar (Boston).
* 199? – Prix international de Palmi (Italie).
* 1999 – Prix de la revue Études françaises.
* 2000 – Prix de la paix des libraires et éditeurs allemands (Francfort).
* 2005 – Doctorat honoris causa de l’université d’Osnabrück.
* 2005 – Prix international Pablo Neruda (Italie).
* 2006 – Prix international Grinzane Cavour pour la lecture (Turin, Italie).
Œuvres principales
* La Soif, roman (1957)
* Les Impatients, roman (1958)
* Les Enfants du Nouveau Monde, roman (1962)
* Les Alouettes naïves, roman (1967)
* Poèmes pour l’Algérie heureuse, poésie (1969)
* Rouge l’aube, théâtre (1969)
* Femmes d’Alger dans leur appartement, nouvelles (1980)
* L’Amour, la fantasia, roman (1985)
* Ombre sultane, roman (1987)
* Loin de Médine, roman (1991)
* Vaste est la prison, roman (1995)
* Le Blanc de l’Algérie, récit (1996)
* Ces voix qui m’assiègent: En marge de ma francophonie, essai (1999)
* La Femme sans sépulture, roman (2002)
* La Disparition de la langue française, roman (2003)
* Nulle part dans la maison de mon père, roman (2007)
Filmographie
* La Nouba des femmes du Mont Chenoua (1978)
* La Zerda ou les chants de l’oubli (1982)
Anecdote
Le nom de plume Assia Djebar signifie « consolation » (Assia en dialecte) et « intransigeance » (en arabe : Djebar)[2].
Source : fr.wikipedia
Assia Djebbar, Ministre de la Culture pour une « Algérie heureuse ».
Saha ftourkoum
@ali,
Est-ce que ça nécessite de faire des études supérieures pour faire une recherche sur un moteur de recherche sur Internet? Par contre, SI, pour comprendre ça demande d’être appliqué et très attentif!
Je suis très conscient de ce que je dis mon cher!
Bonne continuation
Loin de moi l’idée de vous apprendre à fairE des recherche sur un moteur de recherche, quoi que…
Parce que vous avez commencé par un amalgame en prêtant des origines Algeriennes à Kouchner que je me Suis dis ce brave MR doit etre mal renseigné.
Puisque vouS assumez vos propos , souffrez que je vous rappelle que vous nul droit de porter atteinte au patriotisme d’une DAME qui a donné pour l’ALGERIE ce qu des quidams comme vous et moi ne pourraient donner sur plusieurs vies.
Je termine par cette maxime que j’aime beaucoup.
» il a une idée fixe.Il suit son idée . ii s’etonne de ne pas avancer »
je vous laisse à vos certitudes.
bien à vous
à quand la suite de la disparition de la langue française , et le retout de berkane, faîtes nous rever, merci