Édition du
23 July 2017

Pourquoi l'agression contre le Dr Fekhar, pourquoi la répression contre les familles des disparus, pourquoi un regain de violence ?

Djameleddine BENCHENOUF
Nous en entendions parler, par des rumeurs chuchotées, si ce n’est des fuites organisées. C’est aujourd’hui une information avérée par les faits.
C’est le branle-bas de combat, et la veillée d’armes, au sein du DRS, par coercition interposée des populations et des personnalités, et par une manipulation des évènements, habituelle dans ce milieu, si ce n’est qu’elle se distingue, cette fois-ci, par la grossièreté et la brutalité de ses méthodes, et qui trahit, de facto, celui qui s’érige désormais en stratège de la terreur de basse intensité, pour claironner aux quatre vents, qu’il dispose des moyens et des hommes qui lui permettraient, éventuellement, de rééditer le scénario sanglant, de la décennie tragique, que ses maîtres-criminels avaient éprouvé sur les populations, les intellectuels, les étrangers, et même les prêtres et prélats catholiques.

Un nouveau général-major du DRS, anciennement exécuteur des basses oeuvres, au sens littéral du terme, c’est à dire qu’il torturait et exécutait de ses propres mains, est à deux doigts de s’imposer à un rôle prépondérant dans l’antre de l’ogre.
Cet homme, d’une brutalité inouïe, vénal, sans scrupules et sans frein, a été servi par les évènements, bien plus généreusement qu’il ne l’aurait jamais espéré. Une bonne dizaine de ses anciens supérieurs, dont les quatre principaux ont trépassé, et qui ne lui donnaient pas d’autre perspective que d’être et de demeurer un exécutant, et un exécuteur, zélé, de leurs « stratégies », ont été effacés, d’une manière ou d’une autre, de son horizon.
Deux évènements ont concouru à lui tracer la voie royale dans laquelle il s’engouffre désormais, cet homme porté par un cauchemar, qui ne connait de la vie et de la réussite que l’efficacité redoutable de la terreur, et qui se voit déjà dans le rôle du nouveau César des forces noires. Quelle différence, pourtant, entre lui et celui qui occupait ce poste tellement envié, un éminent criminel de masse, le tristement célèbre général-major Smail Lamari, aujourd’hui décédé. Une différence immense. S.Lamari, autrement plus redoutable, puisqu’il n’était retenu par aucune considération, avait fait assassiner des dizaines de milliers de civils, des intellectuels, dont certains se croyaient très proches de lui. Pendant qu’il exécutait les populations, en gros et dans le détail, il avait mis en place une toile de captation de capitaux qui lui permit d’ériger une fortune considérable. Il avait fait main basse sur tout ce qui était de grand rapport, et prélevait sa dîme dans toutes les grosses transactions. Mais, dans sa monstruosité, il excellait dans l’art de la discrétion, de la dissimulation, des complots qu’il fomentait, jusque sur le sol français, jusque dans le coeur des « démocraties occidentales », en usant de moyens fastueux, et irrésistibles, de corruption.
Il avait réussi, avec son seul responsable hiérarchique, mais néanmoins complice de coeur, à inverser le cours des évènements, à faire imploser le FIS, à l’infiltrer jusqu’au coeur, et jusqu’à la tête, en créant des GIA dont la seule mission était de massacrer et de dévaster. Ils avaient réussi, ces deux « hadj beït Allah » à perpétrer un carnage à huis clos, dans le silence le plus total des relais et des politiques qui modulent les opinions publiques internationales. Ce fut l’occasion pour eux, et leurs pairs, ou plutôt leurs compères, de mettre à profit cette période « bénie », pour piller le pays, de façon systématique, et systémique, avec des chasses gardées, des brisées, des droits seigneuriaux.
S.Lamari avait à sa disposition des subalternes, des officiers supérieurs, qui obéissaient aveuglement à ses moindres désirs. Il n’avait même pas besoin de les exprimer, puisqu’ils les devançaient, et qu’ils poussaient l’enthousiasme jusqu’à en faire plus qu’il n’aurait souhaité.
L’un d’eux, est celui qui cherche aujourd’hui à prendre les rênes des forces noires.
Ces évènements, ou plutôt ces situations, qui ont fait éclater au grand jour l’ambition et la paranoïa de cet homme, et de son clan, et qui les poussent à entreprendre des actions aussi outrancières, alors que le contexte ne devrait plus les permettre, en toute logique, sont de deux sortes:
Le premier est que le le président Bouteflika, qui avait réussi à rallier à son clan presque tous les anciens « décideurs » militaires, en les achetant avec leurs poids d’or, vous imaginez ce qu’a dû lui coûter le départ à la retraite du général de corps d’armée M.Lamari, et qui a élevé au rang de généraux, des centaines de colonels, et à celui de généraux-majors des dizaines de généraux, à littéralement bouleversé ce que les initiés appelent « L’Institution ». L’Armée. Avec l’aide, particulièrement efficace de son frère Saïd, et les manipulations, aussi sournoises qu’elles sont acharnées, de Zerhouni, Bouteflika à bouleversé tous les équilibres de la junte, fait table rase des consensus, divisé les parrains, réaménagé les quotas de rente, monté les uns contre les autres, avec un slogan qui devint la devise du clan régnant: « El Andaloussi bel ichara ».
Mais Bouteflika avait usé d’un autre stratagème, celui qui fut un atout maître pour éclipser A.Benflis, et qui mit tous les criminels contre l’humanité dans son escarcelle. Il leur avait promis, s’il était béni, de leur offrir une amnistie générale, consentie par le peuple algérien lui-même, voire appelée de ses voeux. Mais en ce faisant, il leur agitait sous le nez, avec un sourire andalous qui se voulait candide, qu’il disposait des moyens qui lui permettraient, le cas échéant, d’obtenir l’effet inverse, c’est à dire de faire en sorte qu’ils se retrouvent devant des juridictions pénales internationales.
Le message fut reçu 5 sur 5. A fortiori que Bouteflika fut servi par une circonstance exogène particulièrement décisive, la flambée des prix des hydrocarbures, et la capitalisation par le pays, d’une fortune jamais espérée. Et ainsi, Bouteflika, dont une main tenant un fin poignard enduit de poison violent, et l’autre un chèque à blanc, était devenu le chef le plus couru du régime. Je sais que nombreux sont ceux qui ne pensent pas comme moi, mais je crois qu’il est devenu, par la force combinée de ses manipulations et des circonstances qui l’ont servi, le chef d’Etat le plus puissant du pays, depuis l’indépendance. A côté de lui, son ancien patron, le président Boumediène fait figure, désormais, de bonimenteur de souk hebdomadaire.
Le deuxième facteur qui fait sortir des bois le général-major dont il est question, est que lui, ainsi que tous les nouveaux patrons du DRS, ceux de son clan naturel, se rendent compte aujourd’hui qu’ils seront les premiers exposés en cas d’internationalisation de la tragédie algérienne, parce que contrairement à leurs chefs, ils ont tous, et particulièrement notre homme, les mains tâchées de sang. Ils ont été eux-mêmes au charbon, ils n’ont pas hésité à mettre la main à la pâte, allant, dans leur odieuse mégalomanie, jusqu’à s’en vanter.
Il sait, ils savent, que des centaines de témoins les ont vus à oeuvre, que leur maladresse et leur grossièreté leur a fait semer des milliers de preuves, et surtout que le style Bouteflika, dont ils commencent à comprendre l’infinie complexité, est tout ce qu’on voudra, saut une garantie pour eux. Bien au contraire.
De la même manière que Bouteflika a évincé, sans état d’âme, des proches et des « décideurs » qui lui ont permis d’accéder au pouvoir, il n’hésitera pas à les jeter en pâture à la désapprobation générale, si le besoin s’en fera sentir pour sa politique. Il a compris, ils ont compris, que si Bouteflika ne répugne pas à user de procédés mafieux, il n’en violera pas moins les lois de ce milieu, si cela est nécessaire. Et aujourd’hui, ils découvrent ces criminels contre l’humanité, il découvre, ce général-major dévoré d’ambition, et agité de peurs, que le contexte est sur le point de muer.
Quelque part à Alger, en collaboration avec des alliés de conjoncture, dans le plus grand des secrets, un groupe confidentiel est en train de préparer l’avenir, de constituer des dossiers, au même moment qu’il fait disparaître des preuves, pour parachever une vision politique, pour préparer une succession, et mettre fin, ainsi, à toute forme de résistance aux rêves dynastiques du chef suprême. Ils découvrent que le départ de Chakib Khalil, qu’ils avaient cru une victoire sur le plan des Bouteflika n’est peut être qu’une ruse, et que Khalil n’a pas été remercié, mais envoyé en mission spéciale, auprès de sa propre centrale, pour y préparer les esprits à des projets nouveaux. Les orages qui se préparent, et qui prétendront faire tomber des ondées bienfaisantes sur une terre éplorée, vont provoquer des crues soudaines, qui charrieront des cadavres, dénuderont les charniers, et feront monter au ciel les cris des suppliciés.
Un vaste plan se prépare, pour recomposer, dans sa totalité, le champ « politique ». Cela se fera forcément aux dépens de certains. Il n’est plus utile, ni même opportun de faire partir les plus gênants en leur offrant des centaines de millions de dollars. Ils seront utiles à d’autres usages. C’est à leur tour d’être les « k’bech el Aïd ». Ainsi va la vie. « Kama toudine toudène ».

Le général-major et ceux qui l’entourent aujourd’hui, dans une offensive aussi désespérée que pathétique pour tenter de reprendre la citadelle, savent, par simple déduction, mais aussi par les informations qu’ils glanent ici et là, c’est leur métier, que cette phase de purge salvatrice, indispensable à la survie du régime, et à sa continuité, est en phase de réalisation. Et que ce sont leurs personnes qui en feront les frais, d’une façon ou d’une autre, qui passeront aux égouts de l’histoire, lorsque la chasse d’eau sera tirée.
Alors, ils ruent dans les brancards. Mais le contexte n’est plus le même que celui de la décennie rouge.
Ni les hommes qui le régulent. Ni les puissances étrangères qui l’observent.
C’est pour cela que se dégage cette impression d’improvisation, de bricolage, de touillage frénétique.

L’agression du Docteur Fekhar relève de cette logique, ainsi que l’affaire de Aghribs, le regain des attaques meurtrières par les « islamistes » armés, la réactivation de l’AQMI dans le Sahel, la répression contre les familles des disparus, les attaques contre LQA, le black-out intégral par la presse algérienne sur les révélations de Moulay Karim, qui sont pourtant d’une gravité extrême, peut-être aussi l’assassinat de Ali Tounsi, et tant et tant d’autres actions, qui sont autant d’indicateurs d’un profond bouleversement au sein du régime.
Mais attendrons-nous, encore une fois, que notre destinée s’accomplisse sans nous ? Resterons-nous, indéfiniment, d’éternels figurants d’arrière plan ?
Ne pouvons nous pas nous ébranler enfin, dans un grand élan, pour rappeler aux uns et autres, que nous sommes là! Et qu’il faudra compter avec nous. Qu’il ne faudra compter qu’avec nous.
Nous pourrions, juste pour éprouver nos capacités ankylosées, et leur montrer que le peuple se lève, qu’il est prêt à marcher, aller, de plus en plus nombreux, à la manifestation hebdomadaire des familles de disparus, qui se tient chaque mercredi, face au siège de l’Organisation des non-droits de l’Homme.
Nous leur apporterions la chaleur de notre sollicitude et de notre reconnaissance pour leur admirable combat, et nous montrerons à ceux qui nous toisent comme des troupeaux bêlants, que nous sommes des hommes et des femmes dignes et fiers, solidaires les uns des autres, tendus vers un même rêve, celui de libérer notre pays du pire occupant qui ait existé dans ce pays. Parce que si le colonialisme français à meurtri notre peuple, 132 ans durant, il n’a pas pu, comme l’a si bien réussi le régime algérien, ruiner nos plus belles valeurs.
D.B


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32 Commentaires sur cet article

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  • Zineb Azouz
    23 août 2010 at 12 h 42 min - Reply

    Tout est dit cher Djamal Eddine dans cette terrible synthèse.

    Le pouvoir aurait besoin, et dans un soucis de survie, de se délester définitivement de ses bourreaux et des ses sanguinaires devenus pour la plupart de « ho ! gradés ».
    Les tentatives de dilution du corps armé n’auraient ain^si pas suffi.

    Pourtant je reste suspendue à certaines questions, si tu pouvais m’éclairer :

    Le pouvoir serait il en train de les laisser se défouler sur nous juste pour les compromettre davantage, après tout nous ne sommes pour tous que de la chair à canon, ou alors est ce plutôt les carnassiers du drs qui sont en train d’exhiber leur capacité de nuisance face à ceux qui songeraient à se débarasser d’eux et de leurs « mauvaises manières » ?

    Le silence qui a suivi les très graves déclarations de KM, n’est il pas le preuve qu’il n’est toujours pas possible d’avancer d’un iota dans la piste hypothétique qu’auraient emprunté le pouvoir, pour cette fois-ci incriminer, déloger ou jeter en pature les hommes de main de Samil Lamari ?

    D’autant que je ne crois pas du tout que le témoignage de KM soit le fruit du hasard.

    Allons nous encore payer prix de leurs sales négociations et de leurs marchandages, tels des moutons dans un souk de maquignons ?

    Merci d’avance.
    ZA




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  • AS
    23 août 2010 at 13 h 15 min - Reply

    parce que pression multiples sur les criminels algeriens et leurs protecteurs francais… pression si intense que les desaccords et la panique se font jour en plein desert malien… c’est condamnable sur le moment pour les militants de la justice, mais c’est le signe de la panique et la peur des criminels




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  • A.By
    23 août 2010 at 13 h 25 min - Reply

    Bouteflika, le « mouton noir » exclu du « tapis-rouge », avait compris la devise de son mentor qu’il le consolait à l’époque, qu’il n’y aurait rien de plus fiable en ce monde qu’un homme auquel on peut acheter sa loyauté comptant.

    Une situation gravissime, un désordre politique « empirique » qui démontre que le passé est entrain de rattraper le présent et de compromettre sérieusement l’avenir, et que le « mode de gestion » jadis suggéré complaisamment aux mercenaires commençait à s’essouffler sérieusement depuis 2004 pour générer une panique au sommet quand à la relève des pivots grabataires du système et aux futures scénarios de temporisation des libertés en générale.

    Pour la première fois depuis 1962, le régime du petit-fils du Malg, le Drs de Tewfik, se retrouve devant le fait accompli, la recette ne marche plus, on temporisera en tractations jusqu’à 2014 pour trouver une solution consensuelle au sein d’un sérail élargi pour mettre en selle au pouvoir la relève définitive en 2019.

    Tout est calculé. Il faut présumer d’ici cette date, beaucoup d’acteurs ne seront plus de ce monde, et le restant de la clique, son âge moyen dépassera les 85 ans, le temps manquerait certainement pour finir n’importe quelle instruction judiciaire fut-elle celle du TPI, si par hasard le cas algérien serait esté un jour en justice.

    Mais dans le cas d’une « précipitation similaire » à la marche de Mai 1945, ou bien de celle d’Octobre 1988, cette fois ci, les cobayes sont déjà tous désignés, et leur chef de file, l’ancien officier-supérieur « traitant » d’Antar Zouabri, l’ancien patron du CTRI de Blida et consorts, serait en tête de liste malgré sa nomination au grade de général-major. La « révolution algérienne » avait toujours « mangé » ses enfants, les bons comme les mauvais.




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  • AS
    23 août 2010 at 13 h 42 min - Reply

    tu fais une erreure magistrale en pensant que bouteflika ou son clan font partis des plans futurs qui consistent a etouufer les voix des victimes en leurs proposants le pouvoir a la maniere dont le departement US gere le gouvernement turc de l’AKP ! Il s;git donc de trouver un leader issu de la mluvance islamique historique, assez clean et presentable pour qu’obama demande a sarkozy de fermer sa grande gueuele… mais est-ce que sarkozy et gueant peuvent l’ouvrir eux qui soutiennent djebbar el kharroub ou monsieur Cdrom, numero deux du DRS et leurs maitres le bossu de ‘djamaa el yahoud’ depuis ses debuts ?

    En priant le Tout Puissant que cette Victoire serve d’exemple a tous les peuples opprimes…




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  • rachid 2
    23 août 2010 at 14 h 29 min - Reply

    Ce pouvoir de mafieu n’a ancune morale il ne croit qu’à la violence et versament de sang … Patience dr Fekhar on finira par gagner ….




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  • Mahieddine Lachref
    23 août 2010 at 15 h 32 min - Reply

    Bonjour chers camarades.
    Agresser un militant aussi pragmatique et jouissant d’une pédagogie politique faisant trembler les caporaux d’en haut dans leur pantalonette de honte que Kamel Eddine Fekhar relève tout simplement de la réaffiramation du terrorisme d’Etat qui semble avoir encore des jours à vivre en Algérie. C’est inadmissible. A présent, à mon avis, le pouvoir intensifie sa brutalité et sa grossoerité pour réveiller les démmons de la décennie noire, c’est-à-dire pour pousser les gens à reprendre le fil de la peur. Mais,comme le souligne notre frère Djamel, attendrons-nous, encore une fois, que notre destinée s’accomplisse sans nous ? Resterons-nous, indéfiniment, d’éternels figurants d’arrière plan ?
    Mahieddine Lachref




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  • D B
    23 août 2010 at 16 h 53 min - Reply

    @A.By
    Nous sommes exactement sur la même longueur d’ondes. 5/5.
    Je précise seulement que les « jeunes loups » qui sont devenus généraux-majors, et qui investissent en force le commandement DRS, et qui tentent de pousser vers la sortie le dernier des Mohicans qui leur bouche la perspective, ceux-là sont relativement jeunes.
    Si la situation perdure, ils pourraient s’installer dans nos vies encore une bonne vingtaine d’années. Mais leur vrai problème, à deux parmi eux notamment, c’est qu’ils ont du sang sur les mains, beaucoup de sang. Ils ont laissé derrière eux une trainée de sang. Un fleuve de sang.
    Leurs victimes sont des populations civiles, des personnalités de la société civile, des artistes, des journalistes, des Universitaires, et même de nombreux militaires, dont des officiers supérieurs. Pour eux, le spectre des poursuites internationales, pour crimes contre l’humanité, est une épée de Damoclès. Ils seront les plus faciles à confondre. Des milliers de témoins attendent de déposer contre eux. De quelque côté que tourne le vent, il ne leur sera pas favorable, même s’ils réussissent à éjecter Toufik. Le temps joue contre eux, inéluctablement, inexorablement, sans l’ombre d’un doute.

    @Zineb
    Je crois que le contexte a changé, les rapports de force aussi. Mais aussi les protections étrangères. Les cercles néocons qui soutenaient un clan du DRS et qui s’étaient totalement investis, avec lui, dans une stratégie d’activation du terrorisme international dans le Sahel, n’ont plus les coudées aussi franches qu’elles l’étaient.
    Les Services français, tous confondus, ont été échaudés, d’abord par leurs divergences, qui ont permis au DRS de jouer sur du velours, et ensuite parce que le faisceau de présomptions qui pèse, lourdement, sur certains anciens responsables des services français, qui se sont mouillés dans des affaires de sang, y compris sur le territoire français, contre des Français, risque de revenir sur la scène, notamment pour les affaires des moines de Tibhirine, de l’attentat contre le métro parisien, et du détournement d’un avion d’Air France, entre bien d’autres. Et par les temps qui courent, l’Etat français a déjà suffisamment de problèmes, pour aller encore se compromettre avec des gens aussi imprévisibles.
    Le contexte a donc bien changé. Et dans les services étrangers, habitués des lieux pour tout ce qui concerne l’Algérie, c’est le stand by. Wait and see. Personne ne bouge une oreille dans cette purée de pois qu’est devenue l’Algérie. Une bulle plombée, totalement hermétique, dont les seules possibilités de communications sont celles des commissions, des rétro commissions et du pot de vin. Encore que c’est devenu un passage obligé très étroit, puisque contrôlé exclusivement, non plus par un consensus entre plusieurs barons, mais par un seul clan, qui arbitre, qui distribue, qui répartit, mais qui disqualifie aussi.

    Par conséquent, le DRS ne dispose plus des mêmes marges de manœuvre, ô combien larges, que lui consentaient les uns et les autres. Fini le temps où la permissivité illimitée de l’occident, parfois achetée en bon argent, le laissait agir, en toute impunité, contre qui il voulait, où il voulait, y compris en France. Le contexte a changé à un point qu’on ne s’imagine pas, parce qu’il s’est produit de façon progressive et sans heurts. Il est tout à fait inimaginable, aujourd’hui, que le DRS fasse un remake de Raïs, Bentalha ou Ramka. Totalement exclu. Donc, les nouveaux arrivants, qui acceptent mal que l’initiative leur échappe, ou qu’elle se restreigne, tentent de trouver des parades, de pâles copies, de leurs « éclatantes » actions de la décennie rouge, au sens détonnant du terme.
    Mais la priorité de l’heure, à mon avis, pour ces gens qui sentent que quelque chose se concocte contre eux, est d’agiter le microcosme, de le troubler, de faire feu de tout bois, et surtout de mettre fin à cette revendication montante de leur comparution devant des juridictions pénales internationales.
    Le problème, pour eux, est qu’ils ne sont plus seuls aux commandes. D’autres forces se sont engouffrées dans le premier cercle. Des forces qui prennent le pas sur toutes les autres, parce qu’elle disposent du nerf de la guerre, et du soutien monnayé de tout ce qui compte dans l’armée et les milieux d’argent.
    Ce dernier carré d’irréductibles de la terreur et de la manip, une petite poignée de parachutés de l’histoire, n’a plus d’autres alliés que des relais de moindre importance, qui n’ont pas plus d’effet sur les choses qu’un moucheron posé sur un palmier. Qu’elles agissent ou qu’elles se terrent, qu’elles s’expriment ou qu’elles se taisent, a strictement le même effet: C’est à dire aucun. Aujourd’hui, elles sont sollicitées à défaut de rien. Pour entretenir l’illusion. Mais plus rien ne sera comme avant. Les nouveaux généraux majors du DRS sont arrivés aux commandes lorsque celui-ci est passé en pilotage automatique. Fini le temps où l’on décidait d’envoyer des milliers de gens à la mort, en se goinfrant de méchoui.
    La table est desservie et il n’y a plus rien à grappiller, si ce n’est se hâter de faire le plein de dollars, avant que l’arbitre ne souffle la fin de la partie. Mais je crois que ce serait peine perdue, là aussi. Parce que cet argent, il faudra qu’ils le rendent.
    Et ils le rendront, en même temps que tous les comptes.




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  • Alilou
    23 août 2010 at 17 h 29 min - Reply

    @ Lachref,

    Je crois que oui, nous resterons la a regarder defiler notre destinee,

    On pense plus a depenser et a dormir pendant ce mois de ramadan qu’a travailler et a jeuner et faire ce qui doit etre fait… CAD… accompagner ces familles…

    Le futur s’ecrira encore une fois sans nous, ca se joue dans la cours des grands petits homme…lettes

    prompt retablissement a notre camarade Dr Fekhar que les hordes sauvages au service commandé ont essayé de faire taire… mais c’est leur voie qui se perdera sans echo dans ce vide qu,est devenu leur existance.

    Quand je vois que des flics tabassent leurs frere pour une chose juste (Manifestation des familles de disparues) je me demande s’il existe encore quelques homme parmit eux.

    Je ne penses pas que le critere de recrutement soit solidarité…

    Salam,




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  • AS
    23 août 2010 at 18 h 04 min - Reply

    ksentini affirme qu’il a ordonne la repression, j’espere qu’il osera jamais quitter l’aglerie car si il met les pieds dehors, il finira derriere des barreaux, que ce soit en France ou ailleurs




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  • Adel
    23 août 2010 at 18 h 07 min - Reply

    Louis XVI, Nicholas II, Battista, Marcos, Réza Pahlavi…

    La poubelle de l’histoire regorge de pourriture. Ceux qui pensaient être assis au sommet du monde ont été balayés par la tornade.

    A chacun son heure.

    Tout cela donne la nausée. Heureux ceux qui sont morts avant d’avoir assisté à la putréfaction de l’Algérie. Cette bande d’hyènes affamées déchiquetant à belles dents un pays qui agonise lentement mais sûrement n’a pas son pareil dans l’histoire du Maghreb. Ni les potentats turcs, ni les colons français n’ont été aussi loin dans le mépris du peuple algérien et le dévoiement de tous les principes.

    C’est une race de mutants qui ne reculent devant rien. Fort heureusement, les lois de la nature sont justes: le pourrissement mène inévitablement à la mort qui permet à de nouvelles pousses de surgir de terre.

    Quelque soit l’obscurité de la nuit et son lot de cauchemars, le jour finit toujours par se lever.




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  • chebout
    23 août 2010 at 19 h 13 min - Reply

    ou va ce pays qui nous est très cher




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  • Alilou
    23 août 2010 at 19 h 32 min - Reply

    Rien ne poussera de la pourriture si le terreau ne lui etait pas pre-disposé, c’est de notre faute,

    On a accepté d’etre des sous hommes pour subir cette horde de hyennes, nous aurions ete des vrais lions, jamais les hyennes ne surviveraient.

    Il ne suffit que d’une seule action et nous les balayerons tous.

    Soyons hommes prets a tous sacrifier et vous verrez si nous ne les balayerons pas.

    Ils vont tuer combien, mais nous les aurons a la fin tous sans exception, y compris les valets de l’etat en keppi ou en cravate, ils y passeront tous….

    Arretons de pleurnicher et passons a la’ction…

    Vous me direz encore une fois de plus.. la guerre derriere les ecrans, la revolution tranquille et j’en passe…

    Entre temps la caravane passe…




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  • Ammisaid
    23 août 2010 at 22 h 18 min - Reply

    Ce qu’ils ont fait hier, rien ne les empêchera de le faire aujourdh’ui et de le faire demain. Leur système d’action et avant tout un système de pensée, de conviction voire même un système d’être, une nature humaine. La nature la plus ténébreuse, la plus sauvage et la plus laide. Ils avaient eu toutes les occasions de changer, de se remettre en question et de s’humaniser. Ils ne l’ont pas fait car ils ne sont pas capables. Dieu les a verouillé. Il leur a fermer toutes les issues. Ils sont cernés par les cadavres de toutes celles et tous ceux qu’ils avaient sacrifié. Ils sont emprisonnés dans des prisons dont les murs sont faits par les douleurs des veuves et des orphelins, la misère de ceux qui sont complétement abandonnés et par le malheur qu’ils ont diffusé dans chaque coin et recoin de l’Algérie. Il n’y a qu’eux qui n’ont pas vu les tombes où sont enterrés des milliers d’innocents et les fosses où entassés les milliers de disparus. Leurs querelles sont d’une affligeante banalité. Leurs discordes n’interressent personne dans la race humaine et dans tout ce qui vit dans l’univers en tant que entité vivante qui sera, un jour, apellé à trépasser. Ils complotent, ils ne savent que ça. Ils inflitrent les âmes sincères et ils créent entre eux la fitna, la haine et je ne sais quoi, ils ne savent que ça! Ce sont des lâches, ils détruisent et puis ils font tout pour ne pas être confondus. Ils assassinent et ensuite ils cachent leurs crimes ou ils désignent un responsable pour échapper à la justice quand elle essaye de les approcher. Non, je ne crois pas, qu’il y a une différence entre les clans. Ils sont les têtes différentes d’une même vipère(Lafaa) qui regne d’une façon tyrannique et barbare sur un peuple innocent et qui leur donné une confiance totale depuis le début. Ce que nous avions vécu était une réalité. La réalité ce qui s’est passé, que rien ne peut nier, que rien ne peut voiler, que rien ne peut effacer, que personne ne peut oublier…Les morts, les disparus, les handicapés, les veuves, les filles violés, les usines explosés, les villages massacrés, les gld, les gia, les policiers hargneux, les juges corrompus, la constitution triturée, les haines accumulées, les milliards de dollars gaspillés…sont écrits en lettres d’or sur le FRONT de l’Algérie. Ils peuvent tous et toutes nous détruire, ils peuvent détruire l’Algérie, ils peuvent nous somaliser…mais leur culpabilité restera éternelle et à Dieu ils rendront des comptes plus vite qu’ils pourront le penser.
    Allah yehfdhna
    Fraternellement




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  • Arezki Nait Amar
    24 août 2010 at 1 h 16 min - Reply

    En Algérie , l’arbitraire est érigé comme système de gouvernement depuis 48 ans ,âge qui correspond au règne de la dictature dans notre pays depuis notre indépendance et jusqu’à ce jour.Nos dirigeants successifs ont régné par l’instauration d’un climat de peur,de violence et de suspicion dans la société .Cette stratégie de la peur et de la violence a systématiquement fragilisé la société et a donné naissance aux germes de la division , de la discorde , de la fitna et du suivisme aveugle des dirigeants successifs du pays.
    L’impunité de nos hauts responsables a trop duré :Elle est devenu insupportable aux Algériens.
    Face à l’arbitraire,les Algériennes et les Algériens doivent parler , rapporter tous les denis de droits et en référer aux partis ou aux organisations nationales et internationales crédibles de défense des droits de l’homme.
    Ce n’est que de cette façon-là que nous pourrions mettre hors d’état de nuire l’oligarchie politico-militaire qui nous dirige illégitimement depuis 48 ans !




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  • rachid
    24 août 2010 at 2 h 07 min - Reply

    Nous sommes dans la situation de 1989.quand d’illustres ex iconnus appellerent a la deobeissance civile:un parti est tombe dans le piege ,et le scenario commenca.Refusons d’etre encore une fois de la chaire à canon.Il faut internationaliser le probleme et pousser une VERITABLE elite propre au devant de la scene.




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  • rachid
    24 août 2010 at 2 h 20 min - Reply

    Nous sommes dans la meme situation de 1989:quand d’illustre ex inconnus appellèrent à la désobeissance civile.Un partie est tombé dans le piège est arriva ce qu’ils avaient calculé.Soyons donc vigilants et refusont d’étre encore une fois la chaire à canon.Il faut internationaliser le problème et pousser une véritable élite propre au devant de la scène.




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  • Mourad
    24 août 2010 at 10 h 31 min - Reply

    La machine de la désinformation et la presse DRS s’est mise en branle

    El Khabar 24 août 2010

    ==============================
    حذّروا من نشوب فتنة طائفية وسياسية في غرداية
    إطارات من الأفافاس يدينون تورّط أعضاء في الحزب في اقتحام المسجد العتيق

    أدان إطارات في فيدرالية جبهة القوى الاشتراكية بولاية غرداية تورّط بعض أعضاء الحزب في استعمال العنف والزج بالحزب في ممارسات عنيفة تسيء إلى سمعته ومصداقيته، بعد مشاركة أعضاء من الأفافاس في  »الأحداث العنيفة التي شهدها المسجد العتيق وسط مدينة غرداية بعد قيام هؤلاء باقتحام حرمة المسجد والتعدي على قدسيته وإرعاب المصلّين في بيت من بيوت الله ».
    شجب بيان وقعه ثمانية من أعضاء سابقين وحاليين في فيدرالية الأفافاس بغرداية انزلاق وتوريط بعض الأعضاء المحسوبين على الأفافاس في تصرفات وسلوكات لا تمت إلى مبادئ وأبجديات الحزب ولا إلى ميثاقه السياسي في النضال من جل تشييد مجتمع حر ومتسامح وسلمي وغير عنيف يعتمد على أساليب الحوار ويرفض كل أشكال العنف اللفظي والجسدي ».
    وقال بيان الأعضاء المنضوين أيضا في الرابطة الجزائرية للدفاع عن حقوق الإنسان أن  »البعض ورط جبهة القوى الاشتراكية والرابطة الجزائرية للدفاع عن حقوق الإنسان في هذه الأحداث، وفي تصرفات فردية لا تلزم إلا أصحابها ».
    وأضاف بيان الإطارات أن  »جميع الذين احتضنوا الأفافاس يوما ما في غرداية كان أملهم في أن يكون الحزب سببا للّم شمل هذا المجتمع وغرس ثقافة الحوار بدلا من سياسة الإقصاء ومحاولة إلغاء الآخر التي تزيد في تخريب المجتمع وتعقيد المشاكل ». ودعا البيان أعضاء الأفافاس المنزلقين والمتسببين في الأحداث إلى  »الرجوع إلى جادة الصواب وتحكيم العقل والتثبّت من المعلومات »، والحذّر  »لكي لا يوظفوا من أجل أغراض شخصية ضيقة ضد مجتمعهم وأهلهم بحجة أن الجميع لا يفهمون لغة الحوار ». كما دعا إلى  »العقل والحكمة ونبذ العنف وأخذ الحيطة والحذر من تجدد الفتنة الطائفية والسياسية وعدم الانجراف وراء الاستفزازات مهما كان مصدرها وتفويت الفرصة على الذين يحاولون الإيقاع بين أبناء المجتمع الواحد والدخول في دوامة لا نهاية لها وصرفهم عن الانشغالات الحقيقية التي تواجه المجتمع ».
    وقال مصباح حمة بن يحيى في اتصال مع  »الخبر » إنه تم تبليغ قيادة الحزب والسكرتير الأول كريم طابو بالانزلاقات والتجاوزات التي قام بها بعض أعضاء الأفافاس في غرداية، بينهم العضو الفاعل في الحزب، فخار كمال الدين ». ودعا حمو مصباح قيادة الحزب إلى التدخل سريعا قبل استفحال الأمور. مشيرا إلى أن فخار كمال الدين العضو في الأمانة الوطنية للأفافاس ليس هو الحزب، وليس من حقه أن يقرر ويتصرف باسم الحزب دون العودة إلى القاعدة وفقا لما تقتضيه قوانين الأفافاس ». مضيفا أن » تورط أعضاء في الحزب من شأنه أن يهيج الرأي العام المحلي ضد الأفافاس، خاصة مع تزامن الحادث مع حادثة هدم مسجد أغريب في تيزي وزو ». وقد حاولنا الاتصال بعضو الأمانة الوطنية السابقة للحزب، فخار كمال الدين، المعني بالقضية، لكن هاتفه ظل مغلقا. وكان المسجد العتيق بمدينة غرداية قد شهد أحداث عنف بين أعضاء في الأفافاس وأعضاء حلقة العزابة خلال صلاة التراويح ليلة الجمعة الماضي، ما أدى إلى إصابة ستة أشخاص بسبب خلاف حول تسيير المسجد الإباضي العتيق الذي يعد رمزا من رموز غرداية الدينية والفكرية والثقافية، قبل أن تتطور هذه الأحداث إلى الشارع الذي يقع فيه مقر الرابطة الجزائرية للدفاع عن حقوق الإنسان وجبهة القوى الاشتراكية، في حي باب الجديد بمدينة غرداية.
    

    المصدر :الجزائر: عثمان لحياني
    2010-08-




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  • Zineb Azouz
    24 août 2010 at 12 h 21 min - Reply

    Merci cher Djamal Eddine pour ces éclaircissements.




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  • Mokrane
    24 août 2010 at 13 h 33 min - Reply

    Mr. Benchenouf vous demande dans son commentaire de
    montrer votre solidarité et d’aller marcher aux cotés
    de vos fréres et soeurs. Qu’avez-vous á lui répondre ?




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  • Alilou
    24 août 2010 at 13 h 36 min - Reply

    @ La redaction

    Je voudrai poster cette video pour la partager avec tous d’un poete Algerien AIT-MENGUELETTE

    Cette chanson resume tout en elle, ca vaut la peine de l’ecouter (elle est sous-titrée en Francais) pour ceux qui ne comprenent pas le kabyle.

    Merci par avance

    http://www.youtube.com/watch?v=GvuHRTkyxS4&feature=search

    Salutations

    ================
    Cette vidéo existe sur notre site. Elle a été publiée il y a quelques mois.
    Merci.
    La Rédaction LQA




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  • SLAM
    24 août 2010 at 13 h 55 min - Reply

    Le Front des Intellectuels tarde à s’organiser et se mettre en place!Allons-nous nous prendre en charge sérieusement ou continuera -t- on à conciliabuler sans aucune perspective salvatrice! Des massacres à grande échelle ont eu lieu en Algérie ,ils continueront de se faire si nous ne réagissons pas! le pays n’a jamais connu autant d’atrocités et de violence que pendant la décennie qui a suivi le fameux soulèvement d’Octobre 88 . Aujourd’hui, le régime s’est davantage renforcé en matériel de « Guerre  » pour massacrer en grande masse s’il le fallait pour se maintenir au pouvoir!




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  • Nourredine BELMOUHOUB
    24 août 2010 at 22 h 55 min - Reply

    Il ne faut pas oublier que le silence est le meilleur allié des forces du mal, et la peur son énergie. De tout coeur avec le Dr Fekhar, ouallou karihou el moudjrimoun.




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  • D B
    24 août 2010 at 23 h 37 min - Reply

    Le FFS est, à mon avis, le seul parti politique qui continue d’assumer la dignité qui est attachée à son histoire, et à la justesse de son combat. Il n’en demeure pas moins qu’il évolue dans un environnement, et dans un contexte, qui ne sont loin d’être des terreaux fertiles. Il subit, que nous le voulions ou non, les effets ravageurs d’actions de déstabilisation qui visent à le saper, et à le couper de ses alliés les plus naturels, les plus positifs. La réaction du FFS à l’agression subie par ce grand militant qu’est le Docteur Fekhar est l’illustration éloquente, et significative, des dissensions orchestrées qui minent cette grande formation.
    J’en ai été, personnellement, profondément mortifié. Le FFS serait-il entré dans une logique suicidaire ?
    Quels sont donc ces pulsions infanticides qui l’incitent à se détacher des meilleurs d’entre les siens ?
    Mais il est nécessaire de ne pas ajouter des polémiques à la polémique. Contentons nous d’appeler nos frères du FFS à ne pas se tromper d’ennemi. Le Docteur Fekhar saura, nous en sommes persuadés, garder son calme et la pondération qui font sa réputation. La situation finira par se décanter, et la force du FFS sera plus déterminante que ses erreurs, somme toute humaines.
    Prompt rétablissement au Docteur Fekhar. Nous comprenons qu’il est encore plus douloureux d’être malmené par ses frères de combat, que par de vulgaires voyous armés de barres de fer.




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  • radjef said
    25 août 2010 at 0 h 06 min - Reply

    Bonsoir tout le monde.@Djamel, bonsoir. Le mal de notre pays, nous le connaissons toutes et tous. Mais malheureusement, nous refusons d’agir en consequence. Nous connaissons les capacités tres limités de notre armée. Nous connaissons egalement la haine et la peur que cette armée eprouve devant le savoir, l’art, la science, le talent, la culture et l’heritage intellectuelle dont nous avons garder quelques traces…Depuis 1962 et même bien avant, on n’a pas cessé de designer du doigt cette armée qui a offensé et humilié la republique dans toutes ses parties sensibles. Mais nous n’avons rien entrepris pour mettre un terme a cette sitution. Nous faisons que parler pendant que des bataillons d’universitaires continuent a s’agenouiller en guise d’allégeance devant de petits caporaux criminels, mercenaires qui se sont associés a des coupeurs de chemins… Toute cette situation d’ou semble naitre un sentiment de resignation collectif, n’est guere a notre avantage.Combien même elle est profondement sincere et patriotique, notre voix n’a aucun echo…Elle ne porte pas. Ne voyez vous pas qu’il est temps de passer a une forme de lutte et de militantisme dans laquelle s’identifierait la majorité des algeriennes et des algeriens? Ne voyez vous qu’il est temps pour nous de nous organiser et de rassembler nos efforts au lieu de passer notre temps a defoncer des portes ouvertes? N’est-il pas temps de rompre avec ces traditions de militantisme pale et sans ame heritées de nos predecesseurs? Le peuple n’est pas impressionné par Tewfik, Bouteflika ou sidi zikri. Le peuple cherche de vrais guides dans un cadre bien discipliné et structuré pour chassé ces petits caporaux que les hasards de l’histoire ont porté aux plus hautes destinées de notre pays.




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  • SLAM
    25 août 2010 at 3 h 35 min - Reply

    L’agression sur le Dr Fekhar, pue la manipulation!On réveiller les démons de la brutalité afin de déstabiliser la région du M’ZAB qui s’est avérée une véritable plaque tournante de la contestation populaire!
    En effet, tout est calculé pour remuer les populations mozabites et les mener droit vers la confrontation et enfin les pousser à la normalisation!La lâche agression sur le Dr Fekhar qui demeure une figure de proue dans cette riche région, semble aller dans la direction que la mafia politico financière lui a tracé!Il va falloir se contenir et garder le calme pour déjouer ce plan machiavélique destructeur!Renouveler avec la violence n’arrange point la situation déjà explosive qui sévit à GHARDAIA.
    La vigilance est de rigueur si l’on veut une situation chaotique pour cette région d Algérie!




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  • oularbi
    25 août 2010 at 15 h 56 min - Reply

    quelle honte…!!!!




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  • Résigné
    25 août 2010 at 21 h 11 min - Reply

    Je suis de tout coeur avec vous Dr Fekhar.
    Que dieu vous garde pour votre famille et surtout pour nous tous, pour qui vous combattez.
    Prompt rétablissement,




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  • SABRI
    25 août 2010 at 23 h 56 min - Reply

    Bonne analyse mais je n’adhère pas à votre thèse. La presse ne parle plus du parti de Said et on’a pas pu faire démissionner et licencier Tounsi jusqu’à sa mort alors qu’on mai 2009, j’entendais des gens dire que zerhouni et boutef vont mettre Tounsi en retraite « dans quelques jours » !!!!!




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  • Mokrane
    26 août 2010 at 10 h 34 min - Reply

    Mr. Benchenouf vous demande dans son commentaire de
    montrer votre solidarité et d’aller marcher aux cotés
    de vos fréres et soeurs. Qu’avez-vous á lui répondre ?




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  • Nourredine BELMOUHOUB
    7 septembre 2010 at 4 h 16 min - Reply

    @ Mokrane, Vous nous rappelez que Mr. Benchenouf nous demande dans son commentaire de montrer notre solidarité et d’aller marcher aux cotés de nos fréres et soeurs. Qu’avez-vous á lui répondre ?
    – Loin de moi est l’idée de vouloir ouvrir une parenthèse d’une quelconque polémique, cependant Votre question Monsieur étonne à plus d’un titre, d’abord j’aimerais bien savoir pourquoi dites-Vous Mr Benchenouf nous demande, faut-il conclure que Vous n’étes pas concerné par cette question,plus loin Vous nous rappelez qu’il nous (« vous » dans votre rappel)demende d’aller marcher avec nos frére et nos (« Vos » dans Votre commentaire)soeurs. quant à ce que nous repondons, personnellement je repondrais que la solidarité qui animait jadis nos parents, elle a ceder sa place à la devise de Djeha « Takhti rassi) et a titre de porte parole du Comité de défense des Internés des Camps du Sud, je sais de quoi je parle. Le silence ambiant, est le meilleur terreau pour la culture du Mal. Aujourd’hui exceptéscelles et ceux qui ont la téte dans le ratelier,nul n’est à l’abri.
    A bn entendeur – fraternellement sans rancune Mr Mokrane et Aid Mabrouk à toutes et à tous.




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  • el-amel
    25 septembre 2010 at 16 h 43 min - Reply

    Les pratiques des agents sortis du caniveau et qui se sont « égarés » dans le monde des affaires qui leur jettent des miettes pour service rendu, la faute à qui ?
    La traque dont fait l’objet toute personne qui lutte contre l’impunité a atteint la phase finale, j’interviens par devoir de mémoire pour toutes les victimes du terrorisme, nous avons perdu des êtres très chers et ne nous pourront pas les oublier même si les kabyles de service and co ont décidé de tourner cette « page peu glorieuse ». Silence ne veut pas dire oubli.
    J’ai eu le privilège d’entendre ce que disait une « folle » et les liens tissés entre les personnes « chargé(e)s » de son encadrement qui a débuté le jour de l’enterrement d’un proche. Le DRS « charge » sa cousine, avocate d’un capitaine d’industrie, de la mission pour le lavage de cerveau, et la tournée auprès de « personnalités » en service commandé débute après l’enterrement ; de l’ancien ministre qui préparait un discours sur le fida et le mia et qui conclue par la question : dans quelle université êtes-vous ? puis c’est l’ex consul de nanterre, l’ « ami » qui demande les numéros de téléphone fixe et portable en insistant, l’écoute pour dérouter les « écouteurs ». Et par expérience, les « saltimbanques » ne lâchent pas les « égarés », il les suivent à la trace, c’est le cousin, le voisin, la parente d’élève qui tisse des relations amicales avec vous, c’est la concierge du quartier qui vous propose ses services. Puis c’est la femme de ménage qui tient son resto à paris qui vous accueille car vous êtes chargé de lui remettre un paquet que l’avocate vous a remis pour vous faire « pister » par les kabyles de service. C’est le sociologue qui se disait ami cousin du pdg de aigle azur, à chacun son métier et sa façon de faire. Mais quand ce sont les médecins qui s’y mettent, il faut se poser sérieusement la question : où vont les services secrets ?
    Est-ce que les assassinats de personne, les exterminations de peuple sont devenus les mœurs de la mondialisation ?
    Un médecin en service commandé qui traite nos psychiatres de fous, lui-même ayant perdu la mémoire car l’argent l’a rendu fou: Comment oublier l’assassinat du professeur Boucebci ?
    Si les professeurs en médecine étaient à son image, et ne désertaient pas leur poste pour faire le marché, nos hôpitaux ne seraient pas des mouroirs et le ministre.
    Frant Fanon, l’auteur des « damnés de la terre », est-il fou ?
    Que penser d’un médecin qui vous incite à l’oubli, un message du chef contre « le devoir de mémoire »?




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  • LAKHDAR ORAN
    2 octobre 2010 at 23 h 46 min - Reply

    لا حول و لا قوة الا بالله العلي العظيم نسال الله العافية اللهم فرج عنا هده الكرب و المصائب و ابعد علينا الاشرار و كل من تسبب في تشويه سمعتنا لان بلدي ميزاب غالي و عزيز جدا اللهم احفظنا من كل بلاء امين يا رب العالمين




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  • Congrès du Changement Démocratique