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30 March 2017

Ali El-Kenz, lors d’une conférence-débat “Je suis pour l’écriture du berbère avec des caractères arabes”

Par : Salim Koudil, Liberté, 24 août 2010

Profitant de sa présence à la soirée organisée, dimanche dernier, par le quotidien Algérie News à la librairie Socrate New à Alger, le sociologue Ali El-Kenz a donné un avis “tranchant” sur la langue berbère. “Je suis pour l’enseignement du berbère dans tout le pays et non dans une seule région puisque cette langue appartient à toute l’Algérie”, a-t-il lancé devant les nombreux présents. et d’ajouter : “… et je suis pour l’écriture du berbère avec des caractères arabes”. Il expliquera sa position sur cette question par l’importance d’avoir l’adhésion d’une majorité d’Algériens en optant pour cette transcription.
Ainsi Ali El-Kenz s’introduit dans le débat fort ancien sur l’écriture de la langue berbère. Hasard ou pas, son “entrée” coïncide avec celle d’un autre sociologue algérien, également installé en France, Addi Lahouari en l’occurrence. Ce dernier, dans ses dernières contributions dans la presse, a également donné le même avis sur la transcription de la langue tamazight avec l’alphabet arabe.
à ce duo, il faut ajouter Mohand Arezki Ferrad qui, bien avant eux, était allé dans le même sens. Cependant, il faut s’attendre à ce que le débat prenne encore plus de proportions. C’est qu’en face de ce “clan” cité précédemment, il y a deux principaux autres mouvements. Il y a ceux qui prônent l’écriture de la langue berbère avec l’alphabet latin, et ceux qui défendent l’utilisation uniquement de l’alphabet tifinagh.
En revenant à l’intervention de Ali El-Kenz, elle fut des plus instructives pour un public venu en force pour l’occasion.
C’est à la fin de la soirée que le sociologue avait abordé le sujet de la langue qu’il avait entamé par une précision de taille : “Je ne suis pas sensible à la question identitaire.” Il a raconté une anecdote vécue en Égypte. “Je suis allé à al-Azhar et j’ai échoué au certificat primaire et la télévision égyptienne, à l’époque déjà, n’avait pas raté l’occasion d’en parler puisque j’étais déjà enseignant à l’université ici.” Une relation avec la langue arabe qui l’avait incité à faire de longues recherches en s’appuyant, comme il l’a souvent répété ce dimanche, sur les travaux de Noam Chomsky.
En citant la transcription du Coran à l’époque du calife Othman, avec l’utilisation de la langue de La Mecque, Ali El-Kenz précisa que “l’arabe pur n’est qu’une forme de l’arabe” en ajoutant que “l’Algérien est aussi une langue”.
Cependant, la question linguistique n’a pas été le seul thème abordé par le sociologue. Il s’est ainsi attardé sur le mot “laïc” qu’il réprouve à sa manière. Ali El-Kenz indiquera qu’il lui préfère “séculier” en précisant même qu’“on peut l’être tout en étant croyant”.
Pour le professeur de sociologie à l’université de Nantes, depuis 1995, “laïc, ça a une connotation française (…) il est aussi surchargé et plein de confusion”. Il rappellera que “les laïcs français ont été les plus grands colonialistes”.
Par contre, il dira que la vitalité de l’islam “n’est pas un problème” en demandant à ceux qui l’affirment de cesser de voir la situation “avec le regard des Occidentaux”. L’auteur de Les maîtres penseurs compare la vitalité de l’islam à de la fièvre “qui est une indication et un informateur”, tout en ajoutant, avec le sourire : “… et il se trouve que notre pays est plus enfiévré que d’autres”.
Le “salut” ne pourrait advenir, selon Ali El-Kenz, que par un équilibre entre les deux modèles, séculier et religieux, et il préconisa le modèle rochdien en référence au philosophe musulman Ibn Rochd (1126-1198). Tout un programme.


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45 Commentaires sur cet article

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  • Sadek
    24 août 2010 at 15 h 37 min - Reply

    Excellente suggestion!
    Celà va barrer la route a tous ceux qui veulent faire de cette question culturelle un fond de commerce.




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  • Hsen Taleb
    24 août 2010 at 16 h 05 min - Reply

    Je suis sidéré par le fait que les personnes, dont de nombreux intellectuels, qui utilisent la dénomination « l’Algerien » pour désigner l’arabe dialectal algerien, ne se rendent même pas compte qu’ils privent de ce fait même Tamazight de son algérianité. L’exclusion, toujours l’exclusion!




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  • Khaled
    24 août 2010 at 16 h 11 min - Reply

    Le “salut” ne pourrait advenir, selon Ali El-Kenz, que par un équilibre entre les deux modèles, séculier et religieux, et il préconisa le modèle rochdien en référence au philosophe musulman Ibn Rochd.

    La balle est le champ de l’élite algérienne.




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  • D B
    24 août 2010 at 16 h 37 min - Reply

    Je n’ai aucune autorité en la matière, ni même d’avis tranché. Mais je me souviens, quand j’étais enfant, d’un artisan kabyle, très estimé de la population, qui écrivait à se famille, des lettres en caractères arabes. De bout en bout.
    Je crois que ce sujet, très sensible, parce qu’il est utilisé par des gens qui ont d’autres objectifs que la promotion de la langue berbere, devrait être discuté sereinement, sans passion excessive. Il faut tenter de jeter des passerelles entre les gens, et non creuser des fossés entre eux.
    En tout cas, cette arrivée de Ali El Kenz dans le débat, après celle de Addi L’houari, est une très bonne nouvelle. Puissions nous trouver les voies de la fraternité et de la raison.




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  • Amrouche
    24 août 2010 at 20 h 36 min - Reply

    Le bèrbere sera écrit par ceux qui travaillent à développer cette langue avec les caractères qu’ils considère les plus adaptés. C’est à ceux qui travaillent dans ce domaine et à eux seul d’en décider à mon avis, car c’est une question technique et pratique.
    Ceci dit, personne n’empêche ceux qui veulent écrire cette langue en caractères arabes de le faire. C’est la meilleure façon de barrer la route à ceux qui l’écrivent en caractère Latin. à moins que Ali El Kenz prèfère décréter une interdiction pour mettre les bâtons dans les roues de ceux qui travaillent à développer le berbere. ça demande mois d’efforts et culturellement ça nous rejoint bien.




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  • meghress19
    24 août 2010 at 21 h 08 min - Reply

    Les linguistes qui ont mis corps et ame pour cette langue , au peril de leurs vies,a l’instar de Mouloud Mammeri,preferent l’alphabet greco-latin. Leurs premier souci est la promotion de cette langue tout en ignorant ce pouvoir et une bonne frange de la population qui la meprise.
    Nos sociologues (au passage je voue un grand respect pour notre professor Addi) ont le soucie de cette frange arabophone qui la meprise et je crois que c’est un tord. La langue amazigh est de plus en plus acceptee et on doit cesser de faire de la politique de sentiment et laisser les gens qui la cherissent s’en occuper.

    Bon Ramadan a tous




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  • Nazim
    24 août 2010 at 22 h 18 min - Reply

    Je trouve les interventions de messieurs Lahouari Addi et d’Ali El Kenz : maladroites et inappropriées, pour ne pas dire dangereuses. Je trouve cela maladroit : parce qu’un universitaire sait mieux que quiconque qu’il vaut mieux éviter de s’aventurer dans des domaines d’étude qui ne sont pas les siens et ici en l’occurrence il s’agit de deux sociologues universitaires (de Lyon et de Nantes) qui semblent avoir (je ne dis pas «développer» parce que ce n’est bien-sûr pas le cas) des points de vue identiques concernant la linguistique (un domaine qui n’est pas le leur, faut-il le rappeler)et la transcription de ce qu’ils appellent : la «langue Berbère» dans un alphabet donné. Je trouve cela inapproprié car comme on dit chez nous : «ki y’zid, n’semouh Bouzid». Attendons que la spécificité berbère de notre population soit réellement perçue par les gens et sincèrement promue par nos «institutions», attendons que les différentes langues berbères (Kabyle, Chawi, Mouzabite, Tamachaght,…) aient droit au chapitre avant de disserter sur leur transcription. Malheureusement, l’attente risque d’être très longue et les concernés (les vrais, c.-à-d. Ceux qui portent ça dans leurs cœurs, pas ceux qui l’instrumentalisent) commencent à perdre patience (d’où le succès auprès de beaucoup d’entre eux, d’entreprises comme celle de Ferhat Mehenni qui parle d’autonomie ou d’autres encore plus radicales qui ne manqueront pas d’ apparaitre tôt ou tard). C’est-là que je trouve dangereuse l’intervention des deux sociologues parce que cela sera interprété et ressenti au minimum comme un signe supplémentaire de désir de domination («d’accord, enseignez votre berbère, mais vous devez le faire en arabe») et au pire comme de la provocation, un refus de toute négociation et un rejet total des uns et des autres. Autrement dit, de telles interventions ne font en définitive que jeter de l’huile sur le feu, mais peut-être est-ce là l’objectif? Car deux «têtes pensantes» qui commettent de telles maladresses à quelques jours d’intervalle cela peut paraitre pour le moins bizarre. Une c’est le hasard, Deux c’est une coïncidence, à la troisième beaucoup vont crier au complot et ils auront sans doute raison.
    Cela-dit, je ne comprends pas pourquoi LQA ne publie pas certaines de mes contributions. Est-ce mon style qui déplait ou sont-ce mes idées parce qu’elles ne vont pas toujours dans le sens du poil ? Pourtant, mes intentions sont toujours sincères et vont juste dans le sens d’un questionnement personnel sans parti-pris, ni idées toutes faites dans le seul but d’enrichir le débat. L’uniformité imposée des idées risque de faire de LQA un endroit similaire à beaucoup d’autres qui ont bien commencé mais ont fini par devenir des «chapelles» déconnectées ou des mausolées fermés où la critique est assimilée à du dénigrement et la contradiction à des attaques personnelles. Ne restent alors le plus souvent que ceux qui partagent le même discours approbateur et les mêmes vues étroites, écartant tout le reste comme les régimes dictatoriaux écartent leurs peuples. J’espère que LQA qui se veut foncièrement «démocratique» (à moins que ça soit juste mon vœu), ne tombera pas dans ce travers. Et, si je dis ça c’est parce que je continue à avoir beaucoup de respect pour certains de vos membres, notamment les Docteurs Sidhoum et Fekhar que je salue au passage.
    Bien cordialement.

    =======================
    Evitons d’abord de voir des complots et des manipulations partout. Messieurs les Prs Addi et El Kenz ont donné leur point de vue de manière très sereine sans imposer quoique ce soit. C’est leur droit en tant qu’Algériens libres de s’exprimer et en tant qu’universitaires d’éclairer la lanterne de notre jeunesse qui a besoin de ces repères sains et non pas de ceux d’aventuriers politiques qui instrumentalisent culture et religion à des fins bassement politiciennes. Il est de notre devoir de les écouter et de leur répondre si c’est nécessaire par des arguments et non par des insultes d’extrémistes excités.
    Au sein de notre site la ligne éditoriale est claire et les balises bien tracées. Ce sont celles contenues dans l’Appel rassembleur du 19 mars 2009. Nous n’avons jamais censuré les idées qui vont à l’encontre des nôtres mais en aucun cas nous n’accepterons une quelconque atteinte à la dignité humaine ou aux valeurs civilisationnelles et fondements de notre Algérianité. Sur ce plan, il n’y a aucune discussion, ni au nom de la « démocratie » ni au nom de la « liberté d’expression ». Nous devons à tout jamais bannir de notre vocabulaire les termes chargés de racisme, de haine, de violence et d’exclusion. Et encore une fois ce n’est pas l’ultraminorité extrémiste excitée et hystérique qui viendra perturber par son langage ordurier (faute d’arguments) les débats sereins qui se déroulent sur ce modeste espace de rencontre de tous les Algériens, sans exclusion aucune.
    Le respect est réciproque, cher compatriote.
    La Rédaction LQA




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  • bouyilès
    24 août 2010 at 23 h 01 min - Reply

    @Hsen Taleb salut.
    Quand dans les années chaudes de la revendication clandestine et par la force de sacrifices (te souviens-tu de la table ovale de Oued-Aissi ,de la ronéo et des revues?)certains faisaient l’éloge de l’arabisation ravageuse grimpante et n’osaient même pas prononcer le nom de Tamazight toute juste rampante.
    Les temps sont arrivés où il faut tirer gloire des efforts des autres,quitte à mettre les bâtons dans les roues pour montrer qu’on est dans la course.
    C’est ce qui s’appelle de la rigueur scientifique chez nous.
    Tout compte fait ,je pense que ceux qui ont rejeté ,banni et abondonné cette langue depuis des siècles n’ont pas besoin de l’apprendre maintenant.
    Laissez les siens la prendre en charge,c’est un grand pas vers l’apaisement et un début de repentence.




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  • MissTmourt
    24 août 2010 at 23 h 57 min - Reply

    Salam,

    Personnellement, lire Tamazight en latin est pour moi d’une énorme difficulté, je suis convaincu que ca l’est également pour d’autre. Raison pour laquelle, certainement, la vente des journaux et ouvrage en tamazight publiés en latin ne décollent pas. Lire une seule page demande tellement de concentration et d’effort que cela en est insuportable.

    Je pense que le service public, soit l’État algerien, devrait enseigner tamazight en arabe, ce qui permettra de sortir cette langue de son ghetto géographique et permettre a nos freres arabophones de renouer avec leur passé (que nous, berberes des montagnes, avont jalousement conservé). Quant au secteur privé, que chacun l’écrive comme ils le souhaitent et laisse les lecteurs décider avec le temps….(elKhabar est le journal le plus consulté en kabylie, je ne doute pas une seconde qu’une version en tamazight ferait un malheur).




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  • Nazim
    25 août 2010 at 0 h 21 min - Reply

    Je ne voudrais surtout pas entrer en polémique avec la rédaction de LQA. Dans mes interrogations, Je me demandais simplement pourquoi messieurs Addi et El-Kenz, deux éminents sociologues font presque en même temps, des sorties identiques sur un sujet particulièrement sensible. Bien-entendu, ce n’est pas moi qui vais leur contester le droit de s’exprimer en tant qu’algériens et sur n’importe quel sujet, seulement je me dis que ce ne sont justement pas n’importe lesquels des algériens. L’avis de personnalités aussi imminentes fait autorité (dans les limites de leur domaine d’étude en principe). Hors dans ce cas précis, Ils donnent un avis contestable (pour ne pas dire plus)sur un aspect technique qui n’a rie à voir avec leur spécialité,en utilisant leur notoriété. Et, en tant qu’universitaires chargés d’éclairer «la lanterne de notre jeunesse qui a besoin de repères», ils ne montrent pas le meilleur exemple du moins à mon sens. Je ne sais pas comment vous voyez cela, mais moi je n’y perçois pas d’attitude scientifique (d’autres que moi pourraient parler d’un manque d’honnêteté intellectuelle). Par ailleurs, contrairement à ce qui semble insinué, par la «rédaction», je ne suis vraiment pas un «extrémiste excité» (c’est une maladie dont personnellement je me suis libéré très tôt contrairement à beaucoup d’autres personnes). Vous parlez aussi d’«insultes», là franchement j’ai beau relire mon texte, je n’en vois pas l’ombre d’une seule (pourrait-on m’en indiquer une quelconque impolitesse ou manquement de ma part?).
    Reste la question de la ligne éditoriale de LQA, il est clair que j’y souscris pleinement et que c’est d’ailleurs pour ça que je fréquente si souvent ce site et que je tente d’apporter ma petite pierre. Quant aux termes «hystérique», «ordurier», «racisme», «haine» et…«exclusion», ce n’est pas moi qui les ais prononcés.
    Cela dit, je comprendrais très bien que vous ne publiez pas cette réponse. Je voulais juste que le «rédacteur» de ce jour en prenne connaissance. Il ne m’a pas l’air très inspiré, à moins que ça soit Ramadhan qui me joue des tours à moi aussi.
    Avec mes meilleurs sentiments.

    ==============================
    Pour éviter toute polémique, nous ne vous avons pas visé en parlant des extrémistes excités qui de temps à autre et de moins en moins rôdent sans succès sur ce site. Loin de la. Ce n’est pas de nos habitudes de toucher à la dignité de quiconque y compris des aventuriers qui ont pris en otage notre pays.
    Mais de là à parler de « manque d’honnêteté intellectuelle » concernant nos deux compatriotes universitaires, nous trouvons cela indécent et irrespectueux. On ne répond pas à une argumentation politique ou académique par des jugements péremptoires.
    Nous préférons de très loin l’exemple donné par nos frères Addi et Al Kenz à l’imposture des BHL, Glucksman et Finekelcrôte qui furent il n’y a pas si longtemps des « modéles » pour certains de nos « politiques » et « intellectuels » déracinés.
    Avec nos meilleurs sentiments.
    La Rédaction LQA.




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  • Mohamedx Jabara
    25 août 2010 at 0 h 33 min - Reply

    Aux internautes de LQA et accessoirement à l’internaute qui signe sous le pseudo @Nazim.

    Quelqu’un à t il jamais entendu parler de ce Nazim qui critique des professeurs de la renommée de Addi et d’El Kenz ? Peut il nous dévoiler son identité afin qu’on puisse faire une comparaison de notoriété, c’est parfois utile.

    Le premier venu est il en mesure de venir sans gène venir dicter aux internautes de LQA sa façon de penser et remettre en cause la bonne foi de professeurs dconnus pour leur rigueur et leur honneteté et ce en plein mois de piété en jouant sur des notions de démocratie pour faire admettre son message de nature pour le moins tendancieuse ?

    Qui dit que les sociologues ne peuvent pas explorer le champ du fait linguistique dans la société ? La sociologie n’a t elle pas pour vocation d’explorer l’ensemple des faits sociaux dans le cadre d’une analyse globale ? Le fait linguistique n’est il pas un fait social ?

    Peut être que par ses lumières ce @ Nazim peut réorganiser mes idées et les amener à épouser la forme des siennes, quoique j’en doute à priori.




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  • Hsen Taleb
    25 août 2010 at 1 h 02 min - Reply

    Salut Bouilès,
    Durant la période à laquelle tu as fait référence où la disparition de la langue tamazight était programmée, je me suis souvent demandée comment, à l’éxception de quelques rares intellecruels algériens (ils se comptent sur les doigts d’une main) tous les autres ne s’étaient jamais manifestés pour dire la légitmité des revendications concernant la reconnaissance et l’enseignement et le développement de cette langue. Je dois dire que Mr El Kenz,par sa notoriété était parmi les personnes dont je ne comprenais le silence. Il vient d’apporter une explication: Il n’est « pas sensible à la question à la question identitaire », c’est ce qu’il a déclaré. Justement la question identitaire est, elle, une question très sensible! En particulier dans tout ce qui relève de sa symbolique.




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  • fateh
    25 août 2010 at 1 h 02 min - Reply

    RAMADHAN MOUBARAK A TOUS…

    Je crois qu’ecrire THAMAZIGHTH en caractere ARABE appaisera les passions de ceux qui considerent cette langue comme une invention coloniale. Il me semble qu’opter pour les caracteres ARABES ne fera que renforcer l’unite de notre peuple. En utilisant ces caracteres l’ensemble des ALGERIENS accedera a l’apprentissage de ce language qui gagnera definitivement le statut de LANGUE NATIONALE. A mon humble avis reprendre les caracetres latins pour le THAMAZIGHTH c’est comme permettre une nouvelle fois a la colonisation d’avoir pied en ALGERIE. Il est important de ne pas oublier que la langue avant d’etre un vehicule c’est d’abord une representation de la pensee. Or en ALGERIE notre pensee est avant tout a RACINES ISLAMIQUES et non judeo-chretienne. Beaucoup ont tendance a oublier que la premiere cible du babrbare colonial francais en Algerie etait d’abord la destruction des MOSQUEES-il y a avait 13 grandes mosquees a Alger, l’hotel aletti est construit sur les restes d’une d’elles- Ces Mosquees faisaient fonction de MEDERSA et de lieu de culte, ce qui explique cette sauvagerie coloniale francaise contre tout ce qui representait la personnalite et les fondements CULTUELS ET CULTURELS des ALGERIENS. LA promulgation du decret datant de 1930 ou 1931, interdisant l’enseignement et l’apprentissage de la langue ARABE en ALGERIE est un cas UNIQUE DANS L’HISTOIRE DE L’HOMME, MEME LES SIONISTES NE SONT PAS AUSSI LOINS EN PALESTINE MALGRE LA HAINE QU’ILS VOUENT AUX ARABRES ET AUX MUSULMANS…
    Enfin je dirai qu’un peu de NIF serait non seulement un salut pour toutes les victimes de la barnarie coloniale francaise, mais aussi et surtout une facon definitive de faire comprendre a fafa que la mer qui nous separe est l’oeuvre d’ALLAH et non de la geographie…




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  • Bakir dadi bouhoun
    25 août 2010 at 10 h 15 min - Reply

    L’arabe est pour la tamazigh ce que l’eau est pour le sucre, c est un puissant dissolvant surtout que plusieurs mots qui se rapportent au domaine sacré religieux , juridique et également commercial sont d’origine arabe
    La faiblesse de la langue berbère réside dans la diversité de ses dialectes, la dispersion des régions berbérophones localisées dans les zones montagneuses isolées du reste du pays des échanges commerciaux avec le monde extérieur, de son absence durant des siècles des cités maghrébines depuis l’islamisation de l’Afrique du Nord sauf au Mzab ou elle cohabite harmonieusement avec l’arabe. Le rite ibadite tant décrié et durement combattu et réprimé à travers des siècles par les berbères sunnites a certainement contribué à sa conservation dans les cités du Mzab .
    Alger , EL Djazïr un mot d’origine berbère; Aît Ziri dynastie sanhadja et non arabe ( les iles ) comme s’efforce de le prétendre à ce jour les arabophones a de tout servi, à l’instar des autres cités de centre de berbèrérisation et d’arabisation des kabyles qui viennent s’y installer et changer de statut social de rural en citadin et de berbérophone en arabophone .monolingue.

    La nécessité d’appartenir à la lignée du prophète pour prétendre à exercer le pouvoir politique a certainement contribué à l’éclatement , l’affaiblissement de la langue berbère ,et à son évacuation des cités .Pour contourner cette contrainte majeure , les berbères ont eu recours à la falsification de leur arbre généalogique , ces faux chorfa nous rappellent étrangement les faux moudjahides qui permet à ces faussaires de bénéficier des avantages matérielles et politiques accordés à cette catégorie d’algérien.
    Il faut enfin préciser que le Maghreb à tenté durant son histoire préislamique et avec les deux grandes dynasties berbérophones de réconcilier islam et démocratie avec les rostomites ibadites et islam et rationalité avec les almohades. Leur échec a scellé à jamais le sort du Maghreb qui est tombé sous l’influence et parfois protectorat politique, religieuse et linguistique du Monde arabo musulman.




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  • Lahouari Addi
    25 août 2010 at 12 h 06 min - Reply

    Chers amis internautes,

    Cette polémique sur les caractères de la langue berbère commence à prendre une dimension irréelle et inutilement politique. Notre prédisposition à politiser toute différence d’appréciation et à sortir de son contexte toute divergence est absolument étonnante. Je voudrais essayer de mettre fin à une polémique sans fondement en faisant deux remarques, l’une de forme et l’autre de fond.
    Remarque de forme: Il n’y a pas eu de concertation entre Ali El Kenz et moi-même sur la question. La dernière fois que j’ai vu Ali El Kenz, c’était il y a trois ans lors d’un séminaire de recherche à Lyon sur les sciences sociales dans le monde arabe. Il a donné son point de vue lors du débat d’une conférence à Alger et qui ne portait pas sur la langue berbère à la suite d’une question qui lui avait posée sur le sujet par un journaliste qui avait probablement suivi la polémique sur LQA. Me concernant, j’ai été interpelé dans Le Soir d’Algérie par un groupe de collègues qui me reprochaient de ne pas soutenir l’enseignement de la langue berbère sur tout le territoire national. J’ai essayé de ne pas donner un point de vue personnel mais plutôt d’analyser l’hostilité des arabophones à la langue berbère, considérée comme langue populaire inadaptée à la science et à la parole divine tout comme l’arabe dialectal. Je voulais surtout analyser cette hostilité pour la vaincre et aussi souligner qu’elle n’est pas l’expression d’une hostilité à la Kabylie. La construction de la nation c’est aussi le passage d’un imaginaire de oumma à un imaginaire national. La nation c’est un autre imaginaire.
    Remarque de fond. Ali El Kenz et moi-même sommes des sociologues et nous apprenons à nos étudiants que les faits sociaux ne se décrètent pas, ne se décident pas par la seule conscience, qu’elle soit vraie ou fausse. Si les faits sociaux se décrétaient, l’Algérie serait un pays développé depuis les décrets de mars 1963 sur l’autogestion. L’alphabet d’une langue et un fait social issu de pratiques et de processus. Il se trouve que la région qui a porté la revendication de l’officialisation de la langue berbère est la Kabylie et ses élites ont choisi les caractères latins. 80% sinon plus de la production en berbère est écrite en alphabet latin. La tendance ne s’inversera que si il y a une région et des élites qui produisent dans un autre alphabet, production qui dépasserait par sa qualité et son volume ce qui est produit en caractères latins. Par conséquent, cette polémique est aussi irréelle qu’inutile. Je suis personnellement satisfait que le berbère soit défendu par des arabophones, au-delà du choix de son alphabet. C’est cela l’essentiel; le reste, c’est la pratique qui décidera.

    Cordialement

    Lahouari Addi




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  • karim
    25 août 2010 at 14 h 34 min - Reply

    Je ne suis ni liguiste ni sociologue, mais je suis Berberophone et j’estime avoir plus de droit sur la transcription de ma langue que quequ’un qui se fout de cette langue comme d’une guigne.
    Le regretté Mouloud Maammeri,qui consacré sa vie à l’amazighité dans toutes ses dimensions a tranché quant à cette question de transcription en Arabe par un niet categorique dicté par des facteurs objectifs et liguistiques , alors que ceux qui font ces prpositions n’ont aucune argumentation objective à faire savoir.
    La richesse phonetique du Berbère fait que l’Arabe devrait se voir adjoindre de nouvelles lettres pour y répondre alors qu’il souffre deja avec la phonetique latine et perse.
    Maintenant s’il s’agit d’arabiser la langue Berbère après avoir échoué dans l’arabisation des Berbères eux meme, je ne suis pas obligé d’y adherer parceque deux sociologues qui soit dit en passant n’ont pas toujours répondu présents dans les grandes heures de notre histoire.
    La langue Berbère est historiquement plus vielle que l’Arabe, et meme si elle a emprunté à d’autres langues comme elle leur a prété d’ailleurs n’est un dérivé d’aucune langue contrairement à l’arabe qui est un dérivé de l’Arameen au meme titre que l’hebreu.
    Elle a une phonetique meterialisée en Tifinagh par trente six lettres soit 8 de plus que l’arabe, aptes à répondre à toutes ses prononciations.
    Maintenant pour couper court à ces polemeiques créees par des sphères loins du Berbère et parfois meme antiberbères je suis pour sa transcription dans ses caractères propres d’origine, en laissant le latin aux latins et l’Arabe à l’arabe et les chèvres seront mieux gardées.
    Quant aux langues d’enseigenemnt technique et scientifique les langues reflètent le niveau de leurs locuteurs et dans cette optique l’arabe reflète le niveau de ses locuteurs qui sont en avance sur l’humanité dans le mauvais sens.
    Au lieu de nous enfumer mutuellement avec des concepts fumeux et des jugements à l’emporte pièce, essayons de voir le reste de l’humanité intelligente.
    En 1890 les japonais etudiaient les sciences en Anglais
    En 1948 les Israeliens parlaient toutes les langues de la terre et etudiaient en Anglais et en Allemand
    1948 Les chinois se sont divisés et certains ont etudié en anglais d’autres en russe.
    Tous ont maintenu la relation ombilicale avec leur langue mère et l’ont améliorée pour introduire les nouvelles connaissances dans leur espace linguistique
    Aujourdhui les Japonais les chinois et les israeliens fabriquent des radars qui travaillent dans leur langue mère et sont tout aussi efficaces que ceux en Anglais.
    Les Arabistes qui mettent l’arabe à toutes les sauces et veulent l’imposer meme aux autres peuples n’ont rien fait pour faire avancer l’arabe ni encore moins les arabes, meme un ventilateur domestique ne possède pas de schema electrique en Arabe.
    C’est vraiement le reflet d’une communauté qui faute d’avancer veut ralentir autrui par une pseudo superiorité coranique qu’il sont les seuls à voir de tout le genre humain.
    Laissez les Berbères se debrouiler avec leur langue et ecrivez là dans les caractères que vousvoulez si vous voulez vraiment l’apprendre au lieu de la noyer.
    Et j’ai un ferme espor que le Radar en tifinagh verra le jour avant le Radar en Arabe.




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  • Jabara Mohamed
    25 août 2010 at 16 h 21 min - Reply

    @Karim.

    1-Le shéma electrique ne s’écrit dans aucune langue, il s’écrit dans la langue de l’electronique ou de l’electricité.

    2- L’espoir fait vivre.

    3- Les chinois et tout le moyen orient à été boosté par le japon dans le cadre d’une stratégie étudiée.

    4- Les japonais ont reçu des aides colossales des états unis qui voulaient couvrir leur forfaiture à la suite de Hirochima et Nagazaki.

    3- Les Israéliens reçoivent jusqu’a prészent une aide de sept millards de dollars par an des USA.

    4- L’Algérie par contre est maintenue sous la botte depuis 1962 par les sbires infitrés et qui ont ravagé notre pays.

    Ce n’est donc ni une question de langue, ni une question génétique, mais seulement une question de sous.




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  • benamina
    25 août 2010 at 16 h 42 min - Reply

    je crois savoir que tamzabith, dialecte en usage au mzab est écrit depuis des siècles en caractères arabes sans tambour ni trompette, sans imprécations ni insultes, sans prétentions ni mégalomanie. Et il y a une abondante production en majorité dans les domaines du fiqh et de l’histoire de la communauté. je me rappelle avoir, il y a longtemps, taquiné un ami mozabite en lui disant ‘pourquoi vous les mozabites vous ne revendiquez pas un statut national à votre langue, comme d’autres communautés en Algérie’. comme réponse il m’a fait savoir que (pour eux) leur langue (structure et graphie)qu’ils chérissent comme un bijou doit rester un bien exclusivement communautaire, réceptacle et creuset de leur vécu historique, symbole et signe de leur cohésion,et ne peut donc être propagée en dehors du groupe, sinon elle perdrait sa valeur symbolique et sa fonction de liant. alors, ceux qui nous parlent d’uniformisation et de standardisation et préfèrent mordicus la graphie latine croient-ils pouvoir l’imposer, à leur convenance et leurs choix, aux autres communautés berbères?




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  • MH99
    25 août 2010 at 21 h 22 min - Reply

    By MH99,

    Bonjour,

    Il est vrai que les Prs Addi et El Kenz n’ont fait que donner leur point de vue de manière très sereine sans imposer quoique ce soit [comme dit ci-dessus]

    Quelles sont les preuves concretes? Avec quelle certitude et veracite? emanant de qui? montrant que la langue berbere est plus vieille ou moins vieille que l’arabe..?

    C’est pratiquement a partir de l’ere Meiji “sorte de renaissance du japon” [Durant la 2eme moitie du 19eme siècle/pratiquement la meme periode de la Nahda ratee ! initiee par les quelques penseurs egyptiens etc..] que les japonais etudiaient les sciences et technique surtout en allemand et non en anglais “avec envoi d’etudiants –chercheurs vers l’allemagne/prusse” et de suite après les livres/documentations technique traduits en japonais. [l’anglais c’est surtout a partir de la 2eme moitie du 20eme siecle].. : et pourrait etre confirmer..

    Les iraniens realisent leurs engineering-design de pieces electro- mecanique/electronique/mechatronics, etc.. en caracteres arabe avec a l’aval les produits concrets que l’on voit, c.a.d non seulement des radars mais beaucoup plus, tel que des satellites avec lanceurs/fusees made-in iran [ref: la mise sur orbitre avec fusee et satellite made-in iran de cette annee 2010] et non made-in surrey/England lance pres de moscou par une fusee russe ou made-in Toulouse-cnes/france lance dans le sud de l’inde par une fusee made-in india avec appareillage [pour le suivi/acquisition des donnees images.. et correction de trajectoire/et perigee-apogee du satellite pour cause d’acceleration/deceleration du mouvement de la terre et les attractions des astres ..] incluant des boutons input/output localise a Arzew/Ouargla.. et dernierement/cette semaine les missiles sol-sol FATEH “250km” iranien et les drones KARAR “porteurs de bombe” a rayon de 950Km realizes via un engineering-design de pieces electro-mecanique/electronique/mechatronics, etc.. ecrit en caracteres arabe and no problem with the engineering-design written in Arabic-characters (by the Iranian expressing the Persian language).. sans compter l’engineering-design (conception/ingenierie et dessin industriel) ecrit en caracteres arabe pour la fabrication des missiles sol-air SHAHAB (1,2,3) etc.. etc.. ainsi que le design-engineering (en caracteres arabe) pour construction d’ usines, etc…. il en est de meme pour plusieurs fabrication de produits technologique fait par les pakistanais en caracteres arabes (pour leur langue Ourdou) … et du temps de Saddam (Irak), dictateur, mais durant la periode de Saddam une bonne partie de l’ingenierie-dessin/engineering-design se faisait en caracteres arabe (example: l’augmentation en puissance des moteurs/turbines et systeme de guidage, etc.. pour la transformation/l’augmentation des rayons d’action des missiles scuds/russes passant de 300KM a plus de 1000KM (version El-HUSSEIN, El-ABBAS..) …. Et donc.. (avec bien sur l’etat de la politique/strategie de developpement socio-economico-industriel -educatif- technologique- militaire, etc.. et ressources financiere comme socle important de base du pays en question) tout depend de la competence technique/scientifique des ingenieurs/techniciens/ scientists iranien, irakien, pakistanais et non des caracteres d’ecriture en arabe pour la realization des plans-dessins-flow-chart-process [engineering-design..]. en caracteres arabe [comme il en est de meme en anglais, francais, chinois, etc….], quoiqu’il faut le reconnaitre (vu que l’anglais pour cause de la supremacie “en tech-science-economie-defense..” des usa durant surtout la 2eme moitie du 20eme siècle: mais dont les signes d’essoufflement deviennent de plus en plus nette pour cause de la pression et avance infernale de l’asie du nord-est “japon-surtout chine-coree du sud” et de l’inde plus les tigres de l’asie du sud-est), comme cite ci-dessus il faut reconnaitre donc “pour le moment! et non jusqu’a 2030 environ quand la chine sera la 1ere puissance du monde “cad la fin de 5-siecles d’arrogance [ayant entraines complexes et esprit/mental de colonisabilite (via blond?/rouquin?, etc..), etc.. chez une bonne partie de peuples..] le debut de la fin donc de 5-siecles de supremacie occidentale ayant demarre après christophe-colomb/1492”, a moins d’accident!? pour la chine” ; il faut reconnaitre donc “pour le moment! que la majorite des langues utilisent des fois la meme appellation en anglais “ecrit dans leurs langues respective ” pour ce qui est de certains mots utilises [en science/technologie] dans les phases de l’engineering-design-process, dans la redaction de publi scientifique, etc..・・・

    Enfin comme ecrit par un internaute: Quand on critique des professeurs avec une surete? profonde de ses arguments, il faudrait dévoiler son identité afin qu’une comparaison de notoriété puisse etre faite, ca pourrait etre utile pour les internautes (ne serait-ce que pour se referer/orienter vers les ouvrages/publis”avec comite de lecture-official reviewers” du critiqueur?/analyseur? academique? , ..ou..? )…. Cette attitude serait moins tendancieuse et serait compatible avec le mot democratie [tant de fois rappelle!/repete?..].

    Et comme ecrit par un internaute: Les sociologues peuvent investiguer/analyser le champ linguistique dans la société , etant donne que la linguistique est un element cle du social/via les interactions quotidiennes entre homo-sapiens [homo-algerianus.. etc…]..

    Salutations,
    MH99




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  • iker
    25 août 2010 at 22 h 28 min - Reply

    @bakir, salut,l’absence de politique de recherche et d’une bonne école émancipatrice en algerie continue de nourrir des oppositions des langues arabe/ berebére,des exclusions réciproques construites sur des ignorances INSTITUONNALISÉES.
    ces ignorances nourrissent encore les maquis des populistes (islamistes,berbéristes, et arabistes).




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  • Rabah
    26 août 2010 at 12 h 57 min - Reply

    Il n’appartient à personne de dicter par quels caractaires transcrire ma langue maternelle,et l’on ne demande l’avis de personne si ce n’est des spécialistes languistes. A défaut cette langue possède son alphabet »TIFINAGH ». A bon entendeur




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  • Zineb Azouz
    26 août 2010 at 14 h 40 min - Reply

    Il est regrettable de constater à quel point il est difficile de parler transcription sans faire appel aux vieux démons.

    Si Mouloud Mammeri a consacré sa vie au Kabyle et à sa transcription dans le but de préserver une culture et une langue au sein d’un régime qui faisait la guerre à tout un peuple et à sa mémoire,
    est ce une raison pour venir aujourd’hui exclure tous les ALgériens qui veulent s’investir sur la question sous prétexte qu’ils sont ou seraient retardataires ?

    Mouloud Mammeri, comme tous les chercheurs de sa génération était formé en langue Française, il a opté pour la transcription latine pour des raisons qui méritent d’être débattues y compris techniquement.

    Il n’y a pas de dogme sur les questions de choix techniques, si toutefois, il n’est là question que de choix technique.

    Le Tamazight qui ne dispose toujours pas dans notre pays d’une académie de langue digne de ce nom (tout comme l’arabe d’ailleurs)est classé parmi les langues sémito-chémites et la notion de distance linguistique qui est développée depuis quelques années est claire sur la proximité ou non de l’arabe et de tamazight.

    Personnellement , j’écris très peu en arabe (je n’en tire aucune fierté), pour des raisons professionnelles et sans doute de commodité des claviers, mais naturellement lorsque je veux me souvenir d’un mot ancien, c’est en arabe que je l’écris.

    Ceci dit, il faut attaquer le taureau par les cornes et oser dénoncer tous ceux qui ont la haine et la phobie de l’arabe et qui sont souvent victimes d’un pouvoir sournois, diviseur et pervers qui a tout fait pour que les malheurs des langues berbères ne semblent incomber qu’à l’arabe lui même victime de ses inquisiteurs qui ont en fait la langue de la répression de la démagogie, des analphabètes et de l’anti-berbère.

    Qui oserait nier en kabylie l’existence d’écrits à profusion en lettres arabes ?

    Qui oserait effacer de la mémoire Kabyle et Algérienne tous ces anonymes qui au péril de leur vies ont essayé de sauver des mains de l’armée françaises des manuscrits en arabe d’une valeur inestimables en les enterrant parfois pendant près d’un siècle ?

    Qui a encore aujourd’hui l’outrecuidance et la malhonnêteté de prétendre que les lettres arabes sont étrangères aux Kabyles et aux berbères ?

    Qui n’a jamais vu des kabyles ou des mozabites correspondre dans leurs langues transcrite en lettres arabes ?

    Mais comme le dit si bien Pr Addi, les faits sociaux ne se décrètent pas, tout comme l’histoire ne s’efface pas.

    Si cette langue doit survivre c’est avec l’effort de tous ses enfants, berbèrophones ou pas.

    Je me réjouis personnellement que des sociologues non berbérophones expriment leur point de vue sur la question.

    Nul n’a droit de cuissage ou d’aînesse sur ce qui relève de notre identité et de notre patrimoine.

    Cordialement,
    ZA




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  • Dani
    26 août 2010 at 18 h 48 min - Reply

    Aadi Houari dit: »Le fait sociologique ne se decrète pas ». C’est juste et justement, parceque c’est le cas, que des fait sociologique s’imposent d’eux même à ce débat. Vous parlez de tamazight alors qu’il s’agit du Kabyle essentiellement! les autres langue s’ecrivent, pour le toureg, en tifinagh, le mozabite en caractère Araméen que vous appellez Arabe etc.

    Revenons au Kabyle et regardons comment pourraient-on écrire la lettre « V » Avec les caractère Araméen Dits Arabe. Avrid « le chemin » Avellûd Ividi La cape Averkan Noir Itvir Pigeon Etc etc etc… Le Kabyle devrait-il changer sa langue et sa prononciation, juste pour satisfaire au decret d’un Etat Arabe ?

    Pour ceux qui argumentent par le fait que l’ensemble des Algériens vont apprendre cette lague! L’expreience à déja été faite sur l’ensemble du territoire Algérien. Les classes du Kabyle Dit Tamazight Ont toute fermées une à une, excepté en Kabylie.

    Ce qui est normal en soi. Les Algériens reffuse le Kabyle parceque ce n’est pas la langue du coran et ils ont le droit de le faire.

    En revanche où est ce que vous avez vu des édition Kabyles en caractère Araméen Dit Arabe ? Nulle part!!!

    Un travail a été fait depuis des décénie par des spécialistes de la grammaire en tre autre Salem Chaker, Mammeri, Zerrad, Etc…

    Et puis de quel droite les non Kabyles s’ingèrent-ils dans les affaires des Kabyles ? Est ce que les Kazbyles dictent leurs façon de voir aux a&utre ?




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  • Brahim Younessi
    27 août 2010 at 13 h 29 min - Reply

    Bonjour,

    A ma connaissance, la production littéraire écrite en langue berbère est quasi inexistante. Les Berbères ont « toujours » écrit dans les langues des peuples qui les ont envahis.
    A la notable exception de Mouloud Mammeri qui a publié quatre textes importants en berbère (graphie latine), et parmi la nouvelle génération Mohya qui s’est consacré à l’écriture en tamazight (graphie latine également), tous les autres auteurs d’Apulée à Jean Amrouche et Mouloud Feraoun en passant par Tertullien, Saint Augustin, Abu Zakaria Al Wargalani ou Al Husayn ben Muhammed Saïd al Wartilani ont écrit en punique, en latin, en arabe et en français. De très nombreux spécialistes de la langue berbère le précisent ; Salem Chaker lui-même spécialiste et berbériste ne le conteste pas.
    La position que défendent les partisans de la transcription de la langue berbère dans les caractères latins (les adeptes du tifinagh sont infiniment minoritaires) est empreinte de considérations idéologiques plutôt que linguistiques ou techniques. Depuis plus d’un millénaire que cette langue est en contact avec l’élément arabe et sa civilisation, que ses locuteurs sont dans leur écrasante majorité sociologiquement musulmans qu’il n’est pas compréhensible qu’un autre choix que l’alphabet arabe adapté évidemment au « kabyle » puisse être fait. S’ils sont les premiers concernés par cette langue qu’ils pratiquent, les berbérophones ne sont pas les seuls à devoir décider de son alphabet parce que cette langue est nationale. Constitutionnellement nationale. Toute autre démarche apparaîtrait aux yeux de l’opinion publique algérienne comme une volonté de rupture avec la nation et une atteinte à la cohésion sociale.
    Une des grandes civilisations du monde, la civilisation persane, n’a pas hésité à adopter dès le VIII ème siècle, moins de deux siècles après la conquête musulmane de la Perse zoroastrienne, l’alphabet arabe pour transcrire sa propre langue.
    Le contre exemple turc ne dissimule pas ses motivations politiques et idéologiques. Mustafa Kemal qui impose la laïcité dans le pays après avoir aboli le califat en 1924 lance une campagne de changement de la langue turque en adoptant en 1928 les caractères latins pour se rapprocher de l’Europe dont il était un admirateur. La langue arabe qui fut la langue de l’administration califale a été cantonnée à la liturgie, ce qui est encore le cas aujourd’hui.
    En vérité cette question de langue berbère me paraît accessoire par rapport à la position à la fois théorique et politique que prend M. Ali El Kenz à propos de la laïcité et de la sécularité. N’ayant pas assisté à la conférence et n’ayant pas lu le texte intégral de celle-ci, je n’ai pu noter que sa réprobation du mot « laïc » sur lequel le professeur se serait attardé, et sa préférence pour le terme « séculier » qui permet, selon lui, « d’être dans le siècle tout en étant croyant ». Il est dommage que le journaliste ne nous ait pas rapporté l’essentiel de la critique théorique qu’il fait de ces deux notions et la conception que M. Ali El Kenz a développée sur le « modèle rochdien » qui ferait l’équilibre entre « le séculier et le religieux ».
    Je me permettrai dans une autre intervention de donner mon point de vue sur cette question centrale qui aurait dû, à mon avis, susciter de nombreuses réactions parmi ceux qui défendent le concept de « laïcité » dont M. Ali El Kenz dit qu’il a « une connotation française » en même temps qu’il est « surchargé et plein de confusion », et également ceux qui défendent le paradigme islamique.

    Salutations
    BY




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  • karim2380
    27 août 2010 at 19 h 48 min - Reply

    Ce que tous les intervenants oublient c’est que le francais n’est pas une langue étrangère en Algérie c’est plutôt une langue nationale en Algérie.

    ==============================

    Pour la minorité nostalgique de l’Algérie de Papa (et de Fafa).
    La Rédaction LQA.




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  • yazid
    27 août 2010 at 21 h 46 min - Reply

    J’ai remarqué que chaque fois qu’un articles traite de l' »identité » « des kabyles » , du « berbérisme » ,les commentaires foisonnent ,ce qui est une bonne chose en soit. Seulement certains commentaires sont d’un parti pris et d’une mauvaise foi manifestes. Dans le cas d’espèce c’est l’auteur de l’article lui même « Ali el Kenz  » him self qui s’est fourvoyé. IL declare que la question identitaire n’est pas son truc , mais il donne un avis sur une question éminemment identitaire un avis pour le moins tiré par les cheveux pour un sociologue sensé savoir quels sont les vents qui portent telle ou telle revendication.j’arrête là car n’étant pas sociologue je voudrais dire de bêtises.
    Quant à tamazight elle ne s’écrira pas en caractères arabes pour la simple raison que les arabes , les arabisants et les arabophones ne veulent pas de cette langue.alors elle s’écrira avec les caractères que voudront utiliser ce qui veulent sa survie et son développement. Le reste , tout le reste n’est brassage de vent .




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  • karim2380
    27 août 2010 at 21 h 59 min - Reply

    @La Rédaction: Droit de réponse

    1-Monsieur, permettez moi d’abord de vous dire que je suis algérien comme vous, je fais le ramadhan et je me réveille aussi à l’aube pour faire la prière du sobh, je parle francais et surtout l’arabe classique littéraire avec sa grammaire bien comme il faut et je suis sûr beaucoup mieux que bon nombre de ceux qui passe leur temps à donner des leçons sur l’arabité.

    2-Je ne veux surtout pas me chamailler avec vous parce que je pense qu’il serait plus judicieux de conjuguer nos efforts au lieu de nous chamailler d’une manière décevante et désolante. Cela ne doit pas nous empêcher de discuter nos divergences mais d’une manière calme et surtout sans invective, chose que vous avez omis, ce qui est bien sûr très regrettable puisque vous êtes censé arbitrer d’une manière exemplaire ce site.

    3-Je pense sincèrement que le français n’est pas une langue étrangère en Algérie. Vous par exemple, vous avez créée ce site formidable il y a plus de trois ans, qui rassemble beaucoup de nos compatriotes et dont la langue n’est autre que le français. Je me demande et je ne comprends surtout pas comment ce point vous échappe. Si on applique votre insulte à mon égard, il est normal aussi de vous traiter d’agent des nostalgiques de sa mère Fafa (pour reprendre votre expression). Je vous rappelle au demeurant que 50% de la presse en Algérie est en français, beaucoup de ces journalistes, écrivains, intellectuels, et aussi simple lecteurs et chaabi de cette presse sont des gens très honnêtes, sincères attachés à leur religion à leurs pays et à leur peuple. Ceci est une réalité que vous ne pouvez pas cacher, occulter ou falsifier. C’est pourquoi wallah j’ai du mal à comprendre cette polémique.

    Je me permets à la fin de vous dire que c’est ce type d’insulte et du dénigrement du patriotisme ou de la croyance des gens qui poussent un bon nombre de nos compatriotes à se recroqueviller sur un mode de pensée fanatique qu’il soit arabiste/baathiste ou francissiste/populiste ou islamiste/chaabawiste.

    Sans rancune.

    ==================================

    Evitons, cher monsieur, tout amalgame. Nous n’avons jamais remis en cause votre Algérianité ou votre croyance. Tout comme nous n’avons invectivé personne et ce n’est pas de nos habitudes. Nous n’avons fait que répondre de manière sereine à votre commentaire qui disait que « le français n’était pas une langue étrangère en Algérie mais plutôt une langue nationale ». Nous vous avons répondu : oui, c’est une langue nationale dans l’esprit de la minorité nostalgique de l’Algérie de Papa (et de Fafa). Et cela est une réalité. Pour nous la langue française est une langue étrangère depuis le 3 juillet 62 à 00h, date de notre indépendance hélas inachevée. Et cela aussi est une autre réalité.
    Notre modeste site est bilingue. Il s’adresse aussi bien à nos compatriotes francophones qu’à nos compatriotes arabophones. Il est vrai que les francophones sont les plus nombreux, mais avec le temps, nous espérons vivement que nos compatriotes arabophones soient un peu plus nombreux à y participer. Ainsi nous briserons ces fausses barrières crées artificiellement entre algériens pour entretenir la division et la discorde. Nous maitrisons les deux langues mais notre cursus universitaire a fait que nous utilisons plus la langue française que l’une des langues nationales. Nous ne confondons pas cependant les francophones (dont nous faisons, par un accident de l’histoire, partie) et les francomanes, ces nostalgiques de la France coloniale dont nous avons fait allusion.
    Donc, cher monsieur, il n’y a eu ni insulte ni dénigrement de votre patriotisme ou de votre croyance. Cela ne fait pas partie de nos pratiques. Bien au contraire. Mais il y a des principes auxquels nous tenons et ce ne sont pas les ouled frança au pouvoir qui viendront nous les arracher, ce que leurs maîtres durant la nuit coloniale, n’ont pu faire avec nos parents.
    Sachez, enfin, cher compatriote, qu’il n’y a aucune polémique.
    Fraternellement et sans rancune.
    La Rédaction LQA




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  • lahouari addi
    27 août 2010 at 22 h 43 min - Reply

    Chers amis internautes,

    Je demande à l’administrateur du site d’arrêter ce débat irréel. Le choix d’un alphabet d’une langue ne se décide pas par des individus. C’est l’histoire qui le fait. La Kabylie, dans sa majorité, a fait le choix de l’alphabet latin. Pour inverser ce choix, il faudra qu’il y ait dans une région du pays une plus grande production dans un autre alphabet. Or ce n’est pas le cas.
    Il faut arrêter ce débat parce qu’il ne sert qu’à nous diviser inutilement. Il faut se satisfaire que l’amorce de la renaissance de la langue berbère a été enclenchée dans une région, en attendant d’autres régions. Il faut se focaliser sur les questions où des batailles sont à remporter. Parmi celles-ci, le caractère public de l’autorité. L’Algérie est le seul pays où les institutions ne véhiculent pas l’autorité. Le ministre n’a pas la valeur d’un ministre et le député n’est pas un vrai député. Même le président est taïwan. L’Algérie est le seul pays au monde à être dirigé dans la clandestinité, par des clandestins. Etant clandestins, ils n’ont à rendre compte à personne. C’est là l’origine réelle de la crise. Ce n’est ni l’alphabet arabe ni l’alphabet latin qui sortira le pays de cet abîme. Les problèmes réels ne manquent pas: le matraquage hebdomadaire des mères de disparus, la mort de centaines de jeunes en pleine mer, la violence urbaine, la corruption dans l’administration, l’inefficacité de l’économie (l’Algérie importe pour 30 milliards de dollars par an et exporte pour 800 millions de dollars de produits manufacturés! moins que la Tunisie). Voila des sujets à aborder, en plus de la dilapidation de la rente, du naufrage du système de santé, de l’université et autres sujets aussi brûlants les uns que les autres. Question à 1000 DA: Qui a intérêt a continuer la querelle byzantine sur l’alphabet de la langue berbère? Bien sûr, vous l’avez deviné.

    Cordialement

    Lahouari Addi




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  • bouyilès
    27 août 2010 at 23 h 09 min - Reply

    Merci Pr Addi,là on voit la manifestation du véritable intellectuel et de l’homme plein de sincérité.
    Des léçons comme cells-ci on veut en recevoir tous les jours.
    Des paroles qui dissolvent la haine ,de surcroît gratuite,on en demande à volonté.




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  • hocine
    27 août 2010 at 23 h 09 min - Reply

    Tout se bouscule dans la téte de l’algerien,adoptant le tifinagh et vous verrez qu’au bout de 2ou3 générations les maux sociaux n’aurons plus raison d’etre,et les algeriens se levrons tous comme un seul homme au moin d’1 dérapage.
    Tant que certains algeriens se prennent pour des prophetes,des gaullois ,d’autres pour des koraichites les problemes persisterons a jamais.




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  • radjef said
    27 août 2010 at 23 h 31 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. La transcription de tamazight, n’est pas un probleme. Pendant de nombreuses années la revendiction identitaire a été la couverture qui a permis a des bataillons de charognards de s’enrichir et de se faire passer pour des militants irracibles de la democratie. Beaucoup de militants connus sur la scene, n’ont jamais pris la peine de savoir ce que c’est en realité tamazighit. Ces derniers ont associé le nom de Mouloud Mammeri a toutes les sauces. N’est ce pas Mouloud Mammeri qui a ecrit « la mort absurde des azteques », pour denoncer toutes celles et tous ceux qui instrumentalisent la question tamazighit? Plus que cela la langue n’a jamais fait l’homme, c’est l’homme qui fait la langue. Le probleme en Algerie, c’est le regime des caporaux. C’est l’armée.




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  • meghress19
    28 août 2010 at 9 h 09 min - Reply

    Merci Professeur Addi. Vous etes le vrai eclaireur (avec Dr Sidhoum, Djamel B ) de l’Algerie de demain.




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  • Brahim Younessi
    28 août 2010 at 15 h 16 min - Reply

    Bonjour,

    Ce débat « irréel » a été initié par deux sociologues qui ont tenu quasiment simultanément les mêmes propos sur l’écriture de la langue berbère en caractères arabes. L’un estime que l’avenir de la langue berbère « se joue dans sa formalisation en langue écrite avec l’alphabet arabe » et l’autre déclare : « Je suis pour l’écriture du berbère avec des caractères arabes. »
    Il me semble qu’il est tout à fait normal voire sain que des intellectuels non berbérophones donnent leur avis et prennent position sur cette question qui, comme le dit le professeur Ali El Kenz, intéresse toute l’Algérie. Le sujet qui est loin d’être fictif est forcément polémique. Et il l’est depuis au moins 1949 avec la crise que cette question a provoquée dans le mouvement national. Mais est-ce une raison pour l’escamoter, l’occulter ? L’aborder ce n’est pas lui donner la priorité au détriment des sujets cruciaux qui sont régulièrement débattus sur ce site. On sait depuis fort longtemps que les pouvoirs politiques interviennent dans la façon d’écrire une langue. Et les religions aussi ont eu une influence sur le choix de la transcription d’une langue à l’exemple des slaves qui ont opté pour le latin ou le cyrillique selon leur obédience religieuse : catholique pour les uns, orthodoxe pour les autres. Le cas le plus emblématique est sans doute celui de la Serbie et de la Croatie dont l’histoire est globalement commune, qui parlent la même langue mais l’écrivent avec des graphies différentes : la Serbie a conservé l’écriture cyrillique alors que la Croatie a adopté l’écriture latine.
    Et il arrive plus qu’on le croit que des individus changent la graphie d’une langue comme cela s’est produit en Turquie sur la décision d’Atatürk qui remplace les caractères arabes par les caractères latins. La langue vietnamienne est un autre cas de changement de graphie par la volonté coloniale de la France qui, en plus de sa langue, a imposé les caractères latins à certaines langues africaines.
    La langue berbère est une langue essentiellement orale ; il s’agit pour l’écrire de la doter d’un alphabet toujours en discussion entre les berbérophones eux-mêmes et les linguistes berbérisants.

    Salutations
    BY




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  • Liès
    28 août 2010 at 16 h 11 min - Reply

     »La langue berbère est une langue essentiellement orale ; il s’agit pour l’écrire de la doter d’un alphabet toujours en discussion entre les berbérophones eux-mêmes et les linguistes berbérisants. »

    Bravo @ si Younessi, pour cet avis réaliste et juste.
    On ne peut être plus clair et plus concret.

    Dans ce dossier, je m’inscris entièrement dans l’esprit de votre démarche.

    Fraternellement a toutes et a tous.

    Liès Asfour.




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    28 août 2010 at 16 h 41 min - Reply

    Assalam;

    J’ai tenu depuis le début à ne point m’immiscer dans ce débat si important mais malheureusement si polémique du fait de ses relents ethnicistes et sa dimension idéologique.
    Si la graphie latine est synonyme pour nos générations de violation de notre culture léguée avant la colonisation française, elle demeure inapte à rendre les parlers imazighene, contrairement à la graphie arabe, adaptée évidemment.
    Contrairement aux caractères latins, les caractères arabes sont légers en ce sens qu’ils peuvent admettre de nouveaux signes diacritiques, ce qui les rend facilement modifiables et sans créer des lettres lourdes, moches et illisibles et surtout sans risque d’ambigüité.
    Indépendamment de cela, notre appartenance à la sphère culturelle islamique, nous obligerait en conservant les caractères latins imposés par la puissance coloniale, qui a veillé à couper nos élites de leur culture arabe et islamique dans une tentative de génocide culturel, malgré les relents qui persistent encore à travers nos propres écrits dans cette graphie.
    Pour moi, et j’en ai fait l’expérience pendant que j’étais à UCLA, au début des années 1960’s, où je travaillais en « part-time », au Département de Berbère, avec le Professeur Applegate, il nous était plus facile de rendre les termes en graphie arabe, qu’en graphie latins, pour peu que nous rajoutions quelques point diacritiques à l’alphabet arabe, alors que pour la graphie latine, non seulement, il fallait inventer des graphies, mais pire, nous n’arrivions plus à nous relire !

    Cette question de graphie est synonyme pour moi, d’une tentative occulte et sournoise de désislamisation des imazighen, pour les couper de la lecture à la source du Coran et des ouvrages édités dans cette sphère culturelle.




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  • Brahim Younessi
    28 août 2010 at 21 h 56 min - Reply

    Bonsoir Si Abdel Madjid, Siyyam mekboul inchallah (voilà que j’écris l’arabe avec une graphie latine…)

    Dès lors que l’on évacue l’aspect idéologique de la question, on ne peut que constater, vous l’avez vous-même expérimenté, que les caractères arabes s’adaptent beaucoup mieux que la graphie latine pour écrire le tamazight. Les Perses ont fait cette expérience au VIIIème siècle en ajoutant à l’alphabet arabe qu’ils ont adopté des signes diacritiques comme le précisez au sujet du tamazight ainsi que trois lettres qui n’existent pas dans l’alphabet arabe le « p », le « g » et le « tch ». Je ne dispose pas d’un logiciel en langue arabe pour les reproduire. Pourquoi ce qui a été possible pour la langue persane ne le serait-il pas pour le berbère qui a baigné et qui baigne toujours dans un environnement islamique.

    Siyyam mekboul lil djami3

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  • rachid
    29 août 2010 at 17 h 19 min - Reply

    Bonjour, au temps qu’on pense transcrire l’arbae en caractères latins, on voit surgir des gens de nul part et hors domaine de competance pour donner un avis de tranhscrire le tamazight en caractères arabe , ça releve de la folie car le tamazight s’ecrit deja en caractères universels pourquoi veut on que cette langue soit cantoné dans sa region, eu lieu de donner des avis personnels vaut mieux laisser les specialistes continuer le developpement de cette langue dont les caractères sont deja fixé depuis plus de 20 ans, un dernier conseil, si on veut continuer dans le developpement il faut pas raser tout ce qui est deja fait et recommencer de zéro, faut deja regarder ce qui est fait et continuer dans le meme sens,




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  • Brahim Younessi
    29 août 2010 at 19 h 25 min - Reply

    Je vais être très succinct et sommaire parce qu’il me semble que ce sujet n’intéresse pas grand monde. Pourtant, il participe dans une très large part à l’élaboration du projet de société qu’il faudra bien, un jour ou l’autre, aborder.
    Le sujet est assez complexe parce qu’il exige des approches à la fois historique, sociologique, philosophique, religieuse et politique.
    Mais quel que soit le point de vue que l’on adopte, on peut observer que la laïcisation a concerné essentiellement les pays dont la majorité religieuse est catholique et la sécularisation ceux dont le protestantisme est majoritaire. Cela tient à la formation de l’Etat et de la nation qu’il n’est pas besoin de développer ici.
    Alors que la laïcisation vise l’autonomisation des institutions d’où la logique de la séparation, la sécularisation prétend au déclin de la religion dans la société sans que les Etats la répudie. Cela est le cas notamment des pays du nord de l’Europe.
    Le sécularisme est généralement un processus relativement long qui conduit à l’évacuation du religieux de l’espace public ; la laïcité, quant à elle, est une rupture « brutale » avec l’ordre « clérical » et les normes juridiques religieuses. Même si en France la séparation ne s’est faite sur le plan législatif qu’en 1905, plus d’un siècle après la révolution.
    Laïcisation et sécularisation sont deux façons différentes d’appréhender le religieux ou le spirituel, qui ont quand même comme objectif commun la monopolisation par l’Etat de l’élaboration de la loi.
    Dans un contexte musulman où il n’y a point de clergé, laïciser ou séculariser signifie évacuer le système normatif islamique parce que le droit dans un Etat laïque ou dans une société sécularisée est un droit positif. C’est là que se situe le nœud gordien de cette question. Et si j’ai bien compris le professeur Ali El Kenz qui se réfère au modèle « rochdien », la conciliation entre la foi et la raison concerne aussi le système normatif islamique. De ce point de vue, ce que l’on appelle le droit musulman allie à la fois l’une et l’autre à travers la loi divine (foi) et le fiqh (raison).
    Je tiens à préciser que l’église catholique sépare le séculier (prêtres qui sont dans le siècle) et le régulier qui obéit à un ordre monastique.

    Salutations
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  • Mohamed Jabara
    29 août 2010 at 23 h 39 min - Reply

    @Brahim Younessi.

    Bonsoir. « Siam makboul incha’allah ».

    Vous dites: « Je vais être très succinct et sommaire parce qu’il me semble que ce sujet n’intéresse pas grand monde. Pourtant, il participe dans une très large part à l’élaboration du projet de société qu’il faudra bien, un jour ou l’autre, aborder.
    Le sujet est assez complexe parce qu’il exige des approches à la fois historique, sociologique, philosophique, religieuse et politique ».

    Ce n’est pas que le sujet n’interesse personne, mais plutot qu’il est complexe et que le manque d’energie du au ramadhan n’incite pas particulièrement aux réflexions très poussées vers lesquelles vous orientez le débat.

    Tant sur le sujet du contenu de tamazight que de sa forme il y a un effet idéologique qui agit et accentue les effets filtre et halo pour déformer tout message en raison de la subjectivité qui s’y attache. La langue est ressentie par les personnes comme une donnée en partie endogène et qui est qui est à la base de leur personnalité, pusqu’elle a participé à la formation de cette personnalité à travers la culture qu’elle véhicule.

    Sujet donc très délicat à débattre sans outils qui procèdent de plusieurs disciplines à la fois, linguistiques, sémantiques, sociologiques, psycho-sociologiques, politiques etc… De sucroit, le débattre sur un forum public à l’évidence accentue encore la difficulté.

    Saha ramdanek.




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  • Abdel madjid AIT SAADI
    30 août 2010 at 4 h 46 min - Reply

    QUOTE :
    rachid dit :
    29 août 2010 à 17 h 19 min

    Bonjour, au temps qu’on pense transcrire l’arbae en caractères latins, on voit surgir des gens de nul part et hors domaine de competance pour donner un avis de tranhscrire le tamazight en caractères arabe , ça releve de la folie car le tamazight s’ecrit deja en caractères universels pourquoi veut on que cette langue soit cantoné dans sa region, eu lieu de donner des avis personnels vaut mieux laisser les specialistes continuer le developpement de cette langue dont les caractères sont deja fixé depuis plus de 20 ans, un dernier conseil, si on veut continuer dans le developpement il faut pas raser tout ce qui est deja fait et recommencer de zéro, faut deja regarder ce qui est fait et continuer dans le meme sens,

    UNQUOTE

    Assalam;

    J’espère que vous parlez uniquement de vous-mêmes ?
    Autrement vous devriez savoir qu’une extorsion scélérate de compétence, à la faveur d’un VIDE soigneusement et idiotement organisé par le régime, ne peut régler un problème qui engage la nation algérienne et les peuples du Maghreb Thamazgha.

    Qu’une clique d’écœurés par l’arabisme et le ba’athisme qui ont cru confondre le couple refouloir « Islam et arabité » de l’Algérie, pour certains d’entre eux les plus notoires, voire même son identité, se soit jetés dans la gueule du latinisme, ne me chaud guère. En effet, pour moi, ils ou elles ne sont après tout que les victimes expiatoires du génocide culturel subi par la nation algérienne durant la longue nuit coloniale. Ils vécurent en marge d’une société « pieds noirs » qui les a laissés sur le bord de la route, sans jamais les « intégrer » même quand ils ont tenté de se faire assimiler en reniant leurs racines, d’où leur errance identitaire. Mais si certains osèrent réagir en intégrant les mouvements nationalistes, ils subirent l’incompréhension de leurs coreligionnaires arabisants et de ce fait, ils en furent exclus malheureusement, les laissant en marge.
    Heureusement, la révolution a permis à certains et non des moindres de donner leurs lettres de noblesse aux activités nationalistes des régions imazighènes.

    Je ne vais don pas reprocher aux pionniers de la résurgence de thamazighth, leur adoption des caractères latins, car en fait, ils n’ont été que pragmatiques, vu pour leur majorité, qu’ils ne maitrisaient pas la lecture en arabe, et évidemment ils ont écrits en caractères latins, par simple souci d’efficacité.
    Mais ceci ne veut point dire qu’ils aient eu raison, car ce qui est compréhensible pour eux est tout simplement NEFASTE à terme pour les Imazighenes que nous sommes.

    En effet, leur démarche au demeurant compréhensible de leur point de vue, est par contre une monstruosité au niveau linguistique, d’une part, et une hérésie du point de vue culturel, psycho-sociologique et politique, d’autre part.

    Au moment où se créent des ensembles, la latinisation de la graphie amazighe, compromettra non seulement la construction de la nation algérienne, mais rendra impraticable toute idée de constitution d’une Thamazgha de l’Atlantique à l’Oasis de Sioua…

    Mohamed kherjouh Aissa ma yekbelnech, l’exemple de la Turquie qui frappe VAINEMENT aux portes de l’Europe, en est la preuve…
    Mouhamedh efghent Aissa ourthnikvilara, me disait rahimahou Allah, mon grand père, dans les années 50’s, quand il se gaussait à sa façon des « beni oui oui », des zazous de l’époque, et des « metrouzines »…




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  • liberté
    30 août 2010 at 9 h 30 min - Reply

    @ Brahim Younessi,

    Vous savez ce qui interesse les Algériens en 2010? C’est avoir un trvail,avoir un logement décent,vivre en toute sécurité en Algérie,des écoles et des universités dignes,des hopitaux ou la charte du patient est respectée et ou la prise en charge au niveau des soins est de qualité,une justice indépendante ou les droits de l’homme sont respectés,pouvoir d’achat et hygiéne quotidienne car le pays est devenu une grande poubelle.La question de la langue en Algérie ne sera réglée ni par toi ni par moi mais par le législateur et les linguistes.l’Algérien aspire à vivre dans un pays libre,démocratique ou l’alternance politique sera la régle comme dans les pays qui respectentles droits de l’homme.
    Amicalement




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  • el kenz ali
    30 août 2010 at 14 h 36 min - Reply

    à Yazid et Karim
    1 – La langue française n’est pas une langue étrangère en Algérie. Elle est y présente, à preuve ce blog et d’autres; on peut mesurer l’importance de cette présence par le fait que l’Algérie est le pays le plus francophone aprés la France. Mais cela ne signifie absolument pas que c’est une langue « nationale ».Comme le Romain de l’antiquité, elle s’est superposée aux langues maternelles de ce pays alors quel l’Arabe a été adoptée par une grande partie de sa population au point de devenir sa langue maternelle.Du fait de l’Islam et de l’écriture, cette deuxième langue à pris plus d’importance que la première.
    2 – Je n’ai pas ressenti, et encore aujourd’hui, de problème « identitaire » parce que je suis né et j’ai grandi non dans un village monolingue mais dans un quartier, peut-être plus petit en nombre qu’un village mais qui était une véritable « métropole » régionale, le faubour de l’Espérance de Skikda. Trés tôt, j’ai cotoyé les « Chaouias, les « Souaffa », les « Mozabites », les « kabyles », les « Jijelis et autres colliotes, Beni hadjras et autres qui ont peuplé cette ville et ce quartier tout au long du 20° siécle. »L’écart significatif » ne distinguait pas ces communautés lingustiques entre elles mais les séparait toutes ensemble réunies à travers le vocable d’Arabes » des autres , les Européens.C’est pour celà que je n’ai pas vécu ces questions identitaires comme d’autres.Mes amis d’enfance , dans la rue, comme à l’école et le lycée étaient kabyles ou chaouis, ou mozabites et autres et cela ne me posait aucun problème « identitaire ». Le Faubourg, ce microcosme, était déja un espace national.Ce n’est pas la sociologie qui m’a éduqué dans ce moule, mais l’histoire et si j’ai commis une erreur, c’est probablement d’avoir extrapolé mon expérience existentielle à celle de tous.Mais votre remarque m’ a ouvert les yeux sur l’importance de la géographie ou mieux de la topologie des lieux où on grandit et où ont vit qui préforme notre vision du monde.




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  • Brahim Younessi
    30 août 2010 at 15 h 26 min - Reply

    Bonjour,

    Liberté, remarquez d’abord le vouvoiement s’il vous plait. C’est une marque de respect entre nous lorsque nous conversons en langue française. Je vous incite à lire l’intervention que j’ai faite sur le débat en « zoom » « Pour un large front de l »opposition ». A ce sujet, vous ne faites qu’enfoncer des portes ouvertes. Qui ignore que c’est la préoccupation quotidienne de nos compatriotes depuis 1962 ? Selon vous, la population de Kabylie se fiche de la question de la langue parce qu’elle a, il n’y a pas de doute à cela, les mêmes préoccupations que les autres Algériens ?
    De la même façon que je ne peux, en effet, régler cette question de langue – mais je me donne le droit d’en débattre et de livrer un point de vue – vous ne pouvez, quant à vous, apporter une solution aux problèmes que vous évoquez. C’est le gouvernement qui en est chargé. Alors pourquoi vous permettez-vous de parler de sujets dont vous ne maîtrisez pas la décision ? Supposons maintenant que le pouvoir arrive à vous satisfaire sur de très nombreux points en particulier le travail, le logement, la sécurité, l’école, l’université, les hôpitaux, le pouvoir d’achat, l’hygiène, vous lui donneriez votre voix, vous l’applaudiriez ?
    Le Régime en place qui a toujours espérait se légitimer par la réussite économique depuis Boumédienne vient tout juste de lancer son troisième plan quinquennal 2010-2014 de 286 milliards de dollars qui répond parfaitement à votre quête. Attendez encore un peu et vous changeriez peut-être de pseudonyme.
    Et je veux apporter la précision que dans un post précédent j’avais dit que ce débat sur la langue était accessoire. Un débat sérieux, construit sur les points que M. Ali El Kenz a introduits (laïcisation et sécularisation) me paraît, en effet, plus utile pour préparer l’avenir.
    C’est ce qui devrait au même titre que les questions socio-économiques que vous soulevez intéresser des « intellectuels » parce qu’il s’agira, tôt ou tard, d’élaborer un pacte qui doit unir la nation algérienne pour éviter que l’identité de l’Algérie se décide par la violence.
    Mon cher Mohamed Jabara, c’est cette question, très importante à mes yeux, que je considère comme complexe à la fois dans son traitement théorique et son exploitation politique.
    Rachid, je ne peux pas, en ce qui me concerne, surgir de nulle part parce que j’interviens d’un endroit qui est mon domicile. Quant à la compétence, vous auriez pu nous faire profiter de la vôtre avant de dénoncer notre indigence. A vous lire, il me semble que vous êtes davantage un spécialiste en berbérophonie qu’en francophonie.
    S’agissant des caractères universels dont vous parlez et que personne ne connaît me font penser à cette langue artificielle qu’est l’Esperanto. Il n’y a pas, cher Monsieur, de caractères universels qui seraient, d’après vous, les caractères latins. Même dans l’Union européenne, deux pays au moins n’utilisent pas les caractères latins : la Grèce et la Bulgarie. Dans le monde, les 2/3 de l’humanité ont leur propre graphie comme la Chine ou l’Inde. Dans ce dernier pays, l’Ourdou s’écrit, sachez-le, avec des lettres arabo-persannes.

    Salutations
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  • liberté
    30 août 2010 at 21 h 15 min - Reply

    @ Brahim Younessi,

    Vous parlez de pouvoir,c’est qui pour vous le pouvoir en Algérie? que pensez-vous du parti politique DRS?

    En tant que citoyen Algérien j’aimerai bien que vous me fassiez un exposé sur le DRS dont tout le monde parle en Algérie. Je compte sur vous pour rester dans le vif du sujet DRS.

    Cordialement




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  • Brahim Younessi
    30 août 2010 at 23 h 08 min - Reply

    Liberté, vous connaissez certainement le DRS beaucoup mieux que moi. Cela fait près de 40 ans que je suis dans l’opposition.
    Salutations
    BY




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  • Congrès du Changement Démocratique