Édition du
25 March 2017

Ce que les imposteurs ont fait de notre Algérie

Notre  admirable pays dirigé par des malfrats et décrit ainsi par un guide touristique français. Triste Algérie !

El Watan.com. 24 août 2010

Un pays terreau de la frustration et de la jalousie, un peuple sensible uniquement aux ingérences étrangères, des hommes machos plus qu’ailleurs dans le monde, une jeunesse formée de crétins-frustrés, de pervers et de psychopathes, un quotidien sale, une hôtellerie archaïque et une milice à la solde de forces spéciales.

C’est avec ces termes que la destination Algérie est présentée aux lecteurs du Petit futé, le plus réputé des guides touristiques dans le monde sans que les officiels algériens réagissent à ce jour.
L’année passée, en septembre, le ministère du Tourisme a rendu un hommage aux efforts déployés par le Petit futé et autres guides avec l’intention d’acheter des centaines d’exemplaires sur fonds publics. Il y a quelques jours, un exemplaire de l’édition 2009-2010 du Petit futé Algérie, la quatrième, est tombé entre mes mains, et je me demande si les proches du ministre de l’époque ont pris la précaution de feuilleter ce guide avant d’initier la démarche. La même question se pose à propos des grands annonceurs publics que sont Air Algérie, l’ONAT, Moblis et l’hôtel Aurassi, pour ne citer que ces derniers, et qui ont, sans le savoir, subventionné une grave atteinte à l’image de la destination Algérie et à celle de tout le pays. Le drame est important, car le Petit futé est le guide qui reste le plus vendu dans le monde francophone.

Si l’ouvrage était un livre de politique ou d’économie touristique, on comprendra le recours aux termes et au style adoptés par les rédacteurs du Petit futé Algérie, mais il s’agit d’un guide touristique appelé à fournir une forme de conseils aux voyageurs potentiels sans parti pris politique. A travers cette contribution, je présente à l’opinion publique nationale et aux responsables en charge de la préservation de l’image de notre pays une lecture d’un des plus néfastes traités commis contre l’Algérie ces 10 dernières années.
Casbah délabrée, femmes légères et démocratie d’homosexuels.

Les attaques contre l’Algérie commencent dès la page 25 où est présentée la symbolique Casbah si chère à la mémoire collective algérienne. On ne peut parler d’Alger sans évoquer sa Casbah. Elle est la première destination de tout touriste qui passe par Alger. Reste que si les rédacteurs du Petit futé font un constat sans ménagement de l’état des lieux, ce qui est vrai, le reste des commentaires n’est pas innocent. Ainsi, on apprend que les Algériens seraient insensibles à l’état dans lequel se trouve leur Casbah, le cœur d’El Djazaïr. Les efforts de restauration sont imputés à une ingérence internationale plus qu’à une quelconque prise de conscience nationale.

Ainsi, à la page 25, on peut lire : «Au retour même timide des touristes, ou peut-être grâce à l’organisation de réunions internationales qui demandaient qu’Alger montre meilleure figure, des travaux ont enfin commencé début 2005». Comme tout patrimoine culturel, La Casbah intéresse et sensibilise les différents acteurs, algériens ou non, versés dans la préservation et la promotion de ce genre de patrimoine à travers des actions menées en concert avec les pouvoirs publics. Cela se fait partout dans le monde et non pas uniquement en Algérie.

Selon le Petit futé, ce peuple qui assassine son patrimoine culturel est plus cruel envers la femme. La sentence est écrite avec dérision. «Si les hommes algériens peuvent reconnaître haut et fort que les femmes sont leurs égales, sinon supérieures, reprenant le mythe de la bonne mère, dévouée et courageuse sans qui le pays n’existerait plus, bla, bla, bla, dans la réalité, il ne reste pas grand-chose de ce beau discours qui nous surprendrait presque…». J’avoue que dans ma carrière de journaliste spécialiste dans le tourisme, c’est la première fois que je lis un guide qui use de la formule «bla, bla, bla» pour mépriser une destination qu’il est censé présenter et conseiller à ses lecteurs.

«Le nouveau code de la famille présenté par Bouteflika en mars 2005 est loin d’être satisfaisant. L’idéologie islamiste a complètement assombri le regard des hommes sur les femmes. On voit, mais on ne connaît pas la femme. On ignore ou on en veut à celle qui par sa seule existence vous attirera dans les filets du mal. Comme ailleurs, et peut-être plus qu’ailleurs, les femmes sont souvent rabaissées, voire battues… Il est toujours normal pour un homme algérien de lever la main sur sa femme, sa petite amie, sa fille…», lit-ont toujours dans la page 105.

Le dénigrement va plus loin quand les rédacteurs du Petit futé Algérie insinuent avec des mots à peine cachés que l’activité religieuse chez la femme algérienne n’est qu’une distraction, voire un loisir pas plus. «Pour certaines femmes, participer aux réunions religieuses et à la prière du vendredi… est la seule occasion de sortir du domaine privé qu’est le foyer», lit-on encore à la page 105.
Au fur et à mesure qu’on avance dans la lecture du guide, on constate que la haine des rédacteurs augmente. Selon eux, l’Algérie, pays de «crétins frustrés» serait un terreau de la frustration et de la jalousie. Les termes sont clairs à la page 106, où l’on peut lire : «… Les crétins frustrés ne s’abstiennent pas ici qu’ailleurs et il reste difficile, voire impossible, de faire certaines choses comme de s’asseoir seule à une terrasse de café même dans les grandes villes. Et, amies, gardez à l’esprit que les ragots et les médisances naissent et prospèrent très rapidement dans le terreau de la frustration et de la jalousie.»

Les Algériennes seraient des femmes faciles, selon les rédacteurs du Petit futé Algérie, elles seraient d’hypocrites prostituées prêtes à se donner au premier venu pour un simple repas.
Pour le Petit futé Algérie, la prostitution est omniprésente en Algérie. Elle est dans les grandes villes, au cœur des résidences d’Etat et même sur internet. «… A Alger ou à Oran, de Club des Pins aux cabarets les plus miteux en passant par les restaurants, les bars d’hôtel et bien sûr internet et les sites de rencontre, des dizaines de filles cherchent une vie meilleure malgré les tabous, malgré le hidjab facilitant paradoxalement les choses, qui pour un cadeau, qui pour un dîner sortant de l’ordinaire, qu’on appartienne à la classe moyenne (s’il en reste une !) ou qu’on soit plus défavorisé… la prostitution est plus visible qu’on aurait pu l’imaginer dans la rue, dans les hôtels, très fréquentés l’après-midi, les bars de ces mêmes hôtels, les lieux de sortie nocturne», lit-on en page 106.
Pire, des faits divers sont déviés de leur contexte et rapportés toujours dans cette page donnant une image caricaturale des Algériens. D’un côté, des prostituées, et d’un autre, des violeurs.

«… Face à ce phénomène, des ‘‘barbus’’ ont monté des ‘‘raids’’ punitifs contre celles dont ‘‘on dit que…’’ qui ont tourné au viol collectif, voire plus, comme à Hassi Messaoud il n’y a pas si longtemps. Tout le monde le savait…», lit-on, toujours dans cette page.
Même en traitant des tenues vestimentaires des Algériennes, on profite pour dénigrer le peuple algérien et ses femmes. On a l’impression qu’on veut nous dire que si, aujourd’hui, juste pour un dîner, une Algérienne est prête à découcher, c’est parce que cela est ancrédans les mœurs des femmes de ce pays. Pour le besoins de la sale besogne, on recourt aux services d’un certain Nicolas Nicolays qui a rédigé au XVIe siècle des récits de voyages. Le passage suivant, tiré de ses récits, est reproduit dans le Petit futé Algérie : «Tout le long du fleuve et du rivage, les femmes et les filles esclaves maures de la ville d’Alger vont laver le linge, étant ordinairement toutes nues, excepté qu’elles portent une pièce de toile de coton de quelques couleurs bigarrées pour couvrir les parties secrètes (lesquelles toutefois pour peu d’argent elles découvrent volontiers)» Rien que ça !

Si, selon les rédacteurs du Petit futé Algérie, les Algériennes sont des femmes légères de naissance, même si elles portent un hidjab qui facilite «la chose» ; celles qui se sentent émancipées sont des égarées. «…Même si vous apercevez en ville des jeunes femmes habillées légèrement, ne sachant pas qui elles sont, où elles vivent ou comment elles sont jugées, évitez de faire comme elles en portant des tenues jugées provocantes», lit-on encore.
Sous le titre «Homosexualité», les rédacteurs du Petit futé algérien traient de la soif des Algériens à la démocratie. Ce raccourci qui résume les luttes des Algériens pour les libertés et la démocratie à celle de la population gay, qui dit avoir sa place dans la société, n’est pas saint du tout. C’est comme si les luttes de ce peuple pour la séparation des pouvoirs ont été menées exclusivement par des homosexuels. «Dans les années 1980, des associations ont cru pouvoir profiter de la démocratisation pour se faire entendre, mais quand les islamistes s’en sont mêlés les années suivantes, d’aucuns ont pensé qu’il était temps que le ménage soit fait», lit-on dans la page 107 dans la rubrique réservée à l’homosexualité. Une dérive !

On a l’impression que les réticences à l’homosexualité sont le propre de la seule société algérienne et de la religion musulmane. Toutefois, au lieu de donner l’avis des Algériens sur la question, on recourt à une citation d’un cheikh égyptien, comme s’il s’agit du Petit futé Egypte et non Algérie. Ainsi, on apprend, dans cette même page 107, que, selon le cheikh égyptien Abde Al Azim Al Mitaani, «la perversion sexuelle en général va à l’encontre de la volonté de Dieu et de sa création. Il s’agit de comportements méprisables dont se détournent même les animaux les plus vils». Un véritable racolage littéraire dans le seul but de nuire à l’Algérie. Pour rester dans le registre du bien et du mal, boire une bière en Algérie constitue un risque selon les rédacteurs du Petit futé Algérie. En effet, à propos des bars et cafés, on peut lire à la page 145 que «s’il est devenu facile de trouver des bars où l’on serre de l’alcool à Alger, il en va autrement dans d’autres villes et a fortiori à l’intérieur du pays. Les bars sont certes des lieux de convivialité mais aussi et surtout des lieux où les clients viennent pour s’enivrer ou pour oublier (alors que bien souvent les Algériens ont le vin triste) et il n’est pas rare d’y croiser des femmes.» Ne pouvant pas dire qu’en Algérie on ne peut pas boire d’alcool, on nous ressort cette histoire de vin triste.

Au pays des ragots, l’eau n’est pas potable et les hôtels sont désenchanteurs

Les rédacteurs du Petit futé Algérie reconnaissent à la page 107 que «l’espérance de vie est, certes, en régulière augmentation et supérieure à la moyenne africaine». Toutefois, ils rajoutent qu’elle «cache des difficultés croissantes» sans les préciser. Une contradiction qu’aucun professionnel ne peut commettre sauf s’il est mal intentionné. S’il est vrai que ce dernier reste en deçà des attentes des populations et des efforts financiers consentis, il reste que le système existe et qu’il est le premier responsable de l’augmentation de l’espérance de vie. Comme s’il fallait faire du mal à l’image de l’Algérie coûte que coûte, les rédacteurs du Petit futé Algérie écrivent dans la même page que «… la consommation d’anti dépresseurs, d’anxiolytiques et autres tranquillisants est également importante et dans certaines villes, le nombre de panneaux annonçant un psy peut surprendre.»

Aux touristes qui viennent en Algérie, les rédacteurs du Petit futé Algérie donnent un seul choix : ne rien boire du tout. «Dans les grandes villes, l’eau du robinet peut se boire à condition de tolérer les goûts la caractérisant», peut-on lire à la page 143 à propos de l’eau du robinet en Algérie. Quand on sait que l’eau est censée être incolore, inodore, on saisi la finalité du message. «Dans les sources des villages et des oasis, l’eau est meilleure au goût, mais peut être à l’origine de troubles intestinaux…», lit-on à propos de l’eau des sources, comme quoi, cette eau est aussi à éviter. Enfin, la suspicion touche aussi l’eau embouteillée. «On trouve partout des bouteilles d’eau minérale, pas toujours scellées, souvent de marque…», lit- on encore. Autrement dit, en Algérie, il est déconseillé de boire de l’eau.

Dans la page 462, les Algériens sont présentés comme des gens sales. «Principale particularité qui peut être un problème : la pénurie de l’eau ! Dans les toilettes des lieux publics ou même chez les particuliers, l’eau est stockée dans un récipient qu’on déverse dans la cuvette (sans exagérer sur la quantité) en guise de chasse d’eau. Dans la plupart des cas, comme il n’y a pas du tout- à-l’égout, on ne jette rien dans la cuvette. Une poubelle est presque toujours mise à disposition. Il s’agit juste de s’y habituer ! Autre particularité : il n’y a presque jamais de papier toilette», écrivent les rédacteurs.
A propos de l’hôtellerie, les rédacteurs du Petit futé signalent que «la capitale est assez bien pourvue en hôtels mais l’offre proprement touristique est assez restreinte pour une capitale. Le standing ne correspond pas au nombre d’étoiles affichées et les prétentions sont assez élevées au vu de la qualité des services proposés».

Ce constat dressé à la page 213 et jusque-là objectif et partagé, sauf que la suite, comme pour la question de l’eau, donne aux touristes potentiels un seul choix, celui de ne pas venir en Algérie.
«Si coupures d’eau, mobilier hétéroclite bancal et manque d’entretien sont le lot des hôtels de bas de gamme, c’est la qualité de l’accueil qui fait souvent défaut dans les hôtels des catégories supérieures», écrit-on pour dénigrer tout le parc hôtelier indépendamment de la gamme.

Ce parc est dénigré, aussi, indépendamment du statut «…Mais en ce qui concerne la qualité, on entre alors dans une autre dimension. Dans chaque ville d’importance, l’Etat gère un hôtel, souvent construit dans les années 1960… Ces hôtels, toujours très bien situés, ont malheureusement vieilli quand ils ne sont pas déjà agonisants… le personnel a pris de l’âge en même temps que les piscines se vidaient, que les jardins s’asséchaient, que la plomberie s’engorgeait de détritus divers ou que la moquette aux spirales psychédéliques pourrissait… Aujourd’hui, à de rares exceptions près, ces hôtels sont devenus plutôt sordides et le service très aléatoire», lit-on ! «D’autres hôtels, privés ceux-là, sont très fiers de leurs prestations mais n’espérez pas y trouver le confort qu’on s’est habitués à découvrir au Maroc voisin». Et voilà que même l’hôtellerie de droit privé est achevée. Même les établissements des chaînes internationales sont caricaturés, car l’essentiel est de nuire à la destination Algérie. «… Aucun hôtel algérien ne peut être qualifié de cadre enchanteur, le service laisse presque toujours à désirer, la plomberie et l’électricité peuvent inquiéter les plus anxieux et la propreté les plus maniaques… Les hôtels de chaînes internationales échappent évidemment à ce constat, mais leurs chambres ressemblent à celles que vous occupez à Miami ou à Melbourne», lit-on à la page 509.

Sous le titre Voyager seule, à la page 460, les rédacteurs du Petit futé Algérie versent davantage dans la méchanceté. Quand ils écrivent, en s’adressant aux touristes potentiels, «ce qu’il vous faudra éviter de chercher à éviter à tout prix, c’est de donner prise aux ragots, l’une des principales activités algériennes, que ce soit dans un petit village ou à Alger !» Je ne sais pas s’il existe, dans le monde, un seul gouvernement qui acceptera la présence de ces remarques déplacées sur sa population dans le plus grand tirage en matière de guides touristiques. A toutes celles qui voyagent seules, le Petit futé Algérie ne se prive pas de rappeler que les Algériens sont des obsédés harragas. «Dans le sud, les gens se sont habitués à voir des bras et des jambes nus, mais ils n’en pensent pas moins ! Garder à l’esprit que vous représentez le pays vers lequel on rêve très fort de s’envoler pour un meilleur avenir… Sachez donc rester circonspecte devant toute tentative de séduction un peu incongrue», lit-on à la même page

Milices, sida et persécution des libertés

Les rédacteurs du Petit futé Algérie semblent faire à travers la rubrique réservée à la police le procès de la politique sécuritaire d’un pays souverain plus que la présentation d’une destination. Ainsi, à la page 461, on peut lire : «Il y a trois types de représentants de l’ordre en Algérie : la police (en bleu), la gendarmerie (en vert) et les milices des forces spéciales ou de simples agents de sécurité (en noir). Difficile donc de savoir à qui on s’adresse.»
Avec ce constat, je ne vois pas de touristes prêts à prendre l’avion pour un pays dont les forces spéciales ont leurs milices et où il y a confusion dans le travail des différents corps de service de sécurité. Afin de jeter plus de doutes, à la même page, les rédacteurs écrivent : «Il n’y a presque pas eu de faux barrages, ces sinistres barrages dressés n’importe où, même sur les autoroutes, par des groupes terroristes cachés sous des tenues policières dérobées, on n’ose pas se demander comment.» On a l’impression de lire un rapport d’une organisation des droits de l’homme et non un guide touristique.

Le risque en Algérie ne s’arrête pas à ces faux barrages, selon le guide, il est aussi lié au sida et autres MST. Les conseils de prudence sont portés à la page 465 comme s’il ne s’agit pas d’un problème de santé publique mondial. «Avoir des relations sexuelles non protégées fait courir le risque de maladies sexuellement transmissibles, dont le sida qui n’épargne pas l’Algérie, mais aussi l’herpes, de chlamydiae et autres joyeusetés». Pour quelle intention inclure une mesure préventive générale dans Le Petit futé Algérie ? Le sida existe en Algérie, comme partout dans le monde pas plus !

Pas de libertés au pays de la mafia politico-financière

Etant moi-même journaliste, ayant à mon actif des années de prison avec sursis et des dizaines de millions de centimes d’amendes, je trouve inopportun que la question des libertés de la presse et de son combat figure dans un guide touristique avec des commentaires d’ordre politique.
Il y a confusion de genres, une instrumentalisation de la question, non pas pour défendre la cause des journalistes, mais pour nuire à la destination.

«A la lecture des titres parfois audacieux de certains journaux de la presse algérienne, on pourrait penser que la presse est libre en Algérie. Ce n’est plus le cas depuis 2004, année de la pénalisation des délits de presse. Et cette audace est chèrement payée souvent par la prison avec sursis et des amendes très sévères et quelquefois par la prison ferme… En revanche, des pressions de toutes natures sont constamment exercées sur les journalistes de la part des responsables politiques, de la mafia politico-financière, de notables et d’hommes d’affaires locaux mettant en péril leur métier et dans certains cas leur vie», lit-on à la page 473.
«Les journaux, leurs directeurs et leurs journalistes sont régulièrement assignés en justice pour répondre de plaintes pour diffamation et le plus acharné semble être le ministère de la Défense qui s’estime diffamé par la moindre allusion dans les caricatures et les articles publiés», lit-on encore à la même page pour donner une image plus sombre de l’Algérie et de son institution militaire.

Pour conclure, disons qu’un guide touristique qui s’attaque au président d’un pays et à son armée pour promouvoir la destination est une innovation. Il faut toutefois admettre que les responsables algériens ont été pris par abus de confiance. Moi-même je n’aurai jamais pensé que les rédacteurs d’un guide touristique, ceux du réputé Petit futé en particulier, capable de commette une telle agression contre un peuple et un pays. Moi-même je comptais des amis au sein de cette entreprise et avant de lire le guide, je n’ai jamais douté des qualités des rédacteurs.
Il ne sert à rien d’être présents dans les foires, de passer des pubs sur certaines TV si l’image de la destination est souillée dans les colonnes du premiers guide touristique dans le monde. Une action pour limiter les dégâts s’impose à court terme. Une autre action pour révolutionner les démarches de communication et promotion de la destination afin d’éviter ce genre de situation s’invite à moyen terme.

Mourad Kezzar

Nombre de lectures : 2324
16 Commentaires sur cet article

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  • Alilou
    24 août 2010 at 17 h 45 min - Reply

    Et vous me dites que c’est l’argent et le ministre de L’etat qui ont financé ce guide,

    On fait vraiment fort chez nous, on est devenu aussi des masochistes, maitre de l’auto-flagellation.

    Personnellement je ne suis pas choqué, certaines choses sont vrais, d’autres sont exagerées, mais vraiens aussi…

    Maintenant il faut reflechir a tete reposee et se dire pourquoi ? dans quel but ? veut-on reellement denigrer notre patrie  »Si c’est reellement du denigrement » ou bien y a enguille sous roche, a faire eloigner les regards sur ce qui se trame chez nous ???

    Silence on tue.

    J’ai vu un garcon battre sa copine devant tout le monde dans un parc public et personne n’a lever … les yeux, pas giffler mais des coups de poings et pieds par terre…

    La prostitution existe partout et c’est vrais, pas de quoi etre choqué, alcool, cabarets…

    Je ne suis pas choqué pour la simple et unique raison que personnellement je viens de passer 3 semaines la abs et ce qui se dit dans ce guide est vrais./

    Il ne faut pas jouer au vierges effarouchees

    Oui ma nation est devenu ce qu’elle est aujourd’hui grace a l’aide et au concours des algeriens eux meme.
    salutation




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  • citoyen
    24 août 2010 at 18 h 35 min - Reply

    beacoup de verités mr kezzar je ne vois pas pourquoi vous vous offusqué de la sorte, pour les hotels l eau et le reste je suis desolé c toute la verité.




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  • h’mida
    24 août 2010 at 20 h 05 min - Reply

    Ben quoi c’est vrai ce que dit ce guide touristique. Mr Kezzar au lieu de s’offusquer et de prétendre à une quelconque pseudo-fierté il faudrait admettre cet état de fait et interpeler(soupir)le régime qui pérore comme un coq dans la bassecour les pieds dans la fange. Nous sommes devenus tous sales! nous ne voyons plus les ordures qui nous entourent, car nous ne croyons plus en ce pays. Chaque Algérien ne pense qu’à sa survie…au quotidien.




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  • amrouche
    24 août 2010 at 20 h 44 min - Reply

    Je trouve que le guide joue bien son rôle.
    la vérité est dure entendre et à accepter! Pour te soulager Mr Kezzar, les étrangers n’ont pas attendu ce guide pour se faire une idée sur notre pays. Mr Kezzar, est-ce que vous conseillerez à un de vos amis étrangers d’aller passer ses vacances en Algérie ? répondez franchement!




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  • Massi
    24 août 2010 at 21 h 17 min - Reply

    Ce n’est peut-être pas gentil ni flatteur de la part d’un guide touristique, mais il y a beaucoup de vérités. J’ai bien aimé le terme crétins-frustrés (c’est vrai qu’il y en a partout dans le monde, mais chez nous c’est pratiquement la règle).




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  • personne
    25 août 2010 at 0 h 21 min - Reply

    cs commentaires sont plus fort que le petit foutu…




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  • Bladi
    25 août 2010 at 1 h 00 min - Reply
  • Ammisaid
    25 août 2010 at 2 h 48 min - Reply

    Je suis votre terre. Je suis une partie de l’univers. Vous marchez, vous dormez, vous manger, vous travaillez…sur moi. Je suis votre maison. Je ne suis votre prison. De moi vous pouvez voir l’horizon. Je vous laisse partir et je vous laisse revenir quand vivant ou mort. Je vous supporte. Je ne vous dis rien, je ne vous impose rien et je reste prosternation pour l’éternité. Vous êtes les rois et je suis votre esclave soumis. Je ne fais rien d’autre que ce que m’oblige à faire mon créateur. Je suis soumise à vous mais avant tout je suis soumise à mon seigneur. Je suis cette terre où vous êtes, en grande majorité, tous et toutes nés. Cette terre qui vous a offert un toit et de quoi vous nourrir. Vous avez le droit de tout faire sur moi mais je vous conseille de faire ce qui vous sera utile et ce qui satisfera vos désirs purs. Je suis cette terre qui vous nourrit telle une mère qui nourrit son bébé tous les jours. Je vous ai offert tout ce que je possède. Je produit même si je ne suis pas labourée, ni semée, ni plantée. Je vous donne et je n’exige de vous aucun effort. Les limites de ma générosité sont celles que le Seigneur m’a imposé. Vous savez qu’à une certaine époque je fournissais de blé même les lointaines contrées. Je vous offre des richesses qui peuvent vous permettre d’assurer tous vos besoins. Il vous suffit d’être raisonnable et juste. Je vous offre une diversité magnifique, généreuse et illimitée. J’ai une histoire, c’est votre histoire et celle de vos ancêtres. Je ne suis pas responsable de vos querelles, de vos discordes et de vos guerres. J’assume vos erreurs et j’essaye tant bien que mal de cacher vos tares. J’ai absorbé des litres et des litres de sang de vos martyres et de tous les innocents que vos mains avaient passé de la vie à la mort. J’ai offert des tombes à tous ceux et toutes celles que certains de vous avez décidé de ne pas les autoriser à marcher sur mon sol: digne, libre et prospère. J’ai tout vu de vos crimes. J’ai entendu les hurlements de ceux que vous aviez torturés, humiliés, castrés et violés. J’ai laissé coulé sur moi les larmes douloureux de vos veuves et de vos orphelins. J’ai assisté à tous les massacres que vous aviez perpétré sur mon peuple. Je connais les commanditaires de toutes les destructions dont j’étais victimes. Je connais tous vos rêves, tous vos soupirs, tous vos désirs et tous vos cauchemars. Je m’en lave les mains je ne suis pas responsable de leurs vies. J’ai quelqu’un vers à partager avec vous les voilà:
    Comment purifier ce qui est mélangé par sang ?
    Comment délier les gênes qui ont défier le temps?
    Comment séparer deux langues qui vivent en harmonie ?
    Comment jeter une religion qui englobe l’infini ?

    L’effet n’existe que par la cause qui la fait exister
    Comment trouver une solution à un problème qui règne sur vous pitié ?
    Comment éteindre un feu qui est sans cesse alimenté ?
    A quoi bon de chercher la porte dont la clef n’est trouvé ?

    Le tyran étranger vous l’avez chassé mais vous avez oublié que c’est votre frère qui l’avait remplacé et vous faîtes semble d’ignorer que c’était lui qui l’avait installé
    Comment détruire le mur de la perversité, du mensonge et de la barbarie si vous continuez à l’attaquer en ordre dispersé ?
    Comment accéder à la liberté et à la dignité quand vous restez subjuguer par les futilités et banalités ?
    A quoi bon le savoir et la science si c’est pour renforcer les noeuds qui sont déjà solidifiés et si c’est pour ajouter les ténèbres à l’obscurité ?

    Le mal est devenu une hirfa que beaucoup parmi vous essayent de l’acquérir, de le maîtriser et de l’exercer
    Pourquoi vous continuez à accuser vos langues, votre religion et votre histoire d’être responsables de ceux que font ces gueux qui vous dirigent avec une grande facilité ?
    Comment monter une pente quand on se laisse, sciemment, glisser ?
    A quoi bon d’avoir des rêves quand les valeurs de bonté, de fraternité, de solidarité et d’humilité ne sont plus enseignés ?

    Mes entrailles attendent avec impatience ceux qui m’ont oublié et qui ont oublié que je serais une prison sans pitié quand je les aurais attrapé.
    Maudits soient ceux qui essayent d’éliminer ou de brimer
    Celui ou celle qui est pacifique avec ses propres
    idées
    Maudits soient ceux qui continuent à s’entre-déchirer et à s’entre-tuer
    Pour les détails, les banalités et les futilités

    Ma terre est diverse, c’est dieu qui l’avait voulu
    La diviser pour satisfaire les folies des hommes têtus
    N’est ni raisonnable, ni sage, ni intelligent
    Et n’est ni bénéfique aux croyants, ni aux mécréants
    Ouvrez vos yeux pas ceux de l’avidité, de l’ignorance, de l’avarice, de l’hypocrisie, de la perversité, de la haine, du racisme et de la jalousie mais ceux de votre coeur et de vos votre humanité.
    Regardez-moi, sereinement et tranquillement, vous verrez combien je suis belle, solide, riche et patiente.
    Regardez-moi et vous verrez la beauté magnifique de mes plages, l’entendue de mes prairies, la majesté et la sérénité de mes montagnes, la grandeur de mon histoire réelle et la puissance et le silence de mon désert.
    Regardez-moi et profitez sans se rassasier de la clarté de mes journées, de la tranquillité de mes nuits, des merveilleuses couleurs du couchée de mon soleil et de la tendresse de l’aube de mes jours.
    Regerdez-moi et aimez-moi comme quayes avait aimé leila, respectez-moi, labourez-moi, arrosez-moi, semez-moi…vous ne le regretterez jamais. Parole de votre terre, de votre mère jusqu’à la fin des jours.
    Fraternellement à toutes et à tous




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  • shalg
    25 août 2010 at 3 h 56 min - Reply

    bonjour,

    Que Dieu nous pardonne notre inertie au point que l’on ne s’offusque même plus des insanités qui sont proférées à l’encontre de notre honneur, de notre pays bon sang !!! Pour ma part, je suis beaucoup trop jaloux de mon Algérianité pour me laisser insulter de la sorte, nos mères, nos soeurs ne sont pas des filles faciles, nos frères ne sont pas tous des crétins psychopates l’indigence intellectuelle n’est pas érigée en norme dans notre contrée. Enfin bref, je suis ulcéré, et si le combat contre ce régime criminel est légitime, il ne s’agit pas pour autant d’agréer toutes formes de critiques surtout quand celles-ci relève manifestement de l’insulte.

    fraternellement

    Sofiane




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  • Rbaoui
    25 août 2010 at 8 h 50 min - Reply

    @ Mourad Kezzar:
    « Moi-même je comptais des amis au sein de cette entreprise et avant de lire le guide, je n’ai jamais douté des qualités des rédacteurs. »
    Je suis desole pour vos amis du repute Pti Fute que vous semblez avoir perdu.
    En consultant d’autres guides touristiques:
    Le Routard
    De par sa proximité géographique, historique, culturelle, mais aussi humaine, l’Algérie est un pays auquel se sentent attachés beaucoup de Français. Ce voisin d’en face reste pourtant assez méconnu. Après une décennie noire pendant laquelle le tourisme fut mis entre parenthèses, l’Algérie ouvre ses portes et nous invite à explorer ses contrées magnifiques.
    Forum du Routard:
    Méfiez vous du guide Petit futé Algerie…
    Posté par bosam80 le 24 août 2010 à 12:42 dans Autre
    Je tiens à retenir l’attention de tout le monde de faire attention au guide Le Petit Futé, Algérie, édition 2009/2010. Car ce guide comporte d’énorme préjugés, fausses informations, commentaires déplacés et dénigrement de la destination Algérie, principalement dans les pages 25, 105, 106, 107, 145, 167, 143, etc…
    donc méfiance, et évitez ce guide.

    Je me demande même comment ce genre de guide est en vente, ce qui est sensé donner une belle image de l’algerie et promouvoir la destination Algérie fait dans l’acharnement et dans la méchanceté gratuite ! je me demande dans quel but !?

    lonely planet:
    Travel Alert: The security situation in Algeria is volatile; check Safe Travel for current government warnings.Once a popular holiday destination on a par with neighbouring Morocco, Algeria’s tourist… of visitors is a great shame, as Algeria is one of the most fascinating countries in North Africa
    Forum:
    Recent experiences of Algeria
    I regularly read different pages on Thorntree and found some of the discussions about Algeria very helpful, so felt it may be useful to add few of my thoughts to these pages. If anyone has questions, you are very welcome to message me directly or post a comment. I think it is fair to acknowledge that Algeria does have something of an image problem in a lot of Europe, which in my opinion having visited is undeserved. I also feel that the travel « advice » provided by different European governments including my own (UK) includes wildly exagerrated security warnings. There are problems in some parts of the country-particularly around the southern border areas with Niger and Mali, however this is a vast, unpatrollable area and to put the distance in some sort of context, it is quicker to get to London from Algiers than it is to get to some of the southern towns. And the cynic in me thinks it is rather helpful for authoritarian governments to keep up a high level of security threat-and all of the Governments in North Africa are authoritarian to a greater or lesser extent; not democracies in the European sense.

    I travelled independently for two weeks in the east of Algeria (Bejaia, Boumerdes, Constantine, Annaba-as well as visiting the Chrea mountains) and had nothing but positive experiences. I should add that I physically look and sound like someone from northern Europe, and to my shame do not speak any language other than English. At no time did I encounter any hostility however and I often found people to be extremely friendly and prepared to go out of their way to help. There are not many tourists in Algeria-in fact I didn’t meet any over the two weeks.

    For those who are considering visiting, my advice would be ‘do it, do it,do it’. There are obstacles-the visa process in particular is a pain, and not all Algerian Consulates see it as their job to be helpful. However visa processes work both ways and it is in many cases easier for people from Europe and the US to get to Algeria than it is the other way around. I had a bit of a battle to get my visa but can honestly say that my visit to Algeria was one of the most worthwhile and interesting holidays I have had. The effort was well, well worth it however it can take time, so don’t cram it in at the last moment.

    I was really impressed with the coastline and mountains, and many of the towns/cities are a pleasing mixture of Turkish and French architecture. My visit got off to a flying start in Algiers, with the jaw dropping experience of a taxi driver charging me the correct amount and no more. With a distinctly French feel to it, Algiers is every part the busy, bustling Mediterranean city you would expect. Some would see it as dirty, smelly and noisy however I felt it had a lot of character. And the Kasbah is really interesting although probably best if you can find a guide or someone who knows their way around.

    Less than one hour from the Capital, I went up the spectacular Chrea Mountains by cable car. This pristine alpine wonderland is a prime example of the progress the country has made away from the horrors of bloody Civil War. Previously occupied by brutal, bearded Jihadists armed to the teeth and taking pot-shots at nearby towns, it has now returned to the paradise it was destined to be with clear air, forests and unspoiled mountain scenery that would not look out of place in the Alps. Further into the Chrea Mountains, wild monkeys carrying little babies stuck around by the road-waiting for the next benevolent passers by to toss them some food.

    Contrasting scenery was provided further east in the coastal city of Annaba near Tunisia, with spectacular headlands, palm trees and clear blue Mediterranean waters. Outside Annaba I visited the charming village of Seraidi, with a faded but nevertheless impressive hotel once enjoyed by Fidel Castro and a host of different African leaders looking down upon wooded hills to the water.
    With a history stretching back thousands of years, there is no shortage of well preserved and undisturbed archaeological sites particularly from the Roman era when North Africa was the ‘bread basket’ of the empire. Outside Annaba, the impressive basilica of St Augustine was impeccably well preserved and acted as a reminder of a Christian past in this overwhelmingly Islamic country. And I also came across a very well preserved British World War Two cemetery; carefully tended by friendly grounds men who appeared to be moonlighting as football commentators and were only too keen to offer their predictions for the upcoming England-Algeria game. I also visited Bejaia, which again is an attractive place and has some spectacular coastal scenery.

    For me though, the most worthwhile part was the people I stayed with and met. I was Couchsurfing mostly, but found people to be so helpful, friendly and welcoming. I came into contact with a lot of people who were very friendly and curious-quite a few of whom had not met native English speaking foreigners before (including people studying translation or English at university!), and so had plenty of questions to answer, but really valued the chance to speak to people. I found the conversations to be very informative-particularly when discussing some of the recent history.

    I think it is fair to say that Algeria is a little way off becoming a package holiday destinations. One of the main problems it seems to me is one of organisation; train lines exist and new trains are coming on track, however the information is often hard to track down unless you physically visit the station. Hotels exist but again can be difficult to get in touch with. Algeria is not yet used to large scale tourism and so this is still work in progress. However Algeria is a goldmine of interest for those who enjoy independent travel, meeting people and learning about the society and history. Algerians are also resilient, warm and determined people-and I came away with quite a few new friends.

    So if you are keen to go but frustrated by the visa process or getting scared by the security warnings, my advice would be to do your research but to press on. Obviously make plans and build in time for possible delays, however the most worthwhile things in life often take time and organisation. For me, Algeria was a highly worthwhile country to visit and if my thoughts may be helpful in encouraging/persuading people to visit this wonderful country then I will be very pleased-not least because it seems like quite good payback for the people who helped me along the way.

    If anyone has questions or comments, please feel free to get in touch and I’d be happy to try and help!
    pompeyollie
    24-Jun-2010 07:18




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  • Zineb Azouz
    25 août 2010 at 13 h 57 min - Reply

    Je viens de recevoir cet article et je m’en félicite de le trouver sur LQA.

    Est ce Ksentine l’a lu ? lui qui s’inquiète tant pour l’image du pays tant amochér par les familles des disparus ?

    EN tout cas je suis convaincu s’auto détruira à force de ocntradictions et d’over dose de Bêtises et d’inépties.

    ZA




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  • diegol
    25 août 2010 at 16 h 04 min - Reply

    salam;

    sur un forum, on a publier cet article et on a eu des avis différents mais ce qui choque c’est que pas mal de phrase ont été déformé par le journaliste amgérien.
    car si vous voulez lire le guide voici le lien:
    http://books.google.fr/books?id=0t7VC0FXZqYC&lpg=PA42&ots=ziymg8yTx1&dq=Les%20r%C3%A9dacteurs%20du%20Petit%20fut%C3%A9%20Alg%C3%A9rie&pg=PP1#v=onepage&q&f=false
     »
    je cite un commentaire sur le sujet dans un forum:
    faut s’en prendre surtout a nos torchons a nous qui font dans le sensationnel.qui savent que l’algérien gobe tout ce qu’on lui raconte etne prend pas la peine de verifié ce qu’on lui expose.  »

    tout ce qui raconté dans le guide est vrai. arrêtons de nous mentir.




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  • benamina
    26 août 2010 at 17 h 06 min - Reply

    Ce texte me rappelle une histoire véridique qui a eu lieu dans la wilaya d’Illizi au milieu des années 80s. Sur la route entre Illizi et Djanet, un des véhicules d’une caravane de touristes allemands est tombée en panne. Après de longues heures de manipulations sur le 4/4 les germains commençaient à désespérer de venir à bout de la panne qui survenait au mauvais moment pour le groupe qui pensait rejoindre Djanet avant la tombée de la nuit. Passait, alors, une land-rover de l’armée. Le chef de bord, un sergent-chef, voyant la scène, ordonna au chauffeur de s’arrêter. Après les salutations d’usage et l’offre de service (providentiel !) acceptée, le sous-officier algérien s’employa à venir à bout du véhicule récalcitrant. Après une vingtaine de minutes,le véhicule céda au talent de mécanicien du soldat, à la grande satisfaction du groupe de touristes. Passés les remerciements d’usage et les salutations de séparation, le chef du groupe, voulant certainement exprimer plus vivement sa gratitude essaya de glisser quelques billets dans la main du mécanicien providentiel. Se sentant offensé par ce geste auquel il ne s’attendait pas, l’algérien cria à la face du touriste maladroit qu’il n’avait pas agi pour de l’argent et que s’il avait su qu’il allait être froissé de la sorte, il aurait mieux fait de poursuivre son chemin sans s’arrêter. Et les séparations qui devaient se faire dans la chaleur et l’amitié se firent dans la tiédeur et le regret, du fait de la maladresse du touriste. Je me rappelle aussi que jusqu’à une époque récente, dans les guides touristiques français traitant des pays du maghreb, dans le volet consacré à l’Algérie (uniquement l’Algérie) on pouvait lire en nota bene bien en évidence qu’il était conseillé d’éviter de donner du pourboire, chose pouvant être jugée offensante par les autochtones.




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  • Rédaction
    27 août 2010 at 0 h 09 min - Reply

    L’Algérien rabaisse et bat les femmes ? « Petit Futé » assume
    Par Chloé Leprince | Rue89 | 26/08/2010 | 16H59

    Info signalée par un internaute« Régulièrement, la presse se fait l’écho de maltraitances mais rien n’y fait et il est toujours normal pour un homme algérien de lever la main sur sa femme, sa petite amie, sa fille, sa sœur, etc… » La phrase vous semble un rien stigmatisante ? Elle figure noir sur blanc dans le guide « Le Petit Futé » sur l’Algérie. C’est un riverain qui nous l’a signalé, après lecture du quotidien algérien El-Watan qui signait lundi 23 août un article outré sur le guide de voyage.

    Après avoir tardé à réagir, Jean-Paul Labourdette, directeur de la collection, nous a rappelé de l’étranger ce jeudi midi. Pour dire à son tour son « étonnement » :

    « Ce guide a plus de deux ans, c’est sa quatrième édition, il a été relu par nous et validé par le bureau de la censure des autorités algériennes… Je ne comprends pas bien pourquoi El-Watan fait cette polémique aujourd’hui. Pourquoi s’attaque-t-on au “Petit Futé” ? »

    « Nous faisons la promotion de la destination ! »

    Page 105 du « Petit Futé » (cliquez pour y accéder).Pour désamorcer les critiques qui commencent à poindre, l’éditeur affirme qu’il est au contraire parmi les seuls à « faire la promotion de l’Algérie » – « Le Quai d’Orsay nous l’a même parfois reproché ! »

    Parce qu’il assume « ne pas tout peindre en rose », le patron du « Petit Futé » endosse l’intégralité des extraits dénoncés par El Watan qui épingle notamment des phrases comme celles-ci :

    *

    Page 105 : « Le nouveau code de la famille présenté par Bouteflika en mars 2005 est loin d’être satisfaisant. L’idéologie islamiste a complètement assombri le regard des hommes sur les femmes. On voit, mais on ne connaît pas la femme. On ignore ou on en veut à celle qui par sa seule existence vous attirera dans les filets du mal. Comme ailleurs, et peut-être plus qu’ailleurs, les femmes sont souvent rabaissées, voire battues… »
    *

    Page 460 : « Ce qu’il vous faudra chercher à éviter à tout prix, c’est de donner prise aux ragots, l’une des principales activités algériennes, que ce soit dans un petit village ou à Alger ! »
    *

    Page 106 sur la prostitution : « A Alger ou à Oran, du Club des Pins aux cabarets les plus miteux en passant par les restaurants, les bars d’hôtel et bien sûr Internet et les sites de rencontres, des dizaines de filles cherchent une vie meilleure malgré les tabous, malgré le hijab facilitant paradoxalement les choses. »

    « La société algérienne telle que l’auteur l’a ressentie »

    « Le Petit Futé » sur l’Algérie.Jean-Paul Labourdette, lui, rétorque qu’il faut « s’intéresser à l’intégralité de l’ouvrage », mais aussi qu’il y a « quand même des réalités » :

    « Ça n’a rien de stigmatisant. Je ne vois pas pourquoi l’auteur n’aurait pas le droit d’écrire l’analyse qu’il fait de la société algérienne telle qu’il l’a ressentie. Une partie des extraits critiqués figuraient d’ailleurs dans les éditions précédentes et il n’y a jamais eu de problème.

    Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas décrire notre vision. Surtout que des dizaines d’articles dans la presse européenne relatent ces faits, par exemple sur la situation des femmes, la corruption, le système économique du pays. »

    D’autres passages, moins immédiatement stigmatisants, continuent d’agiter la polémique de l’autre côté de la Méditerranée. El-Watan épingle par exemple que « Le Petit Futé » souligne l’absence de papier toilette ou le piètre confort du parc hôtelier.

    Pour lester sa défense, « Le Petit Futé » assure que les commentaires sur le site d’El-Watan et les échanges sur Facebook sur la sujet donnent raison aux auteurs du guide. Pour Jean-Paul Labourdette, la question principale demeure toutefois :

    « Qui et pourquoi s’en prend-on au “Petit Futé” ? »

    Le patron du guide précise qu’à l’occasion de la cinquième édition, à paraître d’ici quelques semaines, « deux ou trois phrases seront peut-être modifiées » à la marge, mais pas « ce qui rend compte de réalités factuelles ».




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  • bouyilès
    27 août 2010 at 0 h 36 min - Reply

    C’est tout simplement le regard que portent les autres sur nous.Si à leurs yeux nous avons des carences qui peuvent freiner le tourisme vers notre pays et qu’ils les exposent naivement dans leur guide,notre réaction serait de les prendre en charge et d’essayer de nous corriger.
    Sinon ,il faut leur dire que tout simplement l’Algérie se suffit à elle-même et que nous n’avons pas pas besoin de l’argent du tourisme pour vivre.En quelque sorte les envoyer balader ailleurs.
    Vous savez que le Nif a un prix,et c’est celui-là.




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  • Rédaction
    28 août 2010 at 11 h 16 min - Reply

    Le petit Futé et la déstination Algérie
    Grande polémique sur la Toile
    El Watan, 28 août 2010

    La contribution de Mourad Kezzar sur la «féroce attaque contre la destination Algérie par le Petit Futé», publiée dans nos colonnes, a suscité plusieurs réactions.

    Le site web du journal a reçu plusieurs commentaires à ce sujet. Jean-Paul Labourdette, directeur de la collection du Petit Futé, a choisi le site Rue89 pour dire son «étonnement» vis-à-vis de cette polémique. A ses yeux, il faut «s’intéresser à l’intégralité de l’ouvrage. Ça n’a rien de stigmatisant. Je ne vois pas pourquoi l’auteur n’aurait pas le droit d’écrire l’analyse qu’il fait de la société algérienne telle qu’il l’a ressentie. Une partie des extraits critiqués figuraient d’ailleurs dans les éditions précédentes et il n’y a jamais eu de problème». Il ajoute qu’«il ne voit pas pourquoi on ne pourrait pas décrire notre vision. Surtout que des dizaines d’articles dans la presse européenne relatent ces faits, par exemple sur la situation des femmes, la corruption, le système économique du pays».
    Le patron du guide précise qu’à l’occasion de la cinquième édition, à paraître d’ici quelques semaines, «deux ou trois phrases seront peut-être modifiées», à la marge, mais pas «ce qui rend compte de réalités factuelles». Pour atténuer les critiques, l’éditeur sort un nouvel argument : le guide est le seul à «faire la promotion de l’Algérie» et cela malgré le fait que «le Quai d’Orsay nous l’a même parfois reproché».
    Un internaute pense plutôt que Mourad Kezzar est un manipulateur (imputation du texte + contre-sens + exagération mensongère).
    «L’auteur est un professionnel du tourisme qui était cité dans les précédentes éditions (dont le contenu «scandaleux» n’est pas différent de l’édition incriminée) du Petit Futé, mais qui a disparu dans l’actuelle d’où son courroux. Nous assistons à un petit règlement de comptes par un appel abusif du nif et du patriotisme algériens. Une vulgaire vengeance. C’est inadmissible !»
    Kezzar a sorti des phrases de leur contexte et les a tronquées à plusieurs reprises, pensent certains. S’il est vrai que le guide n’est parfois pas tendre avec les hommes algériens, on a une description idyllique du pays, très positive des paysages des gens et des lieux. Les extraits donnés dans cet article collés les uns aux autres occultent totalement le bilan plutôt positif de l’ouvrage.

    Un lecteur a relevé le fait que le rôle d’un guide «n’est pas de plomber le tourisme, mais plutôt d’encourager le dépassement des frontières», même s’il se doit de «décrire au mieux ce que le touriste doit découvrir, il doit le faire avec diplomatie». Dans certains pays où il s’est rendu, «la saleté et l’intolérance existaient aussi, mais aucune méchanceté de ce genre n’a jamais été notifiée dans les guides». D’un point de vue sociologique, il serait intéressant de connaître les réels fondements de ce type d’opinion et surtout de cette vision, voire de cette illusion sans jeu de mots. Nous contemplons les mêmes choses, mais nous les interprétons différemment…
    Mais au-delà des versions données, un problème de fond est posé : quelle est la place de la destination Algérie ? Le tourisme est-il une priorité du gouvernement ou un secteur qui change de ministre tous les deux ans en moyenne sans qu’on ne décèle le changement tant attendu ? Un internaute a fait la réflexion suivante : «On est à la traîne, non seulement, on n’arrive pas à attirer les touristes étrangers, mais on a réussi à faire fuir les Algériens de leur pays : plus d’un million d’Algériens se sont déplacés en Tunisie pour passer leurs vacances.» Un autre internaute enfonce le clou : «Le petit est vraiment… futé. Tout ce qu’il décrit est la vérité, pourquoi se mentir ? Au contraire, ce sont ce genre de critiques qui devrait nous faire voir nos erreurs, ce ne sont ni plus ni moins que des critiques constructives, mais nous Algériens, nous avons pris l’habitude de ne pas accepter les conseils de bonne volonté. Comme si on vivait dans un paradis et que ce monsieur du Petit Futé voulait couler notre si énorme économie du tourisme ou que nos hommes n’avaient aucune frustration de quel type que ce soit (travail, argent, sexe, religion).»
    La polémique doit inciter les dirigeants à prendre conscience que le tourisme est basé sur l’image, sur tout ce qui donne envie de visiter et de rencontrer les gens. S’il y avait un effort à faire en Algérie, c’est à notre sens celui-là.
    Kamel Benelkadi




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  • Congrès du Changement Démocratique