Édition du
26 March 2017

Une question de vie ou de mort. Des questions

Par Mahieddine Lachref

Le pouvoir algérien réprime, opprime, assassine, censure. Certaines personnes, en apprenant ceci, s’étonnent et, en écarquillant les yeux, se mettent à lorgner du coté de ceux « d’en haut » pour comprendre ce qui se passe ou alors envoie des messages, histoire d’alerter l’opinion publique internationale et faire ainsi des pressions sur le régime en place. C’est bien  et il n’est pas si mauvais d’appeler cela du militantisme. Quand maintenant un groupe de militants essaie d’organiser quelque chose, comme un meeting, une conférence ou une table ronde; et que le pouvoir n’intervient pas, ils font de sorte que ça se termine dans la sérénité et c’est bien tout. Ceci est également une assez bonne pratique militante qui renseigne sur la pédagogie de certains militants. Mais la question qui se pose: peut-on attendre du pouvoir en place à ce qu’il n’opprime pas, ne réprime pas, n’assassine pas et encore ne censure pas? S’il est à même de répondre à des exigences citoyennes aussi nobles que celles-ci pourquoi alors vouloir s’en débarrasser? Pourquoi le pouvoir en place ne réprime ni ne tue, ni n’assassine, ni ne censure toujours? Sommes-nous assez convaincus du nécessaire changement de la situation que nous vivons depuis des dizaines d’années? L’ambivalence qui caractérise la démarche de l’Etat ainsi que ses orientations politiques ne rentrent-elles pas dans le cadre d’une stratégie de maintien  en sursis de toute volonté sincère de changement?

Tout récemment, le 20 aout, le secrétaire général du FFS (parti dont j’épouse les idéaux et dont je suis militant), Karim Tabbou a vivement déploré, à Ifri-Ouzelaguen, lieu historique  ô combien symbolique, la fermeture du champ politico-médiatique. Le fait est effectivement très déplorable. Mais faut-il se laisser –et jusqu’à quand ?- engouffrer dans des séances de déploration tantôt, de dénonciation tantôt, tout au long de l’année. Sincèrement, ceci relève d’une stratégie fort stérile. Durant l’occupation, le gouvernement  de la France coloniale a décrété des lois très restrictives pour organiser l’enseignement de la communauté juive et musulmane en Algérie. Les Juifs ont fait appel à leurs intellectuels pour combler le vide culturel que laisse l’école républicaine française parmi leurs enfants, alors que les Algériens, fidèles à leur activisme stérile et leur don du bavardage, se sont mis à dénoncer, dans d’interminables discours, l’attitude du gouvernement français, laissant ainsi leurs enfants croupir sous le poids de l’illettrisme et de l’analphabétisme. Dans ce sens, des décennies plus tard, la société algérienne ne donne pas l’air d’avoir évolué d’un pas. On est tous des héros mais dés que l’on est sur le terrain, ce sont tous les complexes qui ont façonné notre éducation algérienne qui nous remontent à la tête et on devient alors « des maitres de la paroles ». Rien de plus. L’opposition, en Algérie, ou plus exactement les hommes de l’opposition, nous donne l’impression d‘alimenter leur patience en avançant, à chaque fois que l’occasion leur est donnée, des phrases comme « le pouvoir va disparaitre », «  il ne lui reste plus aucune légitimité », « les Algériens de 2010 ne sont pas ceux de 1963 », « il y a une tempête au sommet de l’Etat qui va finir par tour emporter », etc., ou alors tentent-ils d’abuser de la crédulité du peuple algérien qui, accident de l’histoire, a subi la plus grande violence dans l’histoire de l’humanité en attendant que s’ouvrent les portes du sérail. Une simple observation du champ politique libanais nous laisse bouche bée. Comment se fait-il qu’un parti créé durant la guerre civile libanaise, en l’occurrence le Hezbollah, parti à tendance islamiste évoluant dans un climat régional des plus hostiles et ce depuis sa création, activant  au sein de la société la plus ouverte du monde arabe, arrive-t-il, en l’espace de quelques années à s’imposer aussi bien dans les milieux chiites, que laïques, républicains, voire chrétiens ? Qu’est ce que le Hezbollah a et que le FFS par exemple n’a pas ? Vous me direz une chaîne de télévision ? Ok, mais une chaine de télévision, ça s’arrache chers camarades. Vous me direz Un organe de renseignement ? Ok. Mais un organe de renseignement, ça se construit chers camarades et pas avec des gens qui ne savent pas que le président du parti où ils militent a écrit des bouquins…  La faute n’est ni à Dieu, ni au peuple, peut-être à Kafka mais surtout aux acteurs politiques de l’opposition, car, et je le dis avec beaucoup de regrets, la politique n’est pas le métier de celui qui n’en a pas.

Sincèrement, lorsque j’essaie de faire le tour des cercles de l’opposition en Algérie, je vois souvent des hommes, assis en spectateurs, attendre à ce que le régime en place, proclamant par lui-même sa fin, leur donne les clefs du pouvoir. Triste paysage mais c’est ainsi. Maintenant, à ce qui croit dur comme fer que le changement est nécessaire et qu’il doit être fait, d’une façon radicale, par le peuple, je pose ces questions:

Comment?

Peut-on attendre du pouvoir en place à ce qu’il appelle tous les acteurs de l’opposition dans une assemblée constituante?

Peut-on attendre à ce que le général Mohammed Mediene dissous le DRS et toutes les autres organisations relavant du domaine de la police politique?

Les militants algériens désireux de se voir un jour vivre dans un Etat de droit savent-ils que le régime en place n’est pas un régime dictatorial dont le comportement dépend de la bonne et de la mauvaise volonté de ses détenteurs? Savent-il qu’il s’agit de l’appendice de l’impérialisme militaro-financier occidental?

Les acteurs de l’opposition, qui ont eux-mêmes choisi de représenter le peuple et de porter ses aspirations et ses rêves dans le cadre de structures politiques, associatives ou autres, sont-ils prêts à assumer leurs responsabilités devant ce dernier ?



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11 Commentaires sur cet article

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  • un passant anonyme
    24 août 2010 at 15 h 51 min - Reply

    Au grès de mes lectures j´ai trouvé cette phrase qui va dans le sens de notre ami Mahieddine Lachref:

    « La politique n’est-elle pas Ie lieu de rassemblement de tous ceux qui n’ont pas reussi ailleurs ? Pour toutes les professions, il faut des competences et des diplômes, En politique, n’importe quel minable ayant la langue bien pendue peut faire carriere et se propulser au premier rang … »
    Surtout ne nous trompons pas d´ennemi; la seule manière de venir à bout de ce système est l´unité des rangs.

    Saha ftourkoum




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  • Alilou
    24 août 2010 at 17 h 29 min - Reply

    @ Lachref,

    J’aime lire vos articles, ils sont directs et objectif.

    Vous en posez des questions.

    Je voudrai rajouter ceci.

    Peut-on au jour d’aujourd’hui adhérer à un quelconque parti politique après 20 ans de soi-disant d’ouverture du champ politique à d’autres partis politique en plus de l’eternel FLN ?

    Personnellement je n’adhère à aucun d’eux, depuis le départ, car je n’ai à aucun moment cru que la bande de voyous qui nous sert de gouvernement ait était assez sincère et juste pour vouloir réellement changer et donner les rennes du pouvoir au peuple.

    Peut-on réellement aujourd’hui créer un vrai parti politique à l’opposé de ces partis qui servent de vitrine à un régime sanguinaire ?

    Personnellement je n’y crois pas, pour la simple et unique raison, que c’est utopique, il sera noyauté comme les autres. (On a trop de traitres qui sont capables de vendre mères et pères pour servir le DRS) on a vu le travaille des harkis avant, pendant et après la révolution et même maintenant.

    Peut-on s’organiser, nous autres qui pensons que le changement ne se fera pas avec les acteurs actuels, en entité capable de créer un projet de société apte à rassembler la majorité des algériens toutes tendances confondues ?

    Pour les quotidiens libres de l’opposition réelle, oui on est capable de le créer et les financer.

    Pour la chaine de télévision, oui on est capable de la créer et de la financer et la faire fonctionner.

    Mais tout ca (ces 2 organes de propagande) on ne peut les faire que de l’étranger.

    Le pouvoir actuel est féroce, il ne se laissera pas déloger facilement, car il sait ce qui l’attend est la potence, qu’il ne quittera le pouvoir que les pieds en avant.

    Notre pire ennemi à l’heure actuelle est la peur de l’infiltration et la manipulation, la dispersion des rangs, je ne vois vraiment pas comment en peut constituer une force capable de les déloger.

    Saha f’tourkoum

    Alilou le poitu




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  • Kouder
    24 août 2010 at 18 h 38 min - Reply

    Bonjour à tous,

    Qu’est ce qui empêche effectivement les partis d’opposition en Algérie d’être plus actifs pour inquiéter le pouvoir en place? Si ceux-ci existent officiellement, concrètement c’est loin d’être le cas. Ils ne sont que l’ombre d’eux même, ne réagissant qu’au gré des opportunités et jamais fortuitement et encore moins avec désintéressement. Les véritables tenants du pouvoir à Alger peuvent se targuer d’être les seuls au monde à avoir comme  »adversaire politique » des opposants de luxe, qui apparemment s’accommodent bien de la situation et de leur rôle. Reste à savoir comment et avec quels moyens financiers ces partis fonctionnement-ils? est-ce que l’état ne pourvoi pas à leur besoins en la matière et même plus si affinité ? Si tel est le cas, quel est le montant des sommes allouées à chaque parti? tout porte à croire que tout le monde, ou presque, trouve son compte en monnaie sonnante et trébuchante dans ce pays où la corruption est érigé en vertu. Bien sûr qu’il existe aussi des Algériens de bonne moralité, d’une honnêteté irréprochable et d’une grande dignité, mais ceux là ne sont pas du tout nombreux, non pas à s’intéresser à la politique, mais à la pratiquer.

    Les partis d’opposition ont déçu et ne cessent de décevoir continuellement. Ils sont les seuls responsables de leur échec. Le pouvoir en place est tout a fait dans son rôle de faire échouer toute tentative de bousculer l’ordre établi. Disons que c’est de bonne guerre.
    Alors, de deux choses l’une, ou ces partis se décident à faire réellement de l’opposition avec tout ce que cela implique comme sacrifices, sinon qu’ils se retirent définitivement de la scène politique.

    On ne fait pas de l’opposition à partir des salons feutrés des grands hôtels luxueux d’Alger, ni dans les mosquées, qui doivent demeurer des lieux de culte, et encore moins en étant planqué à l’ étranger.
    Il faut aller au charbon, faire sienne les préoccupations des électeurs, ne pas cesser de mobiliser et de sensibiliser les citoyens, et descendre dans la rue pour encadrer les manifestants. Ou ils en sont capables, sinon qu’ils mettent un terme à leur charlatanisme politique.

    Cordialement




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  • Mohamed Jabara
    24 août 2010 at 19 h 32 min - Reply

    La question centrale du pourquoi ce sont les subventions. Un parti qui vit des subventions de l’Etat et non pas des cotisations de ses propres membres est à la merci de l’administration. Un contrôle des comptes des partis par cette administration, contrôle somme toute légitime du moment qu’il s’agit d’argent public, d’ailleurs même les cotisations constituent de l’argent public, permettrait, connaissant la manière des Algériens de gérer la chose publique, de découvrir des vérités. Tout le monde n’aime pas parfois qu’on sache la vérité. La carte n’est pas le territoire.




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  • Bahmed Bakir
    24 août 2010 at 19 h 47 min - Reply

    @mahiedine lachref

    Merci pour votre clarté et votre franchise concernant l’état de notre opposition. Etant structuré au même parti que vous, je me suis permis d’intervenir sur un site se réclamant du ffs63. Mais j’ai été censuré, non pas pour avoir insulté quiconque, mais pour m’être interrogé pourquoi la déclaration de nos camarades de la fédération de Tizi, dénonçant l’agression contre notre camarade Fekhar a été supprimée du blog. On m’a censuré pour cela. et on appelle cela de la démocratie. Passons.
    Je voudrais et avec vous, m’interroger sur cette affaire Fekhar qui me trouble énormément.
    Voila un militant des droits de l’homme connu dans sa ville pour son honnêteté et son courage qui se fait tabasser violemment à la sortie de la mosquée et pas un mot de la part de la direction nationale du parti. Si ce n’était pas LQA qui avait diffusé l’information, personne n’aurait su. Pas un quotidien privé ni un site dit d’opposition n’en a parlé.
    La fédération de Tizi a été la seule à réagir et des camarades viennent de nous informer qu’ils ont été durement réprimandés. Le camarade fédéral risque une sanction disciplinaire pour avoir dénoncé une atteinte aux droits de l’homme!
    Et voila aussi qu’un internaute (que je remercie) nous balance un article d’El Khabar nous présentant Fekhar comme un semeur de discorde et un traitre du ffs, en faisant parler des gens qui semblent être des dissidents réssuscités. C’est quoi tout cela?
    Pouvez-vous, camarade Lachref, m’expliquer ce qui s’apparente à des manoeuvres sournoises pour faire imploser notre vieux parti si cher à beaucoup d’Algériens? Je comprends votre colère mais il faut essayer de limiter des dégâts et d’éviter que ce pouvoir corrompu se frotte les mains en voyant notre parti détruit par certains de ses enfants prétentieux.
    Saha f’tourkoum




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  • Mahieddine Lachref
    25 août 2010 at 11 h 13 min - Reply

    Bonjour chers camarades.
    A dire vrai, ce n’est pas tant ce qui se passe au FFS qui m’intrigue, car le FFS, en définitive n’est qu’un parti politique, avec plus de mauvais sens que de bon sens depuis un certain temps, auquel on peut adhérer ou ne pas, mais c’est la situation de l’oppostion d’une manière générale. Il est vrai aussi que j’aurais aimé que le Front des Forces socialistes qui a été crée par Hocine Ait Ahmed, homme pour lequel je nouris une admiration et un respect énormes, soit au devant de la scène et encadrer les activités de tout militant sincère comme ce fut par exemple le cas lorsque l’on avait comme responsable des Zennati d’une grande posture intellectuelle, d’un courage et d’une sincèrité qui laisse perplexe, mais les questions que je pose, je les adresse à tous les militants se réclamant de l’opposition radicale.
    Chers camarades, n’avez-vous pas envie de vous arracher les cheveux en vous trouvant dans une situation où un camarades militant des plus actifs et des plus sincère, Kamel-Eddine Fekhar en l’occurence, soit tabassé comme un « vilain voyou » sans que nous ne puissions le moins du monde réagir d’une façon conséquente? Pensez-vous au camarade Baba-Nedjar qui croule en prison depuis longtemps? Pensez-vous au milliers de familles auxquels on a enlevé leurs enfants et leurs parents et qui n’ont, semble-t-il, que Dieu pour les soutenir?
    Qu’est ce qui nous empêche de créer un Mouvement politique, avec des sections un peu partout dans le monde, notamment la France, la Suisse, l’Angleterre, le Liban, les USA? Pourquoi le FFS ne s’ouvre pas aux Algériens? Pourquoi il regne un sorte de paranoia maladive au sein de ce parti? Pourquoi Karim Tabbou, qui se plaint de la fermeture du champs politico-médiatique en Algérie ne fait-il pas quelque chose via de la Fédération de France du FFS, la France étant une tribune plus ou moins libre? Qu’est que le FFS a fait durant toute cette année, à part le fait d’avoir organisé des meetings en Kabylie, et uniquement en Kabylie? Fini le temps du militantisme de complaisance. Toute quête doit être une rigoureuse quête de la rigueur…
    Fraternellement
    Mahieddine




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  • Ya Sidna II
    25 août 2010 at 13 h 41 min - Reply

    A cette société civile dans sa grande majorité, à ces partis politiques (pas tous) moribonds à la solde du pouvoir pour qui l’amour de la Patrie, le combat militant, le respect de l’individu, la liberté de chacun ne font plus partie de leur vocabulaire, à ces hommes politiques que l’on voit enfin sortir le bout de leur nez et par la petite porte SVP que la veille d’élections, fermant les yeux sur persque tout et avalant toutes les couleuvres du monde; je dis ceci : demain il ne faut qu’ils disent : je n’ai rien vu, rien entendu, je ne savais pas, et c’est pour cela que je n’ai rien dit et surtout rien fait !!! Je rigole ! l’Algérie qui est une démocratie exemplaire (c’est bien connu) est en très bonne santé politque, sociale, financière et morale !!!! le monde entier le sait : il en est le plus grand des témoins. (sic).




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  • radjef said
    26 août 2010 at 12 h 22 min - Reply

    Bonjour tout le monde. Depuis plus d’un demi siècle, le pays vit sous l’emprise des violences et du mensonge, comme si la force et le mensonge sont les deux seuls critères capables d’assurer la réussite sociale…Depuis plus d’un demi siècle, les violences continuent d’ensanglanter le pays Désormais chaque jour apporte son lot de victimes. Des morts, des orphelins, des veuves et surtout des haines qui mûrissent et qui laissent deviner des jours sombres et des vengeances sans nom. Enfin un avenir incertain dans ce pays jadis prolongement du génie de l’Orient et de l’Occident, dans ce pays ou jadis les cultures et civilisations ont appris a se connaître, a se côtoyer sans se heurter et sans se haïr, est l’image qui hante la majorité des algériennes et des algériens. Aucun cri de parti politique, n’est en mesure de redonner confiance au peuple. Le doute s’est installé confortablement dans tous les esprits…
    Il est temps aujourd’hui de mettre un terme à la ruse et au mensonge. La complaisance et l’imposture ne peuvent mener à la limite qu’a d’autres tragédies encore plus violentes que celles que nous avons connu au cours de ce dernier demi siècle. Il faut que certains cessent de trouver des arguments au carnage et à l’anéantissement sadique de l’aptitude, de la science, du savoir, du savoir faire, du talent et de l’art, enfin toutes ces valeurs qui nous ont tant attaché à l’universalité, par la junte au pouvoir. Il faut que ces voix rabatteuses qui s’élèvent au ciel pour trouver des torts a des ennemis imaginaires et justifier la barbarie des petits caporaux, se taisent. Il est inutile d’accuser les islamistes, et la main si jalouse de l’étranger n’y est pour rien dans nos malheurs. L’armée n’a pas sauvé la république, pas plus qu’elle n’a restauré l’ordre citoyen et intellectuel. L’armée dans le souci de se maintenir et de ne pas perdre le pouvoir qu’elle détient, a consacré le règne de la médiocrité et de l’incompétence.

    La majorité des algériennes et des algériens sait que l’armée est coupable de crimes contre l’humanité, que ce qui se passe en ce moment dans leur pays est un complot préparé depuis de longue date par des minorités de coupeurs de chemins contre l’esprit citoyen fondé sur la liberté, la justice et la solidarité des peuples. Qu’on se le dise une bonne fois pour toutes, le premier novembre 1954 même s’il portait en lui toutes les attentes légitimes du peuple, fut une initiative inachevée, fut un acte un acte qui a manqué de maturité et de préparation. Au lieu d’être une révolution, il fut beaucoup plus de l’aventurisme politique…

    Il faut que les universitaires algériens cessent d’être de vulgaires vassaux au service d’une armée mercenaire et criminelle. Il faut qu’ils se réconcilient avec la science, la rigueur intellectuel et la noblesse de l’art. Il faut que ces universitaires cessent de s’entredévorer entre eux comme des reptiles pour le grand plaisir de petits caporaux incultes. Il faut aussi que les élites du pays se rassemblent, parce que ce les unit –le savoir- est plus fort de ce qui les divisent-les intrigues et les ambitions démesurées. Il faut que nos élites acceptent leur devoir de partager les convictions profondes du peuple. Et le peuple aujourd’hui refuse de croire aux thèses du GSPC , d’Al Qaeda …Le peuple refuse de verser son sang pour justifier l’égorgement de la democratie et de l’alternance politique. Le peuple algérien refuse de mourir ; il veut vivre, il veut vivre digne et fier au service de la paix, de la liberté, de l’universalité sans rien ceder de ses valeurs propres.




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  • radjef said
    26 août 2010 at 23 h 23 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. la verité est une. Il n’y a qu’une seule façon de militer en faveur de la democratie et de la liberté. Il n’y a qu’une seule façon d’être un opposant. La restauration de l’Etat de droit, la paix, la democratie, les droit de l’homme, la reforme de l’ecole et de la justice…passent necessairement par le retour de l’armée dans les casernes. S’il est dans la nature de l’abeille de produire du miel, il est dans celle de l’ignorant de produire de la violence. Et il se trouve que notre armée est un ramassis d’ignorants.Nos généraux se foutent equilateralement de la modernité, de la democratie…




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  • Alilou
    27 août 2010 at 13 h 10 min - Reply

    @ Rajef Said,

    Vant que ne cessent tout ce que vous venez de citer et que toutes et tous se reconcillient, il faut d’abors que les gens cessent de courrir apres les biens terrestres et se consacrer a l’essentiel,

    Tantque nous continuons a jouer leurs jeu, qui consistnt a s’enrichir par touts les moeyns au detriment de l’honneteté dans l’aquisition de bien, on continuera a servir directement ou indirectement, nos tortionnaires.

    On a tourné le dos aux vrais valeurs, quand on le fait, on tourne le dos a DIEU, ainsi on s’egare du droit chemin.

    Pour parler de democratie et d’elections justes et que la grande muette retourne dans ces casernes, il faut que l’algerien redecouvre son identité et ces reperes, or ces derniers ont ete raser a la racine, il faut semer de nouvelles graines…




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  • caractere
    18 janvier 2011 at 13 h 47 min - Reply

    éxacte lachref, on aurait voulu le ffs au devant de la scene mais comment? depuis que Tabbou est en poste il n’a pas cessé de porter des coup fatals au parti notamment par des putschs répétés dans toutes les sections allant jusqu’a vider carrément le parti ou il ne reste plus de confiance ,le parti est fuit par ses militants et n’est pas écouté par le simple citoyen ,il est quasi inexistant. devant ces événements on est devenu des clandestins parfois on se cache car y’a pas de parti,un premier secrétaire tout juste a la limite de l’inconscience aucune directive ni orientation,c’est honteux .le parti est encore une fois dépassé par les événements c’est vraiment un éternel recommencement.




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  • Congrès du Changement Démocratique