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27 July 2017

El-Bayadh :Un citoyen torturé dans un commissariat !

El Watan.com

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le 26.08.10 | 13h45

Un pére de famille à El-Bayadh a été roué de coups par 6 policiers. Il risque de perdre l’usage de son oeil

La ville d’El-Bayadh est sous le choc. La triste histoire de la famille Djelaili, habitant le quartier de Ouled Yahia, a plongé dans l’émoi tous les habitants de cette cité des hauts plateaux de l’ouest.

Et pour cause, le malheureux père de cette famille a subi de graves actes de tortures au sein même des locaux du commissariat de la ville. Le bureau de la Ligue Algériennepour la Défense des Droits de l’Homme de la wilaya de l’El-Baydh vient de révéler au grand jour ce scandale.

« Le vendredi 13 août 2010 correspondant au troisième jour de Ramadhan, et au moment de la rupture du jeûne, huit policiers sans uniformes ont investi la maison familiale en fracassant la porte d’entrée à la recherche d’une drogue qui n’ont pu trouver sur les lieux. Les policiers n’ont pas présenté de mandat de perquisition, ni la nature de leur opération. Suite à ça, les policiers interpellent M. Djelaili Belaid Ouadi, un des membres de la famille pour l’emmener au poste de police pour être roué de coups par 6 policiers alors qu’il était menotté à la rampe des escaliers du poste. Ces coups lui ont causé des blessures importantes au visage, et la victime risque de perdre l’usage de son œil », a condamné mercredi la LADDH dans un communiqué rendu public.

Le comité directeur de la LADDH a souligné également que la victime torturée a été emmenée, par la suite, au commissariat central de la ville, et ce n’est qu’au quatrième jour de son arrestation, que M. Djelaili sera présenté au procureur de la république violant ainsi tout ce que stipule la procédure judiciaire. « Aussi, une foi examiné par le médecin légiste, la victime a été auditionnée par le juge d’instruction lui et ses deux frères à la suite du dépôt d’une plainte par deux policiers pour violence », rapporte la LADDH qui nous apprend dans la foulée que Djelaili était présenté chaque jour à un médecin de l’hôpital de la ville lequel rédigeait un certificat médical pour le remettre au policier sans ausculter le patient ni même lui adresser la parole, alors même que les traces des coups paressaient apparentes sur le visage du patient !

La LADDH  qui parle ouvertement de torture pratiquée dans un commissariat avec la participation de plusieurs policiers, a demandé, à ce titre, aux autorités judiciaires l’ouverture d’une enquête sérieuse concernant les circonstances de cette affaire, et «de poursuivre tous ceux qui ont participé à ce comportement hors la loi». Mais cet appel trouvera-t-il une oreille attentive ?

Abderrahmane Semmar

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3 Commentaires sur cet article

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  • citoyen
    27 août 2010 at 16 h 13 min - Reply

    remember massinisa guermah .POVRE GENS DE EL BAYADH.




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  • Nourredine BELMOUHOUB
    27 août 2010 at 23 h 17 min - Reply

    El-Bayadh :Un citoyen torturé dans un commissariat ! Sincèrement cette nouvelle combien même soulève-elle en moi un certain relent de révolte,elle reste pour moi un fait courant que le silence général à banalisé.
    Quand les choses sérieuses nous laissent insensibles, quand et la justice perd sa force et sa raison, le silence deviendra l’allié le plus fort des forces du mal, et la peur son énergie.
    De tout cœur avec la famille Djelaili.




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  • Mohamed Jabara
    27 août 2010 at 23 h 37 min - Reply

    Le silence n’est pas signe d’acquiessement. Lorsque les gens ne disent rien c’est souvent parceque ce qu’ils peuvent dire ne peut rien changer et qu’ils estiment qu’il ne sert à rien de dire. Dans certains cas le verbe doit céder la place à d’autres actions et lorsqu’on en est incapable, le silence devient signe de sagesse, car en solitaire l’individu est incapable de changer le cours des choses et notre société à apparemment perdu la capacité à se mobiliser autour des idées de défense des causes justes. Plus rien n’importe plus que d’amaasser le plus possible avant la catastrophe qui se profile de plus en plus, qui est inéluctable, que tous le monde ressent et sur laquelle personne n’a de contrôle, ce qui crée un sentiment d’insécurité généralisé et un malaise global.

    Ces policiers ne fopnt que reproduire un shéma dont on ne s’est pas débarrassé en 1962 et qui est que l’administration coloniale à tous les droits sur les algériens qui n’ont aucun droit. L’administration coloniale est partie, mais ses pratiques se sont ancrées dans le clone qui l’a remplacée. Rien n’a été fait pour extirper ces pratiques.




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