Édition du
26 July 2017

Pour un large front de l'opposition !

Par H. Adel

Le 1er novembre 1954, renvoyant dos à dos messalistes et centralistes qui s’affrontent pour le contrôle de la direction du PPA-MTLD, neuf militants nationalistes résolus issus de la branche paramilitaire de ce parti, regroupés au sein du CRUA, prennent l’initiative de déclencher l’insurrection armée. Le 5 juillet 1962, l’indépendance est enfin arrachée, au prix d’immenses sacrifices consentis par le peuple algérien dans son ensemble. L’Algérie, débarrassée du chancre colonial, revit.

Quarante-huit ans après l’indépendance, les Algériens ont définitivement perdu le nord. Le brouillard est de plus en plus dense et aucune boussole ne fonctionne. C’est l’échec total, la faillite absolue.

Que s’est-il donc passé entre 1962 et 2010? On peut résumer cette période en une seule phrase : le refus obstiné de ceux qui ont pris le pouvoir par la force à l’indépendance d’en céder la moindre parcelle, malgré leurs échecs répétés et le rejet de leur politique par le peuple algérien.

Ils ont d’abord revêtu l’habit du socialisme, s’appuyant sur l’armée, la tristement célèbre SM, le parti unique du FLN et ses «organisations de masse», pour maintenir le peuple sous leur tutelle. Puis, après le décès de Boumédiène, ils ont  enterré le socialisme, tout en maintenant le FLN en place, le temps de remplir leurs comptes en banques, à l’ombre des monopoles et des souk-el-fellah. Ils ont lancé la «restructuration», qui a débouché sur l’«autonomie des entreprises» – poudre aux yeux et astuces de prestidigitateur. Enfin, incapables de contenir la colère du peuple, qui, en plus d’être privé de liberté et brimé en permanence, voyait son pouvoir d’achat rétrécir comme une peau de chagrin alors que les milliardaires en devises se multipliaient parmi les barons de la nomenklatura, ils firent semblant de consentir une ouverture démocratique. Mais l’échec multidimensionnel de ceux qui avaient confisqué l’indépendance en 62 discrédita définitivement les tenants du pouvoir et donna au FIS, partisan de la solution islamique, une assise populaire indéniable.

Et c’est là que se reproduisit  le scénario de l’été 62. En effet, Ferhat Abbas et ses amis ne commirent-ils pas l’erreur fatale de se rallier au groupe de Tlemcen, qui soutenait Ben Bella et Boumédiène, les futurs dictateurs à l’ambition démesurée? En janvier 92, le FIS ayant remporté les premières élections législatives libres de l’histoire de l’Algérie indépendante, certains leaders du courant moderniste se rallièrent, eux aussi,  au camp des généraux putschistes, qui révélèrent leur vraie nature de tortionnaires dans les années qui suivirent. La peur de la plèbe fit commettre à l’élite moderniste du pays la même faute, à trente années d’intervalle.

Cette élite a-t-elle enfin pris conscience de son mauvais choix? Est-elle prête à faire amende honorable et à accepter le verdict des urnes, même si celui-ci donne le gouvernement aux islamistes radicaux? Car, en l’état actuel des choses, il y a peu de chances que le projet moderniste, dévoyé par 48 années de mensonges, de tricherie, de corruption, d’arbitraire et de règne de la médiocrité et de l’incompétence, gagne les faveurs de la majorité de la population qui souffre en silence depuis si longtemps. Les partisans de ce projet devront se résoudre à occuper les bancs de l’opposition pour un bon moment encore. Car c’est bien là la seule œuvre utile qu’ils puissent faire dans la phase actuelle : réapprendre le militantisme de base afin de reconquérir lentement le terrain perdu au profit du FIS et pousser ce dernier à adopter des positions plus réalistes.

Mais avant, ils devront ravaler leur orgueil et marcher main dans la main avec les islamistes pour réaliser le seul objectif qui puisse rassembler tous les patriotes algériens : chasser définitivement du pouvoir les généraux corrompus et leurs hommes de paille ainsi que leur bras armé, le DRS. Seule une vaste alliance regroupant toutes les forces vives du pays pourra venir à bout de la caste militaro-bureaucratique qui a pris le peuple algérien en otage. Cette caste n’a besoin de personne – ni les paysans, ni les ouvriers, ni la jeunesse, ni les intellectuels, ni les technocrates – puisqu’elle a le pétrole. Elle n’a peur de personne, puisqu’elle a l’armée et la police politique. Elle peut acheter tous les faux opposants qui encombrent la plupart des partis et réprimer férocement les vrais opposants qui ont le courage de franchir la ligne rouge qu’elle a tracée avec le sang des suppliciés des années 90. Si l’opposition réelle est incapable de constituer un large front populaire, les généraux et leurs alliés ont encore de beaux jours devant eux.

C’est là que se jouera la bataille idéologique décisive qui permettra de sauver l’Algérie. Cette bataille sera menée par les patriotes les plus sincères et elle consistera à vaincre les jusqu’au-boutistes des deux camps qui entravent la mise en place de ce large front de l’opposition : les pseudo-démocrates qui ne reconnaissent des vertus à la démocratie que si elle leur donne le pouvoir et les islamistes radicaux qui proclament que la démocratie est kofr.

Il n’y a pas d’autre issue pour sortir du piège qui s’est refermé sur le peuple algérien un certain été 62.


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79 Commentaires sur cet article

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  • Mohamed Jabara
    27 août 2010 at 17 h 11 min - Reply

    Bonjour à tous.

    Mon cher Adel.

    Merci pour ce post qui comme à ton accoutumée expose avec la plus grande honneteté le point de vue d’UN HOMME HONNETE. Il m’a conduit dans une réverie philosophie dont je te livre les principaux éléments, bien qu’elle soit quelque peu éloignée de ton post.

    C’est dans le présent que se construit l’avenir et dans le passé que s’est construit le présent.

    Notre Guerre de libération ne s’est pas déclenchée par le fait des 9 ou des 22 mais par le fait que le peuple Algérien n’a jamais accepté la domination étrangère sauf quelques familles qui y trouvaient leur compte et de pauvres diables qui ne comprenaient pas le sens de la liberté. J’ouvre ici une parenthèse pour dire que quoi qu’on en dise notre révolution ne reposait pas uniquement sur le militantisme politique tel qu’on le conçoit généralement mais surtout sur des principes de foi musulmane.

    Notre guerre de libération c’est aussi le 8 mais 1945, c’est aussi la loi de l’indigénat, c’est aussi le décret crémieux et tant d’autres atteintes à la dignité de l’algérien, mobilisant ses ressources et catalysant les courants au sein de notre population qui aspirait à se débarrasser de l’injustice dont elle était victime.

    Et ce sont l’ensemble des faits depuis l’invasion de l’Algrie qui ont étét à l’origine du déclenchement de notre révolution.

    Mais cette révolution n’a pas manqué d’entrainer en son sein des gens sans scrupules qui y ont vu des opportunités d’assouvir leurs désirs de commander aux autres et de se mettre ainsi en valeur bien que certains d’entre eux avaient encore des tares plus importantes telles que la velleité de s’enrichir par le vol des cotisations que tout le peuple Algérien versait à la révolution ou au moins de les utiliser pour vivre dans des hotels de renommées dans des capitales étrangères. Les véritables militants ont été soit liquidés, soit écartés soit encore se sont vus devant un dilemme et ont préféré se retirer que de créer une catastrophe nationale.

    Ce sont ces opportunistes, qui ont vu le jour et gagné l’espace politique et de pouvoir pendant la révolution, qui ont investi la place à l’indépendance et constitué le noyau de l’Etat Algérien naissant. Notre révolution à débouché sur un avatar.

    C’est cet avatar qui guide la société Algérienne depuis 1962 qui est à l’origine de l’Algérien moderne, pour lequel aucune valeur ne compte que l’argent qui n’a pas d’odeur à ses yeux et ceux qui croient encore à l’honneur, au patriotisme, à la compétence, au savoir, à l’intégrité, à l’honnêteté et autres balivernes de ce genre sont la risée des parvenus qui les regardent de haut . Même leurs enfants trouvent qu’ils ont tort de ne pas faire comme tout le monde.

    Mais un pays dans lequel il ne reste que la corde de l’égoisme qu’on tire de tous côtés peut il résister longtemps à ces tiraillements ? Peut on conserver une cohésion sociale alors que chaque individu n’a plus confiance en l’avenir, ne se sent plus sécurisé dans le groupe, n’aspire plus à se socialiser et ne croit plus en rien ?

    Chaque cycle d’avancée dans notre Histoire à produit des contradictions qui n’ont su être gérées à un moment ou à un autre et qui ont débouché sur notre mode de vie actuel : Une société de consommation avec une mentalité pastorale.

    Saha ftourek.




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  • Nazim
    27 août 2010 at 23 h 55 min - Reply

    « Qui contrôle le passé, contrôle le futur ; qui contrôle le présent, contrôle le passé » écrivait George Orwell dans «1984». Cette phrase prédictive trouve sa place de façon caricaturale dans le mauvais exemple qu’offre notre pays. Cela a commencé en 1962 quand, faute d’une historicité honorable, les imposteurs qui avaient pris le pouvoir, ont tout simplement décidé de supprimer l’histoire et de la remplacer par un discours et des slogans idéologiques fluctuants et adaptables au gré du moment et de leurs intérêts personnels. Un discours démagogique et populiste à souhait mais qui marche toujours : «un seul héros, c’est le peuple», «par le peuple et pour le peuple», etc. Petit à petit, les plus illustres figures de notre histoire seront dénaturées : Saint-Augustin (un des principaux Pères de la religion chrétienne) ne sera plus évoqué que pratiquement en «traitre» ayant renié sa langue, son identité et…son «peuple». Quant à Abd-El-Kader El-Djazairi, l’autre figure universelle de notre histoire, il fut réduit au rôle d’un «émir-moudjahid» ou une sorte de Che Guevara à qui il ne manquait plus, que la carte du FLN (devenu entre-temps un fonds de commerce). On va même s’empresser de ramener les os du «héros» et les enterrer au «carré des martyrs» combien même c’est lui qui avait souhaité et demandé à l’être à Damas pour se rapprocher de son père spirituel : le fameux Ibn-Arabi à qui il consacra toute sa fortune pour tenter de recueillir et sauver ce qui pouvait l’être de son œuvre. Mais c’est-là une dimension que ne peut comprendre un assoiffé de pouvoir et «dji3âne» (affamé) de surcroît. C’est comme ça, donc en 1962, qu’on a signé l’acte de naissance de la corruption morale en Algérie. Elle représente la mère de toutes les corruptions et elle est autrement plus dangereuse que la corruption financière qui ne tardera pas d’ailleurs à s’installer en terrain conquis. Aucune valeur, ni secteur ne seront épargnés (culture, identité, éducation, justice,…). C’est-là que nous en sommes-là aujourd’hui. L’absence de morale est devenue une véritable culture de base. Et moins il y en a, plus on la «compense» par un moralisme rigide, outrancier et exhibitionniste : on jette une personne en prison parce qu’on l’a surprise en «flagrant délit» de non- jeun pendant le Ramadhan et on la sort aussi vite parce qu’on aura reçu la bonne «tchipa». La Tchipa c’est cette forme de «reconnaissance» qui fait fermer les yeux devant toutes les immoralités. C’est ainsi qu’on va faire manger de la chair d’âne au musulman au f’tour mais peu importe, on annulera tout ça grâce au «Hedj» (rappelons nous ce boucher-ânier qu’on avait cueilli à son retour de Mecca). À ce propos encore, un hadji «multirécidiviste» me disait récemment en toute bonne foi d’ailleurs (c’est ce qui fait toute la gravité du cas), qu’il accomplissait chaque année ce pilier de l’islam car étant «tadjer» de son état, il est souvent « amené à…» et que donc, il lui faut «laver ses os» régulièrement. Du coup il est convaincu de revenir propre comme du linge-neuf et totalement débarrassé de ses saletés de l’année, ignorant qu’il y a aussi celle qui se rajoute chaque fois qu’il prend ainsi la place d’un autre musulman qui aspire également à accomplir son devoir de pèlerinage. Je ne parle pas de ce «bienfaiteur» qui s’approprie (on dit qu’il «détourne») l’argent du «peuple» et qui va un jour se payer une «conscience» en contribuant de façon ostentatoire à la construction d’un lieu de culte des son retour des «lieux saints». Etc., etc.
    C’est à ce niveau de réflexion que je commence à diverger avec l’auteur de l’article concernant notamment l’issue de cette situation. Je trouve en effet, pour ma part qu’il n’y a aucune différence de fond entre le pouvoir en place et la solution dite «islamiste». Les différences ne sont que de pure forme : les premiers ont instrumentalisé «notre» révolution pour faire de nous ce que nous sommes devenus et les seconds ont presque fait de même avec «notre» religion en la transformant en instrument d’oppression. Dans les deux cas, on n’hésite pas à utiliser ce que nous avons de plus sacré pour dominer et asservir son voisin. Pourtant, des hommes parmi les plus sages et les plus visionnaires que nous ayons jamais eu (Boudiaf, Ait-Ahmed,…) nous ont clairement expliqué la solution : La place du FLN est au musée de l’histoire, celle de l’Islam dans les cœurs et la politique est à construire à partir d’une assemblée constituante qui soit «rassemblante», unificatrice, et tenant compte des spécificités et des droits de chaque algérien, sans aucun hégémonisme et encore moins de discrimination. Il s’agit de tracer les lignes d’un projet commun qui s’appellerait l’Algérie et où les mots« justice» et «éducation» prendront tout leur sens. C’est pour ma part, l’issue qui continue à avoir mes faveurs « pour sortir du piège qui s’est refermé sur le peuple algérien un certain été 62». Et, franchement après avoir vécu moi-même une dictature de 50 ans au nom de la révolution, je ne souhaite pas à mes enfants de vivre 50 ans de dictature au nom de la religion. Car, qui dit «dictature» dit «corruption», il n’y a qu’à ouvrir les yeux.




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  • bouyilès
    28 août 2010 at 0 h 20 min - Reply

    Contribution de @nazim qui apporte une bouffée d’oxygène.Ouf ,on respire et on est rassuré.Ouf,un peut de bon sens et beaucoup de clairvoyance.Je me disais qu’on commençait à étouffer à force d’endurer et de supporter sans que personne ne rétablisse l’équilibre.Desormais ,c’est chose faite.
    Merci Nazim pour cet avis salvateur.




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  • Salah-Eddine SIDHOUM
    28 août 2010 at 1 h 14 min - Reply

    Merci mon cher Adel d’avoir recentré le débat sur l’essentiel : comment organiser un véritable front de l’opposition en vue d’un véritable changement du système politique en Algérie.
    Il y a une indéniable réalité chez nous, algériens et que nous constatons aussi sur notre site : nous sommes friands des sujets à polémiques. Nous adorons nous chamailler allant jusqu’à nous entredéchirer sur les questions plus particulièrement identitaires et dont les réponses sont depuis fort longtemps des réalités forgées par l’Histoire. Des minorités certes, mais agissantes et parfois amplement instrumentalisées par des gangs du régime s’amusent à remettre en cause pour certains notre islamité et notre arabité, pour d’autres notre berbérité. Une agitation hystérique autour des fondements de notre identité que nous n’avons pas vu durant la nuit coloniale malgré la politique diabolique de Lavigerie et de ses adeptes puis du 5e bureau.
    Et nous venons de le confirmer par la cacophonie suscitée par la question de l’écriture du berbère et notre ami Lahouari vient de nous rappeler fraternellement à l’ordre sur ces dérives gratuites alors que notre maison Algérie brûle. Et je partage totalement l’avis de Lahouari quand il s’interroge : « Qui a intérêt à continuer la querelle byzantine sur l’alphabet de la langue berbère? ». Et j’ajouterais : « qui a intérêt à continuer la querelle byzantine sur l’islamité et l’arabité de la Nation Algérienne ? ». La réponse est claire et limpide.
    Ayons l’honnêteté de dire que le nationalisme et les fondements de notre identité ont été outrageusement manipulés et instrumentalisés durant des décennies par le pouvoir illégitime et par des aventuriers politiques de tous bords qui faute de présenter des alternatives crédibles pour sauver le pays ont en fait de juteux fonds de commerce boulitiques. Et je rejoins notre frère Saïd Radjef qui disait de certains de ces aventuriers (qui ne différent pas quant aux méthodes, de ceux du pouvoir) : « Pendant de nombreuses années la revendication identitaire a été la couverture qui a permis a des bataillons de charognards de s’enrichir et de se faire passer pour des militants irascibles de la démocratie. ». Cela s’applique aussi bien à ceux qui ont utilisé l’Islam ou le nationalisme pour devenir des trabendistes et beggarines du commerce et de la boulitique.
    Je crois qu’il est temps de mettre un terme à ces discussions stériles qui nous paralysent et nous empêchent d’évoquer et de nous intéresser aux questions POLITIQUES de l’heure. La question de la LEGITIMITE du pouvoir en suspend depuis le 03 juillet 62 reste la question fondamentale, clé de toutes les autres crises. La solution à ce problème passe inéluctablement par un changement du système politique et l’instauration d’un Etat de Droit où la démocratie (la véritable démocratie) sera l’unique moyen de gestion des affaires de la Cité, loin des intrigues claniques, des coups d’Etats et des institutions de façade.
    Le vide sidéral actuel dû à la stérilité criarde de la classe politique incapable de présenter une alternative sérieuse et de créer une dynamique populaire en vue du changement continue à faire la « force » du pouvoir. Et je persiste à dire, quitte à me répéter encore une fois, que le mal de l’Algérie ne réside pas seulement en son régime illégitime mais surtout en son élite lâche, incapable de s’entendre sur le plus petit dénominateur commun, plus particulièrement préoccupée par ses privilèges matériels qu’en l’avenir de sa Nation dont elle est sensée être le phare et le guide.
    Cinquante années d’indépendance confisquée, une guerre fratricide qui perdure et une faillite sanglante ne doivent-elles pas nous amener à tirer la sonnette d’alarme et dire : « Halte à nos chicayates stériles ! », de nous réunir autour d’une table, sans exclure personne, de mettre de côté nos querelles byzantines et de réfléchir sincèrement aux solutions de sortie de crise, sans esprit de vengeance ni « taghanante », pour sauver ce qui reste de notre Algérie meurtrie ?
    Seul un véritable front de la véritable opposition est en mesure de mobiliser le peuple en vue du changement et de pousser les irréductibles du régime illégitime à négocier ce passage pacifique d’un régime illégitime vers un pouvoir légitimé par la volonté d’un peuple souverain. Cela est possible avec des volontés sincères, engagées et déterminées, capables de déclencher une dynamique populaire de changement d’une part et d’autre part avec les volontés sincères au sein du pouvoir tant civiles que militaires (et je puis vous assurer qu’elles existent), des volontés conscientes que ce statu quo suicidaire risque de provoquer un tsunami populaire ravageur qui risque d’emporter notre pays.
    Des volontés œuvrent actuellement dans ce sens en vue d’aboutir à un Accord ou Compromis politique historique qui permettra d’enclencher le processus du véritable changement et de sortir des vociférations et gesticulations qui font office d’art boulitique de certains politicards.
    Et pour reprendre notre frère Adel : « Cette bataille sera menée par les patriotes les plus sincères et elle consistera à vaincre les jusqu’au-boutistes des deux camps qui entravent la mise en place de ce large front de l’opposition : les pseudo-démocrates qui ne reconnaissent des vertus à la démocratie que si elle leur donne le pouvoir et les islamistes radicaux qui proclament que la démocratie est kofr. Il n’y a pas d’autre issue pour sortir du piège qui s’est refermé sur le peuple algérien un certain été 62. »
    Fraternelles salutations.
    Salah-Eddine Sidhoum.
    Alger




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  • Larbi
    28 août 2010 at 1 h 25 min - Reply

    Les islamistes ne font absolument rien pour convaincre les gens qu’ils ont changé, tout le problème est là. Si cela continue ainsi, on sera obligé de se passer d’eux : le peuple a tiré les leçons de la décennie 90 et il saura, le moment venu, à qui il donnera sa confiance.

    Mea Culpa : il me semble qu’aux élections présidentielles de 2004, il y a eu un rapprochement entre le RCD et le parti El Islah dirigé alors par Djaballah.




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  • Qui contrôle le passé, contrôle le futur ; qui contrôle le présent, contrôle le passé | am akken d-inna netta!
    28 août 2010 at 2 h 42 min - Reply

    […] Qui contrôle le passé, contrôle le futur ; qui contrôle le présent, contrôle le passé Publié le août 28, 2010 par akal aberkan Comme il a dit lui (Nazim) in Le Quotidien d’Algerie […]




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  • Mohamed Jabara
    28 août 2010 at 3 h 05 min - Reply

    @Larbi.

    L’éternelle question. Qu’entends tu par islamistes et comment veux tu qu’ils changent puisque tu dis que tout le problème est là, je crois qu’une explication plus approfondie s’impose de ta part.

    Mais quoi qu’il en soit, pour aboutir à un large front, il est certain que nous aurons toute une mosaique bigarrée qui ne retiendra que l’essentiel.

    De toute manière un islamisme à l’iranienne qui a permis à ce pays frère (en Islam s’entend) de parvenir en trente ans à l’ère atomique et peut etre spatiale et dont l’industrie pointue commence à sérieusement déranger, s’il avait été appliqué en Algérie en 1962 nous aurait sorti de notre sous développement au moins économique. J’ai l’impression qu’on reproche a ceux qu’on appelle sans les définir précisément islamistes, finalement ce que la presse occidentale et occidentalisée leur reproche, c’est à dire rien de tangible, rien qui ne s’accorde avec notre culture ancestrale.On ne leur reproche finalement que leur conservatisme et leur refus de sauter le pas et de s’aligner sur l’occident et ses valeurs. Dans ce cas mon frère et si c’est ça l’Islamisme, j’ai peur que le peuple dans sa majorité soit islamiste et que ce sont ceux qui sont contre cette vision de s’adapter en tant que minorité. C’est ça la démocratie lorsqu’on s’affirme démocrate !




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  • Nordine
    28 août 2010 at 3 h 09 min - Reply

    @Nazim

    A travers ton excellent commentaire,auquel je souscris presque totalement, en plus du pouvoir en place je comprends ton refus de l’Islam politique. Je ne suis pas islamiste non plus.
    Et pourtant, si une véritable démocratie voyait le jour en Algérie, maintenant, c’est le FIS ou un équivalent qui en sortirait vainqueur.
    C’est un fait, démocratie = islamisme pendant au moins 5 à 10 ans.
    Que faire? S’accommoder du statu quo DRSiste pendant encore une génération, le temps que la misère, l’humiliation, le désespoir, les télévisions étrangères et internet transforment les algériens? Attendre que le Quotient Intellectuel moyen des algériens atteigne 120 pour nous aventurer en démocratie?
    Le seul choix qui nous est proposé aujourd’hui, pour être un peu caricatural, c’est Toufik ou Belhaj. Ça fait 18 ans que je réfléchis à cette question et j’en arrive toujours à la même conclusion: je suis pour « la régression féconde ».
    Même si mon vote irait pour Ait-Ahmed, je ne me fais pas d’illusions.
    Si nous mettons les garde-fous nécessaires pour garantir l’alternance politique et éviter le bricolage de la constitution, dans l’hypothèse d’un pouvoir islamiste, que pourrait-il nous arriver de pire que ce que nous vivons aujourd’hui, à part l’arabisation à outrance.
    Mais peut-être que je me trompe…




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  • Tijani
    28 août 2010 at 6 h 00 min - Reply

    @Larbi
    « ….Les islamistes ne font absolument rien pour convaincre les gens qu’ils ont changé, tout le problème est là…. »

    pourquoi on accuse les islamistes toujours de causer tous nos problemes alors qu’ils n’ont jamais eu la chance de participer dans la vie politique???????
    sobhan Allah, dans tout le monde arabe, les accusations sont les memes.la seule réponse que je trouve logique c’est que les gens comme vous mon cher compatriote ont peur de la concurrence!!!
    tout le monde se proclame démocrate mais quand il s’agit des islamistes, la on les oblige de changer leurs idees!!!
    on essaye toujours de donner cet image d' »obscurantistes » tout en ignorant le fait que des islamistes comme Malek Bennabi et Benbadis « islamistes algériens ont développé une critique clairement articulé à la fois du colonialisme européen et le secularisme postcoloniale »(James D Le Sueur: BETWEEN TERROR AND DEMOCACT algeria since 1989,page 29 zed books 2010)

    Alors mes cher compatriote, essayant d’eviter des ses amalgames. Le seul moyen de développer un système politique ouvert a toutes les tendances et les sensibilités dans la société algérienne est d’assurer les libertes élémentaires sans s’attaquer a un groupe ou un autre. apres cela est fait, la on a plus le droit d’interdire un parti ou une association , on peut pas arrêter les gens pour des délits d’intentions ou des crimes qui vont prendre place dans l’avenir comme on le fait d’ailleurs maintenant contre les islamistes…..




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  • Bladi
    28 août 2010 at 9 h 35 min - Reply

    @Larbi ce que vous dites est exactement ce que cet article et nous tous essaye (ons) de surmonter. Vous voyez, il est très facile d’accuser les autres de ne pas faire leur part des choses. Il faut que toutes les parties cèdent de leurs « Haq » et surpassent leurs egos et tendent la main les uns aux autres. C’est la seule et l’unique façon de vaincre l’ogre et libérer L’Algérie pour nos enfants et petits-enfants. L’heure est grave et notre responsabilité est immense devant dieu et devant l’histoire.




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  • mokdad
    28 août 2010 at 10 h 10 min - Reply

    Nous y revoilà!!!
    « On est d’accord pour la democratie à condition que ce ne soit pas les islamistes qui sont choisis et voilà on revient à la casse départ…
    C’est La logique de Pharaon « vous êtes libre de penser ce que je veux »…
    LA vision laique et maconisée de la religion et du du monde qui veut imposer sa façon de voir
    SI vous voyez que la place de l’islam est dans les coeurs c’est votre problème.
    Pour nous cela ne suffit pas l’Islam est Dine oua Dounia…
    Le Coran est un manuel pour la vie…..
    Saha Ramadankoum




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  • Laïd Douane
    28 août 2010 at 10 h 17 min - Reply

    @larbi,
    « Les islamistes ne font absolument rien pour convaincre les gens qu’ils ont changé.. » !!
    Les Islamistes mon pote, n’ont pas changé dans le sens de résipiscence ou de repentance, pour convaincre qui que ce soit. Pour autant ils ont muri et dont prêt à reprendre les choses en mains le moment propice. Leur projet maitre en cohérence avec leur croyance n’exige pas cette sorte de campagne de sensibilisation. Quant aux fautes commises en leurs noms et dans leurs rangs, c’est au temps d’en juger sous les yeux de « ces gens ».
    Dupés, diriez-vous au point que des chefs terroristes, nous savons maintenant qui sont-ils, tuent des dirigeants islamistes comme Mohamed Saïd, Bouslimani, Hachani pour ne citer que ceux-là ! Dupés au point de commettre une boucherie à Ben Telha connu pour sa mobilisation irréprochable pour le projet islamiste pendant les années 90 ! Croyez-vous qu’il est nécessaire de mener une campagne de sensibilisation pour expliquer à ces « gens qui ont compris » qu’un islamiste ne peut pas assassiner ? Il faut être vraiment malade pour croire que les islamistes tuent des enfants et des vieillards !
    Il y a ceux qui continuent à croire que la faute des Islamistes se résume dans le fait d’avoir abandonné le terrain au moment où il fallait se défendre, c’est-à-dire le 09 févier 1992 quand ils se sont laissé faire en acceptant d’être arrêtés en masse puis déportés vers des camps de concentration. Nous étions 30000 et j’assume, en majorités d’élus et de militants tous en pleine forme dont une grande partie d’ex officier de contingent donc connaisseur des armes. Notre était d’avoir compris avant l’heure que les occidentaux voulaient nous mener vers le néant. Notre attitude a donné un résultat catastrophique puisque le maquis déjà prêt, a été alimenté par les premiers de la récréation ; des tauliers, des coiffeurs et des c.. s’installaient au sommet de la pègre terroriste, au moment où les cervelles se chauffaient dans des camps au Sahara ! Nous ne regrettons pas pour autant car il n’y a pas pire d’assister à la tuerie. Je peux même vous dire que les 11 mois passés dans le camp de concentration sont les meilleurs de ma vie ; je l’expliquerai un jour quand les cerveaux seront prêts à recevoir !
    Les islamistes mon cher, et surtout en Algérie, on ne peut pas s’en passer. Nécessaires ou utiles dans l’échiquier, essentiels, indispensables et tout ce que vous voulez, rien ne peut fonctionner convenablement sans eux. D’ailleurs même là où leur présence est minime, composer avec eux est une condition nécessaire pour que ça ne grince pas.
    Je me contente de ça et je termine en vous disant qu’en effet « aux élections présidentielles de 2004, il y a eu un rapprochement entre le RCD et le parti El Islah dirigé alors par». Mais faut-il savoir ce qui est arrivé à ce même Djaballah !!
    Laïd DOUANE




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  • radjef said
    28 août 2010 at 11 h 32 min - Reply

    Bonjour tout le monde. Le mensonge n’est si detestable que parce que qu’il est l’enfant naturel de l’ignorance et de la peur. Or l’ignorance et la peur produisent la terreur, l’arbitraire, la violence, l’exclusion et empêchent la societé de s’elever aux grandes necessités et d’être elle même. Le mensonge si bien cultivé depuis les années 40, a fait de l’Algérie une societé schizophréne violemment atteinte de dedoublement de personnalité, une societé vulnerable et totalement asservie à la violence. Nos dirigeants qu’ils soient membres de la junte au pouvoir ou de l’opposition, tous produit du mensonge voient partout des conspirations se tisser, des complots hautement élaborés et des intrigues visant a les destituer et a les desapproprier du pouvoir qu’ils detiennent sans partage depuis toujours.
    Karim Tabou, lors d’un rassemblement tenu à Ifri à l’occasion de la journée de la celebration du Congrés de la Soummam, a declaré que son parti est le prolongement du mouvement national. Il n’a pas tort de l’affirmer. Je dirais même que tous partis sont le produit du mouvement national.Depuis le 1er novembre 1954 à ce jour, le pays est privé arbitrairement, de façon violente et criminelle, de se reconcilier avec lui même et d’aller à la conquête de la democratie, de la citoyenneté, de l’alternance, de la science et de la pensée, éléments si necessaires à l’edification d’un Etat nation avec des institutions souveraines bien établies. Aujourd’hui , les dirigeants algériens, qu’ils soient dans la junte ou dans l’opposition, me donnent l’impression d’être en face de cet ivrogne inculte affranchi de toutes croyances, mais qui s’obstine a professer les lois de l’Islam et des autres religions. Sans rupture avec ce passé si falsifié qui regorge de mensonges, ce passé qui a procuré la légitimité au regime en place, sans la science, la democratie et l’alternance a l’interieur des partis, aucun changement n’est possible…




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  • Alilou
    28 août 2010 at 11 h 39 min - Reply

    @Jabara

    Excusme moi par avance pour mes propos directs comme d’habitude, j’ai tendance a remuer un peu les choses.

    Avec tout le respect que j’ai envers tous les algeriens confendu meme si je ne partage pas leurs idees, mais dans ton post tu compare les choux de bruxcelle au pomme granate (grenades)…

    Tu compare les algeriens aux iraniens…

    On n’a meme pas le 1% de leur intelligence…

    Les islamistes iraniens ne sont pas des trabendistes ou des terroristes recyclés en hommes d’affaire ou directeurs de RD…

    Certe nous avons nos AS mes dela a comparer les islamistes Iraniens aux notre c’est tout un gouffre sideral…

    On est incapable de re-inventer la roue, dela a fabriquer une centrifugeuse… ca va etre la blague du week-end…

    Salutations fraterneles

    Ali le fouteur de trouble, je retourne a mon thé qui…fume…




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  • Alilou
    28 août 2010 at 11 h 56 min - Reply

    We are the best of the best…GOD Bless America

    J’aimerai poster cet article (la chronique de Normand Lester)

    Vous avez vu les sondages récents qui indiquent que 46 % des républicains croient que le président Obama est un musulman? Que 27 % des membres de ce parti doutent qu’il soit un citoyen américain. Mieux, la moitié d’entre eux sont sûrs que c’est lui qui a donné des milliards de dollars aux banques et aux grandes compagnies d’assurances alors que c’est George Bush qui l’a fait. Ce n’est pas arrivé en 1812, mais en 2008 et c’est facilement vérifiable. Bon, que les membres du parti républicain américain soient des gens stupides et ignorants ne surprend personne. Mais est-ce le cas des Américains en général? Les chiffres suivants, tous tirés de sondages effectués ces dernières années, peuvent le laisser croire.

    En 2003 le Strategic Task Force on Education Abroad avait conclu que l’ignorance des Américains du monde extérieur est telle qu’elle constitue une menace à la sécurité nationale du pays. 37 % des Américains ne peuvent trouver les États-Unis sur un globe terrestre. Ils sont 30 % à ne pouvoir nommer l’Océan qui se trouve sur leur côte est. 80 % ne savent pas où se trouve l’Irak. Encore aujourd’hui, 33% d’entre eux sont sûrs que des armes de destructions massives ont été trouvées en Irak. Seulement 49 % savent que c’est leur pays qui a été le premier à utiliser l’arme nucléaire.77 % ignorent que George Washington a été leur premier président. 55 % sont convaincus que le christianisme a été établi comme religion d’État par la Constitution américaine, alors, qu’au contraire, elle est fondée sur la séparation de l’Église et de l’État.

    La moitié des écoles américaines n’enseigne pas la science de l’évolution, lui préférant le créationnisme et/ou la Bible. En 2004, seulement 13 % des Américains croyaient à l’évolution naturelle, alors que 45 % pensaient que l’homme avait été créé par Dieu comme le révèle la Bible et 38 % que Dieu est intervenu pour guider l’évolution. Le pourcentage des Américains qui accepte l’évolution est plus faible qu’il y a 30 ans. La croyance au Diable est en hausse, passant de 63 % en 1997 à 71 % en 2004. Et ce n’est pas une affaire de vieux. 67 % des Américains de plus de 70 ans croient au Diable alors que le pourcentage atteint 79 % chez les 18-34.
    500 ans après Copernic, un Américain sur cinq pensent toujours que le Soleil tourne autour de la Terre comme l’affirme la Bible. 35 % d’entre eux croient que ce qu’elle dit est littéralement vrai. D’ailleurs, ils sont 65 % à affirmer que la Bible répond à toutes les questions essentielles de la vie. Ce n’est pas différent de ce que croient les intégristes musulmans. Remplacez simplement Bible par Coran.

    Même s’ils sont un des peuples les plus croyants et les plus crédules de la planète, 60 % d’entre eux ne peuvent nommer cinq des dix commandements. 50 % des finissants du secondaire pensent que Sodome et Gomorrhe étaient un couple marié. 60 % des Américains croient que l’arche de Noé a vraiment existé et qu’on y a placé un couple de tous les animaux de la Terre pour les protéger du déluge universel.12 % des adultes américains identifie Jeanne d’Arc (Joan of Arc) comme étant la femme de Noé (Noah’s Ark). Le tiers d’entre eux croit que c’est Billy Graham et non Jésus qui a prononcé le Sermon sur la Montagne. 22 % pensent que Moïse était soit un disciple de Jésus, un pharaon d’Égypte ou un ange. 35 % croient aux ovnis, 31 % aux sorcières et 25 % à l’astrologie. 18 % disent avoir été en présence d’un fantôme.

    Parmi les pays développés, les États-Unis ont le plus faible quotient intellectuel moyen avec 98. Dans un test du Program for International Student Assessment qui vérifiait les connaissances scientifiques et les capacités logiques et analytiques des étudiants du secondaire, les Américains se sont classés en 24e place avec un score de 483, loin derrière le top cinq : La Finlande avec 544, la Corée du Sud avec 542, le Japon avec 534, le Canada avec 532 et la Belgique 529.

    Si ces chiffres illustraient l’ignorance d’un pays sous développé, cela n’aurait guère d’importance, mais ils reflètent la façon de penser des citoyens du pays le plus puissant de la planète qui croient aussi à l’exceptionnalisme américain, au destin unique des États-Unis. Non seulement les Américains croient-ils en Dieu, mais ils sont convaincus que Dieu dans sa sagesse a créé le peuple américain différent et meilleur que la racaille qui habite le reste de la planète et qu’il lui a confié la gouverne du monde. Que Dieu nous protège!




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  • Mohamed Jabara
    28 août 2010 at 12 h 50 min - Reply

    @Alilou

    Je suis très zen, surtout pendant le ramadhan, j’espère que tu le restera.

    Tes propos directs cette fois ci ? Lesquels @Alilou ?

    Tu affirmes que les Algériens n’ont pas 1 % de l’intelligence des Iraniens et que de ce fait comparer les deux peuples serait comparer les choux de Bruxelles a je ne sais plus quoi, ce qui dénote que tu as une haute opinion de ton peuple. Théorie raciste par excellence, tu en conviendra honnête que je te connais, mais inversée car généralement les théories racistes abaissent les autres peuples et toi tu rabaisses le tien par rapport à un autre. Aucun peuple mon ami n’est meilleur qu’un autre et tous sont capables de prodiges lorsqu’il y a une guidance juste et équitable.

    Tu dis que les islamistes iraniens ne sont pas des trabendistes ou des terroristes recyclés en hommes d’affaires ou directeurs de RD, mais si tu avais lu mon post je commence par interroger Larbi dans une bonne logique de discussion et afin que les concepts soient clairs sur la signification pour lui du terme d’Islamiste car une méthodologie commence par affiner les concepts. Et puis ce flou qui entoure ce mot à mon avis est le fondement de la polémique qui entoure cette question. Tu y réponds à côté en assimilant tous les islamistes à des terroristes et des trabendistes sans en apporter aucune preuve tangible, ce n’est pas cela être direct, mon frère. Quelle est l’étude scientifique sur laquelle tu te bases pour faire pareilles déclarations, quelle est ta source ? La presse aux ordres ? La presse occidentale totalement réfractaire à l’Islam ?

    Ou peut être que le fait de fumer du thé qui te donnes ces idées ? 🙂

    Pour clore, je crois que tu connais ma position : Je suis contre l’instrumentalisation de la religion par les partis politiques, la religion est un élément de la personnalité du peuple et c’est à l’Etat de la promouvoir par le biais d’institutions appropriées, nous sommes en majorité musulmans. Les partis ne devraient rien à y voir. Si j’ai cité l’exemple de l’Iran c’est juste pour dire qu’il ne faut pas tout diaboliser.

    Saha ramdanek.




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  • Mohamed Jabara
    28 août 2010 at 13 h 25 min - Reply

    @ Nordine.

    Effectivement, le choix est simple entre deux alternatives, l’une connue, qui a donné un vécu et l’autre qu’on nous décrit à force cris mais qu’on n’a pas expérimentée totalement mais qui compte tenu du saut dans l’inconnu et de la résistance au changement nous fait réfléchir et réfléchir et nous restons ainsi dans l’expectative.

    Y a t il une autre solution que de rassembler toutes les forces vives de la nation en nous faisant mutuellement confiance et en mettant l’interet de l’Algérie au dessus de tout, comme l’ont fait nos auteurs ?

    Seule solution, que les démocrates fassent preuve de véritable démocratie et acceptent le verdict des urnes dont ils semblent avoir peur, mais sans le dire et que ceux qui entendent gouverner au nom de l’Islam fassent preuve de discernement et ne fassent pas fuir les gens par des propos inconsistants et qui n’ont rien à voir avec notre sainte religion.

    La fatwa ne se fait pas dans un parti politique soumis aux pressions des urnes, mais dans une université ou son équivalence soumise seulement à la recherche de vérité.




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  • bouyilès
    28 août 2010 at 14 h 13 min - Reply

    Je pense qu’il y a de l’ambiguité dans cette phrase:

    « Seule solution, que les démocrates fassent preuve de véritable démocratie et acceptent le verdict des urnes dont ils semblent avoir peur, mais sans le dire et que ceux qui entendent gouverner au nom de l’Islam fassent preuve de discernement et ne fassent pas fuir les gens par des propos inconsistants et qui n’ont rien à voir avec notre sainte religion.  »

    Entendons-nous bien,le seul régime fiable pour ce pays est la démocratie.Il y a une seule et pas mille.
    La seule entente possible entre les différents courants politiques dans ce pays consiste en le respect de cette démocratie préalablement définie par une assemblée constituante comme étant immuable.
    Le problème étant bien posé,sa solution est facile comme bonjour.
    Et pour reprendre Nazim,un slogan républicain à adopter:
    « La place du FLN est au musée de l’histoire, celle de l’Islam dans les cœurs « 




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  • Larbi
    28 août 2010 at 15 h 03 min - Reply

    @ Jabara :

    Mea culpa : en parlant des islamistes, je m’adressais au FIS. Et le changement dont je parle concerne le concept « démocratie Kofr ».

    Que le FIS accepte le jeu démocratique et l’alternance au pouvoir, et je serais le premier à le féliciter en cas de victoire aux élections. Je suis personnellement pour l’application des principes islamiques dans tous les domaines de la vie sociale et économique : par conséquent, la gouvernance du FIS ne me gêne pas, mais, si à d’autres élections, le peuple donne la majorité à un autre parti, le FIS doit respecter le verdict des urnes, c’est tout ce qu’on demande. Personne ne doit s’imposer par la force, tout le problème est là.

    Anouar Haddam, ex-député du FIS et son représentant à l’étranger, est intervenu plusieurs fois sur LQA. Qu’il nous donne son avis franchement : si le FIS, pour des raisons valables, maintient son concept de « démocratie Kofr », qu’il nous fasse partager sa conviction, pour nous aussi, l’Islam est le fondement de notre vie.




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  • Larbi
    28 août 2010 at 15 h 36 min - Reply

    A Jabara :

    L’Iran que tu as cité est un exemple intéressant : le verdict des urnes des dernières élections en Iran n’a pas été respecté et les résultats officiels ont été durement contestés par l’opposition. Pourquoi les résultats des élections dans l’état sioniste ne sont jamais contestés, ni ailleurs en Occident ? Réponse : l’opposition dispose de toutes les garanties pour contrôler et vérifier, ce qui n’existe pas dans l’état islamique d’Iran où le Pouvoir laisse planer le doute sur les résultats qu’il communique. C’est ce genre de situation qu’il faut absolument éviter à notre pays.




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  • lmah
    28 août 2010 at 16 h 28 min - Reply

    c’est utopique.




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  • Mohamed Jabara
    28 août 2010 at 16 h 29 min - Reply

    @ Bouyiles.
    Il n’ y a aucune ambiguité mon frère.

    Encore une fois mon ami, entendons nous sur les concepts. Qu’est ce que la démocratie pour toi ? Déjà en tant que concept ce terme recouvre une infinité d’acceptions et donc il est nécessaire de l’affuter pour délimiter le champ des dicussions.

    La démocratie pour moi c’est la décision de la majorité librement exprimée dans le cadre du suffrage universel. Si le peuple veut le FIS, un vrai démocrate ne crie pas au scandale. Il s’incline devant la décision de la majorité. Il ne s’allie pas avec une junte pour renverser le pouvoir qui est légitimé par le peuple sous prétexte de sauver la république, mais en réalité pour avoir un strapontin que les élections ne lui ont pas permis qui lui permette de faire des affiares sur le dos du peuple .

    @Larbi.

    Quant à ton premier post. Entièrement d’accord avec toi, quoique, petite réserve, on n’a pas vu le FIS gouverner pour le juger et le peu qu’on a vu au niveau des communes alors que tous les pouvoirs leurs étaient retirés était plutot encourageant à mon humble avis par rapport à la gestion antérieure et postérieure.

    Il reste cependant qu’il faut dire que le FIS est un front et qu’a ce titre beaucoup de tendances le composent dont le « bina’a al hadari » que prone notre frère Haddam et d’autres et dont il a parlé déjà sur le site, tu trouvera cela dans les archives.

    Quant à la contestation des dernières élections en Iran, ce n’est qu’une toute petite affaire montée en épingle à cheveux par la presse occidentale et spécialement américaine sous la houlette de la CIA qui finance « cette opposition » et la soutient politiquement et médiatiquement. Qui pourrait faire ça à Israel ? Mais de toute façon, si nos gouvernants avaient réellement développé le pays, une opposition à leur pouvoir ne viserait qu’a deux choses : Faire mieux, ce qui resterait à prouver, un tiens vaut mieux que deux tu l’aura, ou deux faire un retour sur les acquis accumulés. Admettons que ces dernières elections ont débouché sur cette contestation et durant les trente ans avant ? Cela voudrait dire qu’il s’agirait d’un fait nouveau ? Donc tout va bien pour l’Iran, par rapport à nous, puisqu’il ne s’agit que d’une exception alors que chez nous c’est la règle. Elevons nous donc au moins au niveau de l’Iran pour ensuite nous permettre de le critiquer.

    Si on nous faisait un blocus tel qu’il le subit, au bout de deux mois nous mourrions de faim.

    Saha ramdankoum.




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  • Alilou
    28 août 2010 at 16 h 40 min - Reply

    Salam,

    @Jabara,

    J.ai vecu assez lontemps dans mon pays pour a voir vu la machination abominable du pouvoir se mettre en branle par saccades pour broyer l’algerie et depuis ca ne cesse pas.

    Ils ont utilisé tous les stateges pour manigancer des scenaris a faire douter les plus ands d’Hollywood (dans films cata)

    Revenir au islamiste et surtout quand tu dis que la religion doit erte etatique et que ce dernier doit l’encadrer etc… J’ai vu comment ce dernier a utiliser cette credulité, ca nous a couté et continue de nous couter chere tres chere en tout pas seulement en vie humaine, sang, debiles mentaux et tristesses et chagrins des meres des disparus.

    La religion doit une affaire strictement personnelle.

    Pourquoi obligatoirement elle doit etre etatique, je ne comprend pas a moins que vous voulez etablir un etat silamiste, islamique ou musulman etc…

    Pour ca moi je suis hors jeu, depuis que j’ai remis mes pendules a l’heure entre ma foie, Dieu et les autres je suis zen.

    Vous pensez que la foie se mesure ou se compare ou se pratique de la meme maniere et qu’on l’assimile tous de la meme maniere, en therapie de groupe ????

    A mon avis l’islam est devenue une therapie de groupe, ou les prechoir est accaparé par un individu plus frustré que l’ensemble du groupe afin de crier haut est forts a qui veut l’entendre toutes ces frustrations internes qui le devorent.

    J’ai assisté au prreches de pas mal de soit disant imames (Etatique ou FIS ans co) et le discours est presque le meme, le premier brosser dans le sens du poils, l’autre il voualit a tout pris faire dans l’epuration avec differentes sauces et epices…

    Mon ami, si vraiment on veut edifier une societé de droit, laissons la religion etre une affaire personnelle, une relation entre l’individu et son createur, et non un instrument a la disposition de certains illuminé dans leur quette du valhala et des 72 ou 720 vierges.

    Si on ira un jour au paradis, ce n’est pas par notre boulot ou autre c’est grace a la clemence divine, alors ca sert a rien d’etre plus pur que le cristal.

    En ce qui concerne mes idees preconsues envers les islamistes, elles sont clairs, je n’adhere a aucun de leurs projets.

    Une derniere franchise envers et contre tous, s’il le faut. Nous sommes responsables (Musulmans du monde) de ce qu’est devenu notre religion, notre coran, notre prophete, car nous sommes resté coincés dans nos tetes et limiter notre horizon et voyons qu’a travers un ecran de fumee propager par certains illuminé dont l’horizon etait deja sombre, on ne voulant pas etre seules dans leur prisons, ils ont en trainé des millions avec eux.

    Fabriqons d’abors une aiguille a coudre on vera pour les fusees apres.

    Si moi je suis raciste en etant direct et franc alors je le suis envers pas mal. (je black by the way)hihi

    je retourne a mon thé et je reste zen jusqu’a l’aube

    Saha ramdankoum et ftourkou et shourkoume a toutes et a tous…

    Je prends l’ascensseur pour mon nuage de…fumée




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  • Adel
    28 août 2010 at 18 h 20 min - Reply

    @Mohamed Jabara,

    Mon cher Mohamed, bonjour,

    Si j’ai commencé mon article par le rappel de l’action salvatrice des 9 (ou 6+3), c’est pour montrer que, parfois, il faut oser donner un coup de pouce à l’histoire pour qu’elle se remette en marche. Bien sûr que la résistance du peuple algérien et son rejet de la colonisation n’ont jamais cessé, car aucun peuple ne peut accepter de mourir sans se battre (les indiens d’Amérique se sont battus avec des haches et des flèches jusqu’à ce que la force brutale et le nombre aient eu raison d’eux).

    @Nazim,

    Bonjour,

    Nous avons longtemps disserté sur :

    1- Notre situation lamentable (bien décrite encore une fois dans ton post),

    2- Les causes historiques de cet état de fait plus que lamentable.

    Les Algériens sont malheureux. Ils sont frustrés. Ils ont honte. Ils sont en colère… mais ils ne font rien pour changer la situation.

    Voilà le plus terrible.

    Il y a des hommes et des femmes de bonne volonté, dans tous les courants politiques, qui veulent agir, mais ils ne trouvent pas le cadre adéquat. La société est bloquée. Comment dépasser ce blocage et mettre la machine de la contestation en route?

    Supposons que la société algérienne (en dehors de la caste qui détient le pouvoir) est divisée en 3 groupes égaux :

    1/3 de partisans de la solution islamique (vue du côté «démocrate» cela donne ceci : application stricte de la chariaa, pas de mixité, pas de travail pour les femmes, pas d’alcool, pas de spectacles, pas de musique légère, etc.);

    1/3 de partisans de la démocratie à l’occidentale (vue du côté «islamiste» c’est: dissolution des mœurs, abandon de nos traditions, soumission à l’Occident athée, etc.)

    1/3 d’indécis.

    Au-dessus de tout ce beau monde, boutef, toufiq et leurs comparses, qui jouissent de voir le pauvre peuple se débattre dans toutes sortes de problèmes et ne ratent aucune occasion de créer la zizanie.

    Allons-nous rester ainsi jusqu’à la fin des temps?

    Un problème bien posé est à moitié résolu. Il est clair que le verrou qui bloque tout le système et met un frein à toute velléité de changement est le pouvoir de toufiq et boutef. Tant qu’il ne saute pas, rien ne changera.

    Comment le faire sauter?

    Ne serait-il pas judicieux que les deux tiers qui passent leur temps et dépensent toute leur énergie à se combattre, sous le regard jouisseur des monstres au pouvoir, fassent une trêve et travaillent ensemble à faire sauter le verrou? Car, tant que ce verrou ne saute pas, ni les uns, ni les autres ne pourront arriver à quoi que ce soit. Cela fait 18 ans que nous attendons le Mahdi…

    Ce que nous demandons aux deux parties, c’est de mettre tous leurs griefs à plat et de voir en toute honnêteté s’il n’y a pas moyen de trouver un terrain d’entente.

    Mais les gens du FIS sont pires que toufiq et boutef réunis, me direz-vous! Qu’en savez-vous? Ce ne sont que des supputations. La mouvance du FIS est hétéroclite. Lorsqu’il s’agira de gouverner, la décantation se fera inévitablement. Et puis, il ne s’agit pas de constituer un front sans aucune garantie. Il y aura un contrat auquel chacune des parties adhérera. Toute la question se résume à trouver des hommes et des femmes de bonne volonté dans les deux camps qui sont prêts à travailler dans ce sens et d’élaborer une plate-forme minimale.

    Pour ce qui est de l’Assemblée Constituante, il me semble qu’il faudra bien que ceux et celles qui y siégeront soient élus par le peuple. Les élections sont donc incontournables.

    Les islamistes vont tricher, me direz-vous. Ils vont accepter toutes les conditions aujourd’hui, mais une fois au pouvoir, ils appliqueront une politique dictatoriale pire que celle du DRS.

    Mais là, mon cher ami, nous entrons dans la politique-fiction. Dans la réalité, c’est le plus combatif qui l’emporte et qu’est-ce qui empêcherait les démocrates de l’être et de conquérir les cœurs des Algériennes et des Algériens qui sont indécis?

    Celui qui ne veut prendre aucun risque ne pourra jamais rien entreprendre de valable et sera condamné à végéter dans la médiocrité.

    Le défi à relever est de trouver un nouveau langage, un langage rassembleur qui marginalise de plus en plus les extrémistes pyromanes et qui propose une alternative crédible. Il s’agit de redonner confiance au peuple algérien pour qu’il sorte de sa léthargie et qu’il se mette à croire en un avenir meilleur.

    Qu’avons-nous à perdre?

    Cordialement




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  • Brahim Younessi
    28 août 2010 at 18 h 22 min - Reply

    Bonjour,

    L’Algérie n’arrive toujours pas à sortir de la période de transition ouverte en 1975 avec l’échec patent du projet d’industrialisation qui devait assurer un développement accéléré et créer la prospérité pour tous. Les aménagements institutionnels que Houari Boumédienne avait engagés en 1976 : charte nationale, constitution, élection présidentielle et Assemblée populaire nationale n’avaient pas pour effet de transformer le système politique devant l’aplasie de l’appareil de production mais de répondre à la pression des événements régionaux notamment à celle du Sahara occidental. Les promesses d’accéder à la formation, au travail, à la consommation, au logement, à la santé définis comme des priorités avaient mis provisoirement en sourdine la quête des Algériens à la démocratie politique. Cette hypothèque qui ne valait pas légitimation du pouvoir fondé sur la force devait, dans l’esprit de la population, permettre l’éclosion de la démocratie sociale dans son principe de justice et d’égalité.
    La débâcle économique et l’anomie sociale ont définitivement condamné le Régime qui espérait se légitimer par la réussite. Les réalisations économiques devaient rendre l’exclusion politique du peuple acceptable. La mort du principal artisan du système n’a pas entraîné de changement fondamental dans la dévolution du pouvoir politique, la conduite des affaires publiques et la gestion des ressources économiques. Les fonctions électives ne sont toujours pas livrées à la compétition démocratique et les postes de la haute administration sont confiés à la clientèle des hauts gradés de l’armée et des services de sécurité qui veillent à l’équilibre du pouvoir et la distribution de la rente pétrolière. Tout équilibre instable, a fortiori tout déséquilibre, entre les clans qui se partagent le pouvoir conduirait à l’implosion de l’édifice construit à la fin des années 1950 pour contrôler les rouages du futur Etat algérien. Les hydrocarbures qui procurent l’essentiel de ses revenus au pays servent à l’enrichissement personnel et à la corruption de toute velléité de contestation à l’intérieur du système. Le noircissement de la matrice interindustrielle qui a donné des résultats prodigieux en Corée du Sud devenue exportatrice de biens d’équipements a lamentablement échoué en Algérie livrée à la prédation économique. Les Coréens du Sud ont opté pour l’industrialisation, c’est-à-dire la production, par substitution à l’importation alors que les Algériens ont privilégié l’importation par substitution à la production pour ouvrir toute grande la voie à la corruption et, par conséquent, à l’enrichissement privée illicite. Les importations, tous secteurs confondus (biens d’équipement, alimentation, médicaments…), représentent, en prenant en considération les chiffres officiels de 2009, près de 40 milliards de dollars après l’entrée en vigueur, selon les déclarations du gouvernement, des « mesures d’encadrement de l’économie ». Sans celles-ci, la facture se serait élevée à près de 60 milliards de dollars, insiste le ministre des Finances qui ne dit pas, (mais le peut-il ?), si cette baisse de la facture reflète, en proportion, une chute des détournements de fonds publics qui alimentent les comptes à l’étranger des dirigeants algériens civils et militaires. Aucune dictature dans le monde n’a été vertueuse, elles ont toutes généré la corruption. La Corée du Sud, non plus, n’a pas échappé à ce fléau ; son dictateur assassiné en 1979 est soupçonné d’avoir détourné 600 millions de dollars.
    Les systèmes politiques de Séoul et d’Alger avaient une parenté autoritaire, une structure militaire similaire et un même nationalisme ombrageux. Comme en Algérie actuellement, le pays était livré à l’état d’urgence, l’opposition muselée, les élections truquées et la constitution révisée pour permettre au président Park Chung-hee de se représenter pour un troisième mandat. L’autre ressemblance est que le nouveau dragon de l’économie asiatique connaît, en dépit de sa prospérité, des émeutes meurtrières en 1980, ce que l’Algérie, en situation de marasme, vivra en 1988.
    Il y a quand même une différence entre les deux pays : la Corée du Sud privée de ressources naturelles a eu recours à l’emprunt pour se développer. Conséquence : son économie est gravement affectée par la crise financière asiatique de 1997 qui a entraîné l’insolvabilité du pays. L’intervention du FMI qui lui impose un programme draconien de restructuration économique provoque une série de manifestations et des grèves ouvrières incessantes qui ont fini par faire tomber le régime dictatorial. Le pays du calme matin a accédé à la démocratie alors que l’Algérie, c’est encore une différence, est toujours sujette à l’autocratie. Le mécontentement social que plusieurs corporations, enseignants, médecins, métallurgistes, ont exprimé en automne 2009 et en hiver 2010 par des grèves pour la revalorisation de leurs salaires est resté confiné dans un cadre strictement syndical. L’opposition réduite à sa plus simple expression avec la disparition du Front islamique du salut n’a pas été en mesure d’accompagner cette grogne pour étendre le mouvement de contestation à d’autres secteurs et surtout de le transposer sur le plan politique.
    La comparaison avec la Corée du Sud est suffisamment pertinente pour conclure que l’état d’urgence en Algérie sert l’immobilisme et, sans doute, l’insignifiance politique. Il justifie l’atonie de l’opposition qui ne semble pas disposer d’une réelle base sociale pour occuper le terrain par des actions d’envergure qui, à terme, comme en octobre 1988, aboutiront au déverrouillage de la ressource politique. La Corée du Sud n’est pas la seule à s’être affranchie de la dictature par les luttes politiques et syndicales quotidiennes. Les Polonais et les Grecs notamment ont fait, eux aussi, tomber leurs dictatures par les grèves et les manifestations pacifiques en dépit des lois d’exception que les pouvoirs décrètent en pareille circonstance. Il est vrai que le contexte international a totalement changé depuis que les étudiants grecs ont ébranlé le régime des colonels et depuis également que Solidarnosc a entrepris sa résistance au régime pro-soviétique de Jaruzelski.
    A l’exemple de ces peuples qui ont pu vaincre leurs dictatures, le front de l’opposition se fait d’abord sur le terrain des luttes sociales.

    Salutations
    BY




    0
  • Mohamed Jabara
    28 août 2010 at 18 h 59 min - Reply

    @ Alilou.
    Merci de ta réponse sereine et détaillée.

    Il ressort de ton long post, ce qui n’est pas dans tes habitudes, il faut le reconnaitre, que d’après toi, au motif que le pouvoir actuel abuse, il ne faut plus faire confiance à un pouvoir même démocratiquement élu dans le cadre de l’alternance. Il faut de ce fait perdre toute confiance en les institutions de l’Etat, surtout dans le domaine de la religion, ce qui à tes yeux justifie d’écarter totalement celles ci dans la gestion du fait religieux et ce quand bien même le peuple algérien y aspire, parce que tu estimes que le peuple est crédule et que tu es fixé sur le comment cette crédulité est utilisée. Tu veux donc que nous nous interposons en tuteurs du peuple algérien au motif que cela nous a couté et nous coûte très cher dans divers domaines que tu évoques et lui interdire certains choix qu’il pourrait faire. Tu débouches donc par cet argumentaire sur l’affirmation que la religion doit être « une affaire strictement personnelle ». Et donc tu dis implicitement que les islamistes n’ont pas droit a avoir pignon sur rue dans le domaine politique parce que tu t’est fait une idée.

    La démocratie mon ami n’est pas d’imposer au peuple ses choix sous prétexte qu’il est crédule, les putchistes de 92 l’ont fait. Je crois que sur ce site nous oeuvrons tous pour la véritable démocratie et que tous ceux qui y concourent vont dans le meme sens et sont nos camarades, quelle que soit leur couleur politique, nous ne voulons pas d’une démocratie spécifique qui exclut une partie de notre peuple en raison de ses idées. La démocratie est un espace de concertation, d’action et de liberté à créer qui permette d’aller dans le sens de la majorité. Dès qu’ils adhèrent à la démocratie et à l’alternance au pouvoir ils deviennent nos soutiens, mêm si nous avons pas les mêmes préférences et nous avons besoin alors les uns des autres. Je ne suis pas, comme toi porté sur les partis politiques à doctrine religieuse, ce ne devrait pas exister à mon avis, mais avoue que j’ai le droit de ne pas comprendre comment des institutions publiques d’un Etat de droit n’intègrent pas les valeurs du peuple dans leurs préoccupations et notamment sa religion, ne serait ce qu’en tant que source d’inspiration pour la formulation des règles de droit et leur modalités d’exécution.

    Et quant à mettre sur le dos des « islamistes » terme qui reste à définir, je pense que tu vises le FIS, la crise que nous avons vécue, je crois que tu ne vois pas encore la vérité malgré les débats de LQA auquels pourtant tu participes. Je mets donc ça sur le compte de tes « idées préconçus » comme tu dis . Tout le monde sait à qui a profité la crise et comme on dit cherches à qui profite le crime et tu saura celui qui l’a commis.

    Et je n’arrive pas à faire le lien que tu fais en sautant de la religion au fait de fabriquer une aiguille à coudre et comment le fait d’être musulman à un lien avec ce fait. Pour ma part je n’incrimine pas l’Islam puisque l’Iran à réussi avec l’Islam à fabriquer non seulement une aiguille mais à se propulser dans l’ère spaciale et atomique.

    Cet acharnement à vouloir remettre en cause les fondements de notre algérianité devient à la fin très suspect. La question ici n’est pas de savoir si l’Islam fait partie de notre vie ou pas et si de ce fait il doit avoir droit de cité, mais comment unifier nos forces afin que l’opposition devienne forte.

    Celui qui ne veut pas de l’unité de cette opposition se détermine d’emblée.

    Je retourne me resourcer auprès de mes ancètres, leur simplicité me manque.

    Continue à faire de la fumée mais qu’elle ne te fasse pas pleurer, fais attention à tes yeux. 🙂

    Saha ramdanek.




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  • Aliben
    28 août 2010 at 19 h 00 min - Reply

    Pour paraphraser un illustre et authentique révolutionnaire Vietnamien j’ai nommé HO chi min,  » Les sages conçoivent et dirigent les révolutions, les Fous exécutent et réussissent, généralement, et…les Opportunistes et autres Traitres s’approprient le festin, sans Gloire.




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  • Mohamed Jabara
    28 août 2010 at 19 h 24 min - Reply

    Voici deux articles relatifs aux dernières elections en Iran que la majorité de la presse occidentale à présentées comme truquées.

    par Ken Ballen et Patrick Doherty

    « The Washington Post »
    15 Juin 2009

    Le résultat des élections en Iran est peut-être le reflet de la volonté du peuple iranien. De nombreux experts affirment que la marge de victoire du sortant, le Président Mahmoud Ahmadinejad, est le résultat d’une fraude électorale ou d’une manipulation, mais notre sondage de l’opinion publique iranienne effectué dans tout le pays trois semaines avant l’élection a montré qu’Ahmadinejad menait par une marge de 2 contre 1 – plus que celle sortie des urnes vendredi dernier.

    Alors que les médias occidentaux signalaient depuis Téhéran, dans les jours qui ont précédé l’élection, une vague d’enthousiasme en faveur de Mir Hossein Mousavi, principal opposant d’Ahmadinejad, notre sondage scientifique effectué dans les 30 provinces du pays révélait une nette avance pour Ahmadinejad.

    Les sondages indépendants et non censurés à l’échelle nationale sont rares en Iran. D’une manière générale, les sondages préélectoraux sont effectués ou contrôlés par le gouvernement et sont notoirement indignes de confiance. Par contraste, le sondage effectué par notre ONG du 11 au 20 mai était le troisième d’une série effectuée au cours de ces deux dernières années. Dirigé par téléphone à partir d’un pays voisin, le travail sur le terrain a été effectué en langue Farsi par un institut de sondage dont le travail dans la région pour ABC News et la BBC a reçu un prix Emmy Award. Notre sondage était financé par le Rockefeller Brothers Fund.

    L’étendue du soutien à Ahmadinejad était perceptible dans notre enquête préélectorale. Par exemple, pendant la campagne, Mousavi a mis en avant ses origines Azéries, le deuxième groupe ethnique en Iran après les Perses, pour soudoyer les électeurs Azéris. Cependant, notre enquête a montré que les Azéris préféraient Ahmadinejad à Mousavi, à 2 contre 1.

    De nombreux commentaires ont présenté la jeunesse iranienne et les internautes comme des partisans du changement dans cette élection. Mais notre sondage a montré que seul un tiers des Iraniens a accès à Internet et que la tranche d’âge des 18-24 ans constituait le groupe le plus favorable à Ahmadinejad parmi toutes les tranches d’âge de la population.

    Selon notre sondage, les seuls groupes démographiques favorables à Mousavi ou divisés entre lui et Ahmadinejad étaient les étudiants et les diplômés ainsi que les Iraniens ayant les niveaux de revenus les plus élevés. Lorsque notre sondage fut effectué, presqu’un tiers des Iraniens se déclarait indécis. Néanmoins les chiffres obtenus par notre enquête reflètent les résultats annoncés par les autorités et semblent indiquer qu’il n’y a pas eu de fraude à grande échelle.

    Certains pourraient nous opposer que le soutien déclaré à Ahmadinejad que nous avons trouvé n’était que le résultat de la réticence des sondés à répondre honnêtement. Mais l’intégrité de nos résultats est confirmée par les réponses politiquement risquées que les sondés ont bien voulu nous donner. Par exemple, prés de quatre Iraniens sur cinq – y compris une majorité de partisans d’Ahmadinejad – ont déclaré qu’ils souhaitaient un changement du système politique qui leur permettrait d’élire le Guide Suprême, qui n’est pas actuellement élu par suffrage universel. De même, les Iraniens ont déclaré que les élections libres et la liberté de la presse étaient leurs principales priorités pour leur gouvernement, pratiquement à égalité avec l’économie nationale. On ne peut pas dire que ces réponses étaient d’une nature « politiquement correcte » pouvant être exprimées à haute voix et en public dans une société largement autoritaire.

    De fait, et cela a été confirmé par les trois enquêtes effectués ces deux dernières années, plus de 70 pour cent des Iraniens ont exprimé leur soutien à une totale liberté d’accès aux inspecteurs en armement et la garantie que l’Iran ne développera pas d’armes nucléaires, en échange d’une aide et des investissements étrangers. Et 77 pour cent des Iraniens se déclarent favorables à une normalisation des relations avec les Etats-Unis, autre résultat confirmé par nos précédents sondages. Les Iraniens considèrent leur soutien à un système plus démocratique et des relations normalisées avec les Etats-Unis est compatible avec leur soutien à Ahmadinejad. Ils ne veulent pas le voir maintenir une ligne dure mais le considèrent plutôt comme leur meilleur négociateur, la personne la mieux placée pour obtenir des conditions favorables – pas comme un Nixon version perse qui se rendrait en Chine.

    Les accusations de fraude et de manipulation ne feront qu’isoler l’Iran un peu plus et probablement renforcer sa belligérance et son intransigeance envers le monde extérieur. Avant que des pays, y compris les Etats-Unis, ne tirent des conclusions hâtives sur les élections présidentielles en Iran, avec les graves conséquences que cela pourrait provoquer, ils feraient mieux d’examiner l’information indépendante. Le fait est que le peuple iranien a peut-être tout simplement choisi de réélire le Président Ahmadinejad.

    un autre article:

    Les sondages américains prévoyaient une victoire haut la main d’Ahmadinejad
    Par Leila Mazboudi
    Selon le rédacteur à l’Agence France Press, Andrew BEATTY, un groupe de réflexion basé à Washington,  » Terror Free Futur » avait donné des prévisions conformes aux résultats officiels du scrutin présidentiel iranien, contestés par les trois candidats perdants.

    Conduit par téléphone il y a trois semaines, sur 1.001 Iraniens, les chiffres obtenus donnaient une confortable avancée pour Mahmoud Ahmadinejad, avec 34% des intentions de vote, contre 14% pour Hussein Mir Moussaoui : « M. Ahmadinejad était devant, à deux contre un.

    Est-il plausible qu’il ait remporté l’élection ? Oui, avance Ken Ballen, président de ce groupe. Qui a toutefois souligné que 27% des personnes interrogées au moment du sondage étaient indécises et que « tout a pu changer » le jour de l’élection.

    Même dans la ville de Moussaoui, l’Azerbaïdjan, le sondage de Ballen concluait à la victoire écrasante d’Ahmadinejad : « seulement 16% des Iraniens azéris entendaient voter pour Moussavi, contre 31% pour Ahmadinejad qui fait partie de la minorité » assure Ballen. Or les partisans de Moussavi doutent des résultats officiels car ils estiment surprenante la victoire d’Ahmadinejad dans la ville natale de leur candidat.

    Ils pointent aussi du doigt la grande rapidité avec laquelle des millions de voix ont été comptées. Les partisans d’Ahmadinejad leur rétorquent que c’est bien Moussaoui qui avait annoncé sa victoire quelques heures avant la fermeture des urnes.

    L’étude de Ballen n’est pas la seule qui confirme les résultats officiels des présidentielles iraniennes. Selon un autre expert américain, un universitaire du Michigan, Walter Mebane, « les résultats de samedi sont conformes aux tendances qui existaient précédemment » dans les scrutins précédents.

    Après avoir passé à la loupe les résultats de l’élection, grâce à une série d’outils statistiques conçus pour détecter les fraudes, baptisés « autopsie d’élection », en comparant les données de 366 districts avec ceux de la précédente élection présidentielle en 2005, Mebana conclut : « En 2009, M. Ahmadinejad a fait ses meilleurs scores dans les villes où il bénéficiait déjà de ses plus forts soutiens en 2005 ». Et d’ajouter: « Le décompte des voix que j’ai vu est relativement réaliste, mais cela n’exclut en rien la possibilité d’une manipulation », dit-il, expliquant par exemple que « ses propres résultats auraient été globalement identiques même si le gouvernement iranien avait légèrement gonflé le décompte des voix ».

    Venus de l’ennemi juré de la République islamique, la crédibilité de ces prévisions ne peuvent être contestées. Mais elles expliquent en quelque sorte peut-être les raisons pour lesquelles l’administration américaine n’a pas été très loin pour soupçonner les chiffres officiels du 12 juin.http://www.ism-france.org/news/article.php?id=12193&type=communique




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  • Adel
    28 août 2010 at 20 h 39 min - Reply

    Devenu un parti clandestin, le P.P.A. mania avec aisance dans la propagande des contre-vérités souvent grossières. Et à force de mentir aux autres, ses militants en arrivèrent à se mentir à eux-mêmes. Mais c’était un grand parti qui remua les masses. Il ne s’embarrassait pas des moyens. Tous les arguments étaient bons. En 1956, au Caire, le colonel Ouamrane qui avait appartenu à ce P.P.A. me dit un jour : «Je t’observe et tu m’étonnes beaucoup; tu ne fumes pas, tu ne bois pas, tu respectes la religion. Nos chefs nous disaient que tu étais un M’Tourni, mangeant de la viande de porc, ne faisant pas le ramadhan, buvant du vin. Ils nous mentaient.»

    Ferhat Abbas dans L’indépendance confisquée page 43

    N’est-ce pas ainsi, qu’en 2010, beaucoup d’Algériens se font une fausse idée de leurs compatriotes qui ne sont pas du même bord politique qu’eux? Le «démocrate» ne serait qu’un dépravé sans foi ni loi et l’«islamiste», un tartuffe moyenâgeux qui se soumet de son plein gré à des prêcheurs incultes.




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  • Mahieddine Lachref
    28 août 2010 at 21 h 45 min - Reply

    Bonsoir chers camarades. Décidément, lancer un débat sur la nécessité de former un Front pour le changement, à l’heure actuelle, est une bien louable initiative cher Adel. Mais, autant votre intervention est intéressante, autant elle suscite des questionnements. En fait, vous avez dit que l’Algérie a « acquis » son indépendance en 1962. A mon avis, dans la mesure où le mot que l’on pourrait opposer au mot « indépendance » est « dépendance », ce n’est point le cas –malheureusement-, à moins que vous l’indépendance ne se traduise pour vous par le départ des colons ou le changement des couleurs de ce bout de tissu que toute nation respective appelle « emblème national ». Ceci d’un coté. D’un autre coté, j’aimerais attirer votre attention sur un point. Toutes les interventions s’inscrivant dans ligne du LQA revendiquent une démarche « radicale » de changement mais toutes excluent le recours à la violence. Or, un changement radical peut-il être conçu, en terme pratique, dans l’exclusion de la violence ? Ceci me parait, sincèrement, plus que une utopie, voire une banale philosophie petite-bourgeoise. Par contre, je demeure convaincu que seul un travail de terrain, à commencer par aider les vieux à faire leurs emplettes, jusqu’à organiser des conférences et des marches populaire dans le cadre de cette merveilleuse philosophie de la mobilisation citoyenne qu’il ne serait pas faut de baptiser « la philosophie de la grande marche », peut faire sortir les Algériennes et les Algériens de leur léthargie. En somme, la politique, ce n’est pas seulement de bien interpréter, analyser et comprendre ce que fait et ce que ne fait pas Toufik, mais c’est d’être sur le terrain pour faire parler de soi les uns et les autres. Antonio Gramsci, une icône de la résistance, dit : il faut toujours opposer au pessimisme de la raison l’optimisme de l’action.
    Fraternellement
    Mahieddine Lachref




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  • Afif
    28 août 2010 at 22 h 08 min - Reply

    A Jabara :

    Ma question est claire, il est inutile de tourner autour du pot : la démocratie est-elle Kofr, oui ou non ?

    Iran : depuis le début de la Révolution islamique, il n’y a pas d’élections réellement démocratiques. Après la chute du Shah et l’immense joie populaire qui l’a accompagnée, le peuple iranien a fermé les yeux sur les fraudes et le systèmes de choix des candidats. Aujourd’hui, sa patience est à bout et il l’a démontré. Si les élections étaient propres, personne n’aurait contesté et la CIA, comme vous dites, n’aurait rien à se mettre sous la dent. Avant d’attaquer la CIA, il faut d’abord balayer devant sa porte. J’espère que vous m’avez compris.




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  • D B
    28 août 2010 at 22 h 32 min - Reply

    Et si nous réitérions, à la faveur de cette remarquable tribune, et du débat fructueux qu’elle a insufflé, le message de notre Appel du 19 mars, à appeler toutes les forces sincères engagées contre le régime, à venir concrétiser l’union sacrée, la seule à même qui nous permettra d’unir nos forces, et de nous jeter dans la bataille décisive. Aux actes, citoyens !




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  • Arezki Nait Amar
    28 août 2010 at 22 h 38 min - Reply

    Ce que je constate dans ce débat c’est que la culture de l’intolérance est fortement ancrée dans la société algérienne.Elle se traduit dans les faits par :

    1°- Le refus des dirigeants politiques de ménager un espace aux partis et aux activités politiques de l’opposition ;
    2°- Les partis politiques de l’opposition ne tolèrent pas les divergences de vues dans leurs rangs et,plus généralement,par un rejet pur et simple des autres points de vue ;
    3°- L’absence d’une culture de la tolérance dans la société a réduit le champ de vision politique des citoyens et a déterminé leur comportement néfaste actuel.
    L’édification dans la société d’une culture de tolérance est nécessaire au processus démocratique en marche.L’intolérance et la démocratie sont antinomiques.On ne peut pas vouloir une chose et son contraire.
    Cette culture passe par le débat serein et des échanges dynamiques de points de vue et d’arguments,à travers lesquels les gens peuvent apprendre les uns les autres,approcher de la vérité et tirer parti d’une vie commune indispensable.




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  • Alilou
    28 août 2010 at 23 h 07 min - Reply

    A Allilou,
    Evitons les clichés stéréotypés des années 90 sortis des labos de la police politique. Nous connaissons très bien la musique depuis 62. La devise si chère à nos imposteurs est « diviser pour régner », la même que celle du 5e bureau de l’armée coloniale et de ses goumiers. Pour étouffer toute opposition on lui colle une étiquette. Pour casser l’opposition des compatriotes berbères qui dénonçaient le déni identitaire, on les a traités de kofars qui auraient déchiré le Coran et brûlé l’emblème national. Pour casser les gauchistes, on les avait traité d’athées. Pour briser l’opposition islamiste, on les avait traité d’intégristes et de terroristes.
    Je crois que nous devons sortir de ces schémas éculés qu’on sort de manière mécanique à chaque fois qu’on aborde sérieusement les problèmes politiques de fond pour noyer le poisson. Il est indéniable que les islamistes ont commis des erreurs monumentales et que certains ont plongé tête baissée dans la violence politique, violence qui fut par la suite aisément manipulée par la police politique pour faire basculer l’opinion publique, au prix d’horribles crimes contre l’Humanité. Il est indéniable aussi que les pseudo-démocrates, adeptes de la démocratie sélective ont plongé tête baissée dans la contre-violence qui répondait très bien à la stratégie du pouvoir qui consistait à provoquer un conflit fratricide dont il serait « l’arbitre » diabolique. Certains facho-démocrates n’ont-ils pas créé des milices d’autodéfense (de sinistre mémoire) et dont certains se plaisaient à jouer les tartarins en Kabylie et dans la Mitidja devant les caméras des télévisions françaises convoquées à l’occasion.
    Arrêtons de mystifier les réalités. Tous les bords ont une part de responsabilité dans le drame algérien. Et la solution n’est pas de ruminer le passé réel ou manipulé. Le moment est venu de tirer les leçons de nos erreurs A TOUS et d’avancer vers une solution consensuelle qui passe inéluctablement par le règlement de la question de la légitimité du pouvoir. Tout le reste sera réglé par la suite, une fois l’Etat de Droit instauré, dans la sérénité et sans aucun esprit de vengeance. Ne craignez rien. Les crimes commis contre notre peuple par les divers bords sont des CRIMES CONTRE L’HUMANITE et donc IMPRESCRIPTIBLES. Aucune charte et aucune force n’imposeront l’amnésie. L’Histoire des ex-dictatures de par le monde est là pour nous le rappeler. Nul n’a échappé à la vérité et à la justice.
    Cordialement.
    La Rédaction LQA




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  • tacili
    28 août 2010 at 23 h 45 min - Reply

    @ Adel,

    J’ai une question a vous poser mais permettez moi de vous exprimer mon profond respect et de constater que votre élan patriotique prend a chaque fois une dimension encore plus noble et plus humaine que la précédente.

    Les mêmes causes aboutissant, toutes choses étant égales par ailleurs, aux mêmes résultats, d’ou puisez vous votre optimisme sachant qu’au niveau intellectuel les forces de l’opposition réelle sont toujours stagnees dans un discours et des méthodes des années 90 et que, depuis le contrat de Rome, aucune initiative d’envergure n’a été initiée.

    J’y reviendrai a la lumière de votre réponse

    Merci




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  • Alilou
    29 août 2010 at 1 h 14 min - Reply

    @ Jabara,

    Je t’accord le fait que je ne dois rien imposé au peuple comme choix sous pretextte que j’ai des idees preconsues. OK fair enough.

    Que les islamistes trabendistes and co, les retourneur de veste selon les vents and co, les opportunites de tous bords, les leches c… ou bottes comme vous le voulez n’ont pas aussi le droit d’imposer a toute la societé algerien un style de vie, de vetement, de physionomie ni un regime alimentaire et j’en passe, ce que tu me reproche c’est que je ne vais pas with the flow or the crowd…

    Je sais qui a tué qui a instrumentalisé qui a derobé, trahi, vendu, acheter, corrompu, assassiner, usurper, manipuler etc… c’est un secret pour person.

    Si vous croyez vraiment a une vrais societé de droit pour tous, pourquoi ne pas optez pour un gouvernement d’alternance fait de toutes les coalitions ??? comme point de depart afin d’epurer la societé de tous les traitres et les imbibés de blé et d »oseille non merité, d’argents sale et soullé par le sang de nos frere tombé ou emprisonné injustement,

    Le travaille sera long afin de restaurer un veritable etat epuré de tous ces parasites.

    Il est temps d’aller manger cette fois-ci je fumerai apres…
    Mais je reviendrai la-dessus plus longuement, ca deviens interessant…




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  • Mohamed Jabara
    29 août 2010 at 2 h 37 min - Reply

    @ Alilou.

    Le fait que tu parsèmes ton texte d’expression anglaises dénoterait il chez toi une difficulté à mon égard ? Je connais pas mal de gens qui lorsqu’ils s’enervent changent de langue, est ce le cas ?

    Ce n’est pas moi qui ai dit que tu as des idées préconçues mon ami, c’est toi qui l’a dit, je n’ai fait que reprendre. Mais je vois que tu accordes au peuple la capacité de décider, c’est déjà un pas en avant.

    Si tu ne suis pas le mouvement et que tu considères une partie de ton peuple comme des moins que rien comme tu les décris, je n’ose pas reprendre tes termes, accorde leur au moins le droit d’avoir la même opinion sur ton courant, ce serait je crois plus démocratique venant d’un démocrate.

    En ce qui me concerne, le gouvenement d’alternance que tu préconises, je l’appelle de tous mes voeux. Mais pour la seconde alternative de ce paragraphe qui est celle qu’a avancée le FIS, c’est à dire « al mouhassaba » je crois que le moment est au rassemblement de toutes les forces dans le but de reconstruire le pays et de construire l’Etat de droit. Nous avons tous nos victimes dans cette tragédie nationale, mais remuer le couteau dans la plaie ne fera pas avancer les choses, le temps n’est pas à la haine et à son ancrage dans la société mais plutot à l’inverse à réconcilier tous les courants afin d’avoir un consensus salvateur. Une fois l’Etat de droit établi et consolidé, la justice pourra officier et appliquer le droit.

    Pour le reste, je crois que @Arezki Nait Amar à résumé mon opinion. J’ajouterai seulement que la carte n’est pas le territoire et que nous apprécions chacun le monde à travers notre fenêtre personnelle ce qu’il faut c’est d’accepter que les autres puissent avoir leur propres fenêtres sur ce monde et avoir leur propre vision de ce monde.

    Saha ftourek.




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  • Mohamed Jabara
    29 août 2010 at 3 h 03 min - Reply

    @ Afif.

    Tu m’interpelles en me disant ma question est claire. Il serait donc juste de croire que @Larbi est @Afif. Si on commence à changer de nom à chaque message, ce n’est plus de débat qu’il s’agira, mais d’une cacophonie, tu en conviendra.

    Ta question a en effet le mérite d’être claire. Je me suis prononcé personnellement à plusieurs reprises sur cette question sur LQA et je me range à l’avis du courant modéré qui considères que bien que la démocratie est un mécanisme de gouvenement qui ne contredit en aucun cas les règles de l’Islam mais au contraire s’adapte à leur esprit qui est le principe du choix populaire et l’association du plus grand nombre dans les mécanismes de gestion de la cité.

    Concernant l’Iran, je ne pense pas que tu ait lu les deux articles que j’ai reproduit ci dessus. Ce sont des américains qui disent que les élections ont été tout ce qu’il y a de démocratique en Iran et sur la base de sondages fiables qu’ils ont effectués par le biais d’organismes qualifiés. Si tu as d’autres sources, je voudrais bien les partager avec toi, si tu veux bien.

    La CIA à toujours quelque chose à se mettre sous la dent car cet organisme procède d’une stratégie globale, projetée dans le temps et à le pouvoir de créer les évènements nécessaires à ses buts. Et ce n’est pas moi qui ait dit que la CIA finance l’opposition iranienne, liens :
    http://www.echecalaguerre.org/index.php?id=67
    http://fatahelbab.over-blog.com/article-33761065.html

    D’autre part j’ai bien peur que ton espoir que je comprenne ton allusion soit passé au dessus de ma tête. Je n’ai pas compris hélas.




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  • Mohamed Jabara
    29 août 2010 at 3 h 08 min - Reply

    @ Adel.

    Mon cher ami. Mon post n’était pas destiné à remettre en cause ton argumentation mais au contraire à l’étayer et se voulait un complément à ce que tu as dit. Nous sommes sur la meme longueur d’ondes. Unifier les forces et laisser le peuple décider ensuite. Les pseudo démocrates qui s’agitent à cette perspective ne peuvent faire la différence, c’est le juste milieu, la majorité qui décide en toute chose.




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  • Zoheyra
    29 août 2010 at 7 h 16 min - Reply

    EXCELLENT débat!!!! et arguments solides de part et d´autre quand á la nécessité d´union. Le gros handicap est que s´il n´y a pas de projet de société (préalable á l´Etat de Droit qui va en être le garant), dans 1, 5, 10 ou 50 ans on retourne á la case départ et ainsi de suite. De la conception, á la formulation, á l´articulation et enfin á l´implantation il y un long long chemin, et les ressources (humaines et qui sont les seules irremplaçables) á protéger absolument. Car le gachis a été si énorme jusqu´á présent….Projet social, projet social, projet social!!!!!




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  • Lounes
    29 août 2010 at 9 h 30 min - Reply

    Chèrs compatriotes alilou, tacili, Arezki Naît Amar, Afif, Mahieddine Lachref, …
    ne croyez vous pas qu’on a assez parlé comme ça ?. Quand déciderons nous d’exprimer tout cela dans les rues de Paris, puisqu’il nous est interdit de le faire à Alger ?
    Notre chèr frère D.B. nous a proposé d’organiser des sit in près de l’ambassade de Paris, pourquoi ne répondez vous pas à cet appel?
    Nos femmes sont plus courageuses que nous, puisqu’elles ont été mercredi dernier à l’Ambassade d’Algérie demander la vérité sur les disparitions de leurs enfants. Au lieu de pleurnicher sur ce forum, qu’attendons nous pour agir, le Messie? hélas, il ne viendra pas …
    salut à tous
    Lounes




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  • Alilou
    29 août 2010 at 11 h 43 min - Reply

    Bonjour a toutes et a tous,

    @ Jabara,

    Les autres ont tout afait le droit de me critiquer ou de critiquer mes idees, mes opinions sur tout ce que j’ecris. Au contraire ca me permet de me remettre en cause et d’avancer et de maturer et d’evoluer, c’est de cette maniere que je concois les choses.

    En ce qui concerne mes phrases anglaises, ca ne denote pas en moi un etat d’enervement, je suis de nature hyperactif, mais loin de moi l’idee de m’enerver. J’ai du respect envers toutes les persones ici sur LQA meme si je ne partage pas leur opinions, nous debatons ici sur comment sortir notre nation de ce bourbier qui dure depuis 50 ans.

    On ne merite pas de vivre ainsi, mais nous avons ce qu’on merite, ya rien pour rien.

    Revenons a nos reves de voir cette nation de retour sur le droit chemin.

    Je partage tout a fait l’idee d’un projet de societé basé sur le respect de tout un peuple, mais il faut le faire ce projet unificateur, je crois que c’est le travail de pas mal de personnes.

    A mon avis, il faut dissoudre toutes les lois et la charte et la constitution afin d’en creer d’autres a l’image de toutes les tendances nationales, de droit et de respect des valeurs qui sont les NOTRES, pas d’importation ni faire dans le bricolage ou reprendre les vieux materiaux. Vous me direz que c’est un travail titanesque, je vous reponderez que c’est vrais, mes des bases solides feront une nation solidement ancree.

    Je ne veux ecarter persone, mais je ne veux pas aussi qu’on m’impose des choses qui vont limiter ma liberté, car cette derniere c’est DIEU en person qui me l’a donné lors de ma creation, si on part sur de bonnes bases et avec de bons principes d’egalité et dans le respect de notre vrais ISLAM, qui lui respect meme les autres croyances monotheistes, alors la on pourra dire que oui on commence a voir le bout du tunnel, mais si vous m’importer un islam prefabriqué, taillé sur celui des autres qui occulte notre identité nationale, la vous ferai sans moi.

    Il faut refaire ou formater le cerveau des algeriens afin qu’ils commence reellement a penser aux autres avant leur propre personne, n’est-ce pas un precepte coranique qui dit aime pour ton prochaine ce que tu aimerai pour toi ??? Ma liberté s’arrete la ou commence celle des autres ??? que la main dans la main on sera fort ???

    Autrement c’est comme pisser dans un violencelle.

    Je te rajouterai une autre ( Vamonos con el DIOS amigos)

    Alilou qui reve les yeux ouverts…




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  • Isam
    29 août 2010 at 13 h 44 min - Reply

    …..Le FLN est la seule partie en algerie …..
    Il ne faut pas se faire des elusions et dire au monde qu’on est un etat multiparti et democratique . la seule partie qui gouverne et qui a la ligitimité des generaux c’est le FLN . Le reste c’est de la decoration pour faire une image face a l’occident .
    Les generaux je m’excuse les marcantia arché milliardards n’ont jamais assé ils puisent toujours dans l,argent de peuple pour s’enrechir eux et leurs familles . et le peuple a l’enfer .
    C’est honte de voir dans un pays comme l’algerie (exportateur des centaines de milliars de dollars de gaz et dce petrol et d’autres metaux et qui achete plus de 60 milliars de dollars des armes par année
    qui vont se rouller par la suite . c’est honteux de voir la misere ou vie le peuple algerien a l’image de ce qui a montre avant hier la television algerienne le 27 aout des centaines d’algeriens faire le tour en plein soleil de ramadan pour avoir un goufa qui contient de sucre et de l’huile … ( une image qui fait petié ).
    on est suposé etre un pays des petro-dollars donc riche mais il est montré depuis l’indépendence et l’elimination de Benballa et par la suite Boukharoba que pour profiter de ces petro-dollars il faut etre un millitaire bien gradé .
    Depuis l’independance on s’arrete pas d’acheter des armes qu’il faut assurer leurs maintenance et payer des experts pour les faires fonctionner . L’argument solide pour detourner l’argent des algeriens et faire des fortunes avec des contrats negossiés pour deposer une grande parti des montants dans les comptes exterieurs des generaux .




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  • rachid 2
    29 août 2010 at 14 h 46 min - Reply

    Laissons de coté toute appartenance politique , ethnique,religieuse etc … disons a nos militaires , nos , policiers , DRS que vous protegez les criminels au pouvoir et leurs interets personnels et qu’ils vous utilisent pour les defendre et ainsi massacrer vos propres freres compatriotes algeriens … le temps est venu pour nous debarrasser de cette mafia qui nous ulilise les uns contre les autres … il faudra denoncer ce pouvoir criminel et retouner nos armes contre Tewfik et sa bande d’assassins et d’escrocs , l’histoire ne nous pardonnera jamais si on continue a les laisser faire …
    Saha ftourkoum




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  • Lounes
    29 août 2010 at 16 h 35 min - Reply

    salut Rachid2,alilou, isam
    et comment comptez vous nous débarasser de la bande de Tewfik? en restant « tchatcher »derrière son ardinateur?
    c’est insuffisant « ya el khawa »
    saha ftourkoum
    Lounes




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  • Adel
    29 août 2010 at 18 h 08 min - Reply

    @Mahieddine Lachref,

    Bonjour,

    Nous savons tous que l’indépendance de l’Algérie a été confisquée, comme l’a si justement écrit Ferhat Abbas. Nous ne pouvons nier, cependant que le peuple algérien a connu quelques moments de bonheur, trop courts, hélas, après l’indépendance. C’est peut-être même ce bonheur intense qui a été la cause de son manque de vigilance vis-à-vis de ceux qui ont abusé de sa naïveté. Notre peuple a longtemps vécu dans la peur du colon, du gendarme, du garde-champêtre, du gaouri, en général. Du temps de la colonisation, il était moins que rien. Il n’a pas trouvé anormal que cette peur se réinstalle à nouveau, de manière insidieuse, après l’indépendance. Dans les années 60 et 70, nous avions peur des CNS, de la SM, des gendarmes… Aujourd’hui, en plus du gendarme, du policier, du DRS, nous avons également peur de beaucoup d’autres choses : les faux-barrages, les bombes, les kidnappeurs, les voleurs, etc. La peur, toujours la peur, partout et en tout temps. Y-a-t-il rien de plus dégradant que la peur? Un être humain qui vit dans la peur ne vit pas.

    Quand je vois les autres peuples jouir tranquillement de la vie, chacun à son niveau, bien sûr, sans traîner en permanence dans leurs cœurs toute cette haine et cette rancœur qui nous étouffent, j’ai terriblement mal, et je me demande ce qu’ont bien pu faire (ou ne pas faire) les Algériens pour mériter un destin aussi funeste.

    Si chacun de nous, sur LQA, commençait par mettre de côté toute forme de préjugé envers les autres intervenants et que nous évitions de nous étiqueter les uns les autres, ce serait déjà un progrès.

    @Tacili

    Bonjour,

    Merci pour vos paroles affectueuses.

    J’ai atteint l’âge où on aspire à la sagesse. Toutes les jeunes Algériennes et tous les jeunes Algériens de 20 ans sont mes enfants. Je crois qu’il est de notre devoir, nous leurs aînés, de nettoyer le pays de toute la haine qui s’y est accumulée et qui a rendu les cœurs durs comme de la pierre. J’ai connu une Algérie plus sereine, plus insouciante et plus heureuse, malgré les privations. J’aimerais que mes enfants connaissent autre chose de l’Algérie que le terrorisme, la corruption et la haine.
    La fréquentation de LQA m’a permis de côtoyer dans ce monde virtuel des Algériennes et des Algériens de toutes sensibilités politiques qui aspirent tous à plus de justice et plus de respect. Ils en veulent tous au pouvoir en place de mépriser le peuple algérien. Ces hommes et ces femmes sont sincères et ils ne veulent que le bien de l’Algérie et du peuple algérien, chacun selon sa vision particulière des choses. Qu’est-ce qui les empêche de se respecter mutuellement, puisqu’ils réclament tous plus de respect? N’est-ce pas l’orgueil, le refus de sortir de sa vision étroite pour écouter les autres et essayer de comprendre leur logique? Nous avons tous le même but, alors pourquoi les barrières ne tombent-elles pas?

    Le respect des autres est à la base de toute civilisation. Reconnaître aux autres des droits inaliénables, n’est-ce pas cela le fondement de tout système politique et social évolué?

    L’optimisme se construit. Ce travail demande cependant une forte dose de réalisme. Il faut commencer par accepter la réalité, même si quelque chose en nous la refuse. Le peuple algérien a longtemps subi l’arbitraire. Nos grands-parents et nos parents avaient la solidarité tribale et familiale pour y faire face et alléger le poids du joug imposé par les puissants. Dans le monde d’aujourd’hui, cette solidarité a totalement disparu. C’est chacun pour soi. Tous les Algériens sont devenus des loups, malgré eux, car tout les pousse à devenir des fauves impitoyables. Je suis enclin à pardonner beaucoup de choses à ceux que la vie n’a pas ménagés. Il y a cependant une catégorie d’Algériens qui a bénéficié de tous les privilèges et qui n’a donné à ce peuple que haine et mépris en retour. Ceux-là sont méprisables et ils ne méritent pas notre indulgence.

    Ouvrons la voie du respect mutuel et tout deviendra plus facile. Commençons par mettre de côté le langage des années 90. Livrons-nous à une sorte de psychothérapie de groupe qui nous aidera peut-être à entrevoir les véritables solutions. Nous devons, en tant qu’individus conscients, rompre avec les réflexes du passé qui ont fait tant de mal à notre pays. C’est à cette seule condition que nous détournerons le cours de l’histoire et que la chaîne des causes qui aboutissait invariablement à la haine, le sang et les larmes sera brisée et remplacée par une autre qui génèrera du bonheur, de l’assurance et du progrès. Pourquoi refuser d’opérer cette rupture, chacun à son niveau, puisque nous voulons tous le changement?

    Cordialement




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  • Adel
    29 août 2010 at 18 h 31 min - Reply

    Notre pays a besoin d’une nouvelle culture. Soyons ceux qui en jetteront les fondements. Construisons patiemment, sur ce forum, cette culture qui fera l’Algérie de demain.

    Inventons une nouvelle facon de penser l’Algérie dans sa complexité. Soyons créatifs et généreux. Opérons des synthèses audacieuses. Apprenons les uns des autres et soyons tendus vers la solution, non vers l’accumulation des obstacles eur la voie de ceux qui essayent d’apporter un peu de lumière dans les ténèbres qui nous entourent.

    Regardons les autres avec bienveillance et abandonnons la culture du soupçon. Notre pays a déjà un trop-plein de gens haineux, belliqueux et soupçonneux, pourquoi rajouter notre part?

    Soyons humbles dans notre quête de la vérité et généreux dans notre effort pour la trouver.




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  • Mohamed Jabara.
    29 août 2010 at 21 h 46 min - Reply

    @Alilou.

    Déo gracias. Il est donc admis que l’islam est une donnée incontournable en Algérie. Le problème c’est que même notre compréhension de l’Islam est sur le plan formel importée. On nous parle d’Islam de France, d’Islam des USA, d’Islam intégriste, d’Islam du moyen Orient etc…Or à ma connaissance il n’y a qu’un seul Islam sunnite, celui des quatre rites et qui doit prévaloir sur le reste sauf spécifités locales telles qu’au M’zab encore qu’en ALgérie et sauf la région précitée c’est le rite malékite qui est prépondérant. Lorsqu’on ne sait pas en principe, on y revient. Dans cet Islam, il n’y a aucune exclusion ni pour les chiites, ni pour les ibadites, ni pour les autres religions monothéistes et j’ajouterai qu’en l’étape actuelle de développement de l’humanité chacun est libre d’avoir la religion qu’il veut ou de ne pas en avoir , c’est à dire la voie qui lui convient, à la petite condition qu’il respecte les voeux de la majorité, ses traditions, son organisation, ses principes. J’ai connu dans mon enfance des maitres d’école qui fumaient mais qui durant le ramadhan et par respect pour nous autres musulmans, s’abstenaient de le faire en classe ou en public. J’entends maintenant des voix d’Algériens dire que si quelqu’un veut manger en public durant le mois de ramadhan il devrait être libre de le faire. Et le trouble à l’ordre public ? Je crois qu’il s’agit surtout d’un problème d’éducation, de civilisation, qui n’a rien à voir avec la religion ou la foi ou son absence mais avec la voie tordue ou droite qu’on choisit de suivre. On peut avoir la foi sans suivre la voie droite pronée par l’Islam, comme on peut ne pas l’avoir et avoir des principes qui nous font suivre une voie droite. « Tous les hommes sont la fammille de Dieu, les meilleurs d’entre eux ce sont ceux qui sont les plus utiles à sa famille » (Hadith du prophète qsssl) repris par lEmir Abdelkader lors de la persécution des Chrétiens à Damas et lors de laquelle il a décrété le Djihad pour protéger ces chrétiens des musulmans. On ne doit pas lier le respect avec la foi mais avec le comportement.

    Il est vrai que comme tu dis les médias et moyens gigantesques mis en place par les séoudiens, surtout, pour généraliser leur doctrine wahabite très dogmatique et relevant de la mouvance radicale du hambalisme réussissent à diffuser au sein de notre jeunesse des comportements caractéristiques de l’intolérance, mais ce n’est ni par le rejet qui va encore isoler ces jeunes et leur donner une dimension sectaire qui les confortera dans leur vision et leur tendance , ni par l’invective mais par la persuasion et donc par le savoir préable à cette persuasion qu’on doit les combattre.

    Nous devons apprendre ou réapprendre les principes de notre religion d’une manière scientifique et fouillée, car l’Islam n’est pas en contradiction avec la science et l’appelle de tous ses voeux.

    Etre démocrate c’est accepter l’autre dans sa dimension humaine, être musulman c’est aussi cela.




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  • Zoheyra
    29 août 2010 at 22 h 10 min - Reply

    Construire, quel mot magnifique!!




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  • Liès
    29 août 2010 at 23 h 46 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    Frère @ Adel, merci pour l’ijtihad et la bonne foi, mais permets-moi de dire que ce que tu proposes, même si ton intention est noble, est une autre farce contre la démocratie, après celle que nous avons vécu après les événements d’octobre 1988.

    Ceci pour ton article en Zoom, et je te félicite également pour tes deux derniers post, qui sont emprunts de sagesse et de volonté de bien faire.

    En regardant ce qui est en train de se passer dans notre cher pays, on a comme l’impression que c’est l’histoire qui est en train de se répéter sans fin.

    Seuls le contexte et les acteurs qui changent.

    Nous n’avons qu’à revisiter les anciens partis dans leurs programmes, les chefs qui les animent, et la vision à long terme de chacun d’eux, pour comprendre ce qui est en train de passer sous nos yeux.

    Il y avait le PPA de Messali Hadj, l’UDMA de Ferhat Abbès, l’Association des Oulémas Musulmans de Ben Badis, et le PCA avec Kaddour Belkaim ensuite Amar Ouzgane, ensuite successivement Larbi Bouhali, Bachir Hadj Ali et Sadèk Hadjerès.

    Et c’était le PPA qui charriait quasiment tout le peuple derrière lui. Ce n’est pas parce qu’il avait de belles idées ou une stratégie rentable pour le pays, à long terme.

    C’est juste parce que c’est un parti populiste qui s’adressait au peuple dans un langage que ce dernier adore.

    Il se basait sur la religion, pour galvaniser les masses, pour les fortifier dans leur résistance et les amener à être plus agressifs, car il leur dit, au bout vous habiterez la villa du colon et vous posséderez son champ et sa voiture (ce qui du reste n’a pas été un mensonge).

    Le PPA, son chef en tète faisait rêver les masses.
    Qui n’aime pas rêver? Nous tous, nous aimons rêver, et nous aimons que ce rêve ne finit pas.

    Malheureusement tout rêve prend fin après quelques fractions de secondes et cède la place à la vérité crue et amère.

    Les autres partis ont tous été soufflés par le PPA, à l’exception de l’association des Oulémas, qui elle, par beaucoup de ses côtés s’identifie au PPA.

    Tous les deux procèdent de la religion et regarde l’avenir avec les yeux de la Foi, à la seule exception que le PPA a pour origine la zaouïa et l’association des Oulémas, la mosquée.

    La mosquée (sociologiquement parlant) s’adresse aux gens des villes, tandis que la zaouïa s’adresse au gens des campagnes et des montagnes.

    Et comme le peuple algérien est de souche rurale à 98%, c’est ce qui explique en grande partie la suprématie du PPA sur tous les autres partis.

    Certains me diront que son chef (Messali Hadj), a fait son initiation au sein du parti communiste français et s’est même marié à une française d’où il eut deux enfants.

    Je réponds que les circonstances font partie de la vie, mais ce qui est important à retenir c’est que la France de la Révolution et des droits de l’Homme, était une école à ciel ouvert ou on apprend toutes sortes de revendications.

    En France, il s’agissait beaucoup plus de revendications ouvrières et syndicales, et le parti (la meilleure école pour ce type de revendication) etait sans contexte, le PCF.

    Il était à cette époque quasi impossible de prétendre faire de la politique sans passer par ce parti et les ABC de son enseignement.

    Ceci étant dit, Messali le chef du PPA était un fils de la Zaouia Derkaouia de Tlemcen.

    Cela n’empêche pas qu’il fut un homme charismatique comme le fut après lui Benbella, même si ce dernier s’en défend d’être un de ses nombreux disciples, à cause de la tournure qu’a prise la vie politique de Messali avec la création du MNA.

    Que les gens qui lisent cette contribution sachent que je ne prends le parti de personne.

    C’est juste un Ijtihad de ma part comme celui de mon frère @ Adel, que je remercie pour l’occasion qu’il me donne, de faire ces envolés rédemptrices.

    Je reviens à notre sujet après ce détour que j’espère, n’a pas lassé nos chères lecteurs.

    Tu sais frère @ Adel, le pouvoir algérien symbolisé et représenté par le FLN (le rejeton du PPA) a toujours été islamiste, et le FIS que nous pouvons, avec quelques prudences assimiler à l’association des Oulémas, est venu jouer sur son territoire (sa chasse gardée).

    C’est ce qui a provoqué cette guerre que le peuple algérien subit et continue de subir depuis le début des confrontations.

    Le FIS, pour se distinguer un tant soit-peu du FLN, a adopté un changement qu’il voulait apparent, dans les habitudes vestimentaires et culinaires, avec en plus la promesse de permettre aux algériens de vivre mieux en terre d’Islam.

    Le pouvoir, ne voulant rien céder, a effectué sa mise à niveau, en troquant souvent le costume et la cravate contre le kamis et les sandales, et les salles de réunion contre les salles de prière.

    Le pouvoir, représenté par le FLN comme je l’ai signalé en haut, fait au FIS beaucoup de concessions mais ne transige pas sur une seule chose, son DROIT d’AINESSE.

    Il veut rester le grand frère qui gouverne, qui décide et qui guide, et pour cela il est prêt à partager la rente et accepter à sa table royalement garnie, de nouvelles têtes.

    Si je me fie à mon analyse, je déduirai que le pays, avec l’aval d’une grande partie du peuple algérien, est sous l’autorité quasi-exclusive de ces deux partis, c’est à dire de la tendance Islamo-Nationaliste.

    Les partisans de Ferhat Abbès et du Parti communiste algérien, sont ces algériens que l’on traite au gré des moqueries et des rires autour d’un succulent méchoui, de Hizb França.

    Ils peuvent se trouver dans des partis comme le Rcd, le Pt, un peu dans le Ffs, mais surtout au sein de la de la masse silencieuse.

    C’est à l’intérieur de cette masse que se trouvent pourtant les solutions et les clés de cette crise qui empêche l’Algérie de vivre normalement.

    Mais comme les gens conçoive la démocratie, QUE comme la dictature du peuple et la loi de la majorité, nous ne sommes pas encore sortis de l’auberge, et nous allons y rester pour bien longtemps.

    Le pouvoir se complait dans cette situation qui lui rapporte gros et les plus audacieux utilisent la violence sous toutes ses formes pour avoir leur part du gâteau.

    Le peuple n’a pas besoin d’exercer librement une dictature qui ne lui rapporte rien, bien au contraire qui l’appauvrit, l’humilie et le rend inculte.

    Comme l’avait dit une fois, le frère @ Zapata, le peuple n’a pas besoin de tout savoir et d’être compétent en toute chose, mais il a plutôt besoin d’être guidé avec honnêteté, fidélité et justice par des gens justes et clairvoyants.

    Maintenant nous sommes en droit de nous poser la question :

    Ou est la démocratie dans tout cela?

    La démocratie c’est d’abord des élections libres et honnêtes.
    La démocratie c’est aussi la neutralité de l’administration et de l’armée.
    La démocratie c’est aussi la liberté pour un algérien de se porter candidat, une fois sa nationalité avérée.
    La démocratie c’est aussi l’accès équitable aux medias.
    La démocratie c’est aussi l’engagement et la fidélité à respecter les conditions d’un CAHIERS DES CHARGES sagement et rigoureusement élaboré.
    La démocratie est aussi l’alternance au pouvoir.
    La démocratie c’est aussi une forte opposition.
    La démocratie enfin, c’est aussi l’engagement de la majorité au pouvoir, en plus d’appliquer le programme pour lequel elle est élue et mandatée, à respecter les droits de la minorité.

    La démocratie, ce n’est pas nous, ni aujourd’hui, qui allons la réinventer.

    Il ne s’agit pas de satisfaire les caprices des uns et des autres pour obtenir la paix, une paix de conjoncture, au motif qu’ils sont puissants et nombreux.

    Il s’agit de regarder loin, très loin, même si cela vous coute de rester minoritaire pour longtemps.

    En conclusion, moi je PROPOSE comme je l’ai fait pour la réconciliation (car il ne suffit pas de faire que des constats), une autre façon de débloquer sagement la situation du statuquo mortel dans lequel nous avons enfoui notre patrie.

    Je propose de CONSTITUER UN GROUPE de personnes crédibles et neutres, bien au fait de la situation, capables de mettre sur la table les meilleurs propositions possibles, pour négocier directement avec l’armée et ses services de sécurité, les conditions d’un CHANGEMENT gagnant, pour le peuple algérien et la PATRIE d’abord et pour toutes les parties ensuite.

    Je propose d’ores et déjà un nom, c’est le docteur Salah Eddine Sidhoum.
    Si cette alternative vous séduit, faites vos propositions et enrichissez la.

    Ce n’est ni une honte, ni une hérésie de l’affirmer clairement.
    Que tout le monde s’assume et arrêtons de parler de démocratie pour justifier l’injustifiable et valider des mensonges et perpétuer les supercheries.

    Car être légitimé par les suffrages (comme l’a été le FIS) et former un gouvernement légal, ne veut pas forcement dire avoir le droit de faire ce qu’on veut.

    De la même manière, l’armée ne doit pas priver ce parti de sa victoire, sous prétexte qu’il va terroriser la population et gérer dangereusement les affaires de la cité.

    Vous voyez comment nous retournons à la sempiternelle question, qui de l’œuf ou de la poule, est venu au monde le premier.

    La vérité dans tout cela c’est que l’ouverture démocratique a été mal préparée.

    Une entreprise de cette importance aurait dû bénéficier de beaucoup d’attention de la part des concepteurs de cette expérience qui étaient à la tête de l’État.

    Car la démocratie a ses règles, son mode de fonctionnement, ses exigences politiques et son code éthique.

    La démocratie est liée à la bonne gouvernance et cette dernière est liée à l’État de droit.

    Les trois sont indissociables et hautement complémentaires.

    Fraternellement à toutes et à tous.

    Liès Asfour.




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  • Larbi
    29 août 2010 at 23 h 47 min - Reply

    @ Jabara :

    C’est toujours Larbi qui te parle. J’ai demandé à la rédaction de rectifier, mais elle ne l’a pas fait, ce n’est pas grave.

    En ce qui concerne « Démocratie Kofr », il faut admettre que le FLN l’a pratiqué depuis 1962 jusqu’à 1988 et qu’il n’admettait aucun son de cloche que le sien. J’ai souhaité qu’un dirigeant du FIS nous éclaire au sujet de ce concept qu’ils ont brandi au cours des années 90 et qui a porté de l’eau au moulin du FLN : en effet, ce concept arrangeait beaucoup le FLN, puisque ce dernier a toujours refusé la démocratie au peuple algérien. D’après ce que je sais, à confirmer par les dirigeants du FIS, la démocratie étant par définition basée sur la souveraineté du peuple, les dirigeants du FIS l’ont rejetée parce que, d’après eux, il n’y a de souveraineté que celle de DIEU, qu’il soit exalté. Nous ne pouvons qu’être d’accord avec eux sur ce principe sauf que, précision importante, la souveraineté du peuple n’est qu’un instrument de la volonté divine. Par conséquent, il n’y a pas de contradiction : la souveraineté du peuple s’exerce dans le cadre de la souveraineté divine. D’ailleurs, cette souveraineté du peuple qui va s’exprimer dans le cadre de la démocratie est vivement conseillée par notre religion : choura la plus large possible, éviter de se distinguer de l’avis collectif (Djamaâ), etc.….A mon avis, dire que « Démocratie est Kofr » est antimusulman.

    En ce qui concerne les élections en Iran, j’aurais seulement souhaité qu’il n’y ait pas de contestation. Dans les pays occidentaux, il n’y a pratiquement jamais de contestation, et quand ça arrive, c’est toujours réglé de manière civilisée sans violence. Dans les autres pays où il y a contestation, le Pouvoir refuse en général de revoir de manière démocratique et transparente les résultats et souvent, recourt à la répression, ce qui fut le cas en Iran, malheureusement car, un vrai pays islamique ne recourt jamais à la répression et à la mort de ses citoyens. Quant aux résultats technologiques que l’Iran a atteint après 30 années de gestion, ils ne remplaceront jamais le respect et la considération qu’on doit au citoyen, la vraie richesse, c’est l’homme : celui-ci est capable dans de bonnes conditions morales et matérielles, surtout morales, décupler les résultats actuels de l’Iran.




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  • Alilou
    30 août 2010 at 11 h 17 min - Reply

    Bonjour a toutes et a tous,

    @Lounes

    Oui tu as raison nous sommes derrière nos écrans et comment se débarrasser du DRS tout entier and Co…

    As tu quelque chose a proposer toi qui est derrière ton écran…. aussi ???

    @Adel,

    Oui la première des choses à faire est la paix avec soi-même… pour se réconcilier avec les autres…

    Le pardon est divin et la vengeance est ???

    Construisons pour la première fois de notre vie quelque chose de solide sans vouloir pour autant être récompensé ici-bas.

    Pensez au bien être de son prochain avant soi…

    Que de belles parole…maintenant il faut joindre le geste à la parole.

    Comment ???
    Par ou commencer ???

    A mon avis… on doit commencer par:

    1-Annuler tout ce qui a été fait au par avant, car basé au départ sur du faut et de l’injustice.
    2-Qui sont ceux qui vont se charger de ce travail?
    3-Comment vont-ils s’identifier et comment seront-ils reconnus par la majorité s’ils restent dans l’ombre?
    4-Qui va les protéger si ce n’est DIEU le plus grand et puissant des protecteurs (Afin qu’ils puissent se faire voir et entendre par la majorité?
    5-Comment créer des organes d’information (Pas de propagande, je détresse ce mot-je l’associe au principe d’endoctrinement) loin du bras long du gvt et DRS???
    6-Les fonds nécessaires comment les rassembler qui seront les participants, comment savoir si ce trésor qui servira de levier important (argent = nerf de la guerre) (on a tous vu ce qui est arrivé au trésor de guerre numéro 1) afin de créer un projet de société qui n’exclura personne même les athées et les plus récalcitrants?
    7 Comment ferons-nous pour nous débarrasser des parasites de hazb franca qui ont infiltré tous les échelons des organes de décisions, qui font actuellement office de barrière au progrès de notre nation et de notre peuple???
    8-Comment peut-on détruire définitivement et enterrer ce système d’éducation national qui a transformé nos écoles en fabriques de cancres???

    Tant de questions auxquelles il faudra des réponses.

    C’est un travail titanesque.

    La dernière je vous la laisse deviner, voir le post de LOUNES…au début de mon message.

    @Mohammed Jabara

    Je viens de faire un drôle de rêve en écrivant ce message, ca doit être encore ce thé que je fume…j’ai changé de marque hier…

    Il nous faut un Martin Luther-King made in chez nous pour nous rassembler…Oooooh pas moi, ce n’est pas le fait de faire des rêves qui fait de moi un MLK




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  • radjef said
    30 août 2010 at 13 h 02 min - Reply

    Bonjour tout le monde. Une fois de plus, sans nous rendre compte, on s’éloigne des vraies questions en sombrant tristement dans des diarrhées verbales genre démocratie kofr, comme si le pays regorgeait de démocrates…
    La démocratie est une entreprise qui nécessite un engagement sincère de tous les instants et une conscience forte qui a sens de la réalité. Ce n’est pas par la cupidité, le mensonge, les faux semblants, la suspicion, l’intrigue, la violence, l’anathème et les accusations imbéciles que l’on pourra faire avancer la démocratie et construire une société moderne dans laquelle l’Islam et notre identité grandiront en prenant le sein de la science et de la pensée universelle.
    Certains, au lieu de s’acharner sur les islamistes et de les accabler de tous les torts comme s’ils étaient les responsables de la crise que vivons, devraient plutôt s’interroger et se demander pourquoi l’Algérie est aujourd’hui prise en sandwich entre des minorités de miliciens mercenaires et de begarrines sans le moindre scrupule pour qui la science et le savoir n’ont aucun sens. A la vérité, depuis la fin de la seconde Guerre Mondiale a ce jour, le pays est l’otage d’un passé qui étouffe à en mourir sous le poids épais des mensonges et qui nous fait rater plus d’une fois au cours ce dernier demi siècle, de prendre a temps le train de la démocratie. L’Algérie est l’otage d’un passé pervers et falsifié.Et ce n’est pas la faute aux islamistes.
    Ce n’est pas en abusant de la crédulité et de la naïveté du peuple, qu’on avancera. A la limite, en agissant de la sorte on ne fait que renforcer le règne de la médiocrité en rendant la crise encore plus complexe et plus pénible. Est-ce la faute aux islamistes si on se retrouve aujourd’hui avec des partis qui chassent des militants intègres et compétents, qui ont banni des leurs les élites pour ouvrir leurs portes a des repris de justice, des trabendistes chasseurs de logements, de lots de terrains, de 4×4 et de nanas, à des usuriers qui ont provoqué l’humiliation et la faillite de leurs propres familles et enfin à des primaires qui ne sont pas les seuls a mettre, puisque ces memes primaires est une aubaine pour le DRS qui saura les manipuler , les corrompre et les faire « retourner » quand il veut? Si la democratie a besoin de la science, du savoir, de l’art , du talent , de la concertation et de l’alternance pour s’épanouir, alors nous devons aussi expurger notre passé de ses vieux démons, de ses mensonges, de ses haines, de ses superstitions. C’est a la lumière de cette transparence et de ces exigences morales intellectuelles que notre pays prendra conscience de sa grandeur et des missions nobles qu’il doit accomplir dans une grande’ solidarité.




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  • Alilou
    30 août 2010 at 14 h 27 min - Reply

    @ Rajef said,

    Oui je suis d’accord, mais la question lancinante est : COMMENT ???

    Comment faire, quand on sait que l’ecole national est la pour detruire les cerveaux et non les faire developper.
    Comment quand on sait que l’enseignement universitaire est a la derive depuis une belle lurette,
    Comment faire quand on regarde qui ecrit l’histoire, ne fait que brosser un portrait qui plaise au Chef des nains de jardins,
    Comment quand on sait que a tous les echelons de la nation et des organes etatique, sont infiltrés de gens qui ne sont la que comme garde fou afin de briser tous les elants capable de remettre la locomotive ALGERIE sur les vrais rails solide.
    Comment quand tout en algerie est synonime de business,
    Comment quand on regarde au tour de nous durant le ramadan on voit des gens s’endetter pour de garnir la panse et augmenter son cholestrol et devenir diabetique
    Comment quand on regarde des villas pousser comme des chanpignons et Hadja RAHMA qui vit entourée de mouches.
    Comment quand on voit que nos usines sont la pour occuper les personnes et qu’en 2010 on importe encore du lait et de la viande de l’inde, nous qui avions le plus grand cheptel d’ovins au monde et nous qui etions le grenier de l’europe.

    La question finale est COMMENT RECONCILIER L’ALGERIEN AVEC LUI MEME AVANT TOUT (En majuscule jute pour attirer l’attention)

    Les algeriens ne sont plus solidaires… me my self and I (notre devise actuelle)

    Désolé

    Amicalement-votre




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  • Mohamed Jabara
    30 août 2010 at 14 h 43 min - Reply

    @ Larbi.

    Je ne vois pas comment vous pouvez vous tromper sur votre propre pseudo . Déjà que c’est un pseudo, lorsqu’il change constamment et qu’on ne sait plus à qui on s’adresse, je ne peux dire maalich comme tu le dis. Un minimum de formes doit être respecté. Je ne te demande pas de faire comme la minorité du site qui affiche sa véritable identité, mais au moins garder un seul pseudo et toujours le même est un signe de respect envers ceux qui te lisent. J’espère que tu me pardonnera cette petite digression mais met toi a ma place un instant et réfléchis en tant que moi. 🙂

    La démocratie est un terme vague un concept qui n’en est pas et qui change de signification selon qu’on l’aborde sous l’angle de la politique, du droit, de la sociologie ou du langage courant. Je prèfère retenir quant à moi ma définition même si je risque d’etre taxé de présomptueux, qui est que la démocratie est le DEGRE de participation du peuple a l’exercice du pouvoir public, plus ce degré de participation est élevé plus il y a de démocratie.

    Quand à comparer les mécanismes du règlement de la contestation en Iran et en occident, la différence réside en ce que l’Iran n’a pas les capacités de s’immiscer dans les affaires politiques des occidentaux pour pourrir les situations ce que n’ont pas manqué de lui faire ceux ci et ne possède pas la main mise sur l’information que possède l’occident. Pour le reste, je trouve plus démocratique l’Iran dont les représentants du peuple n’ont besoin que de compétence et non pas de capacités financières qui ne sont pas à la portée du premier venu. En occident seuls les capitalistes et leurs « amis » accèdent au pouvoir la campagne réclame de gros moyens, en Iran seule la compétence prime, la campagne est assurée au frais de l’Etat.

    Sais tu qu’un institut américain a classé l’Iran au premier plan mondial et détaché bien en avant la chine classée ,deuxième avec un taux de croissance de 11 alors qu’il culmine à 20 ? Cela ne se peut simplement pas s’il y avait réellement dictature. Enfin quand je parle de l’Iran, ce n’est pas pour le prendre comme modèle sur le plan de l’organisation, mais simplement pour dire que le fait de présenter l’Islam comme la cause de l’inculture et de la latence n’est pas vrai.




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  • Mohamed Jabara
    30 août 2010 at 14 h 46 min - Reply

    @ Alilou.

    Je crois que je vais suivre ton exemple et me mettre au (thé) vert.




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  • tacili
    30 août 2010 at 15 h 09 min - Reply

    Bonjour

    Je pense sincèrement que l’intervention de @Lyes mériterait une particulière attention. Du concret :

    « Je propose de CONSTITUER UN GROUPE de personnes crédibles et neutres, bien au fait de la situation, capables de mettre sur la table les meilleurs propositions possibles, pour négocier directement avec l’armée et ses services de sécurité, les conditions d’un CHANGEMENT gagnant, pour le peuple algérien et la PATRIE d’abord et pour toutes les parties ensuite. Je propose d’ores et déjà un nom, c’est le docteur Salah Eddine Sidhoum »

    Je signe et adhère a cette démarche.

    Merci.




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  • Alilou
    30 août 2010 at 16 h 17 min - Reply

    @ Tacili

    Je crois que toi aussi tu dois etre sur dur thé…vert

    1- Personnes credibles (il y’en a je suis sur de ca… le HIC est : Est-ce que ce enieme parti ne sera pas infiltrés par des parasites, je peux vous garantir sans mentir que les moustiques y’en a pas mal)

    2- Negocier directement avec…( Penses-tu reellement que se sont des gens avec qui on peut negocier «  » »?)
    Les notres sont pires que les hyennes (Elles rit et en le faisant elles lachent prise) les notres sont de pitbulls (Il faut les abattres pour qu’ils lachent prise)

    3- Les criteres de choix qui va les fixer, les personnes qui va decider qui est credible et qui ne l’est pas si ces trieurs sont-ils eux meme credibles…???

    A mon avis et ca n’engage que moi, arretons de jetter des noms en pature aux asoifs de sang, ces personnes qu’on designe un peu plus chaque jour vont etre des cibles facile et ainsi representer un danger pour les pitbulls…

    Vous me direz que je suis entrain d’abattre toute idee de construction….

    mais non il faut faire dans le realisme, la verité est que ceux qui tiennent encore les rennes du pouvoir ne sont et ne seront pas pretes a les lacher si facillement…

    Il n’y a qu’un soulevement de masse du peuple en entiers de facon pacifique (Car il ne faut pas leur tendre le baton) avec le soutient de ceux qui sont ailleurs qu’en Algerie qui peuvent attirer l’attention des media internatinaux sur cet evement qui pourra en venir a bout de ce regimes de nains de jardin,…

    Merci et désolé si je continu de fumer du…thé vert




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  • Larbi
    30 août 2010 at 16 h 37 min - Reply

    @ Tacili : la proposition de Lyès est positive. Vous avez raison de dire qu’elle mérite l’attention de tous.

    @ Jabara : je ne suis absolument pas de ceux qui présentent « l’Islam comme la cause de l’inculture et de la latence ». Allah Yaâfou. Comment avez-vous fait pour arriver à ce constat ? Pour moi, un état islamique doit avoir plus de vertus que n’importe quel état dans le monde. C’est surtout un état qui respecte ses citoyens, qui ne les prend pas pour des mineurs à vie, qui leur assurent toutes les libertés licites, Fi Houdoud Allah Sobhanou.

    Dans le cadre du groupe proposé par Si Lyès, il faudra tout clarifier et ne rien laisser dans l’ombre. Il faudra surtout tenir compte des erreurs du passé qui ont coûté très cher au peuple algérien.

    Enfin, Si Jabara, j’ai l’impression que nous n’arrivons pas à accorder nos violons, alors qu’au plan idéologique, nous sommes, je pense, sur la même longueur d’onde.

    @ Radjef : je préfère les diarrhées aux généralités qui n’aboutissent à rien. Vous me donnez l’impression que vous refusez le débat et que vous privilégiez la fuite en avant.




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  • Adel
    30 août 2010 at 18 h 50 min - Reply

    @mon cher frère Liès Asfour,

    Bonjour,

    J’ai lu deux fois ton dernier post et je ne suis pas sûr d’avoir très bien saisi le cheminement de ta pensée.
    Si j’ai bien compris, tu dis que le FIS et le FLN c’est du pareil au même, et que depuis le début du mouvement nationaliste, ce sont les islamo-nationalistes qui dominent la scène et dirigent la masse du peuple.

    Au lieu de compter sur la majorité qui a toujours suivi aveuglément cette mouvance islamo-nationaliste pour initier le processus du changement, tu proposes de constituer un groupe de patriotes honnêtes, sincères et compétents qui seraient chargés d’élaborer une plate-forme ou un projet de société qu’ils négocieraient avec le pouvoir.

    Permets-moi d’abord de te dire que je suis prêt à marcher avec le Dr Sidhoum pour toute initiative qui irait dans le sens du déblocage de la situation actuelle, car j’estime qu’il a toutes les qualités d’un bon dirigeant. Mais je reste quand même pensif et je te pose la question de but en blanc : qu’est-ce qui te permet de croire que ce pouvoir est disposé à négocier avec qui que ce soit pour laisser des gens plus honnêtes et plus compétents diriger le pays? Si c’était le cas, notre problème serait beaucoup plus simple que je ne l’imaginais. Je suis cependant moins optimiste que toi. Je pense que le pouvoir en place ne cèdera pas facilement la place. Il ne cèdera que devant la pression du peuple, lorsqu’il n’aura plus d’autre choix.
    Mon analyse est peut-être simpliste, mais elle a l’avantage de partir de la réalité. Essayons de l’exposer encore une fois.

    L’Algérie souffre de multiples maux. Si on s’amuse à les lister en les hiérarchisant on trouvera que le problème numéro 1 qui est la clé qui permet d’ouvrir toutes les autres boîtes et d’avancer dans le bon chemin vers la solution complète est celui du pouvoir.

    Qui détient le pouvoir de décision en Algérie aujourd’hui? Qui fait et défait les présidents, les ministres, les walis, les PDG, etc. ? Qui fait et défait les lois? Qui autorise et dissout les partis? Qui dispose de l’argent du pétrole à sa guise et le dépense comme il veut, sans jamais avoir de comptes à rendre à personne? Je m’arrête là, car la liste est longue.

    Réponse : c’est un groupe très réduit d’individus particulièrement nuisibles – des généraux, pour la plupart – dont le centre névralgique est le DRS. Ces individus n’ont pas été mandatés par le peuple algérien. Ils ont pris le pouvoir par la force et ils se le sont transmis, par cooptation, depuis 48 ans.

    Tu admettras avec moi que tant que ce verrou ne saute pas, rien ne changera dans notre pays. Tu penses que ce groupe attend avec impatience la relève que tu proposes. Je ne suis pas de cet avis et je pense que nous devons mobiliser la population afin d’initier un mouvement de contestation qui ne s’arrêtera qu’après le départ de ces sinistres individus. Pour que ce mouvement ait des chances de réussir, toutes les forces vives du pays doivent y participer. Je pense que toutes les sensibilités politiques doivent être associées, la seule condition étant la volonté de se débarrasser de ce pouvoir et d’instaurer un régime démocratique. Tous ceux et toutes celles qui adhèrent à ce programme sont les bienvenus.

    D’autre part, j’appelle la famille de LQA, que je considère comme un échantillon représentatif des élites algériennes de 2010, à œuvrer à la mise en place dès maintenant d’une nouvelle culture politique, tournée vers l’avenir et rompant définitivement avec le langage du passé. Je m’adresse à des hommes et des femmes conscients et qui se rencontrent quotidiennement sur ce forum et je leur dis : œuvrez sans relâche à la mise en place de ce vaste rassemblement. Pour moi, c’est du concret. Si chacun de nous se fixe comme objectif de lever tous les obstacles et d’élaborer une plate-forme novatrice qui intègre harmonieusement toutes les sensibilités, alors nous aurons fait un énorme progrès. Le processus, une fois enclenché, fera tache d’huile et se propagera dans la société.
    Il est demandé à chacun de nous de faire un effort de réflexion et de recherche afin d’aplanir les divergences et d’élaborer de nouvelles synthèses. Arrêtons de nous insulter les uns les autres et regardons vers l’avenir. LQA est une chance pour tous les Algériens. Utilisons ce forum pour un effort de réflexion et pour jeter des ponts, non pour nous défouler quotidiennement sur l’ennemi «islamiste», «berbériste» ou «démocrate».

    Cordialement




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  • Liès
    30 août 2010 at 19 h 06 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    @ Alilou, bonjour.

    1- Tout d’abord, moi je parle de groupe et non de parti.
    15 personnes, suffiront peut-être. Est-il difficile de les trouver?

    2- Ce groupe engagera des discussions sérieuses avec l’institution militaire.

    Si les négociations réussissent, il en découlera évidemment une feuille de route à l’avantage exclusive de la nation, bien sûr.

    A partir de là, on pourra parler de l’aspect technique qui consiste en la mise en application de cette feuille de route, en plus de son explication à toutes les parties pour avoir la plus large adhésion possible.

    De toute façon, le groupe chargé de la négociation qui sera un groupe de grande qualité, ne va certainement pas se contenter d’une feuille de route de médiocre qualité.

    Maintenant, si comme vous l’appréhendait, cette institution refuse de participer au changement, nous aviserons des autres démarches à entreprendre.

    Mais, dans aucun cas, nous ne rentreront en confrontation physique et frontale avec nos militaires.

    Un goutte de sang versée par l’usage de la violence, est un préjudice énorme pour ce pays. Et par dessus tout nous sommes des hommes de paix.

    Nous sommes pour des solutions intelligentes et pacifiques, même si cela vous contraindra à continuer à fumer votre thé pour longtemps. Chose qui ne semble pas vous déplaire.

    La proposition que j’ai faite, non pas parce qu’elle est mienne, aura (au moins) le mérite de mettre à nu selon moi, l’intention profonde de tout un chacun.

    Et enfin lorsque vous dites, et je vous cite : ‘’ A mon avis et ca n’engage que moi, arretons de jetter des noms en pature aux asoifs de sang, ces personnes qu’on designe un peu plus chaque jour vont etre des cibles facile et ainsi representer un danger pour les pitbulls…

    Permettez-moi de vous répondre par ceci :

    A supposé que j’ai proposé mon propre nom, tu m’aurais traité d’opportuniste et de prétentieux et tu as toutes les raisons de le faire, j’en conviendrai.

    Et lorsque j’ai proposé le docteur Sidhoum, dont la probité morale et son combat pour les droits de l’homme sont incontestables, chose qu’on ne peut faire sans une dose exceptionnelle de courage, tu trouves cela qu’on l’expose au danger.

    C’est qui revient à dire : ‘’erfettou zwa hatitou zwa’’.

    Cependant, tes avis sont les bienvenues et je ne peux que respecter tes positions.

    Fraternellement à toutes et à tous.




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  • Liès
    30 août 2010 at 20 h 00 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    Frère @ Adel, bonjour.

    Je suis entièrement d’accord avec toi lorsque tu parles de la nécessité de faire sauter le verrou qui bloque tout.

    Ce verrou comme tous les verrous s’ouvre, n’est ce pas?

    Moi j’ai proposé une manière de l’ouvrir.

    Une manière douce, et à mon avis très efficace, qui garantit la sécurité de tous et à tous.

    Si tu veux lyncher Nezzar (que je cite pour l’exemple), il est tout à fait naturel et normal qu’il ne se laissera pas faire.

    Et ce qu’il fera, pour défendre son intégrité et l’honneur de sa famille, est selon lui légitime.

    Et dans ce cas tu le pousses à la violence, tu ne lui laisse aucun autre choix.

    Est-ce une démarche sage?

    Et en plus je parle de négociation avec l’institution militaire, mais tout en sachant aussi, que cette institution ne laissera pas les siens se faire lapider.

    Et c’est dans l’ordre naturel des choses.

    Et qui peut jurer que l’institution militaire, lorsque tu la rassures et lorsque tu lui présente un projet réaliste et avantageux pour toute la nation, ne va pas faire sa part et procéder elle-même a sa remise en question et au ménage dans ses rangs, sans humilier personne, sans provoquer des fissures au sein de l’unité et de l’harmonie de son corps?

    Moi je veux que le verrou cède, qu’il cède pour le bien de la nation, mais qu’il reste accroché à la porte pour servir à d’autres fins, par exemple fermer la porte de la maison, la nuit quand toutes et tous dorment du sommeil du juste, après une honorable journée de labeur.

    Lui, il est la pour assurer ta sécurité.

    Cher frère @ Adel, nous visons le même objectif, mais nous n’avons pas la même démarche.

    Je ne peux juger laquelle de toi, ou de moi est la meilleure ou la bonne.

    C’est aux algériens d’apprécier.
    Mais il va sans dire que toute action se juge à ses résultats.

    Un intellectuel est celui qui réfléchit bien, et qui anticipe les événements.

    A part cette divergence dans la démarche que je viens de clarifier, je reconnais ton patriotisme, ta probité intellectuelle et ton réalisme.

    Il n’y a pas d’insulte entre nous, et il n’y en aura pas cher frère, quitte à me passer douloureusement de ce magnifique espace d’expression qu’est LQA, et d’internautes qui ont fini par devenir comme de véritables frères.

    Fraternellement à toutes et à tous.

    Liès Asfour.




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  • Mohamed Jabara
    30 août 2010 at 20 h 09 min - Reply

    @ Larbi.

    En fait je me suis un peu mélangé les pédales, j’ai confondu entre ton post et celui d’un utre internaute qui me parlait lui aussi de l’Iran.
    .




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  • Alilou
    30 août 2010 at 20 h 46 min - Reply

    @ Lies,

    Saha ftourkoum adjmaine.

    Je n’ai a aucun moment remis en doute ta sincerité et celle de ta proposition, au contraire je suis heureux que nous ayons des hommes encore chez nous qui sont kristal-klear, et des gens encore comme toi avec un bon fons et un bon coeur.

    Le probleme n’est pas nous ou viens de nous, le probleme c’est eux ceux qui sont au pouvoir.

    Je me demande qu’est ce que vous allez proposer pour que ces asoifés de Petro-$$$ arretent de sucer la mammele $$$ (Vache-Algerie), qu’elles sont les garanties qu’on va leur proposer de s’en aller avec le fric et impunis de leurs crimes, ou bien ce groupe va proposer des solution a nos sbires sans demander l’opinion du peuple ??? Je ne sais pas toi si tu as perdu des proches, mais il ne faut pas oublier que 250000 morts et plus et 50000 disparu = 1% de la population.

    Moi je suis peut-etre negativiste ou pessimiste a force de fumer, mais DIEU seul sait comment est mon coeur et mon esprit pour ma patrie.

    Moi aussi je reve de ma nation au sommet de l’afrique, regardez mes postes, mais le thé que je fume me garde la tete sur les epaules et un peu de lucidité.

    Je n’ai a aucun moment appler a une confrontation entre algeriens, pour moi c’est de la ahute trahison.

    J’avais proposé une idee saugrenue (rester a la maison enfermé pendant des mois- juste les services minimums) paralysie total de toutes les institutions, du jamais vu dans l’histoire de l’humanité)

    Et ceux qui sont a l’exterieure ils n’ont qu’a faire plein de bruits afin d’Attirer l’attention des medias internatinaux et la vous verrez, faison notre revolution verte….

    En ce qui concerne la personne de Mr Sidhoum dont je n’ai que respect et admiration ainsi qu’envers tous ceux qui oeuvrent derriere ce LQA ils ont toute ma sympathie et mon adhésion, même si je ne partage pas toutes les idees mais au moins je participe a ce forum, avec mon grain de thé s’il le faut…

    Mes respects aussi envers vous toutes et tous qui participent sur LQA.

    Ca me creve le coeur tous les jours que DIEU fait de voir ma nation en marge de tout type de developpement et de progression, on stagne, on patine sur place…et en rond.

    La pire des choses qui puisse m’arriver est que mon savoir ne serve pas au progrés de ma nation (Ilmoune la yanfaa).

    Salam et saha ftourkoume




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  • Ammisaid
    30 août 2010 at 23 h 57 min - Reply

    Les opinions fermées, rigides et ancrées sont un frein terrible pour ceux et celles qui les portent et qui les suivent.
    Si les opposants utiles n’arrivent pas, encore, à débattre sereinement et à s’unir dans l’intérêt général, cela veut dire, tout simplement, les adeptes de ce genres d’opinions.
    La maladie dont souffre notre pays a atteint un stade où il ne sert plus à rien de trouver un diagnostic. C’est la même maladie qui s’aggravent de jour en jour depuis plus de cinquante ans.
    Le « c’est moi est rien d’autre » s’il persiste et il s’intensifie va nous emmener vers des castastrophes impossibles à estimer. Des castrophes qui feront du mal, très mal à tout le monde. C’est la nature des choses. Le mal ne peut pas grandir sans faire des dégâts sur son chemin. C’est impossible. Le réel ne se met jamais au service de l’illusion. Le réel est souverain, il est l’image nette de la vérité. La vérité passera quelque soit le prix que nous serons amener à payer. Les années qui viennent de nous quitter sont une preuve irréfutables.
    Nous ne pouvons pas continuer à refuser de voir le chaos dont lequel nous sommes retrouvés.
    Cette situation n’est avantageuse ni pour les militaires, ni pour les riches qui en profitent de la corruption, ni l’Algérie en général, ni voisins, ni nos partenaires étrangers.
    Nous sommes arriver à une étape qui dit: il faut cohabiter, il n’y a et il n’y aura pas d’autres altérnatives. Sauf celles qui seront destructrices pour tous et pour toutes.
    L’intolérance continuera à produire des « islamites », des « démocrates » et un pouvoir assassiins (de tout).
    Je parle pas ici des islamistes et des démocrates qui se prostituent et qui vendent leurs âmes au pouvoir. Ceux là, nous pouvons dire qu’ils font parti du pouvoir.
    Ce pouvoir est en réalité perdu, impuissant et sans perpesctives. Il ne sait plus où il va. Il appelle au secours.
    La bête qu’il a crée risque de se retourner ou elle est entrain de se retourner contre lui. La bête s’indentifie à son créateur: le pouvoir.
    Les hommes du pouvoir, notamment ceux du DRS, ne peuvent plus se sentir en sécurité.
    Une terreur invincible et hyperpuissante persécute sans cesse leurs coeurs. Ils voient des ennemis partout. Rien et personne ne pourra plus les rassurer. Il n’y a que le sang qui dégouline de la chair de leurs « ennemius » et l’extrême misère du peuple qui peuvent momentanément les rassurer.
    Le pouvoir appele le monde entier à le délivrer de son mal: sa sauvagerie et ses sensations animales.
    Mais, malheureusement, personne ne l’écoute. Tous l’encouragent à aller encore plus loin. Mais où ?
    Comment donner un pichenette à celui qui est au bord du gouffre ou un centimètre de l’enfer ?
    Le pouvoir a dépassé toutes les limites imaginables et inimaginables.
    Il est entrain de s’autodétruire. Malheureusement, il est obligé, avant, de détruire l’environnement dans lequel il évoule et il vit: l’Algérie et son peuple.
    Alors, si opposition, il y en a, elle n’a plus seul choix: s’unir et délivrer le pouvoir de la bête qui exerce sur lui un pouvoir total et absolu.
    A mon avis, il faut s’arrêter de refléchir, d’expliquer et de chercher les détails qui font ce que nous sommes. Tout est clair. L’opposition doit entamer la phase d’unification de toutes ses forces sincères et conscientes de la gravité de notre situation et ensuite se mettre au travail pour mettre en place des actions pacifiques et qui seront les moins conteuses à notre pays. Cette union est possible si les opposants cessent de lutter pour les intérêts particuliers et se mettent à travailler dans l’intérêt général.
    Fraternellement




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  • Mohamed Jabara
    31 août 2010 at 0 h 09 min - Reply

    Voici quelques idées que je livre à la reflexion:

    1-La stratégie en poliique est primordiale et toutes les actions doivent s’inscrire dans une démarche globale réfléchie et projetée avec des variantes.

    2-L’action politique a de tout temps tenu compte des rapports de forces.

    3- Quand on est dans une position politique fragilisée on ne prète pas le flan mais on gagne du temps pour consolider sa position.

    4-Avant d’engager toute action on doit évaluer ses propres ressources et celles de l’adversaire et juger des possibilités de réussite.

    5- Notre mouvement en est encore à ses débuts et à ses premiers balbutiements et il ne faut être ni trop timorés ni trop intrépides.

    6- La consolidation de notre mouvement passe par l’acceptation de l’autre tant qu’il accepte d’adhérer à une plateforme minimum. Commençons donc par élaborer celle ci selon nos souhaits communs comme charte politique entre nous, tous courants confondus.

    7-Cette unité de vues permettra déja par elle meme je pense l’essor du mouvement qui apparaitra unifié et donc solide et rassurant au lieu de donner une image telle qu’elle se présente sur notre site comme disparate et pleine d’antagonismes.

    8-En conclusion qui sommes nous et jusqu’a quel point nous sommes homogènes dans notre démarche, que voulons nous et à quel moment quelles sont les étapes, à quel prix et par quels moyens, comment accéder à ces moyens.




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  • Larbi
    31 août 2010 at 0 h 38 min - Reply

    @ Adel @Lyès @ Alilou :

    Le groupe dont parlait Lyès, je le voyais plutôt comme un groupe de réflexion et de propositions, or lui, il le conçoit comme une sorte de « Comité des Sages » qui négocie avec le Pouvoir une période de transition bénéfique pour tout le monde. Or, si ce Comité n’est pas appuyé par la société ou par un puissant mouvement social, sa proposition serait certainement rejetée par le Pouvoir. Moi, pour le moment, je pense plutôt à un groupe qui devrait aplanir et clarifier certains évènements et périodes historiques pour la compréhension de ce présent catastrophique, et en même temps, faire des propositions dans les domaines économique, social et culturel pour l’amélioration du cadre de vie du citoyen et les médiatiser pour faire pression sur les décideurs, d’autant plus que les propositions ne sont pas d’ordre politique et conflictuel.

    Idée saugrenue pour idée saugrenue, par exemple : nous assistons tous les jours sur nos routes et sur nos autoroutes et nous sommes témoins de la position plus qu’inconfortable de nos policiers et gendarmes qui assurent les barrages. A quelques rares exceptions près, aucun de ces barrages ne disposent de pare-soleil. Les hommes en faction dans ces barrages sont exposés au soleil durant plusieurs heures et tout le monde trouve cela normal. Je n’ai aucun membre de ma famille dans les corps de sécurité, mais je trouve qu’il est de mon devoir de musulman et de citoyen de demander aux autorités compétentes de remédier à cette situation. Les propositions comme celles-là qui touchent à la vie quotidienne du citoyen sont innombrables et là, je reprends Lyès quand il dit « le mérite est de mettre à nu, selon moi, l’intention profonde de tout un chacun ».




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  • Adel
    31 août 2010 at 17 h 08 min - Reply

    @Mohamed Jabara,

    Cher ami, bonjour,

    Tu dis:

    «En conclusion qui sommes nous et jusqu’à quel point nous sommes homogènes dans notre démarche, que voulons nous et à quel moment quelles sont les étapes, à quel prix et par quels moyens, comment accéder à ces moyens.»

    Nous sommes des Algériennes et des Algériens qui pensent que l’Algérie vaut plus et mérite mieux que boutef et toufik, deux purs produits du système sclérosé qui règne par la ruse, le mensonge et l’arbitraire depuis 48 ans.

    Nous pensons que les Algériennes et les Algériens méritent de vivre dans un État de droit. Ils ont le droit d’élire leurs représentants de manière transparente. Ils ont le droit d’être protégés par une justice indépendante. Ils ont le droit de s’exprimer en toute liberté sur tout sujet qui touche à la gestion du pays. Ils ont le droit de demander des comptes à ceux qui dépensent l’argent de l’État.

    Nous demandons aux militaires de quitter définitivement le champ politique et de ne s’occuper que de la défense du territoire. Nous demandons au président de dissoudre l’actuelle APN et de convoquer des élections pour une Assemblée Constituante afin de reprendre le chemin interrompu en 1962 par une bande de voyous.

    Nous voulons que notre jeunesse reprenne espoir et aspire à construire son avenir en Algérie et non qu’elle serve de nourriture aux poissons.

    Nous voulons vivre en paix et voyager dans notre merveilleux pays sans craindre d’être assassinés ou kidnappés au détour d’un virage.

    Nous voulons être fiers de notre pays et le voir figurer dans les bulletins d’information des pays étrangers pour ses réalisations et non pour la complicité des ses diplomates et de ses militaires dans les assassinats et les manipulations en tout genre.

    Comment y arriver? Nous ne le savons pas encore, mais nous ne cesserons pas un seul jour de réclamer cela et de harceler tous ceux qui ont un pouvoir de décision ou dont la notoriété et le passé les oblige moralement à se ranger à nos côtés et à demander la même chose que nous:

    Que ce pouvoir usé et qui a perdu depuis longtemps la confiance de la majorité de la population s’en aille. Qu’il laisse les Algériennes et les Algériens se débrouiller tous seuls et faire l’apprentissage de la démocratie comme tous les peuples évolués de la planète.

    Nous demandons â nos intellectuels et nos journalistes qui n’ont pas perdu le sens de l’honneur de se mobiliser en permanence et de participer activement à la bataille décisive qui ne manquera pas de s’engager. Nous leur demandons de participer à construire une alternative à ce pouvoir pourri et à redonner confiance au peuple algérien. Qu’ils nous montrent le chemin, nous sommes prêts à les suivre.

    Ce pouvoir médiocre n’est pas une fatalité. Une autre Algérie est possible. Soyons mobilisés en permanence jusqu’â la victoire finale sur l’arbitraire, la médiocrité et l’incompétence.

    Voilà, selon moi, mon cher frère, qui nous sommes et ce que nous voulons.

    Amicalement




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  • radjef said
    1 septembre 2010 at 0 h 01 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Des parasols aux gendarmes et aux policiers! Mais quelle leçon appliquée sur la democratie!Mais quel acte de citoyenneté! Et quel humanisme!Enfin, passons…
    Les islamistes ne sont pas a l’origine de la crise que nous vivons peniblement depuis plus d’un demi siecle. Le peuple algerien est un peuple tolerant, genereux et aimable qui deteste l’arbitraire et l’injustice. L’origine de la crise remonte aux années 40 et elle s’est amplifiée avec le temps. Depuis le 1er novembre 1954 a ce jour, toutes les decisions qui ont engagé le destin de la nation, ont été l’oeuvre des militaires et seulement des militaires. Par ailleurs, même si cela va choquer certains amis et camarades, il y a de le souligner avec force, l’opposition non elle n’existe pas, mais elle refuse d’exister. Ait Ahmed, Hamrouche, Mehri, Benbitour, Hanoun, Saadi, Ghozali…savent comment fabriquer des partis politiques et savent parfaitement aussi de quels partis le pays a besoin dans les circonstances actuelles.
    Pourquoi semer aujourd’hui des bruits sinistres pour trouver des torts aux islamistes et chanter a la gloire d’ une armée qui a hypothequé le destin de la nation en se rendant coupable de crimes contre l’humanité? L’armée algerienne qui en réalité n’en est pas une, est la creation d’une poignée d’individus qui savent a peine lire et ecrire. Certains parmi ceux là, n’ont jamais été a l’ecole. C’est cette armée qui a tout perverti sur son passage. C’est cette armée qui a depouillé le peuple de sa souveraineté et de sa citoyenneté. C’est cette armée qui a coupé les liens qui attachent le pays au genie de l’Orient et de l’Occident.C’est cette armée qui a vidé le pays de sa substance grise, de son talent, de son art. Est ce la faute aux islamistes si aujourd’hui l’Algerie, jadis carrefour des cultures et civilisations est classée tristement derriere les pays du Sahel? Est ce la faute aux islamistes si sur les un million cinq cent mille bacheliers que compte le pays depuis 1954, plus d’un million sont devenus des indigenes, des esclaves des temps modernes dans les capitales occidentales, alors que d’autres devenus des haragas sont quotidiennement repechés quotidiennement sur les deux rives de la mediterranée? La situation que nous vivons peut elle être donc le resultat d’une phrase « la democratie kofr » lancée dans un moment de colere et de frustration par un ex dirigeant du FIS? Si les occidentaux utilisent l’argument de la menace du terrorisme islamiste pour mettre la main sur le reste des richesses que compte la terre, l’armée algerienne a inventé la menace islamiste juste pour ne pas perdre le pouvoir qu’elle detient de façon illicite et criminelle depuis le 1er novembre 1954 a ce jour.L’epanouissement de la democratie passe nessecerairement par le retour de l’ANP dans les casernes. C’est dans les casernes que L’ANP va apprendre a se professionnaliser et a assumer ses veritables missions.




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  • Larbi
    1 septembre 2010 at 17 h 35 min - Reply

    C’est la foi en Dieu qui m’anime pour tout ce que je propose et tout ce que je fais. Il faut être positif en marchant sur deux pieds : vivre aux côtés du citoyen en essayant d’améliorer son quotidien, tout en sachant et malgré que, le moindre petit problème est d’ordre politique, et penser à l’avenir après avoir clarifié le passé et les responsabilités des uns et des autres.

    Bonne fin de Ramadhan et Aïdkoum moubarak In cha Allah.




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  • Madjid Laribi
    1 septembre 2010 at 20 h 41 min - Reply

    Bonsoir et saha ftur’kum

    C’est toujours un plaisir de lire Le Quotidien d’Algérie

    « Que faire ? »(La fameuse question de Lénine) maintenant que tout a été dit. Le constat est fait et refait à maintes reprises. Tout le monde veut la démocratie, soit ! Mais comment faire maintenant ?
    L’Appel du 19 mars trace les contours d’un large rassemblement. C’est bien. Mais a-t-on identifié les acteurs de ce large rassemblement ?
    Moi par exemple, je parle d’une utopie, car bien des utopies ont fini par se réaliser et on a qu’à voir autour de nous, entre des démocrates, des nationalistes et des islamistes. Sans négliger bien sur les mouvements sociaux et autres.
    J’entends par les démocrates (c’est peut être arbitraire de ma part) le FFS et tout ce qui tourne autour ; par les nationalistes les formateurs du FLN et d’autres réseaux qui existes au sein de l’administration mais qui ne se sont pas formalisés ( cela ne veut pas dire que le FFS ou les islamistes ne sont pas des nationalistes) ; par les islamistes, ceux du FIS en premier lieu, surtout ceux qui se sont rendus compte qu’ils ont été manipulés durant les années 90 et qui ont pris conscience aujourd’hui de la nécessité d’aller vers un vrai compromis. Feu Hachani avait compris le jeu du pouvoir et il a été exécuté. Son courant existe toujours !
    Cela reste évidement une utopie ! En identifiant plus au moins les acteurs, reste à préciser quelle pensée véhiculera cette dynamique ? La pensée ne peut être que la Démocratie bien sure ! Mais comment articuler cette pensée face à un DRS qui ne connaît qu’un seul langage, celui du sang ? Est –il possible d’épouser une pensée non démocratique face au DRS pour déboucher in fine à la démocratie ?
    Et qu’elle sera maintenant le modèle de cette lutte ? Moi je dirai qu’elle ne peut être que marxiste ! A discuter !
    L’organisation la plus redoutée par les flics du monde entier, à savoir le Hizbollah libanais, est marxiste dans sa méthode. C’est un exemple à méditer. Cette organisation chiite, travaille avec les communistes et les chrétiens libanais, contrairement à ce que veut nous faire croire la presse occidentale, en présentant l’organisation du Cheikh Nasserllah comme terroriste. En termes de débats et de réflexions, elle dépasse de loin tout ce qui ce fait dans le monde arabo-musulman. Je suis un militant de gauche et j’ai beaucoup de respect et d’admiration pour le Hizbollah.
    Et je trouve que le consensus est possible entre les algériens qu’ils soient des marxistes ou des islamistes. C’est de nos divisions que se nourris le DRS.




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  • moura
    1 septembre 2010 at 20 h 59 min - Reply

    @ adel
    je ne sais pas si mohamed jabara et mh99 est le meme homo;mais mh99 a proposé une vraie feuille de route de sortie;je souhaine qu’il affine cette feuille de route et de reposter la proposition(faite il ya a peu pres un mois)




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  • IKER
    2 septembre 2010 at 1 h 13 min - Reply

    Notre raisonable et réaliste compatriote Adel nous propose l’mpossible!

    voici un petit léxique politique des forces:
    DRS parti politique illégal connu de tous sauf par le gouvernement
    FIS pour le salut pas pour le social-isme
    FFS faibles forces sociales
    PT pour tout le monde je roule
    RCD relais club point de démocrates
    PAGS parti des idéologies defuntes.
    MAK la machine kabyle
    DGSE representant amical de la france en algérie
    ÉXILÉS groupe non naturel qui refuse la lutte active
    HARAGA celui qui meurt dans le détroit de gibraltar
    ÉLITE c’est celle qui oublie de former les masses.




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  • Mohamed Jabara
    2 septembre 2010 at 10 h 47 min - Reply

    @ Adel.

    Mon cher ami Bonjour et saha ramdanek.

    Dans la phrase que tu reprends, je ne vise pas les rêves que nous avons et qui nous sommes communs ni les constats que nous faisons, je veux simplement dire qu’il est une question pratique qui est que nous devons avant tout et en tant que mouvement du 19 Mars apparaître comme une unité et non pas comme une multitude bigarrée dont les éléments semblent en désaccord total sur l’essentiel et qui n’arrivent pas à définir le minimum qui peut les unir ne serait ce que pour un temps.

    Certes nous devons reconnaître à tous leur amour pour l’Algérie et leur désir de changer les choses afin d’établir la justice et l’égalité entre tous les enfants d’Algérie mais l’exclusion que manifestent certains à l’égard d’autres n’est pas pour faciliter la démarche consistant à rassembler un large front.

    C’est ainsi qu’il semble pour certains impossible d’accepter certaines orientations que veulent donner d’autres à l’option politique en Algérie.

    En effet certains rejettent tout à fait toute forme d’application des règles religieuses dans le droit et la politique en affirmant que ceux qui s’y tiennent sont des intégristes qui ne devraient pas avoir voix au chapitre. Ils pronent la laicité en décrétant que l’islam relève de la sphère privée et que la majorité n’a pas le droit de dicter ses règles, la minorité conserve le droit d’imposer des choix à la société afin qu’on puisse parler de démocratie. Bien entendu cette exclusion des islamistes ne va pas sans problème pour une union en vue de la constitution d’un large front.

    Il est vrai qu’il existe des courants islamistes qui trouvent inoportun de parler de démocratie qu’ils considèrent comme rejet des normes divines et donc inacceptable mais jusqu’à présent ils ne se sont pas manifestés sur LQA.

    Les laics seuls sont ils en mesure de promouvoir le changement sans les islamistes ? Les islamistes seuls sont ils en mesure de promouvoir le changement ? La démocratie à t elle nécessairement besoin de la laicité ? L’islam est il compatible avec la démocratie ? Les démocrates sont ils en mesure de composer avec les islamistes qui acceptent la démocratie ? Et question finale : Les islamistes qui acceptent la démocratie sont ils différents des démocrates qui rejettent la laicité ? La réponse négative à cette question nous fait entrevoir qu’il y a deux sortes d’extrémismes : l’extrémisme musulman, dit islamisme et l’extrémisme laic dit éradicateur. Ces deux extrémismes à l’évidence ne sont pas conciliables. Ceux qui ne sont pas extrémistes se rejoignent dans leur grande majorité.




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  • Aziz
    3 septembre 2010 at 19 h 06 min - Reply

    Bonjour,

    Je suis tout a fait d’accord, avec l’idée de l’auteur de l’article, qui plaide pour un front d’union du changement, mais ce front, doit absolument regrouper toute notre élite sincère, fidèle à la lutte de nos ainés qui ont décroché l’indépendance à notre pays, recourir à l’élite issue du laboratoire du régime constitue à mon avis, un coup irréversible à toutes les efforts crédibles pour faire aboutir le front d’union pour le changement en Algérie.

    Pour moi, il est bien entendu que l’élite issue des locaux du DRS, a été bel est bien consciente de son mauvais choix lors des élections de janvier 1992, mais elle ne peut pas faire le contraire que d’exécuter les ordres des généraux de l’armée, ce n’est pas donc un choix, mais un élite aux ordres !

    Et pour finir, je pense que la bataille est en train d’être menée par les plus sincères des enfants de l’Algérie, reste à faire preuve d’intelligence, pédagogie politique et surtout de faire attention aux multiples tentatives de division des rangs et des manipulations.

    Nos ainés ont réussi a bousculer un géant colonisateur, nous pouvons avec un véritable front d’opposition de rendre le sourire à l’Algérie.

    Fraternellement,
    Aziz




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  • abdelkader wahrani el-arabi
    11 septembre 2010 at 10 h 21 min - Reply

    salam. qcq le mot islamiste.j´ai chercher dans le dictionnaire. je n´ai pas trouvé. il nous a ete donner par les ennemis de allah et les musulmans. merci




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  • l.leila
    11 septembre 2010 at 11 h 12 min - Reply

    Bonjour,
    @ Abdelkader wahrani el-arabi,
    Je vous surprendrai peut être, si je vous dis que ce vocable date d’un autre siècle!
    Effectivement, il a été créé par le colonisateur, chez nous. Mais je n’arrive pas à me rappeler le nom de l’historien qui l’a rapporté, ni la période exacte de sa création – aucours des années 1800, ou 1900 ? – ; pour l’instant, rien ne me revient. En attendant d’autres réponses, j’essaierai de fouiller un peu dans ma mémoire.

    Mes salutations




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  • Adel
    11 septembre 2010 at 15 h 29 min - Reply

    @ Abdelkader wahrani el-arabi,

    Bonjour,

    Je crois qu’à l’origine ce mot s’utilisait comme synonyme de musulman.

    Aujourd’hui, il désigne ce qu’on appelle l’islam politique, c’est-à-dire les mouvements et partis politiques qui contestent les pouvoirs en place au nom de l’islam et qui préconisent la solution islamique (application de la chari’aa) pour régler tous les problèmes de la société. Ces partis ou mouvements s’opposent à d’autres partis dans lesquels militent également des musulmans, mais qui ne revendiquent pas l’application de la chari’aa.

    Ce ne sont pas les adversaires de l’islam qui introduisent les divisions dans notre société. Ces divisions existent. Elles sont dues à des appréciations différentes de la réalité et des interprétations différentes de la culture et de la tradition islamique. Ces divergences sont aujourd’hui très importantes. Elles ne pourront être réduites qu’avec l’instauration d’un régime politique démocratique qui permettra à tous les courants de s’exprimer en toute liberté et de défendre leurs points de vue. A l’époque glorieuse de la civilisation islamique, les divergences existaient et il y avait, pendant le règne de certains khalifes éclairés, une vie intellectuelle riche et des théologiens et philosophes célèbres s’affrontaient dans des débats d’idées.

    Cordialement




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  • abdelkader wahrani el-arabi
    11 septembre 2010 at 17 h 55 min - Reply

    @ la soeur leila et le frére adel. le colonialisme francais a tout fait pour plonger peu a peu dans l´ignorance de notre propre religion. il a infecté notre pays de milliers de missionnaires qui ont tenté de christianiser le peuple algerien musulman. au nom du 19 eme corps d´armée, il espére pouvoir indifiniment imposer au peuple algerien toutes les horreurs du colonialisme odieux criminel. mais le peuple (el-djazairi el mouslim) animé d´une force morale, ne ploie pas devant la force matérielle. la preuve au 19eme siecle le curé charles de foucault liquider a el-bayadh sud algerien. merci mes respects madame. et merci a mr adel. salam aleikoum wa rahmat-allah.




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  • Congrès du Changement Démocratique