Édition du
28 March 2017

Transaction d’un marché de 4 milliards de centimes L’ex-directeur de la Cash et 6 cadres de l’APC d’Oran sous contrôle judiciaire

Par : NEïLA B., Liberté, 28 août 2010
Des responsables de l’APC d’Oran avaient conclu un marché de 4 milliards de centimes avec la Cash sans pour autant procéder à l’inventaire des biens communaux ni mentionner le montant dans le cahier des charges.

Un ex-cadre dirigeant de la compagnie des assurances, la Cash, une filiale de Sonatrach, a été mis sous contrôle judiciaire ainsi que l’adjoint du P/APC et plusieurs cadres de la commune d’Oran, et ce, à l’issue d’une enquête portant sur une transaction douteuse liée à l’octroi d’un marché portant sur l’assurance des biens de la commune d’Oran à la Cash. Près de 35 personnes ont été présentées et auditionnées par le juge d’instruction de la 6e chambre près le tribunal d’Oran, dont 24 personnes en qualité de témoins pour “attribution de marché non conforme à la réglementation”. Le magistrat a décidé la mise sous contrôle judiciaire de 7 d’entre elles. Il s’agit du premier vice-président de l’APC d’Oran, du directeur des marchés, du directeur de la réglementation et des biens communaux, du président de la commission d’évaluation des offres du marché en question, du directeur du service des contrats et de l’ex-directeur de la compagnie d’assurance Cash, alors que 3 fonctionnaires de la commune d’Oran ont bénéficié de la liberté provisoire. Selon le chef du bureau de la sécurité publique (BSP) du groupement de gendarmerie de la wilaya d’Oran, cette affaire remonte à la fin de l’année 2008 et porte sur la passation d’un contrat d’assurance par la commune d’Oran attribué à la compagnie d’assurances Cash, une filiale de Sonatrach. L’enquête diligentée par la section de recherches suite à une instruction judiciaire a fait ressortir qu’en décembre 2008, la direction de la réglementation et la gestion des biens communaux a envoyé une correspondance au service d’hygiène et assainissement de l’APC afin d’élaborer un inventaire sur les biens fonciers et le parc automobile des véhicules chargés de la collecte des ordures, objet du marché. Chose qui n’a pas été faite, selon notre interlocuteur ; le contrat a été souscrit suite à un appel d’offres national lancé par l’APC d’Oran sans pour autant procéder à la mention de la valeur globale des biens de la commune, objet du contrat qui aurait dû être mentionné dans le cahier des charges. Trois sociétés ont soumissionné, à savoir  la Caat, Salama et la Cash. Mais, après ouverture des plis, la commission des marchés de l’APC avait privilégié la Cash sans même respecter les délais de l’étude des offres ni la réglementation des marchés. L’enquête a révélé les dessous de “ce choix précis” de la Cash. Les mis en cause sont poursuivis pour “l’octroi de marché sans respecter la réglementation en échange des avantages sans justification” et dont ont été victimes la Caat et Salama.



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3 Commentaires sur cet article

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  • ecars
    28 août 2010 at 12 h 10 min - Reply

    c’est bien!!!! Oran est dirigé par une bande de mafia incompétante; l’homme qu’il ne faut pas à la place qu’il faut !!!!! trop sale, trop de magouille, trop de corruption, oppacité d’attribution des marché, manque de controle
    ellah yahdeehom oula yadeehom!!!!!! on regresse à oran
    d’ailleurs la majorité d’orannais ont emmigrés!!




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  • Redman
    29 août 2010 at 5 h 33 min - Reply

    Salam

    tiens tiens une blague que j’aime bien et qui reflète la corruption en Algérie.

    Le maire d’une commune en Algérie lance un appel d’offre pour un projet de construction, il reçoit 3 offres;
    – Une entreprise tunisienne pour 3 millions (main d’oeuvre, charges …etc)
    – Une entreprise marocaine pour 6 millions (main d’oeuvre, charges …etc)
    – Une entreprise algérienne pour 9 millions (main d’oeuvre, charges …etc)
    Logiquement, le moins cher c’est l’entreprise tunisienne, mais voilà que le maire choisit donc l’entreprise algérienne pour 9 millions.

    Lors de l’entretien avec le patron de l’entreprise algérienne, ce dernier propose au Maire, 3 millions pour le maire, 3 millions pour le patron et je prends l’entreprise tunisienne.

    L’affaire est conclue.

    ça fait rire, mais ça reflète la pourriture qui gangrène notre pays

    Salam
    Redouane




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  • abon
    3 septembre 2010 at 13 h 59 min - Reply

    Pour quand la mise sous enquête des agents de l’hurbanisme de Cheraga avec leurs acolites de l’APC de Delly-Brahim qui trafiquent les permis de contruire et de démolition au vu et au su de tout le monde sans se cacher ni se géner; ils font disparaître vos dossiers et jurent les grand dieux que vous ne leur avez jamais donné….par miracle les retrouvent si ….




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