Édition du
24 July 2017

Le football oui, la culture non ?

El Watan 03 septembre 2010

Le buzz actuel sur Internet contre la décision de Smaïn Ameziane, commissaire du Sila, d’exclure les éditeurs égyptiens du prochain Salon international du livre, qui débutera le 26 octobre prochain, n’est pas venu ex nihilo. Derrière toute cette campagne, on trouve Ahmed Bensaâda, un Algérien vivant au Canada depuis une vingtaine d’années. Avec un CV impressionnant et une multitude de prix dont celui du Premier ministre du Canada pour l’excellence dans l’enseignement (2006), ce docteur en physique et auteur de manuels scolaires contribuant régulièrement dans les journaux algériens explique à El Watan Week-end son action. Sur le net : www.ahmedbensaada.com.

-Quelle a été votre principale motivation pour dénoncer la décision de ne pas inviter les éditeurs égyptiens ?

Lorsque j’ai lu un article relatant les déclarations du commissaire du Sila, j’ai été outré. Comment pouvait-on, à un si haut niveau, prendre une décision aussi irréfléchie ? D’autant plus que les arguments avancés par le responsable du Salon ne tenaient pas la route. Invoquer le respect aux gens maltraités en Egypte pour interdire le livre égyptien en sol algérien est purement kafkaïen. D’autant que la même semaine, des joueurs égyptiens ont été très bien accueillis et ont joué un
match de football avec une équipe algérienne (JSK contre Al Ahly à Tizi Ouzou, ndlr). Personne n’a élevé sa voix pour interdire les rencontres footballistiques qui ont été la cause de toute cette mascarade. J’aurais pensé que le commissaire du Sila était le premier défenseur du livre, des belles lettres et de la culture. J’aurais aimé qu’il utilise cet événement pour une éventuelle réconciliation entre les deux peuples. Je ne me serais jamais douté qu’il ne comprenne pas qu’en interdisant le livre égyptien, il punissait le lectorat algérien et faisait l’inverse de ce que sa mission exige de lui.

-Pensez-vous que votre pétition contre la décision d’exclure l’Egypte du Sila a atteint ses objectifs ?

Plusieurs objectifs de notre action ont été atteints. Le premier est celui de sensibiliser nos concitoyens à ne pas endosser des décisions irréfléchies contre la culture. Le second est de montrer que les intellectuels algériens, en Algérie et partout dans le monde, peuvent travailler ensemble, main dans la main, et se mobiliser pour une noble action. Finalement, par cette action, il a été possible de faire du livre et de la culture un débat de société. Je me fais un plaisir de lire tout ce qui s’écrit sur le sujet actuellement. Cependant, l’objectif ultime n’a pas encore été atteint et nous espérons qu’il le sera : celui de voir les livres égyptiens dans le Sila de cette année et des années futures.

-On se rappelle qu’en pleine campagne médiatique égyptienne contre l’Algérie après les matches du Caire qui a suivi le caillassage du bus de l’équipe nationale et de Omdurman, vous aviez lancé un appel au calme qui n’a pas eu le même succès que l’actuel. Qu’est-ce qui a fait que l’opinion publique change d’attitude entre-temps ?

L’action que j’avais lancée sous forme de pétition sur Internet a eu un grand succès populaire. Plusieurs centaines de personnes l’avaient signée et cela a probablement apporté un peu de sérénité dans le temps où il y avait de l’électricité dans l’air. Néanmoins, l’appel actuel, lancé par un groupe d’intellectuels algériens en Algérie et à travers le monde, a eu un succès médiatique incontestable grâce au travail de plusieurs personnes qui se sont impliquées de manière spontanée et responsable qui fait honneur à notre pays. L’appel a créé un réel «buzz» sur Internet. D’autre part, contrairement à la pétition qui se voulait un appel au calme, l’appel qu’on a lancé cette semaine a un objectif précis : celui de mettre fin à une décision irraisonnable.

-Pourquoi, à votre avis, les intellectuels égyptiens n’ont pas dénoncé la campagne menée par des animateurs de télévisions satellites contre l’Algérie, son peuple et son histoire ?

Je ne peux pas me prononcer sur les motivations des intellectuels égyptiens, mais je dois vous annoncer que notre prochaine action sera de prendre contact avec eux. Nous leur demanderons de condamner les agissements odieux de certains de leurs concitoyens et nous leur proposerons une action commune pour essayer de calmer les tensions entre les deux pays.

-Le commissaire du Sila change d’argumentaire et affirme maintenant que la non-invitation des Egyptiens est due à l’impossibilité de leur assurer une sécurité adéquate. Que pensez-vous de ce revirement ?

Le changement d’argumentaire du commissaire du Sila ne tient pas debout. Comment peut-on prétendre qu’un pays n’est pas capable d’assurer la sécurité des gens de lettres, alors qu’il assure celle de footballeurs égyptiens, qui résident plusieurs jours dans notre pays et qui jouent
devant des milliers de supporters adverses ? Et pourquoi avait-t-il avancé d’autres arguments, il y a à peine deux semaines ? A-t-il eu vent du tollé que sa décision a provoqué ? La meilleure sortie pour Monsieur le commissaire serait qu’il révise sa position et invite la délégation égyptienne à participer au Sila en lui offrant toute la sécurité que l’Algérie, notre pays, est capable d’offrir à ses visiteurs.

Samir Ben Djafar

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5 Commentaires sur cet article

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  • Alilou
    3 septembre 2010 at 0 h 19 min - Reply

    Salam,

    A mon avis et ca n »engage que moi, il etait temps qu »on boycote tout ce qui vient de ce bled. Ingrats.

    Il est emps de ne plus rien importer de ce bled.

    Ca fait plus de 50 ans que nous subissons leur lois.

    Nous avons autres pays plus developpés d »ou on peut importer des livres qui releveront notre jeunesses asoifee d »autres choses que de literature et d’ISLAMISME and co…

    Pour les autres raisons d »insultes etc… j’en passe.

    On reponds aux imbeciles par le silence et l’ignorance.

    Salam

    Je continue de flotter sur mon nage de fumee de thé




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  • Rédaction
    3 septembre 2010 at 9 h 59 min - Reply

    Que reste-il de l’égypte en Algérie?
    El Watan, 3 septembre 2010

    Les officiels algériens viennent d’interdire la venue d’écrivains égyptiens à Alger pour le prochain Salon du livre, preuve que la rivalité entre les deux pays est toujours aussi tenace, même si le flou commercial et diplomatique est savamment entretenu. Six mois après la guerre de Khartoum, que devient le label égyptien au pays du 1 million et demi de martyrs ?

    Pendant que la JSK revenait du chaudron du Caire avec un précieux nul, étrangement non diffusé par l’ENTV nationale, les organisateurs du Salon du livre maintenaient l’interdiction d’écrivains égyptiens à Alger pour la 15e édition du Sila prévue pour la rentrée. A l’inverse, huit mois après l’appel massif au boycott des entreprises et produits égyptiens en Algérie, Djezzy a toujours 13 millions d’abonnés (algériens) et reste le premier opérateur mobile du pays, pendant que les produits égyptiens continuent d’entrer sur le marché algérien, légalement et illégalement. Que se passe-t-il ? Populisme et réalités économiques s’affrontent, injonctions politiques et diplomaties feutrées se croisent, sans que personne n’ait bien compris la méthode, et surtout le but. Après avoir parlé d’une «question de dignité», Smaïl Ameziane, commissaire du Sila, change d’argumentation devant une pétition d’intellectuels condamnant le boycott en littérature et invoque «des raisons de sécurité».

    Il faudrait donc aussi interdire les écrivains américains ou juifs, qu’on ne peut théoriquement protéger contre une foule en délire qui irait au Salon du livre avec des couteaux ? Soutenu par son ministre de la Culture qui dit «ne pas s’en mêler», ce que l’on a vraiment peine à croire, cette question de boycottage de livres perd de son sens quand on note que Alaa Al Aswany, talentueux écrivain égyptien, vient juste de passer sur Canal Algérie. Ahmed Halfaoui, l’un des initiateurs de la pétition contre l’interdiction des écrivains égyptiens, sourit : «Le club Al Ahly est venu en Algérie et Al Ismayili va bientôt venir. On peut donc assurer leur sécurité mais pas celle d’écrivains ? Ce qui voudrait dire que les lecteurs algériens sont plus dangereux que les supporters de football, c’est le monde à l’envers.» C’est d’ailleurs la question centrale, pourquoi les livres et pas les autres produits ? Il n’y a aucune logique particulière, si ce n’est une logique très commerciale. Ahmed Halfaoui reprend : «En Algérie, quand il y a un séisme, on n’occupe jamais les hangars des importateurs ou on réquisitionne les locaux des trabendistes. On met les sinistrés dans des écoles après avoir renvoyé les écoliers chez eux. »

    Code 622

    Au début de l’année, sous la pression de la rue, l’Alliance présidentielle surfait sur le sentiment populaire en présentant un projet de loi visant à interdire les produits égyptiens en Algérie. Peine perdue, l’Assemblée reçoit l’ordre de plus haut de ne rien faire et la loi est abandonnée, comme un vulgaire ressortissant algérien au Caire, en Libye ou en Tunisie. Les services des douanes pourtant publient, peu après, une liste de 709 produits égyptiens interdits d’entrée. Aujourd’hui, la liste a été retirée du site officiel des douanes et l’Egypte dénonce la taxation abusive (55%) de plus de 1200 produits égyptiens, ce qui montre qu’il y a des produits qui entrent. En réalité, c’est la rue qui a fait son propre boycottage, évitant les produits dont le code-barre commence par le 622, code commercial égyptien. Le secrétaire général de l’Union des commerçants et artisans algériens expliquait au début de l’année que les autorités n’ont pas officiellement décidé de boycotter ou pas les produits égyptiens.

    «Ce n’est pas aussi simple», explique un commerçant, «le jus Jouhayna ou Enjoy par exemple, les rasoirs jetables Bic, les articles cosmétiques, pâtes et confiseries,ont recommencé à entrer, après avoir été sanctionnés par la population.» Et il ne s’agit plus d’une histoire d’hommes puisque même les serviettes hygiéniques Always fabriquées en Egypte comme l’indique clairement l’emballage, sont importées sous le couvert d’un code-barre allemand. Légal, par l’intermédiaire d’importateurs officiels ou illégal, par le «cabas», c’est-à-dire de petits importateurs clandestins ? «Un peu de tout», explique encore le commerçant, «le marché algérien est aussi perméable qu’une femme de cabaret». En tous les cas, d’une manière très officielle, les services des douanes ont enregistré, pour le premier semestre 2010, 189 millions de dollars d’échanges commerciaux avec l’Egypte, avec une (petite) baisse de 8% par rapport à l’année précédente.

    «C’est mal tombé», rappelle un importateur spécialisé dans la zone arabe, «l’année dernière, à la faveur de l’accord GZALE sur le marché arabe de libre-échange entré en vigueur le 1er janvier 2009, les entreprises égyptiennes ont inondé le marché algérien et l’Egypte était passée premier fournisseur arabe de l’Algérie avec 550,6 millions de dollars (34,4%) doublant les Tunisiens (347,5 millions de dollars), qui étaient premiers en 2008 ». Où en sommes-nous alors avec l’Egypte ? Il faut attendre les résultats de fin d’année pour le savoir, confirmer que l’Egypte est le premier fournisseur arabe de l’Algérie ou laissera la place à la Tunisie, ou encore au Maroc qui, bien que fermé à sa frontière, enregistre des ventes de plus en plus fortes.

    Que reste-t-il ?

    Les Egyptiens ayant vendu leur usine de ciment algérien aux Français, ils se sont remis à exporter ce précieux matériau depuis chez eux vers l’Algérie. C’est d’ailleurs dans la construction que l’Egypte est bien placée, détenant la première place en Algérie dans le chapitre construction métallique avec une part de 17,45% du total industriel pour une valeur de 105,76 millions de dollars. Bien sûr, des projets d’investissement ont quand même été annulés, comme celui du groupe égyptien El Ezz, qui voulait implanter une usine sidérurgique à Jijel pour un montant estimé à plus d’un milliard de dollars. Mais l’Egypte continue d’activer, et il y a quelques semaines seulement, Askom Precious Metals Mining, filiale du fonds d’investissement égyptien Citadelle, achetait 9% d’actifs de la première et unique mine d’or algérienne (Amesmessa) auprès des Australiens de GMA pour un montant de 3 millions de dollars.

    Tout comme pour Orascom qui, après un monumental redressement fiscal de 596 millions de dollars continue de prospérer grâce à sa filiale algérienne Djezzy, qui lui fournit toujours 98% du cash annuel. Pourtant, en 2005 lors d’une cérémonie du premier opérateur de téléphonie mobile en Algérie, son président confiait espérer «qu’il n’y aura jamais un match Algérie-Egypte». Pas de chance, le match est arrivé et avec lui un déclin annoncé mais jamais arrivé. Aux dernières nouvelles, près de 10 000 Egyptiens seraient restés en Algérie après le match et les vendeurs égyptiens de tapis à Bab Ezzouar (El Djorf) sont tous revenus. Si après Khartoum, le syndicat national des agences touristiques a décidé de boycotter la destination égyptienne et annulé toutes les conventions avec les agences et complexes égyptiens, aujourd’hui, les agences de voyages (re)proposent l’Egypte.

    Si l’agence Egypt Air d’Alger a été saccagée, les travaux de réfection sont bientôt terminés et la compagnie égyptienne continue d’assurer des vols entre les deux pays en partenariat avec Air Algérie. Finalement, que reste-t-il d’interdit ? Les feuilletons égyptiens et les auteurs égyptiens, que de l’art, pas de quoi fouetter un chat, même un chat égyptien. Le commerce fonctionne donc à plein régime, mais l’art est interdit par des décisions populistes ? Question subsidiaire, les Algériens sont-ils de bons boycotteurs ? On se rappelle la tentative de punir le Danemark pour ses caricatures prophétiques et de boycotter ses produits, pourtant très peu nombreux en Algérie. Aujourd’hui, le fromage danois est en ventre libre dans toutes les épiceries, et la bière danoise, Carslberg, jamais inquiétée, recommencera à couler à flots dans une dizaine de sjours. Saha 3idkoum.
    Chawki Amari




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  • ethique
    3 septembre 2010 at 12 h 34 min - Reply

    @ Mr. Benaissa, si je me rapelle bien, ce sont bien des artistes egyptiens qui ont intervenu apres les deux fameux matchs sur les chaines satellites, insulter et traiter de tous les noms le peuple algerien, ces martyres, et ces symbols. Vouillez-vous ce n’etais pas uniquement le petit peuple egyptien qui s’est defoule sur tout ce qui est Algerien. Rapelez-vous aussi que durant la meme periode, des cineastre Algeriens chasses d’un festival en Egypte.




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  • adel133
    3 septembre 2010 at 14 h 25 min - Reply

    à l’issue du match JSK-Ahly,Monsieur M.Hannachi président de la JSK a déclaré que son équipe est fière d’avoir si bien représenté l’Algérie(merci).monsieur Saadane coach de l’équipe nationale était heureux de représenter non pas l’Algérie mais les arabes. qui est Algériens et qui ne l’est pas.emmala vive le foot qui nous permet au moins d’être nous mêmes.
    si nos intellectuels veulent défendre la culture je suis avec eux ,mais qu’il défendent toute la culture sans aucune exception.invitons les israeliens aussi,il y a au moins des nobels parmi eux.




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  • Abdelkader DEHBI
    3 septembre 2010 at 16 h 07 min - Reply

    Le Dr Ahmed Bensaada qui est physicien de formation, est aussi un grand pédagogue respecté et reconnu par ses pairs et dont la réputation a depuis longtemps franchi les frontières du Canada où il est installé depuis une vingtaine d’années. Mais cet universitaire algérien est aussi et surtout un homme dévoré par une curiosité intellectuelle insatiable ; cette forme de curiosité intellectuelle qui finit par vous mener fatalement au stade l’engagement public dans les débats d’idées. Une forme de curiosité intellectuelle qu’on trouve de moins en moins à l’ordre du jour hélas, dans notre Algérie assommée d’aujourd’hui, douloureuse et méconnaissable, saignée coup sur coup, par une décennie de guerre civile à laquelle vient de s’ensuivre, une décennie de pillages des biens et des ressources de la nation, par les barons civils et militaires, d’un pouvoir criminel, d’un Etat délinquant.
    Et c’est uniquement à travers le prisme de cette vérité amère, celle de tout un pays qui va à-vau-l’eau, qu’il nous faudra appréhender cette décision inique et quasi régalienne, de mise à l’index du livre égyptien à l’occasion du Salon International du Livre d’Alger, par un vague vaguemestre du régime. En effet, si cette interdiction peut sembler dérisoire à première vue, comparée à tant d’autres décisions tout aussi scélérates, mais autrement plus importantes quant à l’avenir de notre pays, elle n’en constitue pas moins, en tant que telle, un symptôme révélateur du niveau de déliquescence atteint par un Etat algérien malade ; un Etat tombé dans une déshérence politique et morale, tellement avancée qu’un banal Commissaire de foire, s’est cru autorisé à déclarer publiquement, tel un Deus ex machina, subrogeant les choix légitimes de toute une population d’étudiants, d’enseignants, d’hommes de culture, de libraires et autres professionnels, voire des milliers de simples citoyens qui ont le tort d’être avides de lecture connaissance. Ecoutons donc le genre de propos :
    « « Ma conscience [quel gros mot, grands Dieux !…] ne me permet pas d’inviter les Egyptiens, aujourd’hui, bien que parmi eux, il y a des amis. C’est par respect au peuple algérien et aux gens qui ont été maltraités au Caire lors de la rencontre entre l’Equipe nationale de football et son homologue égyptienne que cette décision a été prise, le contraire aurait été de la pure provocation……En tant que Commissaire, je n’investirai pas un centime pour leur sécurité, ni à la sécurité de leurs biens. » » (sic et re-sic) – cf : L’Expression daté du 9 Août 2010.
    Et admirez l’art, si tant est que c’en soit un, de cette démagogie indigente et ringarde, jouant sur le registre du patriotard de service – ou plutôt des Services – ici résumé, dans ce genre de phrases creuses où, l’enflure du verbe le dispute à l’insignifiance du signifié, c’est-à-dire de l’argumentaire.
    Faudra-t-il pour autant se battre la coulpe à propos d’une énième forfaiture ? Je répondrais non personnellement, d’autant plus que – pour ne parler ici, que de la Culture et de l’Ecole algérienne en général – nous vivons déjà depuis des années, sous le régime de 3 ministères : Education Nationale, Enseignement Supérieur et Recherche, Culture, trustés et gérés comme des Institutions privées par des personnages dont le moins qu’on puisse dire est qu’ils ne sont, ni techniquement, ni moralement habilités à diriger des département ministériels vitaux pour la formation des hommes dans ce pays. A moins que ce ne soient-là précisément, les raisons-mêmes de leur cooptation, par ceux qui les ont cooptés….
    Je suis de ceux, nombreux parmi les citoyens ordinaires, qui souhaitent que nos indignations, nos dénonciations, nos colères de citoyens, ne s’atomisent pas autour des dizaines et des dizaines de forfaitures commises quotidiennement par les plénipotentiaires d’un pouvoir qui agit à distance.
    Notre devoir est de ne pas perdre de vue notre objectif essentiel, énoncé dans l’Appel du 19 Mars 2009. Un objectif qui commande tous les autres, à savoir, l’abolition par tous les moyens légitimes, d’un pouvoir criminel illégitime, corrompu et traitre qui tôt ou tard, devra rendre des comptes au Peuple algérien.




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  • Congrès du Changement Démocratique