Édition du
23 July 2017

Pour une société algérienne reconciliée avec elle-même

Par Adel H.

Un des obstacles majeurs sur la voie de l’unification des rangs de l’opposition face au pouvoir en place est sans conteste l’existence en son sein de deux pôles qui se repoussent, l’un se réclamant de l’islam et l’autre de la modernité (ou de la démocratie de type occidental) – appelés aussi courant islamiste et courant moderniste.

Après octobre 88, et encore plus après le coup d’État de janvier 92, ces deux courants en étaient venus à s’excommunier mutuellement, au nom de l’islam ou de la démocratie. L’un des deux devait disparaître de la scène politique, afin de permettre à l’autre de façonner l’Algérie selon le modèle qu’il estimait aller dans le sens de la restauration complète de la personnalité du peuple algérien détruite par le colonialisme, pour le premier, ou dans le sens de l’histoire, pour le second.

Après dix-huit ans vécus sous l’état d’urgence, dont sept marqués par une violence paroxystique qui a emporté 200 000 personnes dont la plupart ne demandaient qu’à vivre en paix dans leur pays, où en est la confrontation entre ces deux pôles, qui se refusaient à envisager toute idée de cohabitation? Les positions des uns  et des autres sont-elles aussi tranchées aujourd’hui? Les nombreuses prises de bec entre les intervenants sur LQA qui défendent les thèses «islamistes» ou «modernistes» tendraient à montrer que c’est effectivement le cas.  Il y a, fort heureusement, un groupe – dont je fais partie – qui rame à contre-courant et qui essaie de jeter des ponts entre les deux et de squatter le no man’s land qui s’est créé entre eux au fil des ans.

L’ombre des morts et des disparus, victimes de la tragédie des années 90, tous les crimes horribles, en particulier les assassinats d’intellectuels appartenant au courant moderniste et les massacres à grande échelle des populations de Bentalha, Raîs, Sidi-Youcef, etc., considérées comme sympathisantes du FIS, plane toujours sur le pays. Il est clair que tant que les commanditaires de ces crimes d’une ampleur et d’une gravité sans précédent dans notre pays n’auront pas été identifiés de manière irréfutable, le doute continuera à planer et les deux camps continueront à s’accuser mutuellement. Les révélations d’anciens officiers dissidents du DRS ont permis d’étayer une hypothèse qui a existé depuis le début de la tragédie : la police politique algérienne, agissant dans une totale illégalité, aurait manipulé des groupes islamistes armés et planifié les assassinats de certains intellectuels ainsi que les massacres de villageois.

La société ne pourra tourner définitivement la page des années noires que lorsque ces commanditaires, ainsi que les exécutants, auront été identifiés et jugés. Le pouvoir en place refuse malheureusement de travailler dans ce sens, préférant une «réconciliation» sans vérité, ni justice, sous prétexte que le peuple algérien a besoin d’oublier ces actes horribles pour retrouver la sérénité.

Est-il donc irréaliste et prématuré d’envisager une alliance entre modernistes et islamistes contre le pouvoir en place?

A. Dourari, défenseur du projet moderniste et adversaire résolu du projet islamiste, écrivait dans un article publié en novembre 1995 (Société, langues, idéologies : les intellectuels algériens meurent-ils de francophonie? A propos de « Ces intellectuels qu’on assassine«  de L. Addi, paru dans la revue Esprit de janvier 95) :

« […] Il existe vraiment une utopie islamiste en Algérie, au sens rétrogressif propre à toutes les sectes et les groupements volontaires utopiques dont la finalité est le retour forcé et violent à un passé mythique ou archétypal. […] Mais il existe aussi en Algérie […] une utopie progressive valorisant le changement social dont l’horizon serait une société ouverte et démocratique prônée par la mouvance démocratique organisée en partis politiques ou sous forme d’associations de la société civile.

Ces deux utopies sont nées de l’accumulation et de l’interaction des transformations sociales, économiques et culturelles de la société algérienne depuis au moins l’indépendance (la colonisation a eu elle aussi son influence dans ce processus). Celle-ci, d’une société segmentaire et archaïque qu’elle était à cette époque, dépourvue d’un État central, est arrivée aujourd’hui à un point ultime de rupture : opérer un retour nostalgique vers le passé ou s’engager franchement dans le champ de la modernité politique, sociale et culturelle. Deux forces sociales et politiques antagonistes (l’une islamo-conservatrice qui fait de la réhabilitation du FIS et de son projet de société théocratique sa raison d’être; et l’autre démocratique et moderniste exigeant l’interdiction des partis islamistes et du projet de société anti-démocratique d’un côté , et le dépassement par la rupture, du système en vigueur en Algérie depuis l’indépendance, d’un autre côté) expriment aujourd’hui dans la société algérienne ces deux grandes orientations et mènent, chacune à sa manière, son combat pour mettre en œuvre son utopie.»

N’étant ni sociologue, ni politologue, ni même un intellectuel, je ne peux me lancer dans une critique scientifique de la thèse développée dans l’article cité ci-dessus. Il me semble, cependant, que les deux utopies dont parle l’auteur peuvent se rencontrer quelque part sur le terrain de la culture arabo-islamique classique et celui de l’histoire multimillénaire de notre région, et qu’une nouvelle utopie qui tienne des deux premières peut être élaborée. Il ne faut pas être un savant pour comprendre intuitivement et en observant la réalité quotidienne que le peuple algérien veut la démocratie, le progrès social et l’ouverture sur le monde moderne et qu’il veut aussi avec la même force la restauration de sa personnalité et de sa matrice culturelle «déformées» par 132 ans de colonisation. Cette matrice culturelle, définie dès l’indépendance par l’État FLN comme arabe et islamique, s’est vu, et ce sous l’effet de luttes et revendications qui durent depuis au moins 30 ans, adjoindre l’amazighité. Le triptyque islamité, amazighité, arabité est accepté aujourd’hui par la plupart des intellectuels algériens, qu’ils soient islamistes ou modernistes. C’est un énorme progrès.

Le dépassement des deux antagonismes qui bloquent la société algérienne faisant du pouvoir en place, malgré sa faillite consommée sur tous les plans, le seul bénéficiaire, est possible. La contradiction ne peut être cependant résolue que dans une nouvelle synthèse des deux termes contradictoires. C’est dans ce sens que nous devons travailler afin de hâter l’avènement d’une société algérienne réconciliée avec elle-même, ne rejetant aucune des composantes de sa personnalité et résolument tournée vers l’avenir.

La question fondamentale à laquelle nous devons apporter une réponse est la suivante : comment faire pour amener le courant islamiste et le courant moderniste à accepter la cohabitation pacifique et l’alternance au pouvoir dans un futur État de droit authentiquement démocratique? Car c’est de l’acceptation de cette cohabitation que découlera l’alliance entre les deux pour faire sauter le verrou qui bloque l’évolution du système politique algérien, à savoir le pouvoir en place dont le centre est le DRS. A quelles conditions cette cohabitation pacifique est-elles possible? Une compétition entre les deux projets basée uniquement sur des procédés légaux reconnus et acceptés par tous et excluant tout recours à la violence et à la contrainte est-elle possible?

C’est dans cette cohabitation et dans le processus de confrontation dans le domaine des idées ainsi que dans le militantisme de terrain et dans la pratique de la gouvernance et de la gestion de la cité que s’élaborera la synthèse que nous recherchons. Le peuple algérien pourra alors trier le bon grain de l’ivraie et rejeter définitivement ce qui ne marche pas et tend à faire plus de mal que de bien à la société, qu’il soit dans le projet moderniste ou dans le projet islamiste.


Nombre de lectures : 1117
11 Commentaires sur cet article

LAISSER UN COMMENTAIRE

*

*

  • Alilou
    3 septembre 2010 at 17 h 28 min - Reply

    Cher Adel,

    Je viens de lire ce port assez intéressant.
    Mais néanmoins, j’ai lu récemment un de tes post ou tu étais prêt à t’assoir avec ces criminels et discuter d’un éventuel lâchage de pouvoir. Tu connais ma réponse.

    Maintenant je vais te revenir sur la tragédie algérienne, pas celle des 88-2000. Mais bien celle qui est vécu au quotidien par tous les algériens et ce depuis des lustres.

    Pour quoi notre nation est; ce qu’elle est aujourd’hui ?
    Pourquoi on constate deux mouvances, les modernistes et les islamistes ?
    Est-ce que l’ISLAM est anti-modernisme ?
    Combien d’ISLAM y’en a, a l’heure actuelle ?
    Est-ce que l’ISLAM est contre la science et le développement ?
    Le créationnisme et l’évolutionnisme dans l’ISLAM sont-ils antagonistes ou bien complémentaires ?

    Qu’est-ce qui se passe dans la tète des algériens ?
    Comment sont les l’ALGERIENS (NNES) Psychologiquement, psychiquement dans leur tête et dans leur cœur?
    D’où nous viennent autant de frustrations,
    Comment et sur quoi est basé notre éducation et sur quoi se basent nos parent pour nous l’inculquer ?

    Car il faut attaquer le mal à la racine si nous voulons véritablement une société juste on doit rendre à César ce qui appartient à Jules.

    Notre tragédie ne date pas d’hier, elle date de bien avant la chute de Cordoue, les musulmans (pas arabes) qui sont à l’origine de l’une des civilisations de l’humanité, sont devenu les derniers da la classe.

    Qu’attend fait de tout notre savoir qui a donné la naissance à la médecine moderne, à l’astronomie, à la chimie, l’algèbre, les mathématiques modernes etc.…RIEN.

    L’occident a pris le dessus, on est tombé dans le cas des eternels pleurnichards sur leur sort.

    Tu me diras parce que nous avons dévié du droit chemin de DIEU. Mais la querelle a commencé bien avant, et loin de Cordoue au sujet de quel ISLAM pratiquer… voir le sort de Ibn-Rushd (Averroès) et d’où sont venu ces malheurs.

    Revenons à nos moutons d’aujourd’hui,
    Le problème persiste toujours, on continu à modeler et à façonner notre identité sur celle de l’orient en oubliant qui nous sommes et on faisant taire d’où nous sommes originaire et de ce que nous avons véhiculé comme culture et traditions bien avant l’invasion des arabes.

    Qui étaient et comment vivaient ces arabes qui sont venu avec l’ISLAM ? De quelle culture sont-ils issues ? Quelles étaient leurs traditions ?

    On répondant à ces questions, vous verrez que même si l’ISLAM les a sortis de l’obscurantisme vers la lumière, ce n’est pas du jour au lendemain qu’on efface tant de siècles de traditions ancrées même au fond de la dernière molécules de leur ADN.

    Et ben ces tradition non éliminées mais transmises et véhiculées au fils des siècles se sont ancrées aussi dans notre quotidien et on continu de les transmettre sans nous rendre compte que se sont des traditions et des coutumes qui sont à l’opposé de ce que le Prophète nous a enseigné.

    De ce composé hétéroclite de tradition et coutumes anciennes on est baigné, on nage dedans, et on ne fait rien pour affronter les autres et dire basta.

    On continue d’en ramener d’autres, comme si les nôtres ne nous suffisaient pas on va jusqu’en Afghanistan et Azerbaïdjan et Ouzbékistan et Turkménistan etc.… pour en ramener, au point qu’aujourd’hui l’Algérie ressemble à un pays travesti.

    Toutes ces coutumes ont fait de l’algérien (enne) un(e) eternel frustré (e).
    La situation géographique de l’Algérie est stratégique, à la croisée des chemins de l’Orient et de l’occident, qui sont en eternel combat et nous sommes au milieu, il ne faut pas s’étonner de trouver deux courant contradictoires, chacun tire la couverture a soi-même, ca va continuer à moins de renouer avec nous même et nos traditions ancestrales, mais même la ce n’est pas la joie,

    A moins de diviser l’Algérie en deux, l’occidentale et l’orientale et chacun choisira son camps.

    Ce (tte) pauvre algérien (enne) restera frustré (e) entre les deux cultures ou tendances ou ce que vous voulez, on est déjà déchiré de l’intérieur en nous même, on est attiré et bloqué par les préjugés, ce que dira l’autre, ce que pensera l’autre et on continu de mener notre vie selon le vouloir et le penser des autres à travers le regard de l’autre mais pas comme nous le dicte notre conscience, nos désirs et nos choix, tous ces combats internes ne peuvent conduire que vers soit un rejet total (Renflouer), soit un état de frustration continu (Refouler).

    Je vais vous citer quelques exemples directs et peut-être choquants, désolé pour ma franchise.

    Qui a reçu une éducation sexuelle par son père ???? Je voudrai un % (Par-rapport à 35 millions d’habitants)
    Qui a découvert la sexualité de façon saine et sereine (non vulgaire et vicieuse) ? Un autre pourcentage SVP.

    Qui a épousé une non-vierge et n’ayant pas exigé ni démontré la virginité de cette dernière ???

    A ma lecture des préceptes du prophète (SAAWS) et les versets du Coran rien de tout cela n’existe dans notre religion et pourtant on continu de pratiquer et de transmettre ces traditions d’un autre âge. La bonne éducation est la meilleure arme contre toute dérive.
    On inculquant les vraies valeurs a nos enfants en n’en fera de bon élément qui ne ferrons que faire évoluer notre société pour les générations futures, alors cessons de transmettre les erreurs du passé.

    Mon cher Frère Adel, si tu veux vraiment un vrais changement et de façon à durer dans le temps il faut reformater pas mal de chose chez notre cher peuple.

    Nous sommes aussi responsables de nos malheurs.

    Le jour ou les deux courants que tu cite comprendrons enfin qu’il existe une médiane que chacun doit arrondir les coins afin d’accepter l’autre dans le respect de sa différence et surtout d’arrêter de tout rendre tabou, haram ou trop de laisser aller au point d’effacer toute pudeur, on ne verra pas le bout du tunnel.

    Ahssani el oumouri awsatouha. Et si les ultras modernistes regardaient un peu autour d’eux ils verraient que tout est basé sur un équilibre, et si les Ultra-conservateurs-Islamistes lisaient et comprenaient ce que Dieu a dit dans le Coran, ils verraient que toute sa création est basée sur l’équilibre. L’équilibre est à la base toute stabilité.

    Alors mon cher Frère Adel, tu vois que notre problème ne vient pas seulement de nos gouverneurs il vient aussi de nous, de ce que nous apprenons, de comment nous le comprenons, de comment nous le transmettons. On fait dans le trop-de-bouche-à-oreille.
    Comme disait un autre frère sur LQA (nous avons une diarrhée chronique orale).

    Salam et bon f’tour,

    Je reprends mon échelle pour aller fumer sur mon nuage le thé que j’ai laissé se refroidir…




    0
  • Adel
    4 septembre 2010 at 17 h 47 min - Reply

    @Mon cher frère Alilou,

    Bonjour,

    Je vois que tu en as gros sur le cœur. Je comprends et je respecte ta colère et tes positions politiques.

    Je crois que c’est le philosophe Spinoza qui a dit : « Ne pas blâmer, ne pas haïr, ne pas détester mais comprendre. » Chacun de nous a en tête un modèle de l’Algérie heureuse qu’il voudrait voir prendre corps dans la réalité. La vision du monde de chaque être sur notre planète est le résultat d’un processus qui tend à devenir de plus en plus complexe avec la généralisation des moyens de communication et l’interpénétration des cultures et des modes de vie par le truchement des médias (journaux, télévision satellitaire, internet), des livres, du cinéma, de la musique, des voyages, etc. Du temps de nos grands-parents, les jeunes émigraient déjà et revenaient au village complètement transformés, mais la famille et la communauté villageoise avaient encore suffisamment de vigueur pour résister aux chants des sirènes et la tradition participait pour la majeure partie à façonner les comportements et modes de pensée des individus. Le monde était relativement stable, malgré les bouleversements introduits par l’occupation coloniale. Les effets de ces bouleversements continueront toutefois à agir dans la société indigène, la transformant en profondeur. La société algérienne d’aujourd’hui n’a plus grand-chose à voir avec celle des années 30. On peut dire la même chose d’ailleurs de toutes les sociétés du monde. Notre société a cependant connu des chamboulements plus importants que d’autres, surtout depuis 62. En l’espace de deux générations, l’Algérien est passé de l’ère du bœuf et de l’araire à celui de l’internet.

    Le fait qu’il existe deux projets antagoniques dans la société algérienne est une donnée qui s’impose à nous. Il aurait été peut-être plus simple que l’un des deux sorte victorieux et rejette l’autre dans l’oubli. C’est ce qui s’est passé en Iran avec la révolution de Khomeiny. Ce n’est pas le cas chez nous. Est-ce un bien ou un mal? Je ne saurais le dire car, encore une fois, il me semble qu’il est vain de vouloir juger les processus sociaux et l’histoire. Le monde est ce qu’il est. Chacun de nous essaie de vivre et d’agir dans ce monde en son âme et conscience. Le plus terrible cependant pour un pays est que ses élites se déchirent et se détruisent mutuellement au lieu de travailler à construire le pays et le mener vers des horizons meilleurs. Cette lutte, lorsqu’elle oppose deux camps de forces plus ou moins égales, peut être fatale et mener le pays en question vers les abîmes les plus profonds. La Somalie, l’Irak et l’Afghanistan nous montrent clairement ce qui risque de nous arriver si nous n’arrivons pas à trouver le bon chemin.

    Ces deux projets antagoniques peuvent-ils cohabiter et entrer en compétition pacifiquement? Voilà la question qui m’intéresse. Tu es libre de penser que la guerre sans merci entre les deux doit continuer jusqu’à ce que l’un des deux arrive à vaincre définitivement et éradiquer l’autre. Je ne crois pas que ce soit la bonne solution.

    Maintenant, on peut aussi penser que cet antagonisme n’existe pas en réalité et que ce n’est que le pouvoir qui l’a créé et le maintient artificiellement. Ce n’est pas mon avis, non plus.

    La situation que vit l’Algérie est vécue par tous les pays musulmans qui ont connu une période d’occupation européenne ou une période de dictature de type nassérien, boumédièniste ou saddamien, c’est-à-dire un régime militaire volontariste qui s’est imposé au peuple et qui voulait moderniser le pays en procédant par marche forcée et sans tenir compte de la réalité du terrain et des forces sociales en présence, ne tolérant aucune opposition. L’échec de ces régimes a ouvert la voie à la solution islamique. C’est une évolution normale.

    La question que nous devons nous poser en toute honnêteté est la suivante : ceux qui sont pour la solution islamique – quelle qu’elle soit – ont-ils le droit d’activer au sein de la société algérienne? Si la réponse est oui, alors nous devons, en tenant compte des errements du passé, définir clairement le cadre politique qui permettra à cette movance de mener une activité légale sans que cela ne génère des troubles comparables à ceux que nous avons connus par le passé.

    Le pouvoir actuel se présente comme le dernier rempart face «à la barbarie intégriste». Si on est convaincu de la justesse de cette position, alors on peut le soutenir et agir dans la société comme le font les «pseudo-démocrates» qui ferment les yeux sur l’arbitraire, la corruption, l’incompétence, la médiocrité, le désespoir de la jeunesse, etc., que génère ce pouvoir depuis des décennies. Si, au contraire, on croit que ce pouvoir est le fossoyeur de tout ce qui aspire à la vie et au progrès en Algérie, alors on doit en tirer les conséquences.

    La première est qu’il faut trouver le moyen de s’en débarrasser. Qui en viendra à bout et comment? Je suis convaincu que seul un large front de tous les patriotes sincères peut en finir avec ce pouvoir. Qui sont les patriotes sincères? C’est en répondant correctement à cette question que nous entamerons le processus qui nous mènera vers la solution. La réponse n’est pas facile et une bataille idéologique devra être livrée avant d’y parvenir.

    Cordialement




    0
  • Alilou
    4 septembre 2010 at 21 h 45 min - Reply

    @Adel,

    Ca va être une tribune pour toi et moi.

    Je me pose la question suivante.
    De quel droit osent-on emprisonner des non jeûneurs???

    Si nous sommes réellement des vrais musulmans et suivant les préceptes du Coran et de la Sunna, on sait que seul DIEU qui puisse savoir qui est le véritable jeûneur du faux.

    Dans notre pays on dit d’abord prouver qu’on est innocent.

    Les hyènes sont entrain de livrer le pays en général et la kabylie en particulier à des terroristes nouveaux avec la bénédiction du peuple.

    Quand je te dis qu’il faut reformater le cerveau des algériens ce n’est pas pour rien que je le dis.

    J’ai l’impression que nous sommes devenu comme les américains 90% ne savent toujours pas ou est l’IRAK.

    l’islamo-baathisme continu de régner sur notre quotidien.
    Et je te rassure que je ne veux ni une société laic ni intégriste (ni une maison de tolérance ni kaboul) juste une societe algerienne avec son identité type différente des autres, pas copié-collé.

    Mais dites moi quand on ne sait pas d’où on vient on ne fera que suivre le premier courant d’air, c’est ainsi avec l’algerien d’aujourd’hui. Tout ce qui compte est le fric et comment en gagner bcp et au plus vite.

    Pardonne moi Adel si je t’ai heurté par mes paroles.

    Je peux te dire une chose, depuis quelques années déjà j’ai renoncé a tout ce qui est terrestre et a la course effrénée pour la possession de biens, j’ai troqué ca pour du savoir, et depuis je dors tranquille. je me suis rendu compte que tout ce que on peut posséder restera ici, akbarou hami houwa el ilm (La science) le reste je vous le laisse.

    Je participe ici pour aider du mieux que je peux a l’édification de ma nation pour les générations futures, pour ma part j’ai tout abandonner depuis déjà 20 ans.

    Salutations

    Je fume pour rester éveillé…le cauchemar continu..




    0
  • bouyilès
    4 septembre 2010 at 22 h 44 min - Reply

    Sur ce post on va créer la tribune des justes et des romantico-naifs qui ont mis les intérêts matériels de ce monde cruel de coté depuis belle lurette et qui défendent uniquement leurs idéaux de justice sans aucun parti pris.
    J’ai lu par ailleurs que la politique se faisait par les élites et les élites ce sont les forts en finances et en savoir.
    Nous avons peut-être un petit savoir,mais nous n’avons pas du tout la finance,donc on ne peut pas faire partie de ce groupe prédestiné pour le pouvoir.
    Seulement moi je me pose toujours cette question bête:Ce pouvoir de l’argent,l’ont -ils acquis à la sueur de leur front et à leur abnégation au travail?
    Car toute ma vie j’ai travaillé ,j’ai sué et de quelle manière!Et je suis tout juste arrivé à nourrir mes enfants.
    A méditer ,n’est-ce pas frérots Alilou et Adel?




    0
  • samir
    5 septembre 2010 at 0 h 42 min - Reply

    vous mettez la charrue avant les boeufs.vous vous permettez le luxe de vous demandez quelle modéle de societe l’algerie a besoin mais vous refusez d’attibuer ce choix au peuple et au peuple seul d’en decider.s’il veut vivre dans une societe régie par l’islam ,libre à lui,c’est son choix.s’il veut vivre ds une société laic,c’est son choix libre à lui.mais le probléme aujourd’hui n’est pas de « déliberer » sur le choix de société mais sur la façon de nous debarasser de ce régime qui jongle constamment tantôt avec l’islam tantôt avec la laicité et trés souvent avec notre propre ignorance du but auquel nous aspirons.notre societe actuelle s’articule nolens volens autour de preceptes islamique.si certains pensent que cela represente un frein à la modernité,alors libre à eux de le prouver en ayant la force de convaincre notre peuple.encore une fois l’heure n’est pas au choix du modéle,mais
    à l’elaboration d’un bloc qui réunirait toutes les tendances du pays pour se mettre d’accord sur une stratégie qui aboutirait au renversement de ce régime.un gouvernement provisoire pourrait voir alors le jour et chaque « tendance » pourrait exposer librement sa vision de l’algérie et l’exposer au choix populaire.(je crois qu’on appelle cela démocratie).vouloir faire cavalier seul en occultant une tendance particuliére est une operation vouée à l’echec.




    0
  • Mohamed Jabara
    5 septembre 2010 at 2 h 19 min - Reply

    @ Adel.

    Cher ami bonjour.

    Si Alilou, Bouyieles et toi le permettez, je me joins à vous dans cette discussion.

    Citation : « Un des obstacles majeurs sur la voie de l’unification des rangs de l’opposition face au pouvoir en place est sans conteste l’existence en son sein de deux pôles qui se repoussent, l’un se réclamant de l’islam et l’autre de la modernité (ou de la démocratie de type occidental) – appelés aussi courant islamiste et courant moderniste ».

    Je voudrais dire que pour moi il n’y a pas que deux courants, mais trois courants, et comme l’a relevé à juste titre Alilou, l’Islam n’est pas contre la modernité.

    Pour revenir aux trois courants, il y a le courant islamiste et qui veut par le biais de partis politiques basés sur des considérations purement religieuses, conquérir le pouvoir, il y a un courant démocrate qui regroupe des gens qui se reconnaissent en tant que musulmans et qui veulent la démocratie mais sans écarter l’Islam de leur donné juridique et il y a des gens qui veulent la laicité et veulent écarter toute forme d’immixion de la religion dans l’espace public. Chacune des trois positions peut être nuancée mais en gros il me semble que c’est ça.

    Examinons les trois hypothèses.

    L’Islamisme partisan fait que la fetwa relève de l’oeuvre des partis qui deviennent ainsi juge et partie puisque dans la lutte pour la conquête du pouvoir ils peuvent être amenés à élaborer des exégèses erronées de bonne ou de mauvaise foi qui appuient leur démarche. Cette approche partisane de mon point de vue n’est conforme ni à l’Islam, ni à la démocratie.

    Il me semble que la démarche démocratique devrait pouvoir regrouper tout le monde y compris les partis islamiques s’ils s’interdisent l’exègèse qui devient l’apanage de l’université et des instaces étatiques prévues pour elle. L’action des partis se situe alors en aval de ces instances et ces partis puisent leur arguments de l’interprétation faite par l’université ou par ces instances et non pas directement des textes divins. Le cas contraire les dépassements finiraient inévitablement par corrompre les fondements de la foi des gens.

    La laicité dans un contexte Algérien ne peut qu’être perçue comme un corps étranger elle est à mon sens impraticable.

    @ Alilou.

    Bonjour mon ami amoureux de thé vert.

    Un non jeuneur est libre de ses actes et n’a de comptes à rendre qu’a son créateur à condition qu’il s’isole et ne trouble pas l’ordre public. On peut même en étant musulman et croyant ne pas jeuner pour raisons de santé mais on doit respecter le jeune des autres et ne pas les provoquer. En France, pays des droits de l’Homme on a bien interdit le foulard en ce qu’il troublerait cet ordre public qui s’apprécie en fonction des valeurs sociales propres à chaque peuple à une époque donnée et dans un espace donné.En somme je suis libre de danser nu mais je dois respecter ceux qui ne partagent pas l’idée que Dieu m’a créé nu et que donc c’est normal que je sois nu. Je peux donc danser nu mais seulement chez moi, spécialement quant j’ai fumé le thé vert que tu m’a préconisé. 🙂 Ce ne sont pas les actes en eux mêmes qui sont réprehensibles mais leur incidence sur la paix publique. Et donc lorsque la société aura évolué, le non jeuneur pourra manger à midi dans un restaurant et nous pourrons tous danser nus dans la rue pour manifester notre joie de pouvoir le faire sans choquer quiconque. Ce n’est pas assurément pour demain.

    @ Bouyles.

    Bonjour mon frère.

    D’après les critères que tu poses je devrais pouvoir faire partie du club. J’ai commencé à travailler il y a plus de 40 ans et je n’ai meme pas encore de logement décent et pourtant pas mal de mes collègues sont devenus riches comme crésus. Il faut croire que je gère mal mes salaires qui ne m’ont jamais permis de faire de grandes économies. Quant au savoir, il a lui aussi besoin d’un milieu de culture sinon il stagne ou même régresse. J’en suis à ce dernier stade, mais c’est aussi peut être dû à l’âge. Il parait que les cellules nerveuses ne sont pas remplacées et qu’en en perd chaque jour depuis l’enfance. A la fin on s’accroche à la chaise pour ne pas partir…suis mon regard.




    0
  • Mohamed Jabara
    5 septembre 2010 at 10 h 36 min - Reply

    @Samir.
    Bonjour.

    Ce n’est pas le choix de la société qui est en cause ici, mais des alliances qu’il faut contracter pour obtenir un large front d’opposition.

    Une fois arrivés à nos buts , il demeure entendu que c’est un scrutin populaire qui déterminera les composantes de la constituante. Celle ci aura à déterminer les choix du projet social de l’Algérie de demain.




    0
  • Adel
    5 septembre 2010 at 16 h 45 min - Reply

    @Mohammed Jabara

    Bonjour, cher ami,

    « il y a un courant démocrate qui regroupe des gens qui se reconnaissent en tant que musulmans et qui veulent la démocratie mais sans écarter l’Islam de leur donné juridique »

    Oui, ce courant existe, fort heureusement. Après octobre 88, il n’a malheureusement pas réussi à faire entendre sa voix. C’est son renforcement qui permettra de faire échec aux pyromanes et extrémistes de tout bord. La tendance qui a dominé jusqu’à présent dans ce qu’il est convenu d’appeler le courant islamiste n’a pas clairement et résolument revendiqué son appartenance au camp démocrate. De même, dans ce qu’il est convenu d’appeler le courant moderniste, la revendication de l’héritage culturel islamique de l’époque glorieuse n’a pas été affirmée avec suffisamment de force.

    Le renforcement de ce troisième courant, qui revendique son appartenance au camp démocrate et son attachement aux valeurs islamiques et qui œuvre sincèrement à l’épanouissement de la personnalité algérienne authentique (y compris sa dimension amazigh), permettra de débloquer la situation, car cette force pourra devenir l’élément moteur du changement et pourra entraîner derrière elle la majorité des Algériens.

    La difficulté résidera dans la clarification des concepts et dans la diffusion d’une nouvelle culture islamique démocratique qui renouerait avec les penseurs musulmans de l’époque classique. Un effort gigantesque est demandé à nos intellectuels. Seront-ils à la hauteur?

    @bouyilès

    Bonjour, cher ami,

    La rente pétrolière permet à ceux qui dirigent le pays de se passer du savoir et de corrompre tout esprit sain qui a une vision claire de la réalité et s’inquiète du devenir de son pays.

    Il est vrai que dans notre pays la richesse n’a rien à voir avec l’effort et le travail. J’ai moi-même travaillé pendant 30 ans dans une entreprise nationale. J’ai pu construire un petit appartement en coopérative en me faisant saigner par la CNEP (à l’époque les taux d’intérêt étaient de 14.5%!!!). Depuis quelques années, j’ai choisi de travailler à l’étranger, ne faisant valoir que mes compétences et ne comptant sur aucun appui d’aucune sorte. Je me porte très bien, sur le plan financier et psychologique. Je ne conseille pas à mes compatriotes de suivre cette voie, mais cela reste une solution pour celles et ceux qui souffrent du climat délétère qui règne dans notre pays. Cela ne m’empêche pas, où que je me trouve, de me sentir concerné par l’avenir de l’Algérie et de donner de mon temps afin de participer au mouvement qui la libérera des liens qui l’emprisonnent.

    Ce sont toujours les justes et les naïfs qui font les révolutions. Ceux qui passent leur vie à pianoter sur leur calculette et à suivre les taux d’intérêt et autres cours boursiers n’ont pas le temps, hélas…

    Amicalement




    0
  • samir
    5 septembre 2010 at 17 h 10 min - Reply

    le probléme n’est pas de savoir si tel ou tel tendance partage votre point de vue.cela se fera au parlement.le probléme est d’arriver à unir toutes les tendances sans exception autour du même projet:en finir avec ce régime.les alliances refletent la mesquinerie partisane dont nous souffrons depuis 50 ans.en parlant d’alliance je préfere de loin la situation actuelle.parler d’alliance aujourd’hui c’est encourager la division du peuple.




    0
  • Alilou
    5 septembre 2010 at 22 h 12 min - Reply

    Chers amis,

    J’ai lu avec grand interet vos post respectifs.

    @Bouyeles.

    Je suis tres heureux que tu ais des enfants, pour ma part je ai ecarté ces derniers de l’equation de mon existance, car voiyant que je n’ai aucun avenir descent a leur offrir. Concernant le fric je suis peut-etre le plus pauvre d’entre vous tous, helas mon savoir ne mepermet que de survivre.

    Maintenant revenant au cas du romantico-naif que je suis (je ne le prends pas mal je te rassure) oui j’ai laissé le monde materiel derriere moi, ca te choc peut-etre que des gens comme moi existent, j’ai abandonné l’idee de consacrer mon energie a essayer de m’enrichir, ca rle metier que je fais ne le permet pas et surtout mes principes sont a l’opposés de cette ideologie, par dessus tout c’est un choix personnel.

    Je te l’accord que l’argent est le nerf de la guerre, et que sans ce dernier aucune opposition ne saurait tenir tete a ce pouvoir.

    @ Samir,

    Tu en as sur le coeur toi aussi, mais si je suis ton conseil je vais me retrouver en face des mitralleuses demain matin.

    Oui il faut dabord qu’on arrondissent nos coins pour laissser la place a un model ou tous les algeriens se reconnaissent afin de faire un front commun et solide pour sortir ces voyoux de leurs sieges, on doit leur faire face en rangs serres et non dispersés.

    @Mon frere Jabara, tu vois que depuis que tu t’es mis au thé ca va mieux, ca enleve les mots de tete.
    En ce qui concerne l’equation dans laquelle il faut inclure l’islam, cet ISLAM doit etre celui qui est inclusif et non exclusif, celui ou tous les algeriens se reconnaitrons sans aucune ambiguité, celui qui va faire de notre nation un nation forte et progressite car l’ISLAM est pour le progres et non l’inverse.

    Une derniere question que j’adresse particulierement aux femme algeriennes, donnez nous votre opinion sur le model de societé que vous voudrez avoir et dans le quel vous aurez une place complete et non un strapantin.

    Car a ce jour je n’ai pas vu bcp de femmes intervenir sur ces sujets.

    Salam a tous (tes)

    Je viens de me faire un thé tres light, je reste ZEN en le fuamt…




    0
  • wahid
    7 septembre 2010 at 21 h 13 min - Reply

    J’ai vu une vidéo sur You Tub de Mr Djamaldine BENCHENOUF.

    IL ETAIT QUESTION SUR LE ROLE DES MEDIAS EN ALGERIE DANS LA SENSIBILISATION DES CONSCIENCES, ET LA MOBILISATION POUR UNE SORTIE DE CRISE.

    Parfaitement d’accord, mais. Ma question s’adresse à monsieur Djamaldine BENCHENOUF.

    Quelle sera l’impact des nouvelles technologies de l’information, à courte terme sur l’efficacité de la stratégie du pouvoir à contrôle les medias et à long terme sur le mode de gouvernance en Algérie ?

    Du moment que cette liberté est censurée, quel usage peut-on faire, Judicieusement de ces nouvelles technologies pour déverrouiller le champ médiatique en Algérie, et promouvoir les libertés sous toutes ces formes ?

    Quel sera le rôle de ces nouveaux outils de communication (cellulaire, Wed cam) couples aux technologies de l’information (blogs, web site) sur les rapports gouverneurs versus gouvernés, pouvoir versus citoyen et sur le timing du processus de démocratisation de la politique en Algérie.

    Cordialement

    Wahid

    DB: Ces nouvelles technologies sont déjà efficientes sur le terrain. Elles ont changé le paysage politique au point ou même les médias classiques, algériens notamment, ont dû revoir leur copie, et glisser malgré eux vers des modes d’expression moins primaires, moins manipulateurs, parce qu’ils se savent distancés par les nouveaux médias qui traitent du factuel en temps réel, et de l’analyse de l’évènement, sans injonction ni auto-censure. Eléctrons libres qui échappent à tout contrôle, et qui ont fait dire à un certain Finkielkraut que Internet est une « immense poubelle ». Parce que les victimes palestiniennes des raids israéliens sont visionnés, dans toute l’horreur du crime, quelques minutes après qu’il soit commis, crûment, sans censure, sans angle de traitement.

    Nous vivons, en ce moment même, une révolution, peut être la plus importante des deux derniers siècles, en ce sens qu’Internet est en train de bouleverser les mécanismes les plus décisifs de la manipulation de masse. Ce n’est pas pour rien que tous les journaux ont maintenant leurs sites web. Mais ce ne sont là que les premiers balbutiements d’une recomposition médiatique de grande ampleur. Mais ne soyons pas angéliques. Les forces qui régissent le monde, et les sociétés, ont déjà compris l’importance de ce phénomène, et ils vont essayer de s’y adapter, en y investissant des moyens considérables, pour reprendre la main. A nous de nous organiser en conséquence, et d’investir massivement le champ, pour les en empêcher. Et pour mettre fin à des monopoles de la communication et du prêt-à-penser.
    Nous devons tous, chacun selon son niveau, ses moyens, et les circonstances qui se présenteront à lui, nous improviser en reporters, en photographes, en réalisateurs télé, en analystes, en tribuns et en soldats de la vérité. Nous apprendrons en marchant, même si nous produirons beaucoup de navets, nous tracerons la route de la communication de demain, qui ne se fera plus jamais sans nous. Jusqu’à l’avènement d’une interactivité globale et intégrale.
    Cordialement




    0
  • Congrès du Changement Démocratique