Édition du
30 March 2017

Qui sont les commanditaires des « Crimes contre l’Humanité »?

El Amel

Le DRS fêtera ses vingt ans, le 4 septembre. De Tizi Ouzou à la Villette (où se sont produits des chanteurs algériens le samedi 29 de 17h à 2h). Avec un cadeau pour le pouvoir réel, le non lieu pour l’agent du DRS « Le prononcé de cette décision de la Cour d’appel de Paris apporte un développement positif pour nos relations bilatérales, dont notre volonté est d’en poursuivre l’approfondissement et le développement » déclare le porte parole du ministère de la justice française.
M.Samraoui déclare qu’« Il est temps de prendre conscience et ensemble de s’engager résolument dans le combat pour le changement en tournant définitivement cette page peu glorieuse » pour l’édification de l’Algérie de demain.
Rupture ou Continuité ?

Saïd Saadi, fidèle au régime « travaille au quotidien avec ses concitoyens afin de préserver le présent et de construire l’avenir » écrit Hakim Saheb, l’annonce de la Continuité de la dictature des roitelets.

Alors, comment « tourner la page peu glorieuse » ? En tournant la page d’Histoire, l’Histoire de la jeunesse d’octobre 1988, notre Histoire.

Et pour « tourner la page peu glorieuse », le DRS pose sa dernière carte pour s’en débarrasser et les larbins s’empressent d’exécuter la sale besogne
Tout Intellectuel est jugé dangereux, tout écrit doit être censuré ; les deux facettes, qui font l’opposant et la traque dont fait l’objet M.Addi par les kabyles de service, serviteurs du régime, s’explique pour ce qu’il représente : l’Intellectuel qui critique, analyse et prône l’ouverture pour l’Algérie de demain, où règnera la Justice, la Liberté, l’Egalité.
Que les patriotes sincères se rassemblent pour marquer ce tournant dans l’Histoire de l’Algérie. Honorons nos Martyrs de la guerre d’indépendance qui ont libéré le pays et les Martyrs de la sale guerre qui, eux, ont libéré la parole.

Dépassez les divergences que le régime entretient.
Pour valoriser l’entreprise de Saïd Saadi qui écrit un livre pour conforter le régime, M.Addi est « décrété intellectuellement persona non grata », opposer l’image d’un serviteur docile à celle d’un « renégat » aux yeux de la police politique, parce que M.Addi a fait un choix par conviction, celui de défendre ses idées pour l’avenir de la Nation.

L’efficacité du terrorisme intellectuel lance la charge contre le « penseur libre », le plan diabolique débute par l’invitation à la conférence-débat, et la suite suit son cours par presse et des pratiques sur lesquelles je reviendrai.
L’UEAF de l’université Paris 8 excelle dans le domaine, et il se trouve que le chef est natif de la région de Aït Hamouda, chaque membre de cette association se charge d’une tâche, prendre des photos, enregistrer une conversation, approcher des professeurs susceptibles pour entretenir la polémique qui noircirait votre image. Le quotidien Liberté du 19/08/10 dans un « Débat sur l’intelligentsia algérienne », un socio-économistes déclare « Aujourd’hui, j’ai l’impression que la base intellectuelle s’est élargie, mais je suis frappé par la médiocrité et par le caractère primaire et primitif des analyses » et le sociologue Aïssa Kadri, directeur de l’institut Maghreb-Europe, a évoqué « l’évolution des sciences sociales » et propose la constitution d’une « recherche proprement algérienne » qui serait contrôlée par le DRS.
Pourquoi ces « étudiants »-là ne l’ont pas invité pour animer la conférence à Tizi Ouzou sur le livre de Amirouche?

Bref ce sont ceux-là « L’espoir » que Aït Hamouda a « vu dans l’émigration, des Algériens, universitaires, fonctionnaires, journalistes ou autres !!!» et ils sont pour la plupart de la même région que Aït Hamouda, Aigle Azur, ou des militants du RCD.

Je tiens à signaler que j’interviens en tant qu’universitaire, kabyle et famille de victime du terrorisme à qui « on » impose l’Oubli et le Silence depuis l’attentat du 11 décembre 2007.

J’ai toujours dénoncé la conspiration du silence qui aboutit au pourrissement de la situation et je dirai que les plus dangereux ne sont pas Aït Hamouda et Saïd Saadi qui attaquent ouvertement, ce sont « ceux » qui se taisent en déclenchant la campagne de dénigrement et en jouissent pour sortir de l’ombre.

Je ne reviendrai pas sur la diatribe du député RCD, la violence de ses propos révèle la nature du régime qui règne par la terreur et l’effroi. Coléreux pour ne pas dire Haineux ; autoritaire pour obtenir tout ce qu’il veut, le maître incontesté, telle est l’image que dégage l’écrit de Aït Hamouda, mais comme dirait Ali Mécili « Nous savions que les jeunes, grandis dans ce système, tendent à être cyniques et opportunistes car ils n’ont connu que l’embrigadement et le « béni oui-ouisme ». Le député du RCD est victime du système qui l’a engendré.

L’attaque à l’encontre de M.Addi, divulgue la haine du système vis-à-vis de la libre pensée.
En répondant favorablement à l’invitation des « étudiants » pour animer la conférence, M.Addi ne pouvait pas réaliser du piège tendu par les larbins de service, il faut avoir été victime de leur pratique pour comprendre leur jeu malsain.

En lisant la réponse du député Hakim Saheb, je me croyais dans l’enceinte d’un tribunal, c’est un réquisitoire de l’avocat qui devait rattraper l’erreur d’un militant de son parti, le RCD dont il est fier « J’étais étudiant et j’ai eu le privilège et l’honneur d’assister à la création du parti » qui a connu des perturbations depuis. Mais l’espoir est dans la volonté de rupture avec ce système.
Une autre contribution datant du 14/08/10 du député RCD à l’intention de M.Addi, mais c’est une fixation ou le désir de débattre avec un penseur libre qui anime Hakim Saheb, en changeant de casquette et pour le moment présent, celle du militant conviendrait. « Quant à moi, je suis avocat et enseignant à l’université de Tizi- Ouzou depuis de nombreuses années. Je vis parmi mes électeurs dans un quartier populaire de la Nouvelle-Ville où je dispose, avec mes collègues députés du RCD, d’une permanence politique. Ma fierté se trouve dans le fait d’appartenir à ce parti et de pouvoir contribuer à l’édification de mon pays, avec abnégation, dénonçant chaque dérive, chaque régression (féconde ou non). »

Les avions KhalifaAirways rebaptisés Aigle Azur sont mis à disposition d’acteurs pour le dopage de la jeunesse algérienne dont le cri résonne dans la mémoire de la nation « Pouvoir assassin ! », quel regard portera cette jeunesse sur l’Algérie du PDG de la compagnie aérienne Aigle Azur ?

Que cache cette agitation ?
C’est la fête au village, Aigle Azur a transporté gratuitement cheb Khaled qui ne fait pas de politique, un point de presse est prévu avant le f’tour pour la négociation, il affirme :
« chanter en kabylie est un rêve exaucé ! »
« Je suis pour Tamazight et le combat de Matoub Lounès !»
« J’ai chanté à Al-Ayoun, je rêve d’aller à Gaza mais jamais en Israêl ! »

c’est pour la « réconciliation » et la sortie de crise du régime, de Tizi Ouzou à la Villette, pour un Rassemblement/Rejet de la Culture Démoniaque sous le patronage du PDG de Aigle Azur, envoyé spécial du gouvernement franco-algérien pour édifier la nouvelle République de la jet set ; une rencontre soutenue par la Banque Mondiale et la Banque européenne se tiendra le 4 décembre « Les nouveaux enjeux de crise pour les pays de la Méditerranée et l’ensemble du partenariat. » Serait-ce la nouvelle orientation que nous impose le Marché ?
La crise pour la jeunesse algérienne et la rente pour l’ensemble du partenariat.
Donc pas de changement c’est la Continuité !

Qui formerait « l’ensemble du partenariat » ?
A entendre M.Ksentini, l’homme des lois du régime qui invite des « commissions chargées des droits de l’Homme à Rome, à Madrid, à Paris, à Londres….(et points de suspension pour cautionner les « Crimes contre l’Humanité »).
Son discours « les choses vont lentement car nous n’avons pas acquis la culture des droits de l’homme en raison du colonialisme. » Dans ce cas, la Rupture avec le système hérité du colonialisme s’impose pour l’édification de l’Algérie de demain.

Un « saltimbanque » de service franco-algérien impose la loi de l’impunité en volant,
ces « commissions chargées des droits de l’Homme » invitées par Ksentini, cautionneront-elles les « crimes contre l’Humanité » par un silence approbateur ?
Imposer la terreur de l’Oubli pour instrumentaliser la violence comme mode de régulation pour des intérêts particuliers, et la violence ne ferait que s’accentuer avec un retour plus brutal.

Partout en Europe, la droite libérale a gagné et la droite libérale kabyle de l’UMP a gagné l’Algérie.

Le 8 septembre, c’est la synchronisation culturelle :
La sortie du film Des Hommes et des dieux ».
Cheb Khaled va chanter au stade Hamlaoui de Constantine.
Et Akli Yahyaten chantera à Tizi Ouzou.

Après l’assassinat d’Intellectuels dans l’Algérie sanglante, la persécution poursuit son cours en 1999 M.Benchicou a été emprisonné en août 2003 pour son écrit, « Bouteflika, une imposture Algérienne».
En 2010, dans la Patrie des Droits de l’Homme, une autre méthode vise M.Addi pour avoir préfacé le livre « Dans les geôles de Nezzar» et dénoncé « La torture comme moyen de gouvernement et comme négation des droits de l’homme » qui se pratique en Algérie.

Octobre 1988 : « La jeunesse algérienne hachée à la mitrailleuse lourde. »
6 juin 1991 : Instauration du couvre-feu après l’interruption du processus électoral.
Le 6 février 1992 : l’état d’urgence est décrété et reconduit le 7 février 1993, en vigueur encore à ce jour.
1992 : du « conflit » à la « sale guerre », « Le début du huis clos ».
29 juin 1992 : Assassinat du Président Boudiaf.
1993 : naissance du GIA et « Assassinat pédagogique » des Intellectuels, tous les groupes sociaux sont ciblés sous les sigles MIA, FIDAH, MEI, OJAL.
1994 : le GIA et les Massacres contre les civils.
Le 11décembre 2007, le siège de l’ONU est visé par un attentat en même temps que le Conseil constitutionnel, la commémoration du 11 décembre 1960 est irrigué par le sang d’innocentes Victimes.

Qui sont les commanditaires des « Crimes contre l’Humanité »?


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5 Commentaires sur cet article

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  • lahouari addi
    4 septembre 2010 at 0 h 11 min - Reply

    Bonjour El Amel,

    Je voudrais faire juste une remarque à votre post et je vous remercie pour le soutien que vous m’apportez. Je peux vous garantir que je ne suis tombé dans aucun piège en allant donner la conférence à l’université Mouloud Mammeri à Tizi Ouzou. Les étudiants qui m’ont invité étaient sincères et m’ont très bien accueilli. Le débat s’est déroulé dans la sérénité et a duré 3 heures, en plus de la conférence de près de deux heures. J’ai fait une analyse sur les difficultés à écrire l’histoire en Algérie, et j’ai donné ailleurs mon point de vue sur la démarche de Said Sadi, ce qui avait déclenché la réaction des deux députés du RCD. Il y a eu un échange vif de points de vue qu’ont lus des dizaines de milliers d’Algériens qui se sont faits une opinion sur les positions des uns et des autres. Le Soir tire à 60 000 exemplaires. Il faut multiplier ces débats en interpellant tous les hommes politiques et tous les partis. La culture politique se renforcera au pays au profit de la démocratie.

    Cordialement

    Lahouari Addi




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  • bobby
    4 septembre 2010 at 10 h 28 min - Reply

    Bonjour,

    C’est comme une date curieuse qui nous pousse à réfléchir car:

    — 4 septembre 1870—
    Proclamation de la République

    Le 4 septembre 1870, les Parisiens proclament la République (c’est la IIIe du nom). En souvenir de ce jour, de nombreuses rues de France portent le nom du «Quatre Septembre».

    C’est après avoir appris la capture de l’empereur Napoléon III par les Prussiens à Sedan que les républicains de la capitale ont pris le pouvoir. Ils ont été devancés de quelques heures par leurs homologues de Lyon et Marseille.

    Merci




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  • brahmi16
    5 septembre 2010 at 12 h 05 min - Reply

    @EL AMEL:le titre de votre article induit une certaine confusion.Moi je ne dirais pas qui sont les commanditaires?(puisqu’ on les connait) , mais plutot « Les commanditaires Des crimes contre l’ humanité »




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  • el-amel
    9 septembre 2010 at 16 h 47 min - Reply

    Du 11 décembre 1960 au 11 décembre 2007 : D’un Peuple Révolutionnaire à un Peuple victime
    Megdouda, 16 décembre 2008

    11 décembre 1960 : ce jour-là, nous déjeunons dans la petite cuisine familiale. Alloula, mon frère est présent . De son ton autoritaire, il demande :
    – « Il est midi ! Il y a une nervosité chez les gens, ces jours-ci : écoutons les informations, à la radio ! »

    Justement, la speakerine est sur le point de terminer son commentaire, en langue française : « Des manifestations se déroulent dans le quartier de Belcourt, depuis ce matin… Les forces de sécurité ont encerclé le quartier. »

    Nous écoutons dans un silence fiévreux. Elle termine par une phrase qui pousse mon frère à réagir : « Du moment que la casbah est calme, on peut considérer que l’ordre va aisément être rétabli. »

    Entendant ces mots « la casbah est calme», il s’emporte comme s’il venait d’être défié personnellement, :
    – « Et alors, la Casbah… la Casbah… Est-ce que nous ne sommes pas des hommes, nous ? »
    Nous nous tournons vers lui : il a raison. Il ajoute, donnant des ordres aux femmes, à notre mère, à nos sœurs :
    « Le grand drapeau que vous avez cousu, repassé, rangé et caché dans un tiroir, allez le chercher… C’est son jour ! »

    Le narrateur du roman « Disparition de la langue française » de Assia Djebbar se remémore un fragment d’une mémoire éclatée, la journée du 11 décembre 1960, telle qu’elle nous fut racontée par nos aînés.
    Le 11 décembre 60 est un symbole du peupla algérien, un peuple révolutionnaire comme le souligne une des figures emblématiques de la guerre de libération : « un seul héros, le peuple » a dit Abane Ramdane. Lors d’une journée commémorative Rédha Malek a déclaré que « Le passé révolutionnaire de l’Algérie est indissociable de la personnalité des Algériens ». Il a rappelé également que le 11 décembre 1960 fut « qualifié par un officier de l’état- major français de nouveau Dien Bien Phu psycholigique »

    Daniel Naudin, militant du parti communiste français qui a fait la guerre d’Algérie, juge qu’il faut « être capable de mettre dans les livres d’histoire la réalité, que ce soit en Algérie ou en France… La réalité, c’est qu’on a colonisé un pays pendant de longues années et que les dix dernières années d’avant l’Indépendance ont été terribles pour le peuple algérien ».
    Les manifestations du 11 décembre 1960 ont marqué le tournant décisif pour l’indépendance du pays et « De Gaulle n’est plus revenu en Algérie ».

    Le 11 décembre 2007 : c’est l’horreur : à 9h45 une bombe explose sur l’avenue du 11 décembre, « Une épaisse fumée noire s’élève dans le ciel. Quelques secondes plus tard, des cris de douleur brisent le silence macabre qui s’est abattu. Des hommes et des femmes ensanglantés courent dans tous les sens. Des véhicules sont projetés sur des dizaines de mètres. A l’intérieur, les conducteurs sont déchiquetés et certains calcinés. Le bus de transport des étudiants s’est transformé en un amas de ferraille au milieu duquel se trouvent trois corps réduits en bouillie. Des lambeaux de chair et du sang recouvrent la chaussée. Une moto coupée en deux, la partie supérieure du corps de son conducteur volatilisée…Des blessés graves sont enregistrés au collège Mackley, dont les vitres et les plafonds ont volé en éclats. L’anarchie s’empare des élèves et lycéens de tous les établissements scolaires se trouvant aux alentours. C’est d’ailleurs parmi eux que le plus grand nombre de blessés est enregistré. » rapporte une journaliste d’El Watan

    Dans le quotidien Le soir d’Algérie, nous lirons qu’ « Un second véhicule de transport d’étudiants a été également touché par l’explosion. Il y avait à son bord une dizaine d’étudiants…Des dizaines de corps des travailleurs jonchaient le sol…Des personnes mortes sur le coup sont encore à l’intérieur de leur véhicule. D’autres sont recouvertes d’un drap blanc, des couvertures, d’un drapeau algérien ».

    Le Figaro écrit « Depuis la guerre d’indépendance, c’est sans doute l’attentat le plus meurtrier qui a ensanglanté, hier, Alger. Il est presque 10 heures lorsqu’une voiture piégée explose à Ben Aknoun, sur les hauteurs de la ville. Un bus bondé d’étudiants qui passait à proximité est pulvérisé, faisant des dizaines de morts…Une vieille femme hurle sa douleur en se frappant la poitrine : «Pourquoi ? Pourquoi ?» Des débris de verre jonchent la chaussée maculée de sang. Des passants sous le choc, hagards, d’autres ensanglantés, courent dans tous les sens. »

    Nadjet est médecin. Elle a travaillé ce jour-là, elle est traumatisée par ce qu’elle a vécu « Des étudiants sont morts, les blessés étaient brûlés ; j’étais complètement paniquée, on a pas été préparés pour ces blessés… » et un non-dit est lâché «c’était des blessés de guerre ».

    15 minutes après une autre bombe a explosé sur les hauteurs d’Alger dans le quartier d’’Hydra visant le siège de l’O.N.U. : Comment un camion bourré d’explosifs a-t-il pu arriver à Hydra ? La rumeur qui courait ce jour-là prétendait que « le camion était parti de la ville de Tizi-Ouzou » . Et c’est Aqmi ou Baqmi qui a revendiqué l’attentat. C’est du pareil au même, puisque c’est la famille d’Al-Qaida . Par la suite, on a dit que le camion serait parti de Khraïcia. Peu importe d’où il est parti, il a pu circuler à Alger, suivre son itinéraire et nous savons très bien qu’il n’y a pas de feu pour réguler la circulation, ce sont généralement des policiers qui sont postés aux carrefours. Même le Ministre de l’intérieur M.Zerhouni est explicite en disant « Ce genre d’attentat est très simple à commettre. Même s’il y a moins d’attentats, j’ai toujours dit que nous n’étions pas à l’abri et qu’il fallait être vigilant.» A qui s’adressait-il aux victimes qui ne l’ont pas été et à leurs familles qui n’ont pas su les protéger ? Il ne démissionnera pas, ce sont encore des « civils qui sont tués » et M.Bouteflika n’a pas dit un mot car il avait tout dit après l’attentat qui le visait à Batna.

    L’O.N.U. a perdu 17 employés et lors de sa visite à Alger M.Ban-Kimoon a qualifié ces attentats de « crime contre l’humanité » ce qui est dérangeant pour la « concorde civile » de l’ « homme de paix » qui laisse un héritage aux générations à venir, celui du « silence des cimetières ».

    Comment expliquer ce crime commis contre un symbole du peuple algérien?
    Le porte-parole d’Aqmi ou de Baqmi dira que c’est pour « défendre la nation de l’Islam et humilier les croisés et leurs agents, les esclaves des États-Unis et les fils de France. » Non, toutes les victimes qui ont été tués sont les enfants d’une Algérie indépendante, sont les enfants de ceux qui avaient manifesté le 11 décembre 1960 pour vivre librement et qui se sont mis au service de l’humanité.

    L’horreur du 11 décembre 2007 a marqué encore une fois une page d’histoire du peuple algérien, un peuple humilié, méprisé, martyrisé ; un peuple que l’on veut asservir mais qui reste debout.
    Le 11 décembre 2007, ce qui s’est passé ce jour-là est « un carnage ! »

    « Choisir le 11 décembre, l’avenue du 11 décembre 1960, pour commettre ces attentats est une injure. C’est odieux », dit Djelloul, ancien combattant de la guerre d’Indépendance.

    Le 11 décembre 2007 est la négation du 11 décembre 1960 . Quelle est la signification qu’il faut donner à nos morts, quel concept inventer pour eux ? De la« tragédie nationale » à la « concorde civile » il y a l’«Impunité : le silence des cimetières ».
    C’est l’écrit d’une proche en hommage aux victimes du terrorisme.
    Bonne lecture.




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  • Said UAEF
    13 septembre 2010 at 16 h 12 min - Reply

    Je viens de lire avec surprise et étonnement, que l’UEAF (l’Union des étudiants algériens de France) est une structure du DRS !!, à l’université Paris 8. En effet, depuis quelques temps notre association subit des attaques à travers le net par des gens dont l’anonymat en dit long sur leur manière de « contribuer » au débat, et qui essayent de salir nos actions sur le terrains au service des étudiants étrangers en général et pas seulement algériens. Depuis la création de cette association, nous avons concentré la volonté de ses adhérents pour améliorer les conditions d’accueil et de séjour des étudiants étrangers.
    Je rappel que l’UEAF est la seule organisation qui a organisée un rassemblement à Paris pour le boycott des élections présidentielles de 2009 en Algérie. Concernant Monsieur ADDI, (il en témoignera j’espère), il a été et sera toujours l’un des conférenciers qu’on invite à chaque rencontre que nous organisons à l’université Paris 8 sur l’Algérie politique. Depuis des années, en plus de Lahouari ADDI, Hocine Ait Ahmed, Mohamed Harbi, Majid Benchikh, Gilbert Meigner et plusieurs personnalités enseignantes ou politiques ont tous participé à nos activités. J’espère avoir éclairé les lecteurs sur le non fondement de ces graves accusations que nous porte Monsieur ou Madame l’anonyme (El Amel).




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