Édition du
22 July 2017

Un assistant juge un Maître de conférences. Cela se passe à "l'université" de M'sila !!!

Mesures administratives illégales, abus de pouvoir et graves entorses aux lois de la République de la part de l’administration de Msila représentée par son recteur, Slimane Barhoumi.

A l’attention de Monsieur Abdelmalek RAHMANI, coordonnateur national du CNES

Monsieur,

J’attire votre bienveillante attention sur les comportements agressifs de l’administration de l’Université de Msila, agressivité dont je continue de faire l’objet et qui attentent non seulement à ma dignité et à mes droits d’enseignant et de citoyen, mais qui portent également de graves préjudices à l’esprit du droit et au fonctionnement normal de l’université censée être le lieu d’échange  d’idées pacifiques de production scientifique et du savoir, et non le lieu d’affrontements, d’ostracisme d’exclusion, et de sanctions arbitraires.

De quoi s’agit-il au juste?

Sans clauses de style, ni recherche d’effets littéraires, voici les faits récapitulés  dans leur état brut :

1. Les obstructions.- Mon patron, M. Slimane Barhoumi, m’empêche de mener à bien mon travail d’enseignant-chercheur, comme en témoigne son refus de donner  son imprimatur au projet de Laboratoire que j’ai soumis à l’université en décembre 2009. Lors de la clôture de l’année universitaire le 15 juillet 2010, il fit une allusion transparente à mon cas en présence d’un public d’enseignants et d’étudiants, martelant et jurant que ma demande de laboratoire ne sera jamais agrée…Suprême défi lancé à ma face et à la face de l’assistance venue écouter ses discours aux relents de ressentiments et de vengeance…

2.Mon patron joue le boutefeux.- Il attise, en sous main, le feu de la haine, des ressentiments et de la passion contre ma personne en s’appuyant sur certains de mes collègues enseignants qui lui sont acquis, soit par peur, soit par lâcheté, soit par opportunisme( octroi de stages, avancement des carrières, promotion  scientifique fictive…)

3. Le déclassement et la dévaluation. Il me fait retirer par l’intermédiaire du chef du département, un maître assistant secondé par des maîtres assistants venus comme lui du primaire et du lycée, le droit d’enseigner les modules relevant de mes compétences et me déclarant, lors d’une réunion fantoche du comité scientifique du département réuni à huis clos, incompétent à enseigner les modules de ma spécialité!

4.Le recours à la publicité mensongère et à la diffamation à l’encontre de ma personne. Mon nom et mes incapacités supposées à enseigner ont été placardés sur le panneau d’affichage du département d’histoire : « Rouadjia ne sait pas enseigner, y est-il écrit en arabe. On lui retire de ce fait le droit de choisir d’enseigner les matières relevant de sa spécialité… ». Ça été écrit  et affiché ainsi afin de me jeter en pâture à mes 800 étudiants! Beaucoup d’entre eux

5. De l’évaluation. Qui évalue qui dans notre université? Ce sont des maîtres assistants aux diplômes douteux et à la compétence scientifique limitée, voire nulle, qui s’improvisent experts et appréciateurs pour toiser les docteurs d’Etat aux publications reconnues. C’est mon cas où mon chef de département, un maître assistant dont la thèse piétine depuis des années, et qui n’en finit pas de ramer, de suer pour l’obtenir, et sans doute il l’ aura dans quelques années avec une mention très bien ou excellent grâce aux jeux de complaisances ou de compilation, m’a noté : 8/10 face à 10/ 10 qu’il s’est attribuée à lui-même et autant à ses copains du cercle intime…Ce Monsieur qui est un illustre inconnu dans le monde de la recherche, s’est permis avec une insolence qui frise le ridicule et l’absurde de me gratifier d’une appréciation passable, me traitant ainsi comme si j’étais son ex-élève du collège! C’es le monde à l’envers, c’est le monde cul- par-dessus tête! Telle est la morale de l’histoire!

6. Des rapports fallacieux faits sur commande.- Des faux- vrais  rapports mensongers sont confectionnés sur mon compte. On fait appel à certains étudiants pour témoigner contre ma personne ( sur mes  prétendues incompétences, et mes mœurs affectifs ou sexuels….). Manière, pour les tireurs de ficelles, de me confondre. Remarquons une chose : tous mes détracteurs au niveau du département ( ils sont au nombre de 5 ou 10 sur la cinquantaine que compte ce département) disent faire la prière, répéter la profession de foi musulmane, et craindre au haut point Allah et Son Prophète. Ils sont musulmans, disent-ils, et n’aiment pas faire du mal au prochain, à leurs frères musulmans…Ils sont islamiquement parlant des anges, vierges de corps et d’esprit….

7. Retenue sur mon salaire à la veille de l’Aid el Fitr. Aujourd’hui 4 septembre 2010, au plus fort du mois sacré du Ramadan, et à quelque jours  de la fête d’Aid El fitr, je découvre qu’on a opéré une  forte ponction sur mon salaire de l’ordre de 14 000 DA environ! Soit l’équivalent de 10 jours d’absence imaginaires! Plus grave rien ne m’a été notifié de la part de l’administration. Est-ce légal? Qui fait la loi et qui est tenu de l’observer? Question d’éthique et de moralité… Ces mesures sont illégales, graves et attentent aux droits inscrits dans notre Constitution. Au nom de celle-ci, j’en appelle à la conscience des citoyens, ordinaires et distingués, pour qu’ils stigmatisent, dénoncent et condamnent ces comportements et ces mesures dignes d’une mentalité et d’un âge éculés.

Fi!  la culture de la haine et du ressentiment!

Mon recteur, Monsieur Slimane Barhoumi, m’en veut; il se montre à mon égard impénitent, et refuse de se repentir. Il m’en veut et me cherche noise, pour employer cette expression populaire. Il n’a pas digéré ma réintégration à mon poste duquel il m’a exclu  durant plus d’une année de manière abusive et privé de mon salaire comme pour me réduire au silence. Il me traite comme si j’étais son ennemi, alors qu’en vérité je ne ressens à son égard aucune espèce de haine, ni sentiment de revanche. L’esprit de haine et de vengeance sont l’apanage des faibles et des incultes, et je ne pense pas que Monsieur le recteur relève de cette espèce. Le seul reproche que je continue à lui faire, c’est son manque de tact, de délicatesse et de respect envers ses semblables. Je n’en démords pas. Je ne cache pas qu’il m’énerve par sa conduite et m’étonne par ses insolentes et vives sorties, hors de propos parfois. Mais je ne lui en veux pas et je n’envie guère son statut de recteur, et moins encore ses conditions matérielles ni l’épaisseur de son salaire…Non content de m’avoir affamé pendant une année, il cherche encore à empiéter sur mon maigre salaire, moi qui continue à fournir bien d’efforts pour dispenser des cours de qualité au profit de mes étudiants…

Je rappelle que j’ai toujours refusé les heures supplémentaires derrière lesquelles  courent à corps perdu bon nombre d’enseignants, y compris les enseignants administratifs dont certains sont mêmes rémunérés sur des heures supplémentaires fictifs…. Faire des heures supplémentaires, c’est se priver du temps pour lire et préparer à ses étudiants des cours ou des TD de bonne facture, c’est faire l’argent sur le dos des étudiants et du Trésor Public. Perspective que je rejette et condamne moralement….

Alors que je ne joue pas le marchand de Venise, et je n’amasse pas d’argent en sus de mon salaire, pourquoi et au nom de quoi m’applique-t-on cette ponction?

Comment peut-on croire qu’un recteur qui aime vraiment son université et son pays en arrive à faire des croc-en-jambe aux enseignants, notamment à ceux qui cherchent le relèvement culturel et scientifique de leur pays? Comment peut-on croire qu’un recteur censé être le pilote principal d’impulsion et d’incitation à la recherche se met en travers de la voie de ceux qui tentent d’apporter leur modeste contribution à l’œuvre commune? N’est-il pas choquant de voir notre recteur s’abaisser au niveau le plus bas des querelles enfantines en jouant les enseignants les uns contre les autres? Et en dénigrant certains d’entre eux, comme il l’a fait à mon propos, en déclarant tout de go devant une immense assistance que Rouadjia est un plagiaire  des grands écrivains nord- américains?

Ces questions posées, je conclu mon rapport ( encore provisoire) en demandant à Monsieur RAHMANI, coordonnateur national du CNES, de prendre toutes les dispositions qu’il jugera nécessaire pour alerter les instances de la Tutelle ainsi que l’opinion publique nationale via les médias nationaux afin que ce type de conduites illégales et arbitraires soient bannies à jamais de notre université. Je rappelle pour mémoire que je ne suis pas le seul, à l’université de Msila, d’être la cible de ces provocations répétées, bien que je paraisse, il est vrai, aux yeux du recteur, comme la bête noire à abattre; d’autres enseignants,employés et petits fonctionnaires, sont souvent l’objet de brimades, de plaintes en justice,  de harcèlement ( Youcef Lakdar Hamina) de licenciement abusif ( Rabah Zatchi) et de menaces à rallonges contre bien d’autres…

Veuillez agréer, Monsieur le coordonnateur national, d’agréer l’expression de mes sentiments distingués.

Ahmed ROUADJIA

Maître de Conférences de grade A

Université de Msila


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19 Commentaires sur cet article

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  • halli
    5 septembre 2010 at 19 h 23 min - Reply

    Rien de bien extraordinaire que ce « Carnaval fi Msila » …C’est le lot quotidien des quelques dizaines de Veritables enseignants qui s’agrippent encore à leurs valeurs , celles heritées des annees ou le DIPLOME universitaire n’etait pas de la ZLABYA OU DE LA Chamia offerte au CAIRE ……..Ce n’est plus une UNIVERSITE ALGERIENNE C’EST UNE DÉGÉNÉRESCENCE ALGERIENNE essaimée par des APPRENTIS SORCIERS dont le seul apport a la Deconstruction  » de la formation des jeunes futurs harragas est l’analphabetisme bilingue ( en arabe et en langue etrangere ) dont ils se revendiquent à la maniere de l’IMBECILE HEUREUX encouragés en cela par une ADMINISTRATION qui a dejà depassé l’ultime stade de POURRISSEMENT …..BEURK




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  • citoyen
    5 septembre 2010 at 19 h 34 min - Reply

    installez vous a vancouver et laisser les dans leur mediocrité absolue monsieur sinon vous allez vous retrouver devant un juge du meme gabarit et il ne comprendras fichtrement rien a votre discours.




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    5 septembre 2010 at 20 h 45 min - Reply

    Salam,

    Pathétique, et dire que ce recteur devrait s’honorer de compter Ahmed Rouadjia, dans son staff. Je ne connais Si Ahmed que par ses ouvrages considérés comme références. Par contre, votre recteur, est effectivement un triste inconnu dans le domaine de la recherche ou de l’édition. Peut-être a-t-il d’autres qualités occultes ou bien a-t-il bénéficié de la promotion « Lacoste » type pull, c’est fort probable s’il fréquente et a dû sa promotion à l’entre-gens au sein de la Nomenklatura ?
    Ceci dit, je vous dis simplement bienvenu au Club avec un peu plus de 40 ans de retard…
    Seulement, je constate avec amertume que le cirque continue, et que rien n’a changé au pays des « mou’ajizât ». Pourquoi croiriez-vous que quelqu’un oserait vous écouter ?
    Derrière chacun et à chaque poste de responsabilité, il y a un parrain ou tout simplement une clique nourrie par le SHUTTT kheli el bir beghtah, ne faites surtout pas de vagues.
    Enfin cher Professeur, la dignité ne se marchande pas, dirkima jârek wella bedel bâb dârek, dit malheureusement notre adage, et les gens qui ne se laissent pas faire sont condamnés à être écrasés, et c’est me semble-t-il ce qui vous arrive.
    La capitale, ne viendra certainement as à votre secours, le ministre doit chercher la paix « rien vu, rien entendu, Rouaidjia, se prend pour qui ? »
    J’ai personnellement déjà entendu ce langage irresponsable, de la part de gens incapables de sévir ou de sanctionner des plaisantins barons d’empire, qui entendent faire les adjudants de quartier.




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  • doula_houkouma
    5 septembre 2010 at 21 h 21 min - Reply

    dans Leur dure tète, est écrit  » wallah ma yadouha, oualaoue naharkoha kamal ».
    On ne livrera jamais l’Algérie aux algériens, si jamais il y a révolte monstrueuse, incontrôlable, alors on y mettra le feux partout , on brulera ce pays, et ils n’auront rien.
    l’Algérie n’est pas aux algériens, pour réussir il faut penser et être comme nous.
    On continuera a écraser ses bras cassés, ses bougnoule, ses indigènes, surtout qu’on est maintenant très bien armé, équipé et riche.
    On ne s’est arrêter devant rien, rien ne peut nous arrêter, même leur Dieu, ne pourra rien contre nous.




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  • amel
    6 septembre 2010 at 2 h 02 min - Reply

    Hélas,cher collègue ,cette situation clownesque n’est pas spécifique à l’université de Msila ,dans la plus ancienne et plus importante université du pays(en nombre bien sûr),ce genre d’ineptie est devenue monnaie courante, et tous les départements sont atteints par ce mal incurable qui s’appelle incompétence
    Oui , monsieur Rouadjia , des attestations falsifiées de baccalauréat , des magisters achetés ou plagiés « rapatriés » d’Egypte ou de Syrie , avec la complicité de certains responsables tout aussi incompétents(mais soucieux de se maintenir au « koursi » salvateur)font la loi et s’arogent le droit de jugerceux qui les ont formés(le cas du Pr Zellal en est un exemple éloquent)
    savez-vous qu’à l’université d’Alger des agents de sécurité et des secrétaires (sans bac) sont actuellement des chargées de cours et jugent leurs pairs(en diplômes) , savez-vous que des candidats au magister , ajournés bénéficient de dérogation et soutiennent à huis clos des magister et des doctorats
    qui n’apportent rien ,ni à l’université algérienne et encore moins à la science,,,,,et si on crée un observatoire d’évaluation des travaux de recherche et des labos du même nom, croyez moi que 90 pour cent figureront dans le guiness de l’imposture




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  • Slimani Fahem
    6 septembre 2010 at 2 h 43 min - Reply

    Monsieur Ahmed ROUADJIA, je vais être dur avec vous, mais je pense que vous méritez tout ce qui vous arrive. Un intellectuel de votre niveau qui perd encore son temps à l’Université de M’sila avec un grade de Maitre de Conférence ?!!!! Désolé, mais le proverbe de chez nous « Celui qui appelle la misère « Echar », l’aura » s’applique entièrement sur vous. Et s’il vous plait, épargnez-moi le discours de « oui, il faut rester en Algérie pour combattre la médiocrité, etc. », vous savez très bien qu’à l’étranger, vous donnerez plus à l’Algérie, car produisant plus et renforçant la base de ceux qui vont faire l’Algérie de demain. Le système sur place est en train de vous clauchardiser sans même que vous ne vous rendiez compte. Personnellement, jeune enseignant-chercheur dans une université européenne, aucun motif au monde ne me fera revenir en Algérie pour enseigner, quand je vois les gueules (excusez le mot) de ceux qui dirigent les universités, c’est des criminels, des mafieux. Alors jeune doctorant de 26 ans, se rendant en Algérie pour participer à un colloque, j’étais pris à partie par des (doctorants !!!) de 50 ans et plus dans une université de l’est du pays parce que j’ai osé leur dire que leurs références scientifiques (en économie) sont désuètes et qu’il fallait voir au-delà des livre venus du Caire et de Beyrouth traduits dans les années 1970. J’ai juré de ne plus jamais mettre les pieds dans une université Algérienne.




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  • mohamed
    6 septembre 2010 at 12 h 46 min - Reply

    bonjour à tous,
    On a eu assez des diplomes algériens obtenus par complaisance et trafic.
    Pour obtenir un doctorat en europe, il faut suer pour l’avoir et on apprend beaucoup de chose!!!!
    dire qu’il faut encore demande l’équivalence en Algérie c’est honteux!!! dire qu’on a des écoles doctorales; c’est honteux!!!!
    une école doctorale se montent au moins avec 2 profs reconnus et plusieurs maitres de conf
    à présent, les diplomes se sont mélangés et le bourico guide le maitre!!!! c’est l’Algerie




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  • Grim
    7 septembre 2010 at 1 h 30 min - Reply

    Ce qu’écrit Ahmed Rouadjia ne me semble pas aussi rare qu’il peut y paraître. Dans toute ma carrière d’ingénieur civil des eaux et forêts, je n’ai eu très fréquemment comme responsables que des agents techniques, des techniciens ou des ingénieurs d’application ou des travaux. C’est par exemple un technicien forestier promu au rang de directeur de l’administration générale à la direction générale des forêts qui m’a chassé de l’administration forestière en l’an 2000.
    À Saida, où j’ai exercé longtemps, mes chefs étaient successivement ou simultanément: un ingénieur des travaux, des techniciens et des agents techniques. Ces personnes exerçaient par exemple les fonctions de conservateur de Saida, chef de circonscription, chefs de district ou de triage. Des gardes forestiers – souvent analphabètes – étaient désignés pour contrôler mon travail d’aménagiste; on leur reconnaissait le droit de porter contre moi des accusations devant les instances administratives ( wilaya et conservation des forêts ) sécuritaires ( police, gendarmerie et sécurité mititaire) politiques (mouhafadha, secteur et cellule du FLN).
    Sachant de quoi il retournait, j’ai enduré – souvent en serrant les dents, plus rarement en ruant dans les brancards.
    La hiérarchie forestière et les grands possédants de la région – principalement les éleveurs fortunés – ne voulaient pas que la mise au point de la méthode de préservation et de valorisation des forêts à laquelle mon équipe s’attelait depuis des années prenne corps.
    Comme les persécutions ne m’avaient pas fait renoncer à mon objectif, les responsables de l’administration forestière centrale – ministre en tête – ordonnent en décembre 1986 au conservateur local de faire attaquer mon logement – sis 13 rue Daoudi Moussa à Saida – par son personnel en armes et en uniforme. Il s’agissait de me faire abattre si d’aventure je m’avisais de défendre mes biens. On avait également dépêché sur place le chef du bureau de sécurité et de prévention de la direction régionale de l’ONTF d’Oran, également armé, pour prêter, si nécessaire, main forte c’est à dire et pour reprendre le langage des mauvais garçons de  »finir le travail » le cas échéant.
    Ayant été informé une dizaine de jours auparavant de ce qui allait arriver, je n’ai pas réagi et les agents forestiers se sont emparés de mon logement et des biens qui s’y trouvaient sous mes yeux.
    Le guet apens destiné à mettre un terme à mon existence devant chez moi ayant échoué, c’est le wali de Saida de l’époque – actuellement député ou sénateur de Blida – qui prend la relève; il me fait appeler au siège de la wilaya pour  » une explication et un arrangement ». Cette fois encore, informé du sort qui m’était promis par des Saidéens d’honneur, je ne suis pas tombé dans le traquenard de ce haut fonctionnaire qui se dit résistant dans les rangs du FLN/ALN.
    La méthode d’aménagement mise au point dans les régions de Djelfa, Saida et Alger est achevée depuis longtemps. Elle est validée par l’Union Européenne et par l’Université catholique de Louvain; elle est également enseignée dans au moins trois institutions universitaires d’Algérie: l’université de Tlemcen, celle de Tizi Ouzou et l’institut national agronomique.
    Il ne faut cependant pas s’y tromper: la lutte pour imposer la protection et la mise en valeur des forêts d’Algérie est loin d’être gagnée. À titre d’exemple de vastes zones préparées à l’aménagement dans les Monts de Daia et de Saida ont été mises à feu en 1994 sous prétexte d’impératifs sécuritaires. Des responsables forestiers tant à Alger qu’à Saida ont, à cette occasion, manifesté bruyamment leur joie:  »la forêt de Grim a brûlé, la forêt de Grim a brûlé… » s’écriaient-ils. Ils se trompaient: les forêts domaniales de Saida ne sont pas ma propriété, c’est le bien de la communauté algérienne.
    En 1996 ils voulurent anéantir ce qui avait échappé au désastre de 1994. Avec un forestier courageux nous nous sommes aventurés sur la route menant à Sidi bel Abbès: pas âme qui vive aux alentours; nous nous trouvions à proximité du  » triangle de la mort de Berbour », celui des M’hamid n’étant pas très loin. En 1996 de toutes les manières la mort violente se rappelait à tous et en tout lieu. En définitive et pour des raisons que je subodore mais dont je n’ai pas la preuve les incendiaires renoncèrent ou furent sommés de renoncer à leur funeste projet.
    Que Ahmed Rouadjia et les personnes qu’intéresse la question de l’inversion des échelles de valeurs en soient persuadés: je suis toujours dans le sujet, ce que j’écrivais plus haut n’est d’aucune manière une digression.
    Il faut vous efforcer de tenir le coup les amis; gardez vos nerfs en bon état, ne sombrez ni dans le désespoir, ni dans la violence… ni même dans l’invective. Les gens que vous dénoncez ont mis l’université algérienne au niveau que vous connaissez bien. Les plus jeunes d’entre vous ne savent peut-être pas que l’université d’Alger en 1960 était considérée comme la deuxième université française en termes de qualité d’enseignement et de recherche. Pifométriquement, je dirais que nous serions aujourd’hui largement parmi les cent institutions d’enseignement supérieur les plus performantes au monde.
    Sachez les amis que les premiers docteurs es sciences du secteur forestier ne possèdent pas le baccalauréat de l’enseignement secondaire. Mais ils ont la particularité de faire croire que la passion de l’Algérie habite chaque atome de leur être. À titre d’exemple, l’un de ces techniciens-docteurs informe, au début des années 1980, le directeur général de l’ONTF qu’il a démasqué en moi un fonctionnaire algérien au service des intérêts belges. Grâce à une connaissance dans la place (le staff de l’ONTF) j’intercepte la lettre et demande par la suite à son auteur de faire savoir ce qui l’autorise à émettre pareille accusation. Je n’eus bien évidemment aucune réponse. La lettre en question était destinée à transiter par le Bureau de sécurité et de prévention de l’ONTF avant de parvenir à la Sécurité militaire. À partir de là, et comme chacun sait, tout dépend du professionnalisme des enquêteurs, de votre capacité à déjouer les coups tordus, de votre sang froid, et – ne l’oublions pas – d’une non négligeable dose de chance.
    Vous semblez Ahmed Rouadjia, placer les docteurs sur le haut du panier; pour ce qui concerne ma corporation, les premiers docteurs es sciences – aujourd’hui des sexagénaires-septuagénaires – forment la lie de la profession.




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  • KARIMA
    7 septembre 2010 at 2 h 13 min - Reply

    Après avoir été clochardisée pendant 15 ans, l’université d’Alger a été divisée. Aprésent, il ft sortir tous les faux douctours faux phd qui ne savent même pas lire. Le Département de psychologie de Bouzarreah où une mafia inculte de faux professeurs douctours font la pluie et le beau temps…. mais le Pr Zellal, connue pour son niveau inbattable, ses vrais diplômes ses qualifications, et que les élèves adorent, finira par tout renverser de l’intérieur, elle nous apprend la vrair psychologie, je prépare une thèse à l’ILE et j’assiste en auditeur libre à ses cours : un momument…. ils trafiquent le comité scientifique pour l’exclure et assassiner ses soutenances sa post graduation, mais elle les domine et les dominera. Son courage et ses compétences sont comme les vôtres et vous finirez par gagner…. Au fait qu’attendez-vous pour monter un Association des universitaires harcelés, qu’attendez-vous pour alerter les instances internationales, l’UNESCO, les Droits de l’homme…. il n’y a pas d’autorité en Algérie, c’est tous des complices… ce sont tous des incompétents et le moindre compétent ne les laiise pas dormir… ces comités scientifiques, ces recteurs qui vous nuisent sont commandités d’en haut, on vous les met exprès devant vous pour vous empêcher de former des comme vous, c’est tout… karima




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  • Salim Saddik
    8 septembre 2010 at 17 h 10 min - Reply

    « Ce sont des maîtres assistants aux diplômes douteux et à la compétence scientifique limitée, voire nulle, qui s’improvisent experts et appréciateurs pour toiser les docteurs d’Etat aux publications reconnues. »

    Ce passage résume a lui seul l’état de l’université Algérienne.

    Quand au classement de nos universités, a l’échelle africaine et mondiale veuillez l’apprécier a cette adresse: http://www.webometrics.info/top100_continent.asp?cont=africa




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  • yiwen
    12 septembre 2010 at 3 h 05 min - Reply

    Pensant ce temps là que fait le premier responsable du pays devant tous les déboires des vrais compétences de tous les secteurs?




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  • take it easy
    12 septembre 2010 at 17 h 04 min - Reply

    Cher Prof
    J’ai peur pour votre santé,relativiser et prenez la chose comme étant normale,cela vous évitera la deçeption ,le choc et éventuellement une descente aux abysses,chose que je ne souhaite pas.lA SOLUTION c’est de rester calme et serein ,conscient des stratégies des uns et des autres et évitant de sombrer.STAND UP AND WALK just like anybody not somebody,it would be much easy ,don’t be harsh on yourself




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  • djamal
    13 septembre 2010 at 13 h 18 min - Reply

    Sachant que le Professeur Rouadjia a déjà eu affaire au même recteur il y a de cela quelques temps, l’on se rappelle qu’il a été suspendu (et réhabilité par la suite) pendant une période pour de fallacieuses raisons, il n’est pas étonnant que le même recteur le lâche et le laisse travailler tranquillement.
    Rendre cette lettre publique est important à mon avis, elle pourrait toujours servir à faire intervenir quelques (bonnes) consciences qui restent pour que justice soit rendue. Aussi ça montre (tout le monde le sait d’ailleurs) l’autoritarisme qui sévit au sein de nos « universités ».




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  • Merwan
    13 septembre 2010 at 18 h 04 min - Reply

    MR Rouadjia à ce point les médiocres vous rend tes jours agréables ???? ces minables n’ont jamais cru un jour être à l’université et voir encore avec des faux diplômes fausses thèses faux grades …. pauvre Algérie c’est la médiocrité et les mensonges qui font la loi…penser à partir les brave meurent à l’exile.




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  • KHELIFA
    19 septembre 2010 at 21 h 19 min - Reply

    Bon courage Monsieur
    j’ai mis plus de vingt ans pour comprendre comment ça fonctionne dans mon pays…
    Vous n’avez aucune chance d’obtenir gain de cause,vous n’avez que trois alternatives:
    soit vous continuez à vous « battre » tout en sachant que vous n’aurez que des ennuis au bout et sachez bien qu’on ne vous ratera pas la prochaine fois.
    soit vous faites votre travail sans chercher à comprendre ou bien prendre le large….pour aller voir ailleurs.
    dans tous les secteurs d’activité on retrouve ce que vous dénoncez.
    je vous raconte une histoire vécue par un de mes copains qui a fait Supelec à Paris et qui a reçu une offre de travail de l’ONU à l’époque de Perez de Cuellar…. il a décliné l’offre de travail à new York et a décidé de rentrer chez lui à AZZAZGA pour travailler au sein de l’ENEL (fabrique de moteurs et de transfos).
    comme il fallait un chef de département moteur, mon copain pensait qu’il avait les compétences requises…on envoya en formation un technicien qui occupa à son retour de stage les fonctions de chef de département moteur…
    mon copain s’est remué,il a vu le mouhaffedh, puis a obtenu une audience chez un directeur au ministère de l’industrie et de l’énergie de l’époque….
    Quand il a fini d’exposer son affaire et montré la lettre du Secrétaire général de l’ONU pour le poste à New York ,le directeur lui a dit ceci:
    Mon dieu ,vous avez tort d’avoir refusé cette proposition……………sans commentaires
    j’espère que cette histoire va vous inspirer….
    bon courage




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  • ahmed khaniss
    23 septembre 2010 at 18 h 00 min - Reply

    a l’universite de m’sila,tout se passe comme on vit dans un troupeau,moi je connais mr rouadjia de loin,j’aime le discuter ou le parler,mais sachez messieurs mesdames que cette universite n’a que le nom,par contre ,rien que les querelles qui se disputent maheureusement, cette universite est pleins de harkis,pleins de plagia,allez par exemple aux facultes de droit,de commerces, de lettres,vous trouverez rien que le plagias,des visites soi disant scientifique a damas au caire,jordanie,ramener des theses,les faire imprimer,la soutenance et puis le grade de maitre de conferences,pouvez vous nous donner le nombre vrais de faux docteurs dans ces faculte,qui a ruine les capacites de mr rouadjia!,c’est evectivement:mm mezrag,boudjemaa khalfallah,salamani ahmed,et bien d’autres,qui a fait arreter le laboratoire de rouadjia en histoire,c’est bien khelfallah boudjemaa et un certain bouguerrea,l’un est soi disant economiste,l’autre en urbanisme,quelle relation avec l’histoire,en fin de compte barhoumi est devenu comme un suiviste car ces gents qui creent les problemes et le sabotage,vive barhoumi si on le compare a ces rkhass




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  • atmani souad
    17 novembre 2010 at 23 h 33 min - Reply

    eh voila,enfin,que l’universite de M’sila est liberee par les hommes libres,par le militantisme conscient et non par la lachetee caracterisee dans cet etablissement,mais le depart du recteur monsieur slimane berhoumi ne resoudra plus les problemes vrais,car le langage des bergers et de mercenaires regne encore,donc le vrais probleme reside dans l’entourage de berhoumi,et il faut que le nouveau recteur le professeur Abbaoui soit vegilant de ce cancer et mafia,alors: monsieur le nouveau recteur soyez un peu logique,et n’entendez pas aux menteurs car c’est une universite basee sur les techniques de jalousie,et de reglement de compte…merci d’avoir publie notre commentaire et mabrouk a monsieur Abbaoui le liberateur, et bon courage a Barhoumi dans sa retraite anticipee




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  • salah reziga
    29 novembre 2010 at 22 h 20 min - Reply

    maintenant,on peut dire,que l’universite de M’sila,connaitra peut etre un souffle de liberte…………..mais les espions et les oreilles de berhoumi sont dans un impasse oublie,esperant que latraitre de rang professoral,c’est honteux de briser l’avir des chercheurs et des enseignants honnete.il faut etre tres c vigilant pour combattre ces imbeciles,on remercie vivement la presse algerienne qui nous a offert quelques rubriques pour s’exprimer,tout en filicitant notre journal pour sa contribution a la liberte de la communaute universitaire a m’sila qui a etee prise en otage par des traitres qui pratiquent l’amalgame et faire la dispersion entre cette communaute,on plus de ca notre universite est soudain transforme a des lieux ususpects,merci aux homme de la logique,mais que font encore les traitres il sont en train de divulguer la propagandes contre les hommes libres,les hommes de foi………………………………………………………………………………………. communaute universitaire soit unis pour la liberte et le bien etre de notre si chere universite construite par des hommes de valeurs et detruites par des laches,des escrocs,des malfaiteurs,eh bien des




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  • Mohamed
    1 décembre 2010 at 23 h 23 min - Reply

    On a le même problème ici a l’université de chlef, une mafia organisée qui dirige l’université de chlef, une mafia dirigé par le recteur, la secrétaire générale, le doyen de la faculté des sciences d’ingénieurs, ces trois personnes sont totalement contre la recherche scientifique, ils ont un niveau très bas, voir plus. Ils sont dangereux pour l’avenir des chercheurs et les étudiants ainsi que la stabilité au sien de l’université.




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  • Congrès du Changement Démocratique