Édition du
21 July 2017

Treize ans après, le massacre de Tibéhirine suscite toujours le trouble

Le Monde.fr

Le film Des Hommes et des Dieux, de Xavier Beauvois, évoque les trois dernières années de la vie des moines trappistes du monastère de Tibéhirine, jusqu’à leur assassinat en 1996, et relance les nombreuses questions autour de ce massacre, qui avait suscité une forte émotion à l’époque et qui reste entouré de mystère.

Fondé en 1938, le monastère trappiste de Tibéhirine est situé au cœur des montagnes de l’Atlas, dans la région de Médéa, à 90 kilomètres au sud d’Alger. Très intégrés et proches de la population à laquelle ils apportent notamment une aide médicale, les moines se consacrent à la prière et vivent du travail de la terre.

Dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, à 1 h 15, une vingtaine de personnes pénètrent de force dans l’enceinte du monastère, où ils enlèvent sept moines. Deux membres de la communauté, qui dormaient dans une autre partie du monastère, échappent aux ravisseurs.

Les groupes islamistes armés sont très actifs dans ces montagnes et les religieux connaissaient le danger. Entre le printemps 1994 et l’été 1996, dix-neuf religieux catholiques ont été assassinés en Algérie, parmi lesquels les sept moines de Tibéhirine et l’évêque d’Oran, Mgr Pierre Claverie, tué le 1er août 1996.

L’enlèvement des religieux français est revendiqué le 18 avril par Djamel Zitouni, chef du Groupe islamique armé (GIA). Dans un communiqué, les terroristes assurent que les moines sont toujours vivants et proposent de les relâcher en échange de la libération d’islamistes emprisonnés en Algérie.

Le 30 avril, un envoyé des ravisseurs se présente au consulat de France à Alger et livre une cassette audio dans laquelle l’un des moines, Christian de Chergé (le prieur de la communauté), dit notamment : « Il est demandé au gouvernement français de libérer un certain nombre d’otages appartenant à ce groupe en échange de notre libération, cet échange semblant être une condition absolue. »

En France, deux filières s’activent pour mener les négociations : d’un côté, la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), à la demande du premier ministre de l’époque, Alain Juppé ; de l’autre, Jean-Charles Marchiani, sollicité par le ministre de l’intérieur d’alors, Charles Pasqua, pour se rapprocher du renseignement militaire algérien. Mais début mai, Alain Juppé désavoue officiellement le groupe Marchiani et lui demande de cesser « toute tractation relative aux moines de Tibéhirine ».

Le 21 mai, un communiqué attribué au GIA annonce la mort des moines, rendant « le président français et son ministre des affaires étrangères » responsables de la rupture des négociations et donc de l’exécution. « Nous avons tranché la gorge des sept moines, conformément à nos promesses », est-il écrit. Neuf jours plus tard, le gouvernement algérien annonce la découverte des dépouilles des moines, sur le bord d’une route, près de Médéa. Le Père Armand Veilleux, procureur général de l’ordre cistercien, auquel les moines appartenaient, exige de voir les corps et constate alors que seules les têtes des moines ont été retrouvées.

Ce massacre suscite une très forte émotion en France. Les obsèques ont lieu à Alger, le 2 juin 1996. Les moines sont enterrés deux jours plus tard au monastère de Tibéhirine.

Quatorze ans après les faits, les circonstances de la mort des religieux français restent mystérieuses. Selon la version officielle, le GIA est responsable de l’enlèvement et de l’assassinat des moines. Il espérait par ce massacre imposer son autorité sur la région. Mais cette version est controversée car les corps des moines n’ont jamais été retrouvés.

Une plainte avec constitution de partie civile a été déposée à Paris, le 9 décembre 2003, par des proches des victimes. Le parquet de Paris a ouvert en février 2004 une information judiciaire pour « enlèvements, séquestrations et assassinats en relation avec une entreprise terroriste ».

 » ZUT ! NOUS AVONS TUÉ LES MOINES ! « 

En 2006, nouveau rebondissement : dans son livre Passion pour l’Algérie, John Kiser rapporte que « l’attaché militaire de l’ambassade de France aurait admis que les services de renseignement avaient intercepté une conversation dans laquelle un pilote d’hélicoptère algérien disait : ‘Zut ! Nous avons tué les moines !’ » En juin 2009, cet attaché militaire, le général François Buchwalter, confirme avoir reçu en 1996 les confidences d’un officier algérien selon lequel les moines auraient été tués par erreur lors d’une opération de l’armée algérienne contre un camp du GIA. Les militaires auraient alors décapité les cadavres pour faire croire à un assassinat par des islamistes. Il assure par ailleurs en avoir informé les autorités françaises, qui lui auraient demandé de se taire.

L’avocat des parties civiles, Me Patrick Baudoin, accuse alors le juge d’instruction chargé de l’enquête, Jean-Louis Bruguière, d’avoir cherché à « étouffer » l’affaire en refusant notamment de recueillir le témoignage de François Buchwalter (lire l’article de Mediapart du 8 juillet 2009).

En 2007, Jean-Louis Bruguière est remplacé par le juge antiterroriste Marc Trévidic. Parmi une série de documents déclassifiés fin 2009 figure une note de l’ancien ambassadeur de France en Algérie, Michel Lévêque, rapportant les constats faits par « le médecin de gendarmerie de [l’]ambassade » qui avait identifié les corps, le 31 mai 1996. Selon cette note, « les boîtes osseuses ne portent aucune trace de projectile ». En revanche, l’un des crânes comporte une trace de fracture, « laissant à penser que les décapitations ont été effectuées par une arme blanche et lourde ». Le document indique également que selon l’analyse du médecin de la gendarmerie « le décès pourrait remonter à une période située entre le 16 et le 21 mai ».

Mais le médecin en question, Tantely Ranoarivony, entendu par le juge Trévidic en juin 2010, a nié être l’auteur de ces constats : « Je ne me souviens pas avoir donné à l’ambassadeur ces indications qui paraissent très précises et très techniques », a-t-il déclaré, selon le procès-verbal de son audition consulté par Le Monde (lire l’article – en zone abonnés – du 8 septembre 2010), ajoutant : « Je n’ai pas donné d’indication sur la datation des décès car je ne suis pas médecin légiste. »

DÉCOUVERTES TROUBLANTES

Ces déclarations troublantes viennent s’ajouter aux interrogations suscitées par la découverte dans un coffre laissé dans le bureau du juge Trévidic par son prédécesseur de cassettes-vidéo de terroristes repentis, transmises par les autorités algériennes, et qui n’ont jamais été versées au dossier par M. Bruguière. Récemment traduites, ces bandes datant de 2006 confirment que des opérations militaires ont été menées dans la zone où étaient détenus les moines, contrairement à ce qu’avait déclaré Alger à Paris. Elles font également mention du nom d’Abderrazak el-Para, sur lequel les plus grands doutes subsistent. Cet homme est soupçonné d’avoir été un agent double des services secrets algériens, infiltré au sein du GIA puis du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) afin de manipuler ces deux mouvements et d’entretenir un climat de terreur favorable au pouvoir algérien et à sa politique.

Ces découvertes relancent les questions sur la possible implication de l’Etat algérien dans la disparition des moines français.

Emmanuelle Chevallereau


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16 Commentaires sur cet article

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  • Abdelkader DEHBI
    11 septembre 2010 at 23 h 12 min - Reply

    Le problème central qui ruine toute possibilité d’établir de saines relations entre la France et l’Algérie réside dans les relations mafieuses et sulfureuses qui se sont installées depuis plus de deux décennies – période Mitterrand / Chadli – et qui se sont considérablement renforcées à l’occasion de la prétendue « lutte internationale contre le terrorisme islamique » qui a largement servi d’alibi aux généraux putschistes issus de l’ex armée coloniale et de leurs complices de la façade civile.




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  • Abdelkader DEHBI
    12 septembre 2010 at 6 h 43 min - Reply

    COPIE-COLLEE de ma réaction publiée sur « LeMonde » :
    ……………….
    Vos réactions
    Abdelkader DEHBI
    @–AJULES : Que savez-vous des manipulations dont vous parlez? Pourquoi le gouvernement de M.Mitterrand a-t-il couvert le putsch criminel du 11 Janvier 1992, qui foula aux pieds la Souveraineté du peuple algérien, en annulant les élections donnant une écrasante victoire au Front Islamique du Salut? Vous connaissez les résultats: 10 ans de guerre civile; 200.000 morts; 20.000 « disparus »; des dizaines de milliers d’invalides. Avec au bout, une loi scélérate d’autoamnistie de criminels de guerre.




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  • kairm2380
    12 septembre 2010 at 8 h 13 min - Reply

    200.000 morts algériens, 7 moines francais de plus ou 7 moines francais de moins ne changent pas grand chose à la donne. Ce n’est pas parce qu’une victime porte un passeport européen qu’on va remuer pour elle ciel et terre 46000 fois.




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  • Fateh
    12 septembre 2010 at 8 h 47 min - Reply

    Aussi longtemps que les Algeriens continuent de considerer le barbare colonial francais comme une destination incontournable, point de salut pour le pays. Il faut absolument faire table rase avec ce pays ennemi jure du peuple ALGERIEN et regarder vers d’autres destinations plus benefique pour nous et certainement avec davantages de consideration. Demander a des Algeriens qui ont a cotoyer des francais sur le terrain et vous verrz combien ils sont avares d’information. Ces gens ont la haine de tout ce qui est nord africain et surtout MUSULMAN avec en prime une rancune sans commune mesure pour les Algeriens…
    Alors Algeriens la france n’est pas la KAABA du savoir et du business, bien des pays meritent notre argent et peuvent nous apporter plus que ces nostalgiques haineux, qui ont tjrs soutenus les pouvoirs d’Alger..
    MERCI DE NE PAS ME CENSURER




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  • liberté
    12 septembre 2010 at 8 h 53 min - Reply

    @ Abdelkader DEHBI,

    C’est Edouard Ballabur premier mistre de François Mitterand 1993-1995 qui avait rejeté à l’époque la plate forme de Saint Egidio soutenue par François Mitterand. La droite française a toujours soutenu la sécurité militaire algerienne des Tewfik Mediene,Smain Lamari,Nezzar et j’en passe.

    Cordialement




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  • Rédaction
    12 septembre 2010 at 16 h 51 min - Reply

    Conditions d’identification des moines de Tibéhirine
    Deux témoins sèment le trouble en France

    Par : R. N./AFP, Liberté, 12 septembre 2010

    Deux témoins entendus par les juges français chargés de l’enquête sur la mort des sept moines de Tibéhirine, en 1996, sèment le trouble sur les conditions d’identification de leurs restes, relançant ainsi les interrogations sur le silence voulu par les autorités françaises de l’époque. Les moines avaient été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 dans leur monastère isolé Notre-Dame de l’Atlas, au sud d’Alger, ceinturé de maquis contrôlés par les groupes armés islamistes et où les tueries étaient alors fréquentes. Le Groupe islamique armé (GIA) avait revendiqué cet enlèvement et l’assassinat des moines français.
    Les têtes des sept moines avaient été découvertes le 30 mai 1996 au bord d’une route de montagne. Les corps des moines n’ont jamais été retrouvés. Dans un télégramme diplomatique du 2 juin 1996, l’ambassadeur de France de l’époque, Michel Lévêque, décrivait la reconnaissance des têtes des sept moines lors de la visite à l’hôpital le 31 mai. Il mentionne des “constatations visuelles du médecin de la gendarmerie”, notamment “des têtes dans un état de décomposition avancée avec putréfaction générale”, ainsi qu’une évaluation de la date du décès des moines “entre le 16 et le 21 mai”. Or, le médecin des armées en poste à l’ambassade de France à Alger au moment de la mort des moines, Tantely Ranoarivony, spécialiste de chirurgie faciale, a contredit ces déclarations lors de son audition fin juin par le juge antiterroriste Marc Trévidic. “Je n’ai pas donné d’indication sur la date des décès car je ne suis pas médecin légiste”, a dit le médecin des armées, selon son procès-verbal dévoilé par Le Monde et que l’AFP a pu consulter. “Je ne me souviens pas avoir donné à l’ambassadeur ces indications qui paraissent très précises”, a-t-il ajouté à propos des constatations anatomiques. De son côté, l’ancien consul de France, François Ponge, également présent au moment de l’identification, a déclaré au juge qu’il avait posé au médecin “la question de la date du décès”. “Il n’a pas pu me répondre”, a déclaré le consul. Pour Me Patrick Baudouin, avocat des parties civiles, ces divergences “soulèvent une interrogation forte sur l’implication de l’ambassadeur dans une connaissance du dossier beaucoup plus forte qu’il n’a voulu le reconnaître”. Ces témoignages “confirment également la loi du silence qui prévalait à l’époque et mérite explication”, ajoute-t-il. Michel Lévêque devait être entendu jeudi par le juge Trévidic.




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  • Rédaction
    12 septembre 2010 at 16 h 51 min - Reply

    Assassinat des moines de Tibhirine: Embrouillefranco-française

    par Oualid Ammar, Le Quotidien d’Oran, 12 septembre 2010

    En France, Patrick Baudouin, avocat des parties civiles, affirme avoir décelé des divergences dans la version officielle française de l’identification des restes des sept moines assassinés en 1996 par le GIA. Y aurait-il une faille dans cette version ?

    Les moines avaient été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 dans leur monastère isolé Notre-Dame de l’Atlas, à Médéa au sud d’Alger, ceinturé de maquis où opéraient les groupes armés islamistes. Le Groupe islamique armé (GIA) avait revendiqué cet enlèvement et l’assassinat des moines français. Les têtes des sept moines avaient été découvertes le 30 mai 1996, au bord d’une route de montagne. Cet aspect du drame ne sera connu que beaucoup plus tard. Les corps des moines n’ont jamais été retrouvés.

    Selon le journal «Le Monde», repris par plusieurs médias français, dans un télégramme diplomatique du 2 juin 1996, l’ambassadeur de France de l’époque, Michel Lévêque, décrivait la reconnaissance des têtes des sept moines à l’hôpital le 31 mai 1996. Il mentionne des constatations visuelles du médecin de la gendarmerie», notamment «des têtes dans un état de décomposition avancé avec putréfaction générale», ainsi qu’une évaluation de la date du décès des moines «entre le 16 et le 21 mai». Or le médecin des armées en poste à l’ambassade de France à Alger, au moment de la mort des moines, Tantely Ranoarivony, spécialiste de chirurgie faciale, a contredit ces déclarations lors de son audition fin juin par le juge antiterroriste Marc Trévidic, souligne «Le Monde». «Je n’ai pas donné d’indication sur la date des décès car je ne suis pas médecin légiste», a dit le médecin des armées, selon son procès-verbal dévoilé par le quotidien français.

    Divergences troublantes

    «Je ne me souviens pas avoir donné à l’ambassadeur ces indications qui paraissent très précises», a-t-il ajouté à propos des constatations anatomiques. De son côté, l’ancien consul de France, François Ponge, également présent au moment de l’identification, a déclaré au juge qu’il avait posé au médecin »la question de la date du décès». «Il n’a pas pu me répondre», a déclaré le consul. Pour Me Patrick Baudouin, avocat des parties civiles, ces divergences «soulèvent une interrogation forte sur l’implication de l’ambassadeur dans une connaissance du dossier beaucoup plus forte qu’il n’a voulu le reconnaître». Ces témoignages «confirment également la loi du silence qui prévalait à l’époque et mérite explication», ajoute t-il. L’avocat croit avoir trouvé une faille dans la version officielle française, laissant entendre que l’ancien consul n’était pas au parfum.

    En tous cas, ces deux témoins entendus par les juges français chargés de l’enquête sur la mort des sept moines de Tibéhirine en 1996 ont semé le trouble sur les conditions d’identification de leurs restes. A côté de cette séquence, une autre est restée sans explication de fond. Côté français, on se souvient que le 30 avril 1996, un envoyé des ravisseurs se présente au consulat de France à Alger et livre une cassette audio dans laquelle l’un des moines disait notamment : «Il est demandé au gouvernement français de libérer un certain nombre d’otages appartenant à ce groupe en échange de notre libération, cet échange semblant être une condition absolue.»

    Du côté français, également, il est reconnu aujourd’hui que « deux filières» s’activaient pour gérer ce dossier : « d’un côté, la direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE), à la demande du Premier ministre de l’époque, Alain Juppé, de l’autre Jean-Charles Marchiani, sollicité par le ministre de l’Intérieur d’alors, Charles Pasqua, pour se rapprocher du renseignement militaire algérien ». Mais, à Paris, début mai 1996, Alain Juppé désavoue officiellement le groupe Marchiani et lui demande de cesser «toute tractation relative aux moines de Tibhirine». Les « tractations » ont-elles cessé pour autant ?

    Auditions sur fond de menace terroriste

    Toutes ces séquences, parmi d’autres, de la tragédie des sept moines suscitent un embrouillamini franco-français qui pourrait être levé dans les prochaines semaines. Récemment, le président français Nicolas Sarkozy a déclaré qu’il n’y aura pas de « secret défense » sur ce dossier. L’ambassadeur Michel Lévêque doit être entendu jeudi par le juge Trévidic.

    Le général en retraite des services français Philippe Rondot doit être également entendu sur ce dossier. Rondot avait déjà été entendu par le juge Jean-Louis Bruguière en décembre 2006, sans apporter d’éléments nouveaux. On estime, à présent, qu’il va devoir s’expliquer et ne plus se retrancher derrière le secret défense.

    Selon la presse française, le juge Trévidic dispose maintenant de documents déclassifiés, à sa demande, par la commission consultative du secret de la défense nationale, dont trois notes du général Rondot, plus une copie de ses fameux carnets personnels – rendus célèbres dans le cadre de l’affaire Clearstream.




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  • Abdelkader DEHBI
    12 septembre 2010 at 18 h 20 min - Reply

    @ — liberté :

    S’agissant du dossier global des relations entre notre pays et la France, je suis de ceux qui pensent que nous n’avons pas à faire de distinction entre gouvernements français, en fonction de leur positionnement idéologique de droite ou de gauche. En effet, s’agissant particulièrement de l’Algérie, la politique française a toujours obéi à une constante stratégique : celle de la DESTABILISATION PERMANENTE, politique, économique et culturelle, de façon à pérenniser dans notre pays, ses intérêts d’ex puissance coloniale. Et c’est là qu’interviennent ses RELAIS qu’on peut résumer par la formule pertinente et significative de « Hizb-França ». Or, il se trouve malheureusement aujourd’hui, que ce sont les représentant de ce lobby de pouvoir, d’argent, et d’intérêts étrangers qui sont aux commandes du régimes ; qu’il s’agisse du clan des généraux putschistes inféodés à la France ou de leurs marionnettes civiles, à commencer par M. Bouteflika.




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  • kairm2380
    12 septembre 2010 at 20 h 06 min - Reply

    @Mr Dehbi,
    L’intégrisme est une réalité, le terrorisme aussi. Ne cherchez pas à les masquez par des considération idéologiques du genre hizb franca. La vérité se trouve ailleurs à savoir dans l’impartialité la plus totale.




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  • Abdelkader DEHBI
    12 septembre 2010 at 22 h 47 min - Reply

    @ — kairm2380 :

    Tous les intégrismes sont condamnables. En particulier celui qui se camoufle sous l’étiquette des « démocrates ». Des pseudo démocrates qui n’ont pas hésité à rallier honteusement le camp des généraux putschistes et criminels en Janvier 1992, pour fouler aux pieds la Souveraineté de tout un Peuple qui venait de s’exprimer via un suffrage universel qui a donné une écrasante victoire au FIS. Des pseudo démocrates aussi, dont l’une des figures de proue, je veux parler de M. Sadi, chef du RCD, battu dans son propre fief en Kabylie, est allé jusqu’à dire qu’il s’était « trompé de peuple » — C’est assez vous dire combien vos petits discours éculés de supérette sonnent faux et sont totalement ringards. Il y a une vérité incontournable : Depuis Janvier 1992, l’Algérie est dirigée par un pouvoir illégitime et criminel, corrompu et félon. — Tout le reste, c’est de la littérature. Parce que tout simplement le Peuple Algérien dans son écrasante majorité EST profondément Musulman ; n’en déplaise à quelques groupuscules de marginaux éthyliques, philosophant dans les vapeurs de quelque taverne d’Alger ou de Tataouine.




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  • Ali sadik
    13 septembre 2010 at 11 h 12 min - Reply

    Cet article du Monde contient beaucoup de contradictions!
    En effet, dans l’article, je lis ceci :
    « Dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, à 1 h 15, une vingtaine de personnes pénètrent de force dans l’enceinte du monastère, où ils enlèvent sept moines. Deux membres de la communauté, qui dormaient dans une autre partie du monastère, échappent aux ravisseurs. »
    Donc l’heure exacte et les circonstances de l’enlèvement des moines sont connues : Il y a eu enlèvement de 7 moines par une vingtaine de personnes ! Est-ce le témoignage des rescapés ?
    Plus loin je lis :
    « En 2006, nouveau rebondissement : dans son livre Passion pour l’Algérie, John Kiser rapporte que « l’attaché militaire de l’ambassade de France aurait admis que les services de renseignement avaient intercepté une conversation dans laquelle un pilote d’hélicoptère algérien disait : ‘Zut ! Nous avons tué les moines !’ »
    Selon John Piser, la mort des moines serait due à une bavure militaire (raid d’hélicoptère) !
    Ce que rapporte John Piser démentirait donc le fait qu’une vingtaine de personnes ont pénétré dans le monastère pour y enlever 7 moines et remettrait en cause le témoignage (s’il y a eu témoignage) des deux rescapés.
    J’ai tendance à ne pas croire au « nouveau rebondissement » de 2006 !




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  • rachid 2
    13 septembre 2010 at 13 h 54 min - Reply

    Comment une republique qui se dit democratique et respectant les droits de l’homme comme la France puisse etre complice et bafouer tous ses principes à cause d’une mafia militaro politico financiere et criminelle …




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  • karim2380
    13 septembre 2010 at 15 h 06 min - Reply

    1-Le peuple algérien est musulman, j’en fais partie et je pense que ce n’est guère un scoop de l’affirmer.
    2-Il faut que nous tracions une frontière nette et distincte entre le FIS que vous cité et l’Islam. Le FIS est un parti politique, l’islam est une religion. Le prophète (SAW) prêcher l’islam et non pas le FIS d’ailleurs dans le coran ce sigle n’est point cité.
    3-Vous pouvez ne pas partager la vision de Said Saadi ou Rédha Malek c’est votre droit le plus absolu (moi aussi d’ailleurs) mais de grâce n’appuyez pas votre position d’arguments tels que Koufar ou « Hizb Franssa », cela ne veut sur le fond rien dire et c’est pourquoi d’ailleurs que votre discours montre ses limites surtout que vous disposez d’une panoplie d’arguments politiques qui sont largement en votre faveur.
    4-Vous avez tout à fait le droit de contester le caractère démocratique des partis et personnes qui ont appelés à l’arrêt du processus d’élection en 1991, mais vous ne pouvais quand même pas nous vanter le caractère démocratique du FIS.




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  • karim2380
    13 septembre 2010 at 15 h 14 min - Reply

    @Dehbi
    Mon message s’adressait à vous. Je voulais de même vous dire que je ne partage point vos idées mais vous n’êtes pas pour autant mon ennemi.




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  • Salay
    14 septembre 2010 at 21 h 43 min - Reply

    Si l’article de « Le Monde.fr cultive les contradictions. Il reconnait l’enlèvement des trapistes par les sanguinaires du GIA, les négociations engagées secrètement avec l’ambassade de France (DGSE) et annonce le massacre des sept religieux. Le comble les mêmes services secrets français prennent les gens pour des gourdes plus de dix ans après au point de venir anoner que c’est l’Armée algerienne qui aurait mitraillé et par hélicoptère les saints hommes. De là à dire c’est le frere du pilote de l’Hélicoptère qui m’ont a fait les confidences « Bush walter » aurait fait mieux de sauver le dernier otage francais victime des transfuges du GIA/GSPC en Mauritanie. C’est quand curieux de lire vingt après que les Français ont tenté de marchander avec le truand BELAWAR devenu chef de la Qaeda du Maghreb islamique!




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  • Rachid
    15 septembre 2010 at 14 h 32 min - Reply

    L’ANP a tué les moines de Tibhirinne un point c’est tout. L’ANP a déja tué beaucoup d’Algériens, comme le fait le DRS sur les opposants. Les terroristes, c’est eux qui les chauffent pour créer un climat d’insécurité et justifier l’état d’urgence pour nettoyer parmi les opposants. Allah Yestar c’est tout. Non seulement ils veulent le fric mais ils veulent aussi les consciences … ils ont peur des critiques.
    Qui tue qui … vous vous souvenez !




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  • Congrès du Changement Démocratique