Édition du
20 July 2017

Seule la démocratie…

Par Adel H.

«Que faire? », se demandait Madjid Laribi, dans un article publié récemment sur LQA. Un pouvoir usé, miné par la corruption et les luttes de clans, une opposition de façade aux ordres, les quelques rares véritables opposants en panne d’idées et divisés, des intellectuels acquis au khobzisme ou dispersés aux quatre coins de la planète, une société vidée de toutes ses valeurs et ployant sous le poids de la vie quotidienne rendue de plus en plus pénible par les multiples dysfonctionnements d’un système qui n’en finit pas de recycler les hommes qui ont pris part à la mise en œuvre de politiques dont l’échec est plus qu’avéré… La colonne du passif est surchargée et s’alourdit de jour en jour.

Où va notre pays? Que veulent ses dirigeants, à part se maintenir indéfiniment au pouvoir? Que veut l’opposition? Que veut la population?

Ou bien, tout le monde trouve-t-il son compte dans cette immense galère qu’est devenue l’Algérie? Du temps de Chadli, on disait : l’État fait semblant de payer les gens et ces derniers font semblant de travailler. Nous faisons semblant d’avoir un État, un président, un gouvernement, une économie, des écoles et des universités, des hôpitaux, etc. Nous faisons semblant d’être de bons musulmans ou de bons démocrates. Les jours, les semaines, les mois, les années et les décennies passent et rien ne s’arrange.

Tel un bateau perdu sur l’océan, notre pays n’en finit pas de dériver au gré des courants. Le prix du pétrole grimpe, et la vie redevient soudain belle; on oublie toutes les tempêtes passées et toutes les bonnes résolutions. L’argent coule à flot, irriguant abondamment tous les circuits institutionnalisés de la prédation et de la corruption. Qu’il descende au-dessous de 50 dollars le baril et c’est la panique à bord! On se rappelle soudain qu’il existe des règles économiques impitoyables et que la facture devra être payée un jour ou l’autre. Après moi le déluge : telle semble être la devise des Algériens, peuple et État, gouvernants et gouvernés.

Englués dans un système politique qui a dès le premier jour été basé sur la prévalence de la force sur la négociation, le dialogue et le consensus, nous n’en finissons pas de nous enfoncer. Le cercle des décideurs a  rétréci, année après année, depuis 1962. Après s’être débarrassé de tous les civils d’envergure qui avaient dirigé le combat pour l’indépendance et qui refusaient d’accepter le fait accompli – Boudiaf, Aït-Ahmed, Ferhat Abbas, Benkhedda, Khider, Krim Belkacem et même Ben Bella – le colonel qui avait patiemment attendu son heure s’attela à mettre la société tout entière sous sa botte, la terrorisant et la maintenant dans un état de totale dépendance vis-à-vis de l’État policier rentier qu’il mit en place. Ses disciples continueront le travail de sape de toutes les énergies vives jusqu’au face-à-face sanglant avec une population poussée dans ses derniers retranchements.

Je terminais un précédent article par la phrase suivante : «Il faut continuer dans cette voie [celle de l’éveil des consciences initiée par l’Appel du 19 mars à travers LQA], jusqu’à ce que les petites lumières deviennent un grand feu, un immense brasier qui brûlera toute la pourriture.» La pourriture dont je parle n’est pas seulement d’ordre moral, c’est une pourriture organique. C’est la pourriture qui s’installe dans un arbre mort livré aux termites et aux parasites de toutes sortes. Le pouvoir algérien est tel ce végétal que la vie a quitté depuis longtemps mais qui reste debout, incapable de produire de nouvelles pousses.

Comment sortir de ce système moribond qui ne veut pas et ne peut pas se réformer?

Après avoir subi pendant 48 ans un pouvoir autoritaire qui lui refuse toute autonomie, la société algérienne n’est-elle pas prête à rejeter définitivement toute forme d’autoritarisme? Les Algériennes et le Algériens n’aspirent-ils pas à devenir enfin des citoyens libres, conscients de leurs droits et devoirs qui refusent qu’un groupe se proclame leur tuteur et les mène comme on mène un troupeau de moutons? N’ont-ils pas enfin compris que seule la démocratie véritable, celle de l’alternance au pouvoir et de la libre confrontation des idées et des programmes politiques est porteuse de stabilité et de prospérité? Ils doivent prendre conscience d’une vérité incontournable : les divergences et les antagonismes qui traversent la société algérienne doivent pouvoir s’exprimer librement et pacifiquement afin qu’un tri entre les vraies et les fausses valeurs, entre les vérités et les mythes, se fasse et que la sérénité s’installe.

Nous ne sommes pas différents des autres peuples du monde et nous avons les mêmes besoins qu’eux. Nous ne devons pas nous faire les défenseurs des valeurs générées durant la période de décadence et de repli sur soi que notre aire civilisationnelle a connus depuis de nombreux siècles. Nous devons renouer avec les valeurs qui ont porté la civilisation arabo-musulmane au zénith tout en faisant nôtres celles que le monde d’aujourd’hui a fait siennes et qui ont fait leurs preuves, en particulier le respect de la personne humaine dans ses droits fondamentaux, quelque soient ses opinions politiques et ses croyances.

Nous voyons encore certains intervenants sur LQA rejeter la démocratie, alors que l’Appel du 19 mars est très clair à ce sujet. Toutes celles et tous ceux qui adhèrent à l’Appel du 19 mars se doivent de défendre les valeurs autour desquelles les signataires de cet appel historique ont articulé leur plate-forme politique. Quelque soient nos divergences pour ce qui est du projet de société et d’autres questions importantes, nous devons nous unir autour d’un seul mot d’ordre : démanteler le pouvoir autoritaire mis en place en 1962 pour mettre à sa place un État véritablement démocratique dans lequel tous les acteurs politiques s’engagent à respecter la liberté d’opinion et de conscience ainsi que l’alternance au pouvoir. Une démocratie qui donne au parti qui obtient la majorité le droit de gouverner, tout en permettant à la minorité de continuer à s’exprimer et à défendre ses idées et son programme afin de devenir à son tour la majorité.

Toute autre position reviendrait à faire objectivement le jeu du pouvoir en place et à favoriser l’immobilisme ou à entrainer notre pays dans un nouveau coup de force qui mettrait au pouvoir un nouvel homme fort, un nouveau groupe d’Oujda, qui maintiendrait le peuple algérien sous une nouvelle tutelle.

Tous les patriotes sincères se doivent d’adhérer à ce mot d’ordre afin de mettre définitivement un terme à l’ère de l’autoritarisme et de l’arbitraire et permettre à toutes les Algériennes et tous les Algériens de devenir enfin des citoyens libres et égaux en droits et en devoirs.


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222 Commentaires sur cet article

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  • salim
    13 septembre 2010 at 16 h 42 min - Reply

    la devise des mousquetaires ètait: « un pour tous ,tous pour un.. » celle des politiques ,est : »un pour tous et tous pour moi.. »,ce qui n’est pas tout fait la même chose…citation de jean amadou..on va nul part dans ce pays et tout le monde le sait très bien c’est le pètrole qui à stopper les diffèrentes clans lorsque le pètrole disparaitra on nous donnera la dèmocratie sur un très beau plat de charitè bien soigné.




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  • radjef said
    13 septembre 2010 at 20 h 22 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. @Adel H, bonsoir et saha aidek. L’Algerie que nous connaissons aujourd’hui est le produit de l’ALN, c’est a dire des colonels Krim, Boussof, Ouamrane, Boukharouba, Amirouche, Mohammedi, Ben Tobbal…Or tous ces gens,même s’ils sont de grands patriotes, savent a peine lire et ecrire. Ce sont des gens qui rejetaient avec violence toutes les idées qui ne cadraient pas avec leurs visions reductrices…En 1962, en plus du coup d’etat orchestré lors du congres de Tripoli par l’armée des frontieres contre les instances legitimes de la revolution, en l’occurence le GPRA et le CNRA, les algeriens ne savaient plus quoi faire de leur independance. Les gens instruits et capables de reflechir ont été tous assassinés ou ecartés par les grands moudjahidines qui trouvaient leur intelligence suspecte a leurs yeux . 1962; le pouvoir de l’armée des frontieres, la pensée unique…sont le produit du 1er novembre 1954. La crise algerienne n’a pas commence en 1962, elle remonte aux années quarante. Il temps pour nos universitaires de regarder les choses en face. La construction d’un Etat de droit est leur mission et non celle de petits caporaux incultes et criminels.




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  • Ali Bensabeur Benkritly
    13 septembre 2010 at 21 h 15 min - Reply

    Votre article soulève des points très interessants et mérite des félicitations. Ce que vous écrivez au début est malheureusement très vrai. Il suffit dë vivre le quotidien au pays pour vouloir le quitter ou bien le maudire. A tout point de vue le pays est sinistré, en voie de délinquence et le pouvoir en état de déliquescence. La simple lecture des journaux sur les cas de corruption vous fait douter de tous les responsables qu’ils soient à l’intérieur ou à l’extérieur du pays. Concernant le président défunt Houwari Boumédiène vous adoptez l’attitude de ceux qui le chargent de tous les maux présents du pays. Il est mort il y a près de 30 ans et vous ne lui reconnaissez aucun mérite. Eh bien je peux dire que lorsqu’il était vivant et au pouvoir, beaucoup d’Algériens étaient fiers de leur pays et de son pouvoir même si celui-ci n’était pas le plus démocratique au monde. Boumédiène était un visionnaire et il avait commencé à édifier un Etat solide, centralisé certes, mais efficace. Des programmes spéciaux avaient été votés pour le développement de willayas pauvres comme la Kabylie et le Titteri avec un projet de développement intégré. Mais pour gouverner Boumédiène a dû permettre l’émergence d’une caste bureaucratique c’est à dire une Nomenklatura qui était chargée de la mise en application des programmes de développement et des trois révolutions. Les révolutions ont été un échec et beaucoup de choses ont été écrites à ce sujet. Cette nomenklatura a initié l’accumulation des privilèges et a vécu en marge de la population du fait des avantages dont elle bénéficiait. Boumédiène est mort et sa mort a entrainé la malédiction sur le pays. Chadli et son ouverture économique et religieuse. Ensuite les élections avec le FIS gagnant et la période noire du terrorisme puis le messie Boutéflika qui semble vivre en dehors de la réalité du pays et de ce peuple qui l’a, quoi qu’en dise, élu pour la troisième fois. « Les peuples ont les dirigeants qu’ils méritent » a dit un illustre chef d’Etat. On peut dire aussi que sans la rente pétrolière ce pouvoir aurait été sans doute balayé par la rue qui a de toute façon opté pour la violence pour exprimer son ras le bol bien que la rente soit importante mais répartie de manière à préserver les privilèges des plus nantis. Il faut signaler que le corps diplomatique de l’Algérie est un des plus choyé au monde alors que beaucoup de gens ne mangent pas à leur faim en Algérie et qu’un chirurgien gagne moins qu’un simple petit consul exerçant à l’étranger. Beaucoup de nos ambassadeurs retraités vivent d’ailleurs en occident et pas en Algérie.
    Le pays doit aujourd’hui pour sortir de sa situation dramatique faire une mise à jour de la place de la religion en Algérie et réfléchir sur les rapports entre la Mosquée et l’Etat. Beaucoup de pays ont dû passer par cette étape pour pourvoir se développer. Si on veut un exemple proche de nous il nous suffit de penser à la Turquie. Bien sûr on ne peut accepter toutes les actions entreprises par Ataturk mais leur examen peut nous épargner ses égarements et ses outrances. La Turquie est aujourd’hui une puissance économique et une puissance militaire respectée. D’accord on assiste à un retour de la religion au pays mais la laicité est un fait reconnu en Turquie.
    Vous parlez de la démocratie comme si c’était la solution miracle à tous les maux du pays. Il n’est pas certain que la liberté la plus complète, dans l’étape de développement actuel du pays et de ses mentalités, soient la chose la plus salutaire. Elle existe actuellement à travers les partis qui siègent à l’Assemblée Nationale avec des députés qui touchent environ 300 000DA par mois et qui ne font pas grand chose. Sans doute que leur conscience est assoupie sous le poids du nombre de billets de banque que constitue la somme de 300 000DA. Par contre, les composantes actives du pays, peuvent pour commencer établir un pacte social prélude à une nouvelle constitution du pays en vue de l’établissement d’une nouvelle forme de gouvernance. Il reste qu’il faut rétablir la confiance chez les gens simples qui rejettent tous les dirigeants qu’ils voient comme des gens corrompus. Ensuite entamer une restruturation de l’école pour qu’elle devienne le foyer de la pensée, du civisme et de la non-violence. Tout le reste viendra avec le temps.




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  • Arezki Nait Amar
    14 septembre 2010 at 0 h 06 min - Reply

    Revises tes leçons en matière de démocratie à l’algérienne comme nous l’a enseigné le FLN après 1962 !
    D’abord , rappelles -toi ,selon le FLN selon la version 1965-1978, correspondant au règne du colonel Houari Boumediène,le slogan a été ,pour endormir le peuple, »la révolution par le peuple et pour le peuple « .Ensuite, vint le règne du colonel Chadli Bendjedid,un semi-illéttré imposé par la SM de Kasdi Merbah et de Yazid Zerhouni,les deux faces d’une même pièce de monnaie du clan d’Oujda.




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  • Riyane Amara
    14 septembre 2010 at 2 h 56 min - Reply

    Je pense qu on est dans un cercle vicieux , c’est pas au peuple qu’il faut dire ça, on est tous conscient de ce qui se passe et je peux vous assurer qu’aucun de nous n’accepte cela , mais on est un peuple soumis, on a appris à se taire et à vivre avec, donc , il faut s’adresser directement aux concernés dont je n’ose meme pas citer les statuts par peur ….




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  • cherifi
    14 septembre 2010 at 10 h 37 min - Reply

    Bonjour Messieurs, Avec brio,vous avez décris,dans le détail la réalité Algerienne:Société,Pouvoir, Intellectuels,Opposition et Opposants.C’est le tableau le plus expressif de la déconfiture de toute une société sans aucun repère qui n’arrive pas à éxprimer ce qu’elle veut.Pas la peine de revisiter l’histoire;De Messali à boumédienne en passant par Abbès,Benbadis et les autres,les calculs étroits,les manigances,les trahisons ont jalonnés le parcours de la résistance du peuple Algeriens.finalement,les analphabètes et les médiocres ont eu gain de cause. quarante huit ans après personne ne constate notre état de stagnation,mais notre criarde regression. Je me suis posé cette question:que récolte-t-on de l’appel du 19 mars en supposant que 35950000 l’ont signé?J’aimerai bien etre éclairé. »Commnt sortir de ce système moribond…se réformer »?Voilà,à mon avis la question qu’il fallait poser,suivie par d’autres questions desquelles découlent la REPONSE: »Ils doivent prendre conscience…..la sérénité s’installe ». Messieurs,Ce pouvoir n’est-il pas issu du peuple?Cette élite n’est-elle pas l’enfant du peuple?Cette opposition n’est-elle pas constituée de ce peuple?Alors,j’accuse ce peuple d’etre le responsable du chavirement du navire Algerie,j’accuse ce peuple d’avoir soutenu tous les coups d’états,par ses applaudissements,qui ont fini par instaurer une dictature »populaire ».J’accuse ce peuple versatile, hypocrite,corrupteur et corrompu,sale et gueulard d’etre complice de l’accaparement de nos richesses par des castes qui se renouvellent toutes les decennies.J’accuse ce peuple qui s’est,brusquement, divisé entre Anges et Taghouts pour se déclarer une guerre fratricide qui nous a attiré un véritable capital de honte auquel ne nous releverons pas de sitot. Je lis enfin: »tous les patriotes sincères……droits et devoirs.Oui Messieurs.Mais comment? Mr Radjef,je suis entièrement d’accord avec vous.Mais que faut-il faire?par ou commencer?Mr Ali Bensabeur,tout cela a été dis et redis.c’est du réchauffé.Mais Comment agir? On ne changera rien avec les cris et les écrits tout le monde rale,tout le monde gueule,tout le monde insulte…malgré cela on avance pas.A mon avis,il faut trouver les mécanismes qui permettent de trouver une entente et une union entre courants islamiste et Bérbère d’un coté et une entente et une union entre ces deux courants et la secte kabyle.Que de véritables leaders émèrgent pour sensibiliser, pacifier et organiser cette foule afin d’agir en Algerien rien qu’en Algerien pour L’Algerie uniquement.




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  • Arezki Nait Amar
    14 septembre 2010 at 12 h 07 min - Reply

    Malgré la naissancee du multipartisme et de la démocratie à la faveur des événements d’octobre 1988, nos dirigeants politiques successifs ont du mal à se départir de leurs habitudes héritées du monopartisme.Dans cette pagaille créée par la venue du multipartisme, l’alternance au pouvoir devient difficile et aléatoire.Nos dirigeants se conduisent depuis 21 ans comme des véritables hypocrites en ce qui concerne l’acceptation du multipartisme.Avec l’accaparement du pouvoir réel par les militaires à la faveur du coup d’Etat militaire de janvier 1992,le pays renoue avec la dictature,les assassinats politiques,la gabegie,le marasme économique,les fléaux sociaux et la fuite des cerveaux.
    L’Algérie a raté tous ses rendez-vous avec l’histoire car elle a le malheur d’être gouvernée par des « analphabètes » politiques.Même des urnes sont aussi sortis des dictateurs.Cela prouve que le taux d’analphabétisme dans le pays est élevé et que les hommes boulitiques peuvent facilement manipuler et corrompre les electeurs en se servant souvent des deniers publics pour assouvir leur dessein.
    Et l’on remarque le contraire dans les pays de grande démocratie où les electeurs ont une éducation civique commencée depuis les bancs de l’école et soutenue par la culture du livre et des medias.Le civisme n’est pas encore développé dans notre pays et cette situation entrave gravement la marche vers une véritable démocratie.




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  • radjef said
    14 septembre 2010 at 12 h 07 min - Reply

    Bonjour tout le monde. L’islam, tamazight ddi lakul et la langue arabe n’ont jamais depouillé les algeriennes et les algeriens de leur citoyenneté, de leur identité…celles et ceux qui evoquent a longueur de journée ces sujets, sont soit des ignorants qui traitent des questions qui depassent largement leurs capacités intellectuelles, soit des agents en service commandé, chargés de brouiller les pistes. Ali Belhadj et la Mosquée ne sont pas le probleme en Algerie.Tamazighit ddi lakul est un apport à l’Islam et a la langue arabe…Le probleme en Algerie, c’est l’ANP et seulement l’ANP. L’armée detient la totalité du pouvoir depuis le 1er novembre 1954 a ce jour. Depuis le 1er novembre a ce jour, il n’y a eu qu’un seul et même pouvoir, celui des militaires. Il n’y a eu jamais de pouvoirs successifs. Les architectes du 1er novembre n’etaient ni des Robespierre, ni des Lenine et encore moins des Gramsci. Certes, parmi eux il y avait des patriotes sinceres, mais le reste n’etait qu’un tas d’illéttrés et de bandits coupeurs de chemin. Le pouvoir d’aujourd’hui est a l’image de ses geniteurs.Que nos psychiatres, au lieu de sombrer dans des querelles de village et de familles nobles dans le douar, psychanalysent les motivations qui ont conduit a l’action du 1er novembre 1954! Le changement passe necessairement par le retour des militaires dans les casernes, mais aussi par le retablissement de la verité dans toutes ses dimensions.




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    14 septembre 2010 at 13 h 22 min - Reply

    Assalam;

    La situation politique et celle des droits citoyens, des pays arabes et musulmans en particulier, m’inspire un texte composé d’extraits du « DISCOURS de la SERVITUDE VOLONTAIRE », d’Etienne de La Boétie, disponible à partir d’un PDF sur

    http://www.forget-me.net/LaBoetie/servitude.pdf

    Un discours de quelques 19 pages, dont vous trouverez les extraits comme suit, qui résument très bien la situation de nos pays musulmans et arabes, en particulier, et expliquent peut-être notre sous-développement, ainsi que notre agressivité atavique et notre incapacité à accepter des opinions contraires aux nôtres, à tel point que très vite, nous versons dans l’invective, l’outrage, l’outrance, et la haine qui conduit à l’assassinat de victimes innocentes et impuissantes.

    Méditez ces constats sur ce que les humains ont inventés comme systèmes pour se, ou être gouvernés mais qui tous, sans exception, mènent inéluctablement à se constituer un moyen de perdre ses libertés, pourtant si chèrement acquises, dès qu’elles sont mises entre les mains de dirigeants qui se croient éternels et oublient comment ils ont pris le pouvoir et ce qu’ils sont après tout; oubliant tout à coup qu’ils ne sont que création d’Allah, pour vivre un laps de temps avant d’aller rendre compte de leur passage sur terre.

    Mais n’est-ce pas de la faute de ceux qui les ont crus et qui les servent volontairement et se mettent à leur service au nom de mille et un objectifs plus ou moins assumés ou avoués ?

    Lisez ces extraits, mais que nul ne s’empêche dans extraire d’autres, plus représentatifs de notre situation.

    Bien oui, après tout, pourquoi exclure de notre champ d’études un penseur français étranger à notre foi, au nom d’une pensée chauvine arabe, perse, africaine… ou islamique, UNIQUE ?

    Les maux des sociétés sont universels et les hommes sont tous égaux devant l’adversité; ils ne diffèrent les uns des autres que dans l’art et la manière de l’appréhender ou de s’en sortir.

    LISEZ, je vous prie.

    Quelques extraits qu’il est bon de se remémorer :

    Il y a trois sortes de tyrans.

    Les uns règnent par l’élection du peuple, les autres par la force des armes, les derniers par succession de race.

    1.- Ceux qui ont acquis le pouvoir par le droit de la guerre s’y comportent, on le sait et le dit fort justement comme en pays conquis.

    2.- Ceux qui naissent rois, en général, ne sont guère meilleurs. Nés et nourris au sein de la tyrannie, ils sucent avec le lait, le naturel du tyran et ils regardent les peuples qui leur sont soumis comme leurs serfs héréditaires. Selon leur penchant dominant, avares ou prodigues, ils usent du royaume comme de leur héritage.

    3.- Quant à celui qui tient son pouvoir du peuple, il semble qu’il devrait être plus supportable ; il le serait, je crois, si dès qu’il se voit élevé au-dessus de tous les autres, flatté par je ne sais quoi qu’on appelle grandeur, il décidait de n’en plus bouger. Il considère presque toujours la puissance que le peuple lui a léguée comme devant être transmise à ses enfants. Or, dès que ceux-ci ont adapté cette opinion, il est étrange de voir combien ils surpassent en toutes sortes de vices, et même en cruautés, tous les autres tyrans. Ils ne trouvent pas meilleur moyen pour assurer leur nouvelle tyrannie que de renforcer la servitude et d’écarter si bien les idées de liberté de l’esprit de leurs sujets que, pour récent qu’en soit le souvenir, il s’efface bientôt de leur mémoire.

    Pour dire vrai, je vois bien entre ces tyrans quelques différences, mais de choix, je n’en vois pas : car s’ils arrivent au trône par des moyens divers, leur manière de règne est toujours à peu près la même.

    Ceux qui sont élus par le peuple le traitent comme un taureau à dompter, les conquérants comme leur proie, les successeurs comme un troupeau d’esclaves qui leur appartient par nature.

    Pauvres gens misérables, peuples insensés, nations opiniâtres à votre mal et aveugles à votre bien !

    Vous vous laissez enlever sous vos yeux le plus beau et le plus clair de votre revenu, vous laissez piller vos champs, voler et dépouiller vos maisons des vieux meubles de vos ancêtres !

    Vous vivez de telle sorte que rien n’est plus à vous. Il semble que vous regarderiez désormais comme un grand bonheur qu’on vous laissât seulement la moitié de vos biens, de vos familles, de vos vies. Et tous ces dégâts, ces malheurs, cette ruine, ne vous viennent pas des ennemis, mais certes bien de l’ennemi, de celui-là même que vous avez fait ce qu’il est, de celui pour qui vous allez si courageusement à la guerre, et pour la grandeur duquel vous ne refusez pas de vous offrir vous-mêmes à la mort. Ce maître n’a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps, et rien de plus que n’a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes.

    Ce qu’il a de plus, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire. D’où tire-t-il tous ces yeux qui vous épient, si ce n’est de vous ?

    Comment a-t-il tant de mains pour vous frapper, s’il ne vous les emprunte ?

    Les pieds dont il foule vos cités ne sont-ils pas aussi les vôtres ?

    A-t-il pouvoir sur vous, qui ne soit de vous-mêmes ? Comment oserait-il vous assaillir, s’il n’était d’intelligence avec vous ?

    Quel mal pourrait-il vous faire, si vous n’étiez les receleurs du larron qui vous pille, les complices du meurtrier qui vous tue et les traîtres de vous-mêmes ? Vous semez vos champs pour qu’il les dévaste, vous meublez et remplissez vos maisons pour fournir ses « pilleries », vous élevez vos filles afin qu’il puisse assouvir sa luxure, vous nourrissez vos enfants pour qu’il en fasse des soldats dans le meilleur des cas, pour qu’il les mène à la guerre, à la boucherie, qu’il les rende ministres de ses convoitises et exécuteurs de ses vengeances. Vous vous usez à la peine afin qu’il puisse se mignarder dans ses délices et se vautrer dans ses sales plaisirs. Vous vous affaiblissez afin qu’il soit plus fort, et qu’il vous tienne plus rudement la bride plus courte.

    Et de tant d’indignités que les bêtes elles-mêmes ne supporteraient pas si elles les sentaient, vous pourriez vous délivrer si vous essayiez, même pas de vous délivrer, seulement de le vouloir.

    Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres.




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  • Brahim Younessi
    14 septembre 2010 at 14 h 58 min - Reply

    Bonjour,

    Il est dommage que l’on ne profite pas des nombreux débats qui ont déjà eu lieu sur la démocratie dans cet espace. Ce concept a été décliné à tous les temps. Et je crois que le sujet a suscité des interventions d’excellente qualité et des polémiques tout à fait compréhensibles dès lors qu’elles ne franchissent pas le rubicon de l’insulte et de l’invective. Je ne veux surtout pas être désobligeant à l’égard de Adel H mais son article est une série de constats sur le système politique algérien que l’on partage au demeurant. J’aurais voulu, personnellement, y trouver une réflexion sur la démocratie dont il dit qu’elle est la seule panacée sans autre indication ou contre indication. Ma réaction n’est motivée que par ce mot : « seule » qui donne le sens et siffle la fin. Le triomphe de la démocratie annonce la victoire finale du libéralisme après la chute de l’empire communiste et la « mort » du marxisme. C’est « la fin de l’histoire » qu’Hegel avait conceptualisé dans son fameux « La phénoménologie de l’esprit » et qu’Alexandre Kojève avait cru voir se réaliser dans son « Introduction à la lecture de Hegel » dans les années 1940. Et après la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989, Francis Fukuyama, un néo-conservateur américain d’origine japonaise, reprend ce concept pour décréter urbi et orbi « La fin de l’histoire » parce qu’il considérait alors que la démocratie libérale était devenue universelle. C’est dans ce sens que le mot « seule » qui n’est, peut-être, qu’une clause de style, pose problème ; ce mot suppose que la démocratie n’est pas un « simple » moyen de gestion pacifique des conflictualités politiques, sociales, économiques, culturelles ou idéologiques mais un mode de vie, un projet de société chargé de valeurs typiquement occidentales. La démocratie libérale occidentale n’est pas plus universelle que le capitalisme, cher Adel. L’intérêt de ce débat sur la démocratie réside à ce niveau. C’est, en tout cas, mon avis. Parce qu’il nous faut absolument sortir des idées reçues, des grilles de lecture qui ne sont pas les nôtres et du prêt à penser. La différence entre l’homme et le singe est la production des idées et des objets. Les intellectuels algériens les plus en vue se contentent, pour l’instant, de reproduire et de commenter.
    Salutations
    BY




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  • mohamed Nassim
    14 septembre 2010 at 15 h 55 min - Reply

    A. Chouchane nous decrit le pouvoir reel en Algerie. Visitez son site: http//www.chouchane.algeriavoice.net




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  • Adel
    14 septembre 2010 at 15 h 59 min - Reply

    Bonjour à toutes nos amies et tous nos amis de LQA,

    @radjef saïd

    Parcourant un livre du philosophe et historien marocain Abdallah Laroui (Islam et modernité), je suis tombé sur un passage où il analyse la notion de liberté et sa perception dans le vécu des musulmans du passé. Il constate à juste titre que, bien que les États musulmans de la période de déclin fussent despotiques – le sultan ayant droit de vie et de mort sur ses sujets – l’individu jouissait d’une liberté plus grande que dans les États arabes d’aujourd’hui. Entre autres facteurs qui permettaient à cette liberté d’exister dans un État despotique, l’auteur cite le clan (ou la tribu). En effet, au sein de son clan et de sa tribu, l’individu échappait à la loi du sultan; il était libre. Cela était particulièrement vrai dans notre pays à l’époque de l’État turc de la Régence d’Alger. Le dey ainsi que les beys avaient pour vis-à-vis les chefs de tribus. Les soldats turcs ne pouvaient pas atteindre l’individu à l’intérieur de sa tribu. La société jouissait donc d’une certaine autonomie, malgré le caractère répressif de l’État militaire turc d’Alger.

    On sait que la colonisation française cassa les structures tribales traditionnelles, notamment par l’introduction du salariat. Les Algériens, devenus des «indigènes», furent ainsi livrés pieds et poings liés à l’arbitraire de l’administration coloniale. Cet état de fait aurait dû logiquement cesser après l’indépendance. Il n’en fut rien, hélas, et le despotisme reprit tous ses droits, mais cette fois sans la protection des tribus. La société se retrouva totalement désarmée face aux nouveaux sultans d’Alger. La réactivation des Arouchs en Kabylie est à ce titre très révélatrice.

    Le problème ne réside donc pas uniquement dans le manque d’instruction de ceux qui dirigèrent le combat pour l’indépendance. La société algérienne est entrée dans l’ère de la toute-puissance de l’État national avec une culture politique traditionnelle, mais cette fois sans les puissants contre-pouvoirs qui existaient à l’époque turque (tribus, zaouiyas, etc.) Le despotisme, ne rencontrant aucun obstacle au sein de la société, n’eut aucun mal à asservir cette dernière.

    @Ali Bensabeur Benkritly

    Bienvenue sur LQA.

    Mon jugement sur Boumédiène est, je le reconnais, assez sévère. Je sais que certains de nos amis sur LQA, de même que beaucoup d’Algériens, ont de l’admiration pour lui. Je sais que c’était un nationaliste qui ne cherchait pas à s’enrichir. Il avait, cependant, un amour effréné – névrotique – du pouvoir.

    Nous devons accepter le fait que nous ayons une appréciation différente de son œuvre. Cela fait partie de nos divergences. Mon analyse est la suivante :

    Boumédiène avait pris le pouvoir par la force. Il avait utilisé l’armée et la police politique pour empêcher toute forme d’opposition de s’exprimer. Il voulait être le seul à décider. Après sa mort tout ce qu’il avait construit disparut, preuve s’il en est que c’était du vent, sauf le caractère despotique et dictatorial du système politique qu’il avait mis en place. Il avait cassé tout ce qui pouvait permettre à la société de garder une certaine autonomie vis-à-vis de l’État. Il voulait avoir en face de lui une société totalement dépendante de l’État afin de pouvoir la mener à sa guise. Il y réussit admirablement, grâce à l’argent du pétrole et du gaz, à la SM et au FLN.

    Échec économique, pouvoir militaire despotique, société dépendante de l’État rentier. Les données sont restées les mêmes depuis les années 70. Boumédiène avait fait le vide autour de lui et avait systématiquement éliminé tous ceux qui pouvaient menacer son pouvoir tyrannique. Le travail de destruction mené par les khobzistes du FLN a également donné les résultats que l’on sait au niveau de l’éducation et de l’administration, entre autres. Tous les maux dont souffre notre pays aujourd’hui trouvent leur origine dans le système mis en place par Boumédiène.

    Il faut dénoncer ce système, non pas par haine de Boumédiène, mais pour empêcher que le peuple algérien ne cède à nouveau au chant des sirènes du populisme et du patrimonialisme. Il faut définitivement renoncer au mythe de l’homme providentiel.

    Et c’est là que j’en viens au second point de votre commentaire, à savoir la démocratie. Imaginez que tous les chefs de partis politiques algériens – Abassi Madani, Boudjerra Soltani, Abdallah Djaballah, Abdelaziz Belkhadem, Ahmed Ouyahia, Louiza Hanoun, Karim Tabou, Saïd Saadi (pour ne citer que les plus importants) – prennent un jour conscience de leur égarement et décident de se rencontrer et de signer un pacte national. Imaginez que tous ces chefs de partis acceptent les règles du jeu démocratique : respect de la liberté d’opinion et de conscience, séparation des pouvoirs, pluripartisme, alternance au pouvoir, respect de la minorité, etc. Imaginez qu’ils se présentent tous ensemble face à toufiq et boutef et qu’ils leur demandent de convoquer une assemblée constituante et de démissionner après l’organisation d’élections libres et pluralistes. Ne bénéficieront-ils pas de l’appui de toute la population et de la communauté internationale? Ne croyez-vous pas que ce sera le début de la solution des problèmes de notre pays?

    Qu’est-ce qui empêche cela de se faire? C’est juste un sursaut de patriotisme de la part d’hommes et de femmes qui ont choisi de faire de la politique et qui portent à ce titre une lourde responsabilité devant l’histoire. Pourquoi ces hommes et ces femmes se cantonnent-ils dans l’expectative, regardant tranquillement le bateau couler?




    0
  • Ya Sidna II
    14 septembre 2010 at 16 h 39 min - Reply

    Cher Adel.H. vous résumez très bien la situation : Ce pouvoir ce maintiendra le temps qu’il le faudra ! jusqu’à la fin des temps et poser la question à ce tableau noir c’est déjà y répondre. Ce pouvoir se maintiendra parce que : il n’y a pas de leader, nous sommes divisés sur le choix de notre nouvelle Algérie,nous sommes divisés et rongés par le régionalisme nous sommes disseminés à travers le monde, notre opposition n’est que passive tant elle se pratique seulement à partir d’un d’ordinateur avec des hommes et des femmes qui ne se connaissent pas ou très peu ! enfin et de mon point de vue s’opposer à ce pouvoir de l’extérieur c’est lui donner plus de légitimité et lui assurer encore un peu plus de pérénité. Le changement salvateur mes chers amies et amis, ne peut venir que de l’intérieur mais encore une fois avec un leader un vrai. L’exemple de Khomeiny réfugié en France qui finissa par faire renverser le puissant pouvoir du Shah d’Iran et de ses services secrets LA SAVAC est encore présent dans toutes les mémoires, je peux citer aussi celui des Grecs, des espagnols, des Portugais…. Tant que nous discréditons, nous critiquons, révelons LES TARES DE CE POUVOIR (bien connues du monde entier), élaborons le projet notre Algérie de si loin, alors nous continuons à faire encore et encore le lit de ces CHAROGNARDS. Nous en sommes encore à la recherche de notre identité à notre Novembre 54 sans vouloir porter offense à ceux et celles qui ont donné leurs vies pour cet idéal : La LIBERTE ET L’EGALITE, à l’islam, à ces députés qui touchent de gros salaire…. Restons en là, et tant que le débat volera si bas et de si loin, le pouvoir se frotte les mains : il a encore de beaux jours devant lui !!!




    0
  • Adel
    14 septembre 2010 at 17 h 11 min - Reply

    Bonjour,

    @Brahim Younessi

    Permettez-moi tout d’abord de rappeler que mon article vise avant tout à susciter le débat. Je n’aborde pas le sujet sous son aspect scientifique. Je me considère comme un Algérien ordinaire qui milite pour le changement de système politique dans son pays. A ce titre, je prends part à un combat idéologique. J’ai également un parti-pris : je suis pour la solution démocratique. Je ne suis donc pas partisan de la solution islamique, telle qu’elle est plus ou moins clairement exprimée par ses partisans (application de la chari’aa). Je ne crois pas non plus à la solution militaire.

    J’ai une sensibilité de gauche. Je ne suis donc pas partisan du système libéral pur et dur. Il me semble, toutefois, qu’après l’échec de l’utopie communiste, la démocratie parlementaire, telle qu’elle s’est développée dans les pays capitalistes, est le système politique qui a donné les meilleurs résultats durant l’époque moderne.

    La démocratie dont je parle est une procédure de gestion des conflits et de l’accès au pouvoir de manière pacifique dans une société donnée. Il y a aujourd’hui, en Algérie, au moins deux projets de société antagoniques qui prétendent répondre aux désirs de la majorité des Algériens. Comment savoir qui a raison et qui a tort? Faut-il qu’ils se combattent à mort, jusqu’à ce que l’un des deux soit définitivement éliminé?

    La démocratie a l’avantage d’avoir des règles claires qui ont fait la preuve de leur efficacité ailleurs. Entre le système américain et le système suédois, tous deux démocratiques, il y a cependant une grande différence sur le plan social. La démocratie offre donc une marge de manœuvre considérable.

    Je suis convaincu que le système politique démocratique est totalement compatible avec notre culture et notre religion. Ceux qui sont contre la démocratie n’arrivent pas à accepter l’idée que la société algérienne soit divisée. Cette division est, me semble-t-il, une donnée incontournable. Chacun de nous doit-il s’engager, en fonction de sa sensibilité, dans un camp et prendre les armes pour combattre l’autre? Le sang n’a-t-il pas assez coulé? Si nous ne voulons pas de cette solution, que reste-t-il, à part la démocratie?

    @cherifi

    Nous sommes supposés représenter l’élite. Nous ne pouvons donc pas accuser le peuple. Ce peuple est malade et nous sommes les médecins. Nous devons diagnostiquer le mal et prescrire le remède.

    L’Appel du 19 mars est un premier pas dans la voie de la guérison. Le chemin est long et tortueux. Nous devons cependant agir, chacun à son niveau. Je participe à ce mouvement en écrivant. D’autres activent dans le mouvement syndical ou dans les universités. Comment faire pour que toutes ces actions soient coordonnées et aillent dans le même sens? Ce problème n’est pas facile à résoudre et les militants y ont été confrontés à toutes les époques. Messali Hadj et ses compagnons de l’ENA qui faisaient la tournée des cafés et des usines à Paris, a début des années 30, pensaient-ils qu’il faudrait attendre 32 ans avant de voir l’Algérie arracher son indépendance?

    La grande difficulté réside pour le moment dans la division des rangs de l’opposition véritable. La création d’un front uni face au pouvoir DRS doit obligatoirement passer par un travail de clarification idéologique. Quel sera l’objectif de ce front? Ma réponse est celle de l’Appel du 19 mars : la mise en place d’un système politique démocratique. Sommes-nous tous d’accord là-dessus? Je ne crois pas, hélas.

    Cordialement




    0
  • liberté
    14 septembre 2010 at 19 h 34 min - Reply

    @ Brahim Younessi,

    je vous invite à lire l’ouvrage du Professeur Lahouari ADDI politologue Algérien à l’Institut des Etudes Politiques de Lyon sur l’Algérie et la Démocratie éditions la Découverte:

    Fiche détaillée

    L’Algérie et la démocratie. Pouvoir et crise du politique dans l’Algérie contemporaine

    Auteur : Lahouari Addi

    Editeur : La Découverte

    ——————————————————————————–

    Descriptif

    Pourquoi la tentative de démocratisation ouverte en Algérie après les émeutes d’octobre 1988 a-t-elle débouché sur une crise sociale et économique sans précédent et sur une situation politique proche de la guerre civile ? Comment interpréter l’audience croissante de l’islam radical et son basculement dans la violence ? Pour répondre à ces questions, Lahouari Addi propose dans ce livre une analyse en profondeur qui bouscule bien les idées reçues et permet de mieux comprendre l’extraordinaire complexité de la situation algérienne. Il montre ainsi qu’à la différence de la plupart des pays qui ont eu à vivre la sortie d’un régime autoritaire – en Europe du Sud et de l’Est ou en Amérique latine -, la transition démocratique en Algérie s’est heurtée à une accumulation d’obstacles particulièrement redoutable. Il s’agit en effet à la fois d’un pays musulman où la religion conteste encore à l’État la prérogative d’édicter des règles de droit ; d’un pays du tiers monde ayant subi l’une des colonisations les plus longues et les plus agressives ; et enfin d’un pays à économie « socialiste » où les bases mêmes de l’accumulation de richesse ont été sapées par la centralisation étatique et la corruption. L’originalité de cette approche est qu’elle combine, en s’appuyant sur une solide armature théorique et sur une excellente connaissance du terrain, deux niveaux d’analyse :celui de la logique du système de pouvoir, qui a cherché à instrumentaliser l’ouverture démocratique pour se relégitimer ; et celui des mutations profondes qui ont bouleversé la société algérienne, tant au niveau social qu’à celui des représentations symboliques.

    Voici la table des matiéres:

    TABLE DES MATIÈRES

    Introduction

    I. Les origines de la crise
    1. L’islamisme eu coeur du nationalisme
    – Nationalisme politique versus nationalisme culturel – De la légitimation religieuse au fondamentalisme d’État

    2. Le pouvoir politique comme fin en soi
    – La sociologie et un non-objet : le pouvoir – Une pratique politique révélatrice : le « système Boussouf » – L’obsession du pouvoir – L’absence de débats idéologiques – Un autoritarisme stérile

    3. L’armée, source du pouvoir
    – Une légitimité fondée sur l’action armée – L’équilibre précaire du système des pouvoirs – La dérive clientéliste dans l’armée – L’armée à l’heure des réformes institutionnelles

    4. Les limites de l’économie distributive
    – Le volontarisme comme pratique économique d’État – Les contradictions de l’économie distributive – La logique de l’État rentier – L’opposition aux réformes

    5. Le FLN est le père du FIS
    – L’idéologie populiste : un héritage du mouvement de libération – Le populisme comme négation du politique – Convergences et divergences entre le FLN et le FIS – Le populisme a-t-il un parti politique ? – La conception morale du politique et le refus contradictoire de la modernité

    II. L’Algérie face au défi démocratique
    6. Démocratie et lien social
    – Imaginaire social communautaire et démocratie – La démocratie comme désengagement de l’État – L’Etat moderne comme préalable à la démocratie

    7. L’utopie islamiste
    – La religion comme expression symbolique de la société – L’utopie islamiste se nourrit de l’échec – Religion « publique » et modernité politique – Sécularisation de la religion et formation du droit – Le sens de la « dépolitisation » de la religion

    8. A la recherche du pacte civique
    – L’armée et le dialogue national – L’éclatement du champ politique – Une transition démocratique sans démocrates – La politique comme résultat de la force et de la ruse

    9. Les contradictions de la démocratisation Les islamistes et la démocratie
    – Une « régression féconde » – La démocratie comme un marché ?

    10. L’Etat et l’identité nationale
    – L’Etat crée la nation – Etat, nation et autonomie individuelle – Une situation linguistique marquée par une profonde diglossie

    11. L’islam est-il compatible avec la modernité politique ? Eléments de comparaison entre chrétienté et islam
    – Les contingents historiques de la sécularisation – L’échec des mu’tazilites

    Bonne lecture Mr Brahim Younessi.




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  • radjef said
    14 septembre 2010 at 20 h 14 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. La democratie americaine n’est pas parfaite. Plus que cela, elle est responsable de plusieurs crimes contre l’humanité. Le sort resevé aux indiens renseigne sur le caractere feroce de cette democratie. Mais paradoxalement, la democratie americaine(Occidentale d’une façon générale) en depit de tous les torts et atrocités qu’elle a causés à l’humanité, est citée comme reference et exemple a suivre. Pourquoi donc cela? Qu’est ce qu’il a donc cet Occident de plus que nous autres nous n’avons pas? Pourquoi a chaque fois qu’on parle de cette democratie occidentale qui a pourtant engendré la colonisation, l’esclavage et un tas d’autres malheurs à l’humanité, on se sent comme des moins que rien, des incapables destinés a vivre en marge de l’univers moderne? Pourquoi donc l’Occident est devenu cet espace fort ou les citoyens se sentent en securité, capables d’accomplir des exploits et de réaliser des merveilles?
    Est ce la faute à l’Islam, à Tamazight et la langue arabe si notre pays n’arrive pas a sortir la tête de l’eau?
    L’Occident a construit sa politique interieure sur du concret, sur la verité, sur le savoir, la science, la transparence, , l’art et le talent. Le regime algerien est dominé par des foyers obscures qui ont construit tout sur le mensonge, l’imposture, la violence, la terreur, l’ignorance , la mediocrité et les faux semblants qui ont denaturé le sens du réel. En Algerie, nos universitaires et nos intellectuels pensent que leur complicité avec le regime totalitaire qui a substitué à la réalité une societé vertuelle , est la condition necessaire a leur reussite sociale…Presque tous les regimes arabes se trouvent dans le cas de notre pays. Il faut que nos élites sachent que sans verité, sans savoir, sans science, sans transparence, la democratie n’a aucun sens. Si le sein d’une mere est necessaire pour faire d’un bebé un adulte fort,alors la verité, le savoir, la science et la transparence sont la condition qui font de la democratie un moyen de gouvernance sur.




    0
  • Adel
    14 septembre 2010 at 22 h 02 min - Reply

    @radjef saïd

    Bonjour,

    Je ne pense pas que ce soit la démocratie qui ait été la cause de l’extermination des indiens d’Amérique et des atrocités de la colonisation. De même que ce n’est pas le message coranique qui a été la cause de la décadence des musulmans.

    La démocratie règle de manière optimale les relations conflictuelles à l’intérieur d’une société donnée. Les relations entre États ou entre nations différentes sont régies par d’autres lois. Un État démocratique peut assurer le bonheur des citoyens dans les limites du territoire qui est le sien et opprimer d’autres nations au nom de la religion, de la race, de la nécessité économique, etc. Concrètement, notre problème, c’est le bonheur des Algériens, pas la paix dans le monde.

    La démocratie ne rendra pas les Algériens plus savants ou plus honnêtes du jour au lendemain. Elle leur permettra cependant de s’engager dans la bonne voie, celle que le pays aurait dû emprunter en 1962. La démocratie est un contrat auquel adhèrent toutes les forces vives de la société ainsi que le reste du peuple. La première clause de ce contrat dit que nul ne peut s’imposer par la force. C’est de ce principe de base que tout le reste découle.

    Cordialement




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  • Brahim Younessi
    14 septembre 2010 at 22 h 53 min - Reply

    Bonsoir,

    Adel, je ne veux pas placer ce débat sur un terrain « scientifique », quoique, une réflexion philosophique, sociologique, anthropologique n’est ni inutile ni inintéressante. Il nous faut, me semble-t-il, ne pas tomber dans les pièges du sens commun. Tous les mots que nous utilisons couramment dans notre langage quotidien comme démocratie, liberté, modernité, laïcité sont piégés. Et nous savons que le lien entre le langage et l’idéologie est assez étroit. C’est une préoccupation à la fois théorique et politique. A mon sens, on ne peut, sérieusement, développer une démarche politique et idéologique, à fortiori envisager la construction d’un projet sociétal qui touche aux valeurs et aux institutions sans théorie critique. Les sociétés ne procèdent pas uniquement du contrat, elles découlent d’une histoire. Mon intervention précédente était dans le registre strictement politique avec une connotation pour reprendre votre terme « idéologique ». Vous dites, en effet, que vous menez un combat idéologique. Soit. Et c’est respectable. Vous ne pouvez dès lors évacuer cette question fondamentale par une définition tout à fait technique de la démocratie qui a ma faveur : « La démocratie n’est qu’un moyen (elle n’est donc ni une fin ni elle-même une idéologie) de gestion pacifique des conflictualités ». Et puis, même en ayant posé ce postulat nous n’avons rien réglé du tout du fait des contradictions qui traversent notre société et des luttes idéologiques auxquelles vous reconnaissez, et c’est votre droit, prendre part. Mais contre quel ennemi idéologique qu’il faudra bien identifier et nommer ? On peut tourner et retourner cette question de la démocratie dans tous les sens que l’on veut, lui donner tous les contenus pratiques qui la formalisent comme liberté de conscience, séparation des pouvoirs (on peut constater que des Etats parfaitement démocratiques, peut être encore plus démocratiques que d’autres ne séparent pas les trois pouvoirs traditionnels parce qu’ils reconnaissent une souveraineté au peuple et non à la nation, vaste question), alternance au pouvoir etc…qu’elle bute ou finira par buter sur des cosmogonies différentes voire antagoniques et des systèmes normatifs aussi différents qu’éloignés. La démocratie c’est d’abord des idéaux et des valeurs qui soutiennent un système politique. Eloigné du modèle européen, la démocratie indienne, la plus grande du monde, baigne dans son propre environnement culturel et religieux et prospère dans son système des valeurs.
    Thomas S Eliot qui avait le défaut d’être maurassien écrivait dans « Sommes-nous encore en chrétienté ? » (1946, p. 22) : « Lorsqu’un vocable est gratifié d’un caractère aussi universellement sacré, (…) comme aujourd’hui démocratie, je commence à me demander si, à force de signifier tout ce qu’on veut qu’il signifie, il signifie encore quelque chose. » Et Bertrand de Jouvenel, un libéral qui n’a pas moins cultivé l’ambiguïté idéologique notamment dans les années 30 et pendant la seconde guerre mondiale, dit dans son livre « Du pouvoir : histoire naturelle de sa croissance » (1945, p. 441) : « Les discussions sur la démocratie, les argumentations en sa faveur ou contre elle, sont frappées de nullité intellectuelle, car on ne sait pas de quoi l’on parle. »
    Comme le dit Giovanni Sartori, l’auteur de la « Théorie de la démocratie » : « Tout le monde est favorable à la démocratie, mais quelle démocratie ? »
    C’est là que commence le travail de l’intellectuel et du politique.
    Salutations
    BY




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  • cherifi
    14 septembre 2010 at 23 h 15 min - Reply

    Mon frère Adel, La « libérté » dont jouissait l’individu,à un certain moment donné de l’histoire, s’éxprimait par une violence sauvage éxércée par le plus fort contre le plus faible.Cette force individuelle est dictée,logiquement,par la force que représente la tribu ou le clan en terme de nombre de personnes.C’est une « libérté » génératrice de conflits et,donc de divisions qui trouvent son éxpression dans les batailles rangées entre tribus,clans et familles. Tout pouvoir ne peut que se réjouir de cet état. Malgré cela,au moins à cette époque y à cette forme de libérté,aujourd’hui,nous sommes dans une prison à ciel ouvert et reduit à l’état d’ésclavage.Je partage entièrement,vos opinions sur Boumédienne dont le pouvoir releve de la pathologie disait Frantz Fanon. Concernant l’élite commerçante,vous l’avez très bien décrite au début de votre analyse et de ce fait elle ne pourra jamais guider la foule.Mr Adel,le diagnostic du mal qui ronge l’Algérie est connu,donc la thérapie aussi,reste la préscription et le suivi de son administration.L’appel du 19 mars peut connaitre une adhésion massive des Algeriennes et Algeriens pour un véritable changement, mais cela doit obligatoirement passer,au préalable,par une entente et une union de tous,sinon le combat est voué à l’échéc.Votre contribution porte le titre « que faire »,n’est-ce pas la question poséee par les grands de ce monde et rares sont ceux qui lui ont trouvé la réponse.Ce n’est pas du défaitisme,mais seulement un constat amère devant une foule qui scande dans un délire One,Two,Three Viva « L’Algiré »,une foule qui ferme les bureaux des administrations,vident les écoles,immobilisent les bus du transport en commun pour assister à un match de foot-ball,ça,c’est du nationalisme à l’Algerienne.Cette meme foule s’arrachait les NAVETS,la veille de l’Aid à 250 DA le kilo.Y à de quoi l’accuser de tous les maux.

    ==================
    C’est ce à quoi nous appelons : un compromis ou accord politique historique accepté et respecté par tous. C’est autour de ce compromis que se créera le Front du Changement national. Nous ne pouvons créer un rassemblement sur du vide. J’ai essayé d’expliquer cela dans mon dernier commentaire. Qu’un débat fraternel et dépassionné s’ouvre sur cette question lancinante du changement.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • Salah-Eddine SIDHOUM
    14 septembre 2010 at 23 h 16 min - Reply

    Je crois comme l’avait dit Adel que le constat a été depuis fort longtemps fait et que le commun des mortels en Algérie connait les causes exactes du désastre national.
    Nous pouvons schématiser en quelques points la situation actuelle :
    – Les élites du mouvement national qui ont conduit le combat libérateur ont libéré le territoire sans libérer le citoyen. Il s’agit d’une indépendance inachevée qui a été vite confisquée par des imposteurs venus des frontières.
    – Ces derniers après près d’un demi-siècle d’un pouvoir illégitime, chaotique et sans partage ont mené notre patrie vers une faillite sanglante.
    – L’élite politique post-indépendance et celle née après la supercherie démocratique de 88 a totalement failli, pour la simple raison que la majorité d’entre elle a été préfabriquée dans les laboratoires de la police politique pour meubler la vitrine démocratique d’un régime illégitime. D’où l’absence d’une véritable opposition.
    – La société totalement désarticulée par cette boulitique destructrice et suicidaire et trahie par une élite khobziste et affamée phagocytée par le système, se retrouve désarçonnée et sans repères, se retranchant dans les maux et les vices de la misère matérielle et morale.
    Nous sommes face à un vide sidéral tant culturel que politique qui fait le bonheur de ce système et qui lui permet, jusqu’à preuve du contraire de se pérenniser. Sa force encore une fois réside en notre faiblesse !
    « Que faire ?» pour reprendre Madjid Laribi.
    Il est clair que seul un véritable changement radical du système politique est en mesure d’arrêter cette descente aux enfers pour espérer édifier un Etat de droit et reconstruire ce pays délabré.
    Mais pour reprendre Adel « tout le monde trouve-t-il son compte dans cette immense galère qu’est devenue l’Algérie? ». Beaucoup de gens appellent au changement mais concrètement, rien n’est fait dans ce sens quant à l’élaboration d’une stratégie adaptée. Cela m’avait amené à rédiger il y a quelques mois un article qui avait suscité un débat fort intéressant et parfois houleux que j’avais intitulé : « voulons-nous vraiment le changement ? ». Et la question reste toujours posée.
    La situation déplorable de torpeur, de désarroi et de « j’m’enfoutisme » de notre « ghachi » est le fruit de la trahison des nouveaux colons locaux mais aussi et surtout de la misérable couardise de nos « élites». N’importe quel peuple de la planète soumis à tel régime destructeur aurait réagit comme le nôtre. Non, notre « ghachi » est comme tous les peuples du monde, avec ses qualités et ses défauts. Ce sont les guides (imposés) de la Nation qui ont failli. Il est malheureux aujourd’hui d’entendre des alphabètes, nostalgiques de l’Algérie de Papa, traiter leur propre peuple de tous les noms d’oiseaux. Cela fait certainement grandement plaisir aux reliques de l’Algérie française Outre-Méditerranée. Heureux les Abane, Ben M’Hidi et Ben Boulaïd qui n’auront rien vu.
    Ce n’est pas en insultant ce régime crasseux, en gesticulant et en vociférant qu’on mobilisera notre peuple trompé depuis 62, tantôt au nom d’un nationalisme folklorique, tantôt au nom du nifaq religieux, tantôt au nom d’une démocratie frelatée.
    Ce ne sont pas aussi les discours démagogiques et populistes qui ébranleront les assises de ce régime.
    L’heure est à une sérieuse réflexion, à une véritable moussaraha entre Algériens dignes, toutes tendances confondues et sans exclusion aucune. Puis à une action pacifique commune concertée et intelligente pour mettre un terme à l’imposture au pouvoir. . Nous devons mettre un terme à cette mystification qui dure depuis la supercherie de 88 quant aux réalités politiques et sociales que nous vivons.
    Les vrais sociaux-démocrates, nationalistes et islamistes, ceux qui sortent des entrailles de cette société – pas ceux sortis des laboratoires et atteints de schizophrénie politique – doivent impérativement se retrouver autour d’une table et discuter sereinement des problèmes qui les divisent, souvent artificiellement et d’aboutir à un accord ou compromis politique historique accepté et respecté par tous. Ce compromis constituera la charte éthique et la rampe de lancement du Front du changement national, véritable creuset de toutes les forces politiques réelles et représentatives qui engagera cette dynamique populaire pacifique du changement véritable.
    Les Algériennes et Algériens dignes peuvent-ils s’opposer :
    – à leur Algérianité dans sa triple et indissociable dimension, forgée par l’Histoire ?
    – à la démocratie comme moyen de gestion politique de la société et de ses institutions ?
    – au respect des droits de l’Homme ?
    – à l’élection d’une assemblée constituante ?
    – Au respect des libertés individuelles et collectives ?
    – A des élections libres et à l’alternance réelle au pouvoir ?
    – A la mise en place d’institutions représentatives et à la séparation effective des trois pouvoirs ?
    Je crois que si nous sommes incapables, nous, génération de l’indépendance, à nous entendre, à accepter et à respecter ces valeurs et principes démocratiques unificateurs, il serait alors de notre devoir de nous taire à tout jamais, évitant ainsi de nous berner et de berner notre peuple. Nous n’aurons alors que ce que nous méritons.
    La rue alors aura son mot à dire ou Rabi Yaltaf !

    Salah-Eddine SIDHOUM
    Alger le 14 septembre 2010




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  • Afif
    14 septembre 2010 at 23 h 20 min - Reply

    @ Adel :

    Ci-après, extrait de mon commentaire paru sur le forum « Les perdants (du vote) sont ceux qui soutiennent les putschs et ceux qui résistent aux changements » : « A Alilou : si le peuple algérien te semble si médiocre, c’est à cause de ses élites et de l’absence d’alternative crédible. Il préfère le statu-quo à la Somalie. Il n’est pas idiot. »

    J’ajoute que ces élites continuent à le tromper et à falsifier l’histoire : s’ils sont croyants, ils doivent savoir que, plus leur pouvoir de mystification touche le plus grand nombre, plus leur regret sera terrible le Jour du Jugement Dernier.

    J’ai dit aussi dans un autre forum, en m’adressant à un islamiste, que combattre la démocratie était un péché. Il s’en est étonné, malheureusement, je n’ai pas eu l’opportunité de lui répondre pour lui expliquer que le péché réside dans le fait que l’absence de démocratie porte un préjudice matériel et moral évident à la grande majorité du peuple, qui se trouve ainsi dépouillé de ses droits les plus élémentaires, de sa part des richesses du pays auxquelles il a droit, et même de son travail et de sa sueur, comme on le constate aujourd’hui dans le secteur privé.
    Aussi, toute velléité de redorer le blason à la dictature et au misérabilisme du peuple ne peut se concevoir que comme une réfutation de la démocratie.




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  • Ali Bensabeur Benkritly
    14 septembre 2010 at 23 h 28 min - Reply

    Réponse à Adel H.

    Merci pour vos commentaires. Je voudrais apporter quelques précisions sur ce que j’ai écrit sur le président défunt Boumédiène. Tout d’abord, je reconnais la justesse de vos remarques sur le pouvoir absolu qu’il a exercé et surtout la terreur que la SM a inspiré à tout le monde au pays. Je maintiens néanmoins que à l’époque l’Algérie n’avait aucun dirigeant de son calibre à lui opposer dirigeant qui aurait pu mobiliser les foules dans le sens positif. Bien sûr qu’il ne supportait aucune opposition mais il répondait à l’image du despote éclairé idée chère à Djamel Eddine El Afghani. C’était un despote mais pas un tyran. A ma connaissance il n’y a jamais eu de bain de sang à son époque et même le PAGS était plus ou moins toléré au sein de l’Université d’Alger.
    Selon Réda Melek, Boumédiène était conscient de la nature de son pouvoir et qu’il n’excluait pas une certaine forme de liberté politique. Il ne faut pas négliger le rôle considérable qu’il a joué au niveau international. Je pense que sa mort est la réponse de ses ennemis à son action intérieure (libéralisation) et extérieure (relations Nord Sud et rôle dans le monde arabe). Il est d’ailleurs symptômatique que les deux seuls dirigeants arabes ayant une envergure transnationale soient morts de manière suspecte et j’ai nommé le roi Fayçal d’Arabie Saoudite que Boumédiène estimait beaucoup.
    Concernant son action pour le développement du pays je sais pour avoir travaillé dans un programme spécial l’intérêt qu’il accordait à son achèvement. L’ancien ministre de l’Intérieur le regretté Ahmed Medgheri venait s’enquérir souvent sur place des difficultés et problèmes rencontrés. La seule chose que je peux dire c’est que à l’époque il y avait du ciment et des artisans pour construire une grande mosquée mais pas de ciment pour construire les écoles et les dispensaires prévus au programme spécial. C’était un problème de pénurie contrôlée et de choix locaux sur les priorités dans l’accomplissement des programmes sectoriels.
    Concernant la démocratie. On a dit que c’était le pire système politique jusqu’à ce qu’on trouve mieux. Mais même cette imperfection n’existe pas dans le systéme politique algérien en ce sens que l’Assemblée pourtant élue par le peuple ne joue pas son rôle du fait de l’attitude des députés qui répondent ainsi aux consignes des dirigeants politiques des partis que ces députés représentent. Je répète encore une fois que le salaire qui leur est versé fait de ces députés des personnes payés pour lever le bras quand on le leur demande exception faite sans doute de quelques-uns d’entre eux. Il est certain que la démocratie avec une assemblée constituante comme vous le mentionnait ne fonctionnera jamais chez nous. Les Algériens et les arabes en général aiment avoir un Père de la Nation qui synthétise la justice, la sécurité et la confiance en sa personne. Ils aiment un Zaim. Le recours suprême un peu comme les Marocains voient leur Monarque.
    Pour en venir au pacte social qui pourrait être initié en Algérie les concepteurs seraient les chefs de partis politiques, je pense à Louisa Hanoune, Ouhaya et Said Saadi en particulier, des (et non pas les) dirigeants syndicaux et des personnalités reconnues pour leur attachement aux valeurs démocratiques et leur intégrité. Il ne faut pas non plus ignorer l’armée dont certains cadres sont d’authentiques nationalistes, jeunes et bien formés. Priorité à la séparation de la Mosquée et de l’Etat et à la forme de systéme politique du pays. Tout le reste viendra. Mais après. Pour reprendre votre idée de voir les chefs de partis actuels se réunir de bonne foi et en toute sincérité je vous avoue ne pas y croire pour la simple raison qu’ils sont dans les coulisses du pouvoir et n’ont rien fait du tout. Au contraire le pays s’enfonce de jour en jour malgré les investissements sociaux et en infrastrutures effectués dans le pays par le pouvoir. Je vous invite à lire l’article du quotidien d’Oran en date d’aujourd’hui signé par Kamel Daoud qui reprend un peu le théme de la démocratie et de la Turquie. Thémes que j’ai effleuré dans mon premier article.
    Pour conclure, je me prends à rêver un peu : imaginons un seul instant que l’Emir Khaled petit-fils de l’Emir Abdelkader n’ait pas renoncé au pouvoir avant l’indépendance du pays. Imaginons toujours un seul petit instant qu’un de ses descendants se soit installé au pouvoir en 1962 et ait exercé ce pouvoir avec justice et de manière plutôt démocratique, est-ce qu’on ne serait pas en droit aujourd’hui de se dire que le pays aurait connu un autre sort?
    Je ne suis ni nostalgique ni monarchiste mais compte tenu de la situation actuelle du pays tous les rêves pas trop insensés sont à méditer.
    Je vous salue
    Ali




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  • iker
    15 septembre 2010 at 1 h 03 min - Reply

    Je suis tout à fait d’accord avec notre ami SIDHOUM,il faut mobiliser et dynamiser toutes les forces qui refusent la dictature.
    j’ajouterai qu’il faut mettre en place une politique ou des stratégies coordonnées d’affaibilisssement d’encerclement et d’étouffement de la junte par des actions bien ciblées et répetitives,préparer les gens à des luttes longues et difficiles.
    Face à une junte transformée en force d’occupation de notre pays, utiliser notre plein potentiel de nuisance.




    0
  • Tarik Ben Ziad
    15 septembre 2010 at 3 h 28 min - Reply

    Les sionistes défendent le fait juif comme étant une nation. Le fait musulman ne doit pas être alors un fait de culture ou de nation Arabe. L’Algérie est musulmane comme elle est nord africaine. Quand on aura compris ça, alors le combat contre le sioniste sera des plus légitimes …




    0
  • wahid
    15 septembre 2010 at 4 h 17 min - Reply

    @ Adel, C’est une petite réflexion sous forme de Blog

    Vous avez posé le problématique; comment se débarrasser de ceux qui détiennent le pouvoir de gouverner l’Algérie et que vous identifie souvent en une seule entité l’Armée.

    C’est une erreur de jugement fondamentale, ceci fausse tout action pour le changement.

    Le pouvoir en Algérie est une somme de forces, et pour preuve, par moment en observe sur la scène politique algérienne quelques signes de tensions (guerre des clans, appellation erronée) qui souvent sont due à un déséquilibre momentané des forces et l’élément clef dans cet équilibre réside dans l’expérience politique et diplomatique de l’actuelle président ( L’équipe du président) qui jusqu’à présent a démontré sa capacité de veiller à cet équilibre, (la preuve, unanimités de l’ensemble des forces pour 3 mandats) quoi qu’on pense de lui.

    Ce qui caractérise le pouvoir en Algérie, et depuis l’indépendance, c’est la suprématie des éléments (hauts gradés) militaires de l’ALN et l’ANP qui ont toujours gouverné et qui continuent de gouverné malgré que certains sont à la retraite et qui continuent à gouverner avec main de fer, les institutions de l’état directement ou par ricochet, (il ne faut pas oublier ces militaires sont issues du peuple et des différentes couches sociales).

    Ce sont des éléments très solidaires entre eux (liens tribales, liens parentales, ou par alliances etc…), et qui entretiennent des relations au delà de la sphère politique nationale, ils contrôlent l’armé, la police militaire, les parties politiques, les medias, les associations, la finance, la justice, et récemment l’économie du secteur privé (suite aux reformes économiques), et ils entretiennent des relations extérieures avec d’autres alliés et puissances régionales et internationales ( Intérêt économique et alliance sécuritaires)ou la police militaire joue un rôle déterminants dans ce schéma de gouvernance (souvent de relai entre le civil et le militaire).

    Ils disposent d’un pouvoir absolu sur toutes les institutions de l’état, quelle soit civiles militaires ou paramilitaires et de toutes les organisations de masse et tentent de contrôler le peu d’organisations non gouvernementales qui activent en Algérie.

    Le fait nouveau, les événements d’octobre 1988 ont plus au moins déstabilisé ce shama de gouvernance, et le président Chadli maladroitement, à tort ou à raison, a probablement voulu reformer le system dans quel objectif ? (Peut être la réponse elle est chez nos anciens colonisateurs).

    Depuis l’Algérie a vue naitre une force, le Front Islamique du Salut.qui va tenir en haleine le pouvoir affaiblit par les événements de 1988 et des problèmes internes au sein de l’armé, es ce que c’était une occasion raté pour le changement du système ? (rien n’a été joue jusqu’à présent)

    La suite des événements, violence, guerre ouverte sur tout les fronts, jusqu’au jour de l’arrive du sauveur, sont rôle a été très déterminant pour restauration du schéma du pouvoir post indépendance de l’Algérie avec un concept nouveau quelque soit les divergences; un mot d’ordre; l’équilibre doit être jalousement maintenu dans l’intérêt de toutes les forces ? (quelque soit les enjeux).

    A mon avis le changement ne sera possible sans la compréhension de ce schéma.

    Le changement oui c’est possible ?

    Il ne suffit pas de dire démocratie, et le problème est réglé, ce n’est pas assez.

    Comment?

    Pas en qualifiant ceux qui gouvernent de……etc…….quelque soit la haine.

    Il faut faire preuve d’imagination et d’innovation pour y arriver c’est ce que je pense.




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  • tacili
    15 septembre 2010 at 9 h 59 min - Reply

    Bonjour,

    Le compromis a mon avis devrait se faire au plan intellectuel d’abord avant de passer au plan politique et ce compromis intellectuel appelle un examen sérieux du contenu sémantique de concepts tellement usés et abusés qu’ils ont perdu leur force directrice. Le champs sémantique se transforme souvent en champs de bataille et des vies sont sacrifiées sur l’autel du “sens”.

    La démocratie est, peut être, le concept qui représente ou résume le mieux les limites de l’approche saussurienne aléatoire du langage et ses retombées psychologiques néfastes sur l’espace de communication entre acteurs sociaux.

    Nous pouvons dire aux mots ce que nous voulons mais ce sont les plus forts qui décident du “sens” et définissent les limites du correct et de l’incorrect.

    La démocratie est d’autant plus compliquée parcequ’elle a connu une transformation et des greffes successives au fil des décennies pour finir comme un “package” et non une idée simple. C’est désormais un programme tout entier qu’il faut accepter pour avoir le privilège d’accès a la civilisation et a la reconnaissance comme une force du bien.

    On raconte que Djoha, notre célèbre souffre douleur, voulait construire une maison et, de suite, ses amis et des membres de sa famille voulaient le conseiller comment le faire et venaient avec des idées différentes. Il a essaye d’incorporer toutes les idées mais a la fin de la construction la maison ne plaisait a personne et ressemblait a un étrange design. Djoha décida alors de la démolir et la reconstruire mais en n’écoutant personne.

    J’ai trouve des similarités entre la maison de Djoha et la démocratie. Chacun veut contribuer a sa définition mais en fin de compte personne n’est totalement satisfait. Faut-il alors démolir et rebâtir une nouvelle définition ?

    C’est une nécessite historique a mon avis que de démanteler la complexe structure de la démocratie et la simplifier comme disent les anglais “go back to basics”, c’est a dire récupérer le concept des mains des “élites” et le confier a la sagesse populaire. Faut-il également dissocier le concept de son alter-ego “libéralisme” et ses soubassements éthiques religieuses.

    La démocratie devrait être adaptable aux réalités sociales et historiques et non pas considérée comme un livre saint descendu du ciel et les algériens peuvent, apporter leur contribution a la civilisation en adoptant et adaptant la démocratie comme moyen d’arbitrage et non comme outil de dominance d’une classe bourgeoise “dans le sens marxiste”.

    Je dirai plutot ; Seul l’Homme.

    Merci




    0
  • Salah-Eddine SIDHOUM
    15 septembre 2010 at 11 h 54 min - Reply

    Vous avez raison, mon cher Tacili, de soulever cette question. La manipulation des concepts par nos « intellectuels » et « politiques » est une manie pour couvrir une certaine stérilité et une certaine lâcheté sur le terrain et pour essayer de berner notre « ghachi ».
    Il est vrai que le concept de « démocratie » est mis à toutes les sauces. Il y a ceux qui voient en la démocratie une idéologie et non une culture et un moyen de gestion politique de la société. Au point où ils parlent de démocrates, d’islamistes et de nationalistes. Une véritable ineptie ! Si l’islamisme et le nationalisme sont des idéologies, la démocratie ne l’est pas. Ailleurs, on parlerait de social-démocratie. C’est plus conforme à la réalité politique. Les islamistes Ergodan et Gul ne sont-ils pas démocrates ? Les nationalistes Mehri, Hamrouche, Benbitour, Hidouci ne sont-ils pas démocrates ?

    D’autres sont des adeptes de la « démocratie sélective ». Seuls eux sont des démocrates et seuls eux peuvent distribuer des brevets de « démocratie » aux autres et plus particulièrement à leurs amis idéologiques. Ils ne croient à cette démocratie que si elle leur est favorable et s’ils gagnent les élections. Et comme la réalité du terrain est toute autre, le peuple ne se trompe jamais sur leur compte, alors qu’eux se trompent souvent sur le compte du « ghachi ».

    Il y a aussi ceux qui pensent que la démocratie est en contradiction avec notre religion, allant jusqu’à l’apostasier et à la combattre. Pour eux la démocratie est une forme de « ‘Akida » qui concurrencerait la leur. Là aussi, il s’agit d’une autre ineptie politique. Et le modèle turque est là pour démontrer le contraire.

    Je disais dans mon commentaire d’hier soir que le moment était venu de mettre un terme à l’imposture et à la mystification des concepts et des réalités politiques algériennes. Et là vous me donnez l’occasion, mon cher Tacili de rappeler que la politique d’exclusion n’est pas la meilleure voie pour asseoir une culture démocratique et instaurer un Etat de Droit. J’avais repris dans l’un de mes articles une citation d’un Homme d’Etat occidental qui disait : « Il n’y a pas de politique qui vaille en dehors des réalités ». Or une partie de nos élites semble construire sa « politique » sur du virtuel, sur ses propres souhaits, pour ne pas dire sur ses rêves et fantasmes. Déconnectée des réalités nationales, elle pense qu’il suffit d’importer des concepts d’ailleurs (démocratie, laïcité, etc …..) et d’exclure un pan socio-politique du pays non négligeable pour régler la crise multidimensionnelle dans laquelle se débat le pays. Cela relève plus de la schizophrénie politique que de la pratique politique saine.
    Oui, Tacili l’expérience nous a montré que toute démocratie se construit sur la base des valeurs civilisationnelles de chaque Nation, pour être viable. Comparons les démocraties britannique, allemande, scandinave, américaine. Sont-elles identiques ? Sommes-nous incapables de construire notre démocratie adaptée à nos réalités et à nos valeurs? Ou devons-nous toujours singer aveuglément les autres ?
    Vous avez évoqué l’anecdote de Djeha qui sied bien à notre triste réalité politique. Cela me rappelle une discussion que j’avais eu en 89 avec mon Ami et frère aîné Si Ahmed Bouda, illustre et humble figure du mouvement national. Avec la fausse ouverture démocratique et les palabres politiques et intellectuels de l’époque il m’avait dit : «heureusement que ce ne sont pas ces gens là qui avaient rédigé la déclaration du 1er novembre 54. On en serait encore aujourd’hui à pinailler sur tel mot ou telle virgule ». Triste et amère réalité !
    Merci mon cher frère d’avoir soulevé de pertinentes interrogations.
    Cordialement.




    0
  • Brahim Younessi
    15 septembre 2010 at 12 h 49 min - Reply

    Bonjour,

    Tacili, votre contribution me réconforte. Je l’ai lue avec une délectation certaine. J’y reviendrais ultérieurement là-dessus en même temps que sur la question du « compromis historique » que le Parti communiste italien d’Enrico Berlinguer et le Parti de la Démocratie chrétienne d’Aldo Moro avait mis à l’oeurvre pour mettre fin à la division du pays. Peu après, les Brigades rouges émergent…

    Salutations
    BY




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  • Mohamed Jabara
    15 septembre 2010 at 13 h 10 min - Reply

    @Cela fait longtemps que @Ammisaid n’a pas posté. J’espère qu’il va bien.

    Il y a quelques instants j’ai croisé un jeune voisin, la vingtaine, qui lisait un journal, ce qui m’a intrigué, je vois rarement les jeunes lire des journaux dans mon quartier.

    Pour le taquiner je lui pose la question : »y a t il du nouveau ? » et il me répond en me laissant songeur : »Ce n’est pas avec 10 dinars qu’on achète LA vérité ».

    Que peut on attendre comme changements de cette jeunesse qui n’a plus de repères ou dont les repères sont multiples et s’excluent au lieu de faire synergie ?

    Pourtant à discuter avec eux, on sent un foisonnement d’idées, une force de l’intellect et une volonté de changer qui est évidente. Mais vers quoi ? Ils ne savent pas car pour choisir un cap il faut avoir des repères, savoir d’ou on vient, tracer son itinéraire.

    Or notre Histoire, tronquée, truquée, notre présent malmené dans des tempêtes sans fin entrecoupées de brouillards épais nous empêchent de voir où aller.Nous savons pourtant bien qu’il y a beaucoup de récifs qui nous barrent le chemin, mais nous en sommes insouciants.

    Trouverons nous rapidement les ressources nécessaires à un changement de cap sans de trop grands dommages, ou faudra t il qu’on atteigne les récif et que le bateau commence à couler pour qu’on pense alors à sauver quelques meubles ?

    Je ne pense pas qu’un seul ALgérien quel qu’il soit puisse dire que tout va pour le mieux et que cela ira en s’améliorant, mais je suis sur de trouver une multitude qui dira que rien ne va et qu’il faut que cela change le plus tot possible.

    La patience et la placidité de notre peuple lui vient de ses ancrages ancestraux mais sa passivité apparente qui fait que certains le traitent de « ghachi » n’est pas un signe d’abdication, la France coloniale qui l’a cru a été éjectée.

    Cette patience et cette placidité font que notre peuple supporte ce que d’autres peuples sont prompt à rejeter et c’est l’une des caractéristiques de notre nation qui procède d’une générosité sans pareille.

    Ce n’est pas l’agitation partisane qui fera bouger les masses en Algérie, mais plutôt le travail de cohésion, d’union, de rassemblement des ressources et de leur mise en commun, afin d’élargir le champ de l’opposition véritable et lui permettre d’être convaincant, crédible et rassembleur.

    Le temps des clivages et des intêrêts partisans ou personnels est dépassé, l’Algérie doit se situer au dessus des querelles et des visées des groupes et des individus, sinon elle sombrera dans le chaos, je pense que tout le monde en est conscient quand bien même l’espoir persiste chez certains.

    Il n’ y a rien d’autre à faire qu’a unifier toutes les forces vives de la nation, que que soit leur bord à la condition d’agir pacifiquement pour changer la manière de gouverner ce pays et ce peuple et de rendre ce dernier maitre de ses destinées.




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  • Adel
    15 septembre 2010 at 15 h 15 min - Reply

    @wahid

    Bonjour,

    Il y a beaucoup de vérités dans votre analyse. Quelque soient les nuances que l’on introduit, cependant, le fait que, depuis 1962, tous les décideurs au plus haut niveau de l’État soient issus de l’armée s’impose à nous. Il est vrai aussi que le système algérien est imprévisible. Chadli avait bien déjoué les calculs de ceux qui l’avaient placé à la présidence pour le manipuler… Bouteflika a, de la même manière, brouillé les cartes de toufiq, nezzar et consorts. Depuis qu’ils ont fait corps autour de belkheir pour s’implanter au sommet de l’État, ces derniers ont choisi de diriger le pays en restant dans l’ombre. Ils ont hérité du système de Boumédiène l’idée que l’armée est la seule force en mesure de maintenir la cohésion de l’Algérie.

    Il est vrai qu’en 48 ans les réseaux du clientélisme se sont élargis et que chacun d’eux obéit à sa logique propre. Il reste que le poste de commandement de toute cette machine est le DRS. Il l’a prouvé durant la décennie tragique.

    Dans le jeu de la manipulation et de l’intrigue, boutef ne peut pas battre toufiq et le DRS. Il n’y a que la lumière aveuglante de la vérité et la transparence qui peuvent les neutraliser. Cette culture du mensonge, de la manipulation et de la tricherie, qui a pris racine dans notre pays grâce à la rente, est la culture des médiocres qui sont au sommet de l’État. Elle a progressivement déteint sur toute la société. Face à elle, se dresse la haine. L’intelligence est encore très faiblement représentée dans notre pays.

    Cordialement




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  • Adel
    15 septembre 2010 at 15 h 45 min - Reply

    @Brahim Younessi et Tacili

    Bonjour,

    Vos remarques sont pertinentes.

    Il y a quand même une vérité que l’homme de la rue comprend d’instinct, dans notre pays.

    Pour lui, des pays comme le Canada, les USA, la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne ou l’Italie, malgré tous les abus dont ils se rendent coupables sur la scène internationale, en particulier envers les Arabes et les Musulmans, sont des démocraties. Il comprend aussi d’instinct que des pays comme l’Algérie, la Tunisie, la Libye, l’Égypte et la Syrie, bien qu’ayant opté pour le régime républicain, ne sont pas des démocraties. Et dans l’esprit de l’homme de la rue, le mot démocratie désigne clairement la liberté d’opinion et de conscience, l’alternance au pouvoir, l’indépendance de la justice, etc.
    Je ne pense pas qu’il y ait une quelconque confusion à ce niveau là, malgré toutes les manipulations. L’homme de la rue sait très bien faire la différence entre la vraie démocratie et la démocratie frelatée à l’algérienne.

    Je crois que la société algérienne est objectivement prête à entrer dans l’ère de la vraie démocratie moderne. C’est une fois que nous l’aurons pratiquée et maîtrisée que nous pourrons la perfectionner, pas avant. Croire que nous sommes en mesure, aujourd’hui, d’inventer un meilleur système politique, de but en blanc, à partir du néant, me semble relever du rêve.

    L’alternative marxiste à la démocratie bourgeoise capitaliste a mis près d’un siècle pour atteindre un stade élaboré, ayant bénéficié de l’apport d’intellectuels et d’hommes politiques de grande valeur. Elle a pourtant échoué. Quand on voit aujourd’hui un Castro s’accrocher au pouvoir alors qu’il a un pied dans la tombe, on ne peut que saluer le pragmatisme et la sagesse de ceux qui ont mis l’alternance au pouvoir et les élections libres au centre du système politique démocratique.

    Regardons la réalité en face et utilisons ce qui marche pour sortir de l’impasse. Lorsque la liberté d’expression aura été restaurée dans notre pays et que toutes les tendances politiques pourront s’organiser et activer librement, il ne fait aucun doute que de nouvelles idées prendront corps et des solutions originales seront développées. Pour le moment, nous vivons sous l’État d’urgence.

    Cordialement




    0
  • Adel
    15 septembre 2010 at 16 h 30 min - Reply

    @Ali Bensabeur Benktily

    Bonjour,

    Il y a eu dans l’histoire de l’Algérie indépendante deux périodes, caractérisées par une grande tension sociale. Comme dans une parfaite symétrie géométrique, la première, celle de Boumédiène, fut dédiée à l’ambition du chef de faire de l’Algérie une puissance régionale, alors que la seconde, celle de toufiq, s’acharna à détruire les hommes et les institutions économiques. Deux chefs militaires, convaincus de leur droit de décider du sort de tous les Algériens, donnèrent libre cours à leurs fantasmes.

    S’il y a une leçon à retenir de ces deux désastres, c’est que nous devons revenir à une vision plus pragmatique de la politique et de l’économie et ne plus chercher à donner corps à des utopies. Il apparaît que nous sommes très peu doués pour cela. Essayons de maitriser les choses simples. Étudions, travaillons, faisons la chasse à la négligence et au laisser-aller. Nous nous porterons certainement mieux.

    Faut-il se croiser les bras en attendant qu’un nouvel Émir Abdelkader surgisse parmi nous? Ce serait suicidaire. Tous ceux qui ont encore un minimum de sens patriotique se doivent de se mobiliser et de dénoncer la situation désastreuse dans laquelle se trouve notre pays. Ils doivent chercher par tous les moyens à unir leurs efforts afin de se débarrasser de ceux qui sont la cause de notre faillite. C’est le préalable à toute autre action de reconstruction de notre pays. Ce qui se fera après sera le résultat du consensus qui s’établira librement dans la société. Il faudra aller étape par étape et privilégier le pragmatisme, loin des slogans creux qui avaient cours par le passé.

    Tant que le système politique actuel restera en place, l’Algérie continuera à s’enfoncer : voilà la seule vérité qu’il faut garder à l’esprit.

    Cordialement




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  • Adel
    15 septembre 2010 at 17 h 10 min - Reply

    On aurait tendance à croire qu’une majorité d’Algériennes et d’Algériens, celles et ceux qui avaient donné leurs voix au FIS en 1991, seraient contre la démocratie. Ce serait là une grave erreur. Ces Algériennes et ces Algériens n’ont pas donné leurs voix au FIS parce qu’ils ne voulaient pas de la démocratie mais plutôt parce qu’ils étaient convaincus que seul le FIS avait la force de frappe suffisante pour déloger le pouvoir mafieux qui les maintenait sous sa botte.

    Ils ne voulaient certainement pas que la tyrannie du FLN et des généraux soit remplacée par une autre forme de tyrannie. Je pense que ce malentendu a été en partie la cause de l’incapacité de l’aile radicale du FIS à mobiliser la population autour de ses mots d’ordres, une fois la violence armée déclenchée en réponse à l’annulation des élections et à la répression des militants du FIS par le pouvoir qui s’en suivit.




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  • Liès
    15 septembre 2010 at 22 h 20 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    Depuis quelques jours je fais l’effort de poster quelque chose, mais rien ne vient.

    Je me disais : quoi dire qui n’a déjà été dit?

    Je dois avouer que ce n’est que depuis ces deux ou trois derniers jours que des productions d’internautes m’ont sorti de ma torpeur qui était synonyme de lassitude, voire de découragement.

    Particulièrement, l’intéressante intervention de @ Tacili et celle de @ Sidhoum.

    Pour rester dans la logique du changement je crois qu’il faudrait diminuer le flot des diagnostics et les ‘’il faut’’ péremptoires, et s’atteler à proposer des solutions transformables en actions concrètes et pacifiques autour d’un mot d’ordre magique : RÉCONCILIER et RASSEMBLER les algériens de TOUS BORDS autour d’un même OBJECTIF, et s’UNIR afin de le réaliser.

    A ce propos, j’encourage l’idée émise sous le coup d’une saine colère, par un internaute et qui consiste à réconcilier entre elles les différentes parties qui militent pour le changement du système politique en Algérie, et qui malheureusement demeurent trop dispersées, voire divisées sur la façon d’y arriver?
    Et parfois même sur le fond, qui du reste, peut toujours être négocié, à l’aune de l’intérêt exclusif de la nation.

    Je clos mon intervention de ce jour, par ces quelques citations et sages paroles que je partage avec vous, espérant qu’elles nous soient positives et utiles pour la poursuite des débats.

    Je vous souhaite à toutes et à tous une bonne lecture :

    Les faux intellectuels.
    ‘’ Ils marchent selon la vanité de leur intelligence; ils ont la pensée obscurcie; ils sont étrangers à la vie de Dieu. A cause de l’ignorance qui est en eux et de l’endurcissement de leur cœur. »
    Les pseudo-intellectuels excellent dans la falsification, l’insulte, le harcèlement et l’acharnement sur leur victime. Inutile de dire la jouissance jusqu’à l’extase qu’ils éprouvent devant l’absence de résistance ou de riposte de leur victime. Ils se croient savants alors qu’ils ne sont que de pitoyables ignorants, méchants, et dépourvus de bon sens.
    Un intellectuel méchant est celui qui éprouve une grande joie de trouver l’autre en faute et qui s’arrange pour ne jamais paraitre avoir tort.
    La méchanceté est incompatible avec l’intelligence, car il n’y a que le bon qui peut être intelligent.

    Le véritable intellectuel.
    Un intellectuel (en plus du savoir et de la réflexion féconde et efficace qu’il possède) doit faire preuve d’humilité, de douceur, de patience et de droiture.

    Le pouvoir occulte et ses criminels.
     »Ceux qui ont tué se reconnaissent entre eux. Ils ont le même regard de glace, le même pas dans la rue, et une manière particulière de réclamer le silence. »
    ‘’ Un fusible, C’est un subalterne qu’on sacrifie pour que son chef puisse continuer à être chef.’’

    Le pouvoir esclavagiste de l’argent dans un État dépourvu de bon sens et de bonne moralité.
     »L’argent s’est substitué à la passion, qu’il a détrônée. Il est désormais un besoin. Il est devenu l’air et le pain, il est devenu la chose sans laquelle rien n’est possible, il est devenu le système même dans lequel vit la société. »
     »Le pauvre est haï même par ses frères, et ses amis s’éloignent allègrement de lui. »
    ‘’Réveilles-toi, toi qui dors; relèves-toi d’entre le morts.’’

    Ceux qui subissent un exil forcé, loin de leur chère patrie et des gens qu’ils aiment.
    ‘’L’exil, c’est la tyrannie de la distance. C’est pourquoi il faudra aimer sa solitude et supporter avec de douces plaintes les souffrances qu’elle provoque.’’

    L’inertie de nos élites.
    ‘’ C’est drôle, les gens qui parlent le plus d’agir font rarement autre chose que d’en parler.’’
    ‘’ Lorsqu’on est réfléchi et résolu, on ne disserte jamais sur l’action, mais on agit discrètement quand c’est nécessaire.’’

    Ce dont rêve tout algérien.
    ‘’ Je rêve d’appartenir à une Nation, ou tout le monde est absolument libre et ou pourtant chacun est formé pour faire exactement ce qu’il y a de mieux pour les autres.’’

    Le bonjour à @ Ammi Saïd.

    Fraternellement à toutes et à tous.

    Liès Asfour.




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  • Mohamed Jabara
    15 septembre 2010 at 23 h 33 min - Reply

    Quelle démocratie voulons nous pour l’Algérie ? Celle, libérale ou le capital est totalement libre d’exploiter les masses laborieuses et ou les classes sociales sont criardes de contrastes telles qu’elles se présentent aux USA, en Grande Bretagne, en France et ailleurs ou une démocratie sociale qui estompe les différences fortes ?

    Il est vrai que le concept de démocratie est un concept vague, qui est polymorphe et qui selon l’angle sous lequel on l’aborde, change de contenu sémantique et prend une signification différente selon qu’on l’aborde sous l’angle juridique, sociologique, politique, économique ou du langage courant.

    Ce qui importe au peuple Algérien ce n’est pas tant la démocratie et ses différentes manifestations c’est plutôt la justice sociale. Boumedienne avait réussi à faire sentir au peuple qu’il y avait de son temps une répartition équitable des richesses, une démocratie économique, mais seulement économique et à sa mort le peuple s’est senti orpĥelin, quoiqu’en disent ses détracteurs.Bien que Boumedienne fût un dictateur, quand bien même il aurait préparé le terrain à ses successeurs, même s’il a commis des erreurs, on ne peut lui dénier son nationalisme et son abnégation au service de l’Algérie et de son petit peuple.

    J’ai lu dans un blog tout à l’heure que le franc suisse est équivalent au dollar américain et je me suis surpris à me rappeler que le dinar ALgérien du temps de Boumedienne était équivalent à 0,85 centimes suisses. Qu’est ce qui a changé pour que le dinar maintenant soit loin derrière les monnaies de nos voisins et que 100 dinars tunisiens valent 1000 dirhams mais 50.000 dinars. Quel fossé ! Quel abime !

    Pourtant le pétrole coule à flots et son prix est plus élevé.

    Permettez moi de croire que notre peuple est totalement désinteressé du pouvoir et de la manière de l’exercer.Il a perdu confiance et la conscience qu’une autorité légitime puisse exister s’est éloignée à force de tribulations.

    Le peuple est devenu anarchique, pas au sens politique mais au sens commun du terme et si la démocratie lui est offerte sans une forte autorité émanant des institutions de l’Etat, rien ne réussira pas à le mobiliser. Mais voudra t il d’une telle démocratie qui le prive de pratiques auxquelles il s’est habitué depuis longtemps, spécialement ces jeunes de moins de trente ans qui constituent plus de la moitié de la population, qui n’ont connu que le chaos et qui se sont habitués à ce que l’Etat n’exerce aucun pouvoir sur eux et les laisse dans leur débrouillardise.

    La démocratie suppose en effet un Etat qui existe et qui a des traditions bien ancrées et qui sont reconnues et respectées. La tache qui doit être entreprise ne consite pas seulement à établir la démocratie, mais à créer un Etat qui n’est plus et des institutions crédibles qui réussissent à capter l’adhésion des gens afin d’exercer sur eux une autorité. Difficile pari.




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  • Adel
    16 septembre 2010 at 1 h 10 min - Reply

    @Mohamed Jabara

    Bonjour,

    Je pense qu’il n’est pas juste de dire qu’en France, les classes sociales sont criardes de contrastes. La politique sociale de la France est l’une des plus élaborées.

    Je suis d’accord avec toi pour dire que la justice sociale est nécessaire. Mais elle ne vient pas en première position. Pour moi, la démocratie occupe la première place. Vient ensuite une économie performante et enfin la justice sociale. Boumédiène se préoccupait de justice sociale sans démocratie et sans performance économique. Sous son règne, les Algériens ont désappris à travailler et sont devenus des assistés. Ils ont également intériorisé la peur.

    La démocratie n’est pas liée au libéralisme. Un pays peut appliquer une politique socialiste et être démocratique. Il me semble qu’un État capitaliste démocratique avec des partis de gauche et des syndicats libres puissants est préférable à un État socialiste non démocratique tel que celui du FLN de Boumédiène.

    Aujourd’hui, nous devons trouver le moyen de sortir notre pays de l’impasse. Je ne vois pas d’autre solution que l’application des règles de la démocratie. Sinon comment faire cohabiter dans un même pays le FIS et le RCD?

    Amicalement




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  • Ammisaid
    16 septembre 2010 at 9 h 05 min - Reply

    Que peut faire la terre quand une sévère sécheresse lui est imposée d’une façon durable? Nos richesses sont dilapidées et nos politiciens parlent en mangeant . Les remèdes a notre chaos est devant nos yeux, il est surtout dans l’appel du 19 mars et dans plusieurs contributions généreusement offertes par nos frères internautes qui sévissent tendrement sur ce formidable journal qu’est le LQA. Le problème est ailleurs, il est dans la difficulté qui j’espère sera temporaire, de réunir toutes les volontés sincères et compétentes qui existent dans l’opposition, en Algérie et en exil. Le peuple, a mon humble avis, est prêt pour n’importe quel système de gouvernement, a la condition qu’il soit juste, équitable et porté par des hommes qui seront, exclusivement, au service de l’intérêt général et donc de l’Algérie. Quel est ce peuple qui refusera la justice sociale, la liberté, l’alternance du pouvoir, l’application des lois pour tous et pour toutes, la liberté d’expression la plus large possible, la diversité dans le respect et la tolérance et la possibilité aux uns et autres d’exploiter convenablement les ressources de tout genre dont le seigneur les ont doté? Notre peuple a payé très chers(dans tous les domaines)son opposition a ce pouvoir pervers et barbare qui s’était imposé a lui par la terreur, le mensonge et la ruse. Qui peut nier cette réalité. Pourquoi ce nom respect de notre peuple? Pour l’humilier encore et encore? Qui peut nier son sacrifice pour l’indépendance de notre pays? Qui peut nier sa patience devant toute cette adversité? Une adversité laide, horrible et issue, malheureusement, de ses propres entrailles! Le peuple n’est-il pas la mère de ceux qui massacrent et de ceux qui sont massacrés? Le peuple n’a-t-il pas le droit de ne plus suivre et écouter ceux qui sans cesse le trompent, l’oublient et l’ignorent (qu’ils soient du pouvoir ou de l’opposition)? Le peuple attend, en attendant il subit ce qu’il doit subir et il le subira tant qu’il le pourra. Mais une fois qu’il aura dépassé son seuil de tolérance rien ne pourra plus l’arrêter. C’est cela l’histoire des peuples. L’opposition n’a plus qu’un seul choix si elle veut éviter une grande catastrophe pour elle, pour le pouvoir actuel et pour le peuple: celui de s’unir et de se comporter comme des hommes et des femmes responsables. La responsabilité est, toujours, utile et nécessaire devant une situation difficile. Et, la situation de notre pays tend a se diriger vers une immense difficulté. Ceux qui nous gouvernent n’ont aucune solution pour nous sortir de l’impasse où ils nous ont conduit, ils détruisent toutes les solutions car c’est le seul moyen qu’ils ont pour rester impuni et continuer a profiter des privilèges offert par le pouvoir. Merci, pour notre frère Mohammed. Je suis touché de savoir que tu t’inquiètes pour moi. Nous avons grandement besoin de l’amour des uns pour les autres et vice-versa. Je vais bien, alhamdou liAllah. Salutations fraternelles a toutes et a tous et un grand salut au frère Lies Al3sfour (peut-être la Huppe?)




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    16 septembre 2010 at 11 h 37 min - Reply

    @Ali Bensabeur Benkritly

    Je vous cite:
    1.- Le contrat social et les « canassons » chefs de partis, dans les coulisses du pouvoir, stériles.

    [Quote] »Pour en venir au pacte social qui pourrait être initié en Algérie les concepteurs seraient les chefs de partis politiques, je pense à Louisa Hanoune, Ouhaya et Said Saadi en particulier, des (et non pas les) dirigeants syndicaux et des personnalités reconnues pour leur attachement aux valeurs démocratiques et leur intégrité. Il ne faut pas non plus ignorer l’armée dont certains cadres sont d’authentiques nationalistes, jeunes et bien formés. […]
    Pour reprendre votre idée de voir les chefs de partis actuels se réunir de bonne foi et en toute sincérité je vous avoue ne pas y croire pour la simple raison qu’ils sont dans les coulisses du pouvoir et n’ont rien fait du tout.[/Unquote]

    Je pense que vous vous contredisez maladroitement, emporté par votre esprit partisan, malheureusement. Au point où, d’un côté vous prônez de destituer ceux qui sont dans les coulisses du pouvoir et vous reconnaissez, heureusement qu’ils n’ont rien fait de positif, et de l’autre, vous les élisez comme étant la clef et les plus aptes à participer au Contrat national.

    Auriez-vous donc perdu votre bon sens ?
    On ne fait pas d’un âne, un cheval de course, surtout quand le premier s’est avéré être, pour reprendre l’infamant qualificatif de Nezzar à l’un de ses opposants idéologiques, un « canasson », fut-il un cheval !

    2.- [quote]La seule chose que je peux dire c’est que à l’époque il y avait du ciment et des artisans pour construire une grande mosquée mais pas de ciment pour construire les écoles et les dispensaires prévus au programme spécial. C’était un problème de pénurie contrôlée et de choix locaux sur les priorités dans l’accomplissement des programmes sectoriels.
    […]
    Priorité à la séparation de la Mosquée et de l’Etat et à la forme de systéme politique du pays. Tout le reste viendra. Mais après.[/quote]

    Je pense sincèrement que nous vivions dans deux Algérie différentes, vous et moi.
    Vous devez certainement rapporter des oui dire, car la réalité était toute autre, la meilleure preuve était la durée prise pour achever l’Université Emir Abdel Kader de Constantine, un peu le métro d’Alger, aujourd’hui !
    Je ne vous parle pas par oui dire, mais parce qu’à une certaine période de ma vie, j’étais l’un des dirigeant de l’ECOTEC, qui était alors le plus grand bureau d’études national et la troisième entreprise de réalisation, en plus d’être conseiller d’Aouchiche, alors ministre de l’Habitat et de la Construction.
    Les priorités en moyens et surtout en approvisionnements en matériaux de construction, bénéficiaient en priorité aux infrastructures scolaires, au logement et ensuite à la santé.
    Les mosquées, ne figuraient sur aucune de nos tablettes, et elles étaient à de rares exceptions réalisées par des « privés » qui vivaient un enfer, pour se procurer les matériaux de construction, et j’en sais quelque chose, personnellement, pour avoir été sollicité, sans que je ne puisse aider positivement, dans nombre de cas, car les promoteurs de ces projets étaient déjà suspects de la part des agents des sociétés nationales telles SNMC, d’être des « intégristes », surtout lorsque l’on a vécu la propagande délétère à leur encontre depuis le PAGS.

    Non, mon ami, ce ne sont pas les rosses qui dirigent les partis « faire valoir », actuels, fabriqués dans les laboratoires, qui vont changer quelque chose à notre pays; bien au contraire, il s’agit de faire appel à de nouvelles énergies, ayant un plan national de sauvegarde de l’Algérie, d’une part, et soucieux de redonner confiance à l’Algérien, dans ses élites, ses dirigeants, et plus que tout dans la « démocratie » à tous les niveaux.
    L’Algérien, doit prendre conscience, que la démocratie est tout à fait compatible avec la pratique de l’Islam et qu’elle n’est pas antinomique de la Chari’a, mieux, elle en permet l’application si tel est le désir du citoyen qui aura recouvré son droit à l’expression, à la conscience.
    La démocratie, ne se veut être qu’une forme de protection du vouloir humain, et il appartient aux hommes d’en fixer les limites, comme pour la liberté, là où elle interfère avec celle d’autrui, et pour la liberté de conscience, là où elle porte préjudice ou aliène celle du prochain, puisque le principe en est coranique « point de contrainte en religion » et « à vous votre religion, à moi la mienne ».
    La démocratie bien comprise, est comme le démontrent les islamistes turcs, ou comme le vivent les démocrates chrétiens, la solution pour préserver et protéger notre foi, d’une part, des errements intégristes, et d’autre part, pour asseoir durablement un dialogue fécond entre tous les enfants d’un même sol, et leur redonner la responsabilité de gérer leur pays confisqué par une maffia politico-militaro-financière.




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  • Mohamed Jabara
    16 septembre 2010 at 13 h 39 min - Reply

    @Mohamed Jabara

    Bonjour,

    Peut être pas au même titre qu’au USA mais en France aussi existent des SDF, des sans abri et des chomeurs qui meurent parfois sous les ponts en hiver. Aucun homme ne doit mourir pour faire proliférer le capital, car ce dernier existe pour le bien être de l’homme et non pas l’inverse comme c’est le cas partout en occident.

    Si la justice sociale ne vient pas en première position c’est que la démocratie est en faveur du capital et ce que tu appelles une économie performante n’est rien d’autre que de l’exploitation.

    Certes la démocratie n’est pas liée au libéralisme mais justement lorsque le social, l’humain, la valeur morale prime sur le profit, sur le gain matériel, sur la valeur matérielle c’est là que la démocratie prend toute sa mesure. Je ne suis pas contre le capitalisme, comprenons nous bien, je suis contre une liberté débridée du capital. Je ne suis pas pour le socialisme en tant que modèle de gouvenement, je suis pour une justice distributive dans un cadre démocratique. Je ne suis pas contre le marché du travail en tant que tel, je suis contre le fait de considérer l’homme comme marchandise.

    Pour l’ère de Boumedienne, tout est relatif, mais j’ai surtout voulu axer sur le fait que le peuple dans sa globalité, ne recherche que la paix, la sécurité morale et économique «hannini enhannik». D’ou la stagnation actuelle, le pouvoir l’a bien compris. Je vais surement me faire taper sur les doigts mais les peuples se comportent comme des troupeaux lorsqu’ils n’ont pas de conscience politique ou lorsqu’on les « dévêtit » de cette conscience comme on a fait chez nous sous la houlette du terrorisme et de l’insécurité érigée en système de vie.

    Effectivement nous devons trouver le moyen de sortir notre pays de la situation qu’il traverse et qui semble le diriger droit dans le mur. Que faire ? Quel pouvoir avons nous en tant que LQA ? Quelles ressources avons nous ? Quels créneaux pouvons nous investir et élargir ? Pouvons nous faire une évaluation exhaustive ?

    A l’évidence, l’information vient en premier lieu, il faut rendre les gens conscients de l’insécurité qui pèse peut être sur eux mais plus surement encore sur l’avenir de leurs enfants. L’après pétrole, s’il trouve l’Algérie sans infrastructure économique digne de ce nom et qui permette un équilibre entre ce que nous importons et ce que nous exportons, fera de nous dans un contexte de mondialisation un pays stérile et qui aura régressé aux temps de la préhistoire. Combien en pourcentage absolu sont conscients de cela ? Comment faire pour rendre conscients les gens ? Lorsqu’on aura inversé la tendance et fait comprendre que nos exportations sont presque nulles hors hydrocarbures et que les hydrocarbures ne vont pas durer éternellement, lorsque cette idée sera ancrée et son corrolaire qu’il faut faire qualque chose avant qu’il ne soit trop tard, alors nous aurons commencé à faire quelque chose.

    Ps:Je sais que certains ont la HAINE de mes posts, mais j’ai autant de droits qu’eux à poster sur ce forum et seuls le Dr Salah Eddine Sidhoum et Djamal Eddine Benchennouf peuvent me dire de ne plus le faire. Ils se reconnaitront.




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  • Zineb Azouz
    16 septembre 2010 at 14 h 36 min - Reply

    Compromis n’est pas compromission !

    Je lis avec beaucoup d’intérêt les interventions qui introduisent la notion de compromis entre toutes les forces qui activent et souhaitent le changement dans ce pays.

    Contrairement à ceux qui craignent les compromis et les saint Egidio, je reste convaincue que nous n’aurons jamais en Algérie ni un Aldo Moro ni aucune « conclusion de bataille », nous avons par contre toutes les chances de vivre encore parmi la pègre y compris intellectuelle.

    Certes le pouvoir craint de toutes ses forces que les sincérités de l’opposition ou les opposants sincères, à chacun son langage, se réunissent à la même table, et pour cela, je suis convaincue que le spectre des extrémismes embrigadés est encore une carte à jouer.

    Pourtant, notre drame est qu’en dehors des partis du pouvoir et au pouvoir, aucune force politique n’a d’assises réelles.
    Le peuple est coupé de la réflexion, traumatisé par l’activité et le discours politique et terrorisé par le spectre de la misère.
    La crise de confiance est telle que j’ai parfois l’impression qu’il nous faut un miracle pour redonner d’abord à monsieur tout le monde l’espoir et surtout la nécessité du changement.

    Quant à notre opposition disparate, aux contours irréguliers, comploteuse et dont beaucoup de membres illustres ne font que se venger d’un pouvoir qui ne leur pas laissé de place, cette opposition que nous subissons tous est sans doute la meilleure alliée objective du pouvoir.
    Grâce à ce que j’appelle de l’antipathie vis-à-vis du pouvoir, cette frange dite de l’opposition entretient l’illusion d’un discours faussement radical sur fond de règlement de comptes, une activité presque virtuelle qui ne fait qu’éloigner le peuple de ses utopies et CONFORTER LE POUVOIR quant à la non nuisance de ses adversaires.

    Le compromis est un ajustement limité dans le temps qui suppose qu’il y a au moins deux tendances très différenciées et différentes, or à part les « islamistes » (et encore il faut défricher cette notion) où sont nos communistes ? Où sont nos républicains ? Où sont les hommes politiques qui auraient le courage de leurs idées même minoritaires.

    Pour la majorité ils ont été définitivement salis par le courant éradicateur, et tout ce que nous risquons de récupérer contiendra inévitablement ces reliques nostalgiques de l’ère de Boumèdiene ou je ne sais quel autre dictateur.

    Le compromis et pas la compromission fait peur car il exige que chacun se dévoile et dise clairement les choses, il est conditionné par une implication sans détour et une entrée au grand jour dans l’arène.

    Le compromis est, j’en suis sûre, l’œuvre d’hommes libres, sans lest et convaincus de leurs projets.

    Ceux qui cherchent des tractations, des combinaisons magiques et des garanties sur le dos du peuple ont au contraire tout intérêt à nous faire miroiter, à chaque fois qu’il est question de compromis et de clarifications, les spectres du terrorisme et des brigades.

    Cordialement ,

    ZA




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  • Adel
    16 septembre 2010 at 15 h 47 min - Reply

    @Mohamed Jabara

    Bonjour,

    Je pense que pour un peuple qui a subi autant de déceptions et de traumatismes que le peuple algérien, sombrer dans la dépression est une réaction normale, la fuite dans la névrose étant préférable à la souffrance dans la réalité.

    Le processus de guérison ne pourra cependant être enclenché que lorsque ce peuple acceptera à nouveau de regarder la réalité en face, malgré toute la souffrance que cela pourra engendrer.

    Par où commencer lorsque tout va mal (Frantz Fanon avait relevé, déjà du temps de la colonisation, que les Algériens souffraient de la koulchite)? Je note, pour ma part, que ce qui a toujours manqué aux Algériens, et ce depuis la colonisation, c’est la liberté de choisir et le droit d’être traité avec justice (la justice étant ici vue dans son sens restreint d’application de la loi de la même manière à tous et non dans le sens d’égalité absolue, telle que préconisée par le communisme). C’est cela que la démocratie donne à tout individu, et que rien d’autre ne peut donner : la dignité, grâce à la liberté de choisir. Bien sûr, cette liberté est toute relative car d’autres facteurs la restreignent. L’exemple de l’ex-Union soviétique montre cependant clairement que sans liberté de choix rien n’a de goût et la vie devient une prison.

    Tu dis : « L’après pétrole, s’il trouve l’Algérie sans infrastructure économique digne de ce nom et qui permette un équilibre entre ce que nous importons et ce que nous exportons, fera de nous dans un contexte de mondialisation un pays stérile et qui aura régressé aux temps de la préhistoire.»

    N’est-ce pas là la reconnaissance que la performance économique est plus importante que la justice sociale? Les sociétés humaines sont condamnées à fournir des efforts pour produire afin de couvrir leurs besoins dans tous les domaines. De l’esclavage antique au système capitaliste moderne, la manière de produire et de distribuer le produit a évolué vers plus de justice, grâce, notamment aux progrès de la mécanisation. Mais l’équation reste toujours la même : on ne peut pas dépenser indéfiniment plus que ce que l’on gagne, sinon c’est la faillite qui guette. Pour avoir ignoré délibérément ce principe simple, nous nous trouvons aujourd’hui en danger.

    Que produire et de quelle manière? Le monde d’aujourd’hui permet d’agir à tous les niveaux afin d’alléger le fardeau qui pèse sur les couches les plus défavorisées, préserver l’environnement et mettre le savoir à la portée du plus grand nombre.

    Redonner aux Algériens le goût de vivre en leur donnant la liberté de choisir (en particulier leurs dirigeants et leurs représentants, dans une compétition libre et ouverte) et en redonnant toute sa considération au travail et à l’effort, voilà me semble-t-il la voie la plus sûre pour arriver à la guérison. Le reste viendra progressivement : recul de l’incivisme, de l’agressivité, de l’intolérance, du clientélisme et de la corruption; amélioration du niveau de l’enseignement, de la couverture sociale, de l’offre en matière de logement, etc.

    (Jusqu’à présent le pouvoir demandait aux Algériens de choisir tout en leur mettant un pistolet sur la tempe…)

    Amitiés




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  • Mahieddine Lachref
    16 septembre 2010 at 18 h 13 min - Reply

    Bonjour chers camarades. J’ai lu avec beaucoup d’intérêts vos interventions. J’aimerais pour ma part, faire la mienne. En fait, un judicieux dicton arabe dit : » la raaya liman la youtâa (N’a pas d’opinion celui qui n’est pas écouté). En vérité, à bien analyser notre situation, je ne saurais ne pas trouver le plein sens de ce dicton. J’ai l’impression, à mesure que le temps passe, que l’on est devenus des bavards -excusez-moi pour le mot. Il y a quelques jours, j’ai lu le dernier message du légendaire Salvador Allende que j’admire depuis mon enfance sur LQA. Le discours d’Allende, en substance, n’a rien d’extraordinaire et, sans aucunement diminuer de sa valeur sémiotique, je dirais volontiers que Hocine Ait Ahmed, Djamel Zennati, Ahmed Djeddai, Mourad Kasser ( Ancien syndicaliste à l’université de Tizi-Ouzou et militant du FFS) et bien d’autres –même Bouteflika-, anonymes, pourrez faire « mieux ». Cependant, ce que le commun des mortels ne peut pas faire, c’est bien incarner l’image d’un Allende aux yeux de son peuple; être aimé, admiré et surtout écouté comme Allende. La poésie, c’est bien, mais avant d’être chantées, les révolutions doivent d’abord être faites. N’est-ce pas Adel?
    Fraternellement
    Mahieddine Lachref




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  • Adel
    16 septembre 2010 at 19 h 42 min - Reply

    @Mahieddine Lachref

    Bonjour,

    Je crois que le dernier train de la révolution est passé en 1989 (chute du mur de Berlin)et nous l’avons raté. Il faudra attendre le prochain, dont on ne sait quand il passera.

    Un révolutionnaire célèbre a dit : «Il n’y a pas de mouvement révolutionnaire sans théorie révolutionnaire.»

    A méditer.

    Cordialement




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  • Ali B. Benkritly
    16 septembre 2010 at 19 h 46 min - Reply

    Monsieur Ait Saadi

    Je vais essayer de vous répondre sans polémiquer parce qu’il s’agit ici d’échanger des idées.
    Bon vous avez raison de soulever la contradiction dans la phrase lorsqu’il est question des chefs de partis dans les coulisses du pouvoir. J’ai omis le mot « tous » parce que Belkhadem et consorts sont des partisans du régime sans plus. Donc en principe ceux qui prônent un pouvoir islamisé ont fait la preuve de leur complicité et ne méritent pas de décider du sort futur du pays. Je comprends que c’est difficilement applicable dans l’état actuel du pays et l’emprise de la religion sur les esprits. Bon vous voyez je commence à reprendre un peu de bon sens.
    Concernant la construction de la mosquée de Médéa je vous prie de vérifie avant de me dire que je me fie aux « ouie dire ».
    Je vous invite à consulter le programme spécial de la willaya du Titteri programme de UN milliard de dinars qui avait été alloué à l’époque par le gouvernement qui avait siégé à Médéa en présence du président Boumédiène lui-même. J’étais en poste suite à ce programme dans le Titteri pour l’accomplissement de ce programme. J’étais en contact direct avec la réalisation et les difficultés rencontrées sur le terrain. J’ai travaillé avec beaucoup de bureaux d’études et le projet phare de l’époque était celui de la plaine des Beni-Slimane avec la création d’une ville nouvelle appelée Tchaif. Un peu comme la création de la nouvelle ville de Sidi Abdellah aujourd’hui. Allez sur le terrain voir l’une et l’autre et vous en parlerez si vous voulez. Un échec sur toute la ligne dans les deux cas. J’affirme.
    Je ne remets pas en cause votre action au sein d’un bureau ou d’un organisme étatique ou autre. Je dis simplement que à l’époque il y avait du ciment sans problème pour la mosquée et presque pas pour le reste. Sans doute que la construction de l’Université dont vous parlez a eu lieu à une époque qui n’a pas connu de pénurie de ciment et de matériaux de construction. Je précise que la mosquée de Médéa était un projet d’envergure et que de ce fait sa construction était intégrée dans le programme spécial. Vous pouvez aller la visiter pour comprendre ce que j’essaie de vous expliquer. Donc sans doute que vous avez raison de dire que nous avons vécu dans des planètes différentes. Vous à Alger et moi à Médéa. Distantes de 100 km environ l’une de l’autre ces deux villes étaient représentatives de deux algéries très différentes à l’époque. Concernant la construction de mosquées par des particuliers ou groupe de particuliers je trouve qu’on devrait limiter cette pratique et convaincre les « pieux » individus de faire des dons en argent aux bibliothèques pour contribuer à la culture et à l’épanouissement des jeunes du pays. Souvenez-vous du discours de Boumédiène à Lahore pendant la conférence islamique, qui disait grosso modo que les peuples avaient besoin de livres et de soins et pas de versets du Coran et qu’ils ne voulaient aller au paradis le ventre vide.
    Concernant la chari’a je ne partage pas votre point de vue qui veut qu’elle n’est pas en contradiction avec la démocratie. Si on prend pour acquis que la chari’a est extraite du corpus du Coran qui est lui-même incréé alors il faut la prendre dans son ensemble. Et donc accepter la lapidation, l’amputation, la flagellation, la polygamie et j’en passe. On voit un peu ce qui se passe en Iran avec l’affaire de Sakineh, affaire qui fait les délices de la presse occidentale. Par contre vous avez raison de dire que l’Islam n’est pas incompatible avec la démocratie à condition de délimiter encore une fois les relations entre la mosquée et l’Etat.
    Démocratie, démocratie. Tout le monde en veut. Actuellement le pays a un probléme très trivial à savoir gérer ses ordures ménagères. Et toute cette violence pendant le ramadan et la flambée des prix et l’absentéisme au travail. Tout cela se passe sur la planète Algérie et les terriens sont des musulmans algériens.
    Pour conclure je suis bien heureux de voir que vous partagez mon point de vue sur la Turquie qui a su se développer tout en gardant son caractère musulman mais au sein d’un système séculier.
    Je vous salue pacifiquement.
    Ali




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  • Mohamed Jabara
    16 septembre 2010 at 20 h 15 min - Reply

    @Adel.

    Je ne pense pas que le peuple Algérien sombre dans la dépression. Depuis les temps immémoriaux qu’il ne vit que dans l’opposition et le militantisme il a acquis des attitudes mentales qui vont de l’absolue rebellion à l’absolu fatalisme, mais jamais à la soumission et ces attitudes mentales le protègent et l’immunisent contre tous les déboires de la vie. C’est seulement que l’ennemi n’est pas circonscrit ni déterminé que le peuple reste passif et placide, mais dès qu’il saura à qui s’attaquer et la nécessité de le faire, ses vieux réflexes se remettront en marche. C’est en jouant sur ses mécanismes de reconnaissance de cet ennemi qu’on arrive à l’anestésier pour le moment.

    La justice est de faire en sorte de reconnaître à la propriété privée de s’exercer dans la société et de profiter à ses ayants droits, mais aussi à la société ou le capital s’accumule et prolifère. Ce capital doit dans un but de justice, servir cette société. Il ne serait pas normal pour le capital sous prétexte de proprité privée de pomper toutes les richesses de la société sans en donner la contrepartie à celle ci. Et c’est cette contrepartie qui assurera la justice. Dans les pays occidentaux, seul le profit dirige l’investissement et le guide dans sa quête effrénée vers l’accroissement. Dans une société musulmane c’est d’abord ce qui profite à la société qui constitue le but ultime et ensuite seulement il serait juste pour l’investisseur de tirer profit de son apport. Il n’est pas interdit d’être riche, il est interdit d’abuser. Rien à voir avec le communisme. Les choix du musulman obeissent à deux critères donc, l’intêrêt social, puis son propre intêrêt. En cas de contradiction, la liberté commande de se désintéresser de la chose, car la liberté est aussi et également responsabilité.

    C’est ça la démocratie dont nous avons besoin et non pas de celle ou l’homme devient un loup pour l’homme.

    Ce qui nous a mis en danger ce n’est pas que nous avons dépensé plus que nous avons gagné, car lorsque des dépenses sont faites sur la base d’intérêts réellement manifestes et non pas par populisme trompeur et pour justifier la rapine au passage, il y a toujours des retombées positives dans le pays. Mais les projets qui ont été initiés n’avaient de but que de colmater des brèches et de donner le change alors qu’en sous sol des gens s’enrichissaient sur le dos d’un peuple qui faisait confiance et qui par suite s’est trouvé carrément hors circuit et n’ayant pas mot à dire.

    Rien que l’épisode du FIS je connais dans mon quartier au moins deux personnes qui ont pris de l’argent en quantités d’après les gens du FIS eux memes, qu’ils ont caché, dont l’un l’a même déposé à la CNEP, puis l’ont ressorti après la crise et sont devenus entrepreneurs. Les périodes se suivent et se ressemblent. Il paraît que durant la révolution il y avait eu aussi de petit malins de ce genre.

    Quant aux manifestations politiques de la démocratie, il serait interessant de savoir si le travailleur à les moyens de se retrouver leader et avec quel argent il devra faire campagne, ou si nous ne retrouvons en lice que les nantis qui pourront financer la leur.

    Amitiés.

    ps: j’ai reformaté mon disque et je ne retrouve pas ton adresse.




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  • Mohand Tahar MOHAMMEDI
    16 septembre 2010 at 21 h 20 min - Reply

    Que faire, comment faire et surtout de quelle manière va-t-on agir contre ce régime?

    A mon sens le cas de figure le plus plausible pour aller dans le sens de la solution politique pour notre pays est que Le FFS devient une LOCOMOTIVE démocratique pour toutes les forces libres et vives de la nation algérienne, pour sortir le pays de ce marasme profond.
    Si on opte d’aller d’une manière officielle contre ce régime on respectant ses lois et ses institutions actuelles pour éviter la logique de confrontation violente avec ce système on devrait essayer de travailler ensemble pour rallier tous ceux et celles qui croit en des règles démocratiques derrière le FFS qui seul possède l’expérience, l’envergure international et une situation organique officielle capable d’être une alternative à ce régime qu’il a combattu depuis longtemps.

    Auquel cas on continu à rechercher dans la population un éveil nécessaire pour combattre ce régime on sachant que le régime active lui aussi dans ce sens pour rallier le peuple a ses côté et la violence arrangerait certainement le pouvoir en place.




    0
  • iker
    16 septembre 2010 at 21 h 37 min - Reply

    @bonjour Madame AZOUZ,signataire de l’appel du 19 mars, j’aimerai si vous permettez de vous posez 2 ou 3 quéstions.
    qu’est ce qui bloquel’unité des opposants sincères?
    des islamistes modernistes favorable à l’Etat de droit et à un régime démocratique font-ils partis du groupe de sincères?




    0
  • Adel
    16 septembre 2010 at 22 h 17 min - Reply

    @Mohamed Jabara

    Bonjour,

    Je crois bien qu’il y a une chanson de chez nous qui dit:

    لو كان السّعد إسمه مسعود أنقول له يا مسعود سڨملي سعدي

    Si on pouvait acheter la solution pour l’Algérie, il est certain qu’on achèterait le package complet avec démocratie, justice sociale, authenticité, etc. De plus opiniâtres que nous se sont cassés les dents sur ce problème. Peut-être que nos petits enfants verront cela…

    Amicalement




    0
  • Adel
    16 septembre 2010 at 22 h 24 min - Reply

    @Mohand Tahar MOHAMMEDI

    Bonjour,

    Oui, le FFS peut devenir la locomotive du mouvement pour le changement. Pourquoi ne passe-t-il pas à la vitesse supérieure? Voilà une question qui mériterait assurément quelques éclaircissements.

    Cordialement




    0
  • R. Belaïd
    16 septembre 2010 at 22 h 59 min - Reply

    Merci aux administrateurs de ce site qui nous offrent une tribune politique d’un excellent niveau qui n’a rien à voir avec les caniveaux d’insultes et de règlements de compte qu’on rencontre sur la toile. C’est pour la première fois que j’interviens et avec mon parler vrai, je voudrais répondre à mon camarade MT. Mohammedi qui est un militant comme moi du FFS.
    Tu connais comme moi les problèmes internes du parti qui s’accumulent depuis quelques années et qui semblent s’aggraver ces derniers temps avec la question des fédérations de Ghardaïa et de Tizi et avec les graves et gratuites accusations portées contre notre camarade Fekhar. Tu connais comme moi la politique d’exclusion qui s’y pratique depuis quelque temps. Si tu n’es pas de mon clan, tu es contre moi. Tu connais le degré de démobilisation des militants de base en Kabylie. Ne parlons pas des autres wilayas où nous n’existons pratiquement plus. La fédération de Ghardaïa était la seule solide en dehors de la kabylie et voilà qu’on vient de la faire imploser pour servir des desseins personnels. Pourquoi tout ce gachis?
    Comment avec tous ces problèmes, notre parti puisse devenir une locomotive du changement?
    Je suis démocrate et je respecte les idées des autres. Le FFS a besoin d’une véritable conférence interne de réconciliation pour rassembler tous ses militants qui l’ont quitté par écoeurement ou ont été exclus. Lorsqu’on rétablira la démocratie et la réconciliation à l’intérieur de notre structure, là nous pourrons participer efficacement avec les autres forces politiques à affronter et vaincre ce pouvoir.
    Salutations militantes.




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  • Arezki Nait Amar
    17 septembre 2010 at 0 h 08 min - Reply

    Il n’existe aucun parti démocratique en Algérie! c’est le parti FLN qui s’est clôné en une multitude de partis à la faveur de la constitution de février 1989!L’organique de chaque parti est identique au parti FLN à une nuance près !L’appellation de chaque parti n’est qu’une affaire de forme alors que le fond est le même !Chaque parti a son Zaim inamovible ,et cette politique du fait accompli imposée par le zaim apporte son lot de déception et de démission des militants de chaque parti!C’est le cas de tous les partis dits de ‘l’opposition démocratique »!
    Une vraie opposition ne se suffit pas à dénoncer le pouvoir à travers seulement des discours ou des communiqués , elle doit occuper quotidiennement le terrain que le pouvoir en place a déserté ! Il n’ y a pas de courants d’idées au sein d’un même parti comme ici en occident , il n’y a que des clans qui sont prêts à en découdre entre eux à tout moment !Tout le monde sait que la nature a horreur du vide !Et cette nature a eu raison d’eux !




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  • Afif
    17 septembre 2010 at 0 h 34 min - Reply

    @ Mohamed Jabara :

    Le niveau de vie des algériens est lié à beaucoup de paramètres. Jugez-en ; mon but n’est pas défendre la politique actuelle, mais de voir les choses en toute objectivité :

    1. Dans les années Boumediene, la population était autour de 13 millions d’habitants, aujourd’hui, elle est de 35 millions d’habitants (le triple).

    2. Il n’y avait pas de crise du logement et ses conséquences sociales désastreuses.

    3. Le prix du pétrole en dollars constants était supérieur à celui d’aujourd’hui.

    4. Pour aller en France, il n’y avait pas de visa et il y avait, par ailleurs un accord algéro-français qui permettait à tout algérien, sous réserve d’une bonne santé et dans la limite de 36.000 par an, de travailler en France. La harga était légale et codifiée.

    5. Les entreprises industrielles, agricoles et commerciales publiques embauchaient sans tenir compte de la rentabilité : c’est cela le social dont vous parlez, qui avait des visées politiques et qui n’a pas permis à l’économie algérienne de décoller comme celle de la Corée du Sud, qui était au même niveau que le nôtre.

    6. A cela, il faut ajouter et c’est important, d’une part les bonnes règles de gestion qui était en vigueur dans les administrations françaises et d’autre part notre culture ancestrale qui continuaient à huiler le système dans les années 60 et le début des années 70. Il y a lieu de noter que durant ces années, l’économie algérienne était toujours exportatrice de biens industriels et agricoles. Avec le temps, toutes les bonnes règles de gestion et d’éducation se sont effilochées. Le fait est que, tout le monde l’a constaté, depuis l’indépendance, la courbe est descendante dans tous les domaines. Il y a de cela plusieurs années, un gardien de nuit, analphabète, qui travaillait avec moi, m’a déconcerté par sa répartie. Quand je lui ai dit : « tout va bien, tout le monde est content » en parlant de la situation du pays, il m’a répondu :
    « tout va bien, le bateau coule normalement ».

    Un régime démocratique aurait-il mieux réussi avec des atouts aussi importants ? Je le pense, car, avec des contre-pouvoirs, les règles de gestion auraient été plus rigoureuses et les richesses du pays mieux réparties : et, comme vous l’avez dit, la démocratie n’est pas une fin en soi, mais un moyen de mieux défendre ses intérêts matériels (niveau de vie) et moraux par des représentants librement élus.

    Pour ce qui concerne les démocraties occidentales, elles sont le reflet d’un rapport de forces mondial : la classe capitaliste, pour subsister dans un système démocratique imposé par les luttes ouvrières, a été obligée de céder une partie de ses immenses gains qu’elle a tirés et qu’elle continue de tirer du Tiers Monde ; la relative paix sociale qu’on constate dans les pays occidentaux est plus fondée sur l’exploitation du Tiers Monde que sur la démocratie. Celle-ci n’est qu’un moyen pour régler le partage d’une manière pacifique. Tout le monde sait aussi que les pays occidentaux font la maximum pour maintenir les dictatures dans les pays du Tiers Monde pour permettre leur surexploitation.

    Aussi, cher Adel, seule la démocratie et j’ajoute, dans le cadre de nos valeurs islamiques, est à même de soustraire notre pays des griffes de l’impérialisme occidental, de booster notre économie et d’élever le niveau de vie de l’immense majorité des algériens : dans un forum LQA, nous avons parlé de la Turquie et on a oublié la Malaisie. Ce sont les deux pays les plus prospères dans le monde musulman : et, comme par hasard, ce sont les seuls pays démocratiques où les élections ne sont pas contestées et où le parti perdant félicite le parti gagnant.

    Pour ce qui est de l’union des forces nationalistes et sincères, ces forces, tout en théorisant, devraient aussi descendre sur le terrain pour améliorer le quotidien des algériens (notre quotidien): l’hygiène publique, la gestion des parties communes des immeubles collectifs qui sont dans une dégradation inouïe, l’absentéïsme dans les administrations, la qualité des produits de consommation, etc… Un responsable politique auquel j’ai soumis ces préoccupations, m’a rétorqué : ce n’est pas notre problème, c’est celui de l’état. Plus c’est pourri, plus c’est mieux, c’est que j’ai cru comprendre. Comment peut-on avancer avec un esprit aussi nihiliste ?




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  • batni
    17 septembre 2010 at 4 h 48 min - Reply

    A @Afif,
    Vous citez la Turquie et la Malaisie comme exemple de pays qui ont décolés économiquement et qui sont relativement démocratique, vous ommttez juste de dire que pour le premier (la Turquie) c’est un pays laic et pour le deuxieme (la Malaisie) une federation séculiere.

    Mes respects,




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  • Bladi
    17 septembre 2010 at 5 h 09 min - Reply

    Il faut passer à l’action!!
    Il me semble qu’a force d’analyse est sur-analyse la situation en Algérie est la question de la démocratie on a commencé a sérieusement diverger du but. En lisant quelques interventions sur ce site il me semble que l’analyse elle-même est devenue le but des intervenants.
    Il y a quelques jours j’ai eu le plaisir de lire quelles interventions sur ce site qui demandaient de former des associations en France et ailleurs pour supporter la cause des familles des disparus et venir en aide au Dr Djilali Hadjaj dans sa batail avec le system monstre. Cette idée qui m’a paru comme le début de l’action si longtemps attendue qui peut être élargie pour inclure la cause Algérienne en général. J’admets aussi d’avoir eu de l’espoir quand j’ai lue l’intervention de Mr Sidhoum dans laquelle il fait référence a un Front National Pour Le Changement (FNC) car pour moi ce sont des signe qu’on est proche de la phase d’action après une phase de réflexion (certes nécessaire, mais) qui a durée si longtemps a mon avis (si on tient compte de la gravité de la situation).
    Certes je suis pour une action calculée et bien réfléchie car je suis d’accord qu’on n’a pas droit à l’échec, ce qui demande une analyse de la situation actuelle et une synthèse du future system à établir, mais continuer la discussion sans fin autour de la démocratie et sa compatibilité avec la société Algérienne ne nous mène nulle part. Le peuple Algérien a besoin de justice, sans laquelle tout est condamne à l’échec. Qu’on appelle sa une démocratie, ou autre est absolument immatériel.
    A mon humble avis, on a déjà une plateforme (celle de l’appel du 19 Mars) qui me semble ouverte à tous les sincères des différent courants politiques et sensibilités sociales existantes en Algérie (jusqu’à preuve du contraire), alors qu’est ce qui nous empêche d’agir. L’appel du 19 Mars nous présente les grandes lignes pour établir un system équitant et juste qui va permettre par la suite à développer les détails nécessaires pour établir le system de gouvernance voulue par le peuple, ce qui est seulement possible une fois le régime actuel est mis hors état de nuire.
    Tout ce qu’il nous faut pour atteindre les masses de notre peuple, est de présenter des gens intègres, et sincères qui peuvent expliquer les grandes lignes de cet appel d’une façon direct et succinct (pas de démagogie ni de langue de bois). En termes d’organisation et de méthode de sensibilisation, étant donné qu’on ne peut pas créer un parti politique (Front rassembleur) dans ce climat hostile, je vois (comme d’autre intervenants), qu’on à la solution du mouvement syndical indépendant qui a prouvé sa maturité l’an dernier (bien entendue gare a l’infiltration !!!).
    Pour ceux qui ne croient pas à la capacité de notre peuple de se lever sur ces pieds je vous conseil de revoir les conditions dans les quelles il se trouvait a la veil de la révolution de libération nationale et pour ceux qui doutent l’efficacité de quelques hommes et femmes libres, sincères et intègres à faire face aux plus acharnes des tirant je vous conseil de revoir les CV des déclencheurs de cette révolution.
    Passons à l’action, la situation est grave et le peuple ne peut continuer à subir les affres de ce régime criminel! Ils poussent ce peuple à une révolution violente pour l’achever une foi pour toute et finir leur sale boulot !
    A bon entendeur




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  • Ammisaid
    17 septembre 2010 at 9 h 18 min - Reply

    Un verbe, un concept, une pensée ou un système ne peuvent pas exister que par l’intermédiaire de l’Homme. Si l’Homme est bon tout devient bon. Si l’Homme est mauvais tout devient mauvais. L’union des premiers est une bénédiction pour un pays et un peuple et celle des derniers est une malédiction pour un pays et surtout pour les plus vulnérables du peuple. Rien ne manque a la terre et rien ne manque a l’Algérie, ce qui manque et je suis, presque, convaincu: est l’union authentique et sincère de toutes les bonnes volontés et de toutes les compétences réelles! Wa Allahou a3lam Fraternellement a toutes et a tous




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  • Mohamed Jabara
    17 septembre 2010 at 11 h 39 min - Reply

    @Affif.

    Si tu relisais mon post tu verrais qu’avant de parler de Boumedienne que je dis « ce qui importe au peuple Algérien », mais bien sur ceux qui ont une conscience aiguisée font la différence entre l’époque coloniale et l’après 62 qui à hérité de l’administration de cette époque, ce ses bonnes pratiques mais aussi de ses aberrations, il y en a aussi, qu’une horde armée s’est empressée de pérenniser sur notre sol. La période post indépendance, bien que liée dans l’ensemble et que chaque étape conditionne celle qui la suit est passée par trois étapes importantes:

    1- Celle de Benbella/Boumedienne qui a reconduit l’administration coloniale dans ses pratiques mais en lui donnant des orientations populistes, mais qui avait réussi à créer un Etat centralisé et fort.

    2- Celle de l’après Boumedienne et jusqu’a 88 ou la chute du prix du pétrole à fait peur au régime qui avait perdu entre temps de sa cohésion et qui devenait en ensemble de clans après avoir été homogène du temps de Boumedienne. La fragilité de l’Etat est avérée.

    Le régime ne savait plus ou donenr de la tête et il a usé de solutions empiriques pour finir par permettre à certains clans de provoquer une soi disant ouverture démocratique .

    3- La période après 88 ou l’Etat déliquescent a vu les clans dominants du pouvoir prendre les rênes en se réconciliant mais chacun d’entre eux se méfiant de l’autre et voulant élargir son aire d’influence par des moyens détournés.

    L’économique dans tout ça est à l’évidence le moteur, mais on ne saurait honnêtement dénier à Boumedienne sa sincérité dans son action, même s’il a été un grand naif et je ne contredirai pas ceux qui disent qu’ils était un dictateur, mais on ne peut dire qu’il a été un traitre à son peuple.

    Ce sont ceux qui ont ammassé des fortunes en trompant tout le monde sous l’orientation socialiste qui ont voulu libéraliser le pays car ceux qui n’ont rien n’ont rien à libéraliser. Les biens mal acquis doivent pouvoir ressortir pour proliférer. De toute façon il vaut mieux cela que l’expatriation de ces patrimoines.

    Nous sommes quelques uns sur LQA à ne pas nous entendre et tu voudrais qu’il suffise de présenter des gens integrès pour que le peuple suive ? Je voudrais bien que tu approfondisses ton idée, elle me semble utopique pour le moment.

    A la veille de la révolutions les conditions n’étaient pas les mêmes, l’ennemi était bien circonscrit, bien déterminé, maintenant on confond entre adversaire et ennemi et l’Algérien n’est pas habitué à lutter contre les adversaires mais seiulement contre l’ennemi, à condition qu’il le reconnaisse.




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  • Rabah DRIF
    17 septembre 2010 at 17 h 25 min - Reply

    @ Zineb Azouz
    Assalamou 3aleïkoum djami3an,
    Je me permets d’intervenir pour la première fois, et probablement la dernière, sur ce site que je consulte régulièrement. Il y a du bon mais beaucoup de mauvais. Nos sociétés sont ainsi faites. L’humanité aussi. A mon âge, un peu trop avancé maintenant, accordez-moi le privilège de l’ancienneté comme je vous accorde l’excuse de la spontanéité qui peut blesser inutilement.
    Je me permets aussi, Madame, de vous dire que je vous trouve souvent trop excessive dans vos jugements sur les êtres et sur les choses. Je mets cela sur le compte de l’inexpérience, de l’enthousiasme de la jeunesse et du besoin légitime d’exister dans notre environnement masculin. J’ai été instituteur puis professeur toute ma vie, je crois être en mesure de déceler les idiosyncrasies des intervenants par les mots et le langage qu’ils utilisent.
    Sans modération, Madame, le compromis auquel vous aspirez ne verra jamais le jour, et dès que l’on se modère il peut arriver que l’on se compromette.
    Avant notre révolution, nous classions les modérés dans le camp du compromis avec la France et les radicaux dans le camp de la confrontation avec elle. Si vous choisissez ce dernier, ai-je besoin de vous dire ce qui vous reste à faire ?
    En tout cas, vous exprimez une radicalité feinte ou réelle qui ne cadre pas avec le compromis que vous défendez.
    Le compromis se fait généralement entre au moins deux parties qui se font mutuellement des concessions. Le compromis est un arrangement que l’on obtient par des tractations. Quel vilain mot, d’après vous. Il veut tout simplement dire négociation pour parvenir à un accord.
    Le compromis historique, tel que je le comprends, vise à concilier ou à réconcilier deux parties rivales, deux adversaires qui jusque là se combattaient politiquement, idéologiquement voire militairement pour faire cesser les divisions dans un pays ou entre des communautés.
    L’exemple de l’Italie des années 1970 est assez pertinent dans la stratégie du Secrétaire général du Parti communiste italien de réaliser le compromis historique afin de participer au pouvoir avec un gouvernement de droite ou de centre-droit. Le compromis historique n’est rien d’autre que cela, Madame.
    Avec ses scores électoraux fantastiques, jusqu’à 30% des suffrages en 1976, Enrico Berlinguer fit le pari du réformisme et du recentrage pour se rapprocher le plus possible de la Démocratie chrétienne d’Aldo Moro qui était au pouvoir.
    Comme vous le savez ou vous ne le savez pas, les Etats-Unis d’Amérique ont mis leur veto pour empêcher une coalition gouvernementale entre la DC et le PCI.
    La compromission politique et l’échec de la stratégie de la collaboration avec la « République de la conciliation » ont accentué la radicalisation de l’ultra-gauche qu’incarnaient les Brigades rouges. Fondamentalement, la lecture politique est celle-là.
    Donc, le compromis historique en Italie concernait le rapprochement politique entre des ennemis de classe et en Irlande du Nord entre des communautés religieusement opposées.
    Tel que je le comprends, le compromis historique adapté à l’Algérie ne peut mettre en présence que le gouvernement, armée y compris, et son opposition ou, à la rigueur, le Front islamique du salut et le Rassemblement pour la culture et la démocratie de Monsieur Saïd Sadi qui sont les vrais protagonistes sur le terrain idéologique.
    L’exemple de Sant’ Egidio que vous donnez n’est certainement pas un compromis historique mais une coalition de partis réunis précisément pour en proposer un à travers leur « Contrat national » au gouvernement et à l’armée. C’était le but de la manœuvre, je crois.
    La coalition de Rome qui a occupé l’espace médiatique européen pendant deux jours, a vite volé en éclats. Le FLN a été repris en main, le Parti des travailleurs de Louisa Hanoun rejoint le gouvernement en échange de quelques sièges à l’Assemblée populaire nationale, le MDA de Ahmed Ben Bella jouait des flûtes dans les coulisses de la présidence de la République et la Nahda de Abdellah Djaballah buvait la tasse dans les dissensions internes jusqu’à la noyade. Seul, le FFS demeure sans les têtes que Hocine Aït Ahmed a coupées entre-temps.
    Que reste-il de ces affinités non électives entre ces partis qui n’en sont pas ou plus en réalité ?
    Vous n’êtes, Madame, ni pire ni meilleure que ces compatriotes dont vous ne connaissez ni la vie intérieure ni les convictions profondes ni l’intimité de leur conscience. Beaucoup d’entre eux ont déjà beaucoup donné à leur pays et à l’opposition pour l’avoir construite ou rejointe au moment où d’autres se préoccupaient de leur carrière et de la prospérité de leurs familles.
    Pour notre peuple qui n’a pas bon dos que pour ceux que vous dénigrez, la Déclaration du 1er novembre 1954 matérialise assurément le compromis historique que l’association des Oulamas de cheikh El Bachir El Ibrahimi, l’UDMA de Ferhat Abbas, les « Centralistes » de Benyoussef Benkhedda et le Parti communiste algérien de Bachir Hadj Ali ont formalisé par leur adhésion au Front de libération nationale, les uns en 1955, les autres en 1956.
    Ce compromis historique a fini par rencontrer sur le chemin de l’indépendance des barricades idéologiques et des traquenards politiques qui se dressent encore devant lui. La Plateforme de la Soummam est le premier maillon d’une longue chaîne de reniements, de renoncements et de ruptures avec la lettre et l’esprit de la Déclaration de Novembre. La Charte de Tripoli qui érige le socialisme romantique en modèle de transformation de la société musulmane et la Charte d’Alger qui donne à la théorie marxiste de la quatrième internationale le pouvoir matériel et idéologique sur une nation ancrée dans ses racines islamiques.
    Madame, depuis que je vous lis, je ne suis toujours pas arrivé à situer le camp idéologique auquel vous appartenez. Etre contre le pouvoir actuellement en place peut découler d’une simple position d’intérêt. Louisa Hanoun ou Khalida Toumi en sont de parfaits exemples. La sociologie politique nous a appris à distinguer l’engagement pour défendre des convictions ou l’engagement pour défendre des intérêts.
    Votre agressivité sans raison est improductive si le but que vous recherchez est de parvenir au changement. Le changement n’est possible que si vous-mêmes et vos camarades changiez votre état d’esprit. En tant que mathématicienne, vous ne pouvez ignorer l’auteur de ce propos.
    Je demande l’indulgence des administrateurs du site et des lecteurs pour avoir été relativement long et pour abuser encore de votre accueil, de votre générosité et de votre patience en me permettant de dire deux mots au sujet de l’armée de l’intérieur et de l’armée de l’extérieur avant de vous laisser à la bénédiction d’Allah.
    Pour les Moudjahidine, il n’y avait qu’une seule armée, l’Armée de libération nationale, qu’un seul front, le Front de libération nationale.
    Ceux qui parlent d’armée des frontières composée à maints égards d’authentiques héros ne connaissent pas la réalité de la guerre ou reprennent consciemment ou inconsciemment l’action psychologique de l’armée française qui avait dressé aux confins est et ouest de notre pays des lignes Morice et Challes difficilement franchissables. Ceux qui y voient une sorte de ligne Maginot que l’on pouvait violer aussi aisément que les Allemands durant la Seconde guerre mondiale sont des rêveurs ou des malhonnêtes intellectuellement.
    On ne trouve personne en France pour reprocher ou délégitimer le général de Gaulle pour ne s’être pas battu sur la terre de France mais d’avoir pris la route de Londres pour appeler à la résistance.
    Des milliers de nos compatriotes miséreux, en haillons, fuyaient vers les frontières marocaines et tunisiennes pour se protéger des bombardements, du napalm et des ratissages.
    Les circonstances de la guerre ont contraint les populations et les dirigeants du FLN et de l’ALN à se réfugier chez nos voisins.
    Les rédacteurs de la Plateforme de la Soummam qui avaient décrété la primauté de l’intérieur sur l’extérieur ont eux-mêmes pour des raisons de sécurité et de disponibilités à la révolution rejoint Tunis devenue le siège du Comité de coordination et d’exécution (CCE) et du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA).
    L’histoire de l’Algérie ne peut pas s’écrire selon les affinités personnelles de chacun, les appartenances idéologiques ou les regroupements claniques et l’avenir ne peut se faire dans la haine surtout lorsque l’on prétend au compromis historique.
    Quelqu’un parmi vous à parler de notre Djeha national, je me permets de vous raconter cette anecdote à son sujet. Un jour, Djeha avait fait croire aux habitants de son village qu’un philanthrope distribuait à l’entrée du village des Louis d’or, grands et petits, hommes et femmes, se précipitèrent pour profiter de la générosité du bienfaiteur sauf Djeha bien sûr qui n’arrêtait pas de rire de leur crédulité jusqu’au moment où lui-même se mit à croire à ses propres bobards.
    Fi amen Allah
    Rabah Drif, ancien professeur de lettres arabes classiques.
    Aix-en-Provence, le 17 septembre 2010




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  • khaled
    17 septembre 2010 at 17 h 42 min - Reply

    A mes amis de LQA —- Un Cri de cœur —-

    Moi Khaled, militant de clavier a temps perdu, dont le père docker jeté dans les sentiers de la misère par le joug du colonialisme fut un militant de l’ombre.

    Dont la mère n’a jusqu’à aujourd’hui pu faire le deuil de son père assassine et enterré dans une fosse a Teniet-El-Hadd——

    ne peut comprendre que Mr. Arkoun dans son ultime souhait dédaigne la terre algérienne.

    Je ne peux aujourd’hui que me conforter dans cette logique que les baroudeurs du 1er Novembre n’avait nullement besoin de 3/4 d’intellectuels pour leur dernier assaut contre le bastion colonial.

    Je rejoins le feu Benboulaid quand il a dit:
    Nous irons au paradis avec nos Rangers.

    Il n’y a point de réflexions…..Il faut occuper le terrain et être prêt a se donner sans être manipulé…

    DB: Personnellement, j’ai beaucoup de respect pour les dockers algériens. Dans les années 40 et 50, ils soutinrent activement la lutte des indochinois contre le colonialisme français, puis ils se distinguèrent de façon éclatante durant la guerre de libération. Ils firent nombreux à avoir donné leur vie pour leur pays. Après l’indépendance, ils furent, avec les salariés de l’EGA et de la SNCF, ceux qui inquiétèrent beaucoup Boumediene. Très politisés malgré leur pauvreté, ils ne se laissèrent pas avaler par les discours démagogiques de cette époque. Personnellement, j’ai un souvenir très vivace de certains parmi eux, à Alger, vers la fin des années 60. J’avais 16 ans. Ils portaient généralement des bleus de Marseille. Ils appréciaient le chaabi, et nombreux d’entre-eux militaient dans des mouvances communistes.
    Je profite de cette occasion pour saluer leur mémoire, et leurs combats. Est-ce qu’il serait possible pour un des amis de LQA de nous gratifier d’un article sur les dockers algériens ?
    Merci




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    17 septembre 2010 at 17 h 58 min - Reply

    @ Monsieur Ali B. Benkritly,
    [QUOTE]
    Concernant la chari’a je ne partage pas votre point de vue qui veut qu’elle n’est pas en contradiction avec la démocratie. Si on prend pour acquis que la chari’a est extraite du corpus du Coran qui est lui-même incréé alors il faut la prendre dans son ensemble. Et donc accepter la lapidation, l’amputation, la flagellation, la polygamie et j’en passe. On voit un peu ce qui se passe en Iran avec l’affaire de Sakineh, affaire qui fait les délices de la presse occidentale
    [/UNQUOTE]
    Je ne vais pas transformer ce débat en dialogue avec vous, mais permettez moi tout de même, de vous inviter à vous relire, car moi je n’ai absolument pas compris ce que vous vouliez prouver.
    Ceci dit, voyons d’un peu plus prêt votre dernière sortie contre Char’a Allah, d’une part, et votre propension à prendre les FANTASMES des « intellectuels sionistes-ISLAMOPHOBES » comme BHL, Finkelkraut et ceux qui dansent autour d’eux, comme THORA ou BIBLE ou Evangile selon St. Sarkozy-Clara.

    Manque de pot, les « ouïe-dire », une fois de plus vous jouent un sale tour, même si c’est tiré de Presses aussi sulfureuses que la Presse « occis- dentale », dès que l’Islam peut être mis au banc des accusés.

    Voila, je vous invite à lire, wa whahida shahidun min anfussihim… ce qu’il est en réalité.
    La Lapidation n’existe pas en droit Iranien depuis la fondation de la République islamique, en conséquence les élucubrations de BHL ne sont que des élucubrations mensongères du type du bazar de l’hôtel de ville.
    Quant à la crapulerie de l’histoire « inventée » de Sakinah, condamnée pour « lapidation » INEXISTANTE en droit de la République islamique d’Iran !
    Il faudrait croire que Bernard Henri Levy et Sarkozy, ont certainement confondu Afghanistan et Iran, c’est vrai ces deux pays sont mitoyens… mais tout de même!

    Alors, voici un article fait par des journalistes français, revenus de la République islamique d’Iran.
    Mais de grâce, lisez jusqu’au bout, et vous comprendrez comment Dieudonné Mbala Mbala, lui-même avait été abusé…

    http://www.voltairenet.org/article166999.html

    Mais il n’y a que les crédules et habituels GOGOS pour croire encore les BHL et autres Finkelkraut, sionistes humanistes à géométrie variable.

    Maintenant revenons à votre défiance vis-à-vis de la chari’a, sachez qu’il faut toujours raison garder, en faisant la distinction entre les Commandements d’Allah, d’une part, et la chari’a, qui n’est que le produit de la lecture des hommes des Commandements d’Allah, et une interprétation de la souna de notre Prophète, aswaws.
    En conséquence, c’est pour cela que certains pays adaptent en toute conformité avec le Coran, et la souna, leur interprétation de la Chari’a aux conjonctures qu’ils vivent.
    C’est ce qui permet donc, de substituer certaines peines par d’autres, de les adoucir, ou tout simplement d’en abandonner l’application, et ceci est tout à l’honneur des Oulémas et autres juristes musulmans avant-gardistes, et il y en a eu à travers l’histoire de l’Islam.
    Si la lapidation n’existe pas du tout dans le CORAN, aucune trace, c’est précisément parce que les hadiths qui s’y rapportent sont si faibles et si exceptionnels que personne ne leur accorde aucun intérêt, du fait qu’un hadith, ne peut abroger une sanction coranique, qui est explicitement le fouet, tout en étant circonscrit sous des conditions tellement contraignantes, que l’application en devient hasardeuse !

    N’est pas mufti qui veut, et ne peut se permettre de critiquer la Loi d’Allah, qui veut, ou faire l’éloge des Lois humaines qui semble ignorer le nombre de prisonniers US, ou simplement algériens ou français, passés à la guillotine ou à la chaise électrique alors que l’on découvre par la suite, qu’ils furent INNOCENTS…




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  • Mahieddine Lachref
    17 septembre 2010 at 18 h 13 min - Reply

    Bonjour chers camarades.
    Adel, merci pour votre rappel. Mais ce sur quoi j’ai voulu et voudrais attirer votre attention est plutôt d’ordre pédagogique, une sorte d’épistémologie de la pensée (la théorie) politique. En fait, bien des théories, des philosophies, des convictions, etc., ont été démenties par les réalités historiques des sociétés où on a tenté de les propager, ou d’une manière générale, par l’Histoire. C’est pourquoi, j’aimerais dire qu’un mouvement révolutionnaire n’est pas celui dont on fabrique les le fond et la forme dans les labos et qu’on jette dans la rue. Mais, au contraire, c’est celui dont on élabore la théorie à partir des données, lointaines et immédiates, de notre société. Ceci exige de nous un immense travail de terrain et l’intellectuel algérien ne semble pas prêt à aller dans les « mines » algériennes pour écrire lui aussi son « Germinal ». J’ai comme l’impression que l’élite algérienne s’adonne à une sorte de « dictature intellectuelle » , consistant à chanter des valeurs « universellement reconnues » pour mieux dissimuler ses responsabilités devant le peuple, qu’elle justifie auprès de ceux qui l’écoutent par sa seule opposition –dite de principe- au pouvoir. Or, en démocratie, il s’agit plus de savoir écouter, aller à l’encontre des gens, s’enquérir de leur situation, les aider à s’organiser, etc., que de savoir parler.
    Fraternellement
    Mahieddine Lachref




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  • Adel
    17 septembre 2010 at 19 h 25 min - Reply

    @Mahieddine Lachref

    Bonjour,

    Oui, le travail de terrain est très important pour toute forme de militantisme.

    Pour ma part, j’ai tendance à penser que les problèmes de l’Algérie, comme ceux des pays musulmans en général, et des pays arabes en particulier, ne peuvent être surmontés que par un effort intellectuel exceptionnel. C’est plus une question de stratégie et de vision que d’activisme.

    Trois tentatives ont déjà échoué dans l’histoire contemporaine des pays musulmans : celle des réformistes du 19ème siècle (Al-Afghani, Abduh…), celle des révolutionnaires socialistes de la deuxième moitié du 20ème siècle (Nasser, Boumédiène…) et celle des mouvements «islamistes» (Frères Musulmans, Salafistes, etc.) qui se poursuit sous nos yeux, mais dont on voit qu’elle n’est plus porteuse de renouveau.

    La société algérienne, tout autant que les autres sociétés arabes et musulmanes, est tiraillée entre deux mouvements opposés ou plutôt taraudée par deux angoisses, comme l’a souligné Burhan Ghalioun (Islam et politique): celle de «l’exclusion de l’histoire moderne et celle de la renonciation à la religion, à l’identité et aux références culturelles.»

    Chaque individu est soumis à la tension de ce tiraillement et chacun trouve sa propre réponse. Certains optent définitivement et sans réserve pour la modernité occidentale, d’autres la refusent en bloc, d’autres enfin essaient de trouver un équilibre en opérant une sorte de synthèse bricolée (le cas le plus typique étant celui des jeunes filles qui portent le voile intégral et vont étudier à l’université) .

    La présence à la tête de l’État d’une caste militaro-bureaucratique particulièrement incompétente et incapable d’instaurer un minimum de sérénité, préoccupée plus par la prédation et par sa survie que par la mise en œuvre d’une politique audacieuse et novatrice, n’arrange pas les choses. Cette caste a tiré profit de la conjonction négative de deux facteurs de blocage : le caractère dictatorial du régime politique instauré dès l’indépendance et la rente pétrolière.

    Aujourd’hui, deux partis, le RCD et le FIS (toujours présent dans la société bien qu’interdit), occupent les deux extrémités de l’échiquier politique et agissent dans le sens d’une polarisation de la société plutôt que dans le sens de l’apaisement, seul en mesure de permettre l’élaboration d’une synthèse. Il n’y a qu’à voir ce qui se dit sur certains forums partisans pour comprendre la stérilité de ces positions extrémistes.

    Alors, le travail de terrain a-t-il une chance d’aboutir s’il n’est pas appuyé par un effort intellectuel qui permettrait d’aller dans le sens de cette synthèse, seule en mesure de remettre définitivement le pays sur les rails?

    Cordialement




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  • radjef said
    17 septembre 2010 at 19 h 30 min - Reply

    Bonsoir tout le monde.@Rabah Drif, bonsoir.Le Congrés de la Soummam ainsi que la greve des sept jours ont été un echec.Les lignes Challes et Morice etaient infranchissables. Le premier novembre a été une action inachevée et mal préparée.Les colonels qui ont tenu des reunions en decembre 1958 dans le Constantinois et au Djurdjura pour denoncer l’armée des frontieres, ont mal agi. Les colonels Amirouche, Si Salah et Mahhamed Bouguera qui ne voulaient plus masquer les messages qu’ils envoyaient a L’EM, au GPRA et au CNRA etaient des moudjahidines indisciplinés. La France qui a reduit a zero les maquis , ne voulait pas quitter le sol algérien. Ait Ahmed, Ali Belhadj, Mouloud Hamrouche, Med Samraoui, Addi Lahouari, Zouhira Houfani, Mokrane Ait Larbi, Said Khelil, Rachad, Mehri, Sidhoum, Benchenouf…ne peuvent pas trouver de compromis et construire une alternative de changement democratique. Vous avez peut être raison et peut être tort. Mais dans les deux cas, vous ne donnez aucune proposition qui peut nous dissuader ou nous reconforter. Que faut-il faire maintenant pour que le pays ne disparaisse pas de la carte geographioque actuelle?




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  • Mohamed Jabara
    17 septembre 2010 at 21 h 07 min - Reply

    @Adel.

    Mon cher ami , j’attire ton attention sur une de tes affairmations.

    A propos de « synthèse bricolée »: « (le cas le plus typique étant celui des jeunes filles qui portent le voile intégral et vont étudier à l’université) ».

    Il y en avait aussi à l’université de Cordoue du temps des Andalous et ce n’était pas du bricolage.

    Amicalement.




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  • Adel
    17 septembre 2010 at 21 h 28 min - Reply

    @Mohamed Jabara

    Bonjour,

    Je parlais du voile qui recouvre entièrement la tête et le visage ainsi que le corps de la femme (c’est-à-dire qu’il ne laisse apparaître aucune partie du corps) et que nombre de musulmanes qui portent le hidjab sans se couvrir le visage trouvent exagéré. Était-il porté par les femmes qui fréquentaient l’université de Cordoue?

    Il me semble que cette attitude traduit bien le désarroi dans lequel nous nous trouvons : ces femmes ne veulent pas faire leur la demande que leur font certains prêcheurs de rester à la maison, alors pour surmonter leur culpabilité, elles adoptent la position extrême en matière d’habit.

    Que l’on ne s’y trompe pas : il n’y a dans mon propos aucune condamnation. Je ne fais que constater un comportement qui me semble refléter la tension dont je parlais plus haut.

    Amitiés




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  • Akalouache Akli
    17 septembre 2010 at 22 h 59 min - Reply

    Merci monsieur Drif pour vos sages conseils qui sont un peu tardifs car nous avons perdu un temps fou pour essayer de trouver un accord entre nous. Certains l’ont appelé compromis historique. Heureusement que nous l’avons pas trouvé ce compromis. Sinon, nous aurions eu les brigades vertes.
    Donc, chers Algériens évitons de nous rassembler, de trouver un accord commun. Restons tranquilles et tout ira bien, Madame La Marquise. Essayons de changer notre état d’esprit trop rebelle. Evitons de critiquer Boumediene alors que c’est notre DE Gaulle à nous et nous l’avons ignoré.
    Dormez, dormez, il est trop tôt encore !
    Nous vous laissons à la bénédiction d’Allah. Laissez-nous à la bénédiction des reliques de l’armée des frontières, Oh pardon de l’armée nationale.




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  • Adel
    18 septembre 2010 at 1 h 10 min - Reply

    @Mohamed Jebara

    Bonsoir,

    Avant de refermer la parenthèse concernant le voile intégral, j’aimerais rappeler qu’il y a un principe que j’ai retenu de tes interventions et auquel j’adhère volontiers. C’est celui qui dit que le bon musulman adopte en tout la solution du juste milieu. Il me semble qu’en matière de vêtement, le voile intégral est l’un des extrêmes, le second étant la nudité intégrale. Ce ne peut donc être le vêtement féminin qui correspond au juste milieu. Parenthèse fermée.

    Amicalement




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  • Afif
    18 septembre 2010 at 11 h 39 min - Reply

    Je vois que l’hygiène publique, les toilettes publiques, la gestion des parties communes des immeubles, l’absentéïsme dans les administrations publiques, les parkings auto et d’autres questions qui concernent le quotidien des citoyens, n’intéressent personne. On s’en est accommodé et on vit avec, tout en continuant à théoriser sur le Grand Soir : « Tout va bien, le bateau coule normalement ».

    Qu’à cela ne tienne : il me reste une question à clarifier avec @ Jabara « comment explique-t-il que les élections en Turquie n’ont pas été contestées par le courant laïc pro-occidental et qu’en Iran, elles ont fait l’objet de manifestations massives durement réprimées, alors même que c’est un courant islamiste dirigé par Moussaoui et Khatami qui les ont contestées. Réponse possible : la CIA. Dans ce cas, pourquoi pas la Turquie où l’allié américain est visible et structuré.




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  • salim
    18 septembre 2010 at 11 h 56 min - Reply

    pour grandir il faut voir les choses en face.visiter l’asie et vous comprenez beaucoup de choses votre france c’est nul.




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  • ZIneb Azouz
    18 septembre 2010 at 12 h 58 min - Reply

    Monsieur @Iker,
    Désolée pour ce retard.
    Je vais essayer de répondre à votre question, même si concernant la première tranche à savoir ce qui retarde l’unité des opposants sincères, je vous dirai déjà, même si je vais y revenir dans un prochain commentaire, que l’identité ou les fausses identités politiques qui se greffent autour de l’opposition et la marquent sont à mon avis hautement responsables de cet état de fait.
    Je vous citerai néanmoins, en plus trois autres raisons :

    -L’absence de la pratique effective et sur terrain de la politique dans le pays en dehors de la période clownesque de la soixantaine de partis joue un grand rôle dans le rejet et la désaffection de tout projet politique ou associatif.

    -L’absence de dialogue due essentiellement aux espaces médiatiques scellés ne peut qu’aboutir à ce mur qui se dresse pas seulement entre les opposants mais aussi entre tout ce qui compose ce peuple.

    La culture de la « ZAAMA », de l’aînesse et du zèle en général freine et décourage toute velléité.

    Vous me demandez également si « des islamistes modernistes favorables à l’Etat de droit et à un régime démocratique font partie du groupe des sincères? »

    Là dessus, permettez moi de vous rappeler que les sincères ne forment toujours pas un groupe et que la sincérité n’est l’exclusivité de personne, tout comme l’imposture.
    Elle présente hélas, la particularité d’être nécessaire mais pas suffisante.

    La sincérité n’est malheureusement ou heureusement pas quantifiable, elle est estimable au passif et à l’actif des individus.
    Le problème est que la majorité des personnes sincères qui sont rarement des personnalités sont soit bloqués et censurés par les appareils et les gestions antidémocratiques de leurs partis ou associations, soit isolés du fait du désert intellectuel et politique qui règne, soit réduits au silence par dégout ou par crainte de représailles y compris de leurs propres camarades.

    Cordialement,
    ZA




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  • ZIneb Azouz
    18 septembre 2010 at 13 h 09 min - Reply

    @Rabah DRIF,

    En exprimant mon modeste point de vue sur l’opposition telle que je la vois, telle qu’elle devrait être et surtout sur la notion de compromis avec laquelle on voudrait nous faire peur, je ne pensais pas que cela allait susciter de votre part une telle réaction surtout que concernant la définition de ce fameux compromis vous semblez dire presque la même chose que moi .

    Malheureusement, au lieu de me répondre sur le fond et de me corriger, pourquoi pas, c’eût été un honneur pour moi, vous vous êtes lancé dans une psychanalyse verbeuse mais oh ! Combien inutile pour le débat, gratuite et presque enfiellée, avec ce mépris récurent que vous avez du mal à dissimuler envers ceux qui ne sont ni de votre génération ni même de votre sexe.

    D’ailleurs, je ne sais pas de quel environnement masculin vous parlez monsieur, mais s’il s’agit de LQA ou de l’espace de l’expression libre en général, sachez que malgré votre âge je n’ose imaginer que vous soyez à ce point influencé par le spectre des harems et des gynécées.

    Malgré tout, je ne me permettrai pas de recourir comme vous le faites, à expliquer vos propos par le seul fait de l’âge ou du gâtisme.

    La gérontocratie n’est pas le fait de l’expérience chez nous, monsieur @Rabah DRIF, vous le savez mieux que moi, et ce qui semble vous gêner dans mes propos c’est sans doute que j’ai clairement signifié que l’opposition est polluée et biaisée par ces anciens compagnons de dictateurs, ces scribes au service d’analphabètes gradés aux mains sales et salis et qui aujourd’hui en fin de parcours ne font qu’exprimer leur haine envers un pouvoir qui les a évincés et qui ne leur a réservé aucune place dans le sérail.

    Ceci dit, grand bien vous fasse si vous mettez sur le même pieds d’égalité les milliers d’Algériens en haillons qui ont fuit le napalm vers Tunisie et le Maroc et ceux qui, dès le début ont rejoint les frontières en costumes et les poches pleines pour comploter, assassiner et prendre le pouvoir par la force.

    La dessus, permettez moi de vous suggérer de revoir votre copie ! C’est trop gros de confondre les victimes et les bourreaux, les Moujahidines en quête d’approvisionnement et les exécuteurs au ventre plein.

    Vous dites monsieur que vous n’arrivez pas à me situer idéologiquement, encore une fois vous me confirmez à quel point vous êtes au service de la culture du « FICHAGE» de la population et de la pensée, ce n’est donc pas ce que vous appelez agressivité qui vous dérange en moi, encore moins mes humble arguments, mais c’est plutôt le fait que j’échappe à vos cercles, à vos étiquettes pré remplies et à leurs catégorisations héritées ou dictées.

    En parlant de sociologie politique, et sans doute pour jeter le discrédit sur tout ce qui se dit et se fait en dehors des cercles intéressés du pouvoir, vous confirmez que vous n’avez comme référentiel et comme base de données que ces hommes et ces femmes hautement médiatisés, ces icônes au service de l’opposition du pouvoir, c’est dire à quel vous êtes incapable de concevoir la notion de la pensée libre et des actions pour le changement telles que nous sommes nombreux à défendre sur LQA.

    Je ne suis pas de ceux qui se greffent aux partis et aux chefs conjoncturellement « puissants et influents » pour me « placer » et me déplacer au grès des rapports de force, des agréments suspendus, des représentations à l’étranger, des urnes truquées et des idéologies de laboratoires.

    Je ne fais pas non plus dans le fatalisme qui traite le peuple de «ghachi» et les dictateurs de leaders pour décourager et démoraliser, d’ailleurs en avouant que n’arrivez pas à situer mon « camp idéologique », vous ne soupçonnez pas à quel point vous me flattez et me rassurez.

    Eh oui ! Je ne suis sous les ordres de personne et je comprends aisément que cela dépasse votre imagination et votre vision, puisque selon vous, tout le monde appartiendrait obligatoirement à un « camps », une sémantique qui me rappelle étrangement les quadrillages militairo-sécuritaires.

    Au risque de me répéter, le compromis responsable j’y crois, mais sans compromission, sans FAUSSES IDENTITÉS POLITIQUES et sans tractations sur le dos du peuple.

    Cordialement,
    ZA




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    18 septembre 2010 at 13 h 23 min - Reply

    @Afif
    « Réponse possible : la CIA. Dans ce cas, pourquoi pas la Turquie où l’allié américain est visible et structuré. »

    La réponse mon frère, se trouve dans le fait que les américains ont trop besoin aujourd’hui de la Turquie pour lancer une énième guerre contre un « pays islamique » !
    Les USA et Israël, n’ont pas inscrit la Turquie, sur leur liste des « pays terroristes », car ils ont des ressources pétrolières, nécessaires pour l’économie américaine.
    Lorsqu’Arbakane, avait par contre tenté de créer un front économique islamique, la CIA avait actionné ses « militaires turcs » qui dirigent le courant « laïc pro-occidental ».
    Quant à parler d’un « courant islamISTE » dirigé par Moussaoui et Khatami, il vaut mieux parler d’un courant « bourgeois » dirigé par ces « islamistes », un peu comme le Hamas ou le bijoutier « MERANI du FIS », devenu ministre de Ghozali et de la Junte !

    Pour la CIA et le MOSSAD, ils évaluent leurs ennemis en fonction de leur représentativité et plus ces derniers sont « nationalistes » et mènent une politique contraire aux intérêts économiques, ou stratégiques de l’un ou l’autre des Etats, Israël, d’abord, l’impérialisme US ensuite, seulement, ils se donnent les raisons « occultes » pour intervenir ou lancer la déstabilisation de ces pays !

    Pour le reste de votre intervention, vous soulevez des problèmes qui ne peuvent être résolus que par un gouvernement et des institutions soumis à la sanction positive ou négative des URNES, donc forcément un tradition démocratique !
    Pourquoi voulez-vous qu’un PAPC, se sente concerné par les problèmes de son GHACHI, puisque seule compte l’allégeance au Parti « présidentiel » (c’est-à-dire ceux « élus » par le DRS, comme « l’alliance et ceux de l’opposition trompe l’oeil »).
    Dans notre système d’imposture « démocratique », seule l’allégeance à ceux qui « orientent le pays », c’est-à-dire l’oligarchie politico-militaro-financière et leur police politique, vaut « légitimité ».
    L’hygiène et la qualité de vie du citoyen n’enrichissent pas directement les stratèges qui ont mis le pays en coupe réglée, mais bien au contraire, pour ces « décideurs », un Algérien délivré des soucis de « bouffe et de mal-vie », est synonyme d’un citoyen dangereux, qui a du temps libre, et risque de « manifester » et de revendiquer SES droits, et pire, se substituer au « régime » dans le choix de ses dirigeants !




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    18 septembre 2010 at 13 h 32 min - Reply

    Assalam,

    Une erreur m’a fait écrire:

    « Les USA et Israël, n’ont pas inscrit la Turquie, sur leur liste des « pays terroristes », car ils ont des ressources pétrolières, nécessaires pour l’économie américaine. »
    Je voulais en fait écrire,
     » Les USA et Israël n’ont pas inscrit la Turquie sur leur listes des « pays terroristes » pour justifier leur intervention dans ces affaires intérieures, parce que contrairement aux autres pays de la région, elle ne possède pas les ressources en hydrocarbures stratégiques pour l’économie US, d’une part, et d’autre part, parce qu’Israël, a toujours besoin de la « reconnaissance turque », l’actuel gouvernement n’ayant pas touché à ce sacro-saint « sésame » de l’existence d’Israël !




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  • Afif
    18 septembre 2010 at 15 h 25 min - Reply

    @ Abdel Madjid AIT SAADI :

    Donc, selon votre analyse, les dernières élections en Iran ont été propres et honnêtes. Celui qui les conteste ne peut être qu’un réactionnaire, un allié des méchants impérialistes : ça rappelle les discours des années du parti unique dans notre pays. Ma3za Wa Law Taret. En plus, vous déniez le droit aux hamasistes d’exprimer leur opinion parce qu’ils représentent la bourgeoisie : c’est tout bonnement la dictature du prolétariat que vous appelez de vos vœux.

    Un jour, on nous parle de despotisme éclairé, un autre jour de faux islamistes parce qu’ils ne sont pas d’accord avec d’autres islamistes dans le but de légitimer les fraudes et les pratiques anti-démocratiques. Pourquoi alors contester les élections à l’algérienne ? Et la démocratie dans tout ça !

    Si AIT SAADI : Moussaoui et Khatami, même s’ils représentent un courant « bourgeois » de l’islamisme iranien, ont leur base populaire. Ils ont le droit au respect et à l’expression. Peut-être que réellement, ils sont minoritaires, mais il aurait fallu les convaincre de manière pacifique, civilisée et islamique. C’est là où l’on reconnaît les vrais croyants : El 3atf et non la répression. Question subsidiaire : dans le passif de quel courant islamiste seront comptabilisés les morts et les orphelins des dernières élections iraniennes ? Dieu, qu’Il soit Exalté, connaît parfaitement la réponse.

    En ce qui concerne le quotidien des algériens, vous dites : « L’hygiène et la qualité de vie du citoyen n’enrichissent pas directement les stratèges qui ont mis le pays en coupe réglée, mais bien au contraire, pour ces « décideurs », un Algérien délivré des soucis de « bouffe et de mal-vie », est synonyme d’un citoyen dangereux, qui a du temps libre, et risque de « manifester » et de revendiquer SES droits, et pire, se substituer au « régime » dans le choix de ses dirigeants ! » Selon vous, faut-il laisser l’algérien empêtré dans sa mal-vie et ne rien faire ou agir dans la mesure de ses moyens ?




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  • Mohamed Jabara
    18 septembre 2010 at 15 h 50 min - Reply

    @Afif.

    Tu t’adresses à moi après avoir évoqué l’hygiène publique et les toilettes publiques…et je ne vois pas bien le rapport, mais je me range assez à l’explication que @Abdel Madjid AIT SAADI t’a fournie.

    La différence aussi entre la Turquie et l’Iran est que la première est membre de l’Otan situé dans une position stratégique et dont on a besoin plutot comme ami que comme ennemi, fait primordial et qu’envoyer ses oiseaux sur ses platesbandes risquerait de faire du chahut tandis que l’Iran fait tout pour s’émanciper et devenir gênant.




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  • Mohamed Jabara
    18 septembre 2010 at 15 h 51 min - Reply

    Mon cher ami.

    Le voile en Islam est une règle. L’interprétation de cette règle par les oulémas fait que la majorité penche pour la tenue de la femme en prière qui se couvre la tête, le cou, les jambes et les bras une toute petite minorité y ajoute le visage. Le juste milieu ici est d’appliquer la règle dans son acception la plus proche de la vérité et non pas de comparer entre le hidjab intégral et la nudité intégrale qui est interdite en Islam. Effectivement ce n’est pas le vêtement féminin qui correspond au juste milieu mais l’interprétation de la règle le concernant et qui doit se rapprocher du juste milieu. Sinon comment concevoir qu’une femme doive se couvrir pour rencontrer son Créateur dans la prière et ne pas le faire en présence d’hommes de même nature qu’elle. Il demeure qu’on ne peut dénier son islamité à personne tant qu’il n’en fait pas l’aveu lui même. Chacun est donc libre d’agir à sa guise et seul Dieu à le droit de juger des intentions véritables.

    Amicalement




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  • rachid benhamida
    18 septembre 2010 at 16 h 08 min - Reply

    @Zineb Azouz

    Dans votre réponse à monsieur @Rabah DRIF vous dites : « vous le savez mieux que moi, et ce qui semble vous gêner dans mes propos c’est sans doute que j’ai clairement signifié que l’opposition est polluée et biaisée par ces anciens compagnons de dictateurs, ces scribes au service d’analphabètes gradés aux mains sales et salis et qui aujourd’hui en fin de parcours ne font qu’exprimer leur haine envers un pouvoir qui les a évincés et qui ne leur a réservé aucune place dans le sérail. »

    de qui parlez-vous ? de abdelhamid mehri, hamrouche, hidouci benbitour, ghozali, benyellès, colonel samraoui , de certains signataires de l’appel du 19 mars … vous etes utilise par le pouvoir il vous laisse parler en algerie, c est pas normal, les vrais opposants, ils sont en prison ou en exil…mon mot va etre censuré ??????

    cordialement




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  • Adel
    18 septembre 2010 at 16 h 17 min - Reply

    @Mohamed Jabara

    Bonjour,

    C’est justement de cette minorité qui préconise de se couvrir entièrement le visage qu’il est question.

    Mais là n’est pas le plus important. J’aurais pu citer l’exemple de jeunes filles qui mettent des jeans ou une robe moulante et tiennent quand même à se couvrir les cheveux avec un khimar. C’est ce que j’appelle une synthèse bricolée, comme lorsque quelqu’un répare sa voiture en bricolant au lieu de l’emmener chez le mécanicien. Dans l’ancien temps, les règles en matière de vêtements féminins étaient claires pour chaque région et l’écrasante majorité y obéissait sans réserve. Aujourd’hui chacun essaie de se débrouiller tout seul car il n’y a plus unanimité.

    Amitiés




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  • Zineb Azouz
    18 septembre 2010 at 17 h 21 min - Reply

    @rachid benhamida,

    Quelle analyse politique de fond !!!

    Vous avez monsieur, l’obsession de vouloir à tout prix constituer des fichiers et des listes de noms, malheureusement je ne peux accéder à votre requête.

    Ce que je ne comprends pas dans votre simulacre de raisonnement c’est que, selon vous, d’un côté je devrais au moins être emprisonnée pour ce que j’écris et de l’autre, vous suggérez que je serais utilisée par ce même pouvoir, accordez vos violons au moins !

    A moins que vous ne parliez au nom d’une autre force capable d’emprisonner et d’exiler les gens.

    Ceci étant, vos accusations sont une atteinte sans précédent à LQA, à sa ligne politique, son éthique et à l’intelligence de tous ceux qui participent aux débats.

    N’avez vous pas autre chose à proposer que de suggérer au pouvoir de me mettre en prison et par la même occasion tous ceux, et dieu sait qu’ils sont nombreux sur ce site, qui disent des choses « pas normales » pour reprendre vos termes ?

    Ce qui n’est pas normal, c’est que vous soyez à ce point perturbé par tant d’interrogations.
    Sachez au moins que, tant que des individus comme vous font le ménage et jouent aux vigiles à la place du pouvoir il n’a pas en effet à s’inquiéter outre mesure.

    Pourtant je vous tends la main, et vous prie de m’expliquer en toute sérénité ce qui vous dérange vraiment dans cette phrase et dans tout le reste.

    Je ne suis l’otage de personne, est ce anormal et suspect à ce point ?
    Je vous invite sincèrement et humblement à y réfléchir

    Sans rancune,
    ZA




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  • Afif
    18 septembre 2010 at 17 h 58 min - Reply

    Si Jabara :

    Relisez le post où je m’adresse à vous : c’est au 2° paragraphe.

    Dans le premier paragraphe (hygiène publique, etc…), je m’adresse à tout le monde.




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  • Adel
    18 septembre 2010 at 17 h 59 min - Reply

    @Afif

    Bonjour,

    La question du civisme est très importante et mérite d’être prise en charge par des gens sincères et compétents. L’action politique n’est pas la seule voie possible pour celui qui veut jouer un rôle positif dans la société. Il y a de plus en plus de personnes dans le monde qui travaillent avec des ONG dans divers domaines afin de soulager un tant soit peu tous ceux qui souffrent de la guerre, de la maladie, de la faim, etc.

    Au cours de mes lectures, je suis tombé sur l’idée que le but du christianisme et de l’islam était de bâtir une communauté de croyants (et non un État) et se sont opposés aux États impériaux de l’Antiquité. Le bon musulman, en somme, est celui qui agit au sein de la communauté, non celui qui vise à conquérir le pouvoir au niveau de l’État. Les Frères Musulmans ont d’ailleurs longtemps suivi cette voie.

    Je crois que tous les combats justes (le fameux jihâd), quels qu’ils soient, sont porteurs de progrès. Dans notre pays, nous n’avons pas encore le réflexe de fortifier la société et nous préférons affaiblir l’État. Dans l’inconscient collectif, l’État reste la propriété du sultan, ce despote qui ne songe qu’à accroitre son pouvoir et à maintenir la population dans l’asservissement.

    Il est certain que le changement tant souhaité se réalisera plus vite lorsque les forces autonomes du pouvoir agiront de manière continue au sein de la société. Il y a toutefois le risque de tomber dans le paternalisme et la charité «chrétienne» qui donnent bonne conscience aux âmes vertueuses mais ne changent pas l’ordre injuste qui règne. Il faudrait avoir la pureté d’âme et l’opiniâtreté de notre Prophète (saaws).

    Cordialement




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  • Ali B. Benkritly
    18 septembre 2010 at 18 h 45 min - Reply

    Monsieur Ait Saadi

    Je ne vais pas adopter le ton de la polémique discourtoise pour vous répondre. Je vais plutôt essayer d’argumenter et de vous laisser les allusions inutiles qui n’enrichissent pas le débat.
    Tout d’abord concernant la Chari’a je maintiens qu’elle est contraire au caractère démocratique d’une société en ce sens qu’elle fait de la femme un être mineur à vie. Je comprends le contexte lors de son élaboration mais aujourd’hui elle devrait être bannie ou au moins modifiée. Et comme vous le savez mieux que moi, étant extraite du Coran qui est censé être la Parole de Dieu elle devient de ce fait intouchable sous peine d’hérésie (Ibaha).
    Concernant l’utilisation de l’affaire Sakineh tous les journaux de France et certains journaux d’Algérie en ont parlé à profusion. Si la lapidation n’existe pas en Iran est en contradiction avec le fait d’annoncer que la prisonnière Sakineh va être exécutée par lapidation. Les fantasmes des nouveaux philosophes tels que Levy ( que vous appelez gentimment BHL selon la formule ancrée en France dans les milieux sionistes) ne me concernent. Vous oubliez de citer Brucker, Taguief, Gallo et Gluksman. Tous ces penseurs ont fait de la dénonciation de l’Islam et de la Chari’a leur activité principale. Dans cette optique j’ai écrit qu’il ne fallait pas leur donner matière à étaler davantage leur venin en offrant en pâture la lapidation d’une femme condamnée par le justice iranienne. D’ailleurs la République Iranienne entend s’emparer du rôle de protectrice de l’Islam pour contrer le rôle grandissant de la Turquie et aussi pour casser le monopole arabe sur l’Islam. Si vous en doutez lisez la presse des Emirats du golfe qui se sont mis sous la protection de la France et des Etats-unis. Vous savez mieux que moi la haine que se vouent les Persans chiites et les Arabes sunnites. On en voit encore les conséquences au Pakistan et en Irak aujourd’hui.
    Voilà une petite digression qui m’a paru utile de faire pour répondre à vos remarques sur ma propension à succomber aux fantasmes du bien nommé par vos soins et j’ai cité Bernard Levy.
    Pour en venir au cas de Dieudonné dont l’enfant a pour parrain Jean Marie Le Pen je vous signale qu’il est revenu bredouille d’Iran et qu’il a même déclaré que Sakineh était coupable. En plus il ne représente rien ni personne dans toute cette histoire. Il a voulu imiter Mohamed Ali qui a fait libérer des otages avant la guerre d’Irak mais n’est pas Ali qui veut. Point à la ligne pour Dieudonné.
    Concernant l’application de la Chari’a je pense savoir raison garder. Vous invoquez souvent le prophète, la sunna les hadiths. C’est votre droit mais c’est aussi le droit d’autres personnes de ne pas y croire ou bien de vouloir leur garder une place hors du système politique. N’oubliez pas qu’on arrête des algériens pour simple possession d’une Bible ou bien pour rupture du jeüne du ramadan durant la journée. Au moins on ne les exécute pas comme le prévoit le Coran, c’est déjà un acquis pour les algériens. Un jour l’Algérie devra un choix entre une société séculière et une société anesthésiée par la religion comme on le voit aujourd’hui au pays. Ce beau pays qui sombre dans la misère et l’ennui.
    Quant aux innocents exécutés par erreur je ne vois pas le rapport avec la démocratie à moins qu’il ne s’agisse juste d’une envolée mystique de votre part.

    Souffrez monsieur que je ne vous réponde plus.

    Ali




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  • Arezki Nait Amar
    18 septembre 2010 at 19 h 17 min - Reply

    Les maladresses commises par Rachid Benhamida en s’adressant à Zineb Azouz , me font bondir.

    Lorsque l’on débat sur un sujet dans ce forum le civisme est de laisser parler l’autre, écouter ce qu’il a à dire et peut-être se rallier à son opinion.Ne pas toujours le contrer SANS RAISON au risque de lui MANQUER DE RESPECT, de BLOQUER LA DISCUSSION sur des tensions et des mal entendus.
    Le principe fondamental du civisme, est LE RESPECT de l’autre,comme EGAL à soi-même.MANQUER DE RESPECT aux autres revient à PERDRE LE DROIT d’exiger d’eux ce même RESPECT.
    Une règle fondamentale s’impose à tous et à toutes : Respect des personnes, des opinions ,des choix et des croyances.
    Certes, le civisme n’est plus ou presque dans la société d’aujourd’hui,mais si chacun de nous se remettait en question de temps en temps et essayait de comprendre l’autre,de respecter ses idées rien qu’au sein de la famille LQA , ce serait un grand pas vers le changement pour lequel nous combattons !




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  • M.J.
    18 septembre 2010 at 20 h 18 min - Reply

    Tu poses en fait trois problèmes :

    1- La minorité qui veut le voile intégral.
    2- La minorité qui met le voile sans respecter ses règles légales (au sens religieux).
    3- La majorité qui met le voile de façon légale mais selon de nouvelles modes vestimentaires.
    4- Les traditions ancestrales qui faisaient que les gens appliquaient ces règles selon les régions et les pays. A l’Est de l’Algérie c’était la M’laya+a3djar équivalent du voile intégral, au centre c’est le hayek+3adjar également équivalent du voile intégral, à l’ouest le visage parfois découvert mais en général le « bouaouina » ou ouverture sur un seul oeil ce qui équivaut également au voile intégral et qu’on retrouve aussi au sud.

    Mais il est une chose qu’il faut dire aussi, la femme Algérienne sans voile (dite civilisée en son temps car les autres tarées voilées ne l’étaient pas) n’a commencé à apparaître que tard dans l’Histoire de l’Algérie colonisée pour s’accentuer après l’indépendance.

    Si on aborde le problème sous l’angle des parties cachées du corps le vêtement traditionnel était beaucoup plus rapproché du voile intégral. Mais il avait un cachet local. Par contre ceux que je cite en 1-2 et 3 et dérogent aux traditions, s’ils ne dérogent à la loi.

    De toute manière à l’heure de la parabole et de l’internet les habitudes changent à grande vitesse et non seulement dans les questions vestimentaires, mais surtout dans la manière de penser et d’être. Trop de pensées parasites sont produites par des courants divers, islamistes tels que les wahabites, courant extrémiste du hambalisme ou chiites dont l’influence grâce aux médias contemporains à acquis une importance grandissante dans nos régions traditionnellement mélékites et qui en raison de leur enclavement géographique ont résisté aux plus ou moins aux idées des autres courants, ou occidentalistes résultant des retombées du colonialisme et de sa culture et de l’ampleur de l’influence de la parabole et de l’internet sur les moeurs .

    Amicalement.

    Mohamed Jabara.




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  • Mohamed Jabara
    18 septembre 2010 at 21 h 19 min - Reply

    @Afif.

    J’ai juste voulu évacuer le doute.

    Merci de ta réponse.




    0
  • M.J.
    18 septembre 2010 at 21 h 51 min - Reply

    @Arezki Nait Amar.

    Entièrement d’accord avec vous, je vous soutiens dans ce que vous affirmez, que le respect dans cet espace est la règle. Si la censure est réduite au maximum, c’est pour que les gens se sentent responsables. Si le laxisme ambiant fait qu’en Algérie les gens ne se ressentent pas comme responsables, c’est qu’on ne leur à pas permis d’être libres. La liberté à son contrepoids, la responsabilité ne serait ce que la responsabilité morale que le groupe doit mettre en oeuvre par al réprobation et la manifestation du désaccord.




    0
  • Mohamed Jabara
    18 septembre 2010 at 22 h 10 min - Reply

    @ Ali.B.Benkritly.

    C’est votre droit le plus absolu de croire ou non en l’Islam ou en toute autre religion, mais vous n’avez aucun droit d’insulter la foi des autres et à lire votre pamphlet je ne peux m’empêcher de me dire « voila quelqu’un qui sait tout » qui comprend tout mais qui veut une démocratie ou le peuple majoritaire doit abdiquer devant une minorité de déracinés de l’intellect.




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  • Adel
    18 septembre 2010 at 22 h 12 min - Reply

    @Mohamed Jabara

    Bonjour,

    (M.J. est-il Mohamed Jabara?)

    En fait, ce n’est pas la question du voile qui m’intéresse, mais celle de la façon dont les Algériennes (et les Algériens) gèrent les besoins et comportements nouveaux introduits dans la société depuis l’indépendance.

    Concernant, la femme dans la société algérienne traditionnelle, il faut, pour compléter le tableau, dire qu’il n’était pas question pour elle d’aller à l’université. A la campagne, elle travaillait en général dans un espace sécurisé et limité (jardin ou champs se trouvant dans les limites du village). En ville, le travail féminin en dehors du domicile était pratiquement inexistant, à ma connaissance.

    Aujourd’hui, les jeunes filles veulent étudier et travailler. Le problème du voile est devenu un sujet de tension.

    Pour l’honnêteté du témoignage, je me dois de signaler que mon père (dont la mère, la soeur et l’épouse avaient toujours porté le voile blanc avec l’a3djar, qui était très pieux et ne connaissait que l’arabe dialectal, n’ayant jamais fréquenté ni l’école française, ni l’école coranique, n’avait pas hésité une seule seconde, après l’indépendance, à envoyer ses six filles à l’école (elles sont toutes diplômées de l’enseignement supérieur aujourd’hui et quatre d’entre elles portent le hidjab) et ne leur avait jamais demandé de porter le hidjab. Ceci pour dire que la tension qui existe aujourd’hui autour de la question de la femme est pour moi difficile à comprendre, car, au départ, les choses avaient l’air d’aller de soi. C’est comme si la société algérienne avait subitement décidé de mettre un frein à ce qu’il est convenu d’appeler le «mouvement de modernisation» et de rééquilibrer la situation. Le célèbre principe du pendule, en quelque sorte.

    Amicalement




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  • Madjid Laribi
    18 septembre 2010 at 22 h 15 min - Reply

    Madjid Laribi

    @Rabah DRIF, @rachid benhamida

    Dans la mythologie kabyle, un chacal qui passait un jour devant une maison, il entendit une femme sermonner sont fils et lui dire : « si tu n’arrêtes pas de pleurer, je te jetterai cette nuit au chacal. Mais l’enfant continuait à pleurer. En voyant le comportement du chérubin, le chacal s’était frotté les mains dans l’attente de recevoir, une fois la nuit tombée, l’enfant.
    Mais une fois la nuit arrivée, le chacal qui attendait l’enfant promis, avait désagréablement entendu la bonne femme qui berçait son fils chanter : « dors, dors mon bébé, si le chacal viendrait, je le couperai avec la hache ! ». En quittant les lieux, le chacal avait fait la réflexion suivante : « Finalement ces humains parlent pour rien (Imdanen agi heddren-ken)».

    Maintenant revenons à l’essentiel !

    Dans un précèdent post, j’avais souligné que ces débats sur Le Quotidien d’Algérie dérangent, que le pouvoir ne veut pas que des algériens dialoguent entre eux ! Particulièrement pas avec les islamistes qui restent son exclusivité ! Il ne faut surtout pas ouvrir la voie à un compromis. Il me semble que c’est ce mot là qui dérange dans le post de Zineb Azouz. Il y a des mots qui font peur, des mots qui tétanisent parce qu’ils ont un sens, parce qu’ils disent la vérité, parce qu’ils sont porteurs de projets.
    (Merci Zineb de nous avoir ouvert cette brèche) Le compromis peut ou doit, à mon sens, se réaliser d’abord dans un front uni contre le DRS. Un front qui regroupera des militants de différents bords qu’ils soient islamistes, de gauche ou autres. Ce compromis la sera indéniablement Historique ! Et il pourra mener vers un autre, déplaisant cette fois-ci, et ce compromis ne sera jamais historique mais juste nécessaire !
    La radicalité, au niveau de la pensée bien sure, est l’apanage des esprits libres et des libres penseurs. Pour moi elle est aussi algérienne ; je la réclame ; elle est de moi et elle est en moi.
    @Rabah DRIF : interrogez un peut l’histoire et elle vous dira que nous avons refusé le colonialisme parce que nous sommes radicaux ; que nous n’avons pas été sous le protectorat comme nos voisins justement grâce à notre radicalité et des milliers d’algériens sont morts ces dernières années parce qu’ils refusaient de se soumettre, parce qu’il étaient des radicaux.
    Vous pouvez allez plus loin dans l’Histoire chez Fatma n’Soumeur, l’Emir Abdelkader… et encore plus loin chez Jugutha et même chez les Donatistes… (Et je ferme cette parenthèse).

    @rachid benhamida : vous citez des personnalités nationales en insinuant bien des choses non seulement désagréables mais truffés de mensonges. Je ne suis pas là pour les défendre, ils n’ont pas besoin de moi pour le faire. Vous n’êtes pas le seul à le faire. Soit par méconnaissance, soit à desseins. Mais c’est une occasion pour moi d’apporter certains éclairages sur un ami, en l’occurrence Ghazi Hidouci. Sachez @rachid benhamida que Ghazi a été dans le FLN d’avant 1962 et non pas après. En 1989, moi aussi je croyais qu’il était du FLN, moi qui avais fait « mes classes » très jeune au sein du MCB, puis de la LADDH et du FFS.
    Installé depuis une dizaine d’années à Paris, j’ai pu reconstituer le parcours de certains militants dont Ghazi. Sachez cher Monsieur qu’il est plus grand et qu’il est respecté à l’échelle planétaire. En Afrique, dans le monde arabe, au Liban, en Palestine, en Chine, au Vietnam, en Amérique Latine, à l’ONU, au sein de plusieurs ONG. Avec ces camarades, il avait fondé des organisations, qui ne sont pas des moindres, qui ont mené bien des peuples vers la libération. Il a été l’un des principaux artisans des réformes pour ne pas dire plus.
    Avec Ghazi j’ai découvert bien des vérités, j’ai appris des expériences de luttes différentes, des expériences de militants géants qui écrivent l’Histoire. Alors de grâce, lorsque vous n’avez rien à proposez, arrêtez de diffamer des gens honnêtes que vous ne connaissez même pas.

    @Adel H. : « Que faire »la fameuse question est de Lénine et il faut la rendre à Vladimir.
    Je crois, comme l’a bien Souligné Sidhoum, que le constat est partagé et il va falloir établir des règles communes et initier des actions comme l’a bien défendu DB dans un de ses papiers. On ne peut rassembler tout le monde derrière une utopie, toutes les lutes n’ont pas attendues le rassemblement de tous pour se déclencher. Et se ne sont pas toujours ceux qui les entament qui les terminent. Comme on dit chez nous : « D’abord Ath Nnif, puis Ath Lhif et enfin Ath Bessif ».




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  • Adel
    18 septembre 2010 at 22 h 42 min - Reply

    @Mohammed Jabara

    Ignore, s’il te plaît, la question posée au début de mon précédent commentaire. Je n’avais pas vu ton nom à la fin du post de M.J.




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  • Sharif Hussein
    18 septembre 2010 at 22 h 51 min - Reply

    Moi aussi j’allais suggérer à madame Azzouz de ne pas répondre aux provocations venu de personnes qui ont peut être d’autres buts que la participation aux débats intéressants qui caractérisent ce site.Débats intéressants rendus possibles grâce aussi aux contributions sérieuses de Madame Azzouz,Adel,M.Jabara Bouyilles,Radjef et tant d’autres.

    Wallaho a3lamo wassalaam.




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  • Zineb Azouz
    18 septembre 2010 at 22 h 55 min - Reply

    Monsieur Madjid Laribi,

    C’est moi qui salue votre sagacité et votre courage, vous avez parfaitement saisi à quel point le compromis fait peur et à quel point il était donc urgent pour les censeurs et les tueurs d’espoir qui ne font plus peur à personne ni avec leurs brigades rouges ni vertes ni noires, de dévier le débat et de parler entre autres aux noms de personnes qu’ils connaissent à peine et que vous et moi semblons très bien connaître.

    Cordialement,
    ZA




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  • Mohamed Jabara
    18 septembre 2010 at 23 h 26 min - Reply

    @Adel.

    Je crois qu’on se pose les memes questions. L’évolution s’est faite d’abord par ce qu’on appelait les filles civilisées vers la fin de la colonisation et ensuite après l’indépendance il y eut un engouement pour la jupe puis la minijupe et la mode occidentale et enfin un basculement vers des traditions orientales. En tout cas les pratiques vestimentaires ancestrales ont tendance à disparaitre tant chez les hommes que ches les femmes. Bien que timides les relations de couples par contre se sont gratifiées d’un semblant de démocratie qui est nouveau aussi bien entre époux qu’a l’égard de la progéniture qui bénéficie de plus de liberté dans ses rapports avec le père et je pense qu’ils iront en s’élargissant.

    Pour terminer je crois que ton voeu de rassembler les Algériens est une utopie, dans le contexte éradicateur qui prime chez certains, les musulmans modérés vont se sentir obligés stratégiquement à s’unir avec les islamistes modérés qui se verront obligés de s’unir stratégiquement avec les islamistes moins modérés, qui se verront contraints de zs’allier avec les islamistes extrémistes, car certains ne veulent pas comprendre que ce peuple est dans son écrasante majorité musulman et aime cette religion, ses préceptes, sa doctrine, meme s’il ne la comprend pas toujours à force d’en etre détourné depuis 170 ans et veulent déraciner l’Islam de ce pays, ce que d’autres avant eux avec plus de puissance et de moyens n’ont pas pu faire.

    Lorsque les choix portent sur le devenir de la foi, les gens ont tendance à se radicaliser. C’est un fait.

    Je ne te cache pas que je suis tenté parfois de ne plus participer à ces débats qui ne signifient souvent rien du tout.

    Sans l’Islam il n’aura pas de démocratie en Algérie alors essayons de canaliser les efforts avec ceux des musulmans qui croient en la démocratie et qui je pense sont majoritares, au lieu de rejeter l’Islam et les musulmans dans le giron des extrémistes, ce qui ne fera que compliquer davantage la situation.

    En effet en Algérie, il y a des agnostiques.
    Il y a aussi des gens d’autres confessions que l’Islam.
    Il y a les musulmans laxistes qui affirment leur islamité mais sans adhérer aux principes des obligations et des interdictions de l’Islam.
    Il y les musulmans tout court qui font la profession de foi et qui souscrivent aux obligations plus ou moins.
    Il y a les musulmans plus fervents qui souscrivent à toutes les obligations mais en les adaptant au contexte spatio temporel.
    Il y a les musulmans de plus en plus fervents et qui se déclinent en plusieurs tendances jusqu’a l’extreme.

    Quelle est la part de ceux du milieu dans l proportion générale des Algériens ? Et quelles franges peuvent adopter des alliances ? Et à défaut d’adopter ces alliances vers quelles autres franges se rabattront elles ?

    Ce sont ces questions qui me sembent nécessaires à trancher dans un espace politique et non pas si on doit ou non mettre le hidjab ou pas, faire la prière et comment.

    Très amicalement.

    M.J.




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    19 septembre 2010 at 1 h 13 min - Reply

    Assalam,
    Je ne sais plus à qui je dois répondre des deux « démocrates » qui tentent de déformer mes écrits, dans une énième tentative de faire passer leurs errements et les contradictions qui se glissent dans leurs « vérités ».

    @Affif, @ Ali B. Benkritly
    Que vous ayiez un vrai problème de surdité, voir un seul désir, celui d’avoir raison « contre vous-mêms » s’il le faut, pourvu que vous ayez le mot de la fin, ne fait aucun doute.
    Souffrez que je vous laisse macérer dans votre fiel à l’endroit de l’Islam, pour celui qui s’attaque au Coran, en prenant l’excuse de déficiences en matière de Shari’a, ce qu’au demeurant, il n’a fait que m’emprunter, mais sans n’y avoir rien compris, évidemment, autrement, il ne se serait pas permis de m’annoner en prétendant trouver dans mes arguments matière à dénigrer le droit islamique, et à voir dans tout constat de déficience du droit humain, matière à envolée mystique !
    Quant à sa critique de Dieudonné, je pense qu’elle est en contradiction avec sa défense irrationnelle de BHL, eh oui, sinon pour des considérations que la référence à Le Pen, peut expliquer, dans un esprit congestionné par les lectures nauséabondes d’une certaine « presse » à sensation, qui hier encore défendait le droit des USA de « libérer le Moyen Orient » de la menace tantôt iranienne, tantôt irakienne, mais jamais « israélienne », car en effet, ce pays « pacifique » fait face à un Irak ou à un Iran, au seuil de la possession de la BOMBE A ou H ou à NEUTRON, « Israël » ne faisant que « se défendre ». HAHAHA

    Quant au second qui se reconnaîtra, qu’il souffre que je lui réponde en quelques mots bien simples:
    Je ne suis pas chargé de prendre la défense des « élections propres et honnêtes », dans aucun pays, mais souffrez tout de même, que les élections ont bel et bien été remportées par Ahmadi Najad, et qu’aucune manifestation ne peut changer une élection perdue en une élection gagnée, par la minorité, fut-elle celle du RCD !
    Heureusement qu’en Algérie, le RCD, après avoir été écrasé par les partis FIS, FFS, et FLN, a eu recours au CNSA, avec l’aide d’une centrale syndicale dont le rôle aurait dû être de défendre les « travailleurs » et non de faire de la politique au service des « casquettes ».
    Hier chez nous les « manifestations du million », n’ont pas pu empêcher l’irruption du militaire dans l’arène politique avec pour conséquences plus de 200.000 morts, des millions de déplacés et de déracinés, des dizaines de milliers de disparus, et une régression économique et sociale catastrophiques.
    Par contre, en République islamique d’Iran, les « manifestations » encouragées par Facebook, ou tout autre moyen, comme la CIA, le Mossad, le MI5, et tutti quanti, ont été « gérées » adroitement par le « pouvoir » du « petit professeur Ahmadi Najjad », et aujourd’hui, il n’y a plus que les haineux contre toute forme de pouvoir qui s’apparenterait d’une façon ou d’une autre à l’Islam, qui continuent de baver sur un sujet que même les USA ont décidé de clore, après avoir reconnu, qu’ils n’ont pas réussi à faire « annuler les élections » et à faire assez pression sur la RII, pour la ramener dans le giron US.

    Le Professeur Drif, quelque soit ce qui le sépare intellectuellement de notre soeur le Professeur Zineb Azzouz, et j’en profite pour leur demander de se réconcilier, car RIEN ne vous sépare idéologiquement d’après ce que j’ai lu de chacune de vos interventions, sinon que l’aîné, féru d’expérience historique invite sa cadette à faire preuve de « plus de modération sémantique pour faire passer son message, et donc, de simple « EFFICACITE », selon son point de vue, et que notre soeur, y a vu, une attaque « personnelle » regrettable, j’en conviens, vu les idées soutenues par le P. R DRIF, qui fait référence à l’expérience de « rapprochement » entre le PCI et la démocratie chrétienne, « INTERDITES par les USA »…

    Ha, ces USA, que l’on ose condamner, et que l’un de mes deux interlocuteurs prend pour des « défenseurs » de la veuve et de l’orphelin « démocratiquement » lésés!

    Allez, que chacun reprenne sa plume, nous divergeons, mais peut-être en prenant la peine de NOUS ACCEPTER mutuellement, y compris avec nos différences, nous apprendrions à mieux nous comprendre, et donc, à mieux OEUVRER pour sauvegarder l’Algérie, et être dignes de nos shouhadas, et surtout laisser un pays en voie de RECONSTRUCTION, pour nos enfants !

    La liberté ne se donne pas, elle s’arrache, mais elle est surtout une action de chaque instant et une OEUVRE COMMUNE de tous les enfants d’un même pays !

    Merci mes chers Benkritly, Affif, Drif et l’excellente Z. Azouz, pour vos contributions, sans oublier de remercier Si Djebbara, pour son soutien critique et ses lectures objectives de mes contributions.




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  • wahid
    19 septembre 2010 at 5 h 04 min - Reply

    Nous sommes dans un espace virtuelle ou divers sujets sont abordés en rapport avec notre pays, et selon le principe du devoir d’informer et le droit de s’informer sur ce qui se passe chez nous, nous consultons les nouvelles « online », et ils nous arrivent de poster des commentaires sur des sujet aussi divers, sur des événements passées et présents. Au « Surfing » du site il ressort que la plupart des intervenons, sont des intellectuelles, des élites, des leadeurs et qui s’affichent en démocrates, défendeur des libertés individuelles ayant un seul objectif, la mobilisation de tous les algériens sans aucune exclusion pour un meilleur devenir d’une l’Algérie de conception moderne démocratique et républicaine.

    A ce que je sache, les expériences de l’Algérie appartiennent à la mémoire collectif, qu’elles soient couronnée d’exploits ou entaché de tragédies et chaque citoyen est dans le droit d’apporter sa propre compréhension, appréhension des événements passées et présents, sans nécessairement en faire un éternelle débat.

    Les jugements personnelles, que certains expriment à travers cet espace sans réserves et souvent d’une extrême exagération sur des personnalités quelque furent leur rôle dans ce se qu’est devenu l’Algérie d’aujourd’hui, ne va nullement contribuer, dans l’immédiat pour faire avancer le débat et de « faire un débat ».

    Les choix politique, les expériences personnelles de ceux ou celles qui postent des commentaires ou qui publient des articles sur cet espaces moi personnellement je ne cherche pas à en connaitre plus que ce qui est écrit, car ce que je cherche c’est, éventuellement, comment je pourrais être utiles dans ce projet du meilleur devenir de l’Algérie, naïvement, à la limite j’aurai exprimé le vœu de ma disponibilité pour me mobiliser rien que et seulement pour l’Algérie car au bout du compte, je crois fermement que chacun sera comptable de ses actes.

    Dont je suis certain, et dont je crois profondément, que désormais notre système de gouvernance est dans sa phase finale, nous disposant merveilleusement de moyens très efficaces pour accéléré sa chute et que jusqu’à présent, malheureusement nous maitrisant mal.

    Le débat, et l’art de faire le débat.

    J’ai cherche désespérément un feeling de dire enfin j’ai trouvé un espace de débat serein et responsable porteur d’espoir, Hélas YA BLADI ce n’est pas demain le bonheur.




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  • Mohamed Jabara
    19 septembre 2010 at 10 h 23 min - Reply

    Voici un témoignage occidental éclairé sur les elections en Iran et sur les fraudes présumées.

    وشهد شاهد من اهلها

    ————
    19 juin 2009

    Depuis
    New York (États-Unis)

    La réalité de classe et la propagande impériale
    Iran : le bobard de l’« élection volée »
    par James Petras*

    L’analyse des résultats de l’élection présidentielle iranienne, au vu des votes précédents et des sondages commandés sur place par les États-Unis, ne laisse pas de doute : Mahmoud Ahmadinejad est largement réélu. Ceci n’est guère surprenant, observe le professeur James Petras : le peuple a voté pour un national-populiste, tandis que seules les élites occidentalisées ont voté pour le candidat libéral, chouchou des médias occidentaux. Le même phénomène a déjà été observé dans d’autres pays.

    « Pour les pauvres, le changement, cela signifie avoir à manger et avoir du travail ; ça n’est une question ni de code vestimentaire branché, ni de récréations mixtes… En Iran, la politique a énormément plus à voir avec la lutte des classes qu’avec la religion »
    Editorial du Financial Times, 15 juin 2009.

    Il n’est quasiment pas d’exemple d’une élection dans laquelle la Maison-Blanche ait eu un intérêt important, et dans laquelle la défaite du candidat pro-US n’eût été dénoncée comme « illégitime » par l’élite politique et médiatique (occidentale) dans son entièreté… Dans la dernière période, la Maison-Blanche et l’arrière-ban de son camp ont crié au scandale après des élections entièrement libres (et supervisées par des observateurs internationaux) au Venezuela et à Gaza, tout en fabriquant allègrement un « succès électoral » au Liban, en dépit du fait que la coalition emmenée par le Hezbollah y a recueilli plus de 53 % des suffrages.

    Les récentes élections, le 12 juin 2009, en Iran sont un classique du genre : le président sortant nationaliste-populiste Mahmoud Ahmadinejad a recueilli 63,3 % des suffrages (soit 24,5 millions de voix), tandis que le candidat de l’opposition libérale soutenue par l’Occident, Hossein Mousavi, a recueilli 34,2 % des suffrages (soit 13,2 millions de voix).

    Cette élection présidentielle a motivé plus de 80 % de l’électorat, avec notamment un vote outre-mer sans précédent de 234 812 électeurs, dans lequel Mousavi a remporté 111 792 suffrages, et Ahmadinejad, 78 300. L’opposition, emmenée par Mousavi, n’a pas accepté sa défaite, et elle a organisé une série de manifestations de masse, qui ont pris un tour violent, entraînant l’incendie et la destruction d’automobiles, de banques, de bâtiments publics, ainsi que des affrontements armés avec la police et d’autres services d’ordre. C’est la quasi-totalité du spectre des décideurs politiques occidentaux, y compris tous les principaux médias papier et électroniques, les principaux sites ouèbes libéraux, radicaux, libertaires et conservateurs qui ont fait écho à l’allégation faite par l’opposition iranienne d’une fraude électorale généralisée. Les néoconservateurs, les conservateurs libertariens et les trotskystes ont joint leurs voix à celle des sionistes, saluant les protestataires de l’opposition iranienne, voulant y voir une garde avancée d’on ne sait trop quelle « révolution démocratique ». (Aux États-Unis), les Démocrates et les Républicains ont condamné le régime actuel en Iran, refusant de reconnaître le score de ces élections et saluant les efforts des protestataires visant à en renverser le résultat. Le New York Times, CNN, le Washington Post, le ministère israélien des Affaires étrangères et toute la direction du Conseil des Présidents des Plus grandes Associations Juives Américaines (Presidents of the Major American Jewish Organizations) en ont appelé à des sanctions renforcées contre l’Iran, proclamant l’ouverture faite par Obama en vue d’un dialogue avec ce pays « morte et enterrée ».
    Le bobard de la fraude

    Les dirigeants occidentaux ont rejeté les résultats des élections iraniennes parce qu’ils « savaient » que leur candidat réformiste ne pouvait perdre… Depuis des mois, ils publiaient quotidiennement des interviews, des éditoriaux et des reportages depuis le terrain, « passant en revue » les échecs de l’administration d’Ahmadinejad ; ils citaient le soutien de clercs, d’anciens responsables gouvernementaux, de commerçants du bazar et, par-dessus tout, de femmes et de jeunes bobos urbains parlant couramment l’anglais, comme gage de la victoire inéluctable de Mousavi, dont ils nous annonçaient qu’elle serait de l’ampleur d’un raz-de-marée. Une victoire de Mousavi nous était présentée comme une victoire « des modérés », telle était tout du moins la présentation de ce cliché vide de sens dont la Maison-Blanche nous a gratifiés. Des universitaires libéraux éminents en ont déduit que les élections avaient nécessairement été bidonnées, le candidat de l’opposition, Mousavi, ayant été mis en minorité dans son enclave ethnique, parmi les Azéris… D’autres universitaires ont prétendu que le « vote de la jeunesse » – en se basant sur leurs interviews d’étudiants des classes supérieure et moyenne habitant dans les quartiers huppés du nord de Téhéran étaient, dans leur écrasante majorité, favorables au candidat dit « réformiste ».

    Ce qu’il y a d’étonnant, dans la condamnation occidentale unanime du résultat de cette élection, présenté comme frauduleux, c’est le fait qu’il n’y ait pas le commencement du début de la moindre preuve, ni sous forme écrite, ni sous forme d’observations, qui nous ait été présentée, ni avant, ni une semaine après le dépouillement des bulletins de vote. Durant toute la campagne électorale, aucune accusation crédible (ni même, d’ailleurs, aucune accusation douteuse) de tripatouillage électoral n’avait été émise. Aussi longtemps que les médias occidentaux ont continué à croire à leur propre propagande concernant une victoire immanente de leur candidat-fétiche, le processus électoral a été présenté comme hautement libre, animé de débats publics enflammés et de niveaux sans aucun précédent d’activité publique, sans aucune entrave attribuable à un excès de prosélytisme public. Les dirigeants et les mass media occidentaux étaient à ce point persuadés d’avoir affaire à des élections totalement libres et ouvertes qu’ils étaient persuadés que leur candidat chouchou ne pouvait que gagner.

    Les médias occidentaux se sont reposés sur leurs reporters couvrant les manifestations monstres des partisans de l’opposition, ignorant et minimisant l’énorme score réalisé par Ahmadinejad. Pire : les média occidentaux ont ignoré la composition sociale des manifestations opposées, celles des partisans d’Ahmadinejad – le fait que le candidat élu bénéficiait du soutien de la classe bien plus nombreuse des ouvriers pauvres, des artisans et des fonctionnaires, alors que l’essentiel des manifestants de l’opposition appartenait aux étudiants de la haute et de la moyenne bourgeoisies, ainsi qu’à la classe des hommes d’affaires et des professions libérales.

    De plus, la plupart des leaders d’opinion et des journalistes occidentaux basés à Téhéran ont extrapolé leurs projections à partir de leurs observations dans la capitale – ils sont très rares à s’aventurer dans les provinces, dans les villes, petites et moyennes, et dans les villages où Ahmadinejad bénéficie de l’essentiel de ses soutiens. S’ajoute à cela le fait que les partisans de l’opposition constituent une minorité agissante d’étudiants facilement mobilisables pour des manifs dans les rues, alors que les soutiens à Ahmadinejad se situent dans la majorité de la jeunesse ouvrière et chez les femmes au foyer, qui allaient pouvoir s’exprimer dans les urnes et n’avaient ni le temps ni l’envie de se lancer dans la politique de la rue.

    Un certain nombre de mandarins de la presse, dont Gideon Rachman, du Financial Times, avancent en guise de preuve qu’il y a eu fraude, le fait qu’Ahmadinejad a remporté 63 % des suffrages dans la province turcophone peuplée par des Azéris, ce, au détriment de son adversaire, Mousavi, qui est lui-même d’origine azérie. L’on a affaire, là, à ce présupposé simpliste selon lequel l’identité ethnique ou l’appartenance à un groupe linguistique (et non les intérêts sociaux, ou de classe) seraient les seuls facteurs possibles permettant d’expliquer un comportement électoral…

    Un examen plus approfondi des résultats relevés dans la région orientale azerbaïdjanaise de l’Iran révèle que Mousavi n’a obtenu la majorité que dans la seule ville de Shabestar, dans les classes moyenne et supérieure (et avec seulement une faible marge), alors qu’il s’est fait laminer dans les zones rurales, bien plus importantes, où la politique de redistribution sociale du gouvernement Ahmadinejad avait aidé les Azéris à se désendetter, à obtenir des crédits à des taux modiques et, pour les paysans, à accéder sans difficulté à des prêts. Mousavi a effectivement gagné dans la partie occidentale de la région de l’Azerbaïdjan iranien, en se servant de ses attaches ethniques pour conquérir les votes des citadins. Dans la province très fortement peuplée de Téhéran, Mousavi a battu Ahmadinejad dans les centres urbains de Téhéran et de Shemiranat grâce aux voix des circonscriptions où habitent les classes moyennes et supérieures, alors qu’il a été laminé dans les banlieues ouvrières voisines, ainsi que dans les petites villes et dans les districts ruraux.

    L’accent mis de manière brouillonne et délibérément fallacieuse sur le « vote ethnique », invoqué par des journalistes du Financial Times et du New York Times afin de justifier le fait qu’ils qualifiaient la victoire électorale d’Ahmadinejad d’ « élections volées » n’a d’égal que le refus arbitraire et délibéré, par les médias, de reconnaître un sondage d’opinion publique effectué à l’échelle de tout l’Iran et de manière scientifiquement rigoureuse par deux experts états-uniens, trois semaines seulement avant le vote, qui montrait qu’Ahmadinejad avait une avance telle qu’il pouvait remporter plus du double des voix de son adversaire —c’est-à-dire une marge encore plus importante que celle de sa victoire électorale, le 12 juin—. Ce sondage montrait que chez les électeurs d’origine azérie, Ahmadinejad bénéficiait de deux fois plus de voix que Mousavi, ce qui démontrait à quel point les intérêts de classe incarnés par un candidat sont capables d’occulter l’identité ethnique de l’autre [1]. Le sondage a également démontré à quel point les questions de classe, en fonction des groupes d’âges, avaient plus d’influence sur la formation des préférences politiques des personnes interrogées que des considérations de « style de vie » de telle ou telle génération. Selon ce sondage, plus des deux-tiers des jeunes Iraniens étaient trop pauvres pour avoir accès à un ordinateur, et ceux ayant entre 18 et 24 ans « constituaient le bloc électoral le plus puissant en faveur d’Ahmadinejad, parmi toutes les autres catégories d’électeurs » [2]. Le seul groupe qui soutenait avec constance Mousavi était celui des étudiants d’université et des diplômés, des entrepreneurs et de la classe moyenne supérieure. Le « vote jeune », que les médias occidentaux nous encensent en nous le présentant comme « favorable aux réformistes », représentait une minorité nette, atteignant moins de 30 % des intentions de vote, mais originaires de milieux sociaux très privilégiés, très largement anglophones, bénéficiant d’une sorte de monopole dans les médias occidentaux. Leur présence envahissante dans les informations présentées en Occident a généré ce qui a pu être qualifié de « Syndrome de Téhéran-Nord », partie de la capitale où se trouve l’enclave de la classe supérieure friquée dont la plupart de ces étudiants sont les enfants. Ces bobos ont beau avoir la langue bien pendue, être tirés à quatre épingles et parler l’anglais d’Oxford, ils ont été totalement balayés, dans le secret des urnes.

    De manière générale, Ahmadinejad a fait de très bons scores dans les provinces pétrolifères dotées d’industries chimiques. Cela peut être un reflet de l’opposition des travailleurs de la pétrochimie à un programme « réformiste », qui comportait des propositions de « privatisations » d’entreprises publiques. De la même manière, le président élu a eu de très bons résultats dans toutes les provinces frontalières, en raison de son insistance sur le renforcement de la sécurité nationale contre les menaces américaines et israéliennes, dans le cadre de l’escalade des attaques terroristes transfrontalières sponsorisées par les États-Unis, venant du Pakistan, et des incursions soutenus par Israël depuis le Kurdistan irakien, qui ont entraîné la mort de dizaines de citoyens iraniens. La sponsorisation et le financement massif des groupes responsables de ces attaques terroristes sont une politique officielle des États-Unis, héritée de l’administration Bush, mais que le Président Obama n’a nullement répudiée ; de fait, cette politique a connu une escalade durant les semaines ayant précédé les élections.

    Ce que les commentateurs occidentaux et leurs protégés iraniens ont ignoré, c’est le puissant impact que les guerres et les occupations désastreuses des États-Unis en Irak et en Afghanistan ont eu sur l’opinion publique iranienne : la position extrêmement forte d’Ahmadinejad en matière de défense contrastait avec la posture de défense molle de la plupart des propagandistes de l’opposition, dans ces élections.

    L’immense majorité des électeurs du président actuel ont probablement eu le sentiment que les intérêts de leur sécurité nationale, l’intégrité du pays et le système de sécurité sociale, en dépit de tous ses défauts et de ses excès, seraient mieux défendus et améliorés avec Ahmadinejad au pouvoir, qu’avec de jeunes technocrates des classes aisées, soutenus par l’Occident, qui placent leur style de vie égoïste boboïsé au-dessus des valeurs et de la solidarité partagées par le peuple iranien.

    L’analyse démographique des électeurs met en évidence une réelle polarisation de classe, qui dresse des individus bénéficiant de hauts revenus, partisans du libre marché, capitalistes et individualistes, contre une classe laborieuse ayant de faibles revenus, fortement solidaires entre eux, partisans d’une « économie morale » dans laquelle l’usure et le profit sont strictement limités par des préceptes religieux. Les attaques ouvertes d’économistes oppositionnels contre les dépenses sociales du gouvernement, contre sa politique de crédit accessible et de très généreux subventionnement des produits alimentaires de première nécessité ne les ont pas vraiment fait apprécier par la majorité des Iraniens, qui bénéficient de ces programmes sociaux du gouvernement. L’État était considéré (par ceux-ci) comme le protecteur et le bienfaiteur des travailleurs pauvres contre le « marché », qui représentait à leurs yeux la richesse, le pouvoir, les privilèges et la corruption. Les attaques de l’opposition contre la politique étrangère « intransigeante » du régime et contre ses positions « lui aliénant » l’occident n’ont trouvé d’écho qu’auprès des seuls étudiants ultralibéraux et des affairistes de l’import-export. Aux yeux de l’immense majorité des Iraniens, la mobilisation et la menace d’escalade militaires du régime ont évité à l’Iran une attaque armée des Etats-Unis et/ou d’Israël.

    L’ampleur du retard électoral de l’opposition devrait nous dire à quel point cette opposition est totalement coupée des préoccupations quotidiennes vitales de son propre peuple. Cela devrait rappeler à ses membres qu’en se rapprochant de l’opinion occidentale, ils ne font que s’éloigner d’autant de l’intérêt quotidien de ceux qui vivent moins bien que la classe moyenne et en-dehors des grilles du campus hyper-privilégié de l’Université de Téhéran pour leur sécurité, leur logement, leur boulot et les prix des produits alimentaires subventionnés qui leur rendent la vie tolérable.

    La victoire électorale d’Ahmadinejad, vue sous une perspective historique comparative, ne saurait nous surprendre. Dans des contextes électoraux similaires, opposant des nationalistes-populistes à des libéraux pro-occidentaux, ce sont toujours les populistes qui l’ont emporté. Les exemples passés incluent Peron en Argentine et, plus récemment, Chavez au Venezuela, Evo Morales en Bolivie et même Lula da Silva au Brésil, qui, tous, ont fait preuve d’une capacité à s’assurer près de 60 % des voix, voire davantage encore, lors d’élections parfaitement libres et démocratiques. Les majorités d’électeurs, dans ces pays, préfèrent le bien-être social à la liberté débridée des marchés, ils préfèrent la sécurité nationale à l’alignement sur tel ou tel empire militaire.

    Les conséquences de la victoire électorale d’Ahmadinejad peuvent désormais faire débat. Les États-Unis peuvent en conclure que le fait de continuer à soutenir une minorité, certes fort en voix, mais néanmoins battue à plate couture, ne présage rien de bon en matière d’obtention de concessions sur l’enrichissement d’uranium ou l’abandon, par l’Iran, de son soutien au Hezbollah et au Hamas. Une approche réaliste consisterait plutôt à ouvrir un débat extrêmement large avec l’Iran, et à reconnaître, comme l’a fait observer récemment le sénateur Kerry, que le fait d’enrichir de l’uranium ne saurait représenter une menace vitale pour qui que ce soit. Cette approche différerait du tout au tout d’avec celle des sionistes américains infiltrés dans le régime Obama, qui suivent leurs chefs, en Israël, qui poussent à une guerre préventive contre l’Iran, et recourent à l’argument ô combien spécieux selon lequel il n’y aurait pas de négociation possible avec un gouvernement « illégitime », à Téhéran, « illégitime », puisqu’il aurait « volé son élection » !..

    Des événements récents indiquent que les dirigeants politiques en Europe, et même certains d’entre eux, à Washington, n’acceptent pas la version des mass médias sionistes, selon laquelle les élections en Iran auraient été « volées ». La Maison-Blanche n’a pas suspendu son offre de négociations avec le gouvernement nouvellement réélu, elle s’est plutôt focalisée sur la répression contre les protestataires oppositionnels (et non pas sur l’élection elle-même). De la même manière, les vingt-sept pays membres de l’Union européenne ont exprimé leur « sérieuse préoccupation au sujet de la violence en Iran », et ils ont appelé à ce que « les aspirations du peuple iranien soient satisfaites par des moyens pacifiques » et à ce que « la liberté d’expression soit respectée » [3]. A l’exception du président « français » Sarkozy, aucun leader européen n’a remis en cause le résultat des élections iraniennes.

    Le joker, au lendemain de ces élections, c’est la réaction israélienne : Netanyahu a signalé à ses partisans sionistes aux États-Unis qu’ils devaient recourir au bobard de la « fraude électorale » afin d’exercer une pression maximale sur le régime Obama et de le contraindre à mettre un terme à tous ses projets de rencontrer le régime Ahmadinejad récemment confirmé par les suffrages populaires.

    Paradoxalement, ce sont les commentateurs états-uniens (de gauche, de droite et du centre) qui ont gobé le bobard de la fraude électorale en Iran qui ont, par inadvertance, fourni à Netanyahu et à ses pantins états-uniens les arguments et les falsifications qu’ils diffusent abondamment : là où ils voient des guerres religieuses, nous voyons des luttes entre classes ; là où ils inventent une fraude électorale, nous constatons une tentative de déstabilisation impérialiste…
    Partager cet

    James Petras

    Professeur émérite de sociologie à l’université Binghamton de New York. Dernier livre publié en français : La Face cachée de la mondialisation : L’Impérialisme au XXIe siècle, Parangon (2002).




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  • tacili
    19 septembre 2010 at 13 h 59 min - Reply

    Bonjour,

    @ M. Rabah Drif:

    Vous aviez écrit :

    « Je me permets d’intervenir pour la première fois, et probablement la dernière, sur ce site que je consulte régulièrement »

    J’espère, Sincèrement, que ce n’était pas la dernière foi.

    Respectueusement.




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  • Mohamed Jabara
    19 septembre 2010 at 14 h 13 min - Reply

    Encore un autre .

    ———————-

    Elections en Iran : Et si Ahmadinejad avait vraiment gagné ?
    Robert PARRY

    L’idée que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a volé sa réélection par la fraude aux dépens de la « révolution verte » de Mir-Hossein Mousavi – soutenu par les milieux intellectuels et les classes moyennes – est petit à petit en train de s’installer comme un fait acquis.

    Et pourtant la forte participation, estimée à environ 85%, était présentée comme la garantie d’une victoire écrasante d’Ahmadinejad, considéré comme l’allié des iraniens plus traditionnels des classes ouvrières et paysannes.

    C’est ce qu’affirment Ken Ballen and Patrick Doherty dans un article du Washington Post qui citent les conclusions d’un sondage qu’ils ont mené à travers tout le pays au mois de mai et qui prévoyait pratiquement la même avance en voix – de l’ordre de 2 pour 1 en faveur d’Ahmadinejad – que celle annoncée à la sortie des urnes.

    Ballen et Doherty démolissent aussi un des principaux arguments avancés par de nombreux observateurs qui affirment qu’il y a eu fraude. Cet argument est que Mousavi, un Azeri, avait très certainement gagné dans les circonscriptions à majorité Azeri mais où Ahmadinejad est sorti vainqueur. Cependant, Ballen et Doherty rappellent que « notre sondage montre… que les deux tiers des Azeri préfèrent Ahmadinejad à Mousavi ».

    Leur sondage contredit aussi une idée largement partagée par les grands média selon laquelle la jeunesse branchée sur Internet soutient Mousavi. Ils ont trouvé que seul 1 Iranien sur 3 a accès à l’Internet et que « les intentions de vote en faveur d’Ahmadinejad parmi les 18-24 ans étaient plus fortes que dans toute autre tranche d’âge de la population ».

    Néanmoins, la précipitation des médias américains à parler de « fraude » est en train de créer une réalité politique à laquelle sont confrontées à la fois Washington et Téhéran. Un des jugements à l’emporte-pièce des médias est qu’Ahmadinejad a « volé » ces élections et que cela prouverait que les faucons israéliens et les néoconservateurs américains avaient raison lorsqu’ils affirmaient qu’il était impossible de traiter avec l’Iran d’une manière rationnelle, que le Président Barack Obama était le « grand perdant » et que le recours à la force est la seule option possible s’agissant de l’Iran.

    Il est curieux de constater comment les médias américains s’intéressent soudainement à la régularité d’une élection alors que ces derniers ont ignoré, tourné en ridicule ou même couvert le vol de l’élection présidentielle de 2000 par George W. Bush ainsi que celle de 2004.

    En 2000, la Floride – état contrôlé par le frère de Bush, Jeb, et ses partisans – fut le théatre d’irrégularités à grande échelle. Ensuite, lorsqu’un recomptage des voix a été initié, les hommes de campagne de Bush ont envoyé à Miami des hooligans en costume cravate pour y organiser des émeutes destinées à déstabiliser le recomptage. Finalement, Bush a obtenu que cinq juges Républicains de la Cour Suprême des Etats-Unis ordonnent l’interruption du recomptage et déclarent Bush vainqueur.

    La presse US fut extraordinairement silencieuse sur ce vol d’élection bien documenté. Même lorsqu’il était devenu évident qu’Al Gore avait remporté la majorité des suffrages et aurait remporté la Floride si tous les bulletins avaient été comptés, les principaux médias US, dont le New York Times et CNN, ont déformé les faits pour protéger la « légitimité » de Bush.

    De même, de graves irrégularités ont entaché l’élection de 2004, particulièrement dans l’état du Ohio, et n’ont jamais fait l’objet d’un examen sérieux par les mass média, qui ont préféré dénigrer les sites internet (dont le notre, Consortiumnews.com) et les groupes de citoyens en les qualifiant de « théoriciens du complot » lorsqu’ils ont voulu attiré l’attention sur d’étranges résultats en faveur de Bush données par les machines à voter.

    Cependant, lorsqu’une élection se déroule dans un pays étranger et qu’un candidat « impopulaire » semble se faire élire, là les règles changent. Tous ceux qui n’admettent pas immédiatement qu’il y a eu fraude sont des naïfs ; chaque « théorie du complot » est complaisamment citée tandis que les preuves du contraire sont minimisées ou ignorées, par exemple le vote des Azéris révélé par Ballen et Doherty.

    L’autre ironie de cette histoire est que les leaders religieux iraniens ont ordonné une enquête sur les accusations de fraude dans un pays pas spécialement réputé pour ses institutions démocratiques. Mais c’est déjà plus que les américains n’ont obtenu en 2000 et 2004.

    Robert Parry

    Traduction VD pour le Grand Soir http://www.legrandsoir.info

    ARTICLE ORIGINAL
    http://www.consortiumnews.com/2009/061509c.html
    URL de cet article
    http://www.legrandsoir.info/Elections-en-Iran-Et-si-Ahmadinejad-avait-gagne.html




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  • Guerriere de la lumière
    19 septembre 2010 at 15 h 34 min - Reply

    C’est quoi cette « démocratie »?
    Elle est où votre mobilisation?
    Elle est où votre sensibilité?
    Elle est où votre algérianité?
    Que du BLABLABLA à ne pas en finir…

    Un « simple » citoyen Monsieur KOULAL Salah a disparu suite à son arrestation et les réactions, mobilisations ou dénonciation sont très rares sur le sujet!

    POURQUOI? est-ce que c’est parce que c’est un simple « Fellah » ou êtes vous trop occupés à chercher la définition virtuelle de la « DEM AKOURSI »?

    Je suis enragée, c’est de cette manière que vous voulez que les choses bouges?

    Un peu de solidarité S.V.P! C’est bien beau d’échanger des idées, de débattre, de se défouler … mais notre combat et notre but c’est de s’unir contre la « HOGRA »! donnez nous la preuve concrête, ne serait ce qu’un message de solidarité pour la famille KOULAL.

    Excusez ma rage et mon découragement…




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  • radjef said
    19 septembre 2010 at 16 h 38 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. @Benhamida, bonsoir. Selon des sources généralement bien informées, une réunion se tiendrait prochainement à Bruxelles. Elle regroupera, outre les signataires de l’Appel du 19 mars et le FFS de Hocine Ait Ahmed, des personnalités appartenant a differents horizons politiques. On parle de Addi Lahouari, Mohammed Samraoui, Boualem Sençal, Assia Djebbar, Ghazi Hidouci, Mokrane Ait Larbi, Said Khelil, Ahmed Benbitour, Ali Belhadj, Zouhira Houfani, Hamrouche, Mehri…Selon toute vraisemblance, l’objectif de cette réunion dont la date n’a pas été encore fixée, est la création d’un gouvernement national de la deuxieme republique. Dans certains milieux, on parle deja de Ali Belhadj comme ministre de la justice, alors que Samraoui heriterait de celui de la defense. De même ajoutent nos sources, Addi Lahouari sera le vice president, Hamrouche chef du gouvernement, Mokrane Ait Larbi president de l’Assemblée Constituante et Mehri president du senat. Boualem Sençal, Zouhira Houfani et Said Khelil se chargeront respectivement des secteurs de la culture et de la communication, du tourisme et de la santé, tandis que mon ami Sidhoum aura la difficile tâche de remettre à la souveraineté populaire le secteur de l’energie et des mine. Par ailleurs ajoutent nos sources, Zineb Azouz et Ghazi Hidouci se chargeront de l’economie et des finances…Comme vous pouvez le constater, il n’y a pas de ministre des affaires religieuses et de hauts commissariats à l’arabité et a l’amazighité.Le ministere de la production des moudjahidines et de la corruption a été egalement supprimé. ..S’agissant de ma personne, le president de la deuieme republique, en l’occurence Hocine Ait Ahmed, m’a proposé plusieurs postes, mais je lui ai fait savoir que rien au monde ne pourra me faire changer la profession que j’exerce en ce moment: berger. D’ailleurs même les agents du DRS me trouvent tres sage a coté de mes vaches et mes moutons, sur les cimes majestueuses du Djurdjura.

    ==================
    Je crois, mon cher Saïd que tu es victime de l’intox que tu dénonçais il n’y a pas si longtemps. Tu vas finir par disjoncter !!!
    Fraternellement.
    La Rédaction LQA




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  • cherifi
    19 septembre 2010 at 16 h 55 min - Reply

    Salut, Cet éspace de libérté,qu’est LQA,est devenu un véritable « éxutoire »culturel qui a permis a nos concitoyens d’en user jusqu’a l’abus pour échanger les idées,meme en utilisant,parfois,un langage qui risque de ne pas plaire à certains.Avide de libérté, chacun trouve son compte en s’éxprimant dans cet éspace car on ne peut pas le faire ailleurs.Qui ose s’éxprimer dans un quotidien Algerien et dire la vérité?Personne.Et si quelqu’un ose s’aventurer dans l’un des médias nationaux,il ne s’agira que d’un fou qui a signé son acte de décès.Alors on préfère se chamailler « ici » et placer l’Algerie au dessus de toutes les considérations.L’Algerie avant tout et l’Algerie après tout.L’idée du Front du(ou pour)le Changement en Algerie est une excellente initiative à laquelle doivent adherer les Algeriennes et Algeriens sincères aptent à se sacrifier pour une Algérie qu’on veut debout,vivante et que défend ses enfants contre quiconque voulant l’avilir.Que les nationalistes intègres se lèvent et prennent la résponsabilité historique de diriger ce peuple (que j’ai toujours assimilé au ghachi)en étant clair dans la démarche: celles et ceux qui veulent se venger soient exclus. Que celles et ceux qui faisaient partie,un certain moment,du sérail soient,eux aussi,exclus.que celles ou ceux qui veulent jouer l’opposant comme Saadi, Boukrouh,Hanoune,Khalida,Benhadj et les autres,afin qu’ils soient porter au pouvoir doivent,eux aussi, savoir qu’ils ne peuvent plus nous bérner.Que celles ou ceux qui ont végété,auparavant,autour du pouvoir, doivent se convaincre qu’ils n’auront plus de place. Enfin,un Front qui rassemble les femmes et les hommes intègres et capables de servir l’Algérie est le front auquel nous adhererons sans se poser de question.

    ======================
    Vous voyez bien, mon cher compatriote que nous sommes sur la même longueur d’ondes concernant l’avenir du pays. Le seul point de divergence reste la question du « ghachi » que nous sommes.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • Adel
    19 septembre 2010 at 17 h 44 min - Reply

    @Guerriere de la lumière

    Bonjour,

    Je comprends votre colère et votre indignation.

    La lutte contre un régime aussi machiavélique que celui du DRS n’est pas facile et demande une mobilisation sur tous les fronts.

    Notre solidarité avec toutes les Algériennes et tous les Algériens qui subissent l’arbitraire de ce régime découle de notre engagement pour le changement.

    Il faut trouver le moyen le plus efficace pour dénoncer les atteintes aux droits de la personne, en Algérie même et à l’étranger. Les messages sur LQA, bien qu’utiles et nécessaires, ne sont pas suffisants.

    D’autre part, je ne pense pas que l’effort de dialogue et de réflexion sur des sujets aussi importants que la démocratie soient du bla bla.

    Cordialement




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  • A.By
    19 septembre 2010 at 19 h 47 min - Reply

    Dans son post intéressant @ tacili avait suggéré dans sa chute finale, comme titre, Seul l’Homme. Humblement, j’aurais souhaité Seule la Vérité…Parce que cette dernière est le remède de départ à tous les problèmes que fait face l’Algérie. Il n’y aurait aucun doute, si on plaçait un miroir grandeur nature face à un algérien lambda, soyons sûre qu’il ou elle ferait tout son possible pour qu’il ou elle paraisse bien dans le moindre détail.
    Exactement de même, si on lui dirait la Vérité toute crue, celle qui n’est pas bonne à dire comme disait Bouteflika, l’algérien lambda vivrait certainement une révolution dans son esprit d’abord avant d’avoir des affinités politiques dans un changement de paradigme transitoire jusqu’au fonctionnement démocratiques des institutions de l’État algérien.
    Pour le moment, il n’y a rien que la république qui puisse réunir tout le monde et non un programme spécifique politique. De ce fait, un mouvement républicain est la seule issue à la crise algérienne. Après tout, on appelle tous à l’instauration de la deuxième république dans un État de Droit.




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  • Adel
    19 septembre 2010 at 19 h 58 min - Reply

    @Mohamed Jabara

    Bonjour,

    Afin de recentrer le débat sur la réalisation de notre objectif, qui est le changement de système politique et la mise en place de l’État de droit dans notre pays, j’ai relu l’Appel du 19 mars. Je redonne ci-après le passage du texte de l’Appel qui énumère les propositions concrètes :

    «Propositions de sortie de crise

    Le consensus actuel des véritables forces politiques converge vers l’élection d’une Assemblée Nationale Constituante.

    Cette évolution pacifique vers la légitimité doit passer par une brève période de transition qui ne devrait pas excéder deux années. Nous sommes convaincus que cette phase ne pourrait se faire sans la participation active de l’institution militaire.

    Avec la collaboration républicaine de l’institution militaire, principale force actuellement organisée, qui aura pour mission d’assurer la gestion sécuritaire du pays, pendant la phase de transition, un gouvernement provisoire sera mis en place et aura pour mission, en plus de la gestion publique de l’État, de s’acquitter de deux tâches essentielles :

    1.Réunir une conférence nationale de toutes les volontés politiques sans exclusion aucune et de personnalités intellectuelles en vue de l’établissement d’un consensus politique historique autour des valeurs et principes démocratiques énoncés plus haut.

    2.Préparation des élections de l’Assemblée Nationale Constituante.

    Ce gouvernement provisoire sera secondé par un Conseil des Sages constitué de personnalités issues du mouvement National, connues pour leur probité, leur intégrité, leur sagesse et leur engagement pour le salut de leur pays.
    Durant cette phase, l’armée saura imposer sa mission de préservation de la quiétude publique et de l’unité nationale. Elle éprouvera, en cette occasion, sa vocation républicaine de se maintenir hors de la gestion politique du pays, et préservera sa neutralité politique jusqu’à l’échéance finale qu’est la mise en place d’institutions démocratiquement élues.

    Au terme de cette phase transitoire et conformément à un protocole conclu entre l’institution militaire et les instances élues, l’armée entamera son désengagement progressif des affaires politiques, pour s’orienter définitivement vers ses obligations, exclusivement militaires, clairement définies par la nouvelle Constitution.»

    Je retiens de ce passage qu’un gouvernement provisoire secondé par un Conseil des Sages aurait pour mission de gérer une période transitoire qui n’excèderait pas deux années. Durant cette période, ce gouvernement devrait convoquer une conférence nationale de toutes les volontés politiques qui se chargerait d’établir un consensus politique historique. Il devrait également préparer l’élection d’une Assemblée Nationale Constituante.

    Il apparaît clairement que la condition sine-qua-non pour que ce processus se mette en branle est que le pouvoir en place donne son accord après négociations ou soit forcé de quitter les lieux sous la pression du peuple.
    Laquelle de ces deux alternatives a le plus de chances de réussir? Les deux ou une combinaison des deux. Les chefs de file des deux clans au pouvoir, boutef et toufiq, sont des septuagénaires qui n’ont plus rien à proposer. Une nouvelle génération de militaires et de technocrates prend progressivement la relève. Est-elle aussi imperméable au changement que celle qui l’a précédée?

    La dernière révolution en date durant la période contemporaine est celle qui a vu l’empire soviétique s’effondrer. Les dirigeants du Kremlin de l’époque étaient aussi attachés à l’ordre en place que les nôtres. Le processus de réforme du système a pu cependant se mettre en place à l’intérieur du régime pour finalement déboucher sur le démantèlement des anciennes structures politiques. Rien n’empêche donc qu’un homme surgisse au sein de l’équipe en place et accepte de démarrer un processus de sortie de crise.

    Il serait cependant hasardeux de ne compter que sur ce facteur et une large mobilisation de tous les patriotes est nécessaire. C’est cette tâche qui paraît aujourd’hui difficile à réaliser au vu des divisions et des compromissions de toutes sortes qui règnent au sein de l’opposition. Pourquoi un parti comme le FFS, qui a toujours clairement affiché son adhésion à l’idée d’un regroupement de toutes les forces qui œuvrent pour une démocratie véritable ainsi que son refus de toute collaboration avec le régime en place sur le dos du peuple, ne prend-t-il pas la tête du mouvement de mobilisation populaire? Voilà une question à laquelle nous aimerions bien avoir une réponse de la part des militants de ce parti pour lequel la plupart des Algériens ont de la considération.

    La conjoncture est plus que favorable, car le pouvoir en place est totalement discrédité. Sa seule force réside dans la faiblesse de l’opposition.




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  • D B
    19 septembre 2010 at 20 h 00 min - Reply

    Je crois que parler de l’instauration d’une deuxième république suppose que nous reconnaissons l’existence d’une première république. Or, à ma connaissance, il n’y a jamais eu de République en Algérie, si ce n’est celle de façade. Nous devrions plutôt parler de l’avènement de LA République.

    =================
    Absolument, mon cher Djameleddine. Je crois que notre tare est de balancer des concepts à tord et à travers sans en connaitre le sens. Le même problème se pose pour la « démocratie ».
    Salah-Eddine




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  • Rbaoui
    19 septembre 2010 at 20 h 03 min - Reply

    @radjef said
    Vous avez oublié de mentionner le futur responsable de l’agriculture comme quoi le paysan est toujours le dindon de la farce.




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  • radjef said
    19 septembre 2010 at 20 h 24 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Je n’ai pas disjoncté. J’ai seulement donné une information à celles et a ceux qui pensent qu’un compromis est impossible en Algérie. « La sale guerre »n’a pas opposé le FIS au RCD, mais elle a été imposée par les généraux au peuple algérien.




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  • Ammisaid
    19 septembre 2010 at 20 h 44 min - Reply

    A khouya Said, azur
    Si c’est un Mouton blanc qui t’a donné cette information capitale cela peut être vraie mais si c’est un Mouton noir surtout s’il a des cornes, il doit avoir halluciné. De toutes les façons c’est le seul rêve qui vaut la peine d’être rêvé.
    Les hommes et les femmes que tu as cité et plein d’autres pourront-ils nous le faire réaliser? Inchallah
    Cela fait un bon moment que je n’ai pas autant ri. Merci khouya Said
    Fraternellement a toutes et a tous




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  • Afif
    19 septembre 2010 at 20 h 54 min - Reply

    Si Aït Saadi :
    Les commentaires de Si Benkritly sont aux antipodes des miens, nous n’avons rien de commun à part le fait sur lequel je suis d’accord avec lui, à savoir ne pas donner des arguments idiots aux ennemis de l’Islam pour ironiser sur notre religion. Aussi, je n’ai pas compris votre réponse où vous m’assimilez à Si Benkritly.

    Si Aït Saadi , Si Jabara :
    Dans les élections, ce qui est important, c’est l’avis de l’opposition qui importe, c’est elle qu’il faut convaincre. Aussi bien les élections de Gaza, du Venezuela, de Bolivie que de la Turquie n’ont été contestées par l’opposition et de ce fait, leur régularité a été reconnue par tous les observateurs internationaux. Dans mon précédent commentaire, je n’ai pas dit que l’opposition avait gagné et qu’il y eu vol des élections, au contraire, j’ai dit ceci : « Peut-être que réellement, ils sont minoritaires, mais il aurait fallu les convaincre de manière pacifique, civilisée et islamique. C’est là où l’on reconnaît les vrais croyants : El 3atf et non la répression. » En parlant de la Turquie, vous avez affirmé que les USA n’avaient pas intérêt à déstabiliser ce pays, membre de l’OTAN, etc… : ma réponse est que si le courant laïc, opposé à l’AKP au pouvoir, avait détecté la moindre irrégularité dans les élections, il aurait sauté sur l’occasion pour dénigrer l’AKP, et aucun argument géostratégique, ni les USA, ni Israël, ni Sidi Zekri, ne les aurait dissuadés de manifester leur contestation. Donc, en ce qui me concerne, et quels que soient l’avis des spécialistes occidentaux ou autres, en Turquie, la victoire de l’AKP est incontestable, en Iran, elle reste douteuse. Ce que je souhaite pour ma part, c’est que dans les pays musulmans, des garanties solides soient données à l’opposition pour vérifier et être convaincue des résultats sans recourir à aucune violence, comme en Turquie. Tout le reste (sondages, avis, analyses), c’est bien mais ce sont les élections et les félicitations de l’adversaire qui ont le dernier mot.

    Si Aït Saadi :
    Votre comparaison des dernières élections en Iran avec celles de décembre 91 en Algérie : vous avez tellement accusé Chadli d’être Messmar Djha que les casquettes comme vous dites, vous ont entendu et l’ont démissionné, vous êtes contents maintenant. Secundo, vous donnez trop d’importance au RCD, et le peuple, où est sa place dans vos analyses ?

    Par ailleurs, vous fantasmez sur les réussites de l’Iran, certes on en est fier surtout en ce qui concerne les avancées technologiques, mais il vaut mieux rester prudent et ne pas trop bomber le torse, il risque d’éclater comme en Irak où, pendant des années, on ne cessait de nous vanter le grand Saddam. Je n’ai rien contre l’Iran, je ne leur veux que du bien et d’autres réussites. Je n’ai aucune hostilité contre le chiisme, ce sont nos frères. Même si j’ai des réserves au sujet de l’Iran, par contre, ma sympathie au Hizbollah libanais est totale. Peut-on être pro-américain et pro-Hizbollah ? A vous de juger.




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  • Arezki Nait Amar
    19 septembre 2010 at 21 h 00 min - Reply

    @ Rédaction de LQA

    Notre frère Said Radjef n’est pas victime de l’intox mais il ne fait que répondre sur un ton ironique à Benhamida qui s’est montré indélicat lors de son intervention.




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  • Adel
    19 septembre 2010 at 21 h 49 min - Reply

    Concernant l’Iran, j’ai comme l’impression que l’histoire est en train de se répéter. Jusqu’en 1989, il y avait, face aux pays occidentaux, le «camp socialiste», avec à sa tête l’URSS, qui maîtrisait toutes les technologies militaires et spatiales. Aujourd’hui, il y a le «monde musulman», dont l’Iran semble être devenu le chef de file. Ce pays veut lui aussi maîtriser les technologies militaires. Il serait dommage, cependant, qu’il emprunte la même voie que l’URSS, pour ce qui est de la démocratie et des droits de l’homme.

    Être vigilants et critiques vis-à-vis du régime iranien est peut-être ce qu’il y a de mieux à faire pour les musulmans afin de lui éviter le même sort que l’ex-Union Soviétique. Les dirigeants musulmans, tout autant que les dirigeants des autres pays, hélas, ne sont pas immunisés par la foi contre les tentatives d’instaurer un régime despotique. Seuls des mécanismes et des traditions d’alternance au pouvoir bien enracinés peuvent préserver un pays du syndrome qui a fait tant de ravages dans les pays arabes et musulmans qui se sont libérés de la domination coloniale.




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  • Adel
    19 septembre 2010 at 22 h 15 min - Reply

    Il y a un an, voulant reprendre contact avec la réalité du pays, j’avais commencé à poster des commentaires sur le site d’El-Watan. Un jour, sur un commentaire posté par un internaute au sujet d’un article ayant trait à l’initiative du Dr Benbitour, j’ai trouvé une référence à l’Appel du 19 mars, que je ne connaissais pas. L’intervenant se plaignait du fait qu’El-Watan n’en avait jamais parlé.

    Depuis ce jour, LQA est le seul site sur lequel j’interviens, car j’y ai trouvé des gens sincères et un climat propice à l’échange serein et constructif. Les Algériennes et les Algériens ont soif de vérité. Lorsqu’un dialogue franc et sincère s’instaure entre eux sur des sujets importants, cela ne peut que renforcer le mouvement citoyen.

    L’Appel du 19 mars a eu le mérite de lancer une bouteille à la mer. Le message qu’elle contient est reçu par un nombre de plus en plus grand de patriotes qui veulent faire quelque chose pour leur pays. Il faut maintenant passer à une étape supérieure. Il faut faire preuve d’imagination et d’audace. Il faut croire que la victoire sur la médiocrité est possible. Les Algériennes et les Algériens méritent de vivre libres et heureux dans leur pays. L’image de l’Algérien terroriste ou harrag doit être bannie à jamais.




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  • AMOKRANE NOURDINE
    19 septembre 2010 at 22 h 16 min - Reply

    @SALAH EDDINE SIDHOUM « Absolument, mon cher Djameleddine. Je crois que notre tare est de balancer des concepts à tord et à travers sans en connaitre le sens. Le même problème se pose pour la « démocratie ».
    Salah-Eddine
    En écoutant la vidéo sur MOHAMED ARKOUN QU’EST-CE QUE C’EST ÊTRE MAGHREBIN (sur facebook) que j’ai bien aimée ; je me suis promis de relire la définition du mot IDEOLOGIE ds WIKIPEDIA pour mieux saisir le sens de la vidéo
    Ceci pour vous dire qu’à certains moments des gens disent n’importe quoi, balançent comme vous dites n’importe quoi. Néanmoins le texte que j’ai lu ce matin SEULE LA DEMOCRATIE et surtout tous les commentaires apportent un plus et nous apprenent beaucoup mais comme tous ces commentateurs ne sont pas n’importe lesquels (docteurs responsables chirurgien etc…) d’où l’on doit attendre bcp plus d’eux d’elles




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    19 septembre 2010 at 22 h 23 min - Reply

    @Si Affif
    Je ne comprends toujours pas ce que vous me reprochez.
    En effet, je n’ai jamais soutenu Chadli, d’une part, et pire, j’ai été de ceux qui très vite, avait dit que le RCD, était un parti dangereux pour la Kabylie et donc pour l’Algérie, et cela, immédiatement après les premiers discours de SS, en 1989.
    Pour votre gouverne, j’ai été interrogé par la police politique française, dans les bureaux au sous sol du ministère de l’Intérieur français, Rue Nélaton, PARIS, avant les élections initialement prévues en Juin 1991, à propos de mes prévisions sur les résultats: INTERROGATOIRE enregistré par les « universitaires policiers », puisqu’ils portaient tous des écouteurs et m’ont demandé avant l’interrogatoire de fixer un point invisible pour moi: Interrogatoire de près de trois heures.
    « Malgré vos lubbies, je considère que votre RCD, ne représente que les égarés et une infime partie de l’Algérie. Même en Kabylie, ils ne pourront jamais battre le FFS. »
    A la question finale de donner un pronostic, j’avais répondu:
     » Le FIS, que vous le vouliez ou pas, sera le grand vainqueur, car il est porté par la vague populaire ».
    Comme ils m’ont fait remarquer que le RCD, était lui aussi porté par la vague populaire, j’ai répondu.
    « Wishful thinking, vous vous bercez comme d’habitude dans des illusions, et maintenant je comprends pourquoi la France a toujours raté les occasions de faire la Paix en Algérie. Vous continuez de vous auto-intoxiquer. »
    Pour finir, j’avais donné mes pronostics dans l’ordre suivant: « FIS, près de 40%, suivi du FFS, et du FLN, avec chacun 20% et 15%, et le reste entre les autres partis ».
    Interrogé, sur les scores du RCD et de l’ex Ettahadi (ex PAGS, futur MDS), j’ai répondu : « Ils pourront se partager au mieux 3%, grâce à la fraude. »
    L’un des policiers outré, m’a dit : « Monsieur Ait Saadi, faites attention, ne vous moquez pas des démocrates ! »
    Je lui ai répondu : « De qui parlez-vous ? du FFS ?, sinon si vous osez qualifier VOTRE RCD de démocrate, je suis désolé pour vous, votre cheval est une rosse pour les Algériens. La vox populi, dit que c’est VOTRE représentant en Algérie ».

    Si je me suis permis de révéler ce harassement qui était constant, et suivait chacun de mes déplacements, à l’étranger et avait lieu à chaque passage à un aéroport français, c’est pour vous dire, cher Si Affif, que les faits têtus contredisent totalement ce que vous pensez des pays « démocratiques », et nos « services occultes », ne sont que de bons élèves de leurs formateurs en « gestion des pays musulmans » qui osent refuser de se soumettre.




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  • AMOKRANE NOURDINE
    19 septembre 2010 at 22 h 26 min - Reply

    Les commentaires de RABAH DRIF BRAHIM YOUNESSI TACILI m’ont plus; ils ont sûrement tâté aux sciences politiques.
    ils y a sûrement tant de politologues en ALGERIE pourquoi ne s’expriment ils pas ? Sont ils fatigués du quotidien des ALGERIENS




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  • AMOKRANE NOURDINE
    19 septembre 2010 at 22 h 36 min - Reply

    J’ai oublié ABDEL MADJID AIT SAADI




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  • AMOKRANE NOURDINE
    19 septembre 2010 at 22 h 51 min - Reply

    Votre journal s’appelle LE QUOTIDIEN D’ALGERIE ;il porte bien son nom tres local comme dit MOHSEN; on dirait qu’il ignore les valeurs universelles
    EXCUSEZ MOI SI J’aI DIT UNE bêtise




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  • Arezki Nait Amar
    19 septembre 2010 at 23 h 42 min - Reply

    @ Amokrane Nouredine de Boghni , wilaya de Tizi-Ouzou,
    Cher frère ,
    Tu ne fais que nous parasiter et nous faire perdre du temps vu que notre pays est en danger et en voie de disparition ,autrement dit, la maison Algérie brûle sous les yeux de beaucoup d’Algériens naifs et incrédules !!Tu n’argumentes pas, tu n’étayes pas tes idées,tu nous poses incessament des questions mais que personne sur ce site ne comprend !Personne sur ce site ne peut t’apporter la moindre réponse vu que déjà tes questions sont confuses !On ne peut pas apporter une réponse claire à une question confuse !




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  • Mohamed Jabara
    20 septembre 2010 at 0 h 05 min - Reply

    @Affif.

    L’Iran est en situation de guerre quasiment contre les puissances occidentales et l’opposition dont tu parles est manipulée pour le déstabiliser. Ces puissances occidentales qui ont fait toute une campagne autour des contestations de l’opposititon iranienne mais qui lorsque le Hamas à Ghaza a été dépossédé de ses droits par El Fayadh désigné et non élu avec leur bénédiction démocrate, ont applaudi. Je ne sais pas pour la Turquie mais le fait que la presse ne s’en soit pas fait l’écho ne signifie pas qu’il n’y a pas eu contestation. Dans les élections il y a toujours contestation mais la presse à la capacité soit de les étouffer sous un rideau de plonb soit de les monter en épingle. Comme exemple Bush et la contestation de son mandat qui ont été passés à la trappe par la presse très rapidement. Pourtant on dit que les USA sont la première démocratie au monde. Quelle farce !




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  • Ali B. Benkritly
    20 septembre 2010 at 0 h 12 min - Reply

    Monsieur Djebara,

    Je réponds à votre commentaire me concernant.

    Je regrette que vous ayez choisi l’insulte au lieu de l’argumentation puisque vous me traitez de déraciné de l’intellect. Je vais essayer de vous répondre par des arguments civilisés.
    Je n’attaque pas l’Islam mais un certain Islam celui par exemple utilisé par les wahabiyas et les salafiyas et qui a provoqué la mort de 100 000 innocents et innocentes y compris des enfants le tout en Algérie. Je souhaite vivre sans religion imposée par le pouvoir ou la rue et je reconnaîs aux autres le droit de vivre comme ils l’entendent à condition de ne rien imposer aux autres. Aujourd’hui l’Islam est une caricature de religion du fait de cette image projetée partout de fanatiques vociférants qui brandissent le Coran comme une arme au lieu de Le respecter et d’appliquer Ses Commandements de paix. Les arabes souffrent d’être tombés dans le piège tendu par Israel qui veut radicaliser le monde arabo-musulman pour le stigmatiser et mieux le détruire. Tous les jours nous leur faisons un cadeau. En plus les musulmans n’ont pas besoin d’ennemis extérieurs. Ils s’entretuent quotidiennement en Irak, en Afghanistan, au Yemen, en Somalie et en Algérie. La barbarie à l’état pur au nom d’Allah. Est-ce que vous êtes satisfait de la situation en Algérie quand vous voyez une mosquée dans pratiquement chaque quartier alors que les jeunes n’ont même pas une bibliothèque ou un terrain de jeux décent. Pourquoi est-ce que les imams ne parlent pas des versets du Coran qui ordonnent d’aimer la Terre et de ne pas la souiller? Pourquoi avoir transformé les rues du pays en dépotoirs alors que le musulman est censé être un être propre et pur? Pourquoi tous les jours on apprend que des millions ont été détournés par des responsables de confession musulmane? Je fantasme? Je fabule? Que fait la religion lorsqu’il s’agit de prévenir ce genre de situation. L’Algérie est devenue un bazar pour ce peuple et un linceul pour les algériennes. Et toute cette hypocrisie religieuse pendant le Ramadan, cette violence au quotidien qui permet aux gens de se vider de leurs frustrations personnelles. Les statistiques publiées par les hopitaux sur les blessures dues à des bagarres sont dérangeantes. Et cette fausse piété des commerçants qui font flamber les prix quand des gens ne peuvent même pas manger à leur faim après une journée de privation. Personne ne veut ni réfléchir ni même imaginer la moindre solution à cette parodie d’existence. Le malheur de l’Islam aujourd’hui est que toute tentative d’interpréter le moindre verset relève du crime pur et simple. Quand une religion de plus d’un milliard de personnes se sent menacée par un groupe de jeunes qui mangent durant une journée de Ramadan, alors il faut se poser la question de la solidité de la foi.
    Pour continuer à vous répondre je vous dirai que je n’ai jamais prétendu tout savoir et que chaque personne est dans le forum pour exprimer ses propres idées même quand elles déplaisent. Et puisque vous pensez que j’ai totalement tort alors je vous invite à me parler d’un pays arabe qui tolère la différence dans les croyances, qui respecte les droits humains qui ne fait pas de la femme un être mineur à vie et j’irai y vivre le plus tôt possible. D’ici là je vous invite à réfléchir au phénomène des harraga et aussi au désir des anciens prisonniers de Guantanamo qui préfèrent, une fois libéré, vivre en pays de « koufar » plutôt que en terre d’Islam.
    Je redis encore une fois que tant que l’Algérie ne fera pas une réflexion profonde sur les relations entre la religion et la vie politique rien ne sera possible. C’est à partir de cette réflexion entre les forces vives et démocratiques de la société algérienne que naîtra un début de solution pour le futur du pays. Rassurez-vous je sais qu’il y a des musulmans démocrates. Les Turcs nous en ont donné la preuve.
    Jusqu’ici des milliards de dinars ont été engloutis dans le pays en investissements et les mentalités n’ont pas changé. Bien au contraire l’école algérienne fabrique des cancres, à en croire les journaux algériens et les diplômés ne trouvent pas de travail d’une part parce que les emplois sont rares ou bien trop exigeants et aussi parce que les connaissances acquises à l’université algérienne ne permettent pas d’exercer des emplois hautement qualifiés.
    J’attends non pas vos remarques acerbes mais une ou des réponses logiques à ma mise au point. Sentez-vous libre de ne pas répondre parce que c’est ça aussi la démocratie.

    Je vous envoie mes salutations civilisées

    Ali

    ======================
    Gardons notre calme, mes chers frères Ali et Mohamed et évitons ces dérapages verbaux.
    Juste une question à Ali : est-ce l’ISLAM qui est responsable de tous ces maux que nous vivons en Algérie? L’Islam est-il responsable du drame algérien? Il n’y a pas un Islam tolérant et un Islam intolérant. Il y a des musulmans tolérants et des musulmans intolérants. Là aussi évitons de galvauder certains concepts et d’utiliser certains termes que voudraient nous imposer ce que j’appelle les philosophes de l’imposture Outre -Méditerranée et que singent allègrement et aveuglement certains de nos « intellectuels ».
    Je vous dirais par contre que je partage totalement ce que vous décrivez comme comportements misérables des mounafiquines dans notre société et qu’il faut dénoncer et combattre de toutes nos forces. Ce sont les premiers ennemis de notre religion dont ils usent et abusent pour tromper les gens.
    Salah-Eddine.




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  • Mohamed Jabara
    20 septembre 2010 at 0 h 23 min - Reply

    @ Amokrane Noureddine.

    Moi qui ne suis pas politologue et dont les commentaires ne doivent certainement pas vous plaire, ne comprends pas la signification de ce que vous appelez « les valeurs universelles ». Mon absence de culture ne me permets pas d’appréhender ce concept fabriqué par la presse occidentale.

    Si elles sont universelles c’est qu’elles sont partagées par notre civilisation musulmane, par les hindouistes, les taoistes et les zulus ou si elle ne s’y intègrent pas c’est qu’elles ne sont pas universelles. A moins que vous considérez que nous n’appartenons pas à la civilisation musulmane ou que vous considérez les valeurs occidentales comme seules valeurs universelles et pensez dans ce cas comme les occidentaux et non pas comme le pauvre bougre d’Algérien inculte que je suis qui trouve que les valeurs de son terroir sont plus importantes que tout au monde et que si elles ne sont pas partagées par tout le monde eh bien tant pis, il s’y maintient contre vents et marées dans le souci de respecter ses aieux qui les lui ont transmises et pour assurer à ceux ci une continuité afin qu’ils n’eussent pas vécu pour qu’on efface tout leur héritage pour plaire aux enfants des vikings, des gaulois et des francs.

    Cordialement.




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  • Adel
    20 septembre 2010 at 0 h 33 min - Reply

    @AMOKRANE NOURDINE

    Bonsoir,

    Mais tous les Algériens sont des politologues cher ami! Depuis le temps qu’ils se posent des questions et que personne ne leur donne des réponses définitives, ils ont fini par construire chacun sa propre théorie politique.

    Ceci étant dit, nous essayons, chacun dans son langage propre, de parler de notre pays, de ses problèmes et de son avenir que nous voudrions meilleur. Chaque pierre apportée à l’édifice compte. Quand l’un(e) de nous dit une bêtise, il donne ainsi l’occasion â ceux et celles qui sont plus savants que lui de le corriger et d’éclairer par la même occasion les autres.

    Faites-nous part, je vous prie de votre point de vue et de
    vos réflexions.

    Cordialement




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  • A.By
    20 septembre 2010 at 0 h 53 min - Reply

    @ D.B & Salah-Eddine

    Erratum de mon dernier paragraphe : «

    …Pour le moment, il n’y a rien que la république qui puisse réunir tout le monde et non un programme spécifique politique. De ce fait, un mouvement républicain est la seule issue à la crise algérienne. Après tout, on appelle tous à l’instauration de la Première République Algérienne dans un Véritable État de Droit ».

    P.S : Bien sûr, vous avez raison, la définition des concepts et de la sémiologie dans un environnement factice à outrance depuis un demi-siècle peut rajouter certainement aux quiproquos dans lequel le pays se débat sur tous les Fronts.

    Créons un Mouvement Républicain pour le Changement avant le 05 Juillet 2012, ce sera la seule occasion d’ouvrir une brèche dans cet état d’urgence, autrement, l’Algérie connaitra l’ère des « jeunes loups » – comme disait @ DB – pour encore 20 ans !




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  • Hadj-Hammou
    20 septembre 2010 at 4 h 55 min - Reply

    Chacun y va de sa manière pour tenter de donner une signification à des concepts forts pertinents sous les cieux occidentaux mais nullement opératoires sous notre soleil,à nous Zaim et conquérant,fondant comme neige !
    A ces apologues de démocratie,de république(au demeurant des récipients historiquement spécifiques à l’espace Européen),je leur conseillerais d’aller poser la question au petit zaim du coin,c’est à dire le Zaouali,pour lequel ces notions ne possèdent aucune espèce d’accroche dans sa structuration mentale,qu’il ne parvient nullement à les digérer malgré une quarantaine d’années de pompette autour de ces slogans.
    Pour le citoyen lambda,très différent de celui qui pense et reflêchit,la démocratie signifie vacarme,désordre et « chariattes »(coûp montés)
    L’expérience de 1988 nous renseigne aisément sur cet état de fait. Je me souviens combien d’honnêtes et de compétents cadres furent victimes de « coûps d’état » pour la seule raison que le gus n’est pas du coin ou de la région.
    Ces vocables étrangers,l’expérience de ces quarante dernières années nous le montre,n’ont aucune espèce de résonnance dans la tête de celui à qui vous voulez vous adressez pour lui vendre votre projet.
    La république est un pur produit de l’histoire Française,ne s’obtenant que par des conditions historiques propres et spécifiques à cet espace.
    On recours à des clefs qui n’entrainent pas l’adhésion de ce citoyen.
    Sans aucune prétention de ma part,je pense que l’histoire purement Algérienne peut nous fournir des clefs opératoires,notre mémoire renferme des concepts bien à elle,la Djemâa,le Mechouar,l’unité de commandement,le Roi…
    La Djemâa qui a éxisté bien avant l’avènement de cette démocratie occidentale,constitue une idée civilisé de la démocratie; la décision se discute techniquement(car l’assemblée est constituée de techniciens) puis est entérinée par l’Amine(le pouvoir religieux).
    Le Mechouar représentait l’assemblée parlementaire,mais nullement composée de partis et de points de vues partisans,mais d’honnêtes citoyens de la cité Tlemcenienne,et leurs votes concernaient l’intérêt général et non partisan.
    Une parfaite complémentarité entre le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel. Une démocratie et une laicité à l’Algérienne !
    La structuration mentale de l’Algérien a fonctionné depuis des siècles de cette manière,l’après indépendance ne l’a aucunement fair varier,au contraire,elle s’est d’avantage abêtie.
    Le leader;ou l’intellectuel leader,c’est à dire celui qui parviendra à faire bouger ce peuple,ne pourra le faire avec des images provenant d’autres histoires,d’autres contrées,mais seulement avec des images locales.
    En outre,l’Algérien est paradoxalement nationaliste et jaloux,vous-vous imaginez l’impact de la valorisation de son patrimoine et qui de surcroît n’a rien à envier à l’étranger.
    Nos intellectuels devraient dénicher ces accroches culturelles d’avec la mémoire,à cet instant,avec des substrats « locaux »,ce peuple saura qu’il ne triche plus et comprendra la noblesse du projet !
    Le trait d’union entre l’Algérien et sa mémoire(ses richesses à lui)ne peut s’effectuer sans la valorisation de son histoire !

    Salam




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  • radjef said
    20 septembre 2010 at 10 h 18 min - Reply

    Bonjour tout le monde. @redaction, bonjour. la definition de la republique, telle que avancée par ses pionniers, se resume a cette phrase:la republique est un systeme pôlitique dans lequel l’Etat est tenu de servir le peuple…Athenes, Rome, Robespierre…n’ont ^pas donné une autre definition a ce que je sache. La premiere republique a existé. Elle va du premier novembre 1954 jusqu’a aujourd’hui. Maintenant si cette republique n’a fait que perpetuer les traditions de la colonisation, cela n’enleve rien au fait qu’elle existe. Les gens qui inteviennet pour interpeller les internautes et leur donner des leçons sur chaque sujet doivent au prealable fournir les arguments de leurs theses.Ces gens qui parlent comme si ils sont investis on ne sait par quelle force, tout ça c’est de la foutaise@Amokrane Nordine. Dites nous quelles sont ces valeurs universelles auxquelles LQA aurait failli…Une chose est sure, nous n’avons pas besoin de redresseurs de torts et d’arbitres pour nous interpeller sur la conduite que nous devons tenir.




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  • AMOKRANE NOURDINE
    20 septembre 2010 at 12 h 09 min - Reply

    @AREZKI NAIT AMAR qui vous permet cher ami de parler au nom de tous? Si vous ne comprenez pas ce que je dis, d’autres peut être le comprennent. Vs affirmez que je parasite ce site? Vs ne supportez guère un autre son de cloche. Chaque algerien parle comme si lui seul détient la VERITE. L’Algerien ne supporte aucune autorité ni celle parentale ni celle patronale ni celle de l’ETAT. Si je viens à ce site c’est que certains (es) ont les mêmes « soucis » que moi, inquiets(es) de ce qui se passe dans ce pays.JE lis je m’informe et j’essaie de ne pas être endoctriné ni conditionné bonne journée cher monsieur




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  • AMOKRANE NOURDINE
    20 septembre 2010 at 12 h 51 min - Reply

    @ mohamed jabara Je vous renvoie à la video de MR MOHAMED ARKOUN youtube QU’EST CE UN MAGHREBIN
    Mr ARKOUN est habité à parler de l’islam puisqu’il a passé toute sa vie à étudier l’islam algerien




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  • Mohamed Jabara
    20 septembre 2010 at 13 h 53 min - Reply

    @Ali B. Benkritly

    En quoi le fait de dire « déracinés de l’intellect » au pluriel et non pas déraciné de l’intellect au singulier constitue t il pour vous une insulte. Qu’est ce qu’un déraciné de l’intellect ? Peut ête que n’étant pas civilisé, je lui donne un sens non civilisé. Pour moi il signifie que des gens appartenant à un peuple, adoptent des démarches intellectuelles importées pour analyser la structure de leur propre société. On nous parle souvent sur ce site de valeurs universelles. Les seules valeurs universelles que je reconnaisse sont celles de l’Islam, au risque de ne pas être perçu comme civilisé. Celui qui utilise d’autres valeurs pour les faire appliquer sur notre peuple ne veut rien d’autre qu’aliéner ce peuple à des conceptions qui n’ont jamais été les siennes et faire table rase de tout l’héritage qui nous a été légué par nos ancètres (nos ancres dans ce pays). C’est comme si l’Algérie ne doit exister que pour l’avenir et que les gens que nous avons enterré soient passés par la trappe du temps pour permettre à la civilisation « universelle » d’entrer nous illuminer avec des lumières élaborées ailleurs. Pour moi qu’on tente aussi de déraciner, la seule lumière qui m’inspire est celle du Coran, ordre divin auquel je crois et que je comprends à travers ce que me dit le prophète que j’ai obligation de suivre. Rejeter l’ordre du coran et du prophète pour moi équivaut dans ma conception à devenir un rebelle à Dieu et à son prophète même si la foi persiste. Car lorsqu’on à la foi, on croit aux prescriptions du Coran, on applique ses directives et celles du prophète et lorsqu’une directive s’oppose au Coran ou à la sunna je la rejette, sauf s’il s’agit d’une loi avérée et établie de la nature auquel cas elle à prééminence sur le Coran et la Sunna.

    Quant à l’argumentation, l’agencement de mon petit post précédent qui semble avoir provoqué un ressentiment que je ne voulais pas, est en lui même une argumentation.. J’y reprends une notion présente normalement chez tout le monde, spécialement chez les gens civilisés, à savoir que chacun peut avoir ses opinions dans n’importe quel domaine y compris le religieux, puis je relève l’exception que la liberté de l’individu s’arrête là ou commence celle des autres. J’apporte enfin un éclairage sur ce que j’ai retenu de la forme de votre post, car il est évident que nos écrits permettent de relever nos penchants idéologiques et déterminent notre appartenance culturelle sauf si on joue à cache cache, cela à un nom. A mon sens de non civilisé, ce n’est là que de l’argumentation, sans plus.

    Vous n’attaquiez pas l’Islam, il fallait le spécifier et donc la faute ne m’incombe pas d’avoir à tort ou à raison compris de votre post une atteinte qui m’a fait réagir peut être de manière épidermiquemais saine. Vous voulez vivre sans Islam imposé, c’est votre droit et c’est ce que j’ai dit dans mon post. Si quelques énergumènes s’agitent à une extrémité pour faire paraître l’Islam non comme une civilisation non créatrice et non tolérante et en font des interprétations tendancieuses sans savoir acquis et d’autres énergumènes imprégnés de valeurs étrangères à notre civilisation islamique en font leur chou blanc pour dénigrer notre religion et notre civilisation, il reste que nous avons toujours été et demeurons dans notre grande majorité en tant que peuple dans la lignée d’une civilisation qui a compté par le passé, qui a sorti l’occident de sa torpeur, pour qu’il l’assaille de tous les cotés et avec laquelle il faudra compter dans l’avenir, quoique fassent les idéologues des évangéliques et des sionistes dont même l’église catholique à emboité le pas par le décret ad-gentes et que la presse civilisée occidentale distille à nos jeunesses à longueur d’années en faisant du mensonge la monture préférée des concepts foireux et qui n’ont aucune équivalence dans notre civilisation.

    Je suis d’accord avec vous pour dire que le wahabisme, dérivé de la doctrine de Ibn Taymia qui lui même bien que de grande stature, était considéré par ses pairs comme un peu excessif dans ses interprétations dans le courant hambalite ne nous engage pas en tant que malékites d’afrique du nord et que la monstruosité qui a fait chez nous 200.000 ne doit plus réapparaitre, mais cela ne doit pas à mon sens se réaliser par l’exclusion mais plutot par le dialogue serein, civilisé et respectueux des convictions des uns et des autres. Nous sommes en 2010 et pas en 625, déjà qu’a l’origine de l’Islam un berger inculte et non civilisé, préchait dans le désert de manière tout à fait sereine et par l’argument et a souffert le martyre avant de faire passer son message.

    Ce n’est pas l’Islam qui est aujourd’hui une caricature de religion, il ne l’a jamais été, il ne le sera jamais, ce sont les extrémistes des deux bords extrèmes, hypocrites affirmés qui veulent en donner une fausse image, les uns pour « acheter avec les vérités de Dieu de petites valeurs » dans cette vie éphémère et les autres voulant carrément l’éradiquer car ils leur complique la situation.

    Mais la masse, elle, demeure attachée à sa religion et il suffit qu’elle trouve une guidance éclairée et surtout crédible. La foi existe, je pense, c’est sa mise en application qui est sujette à caution en raison de ce qu’elle subit comme attaques tous azimuts tant à l’échelle interne qu’a l’échelle externe.

    Les musulmans ne s’entretuent justement que parcequ’ils ont des ennemis extérieurs qui les divisent et font tout pour les voir disloques afin que vive Israel. Tant que les pays musulmans peuvnt s’unir, Israel se sent en danger, car s’agissant non pas d’un problème juif comme on nous le présente, mais d’un problème de colonisation et de sionisme.

    J’arrête ici, c’est déjà trop long, peut être que je reprendrais une prochaine fois.

    Je vous envoie mes salutations musulmanes: Salam.

    Mohamed.




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  • Mohamed Jabara
    20 septembre 2010 at 14 h 22 min - Reply

    @MOKRANE NOURDINE

    Ce qui m’aurais interessé c’est de connaitre votre avis sur ce que j’ai dit pas de me renvoyer sur Arkoun dont j’ai déjà eu le plaisir de lire certains écrits.

    Quant à la vidéo que vous me proposez et dans laquelle arkoun parle d’antropologie pour renvoyer au passé lointain afin de reconstruire l’Algérie contemporaine, je vous propose une autre vidéo d’un autre géant de l’Algérie contemporaine dont on peut nier les penchants berbères, voire Berbéristes, mais qui demeure juste dans ses approches, Mouloud Maameri Allah yerhmou.

    http://www.youtube.com/watch?v=rMavsKeE9O0

    Cordialement.




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  • Rachid Benhamida
    20 septembre 2010 at 15 h 20 min - Reply

    @ zineb azzouz @ arezki nait amar @ madjid laribi

    je comprend pas vous mélangez expres les choses…je n’ai pas dit qu il faut vous mettre en prison… yalatif… j ai dis les vrais opposants ils sont en prison ou en exil…c est pas vrai ça ????…. vous n etes pas en prison vous n etes pas en exil… el hamdoullilah… j ai pose une question les gens qui ete avec la dictature cest samraoui, hamrouche ghozali brahimi… non ???? mehri il etait ambassadeur a paris quand meceli il ete tue… chadli c etait pas la dictature ???? il faut toujours etre honnete… nait amar je comprend pourquoi tu t enerve tu défend tes collegues toujours je suis tout petit je suis pas ton collegue il faut pas laisse les gens qui sont pas lqa ecrire merci la democratie…..j ai pas manque de respect a cette personne…il faut pas dire n importe quoi…la democratie le siecle prochain…tu critique tout le temps…. madjid laribi cest bien de defendre ton ami hidouci… il etait ministre de chadli il etait a la presidence il a servi les dictateurs…cest pas vrai ça ???? koul al haka min rabika… si tu connais khaled nezzar tu dira il est bien alors???? alors tous le monde defend les amis… le benamisme…personne nest coupable….personne nest responbable cest pas les militaires cest pas le drs cest pas les ministres cest le peuple le responsable… cest ali belhadj…il peut meme pas parle… il dit quelque chose il va tout de suite en prison…vous parlez tout le temps vous etes proteges…par qui ???? pourquoi ???? le compromis avec les anciens drs les anciens militaires les anciens ministres benbitour ghozali hidouci etc… chassés du gouvernement vive le changement…hna fi hna…zitna fi dekikna …je suis pas intellectuel comme toi cest vrai ton ami hidouci il pouvait pas etre a la presidence s’il etait pas fln tu oublie l article 120 habibi je connais lhistoire politique du fln …je connais la famille hidouci je suis de ain beida Manich boudjadi…jai droit de repondre ???? ma tahagrounich….
    cordialement

    =================================
    Vous êtes trop poli pour être honnête, monsieur qui signez sous le pseudo R. Benhamida. Entre votre commentaire d’il y a quelques jours, au style très raffiné et le commentaire d’aujourd’hui très décousu, il y a un gouffre. Qui voulez-vous mener en bateau? Sommes-nous si débiles que vous le croyez pour ne pas deviner qui vous êtes? Par respect aux lecteurs, nous arrêtons là. Nous nous départirons jamais de notre conception de la politique basée sur une ETHIQUE. Allah Yahdina.
    La Rédaction LQA




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  • Afif
    20 septembre 2010 at 15 h 21 min - Reply

    Si Aît Saâdi :
    Tout le monde sait, y compris et surtout le FIS, que Chadli ne voulait pas interrompre le processus électoral, et c’est pour cette raison qu’on l’a obligé à démissionner. Avait-il raison, avait-il tort, là n’est pas le problème. Le problème, c’est de mordre la main qui vous donne à manger : Chadli, Hamrouche étaient pour le maintien et le développement du processus démocratique et pendant ce temps (période 1989/1992), le FIS n’arrêtait pas de dire « démocratie Kofr » et « Chadli Messmar Djha ». Résultat, l’Armée a accédé aux propres revendications du FIS et a mis fin au processus démocratique puisqu’il est Kofr, et a démissionné « Messmar Djha ». Par conséquent et normalement, le FIS devrait remercier l’Armée.

    Par ailleurs, j’ai dit que vous donnez trop d’importance au RCD et pas assez au peuple : c’est le peuple qui a gonflé le FIS comme vous l’avez précisé dans vos prévisions et c’est aussi le peuple qui a dégonflé le FIS. Ce n’est ni le RCD, ni rien d’autre : ainsi, à titre d’exemple, ni les 9 historiques du FLN, ni le FLN/ALN n’ont pu faire sortir la France d’Algérie, sans le soutien et l’abnégation titanesque du peuple algérien.

    Si Jabara :
    Le Hizbollah est aussi en pleine confrontation avec le sionisme et ses alliés et il ne nous laisse aucun doute sur ses actions qui sont lumineuses. On demande seulement que l’Iran fasse de même.

    Par ailleurs, ne cachons le soleil avec un tamis et soyons francs : oui, les USA sont une grande démocratie , qu’on le veuille ou non, mais qui n’est pas aussi parfaite que les démocraties scandinaves par exemple. Son mode de scrutin majoritaire à un tour, choisi à dessein, favorise les grands partis et les puissances de l’argent. Si ce statu-quo a duré aussi longtemps, c’est à cause de l’exploitation impérialiste de l’Amérique du Sud, qui a permis de faire des ouvriers américains « des cols blancs » non revendicatifs.




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  • Arezki Nait Amar
    20 septembre 2010 at 15 h 38 min - Reply

    @ Amokrane Nourdine ,

    D’abord je vous fais relire ce que vous avez dit hier soir :  » votre journal s’appelle LE QUOTIDIEN D’ALGERIE; il porte bien son nom très local comme dit MOHSEN;on dirait qu’il ignore les valeurs universelles
    EXCUSEZ MOI SI j’al DIT UNE bêtise ».
    Que peut comprendre le commun des mortels en lisant ça ? Avec votre air hautain , vous tournez en ridicule le journal LQA et par ricochet ses administrateurs et ses intervenants en disant que c’est un « journal local » et qu’il « ignore les valeurs universelles »!Et le comble,c’est que vous saviez vous même que vous allez dire une bêtise.
    Alors de quel son de cloche vous parliez ?Personne ne vous a empêché de donner votre avis sur le thème de la démocratie.L’avez vous fait ?Non,évidemment.Vous préférez vous moquer de nous tous que de participer au débat.Si j’utilise la première personne du pluriel en disant « nous », c’est parce que je suis soucieux de l’intérêt général et je n’aime pas les partisans du mépris et de la hogra.La preuve,c’est qu’il y a eu trois frères qui ont également réagi suite à vos propos : Mohamed Jabara,Adel et Said Radjef.
    Je veux bien entendre votre « son de cloche » si vous le faites dans le respect de la charte de LQA.Quand un membre de la famille LQA entrave le bon déroulement du débat , je me trouve dans l’obligation d ‘ y intervenir pour le lui faire remarquer car il y va de l’intérêt général.Je suis pour le débat d’idées mais pas pour se moquer les uns des autres.
    Cordialement.




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  • Adel
    20 septembre 2010 at 15 h 49 min - Reply

    @Hadj-Hammou

    Bonjour,

    Vous avez peut-être raison dans ce que vous dîtes.

    Mon vécu en Algérie a peut-être été différent du vôtre et c’est à partir de ce vécu que j’analyse la réalité de mon pays. Je suis né il y a 56 ans dans un petit village «indigène» du littoral. J’ai passé mon enfance en milieu rural, dans une famille modeste. J’ai connu mes grands-parents et même une de mes arrière-grands-mères. Je n’ai jamais ressenti la présence des institutions traditionnelles dont vous parlez dans la région où j’ai passé mon enfance. Peut-être qu’elles existaient ailleurs en Algérie. Après l’indépendance, notre famille s’est installée à Alger et là j’ai connu les APC, les kasma FLN et les discours de Boumédiène.

    Il y a une question qui me vient d’emblée à l’esprit, cependant : pourquoi les leaders nationalistes de la période coloniale n’avaient-ils pas inscrit dans leur projet la restauration de ces structures politiques traditionnelles? La réponse me semble être la suivante : la colonisation avait complétement cassé ces structures. L’intrusion de l’économie marchande et du salariat dans la société traditionnelle algérienne a eu les mêmes effets en Algérie qu’ailleurs dans le monde (Chine, Japon, Russie, etc.)

    L’histoire peut-elle faire marche arrière?

    Pourquoi n’éprouvons-nous aucune difficulté à faire nôtres toutes les découvertes et innovations techniques qui viennent d’Occident? Nous avons adopté la voiture, l’ordinateur et l’internet sans nous demander si Ford ou Bill Gates étaient des philanthropes ou d’affreux capitalistes guidés par le seul appât du gain matériel.

    La démocratie est aussi pratique et utile que la voiture ou l’ordinateur et ce n’est pas parce qu’elle a été perfectionnée par des capitalistes occidentaux que nous devrions la rejeter. Elle n’est liée à aucun système de valeurs d’ordre religieux ou culturel et elle peut être adoptée par tous les peuples du monde. C’est tout simplement le mode de gouvernement qui donne les meilleurs résultats dans le monde d’aujourd’hui. L’humanité en développera certainement d’autres dans le futur, qui correspondront mieux à son mode de vie.

    Le piano, le violon, le synthétiseur ont-ils empêché la musique algérienne et arabe de continuer à exister? L’imprimerie et, aujourd’hui, l’ordinateur ont-ils empêché les écrivains algériens et musulmans de créer des œuvres littéraires?

    L’Algérie de 2010 appartient au monde d’aujourd’hui et doit trouver sa place dans ce monde en utilisant ce qu’il y a de meilleur, même si ce meilleur a été produit et développé par d’autres. La démocratie moderne en fait partie.

    Le système démocratique peut se décliner à tous les niveaux, du village jusqu’à l’État central. Que l’on appelle la cellule de base djemaa ou APC ou mairie, ne change rien à l’affaire.

    Cordialement




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    20 septembre 2010 at 17 h 13 min - Reply

    @Afif dit :
    20 septembre 2010 à 15 h 21 min

    Je vous cite :
    QUOTE:  » Si Aît Saâdi :
    Tout le monde sait, y compris et surtout le FIS, que Chadli ne voulait pas interrompre le processus électoral, et c’est pour cette raison qu’on l’a obligé à démissionner[…] Le problème, c’est de mordre la main qui ??? VOUS ??? donne à manger : Chadli, Hamrouche étaient pour le maintien et le développement du processus démocratique et pendant ce temps (période 1989/1992), le FIS n’arrêtait pas de dire « démocratie Kofr » et « Chadli Messmar Djha ». Résultat, l’Armée a accédé aux propres revendications du FIS et a mis fin au processus démocratique puisqu’il est Kofr, et a démissionné « Messmar Djha ». Par conséquent et normalement, le FIS devrait remercier l’Armée. [/UNQUOTE]

    Votre analyse des évènements est superficielle, car le raccourci exprime un apriori négatif difficile à cacher, n’est-ce pas ?
    a) Je n’ai JAMAIS participé à AUCUN vote en Algérie. Comment pourrais-je avoir de quelque façon que ce soit faire partie de ce VOUS que vous m’assénez de votre propre chef, pour m’assimiler à un parti quelconque, FIS ou autre ???
    Précisément, ce qui me dérangeait chez le FIS, c’est le fait que leurs chefs « suivaient la masse » au lieu de les diriger et de les orienter.
    Pour votre gouverne, et pour l’histoire, ayant accompagné un autre militant musulman de la renaissance islamique et du progrès de l’Algérie, au cours d’un entretien en tête à tête avec Abassi Madani, qui nous avait téléphonés après qu’il eut appris que nous étions de passage à Alger, et souhaitait nous rencontrer, la veille des Sit-In, vers avril 1991, je lui avais rappelé que la « civil desobedience de Thoreau » ne signifait pas l’anarchie et que comme l’a rajouté à mon argumentaire mon cousin R. B., le FIS ne doit pas devenir une « armée mexicaine » dans laquelle le chef suit la foule !
    Ceci faisait réponse à notre demande d’arrêter IMMEDIATEMENT son appel à la grève, initialement lancée par le RCD et les partis croupions du DRS, les fameux 5+1… qui soit-disant contestaient le « découpage électoral ».
    Lorsque nous avons insisté, et croyions l’avoir convaincu, il nous a simplement dit : « Je ne peux plus rien faire, la machine est lancée, et pourtant hier Tewfiq était chez nous, et il m’a assuré que l’armée est avec nous !!! » je le dis sous serment.

    Horrifiés par tant de candeur, nous avons préféré IMMEDIATEMENT mettre un terme à l’entretien, et lui avons dit que ceux qui le manipulaient allaient conduire le pays dans la pire des catastrophes.
    Fort de ses convictions, il nous a nargués en nous invitant à adhérer au FIS, si nous voulions être crédibles, et défendre notre point de vue devant le Mejlis ashoura. Considérant que celui qui avait en fait organisé cette entrevue, Rahimahou Allah, nous avait prévenus qu’il ne fallait en aucun cas discuter avec ce Mejlis, ni en présence d’aucun d’eux, la majorité étant infiltrés, nous avons REFUSE son offre, et il a eu ce mot condescendant et méprisant à l’égard aussi bien de celui qui avait organisé cet entretien, Kasdi Merbah, « Fat waktou » (il ne représente plus rien et n’est au courant de plus rien, nous sommes en liaison directe avec Tewfiq et ceux qui dirigent et hier Tewfiq a fait la prière, chez moi, avec nous ! « )
    Quant à nous, il nous a simplement dit : C’est facile de critiquer à partir des gradins, descendez dans l’arène, et je vous offre les postes que vous voulez. »

    Oui, effectivement, nous l’avons quitté et lui avions dit qu’on ne se fie JAMAIS à un « policier » selon l’adage algérien, et qu’il ferait mieux de réduire ses plans de vol et redescendre sur terre…

    2.- Vous dites encore:
    [QUOTE] Par ailleurs, j’ai dit que vous donnez trop d’importance au RCD et pas assez au peuple : c’est le peuple qui a gonflé le FIS comme vous l’avez précisé dans vos prévisions et c’est aussi le peuple qui a dégonflé le FIS. Ce n’est ni le RCD, ni rien d’autre : ainsi, à titre d’exemple, ni les 9 historiques du FLN, ni le FLN/ALN n’ont pu faire sortir la France d’Algérie, sans le soutien et l’abnégation titanesque du peuple algérien.
    [/UNQUOTE]

    Non, c’est le DRS qui a gonflé « indirectement le FIS », mais c’est aussi le DRS qui a directement, partiellement dégonflé le peuple en utilisant la méthode de contre guerilla enseignée dans les écoles d’EM et qu’utilisent les occidentaux contre l’Islam, à savoir susciter des violences gratuites contre les civils, qui sont l’eau dans lequel baigne l’adversaire que l’on veut détruire, et ensuite utiliser les médias, pour faire croire au peuple que le responsable de la violence, est en fait celui qu’il protège !

    Il y a à ce sujet une excellente analyse, que je vous verrais bien étudier, pour comprendre le fonctionnement de cette machination diabolique.

    Quant au RCD, ce n’est qu’un ballon de baudruche pour polariser l’attention des « islamistes », et les occuper avec des problèmes de laïcité, et leur faire confondre laïcité et démocratie avec Koufr, surtout du fait de la non maitrise des concepts sémantiques par les TRIBUNS du FIS… Le reste a été l’oeuvre de la SEULE presse « urinoirs » pour mettre de l’huile dans le feu, et veiller à entretenir les amalgames, avec des articles et des titres provocants, en sus de l’entrée en scène des GIA, qui furent un chef d’oeuvre de manipulations.

    Malheureusement, ce sont ces manipulations qui allaient détruire notre pays, pour le bénéfice d’une oligarchie idéologique cooptée.
    Islamisme et terrorisme, deux concepts galvaudés qui ont fait l’objet d’une étude assez révélatrice résumée sur ce site, de la droite intellectuelle française, mais utile à lire, pour comprendre le fonctionnement des conservateurs et des intellectuels chrétiens. L’auteur de l’article étant un converti à l’Islam :

    http://contre-revolutionnaire.blogspot.com/2010/05/qui-veut-noyer-son-chien.html

    Qui veut noyer son chien…
    Par Tahir de la Nive

    J’espère avoir levé les zones d’ombre qui pourraient m’avoir valu, ma classification, comme « islamiste anti-démocrate » et comme je porte le nom de AIT, donc automatiquement un de ces « berbéristes » déçu par le RCD, qu’il aurait voulu être plus prégnant dans la société algérienne…




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  • AMOKRANE NOURDINE
    20 septembre 2010 at 17 h 30 min - Reply
  • Jacques S.
    20 septembre 2010 at 17 h 46 min - Reply

    M. Madjid Laribi,

    Lénine ne s’est jamais attribué le titre « Que faire ? » parce que celui-ci appartient à Tchernychevski dont le roman « Que faire ? » a eu une très grande répercussion politique dans la Russie tsariste. C’est pour lui rendre hommage que Lénine a repris ce titre qu’il n’a jamais revendiqué. Ce n’est donc pas à Vladimir Ilitch Oulianov dit Lénine qu’il faut le rendre, M. Madjid Laribi, mais à Nikolaï Gavrilovitch Tchernychevski. Même le grand Karl Marx a emprunté à Tchernychevski le titre de son « Le Capital ». Tchernychevski avait écrit vers 1855, donc avant Marx, « Capital et travail ».
    Beaucoup « d’intellectuels » posent cette question « Que faire ? » en citant Lénine sans jamais avoir lu son livre et sans savoir vraiment ce qu’il a voulu dire par là. Je reconnais que « Que faire ? » est difficile à la lecture et à la compréhension.

    Jacques S.




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  • Mohamed Jabara
    20 septembre 2010 at 19 h 08 min - Reply

    @ Affif.

    Je crois que notre discussion n’a aucune utilité d’être prolongée. Nos opinions procèdent d’un positionnement différent, voila tout. De toute manière il s’agit d’une question marginale, subsidiaire, qui ne mérite pas de détourner les débats et donc je m’arrête là.

    La question dans ce topic faut il le rappeler est de savoir si on peut rassembler les forces vives de la nation autour d’un projet commun qui les unisse dans un front salvateur.




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  • Mohamed Jabara
    20 septembre 2010 at 19 h 34 min - Reply

    @ Adel.

    L’occident a bâti sa science et sa technique, puis sa technologie sur la base des progrès de la civilisation musulmane qu’il a terrassée sans états d’âme et sur laquelle il s’est acharné des siècles durant dans des croisades incessantes qui ont duré jusqu’à la chute de l’empire Ottoman. Le démembrement de cet empire et l’appropriation des richesses relevant de son patrimoine ou ex-patrimoine, la paupérisation de ses habitants et spécialement dans les contrées ou la colonisation était dite d’implantation comme l’Algérie et la palestine, la véritable guerre d’assimiliation que l’Algérie à subie font que nous nous recherchons actuellement . Le seul peuple qui a subi ce que nous avons subi est celui des indiens d’amérique, il a presque disparu.

    Bien sûr que la technologie et la science sont de bonnes choses et qu’on n’a pas à rejeter l’ordinateur, la voiture et l’avion au motif qu’ils sont fabriqués en occident, la civilisation musulmane est celle qui à initié au départ ce changement qualitatif chez l’autre et n’a pas à rougir d’une décadence imposée.

    Nous n’avons pas non plus à rejeter les concepts du domaine social et de la gestion politique lorsqu’ils ne sont pas de nature à être en désaccord avec nos principes et nos valeurs mais à les adapter comme eux l’ont fait pour les concepts élaborés en leur temps pas la civilisation musulmane telle que la poste, notamment et pour ne citer que cela, de façon à ce qu’ils n’entrent pas en conflit avec notre patrimoine culturel dont nous n’avons pas à rougir, au contraire.

    Dans ce contexte la démocratie ne saurait à mon avis contredire les visées de la religion musulmane ou être en désaccord avec nos traditions séculaires, au contraire, elle permettrait par l’implication des gens dans la gestion élargie de la cité à sensibiliser les masses et à les responsabiliser tout en leur permettant un contrôle sur la gestion de la chose publique. C’est le même but que recherche à mon sens la choura.

    Tu dis : « Le système démocratique peut se décliner à tous les niveaux, du village jusqu’à l’État central. Que l’on appelle la cellule de base djemaa ou APC ou mairie, ne change rien à l’affaire. »

    Entièrement d’accord, mais ce qu’il y avait avant n’était pas vraiment nécessaire.

    Cordialement




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  • Afif
    20 septembre 2010 at 20 h 02 min - Reply

    Si Aït Saâdi :
    Je ne vous ai pas assimilé au FIS. La phrase suivante où le mot « vous » est cité : « Le problème, c’est de mordre la main qui vous donne à manger » est d’ordre général, genre proverbe, ce n’est pas à vous que je m’adressais spécialement, mais ce proverbe concerne le comportement du FIS.

    En ce qui concerne les 7+1 dont faisait partie le RCD, j’ai le regret de vous dire que vous faites fausse route : au mois d’avril 91, ces 7+1 partis voulaient lancer une grève générale avec le FIS. Celui-ci les a méprisés en les traitant de sanafirs et a refusé de les suivre, en promettant de réussir la grève générale seul, le moment opportun. En juin, le FIS s’est lancé dans la grève générale seul, et lorqu’elle a commencé à s’essoufler, ses militants se mirent à reprocher aux militants des partis des 7+1 de se comporter en spectateurs en face de la confrontation FIS/Pouvoir. A cette époque, le RCD jouait vraiment la carte démocratique et c’est le FIS qui refusait de collaborer. Peut-être que je me trompe, mais je crois que dans les 7+1, il y avait le MDA de Ben Bella qui affichait ouvertement son étiquette arabo-islamiste ainsi que le parti islamiste Hamas. Les 7+1 devaient-ils rejeter le RCD ou l’accepter dans un front national : la question se pose de la même manière aujourd’hui.

    En ce qui concerne votre appréciation sur le peuple, mon avis est que, souvent, le peuple a été en avance sur ses élites. Il savait ce qui se passait dans les deux camps, parfois intuivement, parfois par déduction, et sans être dans le secret des dieux. D’ailleurs, ce qu’il savait s’est révélé exact avec le temps.

    Si Aït Saâdi, vous n’êtes sûrement pas un berbériste, sens anti-arabe, je suis sûr d’une chose, vous n’êtes pas « un faux frère ».

    Si Adel : merci pour ta réponse à Hadj-Hammou.




    0
  • D B
    20 septembre 2010 at 20 h 13 min - Reply

    Certains, parmi nos amis, et d’autres compatriotes, dans d’autres forums que le nôtre, appellent de leurs vœux l’avènement d’une deuxième république. J’avoue que cette formulation m’a quelque peu interpellé, voire même choqué. Tout simplement parce que souhaiter une deuxième république suppose qu’il y en a eu une première. Ca coule de source.

    N’importe quelle personne, qui ne connaît pas la douloureuse réalité algérienne, croirait par conséquent, que nous ne sommes pas très satisfaits de nos institutions actuelles, et que nous nous mobilisons pour les améliorer.
    Or, à ma connaissance, et à moins que je ne sois un grincheux intégral, incapable de faire la part des choses, le régime algérien n’a jamais été une république, ni une quelconque forme institutionnelle que ce soit si ce n’est un régime autoritaire, même si celui-ci a toujours veillé à mettre en place des façades d’institutions. Depuis le Maire, jusqu’au Président de la République, en passant par le Parlement et autre Conseil institutionnel. Des coquilles vides, dont la principale fonction consiste à abuser l’opinion publique internationale. Et permettre à une association de malfaiteurs de piller tout un pays dans la tranquillité.

    La dénomination même de cette entité qui préside à notre destinée, un agglomérat de pléonasmes, renseigne sur la question. Puisque dans sa volonté de brouiller les cartes, et de faire croire à ce qui n’est pas, le régime s’est baptisé, avec une sorte d’obstination frénétique, non pas seulement République Algérienne, mais République Algérienne Démocratique et Populaire. Autant de slogans stériles, vidés de toute substance, si ce n’est celle de leurrer le monde.
    Serait-il exagéré de soutenir que depuis le premier jour de l’indépendance jusqu’à aujourd’hui, il n’y a jamais eu d’élections honnêtes et totalement transparentes, d’évoquer toutes ces années du Conseil de la Révolution, ces candidats uniques qui remportaient 99% de suffrage, ce Haut Conseil Exécutif, ces Maires désignés, ces élections législatives qui se négocient au plus offrant, la victoire du RND qui a été sorti du chapeau, dont la majorité des Algériens n’avaient jamais entendu parler, qui remporta néanmoins la majorité électorale après la fraude électorale la plus massive qu’on ait vu, et tous les inénarrables scandales qui ont distingué touts les scrutins de ce pays, qui avaient un tant soit peu d’importance.
    Faut-il rappeler, par ailleurs, que les seules élections législatives qui avaient, relativement, échappé au contrôle du régime, qui l’avaient surpris, ont été annulées purement et simplement, plongeant le pays dans une épouvantable tragédie.
    Est-ce cela la première République ?
    Où sommes nous tout simplement tombés dans une sorte de mimétisme, pour nous surprendre à parler comme les Français qui sont passés d’une République à l’autre ? Ce serait, à mon avis, rien de moins que de l’aveuglement.
    Parce que la France est réellement passée d’une forme de république à une autre, à la suite de crises institutionnelles, en changeant de Constitution, de mécanismes constitutionnels, de mode de scrutin, de primauté d’institutions sur d’autres.
    Pour ce qui nous concerne, le dernier réaménagement qui a été effectué dans notre Constitution, celle que le régime a lui-même fabriquée, par ailleurs, a consisté en un viol de la plus importante de ses dispositions, celle qui limite le nombre de mandats présidentiels à deux, pour un même président. Pour permettre à l’actuel président de rempiler à un troisième mandat.
    Est-ce cela la première république que nous voulons refonder ? où bien n’est-ce là qu’un régime tyrannique et loufoque, s’il n’était dramatique
    N’avons-nous pas subi, depuis le premier jour, le despotisme brutal, souvent sanglant, d’une vraie mafia, de brutes plus ou moins épaisses qui alternent à la caisse, et qui la gèrent à leur profit, depuis que l’occupant a été chassé ?

    Il est vrai que les républiques ne sont pas égales, les unes par rapport aux autres, en degré absolu de démocratie, que certains mode de scrutin sont plus sélectifs, ou plus populistes que d’autres, que certaines permettent, plus que d’autres, à d’autres forces et d’autres moyens, que la volonté populaire, de manipuler, plus ou moins, le déroulement des élections, que l’essence même de la république est discutable, en ce sens qu’elle met sur un même pied d’égalité des électeurs qui n’ont pas tous le même niveau d’appréciation politique. Mais il n’en demeure pas moins que ces républiques, les vraies j’entends, sont fondées sur des valeurs, des normes, des textes fondateurs, des systèmes constitutionnels invariables, qui ne peuvent pas être manipulés, dans leur principe même, par des despotes, et encore moins par des maquignons de la politique.

    Je ne pense pas qu’il existe un système politique parfait. Loin s’en faut ! Ni qu’il ait jamais existé. Mais les républiques actuelles, et même les monarchies constitutionnelles, avec leurs carences où leurs faiblesses intrinsèques, n’en demeurent pas moins des systèmes politiques érigés sur des concepts démocratiques.
    Les citoyens, où les sujets, y sont soumis aux mêmes lois, que nul ne peut outrepasser, ni encore moins changer selon son humeur du jour. Les Constitutions ne sont pas jetables et interchangeables, la séparation des pouvoirs y est consacrée, et scrupuleusement observée, l’armée y est réellement muette, et n’y a pas droit à l’implication politique, la liberté de la presse y est affirmée et assumée, même si des forces d’argent parviennent à en altérer la portée, relativement, les droits de l’homme les libertés individuelles y sont inviolables, et tant et tant d’autres principes fondamentaux qui distinguent ces systèmes, qui y ont cours presque naturellement, et qui sont l’objet d’une ombrageuse vigilance de toutes leurs sociétés.

    Est-ce le cas dans notre « première république » où des généraux mafieux sont des trafiquants de drogue, des assassins de masse, des tortionnaires, des kidnappeurs, des voleurs qui détournent à leur profit et à ceux de leurs familles et clients les richesses du peuple, ouvertement, sans jamais être inquiétés, où le président a été élu en violation de la constitution, et qui, en plus de faire tout ce qu’il veut de ce pays, songe à imposer son frère comme héritier au trône ?
    Est-ce là une république ? Où les magistrats condamnent ou acquittent sur injonction, où les journalistes stigmatisent où adoubent sur instruction, où des caisses secrètes sont gérées pour se rallier des clans, où la tribu et la Zaouïa sont sollicitées pour faire la claque, ou délivrer des indulgences, où les « grands serviteurs de l’Etat » sont contraints d’être malhonnêtes s’ils ne veulent être éjectés, parce que moutons noirs, où les règles de la médiocratie ont laminé celles de la méritocratie, où presque tous les commis de l’Etat affichent des niveaux de vie que ne peuvent leur permettre leurs revenus, sans craindre de rendre de comptes, où les universités forment des chômeurs, où presque toute la jeunesse cherche à quitter son pays…
    Est-ce cela la première république
    Si on me répond que oui, malgré ces « griefs » que j’ai livrés, et d’innombrables autres, qu’il serait vraiment fastidieux d’étaler ici, je répondrais alors, que moi aussi, je suis le Roi très communiste du Royaume Populaire de Chine.
    Et mon affirmation ne serait pas moins aberrante…




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  • Adel
    20 septembre 2010 at 20 h 43 min - Reply

    @Mohamed Jabara

    Bonjour,

    Ma réponse à Hadj-Hamou voulait seulement dire que les institutions traditionnelles avaient été détruites par la colonisation. Peut-on ressusciter un mort?

    Quand tu dis que les Occidentaux n’ont fait que continuer ce qu’avaient commencé les Musulmans avant eux, tu me rassures, car cela signifie que l’humanité est une et que la science et les innovations dans tous les domaines se transmettent d’une aire civilisationnelle à une autre. Nous ne devrions donc avoir aucun complexe à puiser sans retenue dans tout ce que l’Occident a fait de bon et dont l’utilité a été démontrée avec le temps (c’est le cas du système politique démocratique).

    Il y a eu à l’époque moderne deux types de démocratie : la démocratie parlementaire liée au système économique libéral (ou capitaliste) et la démocratie populaire (ou dictature du prolétariat) liée au système économique socialiste (ou communiste). Notre pays a fait siens le système économique socialiste et la démocratie populaire jusqu’à la mort de Boumédiène. Le résultat n’a pas été très bon et le libéralisme est entré en force dans notre pays à partir des années 80. La démocratie parlementaire (ou bourgeoise) est le système politique qui permet de gérer au mieux les conflits et contradictions du système économique libéral. A moins de revenir à une économie de type socialiste, il me semble que refuser la démocratie alors que le pays applique une économie libérale, c’est livrer les travailleurs et toute la population pieds et poings liés aux puissances de l’argent et aux bureaucrates qui tiennent les leviers de commande.

    Amicalement




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  • Madjid Laribi
    20 septembre 2010 at 22 h 06 min - Reply

    « Que faire? » et « Par où commencer? »

    @ Jacques S

    Merci pour la mise au point sur « Que faire » de Lénine publié en 1902, qui n’était en fait qu’une reprise du titre du livre de Tchernychevski écrit en 1862 et non en 1855.

    C’est vous aviez suivi le fil des événements, vous auriez remarqué que cela faisait référence à un précédent papier, qui lui justement suggérait « Que faire » de Lénine, non par l’indication au titre, mais par renvoi à son contenu qui développait des concepts d’organisations révolutionnaires intéressants, lesquels étaient déjà énoncé auparavant par le journal « Iskra » sous le titre « Par où commencer » qui concernait exactement et urgemment l’objet de notre débat. Donc, notre sujet était « que faire?» et « Par où commencer ? »

    Ce genre de mise au point, adressé à des personnes dont on ignore et le profil et le parcours, recommande, par éthique et humilité, un peu plus de recul, surtout venant d’une personne qui semble apparemment, même si les apparences sont parfois trompeuses, connaître son sujet.

    A moins que le dessein soit autre comme on le voit ces derniers temps sur ce site et qui consiste à dévier les débats de leur cours.

    Sur d’autres plans, ceux de l’idéologie et des luttes, permettez-moi d’inscrire votre mise au point dans le registre de « l’infantilisme et des idées petites-bourgeoises » qui gangrène la gauche.
    Sans rancune.




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  • Arezki Nait Amar
    20 septembre 2010 at 22 h 15 min - Reply

    @ D.B

    « Depuis le Maire, jusqu’au Président de la République, en passant par le Parlement et autre Conseil institutionnel. Des coquilles vides, dont la principale fonction consiste à abuser l’opinion publique internationale. Et permettre à une association de malfaiteurs de piller tout un pays dans la tranquillité. »
    J’ai extrais ce petit paragraphe de votre intervention, car il résume ,à mon avis,à lui seul le système mafieux algérien qui nous a gouverné de 1962 à 2010 et le bout du tunnel n’est pas pour demain.
    Vous nous apportez franchement des idées nouvelles sur le régime algérien et je souhaite que des spécialistes en sciences politiques les étudient sérieusement et nous renseignent sur leurs fiabilités !

    Cordialement.




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  • Mohamed Jabara
    20 septembre 2010 at 23 h 43 min - Reply

    @Adel.
    Bonjour,

    On ne peut certes pas ressusciter un mort quand sa nature est biologique, mais une structure sociale peut dans certaines conditions être reproduite et améliorée, cela ne tient qu’a la seule volonté politique et de l’effort qu’on veut bien consacrer à cette tache.

    Il est certain que les civilisations se transmettent du savoir, sinon l’humanité aurait à chaque fois régressé jusqu’à l’âge de pierre. Mais l’utilité du savoir dépend des valeurs de chaque société. L’amélioration de l’élevage du porc ou de la production du vin ne saurait intéresser une société musulmane comme la manière d’égorger un mouton ne saurait interesser un occidental. Nous voyons dans leurs pratiques de anomalies et ils voient de l’anomalie dans les notres. Ce qui revient à dire que chaque civilisation possède ses propres repères ses propres cadres dans lesquelles viennent s’insérer les découvertes des autres. Lorsqu’un découverte n’adhère pas à ce cadre elle est rejetée. Le foulard en France, le minarets en suisse sont un de ces exemples.

    Comme je le disais dans un autre post, ce qui est universel s’accorde nécessairement avec l’Islam et la démocratie mais pas la laicité, s’accorde à mon avis parfaitement avec le sens du message Coranique en ce qu’elle permet la justice, la liberté individuelle, et qu’elle développe l’effort et le goùt du risque.

    Il n’y a eu en Algérie ni démocratie populaire, ni libéralisme, mais seulement un succédané de ces modes de gouvernance, les gens qui ont amassé des fortunes du temps de Boumedienne se sont vus piégés par le système à un certain degré d’enrichissement et ont provoqué la rupture, qu’on ne peut appeler libéralisme mais comme l’a nommée le presidet défunt Boudiaf Allah yerhmou, la maffia politico-financière qui a fini par avoir sa peau quand il est devenu trop entreprenant.

    Je suppose que par démocratie parlementaire tu vises l’ensemble des démocraties occidentales, parlementaire (angleterre), présidentielle (USA) et présidentialiste (France). La première est un système Bicéphale comme la troisième mais le chef de l’Etat n’a qu’un rôle honorifique, tandis que dans la troisième le président à des pouvoirs très étendus par rapport à son homologue américain.

    La démocratie socialiste telle qu’elle est aménagée actuellement en chine à permis à ce pays de se hisser au deuxième rang mondial et il est prévu par les experts qu’il sera au premier rang aux horizons de 2017, donc les disciples de Marx et de Lénine ne sont pas tout à fait hors de course. Ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué.

    La troisième voie est celle de l’Islam qui se situe entre les deux, avec quelques aménagements de la Choura qui ne contredisent pas la Sunna et qui pourraient être intégrée avec les principes démocratiques pour donner une nouvelle approche de la manière de gouverner, l’islam pourrait donner une nouvelle orientation à l’économie qui ne soit plus seulement axée sur le profit individuel mais rétribuer l’effort visant l’intêrêt de la communauté nationale, par le bais d’avantages fiscaux et autres. Il n’est en effet pas interdit d’innover, l’expérience humaine est en perpétuel mouvement. D’autant que ces dernières années, la crise financière résultant de la pratique généralisée de l’intérêt a marqué les esprits et donné la mesure d’un capitalisme débridé profitant du libéralisme induit par la démocratie occidentale.

    Le but à rechercher n’est pas d’adopter une forme plutot qu’une autre mais d’asseoir la justice et l’équité, de rétribuer l’effort dans tous les domaines, d’assurer la liberté d’entreprendre, de penser et de dire lorsque l’intention n’est pas de nuire, d’insulter, de diffamer tels que préalablement défini par les lois légitimes, etc…

    Amitiés.




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  • Hadj-Hammou
    21 septembre 2010 at 4 h 28 min - Reply

    Salam

    Mon ami Adel,tu me parles d’un vécu qui serait différent du mien sur lequel tu te bases pour te forger une idée de la réalité.Je te dirais que ce vécu est borgne car malgré son âge(56ans) il n’a pas eu connaissance des richesses que peut déceler ce pays. Heureusement que ton avis ne represente point l’avis général,ce serait la ruine !
    Ensuite tu tentes de m’enfermer dans tes hypothèses ,du reste très discutables,mais sans jamais répondre à la question,pourtant nette est explicite,concernant l’adhésion populaire à ce projet sans cesse ressassé depuis des lustres. Je te pose la question,pourquoi malgré cette pompette de plus de quarante annéesnl’idée de démocratie demeure très éloignée de la structuration mentale de l’Algérien ordinaire ?
    Tu me dis pour quelles raisons les leaders nationalistes n’avaient restauré les structures traditionnelles que la France avait désagregés ?
    Je te retournes tout bonnement la question car tu la poses mal,pourqoui la France s’était acharné à les détruire ces structures traditionnelles ?
    La réponse je pense la posséder : la France visait un effacement abominable de toute mémoire Algérienne qui viendrait gêner cette colonisation de peuplement,en faire un pays qui n’a jamais existé,un pays neuf !
    Tu tentes également de me fournir une explication par l’intrusion de l’économie marchande; là aussi,comme ton vécu qui ne connaît pas la Djemâa,il a l’air également d’ignorer qu’en Algérie ,pendant la période coloniale,le seul secteur productif et compétitif,fut l’agriculture. A côté subsistaient quelques manufactures et ateliers mais aucunement le secteur industriel. D’ailleurs une économie agricole à 87% et totalement extravertie au profit de la métropole et l’Algérien ne disposait que d’emplois saisonniers.
    Tu fais un amalgame certain entre la télévision,internet,l’eau chaude et démocratie. Tu mets au même niveau des produits de consommation et un idéal politique,entre quelque chose qui engendre nécessairement une jouissance après son usage et une autre de totalement abstraite et immatérielle qui relève du plan de la pensée et qui semble assez compliquée pour s’intégrer d’une manière rationnelle dans la petite tête,têtu,du citoyen ordinaire.
    Si on peut profiter de la neutralité(relativement) de l’ordinateur ou du synthétiseur on pourrait pas dire la même chose au sujet de la démocratie,elle est très loin d’être neutre et je te dirais même plus,ce fut le moyen idoine utilisé (et préconisé)par les puissances occidentales pour perpétuer le colonialisme(néo).
    Ce que tu appelles d’une manière idyllique,la démocratie n’a rien à voir avec la véritable,celle qui s’enfanta d’ailleurs dans le sang et l’horreur,des moments historiques relatifs à certains pays et pas aux autres.
    On ne peut transposer benoîtement les expériences des autres et tenter des expériences dans un pays qui possède ses propres crédos très différents et de surcroît plus opérationnels. La défiance du peuple vis-à-vis de la démocratie il l’exprime en trichant où en jouant.
    Ibn-Khaldoun,disait,à propos des Arabes et Berbères,nos deux principales composantes de notre personnalité,que ce sont deux caractères tribaux,n’obéissant qu’aux règles et lois du clan,des individus farouches et tenaces,que le seul levier qui agit sur leur conscience et parvient à les unir,c’est l’Islam,la croyance en un Dieu Unique qui transcende les lois tribales. L’Islam éducateur qui civilise l’individu et le rend actif et utile pour les… autres,la nation .
    Un Islam basé sur la science et la connaissance,pas cette doctrine wahabo-Américano-sioniste institutionnalisée par le pacte du 11 septembre.
    Notre Islam n’a rien à voir avec ces diaboliques plans,et ne peut être la chasse gardée de quiconque.
    Un parti qui s’érige sur l’Arabe,le Berbère où l’Islam est une organisation maudite qui vise la division et non la concorde.
    Alors,de grâce,séparons le bon grain de l’ivraie,et aidons notre peuple à retrouver son propre langage,la question est là mon ami Adel !

    Salam




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  • Adel
    21 septembre 2010 at 14 h 57 min - Reply

    @Hadj-Hamou

    Bonjour,

    Permettez-moi d’abord de commencer par un point d’ordre : je ne comprends pas pourquoi vous adoptez un ton discourtois, utilisant des termes blessants. Le langage que j’ai utilisé dans mon commentaire qui vous était adressé était suffisamment neutre pour mériter la réciprocité. La démocratie, celle de la djemaâ, de la choura, de Lénine, d’Ibn Khaldûn ou de George Bush, commence ici.

    Pour ce qui est du fond, j’avoue ne pas avoir très bien suivi le cheminement de votre pensée.

    Vous dîtes : «Ibn-Khaldoun, disait, à propos des Arabes et Berbères, nos deux principales composantes de notre personnalité, que ce sont deux caractères tribaux, n’obéissant qu’aux règles et lois du clan, des individus farouches et tenaces, que le seul levier qui agit sur leur conscience et parvient à les unir, c’est l’Islam, la croyance en un Dieu Unique qui transcende les lois tribales.»

    En quelle année, Ibn Khaldûn avait-il écrit cela? Il est mort en 1403, si je ne m’abuse. Si je comprends bien votre raisonnement, les clans et tribus devraient être ressuscités pour que notre véritable nature puisse s’exprimer et que l’islam puisse l’éduquer? Les tribus ont disparu – du moins dans ma région, car je porte un patronyme qui me relie à ma famille, dont le chef était mon père et ce dernier ne faisait allégeance à aucun chef de tribu. L’islam est toujours là et il continuera de donner aux Algériennes et aux Algériens les règles de base de leur éducation, celle qui se transmet dans la famille.

    Je n’ai pas parlé des objectifs de la colonisation française et ne me suis pas interrogé sur ses desseins. J’ai juste constaté le fait que cette colonisation avait cassé les structures traditionnelles de la société algérienne. Pour ce qui est de l’économie marchande, je crois bien que l’agriculture peut aussi faire partie de l’économie marchande. Cette dernière s’oppose à l’économie de subsistance dans laquelle l’agriculteur produit pour couvrir ses besoins propres non pour vendre sa production sur le marché. Il me semble que c’est un fait connu que la structure de la propriété terrienne a radicalement changé en Algérie durant la colonisation et que les indigènes ont été expropriés au profit des colons, dont les grands domaines avaient besoin d’une main d’œuvre peu couteuse pour produire à des prix compétitifs le blé, le vin, les agrumes, et autres produits maraichers qu’ils exportaient en France. C’est ainsi que le salariat, inconnu auparavant en Algérie, fut introduit dans notre pays et qu’il contribua à briser les liens claniques et tribaux.

    Pour ce qui est du système politique appliqué dans notre pays depuis 48 ans, je ne crois pas qu’il mérite le nom de démocratie. Ce n’est pas la démocratie qui a échoué en Algérie, c’est la dictature et le clientélisme.

    Je ne crois pas que la télévision, l’ordinateur et l’internet soient de simples objets de consommation. C’est bien plus que cela et l’ignorer est dangereux, même si on veut par ailleurs œuvrer pour l’islamisation (ou la ré-islamisation) des clans et tribus arabo-berbères.

    Cordialement




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  • Adel
    21 septembre 2010 at 16 h 42 min - Reply

    @Mohamed Jabara

    Bonjour,

    La démocratie libérale (ou bourgeoise) n’est pas le meilleur système politique dans l’absolu. C’est le système qui permet de gérer au mieux une société ayant une économie libérale. Quel est le système économique actuel de l’Algérie? La propriété privée des moyens de production y est-elle interdite? Il me semble bien que tout individu est libre de créer une entreprise et de gagner de l’argent. C’est dont une économie libérale, même si elle est pervertie. Et c’est justement, l’inadéquation entre le système économique et le système juridico-politique qui est au cœur du problème. L’indépendance de la justice, par exemple, n’est pas une invention de capitalistes charitables, c’est une condition nécessaire au bon fonctionnement d’une économie libérale, car sans elle une compétition loyale entre les entrepreneurs et autres banquiers ne serait plus possible. Il en va de même pour tous les autres aspects du système politique qu’on appelle démocratie libérale.

    L’alternative marxiste à ce système a échoué, c’est un fait que nul ne peut nier. Pourra-t-elle être revisitée et revenir en force? Peut-être, mais rien n’indique que cela soit possible dans un avenir proche.

    Y-a-t-il une alternative islamique? Pour être franc, je n’ai pas encore vu une théorie économique et politique islamique élaborée. Concernant la question de l’intérêt bancaire, par exemple, j’ai appris dernièrement que les musulmans qui refusent de contracter un prêt avec intérêt pour l’achat d’un logement acceptent par contre le prêt «islamique» sans intérêt. Pourrais-tu m’expliquer en quoi cela consiste? D’autre part l’usure dont parle le Coran est-elle équivalente à l’intérêt bancaire moderne?

    Y-a-t-il une économie islamique ou chrétienne ou juive? Quelle différence y-a-t-il entre un capitaliste (banquier ou propriétaire d‘entreprise) chrétien et son homologue athée? Le chrétien serait-t-il plus tendre envers les employés? On peut tout aussi bien être athée et avoir de la compassion pour les autres. Si on veut pousser la logique de la religion jusqu’au bout, alors le meilleur chrétien, le meilleur juif et le meilleur musulman sont ceux qui consacrent leur vie à Dieu et à la communauté des croyants, c’est-à-dire qu’ils ne cherchent pas à s’enrichir. Or le but de toute vie économique dans un pays capitaliste est l’enrichissement. Les religions seraient-elles donc opposées à l’enrichissement? L’islam, ainsi que les autres religions et les philosophies humanistes ont la préoccupation de préserver les valeurs qui sont le ciment de toute communauté humaine : la fraternité, la compassion, la solidarité. Leur action est très importante, car elle fait contrepoids aux instincts puissants qui poussent les êtres humains à acquérir pouvoir et richesses pour les satisfaire. La meilleure manière pour une entreprise économique de produire une marchandise donnée en utilisant un ensemble de ressources matérielles, immatérielles et humaines reste cependant du ressort de la science du management. De même, la meilleure manière de gérer les ressources d’une région ou d’un pays fait appel à des connaissances et des techniques universelles, valables quelque soient la culture et la religion. La religion intervient lorsqu’il s’agit de donner un but ou un sens à la vie, la science quant à elle cherche à expliquer les phénomènes et découvrir les lois selon lesquels la nature et la société fonctionnent. En découvrant ces lois, elle peut en tirer parti pour maîtriser certains processus naturels ou sociaux.

    Amicalement




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  • Madjid Laribi
    21 septembre 2010 at 19 h 06 min - Reply

    Evitons la confusion et soyons transparents

    Les débats sur la démocratie sont marqués par la confusion. En effet, sous l’influence de l’idéologie, l’on rajoute de la confusion à la confusion ! Je ne crois pas que la démocratie, fruit de plusieurs civilisations qui se sont accumulées, de la Grèce antique jusqu’à nos jours, peut s’accommoder d’une tutelle quelconque. La démocratie est un outil pour régler les conflits au sein d’une société sans recourir à la violence.
    La démocratie est donc un ensemble de règles établies en commun accord et ses règles sont : les libertés, les droits fondamentaux, les élections libres, le multipartisme, les associations, la liberté d’expression, le multipartisme, le suffrage universel …….
    C’est tout cela la démocratie et c’est un combat permanent, une construction de tous les jours. C’est vrai que l’ensemble de ces règles se construisent dans un environnement culturel et un contexte politique national qui leurs donnent une certaine marque, mais qui restent dans l’absolu des outils de protection et du collectif et de l’individu.
    Les sphères idéologiques doivent respecter ces règles et ne pas chercher à les supplanter ou à les manipuler pour éviter toute dérive.




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  • M.J.
    21 septembre 2010 at 20 h 37 min - Reply

    @Adel.
    Bonjour,

    1-La démocratie libérale.

    Le système de la démocratie n’est pas un dogme, une religion, mais un ensemble de méthodes de gestion politique de la société. Or toute méthode se projette sur un contexte et ce n’est pas à ce dernier de s’adapter mais plutôt à la méthode. Il est patent que le contexte Algérien et Américain ne sont pas les mêmes et que donc une démocratie qui est valable aux USA ne peut être valable en Algérie.

    2- parce que la propriété privée n’est pas interdite ET que tout individu est libre de fonder une entreprise et de gagner de l’argent cela suffit à dire d’après toi que l’économie est libérale même si elle est pervertie.

    2- Ce n’est pas parce que la propriété privée n’est pas interdite ou qu’on peut fonder une entreprise et gagner de l’argent qu’on peut qualifier une économie de libérale mais surtout que l’appareil bureaucratique ne soit pas privatisé et soit qu’il soit un facteur de déstabilisation et de confinement et l’oblige à entrer dans des canevas non libéraux. La libéralisation de l’économie passe d’abord par la libéralisation de la politique et de son ouverture à tous. Je suis d’accord avec toi pour dire que c’est le problème juridico-politique qui est au coeur du problème.

    4-L’indépendance de la justice n’est pas l’oeuvre de l’occident c’est elle qui à fait dire à Ali alors juge à Omar alors khalife : « ou tu te tais, ou tu apportes des preuves, ou j’applique la sentence sur toi ».

    5-Tu dis que l’alternative marxiste à ce système a échoué et que c’est un fait t que nul ne peut nier, je dis sauf les chinois. Mais il est vrai que les chinoix ont toujours été un peuple…chinoix…c’est à dire à part.

    6-Je ne sais s’il y a une théorie économique en Islam mais les principes de base sont très simple. Les économies fonctionnent toutes de la même façon. La tendance égoiste et naturelle de l’homme lui fait entreprendre et souvent à prendre des risques afin de s’enrichir, l’Islam encourage la prise de risque comme toutes les économies. Il n’est pas interdit de s’enrichir en Islam, il est juste interdit de spéculer, de toutes les façons possibles, le gain facile est combattu, il faut peiner pour gagner et prendre le risques de perdre. C’est à l’Etat de veiller à combattre la spéculation sous toutes ses formes.

    7- Le système des banques tel que conçu actuellement ne profite qu’aux riches et les petits épargnants sont blousés car c’est avec leur argent qu’une minorité s’enrichit sur leur dos par le biais de crédits qui vont accroitre les besoins et les dépenses chez eux. La courbe de l’endettement ménager en France à l’heure actuelle est effarante et l’Etat à dû se résoudre à mettre des limites.

    8- Oui et sans hésitation, l’usure dont parle le Coran est celle que pratiquent les banques modernes. Tout ce qui en remboursement d’un prêt est un surplus est illicite et rend le prêt illicite. Les banques islamiques jouent sur ça mais les pratiques sont de deux ordres. Si la banque achète et donc de ce fait prend un risque de pas vendre et qu’elle revend avec un bénéfice, cela est ormal, si elle n’achète pas et que son rôle se borne à servir d’intermédiaire entre vendeur et acheteur pour garantir le paiement en contrepartie d’une certaine somme elle rejoint le système bancaire usurier.
    Il y a une forme de banques islamiques et même d’assurances, associatives, dans lesquelles les gens mettent en commun leurs ressources, en versant chaque mois une certaine somme et la banque entreprend avec leur argent et leur verse des bénéfices sur ses réalisations et quand ils ont besoin d’un créadit ils l’obtiennent sans intêrêt.

    9- La Bible et la Thorah à ma connaissance ne contiennent pas de dispositions aussi développées que celles contenues dans le Coran concernant les relations économiques. L’islam contient beaucoup de dispositifs qui pourraient être à la base d’une culture économique spécifique. Il n’y a aucune différence entre un banquier ou un entrepreneur en raison de sa religion, vu de l’extérieur, l’intérieur n’étant pas accessible, mais les dispositifs économiques du Coran et de la sunna peuvent être intégrés dans le corpus juridique d’un pays et servir de cadre.

    12- La religion musulmane n’intervient pas QUE lorsqu’il s’agit de donner un but ou un sens à la vie, elle agit aussi dans le présent en traçant le cadre de vie. Il n’est pas fait de distinction en Islam entre science et religion, toutes deux procèdent de la même source.

    Fraternellement.
    Mohamed Jabara




    0
  • M.J
    21 septembre 2010 at 20 h 46 min - Reply

    @ Adel

    Voici un article à lire éventuellement.

    Mohamed Jabara

    ———–
    « CRISE FINANCIERE
    TAUX D’INTERET : LE MAL ABSOLU
    ================

    La crise financière qui a éclaté récemment aux Etats-Unis et qui va engloutir des centaines de milliards de dollars du trésor américain, somme qui aurait sauvé des millions de vies humaines de la famine et de la maladie, a eu un traitement symptomatique. De nouvelles crises avec de nouveaux sauvetages hallucinants surviendront tôt ou tard tant qu’on ne traitera pas la cause de ces crises cycliques.
    Tous les analystes s’accordent à dire que cette crise est celle du marché financier et non celle de l’économie réelle. Encore faut-il en donner une explication de fond et non des explications parcellaires ou accessoires.
    C’est ce que nous allons tenté de faire en nous basant sur les fondamentaux de l’Islam concernant le traitement des capitaux :
    1. Cette religion prohibe de manière absolue le placement ou le prêt avec un intérêt, prohibition qui a pour conséquence la non augmentation du capital par lui-même. Le capital n’a d’autre possibilité d’augmenter que par son investissement dans le secteur de la production des richesses.
    2. Si le capital est thésaurisé, donc non investi, il est l’objet d’une ponction annuelle de 2,50% de sa valeur, appelée Zakat et destinée aux démunis. Cette ponction n’a pas la fonction d’impôt pour assurer les services publics, comme certains le pensent : c’est une contribution de solidarité sociale destinée à être distribuée à des personnes physiques dont le revenu mensuel est inexistant ou ne leur suffit pas à boucler leurs dépenses mensuelles. Cette ponction a également pour effet l’extinction à terme des capitaux dormants : à titre d’exemples, au bout de 80 années, le capital thésaurisé perd 87% de sa valeur, au bout de 100 années 92% de sa valeur. Cette ponction n’est plus redevable au-dessous de la valeur équivalente à celle de 85 grammes d’or. Ce minimum (nissab) varie d’année en année avec le cours de l’or.
    3. Si le capital thésaurisé est prêté, la ponction charité de 2,50% ne lui est pas applicable : de ce fait, le capital thésaurisé peut être maintenu à sa valeur initiale.

    Considérons maintenant les conséquences de l’augmentation du capital par lui-même, de son maintien à sa valeur initiale et de sa diminution grâce à la ponction charité de 2,50%.
    1. L’augmentation du capital par lui-même est le système que le monde entier applique actuellement, même par les pays musulmans. Tout détenteur d’une rente peut la faire fructifier sans risque dans un placement épargne. S’il ne touche aux intérêts de fin d’année, sa rente va augmenter indéfiniment sans contrepartie équivalente dans l’économie réelle (tous les placements de capitaux ne sont pas investis). Résultat : l’équilibre masse monétaire/biens et services est constamment rompu et de nouveaux équilibres interviennent par l’augmentation des prix des biens et services. L’inflation ininterrompue qui frappe les monnaies de tous les pays depuis plus d’un siècle n’a pas d’autre explication.
    2. A contrario, si les taux d’intérêt sont prohibés et le capital maintenu de ce fait à sa valeur initiale, la variation de la masse monétaire ne concernera que la variation des biens et services produits. La non augmentation des capitaux rentiers aura un effet incontestable sur la stabilité des prix et le pouvoir d’achat des monnaies nationales. En tout état de cause, la non augmentation des capitaux rentiers vaut suppression radicale d’un facteur inflationniste important.
    3. En ce qui concerne la diminution des capitaux dormants par la ponction charité annuelle de 2,50%, elle aura trois conséquences :
    a) la relance de la consommation par l’augmentation des bas revenus ;
    b) l’incitation à investir le capital thésaurisé pour éviter son extinction ;
    c) l’incitation à consentir des prêts sans intérêt pour maintenir sa valeur initiale.
    Ces trois conséquences ont pour effet final la relance de l’économie réelle.
    A ce sujet, beaucoup de pratiquants musulmans s’ingénient à fuir la ponction charité en plaçant leurs capitaux dans des valeurs refuges comme les biens immobiliers ou les métaux précieux. Mais ils doivent savoir que même les bijoux des femmes qui sont en principe exonérés de la ponction charité, ne le sont plus lorsque l’intention de sa propriétaire a été de les avoir achetés pour en faire un placement, le principe général en la matière étant que tout bien matériel non utilisé ni dans la production des biens et services, ni dans la consommation (location de logement) doit faire l’objet de la ponction charité, y compris par exemple, des chambres ou des étages d’une maison habitée jamais utilisés. Pour que la ponction charité garde toute son efficacité, elle ne doit pas être laissée à la discrétion des détenteurs de capitaux mais calculée et prélevée par un organisme étatique, comme cela se pratiquait dans les premiers états musulmans.

    L’économie de marché a fait ses preuves au cours de ces deux derniers siècles dans la production des biens et services et dans les progrès technologiques. C’est incontestable. Cependant, le marché financier qui malheureusement, l’accompagne lui a causé beaucoup de tort dans le passé et jusqu’à présent. C’est un parasite de l’économie réelle qui s’est mu en cancer lors de ces dernières décennies avec la multiplication des produits financiers et la facilitation des emprunts, facilitation faisant l’impasse des garanties et compensée par des taux élevés. Le marché financier est un facteur de désordre qui étouffe l’économie réelle de manière cyclique. Au lieu de s’attaquer à ses conséquences, n’est-il pas plus intéressant de s’attaquer à sa cause ?

    Pour nous, musulmans, la cause est entendue : les taux d’intérêt doivent être prohibés de manière absolue et nous pensons que c’est pour le bien de l’humanité toute entière. Ce ne sera pas la première fois dans l’histoire que les civilisations échangent une bonne idée : les exemples sont légion. Il est cependant malheureux de constater qu’il n’existe aucun modèle économique basé sur l’absence de taux d’intérêt. Les économistes des pays musulmans auraient pu construire un tel modèle économique ne serait-ce que par obligation religieuse ou, dans le cas contraire, nous démontrer que c’est un modèle irréaliste. Or, par fainéantise intellectuelle ou par mimétisme, ils se contentent de reproduire ce que créent leurs homologues occidentaux.

    Nous proposons modestement ci-après les fondements de ce modèle économique sans taux d’intérêt :
    1. Postulat de base : aucun placement d’un capital et aucun prêt n’ouvre droit à un intérêt quels que soit le montant ou la durée ;
    2. Tout capital dormant quelle que sa nature (fonds monétaires, biens immobiliers non occupés, métaux précieux) est frappé d’un impôt qu’on peut appeler impôt sur la fortune.
    3. Sont exonérés de l’impôt sur la fortune :
    a) les capitaux investis sous forme d’actions,
    b) les autres valeurs mobilières,
    c) les prêts qui sont bien sûr sans intérêt,
    d) les biens immobiliers utilisés dans la production de biens et services ou dans la consommation (logement).

    Utopie certes : car, même s’il est possible de construire un modèle économique sur de telles bases, il sera rejeté par le capitalisme financier qui détient le pouvoir d’état dans la plupart des pays occidentaux. C’est une hérésie que d’imaginer d’éliminer les taux d’intérêt qui constituent la pierre angulaire de tout le système économique que le capitalisme financier impose au monde entier. Le plus incongru dans ce schéma, c’est l’adhésion démocratique de toutes les forces politiques influentes dans les pays occidentaux, alors même que les détenteurs de capitaux ne sont qu’une minorité électoralement parlant. Ainsi, l’impuissance des partis socialistes face aux partis de droite ne s’explique-t-elle pas par le fait que leurs politiques et leur combat se déroulent dans le cadre des règles de jeu du capitalisme financier ? Par exemple, au lieu de revendiquer péniblement, à intervalles réguliers, l’augmentation des salaires par syndicats interposés, n’est-il pas plus indiqué de frapper au cœur du système pour tarir l’inflation à la base : c’est-à-dire revendiquer l’élimination des taux d’intérêt pour stabiliser la masse monétaire et par conséquence le pouvoir d’achat. Par contre, l’impôt sur la fortune que nous considérons comme deuxième fondement du modèle économique proposé est fréquemment revendiqué par certains partis de gauche en France : malheureusement, la distinction n’est pas faite entre les capitaux dormants parasites et les capitaux investis qui sont utiles pour la société et l’emploi. Le résultat politique négatif de cette revendication est la jonction du capitalisme financier et du capitalisme productif qui se retrouvent du même côté de la barrière. Imposer le profit en tant que revenu est tout à fait logique, mais imposer le capital qui a permis ce profit est suicidaire : la règle de bon sens serait de répartir les œufs de manière équitable tout en préservant la poule pour d’autres pontes. Troisième aspect politique du modèle proposé : si les partis alternatifs et les partis de gauche occidentaux réussissent à imposer un modèle économique sans taux d’intérêt, il serait logique et juste de revendiquer la distribution de l’impôt sur la fortune à l’ensemble des salariés au lieu de le destiner au service public et ce, dans le cas où on estime comme le grand économiste occidental Karl Marx, que la formation du capital imposé est l’œuvre de tous les salariés.

    Dans les sociétés occidentales, le taux d’intérêt est entré dans la culture des masses, il est par conséquent très difficile de l’éradiquer à moins d’une crise financière majeure qui se retourne contre la grande majorité de la société.

    Y a-t-il alors un espoir de tester un modèle économique sans taux d’intérêt dans les pays musulmans ? Or, là aussi, l’espoir est mince quand on constate la politique de crédit pratiquée par les banques dites islamiques et non fustigée par les théologiens musulmans. Exemple vécu à Oran en Algérie : si vous voulez acheter une automobile qui coûte environ 700.000,00 DA chez le concessionnaire, la banque islamique vous la propose à 1.000.000,00 DA à payer en 5 ans par mensualités. Pour la banque et nos théologiens, la banque a réalisé un bénéfice dans une opération achat-vente et n’a pas usé de taux d’intérêt. Le bénéfice est licite et l’opération semble irréprochable. Or, ce que nos théologiens savent très bien aussi, c’est que tout bénéfice acquis au-dessus du prix du marché du jour de l’achat est usurier et donc illicite, surtout, circonstance aggravante, si l’acheteur est pris à la gorge, n’a pas d’autre moyen d’acheter directement chez le concessionnaire et se trouve obligé de se faire plumer par la banque. Donc, cette manière de procéder est illicite. En fin de compte, le crédit proposé par la banque islamique dont la durée et les mensualités sont identiques à n’importe quelle banque non islamique a été calculé sur la base d’un taux d’intérêt déguisé. Par conséquent, les banques islamiques sont le mauvais exemple à ne pas suivre et sont loin du modèle économique anti-inflation et anti-crise financière que nous proposons. Ce modèle est à construire et vite, car, les dirigeants des états musulmans sont les premiers responsables de la pratique du taux d’intérêt par leurs banques nationales.

    En conclusion, bien que les musulmans en tant que communauté, ont le devoir de vivre dans un environnement économique sans taux d’intérêt, les états musulmans tels qu’ils sont gouvernés actuellement avec le verrouillage du champ politique, l’absence de débats d’idées et sans contre pouvoir sérieux vont persévérer dans leur aveuglement à pratiquer les taux d’intérêt. Pas seulement, car la pratique du taux d’intérêt est aggravée par un autre fléau condamné de manière absolue par la religion islamique, à savoir la corruption. Les états musulmans sont parmi les pays les plus corrompus du monde et foulent ainsi allègrement au pied depuis des dizaines d’années les deux prescriptions religieuses que sont l’interdiction du taux d’intérêt et la condamnation de la corruption (corrupteurs et corrompus). Le changement de système économique conforme aux valeurs islamiques ne se réalisera à notre sens qu’avec l’avènement de la démocratie dans ces pays. Par conséquent, la mise en œuvre d’un modèle économique sans taux d’intérêt ne viendra pas des états musulmans existants, mais s’imposera avec le temps et les crises financières cycliques et douloureuses pour les couches sociales non responsables du désordre financier. Elle sera l’œuvre des partis de gauche, représentant ces couches populaires, ceux qui sont au pouvoir (Amérique latine) et ceux dans l’opposition (Union européenne) alliés au capitalisme productif de tous les pays. Il appartient aux chercheurs d’orienter ces forces politiques en définissant les étapes dans le temps et l’espace pour la réussite de cette révolution financière.

    Source :http://ffs1963.unblog.fr/2008/10/06/taux-dinteret-inflation-et-crise-financiereune-solution-revolutionnaire/#comments




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  • Mohamed Jabara
    21 septembre 2010 at 22 h 13 min - Reply

    @ Madjid Laribi.

    Pouvez vous m’expliquer la différence entre idéologie et démocratie ?




    0
  • Afif
    21 septembre 2010 at 22 h 40 min - Reply

    Si Jabara :

    Concernant l’Iran, je vous écris parce qu’il y a un fait nouveau. Dans mon commentaire du 20 sept, je vous ai dit ce qui suit : « Le Hizbollah est aussi en pleine confrontation avec le sionisme et ses alliés, et il ne nous laisse aucun doute sur ses actions qui sont lumineuses. On demande seulement que l’Iran fasse de même. »

    Le jour même, Sobhan Allah, à croire que le Président Ahmadinejad nous a entendu par télépathie, il a agi d’une manière civilisée et islamique pure, comme le HizbAllah libanais. Lire article suivant d’El Watan, site « http://www.elwatan.com/epoque/insulter-carla-bruni-est-contraire-a-l-islam-selon-ahmadinejad-20-09-2010-90844_116.php »

     » Insulter Carla Bruni est contraire à l’Islam, selon Ahmadinejad, un «crime», «contraire à l’islam, aux valeurs de la République islamique et à l’honneur» : ces critiques, Mahmoud Ahmadinejad les adresse au quotidien iranien Kayhan, pourtant proche du pouvoir, pour un article qui insultait Carla Bruni-Sarkozy.

    Fin août, le quotidien avait qualifié Carla Bruni-Sarkozy de «prostituée» dans un violent éditorial dénonçant la récente pétition de soutien à Sakineh Mohammadi-Ashtiani, une Iranienne condamnée à mort par lapidation pour avoir eu des «relations illégales» après la mort de son mari. «Les prostituées françaises rejoignent la lutte des droits de l’homme», avait titré Kayhan, d’après LeJDD.fr. Le journal s’en prenait très personnellement à Carla Bruni-Sarkozy, qualifiée d’«infâme». Elle était accusée d’avoir «brisé le mariage de Sarkozy [pour] devenir la première dame de France». Selon le Daily Telegraph, la télévision iranienne avait aussi dénoncé l’«immoralité» de Carla Bruni. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien avait alors déclaré que «la République islamique n’approuve pas l’insulte contre les responsables des autres pays», et Paris avait transmis une protestation officielle aux autorités iraniennes.
    Dans son interview avec le quotidien Iran, Mahmoud Ahmadinejad a ajouté à propos de l’article de Kayhan : «C’est un crime, pire qu’un crime. S’il y a réellement une justice, leurs auteurs devraient être poursuivis… Un média peut-il insulter l’épouse d’un président européen ? Avec quel islam cela est-il permis ?» »

    Wa Salam Alaïkoum.




    0
  • Hadj-Hammou
    22 septembre 2010 at 2 h 29 min - Reply

    Salam

    Mon ami Adel,tu devrais te faire un point d’ordre pour toi même aussi,ainsi,on sera à égalité,sur le plan de la discourtoisie,et on passe l’éponge et on poursuit le débat.
    Tu m’invites à clarifier ma pensée,je te la livres :

    On parle de démocratie en la préconisant pour l’Algérie. Je dis simplement que ce modèle que vous vantez n’est pas opératoire pour notre pays,la mémoire collective ne parviendra pas à assimiler ces idées car venant de loin et que surtout elles furent très onéreuses pour les peuples qui s’en prévalent à l’heure actuelle combien lui fut atroce et barbare le chemin parcouru !

    La démocratie répond à deux grandes périodes de l’histoire,une première,celle de l’antiquité,qui représente l’origine de ce concept,et une seconde grande période,animée par l’esprit des lois de Montesquieu et de sa séparation des pouvoirs qui permit l’éclosion des deux grandes nations phares de la démocratie libérale,les USA et la France.
    Elle est devenue un système politique dans lequel la souveraineté est dévolue au peuple qui élit des représentants et qui s’appelle une démocratie participative.
    Mais revenons,mon ami,à l’origine de ce « sésame »,c’est à dire la période de l’antiquité; né vers le sixième siècle av.J.C,des réformes entreprises autour de la cité d’Athènes,basé sur deux instances complémentaites,la Boulé où Sénat,réunissant 500 citoyens,chargés de collecter les propositions de loi des citoyens puis de préparer les projets de loi,et l’Ecclesia où Assemblée des citoyens.
    Mais où le bât blesse est le fait étrange que cette démocratie,dès ses débuts,versait déjà dans la ségrégation ebvers les femmes,les esclaves et les métèques,ils étaient tout simplement exclus du vote,pire ,relégués à un rang de sous-citoyen!
    Des 250000 habitants de la cité Athénienne,seuls 40000 étaient considérés comme citoyens !
    Et seuls ces 40000(sous la tutelle des 5OOO les plus riches,composant la première classe)avaient le droit de vote à l’Ecclesia ainsi que le droit d’y prendre parole !
    La démocratie des temps actuels tire ses racines de l’Esprit des lois de Montesquieu,qui préconise la séparation des pouvoirs,et l’avènement de partis
    politiques en opposition,ainsi de leur combat,sur le terrain,que s’obtient le pouvoir politique.
    Les deux pays les plus représentatifs de cette nouvelle démocratie furent les USA en 1788 et la France en 1789.
    Ces deux premières démocraties libérales pratiquaient une ségrégatinn contre les femmes(exclues de cette vie politique),pas de droit de vote des femmes jusqu’en 1920 aux USA et jusqu’en 1944 pour la France!
    Cette démocratie libérale admettait constitutionnellement une exclusion sur la base de la couleur de la peau,l’enfermement des Indiens dans des parcs aux USA et l’exclusion des colonisés,le code de l’infamie celui de l’indigénat pratiqué même par un pays qui se targuait au même moment d’être la patrie des droits de l’homme !
    Et même l’esclavage,aboli seulement en 1865 aux USA et 1848 en France qu’elle fit revivre d’ailleurs sous la forme de la colonisation et du sort réservé à l’Algérien d’être un éternel citoyen de seconde class!

    Et on a vu le chemin parcouru depuis la proclamation de cette idée,par ces deux puissances,une guerre fratricide entre Américains,appartheid et racisme envers les Noirs,aux USA,une guerre abominable mettant aux prises les démocrates aux partisans de l’ancien régime et les religieux,horreurs et
    bains de sang en France en 1905 entre Français !
    Est-ce ce chemin que devrait prendre l’Algérie ?

    Ainsi,pour ces pays qui se targuent d’êtres les pères
    fondateurs de cette nouvelle démocratie,peut-on dire qu’elle obéit à cette devise dite par Périclès et A.lincoln,que la démocratie se définit comme le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple ?
    Est-ce-que l’on pourrait benoîtement affirmer que c’est le »peuple » Américain ou Français qui détient le véritable pouvoir politique et les manettes économiques ?
    C’est toujours à l’image de l’Ecclesia Grecque ou le pouvoir véritable qui appartenait aux 5OOO les plus puissants et riches de la cité,a l’air de se perpétuer et c’est seulement les plus riches familles Françaises et Américaines,c’est à dire une infime partie de la société qui détient véritablement le pouvoir politique!
    Sur le plan de la finalité de cet idéal et de ceux qui le portent,les partis politiques,on est outrés d’images qui nous parviennent d’une retransmission des débats de l’assemblée Française par la chaine FR3,ou l’on assiste en direct à des scènes d’invectives,des querelles,des obstructions par le bruit et les sifflets,en fait d’un climat de pagaille dans un endroit sensé réunir des représentants du peuple appelés diriger la nation avec leurs lois !

    Un militant du PS qui hait viscéralement un autre,pourtant Français,appartenant à l’organisation opposée,l’UMP et vice et versa. Quand on les entend se traiter de noms d’oiseaux,quel intêret et quel idéal défendent-ils,celui de leur parti ou du pays ?
    (je te renvois aux mémoires du Général De Gaulle car il est intéressant de lire ce que pense un stratège guerrier et politique sur l’idée partisane).
    Je t’évoquais l’idée du méchouar Tlémcenien et du « modèle » Abdelwadid juste pour te faire ressortir l’idée forte de ce que tu appeles idylliquement démocratie,se trouve résumée dans la démarche des parlementaires Algériens qui débattaient des affaires de la cité d’une manière beaucoup plus respectueuse que ne le font des parlementaires d’une nation se targuant d’être une démocratielibérale !
    Ce n’est nullement par souçi d’apologie de l’ancien pour l’ancien ou tenter de le reproduire,non,juste pour offrir des pistes d’analyse et une comparaison entre les dreux formes d’organisation politique.
    De la même manière,pour la Djemaa,on ne pourra la reproduire tellle quelle,mais s’inspirer de l’esprit qui a prévalu à la naissance de ces structures. L’idée de démocratie s’y trouvenles deux proviennent d’une dénomination qui veut dire assemblée,débat,Choura.
    Méchouar de Choura,qui veut dire assemblée,consultation.
    Djemââ de Djamâa-assemblée-Djamâa-lieu de culte et Djamiâ-lieu de savoir-,l’idée de démocratie s’y trouve.
    Les débats qui se font dans ces assemblées ou Djemâas réunissent des professions différentesnla décision qui se prend est technique puis entérinée ou refusée par l’Amine,l’instance morale et religieuse,en général les travaux étaient souvent des travaux d’utilité publique donc techniques mais n’étaient rejetées que si elles contrevenaient à l’ordre public et moral. La aussi,rassure-toi ce n’est aps pour éveiller un quelconque sursaut des tribus et Archs mais juste pour te transmettre l’idée que la démocratie ainsi que la laicité existent naturellement dans l’histoire de notre pays et dont la finalité humaine est hautement plus respectable que celle à laquelle on assiste aujourd’hui dans les pays démocrates.
    Tu dis Adel que c’est un modèle de gestion politique,donne nous les recettes et le référentiel !
    Pour finir,mon ami,je te dirais qu’Ibn-Khaldoun est bien mort à la date que tu nous a indiqué mais les caractères farouches et tenaces qu’il a bien su nous disséquer et décrire demeurent toujours actuels.
    Sa lecture également est salvatrice pour comprendrr et pardonner les tares et défauts de mes compatriotes !
    Salam




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  • wahid
    22 septembre 2010 at 4 h 06 min - Reply

    J’ai hésité longtemps avant de poster ma question, car je me suis dit, sera-t-elle mal interprétée et mal comprise.

    « Il y a eu un bref entretien qui a été transmis par la TV algérienne du président Bouteflika et Youcef Al Katib lors d’une cérémonie pour la commémorer l’anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, le président en s’adressant à ces invités.
    Il a dit : Aider moi à redresser le pays ».
    « Dans un autre discours, sur la TV algérienne, il refusait d’être, seul martyre révolutionnaire pour redresser l’Algérie».

    Ma question s’adresse à l’ensemble des intervenants dans ce site.

    Pour quoi ne pas soumettre au président Bouteflika, aux élus des deux chambres, les présidents de partis politiques, les présidents d’associations, etc….sous forme de pétition, une demande d’organiser une conférence pour un débat national, ou l’ensemble des forces, les leaders politiques, les intellectuelles algérien(ne)s, auront à débattre le projet du changement vers un devenir meilleur pour l’Algérie.

    Cela sous entend un effort considérable de rapprochement des divergences et l’apaisement des conflits entre les algérien(ne)s qui jusqu’à présent n’a fait qu’affaiblir le pays et si cela continue mènerait l’Algérie vers un avenir incertain.

    Techniquement c’est faisable si la volonté y est.
    Et du coup il y aurait des vérités qui font surgir et des masques qui vont tomber.




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  • OrO
    22 septembre 2010 at 9 h 22 min - Reply

    @Wahid
    S’il suffisait de signer une pétition pour obliger le pouvoir algérien à organiser une conférence pour un débat national,cela fait longtemps que les problèmes de l’Algérie auraient été résolus…




    0
  • Mahieddine Lachref
    22 septembre 2010 at 12 h 08 min - Reply

    Bonjour chers camardes.
    M. Adel, merci. Mais ce n’est pas de l’activisme que je vous ai parlé. Au contraire, j’ai toujours dénoncé « les eternels Jugurtha » que nous avons tendance à être. La réflexion est évidemment toujours indispensable et devrait sans cesse prendre le dessus. Une société qui puise les légitimités la régissant dans le savoir (la réflexion) c’est mon rêve. De plus, j’aimerais vous préciser que hiérarchiser la dynamique d’une société en disant que la réflexion devrait précéder l’action ou vice versa, est une grave erreur M. Adel. Dans une société, cher frère, il y a ceux qui réfléchissent, ceux qui expliquent les réflexions et les diffusent et ceux qui agissent, tout ce beau monde accomplissant sa mission simultanément. Au même temps. Toute autre démarche serait une philosophie  » de ratage des rendez-vous avec l’Histoire », voire une prestigieuse sociologie de l’échec. Et ce sont malheureusement cette philosophie-là et cette sociologie-là qui ont marqué notre histoire depuis la chute de l’empire musulman à Cordoue. Tirons leçons.
    Merci
    Fraternellement
    Mahieddine Lachref




    0
  • M.J.
    22 septembre 2010 at 12 h 19 min - Reply

    @Hadj Hammou.

    Je tiens à vous remercier pour votre exposé limpide et qui colle aussi bien à la théorie qu’au réel. Il est vraiment enrichissant de lire des contributions de ce niveau. Encore merci.




    0
  • M.J.
    22 septembre 2010 at 12 h 24 min - Reply

    @ Wahid.

    Vous dites: « Techniquement c’est faisable si la volonté y est. »

    Tout est là. Pour juger de la volonté, il faut faire confiance et pour faire confiance il faut juger de la réelle volonté. Qui fait confiance à qui et sur quelles bases ? telle est la question.

    Mohamed Jabara.




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  • khaled
    22 septembre 2010 at 12 h 58 min - Reply

    @wahid

    Il faut aimer l’Algérie….Boutef aime sa famille, comme vous et moi.

    Je suis un peureux, je ne peux même pas signer de mon nom mes commentaires…Je suis Boutef a ma manière….

    Mais j’ai le courage d’admettre cela…Ce qui est un pas dans la bonne direction….D’etre au rendez-vous du prochain 1 Nov.




    0
  • BY
    22 septembre 2010 at 14 h 16 min - Reply

    Hier 21 septembre 2010, le Collectif des familles de disparu(e)s en Algérie (CFDA) a organisé un débat à Paris à l’occasion de ses « dix ans de lutte pour la vérité et la justice ». Devant un public déterminé à faire toute la lumière sur les disparitions dans notre pays, un film retraçant le travail considérable accompli par les responsables de ce collectif qui font preuve de courage et d’abnégation a été projeté.

    Le programme de cette commémoration qui a commencé le 9 septembre dernier se poursuivra ce samedi 25 septembre 2010 avec une manifestation devant l’ambassade d’Algérie, Place Rio de Janeiro, 75008 Paris, Métro : Monceau et s’achèvera le mercredi 29 septembre par un débat à la salle Alfred Dreyfus au 138 rue Marcadet 75018 Paris sur le bilan et les perspectives de la « Charte pour la paix et la réconciliation nationale » que le pouvoir a soumis à référendum en septembre 2005.




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  • khaled
    22 septembre 2010 at 14 h 44 min - Reply

    Sarte est mort, Camus aussi. Dieu est la toujours….
    Cette terre nommee l’Algerie est aussi la….

    Je ne défends que cette idée qui est l’Algerie …. qui selon Arkoun n’est pas digne de ses ossements…..




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  • Adel
    22 septembre 2010 at 15 h 11 min - Reply

    @Hadj-Hammou

    Bonjour,

    Votre commentaire, qui se veut le défenseur d’une solution différente, autre que la démocratie parlementaire qui a cours aujourd’hui dans le monde occidental, est en fait quasi-totalement dédié à la critique de cette dernière. Cette critique est ancienne et elle a été menée jusqu’au bout par le théoriciens du marxisme-léninisme au 19ème et au début du 20ème siècle.

    Quand on veut construire un pays, on ne peut pas se satisfaire de quelques idées générales et de quelques concepts. Il faut avoir une vue claire de tout l’édifice. C’est comme les plans d’une maison faits pas un bon architecte. Même la couleur des rideaux y est prévue.

    Si vous avec sérieusement réfléchi à la question, alors faites une description claire des institutions politiques basées sur la djemaa et le mechouar tels que vous les appliqueriez aujourd’hui en Algérie.

    En ce qui me concerne, je ne vante pas la démocratie occidentale. Je reprends des idées qui se trouvent dans le texte de l’Appel du 19 mars (L’avez-vous lu? Y adhérez-vous) qui s’inspire lui-même de ce qu’ont préconisé nos devanciers qui ont libéré l’Algérie du joug colonial.

    Le royaume Abdel-Wadid a été aboli par les frères Barberousse au début du 16ème siècle et le méchouar est parti avec eux, malheureusement. Il ne nous est pas resté grand-chose après tant d’années. Y avait-il une Assembleéé Nationale sous les Turcs? A ma connaissance, seul le Pacha, l’Agaha, le Beylerbey ou le Dey décidaient de la politique du pays avec leur ministres et conseillers du Diwan, tous Turcs.

    Si vous voulez qu’on avance dans le débat, soyez un peu plus précis dans vos propositions.

    Cordialement




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  • Guerriere de la lumière
    22 septembre 2010 at 15 h 11 min - Reply

    @ Khaled,
    Comme dirait une chanteur Québecoise !
    « S’il suffisait qu’on s’aime,
    s’il suffisait d’aimer
    Si l’on changeait les choses un peu,
    rien qu’en aimant donner
    S’il suffisait qu’on s’aime,
    s’il suffisait d’aimer
    Je ferais de ce monde un rêve, une éternité »

    On aime profondément l’Algérie … mais est-ce suffisant pour la sauver des griffes de ses vautours? encore faut-il savoir et pouvoir défendre sa bien-aimée…..

    Excusez cette petite escapade, je voulais juste apporter une touche de douceur dans ce monde de brutes!

    Amicalement à vous tous!




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  • Adel
    22 septembre 2010 at 15 h 30 min - Reply

    @Mahieddine Lachref

    Bonjour,

    Je suis tout à fait d’accord avec tout ce que vous avez dit. Chacun de nous doit agir sur le terrain qu’il maitrise le mieux et dans lequel il peut donner les meilleurs résultats.

    Cordialement




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  • Adel
    22 septembre 2010 at 15 h 32 min - Reply

    @BY

    Bonjour,

    Voilà de bonnes nouvelles. La chape de plomb qui maintient les Algériens en état d’anesthésie finira par céder grâce à la multiplication des actions de ce genre.

    Cordialement




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  • radjef said
    22 septembre 2010 at 15 h 39 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Que signifie la democratie pour le peuple? A t-elle un sens a ses yeux? Le peuple est-il un adepte de la violence,de l’imposture; du « haf », de la corruption, de la hogra et de l’ignorance? Ici, sur ce forum, des gens pensent qu’un compromis est impossible. On a même entendu des internautes suggerer en filigrane la pendaison des Hidouci, Samraoui, Azouz, Sidhoum, Hamrouche, Mehri, Ait Ahmed, Rachad, Benchenouf…
    Ce matin, à Tizi, un responsable d’un parti de l’opposition m’a tenu ces propos: »Il n’y a de peuple en Algérie; l’opposition n’existe pas ; le FFS n’est qu’une tribune dont se sert occasionnelement Hocine Ait Ahmed pour s’adresser au pouvoir. En Algérie il n’y a que le pouvoir. Un pouvoir qui a reussi a corrompre et compromettre tout le monde. Qui est capable de mener des actions contre ce pouvoir? Les élites et les intellectuels? Ce seront les premiers a crier au scandale si demain le pouvoir decide de rendre public ses archives. » Souvent, comme me le reprochent Lachref et ses amis de l’université de Tizi, je me pose la question si on n’est pas en train de pratiquer un activisme petit bourgeois; si on n’est pas des don quichotte des temps modernes?




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  • Adel
    22 septembre 2010 at 15 h 53 min - Reply

    @wahid

    Bonjour,

    L’histoire nous apprend que la politique est presque toujours, malheureusement, une question de rapports de force. Ceux qui présenteraient une pareille pétition devraient avoir derrière eux une force qui obligerait les destinataires de la pétition à prendre cette dernière en considération sous peine de se retrouver dans une situation inconfortable. Nous en sommes encore loin et beaucoup de travail reste à faire afin d’éveiller les consciences et d’unifier les rangs de tous les patriotes sincères qui veulent œuvrer pour l’instauration d’un État de droit dans notre pays.

    Cordialement




    0
  • Adel
    22 septembre 2010 at 16 h 05 min - Reply

    @Mohamed Jabara

    Bonjour,

    Tu dis : «Il n’est pas fait de distinction en Islam entre science et religion, toutes deux procèdent de la même source.»

    J’avoue que cette proposition me surprend un peu. La science expérimentale moderne étant, par définition, erreur perpétuelle qui est constamment corrigée et la religion étant, au contraire, un ensemble de règles et principes immuables, comment ne peut-on pas faire de distinction entre les deux?

    Amitiés




    0
  • Adel
    22 septembre 2010 at 18 h 01 min - Reply

    @Mohamed Jabara

    Bonjour,

    Merci pour l’article très intéressant concernant l’intérêt bancaire.

    La phrase suivante que j’ai relevée dans l’article m’interpelle :

    «Il est cependant malheureux de constater qu’il n’existe aucun modèle économique basé sur l’absence de taux d’intérêt.»

    L’économie des ex-pays socialistes, qui ne connaissait pas, en principe, la spéculation banquière, puisque les banques appartenaient à l’État, n’était-elle pas basée sur l’absence du taux d’intérêt (du moins en théorie)?

    J’adhère totalement au passage suivant :

    «Le changement de système économique conforme aux valeurs islamiques ne se réalisera à notre sens qu’avec l’avènement de la démocratie dans ces pays. Par conséquent, la mise en œuvre d’un modèle économique sans taux d’intérêt ne viendra pas des états musulmans existants, mais s’imposera avec le temps et les crises financières cycliques et douloureuses pour les couches sociales non responsables du désordre financier. Elle sera l’œuvre des partis de gauche, représentant ces couches populaires, ceux qui sont au pouvoir (Amérique latine) et ceux dans l’opposition (Union européenne) alliés au capitalisme productif de tous les pays. Il appartient aux chercheurs d’orienter ces forces politiques en définissant les étapes dans le temps et l’espace pour la réussite de cette révolution financière.»

    Il est clair que tout système économique nouveau devra battre le capitalisme pour s’imposer à l’humanité, ce que n’a pas réussi à faire le socialisme marxiste (stalinien, il est vrai).

    Pour ce qui est de notre pays, il y a deux façons de sortir du système actuel : soit par une rupture radicale dans tous les domaines (révolution) et la mise en œuvre d’une solution alternative complètement différente, soit par une réforme graduelle. C’est cette formule que préconise l’auteur de l’article. Je suis entièrement d’accord avec lui pour dire que l’instauration d’un régime politique démocratique dans les pays musulmans est un préalable à la mise en œuvre d’une solution alternative à celle qui existe aujourd’hui.

    Je pense, enfin, que ces questions relèvent de la science économique et non de la religion, même si le principe initial est contenu dans le Coran. Ce ne sont pas les imams, les théologiens ou les fouqaha qui doivent en parler mais les économistes, car cette question, pour être étudiée dans tous ses aspects, en relation avec le monde d’aujourd’hui, dominé par les empires financiers, fait appel à des connaissances très pointues que les premiers cités ne peuvent pas avoir.

    Amicalement




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  • Afif
    22 septembre 2010 at 19 h 32 min - Reply

    @ Hadj Hamou :

    Ton commentaire est très intéressant. Au fur et à mesure de sa lecture, on espère tomber sur la solution miraculeuse ou au moins, un début de solution. A la fin, il n’y a rien, on reste sur sa faim. Pas de Mechouar, ni Djamaâs structurées à l’échelle nationale, ni les piètres assemblées parlementaires à l’occidentale.

    Résultat, tu es objectivement pour le statu-quo. c’est ainsi que ton avis devrait être comptabilisé et les conséquences tirées.




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  • radjef said
    22 septembre 2010 at 21 h 53 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Nous avons sereinement debattu sur les vertus de la democratie et sur les vices du totalitarisme. Quels sont les resultats de ces debats? Avons nous avancé? Les généraux ont-ils été inquietés pour autant par nos attentes, nos esperances et nos aspirations a la constrution d’une republique au service du peuple? Se sont-ils donnés la peine de nous lire? Et d’abord savent-ils lire? Nos amis qui se revendiquent de l’opposition, ont-ils réagi a notre conception de l’avenir? Ou sont-ils nos opposants? Sont-ils parmi nous ou bien loin de nous, ils ne réagissent que lorsque leurs interêts sont menacés? Depuis 1980 le pouvoir manipule a sa guise ce pays. En face de lui, il y a du neant… A la mort du colonel Boukharouba en 1979, les militaires lors d’une reunion tenue à l’ENITA, ont decidé de rompre avec l’option socialiste avant même l’avenement de Gorby et la tenue du 27eme Congres du PCUS. En 1988, alors que des jeunes tombaient sous les bales du regime militaire a Alger, les chantres du MCB distribuaient des tracts appelant les populations au calme en Kabylie. En 1990, l’armée invente le terrorisme et impose une sale guerre au peuple, les democrates laico-assimilationnistes jurent par tous les dieux que les généraux sont la pour sauver la republique et la democratie de l’integrisme. En 2000 des généraux dissidents engagent l’armée dans une mutinerie avec la creation des arouchs…Durant tous ces mouvements, l’opposition a brillé par son abscence ou souvent par sa lache complicité avec le regime de la junte…Avec quoi va t-on en fin de compte batir cette democratie et réaliser ce changement auquel nous appelons toutes et tous de nos voeux?




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  • Madjid Laribi
    22 septembre 2010 at 22 h 06 min - Reply

    @Mohamed J.

    J’avoue ne pas comprendre où vous voulez en venir avec votre question ? Si je n’ai pas l’habitude de lire vos commentaires sur LQA, toujours respectueux des autres et souvent lucides, j’aurai pris cela pour de la provocation, à l’exemple d’un certains Jacques S qui a joué au donneur de leçon sur le « Que faire » de Lénine. Voir ma réponse à ce sujet).

    Excusez cette entrée peu commode, car j’ai toujours privilégié de synthétiser mes interventions pour n’aborder que l’essentiel.
    C’est à la fois un choix personnel et une exigence pratique.
    Un choix personnel pour ne pas créer des fissures entre cette communauté qui se dessine et qui favorise le minimum de règles pour un éventuel compromis sans trop étaler les éléments idéologiques, doctrinaux ou politiques si vous voulez.
    Une exigence pratique, celle qu’impose le Web 2, c’est-à-dire la synthèse de l’information car les internautes préfèrent souvent survoler les papiers que de les lire en entier comme on lit un journal.
    Revenons à votre question : « Pouvez vous m’expliquer la différence entre idéologie et démocratie ? ».
    J’accepte cet exercice et je bonde dans le sens que vous avez choisi en vous précisant, à priori, que comme l’avait si bien souligné Ludwing Wittgenstein « Les mots n’ont pas de sens mais seulement des usages » .
    Le mot « idéologie » a tellement passé par une multitude d’usages qu’il n’est pas aisé de donner une définition exacte. Cc n’est pas l’avis d’un simple montagnard de Kabylie, mais celui d’imminents savants qui ont travaillé sur ce concept.
    C’est une notion qui reste brouillé et imprécise lorsqu’on cherche à lui donner une définition précise et ce, depuis l’invention de ce mot par Antoine Destutt jusqu’à Mannheim qui a eu à conduire des recherches importantes sur cette notion, en passant par les idéologues marxistes-léninistes.
    Mais il reconnu que les idéologies sont structurellement liées aux positions de certains groupes sociaux, notamment aux classes sociales. Donc, on peut dire que c’est un mode, un style de pensée propre à un ordre politique.
    Quant à la Démocratie c’est tout simplement, mon cher Mohamed, un phénomène météorologique (sic). C’est un arc-en-ciel de différentes idéologies qui acceptent (en se soumettant) que la démocratie impose le respect des règles d’accès et d’exercice du pouvoir.

    La démocratie est fondée donc sur des principes objectifs et ne peut en aucun cas se substituer aux idéologies.
    La démocratie ne peut régler par exemple des problèmes liés au social, à l’économique, à la politique extérieure etc. Et épouser une idéologie conservatrice, marxiste (dans tous ses styles), libérale, islamiste ou autre n’empêche pas leurs différents partisans d’être des démocrates et de discuter entre eux, c’est-à-dire d’être des pragmatiques.

    Je vous invite à lire mes précédents papiers sur LQA ou sur Le Maghrébin.com, pour se rendre compte que j’ai défendu mordicus la nécessité d’un rassemblement pragmatique entre les démocrates, les islamistes et les nationalistes, non seulement en Algérie mais dans tout le monde arabo-musulman, ayant comme objectif l’instauration de la démocratie. Tout en précisant que devant l’allégeance des pouvoirs de ces pays là aux USA et à Israél, Le Hizbollah Libanais et le Hamas palestinien constituent un espoir.




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  • M.J
    22 septembre 2010 at 22 h 29 min - Reply

    @ Adel.

    Il n’est pas question de battre le système capitaliste qui a mis du temps à se cristaliser à partir du système féodal et des systèmes qui l’ont précédé pour libérer la force de travail et en faire une marchandise au meme titre que les autres, qui fait qu’un travailleur vend cette force et donc son temps de vie à raison d’un salaire dérisoire et qui ne lui permet pas de sortir de ce cycle jusqu’a un age avancé.
    Un homme peut vivre 30.000 jours, qui font 83 ans une journée passée dans un bureau entre quatre murs ou dans une usine ou ailleurs à trimer vaut à mes yeux des miliars car c’est une tranche de vie.

    Pourtant à l’égoisme naturel de l’homme ne peut convenir que le capitalisme, mais la vie étant plus importante que l’argent bien que ce dernier soit nécessaire, il faut harmoniser les deux et tempérer l’égoime des capitalistes.

    Ce n’est pas là un discours communiste, pour le musulman Dieu à fait le riche et à fait le pauvre qui est tenu lorsqu’il travaille pour autrui à observer les ordres, à les exécuter, à protéger le patrimoine de son employeur et à le faire fructifier de son mieux, mais aussi le capitaliste musulman se doit de veiller à la sécurité de ses employés et à leur bien être. Ce sont ces traditions musulmanes hautement civilistées que l’Etat doit promouvoir par un système juridique propre à protéger les plus faibles, en l’occurence les travailleurs, mais aussi les moyens de production qui sont essentiels a l’accumulation du capital dans un pays.

    En Islam c’est le spécialiste dans un domaine donné qui est seul habilité à donner une fetwa ( au sens d’avis) dans ce domaine, un médecin ne doit pas se poser en économiste et vice versa, chacun son aire d’expertise, il est donc normal de réserver les questions économiques aux économistes, les quetions politiques aux politiciens, et chaque spécialiste dans un domaine ne peut en principe s’aventurer que dans ce domaine à l’exclusion de tous autres. Cependant, l’avis religieux en Islam est primordial, car pour le musulman la vie terrestre n’est qu’un passage qu’il doit passer au mieux et servir l’humanité et par voie de conséquence son Seigneur de la meilleure façon qu’il peut. Tous les actes que le musulman accomplit ont une connotation religieuse par principe et doivent concorder avec la loi divine, d’ou la nécessité à postériori d’un avis religieux à l’appui de toute décision politique ou économique.

    Je termine en répondant à un point que tu soulèves sur les banques en milieu socialiste. Dans les économies socialistes le capital privé est normalement circonscrit et les prêts bancaires ne sont octroyés qu’a titre dérogatoire dans le domaine de l’investissement.

    Amicalement.

    Mohamed.




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  • Ammisaid
    22 septembre 2010 at 22 h 54 min - Reply

    Tout est la pour celui qui peut le voir ou l’entendre ou le goûter ou le sentir (avec le nez ou avec la peau). Les sens sont les ministres de l’esprit et le corps sont sont peuple. Les sens ne mentent pas. Si l’esprit est perdu, le royaume est foutu. Aucune chance de le sauver. Les éléments constitutifs du corps peuvent se rebeller mais si l’esprit continue de le mal gérer, la situation du royaume humain petit a petit vers la déperdition au rythme des sa destinée.
    L’esprit qui n’est pas sous le contrôle d’,un cœur sain, humain, juste et tolérant est voué a la déperdition, il suivra ses passions, il en fera d’elle des opinions et il égarera tous ceux et
    toutes celles qui les suivront comme des moutons.
    Aucun système politique n’est efficace et ne sera efficace si les esprits qui les dirigent, qui les alimentent et qui les contrôlent ne sont pas des esprits de la race des justes, des serviteurs des causes justes et des ennemis convaincus des injustices, de toutes les injustices, des injustices locales et des injustices internationale.
    Quand l’équilibre entre le bien et le mal est rompu en faveur de ce dernier, il faut vraiment des hommes sincères, courageux et fraternels pour rétablir cet équilibre ou si c’est
    possible le faire pencher du côté du bien. Le mal est toujours a l’affut, il n’admet pas la défaite et surtout il ne se soucie des perte pour triompher du bien. Il attaque et il ne pèse pas le poids des cadavres qu’il entasse sur son chemin et il ne mesure pas la quantité de barils de sang qu’il a fait coulé. C’est sa nature de détruire, de gaspiller, de voler et se servir tout en asservissant les autres.
    L’Homme n’a rien inventé et il n’a rien crée. Rien ! Rien! Rien !
    La création est finie. Elle dépend, totalement, de celui qui l’a crée. Tout est dans l’univers.
    Un univers limité par celui qui rien peut limiter et qui limite tout. L’homme cherche, expérimente, associe, construit, compose, unifie, fait, défait, trouve…et puis il se sert de ce qu’il découvre pour vivre et continuer a faire vivre ce qui le fait vivre(jusqu’à sa mort).
    Chaque chose (animal, végétale, minérale…)qui existe dans l’univers et sur terre sert a quelque chose. Elle fait ce qu’elle est sensée faire, sauf si l’homme lui enseigne autre
    chose. Exemple un Cheval qui danse dans un cirque ou un chameau qui amuse les enfants et qui transportent les touristes dans les villes ou des éléphants qui jouent au
    football. Normalement une abeille butine les fleurs et ensuite il offre du miel au mille verrues. Mais l’homme n’est-t-il pas capable de faire d’elle une arme de destruction massive? Va savoir!
    L’homme est soumis a Dieu et l’univers est soumis a l’homme. Mais l’homme se soumet l’univers que selon la volonté de Dieu. S’il l’autorise d’aller jusqu’au septième ciel, il ira.
    La volonté divine est la seule condition capable de limiter l’homme dans ce qu’il peut faire de bien ou du mal.
    Si le cœur de l’Homme est purifié de ses maladies ou guéris de ses démons( orgueil,
    avarice, cupidité, avidité, mensonge, rancune, haine, ignorance, hypocrisie, intolérance, angoisse, perversité, impatience, tristesse, soucis, lâcheté, jalousie, envie, racisme….)tout ce qu’il entreprendra sur terre sera, certainement bénéfique ou au moins sans conséquence mauvaise, pour lui, ses proches, son peuple, l’humanité entière et pour tout
    ce que contient l’univers. Il n’y a que Dieu qui n’a aucun besoin des actes de l’homme.
    Ceux qui ont déclenché la guerre, ceux qui l’ont fait et ceux qui ont pris le pouvoir étaient
    tous des Algeriens (ou ses amis). Certains ont essayé de lui faire du bien, ils sont maintenant tous e.t toutes identifiés. D’autres lui ont fait du mal durant, après l’indépendance et ils continuent a lui faire du mal jusqu’à la minute où j’écris mon commentaire. Faire du mal a son peuple au nom de telle ou telle idéologie, de tel ou tel concept, de telle ou telle croyance, de telle ou telle conviction, de telle ou telle théorie, de telle ou telle expérience, de telle ou telle raison, de telle ou telle opinion, de telle ou telle justification…c’est lui faire du mal. Point! L’Algérie a mal et ceux eux avec notre complicité passive ou active qui sommes responsables. C’est l’Homme que nous sommes qui est responsable. Les moyens avec lesquels nous lui avions fait mal ont été actionnés par l’Homme Algérien! Eh, oui ! Le problème ce n’est pas le fait que tewfik soit chef du DRS, ou tel ou tel personne occupe tel ou tel poste. Le problème est qu’avec le pouvoir et leurs alliés interne ou externe, ils font du mal a l’Algérie avec ses propres richesses: humaines et matériels. Quel gauchi !
    L’action ne vaut que par son résultat. L’effet ne dépend que de la cause et la cause dépend de celui qui l’actionne. Nos dirigeants et leurs serviteurs agissent mal quelque soit l’idéologie et nous nous devrons agir bien quelques soient nos idéologies, nos divergences, nos différences et nos capacités. Sinon point de salut et pour nous et pour eux.
    Il faut changer, il faut pencher du côté du bien avant que cela soit trop tard et avant que la sécheresse n’atteignent nos esprits, que la désertification n’envahisse nos cœurs et que la misère ne soit le résultat de toutes nos intentions, de toutes nos paroles et de tous nos actes.
    Méfions-nous des opinions. L’âme perverse peut les faire briller et faire justifier leurs horreurs.
    Personne n’a le droit de dire j’ai raison tant que le peuple n’ait pas le droit de choisir ses élus et ses dirigeants et tant que l’Algérie n’est pacifiée et ne sera pas devenue juste, fraternelle, digne et tolérante.
    Fraternellement a toutes et a tous




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  • M.J.
    22 septembre 2010 at 23 h 36 min - Reply

    @ Adel.

    Je viens de voir le commentaire ou tu marques ton étonement sur le fait que je dis que la science et l’Islam et non pas la religion procèdent de la même source. En fait quand je dis la science je vise les règles scientifiques avérées et définitives qui mettent en lumière les signes divins qui existent dans la nature et non pas les théories en cours de validation.




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  • Mohamed Jabara
    22 septembre 2010 at 23 h 40 min - Reply

    @Madjid Laribi.
    Je décèle dans le début de votre post de l’irritation et je suis navré d’avoir posé ma question sans préliminaires, mais le fait est que j’ai senti que vous faisiez une dichotomie entre la démocratie et l’idéologie et que moi je n’en faisais pas et j’ai voulu en toute humilité en savoir plus.

    Je vous remercie de votre réponse convaincante.




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  • Zineb Azouz
    23 septembre 2010 at 1 h 29 min - Reply

    Monsieur Madjid Laribi,

    Je salue votre commentaire et vos arguments limpides.

    Le rassemblement pragmatique est pratiquement la seule voie pour tous ceux qui, face aux pouvoirs illégitimes et anti nationaux, recherchent le changement pacifique et efficace, la justice sociale et la souveraineté populaire.

    L’exemple que vous donnez du Liban est intéressant à plus d’un titre.

    Le hozbolalah, cible de tous les aplaventristes qui font allégeance aux usa et à Israël n’a t’il pas le soutien inconditionnel des nationalistes chrétiens et du parti communiste libanais ?

    N’est ce pas cela la pratique de la démocratie ?
    Partager les même objectifs tout en respectant les motivations profondes, dogmatiques, religieuses ou idéologiques de chacun ?

    N’appliquer que les lois votées par un parlement souverain, représentatif et contrôlé par une presse libre et des leaders politiques au service de leur nation.

    Merci encore cher compatriote Madjid Laribi
    Cordialement,
    ZA




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  • Hadj-Hammou
    23 septembre 2010 at 4 h 31 min - Reply

    Salam

    Effectivement ,mon ami Afif,statut-quo. Mais je ne suis aucunement adepte de cet état de fait,je voulais dénoncer cette situation de statut-quo qui caractérise mon pays.
    D’ailleurs le vocable c’est toi qui le prononce,il ne peut transmettre que l’état de l’intérieur de celui qui est choqué ou attristé de la lecture d’un article. Un vocable prononcé est un fidèle indicateur de l’espace intérieur;l’on dira que mon article t’a inspiré et mis dans un état qui ne pouvait prononcer que ce mot!
    Mais jz te dis néanmoins bravo,cat c’est justement là ou je voulais en venir par rapport à ce débat portant sur la démocratrie en terre d’Islam et mettant aux prises deux façons de voir,ou deux camps.
    Statut-quo entre deux manières de considérer les choses,du reste antagoniques et ennemies.
    D’un côté,des Islamistes portés sur l’action politique,ignares sur le plan de la science et de la connaissance Islamique,voulant nous transposer la réalité d’autres contrées très éloignées de l’Algérie,et surtout une lecture rétrograde de belle religion. Si au moins ils savaient que l’idée mêmee d’un Islam politique basé sur l’existence de partis politiques représentent leur propre négation,car avant l’introduction de cette idée la Umah ne fonctionnait qu’à l’aide de l’union de tous régie par l’unité dans le commandement. Je le disais bien,une population ignare et dangereuse qu’il faille mettre de côté sans faire la confusion d’avec le véritable Islam,celui dans lequel on a grandi et qui nous a assuré l’éducation et le sens de l’éthique humaine.
    Et elle ne peut être mise de côté(politiquement parlant) que par la décantation autour du savoir et de la connaissance.
    Et d’un autre côté ,des démocrates,certains versant dans le pur athéisme,qui ne sont pas nombreux,mais qui représentent les têtes pensantes,et d’autres pas forcément malhonnètes,qui idyllisent fortement cet état de démocratie en pensant qu’il ne pourrait être atteint qu’une fois le pays expurgé de toutes références à cet Islam rétrograde et contredisant à souhait toute idée de progrès.
    Dieu merci,l’Algérie n’est pas seulement composée de ces gens,il en existe d’autres qui se situent au milieu et qui ne pensent pas la même chose que celle affichée par ces extrèmes.
    Une catégorie d’Algériens qui est respectueuse de la véritable personnalité de ce pays,de son histoire,de sa culture,de sa façon bien à lui de faire la fête ou d’enterrer ses morts,respectueuse des conditions socio-historiques,donc objectives,qui prévalent dans une société donnée et surtout de sa mémoire,existe aussi.
    Ce respect de l’histoire de la constitution de ce pays à travers les temps,doit nous autoriser d’être au milieu de la toumente si on veut véritablement aider ce peuple.
    Les débuts de l’éclatement du statut-quo(en outre je suis ravi par la qualité de la pensée Algérienne qui s’exprime dans ce forum,ce qui fait réellement plaisir car ceci dénote un sérieux progrès qualitatif,l’on dira merci à Internet d’avoir su regrouper des Algériens)
    Ceux qui déclarent l’Islam incompatible avec le projet de la démocratie cherchent,en fait,soit à disqualifier la capacité de notre religion à tolérer un système politique assurant les droits fondamentaux des citoyens,soit à rejeter la démocratie comme projet politique dans le but de maintenir ou de renforcer un pouvoir religieux despotique.
    Les défenseurs de la compatibilité,que je soutiens,aspirent à un système politique à finalité humaine et démocratique dont la légitimité Islamique permettrait de préserver la dimension culturelle et ethique issue de l’Islam tout en ayant une base sociale la plus large possible.
    Cette dichotomie,à l’origine du statut-quo,se retrouve aussi dans les salons Parisiens,les uns se réfèrent à la démocratie comme un sacré emblême d’universalité et pur produit de l’occident Chrétien,et à l’Islam comme une religion figée dans son a-temporalité et par nature incompatible avec la modernité politique.
    D’autres ,minoritaires,admettent bien que l’Islam est aussi une construction historique et qu’à ce titre il peut légitimer un système porté sur le progrès aussi bien qu’un régime despotique.
    L’Algérie est une terre Musulamane depuis plus d’un millénaire d’histoire sur laquelle se sont produites des choses considérables dans la constitution de ce pays à travers les temps,l’on ne pourrait d’aucune manière faire fi de cet héritage et venir proposer un projet qui ne possèdes aucune espèce d’attache d’avec les traits constitutifs de ce peuple.
    L’on ne peut bâtir quelque chose sur la négation de cette riche histoire Berbèro-Arabo-Musulmane.
    A travers cette étiquette,mr De Lapalisse aurait dit que l’Algérien est un produit bien mixé par l’histoire,il dira aussi,donc l’Algérien se meut par le mixage,et je vous dirais,amis Adel et Afif,que la route à suivre ne peut naître que d’une idée mixée.
    Entre les valeurs Musulmanes que ce peuple porte en lui,au point d’imprimer cette religion en lui donnant un cachet bien spécifique et intelligemment éloigné des thèses diaboliques nous parvenant d’autres réalités. L’Islam Algérien-Maghrébin-a de tout le temps été réfractaitre à celui venant d’orient,un Islam Soufi. La spécificité de notre Islam qui ne peut s’accomoder avec une lecture arriérée et obscurantiste.
    Et les idées de progrès exprimées par les intellectuels du pays de tout bord et de toutes disciplines. L’occident a toujours évoqué l’idée de modernité,mais en Islam il existe un vocable plus fort qui indique en même temps l’idée de la modernité et l’effort qui en est nécessaire à son accomplissement,l’Ijtihad.
    Afin de concevoir ,ensemble,un « droit » et tendre ensuite vers l’accomplissement de cet état de droit.
    Car l’état de droit ne s’impose pas du jour au lendemain et les concepts de liberté individuelle et de citoyenneté seront des valeurs spécifiques à ce droit élaboré et qui naîtront d’un plus ou moins long processus d’Ijtihadisation »,quelque chose qui ne peut être promulguée de « haut » (du pouvoir et des intellectuels tapis dans leurs salons),car elle serait non-productrice de valeurs consensuelles dans la société civile; pour que la modernité-Ijtihad devienne véritablement « tradition »,il faut qu’elle soit d’abord accaparée et réinventée par l’ensemble de la société et inscrite dans les rapports sociaux.
    Et je pense fort que la sortie de ce statut-quo ne peut provenir que de l’action gratuite et non-intéréssée d’intellectuels ayant saisi la spécificité de ce peuple,cherchant avec lui à recréer les liens qui rattachaient notre pays à l’histoire après une errance d’environ deux siècles. Car rattacher le pays d’avec l’histoire,c’est le rattacher avec son véritable moi !
    Aussi pour casser le statut-quo,une rencontre de tous les intellectuels Algériens de tout bord et de toutes disciplines afin de définir un cadre de dialogue portant sur la modernité mais dans son acceptation exclusivement Algérienne,c’est à dire,Berbéro-Arabo-Musulmane,ce serait un grand pas pour briser ce climat de discorde et tendre ensemble vers la belle concorde en créant les éléments constitutifs du beau-vivre-ensemble Algérien.
    Si ce processus d’Ijtihadisation s’entame;le peuple se remettra à croire !
    Enfin,mon ami Adel,je te soutiens dans cette démarche quand tu expliques que ce ne sont pas seulement les imams,les théologiens ou les foqahas qui doivent en parler…mais des économistes.
    En te rajoutant,des économistes respectueux du « cadre » établi en ne cherchant nullement à en faire fi pour transposer des idées venant d’ailleurs .
    L’expérience du cinquantenaire passé nous a appris leurs incohérences et leur abssence de toute opérationnalité sur un terrain qui possède ses propres crédos taransmis depuis plusieurs générations.
    Je souhaite mon ami Afif que tu en fasses de cette lecture un début d’éclatement du statut-quo !

    Salam

    Salam




    0
  • batni
    23 septembre 2010 at 5 h 22 min - Reply

    A Mr Mohamed Jabara,
    L’évolution de l’humanité c’est comme un relais 4* 100 mètres en athlétisme, un relayeur prend le flambeau du précédant coureur et y ajoute ses propres qualités (vélocité pour les uns, grande enjambée pour les autres, résistance, vitesse etc…). Il ne retourne pas à la ligne de départ pour reprendre la course.

    Mes respects,




    0
  • batni
    23 septembre 2010 at 5 h 41 min - Reply

    A Madame Zineb Azouz,
    Je suis entierement d’accord avec vous, il faut juste faire attention a la dictature de la majorité lorsque vous dites  »N’appliquer que les lois votées par un parlement souverain ».

    Mes respects,




    0
  • Liès
    23 septembre 2010 at 5 h 56 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

     »Que faire? » s’est interrogé @ Madjid Laribi.
    Question à la fois pertinente, compliquée et embarrassante.

    @ Adel répondit après avoir bien fait le tour de la question que  »seule la Démocratie » peut sortir le pays de cette situation de crise permanente ou il est.

    @ Tacili à son tour, avec des arguments irréfutables conclut que  »seul l’homme » est capable de provoquer la solution qui dénouera la crise.

    @ A. By souhaite humblement mettre à la place de  »seul l’homme » une autre formule qu’il juge mieux appropriée et qui est la suivante:  »seule la vérité ».

    Un autre probablement dira:  »seul le bon sens », et à l’instar de ceux qui l’ont précédé, il ne trouvera pas de contradicteur.

    Car toutes ses formule pragmatiques et chargées d’espoir, se complètent et vont dans la même bonne direction.
    Toutes sont progressistes et peuvent constituer le starter pour une véritable solution de la crise que connait le pays depuis très longtemps.

    Il suffit juste de les rentabiliser, mais d’abord, en se regroupant autour d’elles, par l’adoption et puis, le perfectionnement et enfin la bonne pratique.

    Pourquoi peinons-nous à faire émerger ce projet et à le matérialiser sur le terrain?

    N’est ce pas à cause de nos désaccords qui font que quand certains proposent des solutions concrètes et précises d’autres accourent pour les diluer dans les généralités, et du coup, on se retrouve à débattre dans une mer d’imprécisions, de contradictions, de confusions, de discussions stériles et de schismes ravageurs?

    Rien ne vaut la clarté et la précision, et rien n’est plus dangereux que la confusion et les imprécisions.

    Dans un même ordre d’idée, nous devons apprendre à bien nous organiser, à bien travailler, à bien communiquer, à bien nous comporter, à faire preuve d’empressement et de solidarité, à prendre soin de la chose publique, à ne pas convoiter le bien d’autrui, et à poser au quotidien des petits gestes qui aussi étonnant que cela puisse paraitre feront de nous des bons citoyens, et de notre pays une grande nation.

    Nous devons en tant qu’individus, faire notre part en balayant chacun devant sa porte.

    Éviter les gaspillages d’énergie et d’eau, maintenir les endroits et les équipements propres, réduire, réutiliser, recycler.
    Voila pour l’exemple seulement, autant de gestes ridicules à première vue, mais ô combien bénéfiques pour une vie meilleure dans un environnement sain et prospère.

    Apprendre à ne pas gaspiller et à tout valoriser, fructifier, capitaliser.

    Voila succinctement quelques éléments d’une recette avec quoi il est possible de faire des miracles.

    Que Dieu nous aide et nous éclaire pour le triomphe d’un tel changement, d’abord dans nos comportements.

    Que chacune et chacun de nous prie en tout lieu, avec sa propre Foi, en levant les mains vers le Ciel, saintement, sans colère ni mauvaises intentions, pour demander à Dieu de bénir notre pays, d’éclairer et aider nos dirigeants, nos élites, et toutes les femmes et hommes justes qui veulent du bien à notre chère patrie et aussi nous accompagner de sa protection et nous multiplier ses bénédictions afin de laisser un bon héritage aux générations futures.

    C’est juste de ma part, une contribution humble que je voulais intégrer dans ces intéressants débats.

    Fraternellement à toutes et à tous.

    Liès Asfour.




    0
  • Mohamed Jabara
    23 septembre 2010 at 10 h 21 min - Reply

    @ Batni.

    Ton exemple est bon pour les coureurs, mais pas pour les civilisations humaines. Une civilisation ne fait pas table rase de ses acquis, car par garder ton modèle, chaque civilisation constitue une équipe et si cette équipe acquiert le flambeau d’une uis mais les réajuste en fonction de ce qu’elle acquiert des autres, à condition que ce réajustement ne change pas pas la nature de cette civilisation, sinon et si elle fait table rase de son passé elle se perd dans la nuit de l’oubli et du temps.

    reprendre le flambeau oui, mais se mettre à courir nu c’est un autre problème.




    0
  • Zineb Azouz
    23 septembre 2010 at 12 h 10 min - Reply

    A monsieur @Batni,

    La souveraineté va de paire avec la légitimité.

    La majorité ne devient dictature que si le dès le départ aucun véritable choix ne s’offre et que le peuple est bousculé et poussé dans ses derniers retranchements pour s’exprimer à la hâte, et dans le flou le plus total sur des questions primordiales scellées et ficelées sous forme de « oui » ou « non » ou bien « noir » ou « blanc ».

    Ceci dit, qu’on le veuille ou non, et sur des questions où il faudra bien trancher, seule la loi de la majorité peut légitimer les actions.

    Encore une fois, cela ne signifie nullement que les minorités doivent s’écraser, dans une démocratie les libertés individuelles et la dignité humaine ne peuvent en aucun cas être soumises à referendum.

    Cordialement,
    ZA




    0
  • Adel
    23 septembre 2010 at 14 h 19 min - Reply

    @Liès Asfour

    Bonjour,

    Le titre de l’article (Seule la démocratie) ne signifie pas, comme l’ont peut-être compris certains de nos amis, que la démocratie seule doit régner dans notre pays à l’exclusion de l’islam, par exemple. Il ne signifie pas non plus que la démocratie règlera tous nos problèmes, telle la bague de Sidna Soleyman. Il signifie simplement que pour sortir de l’impasse politique dans laquelle nous nous trouvons, la démocratie est la seule méthode susceptible de donner des résultats. Il s’agit donc de la gestion du conflit politique, c’est-à-dire celui qui a trait au mode d’accès et à l’exercice du pouvoir.

    Que cette démocratie doive tenir compte de la réalité sociale, de l’histoire, de la culture et de la religion de notre pays me semble aller de soi. Mais là on parle déjà du projet de société d’un parti, mouvement ou groupe qui veut exercer le pouvoir. La démocratie n’arrive pas jusque là. C’est juste un ensemble de mécanismes qui permettent aux conflits de s’exprimer pacifiquement.

    A titre d’exemple, nous voyons aujourd’hui en France les travailleurs manifester contre les nouvelles dispositions sur la retraite que le gouvernement de droite compte introduire. Le parti socialiste exprime son soutien aux travailleurs et déclare aussi son opposition à ces réformes. Si une majorité de la population est contre ces réformes, le parti socialiste gagnera les prochaines élections. Est-ce un simple jeu de rôles? Je ne pense pas puisque le parti socialiste qui affirme qu’il a la solution sera tenu de l’appliquer, une fois qu pouvoir, sous peine de se discréditer et de subir lui aussi le courroux des électeurs. Il y a là, il me semble, une manière civilisée et hautement pédagogique de régler les conflits, préférable, en tous cas, aux balles de kalachnikov!

    Bien sûr que l’homme est l’élément central dans tout système qui cherche le bonheur de l’homme. Bien sûr que l’islam et nos traditions ont leur poids dans tout ce qui se fait. Mais la démocratie n’est-elle pas justement la clé qui permet de réunir toutes ces démarches en un arc-en-ciel, comme l’a si bien dit Madjid Laribi?

    A ceux qui disent que la démocratie a été responsable de massacres et de génocides et continue de se rendre coupable de toutes sorte d’exactions dans le monde, je réponds que cette façon de voir est exactement le symétrique de celle qui a cours en Occident et qui dit que l’islam est le responsable du terrorisme, de la tyrannie qui règne dans les pays musulmans, de la misère, du sous-développement, etc. C’est tout à fait le contraire : chaque fois qu’il y a exaction, cela signifie que les principes de base de la démocratie n’ont pas été respectés; chaque fois qu’il y a tyrannie, cela signifie que l’enseignement de l’islam n’a pas été respecté, car la démocratie et l’islam sont deux facettes du même principe, celui qui libère l’homme de ces peurs et de la violence qu’il développe par réaction.

    Cordialement




    0
  • M.J
    23 septembre 2010 at 15 h 25 min - Reply

    @ Adel.

    Dans tout pays c’est le rapport de forces politiques qui détermine les actions globales. Certes les minorités ne doivent pas dans un souci d’équilibre et de paix sociale être brimées ou marginalisées, et dans l’échiquier politique elles ont un certain poids qui dépend de l’action de leurs représentants, mais elles ne peuvent logiquement changer l’orientation globale de la société sous prétexte de démocratie.

    Bergson nous dit « un ver foulé du pied oppose son moi mourant au reste du monde ». Toute conscience ne peut être réprimée sans qu’elle s’affirme encore plus fort. Ne pas reconnaître les minorités en Algérie et ne pas leur accorder de satut, ne saurait être au service de la paix sociale ni de la justice non plus. Mais il ne serait également pas juste que ces minorités tentent de changer le cours de l’Histoire, de vouloir faire marcher l’Algérie à reculons et de l’amener par petites touches (si, si !) à rejeter son identité musulmane forgée durant des siècles. Ces minorités ont toujours vécu au sein de leur peuple dans une profonde quiétude et de façon homogène et ce ne sont que les séquelles du colonialisme qui ont créé la césure qu’il est nécessaire maintenant de résorber.

    Ce que m’a permis de comprendre Madjid Laribi et je lui en témoigne ici ma reconnaissance, c’est que la démocratie est un kaléidoscope qui regroupe une multitude de visions du monde et d’idéologies sous forme de projets et que le courant qui arrive à faire porter son projet par la masse devient le leader de la société.

    Les règles de l’alternance doivent permettre de mettre en place un mécanisme à même de réguler la vie politique par un système electoral à même de favoriser les petits partis et de leur permettre d’avoir pignon sur rue dans le domaine politique pour que la majorité ne devienne pas une dictature, sans cependant que cet avantage puisse permettre à la minorité d’exercer réunie, une dictature sur la majorité, ce qui serait assurément anormal.

    Cependant, il serait impensable de dénier au peuple son droit d’appartenance civilisationnelle au motif que des minorités existent et de faire abstraction dans la gestion du pays de la composante essentiellement musulmane et qui requiert de traiter le peuple en cette qualité d’abord.

    Mohamed.




    0
  • Noor
    23 septembre 2010 at 15 h 27 min - Reply

    La Droite ou la Gauche, c’est comme changer de cabine sur le Titanic.

    La Droite ou la Gauche, c’est comme les deux poches d’un même veston.

    Actuellement, 80 % des lois en vigueur en France, sont promulguées par la Commission de Bruxelles par des députés non élus par le peuple.

    ATTALI (Jacques), conseiller de François Mitterrand (1981-1990) et ancien président de la BERD
    « Sur la fonction [de Président de la République] qui s’abîme, c’est évident. Elle s’abîme institutionnellement. Si vous regardez le président actuel, il a perdu au moins six des pouvoirs de François Mitterrand : Il n’y a plus la monnaie, donc la dévaluation ça n’existe plus. Il n’y a plus les nationalisations, il n’y a plus la politique industrielle. La globalisation fait que tout le monde est maître de ce qui se passe en France. La décentralisation a fait perdre l’essentiel des pouvoirs de la France. L’Union Soviétique ayant disparu, le grand pouvoir de thaumaturge du Président de la République qui était le droit de vie ou de mort [via la bombe atomique] a disparu, et enfin la construction européenne. Progressivement, l’État s’est dissous dans la réalité de la globalisation. Le Président n’est que l’incarnation de cette dissolution, quel qu’il soit  »
    A propos des retraités en France :

    Ce même Attali, anciennement « homme de Gauche », est un ultra libéral et conseiller du très Mondialiste Sarkozy. Voici l’une de ses métamorphoses qu’il exprime brutalement dans son livre: « une brève histoire de l’avenir »

    Extrait du livre:

    « Dès qu’il dépasse 60-65 ans l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte cher à la société. La vieillesse est actuellement un marché, mais il n’est pas solvable. Je suis pour ma part en tant que socialiste contre l’allongement de la vie. L’euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures. ».

    « Il y a là, il me semble, une manière civilisée et hautement pédagogique de régler les conflits, préférable, en tous cas, aux balles de kalachnikov! ». Hum !




    0
  • Adel
    23 septembre 2010 at 22 h 10 min - Reply

    @Noor

    Bonsoir,

    Honnêtement, je ne vois pas où vous voulez en venir avec votre commentaire et pour tout dire, je considère que cette manière de balancer des extraits d’articles sans aucun effort de réflexion est une insulte à l’intelligence des lecteurs.

    Nous ne sommes pas dans un combat de boxe. Nous essayons d’initier un dialogue honnête entre tenants de courants politiques différents. Je le redis encore une fois : nous pouvons dire des bêtises, ce n’est pas grave si cela donne l’occasion à ceux qui sont plus savants que nous de nous corriger. Faisons au moins l’effort de réfléchir et de chercher par nous-mêmes.

    Cordialement




    0
  • Adel
    23 septembre 2010 at 22 h 51 min - Reply

    @M.J.

    Bonsoir,

    Tu dis: «Il n’est pas question de battre le système capitaliste qui a mis du temps à se cristalliser à partir du système féodal et des systèmes qui l’ont précédé pour libérer la force de travail et en faire une marchandise au même titre que les autres, qui fait qu’un travailleur vend cette force et donc son temps de vie à raison d’un salaire dérisoire et qui ne lui permet pas de sortir de ce cycle jusqu’à un age avancé.
    Un homme peut vivre 30.000 jours, qui font 83 ans une journée passée dans un bureau entre quatre murs ou dans une usine ou ailleurs à trimer vaut à mes yeux des milliards car c’est une tranche de vie.»

    Quand je parle de battre le capitalisme, je n’entends pas par là le battre en étant plus exploiteur que lui. Il s’agit de le battre de la même manière que la civilisation islamique naissante a battu les empires perse et romain, c’est-à-dire en apportant une vision radicalement différente de la vie et de l’homme et en permettant à de nouvelles dynamiques, qui étaient jusqu’alors brimées, de s’exprimer. L’islam s’est montré supérieur dans tous les domaines et c’est ainsi qu’il est sorti victorieux. Le socialisme marxiste stalinien n’a pas été en mesure de libérer de nouvelles dynamiques et il a rapidement atteint ses limites.

    Aujourd’hui le capitalisme exerce une hégémonie totale sur le monde entier. Ce n’est certainement pas par des discours incantatoires que nous le battrons. Il me semble qu’en l’état actuel des choses, il est totalement irréaliste de penser qu’une victoire est possible. Nous devons emprunter au monde capitaliste certains de ses outils afin de nous ramener à un niveau plus ou moins équivalent. C’est un processus qui ne peut être que graduel. A moins que des théoriciens musulmans géniaux découvrent une voie totalement inédite ou que le capitalisme s’effondre de lui-même. Nous sommes tous embarqués sur le même bateau et lorsqu’un problème grave surgit quelque part, c’est toute la planète qui en subit les effets.

    Amicalement




    0
  • Adel
    23 septembre 2010 at 23 h 55 min - Reply

    @Hadj-Hammou

    Bonsoir,

    Comme vous semblez aimer faire parler l’histoire (personnellement, je salue votre effort de recherche, même si je trouve qu’il pèche par un manque de précision), je me permets de partager avec vous un questionnement sur l’histoire médiévale et récente de notre pays qui me laisse perplexe.

    La période islamique a commencé dans notre région au début du 8ème siècle, après la victoire définitive des armées arabes sur la résistance des Berbères menés par la Kahina et Koceïla et l’arrivée de Oqba ibn Nâfi’ jusqu’à l’Océan Atlantique. Les premiers États qui se sont constitués au Maghreb après l’avènement de l’islam ont tous été fondés par des hommes venus d’Orient : l’État aghlabide qui contrôlait la Tunisie et une partie de l’Algérie orientale, l’État rostémide de Tihert et l’État idrisside dont le territoire correspondait au Maroc actuel (ou une partie de ce dernier).

    Si nous comparons l’histoire du Maroc à celle de l’Algérie, après la constitution de ces trois États, nous ne pouvons qu’être frappés par une différence importante, et ce malgré la similitude de la composante ethnique arabo-berbère, de la culture, etc. En effet, le Maroc n’a pratiquement jamais connu d’occupation étrangère. Ni les Espagnols, ni les Turcs, ni les Français n’ont pu y prendre pied durablement, jusqu’au point de détruire l’État central, comme cela s’est passé en Algérie. A chaque fois qu’une dynastie disparaissait, c’était parce qu’une autre dynastie issue des tribus du pays, plus vigoureuse et plus combative, lui ravissait le pouvoir. Ainsi les Almoravides, les Almohades, les Mérinides, les Saadiens et les Alaouites (qui règnent encore aujourd’hui) tous marocains, ont tour à tour pris le contrôle du pays. Plus encore, les Almoravides et les Almohades ont gouverné l’Andalousie et ont même réussi à unifier tout le Maghreb, pour une courte période, il est vrai. C’est pour cela que les Marocains sont si attachés aujourd’hui à la monarchie : ils ne peuvent imaginer le Maroc sans roi, toute leur grandeur passée étant liée à la monarchie.

    Inversement, nous autres Algériens ne pouvons pas imaginer l’Algérie avec à sa tête un roi! Pour nous, ce serait vraiment la pire des bassesses. Je vois là une différence fondamentale entre les Algériens et les Marocains. La stabilité du Maroc a fait du peuple marocain frère un peuple patient et travailleur, qui sait s’adapter à toutes les situations et qui s’en tire relativement bien, malgré des ressources naturelles limitées.

    Notre histoire chahutée est-elle le résultat d’un déterminisme? Ce ne serait pas lié à l’ethnie ou à la culture puisque Marocains et Algériens sont, de ces points de vue là, semblables. Reste la géographie. Est-ce dû à l’extension du territoire algérien? Ou bien à la grande disponibilité des terres de parcours qui donnaient une grande liberté aux tribus nomades particulièrement réfractaires à tout pouvoir central et éprises de liberté? Ou encore le fait que l’Algérie n’était pas assez proche du centre du khalifat qui se trouvait au Moyen-Orient, ce qui lui donnait une certaine liberté, mais pas aussi éloignée que le Maroc pour pouvoir développer un pouvoir autochtone fort? Je ne saurais le dire, n’étant pas historien.

    Je me permets cependant d’en tirer quelques conclusions pour le présent et le futur. Pour moi, le peuple algérien est un peuple particulièrement épris de liberté et d’indépendance. A tel point que cela en devient presque de l’anarchisme. Jusqu’à aujourd’hui le pouvoir turc et le pouvoir algérien depuis l’indépendance ont essayé de mater cet état d’esprit en exerçant un pouvoir despotique, tyrannique même. Les Français, quant à eux, ont carrément nié son existence en tant que nation. Cet amour excessif de la liberté et ce refus de collaborer avec un État central despotique n’ont pas encore pu s’exprimer de manière positive et constructive. A l’inverse de la société marocain, qui s’accommode relativement bien d’un pouvoir despotique et qui arrive quand même à réaliser de grandes choses, la société algérienne, lorsqu’elle est soumise au despotisme exercé par des compatriotes (les turcs en tant que musulmans étaient considérés comme des membres de la grande communauté islamique) se replie dans un état de prostration. Elle est comme morte. Elle ne peut plus rien faire de bon.

    Un peuple épris de liberté ne peut pas s’épanouir sous le despotisme. Que lui reste-t-il comme solution? N’est-ce pas la démocratie? Pourquoi ne regarderions pas résolument vers l’avenir en prenant à bras le corps notre destin d’hommes et de femmes libres? Pour ma part, je suis convaincu que l’Algérien, passés les premiers moments de cafouillage, étonnerait le monde par ses réalisations, sous un régime authentiquement démocratique.

    Cordialement




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  • wahid
    24 septembre 2010 at 3 h 46 min - Reply

    Salut,

    Personne n’a pu répondre à ma question, c’est sérieux ce que j’ai proposé.

    @ adel la force qui sera derrière cette initiative est celle du peuple, et l’indice du soutien du peuple c’est bien le nombre des signataires de la pétition, il aurai aussi toi, moi, lui et tous ce beau monde qui est dans de l’opposition dieu sait combien sont nombreux et talentueux.

    Je vous réfère sur ces trois dictons

    * Ne doutez jamais qu’un petit groupe d’individus puisse changer le monde. En fait, c’est toujours ainsi que le monde a changé. – Margaret Mead.

    * Qui veut faire quelque choses trouve le moyen, qui ne veut rien faire trouve une excuse. – Proverbe Saoudien.

    * Celui qui porte le joug sans se révolter mérite de porter le joug. – Proverbe Roumain.

    @ OrO ce n’est pas une pétition pour obliger le pouvoir algérien à organiser une conférence pour un débat national, c’est une demande après avoir eu le soutien de l’ensemble des forces ( QUELQUE SOIENT LES DIVERGEANCES ET MEME DANS LA DOULEUR) y compris ceux qui sont mise en cause pour un meilleur devenir de l’Algérie pour la génération de mes enfants et tes enfants et c’est la ou j’inscrit l’enjeu.

    Car au moment ou nous les algériens tout tendances confondus, victimes ou bourreaux nous nous attardons a philosophie sur des concepts, des préceptes, des modèles de gouvernance, des puissances étrangères négocient le partages de nos richesses, exploitent nos vulnérabilité et notre malheurs pour leur suprématie ou leur survie?

    Il vous suffit de voir ce qui se passe au sein du FFS???

    @M.J. avoir un bon jugement c’est aussi avoir de la volonté et la confiance. Et la base c’est qu’il faut tirer un trait, faire le deuil de l’Algérie de jadis car nous ne sommes pas éternelles et l’avenir de nos enfants est hypothéquée.

    La génération d’algériens de 25-35, est réellement dans le besoin d’avoir des leaders et des élites qui leur tracent le chemin de l’avenir et nous avons tous cette responsabilité de répondre à leurs attentes si réellement nous sommes conscients des enjeux.

    Amicalement

    Wahid




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  • Hadj-Hammou
    24 septembre 2010 at 4 h 39 min - Reply

    Salam

    Je trouve la démarche comparative entre le Maroc et l’Algérie très intéressante pour comprendre les disparités au niveau du comportement des deux peuples.
    Le Marocain est bosseur et discipliné par rapport à l’ordre établi,cette attitude se voit même à l’extérieur du sol Marocain,notamment sur le sol et le marché du travail Français. L’Algérien,ne peut prétendre à ce qualificatif.
    Attention ne te méprends pas sur le sens de ce que je veux dire,je ne parle de talents ou de potentialités mais seulemnt de comportement citoyen.
    Pour moi la seule explication â même de nous renseigner sur cette léthargie est le fait que l’Akgérie fut le seul pays du Maghreb à avoir été carrément éjecté de l’histoire pendant deux siècles.
    J’ai été moi-même cadre dans des usines,dans l’administration et dans l’enseignement,l’absentéisme c’est devenu une norme,pointer à 8heures,sortir de sitôt pour revenir à trois heures pour pointer !
    nos agriculteurs qui ne savent plus travailler la terre,pire,ils la snobent!
    Sauf,je ne suis pas d’accord avec toi quand tu dis que l’Algérien est un gars épris de liberté,car cette idée s’applique à tout lres peuples du monde. Je ne connais pas de peuples qui n’aimeraient pas la liberté et la justice.
    Le Marocain est un travailleur et respectueux du cadre établi; l’Algérien n’est pas un travailleur et n’est aps respectueux de l’ordre établi.
    Je déduis de cette identité que l’Algérien est un gars malade !
    On dit souvent quand on est entre nous,Châab âggoun,châab miki… ces sobriquets ne sont pas gratuits,ils reflètent une image comportementale non citoyenne,qui traduit surtout un niveau de conscience politique très loin du minimum requis.
    Et je ne pense guère qu’un changement démocratique fera varier d’un pouce le comportement négatif à l’extrème limite de l’a-social qui caractérise ce peuple dans la vie de tous les jours.
    Je te le répète Adel,ce peuple est malade comment comptes-tu lui faire parvenir le message?
    Attends je te file un exemple.

    Au début des années 20 du siècle dernier,l’Algérie vit l’apparition du théatre,quelque chose transmise par la Nahda Egypto-Libanaise. Pendant les premières années,jusqu’en 1924-25,l’accueil à cette forme d’expression artistique,au demeurant très éloignée de la fête Arabe,fut à la limite du glacial. Le peuple ne remplissait pas les salles.
    Arriva,Allalou-Allah yarahmou-et son idée géniale de faire jouer sur les planches un personnage fort célèbre dans les contes et l’imaginaire collectif Algérien et Arabe,Djeha !
    La suite vous la connaissez tous,le peuple s’intéressa au théatre,les salles devinrent combles.
    Un peu plus tard,et avec l’action des Ulémas,ce théatre changea de registre et se mêla à la révolution…un peu plus tard,le 8mai 1945 préparateur du grand jour,puis vint le sursaut !
    Médites ,mon ami,avec cet exemple,et n’oublies pas que l’action géniale sur laquelle allait reposer tout un process fut celle d’Allalou qui su opérer d’un intelligent mixage pour faire jouer le peuple !

    Salam




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  • Noor
    24 septembre 2010 at 9 h 58 min - Reply

    « Pourquoi ne regarderions pas résolument vers l’avenir en prenant à bras le corps notre destin d’hommes et de femmes libres? »

    Ben……., parce que tout simplement les « démocraties » occidentales, sûr d’elles-mêmes et dominatrices, ne l’entendent pas de cette oreille. Écoutons quelques citations fort révélatrices de personnages de premier plan. Retenons aussi et, à chacun de se forger sa propre opinion en se rapportant aux événements passés et présents .

    En fait, des documents de première main existent sur Internet, pour expliquer les coulisses du pouvoir et les conséquences de cette politique en faveur du nouvel ordre mondial. Il faut partir à la recherche de ces documents que l’on trouve dans les rapports des « centres de recherches » (think tanks) ou fondations côté anglo-saxon et allemand. Egalement sur des sites et blogs qui se consacrent à ce centre d’intérêt.

    Citations révélatrices :

    1 / « Nous aurons un gouvernement mondial, que nous le voulions ou non. La seule question est à savoir si le Gouvernement Mondial sera instauré par l’adhésion, ou par la conquête. » James Paul Warburg (1896-1969), officier de l’OSS et membre du CFR, le 7 février 1950, devant le Sénat des États-Unis.

    2 / « Il y a un plan systématique pour utiliser les concepts d’affrontement de façon à réarranger les pièces sur l’échiquier mondial. Tout ceci est en rapport avec le Nouvel Ordre Mondial, le Globalisme et les affronts à la souveraineté nationale auxquels nous assistons. Occasionnellement, les globalistes qui veulent un Gouvernement Mondial Unique doivent se tourner vers la guerre pour accélérer les choses. »
    Joel Skousen, expert américain de renommée mondiale en sécurité intérieure et lois constitutionnelles

    3 / « Le Gouvernement Mondial arrive. A vrai dire, il est inévitable. Aucun argument pour ou contre lui ne peut changer ce fait. »
    Norman Cousins (1915-1990), auteur et directeur honoraire de l’organisation Planetary Citizens for the World We Chose, cité dans le Human Events, en 1985.

    Source : http://www.evolutionquebec.com/site/citation.html
    ———————————————–
    4 / « Si on a pas aujourd’hui un gouvernement mondial, on ne peut pas parler sérieusement de démocratie ».
    Jacques Attali.

    5 / « On ira ensemble vers le nouvel ordre mondial, et personne, je dis bien personne, ne pourra s’y opposer »
    Sarkozy Nicolas

    Source : http://www.dailymotion.com/video/xblel5_les-precheurs-du-nouvel-ordre-mondi_news




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  • M.J.
    24 septembre 2010 at 11 h 47 min - Reply

    @Wahid.

    Je respecte ton opinion. Tu as le droit de l’avoir, comme j’ai le droit d’avoir la mienne, c’est la liberté d’expression et la liberté tout court qui nous manque, rien d’autre. Nous nous sommes mis tous, autant que nous sommes, à vouloir chacun imposer son point de vue aux autres si ce n’est ouvertement, c’est de manière détournée en l’ignorant, ou en utilisant la dérision ou tout autre moyen pour le faire taire. C’est cette attitude mentale qu’il faut d’abord combattre pour que le reste suit. Pour reconnaitre à l’autre le droit de s’esxprimer, il faut d’abord le respecter en tant qu’humain égal à nous. Or, c’est l’humilité qui manque le plus chez nous et le reconnaitre comme égal, suppose qu’il puisse agir dans la disparité humaine et avoir de ce fait plus de force en tant qu’individu spécifique ou plus d’intelligence que nous. Nous n’admettons pas ça, c’est une donnée culturelle qui est ancrée dans la société depuis longtemeps et qui a entrainé certains jusqu’au meurtre ou à la trahison. Cf cas de Ben M’hidi, Abane, l’Emir Abdelkader etc…

    Difficile dans ces conditions de se sentir libre de s’expimer la censure est un verrou intérieur, c’est de l’auto censure. A la maison, à l’école, au travail, dans la rue…. et c’est cette pression sociale exercée sur l’individu par la société omni puissante qui fait que l’hypocrisie est généralisée et que les gens n’apparaissent pas comme ils sont mais se dédoublent, deviennent schyzophrènes et adoptent un paraitre qui est souvent diamétralement opposé à leur etre. Comme le dit Hadj Hammou, nous sommes dans une société malade par l’absence de la libre expression.

    Salutations fraternelles.




    0
  • Adel
    24 septembre 2010 at 13 h 27 min - Reply

    @wahid

    Bonjour,

    Tu dis: « c’est une demande après avoir eu le soutien de l’ensemble des forces ( QUELQUE SOIENT LES DIVERGENCES ET MÊME DANS LA DOULEUR) y compris ceux qui sont mis en cause pour un meilleur devenir de l’Algérie pour la génération de mes enfants et tes enfants et c’est la ou j’inscris l’enjeu. »

    C’est exactement cela que vise l’Appel du 19 mars : l’unification des rangs afin de faire pression sur le pouvoir en place et l’obliger à procéder à des changements allant dans le sens de l’État de droit, la première action étant la levée de l’État d’urgence. Cette unification tarde à se concrétiser et il n’y a même aucun indice qui montre qu’elle est en route. Il ne faut cependant pas baisser les bras et continuer à travailler dans ce sens.

    Cordialement




    0
  • Adel
    24 septembre 2010 at 13 h 41 min - Reply

    @Noor

    Bonjour,

    L’idée d’un gouvernement mondial n’est pas nouvelle. Elle existe depuis l’apparition des premiers empires de l’antiquité. L’islam, tout autant que le christianisme portent en eux l’idée d’une communauté humaine unifiée. Les révolutionnaires marxistes œuvraient pour un gouvernement mondial prolétarien.

    Le capitalisme est poussé par sa logique interne vers la mondialisation. Cette mondialisation trouve sur sa route l’obstacle des États-nations qui se sont constitués durant l’époque moderne, après la dislocation des grands empires (y compris l’empire ottoman musulman qui a donné naissance à la Turquie moderne et aux États arabes).

    Ce gouvernement mondial sera-t-il despotique et hégémonique ou bien permettra-t-il à toutes les cultures et religions de s’épanouir et de cohabiter de manière pacifique? Le système capitaliste avait, selon les marxistes, atteint ses limites à la fin du 19ème siècle et il devait disparaître. Il a quand même survécu en continuant de subir de crises cycliques. De quoi sera fait demain? Qui peut le dire avec certitude.

    Je ne vois pas cependant en quoi la démocratie servirait les intérêts des grands capitalistes. A moins de revenir au schéma marxiste d’une révolution mondiale. Quelles seraient les forces sociales qui feraient cette révolution?

    Cordialement




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  • Afif
    24 septembre 2010 at 13 h 50 min - Reply

    @ Jabara :

    Depuis hier, je voulais réagir à ton commentaire, je n’ai pas eu le temps. Voilà ce que tu dis qui m’a interloqué :

    « Les règles de l’alternance doivent permettre de mettre en place un mécanisme à même de réguler la vie politique par un système electoral à même de favoriser les petits partis et de leur permettre d’avoir pignon sur rue dans le domaine politique pour que la majorité ne devienne pas une dictature, sans cependant que cet avantage puisse permettre à la minorité d’exercer réunie, une dictature sur la majorité, ce qui serait assurément anormal.

    Cependant, il serait impensable de dénier au peuple son droit d’appartenance civilisationnelle au motif que des minorités existent et de faire abstraction dans la gestion du pays de la composante essentiellement musulmane et qui requiert de traiter le peuple en cette qualité d’abord. »

    Ton commentaire suscite les deux observations suivantes :

    1. S’il y a une coalition de minorités et que cette coalition atteigne les 50% plus une voix, et qu’elle dépasse par conséquent le parti majoritaire qui forcément aura moins de 50% (c’est mathématique), c’est cette coalition qui dirigera le pays, et ce n’est pas anormal comme tu dis, sinon, c’est antidémocratique. Ce qui serait pas normal, c’est que le plus grand parti qui n’a pas atteint 50% de voix gouverne à la place de la coalition des minorités. Je te donne un exemple : en décembre 1991, le FIS a atteint 47% des voix. S’il y avait eu le mode de scutin proportionnel, il n’aurait pas pu former un gouvernement seul. Si les autres partis se coalisent pour former le gouvernement et dépassent 50% des voix, c’est leur coalition qui formera le gouvenement. Ce sont ces règles qui sont en vigueur actuellemnt dans les pays démocratiques. Si tu n’es pas d’accord, laissons le statut-quo comme l’a dit Si Hadj Brahim.

    2. Dans le 2iè paragraphe de ton commentaire, tu donnes l’impression d’être sur la défensive en ce qui concerne la pérennité et la force de l’Islam : je te rassure et moi, je suis convaincu, absolument convaincu, que la démocratie sera au service de l’Islam, car elle permettra à la grande majorité de notre peuple de s’exprimer librement pour défendre sa religion, ce qu’il ne peut pas faire maintenant.




    0
  • Adel
    24 septembre 2010 at 14 h 11 min - Reply

    @Hadj-Hammou

    Bonjour,

    Ton anecdote sur les débuts du théâtre dans notre pays est très instructive.

    Le peuple algérien est-il malade? Je dirais qu’il n’a pas encore trouvé sa voie, le cadre adéquat qui permette à son génie propre de s’exprimer.

    La plupart des non-Américains pensent que les Américains sont des gens frustes, incultes, etc. Il n’en demeure pas moins que ces gens-là dominent le monde. Par leur amour de la liberté et des grands espaces, ils ressemblent un peu aux Algériens. Je pense que c’est la démocratie, malgré tous ses défauts par ailleurs, qui leur a permis de s’épanouir et d’arriver au stade où ils se trouvent.

    Pour mieux exprimer cette idée, je prendrais l’exemple des enfants. Un enfant peut être potentiellement un génie et être pris pour un crétin par des parents ou des éducateurs qui seraient incapables de le comprendre. Certaines dispositions intellectuelles ou psychologiques exceptionnelles peuvent se manifester par des comportements agressifs ou anti-sociaux.

    Je crois que les Algériens sont un peu dans le même cas. Tous les peuples aiment la liberté, mais certains s’accommodent plus que d’autres de la contrainte et d’une discipline excessive. Un collègue ingénieur chinois m’a raconté qu’il est resté pendant une année à travailler dans un pays étranger, sans prendre un seul jour de congé, alors qu’ils n’étaient pas autorisés à sortir dans la rue pour des raisons de sécurité. Leurs bureaux se trouvaient au rez-de-chaussée d’une villa et leurs chambres à l’étage. Il était marié et sa femme se trouvait en Chine. Quel est l’Algérien qui pourrait supporter cela?

    La tyrannie ne nous pas disciplinés; elle n’a pas réussi à nous inculquer un minimum de civisme. Au contraire, l’Algérien moyen a développé tout un ensemble de ruses pour contourner les lois.

    Il n’y a aucun doute là-dessus : l’Algérien ne s’accommode pas du despotisme, même s’il ne sait pas comment s’en débarrasser.

    Cordialement




    0
  • M.J.
    24 septembre 2010 at 17 h 56 min - Reply

    @Affif.

    Bonjour.

    Interloqué ? A ce point ? Je pensais pourtant que c’était clair et logique. Mais bon ! Je m’explique.

    1- Je parle de donner des avantages à la minorité. De la laisser démarrer la course la première pour prendre une image. Qu’on donne des avantages à une minorité pour majorer ses voix de façon artificielle afin qu’elle puisse siéger au parlement ou au sénat, il est je crois très clair que ces avantages ne sauraient prendre le dessus sur la réalité. Si cette majorité obtient les 51 % par des artifices législatifs, les mêmes artifices devraient logiquement la limiter à moins de 51 % sauf si dans la réalité l’electorat vote à 51 % pour la minorité, ce qui serait possible mais peu probable.

    2- Le deuxième paragraphe est lié au premier.

    Mohamed Jabara.




    0
  • SALIM
    24 septembre 2010 at 18 h 28 min - Reply

    nous sommes un peuple qui fatigue l’existence et la vie nous sommes condamnés à ne pas vivre ensemble .le mot démocratie est une utopie…vive être libre vive les usa.




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  • Afif
    25 septembre 2010 at 1 h 18 min - Reply

    @ Jabara :

    L’artifice qui permet aux petits partis d’exister, c’est le mode de scrutin proportionnel : si ce mode de scrutin est intégral, sans limite et en plus, à l’échelle nationale, c’est-à-dire qu’on fait le décompte de toutes les voix obtenues à l’échelle nationale, ce mode extrême donne une multitude de partis au sein du parlement où la grande majorité auront tout au plus un siège. Il est très peu utilisé car, la formation d’une coalition gouvernementale devient alors tributaire du diktat des petits partis. Pour éviter l’accès des micro-partis au Parlement, le mode de scrutin proportionnel est tempéré par deux options : 1) les partis ayant obtenu moins de 5% des voix sont éliminés et leurs voix partagés proportionnellement par les partis restant en lice. 2) le décompte des voix n’est plus national, mais pour chaque département. Ainsi, les micro partis ne peuvent pas compter sur le total de tous les départements pour obtenir un siège ou un petit nombre de sièges.C’est ce mode de scrutin dit « à la proportionnelle par wilaya » qui est actuellement en vigueur dans notre pays. C’est un mode de scrutin qui évite l’anarchie et l’impuissance du Parlement avec un nombre restreint de partis, et deuxième avantage, c’est un mode de scrutin qui est le plus juste en le comparant aux autres modes de scrutin :

    1)le scrutin à la majorité simple (USA) est le plus injuste car, le premier arrivé en tête prend le siège soumis au vote, même avec un score de 25%, éliminant ainsi de la représentation 75% de l’électorat, ces 75% étant la somme de tous les scores obtenus et inférieurs à 25%, score obtenu par le premier.

    2)Pour éviter cette injustice flagrante, on a inventé le scrutin à la majorité absolue à deux tours (51% +une voix) : dans ce cas, les deux premiers arrivés en tête au 1er tour sont retenus pour s’affronter dans un 2iè tour où l’un des deux obtiendra automatiquement la majorité absolue (50%+une voix). Ce dernier scrutin est plus juste que le précédent, mais il contient quand même une injustice importante : si un parti obtient 51% dans toutes les wilayas, il aurait 100% des sièges , et de ce fait, il n’y aura qu’un parti au Parlement (parti unique)alors que 49% (la moitié presque) de l’électorat ne sera même représenté par un député. C’est ce scrutin qui a été utilisé en décembre 1991 et qui a permis au FIS de rafler la grande majorité des sièges avec moins de 50% des voix à l’échelle nationale(47%).

    Il est évident qu’en matière de justice dans la représentation, il n’y a pas mieux que le mode à la proportionnelle intégrale, mais comme dit précédemment, c’est un mode de scrutin qui est source d’impuissance dans l’activité du Parlement avec un très grand nombre de partis insignifiants. En deuxième au plan de la justice, c’est le mode de srutin à la proportionnelle par wilaya. Ce mode est utilisé actuellement dans notre pays et il aurait été parfait si les fraudes n’étaient pas monnaie courante.

    En tout état de cause, une coalition de partis même s’ils sont minoritaires et laïcs et dont le total des sièges au Parlement dépassent 50%, ont tout à fait le droit de former le gouvernement et diriger le pays. Le problème, Si Jabara, c’est que nous sommes en Algérie et que cette possibilité n’arrivera jamais, soyez sans inquiétude.




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  • Hadj-Hammou
    25 septembre 2010 at 4 h 24 min - Reply

    Salam

    De la même manière,le panel des représentations que tu nous offres ne possède aucune espèce d’incidence sur le peuple.
    D’abord pour la faiblesse des partis politiques sur le terrain(mis à part le FFS-à portée régionale et le FLN,aucune autre organisation politique ne possède de points d’ancrage d’avec la population,souffrent d’un manque flagrant de traditions).
    Ensuite,si on estime que le pouvoir politique est corrompu,ce n’est qu’une image assez condensée d’une réalité populaire.
    Ma seule préoccupation réside autour de la pertinence du projet sur le peuple,comment le faire impliquer dans le changement?
    Ce que vous proposez,même s’il fonctionne pour un moment n’est point durable dans le temps,car érigé sur une base non-sure,quelque chose de mouvant.
    Ce que vous proposez,va concerner seulement les gens d’en haut et les autres qui tournent autour et le peuple demeurera éternellement dans cette position du refus de s’impliquer.
    Il existera toujours cette brêche entre le haut et le bas et existera toujours cette armée,fort nombreuse,de charogno-ignaro-opportuno-khobzistes qui se ne fera pas prier de s’en donner à coeur joie.
    Je l’avais déjà dit,le que faire passse nécéssairement par la généralisation du savoir et surtout par la disposition de nos intellectuels à faire gratuitement ce travail.
    Les Japonais,avaient fermé le pays pendant une décennie temps et avaient accompli ce travail « intérieur »,le résultat vous le connaissez,c’est devenue une puissance mondiale !
    Quand on aura colmaté cette brêche interviendra ensuite le choix de sa meilleure représentation politique.

    Salam




    0
  • Adel
    25 septembre 2010 at 6 h 16 min - Reply

    @Hadj-Hammou

    Bonjour,

    Je vais essayer de préciser un peu plus ma pensée concernant la psychologie de l’Algérien d’aujourd’hui, toujours dans le but de comprendre quelle serait la meilleure manière d’atteindre ce qu’il y a de mieux en lui et de le faire agir de manière positive dans la société afin d’entamer le processus de «guérison».

    C’est un fait connu que depuis l’indépendance, l’Algérie est dominée par la «ruralité». Il n’y a aucune connotation péjorative dans ce terme (je suis moi-même d’origine rurale). Cela signifie simplement que le départ brusque de près d’un million de pieds-noirs qui étaient concentrés dans les grandes villes a eu comme effet immédiat l’arrivée massive dans ces villes de populations d’origine rurale. S’ajoutant aux effets dévastateurs de la colonisation sur la culture musulmane citadine, ce phénomène a lourdement handicapé ceux qui étaient en charge de la gestion des villes après l’indépendance. En effet, les populations d’origine rurale, malgré toute leur bonne volonté, mirent beaucoup de temps à s’adapter à la vie dans les grandes cités urbaines. Celles-ci furent très rapidement transformées en d’horribles cités-dortoirs. J’ai grandi dans une de ces cités et j’ai assisté à sa transformation.

    Essayons de comprendre en quoi consiste cette «ruralité». Il y a deux types ruraux extrêmes en Algérie. Le premier est le type «arabe» d’origine nomade ou semi-nomade, que l’on retrouve dans la région des Hauts-Plateaux, de Tébessa à Maghnia, en passant par Sétif, Bousaada, Aflou, etc. Je dis type «arabe», mais en fait c’est le résultat de la fusion de tribus berbères nomades ou semi-nomades (zénètes?) et de tribus hilaliennes d’origine arabe, également nomades ou semi-nomades. Cet Algérien des Hauts-Plateaux a des qualités et des défauts. Il est hospitalier et généreux mais aussi plutôt réfractaire à la discipline et pas particulièrement porté sur le travail. Il aime la bonne chère, la poésie et – pour les hommes – les belles femmes. Sur le plan de la langue, ces populations sont aujourd’hui toutes arabophones.

    Le second type est le type «kabyle». Il faut entendre par «kabyle» l’habitant des montagnes, que ce soit celui des Aurès, de Kabylie, du Nord-constantinois, du Chénoua ou de l’Ouarsenis. Ces montagnards sont sédentaires et, dans leur grande majorité, amazighophones. L’Algérien montagnard a également des qualités et des défauts. Il est hospitalier et travailleur, mais plutôt conservateur, têtu et très attaché à son village, se méfiant de tout ce qui vient d’ailleurs.

    Je sais que cette classification ferait hérisser les cheveux d’un sociologue, mais je crois qu’il y a un peu de vrai dans ce que je dis. Il y a bien sûr les types intermédiaires, principalement dans les grandes villes comme Alger, Constantine, Tlemcen, Béjaya, où on retrouve aussi l’apport andalou et turc. Mais ce type intermédiaire citadin a été submergé par le type rural et n’a jamais réussi à reprendre le contrôle. Il y a également le type «saharien», nomade ou citadin, généralement calme et très pacifique, un Algérien équilibré, en somme. Mais vu la faible proportion des populations sahariennes par rapport à l’ensemble, leur impact est très limité géographiquement.

    Si nous comparons la situation de l’Algérie à celle du Maroc, nous voyons immédiatement une grande différence : au Maroc, les citadins de vieille souche, habitants des villes où se trouvent les grandes familles traditionnellement liées aux dynasties régnantes, ont toujours gardé le contrôle et dirigent le pays. En Algérie, nous retrouvons chez l’Algérien d’aujourd’hui, les défauts de l’«arabe» et du «kabyle» que j’ai décrits plus haut, mais pas leurs qualités, car ces populations ayant quitté leur milieu naturel pour s’installer en ville, ont perdu toutes leurs qualités, du fait du milieu citadin qui leur apparaissait hostile et du fait de la mal-vie qui s’y installa progressivement, rendant les gens de plus en plus agressifs et rusés afin d’y survivre. Aujourd’hui ces défauts ont été portés à un point extrême.

    Comment retrouver les qualités originelles de ces populations rurales devenues citadines malgré elles? C’est une question à laquelle il m’est difficile de répondre.

    Pour terminer, je voudrais noter un point important concernant ce que j’avais dit dans un précédent post au sujet de l’amour qu’a l’Algérien pour la liberté. Depuis l’indépendance, notre culture valorise le «résistant». Les hommes les plus en vue dans notre histoire sont bien sûr les martyrs comme Larbi Ben M’hidi, Didouche, Ben Boulaïd, Amirouche, mais aussi l’Émir Abd-el-Kader, El-Mokrani ainsi que Dihiya, Jugurtha et Massinissa, tous chefs d’une résistance qui a commencé à l’époque romaine. Notre idéal est celui du résistant. C’est comme si nous avions été condamnés à nous défendre éternellement contre les invasions.

    Les Marocains, par contre, ont beaucoup de conquérants dans leur histoire : les plus connus sont Ibn Toumert et surtout Abdel Moumen ainsi qu’Ibn Tachfin. Ils se voient plus comme des bâtisseurs et des créateurs de civilisation.

    Ces quelques remarques vont dans le même sens que ce que tu as relevé dans un de tes commentaires concernant les tribus arabo-berbères. Il est certain que l’Algérien est déroutant, même pour les étrangers. Parmi les traits de caractère les plus frappants, on peut noter : l’impulsivité (qui peut devenir du bellicisme ou une agressivité manifeste), le besoin de parler beaucoup et de critiquer systématiquement les supérieurs, mais aussi l’enthousiasme et la générosité, la facilité de contact. Ces traits de caractère qui sont le produit d’une longue histoire d’oppression et de luttes et qui font de nous un peuple bien typé n’ont pas encore trouvé un cadre adéquat pour s’exprimer de manière positive et constructive.

    Cordialement




    0
  • M.J.
    25 septembre 2010 at 8 h 38 min - Reply

    @ Affif.

    Bonjour.

    La théorie ne sert que de référence pour appréhender le réel. Dans le réel les choses se passent rarement comme le stipule la théorie.

    J’ai dit « Les règles de l’alternance doivent permettre de mettre en place un mécanisme… » un mécanisme electoral ce sont les hommes qui le mettent en place, ce n’est pas lui qui les met en place. Il est adaptable et les références théoriques ne servent que comme indicateurs. Je ne vois pas pourquoi on devrait singer exactement ce qui se passe chez les autres alors que nous avons notre spécifité.

    Ensuite j’ai parlé d’artifice, je n’ai pas parlé de mode de scrutin connu.

    Voici un passsage : » Alors que, après de longues luttes pour l’établissement de ses règles et l’extension de son champ, le principe de l’élection au suffrage universel fait aujourd’hui l’unanimité dans les démocraties représentatives, il n’en va pas de même pour le choix du mode de scrutin. Ce dernier apparaît comme un savant mélange où interviennent notamment l’histoire politique nationale, les besoins de représentativité, l’opinion des partis. Les modes de scrutin peuvent aussi varier dans le temps ».

    d’un article qui est ici:

    http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/institutions/approfondissements/differents-modes-scrutin-leurs-effets.html

    Depuis que l’internet s’est généralisé, mes livres se sont couverts de poussière et peut être bien avant, je suis plutot pratique et je réfléchis par moi même depuis un certain temps, résultat de la vieillesse qui rend parfois rigide et réfractaire aux idées reçues.




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  • Hadj-Hammou
    25 septembre 2010 at 16 h 25 min - Reply

    Mon ami Adel,l’analyse que tu nous offres est pleine de pertinence,et je pense bien qu’elle dépasse largement le cadre strictement sociologique tant qu’elle fait intervenir des éléments d’autres disciplines,ta démarche est pluri-disciplinaire et je la salues.
    Je pense bien qu’on a déniché le point d’intersection d’entre nos différents propos,le que-faire s’imposera de lui même après avoir mis en évidence bien sur les « spécificités » de ce peuple.

    Salam




    0
  • wahid
    25 septembre 2010 at 18 h 09 min - Reply
  • Krimo
    25 septembre 2010 at 21 h 46 min - Reply

    @ Adel et clin d’oeil a la cerise de Hadj Hamou

    Chapeau pour cette introspection sur notre société. La CITE n’existe plus en Algérie le citoyen est devenu un intrus en ses propres murs, il n’a plus de repères il s’agrippe a la mémoire pour subsister. Que dire de ces majestueuses villes plus que millénaires, fiefs du civisme qui ne sont devenues que l’ombre d’elles-mêmes. Leur histoire qui fout le camp au profit d’anciens lieux dit recensés sur des cartes topographiques (ou d’etat major) il n’y a pas moins de cinquante ans pour devenir des chefs-lieux de wilaya. Et la on retrouve tout le mauvais génie tant décrié par Ibn Khaldoun mais bien mis en œuvre par notre « intelligentsia » gouvernante des années 80, ce qui n’a pas été fait a dessein, a savoir contrôler, diriger, gouverner…… mais juste une simple revanche contre le sort, par simple complexe.




    0
  • Adel
    25 septembre 2010 at 22 h 21 min - Reply

    @wahid

    Bonjour,

    Concernant l’interview de Hichem Aboud, je suppose que vous voulez parler du passage où il stigmatise ceux qui s’opposent au régime algérien à partie de l’étranger.

    Je pense que chacun a ses raisons pour s’«opposer sur internet», mais je crois que M. Aboud se trompe lourdement en ne reconnaissant aucune efficacité à ce type d’action. LQA fait un travail d’information, d’éveil et de rassemblement des forces vives. La multiplication des sites de ce genres permettra de constituer une véritable presse militante faite par des Algériennes et des Algériens libres qui refusent le dictat et le mensonge de ceux qui sont à Alger, profitant des largesses de leurs maîtres et qui distillent leur poison ou participent à la politique de désinformation. Il faut mieux vivre de l’aide sociale dans un pays étranger et être libre et propre. En ce qui me concerne, je gagne très bien ma vie en travaillant dur et j’ai décidé de rejoindre LQA parce que je ne voulais pas continuer à vivre comme si de rien n’était alors que notre pays s’enfonce chaque jour un peu plus. Je ne sais pas si cela débouchera sur quelque chose mais entre se taire et parler, même de l’étranger, je pense que le choix des patriotes est facile à faire. M. Aboud cite l’exemple d’Ali Benhadj. On peut lui rétorquer : qu’est-ce que l’opposition d’Ali Benhadj a changé à la situation du pays depuis qu’il a été relâché de prison? Donc la question n’est pas là. Le peuple algérien est dans le coma et pour l’en sortir, il faudra un long travail de rééducation auquel tous les enfants sincères de notre Algérie se doivent de participer, où qu’ils se trouvent.

    Cordialement




    0
  • wahid
    25 septembre 2010 at 23 h 54 min - Reply

    @Adel

    Tant mieux pour ceux qui croient.

    Entièrement d’accord, ce sont ces nouvelles technologies de l’information qui nous ont permis de s’exprimer librement, de débattre confortablement, sans nécessairement occuper le même espace physique, et qui ont démocratisé la communication, et élargie le champ de la libre expression.

    C’est ces nouveaux outils, désormais, qui vont révolutionner le mode gouvernance et politique en générale ce sont les nouvelles armes du guerrier de ce siècle, les journaux Online, les Blog’s etc….Le message du simple hello, au discours politique des qu’il est mis en ligne, il est vite transmis, décrypté, reçu, perçu etc

    L’outil Internet comme vous pouvez vous-même en juger, favorise et de façon spectaculaire des activités de réseautage, la formation de réseaux virtuelles de militants pour une cause juste l’alternative du meilleur devenir pour l’Algérie, les multimédias sur le net, par exemple le clip online sur « You Tube, Blogs, etc…» sont mise en ligne avec rapidité et efficacité remarquable pour mener des compagnes d’information, de propagande politique ou des guerres d’intox-médiatique.

    C’est sans limite, et dieu merci.

    Dans ce même ordre d’idée, la démocratisation de l’usage de l’internet sera fatale pour ceux qui se bornent à contrôle les masses.

    Je ne doute pas une seconde de l’efficacité de ces nouveaux outils de télécommunication et des technologies de l’information et de leur impact sur le rapport gouverneur gouverné.

    Ce Système et régime dictatoriale. FATALITE, tomberai deux même, c’est une question de temps, et les nouvelles technologies de l’information vont contribuer à accélérer leur chute.

    Je réalise désormais, que le changement tant souhaite par les uns et les autres passerait nécessairement par ces espaces virtuelles, c’est fascinant cette l’autoroute de l’information.

    Sans vous nommer les nouvelles applications de nouveaux outils de télécoms (Mobile, Back Berry, Wi Fi) et les possibilités de les couplée aux nouvelles techniques d’information, qui peuvent faire circuler très rapidement, efficacement de l’information hautement sensible et qui parfois provoque des effets de raz de marre, de tsunamis et des séismes.

    Il suffit d’une utilisation judicieuse de ces techniques et technologies pour voir des miracles se réaliser.

    C’est le temps qui va trancher sur cette question, tôt ou tard.

    Et tant pis pour ceux qui ne croient pas.




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  • Arezki Nait Amar
    26 septembre 2010 at 15 h 03 min - Reply

    La politique est un terrain tendancieux dans lequel il est aisé de trouver des failles.Ainsi naissent en masse des blagues sur la politique ,les politiciens et tout ce qui touche à ce domaine. J’ai trouvé sur le Net cette blague qui illustre bien notre cacophonie sur le thème de la démocratie.

    La scène: Un poulet au bord d’une route. Il la traverse.

    La question: Pourquoi le poulet a-t-il traversé la route ?

    >RENÉ DESCARTES : Pour aller de l’autre côté.

    >PLATON : Pour son bien. De l’autre côté est le Vrai.

    >ARISTOTE : C’est la nature du poulet de traverser les routes.

    >KARL MARX : C’était historiquement inévitable.

    >CAPITAINE JAMES T. KIRK : Pour aller là où aucun autre poulet n’était allé auparavant.

    >HIPPOCRATE : En raison d’un excès de sécrétion de son pancréas.

    >MARTIN LUTHER KING JR. : J’ai la vision d’un monde où tous les poulets seraient libres de traverser la route sans avoir à justifier leur acte.

    >MOISE : Et Dieu descendit du paradis et Il dit au poulet :  » Tu dois traverser La route ». Et le poulet traversa la route et Dieu vit que cela était bon.

    >RICHARD M. NIXON : Le poulet n’a pas traversé la route, je répète, le poulet n’a JAMAIS traversé la route.

    >NICOLAS MACHIAVEL : L’événement important c’est que le poulet ait traversé la route. Qui se fiche de savoir pourquoi ? La fin en soi de traverser la route justifie tout motif quel qu’il soit.

    >SIGMUND FREUD : Le fait que vous vous préoccupiez du fait que le poulet ait traversé la route révèle votre fort sentiment d’insécurité sexuelle latente.

    >BILL GATES : Nous venons justement de mettre au point le nouveau Poulet Office 2003″, qui ne se contentera pas seulement de traverser les routes, mais couvera aussi des oeufs, classera vos dossiers importants, etc…

    >BOUDDHA : Poser cette question renie votre propre nature de poulet.

    >GALILEE : Et pourtant, il traverse.

    >ERIC CANTONA : Le poulet, il est libre le poulet. Les routes, quand il veut il les traverse.

    >CHARLES DE GAULLE : Le poulet a peut-être traversé la route, mais il n’a pas encore traversé l’autoroute !

    >JACQUES CHIRAC : Parce que je n’ai pas encore dissous la route.

    >L’EGLISE DE SCIENTOLOGIE : La raison est en vous, mais vous ne le savez pas encore.Moyennant La modique somme de 10 000 F par séance, plus la location d’un détecteur de mensonges, une analyse psychologique nous permettra de la découvrir.

    >BILL CLINTON : Je jure sur la constitution qu’il ne s’est rien passé entre ce poulet et moi.
    >EINSTEIN : Le fait que ce soit le poulet qui traverse la route ou que ce soit la route qui se meuve sous le poulet dépend uniquement de votre référentiel.

    >ZEN : Le poulet peut vainement traverser la route, seul le Maître connaît le bruit de son ombre derrière le mur.

    >JEAN-PIERRE RAFFARIN : Le poulet n’a pas encore traversé la route, mais le gouvernement y travaille.

    >JEAN ALESI : Je ne comprends pas, théoriquement, le poulet il avait le temps de passer.

    >NELSON MONTFORT : J’ai à côté de moi l’extraordinaire poulet qui a réussi le formidable exploit de traverser cette superbe route:  » Why did you cross the road ?  »  » Cot cot ! » « eh bien il dit qu’il est extrêmement fier d’avoir réussi ce challenge, ce défi, cet exploit. C’était une traversée très dure, mais il s’est accroché, et… »

    >RICHARD VIRENQUE : C’était pas un lapin ?

    >ORANGINA ROUGE : PASKEEEEEEUUUUUHHHH

    >KEN LE SURVIVANT : Peu importe, il ne le sait pas mais il est déjà mort.

    >JEAN-CLAUDE VANDAMME : Le poulet la road il la traverse parce qu’il sait qu’il la traverse, tu vois la route c’est sa vie et sa mort, la route c’est Dieu c’est tout le potentiel de sa vie, et moi Jean Claude Super Star quand je me couche dans Timecop quand le truck arrive je pense à la poule et a Dieu et je fusionne avec tout le potentiel de la life de la road Et ça c’est beau !

    >FOREST GUMP : COURS POULET COURS !!!

    >STALINE : le poulet devra être fusillé sur le champ, ainsi que tous les témoins de la scène et 10 autres personnes prises au hasard, pour n’avoir pas empêché cet acte subversif

    >GEORGE W. BUSH : Le fait que le poulet ait pu traverser cette route en toute impunité malgré les résolutions de l’ONU représente un affront à la démocratie, à la liberté, à la justice. Ceci prouve indubitablement que nous aurions dû déjà bombarder cette route depuis longtemps. Dans le but d’assurer la paix dans cette région, et pour éviter que les valeurs
    que nous défendons ne soient une fois de plus bafouées par ce genre de terrorisme, le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique a décidé d’envoyer 17 porte-avions, 46 destroyers 154 croiseurs, appuyés au sol par 243000 G.I. et dans les airs par 846 bombardiers, qui auront
    pour mission au nom de la liberté et de la démocratie, d’éliminer toute trace de vie dans les poulaillers à 5000 Km à la ronde, puis de s’assurer par des tirs de missiles biens ciblés, que tout ce qui ressemble de près ou de loin à un poulailler soit réduit à un tas de cendres et ne puisse plus défier notre nation par son arrogance. Nous avons décidé qu’ensuite, ce pays sera généreusement pris en charge parnotre gouvernement, qui rebâtira des poulaillers suivant les normes de sécurité en vigueur, avec à leur tête, un coq démocratiquement élu par l’ambassadeur des Etats Unis. En financement de ces reconstructions, nous nous contenterons du contrôle total de la production céréalière de la région pendant 30 ans, sachant que les habitants locaux bénéficieront d’un tarif
    préférentiel sur une partie de cette production, en échange de leur totale coopération. Dans
    ce nouveau pays de justice, de paix et de liberté, nous pouvons vous assurer que plus jamais un poulet ne tentera de traverser une route, pour la simple bonne raison, qu’il n’y aura plus de routes, et que les poulets n’aurons plus de pattes. Que Dieu bénisse l’Amérique.




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  • Adel
    26 septembre 2010 at 16 h 14 min - Reply

    @Arezki Nait Amar

    Il y a longtemps que je n’ai pas ri de si bon cœur. Merci.




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  • Noor
    26 septembre 2010 at 16 h 34 min - Reply

    @Arezki Naît Amar

    A propos de citations, en voulez vous une autre tranche ? A votre aise:

    « Le meilleur argument contre la démocratie est une conversation de cinq minutes avec l’électeur moyen. »

    Winston Churchill (1874-1965), Premier Ministre de la Grande-Bretagne de 1940 à 1945 et de 1951 à 1955




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  • Adel
    27 septembre 2010 at 17 h 07 min - Reply

    @Ali B. Benkritly

    Bonjour,

    J’espère que vous êtes toujours des nôtres et que vous n’avez pas déserté LQA à la première escarmouche, comme l’ont fait bien d’autres intervenants de valeur, hélas.

    Vous m’aviez reproché d’avoir été trop sévère dans mon jugement envers Boumédiène. Je voudrais, si vous le permettez, vous poser une question : combien de fois a-t-on vu Boumédiène dans un débat télévisé face à ses opposants (Aït-Ahmed, Boudiaf, Benkhedda, Ferhat Abbas, etc.)?

    Ne pensez-vous pas qu’il est important pour le renforcement de la culture démocratique que tout individu qui brigue les voix des électeurs se soumettre à cette épreuve?

    Pourquoi tous les chefs d’États et de gouvernement élus de tous les pays démocratiques le font et pas Boumédiène?

    Cordialement




    0
  • Adel
    27 septembre 2010 at 17 h 20 min - Reply

    @Noor

    Bonjour,

    Je n’aime pas du tout jouer aux inquisiteurs, mais je remarque que vous ne ratez jamais une occasion pour discréditer la démocratie (Churchill était-il un dictateur?)

    Excusez mon indiscrétion, mais j’aimerais bien savoir ce que vous pensez du texte de l’Appel du 19 mars (si vous l’avez lu). Vous inscrivez-vous dans l’opposition à cet appel?

    Cordialement




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    27 septembre 2010 at 17 h 26 min - Reply

    Assalam;

    Revenons à la raison:

    Je vous invite, une fois n’est pas coutume, à vous départir des jugements à l’emporte pièce, concernant nos frères chiites, et de prendre la peine d’écouter cette interview, par la chaîne al-aan, sur les problèmes auxquels fait face la Oumma.
    J’ai découvert cette vidéo, en faisant une recherche sur les problèmes de démocratie en islam, d’une part avec son corolaire de possibilité ou non d’opposition, y compris à la doctrine de la « Wilayat al Faqih », que les chiites considèrent « impeccable » pour certains et pas pour d’autres, comme rappelé par Sayed Mohamed Husseyn Fadhl-Allah, que certains wahabis et salafis, présentent comme un shismatique du « chiisme », et le citent « partiellement » et avec des ciseaux, pour s’attaquer aux dogmes chiites, alors qu’il a reçu par ailleurs, sa volée de bois vert de quelques irréductibles « conservateurs chiites », pour ses idées avant-gardistes et que le démocrate que je suis, considère, au contraire tout à fait conformes tant à l’esprit, qu’à la lettre du Coran et de la lecture positive de la souna.

    On découvrira donc, un homme au discours simple, courtois et surtout, dans lequel nous sommes forcés de trouver toute la substance de Justice, de rationalité, d’équité et surtout du sens de l’intérêt humain et la préservation et la défense de la dignité humaine, enseignés par le Coran et la souna, mais que malheureusement les « prêches » de « nos » hommes de culte, ont remisés pour lui préférer celui du bavardage, du discours emphatique, tantôt laudateur pour les gouvernants ou panégyriques pour les « anciens », ou à l’inverse réducteur pour ces mêmes gouvernants, voire, blasphématoire ou même attentatoire aux dignités des uns et des autres:

    1.- Pour ceux qui se méprennent sur Sayed Mohamed Husseyn Fadhl Allah, voici une VIDEO d’une durée de 55 mn. dans laquelle, ce grand Ayatoallah, fait en fait un testament, et il nous donne l’esprit du chiisme Ahl el Beyt, et pour moi, je dirai, plutôt, il nous dit ce que se doit être un penseur musulman, et ce que doit enseigner un « imam » chargé de guider ses fidèles, dans la « voie droite », et ce, sans considération d’appartenance à tel ou tel rite ou école religieuse, dans le strict respect des convictions des uns et des autres, en TOUTE DEMOCRATIE avec l’idée de l’amour pour sa patrie et de COEXISTER pacifiquement avec quiconque partage avec nous le sol national, ou la terre, à l’échelle des nations.
    2. Son analyse de la démocratie, du principe de la démocratie en Islam, de celui de la « wilayat al faqih », et si elle peut accepter l’opposition, car le « Waliyou al faqih », n’est pas « impeccable », d’une part, et que de ce fait, il doit s’entourer d’un Conseil d’experts.
    Il analyse le principe de la choura et du  » ‘amr bi elma’arouf wa ennahy ‘ani elmounker » (commandement du bien et interdiction du blâmable). Ce principe doit empêcher de se voir confronté à un « Waliyou alfaqih, » qui pourrait devenir un tyran, alors même que l’imam Ali, lui-même, pourtant réputé « impeccable » du fait de son appartenance à Ahl el beyt,as, et en particulier pour le dogme chiite, alors qu’il enjoint à ses administrés de ne pas hésiter à le reprendre en cas de divergence de vues avec lui.

    L’opposition est donc un principe islamique incontestable, du fait déjà que l’opposition peut être classée entre une opposition affidée à des ennemis extérieurs ou intérieurs qui veulent faire prévaloir leurs intérêts personnels ou de clans, sur ceux de la majorité, ou bien vous pouvez avoir une opposition conforme à l’Islam, et partant à l’intérêt supérieur de la Oumma, prévue par le principe coranique de la majorité qui sort du « amr bi echoura » (la consultation) ou de ceux qui détiennent les clefs des solutions ou de la décision « Ahl el hal wa el’aqd », assimilable à ces Comités auxquels appartiennent les grandes décisions de l’Etat, en régime démocratique.

    3.- A travers la situation des élections des libanais, il interdit tout achat de voix électorales, car elles agissent en fin de compte contre l’intérêt du Liban, pour servir des clans, des intérêts étrangers contraires à l’intérêt du pays.

    D’autres questions sont traitées comme par exemple, les groupes qui existent dans les parlements et qui en fait ne reflètent que des intérêts régionaux, claniques, doctrinaires etc…

    4.- Il aborde ensuite le problème de la légitimité de l’utilisation de l’argent de la drogue, ou de tout autre comme moyen de financer les guerres, dans le cadre du principe « universel » de la légitimation de « la fin justifie les moyens », ce qui est inadmissible pour un musulman, tout d’ailleurs comme l’assassinat d’innocents par l’utilisation d’explosifs, dans un soi-disant Jihad, ce qui n’est en fait qu’une extraversion des principes d’Allah, de Justice et de sacralité de la vie humaine.
    Quiconque se rend coupable d’un assassinat n’est qu’un assassin !

    5.- L’opposition supposée par les puissances occidentales, « d’extrêmiste », parce qu’elle défend les intérêts supérieurs de son Etat et de la foi de la majorité de la population et des principes de libération des peuples, est légitime, et c’est au contraire les forces qui sont en concussion avec les intérêts étrangers qui rejoignent une « minorité » extravertie, qui sont au contraire les forces malfaisantes et dangereuses pour la paix.

    D’autres points sont discutées par ce JUSTE, et je recommande d’étudier cette vidéo dans le détail et de lui prêter la plus grande attention car elle révèle à travers Sayed Mohamed Husseyn Nasr Allah, une analyse critique de la situation du Monde musulman.

    [video=youtube;9FWHy3irqT4]http://www.youtube.com/watch?v=9FWHy3irqT4&feature=channel[/video]

    55 mn de pur bonheur




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    27 septembre 2010 at 17 h 33 min - Reply

    Salam;

    Le lien semble mal inséré:

    http://www.youtube.com/watch?v=9FWHy3irqT4&feature=channel

    Je vous prie, oubliez notre méfiance vis-à-vis de nos frères chiites, et écoutez cet homme, il ne parle pas pour nous convertir vers son école, mais il fait une analyse sereine de la démocratie, en démontrant ses qualités discursives.
    Je ne regrette qu’une seule chose, c’est que nos Oulémas d’Al Azhar, de Médine, de Qaraouyin, de Zitouna et d’ailleurs, ont été sevrés de philosophie, cette science de la « sagesse » qui apprend à raisonner et à accepter  » l’autre » et à ne pas le rejeter en tant qu’homme, mais à combattre ses idées, si tant est qu’il soit nécessaire de le faire, par la seule force de l’argumentation.

    NB: A quand la fonction, nécessaire de l’édition » ?




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  • Noor
    27 septembre 2010 at 21 h 18 min - Reply

    @Abdel Madjid AIT SAADI

    Toutes mes félicitations pour nous avoir présenté à notre réflexion, ce grand homme aujourd’hui retourné vers son Créateur. Cela nous change, ô combien, de ces thuriféraires des philosophes des « lumières » au point, d’en faire notre quotidien et nos « guides » spirituels.

    Votre brillante entrée en matière toute pédagogique retiendra, je l’espère, l’attention de ceux à la vision étriquée, aliénés par un laïcisme intégriste fanatique et par les « valeurs de la république universelle droitdelhommiste SANS DIEU .

    Il me semble utile et juste de ne pas oublier, l’agression hallucinante de Juillet 2006 par l’entité sioniste contre le Hezbollah libanais est là pour nous le rappeler, que l’intransigeance de l’idée de résistance à l’arrogance occidentale, et la détermination à se porter en avant avec des forces pures, expurgées de toute idéologie étrangère à nos valeurs et principes islamiques, est la seule voie de salut maintenant que le juste moment est arrivé.
    Rendons justice à nos grands penseurs islamiques mais aussi à nos vaillants combattants, ces « moines-soldats» qui luttent contre l’ennemi avec le Coran dans une main et le fusil de l’autre. Voici donc un hommage rendu par un non-Musulman au Cheik Hassan Nasrallah. Le voici :

    Hassan Nasrallah l’indomptable !

    « Bulleurs occidentaux, ne vous égarez pas trop une fois de plus en de vaines recherches : « L’Islam des Lumières », c’est lui et non la cohorte des gérontocratiques pétro monarchies obscurantistes du Golfe.

    Bulleurs occidentaux, ne vous méprenez pas, non plus : « L’Islam moderne », c’est lui et non cette cohorte de dictateurs bureaucratiques à propension dynastique.

    Lui, le nouveau chef de file d’un nationalisme arabe revigoré, que vous avez tenté de démanteler depuis un demi siècle, lui ce chiite minoritaire d’un monde arabe majoritairement sunnite, le digne héritier du sunnite Nasser.

    Lui, et non ce « bouffon du roi », véritable dindon de la farce de l’affaire afghane, Oussama Ben Laden, célébré par vous toute une décennie en tant que « combattant de la liberté » pour avoir détourné 50.OOO combattants et vingt milliards de dollars pour faire le coup de feu contre les Russes en Afghanistan à des milliers de km du principal champ de bataille, la Palestine.

    Lui, l’idole des jeunes et des moins jeunes, de Tachkent à Tamanrasset, de Toubrouk à Tombouctou, lui, le théologien de la libération sans successeur prédestiné, lui, Hassan Nasrallah, l’indomptable, l’homme qui n’a jamais pactisé avec ses ennemis, ni avec les ennemis de ses ennemis, lui, dont l’unique point de mire est Israël, dont il n’en détachera ni le regard ni la gâchette pour d’autres de vos mirages incertains, pour d’autres de vos cibles incertaines, pour aucune autre cible, aucun autre objectif que la libération du sol national et la sécurisation de l’espace national arabe » . Marc Edouard NABE.




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  • hadj-hammou
    28 septembre 2010 at 6 h 16 min - Reply

    Salam

    J’aime bien l’intitulé de ce thread,que faire? Pensant fortement que c’est le seul thème qui doit nous préoccuper,surtout à l’heure actuelle !
    De plus,mon ami Adel,je note que notre relation par l’écrit,sans qu’elle soit monolithique,me semble intelligemment complémentaire et je m’en félicite,cela traduit un progrès dans la démarche de l’Algérien,quelque chose de nouveau !
    je m’explique par rapport à trois aspects liés à la question.
    En premier lieu,Le désir de commander perceptible chez tous les Algériens(des êtres portés naturellement sur le pouvoir) et plus particulièrement l’élite.
    intellectuelle.
    Ce désir de commander et de diriger les choses,croyez-moi,je l’ai observé pratiquement à tous les niveaux de la société,léttrée et illéttrée. Quelque chose que cette étrange société porte d’une manière naturelle(qui court dans les veines),qui provient certainement de notre origine rurale et régie par des lois tribales.
    L’on devrait commencer par expurger cette pernicieuse bête qui nous empêche d’évoluer et de tender vers un meilleur avenir.
    Juste un exemple,voici un responsable d’une fédération d’un parti politique qui au lieu d’entreprendre une quelconque initiative où simplement d’innover n’hésite nullement à produire un coup d’éclat médiatique en appelant son leader à intervenir depuis l’étranger où au moins à laisser son adresse mail(navrant) !
    Cette attitude ne peut s’expliquer que par la tare que l’on porte et qui s’appelle le désir de commander.

    L’on devrait au préalable lutter contre cette vilaine bête,qui est en nous,et tendre ensemble vers des normes appelant au paratge et la complémentarité.

    Mon second point concerne le degré de vulnérabilité du peuple Algérien et partant de sa « manipulabilité ».
    Pour cela,je vous rappellerais deux faits d’histoire que vous connaissez.
    L’histoire du Cheikh Sâadane,ce fut en 1986,après avoir été adulé et mis sur le piedestal de la gloire par les Algériens(certains songeaient à l’élever au rang de martyr pour cet exploit ,d’avoir qualifié l’équipe nationale !)pourtant quelques mois plus tard on a du recourir à une protection policière pour protéger ses gamins car il avair reçu des menaces de mort de ces mêmes Algériens !

    L’histoire d’un autre Cheikh,si Abdekah,qui fut porté sur les épaules du peuple Algérien pour avoir su mettre fin à une atroce période,en proposant une idée révolutionnaire,celle de le reconciliation. L’euphorie fut également de courte durée car quelques années plus tard le même peuple se retourne contre lui pour affirmer que cette idée est un leurre politique!
    Ce peuple se trompe lourdement,car en plus du fait que cette idée pronée par le Président Bouteflika est reprise par d’autres pays pour venir à bout de la discorde qui régnent dans leurs sociétés,faut savoir que cette idée aurait due être appliquée lors de notre indépendance avec la malheureuse population appelée Harki.
    Chaque famille Algérienne renfermait en son sein des combattants pour l’ALN mais aussi des combattants pour l’armée Française,la malédiction résidait à ce niveau,au sein de la famille Algérienne.
    On a été incapable de résoudre intelligemment ce problème,on a laissé nos haines arbitrer la question;le résultat,des haines cachées qui éclatèrent trente années plus tard lors de la décennie noire ou des familles réglaient des histoires anciennes.
    Résoudre cette question quand de plus nous n’ignorons aucunement le degré de savoir de cette population,combien de malheureux ont été enrôlés par l’armée Française juste pour posséder une paire de « pataugas » ou un semblant de pouvoir dans son douar,ou pour frimer avec une arme et faire le fier.
    Cette question on aurait du la régler nous mêmes car on est Musulman et l’on ne possède nullement le droit de faire souffir des êtres humains pour une faute commise il y’a un demi-siècle.
    Belote et rebelote dirait ammi Said,trente ans aprés cette question non résolue,intervient l’atroce décennie,et le mêmes choses se réitérèrent,chaque famille Algérienne recèle en son sein,des « démocrates » et des islamistes !
    Bouteflika a ramené une idée grandiose,celle de pacifier des familles en leur intérieurs,d’avoir su dissipé la discorde en nous.
    Cette idée demeure néanmoins incomplète,la question Harki n’a pas été réglée et il nous incombe à nous Algériens de la régler par une grande reconciliation.
    Notre Imane en Allah,puisqu’on se proclame Musulmans,est suffisant pour pardonner à une population qui vit,jusqu’à l’heure actuelle;l’enfer de la séparation et qui vit recluse dans des « réserves » !
    A t’-on le droit de ne pas pardonner des fautes commises il y a un demi-siècle ? surtout que l’on sait qu’ils ont été bernés par la France et non acceptés pour des causes racistes (reportez vous aux déclarations de De gaulle à Peyrefitte en 1963).
    Si on prône la reconciliation au sein et entre les familles Algériennes pourquoi l’admettre seulemnt pour une période-entre 92 et 99 et pas pour l’ensemble c’est à dire depuis 1954 ?
    Cette reconciliation qui nous permit de nous débarasser de cette infame bête qu’est le terrorisme,car la situation sécuritaire est bien différente que celle qui a prévalu entre 92 et 99,et les progrès sont manifestes,souffre d’un accomplissement politique,une reconciliation politique entre toutes les familles politiques Algériennes.
    Après tout,notre pays demeure encore très jeune sur le plan de l’histoire et notamment depuis son indépendance,pourquoi ne pas considérer toute cette période passée comme une décantation,qui nous a appris à vivre ensemble et à se connaître(50 ans),quel Algérien pourrait se sentir véritablement clean par rapport à son comportement,les erreurs sont aussi bien partagées par les élites,que par par le peuple et lee pouvoirs politiques successifs.
    Si vraiment on aime ce pays on doit tous faire desq concessions pour s’admettre et foncer ensemble.
    Les militaires ne représentent pas une force politique ni une force de gestion efficace et durable d’un pays(l’histoire nous l’enseigne) et votre rassemblement autour de la reconciliation représentera une force à même de faire rentrer ces militaires
    Bouteflika doit impérativement « ouvrir » le champs politique et faire que se monte un évènement autour de la GRANDE RECONCILIATION NATIONALE TOUT AZIMUTHS.
    Si on peut rêver d’un jour qui ressemblerait à une grande fête nationale et populaire qui mettrait enfin ce pays sur les rails de l’histoire,par l’amour et le pardon.
    Et là on aura gagné en tant que peuple,car notre révolution contre le colonialisme Français,fut une révolution exemple pour de nombreux pays mais qui souffra par un manque de vision politique de nos durigeants de l’époque. Ce fut quelque chose d’inachevée car l’ALN sut faire la guerre à une grande puissance(ce qui dénote d’une grande intelligence malgré la misère des moyens) mais a failli dans la gestion du pays depuis 1962;
    avec cette grande idée spécifiquement Algériennecelle de la ,malgré son retard d’une quarantaine d’années, sera enfin accomplie !
    Une table qui réunirait toutes les sensibilités politiques existant dans ce pays sans en rejeter aucune et concevoir ensemble un projet de développement pour l’Algérie (surtout que l’on se trouve dans une période faste,l’argent qui y’est consacré représente la somme de 300 mrds de $).
    A cet instant,en plus du pardon,l’on verra des partis politiques se battre sur le terrain non pas pour des raisons de places et de pouvoir mais sur des actions économiques et sur dexs propositions concrètes liées à l’emploi,à la formation;à l’écologie,aux questions agraires,indusqtrielles,…
    Ammi Said dirait,je vous le disais,ce pays est quand même protégé et de par son originalité(quand elle n’est pas brimée) il fera quelque chose dans l’histoire !
    Salam




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  • Adel
    28 septembre 2010 at 12 h 13 min - Reply

    @Hadj-Hammou

    Bonjour,

    Le constat que tu fais est malheureusement juste. Le germe de la discorde et de la division s’est introduit dans le pays dès le cessez-le-feu (19 mars 1962). Les tiraillements entre les dirigeants de la guerre de libération avaient commencé bien avant, cependant. La crise du plus grand parti nationaliste de la période coloniale, le PPA-MTLD, ne fut jamais complètement réglée. Ses effets se firent sentir encore bien après l’indépendance. Entre les partisans de Messali – qui, de leader charismatique, fut du jour au lendemain transformé en traître (alors que le peuple n’a jamais vraiment compris pourquoi il devait abhorrer celui qu’il avait toujours adulé) –, les centralistes et les activistes, ce ne furent que règlements de comptes et coups bas pendant tout le temps que dura la guerre. Le spectacle désolant que donnèrent les dirigeants civils et militaires après leur retour au pays sonna le glas de l’Algérie indépendante. Ce climat dominé par la haine de l’adversaire et les anciennes rancunes allait être la marque de fabrique du pouvoir algérien.

    Et là je reviens à ce que j’ai dit dans un précédent commentaire : nous sommes d’éternels résistants. Lorsqu’il s’agit de se mettre ensemble pour construire l’avenir, rien ne va plus. Chacun de nous veut imposer sa loi aux autres. Nous sommes incapables de trouver un terrain d’entente par le dialogue et la négociation. Cette culture de la violence, de la conspiration, du mensonge et de la manipulation doit être définitivement bannie si nous voulons vraiment construire une nation. Comment? Par où commencer? Le seul homme qui a marqué l’histoire de l’Algérie – Boumédiène – a régné en s’accaparant par la force tous les pouvoirs et en éliminant tous ses adversaires. Seul maître à bord, il a fait de l’Algérie ce qu’il a voulu, sans que personne ne puisse jamais remettre en cause sa politique et ses choix, qui s’avérèrent désastreux dans tous les domaines. Il est clair que cette manière de gouverner ne mène nulle part, car sans l’adhésion consciente et réfléchie des élites et du peuple, sans la convergence de toutes les volontés vers le même but, il est difficile de construire quelque chose de durable.

    Seule une prise de conscience de la classe politique peut nous sortir de l’impasse. La génération qui a pris le pays en main à l’indépendance, et qui l’a ruiné, est en train de disparaître. Deux septuagénaires complètement dépassés et usés dirigent le pays, passant leur temps à compléter l’un contre l’autre. La faucheuse fera bientôt son travail. La génération de l’indépendance saura-t-elle trouver la voie vers une véritable réconciliation et inaugurer une nouvelle ère? Il faudrait pour cela que tous les marchands de haine et de mort soient mis hors-jeu.

    C’est par un dialogue sincère de toutes les forces politiques que la crise qui dure depuis 1962 pourra être dépassée. Le faux départ de l’indépendance devra être annulé et nous devrons reprendre le chemin à zéro, reconstruire un nouveau pays qui ne connaîtra pas la haine et l’exclusion, le mensonge et la manipulation.

    Cordialement




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  • AMOKRANE NOURDINE
    28 septembre 2010 at 15 h 48 min - Reply

    bjr J’ai jugé les textes du professeur AHMED BENANI (à la retraite ?) de l’université de lausanne assez interessants et je les ai transmis. Pourquoi ne figurent ils point ds les commentaires ? C’est que question à laquelle j’aimerai bien un réponse (je n’ai pas eu le temps de lire tous les autres commentaires…)

    ============================
    Les longs textes que vous nous avez adressé sont hors-sujets et concernent nos voisins et frères marocains. Nous ne voyons pas au niveau de la rédaction l’intérêt de leur publication.
    La Rédaction.




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  • Adel
    28 septembre 2010 at 17 h 40 min - Reply

    @Noor

    Bonjour,

    Je vous prie de m’excuser, mais la manière dont vous détournez le post de M. Ait-Saadi, qui a clairement affirmé qu’il était démocrate, me laisse pantois. L’inconsistance de vos propos et citations aussi. Vous nous parlez de «moines-soldats» puis vous citez un texte (écrit par un occidental non musulman qui défend l’islam??)qui décrit Hassan Nasrallah comme le digne héritier de Nasser (qui a fait pendre Seyyid Qotb)…

    Pourriez-vous, je vous prie, éclairer ma lanterne, car je n’arrive pas à vous suivre.

    Cordialement




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  • Boukhoudmi Mohamed Hamidou
    29 septembre 2010 at 23 h 31 min - Reply

    Bonsoir à tous,
    Franchement, je salue en vous tous cet esprit de débat que je trouve élevé et enrichissant.
    Moi entant que jeune étudiant Algérien, je crois que ce qui manque vraiment à notre société autrement dit,notre pays c’est bien une base culturelle et intellectuelle, comment voulez vous que la démocratie soit à tous les niveaux avec cette absence de compréhension de cette dernière.
    Un conseil, il faut voir la compréhension de la démocratie chez nos chers professeurs universitaires, c’est ce qui est plus affreux.
    Excusez moi, peut être je suis sorti du chemin de votre débat, mais je voulais juste donner un avis d’un étudiant Algérien.
    Je profite de l’occasion de saluer Mr Benkritly Bensabeur, je suis content de vous voir ici Mr et très ébloui par votre niveau intellectuel un chaleureux salut de la part d’un neveu éloigné …




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  • Ourida
    30 septembre 2010 at 3 h 51 min - Reply

    Salam à tous,
    À ceux qui instruisent patiemment ou vertement, aux patients et aux impatients, aux chahuteurs et à ceux qui les ramènent dans le débat… Je finis de parcourir quelques posts que j’avais ratés sur LQA et ce constat s’impose à moi: l’Algérie, c’est justement ça, ce souk (n’y voyez rien de péjoratif), parfois la fawda, parfois la choura, des avis partagés ou aux antipodes les uns des autres, échanges oiseux ou réfléchis… bref, il faudra du génie pour trouver le slogan qui ralliera tout le monde au point de le décider à quitter le clavier et le monde virtuel pour le terrain et l’action!




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  • Khaled
    12 octobre 2010 at 22 h 05 min - Reply

    @Jacques S.

    Que faut-il faire? (Parfois traduit par quoi donc devons-nous faire?) Est une œuvre de non-fiction par Léon Tolstoï, dans laquelle Tolstoï décrit les conditions sociales de la Russie à son époque.

    Tolstoï fini le livre en 1886, et la publication en anglais parue en 1887.

    Le titre a également été utilisé pour les deux œuvres les plus connues de Nikolaï Tchernychevski et Vladimir Lénine.




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  • Congrès du Changement Démocratique