Édition du
21 July 2017

Décès du Professeur Mohamed Arkoun

El Watan.com  15 septembre 2010.

Le grand islamologue Mohamed Arkoun est décédé mardi soir à Paris à l’âge de 82 ans. Considéré comme l’un des plus importants intellectuels Algériens dans le monde contemporain, Mohamed Arkoun nous a brusquement quittés au cours d’une nuit obscure laissant ainsi des milliers de ces admirateurs dans une profonde affliction.

Connu pour être l’un des professeurs les plus influents dans l’étude islamique contemporaine, il était professeur émérite d’histoire de la pensée islamique à la Sorbonne et un des initiateurs du dialogue interreligieux en ces temps où les extrémismes de tous bords ont pignon sur rue.

Né en 1928 à Taourit-Mimoun, petit village de Kabylie, wilaya de Tizi-Ouzou, dans un milieu très modeste, Mohameds Arkoun a vécu dans une famille nombreuse et très pauvre. Il a fait ses études primaires dans son village natal, puis secondaire à Oran. Il étudie ensuite la philosophie à la Faculté de littérature de l’université d’Alger puis à la Sorbonne à Paris. Il y est agrégé en langue et en littérature arabes en 1956 et docteur en philosophie en 1968.

Prônant le modernisme et l’humanisme islamique, Mohamed Arkou a développé tout au long de sa vie une critique de la modernité dans la pensée islamique. Il ne manquera pas également de plaider pour une relecture de l’islam afin de retrouver cette religion des Lumières, si indispensable à l’éclairage du monde contemporain.

Ses travaux et ses thèses lui ont valu autant de critiques que d’éloges. C’est dire enfin que cet immense intellectuel n’a jamais laissé son entourage et ses interlocuteurs indifférents. Une grande voix de sagesse et de savoir s’est tue mardi soir à Paris. L’Algérie perd là encore une de ses grandes figures intellectuelles.

Abderrahmane Semmar

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22 Commentaires sur cet article

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  • Brahim Younessi
    15 septembre 2010 at 12 h 56 min - Reply

    Bonjour,

    Un immense intellectuel algérien vient de nous quitter. Mohamed Arkoun est mort mais sa pensée, une vraie pensée, lui survivra, j’en suis certain. Qu’on le partage ou non, son travail sur la pensée, je devrais dire l’impensée, islamique, méconnu et « boycotté » dans son propre pays, est une référence mondiale notamment dans les universités américaines où le professeur Mohamed Arkoun a enseigné. Son autorité et sa puissance intellectuelles lui étaient reconnues par tous les brillants esprits de la fin du XXème siècle. J’ai eu le privilège de le rencontrer, à certains moments, cet homme humble comme le sont tous les grands hommes était délicieux dans ses relations avec les autres. Peut-être sa disparition le fera découvrir au grand public algérien qui ignorait jusqu’à son existence. Il aura fait, à sa manière et avec un esprit critique des plus exigeants, avancer l’enseignement et la recherche sur le monde de l’islam en France et dans le monde. Que Dieu lui pardonne comme il nous pardonnera et l’accueille en son vaste paradis.
    BY




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  • Rédaction
    15 septembre 2010 at 13 h 04 min - Reply

    IBN RUSHD Fund for Freedom of Thought

    CURRICULUM VITAE de Mohammed A R K O U N

    – Né à TAOURIRT-MIMOUN, Grande Kabylie, Algérie ; Etudes primaires à Taourirt-Mimoun; études secondaires à Oran; Etudes supérieures à la Faculté des Lettres d’Alger; puis à la Sorbonne, Paris;

    – Agrégé de langue et littérature arabes, Paris 1956; Docteur ès lettres, Sorbonne 1968.

    – Professeur à la Sorbonne (1961-1991); Fellow au Wissenschaftkolleg, Berlin 1986-87 et 1990; Fellow à Institute for Advanced Studies, Princeton 1992-93; Visiting Professor aux Universités: U.C.L.A., Los Angeles 1969; Princeton 1985, Louvain-La-Neuve 1977-1979; Institut Pontifical d’Etudes Arabes, Rome; Temple University, Philadelphia 1988-90; Amsterdam 1991-1993; New York University Mars-Avril 2001, 2003; Gifford Lectures, Edinburgh University Novembre 2001.

    – Conseiller scientifique pour les études islamiques à la Librairie du Congrès, Washington DC, depuis 2000.

    Cours et Conférences à Rabat, Fès, Casablanca, El-Jadida, Safi, Alger, Tamanrasset, Annaba, Tlemcen, Ghardaya, Oran, Tunis, Kairouan, Tabarca, Tripoli, Le Caire, Beyrouth, Damas, Alep, Amman, Bagdad, Médi -ne, Riyad, Sanaa, Mascate (Oman), Manama (Bahreïn), Koweit, Zanzibar, Mombassa, Dakar, Téhéran, New -Delhi, Bombay, Pékin, Dhaka, Jakarta, Jogjakarta; Samarkand, Moscou, Helsinki, Tampere, Turku, Stockholm, Oslo, Arrhus, Copenhague, Londres, Birmingham, Oxford, Cambridge, Edinburgh, Leiden, Nimègue, Rotterdam, Tilburg, Middelburg, Utrecht, Bruxelles, Liège, Gand, Louvain, Anvers, Hambourg, Hanovre, Bielefeld, Oldenburg, Berlin, Göttingen, Tübingen, Heidelberg, Berne, Zurich, Lausanne, Genève, Turin, Ro -me, Bologne, Naples, Amalfi, Salerno; Barcelone, Madrid, Cordoue, Grenade; New-York, Boston, Washington, Chicago, Miami, Houston, Denver, Bloomington, Berkeley, San Diego, UCLA, Los Angeles, Ann Arbor, Vancouver, Calgary, Montréal, Toronto, Venise, Spolèto, Assise, Pise, Cuneo, Salerno, Fano, etc….

    Actuellement :

    Professeur émérite à la Sorbonne (Paris III); Visiting Professor et membre du Board of Governors à l’Institute of Ismaelî Studies, à Londres depuis 1993.

    Directeur scientifique de la revue ARABICA, (Brill, Leiden) depuis 1980; Membre du Comité directeur puis du Jury du Prix Aga Khan d’Architecture (1989-1998); Membre du Haut Conseil de la famille et de la po -pulation (1995-98) ; Membre du Comité National d’Ethique pour les sciences de la vie et de la santé (1990-98); Prix Lévi Della Vida for Near Eastern Studies, University of California, Los Angeles 2002 ; Docteur Honoris Causa de l’Université d’Exeter ; Gifford Lectures Edinburg University 2001 ; Membre du Jury international du Prix UNESCO de l’éducation pour la paix (2002…); membre du Jury du Prix Arabo-Français fondé par le Conseil des ambassadeurs arabes en France (2002…) ; Membre du Conseil scientifique du Centre Inter -national des sciences de l’homme de Byblos (Liban, UNESCO) ; Membre du Conseil scientifique de l’Insti -tut Suédois d’Alexandrie ; Membre de la Commission pour la Laïcité en France (2003).

    Décorations : – Officier de la Légion d’honneur – Officier des Palmes académiques.

    PUBLICATIONS : L i v r e s :

    – Deux Epîtres de Miskawayh, édition critique, B.E.O, Damas, 1961 ;

    – Aspects de la pensée islamique classique, IPN, Paris 1963;

    – L’humanisme arabe au 4e/10e siècle, J.Vrin, 2°éd. 1982;

    – Traité d’Ethique, Trad., introd., notes du Tahdhîb al-akhlâq de Miskawayh, 1e éd.1969; 2e éd.1988;

    – Essais sur la pensée islamique, 1e éd. Maisonneuve & Larose, Paris 1973; 2e éd. 1984;

    – La Pensée arabe, 1e éd. P.U.F., Paris 1975; 6e éd. 2002; Trad. en arabe, anglais, espagnol, suédois, italien ;

    – L’islam, hier, demain, 2e éd. Buchet-Chastel, Paris 1982; trad. arabe, Beyrouth 1983;

    – L’islam, religion et société, éd. Cerf, Paris 1982; version italienne, RAI 1980;

    – Religion et laïcité: Une approche laïque de l’islam, L’Arbrelle, Centre Thomas More, 1989;

    – Lectures du Coran, 1e éd. Paris 1982; 2e Aleef, Tunis 1991;

    – Ouvertures sur l’islam, 1e éd. J. Grancher 1989;

    – L’islam. Approche critique, Le livre du mois, Club du livre 2002

    – Pour une critique de la Raison islamique, Paris 1984;

    – L’islam, morale et politique, UNESCO-Desclée 1986;

    – Combats pour l’Humanisme en contextes islamiques, Paris 2002

    – The Unthought in Contemporary Islamic Thought, London 2002.

    – De Manhattan à Bagdad: Au-delà du Bien et du Mal, Paris 2003

    en Néerlandais:

    – Islam in Discussie, 24 vragen over de islam, éd. Uitgeverij Contact, Amsterdam 1993;

    – Islam & De Democratie; Een ontmoeting, en collaboration avec Frits Bolkestein, Uitgeverij Contact, Amsterdam 1994. -Plusieurs articles et interviews dans Revues et journaux néerlandais..

    en Indonésien:

    – Nalar islami dan nalar modern: Berbagai Tantangan dan jalan Baru, trans. Johan H. Meuleman, INIS, Jakarta 1994.

    – Berbagai Pembacaan Quran, trans. Johan H. Meuleman, INIS, Jakarta 1997, 256 p.

    En Anglais :

    – Arab Thought, éd. S.Chand, New-Delhi 1988;

    – Rethinking Islam : Common questions, Uncommon answers, today, Westview Press, Boulder 1994.

    – The concept of Revelation: from Ahl al-Kitâb to the Societies of the Book-book, Claremont Graduate School, Ca.,1988;

    – The Unthought in Contemporary Islamic Thought, London 2002.

    En Arabe:

    – Al-Fikr al-‘arabiyy, éd.’Uwaydat, Beyrouth 1979;

    – Al-Islâm: Asâla wa Mumârasa, Beyrouth 1986;

    – Ta’rîkhiyyat al-fikr al-‘arabiyy al-islâmiyy, éd.Markaz al-inmâ’ al-qawmiyy, Beyrouth 1986;

    – Al-Fikr al-islâmiyy: Qirâ’a ‘ilmiyya, éd. Markaz…, 1987;

    – Al-islâm: al-Akhlâq wal-Siyâsa, éd. Markaz…, 1988;

    – Al-Islâm: Naqd wa-jtihâd, éd. Dâr al-Sâqî, Beyrouth 1990;

    – Al-‘almana wa-l-dîn, Dâr al-Sâqî 1990;

    – Mina-l-ijtihâd ilâ naqd al-‘aql al-islâmî, Dâr al-Sâqî 1991;

    – Min Faysal al-Tafriqa ilâ Fasl-al-Maqâl: Ayna huwa-l-Fikr al-islâmiyy al-mu‘âsir, Dâr al-Sâqî 1993;

    – Al-Islâm, Urubbâ, wal-Gharb: Rihânât al-ma’nâ wa Irâdât al-Haymana, Dâr al-Sâqî 1995;

    – Naz‘at al-Ansana fî-l-fikr al-‘arabiyy, Dâr al-Sâqî 1997 ;

    – Qadâyâ fî Naqd al-Fikr al-dînî, Dâr al-Talî‘a, Beyrouth 1998 ;

    – Al-Fikr al-usûlî wal-stihâlat al-Ta’sîl, Dâr al-Sâqî 1999.

    – Ma‘ârik min ajli-l-ansana fî-l-siyâqât al-islâmiyya, Dâr al-sâqî, 2001.

    – Min al-Tafsîr al-mawrûth ilâ tahlîl al-khitâb al-dînî, Dâr al-Talî‘a, Beyrouth 2001.




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  • tacili
    15 septembre 2010 at 13 h 30 min - Reply

    Bonjour,

    Si Arkoun n’était pas prophète chez lui, il l’était certainement au sein du courant moderniste de la pensée islamique.

    Les islamistes rigoristes algériens y compris Belhadj ont toujours vu en lui un corps étranger a l’Islam authentique et n’ont jamais réussi a l’accepter, du moins commencer a le lire sérieusement.

    Son oeuvre reste très controversée mais personne ne peut nier les efforts immenses de l’Homme qui voulait jeter des passerelles entre l’Islam et l’universalité.

    Un jour sombre.




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  • Salim Saddik
    15 septembre 2010 at 15 h 33 min - Reply

    Un Grand Penseur vient de s’éteindre « A Allah nous appartenons et à Lui nous retournerons».




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  • Arezki Nait Amar
    15 septembre 2010 at 16 h 00 min - Reply

    Que Dieu ait son âme , lui pardonne et l’accueille en son vaste paradis !Quelle immense perte pour l’Algérie et le monde arabo-musulman !Dire que hier après midi,j’ai passé mon temps à lire des interviews qu’il avait accordé à certains journaux français,algériens et marocains.Soubhan Allah Al Aliou Wa El Adhim !J’ai toujours admiré ce grand penseur musulman pour son idjtihad et sa sagesse comme à l’instar de son prédecesseur Malek Bennabi.




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  • Adel
    15 septembre 2010 at 16 h 00 min - Reply

    Depuis que je l’ai découvert, son Humanisme et islam est mon livre de chevet.

    Il a dignement représenté le peuple algérien. Allah yarhmou. Mes sincères condoléances à ses proches.




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  • khaled
    15 septembre 2010 at 16 h 13 min - Reply

    Que Dieu l’accueille dans son paradis.

    Un grand intellectuel qui aurait pu occuper le terrain du militantisme en soufflant un espoir dans les masses perdues,

    Mais il a préféré sa tour d’ivoire en refusant de s’associer au peuple.




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  • Adel
    15 septembre 2010 at 17 h 19 min - Reply

    @khaled

    Bonjour,

    Il est très difficile d’être un militant politique et un homme de science. Autant le premier est branché sur l’actualité, autant le second a besoin de prendre du recul par rapport à elle pour faire œuvre utile.

    C’est aux militants politiques de donner vie aux idées du grand penseur et de les porter au sein du peuple.

    Cordialement




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  • Abdelkader DEHBI
    15 septembre 2010 at 18 h 03 min - Reply

    قـال نـبـيٌـنـا الـكـريـم، صـلـوات الله وسـلامـه عـلـيـه :
    «  »أذكـروا أمـواتـكـم بـخـيـر » »
    واقـتـداءً بـهـذه الـسـنٌـة الـحـسـنـة، أتـورٌع فـي هـذه الـظـروف بـالـذٌات عـن الإدلاء بــآراء فـي الـرٌجـل، قـد تـكـون مـخـالِـفـة تـمـامـاً لـمـا قـيـل عـنـه وسـيُـقـال…. كـمـا هـيٌ عـادة « سـيٌـاسـيـة » مـؤسـفـة فـي بـلـدنـا، والـتـي أدٌت بـعـضـهـم مـن الـدٌجٌـالـيـن ذات يـوم، عـنـد إقـبـار أحـد الـسٌـفـاحـيـن إلـى حـدٌ مـخـاطـبـة جـثـمـانـه بـعـبـارة « سـيد الـحـاج اسـمـاعـيـل »…




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  • KIFKIF
    15 septembre 2010 at 21 h 51 min - Reply

    repose en paix au maroc.
    l,algrie n,a pas de place pour les humanistes.




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  • moura
    15 septembre 2010 at 22 h 35 min - Reply

    @adel
    lis penser l’islam aujourdhui(le seul edité en algerie et disponible) ainsi qu’un concentré de l’islam hier,demain enregistré par radio orient;mohammed arkoun nous a quité que dieu lui pardonne et l’aceuil;khaled ne fait pas la difference entre …,mohammed arkoun est une elite(sujet trop discuté en blabla),il a montré la voie a suivre je le considere un amusnaw.




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  • ALI
    15 septembre 2010 at 22 h 42 min - Reply

    Voilà enfin à quelqu’un qui mérite le titre de Aalem , contrairement aux Oulemas auto proclamés d’EL AZHAR et MEDINE. Homme de son époque il pronait une « relecture » du coran à l’ombre des instruments de la pensée moderne ( linguistique , psychologie , sémantique, semiotique etc…) pour sortir de la lecture figée et dogmatique qui a cour helas chez la majeure partie de l' »elite » islamique.Homme de dialogue,érudit et pluridisciplinaire ses theses auraient pu servir d’antidote à la violence islamique si elles étaient vulgarisées et enseignées dans les universités Maghrebine .
    Que DIEU l’agrée en son vaste paradis . Mes condoléances les plus sinceres à ses proches et a ses amis.




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  • Hamdane Fodil
    15 septembre 2010 at 23 h 03 min - Reply

    Quelle malédiction a frappé notre pays?
    Je viens d’apprendre que le Pr Arkoun a demandé à être enterré au Maroc !!!!!Tout comme Dib qui avait refusé d’être enterré en Algérie.
    Nos jeunes harragas fuient le pays au risque de leur vie et nos vieux refusent d’être enterrés dans leur pays.Il y a quelque chose de sérieux qui ne va pas dans notre société. Y-a-t-il un psychanalyste sur ce site pour nous éclairer?




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  • Nazim
    16 septembre 2010 at 3 h 43 min - Reply

    Un grand penseur s’en est allé. Ce n’était pas son siècle car il aurait dû naitre à l’époque d’Ibn-Rochd, d’Ibn-Khaldoun ou d’Ibn-Arabi. Il aurait pu attendre aussi, de voir le jour dans un temps à venir (je l’espère) où l’Islam se conjuguera de nouveau avec : tolérance, progrès, science et humanisme. Au-lieu de cela, il est venu dans la pire des périodes, celle de l’obscurantisme et de tous les extrémismes. Qu’Allah lui accorde sa clémence et sa miséricorde; Qu’Il l’accueille en Son éternel paradis!




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  • Ammisaid
    16 septembre 2010 at 9 h 14 min - Reply

    Que Dieu l’accueil dans son vaste paradis. Mes condoléances sincères a sa famille et a ses proches. Le retour a Dieu est prescrit pour tous et pour toutes. Ce qu’il a laissé va servir l’humanité pour tout le temps qui restera a la terre de vivre.




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  • l.leila
    16 septembre 2010 at 10 h 09 min - Reply

    Inna lillahi wa inna ilaïhi raj3oun. Les Grands ne meurent pas. Il laisse une oeuvre prestigieuse au monde de la science et de la pensée islamique.
    ALLAH yarhmou.




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  • Kamel Bouras
    16 septembre 2010 at 10 h 15 min - Reply

    Pour comprendre le message de l’Islam, il fallait donc aux Arabes de Mecca et Medina d’etre au fait de la philolologie cognitive, de la philology comparée, de la sémantique, de la paléographie ….Dommage qu’ils ne connaissaient rien de cela, car le véritable Islam serait peut-etre arrivé jusqu’à nous…

    Kamel




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  • A.By
    16 septembre 2010 at 11 h 22 min - Reply

    Attristé par cette nouvelle, je présente mes sincères condoléances à la famille du professeur Arkoun.
    L’humanité entière perd un éminent savant et spécialiste dans la sphère de l’Islam.
    Allah Yerahmou.




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  • Zineb Azouz
    16 septembre 2010 at 13 h 38 min - Reply

    Monsieur Mohamed Arkoun est un grand homme que seuls les esprits éclairés, sincères, fiables et investis dans la science peuvent comprendre et suivre.

    Il n’a besoin ni du quitus ni de la bénédiction de personne, encore moins de nos leaders approximativement religieux à la solde des pouvoirs, toutes tendances confondues.

    Arkoun n’était pas professeur par un accident de l’histoire, comme le sont nos chefs d’Etat, nos Imams et beaucoup de nos leaders.

    Il avait tout fait pour que l’anthropologie soit enseignée dès l’indépendance dans nos universités, une science qui dépassait bien sûr nos écervelés de « penseurs » (taxée de science de la colonisation) et qui nous aurait fait l’économie de tant de déchirements stupides entre islamisme et berbérisme.

    Invité par des Rabins pour expliquer le sens d' »Allah Akbar », je retiendrai de lui cette introduction sans appel au monsieur qui avait traduit cette « phrase » par « Dieu est grand », il avait donc dit
    :  » Le coran ne se lit pas avec un dictionnaire, seuls les incultes et ceux qui ne connaissent rien entre autre à la langue arabe agissent ainsi « .

    La dernière fois que l’ai entendu, ce fût à un colloque international tenu au maroc, sur la langue Amazigh et ses relations avec l’arabe, il m’avait marqué en disant qu’il ne fallait jamais ni oublier ni négliger la grandeur et la force d’ « El Khitab El koraani » , seule source d’attraction et d’inspiration pour tous les peuples musulmans non arabes et en particulier les Amazigh.

    Bien sûr, il n’avait aucune place ni parmi nos savants et nos chefs d’El Ketania, ni parmi nos universitaires à la solde de la pensée unique.

    Rabi Yerhamou.

    ZA




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  • Yssim
    16 septembre 2010 at 21 h 55 min - Reply

    Le grand Mohamed ARKOUN philosophe n’est plus;mais son message restera à jamais dans nos esprits.Et son dernier message est son choix a etre enterré aux MAROC….. Un choix a méditer




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  • ALI
    16 septembre 2010 at 23 h 17 min - Reply

    @ Mme Azzouz
    Vous avez certes raison le grand Arkoun n’a pas besoin du quitus de personne encore moins de nos gouvernants. Il est tout de même triste qu’à cause de différents avec ces memes gouvernants il ne puisse pas reposer en paix dans son Algerie natale et qu’il soit enterré au MAROC frére.
    Alors que tous les journaux ont rapporté la mort du professeur j’ai feulleté le journal « Echourrouk » pour voir comment il va traité de la disparition du defunt.Pas un mot. Par contre il marque sa une par la photo d’un horrible personnnage hirsute qu’il surnomme adaiya AID EL KORNI grand savant saoudien qui appelle les terroristes du GSPC à se repentir. N’est ce pas frustrant ?
    Je suis pourtant sûr que le jour ou ARKOUN sera enseigné au pays qui l’a vu naitre est bien plus proche qu’ils ne le croient malgré leur magouilles.




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  • Cassam Uteem
    23 septembre 2010 at 9 h 27 min - Reply

    Je viens d’apprendre la triste nouvelle de la disparition du Professseur émerite Mohammed Arkoun, qu’Allah ait pitié de son ame. J’ai eu le bonheur de le connaitre grace au directeur de l’UNESCO, Monsieur Maatsura, qui nous avait choisis pour ètre membres du jury international pour le prix UNESCO de l’Education pour la paix. C’était un homme d’une très grande érudition, un islamologue averti et un grand humaniste. Je présente mes bien vives sympathies à son épouse et à toute sa famille.

    Cassam Uteem ( ancien Président de la République de Maurice)




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