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26 March 2017

Hocine Malti : «Sonatrach est un grand corps malade gangréné par la corruption»

In DNA (Dernières Nouvelles d’Algérie).

Mercredi, 15 Septembre 2010 | Propos recueillis par Farid Alilat

Ingénieur, ancien vice-président de Sonatrach (1972-1975), consultant international, Hocine Malti fait partie des rares cadres algériens qui possèdent l’expertise, l’expérience et le vécu indispensables pour raconter la saga des hydrocarbures en Algérie. Auteur du livre Histoire secrète du pétrole algérien, Hocine Malti répond aux questions de DNA. Lire également : Belkacem Nabi, Sonatrach, El Paso et les 150 milliards « perdus » par l’Algérie /Larbi Belkeir voulait une prison à Hassi Messaoud, Belaid Abdesselam a dit non.


Dans un livre passionnant sur l’histoire du pétrole algérien, Malti raconte la découverte du pétrole dans les années 50, le bras de fer entre Boumediene et les Français pour récupérer les richesses pétrolières du pays, la naissance et le développement de Sonatrach devenue un Etat dans l’Etat, la mainmise des compagnies américaines sur les gisements du pétrole et du gaz dans le sud, les scandales de corruption qui ont jalonné cette entreprise et l’accaparement par une caste de dirigeants algériens de la rente pétrolière.

DNA : Est-ce le scandale de corruption qui a éclaboussé Sonatrach en janvier 2010 qui vous a incité à rédiger ce livre?

Hocine Malti : Ce n’est pas le scandale dévoilé en janvier dernier qui m’a poussé à faire ce livre. Ce qui m’a motivé c’est, d’une part, faire connaître aux Algériens l’histoire du pétrole de leur pays qui a, en grande partie, modelé l’Histoire récente du pays lui-même. Je voulais, d’autre part, dénoncer les agissements des hommes du régime, ceux en place depuis 1990 tout particulièrement, qui se sont accaparés des richesses pétrolières et qui les utilisent à des fins purement personnelles, à savoir : se maintenir au pouvoir, s’enrichir et enrichir leur entourage au détriment des intérêts du pays et du peuple.

Vous évoquez la théorie du « Dutch Disease ». C’est quoi le Dutch Disease appliqué à l’Algérie?

Le Dutch disease, c’est comme je l’ai expliqué dans l’introduction du livre, l’irruption brusque dans l’économie d’un pays d’une nouvelle richesse, qui vient perturber cette économie et y provoquer de graves disfonctionnements. Dans le cas de l’Algérie cette richesse c’est le pétrole qui, placé entre les mains de dirigeants avides de pouvoir et d’argent, ont transformé l’économie nationale en un énorme bazar dans lequel la production nationale est quasiment absente et dans lequel ne se vendent que des marchandises en provenance de l’étranger.

Comment est née Sonatrach et quels étaient les objectifs de sa création?

Référez-vous au livre lui-même ; vous y trouverez la réponse à la question de savoir comment est née la Sonatrach. Quant aux objectifs qui lui ont été assignés, ils sont dans le nom de la compagnie elle-même : société nationale pour la recherche, la production, le transport, la transformation et la commercialisation des hydrocarbures. En un mot, la création de l’outil destiné à mettre en place une industrie pétrolière nationale.

Le 24 février 1971 Boumediene prend les Français de court et décide de nationaliser les hydrocarbures algériens. Comment a été décidé ce coup de force? Bouteflika a-t-il été tenu au courant de cette nationalisation?

La réponse à la question se trouve dans le livre également. C’est tout un chapitre, le chapitre 8, qui explique pourquoi le président Boumediene en est arrivé à décider la nationalisation totale ou partielle du secteur des hydrocarbures le 24 février 1971. Lui-même en a d’ailleurs donné les raisons dans son discours historique, prononcé devant les cadres de l’UGTA ce même jour et dont je cite quelques extraits dans mon livre.

Ceci étant, sachez que l’idée de la nationalisation était dans l’air depuis quelques mois déjà, comme je l’indique dans le livre également. Je vous rappelle que nous avions reçu une instruction présidentielle en novembre 1970 nous demandant de nous tenir prêts pour une nationalisation prochaine. Bouteflika ne pouvait donc pas ne pas le savoir. Savait-il, pour autant, que cela interviendrait le 24 février 1971 ? Je ne crois pas qu’il ait été consulté auparavant par le président Boumediene. Il a dû, je pense, être cependant informé de la teneur du discours quelques instants avant qu’il ne soit prononcé.

En 1974, Sonatrach connait son premier scandale de corruption avec le contrat de gaz signé avec la firme américaine Chemico. Qui étaient derrière cette affaire de corruption?

S’agissant du scandale Chemico, c’est Messaoud Zeghar qui a poussé au choix de la firme américaine pour la réalisation de l’usine de liquéfaction d’Arzew, dénommée Jumbo GNL en raison de sa taille. Il aurait perçu une commission – qu’il a d’ailleurs remboursée – de 2 750 000 dollars dans cette affaire. A ma connaissance, il était le seul bénéficiaire des « largesses » de Chemico.

En 1979, Belkacem Nabi est désigné par le président Chadli comme ministre de l’Energie. Dans votre livre vous dites « on aurait dit que Nabi était arrivé chargé d’une mission particulière, celle de tout casser, de tout détruire ». Par vengeance? Par incompétence?

La réponse à la question est : par vengeance, certainement, par jalousie vis-à-vis de ceux qui étaient en place, probablement, mais aussi et surtout pour mettre en application la politique pro française du régime des DAF (déserteurs de l’armée française), véritables détenteurs du pouvoir déjà à l’époque.

Arrivé au pouvoir en 1999, Bouteflika nomme Chakib Khelil patron des hydrocarbures. Est-ce un cadeau offert aux Américains?

En 1999, Bouteflika a été mal élu. Souvenez-vous que les autres prétendants s’étaient retirés de la course à la présidence la veille du scrutin. Il a très mal vécu la chose, ce qui explique pourquoi il n’a cessé de répéter qu’il n’était pas un trois quart de président. Voulant s’affirmer vis-à-vis du groupe de généraux qui l’avaient fait roi, mais désireux aussi de jouir auprès du président américain George W. Bush du même prestige que celui accordé au président égyptien ou au monarque saoudien, il a cherché d’emblée à favoriser les intérêts américains dans le secteur qui les intéresse le plus, celui des hydrocarbures. D’où son choix de nommer son ami d’enfance et citoyen américain qui plus est, Chakib Khelil au ministère de l’Energie.

Mauvais manager, piètre politicien, extrêmement rancunier, fuyant ses responsabilités devant à chaque couac, Khelil est pourtant resté 10 ans à la tête du secteur. Comment expliquer cette longévité?

Pour toutes ces raisons, mais aussi parce qu’il fermait les yeux sur toutes les magouilles auxquelles se sont livrés les hommes du pouvoir, civils et militaires, dans le secteur des hydrocarbures, Chakib Khelil était devenu indispensable, intouchable et « indégommable ». Seuls un scandale comme celui dévoilé en janvier dernier et les règlements de comptes internes au régime pouvaient avoir raison de lui, ce qui advint au mois de mai.

La loi sur les hydrocarbures élaborée par Chakib Khelil a été concoctée avec l’aide des Américains. Quels était les vrais objectifs de cette loi?

La loi scélérate sur les hydrocarbures mise au point par Chakib Khelil avait pour objectif de placer tous les gisements de pétrole et de gaz sous contrôle étranger, celui des compagnies américaines tout particulièrement, comme le voulait la Maison Blanche.

Adoptée à la hussarde en mars 2005, cette loi a finalement été retirée en 2006. Comment expliquer cette volte-face?

La réponse à la question se trouve dans le livre.

Vous dites que Sonatrach est un grand corps malade. Comment cette compagnie classée 10eme au rang mondiale est-elle devenue un corps malade?

La Sonatrach est un grand corps (10è compagnie au monde, comme vous dites),  malade cependant car gangréné par la corruption. Très rares sont les contrats de réalisation de projets, d’achat de matériel ou de prestations de services qui ne font pas l’objet de versement de pots-de-vin. De leur côté, les cadres supérieurs ont été brimés et bridés par la politique sectaire de Khelil. Ils avaient peur de parler, de dénoncer les erreurs de gestion ou les pratiques mafieuses qu’ils constataient. La presse a rapporté que l’ex-PDG, Mohamed Meziane lui-même, aurait déclaré aux enquêteurs et au juge d’instruction qu’il n’avait pas droit à la parole dans les choix opérés par son ministre. Quant aux techniciens supérieurs et cadres moyens, on a l’impression que la politique mise en place consistait à les faire partir afin de les remplacer par des étrangers, en leur versant, entre autres, des salaires ridicules par rapport à ceux accordés à ces derniers ; tant et si bien qu’ils sont nombreux à avoir quitté la compagnie nationale pour aller se faire embaucher par d’autres sociétés opérant en Algérie. Ils sont également légion ceux qui s’en sont allés marchander leur savoir en Afrique et dans le Golfe.

Comment guérir l’Algérie de ce Dutch Disease?

L’Algérie ne guérira de son mal que lorsqu’un régime véritablement démocratique y sera instauré, avec comme condition préalable que les septuagénaires qui la dirigent quittent définitivement le pouvoir.

Note de la Rédaction : Nous avions convenu avec l’auteur du livre, Hocine Malti, d’un rendez-vous pour réaliser cet entretien. Malheureusement, l’agenda chargé de Mr. Malti ne lui permettait pas de se libérer pour une rencontre avec notre journaliste. Nous avions donc convenu de lui envoyer par écrit les questions. Nous publions ces réponses telles que nous les avions reçues sans que nous ayons la possibilité de le relancer sur certains thèmes.

HISTOIRE SECRÈTE DU PÉTROLE ALGÉRIEN d’Hocine Malti. La Découverte, 358 p., 21 euros.


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9 Commentaires sur cet article

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  • Arezki Nait Amar
    15 septembre 2010 at 18 h 50 min - Reply

    Mr Hocine Malti,il n’y a pas que la Sonatrach qui est gangrénée par la corruption.Le mal est dans la société toute entière et ses institutions.Et la corruption ne date pas d’aujourd’hui mais elle a pris naissance en 1962,date de notre indépendance.Le pouvoir totalitaire doit sa longévité grâce justement à la corruption qu’il a érigé comme système de gouvernement.Il n’y a aucune institution de l’Etat qui peut se prévaloir de ne pas pratiquer la corruption dans la gestion de ses affaires car ça fait partie des moeurs du pouvoir politique.




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  • Mohamed Jabara
    15 septembre 2010 at 21 h 06 min - Reply

    Apparemment toutes les réponses se trouvent dans le livre alors pourquoi cette interview ? Décidément …….




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  • SAID
    15 septembre 2010 at 22 h 08 min - Reply

    Tandis que Sonatrach pousse ses cadres à l’exil, M.YOUSFI à partir du Canada, va quemander « un transfert de technologie ». Discours éculé que nous entendons depuis les années 70. Je me demande ce que ces gens ont dans la tete ? un bijou industriel qui aurait pu etre le fer de lance d’une vraie industrie pour le petrole (l’ex-ENCC de Hassi-Ameur, prés d’Oran)a été « liquidé » purement et simplement; cette usine, avec la base logistique de Blida pouvait subvenir à toute la sonatrach et ses filiales en matière d’équipements statiques et meme de machines tournantes. Le complexe de berrouaghia, idem pour la fabrication de vannes, etc…
    Mais, helas, nos cadres sont victimes de ce systeme disqualifiant la competence et valorisant la médiocrité.




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  • Arezki Nait Amar
    15 septembre 2010 at 23 h 02 min - Reply

    Mr Hocine Malti,je n’ai pas de leçons à vous donner car vous êtes mon aîné et je vous dois tout le respect!Je sais que vous connaissez tout ce que j’ai dit!Ici,vous nous livrez les secrets d’un secteur que vous connaissez bien et qui est celui des hydrocarbures et que le commun des mortels connait à peine car les écrits et les confidences dans ce domaine sont rarissimes !
    Merçi pour votre contribution qui est instructive à plus d’un titre !




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    16 septembre 2010 at 1 h 50 min - Reply

    La corruption ne date évidemment pas d’aujourd’hui, ni des années 2000, mais elle prend sa source dès 1962.
    Alors que durant les années Ben Bella, et Boumedienne, les « intermédiaires » se recrutaient parmi les apparatchiks, du FLN et des services de sécurité ou bien au niveau des dirigeants des sociétés nationales et des ministères, la corruption va se « démocratiser » avec l’ère Chadli.
    En effet, l’ouverture vers le libéralisme de bazar, va voir les proches des cercles de décisions autour du Président, prendre la relève des monopoles mis en place durant la période Boumedienne-Abdeslam, et on verra naitre au lieu de « bureaux de représentations des sociétés étrangères », des représentations occultes, spécialisées dans l’intermédiation.
    Bien entendu, l’impunité et l’insolence des fortunes qui n’ont plus à se cacher, voire, qui se construisent du jour au lendemain, et font de leurs propriétaires des exemples de réussites à suivre, puisque l’impunité est assurée, pour peu que les nouveaux riches acceptent de « partager », pour bénéficier du « tu payes, pas vu, pas pris », vont permettre de mouiller et de saupoudrer la manne céleste, pour gagner la paix sociale, favorisée par le PAP, (programme anti-pénuries), qui permet d’éponger une partie des retombées monétaires sur les « ghachi ».

    Malheureusement cette « paix sociale » sera de courte durée, et on verra le « Ghachi » manipulé pour demander encore plus de « libéralisme », qui va permettre aux fortunes miraculeuses, d’exercer leur monopole sur telle ou telle activité commerciale.
    Cela sera suivi de la décennie rouge, et grâce à elle et surtout à l’Etat d’urgence, les appétits vont s’accroitre et les intermédiaires s’attaqueront à des activités demandant des fonds considérables, mais cela ne découragera pas les « champions de l’IMPORT-IMPORT, qui vont rajouter à leurs « intermédiations » le recyclage de la rente, en faisant de l’investissement « perlimpinpin » de mise sous emballage algérien, de produits achetés en vrac ou en Kits… ou la vente de véhicules… à défaut de pétrole ou d’entremise dans les contrats d’armements, jadis « chasses gardées »..
    Ebahi par tant d’impunité et de fortunes faites en une nuit et exposées comme signe de puissance, puisque personne n’a plus peur de la rigueur des lois, le bon petit Ghachi, s’essaye au petit jeu, et vers la fin des années de sang, on constatera une métamorphose sociale, avec un peuple qui traficote à chaque niveau de l’échelle sociale.
    Tous les postes permettant de vendre, d’acheter, de signer un papier, de délivrer une autorisation vont se gangréner et donner lieu à payement de « service » ou d’un « café ».
    La fonction publique devient le lieu d’exercice de la fonction « privatisée », et un lieu d’enrichissement sans cause.
    Le commerce privé, n’échappera pas à la règle; quiconque détient un article de large consommation, en double le prix selon la loi de l’offre et de la demande et les fluctuations saisonnières.
    Aucun secteur d’activité n’est épargné, même les mosquées sont touchées…
    Quid de la solution ?
    L’Université est absente et les sociologues sont sourds, ils constatent, mais il faut dire aussi à leur décharge que personne ne veut les entendre, alors autant qu’ils soient muets.
    Le Pouvoir, ne veut pas être dérangé, ou que l’on commente ses statistiques, et pire, que l’on vienne avec un oeil extérieur national, le critiquer et le « conseiller » ou lui montrer ses anomalies ou ses faiblesses, car force est de constater que dès que l’on a une parcelle de pouvoir, l’Algérien, se prend pour un Messie, et un spécialiste qui regarde de haut et toise le « pseudo » universitaire, qui n’a même pas de quoi s’acheter une voiture HAY HAY…

    La corruption doit être traitée, elle ne peut l’être qu’en menant la guerre aux fortunes colossales amassées en si peu de temps.
    Pour être crédible, le gouvernement doit accepter la transparence, sur les origines des fortunes du type de ceux qui nous vendent des fluides, des engrais, des céréales, le café, le sucre, le blé, l’huile, etc…
    Ensuite seulement, les petites gens du Ghachi, prendront acte du changement, sinon, il ne saurait y avoir de changement que dans la « continuité » du pillage.




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  • D B
    16 septembre 2010 at 12 h 00 min - Reply

    La SONATRACH est le coeur du régime. Sans SONATRACH et les ressources qu’elle produit, ce régime n’aurait pu exister, ou du moins perdurer. La gestion de Sonatrach, et les circuits dans lesquels se meuvent les capitaux qu’elle génère sont totalement opaques. Des rumeurs persistantes rapportent, qu’en plus des détournements et commissions qui ont lieu par le biais de gros contrats, il y ait une caisse secrète gérée directement par les vrais patrons du pays, pour arroser les uns et les autres, et acheter leurs ralliements. Une sorte de cassette royale qui échappe à tout contrôle, au prétexte qu’elle sert à financer des politiques liées à la « sécurité extérieure du pays ».
    Il semble que depuis quelque temps, ce soit le clan Bouteflika qui ait fait main basse sur cette manne, dont les capitaux dorment dans des comptes secrets à l’étranger. Monsieur Malti pourrait-il nous éclairer sur cette question? N’est-ce là qu’une rumeur infondée?




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  • Alilou
    16 septembre 2010 at 12 h 40 min - Reply

    La corruption en Algerie vous dites??? secret de polichinel, detournements de fonds vous dites ?

    Qui n’a pas ete arrosé mis a part le bon idiot de citoyen vertueux?

    On connait tous les maux de l’algerie, cette derniere est mourrante, agonisante, sous oxygen et perfusée.

    La question qui me tarrode l’esprit est, sachant tout ca, elle est ou la solution miracle ??? Ils sont ou les vrais HOMMES qui peuvent la guerrire? on attend quoi pour agir???

    Je sais j’ai posé plus que 1 question? désolé ce sont les effet de mon thé que je continu de fumer…




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  • Rachid
    16 septembre 2010 at 15 h 12 min - Reply

    La Sonatrach ne s’en sortira pas tout comme l’Algérie. Gangrené et siphonné par des hommes du pouvoir, les directeurs intègres n’ont aucun pouvoir. Cette société servira comme Sonelgaz à alimenter les caisses de certains via les faux marchés appel d’offres et continuera son chemin. Il y a une lutte de contrôle entre le pouvoir militaire et civile sur qui contrôle quoi mais au final ils se partagerons le gâteau. Tant qu’il y a du pétrole et du gaz ils se sucreront les sucettes et les comptes suissses et nous … on crevera la dalle. Il nous restera Internet mais le DRS veille et fermera les vannes. D’ailleurs la majorité des Algériens ne peuvent pas lire ce qu’on écrit puisque la jeunesse est complètement arabisée. Vivement la mort des dinosaures ! Il faut compter encore une dizaine d’années (donc RV 2020) mais attention le système se reproduit et les enfants du système formés par le FLN prendront la succession.




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  • MH99
    16 septembre 2010 at 19 h 18 min - Reply

    By MH99

    Bonjour,

    Concernant les pays non-membres de l’OPEP, les reserves prouvees en on-shore ont ete pratiquement presque toutes exploites [extraites], le restant [en off-shore/en mer et a grande profondeur allant jusqu’a plusieurs kilometers sous la surface de l’ocean et meme plusieurs KM under the sea-bed/lit-marin] demandent de gros moyens technologique et bien sur avec cout beaucoup plus eleve et donc pas du tout competitif face a l’on-shore [c.a.d sur terre-pleine], sans compter les risques accidentels [catastrophe ecologique du golfe du mexique: Ref: la multinationale BP , ].

    Concernant les pays membres de l’OPEP, environ la moitie [ou plus] des reserves prouvees tournant autour de 1950 milliards de barils de petrole [c.a.d la partie plus ou moins aisee “du point de vue technologique” a extraire] de petrole a ete extraite ces dernieres cinquante annees passees, reste donc la quantite difficile a extraire [et demandant plus de moyens/outils technologique pour le forage et donc plus couteux, avec moyens plus performant et couteux pour les systemes d’injection/sur-pressurization, etc..].

    Tenant compte de ces reserves prouvees meme si extraites [difficilement] a 100% [et tenant compte de la consommation allant crescendo mondialement surtout avec la geante Chine et sa demande insatiable en energie, ainsi que la demande de ces geants du 21siecle tel que l’Inde, bresil,..] alors la duree de vie mondiale de ces reserves prouvees restante de petrole [tenant compte des parameters economique present-future ainsi que de la demographie mondiale] ne pourrait depasser les quatre vingt annees.. cad qu’il ne resterait pratiquement plus [pratiquement zero] de petrole sur terre vers 2090.., autre sujet different [par exemple: les gisements d’aluminium “et de certains metaux” de la planete terre seront completement epuises vers 2025].

    Les plus grands gisements de petrole [reserves prouvees] on-shore [pour l’opep] se trouvent [si je me souviens bien] en arabie-saoudite [production journaliere d’environ 9,6 millions de barils], ensuite, l’iran, l’irak, koweit, Qatar, Venezuela, Nigeria, lybie, ensuite l’Algerie [production journaliere d’environ 1,4 millions de barils avec une population d’environ 42 millions d’habitants a nourrir vers 2018]; d’ici 2018 il est pratiquement impossible [vue l’etat-regime maffioso des lieux et tenant compte de l’inertie economique- industrielle/voir regression, avec secteur industriel/manufacturier internationalement competitif tendant vers zero, plus la lethargie du peuple/mixe a la debrouillardise- anarchie- intrigues, insociabilite allant crescendo quoiqu’avec des mosques archi-pleine! le vendredi], il est donc pratiquement/ technologiquement impossible d’avoir des rentrees en devises [d’au moins 30% les rentrees actuelles en devises via hydrocarbures] vers 2018.. Or [avec les reserves prouvees en petrole de l’algerie et tenant compte de la consommation domestique allant crescendo] ce serait vers 2018 environ [dans 8 ans!] que l’algerie avec son regime-delinquant/clandestin-voyou genre chacal de cactus du tiers monde assis sur la chaise depuis 1962, que l’algerie donc ne pourrait presque plus exporter de petrole [pour cause d’epuisement des reserves de hassi-messaoud etc.. conjuguees a la demande domestique avec une population de 42 millions environ].. a ce moment la il n’y’aurait presque aucune rentree en devises (a part quelque: au Max 3 milliards de dollars provenant de vente de dattes, limonade!, huile d’olives, quelques plaques de verre vendu vers quelques pays solvable? d’afrique, etc..) .. quelques milliards de dollars pourraient provenir de la vente de gaz naturel ou la competition devient feroce en face du Qatar [pays avec de grandes reserves en gaz et tres peu peuple, sachant bien gerer sa manne petroliere en ayant pu attirer recemment des entreprises cotees occidentale et de l’asie du nord-est ainsi que des centres R&D a la pointe technologique pour les energies renouvelable du future “solaire, eolienne..”], en face de la Russie et autres competiteurs et ceci avec une demande declinante [due aussi au gaz extrait des schistes bitumeux: via technologie recente developpee recemment aux usa et qui bouleverse tout le marche du gaz donnant des sueurs froides aux pays fournisseurs habituels tel que l’algerie/ sonatrach, etc….]..

    Ajouter a cela les developpements/innovations technologique en crescendo [pour les energies renouvelable] en tech et prix [de plus en plus competitif] , competitivite en tech’s efficiency and cost causee par la demande future en petrole [car de plus en plus difficile a satisfaire, et difficile a extraire pour les quelque mille milliards de barils restants, donc un petrole plus couteux].. on pourrait continuer et rentrer dans de plus amples details tech.. toutefois ce que je vise a montrer: c’est que ceux (internautes, les debrouillards, le ghashi , l’entite ordurieuse/moucharde-fourbe- lache parasite du drs avec ses godasses-predateurs, mouchards en civil parasitant les institutions?!, les casquettes/galonnes et non, etc..) qui seront en vie d’ici debut 2018 [et a moins de ressaississement miraculeux] pourront lire sur LQA (de 2018?/2019?,..) et autres journeaux de 2018/2019? verront:

    Que les delinquants-brutaux-laches predateurs en civil (avec brizidence, fln/prof. belkhadem “prix nobel en fabrication de salive “sans salir la barbe” suite a des travaux acharnes depuis 62! ayant debouches sur des resultats originaux sur comment faire des discours au public/selon la masse adressee!” etc.. rnd/prof.-ouyaya expert en tout! epluchant les dossiers/figues de barbarie jusqu’a trois heures du matin! , sans oublier la famille revolutionnaire parasite et la multitude d’organisations satellites de parasites non-stop depuis 62, etc.. organizateurs d’universites high-tech parasites d’ete!, et les harangueurs/hurleurs après prieres via mosques, ensuite juste après c’est l’insociabilite dans la rue/arnaque dans les magasins et re-dribblage via tarawih ou omra/hadj, etc..), verront donc que les casquettes, galonnes, l’entite maffieuse de mouchards-laches brutaux drs, etc.. n’auront plus le nerf de la guerre (l’argent), les caisses ne seront plus alimentees via cette ressource de la nature-petrole.. sans compter les effets crescendo du rechauffement climatique avec les consequences dramatique en manque d’eau et manque/insuffisance de recoltes en ble/orge etc.. a importer sans argent! .. ; la soif necessitera le dessalement de l’eau de mer (via usines couteuses et maintenance: mais ou trouver l’argent? avec no-petro-dollars).. avec dependence technologique allant crescendo et pratiquemqnt impossible de rattraper un retard tech en 8ans, impossible dans 8ans d’etre competitif pour l’exportation de produits manufactures [et gain en devises], sans compter ou trouver des industriels etrangers acceptant de rentrer et produire [avec installation d’usines] dans ce fouilli anarchique maffieux avec intrigues maffieuse fourbes a longueur de journee [comme decrit aussi indirectement?/directement? par l’article DOKHA sur le LQA et par le petit FUTE pour le tourisme!! ha-ha ..] …
    Cad [qu’avec ce status-quo politico-economico-social actuel, et degradation a l’aval] que ceux qui vivront jusqu’aux alentours de 2018-2019 verront probablement la somalisation.. avec ces mouchards de l’entite DRS en sauve qui peut [car plus d’argent pour entretenir des voyous-delinquants laches predateurs brutaux mouchards et criminels parasitant les institutions!, etc.. sur 2millions 200mille km carres transformes en zone maffieuse], possible aussi de voir une armee de gueux (car plus d’argent), une armee parasite entretenue! gardienne/pilier du systeme voyou de depuis 62 [mais tendant vers une situation de gueux] face a un peuple affame dans la rue tiraillee par la misere et la faim [le systeme D , debrouillardise de depuis 62 ne fonctionnant plus car la caisse sera vide et meme pas les miettes habituelles lancees par les imposteurs/clandestins delinquants du regime de depuis 62].. c.ad un reglement final par methode brutale-biologique ….c’est ce qui arrive quand en face [d’une masse infantilisee, lethargique, anarchique,.. avec perte de reperes , no-guidage, no-societe-civile organisee, no-opposition organisee agissant concretement avec des faits concrets, nothing: que des paroles, ecritures ephemere, chauffage ephemere.. ou malhonnetete et bluff conscient? inconscient? gagnant du temps? ..] quand en face donc il y’a des voyous-malfrats laches brutaux haineux imposteurs clandestins delinquants en costumes et casquettes/galonnes criminels accroches a la chaise [type tiers monde] avec civils-casquettes immuables raclant le fond du sous sol..[ce ne sera alors ni la disparition genre securitate/Roumanie quoiqu’avec des corps de mouchards/securitate pietines avec crachats sur cadavres jonchant les trottoirs de Bucarest, ni le cas de la stasi allemande affaiblie avec le temps/decadence du communisme et eclipsee ..], cad ce serait un reglement final par methode brutale-biologique provoquee par des facteurs exogenes [epuisement des ressources petroliere sans industrie/sans moyens economique pouvant se substituer et prendre le relais pour les rentrees en devises, decoulant du fait que rien de constructif a valeur ajoutee n’a ete construit, sans compter les intrigues fourbes non-stop, l’insociabilite, le tribalisme de la nuit des temps, et autres caracteristiques maudites.., etc…]…
    Etc……etc…

    Salutations,
    MH99




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