Édition du
21 July 2017

Offre d'emploi: Cherche Observateur spécialisé dans le terrorisme islamiste


L’islamisme, tel qu’il est perçu par les sociétés occidentales, c’est à dire l’intégrisme le plus outrancier et le terrorisme le plus aveugle, en plus d’avoir été fabriqué par ce même occident, à un moment où cela s’était imposé comme une stratégie, est devenu, avec tout son corollaire du lumpen islam, un fond de commerce très lucratif, pour une faune de pseudo intellectuels, féministes, politiciens, écrivains, caricaturistes, cinéastes et autres crèmes du même cru.
Cette communauté musulmane, qu’on stigmatise sur tous les tons et dans toutes les gammes, s’est avérée un filon inépuisable, qui se décline à l’infini.
On y trouve de tout. La polygamie, les mariages forcés, l’excision, la barbarie, le fanatisme, des représentations du prophète de l’islam avec une bombe en guise de turban et tant et tant d’autres étiquettes subliminales que ces messieurs dames, militants et « observateurs » nous prêtent sans compter.
Des associations colossales se sont montées sur ce genre de bluff. Comme l’une parmi elles qui a monté la mayonnaise sur les mariages forcés, la polygamie et l’excision. La société française, à l’évocation de ces pratiques, est entrée en transes. La dite association a crevé le plafond de la notoriété. Sa principale animatrice s’est retrouvée avec un maroquin sur le giron, elle qui clame qu’il faut arrêter de « battre son poulpe ».
Peu de français savent, que dans la réalité, combien ces épouvantails qu’on leur agite sous le nez sont ridicules. Ainsi, pour l’exemple, en Algérie, au cours de ces dernières années, il y a eu un couple bigame sur 300, et un couple polygame sur 10 000. Et zéro excision. En France, de vrais chiffres, sur la communauté qui vient de ce pays, doivent être bien moins importants. Mais qu’importe le flacon…
C’est dire qu’entre la réalité des chiffres et l’amalgame opportuniste, il y une marge. Et quelle marge!

Un trait constant distingue toutes ces personnes qui s’ébrouent ainsi dans la stigmatisation de l’Islam, même s’ils s’en défendent, même s’ils se prétendent eux-mêmes pratiquants, pour nous enfoncer dans le mou que c’est l’islamisme, et non l’Islam qu’ils fustigent de leur ire.
Ce trait commun qui les distingue est l’échec. L’échec social ou professionnel. Ils n’ont pas réussi, des années durant, à briller dans leurs arts respectifs, à se faire une place au soleil, telle qu’ils en rêvaient.
Alors, après le syndrome Salman Rushdie, et l’immense publicité qui lui avait été faite par la fetwa de Khomeïni, tous ces loosers, dont l’ambition était sans commune mesure avec leur talent intrinsèque, se sont engoufrés dans le créneau, comme on dit. Ce fut la ruée, la mêlée, le « pousse-toi de là que je m’y mette ».
Nombreux parmi eux, qui ne parvinrent pas à obtenir de fetwa-sésame qui allait leur ouvrir les portes du succès et de la célébrité, fût-elle émise par un imam de quartier, purent, malgré cette absence de reconnaissance, se hisser à des positions enviables à plus d’un titre.
Pendant que les uns entraient au Gouvernement, qu’ils s’autoproclamaient « observateurs » en terrorisme international, et qu’ils se ménageaient des lectorats ou des Audimat, les autres étaient inondés d’invitations dans les plus grandes chaînes de télé, gratifiés de garde rapprochée, installés avec leurs familles dans des résidences huppées, et surtout élevés au statut d’experts en terrorisme international. Ce qui a fait d’eux, in fine, des « Consultants » pour toutes sortes d’institutions et de structures, depuis les services secrets jusqu’aux gouvernements, en passant par les investisseurs qui se lancent dans des pays musulmans.
Et donc, comme ces « informations » dont ils disposent, qu’ils dispensent parcimonieusement, aussi capitales qu’elles sont confidentielles, ne sont pas à la portée de n’importe quel quidam, ces « initiés » du terrorisme international, ou islamiste, pour être plus sérieux, facturent-ils leurs précieuses prestations. Au prix fort. Et, ultime élégance, ils n’oublient jamais de rappeler que leur expertise ne procède pas d’une démarche vénale, encore qu’il faut bien vivre. Non! Eux, sont mus par des élans bien plus généreux, par des sentiments plus élevés. Ils font rempart de leur vie au péril vert qui menace d’emporter la civilisation occidentale., chère à leur coeur, où ils ont choisi de vivre, d’élever leurs enfants.

En réalité, ces larrons de la peur ne sont pas à blâmer. Ce n’est pas tant leur manque de scrupules que la machination où ils ont trouvé leur place qu’il faut dénoncer. Ne dit-on pas que la fonction crée l’organe ?
En l’espèce, c’est exactement leur cas.
La manipulation de ce phénomène planétaire qu’est le terrorisme islamiste avait besoin, non seulement d’actions aussi spectaculaires qu’elle furent meurtrières, mais aussi de « Cassandres » ululantes, comme autant de sirènes d’alarme, pour entretenir la peur et la clameur. A la différence que toutes les catastrophes prédites par Cassandre se sont produites. Priam a eu tort de ne pas l’écouter.
Ce qui est loin d’être le cas de ces oiseaux de malheur qui n’en finissent pas de nous annoncer un apocalypse qui ne survient pas.
Ils ressemblent, d’une certaine manière, à ces intégristes qu’ils nous servent à toutes leurs sauces, qui se dressent sur leurs ergots, toujours après les catastrophes, pour nous démontrer qu’ils nous avaient bien avertis. De la prédication post opératoire.

Alors moi, comme j’offre mes services gracieusement, sans me faire rémunérer, parce que je préfère vivre du SMIG, je transmet cette « expertise » à l’Etat français:

« Si vous voulez éviter tout attentat « islamiste » sur le sol français, et garder entière la Tour Eiffel, envoyez donc un mot doux au DRS, où vous lui affirmeriez, après les formules de politesse en usage, que si le moindre petit attentat est perpétré en France, vous pourriez égarer les clés du coffre où sont rangées certaines informations confidentielles, intimes épaisses et numérotées.
Et pour plus de courtoisie, envoyez une copie pour information à certains groupes pétroliers qui ont vue sur le Sahel, où ils gardent des relations intimes avec certains de leurs débiteurs. »

D.Benchenouf


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26 Commentaires sur cet article

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  • Larbi Anti-DRS
    16 septembre 2010 at 22 h 06 min - Reply

    Saha Djamal,
    Soyez sur que les « occidentaux » , leurs services de sécurités savent qui fait explosez quoi, ou, quand, comment et pourquoi. Car ils le font en étroite collaborations avec les services qui leurs sont affilier tel le SI pakistanais, les Irakiens, les Egyptiens et le DRS algériens
    Donc pas de lever de secrets bancaire ou contrats a 50% avec des sociétés de pétroles. Ils seront les premiers perdants. Le DRS tiens bien les services Européens et Américains.
    PS : corrobores les budgets des différents services entre 1989 et 2010, et vous voyez que le terrorisme est le seul tres grand business des services du monde entier. Pauvres peuple d’Algérie, du Pakistan, d’Irak et par ricochet de toutes la planète.




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  • Laïd DOUANE
    17 septembre 2010 at 13 h 48 min - Reply

    Je suis un islamiste conscient de l’être, doté d’un transformateur d’idées à ma convenance ; un islamiste qui sait faire la différence entre le spirituel, le personnel et le politique, c’est-à-dire : quelqu’un qui connaît les frontières.
    J’ai été persécuté, le mot est ridicule, pour mes idées et j’ai souffert pour ça ; gardes-à-vue, arrestations, détentions abusives dont 11 mois dans des camps de concentrations, assignation à résidence et j’en passe, mon transformateur heureusement, n’est jamais tombé en panne, ce qui a allégé mes peines. En 2002, c’est-à-dire, parallèlement avec le retour massif des « terroristes », ce terme que je n’utilise que rarement, j’ai demandé l’asile en France. Non, je n’étais pas naïf au point de croire que je serais accueilli à bras ouvert par les destructeurs de mon identité. Je savais que je devais composer avec le diable si je tenais à survivre mais je savais comment on retire un cheveu de la pâte. Eux aussi, savent comment se mangent les côtes ! L’intelligence islamiste, non plus, a ses points forts !
    C’était pour moi une guerre de survie ; en Français j’étais plus étranger que tous les étrangers ; même les nôtres voyaient en moi un corps à éviter. Fort de mes nerfs d’acier, mon transformateur toujours mis à jour, j’ai pu éviter le rouleau compresseur des renseignements français. Pourtant, j’ai osé mettre les pieds dans leur fief.
    J’ai écrit un livre intitulé : DES BARBUS BERBERES, où j’ai expliqué la même chose que ce qu’explique M Ben Chennouf dans cet article. En fait, j’ai aussi voulu me montrer sous un angle plus attrayant pour encourager l’initiative. Et qu’est-ce que ça donne ?
    On vient frapper à la porte de ma vie. On marchande, on chante et on met en valeur. Un jour on me conseille de faire une synthèse de mes idées qui arrangeraient des Français d’en haut. Et j’ai réussi ma foi ! J’ai réussi à rouler et les nôtres trop occupés à faire des affaires, et les leurs pourtant très attachés à la cause. J’ai réussi mon entreprise qui consistait à gagner du temps mais à quel prix ! Cependant, j’ai appris des leçons qui jalouseraient nos agents des renseignements en décadence depuis des lustres.
    Quoi qu’il en soit, j’ai réussi à retrouver mes enfants même si je suis réduit à un petit bout d’homme inutilement debout !
    Un jour, j’écrirai sur tout ça pour dire combien ils sont forts ces Français qui exercent le métier de l’intelligence et combien les nôtres sont bêtes et indisciplinés !
    Laïd DOUANE
    Auteur de « Des Barbus Berbères ».




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  • tahar
    17 septembre 2010 at 14 h 54 min - Reply

    Monsieur Benchenouf, vous semblez,plutot sciemment que non, ne pas faire de difference entre islamistes et musulmans.
    tahar




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  • Laïd DOUANE
    17 septembre 2010 at 15 h 08 min - Reply

    Le mot MUSULMAN ne veut rien dire en fait; Plutôt, il n’a aucun sens. La France nous a fabriqué un lexique qui véhicule une entreprise de destruction massive de notre identité. Nous appartenons à l’Islam, donc nous sommes… mais pas musulman




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  • Ourida
    17 septembre 2010 at 16 h 16 min - Reply

    Je suis MUSULMANE, racine: «mouslim», soit «soumis» à Dieu et la dernière religion révélée. Je ne suis pas ISLAMISTE ou ISLAMIQUE, des termes devenus synonymes de terrorisme, renvoyant une image de violence de barbarisme ou autres clichés (voile, barbe, etc.), occultant toute dimension sprituelle, cultuelle. M. Benchenouf, j’adhère entièrement à votre discours s’il peut faire contrepoids et rétablir la véracité des termes, faire échec aux manipulateurs de tous bords.




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  • D B
    17 septembre 2010 at 19 h 13 min - Reply

    @Tahar
    Personnellement, je fais la différence entre islamiste et musulman. Je considère que le premier milite en faveur d’un islam fondateur et englobant de la vie publique, et que le deuxième en fait sa religion, pratiquée ou non, à des degrés divers. Personnellement, saans être très pratiquant, je ressens l’islam comme la culture des miens, celle qui fonde nos attitudes et nos perceptions, mais en aucun cas, je ne considère que les pratiques rituelles doivent relever de la force publique. Je suis, voyez vous, pour le libre arbitre et la liberté tout court.
    @ Ourida
    Vous avez raison de dire qu’il faut faire échec à tous les manipulateurs de cette aubaine qu’est devenue notre religion, pour toutes sortes d’opportunistes. La communauté musulmane, de toute façon, n’a pas attendu que des oulémas, généralement appointés par leurs régimes respectifs, lui dictent sa conduite. Elle a fait son propre ijtihad sur de nombreuses questions qui se posent à son quotidien. L’idéal, à mon avis, serait que nous puissions trouver un juste milieu entre les valeurs universellement admises, et notre propre perception des choses. Nous pouvons prendre ce qu’il y a de meilleur dans la civilisation occidentale, comme la démocratie, les droits de l’homme, sans nous faire assimiler comme un estomac assimile de la nourriture.
    @Laïd
    J’aimerais bien lire votre livre. Vos commentaires, toujours intéressants, m’y incitent naturellement. Où peut-on le trouver?




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  • bouyilès
    17 septembre 2010 at 20 h 00 min - Reply

    DB vous avez toujours les mots justes.
    Dans ce monde où nous vivons il y a toujours un juste milieu.
    Votre façon de voir c’est le juste milieu.
    Quand un corps quelconque est soumis à des tiraillements de part et d’autre,il arrive un moment où les forces en présence s’annulent.On atteint le stade d’équilibre .
    Votre façon de voir les choses c’est l’équilibre.




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  • rachid
    17 septembre 2010 at 20 h 22 min - Reply

    combattre l’islam par l’islam ou plus precisement par ceux considere musulmans ne dates pas du 11/9, l’histoire nous apprend que Cordoba et l’Andalousie tout entiere ne se mettait a genoux et la mercie des europeens qu’apres avoir ete trahis par ceux suppose de la defendre. c’etait au nom meme de l’islam que certain maitres de l’epoque se mobilisaient avec les chretiens contre leur propre co-religion.
    et bien sur il y’avait toute une armada de bouches qui se nourissait de cette situation.
    S’inscrire contre l’islam aujourd’hui comme auparavant vous garantira de la norriture sur la table.




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  • D B
    17 septembre 2010 at 20 h 38 min - Reply

    @Bouyilès
    Merci pour ce compliment. J’avoue sincèrement que cela me fait plaisir. Surtout à un moment où je passe à la moulinette de certains extrémistes. En même temps que mes amis Salah Eddine et Hchicha.
    Sinon, j’adhère totalement à ce vous dites. Le juste milieu. Entre une laïcité qui frise l’idéologie réductrice de tout ce qui n’épouse pas inconditionnellement ses postulats, et un intégrisme qui voue à l’enfer quiconque tente seulement d’exprimer sa propre vision du dogme et des droits humains.
    Le juste milieu est justement cette perception des choses qui fait appel au bon sens et à l’humanisme, pour essayer de trouver le centre de soi-même, et de sa propre société. Ce n’est pas seulement un positionnement dans l’espace, ou dans la perception, entre une idéologie et une autre, ou pire, entre un extrémisme et l’autre.




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  • AS
    17 septembre 2010 at 22 h 19 min - Reply

    le nombre d’anerie qu’on peut entendre laisse a penser que c’est la panique… prise d’otage a repetition dans le sahel, faux attentats a Londres… le scenario est ecrit mais pas joue d’avance pour les ceux qui croient tneir en laisse le maghreb et l’afrique pour les siecles a venir




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  • solo
    18 septembre 2010 at 4 h 22 min - Reply

    le milieu,c’est faut,on ne peut pas conduire au milieu par exemple ,et entre le bien et le mal,le milieu n’est pas forcement le meilleur endroit.entre une tommate pourrie et une saine on ne prend pas celle qui est a moitie verreuse.ce ne sontla que des exemples…tres terre a terremais qui necessite reflexion.




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  • Laïd DOUANE
    18 septembre 2010 at 9 h 06 min - Reply

    @DB,
    Faire la différence et la vivre tranquillement, c’est vivre normalement et naturellement. Mais toujours est-il qu’on doit fournir des efforts pour accepter la différence. Et c’est ça le vrai djihad selon les vrais oulémas. En tout cas moi, j’aime vivre la différence et la faire.
    Seulement voilà ; il ne suffit pas de vivre et de faire la différence mais de savoir la faire. Comparer entre Musulman et islamiste, c’est le faire aussi entre humain et humaniste ! C’est comparer entre l’être et sa façon d’être.
    Moi qui suis – selon le catalogage des autres – ISLAMISTE, je considère que nous disons la même chose vous et moi. Surtout quand vous écrivez : « mais en aucun cas, je ne considère que les pratiques rituelles doivent relever de la force publique. Je suis, voyez vous, pour le libre arbitre et la liberté tout court ». Rien n’est dit dans la religion, que le rituel est soumis au groupe. Il est même dit dans le Coran que « … celui qui veut, qu’il croit et celui qui veut, qu’il renie (la foi) ! « فمن شاء ومن شاء فليكفر.. »
    Y a-t-il plus clair que ça ?
    J’ai l’impression que nous nous battons contre le vent. Dans le Coran on lit des choses et dans la réalité il y a toujours quelqu’un qui veut autre chose, et il l’impose. C’est toujours les mauvaises lectures qui s’invitent et se font accepter chez les hommes !
    Quant à la question de suivre ou pas les Oulémas, toujours en ce qui concerne les rites, je crois que ça dépend de chacun de nous, et de notre niveau de connaissances dans le domaine et encore, faudrait-il que ceux-ci soient vraiment des connaisseurs. En plus, comme tout le monde le sait, il n’y a pas de clergé en Islam, car on est censé connaître la religion depuis que DIEU a dit : Iqraâ, ici je m’adresse à un croyant.
    Enfin oui, il n’y a pas mieux que le « juste milieu », et dans toutes choses.
    Pour mon livre, je ne sais plus s’il est encore disponible chez l’éditeur dont vous pouvez trouver les coordonnées en composant sur google : Laïd DOUANE Des Barbus Berbères Société des Ecrivains, mais je peux vous envoyer une copie électronique si vous m’envoyez votre adresse à :
    ajaghvou@hotmail.fr
    Bonne continuation.
    Laïd DOUAN
    http://laid-hizer-net.blogs.nouvelobs.com/




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  • Laïd DOUANE
    18 septembre 2010 at 10 h 15 min - Reply

    @solo,
    Comme c’est bête de vivre entre le bien et le mal ! Il ne s’agit pas de rester au milieu, c’est-à-dire : neutre, entre le négatif et le positif. Personne n’a dit qu’il faut se maintenir au juste milieu entre des choses contradictoire. Le juste milieu dont on parle ici, c’est entre les choses du même type. Mais faut-il commencer par choisir son camp, le bien par exemple, puis dans ce même bien, choisir le juste milieu..




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  • Laïd DOUANE
    18 septembre 2010 at 10 h 30 min - Reply

    @batni,
    1. Dans quelle planète vous vivez ? Indigné qu’il y ait 1 couple bigame sur 200, et en Algérie ? Il ne faut pas avoir la tête saine pour le dire et de surcroit, se poser la question : “Comment peut-on permettre ce genre de chose » !
    Moi par contre, je me demandais comment vivre avec des gens qui réfléchissent de cette façon. C’est là qu’il faut montrer son savoir faire ; vivre la différence !




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  • OrO
    18 septembre 2010 at 11 h 27 min - Reply

    @batni
    Un couple bigame sur 300 vous choque?
    Demandez-vous plutôt combien il y a de relations adultérines en France aux USA et dans tous les pays qui interdisent la polygamie…




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  • tacili
    18 septembre 2010 at 13 h 39 min - Reply

    Bonjour,

    Il serait interessant de savoir que pensent les auteurs de l’appel du 19 Mars de la question religieuse au dela des professions de foi generalistes :

    Que pensent-ils notamment de la relation Religon-Etat et de la chari’a comme source de la legislation ?

    Les autres religions ou carrement l’atheisme seront ils toleres et guaranti un espace d’expression ?

    A mon avis il serait benefique de s’exprmier la dessus pour repondre a ceux qui commencent a voir dans l’appel un mouvement quasi islamiste.

    Merci

    ======================
    L’Appel du 19 mars 2009 qui est un appel politique est très clair sur tous les plans. Il appelle au rassemblement de toutes les Algériennes et de tous les Algériens sans exclusion ni exclusive autour de valeurs et de principes clairement énoncés. Seuls les extrémistes, les opportunistes politiques et les déracinés ne se retrouveront pas dans cet appel. Habitués à nager en eau trouble et déconnectés des réalités nationales, ils ne sont nullement intéressés par la souveraineté du peuple, l’Algérie apaisée et l’Etat de Droit. Faute d’assises, ils tentent vainement de se faire remarquer par leurs gesticulations et leurs vociférations stériles, quand ce n’est pas par d’ignobles insultes. Nous ne sommes absolument pas perturbés ni ébranlés par les étiquettes collées ça et là. Seul l’intérêt de notre Nation compte pour nous et Seul le peuple demain jugera. Les chauves-souris politiques ont-elles le courage d’affronter le verdict populaire demain?
    Cordialement.
    Salah-Eddine SIDHOUM




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  • Laïd DOUANE
    18 septembre 2010 at 14 h 21 min - Reply

    @tacili,
    La religion est incontournable en Algérie. Quel est donc ce groupe d’individus qui voudrait rassembler le maximum requis pour atteindre le sommet du pouvoir sans en faire un pilier essentiel dans son projet ? On ne peut pas gouverner en Algérie sans l’Islam, et c’est pourquoi des gens comme Boutef et Ouyahia et même dernièrement, Saïd Sadi avec son « islam des ancêtres », en font leur cheval de bataille. Les tourouquias, les salafistes, les « RIENS que des barbes » en fait, sont adoptés par tous. J’ai entendu un haut responsable du RND, un ex colonel, dire à ses militants : « nous devons nous mettre à l’avant-garde dans les mosquées pour leur (les islamistes) ôter le monopole de l’Islam ; c’est une erreur de contrer ces salafistes.. » ! Oh que j’ai compris !
    Pour revenir à la place de la religion en Algérie, j’aimerais poser la question à ceux qui, comme les islamistes, prétendent détenir la vérité sur la démocratie :
    Dans un pays comme l’Algérie où 95% de citoyens sont musulmans, la démocratie ne profite-t-elle par pour eux ? Moi en tant qu’Islamiste, je dirais que la démocratie, non seulement, nous profite mais elle menace beaucoup plus les soi-disant démocrates que les autres minorités. Nous n’avons donc pas besoin de faire du prosélytisme pour convaincre des gens déjà en avance dans les idées reçus.
    Quant à la question : « Les autres religions ou carrément l’athéisme, seront ils tolérés et garantis, un espace d’expression » ?
    Pour un Islamiste comme moi, ces choses ne seront pas seulement tolérées mais surtout protégées.. Comment ça ? Je vous laisse réfléchir..




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  • Zineb Azouz
    18 septembre 2010 at 14 h 31 min - Reply

    Cher Djamal Eddine,

    Merci, tu me rassures tellement par cette excellente expertise, surtout lorsque tu proposes de faire un tour au Sahel.

    Ils veulent à tout prix provoquer une guerre des religions et des civilisations mais uniquement sur les territoires qui sont traversés par les pipeline.

    Qu’on crève de faim sous le dictat de Mensentos, le plus grand producteur de semences génétiquement modifiées et de pesticides qui veut interdire aux individus de planter chez eux des potagers, ou qu’on serve de cobayes aux fabricants de virus et de vaccins, tout cela ne choque pas les bonnes consciences, même s’il s’agit de millions de vies humaines.

    En parallèle, on continue de nous berner avec la théorie fumeuse des monstres de Tora Bora, de leurs succursales dans les banlieues françaises et de leurs adeptes polygames.

    Franchement, dans un pays où l’un de ses chefs d’Etat les plus marquants a été publiquement bigame en entretenant de surcroit femme et enfant sur les deniers de l’Etat, oser stigmatiser toute une population à propos de faits sans originalité qui ne dérangeaient personne tant qu’il s’agissait d’indigènes et d’immigrés parqués, est à mon sens plus que malhonnête.

    Aucune loi au monde n’a pu empêcher ni criminaliser un homme de tromper sa femme et d’avoir une double, voir une triple vie, et de toutes de façons les pays qui inscrivent ces faits dans leurs lois, ne sont ils pas taxés de pays intégristes et d’axe du mal ?

    Ce qui est attendu des lois et des législateurs du moins dans les pays dits démocratiques, n’est ce pas de protéger les droits des plus faibles, des enfants sans noms, sans héritage et des femmes souvent poussées jusqu’à la prostitution pour survivre dans des pays très riches et très puissants ?
    D’offrir aux jeunes des banlieues d’autres espaces que ces caves où les filles sont brulées vives ?

    Mais malheureusement,les médias mensonges et les images qui frappent l’inconscient sont capables de déloger toutes les analyses et toutes les réflexions sur les véritables dangers et les souffrances profondes des peuples.




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  • Laïd DOUANE
    18 septembre 2010 at 22 h 28 min - Reply

    @ DB ou Djamel,
    Je sais que ce n’est pas toujours « bien de connaître » des choses. Ça rend malade surtout quand on est loin de son milieu naturel ; les coins et recoins de sa jeunesse. Ça fait souffrir quand les récepteurs sont en panne et que les décodeurs ne sont pas du même type que celui de l’émetteur. Aala men taqra zabourek ya Daoud ? Ce que tu dis est réalité dans toutes ses dimensions même si amalgame il y a dans ta façon d’exprimer une certaine complicité entre l’islamisme et la théorie du complot qui s’avère de plus en plus influente sur le cours des évènements. Certes, par déduction tout observateur peut conclure que l’islamisme fait le jeu des « autres ». Mais en réalité, ce sont les autres qui, de par leur génie, réussissent à faire admettre, en fabricant des indices, que la relation est grande. La plus part des islamistes sont victimes de leur naïveté et parfois de leurs faux calculs.
    A titre d’exemple, un certain Mohamed Saïd était convaincu que le maquis était occupé par « des diables » et que le GIA n’était rien qu’un ensemble de bandes dont les éléments étaient assoiffés de sang. Pourtant, il a osé tenter le diable et le diable n’a pas hésité de faire son travail ; l’islamiste qu’il était a contribué sans le vouloir à l’émancipation de l’intolérance. Tout le monde dira pourtant qu’un certain Mohamed Said islamiste avéré, a été mêlé au malheur de l’Algérie. D’autres n’ont pas osé rejeter publiquement la violence pour ne pas contribuer à l’élévation de la dictature au rang de la souveraineté. Et le silence a engendré ce que nous vivons et qui n’a pas de nom.
    Ce que je voulais dire par là, est que des islamistes comme moi, croyaient savoir des choses par déduction sont tombés dans un malheur apocalyptique. Le couvercle du puits levé, El-ghoul s’est montré dans un air moqueur. Il nous a eu le bougre !
    En fait, ne crains-tu pas que le destinataire de ton message ne rejette ta candidature pour faute d’assimilation ? Qui ne sait pas maintenant que les islamistes ne peuvent rien faire de sérieux en termes de terrorisme ? Les Français savent très bien que les islamistes ne toucheront jamais à leur tour de ferraille !
    Pour être sérieux, ta candidature est rejetée.
    Laïd DOUANE




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  • Adel
    18 septembre 2010 at 23 h 21 min - Reply

    @Laid Douane

    Bonjour,

    Pour un observateur extraterrestre, il n’y a pas de différence entre chrétiens, musulmans, sionistes, capitalistes, islamistes, etc. Si la pagaille règne sur terre, pour lui, tout le monde est responsable. C’est un système fermé où les uns répondent aux autres.

    De même, pour un observateur étranger, les Algériens dans leur ensemble sont responsables de ce qui leur arrive, certains par leur égoïsme, d’autres par leur cruauté, et d’autres encore par leur lâcheté ou leur orgueil.

    Aujourd’hui que nous cherchons à sortir du tunnel, je pense que le plus important est que chacun reconnaisse bien quelle erreur il a commise afin de ne pas la refaire une seconde fois. Il ne faut pas se faire trop d’illusions sur ceux qui sont au pouvoir : ils sont trop profondément atteint par la gangrène pour faire leur autocritique. Par contre, ceux qui veulent remettre le pays sur les rails se doivent d’analyser tout ce qui s’est passé de la manière la plus objective possible.

    Si chacun de nous pouvait mettre de côté les œillères qu’il porte habituellement et se mettre, ne serait-ce que temporairement, dans la peau des autres, ce serait certainement bénéfique. Si les Algériens qui voulaient casser de l’«intégriste» ou du «communiste» dans les années 80 et 90 sortaient un peu de leur personnage habituel afin d’analyser avec objectivité les thèses de l’adversaire, peut-être que quelques vérités finiraient par s’imposer à tous.

    Il n’est pas interdit de rêver.

    Cordialement




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  • tacili
    19 septembre 2010 at 13 h 06 min - Reply

    Bonjour,

    Merci M.Sidhoum pour votre réponse qui nécessité peut être plus de clarification.

    Il n’y a aucun doute sur la volonté de l’appel du 19 Mars de rassembler tous les algériennes et les algériens sincères, de tous bords afin de réaliser la deuxième et vraie indépendance de l’algérie.

    Néanmoins dans la pratique, comme nous l’avons constaté lors de la signature des accords de Rome, le rapport de l’Etat dans sa fonction législative a la chari’a a été sévèrement critiqué du fait que les signataires ont eu la malencontreuse idée d’insérer un paragraphe laissant entendre que la chari’a est l’étalon de la législation.

    Un travail pédagogique devrait a mon avis se faire pour expliquer ce segment très important dans l’architecture de la République.

    Il y a peut être ceux qui aiment nager dans les eaux troubles mais il y a une majorité silencieuse qui a peur d’un Diktat islamiste rigoriste et a juste titre par ailleurs.

    Un compromis est nécessaire avec les islamistes mais faut-il en connaître les termes. Certains diront que la question est prématurée et que l’on reparlera une fois le système démanteler mais je ne partage pas cet avis. La révolution de Novembre 54 est une belle leçon sur les profonds problèmes balayés sous le tapis et qui ont resurgi après l’indépendance.

    Merci pour votre temps.




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  • OrO
    19 septembre 2010 at 15 h 23 min - Reply

    J’ai posté hier un commentaire sur l’affaire de « la charia dans le contrat de Rome »dans l’article « Réponse de Lahouari Addi aux détracteurs du contrat national ».Je le reproduis ici in extenso:

    La signification du passage du contrat national parlant de « primauté de la loi légitime » qui a concentré tant d’attaques et de dénigrement de la part des déctrateurs du contrat de Rome est évidente(sauf pour les propagandistes du Régime et les éradicateurs indécrottable):il signifie tout simplement la primauté des lois adoptées avant le 11 janvier 1992.Le but était de faire une distinction entre les lois adoptées quand le régime algérien avait un semblant de légalité avec un gouvernement,un parlement et une constitution et les mesures d’exception entrées en vigueur après l’arrêt du processus électoral et la suspension déguisée de la constitution.
    Cela dit,cette polémique provoquée par les adversaires du contrat de Rome,malgré son coté grotesque est à mon avis très intéressante.
    Dans le texte arabe du contrat national,les signataires du contrat ont parlé de « qawanine char3ia » par opposition,comme je l’ai expliqué précédemment,aux mesures d’exception adoptées à partir de janvier 1992.Les détracteurs du contrat ont lu « chari3a ».Etait-ce en raison de leur précipitation à vouloir trouver à tout prix des éléments pour le discréditer ou bien parce qu’en raison de leur formation majoritairement francophone,ils ne savent pas bien lire l’arabe ou était-ce tout simplement leurs origines populaires qui les ont trahis ici?Je m’explique:Dans la langue arabe classsique, »char3″ signifie légitimité alors qu’en arabe algérien,il signifie tout simplement…charia.Dans l’inconscient de l’algérien moyen, »chra3″ signifie à la fois « charia » et « loi légitime ».Dans le langage courant,les gens disent souvent « que ce soit du point du « chra3″ ou de la loi,nous somme dans notre droit ».Il est évident que par « chra3″ ils entendent la charia et par « loi »,ils désignent les lois promulguées par l’Etat « moderne »(ou ce qui en tient lieu).Finalement donc,cette histoire de « lois légitimes » ne trahit-elle pas en fin de compte les origines populaires de ce qu’on appelle les « démocrates républicains » qui tiennent tant à ce démarquer de leur peuple?Ne prouve-t-elle pas qu’ils gradent toujours inconsciemment des résidus de cette culture populaire qui considère la charia comme source de légitimité?




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  • Salah-Eddine SIDHOUM
    20 septembre 2010 at 0 h 42 min - Reply

    Au frère Tacili,
    Je voudrais clarifier un point concernant la «primauté de la loi légitime » tel que me l’avaient expliqué deux participants à la réunion de San’t Egidio et sur lequel a coulé beaucoup d’encre et de salive. Cela signifiait la primauté des textes législatifs issus de la volonté populaire à travers ses représentants démocratiquement élus. Mais le contexte de l’époque très favorable aux multiples manipulations et mystifications a entrainé un tollé artificiel chez la minorité d’éradicateurs déracinés que les marionnettistes des services de l’action psychologique agitaient habilement. On a immédiatement accusé les acteurs du Contrat d’avoir voulu introduire la « chari’a », profitant en cela d’une ambigüité du terme utilisé en langue arabe. Il faut aussi avoir l’honnêteté de dire que cette ambiguïté a été inconsciemment (ou consciemment) introduite par deux participants à la réunion et qui appartenaient à des partis islamistes. Deux personnalités politiques qui avaient participé à la rencontre m’avaient raconté que pour la traduction de la «primauté de la loi légitime », les débats souvent tendus ont duré jusqu’à l’aube et ont failli faire capoter la réunion, et ce, du fait de l’intransigeance de ces 2 personnes qui voulaient lui donner une connotation religieuse. Voila la réalité des faits tels qu’ils m’ont été narrés par deux participants et non des moindres à la conférence de San’t Egidio. J’invite à l’occasion notre compatriote et frère Anouar Haddam qui fréquente LQA, de nous relater en son âme et conscience les faits et de confirmer ou infirmer ce que je viens de rapporter. Il faut que notre peuple sache exactement ce qui s’est passé au sujet de ce point précis de la loi légitime. Nous n’avons pas le droit de le tromper.
    Je ne peux m’avancer à interpréter la pensée ce que vous appelez la « majorité silencieuse ». Ce que je sais personnellement c’est que ne n’accepterais jamais demain un quelconque diktat qu’il soit «islamiste » ou « démocrate » après avoir combattu durant des décennies le diktat des imposteurs nationalistes.
    Quant au compromis dont nous parlons il se fera avec toutes les tendances politiques REPRESENTATIVES de la société algérienne, sans exclusion aucune et non avec les troubadours boulitiques issus des laboratoires de l’oligarchie.
    Non, avant de démanteler ce système moribond et illégitime, il faut d’abord nous entendre, tous ensemble sur les valeurs et principes démocratiques, acceptés et surtout respectés par tous sur le terrain. Il n’est pas question de tomber de Charybde en Scylla. Je crois que c’est très clair sauf encore une fois pour ceux qui aiment nager en eau trouble.
    Cordialement.




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  • tacili
    20 septembre 2010 at 8 h 53 min - Reply

    @M.Sidhoum,

    Merci pour vos clarifications en attendant l’intervention de M.Haddam pour approfondir le débat et l’élargir.




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  • Anwar N. Haddam
    23 septembre 2010 at 0 h 11 min - Reply

    Assalamu Alaikum
    Concernant le Contrat National de janvier 1995 :

    Les participants aux rencontres de Rome – en Novembre 1994 et janvier 1995- pour la recherche d’une solution à la crise de notre cher pays l’Algérie, se sont mis d’accord pour ne révéler des faits et débats que le contenu de l’accord conclu : « La Plateforme pour une Solution Politique et Pacifique de la Crise Algérienne ».

    De mon coté, respectant l’un des principes de l’Islam, telles que je les ai compris, qui concernent « l’éthique des meetings » « آداب اللقائات » et qui recommande de ne point relater ce qui est survenu lors des rencontres si ce n’est d’un commun accord des participants « المجالس بالأماتة », je me suis jamais exprimé sur ce qui s’est passé lors de ces débats – qui ont été en effet des fois un peu tendus.
    Cependant, après que certains participants ont non seulement relaté certaines discussions, mais ont prétendu nous avoir donné des leçons de démocratie ! j’ai décidé alors à commencer à écrire mon petit témoignage sur cet événement historique que constitue ce « Contrat National » ainsi que de rassembler la documentation à ce sujet.

    Parmi les faits non relatés publiquement :
    – Le fait que nous, membres de la Délégation Parlementaire du FIS à l’Etranger, cela nous a pris presque une année entière pour préparer les rencontres de Rome. Ce qui nous a permis d’aller dès la première rencontre avec une proposition détaillée et écrite concernant la solution à la crise; la seule délégation qui est venu avec une proposition écrite (d’une page et demi, à la 2ieme et dernière rencontre) est celle du FFS . Ces 2 documents – qui ont été distribués aux participants sont en notre position et vont être publiés dans notre prochain petit livre à ce sujet.

    – Le fait que l’Administration Américaine dans le temps a tout fait pour m’empêcher de participer aux rencontres de Rome, si ce n’est l’insistance auprès du State Department du Vice- Président de St. Egidio, Dr. A. B., alors professeur à l’une des universités à New York (les documents à ce sujet vont être publiés aussi insha Allah)

    – Le fait que : aussi bien le RCD que les partis dis « islamiques », reconnus par les putschistes, notamment celui de Nahnah et Jaballah, ainsi que la tendance Djeddi- Kebir ( qui viennent de la même école que celle de Jaballah) en sein du FIS, ont tout fait – consciemment ou inconsciemment- pour saboter les rencontres pour ce Contrat National historique ; nous publierons des documents à ce sujet.
    Il est à noter enfin que ces faits contredisent la propagande des media pro- putschistes qui disaient que notre participation aux rencontres de Rome n’étaient qu’en tant « que représentant du FIS de dernière minute » parce que soi-disant Kebir ne pouvait pas quitter l’Allemagne

    Regardons le 7e point apparu dans le texte de la Plateforme, parti A : Cadre : Valeurs et Principes, qui lisait : « la primauté de la loi légitime », je confirme ici le fait que tout les participants – après de très longs, je dirais même trop longs débats, se sont mis d’accord que cela signifiait la primauté des textes législatifs issus de la volonté populaire à travers ses représentants démocratiquement élus.

    Ce qu’il faut savoir, cependant, est que ce point a été introduit en toute dernière minute par le représentant d’Ennahda, Abdallah Jaballah et soutenu par le représentant de Rabah Kebir ainsi que- au début – par le représentant du JMC, le frère Dr. Ahmed Ben Mohammed qui changea d’avis une fois que je lui ai expliqué le piège de cette enième « kharja» concoctée par les DRS pour faire échouer les rencontres.

    En effet, Jaballah, le matin du 11 Janvier – alors que nous étions près à sortir publiquement avec la plateforme le jour même de l’anniversaire du coup d’état de 1992 – a balancé une série de propositions qui ont failli saboter les rencontres.

    Parmi celle-ci il y avait :

    Au 4e point de la partie A, qui disait : « Le respect et la promotion des droits de la personne humaine tels qu’énoncés par la Déclaration Universelle, ….etc… » : il voulait ajouter « dans le cadre des principes de l’Islam » .
    Je me suis tout de suite opposé, et avec fermeté, à sa proposition lui rappelant :

    – le fait que le 4e point tel qu’écrit a été introduit par notre Délégation, et soutenu par tous les participants, parce que c’était, en très grande majorité, nos militants et sympathisants qui été victimes des plus horribles violations des droits humains,
    – et que pour nous, selon notre compréhension de l’Islam, aussi bien que La Déclaration Universelle, que les pactes internationaux sur les Droits de l’Homme, et la convention internationale contre la torture sont consacrés par les textes religieux de l’Islam. Donc on n’avait pas besoin de tergiverser sur ce sujet.

    Parmi les propositions « pièges » que Jaballah, toujours soutenu par le représentant de Kebir, (ainsi que par le frère Ben Mohammed – avant qu’il ne change d’avis suite à une conversation avec lui comme je viens de l’expliquer plus haut), voulait introduire une revendication stipulant l’application de la « Chari’a ».
    Je me suis personnellement, au nom de la Délégation du FIS, opposé fermement à une telle proposition ; et je prends à témoin les participants à ces rencontres.
    Nous, au sein de l’école « al Bina al Hadari » nous avions notre propre vision à ce sujet, qui est d’ailleurs très proche de celle du AK Parti au pouvoir en Turquie aujourd’hui. Mais pour notre Délégation à ces rencontres, ce n’était ni le lieu ni l’occasion pour aborder de tels sujets.
    Au fait, Dr. Lahouari Addi peut ajouter mon nom à la liste de ceux qui se seraient opposés à une telle revendication dans le cadre des rencontres de Rome, mais peut être pour une raison différente.
    En effet, notre rationnel à ce sujet est que pour moi, je ne me suis pas réuni à Rome pour me mettre d’accord – à la place du peuple – sur un projet de société ou sur un programme politique donné pour l’Algérie. Pour la Délégation officielle du FIS, c’est au peuple, et au peuple seul, de choisir ses représentants qui, lui le peuple- et le peuple seul- décidera en toute liberté et toute souverainetés lesquels présenteraient le programme politique et projet de société qui répondent à ses aspirations et défendent ses intérêts stratégiques. Pour nous, personne n’a le droit de veto sur le choix du peuple.

    Pour l’histoire, il est à noter aussi que, parmi les recommandations que m’avaient envoyé par écrit le Dr. Abbassi Madani et le frère Ali Ben Haj, Président et Vice Président du FIS respectivement, avec leur signatures, il n’y avait aucune mention concernant une quelconque revendication pour inclure la demande d’application de la Chari’a dans le texte de la Plateforme. Cette lettre, que j’ai lue aux frères Ali Yahia Abdelnour, Hocine Ait Ahmed, et Abdelhamid Mehri, sera publiée aussi dans le même livre In Sha Allah.

    Ainsi, après des heures et des heures de discussion, Jaballah a retiré sa proposition sur l’application de la Chari’a…pour la remplacer, aussi bien, par ce 7e point du chapitre « Valeurs et Principes » : « La primauté de la loi légitime », que par un « petit » rajout de taille à la fin du 4e point : « ….et consacré par les textes légaux » !

    Connaissant le profil de Jaballah – licencié en Droit – je me suis tout de suite aperçu de son jeu de mots. Je me suis opposé encore une fois à sa proposition en indiquant aux participants de faire attention à ce jeu de mots….qu’il fallait à tout prix rejeter une telle proposition « piège »… que au fait on n’avait pas besoin d’un tel point….que c’était une répétition du 3e point qui disait : « le rejet de toute dictature quelque soit sa nature ou sa forme… », et le 6e point qui indiquait clairement « Le respect de la légitimité populaire…. » etc…

    Cependant, au même moment de ses débats, un autre incident de taille a eu lieu qui a failli tout annuler !
    En effet, en lisant attentivement le texte final de la plateforme, j’ai constaté que la dernière partie du 1ier point sur la déclaration du 1er Novembre 1954 a disparu du texte ! …et qui devait dire : « ….dans le cadre des principes de l’Islam ».
    Cela m’a – je reconnais- déstabilisé totalement. J’ai annoncé en plein séance – quelque minutes avant la signature de l’accord- que je me retirerais de ces rencontres si le texte de la déclaration du 1er Novembre est mis en cause.

    Car pour nous le Déclaration du 1ier Novembre 1954 est le texte fondateur par excellence de nouvel état algérien ! Le peuple Algérien n’aurait jamais suivi ces jeunes « aventuriers » du 1er Novembre (car il ne faut pas oublier qu’ils été tous des jeunes dépassant à peine la trentaine) s’ils n’avaient pas proclamé «la restauration de l’état Algérien souverain, démocratique, et social, dans le cadre des principes de l’Islam….Tous les Algériens, Amazigh et Arabes, de toutes les tendances politiques ou confessions religieuses ( Musulmans, Chrétiens, et (oui) même juives, doivent s’identifier à une telle déclaration, à de tels principes …. Ces mêmes principes de l’Islam qui ont permis à nos ancêtres de bâtir la civilisation historique d’al Andalous si respectueuse de tous ses citoyens, quelque soit leur confession religieuse ou tendance politique ou idéologique.
    Le fait que le pouvoir illégitime en place à Alger revendique cette déclaration du 1er Novembre, ne diminue en rien de sa valeur fondatrice de notre jeune pays.

    Le rapporteur des rencontres, un membre de St Egidio, plut tôt gauchisant, a déclaré que cela été du à une simple erreur de frappe sur le clavier !! Je ne le crois toujours pas.
    Je crois que la sagesse du frère Hocine Ait Ahmed ne lui permet pas un tel sacrilège.
    Cependant j’accuse son assistant le Dr. Djedai, en connivence avec ce rapporteur, d’être la cause de cette « erreur » qui a failli tout saboter ! Je profite de l’occasion pour donner une chance au Dr. Djedai pour s’expliquer sur cet incident avant de le relater dans mon prochain livre dédié à ce sujet.

    Ainsi, cet incident m’a poussé à ne pas insister à rejeter la dernière «Kharja » de Jaballah, et accepter de la garder avec cependant l’interprétation que tous les participants ont adoptée, à savoir « la primauté des textes législatifs issus de la volonté populaire à travers ses représentants démocratiquement élus »

    Je reviendrais avec plus de détails sur ces rencontres historiques de Rome dans mon prochain livre.

    Une dernière note :
    Je propose aux internautes du LQA, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour un rassemblement unifiant – et non pas uniformisant- de l’opposition, d’éviter le débat idéologie pour le moment, et au lieu de cela, d’adopter le même principe que j’avais proposé à tous les participants aux rencontres du Contrat National qui est le suivant:
    Afin de faire avancer les discussions et éviter les « pièges » des DRS : de laisser nos programmes politiques et projets de société respectives en dehors de la salle des réunions, et de nous concentrer sur la solution qui permettrait à notre peuple d’exercer en toute liberté et dans le cadre d’un processus démocratique et multipartite inclusif de tous les algériennes et algériens, sans distinction aucune.

    Ce débat idéologique devrait se faire face au peuple une fois qu’il recouvre sa souveraineté et son libre choix.

    Wassalam
    Anwar N. Haddam

    ================
    Merci, mon cher compatriote, pour ces précisions très importantes et qui confirment ce que m’avaient affirmé deux personnalités politiques qui avaient assisté à la réunion. J’ose espérer que d’autres participants de Sant’Egidio interviennent sur ce site pour apporter d’autres éclairages sur cette rencontre historique qui aurait pu arrêter la machine de mort et mettre l’Algérie sur le chemin de la paix. Hélas!
    Salah-Eddine.




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  • Alilou
    23 septembre 2010 at 12 h 21 min - Reply

    A vous lire c’est comme vivre dans un monde ideal, mais helas comme vous le dites si bien, les forces du mal ont ete les plus rapide dans l’execution de leur plan machiavelique.

    Il serai interessant de nous faire connaitre le projet de saint-egidio afin, je le souhaite, d’etre un plan rassembleur, et unificateur.

    Car la machine propagandiste des saboteurs a fait un veritable travail de sappe de ce qui aurait pu etre la porte de sortie vers une algerie libre et democratique.

    Il est plus que necessaire de faire connaitre ce plan a tous les algeriens afin de se reconnaitre et de converger vers un rassemblement. Tant que le plan se doit unificateur et respecte, comme le dit Mr Haddam, toutes les confessions et toutes les tendances, comme ca a te fait par nos ancetres en Andalousie.

    En attend avec impatience de le lire.

    salam




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  • Congrès du Changement Démocratique