Édition du
25 July 2017

Voile et assimilation : colonisabilité dans le discours des français musulmans

Par Nadjib Achour

Du nationalisme à l’assimilationnisme

L’étude  politique de l’histoire de l’immigration met en évidence les différentes postures qui furent adoptées par les populations immigrées en lutte pour leur émancipation. Un discours anti-assimilationniste axé sur  la défense de la personnalité culturelle niée par le colonialisme fut une constante dans le combat des peuples colonisés par la France pour l’indépendance. Le cas algérien est des plus significatifs, les premiers militants de l’Etoile Nord Africaine, puis du PPA et des Oulémas, en passant par  la Fédération de France du FLN, revalorisèrent un capital historique[1] reposant sur l’Islam et l’arabité,  valeurs qui constituèrent le socle du nationalisme algérien.

La rupture avec cette posture axée sur l’affirmation des valeurs organiques devait intervenir dans les années 80, avec la marche pour l’égalité qui posa les jalons d’un discours assimilationniste qui ne cessa de prendre de l’ampleur, et dont la principale caractéristique fut d’évacuer au profit d’une égalité citoyenne improbable, la personnalité culturelle des populations issues de l’immigration maghrébine. Ce discours assimilationniste postulait de l’inexistence d’un passif historique battant à l’unisson avec les valeurs du Maghreb Islamique, les seules références possibles et autorisées à la sphère civilisationnelle originelle et aux mouvements nationalistes n’accordaient le primat qu’à une lecture matérialiste et désincarné du combat pour l’indépendance. Ainsi, comme l’écrit le sociologue Ahmed Boubekeur cette génération fut contrainte « de sacrifier jusqu’à la mémoire récente de leur lutte »[2].

Le discours assimilationniste et cette soif de reconnaissance dans la francité  devint le fond idéologique sur lequel se fit l’essentiel des revendications politiques émanant des français musulmans issus de l’immigration maghrébine dans les années 90 et 2000, capitalisant ainsi l’héritage politique de la génération beur de la décennie précédente, dont ils étaient désormais les héritiers. La montée en puissance des associations musulmanes, conjugué à cette quête d’islamité consacrèrent de nouveaux acteurs sur la scène politique beur qui insufflèrent  une nouvelle dynamique à la rhétorique assimilationniste, tout en répondant aux angoisses métaphysiques de cette  génération qui fut confronté à la réactualisation constante d’une logique coloniale et à une injonction toujours plus forte  au national-républicanisme de l’Etat français.

C’est durant cette période capitale dans l’histoire des français musulmans, que fut adoptée  la loi d’exception du 15 mars 2004 sur le hijab. La société française succomba à un délire collectif islamophobe, toujours latent, dont la violence se cristallisa sur le voile des  françaises musulmanes, objet de  toute sorte de fantasmes. Le principal et éternel fantasme contribua  à raviver les blessures algériennes, celle de la révolution  et de la terrible guerre civile des années 90 sous-entendant que les français musulmans étaient les héritiers de la culture politico-religieuse algérienne qui s’était opposée  au colonialisme français. La déculturation et la dépersonnalisation de l’immigration maghrébine en générale, et algérienne en particulier, invalident cette hypothèse pittoresque. Il apparait même farfelu et peu sérieux de supposer qu’existe une filiation idéologique entre les cadres de l’association des Oulémas ou du PPA, les protagonistes de la « sahwa islamiya » des années 80 et les français musulmans dont les références sont limitées à quelques prédicateurs, conférenciers et intellectuels.

La communauté française-musulmane convaincue des vertus de l’assimilation fit dans le mimétisme rhétorique et adopta le discours  républicain de  ses détracteurs. Il fallait, avant tout dans l’optique de ses cadres,  rassurer une population française craintive apeurée par la visibilité des musulmans dans l’espace public et constamment se justifier de son appartenance à l’Islam. De ce fait, il fut rappelé que l’Islam ne s’opposait pas à la laïcité, qu’il était possible d’être des citoyens français de confession musulmane. Cela s’accompagna d’une profusion de publication des cadres et acteurs du paysage islamique français où ces derniers mettaient en exergue leur identité française ou européenne, qu’ils assumaient et revendiquaient fièrement. De Farid Abdelkrim à  la production incontournable des théoriciens Tariq Ramadan et  Tareq Oubrou, dont l’impact au sein de la communauté française musulmane est important, tous mirent exergue que l’identité française était consubstantielle à l’être beur dépersonnalisé.

C’est d’ailleurs l’un de ses ouvrages, produit durant la période charnière qui nous importe, répondant au titre « L’une voilé l’autre pas »[3] coécrit par Dounia Bouzar et Saïda Kada, qui attira notre attention, car emblématique de la pensée largement dominante au sein de la communauté musulmane française. Car, ce livre riche en éléments, permettait de mieux appréhender la weltanschauung des français-musulmans, de comprendre le mécanisme et la structuration du rapport que ces derniers nourrissaient à l’égard de l’Islam, de la culture religieuse du pays de leur parents, leur rapport au monde arabe  et ses valeurs. La lecture de ce livre fut capitale pour comprendre l’adhésion à une lecture désincarnée de l’Islam, sa reconnaissance pleine et entière dans une  identité à l’origine formulée par le colonialisme français en Algérie, ces notions de  « français musulmans » ou de  « citoyen français de confession musulmane ». Il fut essentiel pour appréhender la formidable régression qu’incarne sur le plan idéologique et politique la communauté musulmane française qui désormais intégrait les valeurs combattues par leurs pères.

Le « qui suis-je »  des français musulmans

Dès les premières pages de l’ouvrage, le ton est donné, nous assistons à une véritable profession de foi assimilationniste. La structure de l’ouvrage, les témoignages et les échanges n’ont fait que substantialiser la thèse défendue par les auteurs à savoir que la jeunesse issue de l’immigration maghrébine est devenue pleinement française grâce à l’Islam qui a  facilité cette étape particulière[4]. Nous sommes bien loin désormais, avec les français musulmans de  cet Islam de résistance, levain de la renaissance civilisationnelle, garante de l’authenticité  culturelle, inhérente à la pensée réformiste. Adeptes d’une démarche contraire, les deux auteurs, axèrent leur argumentaire autour d’un seul concept, celui d’identité française, reposant sur deux soubassements pratiques ; celui du rejet du passif  familial ou historique et celui de rupture avec la sphère civilisationnelle originelle. Ce postulat va  contribuer à nourrir une réflexion et une vision néocolonialiste, en dépit de leurs prétentions à vouloir mettre en exergue et dénoncer  une gestion coloniale de l’Islam qui n’est que de pure forme.

D’emblée, la question identitaire semble pleinement résolue par les français-musulmans qui ont su faire le deuil du multiculturalisme ou du respect des particularités puisque la référence à l’identité française est constante. Dès l’introduction,   il est précisé que « le foulard est un phénomène français. Les jeunes filles qui le portent sont françaises, elles revendiquent et mettent en avant leur francité »[5]. L’auteur Saïd Kada affirme même que « l’idée de double culture est bien loin de nous. Nous nous sentons et nous nous revendiquons pleinement française »[6]. Ainsi, il apparait que la génération de citoyens français de confession musulmane soit enfin parvenue à  surmonter les  difficultés qui acculèrent le « mouvement beur » à l’échec et ce en dépit  du perpétuel référent assimilationniste. Ce succès passa nécessairement par ce désir charnel, maintes fois proclamé, d’être enfin reconnu en tant que citoyen français,  Saïda Kada va même jusqu’à se revendiquer des acquis de la Révolution Française[7]. Il n’est plus question dans l’optique des français musulmans d’une quelconque référence au Maghreb et à son histoire purement ignoré.

Dounia Bouzar écrit même que cette génération de français-musulmans est beaucoup plus revendicative  en raison de  sa remise en cause de l’action de la génération précédente et de celle des parents accusées d’avoir « accepter de mettre de côté leur référence religieuse pour prouver leur bonne volonté »[8], car cette génération ose refuser l’assimilation et revendiquer pleinement l’identité de « français musulmans » ou de  « musulmans français »[9]. Dounia Bouzar qui est l’auteur d’un contre-sens manifeste, ignore surement que  l’assimilation et la revendication du statut de « français musulmans » ne sont nullement contradictoires, bien au contraire ces notions sont interactives. Il y a non pas rupture,  mais bel et bien continuité dans la reproduction d’une logique assimilationniste, qui va être radicalisée et poussée à son paroxysme par la génération à laquelle appartient Saïda Kada, qui revendique une terminologie naguère en vigueur dans l’Algérie coloniale. Par ailleurs, Dounia Bouzar, tout comme Saïda Kada, qui pourtant se revendiquent des combats anticolonialistes, semblent toutes deux ignorées que cette génération des parents qu’elles perçoivent avec condescendance et misérabilisme, n’est nullement vierge de toute expérience militante et n’a nullement expurgé la référence religieuse de leur combat. Certes elle ne fit pas sien le slogan « révolutionnaire » de « citoyen française de confession musulmane » mais elle a son actif  par exemple la marche du 17 octobre 1961.

Cette surenchère patriotique, s’accompagna bien évidemment d’un propos sur l’école républicaine, qui selon elles, en obligeant les filles à retirer leur voile, trahit sa vocation première qu’est l’instruction, privant ainsi ces jeunes filles d’un formidable outil. Car l’école comme le précise Saïda Kada est un lieu qui permet «  échange  et confrontation d’idées, argumentation, remise en cause, esprit critique… »[10].  L’école républicaine, égalitaire,  outil d’émancipation évoquée par les auteurs n’est dans le réel que pure utopie. L’école n’est jusqu’à aujourd’hui qu’un appareil idéologie d’Etat courroie de transmission de l’idéologie dominante dont la finalité est la même que celle définie à l’époque coloniale en Algérie sous l’emblème d’une idéologie laïco-assimilationniste: aliénation et dépersonnalisation de la minorité arabo-musulmane. L’école française en Algérie comme le précise Ahmed Taleb Ibrahimi inculqua à l’Algérien «  de nouvelles habitudes de penser, de sentir et d’agir »[11], elle fut un instrument de viol des consciences préposée à la destruction de l’originalité du peuple algérien. Mais la domination, l’aliénation et la dépersonnalisation de l’immigration arabo-musulmane  importent peu pour nos auteurs, Saïda Kada explique que l’un des objectifs des français-musulmans par le biais de l’école est « la construction de la République par l’intermédiaire d’un espace commun dans lequel on se retrouve autour d’idées fondamentales »[12].

De ce fait, dans  la rhétorique de nos auteurs,  il n’est nullement fait référence à l’aliénation du descendant de migrants nord africains, pour reprendre le terme cher à la sociologue Nacéra Guénif. Cette aliénation n’existe pas, pis elle est même ardemment souhaitée par nos auteurs. En effet, le chemin vers l’identité française passe nécessairement par le rejet de la culture maghrébine incarnée par la « génération des parents ». Les auteurs ne sont pas avares en qualificatifs méprisants pour évoquer cette culture religieuse du Maghreb, réactivant par la même de vieux poncifs coloniaux. La génération des parents se voit même exclus du champ de la religiosité islamique, car pour Dounia Bouzar la culture religieuse des parents « n’est pas l’Islam mais les traditions »[13]. Ce prétendu rapport d’extériorité  des parents par rapport à l’Islam a conduit les françaises musulmanes à mener contre la « tradition arabe » entité floue et non définie,  un combat revendiquant selon Saïda Kada « la modernité à partir de l’Islam »[14]. Elle précise plus loin que c’est la réflexion de Tariq Ramadan qui « nous a aidés à distinguer ce qui relève de la culture de ce qui relève de la religion »[15]. Toutefois, cette notion de « tradition » demeure vague, Saïda Kada ne définit pas ce qui oppose culture et religion, elle se borne  à expliquer  que «  la réflexion musulmane qui s’est élaborée avec ces conférenciers nous a conduit à plus de respect envers nos parents […]Appréhender le comportement de nos parents nous a permis de mieux les aimer. Et, de toutes façons, nous avons gardé quantité de valeurs fondamentales de notre patrimoine culturel familial »[16]. Ainsi, selon nos auteurs, l’Islam serait apparu ex nihilo sous l’impulsion de  conférenciers  au sein d’une communauté maghrébine désislamisée  et traditionnaliste.

Ce  rejet de la culture maghrébine et de toute filiation avec cette dernière induit une rupture avec la sphère civilisationnelle originelle, facilitée par la conjonction entre le discours assimilationniste néo-colonial de l’Etat français  et « l’utopie piétiste » [17] teintée d’anti-arabisme proposée par l’une des principales références idéologiques des français-musulmans à savoir Tariq Ramadan. Cette adhésion à une lecture désincarnée de l’Islam, qui se dit héritière du réformisme,  s’accorde harmonieusement avec  l’idéologie orientaliste infériorisant l’arabe et sa civilisation, et l’idéologie laïco-assimilationniste qui de tout temps interdisait toute référence aux valeurs civilisationnelles du monde arabe. La démarche des français musulmans inspirée par la production de Tariq Ramadan a confirmé et validé, la théorie de Malek Bennabi selon laquelle  « c’est l’idée morte qui attire l’idée mortelle dans la société musulmane »[18] .  Cette synthèse idéologique va permettre à une autre « idée mortelle » prônée par le colonialisme de réapparaître : l’Occidentalisation de l’Islam.

Occidentaliser l’Islam

A maintes reprises, Saïda kada  fait référence à une lecture « réformiste » de l’Islam qui consisterait,   à «  réinterpréter nos sources à la lumière du contexte occidentale du XXIe siècle »[19]. Cette  notion de « réinterprétation » est une constante dans le discours des français-musulmans, néanmoins si nous nous focalisons sur  les fruits de cette relecture « révolutionnaire »  il est aisé de voir que cela correspond plutôt, dans les faits, à un tourisme scripturaire. Cette relecture qui se dit  inédite, car produite pour la première fois par des musulmans vivant en Occident, a permis de répondre à une angoisse majeure agitant la conscience des français-musulmans. Saïda Kada écrit qu’il s’agissait même de régler « une sorte de conflit intérieure »[20]. En effet, l’œuvre majeure des français musulmans fut d’étudier les textes de la constitution française, de les confronter au corpus coranique afin d’établir le constat que rien n’empêchait un musulman d’habiter un pays laïque. Saïda Kada précise que cet effort d’interprétation a donné lieu à « une remise en cause de la scission du monde en Terre d’Islam et Terre de guerre »[21]. Le territoire Français étant dans cette optique la Terre du témoignage. La paternité de cette terminologie revenant à Tariq Ramadan, Saïda Kada écrit à son propos «  qu’il est effectivement venu rassurer toute une génération de jeunes qui avaient envie de vivre pleinement leur Islam dans leur pays sans savoir s’y prendre »[22].

La démarche inédite des français musulmans se fit au diapason d’un discours prônant la dépersonnalisation. La production de divers concepts tels celui de « citoyens français de confession musulmane » ou de  « musulmans européens », prônés par les principaux protagonistes du paysage islamique français, ne pouvait qu’accentuer la césure définitive avec la sphère civilisationnelle originelle. Saïda Kada ajoutant  même que sa génération a commencé à penser « l’Islam en français »[23] en se dégageant des représentations étrangères. Dounia Bouzar poursuit en affirmant que se reconnaître français-musulman permet de « désethniciser l’Islam »[24]. Nos deux auteurs se font les adeptes d’un vieux rêve du colonialisme français, celui d’une rupture définitive des maghrébins avec le monde arabe par le biais de la déculturation et l’assimilation. Ahmed Taleb Ibrahimi évoque d’ailleurs cette recette si particulière au colonialisme français, tant souhaitée par les auteurs, pour l’immigration maghrébine, dont la vocation est la destruction de la personnalité des peuples dominés : « Le colonialisme français a combattu la culture algérienne par de multiples moyens dès le début de l’occupation, parce qu’il savait qu’il ne pouvait asseoir ses fondements tant qu’elle restait vivante. Obéissant à la logique, il s’applique donc à la faire disparaître pour lui substituer sa propre culture Quand celle-ci était dispensée aux algériens, elle n’avait pas de caractère désintéressée. Il s’en faut. Le but précis qu’elle se proposait alors, consistait à former des fonctionnaires et des agents fidèles susceptibles de l’aider dans son œuvre de destruction des traditions et sa politique d’assimilation »[25]

Par contre,  dans ce Maghreb « traditionnaliste »  la réflexion des penseurs religieux réformistes ne fut nullement circonscrite, à une simple confrontation entre la constitution française et le texte coranique, elle fut pour le Maghreb Islamique une véritable entreprise de renaissance civilisationnelle. L’Islam dans le cas maghrébin tant dénigré, fut le socle du nationalisme libérateur. Mais au regard de la rupture irrémédiable entre le Maghreb et son immigration dépersonnalisée en France, il n’est pas étonnant que les noms et la production des Chouyoukhs  réformistes maghrébins tels  Ibn Badis, Mohamed Tahar Benachour, Allal El Fassi, Brahim Kettani… soient méconnus. Il n’en est pas de même pour Hassan El Banna auquel se réfèrent explicitement Saïda Kada et une grande majorité de français-musulmans. Néanmoins, ce fut un Hassan El Banna quelques peu mythifié qui fut servi à la jeunesse française de confession musulmane. L’histoire du guide des Frères Musulmans, son passif de  militant nationaliste égyptien chantre de l’arabisme en lutte contre la domination occidentale de l’Egypte et du monde arabe, furent éludés au profit d’un Hassan El Banna ascète  sombrant dans la métaphysique. Son seul propos relatif à l’arabité met  en exergue non seulement la déviation doctrinale mais aussi le profond décalage entre sa pensée et la pratique qui en est faite actuellement par ceux qui s’en réclament : « L’arabisme ou l’union arabe occupe également dans notre discours une place importante et connait une grande part de bonne fortune. Les Arabes sont en effet le peuple de l’islam originel, son peuple élu et, conformément à ce qu’a dit le Prophète –paix et bénédiction : «  Quand les Arabes sont humiliés, l’Islam l’est aussi ». L’islam ne connaîtra pas de réveil sans l’unanimité et sans la renaissance des peuples arabes[…]Nous sommes convaincus qu’en œuvrant pour l’arabité, nous œuvrons pour l’Islam et pour le bien du monde entier »[26].

Le travail de sape de l’héritage d’El Banna, opéré par ses successeurs et ses héritiers dont le dernier avatar est « l’Islam européen »,  met en exergue « l’enlisement boulitique »  évoquait par  un Malek Bennabi faisant l’amer constat de la trahison de l’idéal d’El Banna[27]. Ainsi dévitalisé, son nom sert de caution aux  tenants d’un Islam désincarné, vassalisé à l’Impérialisme, dont les fruits sont aujourd’hui cueillis, entre autres,  au sein de la jeunesse française de confession musulmane qui comme l’écrirait Bennabi : « n’est pas allé aux sources d’une civilisation mais à son alambic ou à sa poubelle. C’est-à-dire là où elle n’a plus sa vie, sa chaleur, sa réalité incarnée par le laboureur, l’artisan, l’artiste, par le savant, par ces multitudes d’hommes et de femmes qui font chaque jour, dans ses villes et ses campagnes, son « grand œuvre » quotidien »[28]. Cette jeunesse française de confession musulmane, dépossédée de sa personnalité culturelle originelle, aliénée à l’idéologie dominante, a, par le biais de «  l’Islam européen », redonné vie à une idéologie politique assimilationniste donnée pour morte il y a plus de 74 ans, et qui fut portée en son temps dans l’Algérie coloniale par Mohamed Salah Bendjelloul[29].

Le renouveau du Bendjeloulisme.

Saïda Kada évoque conjointement avec Dounia Bouzar, l’engagement social et politique des français musulmans qui n’est que la répercussion sur le plan pratique d’un discours mettant fortement l’accent sur l’identité française et la citoyenneté qui en découle. Saïda Kada fait même référence à la tradition politique française qui est de douter de la francité de ses citoyens musulmans, et de ne point surseoir justement à la demande sincère de ces derniers qui se reconnaissent volontiers dans les valeurs de leur pays. Elle s’appuie notamment sur les propos du Ministre de la Guerre en place en 1846 qui affirme « la naturalisation des musulmans est impossible, parce qu’elle ne saurait avoir lieu sans renverser leur lois civiles qui sont en même temps lois religieuses […] Le Coran est le code religieux des musulmans, il est aussi leur Code civil et politique […] Il indique non seulement ce qu’il faut croire en matière purement civile. Il y a donc dans l’islamisme une telle connexité entre la loi civile et la loi religieuse, qu’on ne peut toucher à l’une sans toucher à l’autre »[30].

Saïda Kada, qui pourtant est  française d’origine algérienne, ignore surement que les militaires français qui  étaient sous la tutelle de ce Ministre se livraient à une conquête génocidaire de l’Algérie, notamment sous  l’égide du  Maréchal Bugeaud nommé Gouverneur Général de l’Algérie avec pour mot d’ordre : « la destruction de la nationalité arabe et de la puissance d’Abdel Kader »[31] pour enfin parvenir à la domination absolue du pays indispensable à la soumission du pays[32]. Durant cette  première phase d’implantation meurtrière du colonialisme français en Algérie, il n’était nullement question de citoyenneté pour les musulmans algériens, mais plutôt d’enfumades conformément aux ordres donnés par Bugeaud à Pélissier le 11 juin 1845 «  Si ces gredins se retirent dans leurs cavernes, imitez Cavaignac aux Sbeha. Fumez-les à outrance comme des renards »[33]. La chasse à l’homme[34], qui fut d’ailleurs le titre d’un ouvrage d’un des artisans de la conquête, ne demeura pas un vain mot mais fut érigée en doctrine et résuma parfaitement l’état d’esprit de ces hommes ordinaires, qui au siècle du romantisme initièrent et s’engagèrent dans le crime de masse au nom de la supériorité de la race blanche et de sa civilisation triomphante. Devant la pugnacité de l’Algérien, l’anéantissement et la déportation ont longtemps peuplé les rêves du colonisateur et le Colonel de Montagnac le déclara ouvertement dans sa correspondance :   «  Voilà, mon brave ami, comment il faut faire la guerre aux Arabes, tuer tous les hommes jusqu’à l’âge de quinze ans, prendre toutes les femmes et enfants, en charger les bâtiments, les envoyer aux îles Marquises (Polynésie) ou ailleurs ; en un mot, anéantir tout ce qui ne rampera pas à nos pieds comme des chiens »[35]. Le Maréchal de Saint Arnaud évoquant  la guerre menée en Algérie affirmait  « Voila la guerre d’Afrique ; on se fanatise à son tour et cela dégénère en une guerre d’extermination »[36].

Tel était  le contexte des propos du Ministre de la Guerre cité par Saïda Kada, auquel elle reprocha seulement un certain manque d’audace l’ayant empêché de naturaliser les Algériens. Les doléances politiques que formulent Saïda Kada  et sa génération, sont  liées  à cette volonté d’être enfin reconnu en tant que français musulmans ou de confession musulmane, d’être enfin considéré dans la gestion cultuelle comme des interlocuteurs de choix  par l’Etat Français qui préfère encore, comme il est spécifié dans l’ouvrage, une gestion consulaire. Ces revendications vont de pair avec une meilleure prise en compte des questions mémorielles liées à la colonisation, même si très peu la connaissent, et à la culture des populations issues de l’immigration. Comme l’écrit Saïda Kada « nous sommes cinq millions de français de confession musulman à attendre aux portes de l’histoire »[37].

Ainsi, comme nous pouvons le constater, le maître mot de l’action des  français de confession musulmane est celui de reconnaissance. Même si dans les faits, ils sont assimilés à la culture dominante, dépersonnalisés, étranger à leur culture originelle, leur statut de musulman constitue l’éternel obstacle  à une citoyenneté pleine et entière et ce en dépit du rejet ou de l’ignorance de leur passif historique. Cet ardent désir assimilationniste, n’est pas sans rappeler celui professé à l’époque coloniale par  la Fédération des Elus en Algérie dans les années 30 qui avaient à sa tête Mohamed Salah Bendejelloul. Les musulmans issus de l’immigration maghrébine ont recours au même discours, aux mêmes mots, que ceux naguère utilisés par les cadres de la  Fédération des Elus, ils se nomment français musulmans, ou  citoyens français de confession musulmane, ils font leurs cette idée morte ressuscitée  et la couple avec une idée mortelle. Ils sont les adeptes de ce que Malek Bennabi nommait « le coefficient  auto-réducteur »[38], et qui consiste à se reconnaître dans le vocable forgé par le colonialisme. Les français-musulmans sont devenus ces « faux délivrés »[39] évoquait par Ahmed Taleb Ibrahimi et qui étaient ces algériens ayant fait le deuil de leur personnalité à l’époque coloniale. Ce dernier écrivait «  Ils ont l’illusion de se libérer alors qu’ils s’embourbent dans la véritable servitude […] ils établissent un écran entre leur esprit et les réalités du pays où ils résident et du peuple qui leur a donné le jour. En un mot, ils ont perdu le sens le plus précieux, celui des valeurs vraies »[40]. Taleb Ibrahimi concluait sur l’amer constat d’un statut immuable « d’orphelins entre deux mondes »[41]à l’instar des français-musulmans aujourd’hui. Toutefois, l’Algérie colonisée avait trouvé comme l’écrivit Malek Bennabi, un Cheikh Ibn Badis pour mettre fin au processus de sédimentation culturelle induit par le colonialisme, et qui se fit  par la suite l’ardent défenseur de la personnalité algérienne bafouée par le colonialisme français[42].  Qui en France, sera l’artisan d’une œuvre similaire permettant d’enrayer un processus de dépersonnalisation pratiquement abouti  chez les enfants issus de l’immigration maghrébine ?

Nadjib Achour


[1] Ce terme est utilisé par Malek Bennabi dans « Mémoires d’un témoin du siècle »

[2] Boubekeur Ahmed et Hajjat Abdellali, Histoire politique des immigrations (post) coloniales. France 1920-2008, Editions Amsterdam, Paris, 2008, p 182

[3] Bouzar Dounia Kada Saïda, L’une voilée, l’autre pas. Le témoignage de deux musulmanes françaises. Albin Michel, Paris, 2003,

[4] Dounia Bouzar s’adressant à Saïda Kada affirme à la page 156 : « Votre évolution est assez  atypique car, en fait vous êtes passés par l’Islam pour vous franciser et pour devenir citoyens français à part entière ».

[5] Bouzar  Dounia Kada Saïda , L’une voilée, l’autre pas. Le témoignage de deux musulmanes françaises. op. cit.,  p 15

[6] Ibid., p93

[7] Ibid., p 69

[8] Ibid., p28

[9] Ibid.

[10] Ibid., p 81

[11] Ibid.

[12] Ibid., p 84

[13] Ibid., p 94

[14] Ibid., p 97

[15] Ibid., p 98

[16] Ibid.

[17] Le terme est de Sadek Sellam voir à ce son propos son ouvrage  « La France et ses musulmans. Un siècle de politique muslmane 1895-2005, Fayard, 2006 ».

[18] Bennabi Malek, Le problème des idées dans le monde musulman, El Bay’yinate, Alger, 1990, p 125

[19] Bouzar Dounia Kada Saïda, L’une voilée, l’autre pas. Le témoignage de deux musulmanes françaises. op. cit., p 40

[20] Ibid., p 132

[21] Ibid., p 132

[22] Ibid., p 133

[23] Bouzar Dounia Kada Saïda, L’une voilée, l’autre pas. Le témoignage de deux musulmanes françaises. op. cit., p 133

[24] Ibid., p92

[25] Taleb Ibrahimi Ahmed, De la décolonisation à la révolution culturelle (1962-1972), Alger, SNED, 1973, p 56

[26] Afif Naïma, Hassan El Banna. Textes originaux. Tawhid, 2010, p 223

[27] Bennabi Malek, Vocation de l’Islam, Ed. Al-Bouraq, Beyrouth, 2006, page 59

[28] Bennabi Malek, Le problème des idées dans le monde musulman,  op. cit.,p 128

[29] Mohamed Salah Bendjelloul (1893-1985) . Issu d’une prestigieuse famille de Constantine liée au Ben Badis. Médecin de formation, il fut l’une des figures de proue de la Fédération des Elus et du Congrès Musulman qui revendiquait ardemment l’assimilation et la citoyenneté française à l’époque du projet Blum-Violette en 1936.

[30] Bouzar Dounia, Kada Saïda, L’une voilée, l’autre pas. Le témoignage de deux musulmanes françaises. op. cit., p 116

[31] Le Cour Grandmaison Olivier, Coloniser exterminer, Sur la guerre et l’Etat colonial, Alger, Casbah Editions, 2005, p 137

[32] Ibid.,

[33] Nouschi, Prenant, Lacoste, Algérie, passé et présent, Ed. Sociales, 1960 page 305

[34] Comte d’Hérisson, La Chasse à l’homme, Ed. Paul Ollendorf, 1866

[35] Montagnac (colonel de), Lettres d’un soldat, paris, 1885.

[36] Saint Arnaud, « Lettre du 28 mars 1843 », in Lettres du Maréchal Saint-Arnaud, op. cit., t.I, p 448, cf, Le Cour Grandmaison, Coloniser exterminer, Sur la guerre et l’Etat colonial, op. cit, page 190

[37] Dounia Bouzar Saïda Kada, L’une voilée, l’autre pas. Le témoignage de deux musulmanes françaises. Albin Michel, Paris, 2003, p 82

[38] Voir son ouvrage  Les conditions de la renaissance. Editions ANEP, 2005, Alger pp 155-159

[39] Taleb Ibrahimi Ahmed «  Les faux délivrés » in le Jeune Musulman N° 27, 22 DjoumâdaII 1373/ 26 février 1954 ,

[40]Taleb Ibrahimi Ahmed «  Les faux délivrés » in le Jeune Musulman N° 27, 22 DjoumâdaII 1373/ 26 février 1954 ,

[41] Ibid.,

[42] Bennabi Malek « A la mémoire de Ben Badis » Que-sais-je de l’islam, n°3, Alger, avril 1970, in Bennabi Malek, Mondialisme, Dar el-Hadhara, Alger, page 184-188


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  • djamel
    24 septembre 2010 at 15 h 34 min - Reply

    Article d’un très bon niveau sauf que l’on ne comprend pas ce que veut l’auteur, que les maghrebins de france le restent à jamais ? qu’ils ne deviennent jamais français? Ya akhi, il ne s’agit plus de colonisation ici (sauf si c’est dans l’autre sens!), il s’agit de gens qui ont choisi de vivre en France à jamais et qui veulent ardemment que cette société les intègre pleinement. Vous les incitez à quoi, à résister culturellement en attendant la lutte armée? Je vis en Algérie, je souffre et je supporte mais si je décide d’aller à vie ailleurs, je dois être conséquent et admettre que mes enfants se fondront dans la nouvelle société et ne seront plus Algériens dans tout ce que cela implique. Vos idées sont obsolètes et dangereuses.
    Vous ne voulez pas le bien de ces gens là. Vous défendez des choses qui ont de la valeur pour vous, pas pour eux. Ayez un peu plus d’empathie et décrispez-vous culturellement et idéologiquement. Sans rancune!




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    • Amel Bey
      16 mars 2015 at 13 h 17 min - Reply

      n est-il pas possible de choisir d aller vivre ailleurs tout en restant soi-meme et sans avoir a subir cette politique assimillationiste ? les francais restes en algerie apres l independance ont-ils subi cette meme politique ? se sont-ils fondus dans la societe algerienne ??? du tout, il a continue a nous appartenir a nous Algeriens de leur parler leur langue a ce jour< ils sont restes bel et bien eux-memes : francais de nationalite et de culture… Sont-ils mieux que nous ?
      Moi je veux bien me fondre dans la societe dans laquelle je choisis de vivre mais si cela represente mon propre choix, si c est une politique qui vise a me depersonnaliser et a m assimiler, il n y a pas de race superieure sur la terre et je choisis de rester moi=meme ou que j aille et prete a me battre jusqu au bout




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  • Adel
    24 septembre 2010 at 16 h 27 min - Reply

    @djamel

    Bonjour,

    J’ai eu la même réaction en lisant l’article. L’auteur ne formule pas clairement une thèse centrale. On sent qu’il en veut aux enfants d’immigrés de se détourner de la culture de leurs parents, mais il n’arrive pas à formuler la problématique de l’acculturation ou de l’adaptation, dictée par la vie elle-même, en termes clairs. Il assimile la situation des français (car ils sont français, il n’y a aucun doute là-dessus) issus de l’immigration maghrébine à celle des Algériens d’Algérie pendant la colonisation. Ce sont deux situations complètement différentes.

    Il aimerait que ces enfants d’immigrés maghrébins forment une communauté musulmane soudée bien différenciée culturellement des autres communautés. C’est un objectif louable pour lequel il peut agir au sein de cette communauté sans se référer à la colonisation. La communauté israélite, qui vit cette situation depuis bien plus longtemps que la communauté musulmane, a réussi à préserver sa culture et sa religion, malgré le nombre de siècles passés. Quand on est minoritaire dans le pays d’accueil, il faut aménager sa vie de manière à garder un certain équilibre. Quand au choix de s’assimiler à la culture dominante ou de continuer à valoriser ce qui fait sa spécificité, il est fait d’abord par les individus eux-mêmes, en toute liberté.

    Dans l’article, l’auteur dit : « L’école n’est jusqu’à aujourd’hui qu’un appareil idéologique d’État, courroie de transmission de l’idéologie dominante…»

    Dans tous les pays du monde, l’école est au service de l’idéologie dominante. Elle constitue un puissant facteur d’intégration et elle vise à unifier les comportements et les modes de pensée afin de rendre la nation de plus en plus soudée. Que penserait-on d’une école algérienne qui tournerait le dos à l’idéologie dominante (nationaliste, ancrée dans les valeurs islamiques, etc.)? Cette idéologie peut évoluer, cependant, afin d’intégrer de nouveaux apports que la conscience nationale ne peut plus ignorer, au risque de générer des tensions préjudiciables à la survie de la nation.

    Cordialement




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  • Noor
    24 septembre 2010 at 17 h 46 min - Reply

    Dans l’article, l’auteur dit : « L’école n’est jusqu’à aujourd’hui qu’un appareil idéologique d’État, courroie de transmission de l’idéologie dominante…». Bien vu .

    Programme totalitaire.
    La réalité est que les organisations internationales (U.N.E.S.C.O) ont pour objectif de modifier les valeurs, les attitudes et les comportements dans le but de justifier un gouvernement mondial chargé de résoudre les problèmes planétaires. L’objectif est la dictature mondiale, c’est-à-dire la mainmise des hommes des États cartellisés sur les nations.

    Tout cela se fait en manipulant l’opinion publique, en exagérant et en inventant parfois des problèmes de nature planétaire (qui exigeraient une coopération internationale et, à terme, un exécutif mondial): pauvreté, réchauffement planétaire, coexistence des cultures, surpopulation, autant de problèmes réputés réels et globalitaires, nécessitant le sacrifice des libertés individuelles au profit de la Société Globale, voire de la planète Terre. Inutile de dire que tout cela conduit tout droit au collectivisme dont on a cru pourtant que la chute de l’URSS avait sonné le glas. Mais non! Le véritable agent du collectivisme, c’est l’ÉTAT MONDIAL
    .
    L’UNESCO joue un rôle primordial dans cette partition totalitaire. Comme le démontre Pascal Bernardin dans son lumineux ouvrage, Machiavel pédagogue (ou abrégé d’esclavagisme selon l’auteur)(2), les organisations internationales, au premier rang desquelles l’UNESCO, établissent des normes qui sont transmises par les États nationaux adhérents, et qui redéfinissent le rôle de l’école. « Celle-ci, écrit Bernardin, devient le véhicule d’une révolution culturelle et éthique destinée à modifier les valeurs, les attitudes et les comportements des peuples à l’échelle de la planète. Les techniques de manipulation psychologique, qui ne se distinguent guère des techniques de lavage de cerveau, sont utilisées à tous les niveaux. »

    « Cette révolution silencieuse, antidémocratique et totalitaire, ajoute l’auteur, veut faire des peuples des masses ignorantes et soumises. » Je n’exposerai pas ici les techniques pédagogiques du lavage de cerveau, ce serait trop long, l’ouvrage de Bernardin démonte tous ses mécanismes en montrant les textes officiels et la réalité du terrain. Ces techniques s’appuient essentiellement sur des méthodes behavioristes et sur la psychologie de l’engagement. L’idée est d’inciter, de forcer par des techniques psychopédagogiques, l’individu à se soumettre aux valeurs dominantes du groupe et de renforcer ainsi les normes transmises au groupe par une hiérarchie d’instances supérieures au sommet de laquelle trônent les divers Soviets onusiens.

    Embrigadement des enseignants

    Voyons comment ces normes se fabriquent et se diffusent. Dans un texte de l’UNESCO, on peut lire: « Les sociétés, et plus particulièrement leurs institutions gouvernementales doivent être essentiellement considérées comme des « systèmes apprenants ». Les sociétés les plus à même d’enregistrer des succès seront celles dont la « capacité d’apprentissage » est élevée: flexibles, elles ont la capacité d’anticiper et de comprendre le changement et de s’y adapter. Elles bénéficient de la participation active des citoyens au processus d’apprentissage. Au cours de cet apprentissage, l’histoire devra être réécrite et réinterprétée(4). »

    Continuons sur l’enseignement de l’histoire. C’est édifiant. « La simple présentation objective des faits serait d’ailleurs insuffisante pour entraîner l’attitude souhaitable […](5) » L’attitude souhaitable étant « d’éliminer tout ce qui peut inspirer la méfiance et le mépris à l’égard d’autres peuples ».

    Cette réécriture politique de l’histoire n’est évidemment pas sans rappeler ces mots d’Orwell dans 1984: « Ce processus de continuelles retouches était appliqué, non seulement aux journaux, mais aux livres, périodiques, pamphlets, affiches […]. L’Histoire tout entière était un palimpseste gratté et réécrit aussi souvent que c’était nécessaire. »

    Or que ne voit-on pas apparaître en France pour véhiculer ces nouvelles normes fabriquées par les hommes de l’ÉTAT MONDIAL? Les IUFM. Ces « instituts universitaires de formation des maîtres », inventés par Jospin alors ministre de l’Éducation nationale, sont chargés de la formation des enseignants et de faire « la promotion des nouveaux contenus (savoir-faire, valeurs, attitudes, conception sur le monde) » obéissant aux diktats de l’UNESCO qui recommande la « remise en cause large et profonde du système éducatif puisqu’elle touche tout à la fois aux structures, à la formation des enseignants et aux mentalités(6) ».

    Nous savons ce que sont les IUFM. Des instituts de bourrage de crâne. « Ils se caractérisent par l’importance qui y est accordée aux « sciences » de l’éducation et à la psychopédagogie. Ils préparent les enseignants à leur nouvelle mission: le rôle de l’école a été redéfini et la priorité est maintenant accordée non plus à la formation intellectuelle mais aux enseignements « non cognitifs » et à « l’apprentissage de la vie sociale […] ». Les enseignements formels, intellectuels sont négligés au profit d’un enseignement non cognitif et multidimensionnel, privilégiant le social. » (Bernardin)

    Totalitarisme

    Il est clair que du sommet de l’État mondial jusqu’à ses subdivisions vassalisées ultimes les valeurs transmises sont celles de la supériorité en valeur du groupe sur l’individu réduit à l’état de simple boulon de la machinerie étatique planétaire. Cette solidarité mystique de l’individu avec le grand Tout que les fonctionnaires de l’UNESCO tentent de fabriquer avec le matériau humain planétaire est le principe régulateur de toutes les normes qui émanent de ces organisations parasitaires. Les hommes de l’État formant la classe politique mondiale sont tous complices de ce totalitarisme qui avance. C’est leur intérêt, ils en vivent. Tout le monde a le droit de vivre, me direz-vous, mais pas en tyrans et en tyranneaux.

    En conclusion il faut rappeler une chose. L’UNESCO et toutes les structures onusiennes ne peuvent agir que dans la mesure où les hommes de l’État des nations subordonnées peuvent agir. Ce qui présuppose la nationalisation de l’éducation mais aussi le contrôle étatique de toutes les activités humaines. Un pays libre, ayant une éducation libre, serait un pays hérétique au sein de la « communauté internationale » dominée par les normes onusiennes.

    En d’autres termes, l’ÉTAT MONDIAL, l’ONU, l’UNESCO et tous ses dérivés ont besoin d’une servitude accrue des individus. Le Bien de l’Humanité que ces organisations prétendent servir est encore une fois dans l’histoire en contradiction avec l’individu, avec son bien le plus précieux dont tout le reste découle: sa liberté.

    Livre:Machiavel/pédagogue. Machiavel pédagogue – Ou le ministère de la réforme psychologique
    Pascal BERNARDIN , ancien élève de l’École Polytechnique, a enseigné les maths dans le privé, en classe préparatoire aux concours des écoles de commerce.
    Éd. Notre-Dame des Grâces, 12/1995
    Source : http://www.quebecoislibre.org/021109-3.htm




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  • Mohamed Jabara.
    24 septembre 2010 at 18 h 25 min - Reply

    Petite définition de la théorie et de la pratique par Einstein.
    Sidhoum et Benchenouf vont surement me lyncher mais je trouve que ça va comme un gant à notre site.
    ————

    « La théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne.
    La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
    Ici, nous avons réuni théorie et pratique : Rien ne fonctionne… et personne ne sait pourquoi !  »

    Albert Einstein




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  • SAID
    24 septembre 2010 at 20 h 41 min - Reply

    Franchement, j’ai eu la meme reaction que ADEL et DJAMEL, en parcourant cet article.

    La situation des « musulmans de france » n’est pas celle des « indigenes » que nous etions.
    Celui qui veut vivre « musulman » comme ses ancetres n’a qu’à venir goutter notre belle vie au bled, à moins qu’ils ne veuillent coloniser la france !




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  • Larbi Anti-DRS
    25 septembre 2010 at 0 h 06 min - Reply

    Quote : « C’est durant cette période capitale dans l’histoire des français musulmans, que fut adoptée la loi d’exception du 15 mars 2004 sur le hijab. La société française succomba à un délire collectif islamophobe, toujours latent, dont la violence se cristallisa sur le voile des françaises musulmanes, objet de toute sorte de fantasmes. Le principal et éternel fantasme contribua à raviver les blessures algériennes, celle de la révolution et de la terrible guerre civile des années 90 sous-entendant que les français musulmans étaient les héritiers de la culture politico-religieuse algérienne qui s’était opposée au colonialisme français. »
    Pour faire passée la loi d’exception et l’applique’, les services français ont fait enlevé a Bagdad (Irak) la journaliste française de Libération, Flaurence Aubena. La seule est unique revendication de ses ravisseurs était de ne pas faire passe’ la loi sur le voile. Dalil Boubekar et tout le gratin de la subside ont manifeste’ pour dire oui a la loi, abat le terrorisme. La loi discriminatrice a été adopte’ est acclame’ par la foule sinon vous été taxe’ de soutiens au terroristes, la journaliste a été libéré juste après et le voile a disparu des têtes de celles qui croyaient avoir le privilège, la liberté’ ou le droit de porter ce qu’elle voulaient.
    Tiens ! Dalil Boubekar est a nouveau cite’ dans l’affaire de l’enlèvement sur l’uranium au Mali ?. est-ce le même groupe de El-Qaida, cette nébuleuse, ce trou noir qui permet de colonise’ psychologiquement et physiquement.




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  • adel133
    25 septembre 2010 at 5 h 40 min - Reply

    je vis au canada depuis 26 ans je ne me suis jamais senti colonisé ou colonisable.personne ne m’a jamais demandé d’ou je viens ni en quel Dieu je crois.mon islam ne gène et n’intérèsse personne au même titre que le judaisme,le christianisme ou l’hindouisme.
    chacun vit sa foi en toute liberté dans une société laique fondée sur les valeurs d’égalité,de liberté et de démocratie.le jour ou ces principes universels prévaleront en Algérie et ailleurs dans le monde arabo-musulman et qu’il n y aura pas de procès en sorcellerie contre des minorités d’un autre culte et pas de condamnations judiciaires contre des non jeuneurs on pourra alors commencer à critiquer ce qui se fait en france et ailleurs en occident.quans à nos enfants ils seront plus utiles à l’algérie en étant français,canadiens,américains,australiens que seulement algériens .




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  • Hamoudi Sétif
    25 septembre 2010 at 12 h 47 min - Reply

    Hamoudi

    Je pense que pour comprendre ce texte, il y a nécessité de prendre en considération plusieurs paramètres qui sont indissociables. Les rapports de domination Nord-Sud, inféodation du monde arabe au néo-colonialisme occidental, jurisprudence du cas algérien en matière de lutte contre le colonialisme, combat des minorités. Quand toutes ses clés seront acquises, je pense que ce texte de bonne facture pourra être compris.

    Ensuite, je pense qu’il faut bien se mettre d’accord sur la finalité de la révolution qui était la création d’un Etat démocratique et sociale dans les cadres et principes islamiques. Cette révolution n’a pas été faite pour que nous battissions un état qui soit une copie de la France, mais comme le disait Ben Khedda au service du peuple et conforme à sa personnalité.




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  • Noor
    25 septembre 2010 at 13 h 12 min - Reply

    Piste de réflexion :

    VERS UN NOUVEL ORDRE RELIGIEUX – REFORMER L’ISLAM

    Posté: Sam 16 Jan 2010 00:37
    http://www.geopolitique.passion-histoire.net/
    Ven 15 Jan 2010 23:19

    Juin 2006. Une revue militaire américaine, Armed Forces Journal(AFJ), présente deux cartes du Moyen-Orient [8] : « before », la carte de 2006 ; « after », la carte recomposée selon des critères ethniques et religieux. L’auteur de ces cartes est un lieutenant-colonel à la retraite : Ralph PETERS. Auteur de nombreux ouvrages de géopolitique, cet ancien du renseignement fait partie de l’équipe dirigeante d’AFJ. Cette revue n’est qu’un pan d’un véritable empire de la presse militaire américaine. En effet, la maison mère d’AFJ, Army Times Publishing Company est une filiale de la très puissante société Gannett, qui publie au Etats-Unis près de 90 quotidiens (dont USA Today et USA Weekend) et contrôle 22 stations de télévision. Au Royaume Uni, 17 quotidiens sont sous sa coupe. En 2005, les revenus financiers générés par l’ensemble s’élèvaient à 7.6 milliards de dollars. [9] Ces cartes ne sont donc pas le simple fait d’un original. Au contraire, elles ont été soigneusement préparées, au sein de think tanks et d’instances militaires soucieuses de prendre pied dans ces régions convoitées.

    La destruction des frontières et la soumission du Moyen-Orient à l’axe euro-atlantique ne sont pas les seuls projets développés par Ralph Peters. Ce dernier appelle aussi à la création d’un « Etat sacré islamique », comprenant les lieux saints de l’Islam : la Mecque et Médine. A ce sujet, Ralph Peters écrit dans son article

    Frontières de sang, que faire pour améliorer le Moyen-Orient? :

    « La cause principale de la large stagnation du monde musulman réside dans le traitement réservé à la Mecque et à Médine considérés comme leur fief par la famille royale saoudienne. Les lieux saints de l’Islam soumis au contrôle de la police d’Etat de la part d’un des plus bigots et oppressifs régimes au monde ont permis aux Saoud de projeter leur croyance wahhabite à la fois intolérante et disciplinée au-delà de leurs frontières. […] Imaginez comme le monde musulman se sentirait mieux si la Mecque et Médine étaient dirigés par un Conseil représentatif tournant issu des principales écoles et mouvements de l’Islam dans le monde au sein d’un Etat sacré islamique – une sorte de super Vatican musulman – où l’avenir de la foi serait débattu au lieu d’être arbitrairement fixé. »

    Edifiant. Il faudrait donc, selon Ralph Peters, réformer l’Islam afin de l’adapter aux principes occidentaux, et modifier les esprits musulmans pour qu’ils épousent pleinement la grande mystique mondialiste. Certains parlent d’un « Vatican II musulman » [10]. D’autres d’un « Vatican II du Khalifat » [11].

    Les plans de Ralph Peters sont en parfaite adéquation avec les « Discussions de Kronberg » (Kronberger Gespräche) menée depuis 1995 par le plus influent des think tanks européens : la Fondation Bertelsmann. Pour ses promoteurs, il s’agit de favoriser l’émergence d’un immense bloc euro-atlantique prolongé jusqu’à l’État d’Israël : ce qu’ils appellent les « trois piliers du Judaïsmes » [12]. Et les musulmans devront se plier. Ainsi, l’enjeu des « discussions de Kronberg » est de « moderniser » l’Islam pour mieux l’astreindre aux normes du mondialisme. En occidentalisant les structures politiques, sociales et morales des sociétés musulmanes. Cette volonté a été affiché sans complexes par Joscha Fischer, dans son discours prononcé lors de la quarantième conférence de Munich, sur la politique de sécurité dans le cadre de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), le 7 février 2004 [13].
    Evidemment, une telle politique risque d’allumer la poudrière qui couve dans cette région ô combien explosive. Comment les musulmans accepteront-ils les préceptes d’un Occident largement déchristianisé, dont la seule religion tolérée est la religion du capital, et qui vit sous les clochers du matérialisme? Pour réussir cette entreprise, les moyens mis en oeuvre risquent d’aboutir à un chaos inimaginable. Pas seulement au Moyen-Orient, mais dans le monde entier. Certes, les mondialistes au pouvoir n’en ont que faire.

    En fait, tout se passe comme si les adeptes de cette politique avaient pour programme Le meilleur des mondes [14], l’utopie d’Aldous Huxley, écrite en 1931. Tout se passe comme s’ils s’étaient déjà appropriés les prêches de Mustapha Meunier, l’administrateur mondial de l’Europe Occidentale : « Il y avait quelque chose qui s’apellait le Christianisme… L’éthique et la philosophie de la sous consommation… A présent nous avons l’Etat mondial. » [15]
    Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.

    Sources :
    [8] http://www.globalresearch.ca/articlePic … medium.jpg

    [9] Pierre Hillard, La marche irrésistible du nouvel ordre mondial, François-Xavier de Guibert, Paris, 2007, page 72.

    [10] Ibid. , page 73.

    [11] Alain Soral, dans une conférence intitulée Vers une gouvernance globale…, donné le 9 mars 2009, à Paris.

    [12] Rapport en anglais : Europe, the mediterranean and the Middle East, strengthening responsibility for stability and development , Discussion paper presented by the Bertelsmann Group for Policy Research and Center for Applied Policy Research, Munich: Felix Neugart, to the VII. Kronberg Talks, 17-19 january 2002. Organised by the Bertelsmann Foundation, Gütersloh, Christian-Peter Hanelt and Matthias Peitz.
    Ajoutons une chose : Ralph Peters se définit comme un ami « de longue date » de l’Etat d’Israël (New York Post, 22 juillet 2006).

    [13] «Toutefois, si nous voulons remporter le combat contre le terrorisme du djihad, nous devons suivre une approche nettement plus vaste et plus approfondie dans la région du Proche et Moyen-Orient. En effet, derrière ce nouveau terrorisme se cache une crise profonde de modernisation, dans une grande partie du monde arabo-islamique.
    Nos efforts communs pour la paix et la sécurité sont condamnés à l’échec si nous pensons que seules les questions de sécurité ont de l’importance. Elles en ont très certainement! Mais dans cette lutte contre le terrorisme, la sécurité englobe des aspects bien plus vastes: la modernisation sociale et culturelle, tout comme la démocratie, l’État de droit, les droits des femmes et la bonne gouvernance revêtent une importance presque supérieure encore. » in http://www.medea.be/index.html?doc=1668.
    Les propos de Joschka Fischer du 7 février 2004 sont d’autant plus convaincants qu’il a participé aux « Discussions de Kronberg » de janvier 2002.

    [14] Aldous Huxley, Le meilleur des mondes, Plon, 2004. A l’origine, publié en 1932, à Londres, aux éditions Chatto and Windus.

    [15] Ibid., page 71 et 72.

    BOUNOUA Samy.




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  • PhD
    25 septembre 2010 at 17 h 57 min - Reply

    Article interessant, mais difficile a lire et a en cerner les motivations sous-jacents.
    J’ai juste une question a poser : si l’auteur était émigré non musulman, vivant en Algérie, voudrait il s’assimiler a la Société Algérienne ? Qu’y a t il, actuellement, dans notre Bled qui puisse rendre fier ? Comment voulez vous que je demande a mes enfants, vivant en Occident, de s’assimiler avec une telle société algérienne? Et comme la nature a horreur du vide, mes enfants choississent les valeurs occidentales comme repères. Tout comme, je vous le rappelle, les chrétiens et les juifs choississaient la culture arabe dans l’Andalousie d’Ibn Rochd. Si, au lieu de produire des généraux véreux et des politiciens corrompus, l’Algérie moderne avait enfanté des purs démocrates et des patriotes sinceres, nos enfants auraient été fiers de s’assimiler a eux.
    Et puis franchement, au lieu de critiquer nos enfants, ecrivez donc sur les enfants des généraux et des ministres, voire sur ceux de nos intellectuels. Vers quels rivages ces enfants lorgnent ils ? vers quels satellites leurs paraboles sont elles pointées ?

    ================
    Il serait intéressant que notre compatriote Nadjib Achour, auteur de cet article qu’il nous a adressé pour publication sur ce site, intervienne dans les débats et qu’il réponde aux nombreuses questions de nos lecteurs. Cela enrichira le débat, toujours dans le calme et la sérénité. Merci.
    La Rédaction LQA




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  • Algerienne
    25 septembre 2010 at 21 h 39 min - Reply

    @ Said et les autres
    Vraiment c’est encore decevant !
    Comment ça les Algeriens residant en France doivent s’assimiler ? ! Vous dites des énormités ! Les ALgeriens musulmans en France ont le droit de garder leurs habitudes musulmanes sans pour autant choquer (jilbab + nikab). Qu’est-ce-qui vous prends ? Les Algeriens installés depuis longtemps en tant qu’émigrés ont le droit de vivre leur islam comme toutes les autres communautés que vous le vouliez ou non et ils sont doublement riches car ils sont d’içi et là bas !




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  • adel133
    26 septembre 2010 at 7 h 19 min - Reply

    les musulmans jouissent de beaucoup plus de considération,de respect et de liberté dans leurs pays d’accueil(occidentaux)que dans leurs pays d’origine qui sont les plus grandes prisons à ciel ouvert au monde desquels il n’ont pas fuient mais s’évader.

    septembre 2010,en plein coeur de new york à quelques encablures de ground zéro,des musulmans veulent construire une mosquée(pas à el harrach).le président Américain fakhamatouhou Barack Obama a dans un discours adressé à tous les Américains,appuyé sans réserve cette initiative des musulmans et a reitéré les fondements de la constitution américaine qui garantie les libertés de chaque citoyen.

    septembre 2010 à 10000 kms de l’amérique,à tizi ouzou on detruit une église protestante sous prétexte que le président de l’apc de tataouine les poubelles n’a pas délivré un permis de construire.on condamne deux désespérés qui ont casse crouter pendant le ramadan.verdict 3 et 5 ans de prison.

    aout-septembre 2010 toujours à 10000 kms au nord ouest du pays des inquisiteurs,en Alberta(province de l’ouest canadien)majoritairement protestante,le grand chef de l’église a mis à la disposition des musulmans l’église la plus importante de calgary pour leur permettre d’accomplir leurs tarawihs pendant ce ramadan 2010.
    le problème n’a jamais été l’islam,mais l’image désastreuse que projettent les musulmans eux mêmes.Dieu merci il ne s’agit que d’une infime minorité,mais dont la nuisance a l’effet d’une méga bombe nucléaire sur l’immaginaire des sociétés dans lesquelles nous vivons et dont nous sommes citoyens à part entière.
    ps:un ami aux bras très longs m’a introduit par effraction au club des lapins cet été 2010.je suis retourné d’algérie boulversé et irremédiablement traumatisé à vie.toute la nomenklatura(ministres.dépités,officiers et autres bandits du pouvoir)qui habite cet endroit était enjellabée(enrichissons le dico)les femmes et les filles nageaient en gandouras et torchon sur la tête.ouallah je me suis cru à un moment au soudan au bord du nil.est ce que c’est ça que vous voulez qui arrive à benidorm,st tropez,miami, copacabana etc.?moi je dirai à tous ceux qui sentent mal à l’aise en occident,qu’ils déguerpissent au soudan ,pakistan afganistan ou ailleurs dans leur beau pays qui n’est plus l’Algérie mais l’ALERGIE.




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  • malek
    27 septembre 2010 at 3 h 10 min - Reply

    Franchement ! je me demande si les Algériens existent pas seulement pour em…….le reste du monde excuser le terme! c’est très simple, plusieurs lecteurs l’ont dit je le répète en très clair! vous voulez vivre a l’Algérienne allez en Algérie vous voulez vivre en Europe alors vivez vos croyances chez vous! nous on supporte personne et nous nous imposons aux autres! acceptez nos traditions notre religion! ils sont pas obligé de le faire ils sont chez eux et ils obligent personne de rentrer chez lui, alors si vous peur d’être assimilé retournez a sidi Aissa !!
    PS: sans rancune pour les gens de sidi-aissa.




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  • Algerienne
    27 septembre 2010 at 13 h 10 min - Reply

    Dites donc Malek , vous n’avez aucune connaissance des realites et de l’histoire!
    Quand les Europeens nous ont envahit en 1830 ont-ils suivi notre maniere de vivre  » à la musulmane » ?
    si vous repondez oui à cette question, et bien vous avez raison de dire aux residants musulmans en europe qui n’ont aucun pouvoir, de changer de religion !.




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  • malek
    28 septembre 2010 at 3 h 49 min - Reply

    Bonjour chère Algérienne,

    le passé colonial des européens est un désastre certes pour le cultures locales de chaque région colonisée, sauf que le sujet dans cet article ne traite pas de ça. La seule façon pour nous Algérien(ne)s de nous sortir de notre tragédie c’est de cesser d’avoir un comportement victimaire! faut se relever la tête et voir droit devant! ce qui est arrivé dans le passé pas oubliable mais croyez moi c’est un frein a main pour notre progrès a tous! Concernant la vie en Europe ou en chine orientale la bienséance c’est de se présenter aux autres en tant que citoyen ou être humain tout court! en mettant en avant notre différence, le voile la Burqa qu’on veuille ou non les autres voient ça comme un défilé de défiance envers leur culture! et oui l’être humain est comme ça ne supporte pas la différence, allez voir en notre chère Algérie (hey Kabyle, hey chawi, hey soufis) eh oui nous sommes des artistes dans ce domaine n’allons pas le reprocher aux autres.




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  • Algérienne
    28 septembre 2010 at 18 h 59 min - Reply

    @ Malek
    bonjour,
    Je sais bien qu’il ne faille pas se présenter en victimes on est quand même pas des sionistes mais (je cite): »vous voulez vivre a l’Algérienne allez en Algérie vous voulez vivre en Europe alors vivez vos croyances chez vous! » ce que vous dites là n’a aucun sens sauf si vous parlez du comportement de certains de nos compatriotes à l’étranger, il est vrai qu’ils se comportent mal. Mais s’assimiler pour ne pas déranger est un manque de dignité et un reniement de ses origines. c’est une attitude qui ne devrait même pas effleurer l’esprit d’un algérien digne. Je sais bien encore une fois qu’il faille tourner la page même si les anciens colonialistes ne veulent pas en faire autant. En tant que résidente à l’étranger je sais tres bien ce qui se murmure et ce qui se dit sur notre religion. Notre religion nous concerne et c’est la ligne rouge qu’il ne faut pas franchir. Eux, se permettent d’imposer leurs lois dans le monde entier. Observons bien nos sociétés: on les imitent en tout. S’il faut encore s’écraser,ici dans nos pays d’accueil,en se transformant en laïcards pour ne pas déranger, c’est une humiliation de trop !.. Mais toujours est-il intelligent de se comporter en personnes civilisées, respectueuses c’est la moindre des choses et cela manque cruellement à nos expatriés.Je suis tout à fait d’accord avec vous là dessus. Mais soyons fière de notre religiosité et de notre islam ! sans choquer mais sans renier nos valeurs.
    Wa essalam




    0
  • Adel
    28 septembre 2010 at 19 h 38 min - Reply

    @Algérienne

    Bonjour,

    Si vous le permettez, je dirais qu’il n’y a pas lieu d’être fier de sa religion, comme il n’y a pas lieu non plus d’être fier de sa race, de sa langue, de sa culture,de ses traditions, etc. Ce sont là des composantes de notre identité que nous héritons de nos parents et de notre milieu. Notre identité est ce qu’elle est. On doit rappeler à l’ordre ceux qui essaient de nous brimer mais on ne doit pas aller au-delà, sinon c’est la porte ouverte à toutes sortes d’abus. On doit par contre être fier de ce que l’on a réalisé par soi-même, grâce à un effort que l’on a fourni.

    La fierté mal placée est souvent source de tension entre les gens, surtout lorsqu’ils vivent dans un milieu où différentes communautés doivent cohabiter. L’humilité, alliée au bon exemple, fait des miracles, croyez-moi. Un musulman qui rivalise avec les meilleurs dans son domaine de compétence et qui sait rester humble sera respecté par tous, même s’il porte la barbe et le qâmis et qu’il transporte avec lui son tapis de prière au bureau. Ses collègues appartenant à d’autres communautés voudront connaître le secret de son équilibre et de sa réussite.

    Par contre, celui qui est ignorant, incompétent et fainéant et qui, au mépris de toutes les convenances, fait preuve d’incivisme et affiche avec fracas et de manière agressive ses opinions religieuses, parce qu’il est fier d’être musulman, celui-là ne sera jamais respecté.

    Ce n’est pas notre fierté qui sauvera notre islam, c’est notre science, notre travail, notre civisme et notre humilité.

    Cordialement




    0
  • M.J.
    28 septembre 2010 at 21 h 21 min - Reply

    @ Adel.

    Je me permets de réagir à ton dernier post en espérant susciter un débat général sur cette question qui me semble importante et que tu soulèves.

    La fierté d’appartenir à un groupe est l’un des éléments qui font le ciment de ce groupe et en maintient sa cohésion.La fierté d’appartenir à l’Islam, au peuple algérien à la culture nord africaine, sont des attributs globaux de la personnalité de groupe qui fait que nous aspirons en tant que peuples et individus à la contruction du Grand Maghreb. Il y a cependant la coquille et son contenu, la forme et le fond, une dichotomie fondamentale qu’il faut évoquer, le théorique et le réel. Si l’Islam est un ensemble de valeurs civilisationnelles hautement perfectionnées dont la morale transcendante fait le lien entre la vie terrestre et l’au dela et maintient le croyant dans une posture qui ne l’autorise pas à tromper les autres mais à vivre pour les servir afin de satisfaire son Maitre, dans la réalité de notre quotidien hélas, les gens ne possèdent que la fierté, sans les valeurs qui devraient la permettre. Coquille vide en somme. L’appartenancve au peuple idem. Quand on se sent réellement appartenir à un peuple la fierté ne doit pas etre isolée de l’action quotidienne qui vise à servir ce peuple au mieux de nos capacités.

    Mohamed Jabara.




    0
  • Adel
    28 septembre 2010 at 22 h 05 min - Reply

    @M.J.

    Bonsoir,

    Je pense que l’appartenance à un groupe se marque d’abord par l’amour et la solidarité. On n’est pas fier d’appartenir à une famille, mais on aime cette famille et on sent solidaire d’elle, quelque soit la situation.
    Pour moi, la fierté n’est pas une vertu qui va de pair avec la foi. Au contraire, cette dernière rend humble. Peut-être que nous ne donnons pas le même sens au mot fierté.

    Amitiés




    0
  • Adel
    28 septembre 2010 at 22 h 09 min - Reply

    La fierté est la réaction de quelqu’un qui se sent inférieur, vulnérable, qui veut prouver aux autres qu’il est aussi digne de respect qu’eux. Le bon musulman est en principe convaincu qu’il est sur le bon chemin et il n’a rien à prouver de ce côté là.




    0
  • Adel
    28 septembre 2010 at 22 h 49 min - Reply

    Celui qui éprouve le besoin d’afficher sa fierté devant le roumi, aujourd’hui qu’il est libre et indépendant (en principe), ne fait que revivre sa situation antérieure de colonisé dont il n’arrive pas à se débarrasser. Le roumi reste toujours la référence que l’on doit battre, celui devant qui l’on ne doit pas baisser la tête.

    Le musulman libre dont la foi est forte marche calmement et n’attache aucune importance aux vociférations des sots (comme ce fou qui avait décidé de brûler le Coran aux États-Unis et contre lequel s’étaient mobilisés des centaines de millions de «musulmans»). Dans la culture traditionnelle kabyle, l’homme qui a du nif ne répond jamais à un individu de ce genre, qui n’a aucun sens de l’honneur. Il l’ignore superbement.

    Hélas, la plupart de nos comportements sont aujourd’hui dictés par notre état d’infériorité, dont nous avons honte au fond de nous-mêmes, mais que nous supportons sans réagir. Car il ne faut pas oublier que les Français étaient venus chez nous en conquérants et que nous partons aujourd’hui chez eux en réfugiés qui fuient leur terre natale qu’ils ont rendue inhabitable. Quelle fierté pouvons nous encore tirer de nos origines que nous avons trahies de manière si déplorable? Nous devons au préalable reconquérir notre honneur perdu avant de parler de fierté.

    Cette fierté là n’est qu’une fuite en avant.




    0
  • malek
    28 septembre 2010 at 23 h 58 min - Reply

    Je suis tout a fait d’accord avec Adel, le sentiment de fierté est un sentiment mal placé et ne sert qu’a se faire un égo imaginaire, cet égo s’effondre dés qu’on reçoit une petite critique alors méfiez vous!

    Permettez moi un brin de science fiction dans notre débat! les vraies valeurs sont éternelles, alors si la fierté d’être Algérien est une vraie valeur que ce qui se passe dans 20 000 ans quand peut être la terre n’existera plus? et que les gens habitent dans une autre galaxie? Pour me ce qui na pas du sens dans 1000 ans n’a pas de sens aujourd’hui, alors comme dit Adel être fière ça ne sert a rien! bosser sérieusement être a l’heure c’est ce qui nous manque.




    0
  • Nadjib Achour
    29 septembre 2010 at 1 h 31 min - Reply

    Salam/bonjour

    Je suis l’auteur de cet article, et je voudrais éclaircir quelques faits. Je ne suis pas l’Algérien aigri qui vivrais à Alger. J’ai parlé d’une situation que je connais, qui est la mienne et celle des enfants issus de l’immigration algérienne en France.

    La jeunesse issue de l’immigration maghrébine, pour la vivre, est confrontée aux maux que j’ai cité, réactualisation d’une logique coloniale, dépersonnalisation, assimilation. Les élites religieuses de la dite communauté tiennent elles-même un discours néo-colonial sous couvert de progressisme ou même de « théologie de la libération » pour une certaine tendance qui se dit héritière d’El Banna. Ceci est un fait.

    Quant aux réactions que j’ai pu lire, notamment sur une « talibanisation de l’Algérie » cette question a été tranchée il y a plus de 70 ans par le Cheikh Ibn Badis, à savoir que l’Algérie n’est pas la France, ne veut pas être, et ne pourrait l’être.

    Les valeurs du peuple Algérien sont éternelles, l’Algérien n’a pas à les oublier lorsqu’il est amené à quitter son pays. A titre comparatif, les palestiniens ou les syro-libanais de la diaspora ont-ils oublié ce qu’ils étaient?

    La colonisabilité est un fait, il se trouve encore des algériens 50 ans après l’indépendance qui défendent des valeurs appartenant au passé colonial comme dirait Belaïd Abdesselam.




    0
  • adel133
    29 septembre 2010 at 5 h 51 min - Reply

    il n’ ya aucune fierté à être martien,algérien ou sri lankais.c’est le travail,les réalisations,les performances et les résultats obtenus qui nous procurent la fierté.
    les Algériens sont majoritairement musulmans,personne ne leur demande de devenir de bons musulmans(il n’ y a pas d’instruments ni de formules mathématiques pour mesurer la foi).
    on leur demande simplement d’être de bons citoyens,c’est déjà énorme,car la très grande majorité manque de civisme.




    0
  • Noor
    29 septembre 2010 at 12 h 33 min - Reply

    A LIRE

    Pays ; France
    Thème : Islam

    « Les filles voilées parlent » (Editions La Fabrique, mars 1988

    Interview

    « Parole de femmes voilées »

    Il y a toujours une femme dans un Hijab. « Les filles voilées parlent » (Editions La Fabrique, mars 2008) donne la parole à cette femme. Quatre ans après la loi antifoulard, Malika Latreche, Ismahane Chouder et Pierre Tevanian nous offrent les témoignages de quarante cinq femmes qui ont en commun de porter un voile sur la tête. Nous avons voulu en savoir plus. Entretien avec Isamhane Chouder, diplômée d’université et résistante de la « voilophobie » à l’école.

    Extrait

    Mais sur un plan personnel, quel bilan tirez-vous de ce travail ?

    « La satisfaction d’avoir permis à des filles et à des femmes de se dire et de s’auto-définir librement, de se réapproprier une parole confisquée. Une parole à la première personne. Là où le rouleau compresseur médiatique et la démagogie politique amalgament, généralisent et homogénéisent toutes les situations derrière un idéal-type de « la » femme voilée, ou « du » voile, « symbole d’oppression », nous avons rencontré au contraire des femmes et des adolescentes toutes différentes les unes des autres : des élèves « brillantes », d’autres moins ; des jeunes femmes de tous âges (de 15 à 45 ans), certaines extraverties, d’autres plus réservées ; des tempéraments « rebelles » et d’autres plus « posés » ; des femmes engagées dans la vie associative, sociale ou politique, d’autres au contraire tentées par le repli sur la famille, l’entourage proche ou la « communauté » ; des optimistes et des pessimistes – et bien d’autres nuances encore….. ».

    Lire l’interview sur : http://www.saphirnews.com/Parole-de-femmes-voilees_a8677.html

    « Les filles voilées parlent » (Editions La Fabrique, mars 1988 .




    0
  • M.J.
    29 septembre 2010 at 15 h 49 min - Reply

    @Adel.
    Effectivement c’est un problème de sens à donner au mot fierté.Etre fier de son Islam c’est manifester son bonheur non seulement de l’avoir embrassé mais surtout de respecter et d’appliquer ses principes. Il ne suffit pas de se dire fier d’etre musulman et d’etre aux antipodes quant à l’application des principes comme c’est notre cas à l’ère actuelle.




    0
  • Adel
    29 septembre 2010 at 17 h 01 min - Reply

    La différence entre un Algérien d’Algérie et un Français d’origine algérienne, c’est que le premier voudrait bien aller s’installer en France, mais il ne le peut pas, et le second peut venir à tout moment s’installer en Algérie, mais il ne le veut pas.

    Un conseil M. Achour : laissez chacun se débrouiller avec ses choix et rejoignez le combat des Algériens d’Algérie pour la démocratie. Le colonialisme qui sévit au pays est dix fois pire que celui qui a pris fin en 1962. Quant aux Français musulmans, quelque soient les problèmes auxquels ils sont confrontés, ils sont bien mieux lotis que leurs coreligionnaires d’Algérie car ils vivent dans un pays où il y a des lois. S’ils restent en France, c’est qu’ils s’y trouvent bien.

    Sachez aussi que tous les opposants au régime d’Alger qui ont fui le pays durant les années 90, toutes tendances politiques confondues, ont atterri en Europe ou en Amérique.




    0
  • Algerienne
    29 septembre 2010 at 19 h 06 min - Reply

    Nous autres résidents ,en France ou ailleurs, en dehors de nos pays d’origine,nous devons nous faire respecter en commençant par le respect d’autrui.
    On est respecté que si on est respectueux.
    Ceci dit,la fierté dont je parlais n’a rien à voir avec le fait d’être musulman ou algérien au autre mais il s’agit tout simplement d’aimer toute son histoire,et l’attachement à ce lien d’il y a XIV siècles, où que l’on soit. Bien évidemment le bon comportement fait partie de la religion musulmane et de bien d’autres religions. Le fait que,certains de nos compatriotes se comportent très mal nous pose problème !
    Mais dire qu’il faille occulter notre religiosité dans notre vie quotidienne pour éviter les problèmes dans ces pays d’accueil, n’est pas le vrai débat.
    Entre nous on peut tout se dire n’est-ce-pas:
    Ce sont certaines anciennes familles d’illettrées installées à l’étranger ayant mal éduqué leurs enfants qui sont à l’origine de certains maux dans ces sociétés là. C’est cruel comme constat mais il faut dire les choses telles qu’elles sont afin de trouver des solutions Inchallah.
    Içi, d’où je parle, on est dans une société dite « moderne et avancée » mais ceci n’empêche pas les penseurs, sociologues, observateurs francais de tout bord d’être très fiers de leur histoire qu’elle
    quelle soit. Pour eux le colonialisme est positif. L’exploitation des terres étrangères est un bienfait pour les autochtones, c’est ainsi et c’est leurs opinions, là n’est pas le problème.
    Notre histoire c’est l’Antiquité berbère et la civilisation Arabo-Musulmane. On a pas à rougir de notre histoire comme les autres nous devons en être fiers et ne pas la mélanger à « toutes les sauces »…
    Il ne s’agit pas de courber le dos ou d’ignorer ou pas le roumi,mais d’éduquer ses enfants et surtout les garçons qui parfois dans certaines familles sont les rois !On les voit dans ces quartiers nuisant gravement à l’ordre public et c’est lamentable ! Ils n’ont rien de musulman et je sais de quoi je parle, ce sont sur eux que les cameras se braquent tous les jours, et c’est honteux pour leurs familles et pour toute la communauté.
    Le mauvais comportement des musulmans est un grand débat qu’il ne faut pas hésiter à poser, à mon humble avis.
    Je vous remercie wa essalam aleykoum.




    0
  • Nadjib Achour
    29 septembre 2010 at 19 h 33 min - Reply

    Salam/Bonjour Monsieur Adel

    Colonisabilité encore et toujours, c’est toujours ce même complexe d’infériorité à l’occident qui mine l’Algérien des deux rives (ou ce qu’il en reste) Certes la forme des maux est différente, mais ils ont tous la même origine, qui est ce rêve impérial de domination de l’Occident qui n’est pas mort, ce néo-colonialisme qui broie les âmes conjugué à ce complexe d’infériorité qui fait que l’Algérien ne voit le monde qu’à travers des lunettes parisiennes.
    Ensuite que savez-vous de la vie des immigrés en France? Celle ci est tellement attrayante, que même ce qu’on appelle les « harragas » finissent par retourner au pays après quelques années.

    Vivez vous en dehors du monde réel?




    0
  • Algérienne
    29 septembre 2010 at 19 h 49 min - Reply

    @ Nadjib Achour

    Monsieur parlez pour vous, car la colonisabilité et le complexe d’inferiorite moi je ne connais pas …

    @ Adel
    Le problème des Algériens à l’étranger est complexe donc évitons de juger ces pauvres Algeriens de l’étranger qui s’en sortent difficilement ,ils ont peut être moins de problème d’existence au quotidien car le système veut éviter à tout prix la grande misère à ses concitoyens mais il y a un véritable problème de rejet et c’est dur croyez moi.




    0
  • Adel
    29 septembre 2010 at 19 h 57 min - Reply

    @M.J.

    Comment traduis-tu le mot fier en arabe? Je crois bien que, quelque soit la traduction adoptée, aucun verset du Coran ne recommande au croyant d’être fier de sa foi et au musulman d’être fier de son islam. Il lui est demandé de se soumettre à Allah,de respecter ses commandements et d’obéir à son prophète. Il lui est également demandé de faire le bien et de réprouver ce qui est nuisible. Personnellement, les mots fierté et fier me gênent. Ils ne cadrent pas avec l’esprit du message coranique, qui parle plutôt de fraternité.

    De plus, le croyant sait qu’il a été touché par la grâce divine et qu’il n’a à ce titre aucun mérite. Il essaie plutôt de se rendre digne de ce don de Dieu, mais il n’en est nullement fier.




    0
  • Adel
    29 septembre 2010 at 20 h 20 min - Reply

    @Algérienne

    Bonsoir,

    Je ne juge personne et c’est même contraire à mes principes. C’est plutôt cela que je reproche à l’auteur de l’article.

    Je pense que le combat des Algériens pour la démocratie en Algérie est plus important que le combat pour leurs droits en France, toutes choses égales par ailleurs. Les Algériens de France ont une patrie de rechange, l’Algérie, tandis que les Algériens d’Algérie n’en ont pas.

    Cordialement




    0
  • Ammisaid
    29 septembre 2010 at 21 h 42 min - Reply

    Nos intellectuels (une grande majorité) n’étaient et ne sont jamais contents et « fiers » du peuple qui les a rendu ce qu’ils sont devenus. Que ce »ghachi » vive a l’étranger et en Algérie. Plusieurs facteurs interviennent dans le développement d’une personne. Celui ou celle qui possède une personnalité solide peut s’adapter a tous les milieux tout en gardant sa spécificité ou son originalité mais celui ou celle qui est doté d’une personnalité fragile, il ou elle se bat ou se soumet a la société ou il ou elle vit ou qui l’adopte. L’Algérien est comme les autres, certains sont colonisables et d’autres non. Nous ne sommes tellement plus gravement atteint que les autres peuples. Nous devons, peut-être même être fiers de rester encore debout malgré toutes les attaques incessantes et puissantes que nous avions subies et que nous continuons a subir.
    Fraternellement




    0
  • Noor
    29 septembre 2010 at 22 h 57 min - Reply

    Douce France .

    Burqa: les députés ont sauté les plombs !

    À mort, la burqa !

    À situation de guerre, mesures de guerre. L’ennemi était à nos portes, sévissait dans nos chaumières, il fallait réagir. Durant trois longues heures, l’Assemblée, en Mai dernier, a débattu de l’arsenal martial et patriotique à développer pour repousser les « légions terroristes voilées ». Entre références aux talibans et invocations de Jeanne de France, les députés ont repoussé les limites de la bêtise crasse.

    À mort, la burqa ! La résolution a été votée gaiement. Presque fleur au fusil, comme un assaut résolu et courageux, Famas rhétoriques en bandoulière. Pour l’occasion, d’ailleurs, le grand jeu sécuritaro-martial était de mise : « Des mesures de sécurité renforcées avaient été mises en place tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Assemblée. Des policiers du service de déminage accompagnés de chiens ont effectué en début d’après-midi des passages dans l’hémicycle et les tribunes du public, tandis que les contrôles aux différentes entrées avaient été durcis. » . C’est que l’ennemi rôdait…

    Malgré la « menace islamiste », la résolution « Copé », posant que « les pratiques radicales attentatoires à la dignité et à l’égalité entre les hommes et les femmes, parmi lesquelles le port d’un voile intégral, sont contraires aux valeurs de la République »,

    Florilège des déclarations des député(e)s :

    **Jean-François Copé (UMP) : « Que vaut l’échange entre deux citoyens libres qui se rencontrent pour la première fois si l’un des deux, au seul motif qu’il est une femme, ne peut montrer ni son visage ni son sourire ? Sans sourire ni visage, le contrat social est rompu. (…) Sans sourire ni visage, quel sens pouvons-nous donner au mot de fraternité ? »

    **Marie-Louise Fort (UMP) : C’est connu, « priver l’enfant du visage de sa mère, et il devient orphelin, à côté du nombre ».

    **Jean-François Copé : Le nombre ? « Peu importe le nombre de femmes concernées. Zéro hier, 2 000 aujourd’hui. Devons-nous attendre qu’elles soient 20 000, 60 000, 100 000 pour réagir ? »

    **Véronique Besse (MPF) : Non, nous ne le devons pas ! « Le danger qui nous guette aujourd’hui, c’est de voir la France, qui a été pendant des siècles un phare pour des millions de femmes et d’hommes, se désagréger sous les coups de l’intégration. »

    ** Jacques Myard : Difficile de les intégrer ? C’est même impossible. « Le voile intégral est l’expression-même d’une démarche politique dangereuse, qui porte en elle-même tous les ingrédients d’un affrontement inéluctable. (…) Il relève d’une logique politique inadmissible que nous ne pouvons pas admettre au risque d’aller tout droit vers des affrontements, voire demain à la guerre civile. »

    ** André Gérin : Oui, « la gangrène a commencé, avec des poches talibanes dans notre pays, qui combattent la République, qui développent un racisme anti-France et anti-blanc ».

    ** Nicole Ameline : Nous devons réagir ! « On ne survit pas dans le renoncement, c’est le courage qui fait l’histoire. »

    ** Jacques Myard : Oui, l’histoire ! « Ayons en mémoire toutes les femmes de notre histoire qui ont fait ce pays. (…) Avec Jeanne Hachette, défendant Paris contre les vikings, avec Jeanne la Lorraine, boutant l’ennemi hors de France, avec les munitionnettes de la guerre de 14, avec les femmes de la résistance et les Françaises décharnées de Ravensbruck, je voterai avec conviction le bannissement de cette pratique politique dégradante ».

    ** Véronique Besse : « La France vit une crise identitaire sans précédent. (…) Tandis que l’on décroche le drapeau français du fronton de nos mairies et que l’on siffle l’hymne national dans les stades, des quartiers entiers vivent en sécession, dans la haine de la France et de ses valeurs. »

    Douce France.




    0
  • Nadjib Achour
    30 septembre 2010 at 1 h 34 min - Reply

    Salam
    A algérienne

    Rassurez vous je ne faisais pas allusion à votre personne quand j’évoquais la colonisabilité, c’est un problème global. Je pense même que sur pas mal de points nos avis convergent




    0
  • Algérienne
    30 septembre 2010 at 20 h 47 min - Reply

    A Nadjib

    Je suis contente que nos opinions convergent pour le meilleur et au service de l’Algérie et des Algériens. Inchallah.
    merci.




    0
  • Algérienne
    30 septembre 2010 at 21 h 05 min - Reply

    @ Adel
    Je sais très bien que le problème des Algeriens en Algerie est immense et que nous Algériens de france, nous aimerions tellement que ça change, soyez-en sûr.
    Tous nos regards se tournent vers NOTRE PAYS car que vous le vouliez ou non l’Algerie c’est le pays de tous les Algeriens d’içi ou d’ailleurs car l’Algerie appartient à tous les Algeriens. Issue d’une famille de combattants et née à Alger je me sens concernée par tout ce qui se passe dans mon pays l’Algerie comme beaucoup d’expatriés et même nos enfants nous leurs avons inculqué l’amour du pays de leurs origines et de leurs ancêtres !




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  • SAID
    30 septembre 2010 at 23 h 20 min - Reply

    Algerienne,
    un peu plus haut vous parlez du jelbab et nikab comme nos « habitudes algeriennes » : Depuis quand ces « équipements » ont fait partie de nos habitudes ?
    Je suis grand père et je n’ai connu que le haik (blanc ou noir) et la tenue kabyle. Le jelbab et autres, à ce jour, ne sont que rarement utilisés en algerie.
    En parlant d’assimilation, je me souviens ce que hassan 2 avait dit un jour à un journaliste : un marocain ne deviendra jamais un français !
    Quand on vit dans un pays, il faut respecter ses lois ou rentrer dans son bled. Celui qui veut vivre musulman, il doit le montrer d’abord dans son comportement quotidien et vis à vis des autres ainsi que dans son travail.
    Helas, dans votre pays d’origine, ou l’islam est religion d’etat, ou chaque vendredi, les mosquées sont pleines, nos hopitaux sont des mourroirs, le personnel n’a aucune pitié du malade (sauf s’il sait graisser la pate), nos administrations sont pires que les ex-SAS : On a peur d’y arriver pour demander un quelconque papier.
    Vous avez la chance d’avoir un pays de rechange, nous on en a pas !! alors profitez de son hospitalité car la vie est courte.
    nous allons mourrir avec le chagrin de voir notre pays dilapidé.




    0
  • Nadjib Achour
    2 octobre 2010 at 0 h 05 min - Reply

    Salam aleikoum

    A Saïd

    Vous semblez méconnaître l’histoire de l’immigration, pour vous les algériens immigrés seraient similaires aux pèlerins du May Flower. Il y a une constante dans l’histoire de l’immigration c’est l’exploitation et la domination des immigrés depuis l’époque de Messali Hadj jusqu’à aujourd’hui. La seule différence est que les Algériens de l’époque étaient structurés politiquement et avaient un idéal.

    Ensuite selon vous les travailleurs immigrés algériens ou autres qui ont milité, peur leur droits, pour leur dignité, qui ont combattu les crimes racistes, notamment au sein du MTA dans les années 70, ils auraient du se taire? Selon vous un combat pour la dignité donc n’est pas à mener?

    Le pays de « rechange », comme vous dites, même les clandestins le quittent pour revenir au pays. Et ensuite que veux dire le pays de rechange, cela voudrais dire que nous sommes des nomades et que nous devrions changer de nationalité, de personnalité au gré du vent et du bienfait matériel. Mais en ayant ce jugement, notre pays de rechange pourrait même être l’état sioniste ,au motif qu’à Tel-Aviv on peut y vivre et qu’on s y soigne bien en faisant bien évidemment abstraction du problème palestinien. Ce raisonnement est tout simplement une invitation à une absence de conscience.




    0
  • Algérienne
    2 octobre 2010 at 14 h 15 min - Reply

    @ Said

    Je n’ai jamais dis ce que vous m’attribuez là, j’ai dis qu’en france les musulmans doivent garder leur religiosité sans choquer (nikab et jilbab)
    Pas de commérage svp et pas de leçon à recevoir !
    merci




    0
  • Algérienne
    2 octobre 2010 at 14 h 22 min - Reply

    @ Nadjib Achour

    Je salue votre intervention ô combien éclairante.
    Merci pour votre compréhension du sujet de l’immigration, ces pauvres malheureux qu’on rejette içi en france et en Algerie !
    Mais on est Algeriens et notre pays l’Algerie n’appartient pas qu’aux Said et compagnie.




    0
  • SAID
    2 octobre 2010 at 17 h 37 min - Reply

    @ Nadjib Achour

    je continue mon message on ajoutant ceci :
    J’ai entendu le Cheikh al-ghazali (rahimahou allah) répondant à un émigré qui lui a posé la question sur le fait qu’on ait renvoyé sa fille du lycée pour le port du hidjab. Il lui a dit : si vous voulez que votre fille aille à l’école et porte le hidjab, rentrez dans votre pays. Quand on vit dans un pays LAIC il faut accepté ses lois ou le quitter.
    sans rancune et sans animosité !




    0
  • Nadjib Achour
    2 octobre 2010 at 19 h 12 min - Reply

    Salam aleikoum

    A Saïd

    Votre référence à El Ghazali est intéressante, car il démontre qu’il y a eu une nette évolution du discours tenus par les protagonistes de la mouvance Frères-Musulmans. Il suffit de se focaliser sur les propos de son ami le Cheikh El Qardhawi, qui préside le Comité européen de la Fatwa. La tendance est inverse aujourd’hui et les cadres de cette mouvance sont aujourd’hui’ hui les tenants d’une ligne prônant la « sédentarisation » avec le discours que j’ai mis en évidence à savoir celui de l' »Islam européen », désincarné dont la finalité est l’assimilation.

    Concernant la laïcité que vous évoquez, il se trouve que l’Etat français fidèle à son éternelle posture, ne voit des vertus dans la laïcité que lorsqu’il s’agit de légiférer contre la minorité arabo-musulmane. C’est une législation « exceptionnelle » pour une population jugée exceptionnelle.

    Ensuite le caractère d’une loi lorsqu’elle est injuste elle se combat, il suffit de regarder ce que font les français pour les retraites, les écologistes à la josé bové ont bien mené quelques actions protestataires, ainsi que les collectifs de sans papiers ou autres… et nous nous devrions baisser la tête comme au temps de l’indigénat et dire amen aux lois injustes qui sont faites spécialement pour nous? Malgré que nous soyons de l’autre côté, nous sommes les héritiers d’une histoire, et nous sommes attachés à ses héros dont le combat pour la dignité est toujours d’actualité.

    Cordialement




    0
  • SAID
    3 octobre 2010 at 6 h 31 min - Reply

    @ Nadjib

    salam aleikoum

    Pour ne pas nous egarer dans le debat, je voudrais clarifier : Nous parlons de la loi sur l’interdiction du voile integral. Je n’ai jamais dit qu’il faut baisser la tete comme au temps de l’indigénat. Le niveau de la population émigrée n’est plus le meme que celui des premières et deuxieme génération.
    Ma question est la suivante: Pourquoi s’accrocher à l’interdiction du djelbab et nikab, alors que cette tenue est ETRANGERE chez nous ?? En votre ame et conscience, quelle est la proportion (statistiquement parlant)de femmes qui portent cette tenue en ALGERIE ?
    Je vis dans un patelin trés conservateur par rapport aux grandes villes du pays, je vous assure que je n’en vois que trés rarement des djelbabs.
    Ma deuxième question est : est-ce que les lois françaises vous empechent de faire la priere, le ramadhan, le hadj, le sacrifice de l’aid ? à ma connaissance ce sont ceux-là les piliers de l’ISLAM ?
    Quant aux relations de travail (au sens du droit) dans l’emigration, c’est un autre debat.
    Vous avez dit precedemment que « l’ancienne emigration était structurée politiquement et avait un ideal ». Oui bien sur, son ideal etait l’independance du pays.
    Mais une fois l’independance acquise, quel est l’ideal de la nouvelle generation d’émigrés ?
    Est-ce le reve de voir une algerie démocratique, fraternelle et prospere économiquement pour y revenir ou celui de continuer à vivre en france (ou ailleurs) on se sentant toujours etrangers ?
    Pourtant elle est (l’emigration) aussi structurée politiquement, nous avons meme un ministre délégué à l’émigration.

    merci de bien vouloir m’eclairer, car, contrairement à d’autres, j’accepte de recevoir des leçons qui m’ouvriront les yeux davantage sur ma réalité.

    mes cordiales salutations




    0
  • SAID
    3 octobre 2010 at 7 h 09 min - Reply

    @ Algerienne

    ma chere soeur, je vous assure que si l’Algerie n’appartenait qu’à moi, vous n’auriez plus aucune envie de la quitter et d’aller vivre en france ou ailleurs !
    Comme l’a si bien dit ADEL, je considere que notre combat ici pour amélorer la gouvernance de notre pays est plus important que le tintamare qu’on fait pour le djelbab (qui n’est pas de notre tradition, je le repete).
    Celà dit, je comprends que nos émigrés aient des difficultés sociales. Mais qui n’ont a pas ?? c’est la vie. Y’a des émigrés qui ont réussi leur vie en s’imposant par leur competence et leur sérieux, y en a qui galèrent car … les causes sont multiples (vous l’avez dit plus haut).
    cordialement




    0
  • Adel
    3 octobre 2010 at 21 h 10 min - Reply

    @Nadjib Achour,

    Bonjour,

    Je salue votre effort de réflexion et la pondération de vos propos. Je ne suis cependant pas d’accord avec vous sur un certain nombre de points.

    Il me semble que vous confondez islam et nationalisme. Il est vrai que l’islam a été le principal levier sur lequel se sont appuyés les nationalistes algériens pour mobiliser la population durant la période coloniale. Il n’en demeure pas moins que l’islam est une religion à vocation universelle et non une idéologie nationaliste. Sans vouloir vous offenser, je crois que vous avez beaucoup de difficulté à dire «Je suis français musulman.» C’est là qu’est le nœud du problème. Vous vous considérez comme un hériter de Messali, un résistant algérien musulman en terre française. Cette position est intenable.

    Je ne connais pas la situation des émigrés en France. Dans toute ma vie, j’ai fait 4 ou 5 séjours de moins d’une semaine dans ce pays et j’y ai été pour la dernière fois en 1995. Je suis donc mal placé pour juger de la situation des Algériens de France (ou des français d’origine algérienne). Je pense cependant que personne ne les force à rester en France et s’ils ne s’y sentent pas bien, ils peuvent toujours retourner en Algérie. Je suis tout à fait d’accord avec vous pour dire que les français d’origine algérienne doivent s’organiser afin de préserver leur héritage culturel, qui ne peut qu’enrichir la France et participer au rapprochement des peuples français et algérien. Je crois que cela est tout à fait possible dans le cadre des lois françaises.

    Les enfants d’immigrés algériens en France souffrent autant d’un problème de classe que d’un problème de discrimination liée à la religion et la culture. Leurs parents étaient en majorité des manœuvres dans les chantiers du bâtiment ou des ouvriers à la chaine. Dans tous les pays du monde, les immigrants sont mal perçus par la population, en particulier celle des classes moyennes et ouvrière, car ils sont vus comme des concurrents prêts à accepter des bas salaires. Paradoxalement, ce sont les patrons capitalistes qui se frottent les mains en les voyant!

    Il n’est pas facile de prendre racine dans un autre pays. C’est une opération qui demande beaucoup de temps. Il me semble que l’immigrant a seulement deux choix qui peuvent lui procurer une certaine tranquillité d’esprit : retourner dans son pays d’origine ou regarder vers l’avenir et travailler patiemment à son intégration dans son nouveau pays. Rester assis entre deux chaises est la plus douloureuse des postures.

    Enfin, je pense que le plus urgent c’est d’arrêter le flux migratoire en travaillant à la mise en place de conditions de vie honorables pour notre jeunesse en Algérie. Tous les Algériens ont le droit de vivre heureux dans leur pays. Ceux qui s’exileraient le feraient par goût de l’aventure et non par nécessité.

    Cordialement




    0
  • Nadjib Achour
    4 octobre 2010 at 1 h 29 min - Reply

    Salam aleikoum

    A Saïd

    En ce qui concerne la loi sur le djibab ou le niqab, le principe n’est pas d’être pour ou contre le djilbab, le fait est que celle loi raciste, découle d’une démarche raciste qui est toujours liée à cette idée coloniale qui fait partie structurellement de l’idéologie dominante. Il s’agit simplement de viser une population bien définie et précise, surtout que pour le djilbab cela ne dépasse pas les 300 personnes. Si vous êtes amenés à suivre les informations françaises vous verrez que la machine étatique française a mis son doigt dans l’engrenage et continue sa fuite en avant, car hier c’est le hijab de jeunes lycéennes, le mouton de l’aïd, aujourd’hui le niqab…. Et j’en passe, lisez la presses françaises et les émissions de radio, on pourrait aisément les comparer à la RTLM de Kigali, pas un jour ne passe sans que ne soit fait référence à l’Islam et aux musulmans consacré comme l’ennemi intérieur par excellence. Cela met parfaitement en évidence une chose, ce pays qu’est le France ne veut pas de population arabo-musulmane, même assimilée. Nous sommes dans un processus qui va en s’aggravant, et la minorité arabo-musulmane sert de bouc émissaire et de défouloir collectif.

    Pour votre deuxième question, comme je l’ai déjà spécifié, la France en matière d’Islam a réactualisé sa bonne vieille gestion qu’elle appliquait naguère en Algérie, elle a institué un conseil de bachaghas avec le CFCM qui sert à surveiller et à punir les musulmans. Comme dans l’Algérie coloniale, l’état Français avec le même argumentaire s’oppose à l’ouverture d’écoles privées musulmanes, et je ne parle même pas des mosquées.

    Enfin pour votre troisième question, oui l’objectif du militantisme des algériens était l’indépendance, mais ce qui peut servir d’exemple est le fait qu’auparavant, avant la révolution, elle s’était organisée, avec constitution de nawadis et de médersas. Le Cheikh Ibn Badis avait envoyé le Cheikh Foudil El Ourtilani pour, disait-il semer l’amour de la religion dans le cœur aussi bien des parents que des enfants d’immigrés, et cet envoie de cadres de l’association des Oulémas continua jusqu’à la Révolution. On sait que Malek Bennabi dispensa des cours d’alphabétisation pour les immigrés, et le PPA fit de même. Tous avaient ce souci que l’Algérien ne devait pas oublier ce qu’il était et qui il était. L’immigration d’aujourd’hui n’est absolument pas structurée, et ses divers représentants dans le champ politique français sont ce que Malek Bennabi nommait les « micros et stylos du colonialisme », rien de plus. Car je ne vois rien de comparable entre ces différents protagonistes de la « diversité », comme ils aiment à se définir, et un Ammar Khider ou un Belkacem Radjef, les comparer c’est même faire une injure à ces deux militants Algériens.
    Pour conclure, comme le disait Karl Marx, celui qui ne connait pas son histoire et amener à la revivre.

    Cordialement




    0
  • Nadjib Achour
    4 octobre 2010 at 3 h 31 min - Reply

    Salam aleikoum

    A adel

    Je vous remercie et salue également votre effort visant à comprendre ma posture.
    Je ne confonds pas du tout Islam et nationalisme, l’Islam est au cœur du nationalisme algérien, c’est son fondement, sa matrice. Vous avez une lecture « instrumentalisme » du fait religieux à l’instar de Mostefa Lacheraf. Or ce postulat est faux, cela sous entendrait que les animateurs du mouvement national ont utilisé l’Islam comme étendard juste à des fins de, mobilisation, sans y croire. L’histoire du mouvement national et de la révolution invalide ce fait. Je ne refuse pas de dire que je suis français musulman, je ne le suis tout simplement pas, donc je ne peux revendiquer une identité qui n’est pas mienne, et même si j’avais une quelconque envie de l’être, pour l’état français ces deux notions sont antinomiques. La posture d’un Messali est je crois plus que d’actualité aujourd’hui.

    Vous savez parfaitement bien que la France n’a que faire de la culture algérienne, de la culture maghrébine et par extension de tout ce qui est lié au monde arabo-islamique, elle n’est mue dans ses rapports avec ces entités que par l’esprit de domination. Le discours de « l’amitié entre les peuples », « le dialogue des civilisations », vous savez tout comme moi que ce ne sont que des slogans, des mondanités que les dominants néo-colonialistes ressassent pour mieux masquer leur ambition d’hégémonie culturelle. Il y a un dominant et un dominé, et presque 50 ans après notre indépendance nous sommes dans la même posture.

    Vous avez parfaitement raison lorsque vous évoquez en France un problème racial tout en évoquant les problèmes sociaux, vous dépassez la simple lecture matérialiste. Toutefois je relativiserai quelques peu votre propos lorsque vous évoquez ses problèmes comme communs à tous les migrants. Car le passif entre les Algériens et la France n’est pas le même qu’entre les Chinois et ce même pays, surtout qu’il y a toujours le facteur Islam qui pose problème. Et surtout ensuite vous vous faites l’adepte d’une rhétorique ouvriériste niant la spécificité du problème existant entre l’Etat Français et sa minorité arabo-musulmane.

    Il peut exister d’autres alternatives tout en demeurant fidèle à sa patrie et sphère civilisationnelle originelle.

    Cordialement




    0
  • Algérienne
    4 octobre 2010 at 14 h 12 min - Reply

    @ N Achour
    Je salue vos dernières interventions.
    Vous expliquez si bien le fait d’être Algérien en france et la difficulté qui est la nôtre de vivre sans devoir s’excuser se justifier à chaque fait divers se rapportant à la « minorité visible » comme ils disent,et cela n’est pas facile à comprendre, pour certaines personnes…Un petit effort serait appréciable afin de cesser les amalgames en tout genre vis à vis de la communauté Algérienne à l’étranger.
    merci.




    0
  • SAID
    4 octobre 2010 at 16 h 10 min - Reply

    @ Nadjib Achour

    La problèmatique « islam et nationalisme » a été à l’origine du drame qu’a connu l’Algerie depuis la decennie 90.
    Les premiers militants du mouvement national qui ont pris conscience de la nécessité de se révolter contre le fait colonial ont été formés dans les mouvements ouvriers de l’émigration (etoile nord africaine).

    La plateforme de la soummam par la suite, qui est la base et le fondement de l’état algerien, parle de la formation d’un état démocratique et social dans le cadre des valeurs islamiques et non d’un état théocratique.

    Meme si le fait religieux a été utilisé par les nationalistes pour motiver et sensibiliser les foules, l’objectif visé était la LIBERATION DU PAYS (Fissabil elwatan) et non pour instaurer un état islamique. Parmi les moudjahidines il y avait des militants de plusieurs tendances politiques.

    Votre analyse ajoute de l’eau au moulin des integristes qui veulent instaurer un état théocratique. C’est meme un de leurs arguments.

    Vous ne pensez pas que ce qui se passe en france et ailleurs, est la conséquence de « notre décennie noire » et du 11 septembre 2001 ?




    0
  • Adel
    4 octobre 2010 at 20 h 29 min - Reply

    @Nadjib Achour

    Bonjour,

    Je n’ai pas dit que les nationalistes algériens avaient instrumentalisé l’islam sans y croire eux-mêmes. J’ai dit que l’islam a été le levier qui a servi à mobiliser la population. Ils ont pris de conscience de la force de l’islam en tant que lien entre les Algériens et élément de différenciation d’avec les colons. Prendre conscience de cette force et l’utiliser pour mobiliser la population autour du mot d’ordre d’indépendance ne signifie pas instrumentaliser l’islam.

    Je trouve que vous êtes trop sévère dans le jugement que vous portez sur les Francais. Et si on inversait les rôles? Imaginez que vienne s’installer en Algérie une importante communauté chrétienne venant d’Afrique sub-saharienne. Imaginez cette communauté pratiquant l’élevage du porc et installant des porcheries dans la Mitidja. Imaginez des églises qui se construisent un peu partout ou des jeunes filles qui circulent en ville en shorts ou en mini-jupe, des couples qui s’embrassent dans la rue, etc. Comment réagiraient les Algériens, d’après vous? Pourquoi demander aux Français d’être parfaits alors que vous savez bien que nous aurions réagi de la même manière.

    La situation des Algériens qui vivent en France n’est certes pas facile, mais moi je raisonne de manière simple : lorsqu’un Algérien est vraiment malheureux en France, il peut toujours tenter sa chance en Algérie, là au moins il est chez lui, au milieu des siens. Car après tout, la France est le pays des Francais et l’Algérie le pays des Algériens, n’est-ce pas? C’est bien pour que les Algériens puissent vivre libres et heureux dans leur pays que nos aînés se sont sacrifiés, pas pour qu’ils s’exilent en France. A l’impossible, nul n’est tenu.

    Bon courage quand même.

    Cordialement




    0
  • Nadjib Achour
    6 octobre 2010 at 23 h 04 min - Reply

    Salam aleikoum

    A Saïd

    Vous êtes je vois tributaire d’une certaine lecture concernant l’histoire de l’Algérie. Je vous renverrai tout simplement à la thèse d’histoire de Mahfoud Kaddache qui invalide votre propos.

    Si en effet, la tendance révolutionnaire du nationalisme est né dans le prolétariat émigré, vous faites abstraction du fait que l’ENA et le PPA se sont émancipés du fraternalisme de la gauche coloniale. ET l’Islam fut la matrice du mouvement national, que cela ne vous convienne pas c’est un autre fait. Belkacem Radjef, militant historique de l’ENA affirmait déjà début des années 30 « nous parlions Islam, ce qui ne plaisait pas aux communistes ».

    Pour ce concerne la plate-forme de la Soummam, une certaine tendance voudrait en faire un plaidoyer laïc, or il n’a y rien de plus faux. Il suffit de voir qui en furent les rédacteurs et ses partisans, notamment Ben M’hidi et Benyoucef Ben Khedda, si vous connaissez un tant soit peu la personnalité de ces deux personnages, ils n’ont rien à voir avec le docteur Saïd Sadi.

    Concernant le FLN, son moule principale fut en effet la structure PPA-MTLD, puis les Oulémas et l’UDMA, voila pour ce qui est des tendances du mouvement national. Si vous faites référence dans votre argumentaire au PCA, il n’a jamais été un mouvement nationaliste, et n’a jamais rallié le FLN. Pour le PCA l’Algérie n’existait pas, c’était une « nation en formation ».

    Vous parlez de sabil el watan, mais les moudjahidins du FLN ne se sont pas battus pour une Algérie copie de la France, mais pour restaurer comme le stipule la déclaration du 1er novembre un état souverain dans les cadres et principes Islamiques.

    Pour conclure, l’islamophobie en française n’est pas consécutive aux événements de la tragédie algérienne ou du 11 septembre, cela est bien antérieure. Elle est consécutive à ce que Raoul Girardet nomme « l’idée coloniale ». A titre d’exemple le régime colonial français n’était pas particulièrement islamophile.

    Cordialement




    0
  • Noor
    7 octobre 2010 at 15 h 15 min - Reply

    Dimanche 3 octobre 2010 7 03 /10 /2010 16:17

    Les mensonges de la revue Le Point : Tout savoir sur l’immigration – Document choc.

    Média Raciste et Islamophobe…

    Emblématique !…

    Document exceptionnel à regarder, sur le flagrant délit d’un des principaux “médias poubelles” ( trash medias, disent les anglophones…) pris les mains dans le bidonnage de la propagande raciste et islamophobe :

    http://www.dailymotion.com/video/xf11j3_le-point-en-flagrant-delit-de-bidon_news- http://www.arrêtsurimages.net

    Bravo pour ce jeune homme (Abdel ) ! Qui, lui, s’est comporté en véritable « journaliste d’investigation »..

    Source : http://stanechy.over-blog.com/




    0
  • SAID
    8 octobre 2010 at 5 h 17 min - Reply

    mon cher ami NADJIB

    J’aurais voulu que la realité du terrain le prouve. Si votre theorie était vraie on se serait retrouver avec un etat islamique aprés 62. Or c’est tout à fait le contraire nous etions partis sur un systeme « socialiste » plus pres du communisme que de l’islamisme.
    Je ne crois pas que Ben mhidi et autres Krim et Abane et meme Ben bella, Boudiaf et Boumediene (on ne citant que ces quelq acteurs de la revolution)soient plus pres de ALI BENHADJ – MADANI ou MEZRAG que de SAID SADI comme vous dites.
    Si votre theorie est vraie, pourquoi le premier novembre n’a pas ete déclenché par les OULEMAS ?

    Regardez la video qui se trouve sur LQA actuellement et comparez-là à la vie des maquis de la revolution ; l’ecart est immense !
    J’ai eu la chance de cotoyez de vrais révolutionnaires dans les années 60. Leur seul denominateur commun etait leur determination à battre le colonialisme et le foutre dehors. Personne ne m’a dit avoir fait la guerre pour aller au Paradis ni pour en faire une copie de la france : Leur ideal etait noble et leur comportement aprés l’independance a été plus « materialiste » que « spirituel ».
    Je viens de lire l’interview de REDHA MALEK sur le journal LIBERTE ou il disait que avant 1830 … il y avait un trou ! comme si l’algerie n’existait pas avant cette date !! et Farhat abbes a aussi cherché l’Algerie et ne l’a pas trouvée.
    Le PCA avait raison : l’Algerie est une nation en formation et elle l’est à ce jour. n’empeche que les communistes algeriens ont ete de vrais révolutionnaires.
    Vous abhorez l’idée de laicité comme une trangression de nos valeurs, or vous aimez bien vivre dans des systemes laics et profiter de sa bonne conduite de l’etat. A l’image des déportés du BURKINA FASO qui preferent quemander la mansuetude d’un état LAIC qu’ils considerent RACISTE et ISLAMOPHOBE plutot que de le faire avec leur pays d’origine.
    Les theories, c’est bien pour ecrire des theses, faut-il qu’elles soient conformes à la réalité et non aux voeux pieux de leurs auteurs.

    N’en deplaise aux theoriciens de l’islamisme, les pays qui avancent, qui se developpent économiquement, culturellement, politiquement et meme militairement, ce sont les pays LAICS qui laissent chaque individu libre devant DIEU.
    Les gouvernants islamiques nous ont conduit à la colonisation et à la fin de l’empire ottoman. Il est temps de changer nos manières de gouverner. A ce jour, le systeme démocratique et laic a fait ses preuves : meme s’il n’est pas parfait, il est encore le moins mauvais comparé aux autres régimes.

    La preuve, meme nos islamistes les plus inveteres preferent vivre chez les LAICS plutot que d’aller en IRAN au SOUDAN ou en ARABIE SAOUDITE. Ils preferent scolariser leurs progenitures à la SORBONNE et autres universités américaines plutot qu’à la ZITOUNA ou AL AZHAR (enfin pas tous).

    Cessons d’etre hypocrite envers nous meme : Si la France est raciste (ce qui n’est pas vrai – autrement Le Pen serait dejà au pouvoir)) rentrez chez vous.
    Si vous y etes toujours – et beaucoup y tiennent meme à y rester – c’est que vous etes mieux que dans votre bled.
    mes salutations




    0
  • Noor
    8 octobre 2010 at 12 h 12 min - Reply

    « N’en déplaise aux théoriciens de l’islamisme, les pays qui avancent, qui se développent économiquement, culturellement, politiquement et même militairement, ce sont les pays LAÏCS qui laissent chaque individu libre devant DIEU ».

    Il ne s’agit pas de ne pas être agréable mais d’être crédible dans ses déclarations. Sinon, tout ce qui est excessif est insignifiant. Petite clarification :

    Economies occidentales:

    «La prospérité n’est réelle que si elle est partagée » – (Steven Pearlstein, Washington Post – 7 Octobre 2010

    Détroit : Scènes de chaos dans les files d’attente de l’aide sociale

    8 octobre 2009 http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2832

    La ville de Detroit avait annoncé la distribution de 5 000 formulaires de demande d’aides au logement. Mais ils ont été plusieurs dizaines de milliers à se presser sur les lieux, provoquant bousculades et altercations entre des chômeurs désespérés. Plusieurs personnes ont été blessées, piétinées par la foule. Les reporters du Detroit News témoignent de la violence de la crise sociale au cœur de l’Amérique.
    ————————————————–

    Europe, la maison brûle, par Paul Jorion

    26 février 2010 http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2993

    « Messieurs, Dames, des instances européennes, je m’adresse à vous : il y a feu en la demeure ! » lance Paul Jorion, qui réclame que soient interdites les spéculations basées sur les CDS, ces contrats d’assurance utilisés par la finance et les banques, qui permettent de parier sur la faillite d’une entreprise ou d’une nation et précipitent d’autant les échéances.
    —————————————————–

    Jacques Attali : il faut euthanasier les vieux .

    La logique du Système , la logique du pouvoir.

    Paroles de « sage ». Il est toujours bénéfique d’entendre la réflexion d’un homme qui a été au cœur du pouvoir. Sa condescendance toute technocratique a de quoi en agacer plus d’un. Mais Il serait dommage de ne pas entendre sa réflexion sur l’Etat et la société française. Son regard « pessimiste » porte au-delà des frontières…
    Jacques Attali se livre à nous, écoutons le :

    « Dès qu’il dépasse 60/65 ans, l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte alors cher à la société ; il est bien préférable que la machine humaine s’arrête brutalement, plutôt qu’elle ne se détériore progressivement.’

    ‘On pourrait accepter l’idée d’allongement de l’espérance de vie à condition de rendre les vieux solvables et de créer ainsi un marché.’
    ‘Je crois que dans la logique même du système industriel dans lequel nous nous trouvons, l’allongement de la durée de la vie n’est plus un objectif souhaité par la logique du pouvoir.’

    ‘L’euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures dans tous les cas de figure. Dans une logique socialiste, pour commencer, le problème se pose comme suit : la logique socialiste c’est la liberté, et la liberté fondamentale c’est le suicide ; en conséquence, le droit au suicide direct ou indirect est donc une valeur absolue dans ce type de société » .
    —————————————————–

    Économie islamique – Iran .
    – République islamique d’Iran.

    Science-Metrix : la vitesse du développement de la production scientifique en Iran est astronomique.
    3/19/10

    Un institut de recherches américain, Science-Metrix, a estimé dans un rapport sur les productions scientifiques dans diverses régions du monde, que la vitesse du développement de la production scientifique en Iran était astronomique par rapport à la moyenne mondiale.

    Le rapport met en examen les évolutions politiques survenues ces 3 dernières décennies dont la victoire de la révolution islamique en Iran, l’offensive militaire du régime de Saddam, soutenu par l’Occident, contre l’Iran, les sanctions anti-iraniennes des Etats-Unis et de leurs alliés, l’effondrement de l’URSS et les retombées de ces évolutions sur la situation scientifique de divers pays.

    Le rapport fourni par Science-Métrix conclut que la croissance des capacités scientifiques au Moyen-Orient a été 4 fois plus rapide que l’échelle mondiale et que l’Iran et la Turquie ont joué le rôle majeur à cet égard. Or la part de l’Iran a été 2 fois plus importante que celle de la Turquie. L’institut américain estime que l’indice de la croissance scientifique au régime occupant Al-Qods est le pire au Moyen-Orient.

    A rappeler que Science-Metrix est un institut privé et indépendant américain qui coopère avec les gouvernements et les centres universitaires.
    —————————————————-

    L’Iran est un exemple d’un pays qui a fait des avances considérables par l’enseignement (éducation) et la formation, malgré des sanctions internationales dans presque tous les aspects de recherche pendant les 30 ans passés. La population universitaire de l’Iran s’est gonflée de 100,000 en 1979 à 2 millions en 2006. Soixante-dix pour cent de sa science et des étudiants d’ingénierie sont des FEMMES. [5] le progrès de science de l’Iran est le plus rapide dans le monde. L’Iran a fait le grand(super) progrès dans des secteurs différents, y compris la science aérospatiale, nucléaire, le développement médical, aussi bien que la cellule souche et multipliant la recherche. [6]

    http://en.wikipedia.org/wiki/Science_and_technology_in_Iran




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  • SAID
    8 octobre 2010 at 15 h 32 min - Reply

    Mon cher ami NOOR

    Il n’y a aucun pays au monde qui soit « juste » envers sa population en terme de distribution des richesses nationales. Les plus pres ce sont peut etre les pays scandinaves qui ont une économie vraiment transparente et ceci grace à une démocratie participative (pas celle du FLN)

    En arabie saoudite et au koweit par exemple, ou les petrodollars coulent à flot, il y’a encore des gens trés pauvres de meme qu’en IRAN.

    Je ne nie pas bien sur l’avancée technologique de l’Iran. les perses ont toujours été les precurseurs et les meilleurs savants et penseurs bien avant l’islam.

    Puisque nous sommes en période de Nobelisation des actions scientifiques et de recherche, dites-moi combien de NOBEL les pays que vous citez ont-ils décroché ?

    Tout ce que vous citez comme « tares des économies occidentales » existe en pire dans nos sociétés. La difference entre eux et nous, c’est qu’ils ont le droit à la critique et leurs institutions jouent quand meme un role de controle (ausi mauvais soit-il). Nos ASSEMBLEES POPULAIRES ne servent que pour prendre leurs parts du butin.




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  • Nadjib Achour
    9 octobre 2010 at 12 h 52 min - Reply

    Salam aleikoum Si Saïd

    Il ne s’agit pas de ma théorie mais des faits historiques. Comme je vous l’ai précisé il vous suffit de lire l’ouvrage le plus sérieux concernant l’histoire du mouvement national Algérien à savoir Mahfoud Kaddache. Quant au système qui fut mis en place au sortir de la révolution, il n’était pas « communiste », le pouvoir politique de l’époque était l’adepte du « socialisme scientifique ». Dans cette optique, il y avait reconnaissance de la pertinence de la critique du capitalisme par les penseurs marxistes tout en rejetant la finalité préconisé par ces derniers. D’autant plus que l’occidentalo-centrisme de ces théoriciens invalidait leurs thèses. D’Ailleurs, Che Guevara en visite à Alger à l’époque de Ben Bella se fit d’ailleurs le critique de l’URSS et des pays européens socialistes. Le pouvoir de Ben Bella n’a jamais gommé la référence à l’Islam, d’ailleurs son rôle fondateur dans la dynamique révolutionnaire fut affirmé à maintes reprises. Ben Bella le confirma dans sn livre entretien avec un journaliste syrien, où il affirmait que cela qui n’a pas compris le rôle essentiel de l’Islam dans la révolution algérienne n’a rien compris à la révolution.

    Votre propos relatif aux Oulémas n’ayant pas déclenché le 1er novembre sous-entend que seul les Oulémas parlaient Islam dans le mouvement national, ce qui est faux, et il gomme le chevauchement idéologique existant entre le PPA et les Oulémas, tout comme il gomme la trajectoire des militants nationalistes ayant commencé le militantisme aux Oulémas et évoluèrent vers le PPA. Ben Boulaïd appartenait à cette génération de tendance oulémas-PPA qui d’ailleurs finançait des cultuelles des Oulémas. Ben M’hidi était professeur dans les médersas, Le Cheikh Hadj Belkacem el Baidhaoui fut membre des Oulémas avant de devenir un fervent militant PPA.

    Vous universalisez votre expérience personnelle et votre vision de la révolution algérienne, mais les faits sont là l’Islam occupe une place centrale. Quant à Réda Malek, il a un parcours similaire à celui de Mostafa Lacheraf. Ces deux hommes politiques ont d’ailleurs écrit dans le Jeune Musulman qui ‘était l’organe en langue Française de l’association des Oulémas. Le premier affirmait le ferme attachement du peuple Algérien à sa personnalité arabo-islamique, le second relayant la critique de Mohamed Chérif Sahli se fit le virulent contradicteur de Mouloud Mammeri qu’il accusa de collusion avec le colonialisme. Mais pour des raisons inexpliquées (surement des rivalités politiques) ils changèrent subitement. Pour Ferhat Abbas, vous savez parfaitement qu’il affirma lors de la constitution des AML avoir découvert cette nation Algérienne.

    Quels communistes algériens furent révolutionnaires ? Le PCA était lié au PCF, et ce dernier vota les pouvoir spéciaux à l’armée française. Lors des massacres de Sétif le PCA avait applaudit la répression et appelait à une plus grande sévérité contre les militants PPA demandant l’exécution de ses cadres. La nation en formation de Maurice Thorez visait justement à dénier au peuple algérien son droit à l’indépendance lui refaisant le statut de peuple, telle était la signification de cette formule. Formule bien évidemment contredite par la réalité sur laquelle s’appuyait, les nationalistes.

    La Laïcité ne fait nullement partie de nos valeurs civilisationnelles et n’appartient pas à notre dynamique historique, c’est une valeur du passé colonial. La population arabo-musulmane en France ne vit pas des mansuétudes d’un Etat laïc, vous qui semblez être adepte des théories marxistes ou communistes comment se fait-il que vous gommiez la théorie de l’exploitation, de la domination du prolétariat immigré par la Bourgeoisie ? Domination qui se traduit notamment par la domination des valeurs bourgeoises opposées à celle du prolétariat comme l’affirmait Karl Marx. Vous vous obstinez à croire que la vie en France s’apparente au Club med, alors qu’elle n’est comme le dirait bon nombres de penseurs marxistes, qu’une vie au cœur de la bête capitaliste.
    Pour vous la laïcité serait la clé du développement économique, politique et culturelle. La laïcité serait ainsi le seul remède face à l’Impérialisme. Vous êtes le miroir des « derwichs » que vous dites combattre par la rationnaliste, votre solution est tout aussi métaphysique.

    Concernant votre argumentaire de la vie en Occident des islamistes ou des opposants politiques, vous semblez ignorer non seulement la divergence du spectre islamiste mais aussi les rapports de domination Nord Sud. La régence réactionnaire du Hijaz est une dépendance américaine qui, et ne constitue nullement un havre de paix pour des opposants politiques islamistes ou autres. Prenons le cas des Palestiniens appartenant aux diverses branches de la résistance, islamistes entre autres, les avez-vous se refugier en Arabie Séoudite ? Leur lecture de l’Islam diverge fortement avec la théologie de la servitude et de l’oppression proposée par le régime des Saouds. Concernant les Université Occidentales, étudier en Occident ne veut pas dire inféodation à celle-ci.

    Pour conclure, je ne comprends pas votre posture, vos amis de gauche et d’extrême gauche en France ont dénoncé la politique raciste du Gouvernement actuel, Comme dirait Malek Bennabi vous confondez idées et idoles.Et dans la pratique, comme le disait Amar Imache en son temps, la Gauche et la Droite c’est la même chose pour les immigrés, les deux sont acquis à la logique de domination Pour les immigrés, auxquels vous ne connaissez pas grand-chose, ils ont un combat à mener pour leur dignité, et leur combat est lié à celui des peuples en lutte pour leur émancipation et contre l’Impérialisme.

    Cordialement




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  • Noor
    9 octobre 2010 at 14 h 07 min - Reply

    A LIRE

    « L’Etat se prépare à une guerre dans les cités »

    Dans « Opération banlieue », Hacène Belmessous évoque les risques d’une intervention militaire dans les cités. Entretien.

    Depuis les émeutes de novembre 2005, l’Etat réfléchit sérieusement à faire intervenir l’armée dans les banlieues. Nicolas Sarkozy est pour, de nombreux officiers, notamment des gendarmes, sont contre. Ils le disent dans « Opération banlieue », un livre brûlot et très convaincant, signé du chercheur Hacène Belmessous. Un constat inquiétant, mais pas inéluctable. Interview et bonnes feuilles.

    Extraits :

    Rue89: Quel est le point de départ de votre enquête ?

    Hacène Belmessous : J’ai commencé par la politique de la ville, en me demandant : qu’est-ce qu’on vise à travers ces opérations de rénovation urbaine ? Pourquoi faut-il l’intervention d’un policier qui estime qu’il faut détruire telle barre et pas telle autre ?

    Rue89 : Avez-vous eu des difficultés à faire parler les acteurs de ces opérations ?

    HB : En fait, c’était compliqué de faire parler les « civils », plus que les militaires, les gendarmes ou les policiers. Les gens sentent que ce qui se joue, ce n’est pas une opération de rénovation urbaine, mais une mainmise policière. Je n’imaginais pas que derrière le discours du « renouveau » (cf. la campagne de Sarkozy et le plan « Espoir banlieues »), la police joue un rôle si important dans le conditionnement du territoire.
    Aujourd’hui, si on envoie la troupe en Afghanistan, il y a un débat parlementaire. Il ne se passe rien si on envoie la troupe dans les banlieues.

    Rue89 : Si c’est le cas, que se passera-t-il ?
    HB : L’armée se surajoute, en soutien, pour faire non pas du maintien de l’ordre, mais de la pacification.

    Rue 89 : Vous employez ce terme à dessein…

    HB : Lisez ce que dit le commissaire divisionnaire Christian Hirsoil, directeur départemental adjoint de la Sécurité publique de Seine-et-Marne (voir les bonnes feuilles page suivante). Il parle de commandos qui s’engagent « en profondeur » dans le quartier pour faire de l’observation. On peut aussi poser une section d’assaut en haut d’un immeuble pour contrôler l’espace.

    Dans les années 90, on était dans du maintien de l’ordre, aujourd’hui c’est de la pacification. A Grenoble, l’été dernier, c’est une opération de pacification. Il y a un basculement. Quand l’armée doit-elle intervenir ? Le passage à l’acte a besoin d’un facteur déclenchant. Quel est-il ? La mort de policiers pendant des émeutes.

    Rue89 : Vous souhaitez ouvrir un débat avec ce livre ?

    hb :Mon vœu, c’est que la politique menée dans ces quartiers soit discutée dans son ensemble, sur le plan urbain comme sur le plan de la sécurité. Sarkozy pense que la France crève de ses banlieues, moi je pense qu’elle crève de sa dépolitisation.

    Source : http://www.rue89.com/entretien/2010/10/03/letat-se-prepare-a-une-guerre-dans-les-cites-169076




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  • SAID
    10 octobre 2010 at 16 h 25 min - Reply

    mon cher Nadjib

    Je n’ai vraiment pas le temps de repondre point par point à votre commentaire ci-haut.
    Permettez-moi de clarifier juste un point à propos de votre these :
    Vous considerez que l’islam ayant été le « carburant » de la révolution, et donc, aprés 62, on aurait du avoir un état islamique, basé sur la chariaa ?

    Est-ce bien celà ??

    NB: je n’ai pas dit que le regime d’aprés 62 était communiste mais j’ai dit plus proche du communisme (socialiste) en opposition aux theses « islamistes » que j’ai cru comprendre prédominantes dans le mouvement national, comme vous semblez le suggerer.

    Cordialement




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  • Nadjib Achour
    11 octobre 2010 at 3 h 17 min - Reply

    Salam aleikoum Si Saïd

    Encore une fois il ne s’agit d’une de mes considérations, je ne l’ai pas pensé, c’est la réalité historique.

    Concernant l’Etat, vous vous cramponnez à la forme et à la simple étiquette. Ben Khadda dans son ouvrage phare « aux origines du 1er novembre » évoque les débats internes au PPA relatifs aux contours et à la forme que devait revêtir le futur Etat algérien indépendant. Et cela fut même évoqué ultérieurement avec le FLN.

    L’Etat algérien au delà de la simple étiquette, se devait de répondre aux aspirations de son peuple, comme l’avait proclamé Ben Khedda en 1962 « être son serviteur et non son gendarme ». Voila le point essentiel.

    Ensuite, je vous ai bien précisé que le socialisme adopté par Ben Bella et même Boumediène se voulait scientifique. Est ce que la Charte adoptée en 1976 était, malgré l’adhésion aux principes du socialisme du régime de l’époque, contraire à l’Islam? la réponse est non.

    Votre schème de pensée est trop manichéen. L’essentiel du problème est au delà de la forme.

    Cordialement




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  • SAID
    12 octobre 2010 at 20 h 56 min - Reply

    Mon cher ami Nadjib

    Vous avez certainement raison : ma vision est trop manicheenne.
    Je me positionne d’abord comme un militant d’un parti politique, qui a vecu et subi les agressions des faux devots. C’est pour celà que ma position n’a pas de nuance. Il y’a le blanc et le noir, le bien et le mal.
    Le YOGI et le COMMISSAIRE !!

    En fait, il se trouve sur LQA un article interessant sur les « communistes qui etaient contre la révolution ».
    Lisez-le, c’est un hommage à Ahmed AKKACHE.
    Cordialement




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  • Congrès du Changement Démocratique