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24 March 2017

Smaïn Ameziane désapprouvé et les Égyptiens participeront au SILA !

El Watan.com

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le 25.09.10 | 12h00

Coup de Théâtre au Salon du Livre d’Alger (SILA). Après les rumeurs, les spéculations, les scandales et les polémiques, l’interdiction de la participation Egyptienne a été finalement levée. C’est le commissaire du SILA, Smaïn Ameziane,  qui a lui-même annoncé samedi ce nouveau rebondissement.

« C’est fait. Bien sûr, ils seront là », a-t-il confié à l’AFP en expliquant qu’un stand de 100 m2 sera dédié à la présentation des éditeurs égyptiens, dont la Bibliothèque d’Alexandrie, plutôt qu’à 70 comme cela était le cas lors des précédents salons dans cet espace de plus de 8.000  m2.

Ainsi, après ses prises de positions tranchantes, Smaïn Ameziane fait, en fin de compte, marche arrière. Selon plusieurs sources proches du commissariat du SILA, le patron des éditions Casbah a été tout bonnement désapprouvé par la ministre Khalida Toumi. Il faut dire que Samaïn Ameziane est parti très loin dans ses élucubrations mesquines à l’encontre des éditeurs égyptiens, a-t-on jugé au niveau du département de Khalida Toumi.

Pour la première fois de l’histoire des manifestations culturelles, un responsable d’un salon de livre international a tenté de justifier le boycott des livres égyptiens en se basant sur des évènements regrettables qui ont émaillé un match de football !

Des sa première sortie médiatique, Smaïn Ameziane aura réussi, dès lors, à se mettre sur le dos toute l’intelligentsia Algérienne qui est restée éberluée devant les déclarations guerrières et hostiles d’un homme qui se disait, pourtant, éditeur de livres !

Durant prés deux mois, ce scandale a défrayé la chronique à travers tout le monde Arabe. D’ailleurs, scandalisé par cette interdiction, l’Union des Editeurs Arabes a carrément retiré sa participation au SILA. Même en Europe, on commençait à s’interroger sur cette ambiance de Bazar qui règne à présent au SILA.

Fort heureusement, les pressions ont payé et la mobilisation de plusieurs artistes et d’intellectuels a fini par épargner à l’Algérie de se retrouver, une fois encore, dans le viseur des condamnations et des critiques internationales.

En réduisant une manifestation culturelle internationale en un terrain de règlements de compte pour une histoire de Hooligans, Smaïn Ameziane a « clochardisé » encore davantage le SILA. Sous sa présidence, ce salon symbolise tout sauf la culture, le débat d’idée et le désir de lire.

Et maintenant peut-on espérer une progression dans l’organisation d’évènements culturels dans notre pays ? Pas vraiment, car tant que les centres de décisions du secteur culturel demeurent noyautées par des personnages lunatiques, inconstants et versés surtout dans la récupération politique, le livre en Algérie risque de ne jamais s’écrire…

Abderrahmane Semmar




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2 Commentaires sur cet article

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  • Abdelkader DEHBI
    26 septembre 2010 at 13 h 58 min - Reply

    D’abord, il faut saluer la capacité d’indignation et la rapidité de la réaction d’un grand nombre d’intellectuels algériens dont l’attitude courageuse et solidaire a réussi à faire avorter une tentative honteuse de mise à l’index de la production littéraire d’un pays frère – l’Egypte – pour des considérations totalement étrangères à la culture. — Je voudrais faire ici une mention particulière à l’adresse de notre ami et frère le Dr Ahmed BENSAADA de Montréal dont la mobilisation dans cette affaire aura été exemplaire. Sans oublier de remercier également, l’équipe de LQA, en particulier notre ami et frère le Dr Salah-Eddine SIDHOUM qui a immédiatement ouvert les colonnes de notre site à cette affaire.
    J’espère que le petit vaguemestre de la culture et de l’édition qui a pris cette décision – certainement par procuration, au nom de ses maîtres – aura la dignité de tirer les conclusions qui s’imposent.




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  • aziz
    3 octobre 2010 at 20 h 01 min - Reply

    en ce qui me concerne, je ne mettrais pas les pieds dans ce sila et j’éviterais tous les endroits fréquentés par ces personnes , je n’écoute pas leur chanson et je ne regarde pas leur film
    et viva Algéria !




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  • Congrès du Changement Démocratique