Édition du
30 March 2017

L’opposition : tribune, tribu ou tribunal ?

Par Zineb Azouz

Depuis le temps que nous débattions sur le concept d’opposition, de compromis et pourquoi pas celui d’union, la lettre du Docteur Fekhar vient telle une gifle, nous réveiller brutalement pour nous rappeler nos tristes réalités.

En provenance de Ghardaïa, à mille lieux du fief historique du seul parti d’opposition en lequel nous avons toujours cru,  nous aurions pu croire que malgré tout, l’opposition ne sera plus jamais une affaire de tribu.

Pourtant ce qui apparaît comme une simple crise interne au sein d’un parti, une agitation presque naturelle dans des espaces sensés être d’expression démocratique, est en réalité et selon le simple principe empirique, trop fréquent et trop pesant pour ne pas rappeler des tribunaux d’exception dans lesquels la simple contestation est synonyme d’accusations, de condamnation et d’évictions.

Ce n’est pas tant la remise en cause d’un responsable qui est singulière, mais c’est plutôt le silence qui entoure à chaque fois de telles crises qui est alarmant et désarmant.

Dans le pays de l’éternel état d’urgence où de toutes façons il n’y a ni élections ni aucune activité politique digne de ce nom,  l’opposition-tribune (dont on parle déjà depuis très longtemps) est sans doute, d’un côté,  la seule émanation suffisamment  perceptible par le commun des citoyens sensible, révolté et vivant dans l’espérance d’un changement, et de l’autre côté, l’activité inoffensive type pour un pouvoir qui contrôle tout à commencer par la rue.

Au fond, ce qui dérange dans la missive qui nous intéresse, c’est l’appel franc, sans ambivalence ni charade qui est lancé pour une implication sans nuances de l’opposition dans les préoccupations de la rue et du citoyen.

Ce qui a heurté, c’est cette dénonciation-défi s’adressant à une opposition-tribune qui sait comment qualifier le pouvoir de tous les noms, mais qui face, aux effervescences de le rue, s’aligne de plus en plus naturellement sur la sémantique du pouvoir et se contente de parler « d’émeutes» et face aux inquiétudes et aux cris de détresse « internes » des militants, imite une fois de plus les méthodes d’une autre ère, au mieux  en accusant tout simplement une fin de non recevoir et au pire, en dressant des potences, le tout précédé d’une véritable campagne de menaces et d’insultes.

Pourquoi tant d’invectives et d’accusations envers un opposant suffisamment exposé et ciblé ?

Pourquoi pervertir le débat en « pour » ou « contre » tel responsable ? Ou encore pire, « pour » ou « contre » tel parti ?

Cela nous rappelle le référendum sur la charte de Bouteflika : Pour ou contre la paix civile ?

Nous espérons toujours que face à ce vent de l’inquisition , un front des forces sincères prendra la parole et agira afin surtout de transformer cette tribune qui fait office actuellement de tribunal stigmatisant le Dr Fekhar et tous ceux qui soutiennent, non pas sa personne, mais ses inquiétudes et ses espoirs.

Nous sommes convaincus que les dés ne sont pas jetés et que les potentialités que recèle le parti auquel appartient le Dr Fekhar, à travers ses anciens et actuels militants, ses sympathisants, y compris ceux trompés par l’opposition-strapontins au service des stratégies de laboratoires, n’ont pas dit leur dernier mot.

Qui a vraiment intérêt à laisser le doute planer ainsi sur le parti de Si Hocine Aït Ahmed ?

Depuis tant d’années, qui tire avantage de cette précarité que subissent les militants et par la même occasion le militantisme ?

Malgré toutes nos interrogations, nos sollicitations et nos amertumes, nous disons :

A ceux qui veulent qu’on abjure le seul parti qui n’ait jamais pactisé avec le diable,

A ceux qui veulent attiser le feu parmi les citoyens honnêtes qui  ne militent que pour le changement,

A ceux qui s’adonnent aux intimidations et au chantage sentimental avec les sympathisants,

A ceux  qui  nous accusent de rouler pour le drs,

Que c’est là une vaine bataille que vous êtes en train de livrer !

Nous vous invitons encore une fois au dialogue et à la transparence.

Laissez tomber vos parades insufflées par la haine et la malveillance, armez-vous de raisonnements et de raison et cessez de diriger votre énergie contre les militants engagés  et du même bord, vous vous donnez gratuitement en spectacle aux véritables ennemis de ce pays, un spectacle qu’ils semblent d’ailleurs apprécier, ils sont en train de le suivre dans un silence religieux, de quoi se poser d’ailleurs d’autres questions……

Ne comptez donc pas sur nous pour être les figurants malvoyants allumés de cette mascarade.

Il y a des combats tellement plus importants et plus urgents à mener !

Par pitié, au nom de cette partie captive, au nom de ces suppliciés sans noms, au nom de ces tombes sans épitaphes, au nom de nos veuves en pleurs, de nos orphelins sans regard, au nom de nos ouvriers licenciés, de nos grévistes emprisonnés, de nos milliards détournés, au nom de notre histoire déformée, de notre jeunesse abandonnée, de ces embarcations bondées, au nom des urnes bourrées et de nos voix égarées, agissez tant qu’il est temps, répondez à toutes ces voix qui vous interpellent et ne comptez  surtout pas sur nous pour vous aider à enterrer la véritable opposition.


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26 Commentaires sur cet article

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  • khaled
    27 septembre 2010 at 12 h 13 min - Reply

    Chère Madame,

    Je veux juste vous remercier pour l’expression ‘Tombes sans épitaphes’.

    Amicalement
    Khaled




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  • AS
    27 septembre 2010 at 13 h 36 min - Reply

    la totale ? ou les trois a la fois ? !




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  • radjef said
    27 septembre 2010 at 13 h 44 min - Reply

    Bonjour tout le monde. Bonjour à toi sœur Zineb.
    Il est du DRS. Pour lutter plus efficacement contre les éléments qu’il ne peut pas contrôler et domestiquer, les éléments qu’il n’a pas assassinés au nom de la lutte contre le terrorisme, le DRS a choisi le jeu des fausses pistes. Il détourne la curiosité du citoyen des vraies questions qui engagent le destin de la nation en la braquant sur de fausses pistes par des accusations qui font peur à tout le monde. L’accusation : « c’est un indicateur, un kapo a la solde de la police politique » a paralysé beaucoup de monde.
    Qui sont donc ces gens qui accusent tout le monde d’appartenir au DRS ? Qui sont ces gens qui montent sur leurs grands chevaux a chaque fois qu’une querelle surgit au sein de la famille ? D’abord, et je pense que Samraoui et Arezki Nait Amar seront d’accord avec moi, il y a lieu de souligner que la plupart de ces accusateurs sévit dans les milieux de l’opposition et de la presse. Si certains parmi ces accusateurs agissent directement sur ordre du pouvoir, d’autres en revanche le font pour courtiser la police politique, pour cacher leurs origines sociales, leur passé fait d’intrigues et de lâches trahisons et leurs en cherchant par tous les moyens de faire de leurs noms une marque de la noblesse et de l’élite algériennes seules légitimes a gérer l’opposition ou a faire partie du pouvoir.
    On a encore en mémoire ces généraux GLD qui se font passer pour les victimes de la junte. On a encore en mémoire quelques cas de ces personnes qui ont construit leur réputation d’opposants irréversibles sans la moindre contribution intellectuelles, rien que par des accusations imbéciles contre des militants authentiques et accomplis coupables d’être intelligents pour faire partie du peuple. On a vu également sœur Zineb des délinquants sexuels, des repris de justice qui ont échappé au lynchage de la population grâce a la protection de la police, des kidnappeurs de Matoub et des primaires incultes meubler les couloirs de la presse algérienne et guider les pas de l’opposition. Mais on a vu aussi l’opposition chanter à la gloire d’élus ayant consacré toute leur existence au service de la colonisation et au service de la junte au pouvoir.
    La presse peut-elle se rebeller contre ses tuteurs et ses maîtres ? C’est vrai tous les journaux du monde ne sont pas libres. Mais qu’en est il de notre presse bien pensante ? Qui sont ses éditeurs, ses directeurs de publication, ses sponsors ? Une presse totalement soumise au bon vouloir de la junte, peut-elle s’accommoder d’esprits libres et éclairés n’ayant pour seul souci que le rétablissement de l’ordre politique, intellectuel et citoyen ? N’est-il pas temps pour nos illustres opposants d’aller demander les archives de la police politique afin de mettre un terme un terme a ce populisme qui a tant pourri la vie des partis politiques et surtout pour mettre un terme a ces rumeurs colportées par des militants d’un nouveau genre qui ne savent pas faire de distinction quand ils ont faim et lorsque ils ont mal au ventre ?
    Je termine, Madame, en disant que si Bouteflika était un tant soit peu sincère dans ses engagements pour la réconciliation, un chef d’Etat accompli et non un quart de président au service de petits caporaux incultes et mercenaires, il aurait restitué les archives de la police politique pour expurger la mémoire collective de ses vieux démons, pour éviter d’autres tragédies, d’autres conflits et d’autres crimes et d’autres règlements de compte.




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  • Panthère rose
    27 septembre 2010 at 14 h 33 min - Reply

    Emouvant cri du coeur,ma soeur.
    Mais il s’adresse à qui exactement?Il ne faut jamais accuser une partie et disculper l’autre.C’est trop facile surtout si tout le monde joue la même partition de ce coté de l’accusation.
    Il faut peut-être remuer un peu plus profondément pour faire apparaitre le coté réel des choses.
    Je vous dirais seulement que personne n’est innocent dans cette affaire et chacun cherche à tirer son épingle du jeu.
    Un exemple simple:par esprit d’éthique LQA censure ou supprime toutes les interventions qu’ils jugent inconvenantes.C’est déjà un premier déni de la démocratie.
    Par esprit partisan et éthique disciplinaire la direction du FFS désapprouve le Dr Fekhar.C’est un autre déni de la démocratie.
    Par esprit de je ne sais quelle ligne idéologique ce site même nous présente ALI Benhadj comme l’enchanteur Merlin.C’est le comble du combat pour la démocratie.




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  • Zineb Azouz
    27 septembre 2010 at 15 h 40 min - Reply

    Monsieur @panthère rose,

    Mon texte ne s’adresse à personne en particulier, En général, lorsque tel est le cas, je ne passe pas par LQA pour dialoguer avec quiconque.

    Pour la deuxième fois nous sommes interpellés sur cette question de « ligne idéologique » ce qui n’est pas sans me rappeler les fameuses enquêtes administratives devenues connues pour leur fameuses « Li Ayi Hizb Tantami » ?

    Monsieur, mon papier est tout sauf une prise de position concernant deux simples sons de cloches, ce serait une insulte pour le peu d’intelligence qui nous reste que de présenter et d’analyser ainsi la lettre du Dr Fekhar et ce qu’elle a suscité comme réactions ou non-réactions.

    Je ne tiens surtout pas à résumer ce qui se passe en un simple problème disciplinaire dans lequel on supporte tel ou tel personne ! Quelle façon scandaleuse de faire de la politique et de l’opposition de surcroît !

    Dans mon papier j’insiste sur le fait de ne pas se tromper ni de cible, ni d’objectif ni d’adversaires.
    Un militant sincère reste une perle rare, et un appareil qui refuse de répondre aux cris de ses militants devient un rouleau compresseur.

    Quant à cette notion d’ETHIQUE DISCIPLINAIRE, permettez moi de vous dire qu’elle est plus que choquante.
    La discipline est une chose essentielle partout et tout le temps et c’est justement l’éthique qui permet de faire la différence entre la discipline et la soumission aveugle aux individus et non aux principes.

    Je reviendrai sur la censure dont vous parlez, et pour votre gouverne, sachez que je suis moi aussi parfois censurée par LQA, mais je ne me considère nullement comme victime, le but fixé par LQA, à savoir servir la verité et le changement sans jamais tomber dans les personnalisations inutiles, n’est pas chose facile, c’est de l’optimisation.
    Mais si vous parlez des injures et des attaques verbales haineuses qui sont censurés, je vous dirais que j’en suis personnellement rassurée.

    Concernant Ali Belhaj-l’enchanteur merlin, sachez que c’est votre interprétation, personne n’a jamais parlé ni du messie ni d’El Mehdi El moutatadhar sur ce site.

    Il est important de rappeler à ce sujet que l’opposition n’est pas ni affaire de « Achira » ni de clan ni de horde, mais de principes immuables avant tout, de moralité, de liberté d’expression et de défense des droits de l’homme et de la dignité humaine.

    Je ne suis pas obligée d’être du bord politique de Monsieur Ali Belhaj ni d’être son amie pour rappeler certaines vérités y compris celles qui consistent à rendre à Dieu ce qui appartient à Dieu et à Cesar ce qui appartient à Cesar.

    Cordialement,
    ZA




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  • karim2380
    27 septembre 2010 at 16 h 38 min - Reply

    Looooooool, je vois que mes propositions de cesser cette culture de l’intrigue et de l’enigme,sont d’actualité. C’est ce que j’ai dit à Benchenouf: Il faut cesser avec ces sujets moukhabaratistes et traitons des sujets que tout le monde partage y compris les agents des moukhabarates. C’est stratégique et croyez moi cela finira par payer.
    Sahitou akhawtti




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  • khaled
    27 septembre 2010 at 16 h 47 min - Reply

    Je veux croire qu’il est possible sans jeter d’amalgames…nous qui avons hérité le lourd tribut de M. Hachanni que dieu est son âme, se sentent des responsabilités de croire que tout est permis.

    A.B avec tous ses défauts, était au front (pacifique) quand nos féministes mesurer la longueur de leur mini-jupes ou discuter de la couleur de leur Hijab….

    Il est regrettable qu’on veuille passer des idées dans des commentaires.

    Notre non-expérience a causé au peuple algérien tous les souffrances que nous assumons.

    Mais nous aimons nos algériennes avec leurs défauts. Et il n y a point de salut en cette terre sans elles.

    A.B ne fut jamais un merlin-enchanteur , sauf peut-être pour celle qui croit encore dans la fable des chevaliers de la table ronde.

    En Algérie, tous nos chevaliers ont une date de naissance.
    ———————————————————
    Veuillez publier ce second commentaire …fini et réfléchi….Merci LQA….




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  • karim
    27 septembre 2010 at 18 h 10 min - Reply

    Chere Soeur Zineb, Pour répondre a votre inquiétude, je dois dire que cette situation des partis politiques, qui d’ailleurs ne surprend personne, est due a la situation du politique ( le vécu + l’élément dynamique). Les agents du sabotage ne contrôlent pas uniquement la vie politique de pays, mais ils sont occupés également de la défragmentation de notre socialité, creation d’un new social order, dont la configuration politique n’est qu’un vecteur central,
    ils ne veulent plus entendre d’une chose appelee participation,ensemble,citoyen, conscience politique
    l’objective c’est = algérien=individu=personne.
    les attaques dures et en partie efficaces contre nos valeurs et notre liberté, fierté…. sont une partie de ce sabotage qui transcendera notre potentiel, quotidien et politique.
    Merci Zineb




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  • Arezki Nait Amar
    27 septembre 2010 at 22 h 04 min - Reply

    L ‘espoir en nous existe mais l ‘attente est nulle !On se nourrit d’espoir car on dit bien dans la vie que « tant qu’il y a la vie , il y a de l’espoir ! » Mais on va de déception en déception tout en croyant en la vie et en l’espoir !Le rouleau compresseur nous passe dessus continuellement tout en espérant qu’il y aurait quand même des survivants ! L’espoir est vivant mais l’attente est sourde ou morte !Ne s’agit-il pas là d’un dialogue de sourds entre l’espoir et l’attente ?
    Comme cette attente est restée sans écho on continue alors à se réfugier dans cet asile qui s’appelle l’espoir pour certains ,le désespoir pour d’autres !




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  • ALI
    27 septembre 2010 at 22 h 58 min - Reply

    Je ne suis pas militant du FFS ni d’aucun autre parti d’ailleurs .
    Le FFS EST UN PARTI RESPECTABLE.
    -Pour son refus de participer à la mangeoire
    -pour son intransigeance dans la defense des valeurs qui sontles siennes democratie et dignité humaine.
    – sa resistance aux magouilles et manipulation de la police politique.
    Rien que pour ça nous lui pardonnons toutes les erreursqu’il aurait pu commettre. Aussi nous disons à ses militants tenez bon , vous n’etes pas seuls. Nous ne doutons nullement de la capacité du parti qui en a vu d’autres pour pour passer le gué.
    comme dit l’adage SSID YAK IMOUT SSID OULAW KI YECHREF MENOU LEDHYAB KHAYFA.




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  • Ya Sidna II
    28 septembre 2010 at 10 h 37 min - Reply

    Merci Chère Zineb (pardonnez-moi la familiarité) d’avoir recentré le débat et recadré certaines idées car et pour l’avoir si bien compris, nous commençions par nous égarer et plus grave encore par se tromper d’ennemis, de cible ! Votre post a le mérite par sa clairvoyance, sa sagesse, sa générosité de ne pas opposer les algériens entre eux et rappeler à notre sagacité le responsable de toutes les souffrances de ce peuple violé, trahit, depouillé de sa dignité pour qui nous refusons d’être les figurants malvoyants allumés de cette mascarade pour reprendre votre belle expression.

    Merci encore Chère Madame pour votre courage et votre engagement.




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  • Zineb Azouz
    28 septembre 2010 at 18 h 17 min - Reply

    Monsieur @ALI,

    Nous sommes tous d’accord avec vous sur les mérites et l’identité du FFS, mais il n’est pas question d’erreurs à pardonner ou pas. Des erreurs tout le monde en fait !
    Il est question de comprendre où est l’erreur ?

    Et il est surtout question de ne plus tomber dans les erreurs du passé qui consistent à s’accaparer de la légitimité et d’en faire un fond de commerce.

    Ce parti qu’on le veuille ou non, et ce n’est pas pour amoindrir le rôle et l’intégrité de ses militants, ce parti est indissociable de Si El Hocine et la lettre du Dr Fekhar mérite mieux que d’être accueillie par des accusations et des rappels à l’ordre et à la discipline.

    S’exprimer sur l’opposition a été systématiquement interprété comme une volonté de « casser » le FFS et de faire le jeu du DRS, je pourrais dire autant de ceux qui livrent en pâture des militants sans protection, mais je ne conçois l’opposition ni comme un appareil CONCURRENT du drs ni comme un clergé tellement hiérarchisé et figé, qu’au nom de je ne sais quelle sacro sainte discipline, il vous est interdit d’interpeller directement Monsieur Aït Ahmed.

    Je ne doute pas non plus que les militants imprégnés non pas de la logique d’appareil, mais de celle des idéaux et de la clairvoyance du FFS, sauront, publiquement et non pas par méandres, paraboles et injures, assainir et apaiser les esprits. Ce flou n’a que trop duré.

    Cordialement,

    ZA




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  • Zineb Azouz
    28 septembre 2010 at 18 h 23 min - Reply

    Ya Sidna II,

    C’est moi qui vous remercie cher compatriote de m’avoir lue et surtout si bien comprise.

    Cordialement,
    ZA




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  • ALI
    28 septembre 2010 at 22 h 03 min - Reply

    Entièrement d’accord avec vous Mme.Au demeurant la lettre du DR Fekhar est adressée à SI EL HOCINE.Seule la réponse de ce dernier mérite l’attention . Aussi toute spéculation est vaine , aussi bien de ce qui veulent chercher des poux dans la tête du FFS que ceux qui tirent sur le DR Fekhar.
    Nous qui respectons ce parti et son président , espérons sincèrement que cette lettre puisse donner lieu à un débat serein et apaisé sous la haute clairvoyance de SI EL HOCINE.




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  • Arezki Nait Amar
    28 septembre 2010 at 23 h 27 min - Reply

    Bonsoir chère soeur Zineb Azzouz ,

    Je n’ai jamais cessé de dire et de répéter qu’il n’y a aucun parti réellement démocratique en Algérie.Depuis l’avénement du multipartisme,les partis politiques ont continué à perpétuer la pensée unique et les pratiques du parti unique au lieu de se démocratiser et d’apporter un minimum d’espoir de changement au peuple meurtri.Les partis politiques ne se manifestent qu’à l’approche des échéances électorales d’où leur appellation de « machines électorales ».On entend également parler d’eux lorsqu’ils sont secoués par des crises périodiques ou traversés par des déchirements.Le FFS fait parti du paysage politique national et n’y échappe pas à la règle.Le népotisme de M.Karim Tabbou,premier secrétaire du FFS, est dénoncé depuis plusieurs années en public ou sur des forums sur le Net par les militants et sympathisants du parti.Il y a ceux qui disent que le FFS est devenu un « club d’amis » et d’autres « une entreprise familiale » depuis la prise de fonction de premier secrétaire de M.Karim Tabbou.Si ce dernier avait respecté un minimum des idéaux de M.Hocine Ait Ahmed,le FFS ne serait pas arrivé aujourd’hui à ce bilan catastrophique :démission des élites et des militants ,perte de terrain politique,constitution de clans,repli sur soi de la direction,activité réduite à l’opposition verbale qui relève exclusivement d’un seul homme du parti,en l’occurrence M.Karim Tabbou.Personne n’a le droit de s’exprimer au nom du FFS en dehors de lui .C’est la monopolisation de la parole.Tout contrevenant sera sévéremment sanctionné.L’alternative proposée est entre la soumission ou l’exclusion.D’où le départ de la « crème » du FFS car la compétition positive n’est pas admise.Il ne reste plus aujourd’hui que « l’épouvantail » du FFS c’est à dire une coquille vide !




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  • slam
    29 septembre 2010 at 11 h 11 min - Reply

    Ce fut un énorme plaisir pour moi de parcourir votre commentaire chère camarade Zineb.
    Ce commentaire qui s’apparente à une plaidoirie pour une charte de réconciliation entre ,non seulement entre les militants du FFS mais aussi de tous les démocrates, a le mérite d’inviter les antagonistes à effacer leurs divergences en se mettant calmement autour d’une table pour tout aplanir!
    Tout en adhérant pleinement à votre idée,je lance de mon coté un appel à tous les militants de la démocratie de cesser de se lancer dans des discours virulents s’attaquant par coups de diatribes et d’invectives les uns contre les autres!Notre seul adversaire est le totalitarisme et il n’est pas conseillé de s’y tromper ce qui compromettrait l’issue de notre combat commun!C’est de la discussion que jaillit la lumière!




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  • Arezki Nait Amar
    29 septembre 2010 at 15 h 45 min - Reply

    A quoi servent les partis politiques en Algérie,s’est interrogé le professeur Lahouari Addi,dans un article paru dans le Quotidien d’Oran du 21 janvier 2010 et repris le même jour par LQA ? Il a expliqué qu' »outrée par les scandales de corruption au plus haut sommet de l’Etat,l’opinion publique,telle qu’elle s’exprime dans la presse et dans les commentaires privés,est remontée contre les partis politiques perçus comme des organisations inutiles pour le pays,ou plutôt utiles seulement pour ceux qui les utilisent pour avoir des positions lucratives d’élus.Les partis ne jouent pas leur rôle,estiment les citoyens,frustrés de voir la corruption se généraliser dans les institutions de l’Etat à une échelle effrayante.Il faut dire que l’administration,en refusant les contre-pouvoirs institutionnels et les partis représentatifs,est génératrice de corruption.Les partis qui siègent dans les Assemblées ne sont pas représentatifs et c’est ce qui explique leur innéficacité. »
    Les dénominateurs communs de tous les partis : le zaimisme et le béniouiouisme.La critique et la compétition ne sont pas permises au sein d’eux.Tant qu’un parti politique ne fonctionne pas dans ses instances internes sur des bases démocratiques il ne peut être qualifié de parti démocratique.




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  • Ammisaid
    29 septembre 2010 at 17 h 59 min - Reply

    Se remettre en question chez nous Algériens et Algeriennes est devenu, chère soeur Zineb, un exercice très difficile voire dans certains cas impossible. Pourquoi ? Parce que, peut-être, nous avons perdu confiance en la vie, en les autres et nous mêmes. Peut-être, aussi, parce que nous sommes habitués à la souffrance, à l’échec et à la misère générale. Peut-être, aussi, parce que nous avons peur de la liberté, de la dignité et de la compétition juste et loyale. Je prends une place et ensuite, je dépense toute mes forces et toute mon intelligence à la protéger et à la garder à mon moi, seul, est devenue une constante nationale. La maladie de c’est moi, ensuite c’est moi et enfin ça sera moi domine et remplie, totalement et en profondeur, nos esprits et au lieu de nous servir, maintenant, elle s’est mise à nous desservir, voire, dans certains cas à nous détruire.
    Le refus de l’union et du compromis(pas de la compromission !)est, sans doute, en lien avec le fait que chacun de nous veuille une Algérie à l’image de son idéal, duquel souvent la raison et le principe de réalité sont exclus. L’Algérie va mal, l’opposition va mal, les partis politiques vont mal, l’université va mal, l’armée va mal, le drs va mal, les hôpitaux vont mal, l’école va mal…,l’Algérien va mal, l’Algérie va mal et nous disons qu’il n’y a que nos divisions et notre éparpillement qui vont nous rendre bien
    Salutations fraternelles




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  • Quefaire
    29 septembre 2010 at 21 h 58 min - Reply

    Bonsoir. Merci à la panthère rose pour la remarque sur le « cas » ali belhadj. Quant à dire que ce parti n’a jamais pactisé avec le diable, je rappelle : l’alliance avec le « démocrate » Ben Bella en 1985, la participation de Hocine Benissad comme ministre de l’economie dans le gouvernement Ghozali en 1991, de la signature de ce parti au bas d’un document aux côtés de celles des « démocrates » Mehri, Belkhadem (qui prouve actuellement et ce depuis son « ralliement » à Bouteflika, la crédibilité de l’engagement de certains des acteurs du contrat de Rome en faveur d’une solution démocratique), Haddam….




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  • Liès
    29 septembre 2010 at 23 h 13 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    Je dédie ce poème (mazmour) de Sidna Daoud à notre respecté grand frère Hocine Ait-Ahmed, que Dieu lui accorde une longue et bienheureuse vieillesse, à mon cher ami @ Ammi Saïd, à la Rédaction, à notre chère compatriote @ Zineb Azouz, et à nos amis lecteurs et intervenants sur LQA, en espérant que l’enseignement qui y est contenu nous fasse un grand bien, et soit un décret divin de droit, de justice et de vérité qui s’appliquera à notre chère patrie qui en a grandement besoin.

    Je vous souhaite, une bonne lecture.

    ‘’Heureux l’homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants,
    Qui ne s’arrête pas sur le chemin des pêcheurs,
    Et qui ne s’assied pas sur le banc des moqueurs,
    Mais qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel,
    Et qui médite sa loi jour et nuit!
    Il est comme un arbre planté près d’un cours d’eau,
    Qui donne son fruit en son temps,
    Et dont le feuillage ne se flétrit pas :
    Tout ce qu’il fait réussit.

    Il n’en est pas ainsi des méchants :
    Ils sont comme la paille que le vent dissipe.
    C’est pourquoi le méchant ne résiste pas au jour du jugement,
    Ni les pêcheurs dans la communauté des justes;
    Car l’Éternel connaît la voie des justes,
    Et la voie des méchants mène à la perdition.’’

    Salutations respectueuses aux frères et sœurs qui interviennent sur LQA et ailleurs, qui estiment que le changement tant désiré du système politique en Algérie doit également passer par le changement qualitatif de nos comportements, à tous.

    La crédibilité a ses exigences. Et celui de soigner et améliorer son propre comportement en est un.

    Fraternellement à toutes et à tous.

    Liès Asfour.




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  • Ghani Mahdi
    29 septembre 2010 at 23 h 55 min - Reply

    الوقوف على الأطلال…
    à l’heure ou dans la plus vielle démocratie au monde, un jeune de quarante ans vient de prendre les reines d’un parti qui a toujours gouverné l’Angleterre, nous dans notre grand désarroi on attends toujours qu’un ancien maquisard nous vienne en aide, apres Boudiaf, Bouteflica, on vous attends Monsieur Ait Ahmed, vous êtes aujourd’hui l’homme du consensus, peut-être au moment ou vous même, comme vous le dites, vous avez commencé à faire tapisserie…
    Moi, de mon côté, il y a belle lurette que j’ai cessé d’attendre votre faxe de Lausanne!
    Salam




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  • Ammisaid
    30 septembre 2010 at 9 h 14 min - Reply

    Salut frère Lies,
    « L’opinion est le plus menteur des discours car elle procède des suggestions psychiques que le démon inspire a ses amis »
    Je te dédie cette citation de l’Emir Abdelkadar rahoumihou Allah. Et, les opinions sont multiples et diverses, subtiles ou grotesques et fugaces ou durables. Mais, ce qui est certain, elles sont souvent d’une malfaisance terrifiante et parfois même barbare par leurs violences et leurs grandes nuisances sur surtout les humbles et les plus innocents de toutes les sociétés de part le monde. Les opinions n’aiment le débat, ni le partage, ni le compris, ni la souplesse. Elles aiment la guerre et les divisions. Elles aiment absorber ou éliminer ou isoler les autres opinions. Elles ne mesurent pas l’intensité de leurs effets sur les gens et sur la société. Elles justifient ses horreurs et ses nuisances et elles projètent ses échecs sur l’autre. Celui qui ne les épouse pas, qui ne les écoute pas, qui ne les défende pas et qui ne les suivi pas comme un Mouton. Elles n’admettent pas la nuance. Elles se prennent pour des messagers et des prophètes pour ne pas dire pour des anges. Elles sont des adeptes du principe qui consiste a dire: marche ou crève. Elles sont les professeurs émérites du mensonge, de la tricherie et de la ruse maudite. Elles sont les ennemis de la vérité qui rassemble, qui illumine les esprits ténébreux, qui guide les ignorants vers le salut et qui sert l’intérêt générale voire l’intérêt de l’humanité et du cosmos dans sa totalité. Elles égarent et leurs pasteurs et ceux qui les adoptent. Elles se nourrissent des sciences, des religions, de l’histoire et des sentiments. Elles traversent les espaces et elles occupent les temps. Elles n’ignorent la nuance, l’humilité et la sagesse et elles enflent les orgueils et les vanités. Elles sont comme un virus qui mutent au gré des oppositions qu’elles rencontrent sur leur chemin, parfaitement, balisé et tracé. Elles sont l’une des drogues les plus néfastes de l’humanité. Elles sont a proscrit pour les âmes fragiles et elles sont une malédiction terrible pour les âmes adeptes des passions qui n’admettent pas les frustrations. Wa Allahou a3lam
    Salutations fraternelles a toutes et a tous




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  • habib
    2 octobre 2010 at 22 h 30 min - Reply

    Le changemnet ou la chute du regime ne peut venir dans la division. Pour ne pas faire compliqué, on a qu’à analyser la guerre de liberation. La liberation du pays est venu par le rassemblement de toutes les tendances.Le vrai FLN a été un rassemblement de toutes les sensiblités. Je ne connais pas une revolution ou un changement qui est venu de la par d’un seul parti ou d’une seule tendance ou par la division.Je crois que l’unité est une condition obligatoire pour tout succés d’une initiative politique.Il faut d’abors admettre le pricipe de l’unité et y croire.Les algeriens doivent cesser de se dire anta mir ouana mir (moi je suis le maire et toi tu est le maire)comme on dit. Depuis l’accord de rome il n’a jamais eu d’initiative digne de ce nom et je crois que les opposants ainsi que le ffs doivent relechir à d’autre action commune pour proposer une alternative commune. il faut en finir avec cette bipolarite FFS-DRS.L’opposition algerienne a une chance que n’a pas ces homologue arabe. C’est que le peuple algerien est un peulpe frondeur et opposant. Donc le capital est là.Mais ce capital a besoin d’orientation et orienter le peuple c’est de lui proposer une alternative.Sinon le peuple ne pourra pas suivre.On ne peut pas demander à un peuple gouverné par les service de renseignement (avec toutes les manipulations psychologiques qui l’a subit)de suivre l’inconnu. il lui faut un repere. Aujourd’hui tout le monde attend les bonnes graces de tewfik et du DRS pour proceder à une ouverture.C’est fracassant.




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  • Hamid
    3 octobre 2010 at 0 h 15 min - Reply

    Nous avons tous de la peine de voir ce qui arrive au pays et au FFS, est ce une épidémie ?

    Merci madame, votre article est excellent, il dit la verité et ne nous laisse pas sans espoir.

    Mais à quand cette union de l’opposition ????
    Jusqu’à quand allons nous rester ainsi sans leader ni véritable parti d’opposition ?

    Je ne sais pas à quelle génération vous appartenez, mais quel dommage que des gens tels que vous et beaucoup de ceux que je lis en ce moment sur LQA ne soyez pas capable d’AGIR !




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  • Naji
    3 octobre 2010 at 16 h 25 min - Reply

    Madame Zineb Azouz,

    Vos écrits ont le mérite d’être d’actualité, sans détours et dignes d’une intellectuelle.

    Je vous lis avec un immense plaisir depuis que j’ai découvert votre papier sur le passeport biométrtique.
    LQA est devenu pour beaucoup d’exilés incontournale, même si nous restons inconsolables face à la situation de l’Algérie qui dure et perdure.

    C’est pourquoi, je vais essayer d’être sans détour et vous poser mes deux question :

    1-Après les attaques lamentables du site d’Algérie politiques dirigées contre LQA et indirectement vous, voici la phase silence radio, aussi bien côté Karim Tabou, Aït Ahmed que côté presse nationale ?

    2-Lorsque vous dites que le FFS est le seul parti d’opposition, où situez vous le FIS ?

    Pourriez vous me donner votre point de vue et votre analyse ?

    Merci d’avance.

    Naji




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  • Zineb Azouz
    3 octobre 2010 at 22 h 23 min - Reply

    Monsieur @Naji,

    Je vous remercie de l’intérêt que vous portez au site.

    1-Concernant votre première question, je tiens avant tout à préciser que je ne suis pas très informée sur les « attaques » dont vous parlez et mon texte a surtout été une réponse suite à certains commentaires inexcusables parus sur LQA en réponse à la lettre du Dr Fekhar.

    Algérie politique est un site qui a toujours eu le mérite d’œuvrer dans le sens du changement, je préfère en garder cette image.

    A ma connaissance et à ce jour, ni le premier secrétaire du FFS, monsieur Karim Tabou, ni le président Si El hocine n’ont donné suite à la requête et au cri d’alarme du Dr Felhar.
    Personnellement, je m’y attendais, même si au fond j’espérais me tromper.

    Faut il forcément conclure ?

    Toutes ces zones d’ombres contribuent à alimenter les doutes et les rumeurs sur le FFS, mais force est de constater que ce silence est décevant, décourageant et augure du pire.

    Je mise, pour ma part sur les militants, l’appareil est à mon sens sérieusement en panne et depuis un bout de temps déjà !

    L’esprit insufflé par le FFS, ses idéaux, sa défiance vis à vis du pouvoir saura au moment opportun s’exprimer.

    Aït Ahmed a assez donné, le FFS est désormais entre les mains des militants, à eux d’en faire un appareil ou un parti démocratique.

    2-Quant à votre deuxième question relative à ma phrase « le FFS seul parti d’opposition » permettez moi de vous dire que là, il faut revenir au contexte et à toute la phrase.
    je dis exactement :
    « …En provenance de Ghardaïa, à mille lieux du fief historique du seul parti d’opposition en lequel nous avons toujours cru….. »

    En parlant ainsi du FFS, je fais référence à son historique.
    Le FFS a toujours fédéré autour de lui, personne n’a jamais douté de ce parti, même les militants du FIS ne lui ont jamais renié cet aspect.
    En tant que parti d’opposition il est le seul à avoir duré autant, et c’est surtout de ce point de vue qu’il faut interpréter ma phrase.

    Pour revenir au FIS, je pense qu’il serait maladroit de faire des comparaisons, le FIS a presque été tué dans l’œuf, mais malgré tout je ne me permets d’exclure ni le FIS ni aucun autre parti du champs de l’opposition, à part bien sûr les charlatans à 500.000 DA/mois et par tête de député qui se sont clairement fourvoyés avec le pouvoir.

    Cordialement,
    ZA




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  • Congrès du Changement Démocratique