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30 March 2017

La blague du week-end :20 000 DA à 45 000 DA par mois pour l’enseignant-chercheur

Deux décrets exécutifs pour promouvoir la recherche scientifique
20 000 DA à 45 000 DA par mois pour l’enseignant-chercheur
La Tribune 30-09-2010

Par Karima Mokrani

Lors de sa réunion, mardi dernier, sous la présidence du chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, le Conseil des ministres a débattu deux projets de décret exécutif concernant la recherche scientifique, portant l’un sur le statut du doctorant et l’autre sur les conditions d’exercice des activités de recherche par l’enseignant-chercheur hospitalo-universitaire ou l’enseignant-chercheur, ainsi que les modalités de leur rétribution. Selon le communiqué du Conseil des ministre le décret portant statut du doctorant contient une série de mesures destinées à encourager l’étudiant inscrit pour l’obtention d’un diplôme de doctorat. Parmi ces mesures, on cite particulièrement l’octroi d’une bourse mensuelle conséquente à l’étudiant préparant son doctorat, et l’enseignement à temps partiel contre rémunération. Concernant les conditions d’exercice des activités de recherche par l’enseignant-chercheur hospitalo-universitaire ou l’enseignant-chercheur, ainsi que les modalités de leur rétribution, le second décret souligne que ces activités doivent s’inscrire dans le cadre des programmes nationaux de recherche et ce, sur la base d’un contrat liant l’enseignant-chercheur et l’établissement de recherche, pendant une durée de trois années. Une rétribution mensuelle allant de 20 000 DA pour le maître assistant de classe B à 45 000 DA pour le professeur sera octroyée aux concernés sur la base de ce nouveau décret. Aussi, indique le même décret, cette rémunération sera majorée pour les responsables d’unités de recherches régulièrement nommés, avec des montants allant de 10 000 DA pour un chef d’équipe de recherche à 20 000 DA pour un directeur d’unité de recherche. A l’issue des discussions autour de ces nouveaux textes, le président de la République a souligné l’importance de faciliter et d’encourager le travail des chercheurs en Algérie et rappelé que «la démocratisation de l’enseignement sera préservée conformément à notre Constitution et aux constantes nationales». Affichant sa disponibilité à soutenir les compétences nationales et à développer la recherche scientifique, le président Bouteflika a déclaré : «Nous ne devons ménager aucun effort pour promouvoir la recherche scientifique.» Appuyant ainsi les actions des représentants de l’enseignement et de la recherche scientifique, le président Bouteflika semble donner une grande importance à la situation de la recherche scientifique en Algérie, œuvrant sans doute à arrêter le flux des départs à l’étranger. Un problème sérieux qui tarde à trouver une solution qui satisfasse toutes les parties. Certes, les deux décrets débattus, mardi dernier, devront participer à la résolution de quelques problèmes mais pas tous. Les débats au plus haut niveau doivent axer sur les causes véritables de la fuite des compétences nationales à l’étranger. C’est en agissant à ce niveau que le redressement de la situation sera possible.

K. M


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8 Commentaires sur cet article

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  • Si Tchad
    30 septembre 2010 at 19 h 52 min - Reply

    Said Saidani, ancien président de l’APN écrit a
    Boutef:

    « Ai honneur solliciter cette aide. Je suis chercheur. Ai trouvé jusqu’à présent trois milles (3000) milliards. Cordialement. S. Saidani »

    Si Tchad




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  • Rédaction
    30 septembre 2010 at 21 h 28 min - Reply

    La Nouvelle République
    30 septembre 2010

    Nos chercheurs seront mieux payés

    Dans un entretien accordé à la Chaîne III de la Radio nationale dont il était l’invité de la rédaction, Hafid Aouragh, directeur général de la recherche scientifique au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a expliqué les dernières mesures adoptées par le Conseil des ministres en faveur des chercheurs. Il s’agit, dit-il, d’une rétribution des activités de recherche variant entre 20 000 DA (maître-assistant de classe B) et 45 000 DA (professeur) accordée annuellement, à partir de janvier 2011, aux chercheurs et aux hospitalo-universitaires, qui participent aux programmes nationaux de recherche, sur la base de contrats et de projets. C’est une rétribution qui s’adresse à ceux qui contribuent à la recherche liée aux problèmes socioéconomiques du pays et qui auront publié leurs travaux, précise-t-il. Elle vise à stimuler la participation effective des compétences à la résolution des problèmes que rencontre le pays, souligne M. Aouragh. Les chercheurs seront évalués individuellement par les experts des comités sectoriels permanents du ministère de l’Enseignement supérieur. Un bonus entre 10 000 DA et 20 000 DA sera versé aux responsables d’équipe de recherche ou de laboratoire. Le nouveau statut de doctorant permettra de le considérer comme un chercheur permanent au niveau d’un laboratoire. En plus de la bourse de 12 000 DA, il aura le droit de faire trois heures supplémentaires à l’université pour lesquelles il sera rémunéré, a ajouté M. Aouragh. Il a annoncé la mise en ligne d’un système national de documentation. Depuis le 15 septembre, 60 000 accès ont été ouverts pour permettre aux chercheurs de télécharger n’importe quel article ou document, a-t-il fait savoir. Ce système concerne aussi les étudiants inscrits en master et qui sont dans des laboratoires. A propos du classement des universités, ils sont faits «sur mesure », commente-t-il. Cela dit, il fait remarquer que l’université de Tlemcen est passée de la 4 500e place en 2009 à la 3 000e place en 2010, l’université de Constantine de la 8 000e place à la 3 200e. C’est un progrès, estime-t-il, les universités algériennes deviennent visibles. Mais il fait observer que ce classement mondial ne reflète pas la réalité, il est remis en cause y compris par des pays européens. Lakhdar A.




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  • khaled
    1 octobre 2010 at 16 h 29 min - Reply

    Et dire qu’un député touche plus de 300.000 D.A par mois pour rien.

    Tant qu’une opposition réelle n’émerge, rien ne peut se réaliser sur tous les plans.




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  • Ammisaid
    1 octobre 2010 at 20 h 13 min - Reply

    Il faut d’abord les laisser chercher le lieu où les milliards dollars volés ont été déposé. Ensuite, il faudra les laisser chercher quel salaire il leur faudra pour vivre dignement et enfin, il faudra les laisser chercher tranquillement ce que les sciences exigent d’être recherchés.
    Mais, avant tout, il faudra que ceux qui décident et qui ne savent même pas qu’est ce qu’un chercheur, laissent leurs places a ceux qui les méritent et qu’ils aillent chercher ailleurs que la où travaillent les chercheurs.
    Fraternellement




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  • Grim
    3 octobre 2010 at 13 h 56 min - Reply

    45 000 dinars supplémentaires y compris pour les vieilles badernes de la recherche et de l’enseignement forestier? Décidément, l’incompétence, l’ignorance, la cupidité…paient bien.




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  • adel133
    5 octobre 2010 at 6 h 07 min - Reply

    si un chercheur en Algérie coute entre 20000 da et 45000 da je suis acheteur d’un lot de huit.ça me coutera un moyenne de 2000 $.soit 25% de mon salaire.
    wallah matahchmou ya elhayaouanes.
    réduire des scientifiques à des mendiants,des profs et des maitres assistants à des marchands de cacahuètes,ça ne peut avoir lieu que dans ce pauvre pays gérés par des truands analphabètes.
    si j’ai un appel à faire c’est d’encourager tous les universitaires à fuir cet asile psychiatrique et d’aller n’importe ou ailleurs,y compris en Afrique ou ils auront une qualité de vie mille fois meilleure que chez eux.




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  • bensoukhal
    10 octobre 2010 at 9 h 07 min - Reply

    enfin un peu d’oxygène mais vraiment à quand le statut du régime indemnitaire?
    messieurs les élus zélés qu’est ce que vous en faites de l’échelle des valeurs! c’est le monde à l’envers,et dire que la plupart des riches en algérie sont analphabètes trilingues et les mieux considérés et respectés dans notre pays. quelle honte et quelle démesure.




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  • sky
    13 octobre 2010 at 21 h 43 min - Reply

    je suis docteur en Electronique, wallah wallah à la première occasion qui se présente je fuirai ce pays à jamais. A 36 ans ni dar ni dawar. C’est grave




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  • Congrès du Changement Démocratique