Édition du
30 March 2017

Manipulateurs de haut vol

Le Quotidien d’Oran 30 septembre 2010

par Abed Charef

Une femme en terre d’Islam. Ou comment fabriquer une formidable histoire pour mener campagne contre le nucléaire iranien.

Le monde entier connait le talent exceptionnel de Bernard Henry-Lévy. Après avoir mobilisé le monde contre le totalitarisme, sauvé la Bosnie, éclairé le monde sur la situation en Algérie, et révélé le danger que représente le nucléaire pakistanais, le célèbre philosophe s’est lancé dans l’aventure la plus exaltante de sa vie : prouver au monde qu’au Moyen-Orient, Israël est l’agressé et les palestiniens, les agresseurs.

Pour cela, il n’hésite pas à prendre des risques inouïs. S’embarquer à bord de chars israéliens, aller sur la ligne de front, et décrire, à travers des bonnes feuilles que les plus grands journaux du monde s’arrachent, décrire le calvaire des Israéliens sous les roquettes du Hamas. Et prouver qu’un homme armé d’un tire-boulettes est sur le point d’un soldat à bord d’un char.

Tout ceci n’est cependant qu’un jeu d’enfant comparé à la nouvelle croisade de M. Levy, qui vient de découvrir la cause la plus excitante de sa carrière: défendre une femme menacée de lapidation, dans un pays barbare, dirigé par un inconscient. Et pourquoi cette femme, Sakina, sera-t-elle lapidée ? Parce qu’elle aurait commis le péché de chair. Elle a été condamnée à mort pour adultère. Quelle effroyable histoire !

Evidemment, M. Levy a embarqué dans son aventure un de ses amis les plus célèbres, le très humanitaire Bernard Kouchner, et même le très catholique François Fillon. Du coup, la fameuse Sakina, dont on ne connait même pas le visage- au pays des mollahs, les femmes sont forcément voilées-, la fameuse Sakina est donc devenue la « sœur » de tous les occidentaux, selon M. François Fillon. Ahmedinedjad n’a qu’à bien se tenir.

Pendant des mois, alors que la femme condamnée, détenue dans le couloir de la mort, attendait l’arrivée du bourreau, M. Levy multipliait les démarches auprès des stars de la pensée et de la politique. Il leur racontait ce que serait le calvaire d’une femme lapidée, comment, attachée à un poteau comme une chèvre –la femme ne vaut pas plus qu’une chèvre chez ces hommes là-, cette femme serait donc bombardée de pierres par des hommes excités ; il leur décrivait comment la chair tomberait en lambeaux, comment les beaux yeux de cette femme adultère seraient écrasés, car le symbole pour ces hommes frustrés, c’est de détruire la beauté, les intégristes haïssent tout ce qui est beau, ceci est bien connu. Bref, pendant que M. Levy menait sa campagne, personne n’a réussi à entendre ce que disaient les Iraniens. Et puis, que pouvaient-ils dire, ces hommes qui tuent à tour de bras et appliquent des sentences du Moyen-âge ? Méritent-ils d’ailleurs qu’on leur accorde la moindre attention ? Assurément pas.

Ce sont d’ailleurs des réseaux occidentaux, outrés par ce que racontent M. Levy et ses amis, qui ont fini par transmettre la version iranienne des faits. Et que raconte cette version ? D’abord, que Mme Sakina n’a pas été condamnée pour adultère, mais pour meurtre. Plus exactement, pour complicité de meurtre. Elle a drogué son mari, qui a été ensuite assassiné par son amant. Un tel crime vaut-il que la peine de mort soit prononcée, de surcroit contre une femme? Les très civilisés Américains viennent de faire exécuter une femme, pourtant reconnue comme déficiente mentale. Mais c’est une autre histoire. Une connerie ne peut pas en justifier une autre.

Deuxième élément fourni par les autorités iraniennes : en Iran, les condamnés à mort sont exécutés par pendaison. C’est la loi dans ce pays. Il n’a jamais été question de pratiquer la lapidation, disent les Iraniens. Si elle venait à être exécutée, Mme Sakineh Mohammadi Ashtiani serait donc pendue.

On est certes, dans l’horreur, mais cela valait le détour. La loi iranienne est-elle juste ? La justice iranienne est-elle indépendante ? La peine de mort est-elle défendable ? Chacun a son opinion. Mais dans cette affaire, la vraie question se trouve ailleurs. Elle concerne ces manipulateurs professionnels, habillés de l’uniforme d’intellectuels, qui réussissent à inventer une histoire incroyable, à l’imposer dans les débats, pour servir une campagne politique, cette fois-ci contre l’Iran et son potentiel nucléaire. Bien que connus, et leurs méfaits disséqués, ils continuent de sévir avec une incroyable audace et une impunité inégalée.

Et dire que ces hommes ont naguère sévi en Algérie !


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14 Commentaires sur cet article

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  • Saadi Yacine
    1 octobre 2010 at 21 h 08 min - Reply

    Un mythomane plein de névroses! la seule philosophie qu’il maîtrise est c’est celle de l’argent roi.
    des imposteurs comme lui sont nombreux




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  • houda
    1 octobre 2010 at 21 h 10 min - Reply

    Et dire que certains de chez nous les prennent pour modèle. Voyez ce que peut faire la propagande occidentale en particulier française, et nous comme des moutons de panurge on les prend comme une source fiable.
    ils se disent de surcroit filous-sophes et donneurs de leçons.




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  • Noor
    1 octobre 2010 at 22 h 29 min - Reply

    Petite leçon d’histoire à BHL qui nous « talmudise » un chouîa de trop :

    8 mai 1945 : Michel Audiard nous raconte l’occupation et la libération de Paris

    La tonte des femmes et la lapidation à Paris

    J’ai la mémoire en horreur.

    Vivement qu’on ne se souvienne plus de rien. J’ai la mémoire en horreur. On va quand même faire un petit effort, à cause de l’anniversaire, des présidents sur les plages, de la vente des objets souvenirs qui a si bien marché, de tout ça.

    Nous autres, enfants du quatorzième arrondissement, on peut dire qu’on a été libéré avant tous les autres de la capitale, cela en raison d’une position géographique privilégiée. On n’a même pas de mérite. Les Ricains sont arrivés par la porte d’Orléans, on est allé au-devant d’eux sur la route de la Croix-de-Berny, à côté de chez nous. On était bien content qu’ils arrivent, oui, oui, mais pas tant, remarquez bien, pour que décanillent les ultimes fridolins, que pour mettre fin à l’enthousiasme des « résistants » qui commençaient à avoir le coup de tondeuse un peu facile, lequel pouvait – à mon avis – préfigurer le coup de flingue. Cette équipe de coiffeurs exhaltés me faisait, en vérité, assez peur.

    La mode avait démarré d’un coup. Plusieurs dames du quartier avaient été tondues le matin même, des personnes plutôt gentilles qu’on connaissait bien, avec qui on bavardait souvent sur le pas de la porte les soirs d’été, et voilà qu’on apprenait – dites-donc – qu’elles avaient couché avec des soldats allemands ! Rien que ça ! On a peine à croire des choses pareilles ! Des mères de famille, des épouses de prisonnier, qui forniquaient avec des boches pour une tablette de chocolat ou un litre de lait. En somme pour de la nourriture, même pas pour le plaisir. Faut vraiment être salopes ! Alors comme ça, pour rire, les patriotes leur peinturlurait des croix gammées sur les seins et leurs rasaient les tifs. Si vous n’étiez pas de leur avis vous aviez intérêt à ne pas trop le faire savoir, sous peine de vous retrouver devant un tribunal populaire comme il en siégeait sous les préaux d’école, qui vous envoyait devant un peloton également populaire. C’est alors qu’il présidait un tribunal de ce genre que l’on a arrêté l’illustre docteur Petiot – en uniforme de capitaine – qui avait, comme l’on sait, passé une soixantaine de personnes à la casserole.

    Entre parenthèses, puisqu’on parle toubib, je ne connais que deux médecins ayant à proprement parler du génie, mais ni l’un ni l’autre dans la pratique de la médecine : Petiot et Céline. Le premier appartient au panthéon de la criminologie, le second trône sur la plus haute marche de la littérature.

    Mais revenons z’au jour de gloire ! Je conserve un souvenir assez particulier de la libération de mon quartier, souvenir lié à une image enténébrante : celle d’une fillette martyrisée le jour même de l’entrée de l’armée Patton dans Paris.

    Depuis l’aube les blindés s’engouffraient dans la ville. Terrorisé par ce serpent d’acier lui passant au ras des pattes, le lion de Denfert-Rochereau tremblait sur son socle.
    Edentée, disloquée, le corps bleu, éclaté par endroits, le regard vitrifié dans une expression de cheval fou, la fillette avait été abandonnée en travers d’un tas de cailloux au carrefour du boulevard Edgard-Quinet et de la rue de la Gaité, tout près d’où j’habitais alors.

    Il n’y avait déjà plus personne autour d’elle, comme sur les places de village quand le cirque est parti.
    Ce n’est qu’un peu plus tard que nous avons appris, par les commerçants du coin, comment s’était passée la fiesta : un escadron de farouches résistants, frais du jour, à la coque, descendus des maquis de Barbès, avaient surpris un feldwebel caché chez la jeune personne. Ils avaient – naturlicht ! – flingué le chleu. Rien à redire. Après quoi ils avaient férocement tatané la gamine avant de la tirer par les cheveux jusqu’à la petite place où ils l’avaient attachée au tronc d’un acacias. C’est là qu’ils l’avaient tuée. Oh ! Pas méchant. Plutôt voyez-vous à la rigolade, comme on dégringole des boîtes de conserve à la foire, à ceci près : au lieu des boules de son, ils balançaient des pavés.

    Quand ils l’ont détachée, elle était morte depuis longtemps déjà aux dires des gens. Après l’avoir balancée sur le tas de cailloux, ils avaient pissé dessus puis s’en étaient allés par les rues pavoisées, sous les ampoules multicolores festonnant les terrasses où s’agitaient des petits drapeaux et où les accordéons apprivoisaient les airs nouveaux de Glen Miller. C’était le début de la fête. Je l’avais imaginée un peu autrement. Après ça je suis rentré chez moi, pour suivre à la T.S.F la suite du feuilleton. Ainsi, devais-je apprendre, entre autres choses gaies, que les forces françaises de l’intérieur avaient à elles seules mis l’armée allemande en déroute.

    Le Général De Gaulle devait, par la suite, accréditer ce fait d’armes. On ne l’en remerciera jamais assez. La France venait de passer de la défaite à la victoire, sans passer par la guerre. C’était génial.
    Le Figaro-Magazine, 21 Juillet 1984

    Douce France…..




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  • Jeff
    1 octobre 2010 at 22 h 47 min - Reply

    Tôt ou tard le peuple algérien aura le droit de poursuivre BHL Botul en justice pour faux témoignage sur le massacre de BENATLHAH,lui et son comperse GLUKSMANN.




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  • samir
    1 octobre 2010 at 23 h 21 min - Reply

    c’est un juif qui soutient les siens…pas de quoi s’etonner.c’est un des nombreux porte paroles du régime tortionnaire sioniste.




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  • Noor
    1 octobre 2010 at 23 h 41 min - Reply

    A VOIR : vidéo Dailymotion, publié le 17 Septembre 2010.

    Dieudonné de retour d’Iran.

    http://www.dailymotion.com/video/xeugf3_news
    Labanlieuesexprime.org – Par Ahmed Moualek

    Dans cette conférence de presse, Dieudonné nous apprend que, selon la loi islamique en vigueur en Iran, Mme Sakineh ne sera pas exécutée avant un délai légal de cinq ans. La famille de la victime dispose en effet de ce délai pour accorder ou non son pardon. En cas de clémence exprimée par cette famille, Mme Sakineh ne sera pas exécutée et, sa peine de mort commuée en réclusion à perpétuité.

    BHL où es-tu ?, le sais-tu ?

    PS : qu’il soit bien clair que Khomeiny a décrété une loi interdisant la lapidation. Depuis l’avènement de la république islamique, aucune personne n’a eu à subir ce type de sanction pénale.

    En Iran, la loi est sévère pour les trafiquants de drogue**,les pédophiles reconnus coupables de viols et, les personnes ayant commis des actes de terrorisme en Iran

    Note : **( la lutte contre anti-drogue venue d’Afghanistan où la culture du pavot a repris de façon considérable depuis l’invasion US, a couté la vie à plus de 3600 soldats iraniens depuis 2001 ! )




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  • fateh
    2 octobre 2010 at 9 h 13 min - Reply

    Mais qui ne se souvient pas de BHL…

    les DAF- DECHETS DE L’ARMEE FRANCAISE- ONT INVITE CET INDIVIDU AU FRAIS DE L’ALGERIE BIEN SUR ….LE REPORTAGE PUBLIE DANS LE JOURNAL LE MONDE SUR PLUS DE 3 PAGES A FAIT SENSATION….CE JOURNAL -LE MONDE- QUI EST DEVENU UN VERITABLE CHIFFON APRES AVOIR ETE UNE REFERENCE DE POLITIQUE ETHIQUE A GLISSE VERS LE BAKHCHICH….
    PHL A DECRIT LE COMBAT HEROIQUE DE LA DECHETERIE DE L’ARMEE FRANCAISE CONTRE LE PEUPLE ALGERIEN….EN QUALIFIANT CETTE JUNTE-MAFIA DE GENS CONSCIENTS PATRIOTES ET AVERTIS ….-DES QUE J’AURAIS RECUPERE LA DATE DE L’ARTICLE JE ME FERAI UN PLAISIR DE VOUS LA TRANSMETTRE…
    PAR AILLEURS DANS UNE INTERVIEW DANS LE NOUVEL OBS, HEBDOMADAIRE DIRIGEAIT PAR JEAN DANIEL…BHL A DECLARE A PROPOS DES MUSULMANS DE BOSNIE : J’AI VU EN BOSNIE DES MUSULMANS TOLERANTS FUMANT LE CIGARE ET BUVANT LE WHISKY…
    CE BHL CONNAIT BIEN L’ISLAM, MAIS COTE PERVERS AVEC SA MENTALITE SIONISTE…
    AUTRE RAPPEL A PROPOS DES MUSULMANES DE FRANCE QUI PORTENT LE HIJJAB: ELLES ME DONNENT L’ENVIE DE LES VIOLER…




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  • Noor
    2 octobre 2010 at 14 h 19 min - Reply

    @fateh dit:

    « AUTRE RAPPEL A PROPOS DES MUSULMANES DE FRANCE QUI PORTENT LE HIJJAB: ELLES ME DONNENT L’ENVIE DE LES VIOLER » (dixit BHL) .

    BHL est un filousophe du « peuple élu ». Il parle en « peuple élu », sûr de lui et dominateur.
    Quant à sa déjection sur nos sœurs musulmanes, ce n’est pas pour nous étonner : lui et ses coreligionnaires agitateurs propagandistes professionnels connaissent un sacré rayon sur les « droits de la femme », de la « libération de la femme ». Ils s’érigent en donneurs de leçons, en parangon de vertu mais, il arrive qu’au détour d’une petite phrase apparait leur vrai visage avec toute sa laideur morale !

    Qui mieux qu’une femme du « peuple élu » peut faire éclater la vérité sur les mensonges du « peuple élu » quant à sa « mission prophétique » et ses «hautes valeurs» humanistes. Ecoutez donc la déclaration fracassante de Léa Shakdief, Juive, professeur à l’université Ben –gourion. Elle dénonce la traite des blanches pratiquée par des Juifs dans l’entité sioniste et ailleurs !

    Vidéo You Tube – ANTICESMYTHES !!! L’ESCLAVAGISME – A partir de la 4mn ’43s.

    http://www.youtube.com/watch?v=xMOP58Tzec8&feature=player_embedded

    Voilà sa déclaration fidèlement reproduite, que BHL, Finkielkraut, Marek Halter, Elie Wiesel, Alexandre Adler, Cohn-Bendit et autres « zélus » vous cacheront avec soin :

    « En Israël, nous avons un problème très grave en ce qui concerne la traite des blanches. C’est pas facile à se le dire, mais l’histoire de la traite des femmes dans le monde entier, il y en a TROP DE JUIFS, qui ont fait métier de çà, qui ont fait business, qui ont fait beaucoup d’argent, sont devenus riches. Et çà, s’est arrivé en Argentine, aux USA, dans l’Europe occidentale, en Turquie et, malheureusement, en Israël » .




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  • Algérienne
    2 octobre 2010 at 14 h 52 min - Reply

    Il ne faut rien attendre d’un sioniste au secours d’un régime israelien aux abois.
    BHL est très connu par ses discours trompeurs et sa malhonnêteté intellectuelle.
    BHL possède les bois en Afrique et donc exploite les Africains, mais de cela ,il n’en dit mot.
    BHL l’islamophobe ce qui l’anime c’est la haine des arabes et des musulmans et surtout ceux qui defendent leur religion et une pensée indépendante.
    Faut tout faire comme lui :aimer israel, c’est sa religion à lui c’est sacré, faut commémorer la shoa, faut pleurer sur les israeliens ébranlés par les tirs de roquettes de Gaza, faut soutenir la social-démocratie et la société marchéiste, et surtout pour bien comprendre BHL faut tuer tous les rebelles musulmans du monde, (afghanistan, irak etc.)et BOMBARDER l’Iran. Très important de bombarder l’Iran seul pays musulman qui tient tête à l’occident et qui fait peur à la colonie en Palestine occupée(israel).
    BHL deverse son venin dans chaque émission, sur tout ces ennemis là. Il a même suggéré de vulgariser le thalmud pour en faire beneficier les gens qui en ignorent les bienfaits. Qu’attendre donc d’un sioniste ?! ….




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  • mourad
    3 octobre 2010 at 11 h 15 min - Reply

    Pas besoins de lui chercher les qualificatifs, en ce moment il a du pouvoir en France comme tout les sionistes de son espèce, mais ni les occidentaux ni quiconque ni dupe…il viendra le jour où la roue va tourner et la vérité s’étalera au grand jour et démasquera tout ses pseudo philosophes…patience




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  • Rédaction
    4 octobre 2010 at 14 h 00 min - Reply

    A PROPOS DE SAKINEH ET DE TERESA
    L’imposture scandaleuse de BHL
    Pr Chems Eddine CHITOUR (*)

    L’Expression 27 Septembre 2010

    «Demain, grâce à vous, la justice française ne sera plus une justice qui tue. Demain, grâce à vous, il n’y aura plus pour notre honte commune, des exécutions furtives, à l’aube, sous le dais noir, dans les prisons françaises. Demain, c’est l’abolition.»
    Robert Badinter (Discours à l’Assemblée française 1981)

    Belles paroles en vérité contre la peine de mort si elles étaient appliquées à tous les humains! «L’affaire Sakineh» a défrayé la chronique pendant cet été et a tenu en haleine les biens-pensants occidentaux qui, comme un seul homme, avec une indignation rarement aussi sélective, se sont autoproclamés les défenseurs de la cause de Sakineh coupable en Iran à la fois du meurtre de son mari et de relations illégales. Le hérault «sans peur et sans reproche, défenseur de la veuve et de ses deux orphelins, est Bernard-Henry Lévy (BHL) a trompé tout le monde, en tout cas celles et ceux qui lui ont fait confiance en signant la pétition contre la sentence de la justice iranienne. La peine de mort par lapidation.
    Concomitamment, une autre affaire pratiquement similaire en tout point avec la même ancienneté est la condamnation à mort de Theresa Lewis déficiente mentale aux Etats-Unis. Aucun média européen n’en a parlé, aucun Bernard-Henry Lévy n’en a parlé, pas l’ombre d’une Elisabeth Badinter [si prompte à diaboliser l’Islam], d’un Alain Finkielkraut voire d’un Alexander Adler. Pire, à l’échelle officielle européenne ou même américaine, c’est le silence total concernant Theresa. Rien à voir avec la réaction d’Hillary Clinton qui dit «réagir en tant que femme» dans l’affaire de Sakineh. Aucune réaction de la part du gouvernement français, aussi bien du président que du ministre des Affaires étrangères qui, dans le cas Sakineh, proposait d’en débattre au Conseil de l’Union européenne.
    Est-ce à dire que la cause de Sakineh est plus noble que celle de Teresa? Pourtant, dans les deux cas, le verdict est le même? Pourquoi avoir laissé Theresa être exécutée? Imaginez Theresa et ses derniers instants. «Pour la première fois, écrit Constance Jame, depuis 1912, la Virginie a exécuté une femme. Teresa Lewis, qui a commandité en 2002 l’assassinat de son mari et de son beau-fils, a été tuée par injection létale. Le décès a été prononcé à 21h13 locales à la prison de Greensville. Les derniers mots de Lewis avaient été de demander pardon Des journalistes ayant assisté à l’injection mortelle ont indiqué que Lewis semblait «nerveuse» et «effrayée» en entrant dans la salle où s’est déroulée l’exécution. Si l’affaire a fait grand bruit aux Etats-Unis, c’est surtout, parce que Teresa Lewis souffrait de graves difficultés d’apprentissage qui faisaient d’elle une quasidéficiente mentale et jettent le doute sur sa responsabilité au moment des faits.» (1)

    La technique BHL
    A l’évidence, ce qui intéresse BHL,véritable Panurge et ses «moutons», c’est comment porter tort à l’Iran, préparer l’opinion, diaboliser l’Islam, en un mot, faire le lit d’une légitimation d’une intervention en Iran pour le plus grand bien d’Israël.Nous allons tenter de comprendre la mécanique diabolique des intellectuels sionistes. Thierry Meyssan décrit le «complot» ourdi par BHL. Ecoutons-le: «Récemment, l’essayiste Bernard-Henri Levy a alerté l’opinion publique sur le cas de Sakineh Mohammadi-Ashtiani.Il a lancé une pétition sur Internet pour faire pression sur les autorités iraniennes et leur demander de renoncer à cette barbarie. L’essayiste concentre ses attaques sur le mode d’exécution. Il écrit: «Pourquoi la lapidation?? N’y a-t-il pas, en Iran, d’autres manières de donner la mort?? Parce que c’est la plus abominable de toutes. Parce que cet attentat contre le visage, ce pilonnage de pierres sur un visage innocent et nu, ce raffinement de cruauté qui va jusqu’à codifier la taille des cailloux pour s’assurer que la victime souffre longtemps, sont un concentré rare d’inhumanité et de barbarie.» Le président Sarkozy a confirmé les informations de M.Lévy lors de la conférence annuelle des ambassadeurs de France A l’issue de son discours, il a déclaré que la condamnée était désormais «sous la responsabilité de la France». Rapidement, de nombreuses associations et personnalités se sont jointes à ce mouvement et plus de 140 000 signatures ont été réunies. Le Premier ministre François Fillon est venu sur le plateau du principal journal de la télévision publique pour manifester son émotion et sa solidarité avec Sakineh, «notre soeur à tous». Tandis que l’ex-secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme, Rama Yade, affirmait que la France faisait désormais de ce cas une «affaire personnelle»».
    «Ayant à son tour signé cette pétition, le leader du Parti antisioniste, Dieudonné M’bala M’bala, a été reçu par Ali Zadeh, vice-président du Conseil de la magistrature et porte-parole du ministère de la Justice. L’entretien aura été un modèle du genre. M.Zadeh se demandant si son interlocuteur, humoriste de profession, ne se moquait pas de lui en lui rapportant ses craintes. Tandis que M.M’bala M’bala se faisait répéter plusieurs fois les réponses à ses questions tant il avait du mal à croire avoir été manipulé à ce point. Succédant à la dictature du Shah Reza Pahlevi, la République islamique s’est avant toute chose préoccupée de mettre fin à l’arbitraire et d’instaurer un état de droit le plus rigoureux possible. (..) Le système judiciaire offre donc des garanties bien supérieures à celles des juridictions françaises, et les erreurs y sont beaucoup moins fréquentes. Cependant, les condamnations ont conservé une dureté particulière. Le pays applique notamment la peine de mort. Plutôt que de diminuer le quantum des peines, la République islamique a choisi d’en limiter l’application. Le pardon des victimes, ou de leurs familles, suffit à annuler l’exécution des peines. Du fait de cette disposition et de son usage massif, il n’existe pas de grâce présidentielle. La peine capitale est souvent prononcée, mais très rarement appliquée. Le système judiciaire pose un délai d’environ cinq ans entre le prononcé du jugement et son exécution dans l’espoir que la famille de la victime accordera son pardon et que le condamné sera ainsi gracié et immédiatement libéré. Dans le cas Sakineh, toutes les informations diffusées par Bernard-Henry Lévy et confirmées par Nicolas Sarkozy sont fausses. Cette dame n’a pas été jugée pour adultère, mais pour meurtre. (…) La lapidation, qui était en vigueur sous le régime du Shah, et encore quelques années après son renversement, a été abolie par la Révolution islamique. Indigné par les assertions de Bernard-Henry Lévy et Nicolas Sarkozy, le vice-président du Conseil iranien de la magistrature a déclaré à Dieudonné M’bala M’bala qu’il mettait au défi ces personnalités sionistes de trouver un texte de loi iranien contemporain qui prévoit la lapidation.(…) En définitive, rien, absolument rien de la version Lévy-Sarkozy de l’histoire de Mme Sakineh Mohammadi-Ashtiani, n’est vrai. Peut-être Bernard-Henry Lévy a-t-il relayé de bonne foi des imputations fausses qui servaient sa croisade anti-iranienne. Le président Nicolas Sarkozy ne peut invoquer quant à lui la négligence. Le service diplomatique français, le plus prestigieux du monde, lui a certainement adressé tous les rapports utiles. C’est donc délibérément qu’il a menti à l’opinion publique française»(2)
    On comprend sans peine que le président Ahmadinejad, outré par ces comportements ait dénoncé le «silence des médias» sur le cas de Teresa Lewis, comparant sa situation à celle de l’Iranienne Sakineh. «Selon une enquête, 3 millions sept cent mille pages ont été publiées sur Internet à propos de Sakineh Ashtiani dont le dossier est toujours en cours d’examen, et il y a une vaste campagne de presse contre l’Iran. Mais personne ne proteste contre l’exécution de Mme Lewis», a souligné M.Ahmadinejad; s’agissant de la peine de mort, il faut savoir que même les Etats abolitionnistes n’ont jamais renoncé à la peine de sûreté extrême. Pour le droit commun, ce sont tout simplement des exécutions extrajudiciaires en prison (taux de suicide élevé, homicides et mauvais traitements entre détenus, ma ladies mal soignées…). Enfin, selon des chiffres d’Amnesty International, 1 224 personnes se sont vues ôter tout aussi la vie, aux Etats-Unis, depuis 1977.

    Sakineh, une nouvelle Jila Izadi?
    L’affaire Sakineh qui est une «manipulation à grande échelle» par BHL qui sait bien où il va, rappelle l’affaire Jila Izadi, une jeune iranienne de 13 ans condamnée à mort par lapidation. Une campagne médiatique lancée en grande pompe et qui avait fait grand bruit à l’époque suite à la pétition rédigée par Mme Badinter, et Fadela Amara publiée par le journal ELLE (édition du 25 octobre 2004): «Jila Izadi, une enfant de 13 ans, vient d’être condamnée à la peine de mort par lapidation. Son crime: elle aurait eu des relations avec son frère âgé de 15 ans. Cette ignominie se passe à Marivan, une ville du Kurdistan iranien. (…) Nous savons aujourd’hui que seule une très forte mobilisation, internationale peut réussir parfois à stopper une exécution capitale. C’est pourquoi nous supplions les défenseurs des droits des enfants, les militants de l’abolition de la peine de mort et tous les démocrates horrifiés par ces crimes d’écrire cette seule phrase, par lettre ou courriel signé de son nom:«Non à la lapidation de Jila Izadi, une enfant de 13 ans.» De la rapidité et de l’ampleur de nos protestations dépend sa survie.» Parmi les signataires de cette pétition, figuraient les noms de BHL (l’auteur de la nouvelle pétition version 2010), Ségolène Royal, Frédéric Mitterand, Alain Finkielkraut; les mêmes qui sont aujourd’hui mentionnés dans la pétition 2010 pour sauver «Sakineh».
    Or, quelques semaines plus tard, le Quai d’Orsay nous apprenait qu’il n’y avait pas de fillette de 13 ans condamnée à la lapidation en Iran. Dans ses points de presse relayés sur le site officiel…diplomatie.gouv.fr, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères démentait les informations sur la condamnation à la lapidation de Jila Izadi, petite iranienne de 13 ans. «Nous avons immédiatement vérifié à travers notre ambassade et en liaison avec la Présidence de l’Union européenne, qui a demandé des informations aux autorités iraniennes à ce sujet. Il est apparu que l’information était inexacte. Cette condamnation à la lapidation, n’a jamais été prononcée».Tous ceux qui ont relayé cette information avaient donc menti…(3)
    Suite à ces déclarations, au communiqué de l’ambassade de France en Iran, l’affaire disparaît subitement du paysage médiatique…Plus rien! Qu’est-t-elle devenue? A- t-elle été lapidée? Il faudra attendre un petit communiqué publié en janvier 2005 sur Internet (plus sur ELLE par contre) pour savoir que Jila Izadi a été sauvée de la barbarie de l’Islam. Aucun média n’a fait circuler le démenti du Quay d’Orsay et de l’ambassadeur d’Iran en France…Aujourd’hui, Sakineh risque-t-elle véritablement la lapidation comme l’affirme BHL dans sa pétition «signée en grande pompe par ses fidèles´´».(4)
    On savait, début juillet, par les autorités iraniennes que Sakineh ne sera pas lapidée, BHL était parfaitement au courant. Cela ne l’a pas empêché de continuer à mentir avec même l’aide d’Avaaz International qui s’est mobilisé pour cette «noble cause». Le témoignage suivant,véritable cri du coeur,résume avec des mots simples, le marchandage macabre de BHL. Ecoutons-le: «Aidez-moi, je cherche à contacter de toute urgence Bernard-Henri Levy. L’heure est grave, la vie d’une femme en dépend. Non pas Sakineh une autre femme…Je viens d’apprendre avec douleur, que dis-je, consternation qu’une femme Teresa Lewis allait être exécutée aujourd’hui aux États-Unis dans l’État de Virginie. Je suis persuadée que notre BHL et sa cohorte d’intellectuels bien-pensants, élites de notre nation n’ont pas été informés de ce drame qui va mettre à mort une femme dont la déficience mentale est avérée. (…) Alors, moi je veux comprendre tout comme M.Mahmoud Ahmadinejad, pourquoi existe-t-il une différence de traitement médiatique. (…) La mort serait-elle plus douce chez nos amis américains, plus juste et méritée? La barbarie ne saurait-elle concerner que l’Iran ou tout pays islamique? Je veux que l’on m’explique pourquoi une vie n’est pas égale à une autre vie? Pourquoi Sakineh déchaîne tant de passion, tant de déferlement médiatique, tant de révolte auprès du gouvernement iranien et que l’on fait silence radio pour Teresa Lewis? Pourrait-on imaginer que BHL ne monte au créneau uniquement quand il s’agit de taper sur l’Iran, grand ennemi d’Israël? Pourrait-on imaginer que la vie d’êtres humains ne soit qu’un outil pour gérer sa carrière? A toi Teresa, toute criminelle que tu puisses être, (tout comme Sakineh qui a été accusée de complicité de meurtre), je te dédie ce billet. Ta déficience mentale n’a pas été jugée par BHL digne d’intérêt. Ta vie pour BHL ne vaut rien, l’imposture de ce pseudo-philosophe dévoilée (se rappeler ses nombreux mensonges, entre autres ses soi-disant rencontres avec Massoud). Tu n’es pas Sakineh, tu n’es pas Roman Polanski ni le soldat Shalit. BHL choisit ses causes et nous donne même des leçons.»(5)
    Pourquoi BHL ne s’est pas investi avec le mêle zèle de bénédictin pour se montrer dans les médias de ses potes, pour faire signer une pétition à ses frères de combat? Peut-être que parce qu’il ne faut pas faire de peine aux Etats-Unis? Car, contrairement à Sakineh qui est un bon prétexte pour salir sur l’Islam et les Palestiniens, critiquer l’Amérique cela reviendrait à critiquer le plus solide ami d’Israël. Où sont les professionnels…de l’indignation sélective? Le sort de Teresa Lewis ne cadre pas dans la «stratégie sioniste». L’affaire Sakineh nous rappelle aussi les techniques de manipulation de l’information occidentale; deux exemples célèbres: l’affaire des bébés éventrés par les soldats de Saddam dans les maternités du Koweït. Une soi-disant infirmière du Koweït avait servi de témoin aux USA.
    Il s’est avéré par la suite qu’il s’agissait d’un mensonge destiné à justifier la première guerre du Golfe; et que la prétendue infirmière n’avait jamais mis les pieds dans une maternité; elle était tout simplement la fille de l’ambassadeur du Koweït aux USA.
    Le deuxième exemple est celui de la soldate noire soit disant «délivrée» par les GIs selon un scénario à «la chute du Faucon noir». En fait, elle était blessée par des tirs amis et recueillie par un chirurgien irakien qui a sauvé la vie de cette soldate en remuant ciel et terre pour lui trouver du sang «O» mettant à contribution un parent à lui qui avait le même groupe. On pourrait aussi citer un prétexte pour envahir l’Afghanistan, en 2001: un CD diffusé par les GI’S: «Afghane enlève ta burqa».
    Comment combattre en définitive, l’infamie de ces idéologues du mal qui gangrène le dialogue islamo-chrétien? C’est tout le défi des hommes de bonne volonté.

    (*) Ecole nationale polytechnique

    1.Constance Jame:Etats-Unis: une déficiente mentale a été exécutée. Le Figaro 24/09/2010.
    2.Thierry Meyssan: Le scandale Sakineh Alterinfo-Jeudi 16 septembre 2010
    3.https://pastel.diplomatie.gouv.fr/editorial/actual/ael2/pointpresse.asp?liste=20041109.html
    4.http://islamenfrance.fr/site/2010/08/27/la-manipulation-politico-mediatique-du-cas-sakiney
    5.Teresa Lewis n’est pas Sakineh http://www.come4news.com/index.php? option=com_content&tas k=view&id=38271&Itemid=999




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  • Noor
    4 octobre 2010 at 15 h 23 min - Reply

    LA NAUSEE

    Etats-Unis : peine de mort par chaise électrique. Exécution d’ Allen Lee Davis le 8 Juillet 1999. Sur ordre du Gouverneur de l’Etat de Floride ‘JEB ’ Bush. Insoutenables photos de l’exécution à voir sur : http://www.ccadp.org/tinydavis.htm

    Ames sensibles s’abstenir.

    Le 10 Mai 2002, une femme de cinquante quatre ans, Lynda Lyon Block est la dernière personne à être exécutée par chaise électrique aux USA .

    Il est utile de rappeler que les USA sont les seuls au monde à utiliser la chambre à gaz pour appliquer la peine de mort inscrite dans leur constitution.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Chambre_%C3%A0_gaz#.C3.89tats-Unis

    L’inversion accusatoire de BHL et les siens, semeurs indécrottables de zizanie et de haine, nous est, hélas, fort coutumière. Pour les contrer, plaçons leur un miroir devant eux pour qu’ils puissent s’y reconnaitre dans leurs turpitudes. C’est imparable car authentique.




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  • Grim
    6 octobre 2010 at 17 h 55 min - Reply

    Bernard-Henri Lévy, né en 1948 à Beni Saf en Algérie est un khobziste qui a fait d’excellentes études, qui parle bien et s’exprime bien. Il gagne beaucoup d’argent en se faisant l’avocat du sionisme. Il a par ailleurs été sollicité comme arbitre dans le cadre de la lutte sanglante entre algériens des années 1990. Son verdict, et celui de son ami Glucksman, tout le monde le connaît; ce qu’il a palpé pour son  »témoignage » nous l’ignorons par contre.

    J’ignore donc si son  »arbitrage » est fondé ou non.

    Ce dont par contre je suis certain c’est qu’en s’en prenant au grand humoriste Dieudonné, il n’a fait que se discréditer un peu plus.

    Dieudonné est une personne de talent dont le métier est de faire rire, de détendre le public, de lui faire oublier ses soucis journaliers. Il utilise les procédés de tous les humoristes, des caricaturistes: il grossit le trait, il place sous loupe nos travers et ceux des autres.

    Je l’ai vu deux fois en spectacle et je le reverrais autant de fois que l’occasion m’en sera donnée.

    Ses têtes de Turc sont en premier lieu les potentats de l’Afrique noire, ensuite les milieux racistes de France, les Arabes, les Musulmans et les catholiques fanatiques , les machos …et enfin les sionistes. Si Dieudonné n’eut pas à essuyer d’attaques de la part des Noirs ou des Arabes, il fait par contre, et depuis maintenant des années l’objet d’accusations d’antisémitisme qui font de lui un familier des tribunaux devant lesquels il est fréquemment amené à comparaître.

    Il est un peu tombé dans le gigantesque traquenard qui lui a été tendu dans la mesure où, contrairement à ses débuts, il tourne en dérision plus souvent qu’auparavant le sionisme. En tout état de cause, c’est Dieudonné la victime, c’est lui qui endure les conséquences d’une hostilité inimaginable pour quelqu’un comme moi, qui avais fréquenté les juifs que ce soit comme voisins ou comme condisciples et dont je n’eus jamais à me plaindre.

    Je découvre depuis deux ans que les Juifs se reconnaissent au moins en deux communautés: les Askénazes et les Sépharades; j’ai entendu dire qu’en Israel-même les askénazes et les sépharades ne vivent pas toujours en bonne entente pour des raisons que j’ignore toujours. Par ailleurs, il semble que ce qui est désigné partout comme le  »lobby juif » appartient surtout aux Askénazes c’est à dire aux Juifs d’Europe et des États Unis.

    Revenons à nos moutons, si je puis m’exprimer ainsi, pour dire que l’attaque de Bernard-Henri Lévy contre Dieudonné n’a aucune légitimité. À la salle  »Ibn…Ibn Kaldoun… » – comme il me le dit lui-même un jour il m’a donné l’occasion d’échanger quelques mots avec lui, Dieudonné a repris ses sketches sans qu’apparemment aucun spectateur ne se soit offusqué de ses propos dont certains se rapportent pourtant spécialement aux Africains et aux Moyen Orientaux .

    On dit que dans les années 1950 des  »ultras » firent pression sur Robert Lacoste, ministre résident en Algérie pour qu’il fasse saisir systématiquement l’hebdomadaire satirique  »Le Canard Enchaîné. Robert Lacoste aurait eu cette réponse:  »Vous voulez qu’on me prenne pour un con? »

    Apparemment, Bernard-Henry Lévy a moins de craintes que Robert Lacoste: sa connerie, il la porte en bandoulière, une connerie – la précision est de mise – sertie d’Euros et de Dollars.




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  • khaled
    8 octobre 2010 at 11 h 56 min - Reply

    Chère Rédaction;

    Pourquoi donnait une publicité de ceux qui dans leur passé chez nous de part leur appartenance confessionnal ont choisi de trahir la révolution algerienne

    ========================
    Il ne s’agit pas de faire de la publicité à ces individus mais de rappeler les vrais visages de ces « philosophes » de l’imposture, qui hier seulement, quand le sang algérien coulait à flot, étaient des « références » pour une frange de nos « intellectuels » déracinés et étaient invités par d’ex-sous-officiers de l’armée coloniale pour travestir les réalités des odieux massacres de nos frères, soeurs et enfants. Mais grâce à Dieu le mensonge ne dure qu’un temps !
    Cordialement.
    La Rédaction LQA.




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  • Congrès du Changement Démocratique