Édition du
28 March 2017

l'Algérie mal classée en Afrique pour la bonne gouvernance

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

El Watan.com le 04.10.10 | 16h40

L’Indice Ibrahim 2010 déplore…

L’Indice Ibrahim 2010 déplore les nombreux reculs de l’Algérie dans les domaines des droits politiques, de la sécurité des personnes et de la souveraineté du droit

L’Indice Ibrahim 2010, publié lundi 4 octobre par la Fondation Mo Ibrahim, organisation engagée à soutenir la bonne gouvernance et un leadership de qualité en Afrique, a mis en lumière les nombreux reculs qu’accuse l’Algérie dans les domaines des droits politiques, de la sécurité des personnes et de la souveraineté du droit.

Si l’Algérie arrive à se classer à la 19ème place sur les 53 pays africains évalués par cet indice, notre pays demeure, néanmoins, à la traîne dans de nombreuses sous-catégories de cet indice.

Ainsi, en matière de Sécurité des Personnes et de Corruption, l’Algérie est loin d’être un pays modèle. Pour preuve, l’Algérie fait partie des 30 pays les plus corrompus du continent. Concernant le respect des Droits de l’Homme, l’Algérie est classée à la 37ème place ! Cette mauvaise note témoigne à elle seule de la fréquence des atteintes et des violations des Droits fondamentaux des Citoyens en Algérie.

D’autre part, la fondation Mo Ibrahim a observé que le secteur agricole et privé restent largement sous-développés en Algérie par rapport à d’autres pays du continent Africain.  D’ailleurs, dans ces domaines là, l’Algérie ne figure aucunement parmi les 20 pays les pus développés en Afrique. Elle se situe à peine à la 25 et 24ème place.

En revanche, l’Algérie décroche de bonnes notes dans la gestion publique, 7ème place, la qualité de l’infrastructure, 11ème , et le développement humain, 9ème.

Il est à souligner également que L’Algérie se classe quatrième sur les six pays d’Afrique du Nord. Loin derrière la Tunisie qui est le pays le plus performant de la région pour la qualité globale de la gouvernance et dans la catégorie Développement économique durable.

Cependant, dans la catégorie restante, Participation et Droits de l’homme, c’est la Mauritanie qui s’avère être le pays le plus performant de la région.

Enfin, Pour la 3ème année consécutive, l’île Maurice est classée 1er pays en Afrique pour la bonne gouvernance. Selon Mo Ibrahim, l’île Maurice obtient un score de 81,78 pour la qualité de la gouvernance en 2008-2009 et se classe 1er parmi les 53 pays africains examinés.

Plusieurs autres pays africains ont réalisé d’importants progrès en matière de bonne gouvernance à l’image de l’Angola, le Libéria et le Togo qui ont tous vu leur score s’améliorer significativement.

Toutefois, dans les catégories Sécurité et Souveraineté du droit et Participation et Droits de l’homme, 35 États africains, parmi lesquels se trouve malheureusement l’Algérie, ont vu leur score décliner dont 5 ont décliné de manière significative.

Abderrahmane Semmar

Nombre de lectures : 1203
6 Commentaires sur cet article

LAISSER UN COMMENTAIRE

*

*

  • mohamed Nassim
    4 octobre 2010 at 19 h 24 min - Reply

    Les Janvieristes ainsi que leurs chiens de garde ont sauve L’Algerie de L’iranisation pour la faire basculer vers la Saumalisation. We wish to be at the level of Tehran now.




    0
  • Grim
    5 octobre 2010 at 8 h 55 min - Reply

    En 1960 le PIB par habitant de l’Algérie était équivalent à celui de la Corée du Sud; en 2008, et toujours en dollars constants 2000, le PIB par habitant de l’Algérie ne représente plus que 14% de celui de la Corée du Sud (source: le site usherbrooke). En Corée du Sud il n’est permis à aucun chef d’État – en exercice ou non – d’appeler à l’extinction de la langue, d’un dialecte voire d’un patois du pays qu’il dirige ou dont il a été le président.

    Dans l’Algérie du FLN tout ce qui sort du pays doit être ravagé, anéanti ou pillé; et l’exemple vient de très haut.
    IL en est de la langue berbère comme des coutumes ancestrales, du pétrole et de la forêt.
    L’Algérie est l’un des premiers pays à avoir présenté un plan cohérent de lutte contre la désertification: le Barrage vert originel, 1968-1973. Aujourd’hui encore, le nec plus ultra pour une vieille baderne du secteur forestier ou de l’écologie végétale est de calomnier l’idée de Barrage vert. Pour quelle raison? Parce que le projet et né du travail et de la réflexion d’enfants de l’Algérie.




    0
  • khaled
    5 octobre 2010 at 12 h 32 min - Reply

    Tout le ‘melh’ que Messahel a saupoudré dans les 5 continents n’a rien ramené.

    Vivement, les femmes et les hommes de mon pays dans leur foi et amour de la terre qui les a vus naître.

    La terre est toujours reconnaissante vers ses siens…




    0
  • Grim
    5 octobre 2010 at 14 h 29 min - Reply

    Il y a la gouvernance globale et les gouvernances sectorielles. L’article traite de la gouvernance globale.

    J’évoque de temps à autre la manière dont est appréhendé le secteur forestier d’Algérie: le résultat de la gestion FLN est qu’en une vingtaine d’années -1965-1985- une part importante des patrimoines boisé et steppique a été anéantie; résultat auquel ne sont pas parvenus les Hilaliens ou les Vandales si décriés.

    Autre problème: le FLN prétend privilégier la langue arabe; des jeunes adultes qui ont réussi leur baccalauréat de l’enseignement secondaire avec mention sont incapables deux années plus tard de comprendre un exposé ou un texte présenté en langue arabe.

    Plus que cela, les mêmes qui ont achevé leurs études secondaires avec brio vous parleront d’un individu sans importance disant de lui que c’est quelqu’un  » li maiatsakoun’tache » – qui ne compte pas. Il semble que c’est ainsi que s’expriment les gens dans toute l’Algérie. Je ne l’avais jamais relevé auparavant.

    Qu’est-ce à dire? Si c’est là le résultat de ce que le FLN appelle arabisation, l’Algérie aurait beaucoup gagné à conserver la langue française.

    Dans les années 1980 le génie populaire algérien avait inventé l’expression  »Ragda ou t’manji »; c’était une expression imagée traduisant – pour ceux qui connaissent à la fois le vocabulaire algérien et français – un état d’esprit, une manière d’envisager l’existence, un comportement.  »Ma iatsakoun’tache » semble être un verbe décliné à tous les temps;  » Ma iatnahsabch, ma iahamch,  » ne font pourtant pas partie du vocabulaire savant; c’étaient des mots usités par le plus humble, le moins instruit des Algériens.

    Je comprends parfaitement que Chadli Bendjedid et ses semblables cherchent à imposer avec la dernière énergie ce type de langue arabe.




    0
  • mohamed Nassim
    5 octobre 2010 at 15 h 52 min - Reply

    A qu’oi s’attendre lorsque des illetres bilingues installes par la force pour diriger avec des armes un pays qui compte 70 % de jeunes? Le seule certificat que dispose celui qui etait a la tete de l’algerie pendant 13 ans c’est son certificat de naissance. Son point de vue sur la langue amazigh ou bien dialecte peu importe prouve qu’il etait tres loin de tout son peuple. De toute facon tout le monde sait comment il a etait place par les Belkheir & Co a la tete du pays. En realite il n’etait que sorte de khadra fouk a3cha comme on dit chez nous.




    0
  • Grim
    7 octobre 2010 at 8 h 33 min - Reply

    Un mot sur  »La France ».
    De trop nombreux Algériens croient encore que  »La France » se réduit au pouvoir français, aujourd’hui à Nicolas Sarkozy, hier à François Mitterrand, Charles de Gaulle, Jacques Massu, Thomas-Robert Bugeaud… »La France », c’est plus complexe, plus nuancé, plus varié…

    Ainsi nous apprenons que notre génial dessinateur Dilem est fait Chevalier des Arts et lettres; hier c’étaient d’autres talents algériens qui étaient honorés; des places, des rues en France portent le nom d’Algériens qui n’eurent pas toujours la vie facile dans leur pays d’origine.

    La grande chanteuse Remiti el Ghilizania, refit, sur le tard, une carrière en France; proscrit, Slimane Azem continua à y composer et chanter; le Rai atteignit un succès planétaire à partir de la France; Assia Djebbar fait partie de l’Académie française; au grand désespoir de Chadli Bendjedid, la langue Berbère y ait enseignée; l’Encyclopédie Berbère continue à y paraître; Zineddine Zidane, Brahim Asloum…y firent une carrière sportive brillante…

     »La France » ce n’est pas que Charles Pasqua, les marchands de canons, les gros capitalistes pilleurs des richesses du Tiers Monde, les banquiers alliés des tyrans, Jacques Foccard et compagnie…




    0
  • Congrès du Changement Démocratique