Édition du
30 March 2017

Bennabi, à l’instar des prophètes.

الثلاثاء, 05 أكتوبر 2010 10:25

Entretien de Abderahmane BENAMARA pour El Assala

Abderahmane BENAMARA est né 1952 à Biskra. Il est titulaire en 1975 d’un diplôme d’ingénieur en électricité obtenu à l’Ecole Supérieure d’Electricité (ESE) en France.

Sa première rencontre avec Malek BENNABI remonte à  sa première année d’étudiant à l’université d’Alger. Il fut, entre 1970 et 1972, un élève assidu du premier cercle des étudiants réuni autour de Malek BENNABI. Aujourd’hui, il est parmi les intellectuels qui travaillent particulièrement sur la pensée de Bennabi et participe activement à sa diffusion.

Son activité commence en 1976, après la mort de BENNABI. Il édite, en compagnie de Omar Benaissa et N. Boukrouh, une compilation des conférences de BENNABI sous le titre « Les grands thèmes ». Vers la fin des années quatre-vingt, Il crée une maison d’édition entièrement dédiée à  la publication des œuvres, en langue français de BENNABI. Il publie à la même époque une compilation des articles journalistiques de BENNABI, parus après l’indépendance, sous le titre évocateur « Pour changer l’Algérie ».

Mais sa contribution la plus significative reste surtout le recensement, la collecte et ensuite la publication  de toutes les contributions intellectuelles, hors ouvrages,  de Malek BENNABI. Ce travail documentaire, rigoureusement référencé et richement annoté  par BENAMARA  a été édité en 2003 et 2004 en deux volumes intitulés respectivement « Colonisabilité » et « Mondialisme ».

Aujourd’hui, conférencier et auteur, Benamara contribue  de manière toujours substantielle à tout projet et initiative conséquents sur la diffusion et le rayonnement de la pensée de Malek Bennabi.

1. Comment avez-vous découvert Malek BENNABI ?

A. BENAMARA: Pendant l’année scolaire 1969-1970, année de préparation du baccalauréat au lycée Emir Abdelkader d’Alger, mon condisciple, pendant les années 1964-1967, et ami Omar Benaïssa  en réponse à nos discussion et à mes interrogations sur l’état de la Oumma me parla d’un penseur algérien, Malek Bennabi, qui s’évertuait à éveiller la conscience des jeunes lycéens et étudiants à la compréhension de la situation dans laquelle les Musulmans se trouvaient. Il m’apprit  qu’il organisait des séminaires chez lui au 50 Rue Franklin Rousevelt, non loin de mon domicile familial. Malek Bennabi avait créé chez lui un centre d’orientation culturelle où il initiait les étudiants tous les samedis après-midi en langue française et tous les dimanches matin en langue arabe aux problèmes idéologiques, culturels et sociologiques de la société musulmane.

Avec Omar Benaïssa, j’allais devenir assidu à ce séminaire hebdomadaire jusqu’en 1972 où je partis en France pour continuer mes études universitaires.

2. Qu’est-ce qui suscite votre intérêt dans la pensée de Malek Bennabi ?

A. BENAMARA : Il est impossible de séparer la pensée de Malek Bennabi de sa vie et de son expérience. Un penseur de l’envergure de Malek Bennabi vit entièrement, pleinement, dans ses idées, dans une quasi mystique et en pleine symbiose. Toute sa vie est subordonnée à ses idées et sa douloureuse expérience témoigne de cet engagement. Bennabi  ne pouvait être un intellectuel uniquement brillant et découvreur de continents spirituels mais un penseur qui, à l’instar des prophètes, se sentait appelé à une mission qu’il  accomplissait avec toute l’énergie de son être. Il trempait sa plume dans son sang.

Sa vie et son expérience sont pour moi d’une haute valeur exemplaire, elles illuminent notre voie, cependant c’est l’aboutissement intellectuel de ses idées qui nous permettent de trouver réponses à nos interrogations sur notre avenir.

3. Qu’est-ce qui fait la particularité de Bennabi par rapport aux autres intellectuels musulmans anciens et actuels ?

A. BENAMARA : Les penseurs musulmans anciens sont, à l’instar des autres sommets de la pensée humaine les produits de leur civilisation – de la civilisation qui de Sumer en Mésopotamie, à l’Occident, en passant par l’Islam répond aux mêmes lois psycho-temporelles. Ils naissent et baignent dans les conditions morales  et matérielles qui permettent l’expansion de leur  civilisation. Les constructions intellectuelles, aussi élevées soient elles ne peuvent que tenir compte de cet immense acquis, qui pour eux allait de soi.

Bennabi se devait de tout reconstruire : explorer les profondeurs des sciences humaines pour établir la base de sa réflexion. Par exemple la sociologie, l’histoire ou la philosophie ne l’intéressaient  que dans le but d’illustrer, de fixer sa démarche : il en interrogeait  les fondements et en cherchait les lois intemporelles dans ce qu’on pouvait appeler la métasociologie ou la métahistoire. Ces sciences là ne s’approchent pas uniquement avec la raison mais avec toutes les dimensions que recèle l’humain pour arriver à la connaissance.

Les penseurs musulmans actuels, même lorsqu’ils évoquent la décadence du monde de l’Islam et sa nécessaire renaissance, sa Nahdha, ne tiennent pas compte dans leur approche des problèmes de la Oumma de l’étape psychohistorique dans laquelle elle se trouve. Certains voient dans la reformulation théologique de la foi islamique la solution pour revivifier le musulman et sa société, d’autres dans l’étude de la science et des techniques la possibilité de reconstruire la base matérielle de la société ; cependant ces vues parcellaires n’ont amené que des déconvenues depuis deux siècles, depuis l’intrusion de l’Occident dans les pays d’Islam. Ces démarches sont  le résultat de la confusion des causes avec leurs conséquences. Si le musulman manque d’efficacité, ce n’est pas sa foi qui est en cause mais le manque de connexion avec le milieu social : Bennabi parlait ironiquement du musulman pratiquant et du musulman pratique, ce dernier laissant la valeur morale et sociale de sa foi dans l’enceinte de la mosquée. Actuellement les mosquées algériennes n’ont jamais été aussi pleines et les valeurs islamiques aussi absentes de la vie sociale, politique ou économique. Quant à la base matérielle d’une société, Bennabi a prouvé qu’elle était le fruit d’une civilisation et qu’elle n’était nullement à l’origine de la civilisation.

4. Quelle perception avez-vous de l’effort intellectuel déployé par Malek BENNABI pour étudier les problèmes de civilisation ?

A. BENAMARA : Bennabi a vécu dans sa chair le drame d’une société dominée où l’occupant a ramené le musulman à l’état d’une non-personne, un indigène dont la valeur était inférieure à celle d’un animal.

Comment en sommes-nous arrivés là ?

Le musulman était-il inapte à la civilisation ? Un rapide survol de la civilisation arabo-islamique suffit pour détruire cette élucubration raciale.

L’islam est-il une idée fausse ou dans l’efficience sociale est limitée dans le temps? Bennabi va s’atteler dans le phénomène coranique a prouvé que le Coran n’est en aucune façon  l’œuvre du Prophète et que son origine ne pouvait être que divine. Si le message est authentique, la déficience ne pouvait donc provenir que du support, c’est-à-dire l’homme. Dieu a laissé s’établir sur terre des lois, les fameuses « sunnan allah » d’Ibn Khaldoun, qui s’appliquent à tous les phénomènes physiques et à touts les activités humaines. Le moment d’Archimède de la pensée bennabienne est le décryptage du cycle de civilisation et surtout sa genèse. Le cycle de civilisation explique la tragédie islamique et le processus de naissance de la civilisation apporte l’espoir de pouvoir se reconstruire.

A la naissance de la civilisation se trouve une Idée disposant de trois fonctions primordiales : la tension, l’intégration et l’orientation. Seule une idée religieuse est à même de procurer l’énergie psychique nécessaire à la tension. A cet égard, il est bon de rappeler que pour Bennabi le communisme est une idée religieuse par sa Promesse d’instaurer la société communiste qui n’est que l’avatar de la Promesse des religions à savoir le Paradis mais ce Paradis serait terrestre. L’orientation façonne un comportement général de la société cristallisé par la culture dont Bennabi détermine les quatre grandes facettes, l’éthique, l’esthétique, la logique pragmatique et la technique. Dans son problème de la culture, Bennabi procède à une introspection de la culture, articulation indispensable dans le fonctionnement d’une société.

Toutes les conditions de la renaissance sont tributaires de l’application de ces concepts.

5. Quelles sont les idées fondamentales qui font la pensée de M. BENNABI ?

A. BENAMARA: En plus de ce qui nous avons décrit dans le point précédent, un des apports les originaux de Bennabi est la problématique des idées. Il est parmi les premiers, sinon le premier, à avoir étudié les idées en tant que phénomènes à part entière, comme des entités vivantes. Il est en quelque sorte le père de la biologie des idées. Le problème des  idées nous décrit leur influence et leur importance dans l’homme et la société. Mes les idées luttent aussi pour leur  survie et leur combat peut-être l’un des plus féroces, sinon le plus féroce qui soit dans le domaine humain. Dans un livre d’une rare densité, Bennabi nous introduit dans l’arcane de la lutte idéologique. Dans une étude minutieuse, faisant appel aux sciences exactes,  il nous parle de la vie des idées et de leur valeur mathématique et des plus subtiles considérations psychologiques pour vider les idées de leur substance. Cette vision, à l’heure où il n’existe plus qu’une seule véritable puissance matérielle, devient d’une brûlante actualité.

Dans le futur la confrontation sera de plus en plus une lutte contre les idées et en particulier contre l’idée islamique.

6.  A quel degré peut-on considérer BENNABI comme une école  dans la pensée islamique ?

A. BENAMARA: L’originalité de la pensée bennabienne est la réforme de l’homme dans le cadre d’un projet social civilisationnel. Dans cette approche il est pleinement un penseur à système, le père d’une future école de pensée qui n’est certes qu’à ces balbutiements mais qui commence à se manifester. Son champ d’action n’est pas uniquement le monde l’Islam mais l’Humanité tant les problèmes civilisationnels deviennent de plus en plus  pressants. L’ultime but de la pensée bennabienne n’est plus le devenir d’une civilisation particulière mais celui de la Civilisation englobant l’humanité entière. La puissance de cette pensée est son universalité même si le dénouement  de la crise du monde moderne est tributaire d’un nouveau cycle de la civilisation islamique aux contours du monde. La réflexion de Bennabi pourrait, dans ce cadre, intéresser de plus en plus d’intellectuels actuellement non musulmans .C’est la grande leçon qui nous est donnée par la vocation de l’Islam.

7. Constatez-vous une double marginalisation, voire exclusion, de la pensée de Malek BENNABI aussi bien du champ du mouvement islamique que celui de la culture en général ? Quelle en sont les raisons ?

A. BENAMARA: Au début des années 30, Bennabi a été le témoin des débuts du mouvement nationaliste à Paris. Il a côtoyé ses dirigeants qui ont préféré la facilité de la revendication politique, à la lutte contre nos tares internes et nos insuffisances que Bennabi dénommait la colonisabilité. Le mouvement nationaliste, dont les premiers dirigeants ont rejeté la démarche de Bennabi, n’a enfin de compte remporté qu’une victoire à la Pyrrhus : une indépendance certes acquise mais vidée de tout contenu ; l’occupant a disparu physiquement de notre pays mais sa présence est devenue plus pesante, plus pressante.

Le mouvement islamique connait la même trajectoire : là où il a réussi à s’affirmer, son incapacité à réformer la société provient de la fausseté de sa vision, de l’erreur de ses analyses. Il voit un problème politique là où il devrait voir un problème de civilisation. La revendication remplace la réflexion. Tant que la pensée de Bennabi leur restera étrangère, l’impasse perdurera.

8. Les jeunes intellectuels trouvent une difficulté à comprendre et à assimiler la pensée de Malek BENNABI. Quelle démarche pédagogique pourriez-vous suggérer ?

A. BENAMARA: Le style de Bennabi est caractérisé par une écriture très dense, concentrée.

Ses idées sont d’une extrême concision. La presque totalité de ses livres – la notable exception est l’Afro-Asiatisme dont les développements géopolitiques sont assez longs –  sont assez courts. Certains passages de Vocation de l’Islam sont parus en bonnes feuilles dans la République Algérienne mais nous pouvons noter que leur reprise dans le livre a vu certains développements disparaître, l’auteur ne laissant que l’idée sans son illustration.

La compréhension approfondie de la pensée de Bennabi nécessite une culture immense tant historique que philosophique. Les concepts relevant de la psychologie et de la sociologie sont aussi d’un apport certain.

Une édition, munie d’un appareil critique explicitant les faits historiques et les concepts, de l’œuvre de Bennabi permettrait de cerner sa pensée.

9. Peut-on faire quelques reproches à BENNABI ?

A. BENAMARA: Bennabi est avant tout un penseur. Mais un penseur de l’action comme le prouve sa préoccupation dés les années cairotes, à partir de 1956, de former une élite à même de poser les jalons de la renaissance et du renouveau. Le reproche d’avoir soutenu les régimes égyptien puis algérien n’est pas valide car Bennabi avait le sens de l’étape. Même si ces régimes ont mené leur pays respectif dans l’impasse, ils représentaient à leur émergence un mieux par rapport à la situation qui les précédait.

10. Quelles autres suggestions ?

A. BENAMARA: La première tâche consisterait à rééditer tant en français qu’en arabe la totalité de l’œuvre de Bennabi. Si tous les écrits édités existent en arabe, un effort de traduction au français serait nécessaire pour que l’ensemble de l’œuvre existât  dans cette langue. Il serait utile aussi de continuer la traduction anglaise pour que dans cette langue aussi nous possédions toute l’œuvre.

Un site Internet, avec un forum d’échange sur les concepts bennabiens, proposant tous les écrits de Bennabi serait un outil incomparable dans la compréhension et l’approfondissement d’une pensée aussi fécondante par les perspectives qu’elle offre.

M/O -CENTRE D’ETUDES ASSALA


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11 Commentaires sur cet article

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  • khaled
    7 octobre 2010 at 16 h 07 min - Reply

    Je suis toujours heureux de lire une nouvelle étude sur notre Maître Bennabi. Il est évident que la personne par ses écrits révolutionnaires en termes de nouvelles approches a la problématique civilisationnelle, reste d’actualités.

    Il faut juste se remémorer que le feu Bennabi avait refusé un poste au GPRA au Caire. Ses conflits avec la dirigent de la révolution sont tabous jusqu’à aujourd’hui.

    Bennabi a l’instar de Arkouk s’inscrit dans un combat d’avant-garde dans une approche dialectique avec un sub-bassement presque confrontationnelle.

    Si Arkoun prônait une approche de rapprochement sans conditions entre l’Est et l’Ouest, Bennabi conditionne ce rapprochement un ordre Mondial équitable.

    Il faut dire que Bennabi a ouvert la voie a une meilleure compréhension des processus de genèse de civilisations et les rapports de force qui les gèrent.
    Mais la ou a mon avis, Bennabi a refusé de faire le prochain pas, est dans son approche a changer les états des lieux des pays musulmans.

    IL est évident et a mon humble avis que Ali Shiariati a osé de se projeter complètement dans le combat des peuples opprimes en s’associant d’abord avec la base et en conférant un rôle primordiale a la classe intellectuelle dans le processus de changement.

    Bennabi et Co restent les prunelles de nos yeux. Leur délivrance est la notre. A mon humble avis il vaut mieux débatte de leurs idées que de décortiquer la vie de Chadli.




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  • fess
    7 octobre 2010 at 17 h 50 min - Reply

    Je suis tout a fait d’accord avec Khaled, car la pensee de Malek BENNABI nous apportera un plus et meme beaucoup pour la vision de la future Algerie ,mais, Chadli ne ramene que de mauvais souvenirs et de la desolation,en plus, il ose mentir dans son interview,il se done le beau role.




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  • Afif
    7 octobre 2010 at 20 h 17 min - Reply

    La vision de Bennabi est incomparable, mais je ne comprendrai peut-être jamais pourquoi, il ne s’est pas investi dans le mouvement indépendantiste des années 20 et 30 alors qu’il se trouvait en France. Fallait-il agir comme l’a fait Messali Hadj ou fallait-il se contenter de penser, ou bien fallait-il combattre sur les deux fronts : la pensée et l’action.

    Comment étaient les relations entre Messali Hadhj et Bennabi ?




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  • Bladi
    8 octobre 2010 at 0 h 42 min - Reply

    Chers frères,
    j’ai découvert LQA par pure coïncidence. Je pense qu’il est très important de faire connaitre ce site au plus grand nombre possible de nos compatriotes alors il faut passer a l’optimisation du site pour google web et google news comme ca si les gens cherchent google pour des informations sur l’Algérie ce site et remis comme search result. Il faut ajouter les mots cléfs comme « Algérie » (avec accent) et autres mots clefs relevant aux search engine key words list (meta tags).
    Il faut aussi travailler à avoir le lien de ce site affiché sur le plus grand nombre de sites possible y compris les directories car le google search engine accorde une grande préférence en recherche aux sites qui sont liés « linked » depuis d’autres sites (plus de links plus d’importance, plus de chances d’être retournés comme search result).
    Je suis sure que le frère DB a déjà fait beaucoup d’efforts dans ce sens mais c’est juste une suggestion.
    Merci
    p.s. Je m’excuse si c’est completement hors sujet. En faite j’ai essayer d’envoyer ce message via votre « CONTACT » page mais sans succes.

    DB: Merci beaucoup. Vous avez tout à fait raison. C’est Samir(Hchicha) qui s’occupe de ces questions. Ce serait bien si vous pouviez coordonner avec lui. Toute action qui vise à optimiser la fréquentation de LQA est la bienvenue.




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  • fateh
    8 octobre 2010 at 9 h 57 min - Reply

    @frere Afif…

    Vous posez effectivement une bonne question, mais je suppose en reponse que si MALEK BENNABI-RAHIMAHOU ALLAH WA SAKANAHOU FASSIHA JINANIHI- s’est engage dans la voix du militantisme politique jamais il n’aurait produit cette monumentale oeuvre. Dans un pays qui respecte ses enfants MALEK BENNABI aurait deja eu un institut portant son nom et une statu a la mesure de la grandeur de ce genie…Malheureusement des universites portent des noms de Boukharouba, un criminel notoire et pire encore un analphabete lache qui fuit ses responsabilites occupe le devant de la scene journalistique….Nous sommes dans un pays ou la seule vedette qui peut emerger au dessus du nom du president c’est le joueur de football, le reste est un danger potentiel a qui il faut absolument barrer la route…Et enfin pour mieux comprendre l’hypocrysie qui caracterise ce pouvoir et ce peuple musulman pratique comme l’a si bien decrit notre frere BENAMARA, on a remue ciel et terre contre des non-jeuneurs et personne ne trouve rien a dire a toutes ces maisons closes qui pillulent partout et meme des hotels de hauts standing sont devenus le meilleur garant pour cette activite….
    MOI JE LANCE UN APPEL A TOUS CEUX QUI ONT LA CHANCE D’ETRE FORTUNE ET UN PEU DE CONSCIENCE INTELLECTUEL A OEUVRER POUR LA CREATION D’UN INSTITUT MALEK BENNABI POUR LE DEVELOPPEMENT D3E LA PENSEE ISLAMIQUE DANS LE DOMAINE SOCIAL ET ECONOMIQUE…
    MERCI




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  • khaled
    8 octobre 2010 at 11 h 04 min - Reply

    @Fateh et @Affif;

    Je pense qu’il faut comprendre M. Bennabi d’abord dans son contexte, c’est a dire l’Algérie son pays natal, colonisé et ensuite la période de la révolution.

    Pour moi, le regard de tous les intellectuels algériens sur la révolution peut être salutaire dans la mesure ou leur combat et écrits voyait l’indépendance comme indétectable.

    Je donnerai ce j’ai de plus cher pour savoir pourquoi M. Bennabi est resté en dehors du combat révolutionnaire, d’abord algérien.




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  • Omar Mazri
    8 octobre 2010 at 19 h 29 min - Reply

    La réponse à « Je donnerai ce j’ai de plus cher pour savoir pourquoi M. Bennabi est resté en dehors du combat révolutionnaire, d’abord algérien. » est dans son livre « La lutte idéologique ».

    Ce sont les « hommes » du mouvement national qui l’ont banni de la reflexion et de l’action puisque il était disposé à monter au maquis comme moujahed ou à servir l’Algérie comme « diplomate », journaliste et intellectuel.
    Comme Saturne l’Algérie dévore ses enfants et il le dit bien dans une belle expression  » malheur à ceux qui nous prtent secours nous seront leurs tentateurs ». C’était sa façon symbolique et concise de raconter le drame avant qu’il ne survienne car sa concience en avait plus que l’intuition ou la prémonition mais la certitude que donnent la foi éclairée et la raison croyante réunies au service d’une seule cause : l’Islam vivant qui a la vocation de à construire la civilisation de l’homme honoré par Allah.

    Mes respects et ma haute considération pour le travail de Abderahmane BENAMARA




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  • cherifi
    8 octobre 2010 at 21 h 23 min - Reply

    Salut. est-il posible pour LQA de nous donner les coordonnées de ABDERRAHMANE BENAMARA,RAHMA BENNABI, NOURDINE BOUKROUH ET KENDOUDI après leur accord ou nous orienter vers leurs sites.Merci.




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  • Adel
    22 octobre 2010 at 15 h 34 min - Reply

    Le peuple algérien a besoin de tous ses intellectuels et penseurs.

    Il suffit de prendre rapidement connaissance de l’histoire de la pensée européenne pour se rendre compte que les représentants des courants les plus divers et souvent opposés ont également participé à une meilleure appréhension des faits sociaux ou historiques.

    Il y a de bons et de mauvais intellectuels dans tous les courants de pensée. Seule une étude objective de l’œuvre de chacun d’eux par les spécialistes peut en dégager l’apport novateur.

    L’élan de notre peuple vers l’indépendance, qui a commencé dan les années 20-30, a vu la participation de personnalités issues de toutes les couches sociales : ouvriers, paysans, commerçants, membres des professions libérales, étudiants, fonctionnaires, enseignants, imams, etc. Chacun d’eux a apporté sa contribution, aussi modeste soit-elle. L’histoire écrite par les héritiers de l’ALN, la branche armée de ce vaste mouvement, a privilégié la lutte armée et les chefs qui l’ont dirigée. Tous ceux qui n’avaient pas porté un fusil ont vu leur rôle amoindri, certains ayant été carrément classés comme traîtres.

    La réalité est têtue, cependant, et les écrits de ceux parmi les militants nationalistes qui avaient perçu les dangers qui guettaient le peuple algérien une fois l’indépendance acquise ont fini par resurgir. L’histoire leur a donné raison.

    Le drame de notre pays est que les appels des intellectuels les plus lucides – et Malek Bennabi en fait partie – n’ont jamais été entendus par les dirigeants militaires toujours préoccupés par leur maintien au sommet de la hiérarchie et soupçonneux envers toute voix indépendante.

    C’est en se réappropriant les écrits de tous les dignes fils de l’Algérie à travers l’histoire que nous pourrons recomposer une image réaliste de notre passé, comprendre notre présent et imaginer un avenir meilleur.




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  • Saighi Djaballah
    25 octobre 2010 at 14 h 50 min - Reply

    @ Afif, Fateh et Khaled.
    Malek Ben Nabi a été impliqué jusqu’au cou dans la préparation et la sensibilisation du peuple algérien contre le colonialisme français. Peut être à sa manière, comme il l’était toujours d’abord, mais il a été impliqué d’une manière trés active. Pour celà, vous n’avez qu’à lire ses mémoires intitulés:
    مذكرات شاهد للقرن




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  • a.b
    9 novembre 2010 at 10 h 19 min - Reply

    tous les avis concernant la pensée de MALEK BENNABI me concerne au plus profonds de mon être, alors merçi pour tous ceux qui ont contribué à ce forum.
    SVP, donnez nous plus d’orientation sur les sites web s’intéressant à l’œuvre de ce grand penseur.merci d’avance.




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  • Congrès du Changement Démocratique