Édition du
30 March 2017

Le changement démocratique sera l'oeuvre des Algériens du juste milieu.

Adel H.

Le destin de l’Algérie moderne s’est mis en route avec l’arrivée des frères Barberousse, qui avaient unifié le pays après avoir vaincu les dynasties qui régnaient à l’Est, à l’Ouest et au Centre. Le processus historique s’était enrayé, cependant, pour des raisons que je ne suis pas en mesure d’expliciter, car les janissaires turcs avaient régné sans partage jusqu’à l’arrivée des Français qui les avaient chassés. Pourquoi les autochtones n’avaient-ils pas été en mesure de s’emparer du pouvoir? Pourquoi les Turcs les avaient-ils toujours tenus à l’écart des postes de commandement? Les historiens répondront peut-être un jour à ces questions. L’important pour nous est de savoir que les Algériens ont réellement pris leur destin en main une fois les Turcs partis. Après une période d’accalmie qui va de la défaite d’El-Mokrani à la fin de la première guerre mondiale, l’histoire se remit lentement en marche pour aboutir à la libération du pays, en 1962. Les observateurs internationaux admiratifs s’attendaient à un épanouissement extraordinaire de la nation algérienne dans tous les domaines. C’était, hélas, compter sans le «boumédiénisme», cette forme de gouvernement typiquement algérienne : règne de la force et cooptation des dirigeants, fuite en avant, mépris du peuple et des élites, radicalisme gauchisant… Deux politiciens chevronnés, instruits et modérés, Ferhat Abbas et Benyoucef Benkhedda, qui étaient tous désignés pour diriger le pays, furent balayés par l’irruption violente des jeunes loups qui piaffaient d’impatience dans leurs rangers. Alors que le bon sens dictait l’adoption d’une politique réaliste qui tienne compte des limitations du peuple algérien dans tous les domaines, Ben Bella et surtout Boumédiène se lancèrent dans projets grandioses qui allaient briser tout ce que les Français avaient laissé en bon état de fonctionnement. A la mort de Boumédiène, les Algériens ne savaient plus rien faire. Seuls quelques vieillards continuaient à travailler la terre, tous les jeunes ayant pris les usines et les administrations d’assaut. Ragda we tmangi…

Sur le plan politique, la suprématie de l’ANP, avec la SM comme gendarme, fut la marque de fabrique du pouvoir algérien. Le mensonge et la démagogie (les bénéfices distribués aux travailleurs dans des domaines agricoles déficitaires…), le règne de l’arbitraire (la fameuse autorisation de sortie), l’absence totale d’activité politique et syndicale indépendante : voilà quelques unes parmi les caractéristiques de ce pouvoir qui ont encore cours aujourd’hui. Nous vivons sous le boumédiénisme depuis 1962.

Allons-nous enfin en sortir?

Tout porte à croire que, comme Messali et Ferhat Abbas avaient été dépassés par les jeunes militants de l’OS, la génération de Boumédiène va devoir passer le flambeau. Les deux hommes forts du boumédiénisme de 2010 ont plus de 70 ans. Les lois de la nature feront le travail de nettoyage. Notre pays est donc à l’orée d’une étape importante de son histoire. Ceux qui ont pris le pouvoir par la force en 1962 vont enfin définitivement quitter la scène. Mais que se passera-t-il ensuite? Le pouvoir changera-t-il de nature et de méthodes? Les dauphins sont déjà tous désignés : Ouyahia en est l’un d’eux. Saïd Bouteflika était aussi sur la liste…

Ce serait donc le changement dans la continuité, un changement pris en charge par les enfants du sérail, les produits des laboratoires du DRS? Un autre scénario est-il possible? L’Algérie a déjà raté un premier rendez-vous avec le changement, en 1991. Pourquoi? Voilà une question à laquelle il est important de donner les bonnes réponses. Les principaux acteurs du drame qui a suivi le coup d’État de janvier 92 continuent de s’accuser mutuellement et de se rejeter la balle, ne se livrant à aucun travail d’autocritique qui puisse aider les nouvelles générations à surmonter leurs divisions.

Le FIS aurait pu être un grand mouvement populaire qui aurait propulsé l’Algérie dans le 21ème siècle, si… Si quoi? Si ses dirigeants n’étaient pas animés par un esprit de revanche contre tous les francisants de gauche(hizb frança) qu’ils accusaient (peut-être à raison) d’avoir marginalisé et méprisé les islamistes (on les appelait les Frères Musulmans dans les années 70) dans les campus universitaires pendant plus de deux décennies. C’est cet esprit de revanche qui les avait amenés à proférer des menaces à peine voilées contre tous les tenants du courant «moderniste», les poussant dans le giron des généraux. Si les dirigeants du FIS avaient été des rassembleurs et non des sectaristes, ce parti aurait certainement réussi dans sa mission.

«Ali Benhadj a-t-il changé?», tel était le titre d’un article paru sur LQA. On pourrait poser la même question au sujet de Saïd Sadi. La lecture d’un texte d’un militant du MDS (communiste) – Yacine Teguia – paru dans le Soir d’Algérie (http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2010/10/04/article.php?sid=106875&cid=41) ne donne pas beaucoup d’espoir pour ce qui est du parti issu de l’ex-PAGS. Je crois, pour ma part, qu’Ali Benhadj, Said Sadi et Yacine Teguia, ont une vision tronquée de la réalité de la société algérienne. Lorsqu’Ali Benhadj critique les femmes qui travaillent, par exemple, tient-il compte du fait qu’il y a aujourd’hui en Algérie plus de filles que de garçons qui réussissent au bac? D’autre part, Said Sadi se rend-il compte que dans l’Algérie d’aujourd’hui, celui qui ne fait pas la prière et qui ne se rend pas à la mosquée, au moins le vendredi, n’a aucune chance d’être écouté par l’Algérie profonde, fut-il un brillant intellectuel par ailleurs, et que n’importe quel petit imam de quartier a plus d’influence que lui sur la jeunesse?

Le changement démocratique qui sortira définitivement l’Algérie de l’ère du boumédiénisme sera l’œuvre des Algériens du juste milieu, ceux qui sont à l’image de Ferhat Abbas et Benyoucef Benkhedda, des musulmans sincères ayant une culture moderne et d’authentiques démocrates. (Oui, nous devons reprendre la bonne route là où nous l’avons quittée en 62 pour prendre des chemins de traverse qui nous ont menés là où nous attendaient tous les bourreaux et tortionnaires assoiffés de sang). Il y en a beaucoup sur ce site. Je citerai pour l’exemple ceux que je connais bien à travers leurs prises de position sur LQA : Salah-Eddine Sidhoum, Mohammed Jabara et Ahmed Si Mozrag. Oui, l’Algérie pourra être au rendez-vous de l’histoire en 2011, pour peu que la raison prenne le dessus sur la colère et l’esprit vindicatif. L’Algérie de 2010 n’est pas celle de 1962. Le peuple algérien est passé au travers de beaucoup d’épreuves terribles, que peu de peuple dans le monde ont subies. Il est en principe vacciné contre toutes les formes de despotisme (Ali Benhadj version 1991 était malheureusement un deuxième Boumédiène). Il est temps pour lui de s’engager résolument dans la voie du consensus librement élaboré. Toutes les Algériennes et tous les Algériens méritent de vivre libres et heureux dans ce beau pays qui est le nôtre. Toutes celles et tous ceux qui vivent en exil n’attendent que le signal pour boucler leurs valises et rentrer au pays afin de participer à la construction de cette patrie fraternelle dont nous rêvons tous, mais qui continue à se refuser à nous…

Cordialement


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121 Commentaires sur cet article

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  • salah
    12 octobre 2010 at 23 h 04 min - Reply

    je crois qu’il faut remonter avant la présence turck en algerie pour savoir qu’ont est tout simplement un peuple de servitude.Quant a notre avenir ,je ne doute pas un instant qu’on se dirige tout droit vers l’islamisme, »il suffit de voir dans la rue comment les gens parlent et de plus en plus de hidjab a tout les niveau de la société.
    il nous faudraient au moin 3 ou 4 génération pour enfin les algeriens adopterons la democratie;mais je crois qu’il nous faut une éxperience islamique « ce que les iraniens vivent aujourd’hui »pour ensuite aller vers la democratie. »l’éxpérience islamique d’iran depuis l’avenement de l’imam khomeini voila 30ans commence serieusement a s’essouflé.




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  • abdelkader wahrani el-arabi
    12 octobre 2010 at 23 h 08 min - Reply

    ô peuple répudie les espoires: prépare toi a l´action et secoue ton inertie. ne compte que sur toi-même et ouvre toi dans la vie, une ére nouvelle. moufdi zakaria.




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  • fateh
    13 octobre 2010 at 0 h 23 min - Reply

    Je crois que ceux qui continuent de nous terroriser avec a l’horizon un etat islamiste, se trompent et confondent democratie et dictat democratique…Ils sont exactement dans le meme chemin de ceux qui se plaignent que les gens font des dons pour la construction des mosques.
    Le seul salut pour l’Algerie et son peuple est le debat d’idees sans exclusion aucune. Je crois que continuer a dire que les femmes ne doivent pas travailler ou que le hijab envahit nos rues n’est pas benefique pour aboutir a une plateforme d’action basee sur un consensus qui permet d’elaborer une doctrine de liberte repondant aux valeurs intrinseques de notre nation et non a une ideologie d’import comme ca l’a ete a ce jour avec les resultats que l’on connait.
    A mon humble avis essayer de jouer sur la fibre anti-islamiste ou anti-occidentale ne peut mener qu’a la derive et l’explosion. Il ne faut en aucun cas que l’etat moderne et democratique que nous voulons construire se fasse sur l’exclusion d’une partie de la population. Les revendications legitimes reconnues comme telles par l’autorite elue ne peuvent etre remises en cause par le biais de l’alternance et ne doivent en aucun cas constituer une barriere pour la promotion sociale ou economique pour ceux qui les contestent. Le recours a la violence ne peut etre banni que par la mise en place d’institutions democratiquement approuvees. Nous sommes un peuple qui souffrent depuis 1830 a ce jour, les boukharoubistes et consorts ont demontre les limites de leurs gabegies et de leurs impudences a nous martyriser dans notre dignite et notre honneur. Il me semble que le glas va bientot sonner avec son dernier representant a EL-MOURADIA..La fin IN-CHALLAH de ce systeme est pour bientot, mais esperant qu’il n’y aura pas une autre chasse a l’homme, sauf pour ceux qui ont ordonne de massacrer le peuple…
    merci




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  • ali Benkritly
    13 octobre 2010 at 2 h 12 min - Reply

    Bonjour Adel

    Encore une fois vous vous en prenez à Boumédiene en lui imputant tous les malheurs du pays. Je voudrais vous signaler que à l’époque de sa présidence on pouvait se promener d’est en ouest et sud nord même la nuit en toute sécurité. J’ajoute que vous ne pouvez pas passer sous silence toutes ses prises de position contre l’obscurantisme religieux (je vous renvoie à son discours de Lahore) et son intervention à l’ONU sur les relations Nord-Sud. Réda Malek a confié à un journaliste que Boumédiene avait réalisé ses erreurs et qu’il s’apprêtait à ouvrir le champ politique à un peu de démocratie. Oui un peu. Pas trop parce que aujourd’hui nous avons des députés élus librement et un président élu aussi librement qui gouverne un pays au bord de l’implosion. Je ne suis pas un chantre du boumédienisme mais je lui reconnais quelques mérites. Je vous dirai aussi que j’étais très fier de mon pays lorsqu’il présidait à ses destinées.
    Concernant la marginalisation du mouvement islamiste je regrette seulement qu’il n’ait pas été complètement éliminé en tant que puisance politique parce que nous avons pu mesurer sa capacité de nuisance. Quand on entend un Belkhadem dire que l’Algérie n’a pas besoin de constitution parce que le Coran suffirait à gérer le pays on est en droit de se demander quel sort aurait connu le pays si le FIS avait dirigé le pays.
    Heureusement que l’armée est intervenue parce que les choses auraient été pire que ce qu’elles sont aujourd’hui avec les islamistes au pouvoir. Prêter à un Belhadj une quelconque capacité de s’absoudre et de devenir un tant soi peu démocrate relève d’une vision de l’esprit.
    Concernant les modèles de démocratie vous citez à deux reprises Ferhat Abbas et Ben Khedda. Permettez moi de vous dire tout d’abord que ces deux hommes étaient politiquement à l’opposé l’un de l’autre. Ben Khedda était arabisant et tres pieux alors que Ferhat Abbas était incapable de s’exprimer en arabe et je ne pense pas que la religion ait occupée un rôle dans son parcours politique. C’est seulement à la fin de sa vie qu’il s’est probablement tourné vers la religion. Je cite par exemple ses références au khalife Omar dans ses derniers écrits. Vous passez vous silence son ralliement à Ben Bella lors de la crise de l’été 1962 alors qu’il aurait pu rester neutre et s’imposer comme arbitre entre le groupe de Oujda et le GPRA dirigé par Ben Khedda. Il n’y a rien de démocratique à se joindre à un groupe de puschistes dirigés par Ben Bella et soutenu par Boumédiene. Donc Abbas et Boumédiene étaient des alliés objectifs ligués contre la légalité représenté par Ben Khedda en juillet 1962. C’est vrai que cette légalité était relative mais c’était la seule qui existait à l’époque. De plus personne n’a vu Ben Khedda agir comme dirigeant d’un pays libre. Nous ne savons pas quelle direction aurait pris le pays sous sa gouverne.
    Tout comme vous j’émets le souhait de voir mon pays sortir de cette situation inquiétante mais je me pose la question de savoir qui va canaliser le mécontentement populaire. Aucun mouvement populaire, aucune action démocratique ne peut réussir s’il ne se trouve pas des hommes ou des femmes capables de lui insufler une force pour la diriger vers le changement comme nous le souhaitons tous. Les algériens ont pris l’habitude de faire connaître leurs mécontements par la violence. Fermeture de routes, pneus brulés, bureaux incendiés. Le chemin sera long pour les convaincre de croire à un mouvement capable de leur apporter un quelconque mieux-être et un semblant de justice sociale. Je reviens à ce que j’ai exprimé dans ce journal à savoir que nous avons besoin d’un leader charismatique mais l’horizon politique algérien ne laisse rien présager de bon.
    Je vous salue
    Ali




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  • el-amel
    13 octobre 2010 at 9 h 01 min - Reply

    salam à tous,
    frére Adel vous êtes arrivé à dire ce que la majorité pense en silence, votre article m’a arraché des larmes
    car sa rétrospective résume tant d’années de souffrances mais également d’espoir inchallah pour les nouvelles générations.Pourquoi l’Algérien ne mérite-t-il pas de vivre mieux que n’importe quel homme
    sur terre? est-il- écrit que l’Algérie soit maudite?pourquoi?je pleure à la seule pensée que notre jeunesse est devenue l’appât des poissons de la mer méditerranée alors que leurs ancêtres y étaient des lions craints par ceux-là même qui aujourd’hui nous re-colonisent,je pleure de savoir que mes soeurs et frères mangent dans des poubelles alors que les fils et filles de néo-caids font les courses à paris ou londres,je pleure pour le bébé algérien qui n’est ni vacciné ni bien traité ni scolarisé et plus tard pas employé ou voué au chomage. je pleure pour ma soeur qui a vendu son honneur pour du pain, qui se teint en blonde, qui se dénude pour un rien!juste pour le pain!je pleure pour mon frére qui se drogue, qui boit en croyant chercher le paradis fui cet enfer et que dire de mes sanglots en pensant à mes fréres et soeurs exilés des quatre coins de la terre!
    ils ne sont pas des assoiffés d’argent! ni de préstige! ni de gawriétes! seulement ils n’ont pas de liberté!à dire non à la tyrannie non à l’injustice! non à l’hogra ceux sont les meilleurs filles et fils de l’Algérie! O DIEU si tu m’écoutes léve ta sanction sur nous, délivre nous seigneur comme tu as délivré l’égypte des pharaons!
    salam




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  • latim
    13 octobre 2010 at 11 h 58 min - Reply

    bonjour on parle de l’histoire mais on n’oublie le present je me demande ça sert à quoit de parlée du passée que le présent n’avançe pas le peuple qui demande ç’est droit soçiaux qu’and il réclame on le tabasse ç’est qui mérite les algériens je ne rentre pas dans le contexte politique sinon j’ai beaucoup de chose à dire il ya beaucoup à faire pour dire que nous somme démocrate voila ma vision




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  • Alilou
    13 octobre 2010 at 12 h 15 min - Reply

    @ Adel H, merci de m’avoir fait descendre … de mon nuage.

    Comme d’habitude je rompe mon silence, oui je n’ai pas de parole d’homme, mais pour le bien de ma patrie, je l’accepte.

    La question lancinante qu’il faut se poser est: qu’est ce qui a fait pour que bcp d’algériennes portent le hijab et bcp d’autres algériens portent le kamis ???

    A mon humble avis, la loi du milieu l’a emporté sur la raison, on passe plus de 7 heures dehors à interagir avec notre milieu environnant et les côtoyer les gens avec qui on partage une niche écologique très restreinte. Alors comme nous vivons dans une société patriarcale, islamo-machiste, je ne suis pas du tout étonné de voir Alger comme Kaboul.

    Notre salut ne viendra pas ni de l’est ni de l’ouest mais bien de chez nous, retrouver notre véritable identité algérienne, notre culture intrinsèque, et surtout par dessus tout, oser affronter le regard des autres qui se croient au dessus de tout, sous prétexte qu’ils imposent une loi qui est mal comprise et tirée à l’extrême de son application à une époque ou, au lieu de s’adapter à l’évolution de la société, elle ne fait que régresser et tirer vers le bas tout ce qui lui parait hors normes…

    Le peuple algériens a démontré dans le passé qu’il n’était pas dupe et qu’il peut réellement prendre en main sa destiné, le seul hic dans l’histoire est comment ? Qui sont ces HOMMES intègres ? Pourront-ils trouver le juste milieu rassembleur afin d’unir une nation à la dérive autour d’un projet commun capable de la sortir de … ces frustrations intestines tout un peuple endormi par déférentes histoires de comptes de fées dépassés?

    Porter un jeans et se raser ou porter un costume et cravate n’est pas anti-DIEU. Nous ne vivons pas à l’époque du cheval et des déplacements à dos de chameaux, nous sommes arrivée à l’ère des lumières ou le savoir prime sur tout, ce dernière néanmoins ne doit pas nous aveugler et nous éloigner de nos préceptes ancestraux et de notre foie.

    Le jour ou l’algérien saura vivre en harmonie avec lui même et n’aura de compte à rendre qu’à son créateur et non pas à son voisin, ni à son collègue ou à son boss, ce jour la, on redeviendra ce que nous sommes réellement … des hommes capables de prendre en main leur destin, autrement… c’est l’eternel recommencement…

    Salutation Alilou qui est descendu de son nuage de fumée, d’ailleurs j’y retourne de suite.




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  • Mokrane
    13 octobre 2010 at 12 h 34 min - Reply

    @Adel
    Salam et merci pour cette contribution.

    « Said Sadi se rend-il compte que dans l’Algérie d’aujourd’hui, celui qui ne fait pas la prière et qui ne se rend pas à la mosquée, au moins le vendredi, n’a aucune chance d’être écouté par l’Algérie profonde, fut-il un brillant intellectuel »
    Ne trouvez-vous pas qu’a travers des phrases assassines de ce genre (Je ne vous accuse pas de
    l’avoir fait delibérement)l’on ne déplace et fausse le débat. D’apprés ce que j’ai compris nous voulons tous cette démocratie dont la plupart de nous n’en connaisse même pas les contours faute de n’avoir pas eu l’éducation adéquate pour cela. La religion doit rester une affaire de vie privée et de conscience.
    Votre insinuation tendencieuse pousse le lecteur á enregistrer inconsciament que tel ou telle personne
    ne pratique pas les régles islamiques (Priére etc.)
    Votre allusion est de nature psychologique et de ce fait d’une portée énorme. Monsieur X n’est pas un bon musulman donc inelligible.
    Le débat est clos avant de commencer. Je m’insurge
    contre ce faux-pas venant d’un démocrate de votre trempe. Un peu plus de rigueur intellectuelle ne pourrait qu’enrichir le débat. Loin de moi de vous offusquer et j’éspere bientôt vous lire, comme toujours avec grand plaisir.
    cordialement.




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  • abdelkader wahrani el-arabi
    13 octobre 2010 at 14 h 50 min - Reply

    @ fateh. vous-avez raison. un etat islamiste ce vocable que nous donnent les judio-chrétiens. et le hidjab en vahit vos rue.??? (allah, montre-nous la vérité sous sa véritable apparence et accorde-nous de nous y conformer. allah,montre nous l´erreur sous sa véritable apparence et accorde-nous de nous écartrt. allah,répands tes bienfaits sur mohamed et les siens, comme tu as répandu tes bienfaits sur ibrahime et les siens, allah,bénis mohamed et les siens, comme tu as bénis ibrahime et les siens. certes,tu es digne de louanges.




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  • amel
    13 octobre 2010 at 15 h 57 min - Reply

    salam,
    @Alilou
    comme je porte le hijab, je me permet de te répondre non pour me justifier de le porter et encore moins de m’en excuser!
    Quand tu dis frére « retrouver notre véritable identotée algérienne, notre culture … » ceci suppose ,je pense que tu connais leurs définitions, l’identitée algérienne englobe la patrie, la langue, la religion, la culture, mode de vie us coutumes etc..Si on revient à l’histoire la femme bérbére
    a toujours été en gandoura et foulard ,m’laya, hayak, bou’wina,elles ont pri part à toutes les révolutions, ces habits de hachma les ont -ils empêcher de participer activement à toutes les tâches?non!
    Quand tu dis la loi du milieu l’a emporté sur la raison, pour toi appliquer les précepts de l’Islam c’est la folie!alors c’est quoi la sagesse? Nos soeurs chrétiennes portent l’habit de la foi et pourtant elles n’ont jamais été critiquées, blasphémées,vilipendées autant que les musulmanes! pourquoi mon frére?Faut-il pour prétendre être cifilisé nier jusqu’à justement son identitée, sa culture? Le jean,la mini, le bikini ne sont que des chiffons résiduels du colonialisme,la fatma ne sera jamais juliette même si elle se teintée en blonde, se mettait en slim et décolletée,changer de nationalité et même de peau, Mohand en costume cravate non plus ne sera pas paul ou jean ou démocrate!alors frére assumons notre identité, peu importe ce que je porte si je sais qui je suis! les vrais débats sont ailleurs!la settra ou hijab ou autre ne dois pas nous empêcher de travailler en donnant le meilleur de nous même à notre patrie.fraternellement




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  • Adel
    13 octobre 2010 at 17 h 25 min - Reply

    @RABAH

    Bonjour,

    Je me permets de vous poser deux questions :

    1- Saïd Sadi ne serait-il pas prêt à aller la mosquée si cela devait servir la cause de la démocratie et sauver l’Algérie?

    2- Si Saïd Sadi était un jour élu président de la république, dérogerait-il au rituel de la prière de l’Aïd à la mosquée?

    Cordialement




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  • Adel
    13 octobre 2010 at 17 h 45 min - Reply

    @Mokrane

    Bonjour,

    Merci pour l’intérêt que vous portez à mes modestes contributions.

    Ma phrase veut tout simplement dire que tout politique avisé se doit d’apprécier à sa juste valeur la place qu’occupe la pratique religieuse dans la société algérienne. Ignorer ce fait, c’est s’exposer à militer en vase clos. Bien sûr, on peut aussi rester indéfiniment sur son nuage, en attendant que le peuple algérien y grimpe…

    Je n’ai pas connu Ferhat Abbas, mais en lisant ses livres, je suis arrivé à la conclusion qu’il devrait être un modèle pour tous les Algériens qui veulent faire de la politique aujourd’hui. Chez lui, islam et modernité cohabitaient vraiment en parfaite harmonie. C’était un Algérien du 21ème siècle avant l’heure.

    Le jour où les jeunes Algériens le prendront pour modèle, notre pays sera sur la bonne voie.

    Cordialement




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  • Adel
    13 octobre 2010 at 18 h 34 min - Reply

    @ali Benkritly,

    Bonjour,

    Heureux de vous voir de retour parmi nous.

    Pour ce qui est de Boumédiène, je sais que beaucoup parmi ceux qui interviennent sur LQA le considèrent comme un grand chef d’État. Les faits sont là, malheureusement, et il suffit de les analyser pour arriver à la seule conclusion qui me paraisse conforme à la réalité : son bilan est globalement négatif. Ce qui me paraît important à souligner est la continuité du système : qu’il soit socialiste ou libéral, le pouvoir algérien fonctionne fondamentalement de la même manière depuis 1962.

    Ferhat Abbas s’est expliqué dans un de ses livres sur son ralliement au groupe de Tlemcen. Il s’est ressaisi et a refusé de cautionner la dérive totalitaire du pouvoir. Abbas et Benkhedda avaient toutes les qualités requises pour être de bons chefs d’États, mais ils n’avaient aucune chance face aux «grands fauves» et aux mitraillettes. Ne pas comprendre cela, aujourd’hui que la voie suivie en 62 nous a menés à l’impasse, c’est s’exposer à refaire le même parcours avec un nouveau Boumédiène. Faire aujourd’hui le choix des radicaux contre les modérés, c’est faire le choix de la guerre. La guerre peut être utile pour détruire, mais pour construire un pays, seuls des dirigeants modérés, pragmatiques et surtout rassembleurs peuvent faire un bon travail sur le long terme.

    Avec Boumédiène, tout ce que nous faisions était le plus grand, le plus moderne, le plus performant d’Afrique. Cela n’a duré que le temps d’un rêve, hélas. Le réveil fut très très douloureux…

    Pour la question de l’islam politique, je crois que vous êtes partisan de son éradication. Cette position me semble aller dans le sens du maintien du pouvoir actuel. Il me semble que la voie vers la démocratie en Algérie passe obligatoirement par une position médiane entre les positions extrémistes qui ont fait tant de mal à notre pays. C’est cela le message que je veux faire passer. Si nous voulons sortir de l’impasse, Il faut trouver un langage que tous les Algériens acceptent. Je ne pense pas que le langage de l’éradication puisse jouer ce rôle.

    Cordialement




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  • salim
    13 octobre 2010 at 19 h 08 min - Reply

    je pense tout simplemment que vivre dans le bonheur passif est un suicide…attendre le bon momment il n’arrivera jamais …chaque temp possède ces hommes .seulemment on est mal prèparè car un èsprit pirate shizophrène ne donnera jamais l’occassion au autre d’avancer alors il faut arracher ce qu’il faut voir que c’est util pour notre survie d’abord…tant que le peuple algèrien n’arrive pas à possèder une consciense collèctif clair et dècèsif bien rèflèchi et bien maitriser car l’urgence du temps parfois n’est pas nègociable..il faut agir d’une cèrtaine façon l’ètentiel il faut agir car le mieux n’attend pas le temp..le monde bouge il faut suivre son courant.




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  • ali Benkritly
    13 octobre 2010 at 20 h 41 min - Reply

    Adel,
    Nous continuons donc le dialogue.
    Concernant la période de Boumédiene je voulais parler de l’aspect sécuritaire et on peut voir la différence avec la période actuelle. La criminalité est aujourd’hui un problème majeur en Algérie et elle vient se greffer à tous les autres maux dont souffre le pays. Le terrorisme même résiduel reste une menace constante au pays. Par leurs actions criminelles ponctuelles les terroristes font peser sur le pays un climat d’insécurité préjudicialbe à tout point de vue.
    Boumédiene a aussi décidé de développer le pays à partir d’une économie dirigéeet de ce fait, pour la gestion de ces unités nationalisées on a créé une classe bureaucratique budgétivore qui n’a fait que se perpétuer à nos jours.
    Pour revenir à Ferhat Abbas je suis d’accord avec vous qu’il a démissionné après avoir été président de l’Assemblée Nationale mais par sa présence au sein du groupe d’Oujda il s’est trouvé à cautionner les massacres qui ont eu lieu entre les willayas du centre du pays. Un homme politique qui défend la démocratie ne reste pas parmi un groupe qui voulait le pouvoir coûte que coûte comme Ben Bella. De toutes les manières un homme comme Ferhat Abbas avait une vision de la démocratie qui correspondait plus au style 4ieme république française qu’à une démocratie qui devait composer avec des hommes qui n’avaient aucune expérience des joutes oratoires au sein d’une assemblée élue démocratiquement et qui, de plus, se sentaient investis de la légimité révolutionnaire.
    Les historiens devraient un jour nous expliquer les causes de l’éviction de Ferhat Abbas et son remplacement à la tête du GPRA par Ben Khedda.
    Pour revenir à l’islamisme politique il est bien entendu qu’il ne doit pas décider de l’avenir du pays tant qu’il persiste à vouloir faire de l’Algérie une république islamique. J’ajoute même que un pays dont la population a donné la victoire au FIS ne peut prétendre à la démocratie de type occidentale à moins que celle-ci ne soit du type que nous connaissons aujourd’hui c’est à dire un pays avec une assemblée élue (quoi qu’on en dise) et dont les députés se contentent de toucher les 300 000DA mensuellement sans trop se préoccuper de la réalité de leur rôle. Ils se trouvent à participer au partage de la rente tout en étant élu par la population.
    J’ai écrit dans mon premier article qu’il fallait un leader, une personne charismatique pour canaliser les aspirations populaires et les faire aboutir pacifiquement. Hors actuellement je ne vois personne qui pourrait jouer ce rôle. . Il existe deux modèles à savoir le Brésil avec Lula et la Turquie avec Erdogan dirigeant d’un parti islamique mais apaisé. Ces deux pays peuvent constituer un exemple pour nous tant ces deux hommes ont apporté à leurs pays respectifs.
    C’est beau le changement. C’est beau la démocratie. Elle sera l’oeuvre de la majorité. Mais on sait aussi que la majorité c’est d’abord une minorité agissante.
    Salutations
    Ali




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  • Adel
    13 octobre 2010 at 21 h 46 min - Reply

    @ali Benkritly

    Bonsoir,

    Chaque fois que vous citez une tare de l’Algérie d’aujourd’hui, vous accusez, sans vous en rendre compte, le régime boumédiéniste. C’est en effet ce régime qui a fait le vide dans la société, qui ne peut produire aujourd’hui que des nains politiques. C’était une pluie acide particulièrement toxique!

    Voici quelques idées que je vous invite à méditer:

    – Les Algériens, comme tous les musulmans, n’ont pas d’autre choix pour affronter le monde d’aujourd’hui dans les meilleures conditions que la démocratie véritable.

    – A l’inverse de ce qui s’est passé dans les pays européens, la démocratie ne se construira pas dans les pays musulmans contre l’islam. Bien au contraire, elle ne pourra voir le jour qu’avec l’émergence de l’islam véritable, libéré de la gangue dont l’ont recouvert les siècles de décadence. Ce n’est pas en développant un discours sur la laïcité que le courant moderniste gagnera plus d’adeptes en Algérie, mais en renouant avec la pensée d’Ibn Rochd et en poursuivant l’effort intellectuel entamé par Mohammed Arkoun. C’est en donnant le jour à un courant politique démocrate profondément enraciné dans la culture islamique que les modernistes algériens feront avancer l’histoire.

    – Nous devons bien comprendre que l’idée de l’homme fort qui entraîne la société dans ce qu’il considère comme la bonne voie doit être repoussée avec la plus grande vigueur, car c’est cette idée qui est à l’origine de tous les déboires qu’a connus notre pays depuis 62. Seule l’émergence du citoyen libre et responsable permettra d’assoir la république algérienne sur des bases solides. Le leader charismatique qui conduira le peuple devra être un militant aguerri qui a fait ses preuves sur le terrain pendant de longues années et non un militaire qui prendra d’assaut le palais présidentiel à la tête de ses chars.

    Cordialement




    0
  • D B
    13 octobre 2010 at 22 h 00 min - Reply

    Nous avons toujours dit, et même répété, parfois jusqu’à la limite du rabâchage, que si le changement radical était inéluctable, il devra s’effectuer, néanmoins, de façon pacifique.
    Personnellement, je continue à penser que c’est la seule issue pour notre peuple, de s’arracher à l’étreinte mortelle de ses prédateurs, sans recourir à la violence, pour ne pas tomber, encore une fois, dans le piège grossier qui lui est tendu, et qui consiste à mettre sur son chemin de libération, ses propres fils, ses propres frères, jetables et interchangeables, tous ces militaires, ces gendarmes, ces policiers, et même ces agents du DRS, qui sont parfois tellement heureux d’avoir échappé aux affres du chômage, de la misère, de la difficulté à se loger, à fonder une famille. Et qui sont prêts à tuer leurs frères, au nom de l' »ordre », de la « république ».
    Donc, en tout état de cause, je continue à penser qu’il nous faudra trouver les voies et moyens de nous libérer sans nous entretuer. De nous débarrasser des parasites qui nous sucent le sang, sans pour autant donner de grands coups de poignards à la vermine qui pullule sur notre crâne.
    Sauf qu’il y a un problème de taille, qu’il nous faudra résoudre. Comment « convaincre » la mafia qui a pris le contrôle du pays, de nous rendre notre pays, par des moyens pacifiques, sachant qu’elle dispose d’un effectif sécuritaire parmi les plus importants du monde. Sachant que cette mafia dispose, en notre sein même, de troupes nombreuses pour assurer sa protection et la pérennité de sa main mise, et sachant qu’elle engrange des fortunes colossales qu’elle place à l’étranger, pour ses vieux jours, et la sécurité de son engeance, pourquoi accepterait-elle de nous rendre les clés du coffre, et même de s’exposer à des poursuites, voire à la restitution de ce qu’elle a pillé, sans se défendre ?
    Toute la question est là !
    Comment pourra-t-on convaincre une vraie mafia de nous permettre de l’éjecter du système ? Sachent qu’elle n’est pas née d’hier, en terme de violence, que ses membres se calculent en centaines de milliers de personnes, depuis les barons du régime jusqu’à leurs nervis dans toutes les couches sociales.
    Je donne un exemple concret: Un général-major a été le grand parrain du trafic de drogue pendant des années. Il contrôlait le trafic de drogue, de la contrebande de cigarettes et de la régulation du terrorisme.
    Il dirigeait personnellement des réseaux d’acheminement du kif qui activaient dans tout le Maghreb, en Europe, et même en Amérique du Sud, pour ce qui est du volet « cocaïne ». Ce Général Major animait en même temps, la direction d’un GIA, puis du GSPC, lorsqu’il a réussi à contrôler « El Para ».
    Pendant des années, il s’est servi du fameux Zendjabil, pour faire prospérer son trafic, en même temps pour acheminer de l’argent et des armes vers un GIA et le GSPC, dont il se servait pour « négocier » avec des clans rivaux, par attentats interposés.
    Depuis que le scandale a éclaté, avec l’affaire Zendjabil, les aautres généraux ont contraint leur pair, ou plutôt leur compère, d’abandonner ce trafic, trop compromettant, et qui risquait de leur valoir des ennuis avec les occidentaux. Tout le monde a remarqué que depuis que ce général n’est plus à la tête du réseau, les prises de kif se comptent désormais en dizaines de tonnes par ans. Sauf pour la Coke, dont il a gardé, semble-t-il, un certain contrôle. L’un dans l’autre, les réseaux contrôlés par ce Général sont constitués de milliers de personnes, dont la plupart ont engrangé des fortunes considérables. Des notables réputés, pour nombreux d’entre-eux.
    Donc, et pour ne pas nous perdre dans les méandres de la nature profonde du régime, et juste pour apprécier la situation à partir d’un cas concret, comment imaginer que ce parrain, qui dispose encore de moyens puissants, et qui reste un « décideur » d’un poids certain, puisse se laisser priver d’une telle puissance, et même risquer de se trouver devant une cour de justice ?
    Et cet exemple n’est qu’un cas entre d’innombrables autres. Jusqu’à des niveaux locaux, jusqu’à des magistrats, des patrons de syndicats, des potentats locaux, des « capitaines d’industrie », et des « personnalités » en tout genre.
    C’est cette question qui m’interloque. Ces gens là, tous ces gens là, qui sont si bien dans ce système, qui y vivent en maîtres indiscutables, et même qui ont des projets d’avenir pour leurs rejetons, accepteront-ils aussi gentiment qu’on voudrait le croire, de nous rendre la clé de la cambuse, et de nous donner le bâton pour les battre, en plus ? Des anges, en somme.
    Je pose la question.




    0
  • Adel
    13 octobre 2010 at 22 h 24 min - Reply

    @DB

    Bonsoir,

    Le processus de pourrissement de l’Algérie a abouti à ce que tu décris. La phase ultime sera la somalisation : chaque général aura son armée personnelle et il créera son propre État. Cela paraît inimaginable aujourd’hui, mais qui aurait pu imaginer, il y a trente ans, qu’un président algérien puisse laisser le pouvoir à son frère?

    Ceci étant dit, y a-t-il d’autres voies que la lutte pacifique, dans la situation actuelle? L’échec de l’aile radicale du FIS qui avait opté pour la lutte armée et la confusion qui s’en suivit montre clairement que la violence n’est pas la solution. Les guérillas d’Amérique latine, type FARC et Sentier Lumineux n’ont abouti à aucun résultat tangible.

    Je crois que nous devons oublier les généraux et leurs frasques et nous concentrer sur la bataille de l’unification des rangs de l’opposition véritable. Tant que nous sommes divisés, les généraux jouent sur du velours. Les choses sérieuses commenceront lorsqu’un embryon de mouvement unitaire verra le jour. Penser à élargir le champ d’action et à se structurer. Intensifier les actions de harcèlement à travers le monde entier. Se faire connaitre en Algérie, surtout auprès de la jeunesse estudiantine. Voilà me semble-t-il quelques axes d’action qui peuvent contribuer à créer une dynamique de lutte sur le terrain.




    0
  • Afif
    13 octobre 2010 at 23 h 11 min - Reply

    @ Ali Benktitly :

    Erdogan et Lula sont élus par leur peuple, tout à fait démocratiquement, ce ne sont pas des chefs charismatiques qui se sont imposés à leur peuple par la force. Alors, faites votre choix, vous ne pouvez pas être pour les deux catégories de dirigeants en même temps, sinon, on ne vous comprend pas.

    Enfin, vous semblez méconnaître l’histoire récente de votre pays : en 1962, la légalité était représenté par le Bureau Politique du FLN dirigé par Ben Bella qui a obtenu la majorité absolue au CNRA de Tripoli de mai 1962, sans obtenir la majorité des deux tiers requises par les statuts. C’est à cause de cette majorité statutaire des deux tiers qui était impossible à obtenir par aucun groupe, qui a mis le feu aux poudres. N’empêche, Ben Bella avait une certaine légitimité avec sa majorité absolue que le Groupe de Benkhedda et consorts. S’il y a eu malheureusement des victimes à déplorer lors de la confrontation armée, la faute incombe au premier lieu à la minorité. En ce qui concerne le Groupe d’Oujda, ils ont été du côté du gagnant de l’heure, c’est aussi simple que çà, ce ne sont pas des suicidaires.




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  • salah
    13 octobre 2010 at 23 h 42 min - Reply

    adel
    permettez-moi de vous répondre a la place de rabah.
    si un jour saadi deviendra président c’est que le peuple l’a élu,et de ce fait ce meme peuple sait que dans le programme de saadi c’est la laicité,donc ils savent d’avance qu’il n’ira peut-etre pas a la mosqué .
    Pour que votre hypothése soit valable ,il fauit attendre le prochain siecle ,avec un autre ou beaucoup plus d’autres de saadi.
    Pour ce qui est a votre premiere question a savoir si saadi ira sauver la democratie a la mosqué ,lui seul pourra vous répondre.
    fraternellement




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  • ali Benkritly
    14 octobre 2010 at 2 h 03 min - Reply

    Réponse à M. Affif

    Le fait d’être un chef charismatique n’exclut pas du tout d’être élu démocratiquement par la majorité du peuple. A aucun moment je n’ai dit qu’un quelconque leader algérien devait être imposé par la force. J’ai justement cité Lula et Erdogan pour montrer que c’est possible d’être charismatique et démocratiquement élu et conduire son pays vers le progrés. Donc la relecture de mon article s’impose à vous.
    Concernant la crise de l’été 1962 je ne sais pas comment vous en arrivez à dire que le groupe d’Oudja detenait la légalité. Je pense que vous confondez légalité et légitimité. Je vous accorde que la légimité était détenue par tous ceux qui se sont battus ou ont dirigé le mouvement libérateur. Quant à la dernière réunion du CNRA tenue en Libye elle s’est déroulée dans la plus parfaite anarchie selon les historiens. Le GPRA contrairement à ce que vous affirmez était le détenteur de la légalité puisque il était le reprensentant politique du FLN et représentait l’Algérie à l’étranger. Ben Bella a été mis de l’avant parce que Boumédiene avait besoin de lui comme figure charismatique après le conflit entre l’Etat major de l’ALN et le GPRA. Les premiers accros à la démocratie en Algérie sont nés à cette prériode. Je pense qu’il faut bien cerner les notions de légalité et de légimité et en ce sens vous ne pouvez pas rétorquer que je ne connais pas l’histoire de l’Algérie. J’attends vos arguments fondés sur des textes et des faits historiques et non pas des phrases sans fondements.

    Je vous salue

    Ali




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  • ali benkritly
    14 octobre 2010 at 4 h 52 min - Reply

    Adel

    Je crois que je dois mettre quelques points sur les i comme on dit.
    Je ne vois pas comment j’en viens à accuser Boumédiene des tares actuelles du pays. J’ai mentionné que la gestion étatique du secteur industriel avait nécessité la création d’une classe de gestionnaires qui a son prolongement dans la situation actuelle du pays. Mais cela ne veut pas dire que c’était une volonté politique. Cette classe est née du besoin de gérer l’ensemble des unités industrielles nationalisées ainsi que l’acitivité du secteur pétrolier qui était tentaculaire. Cela n’incrimine en rien le président Boumédiene. Avez-vous vu à son époque un gouverneur de la Banque d’Algérie fuir le pays pour cause de prédation (voir l’affaire Keramene)? Avez-vous vu un directeur général de la sonatrach en prison? Bon j’en passe. La situation actuelle c’est à dire la corruption, la violence, l’incivisme et l’islamisation rampante de la société algérienne proviennent surtout de la période Chadli qui a, ne l’oublions pas détruit tout l’héritage de Boumédiene par sa politique de l’infitah calqué sur celle de Sadate en Egypte. Cette politique a produit une culture du laissez aller, du gaspillage et de la violence de l’Etat. La politique de Chadli a surtout permis aux islamistes de s’organiser et de revendiquer le pouvoir pour instaurer une république islamique qui est contraire à la démocratie.
    Si les algériens veulent s’en sortir aujourd’hui ce n’est pas en tant que membre de la Ouma phantasmée mais en tant que citoyen d’un pays multiple qui a existé avant l’arrivée des arabes et de l’islam.
    D’accord l’Islam est une composante de la personnalité algérienne. Mais regardez ce que le pays est devenu avec cette islamisation. Un pays triste, un pays dont les imams refusent de se lever au son de l’hymne national, un pays de prédateurs religieux. Je dirais même que l’arabisation à outrance et l’obligation de l’enseignement religieux au lieu de l’enseignement du civisme a fait que l’école algérienne est aujourd’hui à la dérive. Il y a plus de mosquées dans la moindre petite ville du pays que de bibliothèques dans tout le pays. S’il existe aujourd’hui en Algérie un parti politique de tendance religieuse modérée c’est bien entendu qu’il doit participer à la définition d’un projet social. Mais quand on voit que des personnes sont arrêtées parce qu’elles ne font pas le ramadan ou bien une église qui ne peut pas construire un mur de protection alors on est en droit de se demander ce qui arrive à ce pays.
    Concernant l’Islam de Ibn Rochd je ne suis pas à même de discuter de ses idées. Vous citez Mohamed Arkoun comme modèle. Je retiens de lui son imitation de l’idée chrétienne que le Verbe se soit fait Chair en inventant la phrase concernant l’Islam que le Verbe se soit fait Texte. Triste! Triste!
    J’approuve vos idées d’un Islam pacifique et éclairé mais actuellement aucune interprétation n’est permise. Le pays vit, depuis Ibn Toumert, sous la loi malékite avec un glissement vers le hambalisme version wahabiya. Alors je ne vois pas comment tout cela pourrait changer puisque le peuple veut cette situation. Et le peuple est souverain.
    Pour revenir à l’homme rassembleur je veux simplement dire que aucun mouvement politique n’ a pu prendre le pouvoir démocratiquement sans un chef qui insuffle l’envie d’aller de l’avant. Par exemple Lula, par exemple Evo Morales en Bolivie. Je n’ai malheureusement pas d’exemple arabe ou musulman à citer ici à part Erdogan ce qui est peu pour un milliard de musulmans dans le monde.
    Cordialement
    Ali




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  • Layadjouz
    14 octobre 2010 at 7 h 55 min - Reply

    Le problème de l’Algérie c’est le néo-FLN de Ben Bella à Bouteflika en passant par Kafi et Zeroual.Ils se sont servi de la guerre de libération et de l’Islam pour asservir le peuple et faire de l’Algérie leur butin de guerre qu’ils éspèrent léguer à leurs enfants en toute légitité,leur légitimité.Tous ceux qui s’opposnt à eux sont traités de harkis et d’anti-islam.Ils peuvent voler et s’accaparer tout ce qu’ils veulent en toute légitimité.Les Abassi,Benhadj,Belkhadem,Soltani,GIA,GSPC,AIS etc…ont tous le même objectif:la prédation légitimée au besoin par des textes sacrés et la chair à canon ne manque quand on fait miroiter le paradis dans l’au-delà.Mais heureusement que tout a une fin et tôt ou tard tous ces charlatans à la petite semaine rendront des comptes ici bas d’abord et ils resteront comme une tâche noire de l’Histoire torturée et falsifiée de ce pays qui appartient à tous les Algériens honnêtes et sincères.




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  • Alilou
    14 octobre 2010 at 12 h 28 min - Reply

    Amel,

    Désolé pour le retard dans ma réponse à ton post,

    Je crois que tu t’es un peu emportée a propos de mon post, tu fais partie, ma chère sœur de peut-être le 1% des femmes qui savent ou elles vont et ce qu’elles veulent.

    Mais hélas, la réalité est tout autre, la loi du milieu que tu le veuille ou pas elle existe et s’impose par la force, genre marche ou crève, tu ne peux te couvrir les yeux et ne voir que ce que tu veux voir.

    On reniant notre véritable identité en s’accaparant celle des autres nous avons dévié de chemin et sommes devenu aujourd’hui un peuple sans identité, chacun se proclame de X ou Y, nous avons oublié d’être ce que nous sommes réellement, des Algériens. Nous avons nos us et coutumes et nous n’avons rien à envier aux autres (Orient-occident inclus), Une personne qui se respecte soit même en jeans ou slip ou string, saura se faire respecter par les autres et l’habille n’a jamais fait le moine.

    Si on pouvait recenser les hypocrites, tous genres confondu, je le dis sans honte je ferai parti de la liste, chacun à sa manière, heureusement que DIEU est la et pardonne, alors il ne faut pas avoir ni peur ni honte de dire des vérités, notre peuple est un peuple d’hypocrites. Nous avons, juste à titre d’exemple, rendu la rachouwa, halal, par des tas de subterfuges, comme les juifs, qui ont joué la hila avec DIEU.

    La religion dans tous les pays musulman, a été et est et sera toujours instrumentalisée par tous à des fins que seul DIEU connait.

    Nos mosquées sont pleines à toutes les heures de prières, même kiyame eleiyle, et pourtant la fitna est partout.

    On prononce tous la chahada et pourtant, la baraka n’est nulle part, on croit tous à l’au-delà et pourtant on court tous après le fric et les biens terrestres, on croit tous que DIEU nous a crée libres et dignes et pourtant on vit emprisonnés, indigne et soumis …

    Je crois que je vais arrêter la, car mon thé que je fume est entrain de se refroidir et l’ascenseur pour aller sur mon nuage est bloqué au sous-sol…hic




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  • wahid
    14 octobre 2010 at 13 h 35 min - Reply

    Mon frère Adel. Je ne cherche pas a vous découragez de mener des débats sur la démocratie, seulement vous mettez la charrue devant les bœuf
    Il y a probablement plus intelligent d’essayer d’autres méthodes pour éviter ce genre de manœuvre, en particulier de pousser la charrue sans les bœufs.
    La guerre d’une extrême violence qui sévit en Algérie depuis 1988 sur divers formes et fronts pour le pouvoir, parler de projet de société me parait dans l’immédiat inopportun, l’urgence quant il ya le feu ce n’est pas de chercher avec quoi, comment avec qui et quand je vais faire pour éteindre quelle stratégie adoptée, quel outil utilisé entretemps le feu prend du terrain, les dégâts s’amplifiés, devant ce constat il s’agit de prendre conscience qu’il ya un feu qui risque de tout faire disparaître et faire le plus vite pour le contrôler.
    Lors d’un commentaire que j’ai auparavant poster dans votre journal, j’ai soulevé ce entre autres ce problème, et celui des guerres des clans et les conséquences sur toutes les sphères du pouvoir politique et économique, et les conséquences a juste titre sur le quotidien des citoyens, en disant ; au moment ou l’uns et les autres philosophent sur des concepts et des préceptes, d’autres négocient les richesses de notre pays en exploitant nos malheurs et nos vulnérabilité, et cela ca dure depuis octobre 1988 sinon avant .
    Ceci ne veut pas dire qu’il n’y aucun forme de résistance en Algérie face a ce que je viens d’ecrire, il ya eu beaucoup de victimes, émeutes 1988, les complots et attentats politiques, les exilés depuis 1978, Boudiaf, Rais, Betalha, Relizane, les émeutes 2001, et encore et encore, les attentats d’Alger, l’attentat manque contre Bouteflika, Le DGSN je peux rester des heurs et des heures a nommer sans pouvoir finir la liste.
    Pour quoi ces martyres, je vais vous dire pour quoi, pour vivre, pour un état, pou une nation, pour nos enfants pour et pour être algérien, pour le peuple.
    L’Algérie dans un passe récent aussi a connu d’autres tragédies, 1945-1962, le plus drôle et au même temps triste, les acteurs des tragédies post indépendance étaient les victimes des tragédies avant indépendance.
    L’urgent c’est de briser cette chaine de violence, cette succession de drames, c’est aussi mettre la charrue après les bœufs, il faut que les algériens comprenne les mécanismes de la violence pour éloigner le spectre de drame dans les conflits politiques, c’est prendre conscience que cette violence doit être inacceptable quelque soit sa manifestation, et le peuple algérien n’est pas à la subir les conséquences des conflits.




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  • abdelkader wahrani el-arabi
    14 octobre 2010 at 14 h 31 min - Reply

    @ alilou. ya akhi nous sommes pour un islam résistant, éclaire, tolérant, de justice,et de liberté. (allah yehdina li tarik el-kheir) merci.




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  • Mohand Tahar MOHAMMEDI
    14 octobre 2010 at 14 h 36 min - Reply

    Comment rendre le pouvoir au peuple ?
    La mémoire collective de l’histoire du peuple Algérien est écrite par des traces de sang, le pouvoir sensé lui revenir lui est arraché et spolié par ceux qui détiennent les moyens de contrainte et n’a en sa main aucun moyen de contrôle, ce pouvoir qui est entre les mains des forces occulte et qui œuvrent pour que l’état des choses restent le même afin de servir leur seul et unique intérêt qui est celui de ne jamais rendre le pouvoir au peuple.
    Rendre le pouvoir au peuple pour barrer la route à la continuité de l’empire de ce régime qui a exclu le peuple de l’exercice du pouvoir est indispensable pour espérer une transition politique, seule capable de nous amener vers une vie démocratique réelle ou tous les enfants de ce pays chèrement acquis par nos parents et nos grands parents proposent un débat sur la forme de la société dans laquelle ils souhaitent vivre en osmose.
    Comment rendre le pouvoir au peuple ?
    Telle est la question fondamentale et le but commun de tous ceux ou celles qui portent cette nation dans leurs cœurs et au delà des clivages virtuels d’appareil politiques, les forces libres doivent se mettre autour d’une table et travailler ensemble afin étudier tous les moyens pacifiques à travers des actions politiques ou toutes les citoyennes et tous les citoyens conscients, jaloux de leurs droits doivent aller dans le bon sens en espérant qu’ils se comprennent et décodent les vrais enjeux de ce régime qui nous prennent pour des dupes.
    Au jour d’aujourd’hui le problème auxquelles les algériennes et les algériens sont confrontés n’est pas d’ordre idéologique ni d’aucun ordre que ce soit sauf que le véritable obstacle est ce pouvoir qui a confisqué la souveraineté populaire et qui nie l’existence même du peuple algérien.




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  • abdelkader wahrani el-arabi
    14 octobre 2010 at 16 h 57 min - Reply

    le probléme n´est pas, comme on tente de vous faire croire, un antagonisme entre les generaux et certains partis politique. oui il y a deux camps: celui de ceux qui n´ont rien la vaste majorité du peuple algerien contre l´infirme minorité des gloutonts égoistes dans l´autre camp, vous trouvez les generaux, les ministres, et les partis politique face a eux il y a nous le peuple malheureux. ceux qui ont pillé le pays ne peuvent pas se retirer comme des heros. il ne peut y avoir de changement véritable dans le pays sans purification il faut une action vigoureuse, pour purget le pays. et punir les criminels d´etat qui ont réduit le pays a cette situation d´indignité.




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  • IKER
    14 octobre 2010 at 18 h 12 min - Reply

    @bakhti je vous cite

    Vous êtes excellent dans les raccoourcis, le comparatisme est risqué est porteur de chaos dans les détournement des malheurs du peuple.
    vous pratiquez bien vous aussi la surenche sur l’islamisation des esprtits en algerie.
    Laisser ARKOUN et ses oeuvres trop puissantes pour vous.




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  • IKER
    14 octobre 2010 at 18 h 14 min - Reply

    «je ne sais pas comment s’en sortir…..le peuple veut ça»




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  • Afif
    14 octobre 2010 at 18 h 37 min - Reply

    @ Benkritly :

    Bismi Allah Ar Rahmane Ar Rahim.
    Vous me faites dire ce que je n’ai pas dit. En effet, selon votre dernier commentaire, j’aurais dit que le Groupe d’Oujda chapeauté par Boumediene représentait la légalité. Or, voilà ce que j’ai dit : « En ce qui concerne le Groupe d’Oujda, ils ont été du côté du gagnant de l’heure, c’est aussi simple que çà, ce ne sont pas des suicidaires. »
    En ce qui concerne la question de la légalité, aucun groupe ne la détenait formellement, c’est clair, et ce, à partir de mai 1962 et la suspension des travaux du CNRA : il n’y a pas eu de vote formel consacrant l’une des parties en compétition qui étaient le groupe de Ben Bella d’une part et le groupe dit du GPRA (Benkhedda, Boudiaf, Krim) d’autre part. D’abord, vous devez savoir que le GPRA tire sa légalité du CNRA. Si celui-ci ne lui renouvelle pas sa confiance, il n’a plus de légalité ; c’est ce qui est arrivé en mai 1962 : le GPRA dirigé par Benkhedda a été mis en minorité. Pour ne pas se perdre, il faut savoir que quand on parle de minorité et de majorité, il ne s’agit pas de la constatation d’un vote formel comme je l’ai dit plus haut, mais des résultats d’une consultation d’une commission électorale qui a constaté qu’aucune composition du Bureau Politique ne recueillait la majorité des deux tiers requises statutairement. La majorité des deux tiers étant impossible à obtenir, Benkhedda a pris l’initiative de saborder le CNRA en le quittant dans l’espoir que les choses resteront en l’état et que le GPRA continuera à gouverner sans l’accord du CNRA (fait accompli). Ce qu’il faut savoir et ce qui est important, c’est que la commission électorale a confirmé que le Bureau Politique formé par Ben Bella avait la majorité absolue. Mais comme cette majorité n’est pas statutaire, elle n’est pas légale, je vous le concède tout en précisant que le groupe adverse représenté par le GPRA n’avait pas de légalité, lui aussi.

    Ceci étant précisé, que fallait-il faire ? Personnellement, j’estime que le sort d’une nation ne devrait pas être suspendu à un article des statuts. La commission électorale et les sages du CNRA, s’il y en avait, auraient dû proposer d’amender les statuts en annulant la majorité des deux tiers, adopter la majorité absolue et passer au vote d’un Bureau Politique. Benkhedda aurait dû proposer cette solution, même si elle lui était défavorable, en faisant passer les intérêts suprêmes du pays avant sa personne. La sagesse ayant fait défaut aux membres du CNRA, ce qui devait arriver arriva. Chacun des deux groupes en conflit devait prouver sa majorité sur le terrain. Et le terrain a confirmé la supériorité du groupe de Ben Bella : il disposait du soutien de trois wilayas et demi de l’intérieur (W1-Aurès, moitié W2-Nord Constantinois, W6_Sahara, W5_Oranie). La W4-Algérois était restée neutre au début du conflit. Seule la W3-Kabylie était acquise au GPRA. Notons que la Zone Autonome d’Alger était partagée entre les deux groupes. Par conséquent, la majorité constatée par la commission électorale du CNRA en faveur du groupe Ben Bella en mai 1962, a été confirmée sur le terrain en juillet 1962, indépendamment du soutien de l’Armée des frontières.

    Autre sujet, Si Benkritly, j’aimerais bien comprendre pourquoi la Corée du Sud qui a démarré son développement en même que nous, à l’indépendance, est devenue une puissance économique et ce, avec beaucoup moins de ressources que nous, alors que nous, nous continuons dans l’import/import. Est-ce la faute du peuple ou des dirigeants ? C’est la faute du peuple bien sûr, fainéant, ne sachant pas voter, etc…, (ce qui est loin d’être mon avis, je le précise).

    Certains internautes ont abordé la question de la laïcité et de la place de l’Islam. Il ne faut pas se tromper les uns, les autres : il est clair et évident que des représentants du peuple démocratiquement élus, quelle que soit leur chapelle politique, ne voteront que des lois qui respectent les principes islamiques ou au moins, qui ne soient pas en contradiction avec l’Islam. Il est aussi absolument certain qu’on ne pourra pas empêcher un représentant du peuple de citer le Coran ou la Sounna au sein du Parlement, comme tout représentant du peuple peut citer la Bible et la Thora, si tel est son souhait, c’est comme cela que je vois personnellement la laïcité. Il n’y a pas de contradiction entre laïcité et Islam dans un vrai régime démocratique. Wa Allaho Aâlam. Si je suis dans l’erreur, qu’on m’apporte la contradiction.




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  • Adel
    14 octobre 2010 at 19 h 11 min - Reply

    Bonjour à tous,

    @wahid

    La question que nous discutons est : comment passer d’un système pourri et moribond à un système qui a de l’avenir?

    Quelles forces sociales sont capables de porter et d’imposer le changement? L’obstacle majeur que je vois personnellement est la division qui règne parmi ceux et celles qui appartiennent à l’élite du pays et qui veulent en finir avec le pouvoir en place. Ils sont à l’image d’Ali Benhadj et Saïd Sadi, qui critiquent tous deux le pouvoir, mais se vouent une haine sans limites. Entre ces deux extrêmes, il y a certainement beaucoup d’Algériens sincères qui veulent travailler ensemble pour abattre le régime pourri, même s’ils sont de sensibilités politiques différentes.

    Ce sont ces gens-là qui m’intéressent et que nous devons rassembler. Comment les rassembler et faire en sorte qu’ils parlent le même langage? Ne voyez-vous donc pas à quel point ceux et celles qui interviennent sur LQA pour parler du changement sont aux antipodes les uns des autres? Comment pouvons-nous espérer faire quoi que ce soit avec un tel état d’esprit?

    Il me semble que le minimum sur lequel nous devons nous entendre, c’est la mise en place d’un régime démocratique. Si ce minimum n’existe pas, alors autant dire adieu à toute idée de changement.

    @ali benkritly

    Je suis moi aussi très souvent tenté de me laisser aller au pessimisme et de me dire que rien ne changera, car ce que nous voulons faire relève pratiquement de l’impossible. La critique du système mis en place par Boumédiène s’impose à moi d’elle-même lorsque je vois le vide qu’il a créé dans la société algérienne. Tout est mort. Pas le moindre signe de vitalité, mis à part quelques individus courageux qui dénoncent le pouvoir, au péril de leur vie. Ce vide sidéral est le résultat de 48 ans de boumédiénisme.

    La grande difficulté, c’est que nous attendons d’un peuple qui a été complètement déboussolé et vidé de toute sa substance vitale de prendre son destin en main. Cela ne pourra se faire que par un lent et douloureux travail d’éveil. C’est un corps en état de mort clinique que nous voulons faire revivre.

    Ibn Rochd était un musulman sincère et un philosophe rationaliste adepte de l’aristotélisme. Ne croyez-vous pas qu’il mérite d’être mieux connu par les musulmans d’aujourd’hui? Vous avez malheureusement disposé de l’œuvre d’un homme de l’envergure de feu Mohammed Arkoun en quelques mots. Si nous refusons de considérer les écrits des intellectuels musulmans les plus éclairés et de leur donner plus d’écho dans la société, comment pouvons-nous espérer faire contrepoids à l’extrémisme religieux?

    Cordialement




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  • bouyilès
    14 octobre 2010 at 20 h 03 min - Reply

    Ce texte est dédié a Adel:

    Le tracteur à la dérive et son contrepoids.
    Je donne cet exemple technique pour expliquer certains phénomènes politiques auxquels je ne comprends pas grand-chose.
    L’exemple de ce tracteur , machine agricole de production par excellence , occupe une place importante dans la mécanique des mécanismes , seul domaine où je possède quelques rudiments de connaissance. Je le décris ici dans le seul but d’étayer un phénomène physique qui est l’équilibrage. Tout le monde a vu un tracteur et connait grosso-modo de quoi il est constitué.
    Cette machine possède donc une force motrice ayant pour finalité de vaincre une charge qui est équivalente au travail à réaliser.
    Mais cette charge est concentrée le plus souvent sur la partie arrière de la machine .Le tracteur doit donc tirer et vaincre la charge ,sinon aucun travail ne peut être accompli.
    Et on met les gaz, plein gaz pour faire un maximum de rendement.
    Un tracteur possède quatre roues. La force des gaz est répercutée sur les roues arrières dans le but d’obtenir la traction voulue ,le travail utile en quelque sorte.
    Il possède également deux roues à l’avant. Celles-ci servent à diriger la machine, à la mener dans la direction voulue : rouler en ligne droite , tourner à gauche ou revenir à droite, à defaut de faire du sur-place.
    Seulement, à force d’augmenter la charge résistante concentrée sur la partie arrière de l’engin, l’effort moteur devient de plus en plus important et l’inévitable risque de se produire , la partie avant du tracteur se soulève et les roues directrices perdent tout contact avec le sol.
    Le résultat ne se fait pas attendre, le tracteur n’avance plus et se met à tanguer et à dériver. On ne peut plus le guider ni le contrôler. Il risque de se renverser et plus aucun travail utile n’est réalisé.
    Implacable loi de la mécanique !
    Un ingénieux technicien a donc inventé le balourd. Ce balourd constitué d’un assemblage de plaques , est un contrepoids ,un grosse masse de métal d’ aucune utilité fonctionnelle , ou plutôt si : c’est une pièce importante dans un tracteur. Et tout le monde a observé cette pièce énorme à l’avant d’un tracteur et s’est demandé peut-être à quoi elle pouvait bien servir.
    Et bien son rôle est primordial ,messieurs-dames , elle sert à rétablir l’équilibre et à éloigner le danger en cas de nécessité, c’est tout simple. Elle sert à éviter à la machine de basculer , surtout quand la forte charge par derrière présente un danger imminent , quand cette charge devient insupportable.
    Morale de l’histoire….je vous laisse seuls juges.
    Ps:Les exemples existent qui ont su maintenir et sauvegarder un équilibre nécessaire dans des domaines divers.Ils ont réussi à redresser la machine à un certain moment et à la mesure de leurs moyens.
    C’est aux gens de bonne volonté d’être soudés au devant de la machine et de constituer ce contrepoids d’équilibrage. Reste à trouver le ou les étoquiaux devant consolider l’assemblage.




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  • karim
    14 octobre 2010 at 22 h 39 min - Reply

    Cette représentation qui met belhadj à une extremité et saadi à l’autre bout est aberante, on marcche sur la tete, c’est justement saadi qui est au milieu, ses idées car on a tous compris que l’homme en lui meme est un faux.
    IL faut se referer à ce qui se passe dans le monde et cesser de regarder son nombril, la liberté individuelle est un principe fondamentale de tout état de droit, aujourd’hui on traduit gents devant la justice parce que ils n’ont pas observé le ramadan, retour à l’age de piérre quoi!
    vous savez la lumiére qu’on voit au bout du tunel et qui annonce la fin du cauchemard, dans notre cas cette lumiére est peut etre les feux d’un train

    J




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  • IKER
    14 octobre 2010 at 23 h 23 min - Reply

    @bouyilies
    chaque frigo,tournevis, téléphone,chaque prise de courant sans citer les produits de haute techno..,représentent pour moi quand je réflechis bien une humiliation silencieuse , pas vous?




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  • Zineb Azouz
    14 octobre 2010 at 23 h 33 min - Reply

    Merci Monsieur Adel pour ce papier et j’allais dire pour cette courageuse et téméraire entrée dans l’arène.

    Le juste milieu auquel l’auteur de l’article monsieur Adel fait référence est un concept intéressant, car on a souvent tendance à confondre la moyenne et le milieu (notion s’apparentant plus à la valeur médiane en réalité).

    Le juste milieu ne consiste pas à s’attarder à trouver des versions mi ange mi démon sur Boumédienne ou sur l’histoire en général, le juste milieu c’est cet ensemble de valeurs robustes autours desquelles une société se met d’accord pour avancer et non pas pour dicter des ordres dont la seule légitimité s’inspire de la loi des grands nombres.

    La robustesse est une notion qui pondère les concepts et les valeurs et qui trace les grandes lignes y compris les lignes rouges.

    Une société de façades dont la religiosité s’accommode du crime et des malversations et dont la démocratie se cherche des arguments autour du foulard ou pas foulard ne peut en effet inspirer confiance.

    On pourrait s’étaler des heures sur la politique islamisée, l’Islam Politique, la politique dans les pays musulmans ou l’Islam dans la cité, il faut bien qu’on affronte la question de Djamal Eddine Benchenouf, COMMENT DÉLOGER LA SANGSUE OU LA GUÊPE ?

    La guêpe n’est toujours pas folle, elle s’en fout de nos foulards, de nos hypocrites de tout bord, de notre système éducatif, de la démocratie, de l’histoire et encore plus de l’Islam ou de l’amazighité.

    El Ghoula se sert, prolifère et sait créer toute sorte de diversions, dérivatifs et exutoires pour qu’on ne vienne pas faire trop de tapage autour ou en bas de chez elle. Elle en a les moyens et contrairement à ce qu’on pense, elle nous connaît très bien, sonde régulièrement nos manques nos frustrations et nos perversions.

    Pour la déloger il faudrait d’abord l’identifier, ne débattre que sur les pesticides à autoriser, ne se rencontrer que pour l’étudier et bien sûr être d’abord d’accord qu’il n’y a pas d’autre priorité que de la déloger, le tri se fera tout seul.

    Se contenter de parler de mafia politico-financière, de drs ou de je ne sais quel autre label banalisé a atteint ses limites intellectuelles et conceptuelles. Il faut affiner pour bien faire la différence entre la reine et les ouvrières !

    Apparaîtront alors sous nos yeux tous les Hommes sincères, engagés, loyaux justes et ne se reconnaissant que dans cette patrie, ces hommes et ces femmes brilleront par leurs engagements et leurs actes et non pas leurs bannières et leurs couleurs.

    Cordialement,

    ZA




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  • Zendagui
    15 octobre 2010 at 0 h 11 min - Reply

    Adel

    Avec la bienveillante permission du modérateur …..

    En 2010 on est en train de faire découvrir au monde un nouveau pays dont le nom est L’ALGIRÉE …… j’ai eu beau chercher sur tous les supports possibles pour retrouver ce pays et je n’en ai trouve trace nulle part. Dans le genre fiction concernant ce pays neuf il est loisible de tartiner sa « culture » a satiété et toutes les élucubrations sont permises…

    Mais la ou le mal vrille le crâne et en entache ce qui distingue l’humain des autres créatures vivantes sur cette terre c’est quand je me rends compte que tout un peuple scande ce nom avec une mauvaise prononciation et la le constat est …….. cela frappe l’imagination.

    A partir de la je vais faire court ya si Adel et si vous le permettez, une remarque, constater ce n’est pas analyser.

    Alors en vrac …..Quel était le potentiel humain qu’a laisse « douce France » et dont pouvait disposer Boumediene durant la première décade de sa prise de pouvoir en 65. Il a applique ce qui s’est décidé a Tripoli, il a fait face a plusieurs conjurations, légitimes ou non et c’est a l’histoire de l’établir, tout ses programmes a credo révolutionnaire l’ont été pour le peuple ….. mais le fin du fin et c’est la ou le mal blesse avait-il face a lui un peuple a la hauteur de ses ambitions. Néanmoins si sa politique a été un échec comme le pensent certains, force est de constater qu’aux deux dernières années de son pouvoir il était prêt a faire marche arrière et la tous les caciques toutes tendances confondues se sont évertués a faire de l’opposition de coulisses. Que dire du nombre de fossoyeurs qui gravitaient autour de lui. Son premier ministre de l’éducation nationale, qui tirait profit du courant de son père, et ses reformes qui ont fait de l’étudiant algérien un être bicéphale. Par contre ce sinistre individu n’a pu appliquer ce régime a sa progéniture ou a ses ouailles, lui savait ou était la bonne école. Tout esprit sensé a l’époque a pu relever les erreurs de la stratégie de Boumediene et la suite ….
    Le gratin politique de l’époque a trouve tout le terrain favorable sous la gouvernance de son successeur pour mettre le pays a plat, Brahimi la science ou comment le sabordage devient un credo …. Messaadia l’art et la manière de mettre le licou a toute une engeance docile a souhait pour générer des slogans pompeux afin de perpétuer la révolution et en compensation une place de choix a tous les postes de commande….. Notre sinistre ministre- conseiller pour entretenir la discorde entre deux courants OVNI, francisant et arabisant. Pour faire des lois d’urgence on pense et on conçoit en français et puis on traduit en arabe, malheureusement deux versions qui affichent des contradictions a la lecture dans l’une ou l’autre langue ,,,,, Le PAP, le phénomène social la tchitchi, le patrimoine immobilier cédé au dinar symbolique aux fin de et de …. alors que chez le peuple le sens de copropriété n’était qu’un vain mot. La progéniture du pouvoir se devait de s’éclater alors l’AIV pour satisfaire fiston.Conséquence l’avènement des « mouhouche » et le système D s’erige en règle et a tout un chacun sa part, pourquoi lui et pas moi … Papa est en droit de bien éduquer sa filiation, que faire ouvrir à toutes pompes les voies assorties de bourses qui mènent aux universités de la bas et profiter de ce qu’on a détruit chez nous. La cerise pour moi et laisse le chaab aussi en profiter. Des généraux comme pas possible, en mal de conscience, qui dénoncent a la justice un des leurs pour avoir été désigné comme dauphin…… Le Parti prend toute son ampleur et les Services remplissent des fiches qui serviront plus tard a faire asseoir une autorité non déclarée.

    Résultat la médiocrité a souhait. avec toutes les tares de la possessivité bien enjolivée d’autosuffisance, le gouverne perd ses repaires, il doute même de son identité. C’est quoi ce nouveau mot Tamazigh ….. c’est trop pour ces petites têtes qui ne peuvent même pas assumer leur histoire. Alors place a l’import d’idéologie et pourquoi pas?
    Pardi c’est bien bled el Mekki. Ne dit-on pas que tous les chemins mènent a Rome ……. Et on aboutit à la macabre réalité avec en bonus …… tout sépare l’algérien de l’algérien dans ce capharnaüm du « qui est qui ».




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  • Adel
    15 octobre 2010 at 1 h 10 min - Reply

    @Zendagui

    Bonsoir,

    L’idée fondamentale qu’il y a lieu de bien comprendre est celle-ci : le peuple algérien a pris la mauvaise direction en 62 et les conséquences ont été désastreuses, dans tous les domaines. Ce mauvais choix était-il inévitable? Qui peut le dire. Il est cependant important de comprendre clairement aujourd’hui que ce choix était mauvais, si nous voulons aller dans la bonne direction. Il faut également dire pour rendre justice aux authentiques patriotes taxés de traîtres par Boumédiène, que des voix et non des moindres se sont élevées dès les premières années, et après, pour mettre en garde les dirigeants contre leurs mauvais choix, mais personne, parmi qui avaient le pouvoir de décision, les a écoutés.

    Un bébé doit d’abord ramper, puis apprendre à se tenir sur ses jambes et marcher lentement avant de se mettre à courir. Boumédiène a voulu faire piquer au bébé Algérie un 100 mètres sans échauffement. Il a également interdit au peuple algérien l’apprentissage de la marche, sous prétexte qu’il suffisait que lui, le chef éclairé, sache marcher et connaisse le chemin à prendre pour atteindre la Terre Promise.

    Ce qui passa ensuite, ne fut que la conséquence logique des choix faits auparavant, notamment en matière d’exercice du pouvoir.

    Le bébé, bien que devenu adulte, ne sait toujours pas marcher. A qui la faute?

    Cordialement




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  • Adel
    15 octobre 2010 at 1 h 22 min - Reply

    @karim

    Bonsoir,

    «Cette représentation qui met belhadj à une extremité et saadi à l’autre bout est aberante, on marcche sur la tete, c’est justement saadi qui est au milieu, ses idées car on a tous compris que l’homme en lui meme est un faux.»

    Pouvez-vous, je vous prie, expliciter cette phrase ou la corriger. Je n’en saisis pas très bien le sens.

    Merci




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  • Adel
    15 octobre 2010 at 1 h 32 min - Reply

    @bouyilès

    Bonsoir,

    Merci pour cette «ingénieuse» composition qui rappelle la belle époque du lycée et des expériences sur l’équilibre des corps.

    Pour qu’un corps soit en équilibre, son centre de gravité doit se situer à un endroit bien précis, et il cherche désespérément cette position d’équilibre, quitte à se «casser la gueule».

    Le peuple algérien, devenu équilibriste malgré lui, marche sur une corde raide tendue à vingt mètres au dessus du sol. De grâce, faisons le descendre, car il s’est déjà rompu l’échine en tombant.

    Amitiés




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  • ali Benkritly
    15 octobre 2010 at 3 h 07 min - Reply

    Adel,

    Tout d’abord je vous félicite pour la qualité de vos interventions et vous remercie aussi de votre disponibilité.
    Concernant vos remarques sur le pessimisme ambiant je ne peux que être d’accord avec vous. Mais je regrette sincèrement que vous occultiez la période de Chadli qui à mon avis est le grand responsable de la clochardisation du pays. Son époque a été marquée par la violence contre la population, le clanisme politique. Autant Boumédiene était méfiant vis à vis des zawiyas autant Chadli par le jeu des alliances familiales en a fait des interlocuteurs dans le jeu politique du pays. Le président actuel ne fait que perpétuer cette situation avec en plus les privilèges qu’il accorde aux repentis ce qui est une insulte pour ceux qui sont morts des mains des criminels du gspc. Chadli est aussi le grand responsable de la remise en question de l’orientation de l’économie et de l’ouverture à l’économie de marché qui a permis l’enrichissement éhonté d’une catégorie sociale entraînant par là une paupérisation massive de la population. La chute du prix du baril de pétrole a encore aggravé la pauvreté du pays. Il y a eu enssuite la décennie noire du terrorisme avec son cortège de destructions et d’exode rural et enfin la situation que nous connaissons maintenant depuis que le président Bouteflika est aux gouvernes du pays. 30 ans se sont écoulés depuis la mort de Boumédiene. Donc….
    Concernant Ibn Rosch je ne suis pas habilité à en discuter, mes connaissances étant, je l’avoue, infimes. C’est un immense penseur dont le génie a traversé les siècles et qui se perpétuera sans soute dans le temps.
    Sur Mohamed Arkoun je déplore son attitude trop intellectuelle qui n’a aucune prise sur la réalité dans les pays musulmans. Ce que j’ai cité de lui m’a paru un plagiat inutile d’une idée fondamentale du christianisme.
    J’aurais mieux compris si vous aviez cité Mohamed Abdou dont l’oeuvre est beaucoup plus importante et qui peut aujourd’hui, si elle était étudiée et vulgarisée, être d’une inestimable richesse pour l’Islam.
    Comme vous le savez sans doute il préconisait un Islam pacifique et invitait les musulmans à emprunter à l’occident ce qu’il avait de riche et de positif sans pour autant renier nos valeurs religieuses essentielles. Le cheikh Abdou a visité l’Algérie en 1903 pour s’inquiéter des conditions de vie des algériens sous occupation française. Voilà une raison de plus pour l’actualiser.

    Je vous salue cordialement
    Ali




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  • ali Benkritly
    15 octobre 2010 at 3 h 45 min - Reply

    Monsieur Affif

    Sur la légalité du groupe d’Oudja relisez la 2ieme ligne du deuxième paragraphe dans la réponse que vous me faites. Vous avez bien écrit que Ben Bella détenait la légalité. Donc les participants à ce forum pourront apprécier. Alors avant de me tancer je vous demande de faire preuve de discernement. Je pense encore une fois que vous confondez légitimité et légalité. J’ai lu et compris votre développement sur la crise de l’été 1962 et j’ai lu aussi le livre de Ali Haroun (l’été de la discorde). Donc je ne veux pas en discuter ici puisque ce n’est pas l’objet du forum.
    Sur la Corée du Sud j’ai déjà mentionné lors du forum sur la démocratie seule, que des pays moins riches que nous s’en sortaient beaucoup mieux que nous. Et puisque vous sollicitez mon opinion je vous dirai que c’est peut-être parce que certains peuples ont l’esprit civique plus développé que celui des algériens dont certains dirigeants se comportent plus en prédateurs financiers qu’en responsables nationaux. Peut-être que la Corée du Sud tout comme le Japon et la Chine aujourd’hui ont un esprit nationaliste qui nous fait défaut. Il n’y a qu’à voir le nombre d’Algériens qui ne pensent qu’à quitter le pays pour s’en convaincre.
    Sur la relation entre la mosquée et l’Etat il faut être capable de séparer les deux parce que la religion relève du sacré alors que la politique concerne la gestion du pays. C’est certain que les lois du pays ne pourront pas être contraire aux principes de l’Islam mais il faut aussi penser à actualiser certaines lois contraignantes comme par exemple celles concernant l’adoption, l’héritage et la liberté de la pratique religieuse. . Ce qui était valable il y a 14 siècle n’est pas nécessairement valable aujourd’hui d’autant plus que la modification de certaines lois ne remettent pas en question le dogme fondamental de l’Islam qui est la croyance en un Dieu Unique.
    Maintenant vous affirmez que, au sein de l’assemblée nationale un député élu peut invoquer la Thora ou la Bible. Je ne sais pas si vous le savez mais en Algérie les Chrétiens se cachent pour prier et ne peuvent pas construire d’églises si tel est leur besoin. Alors de là à invoquer la Thora je pense que vous êtes dans le monde onirique.
    La laicité n’est pas l’ennemi de la religion. Au contraire elle en fait quelque de privé et d’intime pour permettre à chacun de se prévaloir de la croyance de son choix. Quant au domaine politique il devrait permettre théoriquement l’égalité entre tous les citoyens quelle que soit leur croyance religieuse. Je crois que nous n’en sommes pas encore là en Algérie.
    Sans vouloir offenser mon ami virtuel Adel je dirais que la Tunisie est un modèle de développement et de modernité dans le monde arabe. Et cela elle le doit à l’action d’un homme charismatique et providentiel qui est Bourguiba. Il a édicté des lois qui ont modernisé le statut personnel des tunisiens et tunisiennes même si certaines de ces lois sont en contradiction avec la Chari’a. Toutes les tunisiennes lui en sont reconnaissantes aujourd’hui. Ben Ali continue son action ce qui fait que les tunisiennes sont les femmes arabes les plus émancipées. Je suis bien d’accord que le modèle tunisien n’est pas le plus démocratique qui puiisse exister mais je ne sais pas si les tunisiens sont plus malheureux que les algériens. Il faut croire que non puisque nous allons en vacances chez eux alors qu’eux ne viennent pas chez nous.

    Je vous salue

    Ali




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  • wahid
    15 octobre 2010 at 4 h 10 min - Reply

    @Adel
    Ya si Adel!
    Il faut être efficace, et poser le problème différemment, comment changer la situation que vous décriviez ci bien ainsi que d’autres intervenants sur ce site.
    1954 les initiateurs du processus de libération de l’Algérie, n’ont pas resté des années à discuter sur l’après indépendance, mais plutôt comment libérer l’Algérie des colons français.
    Et voila comment vous poses le problème : comment passer d’un système pourri et moribond à un système qui a de l’avenir?
    Aucune différence à part le timing!
    « Sans nécessairement utiliser des gros mots pour décrire ce que tout le monde sait, par ce que ca ne sert a rien de se mettre dans le même sac en les insultants ceux qui désormais nous gouvernent, vous m’excusez si j’étais brute dans mes interventions ».
    Pour se débarrasser de la Guoula il faut être dans sa logique, c’est-à-dire : lire, comprendre et agir.
    Le développement de la situation politique en Algérie suggère une mobilisation pour exercer suffisamment de pressions sur le président et de l’encourager pour adopter rapidement des réformes positives et effectives des institutionnelles fondamentales dans une perspective de démocratisation de l’Algérie à moyen terme.
    Seulement il y a un obstacle à surmonter, (le moment opportun) la démilitarisation définitive de notre système politique, car le spectre du syndrome Oct 1988 nous guète. Pour le moment, rien de cela n’a été réalisé, depuis le début de ce processus et si nous analysons les développements sur la scène politique algérienne depuis 1999, (il reste au président du chemin à faire sous les coups de menace et les complots).
    Wait and see
    En attendant c’est de réfléchir sur comment mobiliser les forces qui seront susceptibles d’être sensibles a la nécessite du changement pacifique et leurs éventuelles participations pour exercer suffisamment de pressions pour un changement politique en Algérie a moyen terme.
    Puis viendra le moment du comment gérer la continuité, à ce moment le débat sur le mode de gouvernance que les algériens souhaitent adopter sera opportun et utile.
    C’est comme ca que je vois les choses.
    Amicalement
    Wahid




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  • Alilou
    15 octobre 2010 at 12 h 37 min - Reply

    Oui je sais c’est encore moi le fouteur de trouble qui revient au galop…

    Avec tout le respect que je vous dois a toutes et a tous, j’ai lu avec un intérêt immense vos interventions, ca va vous paraitre un peu louche, mais j’en tire une fierté immense à savoir que mon pays recèle tant de richesses intellectuelles et de pensées… c’est dingue, avec tout ca on n’arrive pas à faire de notre nation une GRANDE nation, j’ai l’impression que c’est du gâchis (pas ghachi OK).

    La question qui turlupine mon unique neurone rachitique et ankylosé est la suivant :

    Le grand malade qui est dans notre cas, L’ALGEIE, a été scruté sur tous les angles, analysé, scanné IRMisé, même Tomographié etc… Diagnostiqué malade en état critique … mais pas désespéré, le remède existe. HamdouAllah, mais qu’attendons-nous pour lui donner son remède pour le guérir de son mal….???? Ou bien en se complait à admirer sa décomposition ???

    Nous avons analysé notre nation sous tous les angles plus que tout autre peuple au monde, et pourtant on fait quoi pour le guérir et poser un remède définitif pour le remettre sur ses pieds…. ?

    Notre problème ne réside pas dans le fait d’être ou ne pas être algérien, ou musulman, chrétien, athée, arabe ou amazigh ou intello ou simple bosseur, en costard ou en kamis, avec ou sans foulard, blanc ou gris, arabophone, francophone ou autre, pour moi et à mon humble avis, on est tous fière de notre identité de ce que nous sommes dans toute notre diversité, et j’en suis même sure et certain si demain notre nation revient sur les railles, tous ces faux problèmes trouveront une solution miraculeuse, tout se dissipera comme par miracle, et je suis sure et certain que le musulman côtoiera le chrétien, le juif et l’athée même sur notre sol, la voilée et la dénudée seront la main dans la main pour bâtir l’Algérie de demain, le simple ouvrier sur le terrain et le géni dans son bureau d’étude feront des miracles et point d’importation de main d’œuvre chinoise ou autre….etc…

    Notre immense problème est qu’on attende que DIEU lui même descende sur terre et nous débarrasse de nos bourreaux, car on est incapables de le faire nous même, on attend la solution divine ou un miracle biblique ou coranique ou bien on attend ET ou Merlin l’enchanteur pour nous délivrer de la tyrannie…Et ca mes amis et frères et sœurs ce n’est pas demain que ca arrivera…

    Je retourne sur mon nuage de fumée,

    Ali qui vit à l’age de stone… hic




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  • Adel
    15 octobre 2010 at 13 h 06 min - Reply

    @ Zineb Azouz

    Bonjour,

    Je suis tout à fait d’accord avec vous, chère sœur Zineb : notre problème numéro un est de trouver le moyen de déloger El Ghoula. Comme le fait remarquer notre ami wahid, c’était le même problème que se posaient les nationalistes algériens de la première heure, sauf qu’en ce qui les concerne, El Ghoula était connue de tous : c’était la puissance coloniale qui occupait l’Algérie.

    Maintenant que nous sommes entre nous, El Ghoula peut changer d’identité, selon l’angle de vue et les lunettes qu’on porte pour analyser la situation de l’Algérie. Pour certains, c’est le «fondamentalisme islamique», pour d’autres, c’est le «berbérisme». Les plus lucides désignent le «pouvoir en place». Mais là encore, il y a matière à divergences. Est-ce toufiq et le DRS, l’armée, boutef et son clan, les deux réunis, les deux plus les partis croupions..?

    On ne peut lutter efficacement que contre un adversaire clairement identifié. Force est de constater que parmi les intervenants sur LQA, que je considère comme une sorte de famille politique de l’opposition en voie de maturation, les avis divergent beaucoup. D’autre part, tout combat ne peut être mené que si les troupes qui doivent le mener sont elles aussi clairement identifiées et préparées. Il est certain que ce sont les Algériennes et les Algériens qui doivent mener ce combat. Encore faudrait-il que les élites qui sont censées représenter l’avant-garde et orienter le processus ne dirigent pas leurs armes contre leurs alliés. Il faut donc que nous sachions plus ou moins bien quelles sont les forces qui vont mener le combat pour le changement, sous peine de faire du sur-place. A travers mes modestes contributions, j’essaie donc de défricher le terrain afin d’y voir un peu plus clair sur ces questions fondamentales.

    La nation algérienne peine à se mettre sur ses jambes, car l’histoire ne lui a pas fait de cadeaux. C’est parfois à se demander ce qu’ont bien pu faire les Algériens pour avoir à affronter autant de difficultés. Depuis quelques années, il y a un consensus plus ou moins partagé autour du triptyque islamité-arabité-amazighité. Mais là encore, l’adhésion de la famille LQA ne semble pas pleine et entière. C’est ce qui me pousse à bousculer les tenants de positions figées. Oui, pourquoi Sadi Sadi n’irait-il pas à la mosquée? Si l’Algérie est musulmane et arabo-amazighe, alors il est grand temps que les personnalités politiques algériennes qui ont la prétention d’avoir un destin national expriment leur totale adhésion à toutes les valeurs qui fondent la nation algérienne. Car il ne s’agit pas de projet de société – nous ne voulons pas, comme nous le reproche notre ami wahid, mettre la charrue avant les bœufs -, il s’agit des valeurs fondamentales sur lesquelles doit s’appuyer la nation algérienne pour se raffermir et se mettre définitivement debout. Si ces valeurs ne sont pas partagées par toutes les Algériennes et tous les Algériens, pouvons-nous légitimement prétendre construire une nation viable? Ces valeurs, les avons-nous cernées correctement. En plus de l’islamité, l’amazighité et l’arabité, n’y-a-t-il pas la démocratie, la liberté, la justice sociale et l’État de droit? N’est-ce pas pour ces valeurs que sont morts les martyrs de 54-62?

    Cet ensemble de valeurs de base doit être le ciment qui nous lie. Nous n’avons pas besoin, cependant, d’aller plus dans le détail, comme par exemple savoir si la femme musulmane doit mettre le djilbab ou juste un vêtement décent, si tamazight doit s’écrire en caractères arabes ou latins, si l’islam permet le prêt bancaire à intérêt ou non. Ce sont là des questions que la pratique tranchera avec le temps.

    Pour parler en langage mathématique, je dirais que le modèle initial que nous utilisons pour définir la nation algérienne aujourd’hui ne doit pas être trop loin de la réalité, sinon le processus d’affinement et de construction du modèle final – processus qui n’a pas de fin – ne convergera pas (ce qui s’est passé de 62 à ce jour), car l’action des gouvernants voudra forcer la réalité à rentrer dans un modèle qui ne lui convient pas. J’ai critiqué Said Said et Ali Benhadj, car je considère que le modèle initial de l’Algérie qu’ils utilisent et qu’ils nous présentent est trop loin de la réalité et risque lui aussi – comme celui de Boumédiène – de nous mener vers de nouvelles catastrophes.

    Il est grand temps pour ceux qui œuvrent pour le changement pacifique dans le cadre de l’Appel du 19 mars, d’affirmer clairement leur identité politique et le modèle de la nation qu’ils proposent au peuple algérien. Pour terminer, je dirais aussi que nous devons passer à une étape supérieure dans l’action. La communication me semble être un élément fondamental dans le combat que nous menons. Nous devons absolument faire entendre notre voix et notre appel à l’unification des rangs de l’opposition patriotique en Algérie auprès du plus grand nombre, en particulier la jeunesse universitaire et les syndicats autonomes. Il y a lieu de réfléchir sérieusement à la meilleure manière de concrétiser cet objectif.

    Cordialement




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  • Adel
    15 octobre 2010 at 13 h 28 min - Reply

    @ali Benkritly

    Bonjour,

    Je suis globalement d’accord avec ce que vous avez dit, tout en précisant que ma critique de la méthode de Boumédiène m’est dictée par la logique. Sur le plan des institutions et du mode d’exercice du pouvoir, Chadli n’a rien inventé. C’était le même système politique sans dictateur, ce que n’était pas Chadli, de par sa personnalité. boutef exerce le pouvoir de la même manière, avec son style propre – ruse et manipulation. Et toufiq, aussi, ajoutant la cruauté et la froide brutalité. Tous vivent de la rente politique laissée par Boumédiène : mise de la société sous la tutelle du pouvoir militaire et de ses auxiliaires civils. Du temps de Boumédiène, les choses allaient mieux sur le plan sécuritaire, car les résultats désastreux de sa politique de destruction systématique de tout ce qui fonctionnait en Algérie et de marginalisation des élites intellectuelles ne sont apparus que plus tard.

    Le système a toujours manœuvré pour assurer sa survie. A aucun moment les dirigeants algériens ne se sont dits : nous avons échoué; donnons leur chance à d’autres. C’est le propre de tous les systèmes despotiques. Il ne voient pas de solution, ni d’avenir, en dehors d’eux.

    Je suis tout à fait d’accord avec vous concernant Mohammed Abdou. Quant à Arkoun, il faut se rappeler que c’était un homme de science et non un homme politique de terrain. C’est à nous d’étudier son œuvre et de nous en inspirer. Cela ne signifie pas que tout ce qu’il a écrit est juste; il a pu se tromper sur certaines choses.

    Pour finir, permettez-moi de vous dire que je content de voir que vous vous intéressez encore à LQA et vous invite à rester parmi nous de manière durable.

    Cordialement




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  • karim
    15 octobre 2010 at 17 h 48 min - Reply

    Adel
    dans votre article, vous citez deux extrémistes, Saadi et belhadj, je considére que Belhadj est un éxtrémiste mais pas saadi, bien que ce dernier a vendu son ame au régime.
    Du point de vue d’un Algerien moyen, saadi est un exrémiste mais d’un point de vue universaliste, saadi incarne le juste milieu dont vous parlez.
    Maintenant si vous me dite qu’il ne sera pas écouté parce qu’il va pas à la mosqué, je suis entiérement d’accord avec vous mais c’est pas pour autant qu’il est exrémiste.




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  • radjef said
    15 octobre 2010 at 19 h 27 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Je suis d’accord avec vous Adel: nous sommes une famille politique au sein de LQA. Les algeriennes et les es algeriens du juste milieu sont desemparés et ne savent plus a quel sein se vouer. Coincés entre une armée qui ne veut pas restituer ce qu’elle a usurpé par la force et une classe politique mercantiliste a souhait, cette classe moyenne a fini par douter même de la democratie. La classe moyenne constitue la majorité du peuple. Dans ce climat de degout généralisé, que peut-on faire pour qu’elle nous ecoute et nous suive sur la voie du changement?




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  • Afif
    15 octobre 2010 at 19 h 58 min - Reply

    @ Benkritly :

    Bismi Allah Ar Rahmane Ar Rahim.
    J’ai admis mon erreur dans ma deuxième réponse en disant ce qui suit : « En ce qui concerne la question de la légalité, aucun groupe ne la détenait formellement, c’est clair, ….., il n’y a pas eu de vote formel ».

    Pour votre part, vous n’avez pas admis que le groupe de Ben Bella était majoritaire dans les instances du FLN et que tous les morts que vous lui avez imputés incombent au groupe minoritaire qui n’a pas admis sa défaite, ni dans le CNRA, ni sur le terrain.

    En ce qui concerne le succès foudroyant de la Corée du Sud et la stagnation de notre pays, je savais que vous alliez dire que c’est la faute du peuple et non celle des dirigeants en confirmant comme suit : «c’est peut-être parce que certains peuples ont l’esprit civique plus développé que celui des algériens ». Vous faites la part belle aux dirigeants qui sont responsables, sinon pourquoi ils détiennent le pouvoir, et vous accablez le peuple qui n’a aucune responsabilité et qui est à la merci des décisions des dirigeants. C’est le monde à l’envers.

    Vous dites, par ailleurs, pour prouver l’insuffisance du nationalisme des algériens, vous dites « Il n’y a qu’à voir le nombre d’Algériens qui ne pensent qu’à quitter le pays pour s’en convaincre ». Quelle solution vous proposez aux jeunes ? Partager l’herbe avec les animaux ou s’attaquer à plus fortuné que soi ? Vous ne voyez pas que le peuple, dont ses jeunes, ne font que subir les résultats d’une politique conçue par nos dirigeants et ce, depuis Ben Bella.

    En ce concerne la laïcité, vous dites « Je ne sais pas si vous le savez mais en Algérie les Chrétiens se cachent pour prier et ne peuvent pas construire d’églises si tel est leur besoin ». Mais je ne parle pas d’aujourd’hui, mais d’un vrai système démocratique où les représentants du peuple sont vraiment ses représentants. Si, dans une circonscription électorale, les chrétiens sont majoritaires, qui empêcherait leur représentant au Parlement de citer la Bible ? A condition bien sûr que l’article 2 de la Constitution soit abrogé.

    En ce qui concerne les dictatures que vous nous donnez en exemples, je vous répondrai que l’algérien berbère préfère la vie d’un loup affamé et libre, que la vie d’un chien repu, mais qui reçoit des coups de pied à longueur de journée.

    Enfin, en ce qui concerne Cheikh Abdou, il est bon de savoir pour l’histoire, que c’est lui qui a conseillé à Cheikh Ben Badis den ne pas affronter le colonisateur et d’accepter sa souveraineté : on n’oublie rien. Un fait est un fait et quand j’ai dit que Ben Bella était majoritaire, je le dis même si je ne suis pas d’accord avec sa politique.




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  • SAID
    15 octobre 2010 at 20 h 00 min - Reply

    J’ai survolé pratiquement tous les commentaires et bien entendu en commençant par la these de ADEL.
    Je ne vais pas revenir sur tout ce qui a été dit sur l’aprés 62, Boumediene, et autre. Je voudrais essayer de répondre à la question posée : Comment déloger la « ghoula », qui, pour moi est le pouvoir actuel .
    De cerains commentaires il ressort que le  » loup ne lache pas la viande qu’il a entre les dents ».
    Mais, alors, quelle est la solution ? La guerre ? Je crois que cette hypotheses est exclue par TOUS.
    Dans les pays apaisés et ou la fraternité existe, la pratique electorale est et reste la seule voie qui departage les projets de société et les programmes politiques dans le respect des libertés des autres.
    A ADEL, je pose la question suivante : à l’heure actuelle, avec les lois qui existent maintenant sur les elections, le pouvoir ne nous a-t-il pas donné une arme efficace pour le déloger pacifiquement ?
    Je pense que maintenant la decontation est faite. L’amere experience des années 90 a été suffisamment « absorbée » par tous.
    Bien entendu, il reste à trouver une MAJORITE suffisante pour déloger l’ogresse.
    Dans des precedents sujets identiques, j’ai relevé que beaucoup de gens qui frequentent LQA (adepte du changement) trouvent de la sympathie au FFS : Pourquoi ne pas creuser cette voie et essayer d’y construire une majorité electorale qui sera en mesure de battre le FLN/RND ?
    Rien n’est sur bien entendu : les walis et les chefs de dairas essayeront toujours de favoriser le systeme . Mais si on est nombreux à surveiller les urnes et à récuperer les PV des bureaux – comme le permet la loi, nous auront la légalité et la légitimité de notre coté.
    NB: je ne suis pas militant de ce parti, mais si je vois que la majorité y est j’apporterais mon soutien et je suis volontaire à la surveillance des bureaux.
    cordialement




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  • Adel
    15 octobre 2010 at 21 h 33 min - Reply

    @karim

    Bonsoir,

    Merci pour les clarifications.

    Tout d’Abord, je ne pense pas avoir utilisé le mot «extrêmiste« à propos de Ali Benhadj et Saïd Sadi, ou si je l’ai fait, c’est que je me suis laissé emporter. J’ai relu tous mes commentaires et je ne l’ai pas trouvé. Peut-être que j’ai mal lu.

    Ce que j’ai trouvé :

    «Said Sadi et Yacine Teguia, ont une vision tronquée de la réalité de la société algérienne.»

    et

    «Ils sont à l’image d’Ali Benhadj et Saïd Sadi, qui critiquent tous deux le pouvoir, mais se vouent une haine sans limites. Entre ces deux extrêmes, il y a certainement beaucoup d’Algériens sincères qui veulent travailler ensemble pour abattre le régime pourri, même s’ils sont de sensibilités politiques différentes.»

    Je parle de positions extrêmes, celles de deux leaders politiques qui ont en principe le même but, mais qui se vouent une haine sans limites.

    Pourquoi cette haine? Parce qu’ils se repoussent l’un l’autre dans le néant. Ils se refusent mutuellement le droit d’exister et d’activer dans la société algérienne. Ils constituent donc objectivement tous deux un facteur de blocage de la lutte pour le changement. Ceux qui les suivent parce que séduits par leur discours sont autant de militants perdus pour le combat pour la démocratie, car tant qu’ils se rejettent mutuellement, le pouvoir sera gagnant, Sadi demandant à l’armée de protéger le peuple algérien contre les agissements de Benhadj.

    Ceci étant dit, je leur trouve personnellement des qualités et s’ils pouvaient fusionner ces qualités, nous aurions un grand leader politique.

    Cordialement




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  • IKER
    15 octobre 2010 at 21 h 34 min - Reply

    Dans le recent rapport ddu developpemen humain:
    1) concernant la liberté politique: pays arabes bons dérnies.
    2) l’economie (en tenant compte des revenus des hydro.) avant derniers.
    3) même constat pour les transferts de connaissances,imprimerie ,livres brevets.
    4)La fuite des cervaux semblable à une purge d’une guerre.
    voila le constat, et pour la sortie de crise certains nous proposent le régime policier et criminel de Ben ali.
    Ma réaction c’est pour ouvrir une brèche dans la duperie du langage.
    A la quéstion brûlante,comment allons-nous parvenir à s’en sortir?
    je n’ai pas de recette.
    Munis d’armes differentes nous continuerons de comattre le monstre,chez les meilleurs d’entre nous par ESSAI ET ERREUR, ils PEUVENT SAISIR et CONTRÔLER les possibilités de CHANGEMENT




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  • Salim Saddik
    15 octobre 2010 at 21 h 45 min - Reply

    Un proverbe bien de chez nous dit: Ki techba3 el kerch tgoul le rass guenni.

    Depuis trois jours, une pénurie a été signalée dans plusieurs wilayas d’Algérie. La cause officielle de cette pénurie serai due au manque de la matière première, à savoir la poudre de lait distribuée en quantité insuffisante aux producteurs et aux transformateurs de lait.

    Pourquoi l’Algérie est dans le trou ? La réponse est simple ….on travaille pas, on parle trop et on travaille pas, ni démocratie, ni laïcité, ni sidi zekri.

    Il faut se réveiller et aller bosser en silence!




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  • Adel
    15 octobre 2010 at 21 h 51 min - Reply

    @SAID

    Bonsoir,

    Voilà mon point de vue sur la question du FFS et des élections.

    Pour ce qui est du FFS, je suis du même avis que vous. C’est le plus ancien parti qui milite pour la démocratie en Algérie et il a toujours prôné le dialogue avec ses adversaires du FIS. Je souhaite tout autant que vous que le FFS s’impose sur le terrain comme le porte-flambeau du mouvement pour le changement pacifique et la démocratie.

    Pour ce qui est des élections, je crois que tant que le FIS n’est pas autorisé à y participer, elles seront considérées comme nulles par une grande partie de la population. Nous ne serions pas avancés et nous rejoindrions les autres partis croupions qui servent de façade démocratique au régime. Le problème du FIS ne peut pas non plus être évacué par la laïcité. Si le programme du FIS ne convient pas à l’Algérie, la preuve ne pourra en être faite que dans la pratique. Il faut donc accepter de prendre le risque de voir le FIS gagner les élections et gouverner.

    Cordialement




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  • Afif
    15 octobre 2010 at 22 h 26 min - Reply

    @ Adel :

    Bismi Allah Ar Rahmane Ar Rahim.
    Vous dites à Benkritly « je suis globalement d’accord avec ce que vous avez dit ».

    Comme vous avez l’air de le comprendre, moi j’y perds mon latin, je vous prie de m’expliquer comment on peut faire l’éloge de Boumediene et de Bourguiba : le seul point commun que ces deux dirigeants partagent, c’est leur système de gouvernance et l’Etat qu’ils ont laissé à leurs dauphins. Pour le reste, tout les oppose dans tous les domaines. Si Boumediene avait agi comme Bourguiba, peut-être que les tunisiens seraient plus nombreux à visiter l’Algérie, comme le souhaitait Mr Benkritly dans l’un de ses commentaires.

    Deuxième contradiction, Mr Benkritly fait l’éloge de Boumediene, de Bourguiba et de Ben Ali, mais en même temps, il ne s’embarrasse pas pour exprimer son admiration pour les deux présidents élus Lula et Erdogan.

    Il faut choisir : ou on est pour un système autoritaire, ou on est pour un système démocratique. Dans le premier cas, je ne vois aucune utilité à continuer la discussion.




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  • Afif
    15 octobre 2010 at 22 h 41 min - Reply

    Bismi Allah Ar Rahmane Ar Rahim

    @ Salim Seddik :

    En France et ailleurs, les algériens sont des grands bosseurs, ce ne sont pas des fainéants comme tuvous semblez le croire : c’est un problème d’environnement. Organisez-vous comme en France et vous verrez de quoi sont capables les algériens. Si Seddik, ne faisons pas d’amalgame.




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  • Salim Saddik
    15 octobre 2010 at 23 h 10 min - Reply

    @Afif
    Oui, comme pour le colon ….




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  • Zineb Azouz
    15 octobre 2010 at 23 h 11 min - Reply

    @Monsieur Adel,

    Si dans votre modèle vous insistez pour implémenter comme valeur initiale la définition la plus réelle ou la plus réaliste de la société Algérienne, vous n’êtes pas sans savoir que les valeurs initiales dans un modèle ne servent en général qu’à fixer une solution UNIQUE.

    Certes, on ne peut pas bâtir sur un modèle fictif, tout comme on ne peut pas s’attarder à essayer de parler tous le même langage à tout prix, mais le dérive et le drame que nous subissons n’est pas la conséquence du modèle choisi par Boumèdienne ou Ben Bella et qui ne s’adapterait pas à notre société, pour la simple raison qu’aucune société n’est faite pour survivre à la dictature, l’oppression, l’illégitimité et la gestion aléatoire.

    Le juste milieu ne consiste pas à chercher à rapprocher à tout prix des Saadi et des Ali Belhaje ou à trouver des langages admis par les deux (même si pour des raisons qui n’ont rien à voir avec leurs idéologies, mais avec leurs cohérences, Belhaje est de loin, en déplaise à certains, plus stable et donc plus fiable).

    Le juste milieu, c’est cet ensemble de valeurs de cohésions qui se construit d’abord à partir de principes dont aucune société ne peut et ne doit se passer : Liberté, Justice et Egalité.

    Tout le reste, même si rien n’est simple ne sera pas du domaine de l’infaisable, mais du domaine du corollaire.

    La religion n’est ni un frein ni un problème, au même titre que la démocratie, l’amazighité et tout ce qui peut porter et supporter une société à bâtir ou à rebâtir, le problème concrètement s’appelle et par exemple : ETAT D’URGENCE.

    Si nous continuons sur cette voie à vouloir à tout prix définir de façon exhaustive la société Algérienne, nous allons tout droit vers des concepts aussi dangereux que ceux de et des identités nationales.

    Je ne suis pas d’accord avec vous cher @Adel lorsque vous dites que « El Ghoula peut changer d’identité selon l’angle de vue », non ! El Ghoulan’a jamais changé ni d’identité ni de méthodes ni de langage, l’angle dont vous parlez est celui de ses ouvrières.
    Ceux que nous avons souvent appelé sur ce site « les opposants DU pouvoir » , Parmi eux et Dieu sait qu’ils sont en effet divers et variés, on trouve par exemple ceux qui ne pointent les inégalités que lorsqu’ils ont été écartés du cercle des privilèges, ceux qui ne parlent des droits de l’homme que munis d’un prisme inouïe qui filtre y compris parmi les morts sans tombe, ceux qui accusent Bouteflika de tous les maux sauf celui de les avoir oubliés dans sa kermesse, ceux qui font semblant d’attaquer la laïcité et de défendre l’Islam ou l’inverse, c’est-à-dire ceux qui ne cessent de nous brandir le spectre du modèle islamique et qui au fond fréquentent les mêmes clubs et se croisent dans les mêmes agences de voyages vip chaque année, pour aller soit à la trentième Omra dans un cas soit à je ne sais quelle Ibiza dans l’autre.

    Non, pour identifier El Ghoula, je n’ai pas à perdre mon temps y compris à calculer la longueur moyenne des jupes à porter ou à définir une distance sémantique entre des idéologues, El Ghoula est connue, elle habite des forteresses, occupe nos ports, se déplace en voitures blindées et bloque en général toute la ville quand elle sort.

    El Ghoula tue, dispose de nos richesses, emprisonne, dirige et commande tout, nos universités, notre économie, nos salaires et même les moyennes de nos bacheliers.

    Cordialement,
    ZA




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  • SAID
    15 octobre 2010 at 23 h 48 min - Reply

    Mon cher ami ADEL
    Vous dites :
     » Pour ce qui est des élections, je crois que tant que le FIS n’est pas autorisé à y participer, elles seront considérées comme nulles par une grande partie de la population. Nous ne serions pas avancés et nous rejoindrions les autres partis croupions qui servent de façade démocratique au régime. Le problème du FIS ne peut pas non plus être évacué par la laïcité. Si le programme du FIS ne convient pas à l’Algérie, la preuve ne pourra en être faite que dans la pratique. Il faut donc accepter de prendre le risque de voir le FIS gagner les élections et gouverner.  »
    Franchement, je ne vous suis plus. Autant votre article est limpide, autant je me perds avec cette réponse.
    Je m’explique :
    il ressort de cette position que pour vous la réhabilitation du fis en tant que parti politique est un préalable à toute sortie de crise comme si tout le peuple algerien est « fis ».
    Ce qui n’est pas vrai , pour les raisons suivantes :
    1) le fis a bénéficié d’un vote sanction (anti fln)
    2) il n’est pas majoritaire dans la population.
    3) je vous rappelle que les algeriens ont voté majoritairement pour ZEROUAL en 95 malgré les menaces du fis (et ne me dites pas que les elections etaient truquées. Tout le monde a constaté la presence massive dans les bureaux de vote.)

    D’autre part, ce n’est pas la laicité qui a évacué le fis de la scene politique c’est son comportement anti-démocratique et belliqueux qui a été à l’origine de sa suspension.

    Maintenant si vous voulez parler de la mouvance islamiste, je vous dirais qu’elle existe dejà sur la scene politique : il y’a le hamas, ennahda et quelq satellites. Donc, ceux qui croient en la solution islamique ne sont pas exclus.

    Mon cher ami, si c’est ça le juste milieux qui va sauver l’Algerie, selon vous, j’en suis étonné.

    Et je ne suis pas de votre avis lorsque vous dites que nous allons servir de façade démocratique : l’objectif est de renverser la majorité actuelle FLN/RND. La population n’attend qu’une alternative de rassemblement des forces démocratiques (je n’exclus pas les islamistes de ses forces démocratiques s’ils respectent les regles du jeu) . Il faut lui créer un « pole d’attraction » autour de personnalités credibles et propres, négocier les regles avec le FFS (si c’est lui qui sera choisi comme locomotive) et vous verrez que la tendance changera.
    Mais nous dire que nous devons accepter « d’essayer le programme du fis » pour voir, sinon ça ne marchera pas …. ce n’est pas le juste milieux, c’est l’extremisme pur et dur !
    Avec cette position, vous ne cherchez pas à panser les plaies, vous remuez le couteau dans la plaie.
    sans rancune et en toute fraternité.




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  • wahid
    16 octobre 2010 at 1 h 03 min - Reply

    @Adel
    Personnellement je serais d’accord pour l’inévitable usage même excessive de l’autorité du président Bouteflika pour plus de pouvoir sur les institutions militaires si cela impliquerai, l’arrêt de la puissance de l’armée, et ouvrira la possibilité d’une réforme politique intéressant à moyen et à long terme.

    C’est a ce moment que la ne mobilisation pour exercer suffisamment de pressions sur le président sera efficace, car il sera contraint d’adopter rapidement des réformes positives et effectives des institutionnelles fondamentales et a ce moment la que es conditions nécessaires à la démocratisation seront réunis.

    Sans cette phase de démilitarisation du système oublie pour des années le projet de démocratie en Algérie.

    @Adel

    Vous avez écrit « Maintenant que nous sommes entre nous, El Ghoula peut changer d’identité, selon l’angle de vue et les lunettes qu’on porte pour analyser la situation de l’Algérie »

    El goula c’est le system, le système il a des structures qui sont identifiable. La Présidence, l’Armée, la Chefferie, l’Intérieure, le Affaires étrangers, la Justice, les Partis Politique, les Organisations de Masse, les Medias, les Entreprises Stratégiques.

    « Il ya ceux qui portent des uniformes, et des galants, ceux qui sont en civile et qui ont des galants, il ya ceux qui étaient recruté pour infiltrer et espionner d’autres institutions, et il y a ceux qui n’ont pas été recruté mais qui servent par servitude, il ya et il ya ils et elles sont facilement identifiable si cela est votre inquiétude de résister face a qui ».

    Je l’ai expliqué dans une intervention ultérieure que ses structures sont totalement sous la tutelle et sous contrôle de l’armée, et de façon explicite depuis les années de bras de fer avec le FIS, L’arme et la DRS a quasiment mains mise sur l’ensemble de la vie politique et économique en Algérie.

    J’ai expliqué que l’actuelle président ses objectifs entre autres démilitariser le system politique Algérien ou du moins de freiner la puissance de l’armée; nulle de l’extérieur ni de l’intérieure du système ne peut opérer ces changements a part le président.

    J’ai aussi expliqué que ce n’est pas une tache facile, avec nos militaires qui dans un passe récent en assassiner en directe a la TV le président Boudiaf, et massacrer des populations civiles sans aucun état d’âme.

    N’oublie pas que c’est un président, fatigué, malade et âgé.

    J’ai dis aussi (NB) que dans la vie chacun a droit a une deuxième chance

    NB : personnellement je le porte pas dans mon cœur mais c’est mon président au point ou on est l’Algérie je n’ai pas le choix que de lui faire confiance dans l’espoir de démanteler notre Reich et sa Gestapo avec.

    Amicalement

    Wahid




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  • ali benkritly
    16 octobre 2010 at 2 h 25 min - Reply

    Monsieur Affif,

    Si vous nous dites que aucun groupe issu de la lutte armée ne détenait la légalité alors il faut admettre que chacun pouvait la revendiquer aussi. Je vous signale que au moment de l’indépendance rares étaient ceux qui pouvaient donner une information objective de ce qui se passait sur le terrain de la confrontation entre les willayas du centre et le groupe d’Oudja. Encore une fois la réunion du Cnra s’est déroulé dans un climat d’anarchie tel que les décisions prises étaient au départ entachées de contradictions. Donc je ne pense pas que ce soit un modèle parfait de démocratie à revendiquer.
    Concernant ce que j’ai écrit sur la Corée je maintiens que ce pays et son peuple ont une tradition millénaire de discipline qui fait malheureusement défaut au peuple algérien et à ses dirigeants. C’est un fait objectif et non pas une accusation.
    Je veux vous informer que à l’ouverture des grands magasins en Corée le directeur de chaque unité passe en revue les employés notamment pour s’assurer que l’hygiène est respectée et que les employés sont prêts à affronter leur journée de travail. Essayer d’en faire autant à Alger ou à Oran et vous m’en donnerez des nouvelles. J’ai écrit aussi que certains peuples ont l’esprit civique plus développé que d’autres et c’est un fait objectif aussi. Les villes d’Algérie sont devenues des dépotoirs à ciel ouvert et il me semble que ce n’est pas le président de la république qui vient tous les jours déverser ses ordures dans les coins de la ville.
    Je le dénonce parce que la vie au pays est devenue incroyablement difficile du fait, entre autre, du manque de civisme de la population.
    Si je parle aussi des algériens qui veulent à tout prix quitter le pays nous savons tous maintenant que ce n’est pas toujours pour chercher du travail à l’étranger mais aussi pour avoir une vie plus agréable en Occident . Quand on risque sa vie pour quitter ce pays c’est que le mal est profond. Voyez ce qui vient d’arriver à Mostaganem.
    Concernant la vie des chrétiens du pays je ne pense pas qu’un quelconque système démocratique garantirait la liberté du culte tant l’atmosphère est actuellement empreinte d’intolérance. Selon les journaux du pays l’église de Tizi Ouzou qui construisait un mur voulait se protéger des détritus que lançait les gens à l’intérieur de la cour de l’église. Et le wali n’a rien trouver de plus intelligent à faire que d’interdire la construction du mur en question.
    L’intolérance fait partie de nos défauts majeurs à éradiquer et ce travail se fera sur le long terme.
    J’en viens maintenant à votre réponse à Monsieur Adel. Il vous fera une réponse s’il le souhaite. Pour ma part je répète que autant Boumédiene que Bourguiba ont été à leur époque respective des leaders. Je n’ai pas dit qu’ils étaient semblables ni que leurs idées étaient identiques ni que c’était des démocrates. Mais Bourguiba a été un précurseur en matière de réforme du statut personnel et son modèle a été Kemal Pacha Ataturk. Bourguiba a fait en sorte que la femme tunisienne ne soit pas une mineure à vie et les femmes tunisiennes lui en sont à ce jour reconnaissantes.
    Par contre je vous défie de me citer les mots par lesquels j’approuve le système de Ben Ali. J’ai dit qu’il continuait l’oeuvre de Bourguiba en ce qui concerne le statut personnel mais j’ai écrit aussi que son système politique n’était pas le plus démocratique qui soit. Alors s’il vous plaît cessez vos accusations gratuites qui n’enrichissent pas le débat.
    Pour finir j’ai parlé de Lula et Erdogan pour montrer que des leaders charismatiques pouvaient diriger un pays et lui insuffler une dynamique de progrés dans le cadre d’un système démocratique.
    A aucun moment je n’ai exprimé ma préférence pour un système dictatorial à moins que ne vous cherchiez plus à polémiquer qu’à échanger.
    Ali




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  • Adel
    16 octobre 2010 at 8 h 24 min - Reply

    @Salim Saddik

    Bonjour,

    J’ai eu la chance de connaître l’Algérie d’avant 62, bien qu’étant jeune enfant, et de voir l’ardeur au travail et l’esprit parcimonieux des Algériens, sinon j’aurais considéré ces derniers comme étant génétiquement incapables de travailler.

    Pourquoi ces qualités ont-elles disparu? Voilà une question intéressante sur laquelle j’aimerais avoir votre avis.

    Cordialement




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  • Adel
    16 octobre 2010 at 8 h 31 min - Reply

    @Afif

    Bonjour,

    J’ai dit que j’étais globalement d’accord avec ce qu’avait dit notre ami ali Benkritly dans le précédent commentaire qui m’était adressé et particulièrement sur le point concernant Chadli.

    Pour le reste, je crois qu’il pourrait nous donner son avis sur la contradiction apparente que vous relevez dans ses propos.

    Cordialement




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  • fateh
    16 octobre 2010 at 9 h 52 min - Reply

    Moi ce que je ne comprend pas c’est defendre l’injustice…Les boukharoubistes ne se sont pas manifestes, pour expliquer la lachete de boukharouba qui a laisse Amirouche et SI Alhoues ensevelis dans un batiment d’archives…Ils sont toujours absents et etrangement silencieux quand on parle de l’aassassinat de K.Belkacem et MD. Khider…Ils passent sous silence le pourquoi de l’usurpation du pouvoir et de la mise au placard de militants de la premiere heure.alors qu’il succait son doigt….Ils refusent de se prononcer sur la terreur de la police politique….Ils ne commentent jamais ses propos quand il repondit a un journaliste de lui montrer un autre moyen d’avoir des renseignements a propos de la torture….Ils n’ont jamais d’opinion a propos de l’autorisation de sortir du territoire nationale et ne repondent pas pourquoi ce lache criminel nous a impose un systeme importe de pays pour qui ALLAH est un atome de l’invention ecclesistique….
    Jamais depuis sa mort un audit n’a ete fait pour evaluer ce que beaucoup pensent que ce fut une periode euphorique de l’Algerie boukharoubiste et certains vont jusqu’a refuser toute remise en cause….Ces défenseurs du boukharoubisme peuvent ils nous expliquer de quel droit il s’est octroyé le pouvoir et a mis tous les militants patriotes soit en détention, certains obliges de fuir le pays après avoir combattu toute leur vie le colonialisme et d’autres nul droit a la parole sous peine de mort …accidentelle….Defenseurs boukharoubistes pouvez-vous nous expliquer l’assassinat de MEDEGHRI AHMED, la condamnation a mort du colonel CHABANI et l’execution du colonel SAID ABID…..Pourquoi s’est il entoure des sous-officers DAFIST…qui aujourdhui tiennent le pays…Quand a l’Islam il avait tout simplement une peur affreuse des freres Musulmans et a refuse de restaurer la JAMIAT AL OULAMA ALJAZAIRIENNE, alors que tout le monde sait que son action durant la colonisation a été des plus bénéfiques et de grands heros de la revolution y ont fait partie…vis a vis de cette question il se trouve que boukharouba a ete un veritable MOUNAFIK quand on sait qu’il en a fait partie et que par la suite seul le russe sovietique socialiste avait droit de cité…N’en deplaise a vous boukharouba, non seulement n’a même pas essayé de garder les srtuctures economiques et agricoles que le colon a laissé mais il les a détruite sans pour autant en créer d’autres….Viendra le jour messieurs ou vous aurez honte d’avoir garde silence sur la vérité du règne boukharoubiste que l’histoire nationale jettera aux poubelles avec ceux qui se sont permis le mensonge, la falsification et la trahison de ce genereux peuple…




    0
  • Adel
    16 octobre 2010 at 10 h 14 min - Reply

    @SAID

    Bonjour,

    La question du FIS est très importante et je pense que nous devrions l’analyser dans la sérénité.

    D’abord, ma position est que tous les courants politiques, mêmes extrémistes, doivent pouvoir s’exprimer dans une véritable démocratie. En Europe, les partis communistes ont toujours eu pour objectif, clairement affirmé dans la doctrine marxiste-léniniste, de détruire l’État bourgeois et de le remplacer par la dictature du prolétariat. Ils ont pourtant existé légalement et participé aux élections. Leur existence était-elle superflue? Certainement pas. Ils ont contribué à «humaniser» le capitalisme.

    Nous savons tous très bien que la crise qui perdure dans notre pays a eu pour origine l’annulation des élections législatives en Janvier 92. L’État d’urgence a été décrété pour faire barrage à l’action des militants du FIS. D’après vous les électeurs, militants et sympathisants du FIS se seraient «évaporés»? Le FIS représente l’aile radicale de la famille politique «islamiste». Hamas et Ennahda existent depuis 1989 et ils n’ont jamais réussi à absorber le FIS. Ce n’est pas aujourd’hui qu’ils pourront le faire.

    La question à laquelle il faut répondre est la suivante : cette aile radicale, qui a le soutien d’une partie de la population (combien?), a-t-elle le droit d’exister et d’activer en toute légalité ou non?

    D’autre part, si vous estimez que le FIS ne représente plus rien, pourquoi devrions-nous avoir peur de lui? Je n’ai pas dit qu’il devrait gouverne; j’ai seulement dit qu’on devrait lui permettre de participer aux élections tout en sachant qu’il y a une possibilité pour qu’il en sorte vainqueur et qu’il gouverne.

    La position du juste milieu est celle où je me situe personnellement. Ceux qui n’y sont pas sont à fortiori mes adversaires politiques. Je n’ai jamais dit qu’il n’auraient pas le droit d’exister. Si c’était le cas, nous retournerions à la case départ, celle du parti unique.

    Cordialement




    0
  • Adel
    16 octobre 2010 at 10 h 39 min - Reply

    @Zineb Azouz

    Bonjour,

    La définition d’El Ghoula que vous donnez est claire et c’est celle qu’ont adoptée les signataires de l’Appel du 19 mars et que je fais mienne. Pour être bref, je dirais que c’est le système despotique qui s’appuie sur l’armée et qui va de perversion en perversion depuis l’indépendance.

    La question à laquelle j’essaie de répondre est cependant autre. Chacun de nous peut constater que parmi les intervenants sur LQA, que je considère, jusqu’à preuve du contraire comme des Algériens sincères qui veulent participer au mouvement initié par l’Appel du 19 mars et qui en ont assez du pouvoir en place, il y a des personnes de diverses sensibilités : des boumédiénistes, ceux qui sont proches du FÌS, ceux qui sont proches du RCD, des communistes, etc. Tous rejètent le pouvoir, mais rendent aussi responsables des malheurs de l’Algérie soit les »islamistes», soit les «berbéristes», etc (et c’est là qu’intervient l’angle de vue ou les lunettes, dont j’ai parlé) . La question que je me pose est : comment trouver un langage qui puisse nous permettre de dépasser la division qui règne parmi tous ces intervenants et faire converger leurs flèches contre le système seul? Peuvent-ils mettre en avant ce qui les rassemble (les valeurs sur lesquelles se fonde la nation algérienne) et oublier ce qui les divise, ceci afin de déloger El-Ghoula, justement?

    On peut penser que cela n’en vaut pas la peine, car c’est une tâche impossible. J’aurais au moins essayé.

    Cordialement




    0
  • Salim Saddik
    16 octobre 2010 at 10 h 58 min - Reply

    @Adel
    Je n’ai jamais dit ou même insinué que l’algérien était génétiquement incompétent ou fainéant !! Mais force est de reconnaître qu’on s’adapte un peu trop vite a la fainéantise, et qu’on délaisse le travail au profit de la kfazza.

    Un vieux Monsieur m’a un jour raconté une petite discussion qu’il a eu en 62 avec un français pied noir. Ce dernier, et juste avant sont départ pour la métropole, lui explique qu’après le départ des européens d’Algérie, les musulmans ne sauront même pas capables de faire marcher les ascenseurs. Ce a quoi répond le vieux monsieur ; Oui probablement, mais on ne mourra pas de faim car avec la terre on sait très bien y faire.

    Cinquante ans après, on sait ni faire marcher les ascenseurs ni cultiver la terre !!!

    Parfois, en lisant certains intervenants sur LQA, j’ai encore plus mal au cœur, car leur comportement est symptomatique du mal qui nous ronge!!!

    Que peut on dire quand un universitaire se permet de donner des leçons sur comment gérer un état, instaurer une démocratie alors qu’il est incapable de finir sa thèse ou même de convenablement donner un bon cours a ses étudiants ?
    Ce n’est serrement pas en rodant dans les couloirs et en passant le reste du temps sur internet qu’on fera sa révolution démocratique.

    L’échelle des valeurs s’est complètement inversée en Algérie, et ce n’est vraiment pas que de la faute a Toufik ….




    0
  • Zineb Azouz
    16 octobre 2010 at 12 h 46 min - Reply

    @Monsieur Adel,

    Encore une fois je vous remercie cher Adel pour l’intérêt que vous portez à toutes les interventions et pour cette persévérance, cette constance et cette suite dans les idées.

    Ce n’est certainement perdre son temps que d’essayer de faire converger ceux qui veulent en découdre avec ce système, c’est même tout le mérite de votre article et de votre investissement.

    Ce que j’ai essayé de dire dans mon post précédent concernant ceux qui ne semblent pas en apparence, d’accord, c’est que souvent derrière toute cette agitation, il n’y a que l’envie de se venger et de régler ses comptes.

    Ce que vous interprétez sincèrement et à armes courtoises comme une divergence d’idées légitime et normale dans toute société et dans toute opposition digne de ce nom, apparait de plus en plus aujourd’hui comme un subterfuge ou une esquive à toute tentative, justement de parler le même langage quand il s’agit d’identifier et de désigner sans ambiguïté ni détour le mal et ses origines.

    Ils veulent à tout prix nous embarquer et nous embrouiller dans des débats de clergés, souvent juste pour nous occuper et nous éviter d’aller à l’essentiel.

    @Monsieur Salim Saddik,

    En effet, ce n’est pas que la faute à Toufik, lui ne doit sûrement pas passer son temps ni sur internet, ni dans des couloirs sales faute de bureaux, encore moins à essayer d’améliorer son salaire via du bricolage scientifico-carriériste.

    Mais à ce qu’il paraît, l’échelle des valeurs s’est inversée depuis que les hors la loi font la loi, depuis que l’instituteur qu’on appelait si fièrement Sidi est affamé, clochardisé et Déchu et que les « hadharat » sont promus pour apologie de crime et sans nul doute depuis que les traîtres nous donnent des cours de patriotisme.

    Cordialement,
    ZA




    0
  • Afif
    16 octobre 2010 at 13 h 59 min - Reply

    Bismi Allah Ar Rahmane Ar Rahim.

    @ Salim Seddik :

    Tout ce que vous direz de négatif sur l’algérien est vrai, on a tout fait pour qu’il en soit ainsi : est-ce la poule qui a fait l’oeuf ou l’oeuf qui a fait la poule ?

    @ Zineb Azouz :

    Je rebondis juste pour dire que, si les débats dévient du sujet débattu, ce n’est pas un mal, c’est la conséquence de plusieurs décennies de bouche cousue, nous sommes à chaque fois interpellé pour clarifier certains points de notre histoire récente qui a été embrouillée à dessein pour nous faire perdre nos repères. Nous ne devrons jamais cesser de clarifier et surtout inciter nos frères sincères à ne pas commettre d’injustice en interprétant un fait historique en le subordonnant au jugement post-indépendance qu’on se fait des personnes concernées par ce fait historique. (Exemple : ce qui suit destiné à Mr Benkritly).

    @ Benkritly :

    Mr Ali Haroun a tout fait pour embrouiller la crise de l’été 1962, car il faisait partie de la minorité du CNRA : l’opacité arrange la minorité. C’est la raison pour laquelle ils insistent tous sur l’anarchie qui a caractérisé ce CNRA. Si vous voulez voir clair, c’est facile, lisez les livres de Mohamed Harbi qui donne le décompte de ceux qui avaient l’intention de voter pour le Bureau Politique avant la sortie de Benkhedda et la suspension des travaux. Mieux encore, ce qui certainement, emportera votre conviction, même si cela ne vous fera pas plaisir, c’est de prendre connaissance d’un vote formel qui a suivi la sortie de Benkhedda, celui d’un PV de carence pour lequel ont voté tous les partisans de Ben Bella. En ce qui concerne la situation militaire en juillet 1962, le décompte que je vous ai donné est la stricte réalité et je vous met au défi, vous ou quelqu’autre, de me prouver que je me suis trompé. Il faut appeler un chat, un chat et ne pas détourner constamment la vérité. J’ajouterai pour votre information historique que la situation du mois d’août 1962 a évolué par rapport à 1962 : le 2 août 1962, un compromis a été signé entre les deux parties en conflit, sans effusion de sang. C’est à partir de ce moment-là que la Wilaya 3 s’est désengagée et que la Wilaya 4 qui était neutre en juillet, s’est crue en mesure de contrer le Bureau Politique et l’empêcher de rentrer dans la capitale: ce n’est qu’à ce moment-là que les affrontements faisant des centaines de morts ont eu lieu. Je vous laisse le soin de juger qui en est responsable.

    En ce qui concerne la Corée du Sud, je vous renvoie au premier paragraphe de ce présent commentaire destiné à Mr Salim Seddik.




    0
  • Zineb Azouz
    16 octobre 2010 at 14 h 19 min - Reply

    Monsieur @Fateh,

    Je salue votre analyse du « Boukheroubisme », votre courage et votre sens de l’argumentaire.

    Cordialement,
    ZA




    0
  • BRAHIM
    16 octobre 2010 at 15 h 37 min - Reply

    Bismi Allah Ar Rahmane Ar Rahim,
    Cher @Afif, je crois qu’il faut qu’on arrête le débat et les échanges d’idées qui ne sont qu’une perte de temps car avec le Coran on peut résoudre TOUS les problèmes terrestres des algériens. Tout est entre les « mains » de Dieu, comme on dit. Donc à quoi çà sert de chercher des solutions à nos problème terrestres puisqu’on trouve toutes les réponses dans le Coran et la parole de Dieu, n’est-ce pas ???? Finalement je me demande même à quoi servira une Constitution ?? C’est un document inutile, superflu, qui vient en redondance, n’est-ce pas ????

    =================
    Mes chers Amis,
    Vous avez tellement embêté notre frère Brahim qu’il s’est « converti » et commence ses commentaires par Bismi Allah. Très belle « khardja », mon cher Brahim.
    Salah-Eddine.




    0
  • Liès
    16 octobre 2010 at 18 h 06 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    Chère compatriote @ Zineb Azouz, si j’ai bien compris ton commentaire et je crois que oui, depuis le temps que je te lis, ton but n’étant pas de contrarier l’un ou l’autre de nos amis internautes, mais c’est juste pour rappeler qu’il faut aller à l’essentiel afin d’ être efficace et mettre le maximum de chances de notre côté pour de forcer ce changement qui semble se refuser à nous.

    C’est juste pour ne pas se perdre en conjectures et débats d’oisifs.

    Ceci étant dit, nous essayons pour la plupart d’entre les amis de LQA, de mettre sur la bonne orbite un style de débat et de communication dépouillé de tout ce qui peut le ralentir ou le détourner de ses nobles objectifs.

    Il faudra donc être très vigilants et ne pas perdre de vue l’essentiel.

    Pour ma part et pour m’inscrire dans cette dynamique, je pense que l’ILLEGITIMITÉ du POUVOIR et l’INTOLÉRANCE RELIGIEUSE sont à eux deux, la CAUSE MÈRE de la crise algérienne.

    Lorsqu’on aura identifié ces deux calamités comme étant la source de tous nos maux et qu’on se sera rassemblé toutes et tous sans exclusive autour d’un plan rigoureux, intelligent et librement accepté, l’entreprise du changement ne sera que simplifiée et facilitée.

    Il va s’en dire qu’il se trouvera toujours ici même sur LQA et ailleurs, des manipulateurs chevronnés et des perturbateurs coriaces pour essayer d’empêcher la réussite de cette noble mission.

    Il est vrai que ce pouvoir illégitime que d’aucuns appellent ‘’EL-GHOULA’’ puise sa force dans son opacité d’abord, et dans son ingéniosité à manipuler, à divertir, à diviser, a endormir.
    Bref à nous embarquer là ou nous ne voulons pas y aller, comme le décrit si bien notre sœur @ Zineb dans son post ‘’En ce mois d’octobre…’’.

    Le problème n’est ni Toufik, ni Ait-Ahmed pour ne citer qu’eux.

    Le vrai problème c’est le G8 pour être plus précis.
    La véritable GHOULA c’est lui. Le vrai décideur, c’est lui. C’est lui qui s’obstine à nous refuser la démocratie, c’est lui qui encourage le maintien de l’illégitimité.

    Car dans sa logique (et il se trompe bien sûr), la démocratie dans notre pays n’arrange pas ses intérêts, lesquels, il faut le dire, sont colossaux.

    Jugez-en : un marché constant et fructueux (l’Algérie achète tout de l’étranger et essentiellement de ces pays), et une source d’énergie inépuisable et à bon prix.

    Qui se dessaisira de cette aubaine? S’il n’est pas forcé.

    Remarquez que même les ONG et les organismes internationaux des droits de l’Homme se sont essoufflés et commencent à s’éteindre l’une après l’autre. Du moins en ce qui a trait à l’Algérie.
    Ces amortisseurs contre la prédation et pour la pérennité de l’illusion démocratique, sont complètement usés et les animateurs de ces chartes de l’espoir des peuples sont pris d’une extrême lassitude et tels des zombies ne savent plus quoi faire pour recréer la dynamique qui s’est arrêté.

    Et pour s’assurer de la sécurité de ses intérêts le G8 par le biais de ses relais locaux, nos soi-disant gouvernants, nous sert un copieux plat de nourriture religieuse qui ne finit pas.

    N’est ce pas aberrant que dans un pays plusieurs fois millénaires et dont le peuple dans ses composantes et ses origines diverses avait gouté et apprécié toutes les religions monothéistes dans une harmonie quasi parfaite, on se retrouve aujourd’hui à parler de futilités, de chimères, de choses insensées, et de tout ce qui freine et décourage l’épanouissement de l’être humain et la prospérité de la société.

    Le peuple algérien vient-il de découvrir l’Islam?

    Ne l’a-t-il pas adopté dans sa version pure et positive depuis 14 siècles en cohabitant fraternellement et solidairement avec ses frères d’autres confessions (juifs et chrétiens) appelés à juste titre d’Ahl el-Kitab.

    Nos parents et nos parents, ne l’ont-ils pas vécu de cette sage manière?

    Qui a intérêt à encourager cette corruption de l’Islam?

    Pas les algériens, c’est certain. Pour la simple raison que cette corruption est dirigée contre eux et contre leur devenir.

    Même si beaucoup n’en sont pas conscient, et ce n’est point de leur faute, il s’agira désormais et dans l’urgence de mener un travail sérieux d’éveil des consciences en direction de toutes les strates de la société.

    Il ne faudra pas s’attaquer à l’ombre d’el-ghoula, mais à el-ghoula elle-même.

    Tout simplement en montrant a la vétitable Ghoula qu’on est conscient de la supercherie, de l’arnaque.
    En se montrant solidaires et compréhensifs de nos frères quelques soient leurs fonctions et quelques soit le poids de leurs passifs politiques.

    Nous devrons œuvrer pour une vraie réconciliation, basée sur la confiance et la sincérité et en toute chose agir avec intelligence et positivité.

    Ceci pour l’intérieur.

    Pour l’extérieur il faut réactiver les réseaux favorables à la démocratie et aux droits de l’homme, en harcelant les ONG et les institutions en la matière, pour les amener, beaucoup plus, à dénoncer les pratiques sournoises et malhonnêtes de leurs administrations.

    Ca sera plus efficace que de dénoncer la notre ou d’élaborer des rapports défavorables contre notre pays.
    Les deux pourraient se faire de concert, mais ce sont d’abord leur administration qu’il faut dénoncer.

    Je prends le risque calculé que je juge fidele à la vérité, de dire que le peuple algérien est pour la démocratie, pour la bonne gouvernance et pour la paix, et qu’il ne sert à rien de le diaboliser et de lui denier ce droit de vivre mieux, en symbiose avec a communauté internationale.

    Allons-nous vers un nouveau pacte qui redéfinit d’une façon meilleure nos relations entre nous algériens, et entre la communauté internationale et nous, dans une formule ou tout le monde est gagnant?

    Je l’espère sincèrement.

    Merci @ Zineb, Adel, Salim Saddik, Brahim, Si Affif, notre frère respecté Sidhoum, d’avoir inspiré mon post que voici, en lisant vos precieux echanges, et un grand merci à la @ Rédaction pour le magnifique, j’allais écrire l’historique travail qu’elle fait.

    Fraternellement à toutes et à tous.

    Liès Asfour.

    ===================================

    Si vous permettez, mon cher Liès de reprendre votre argumentaire concernant les causes-mères de la crise algérienne. Il est indiscutable que l’illégitimité du pouvoir qui date de 62 est la cause essentielle de la grave crise que vit notre pays. Pour la 2e cause, je crois qu’il n’y a pas que l’intolérance religieuse. Je préfère parler d’intolérance idéologique et cette dernière peut être « religieuse » et concerne l’extrémisme islamiste qui use et abuse de l’Islam et peut être aussi « démocrate ».
    Certains islamistes semblent détenir le monopole de L’Islam et ils croient que parce qu’ils se drapent d’apparences et de verbiage religieux, ils sont aussi parfaits que l’Islam. Ils confondent religion (parfaite) et idéologie (imparfaite) et se confondent en même temps. Grossière erreur due à l’ignorance.
    Certains « démocrates » que j’appelle des démocrates non pratiquants considèrent la démocratie, non pas comme un moyen de gestion politique (le moins mauvais pour reprendre Churchill) mais comme une idéologie. Et eux aussi veulent détenir le monopole de la démocratie. Ils admettent qui ils veulent dans leur giron « démocratique » et excluent qui ils veulent. Donc je préfère parler d’intolérance idéologique.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • Salim Saddik
    16 octobre 2010 at 18 h 08 min - Reply

    @BRAHIM
    Voici un passage du livre de M. Bennabi “Vocation de l’Islam”, qui resume bien l’approche simpliste de la religion par certains compatriotes:

    « l’Islam est une religion parfaite ». Voilà une vérité dont personne ne discute. Malheureusement, il en découle dans la conscience post-almohadienne une autre proposition : « Nous sommes Musulmans, donc nous sommes pafaits ». Syllogisme funeste qui sape toute perfectibilité dans l’individu, en neutralisant en lui tout souci de perfectionnement. Jadis, Omar Ibn El-Khatab faisait régulièrement son examen de conscience et pleureit souvent sur ses « fautes ». Mais il y a longtemps que le monde musulman a cessé de s’inquiéter de possibles cas de conscience. On ne voit plus qui que ce soit s’émouvoir d’une erreur, d’une faute. Parmi les classes dirigeantes règne la plus parfaite quiétude morale. On ne voit aucun dirigeant faire publiquement son mea culpa.

    C’est ainsi que l’idéal islamique, idéal de vie et de mouvement, a sombré dans l’orgueil et particulièrement dans la suffisance du dévot qui croît réaliser la perfection en faisant ses cinq prières quotidiennes sans essayer de s’amender ou de s’amérliorer : il est irrémédiablement parfait – parfait comme la mort et comme le néant.
    Tout le méchanisme psychologique du progrès de l’individu et de la société se trouve faussé par cette morne satisfaction de soi. Des êtres immobilisés dans leur médiocrité et dans leur imperfectible imperfection deviennent ainsi l’élite morale d’une société où la vérité n’a enfanté qu’un nihilisme. La différence est essentielle entre la vérité, simple concept théorique éclairant un raisonnement abstrait, et la vérité agissante qui inspire des actes concrets. La vérité peut même devenir néfaste, en tant que facteur sociologique, lorsqu’elle n’inspire plus l’action et la paralyse, lorsqu’elle ne coïncide plus avec les mobiles de la transformation, mais avec les alibis de la stagnation individuelle et sociale. Elle peut devenir l’origine d’un monde paralytique, que Renan et P. Lammens dénoncaient en disant que l’Islam est « une religion de stagnation et de régression ».




    0
  • Liès
    16 octobre 2010 at 18 h 45 min - Reply

    Cher @ DB, bonjour.

    Tu viens de poser une bonne question dans ton article en haut, qui hante pas mal d’esprits et qui représente un réel motif d’inquiétude.

    Je cite un paragraphe de ton article, qui l’exprime assez amplement: ‘’ C’est cette question qui m’interloque. Ces gens là, tous ces gens là, qui sont si bien dans ce système, qui y vivent en maîtres indiscutables, et même qui ont des projets d’avenir pour leurs rejetons, accepteront-ils aussi gentiment qu’on voudrait le croire, de nous rendre la clé de la cambuse, et de nous donner le bâton pour les battre, en plus ? Des anges, en somme.
    Je pose la question.’’

    Je vais essayer une réponse, que voici:

    Il est vrai que la réponse sera difficile si l’on se place du point de vue de la logique humaine.
    Mais je pense que ces choses dépassent la capacité humaine et auront besoin du concours précieux de Dieu, de la providence.

    Ne dit-on pas que  »les voies du Seigneur sont impénétrables »? Et dans le même sillage, ne dit-on pas que  »ce qui est impossible à l’homme, est possible à Dieu »?

    Je pense, même si cela parait naïf de ma part, qu’il faut croire aux miracles et aux vertus de la transformation, de la conversion, ou du changement de la personne, mais cela en rapport avec Dieu.

    Le méchant peut devenir juste, et l’insensé peut devenir sage, si l’un et l’autre qui sont voués à la perdition daignent s’arrêter un moment, et prêter l’oreille à la voix douce et miséricordieuse de Dieu.

    Sinon d’autres possibilités plus draconiennes existent, comme par exemple sa neutralisation par ses pairs.

    Sinon, la malédiction peut s’abattre sur lui sous la forme d’un grave maladie, ou bien, même en bonne santé, la mort pourra le surprendre dans son lit douillet pendant son sommeil.

    Sa famille, cad ses enfants et sa femme, ses proches, ses amis peuvent l’influencer et l’amener à changer de comportement en l’améliorant.
    Parfois des hommes de cette nature rechignent à changer pour des broutilles, comme par exemple celui de plaire à sa maitresse, ou par un quelconque orgueil dérisoire. La vanité les en empêche.

    Mais en général les gens, surtout en vieillissant, reviennent à une certaine forme de sagesse, qui les sauve.

    Et puis aussi, le combat que mènent sincèrement et pacifiquement tous les algériens pour le changement, peu également porter ses fruits et améner ces gens du mal vers le bien.

    Wa Allah houa eli-ya’alem, lahou Koul el-majd wa essoultane wa el-malakout.

    Bien fraternellement.

    Liès Asfour.




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  • Layadjouz
    16 octobre 2010 at 19 h 32 min - Reply

    @afif
    Tout est pour la mieux dans le meilleur des mondes,pourvu que ça dure.Continuez à caresser l’ogre dans le sens du poil,vous avez dû avoir votre part du gâteau.Mais attention à la justice immanente celle-là existe vraiment et tous les vautours y passeront et au moment où ils s’y attendent le moins.




    0
  • Afif
    16 octobre 2010 at 19 h 49 min - Reply

    Bismi Allah Ar Rahmane Ar Rahim,

    Cher @ Brahim :
    L’argumentaire que tu viens de me servir ironiquement, tu sais d’où il vient, il ne me concerne pas, c’est tout ce que je peux te dire.

    Moi, ce que je sais, c’est que le Coran, répète je ne sais combien de fois, la formule « Ô ceux qui croient et qui agissent pour les bonnes oeuvres ». Cela signifie clairement qu’au lieu d’être un pilier d’une mosquée, il faut tout le temps agir pour faire le bien, ce que nous faisons par exemple dans ces débats, qui est une bonne oeuvre comme tout autre. Personnellement, c’est dans ce cadre que j’agis et que j’ai toujours agi, même quand j’ai été candidat à des élections.

    Le Coran nous oriente pour agir dans le bon sens : si tu me dis que la Constitution est inutile, je te répondrais que son absence amènera ou l’anarchie, ou la dictature, deux alternatives qui sont toutes deux réprouvées par le Coran. Donc, ce que tu dis est contradictoire avec le Coran. Bon, j’arrête là, je ne suis pas un théologien. En tout état de cause, tous les musulmans du monde entier savent que le Coran ne leur interdit pas d’avoir une constitution et des lois pour gérer leur pays, bien au contraire. Fais-nous une proposition d’une constitution qui soit consensuelle et qu’on proposera à l’Assemblée Constituante que réclame le FFS depuis 1962 et que nous réclamons tous aujourd’hui. Soyons concrets.




    0
  • BRAHIM
    16 octobre 2010 at 20 h 36 min - Reply

    Cher internaute @Afif , ce n’est pas de l’ironie. Toi tu me sers un « plat  » avec ta recette à toi et moi je te rends la pareille avec un autre « plat » avec une recette à moi. C’est tout !




    0
  • Adel
    16 octobre 2010 at 21 h 29 min - Reply

    @Liès

    «Mais en général les gens, surtout en vieillissant, reviennent à une certaine forme de sagesse, qui les sauve.»

    Wallah, mon cher frère Liès, les nôtres doivent être très spéciaux. Ils ont plus de 70 ans, mais ils sont toujours aussi voraces. C’est à croire qu’ils ne consultent jamais le calendrier et qu’ils n’ont pas de miroirs.

    Allah yahdîhoum…




    0
  • Afif
    16 octobre 2010 at 21 h 31 min - Reply

    Bismi Allah Ar Rahmane Ar Rahim,

    Cher Brahim :

    Je crois qu’il y a une confusion : je t’écris dans un forum, tu me réponds dans un autre. Aussi, je n’arrive pas à te suivre. Je te prie de me répéter « le plat » dont tu fais allusion dans ton dernier commentaire.

    Layadjouz :

    A quel moment, ai-je caressé l’ogre dans le sens du poil ? « Inna Baâdh Addhana Ithm ». Tu es sous le coup de la justice immanente.

    Cher Lyès Asfour :

    Laissez-moi vous dire que je suis tout à fait d’accord avec votre analyse : pour une fois, c’est la tête du serpent qui est visé. A ce sujet, j’ai l’impression que Bouteflika a une position plus patriotique que dans le passé. Evidemment, tout est relatif. Les contradictions existent dans tous les milieux, il faut exacerber celles qui sont en faveur du peuple algérien.

    Au plan intérieur,  » l’ILLEGITIMITÉ du POUVOIR et l’INTOLÉRANCE RELIGIEUSE sont à eux deux, la CAUSE MÈRE de la crise algérienne », c’est bien résumé.

    A bientôt.




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  • khaled
    16 octobre 2010 at 21 h 32 min - Reply

    @Layadjouz

    On ne peut tous avoir le courage de A.B ou de Z.A. Mais votre pseudo est la pour stigmatiser un dialogue déjà difficile, avec des partis encore plus difficiles.

    Ayez l’obligeance d’être au diapason et de choisir un pseudo simple…Sur LQA on est pas dans le sensationnel…mais dans la modération et l’argumentation.




    0
  • Zendagui
    16 octobre 2010 at 22 h 14 min - Reply

    Fateh,

    Comme c’est simple, voire réducteur, ce que vous avancez sur l’un en occultant les faits et méfaits e l’autre. Depuis que le monde est monde il n’y a jamais eu de Révolution propre, toute révolution initiée par les uns s’est retrouvée aux mains des jeunes loups parfois loin de la vocation de ses précurseurs.

    De l’Émir Khaled jusqu’aux détonateurs de Novembre 1954 il y a tant a dire. La guerre de libération a eu ses heures sombres. Le congres de la Soummam a mis a plat les irrégularités il a rejeté le Zaimisme au profit de la Direction Collégiale. Ben M’hidi n’étant plus, la régulation aux mains de Abane, n’a pas été au goût de ses pairs. Il a remisé tous les anciens nationalistes (d’avant 1954) ayant rejoint le Front bien après le déclenchement et leur a attribue le rôle de potiche, son influence grandissante faisait de l’ombre a certains ……et a partir de la se sont illustres Krim, Boussouf et Bentobbal. Les historiques de Novembre étaient tous emprisonnes. Les anciens nationalistes faisaient dans la figuration et dans cette atmosphère deletere se sont forges les jeunes loups. C’est l’éternel cercle vicieux.

    Apres la prise de pouvoir, c’est Ben Bella qui a mis au placard tous les anciens nationalistes ainsi que les géniteurs du Front. Krim hésitant se barre, Ait Ahmed a pris les armes et la soupape a été la guerre des sables qui a revu une ephemere unité sur laquelle l’absolutisme s’est greffée. Chabani condamné, Ait Ahmed en passe de l’être, Khemisti victime d’un fou, Khider se taille avec le « trésor » qui servira plus tard a financer l’opposition sous l’égide de Boudiaf et Ait Ahmed, miraculeusement évadé de la prison d’El Harrach bien après Juin 1965. Mahsas et Boumaza en feront autant un peu plus tard.

    Boumediene attendait son heure, il a dirige le pays a partir de 1965 avec ses louveteaux, en partie des b’ni aryane. La suite on l’a tous vécu. Sa gouvernance est sujette a critique, mais de la a lui attribuer les conséquences de ce qui se passe aujourd’hui, soit trente ans plus tard relève de la fabulation historique. En Janvier 1979 l’un des premiers slogans de son successeur « Noum haniane ya Boumediene sa nabkaou thaouriyine » . Et je t’affiche l’article 120 pour finir avec le pompeux « l’homme qu’il faut a la place qu’il faut » La tchitchi sortie de je ne sais d’où prend son essor puis sur tous les frontons se placarde « Pour une vie meilleure » auquel a répliqué l’esprit éclairé « il faut aller ailleurs ». C’est devenu la période faste pour les potentats de l’armée et les bricoleurs du Parti qui se sont aussi attribués un rôle non négligeable dans le devenir de l’Algérie.




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  • Noor
    16 octobre 2010 at 22 h 31 min - Reply

    @Salim Sadik
    Vous écrivez :
    « Elle peut devenir l’origine d’un monde paralytique, que Renan et P. Lammens dénonçaient en disant que l’Islam est « une religion de stagnation et de régression ». !!!!!!

    Aller puiser dans les poubelles de l’ histoire de France pour étayer votre commentaire anti-islamique pour extraire des ordures d’islamophobes féroces , relève d’une profonde aversion pour la religion de vos parents, de vos ainés et , in fine, de tout un peuple dont, manifestement vous vous en êtes éloigné pour avoir céder aux sirènes du matérialisme athée des « lumières » .

    Ernest Renan islamophobe.

    Les quelques citations ci-dessous donnent une idée de la violence et de la conviction du propos.

    Il l’a dit :

    1 / « c’est la religion excluant l’État… Là est la guerre éternelle, la guerre qui ne cessera que quand le dernier fils d’Ismaël sera mort de misère ou aura été relégué par la terreur au fond du désert. L’Islam est la plus complète négation de l’Europe; l’Islam est le fanatisme, comme l’Espagne du temps de Philippe II et l’Italie du temps de Pie V l’ont à peine connu; L’Islam est le dédain de la science, la suppression de la société civile; c’est l’épouvantable simplicité de l’esprit sémitique, rétrécissant le cerveau humain, le fermant à toute idée délicate, à tout sentiment fin, à tout recherche rationnelle, pour le mettre en face d’une éternelle tautologie : Dieu est Dieu… ».

    *(De la part des peuples sémitiques dans l’histoire de la civilisation: discours d’ouverture du cours de langues hébraïque, chaldaïque et syriaque, au Collège de France, Ernest Renan, éd. M. Lévy frères, 1862, p. 27-28 )

    2 / « Toute personne un peu instruite des choses de notre temps voit clairement l’infériorité actuelle des pays musulmans, la décadence des États gouvernés par l’islam, la nullité intellectuelle des races qui tiennent uniquement de cette religion leur culture et leur éducation ».

    * (Conférence prononcée à la Sorbonne en 1883).
    *(Discours et conférences, Ernest Renan, éd. C. Lévy, 1887, L’Islamisme et la Science, p. 377 ) .

    3 / « A partir de son initiation religieuse, vers l’âge de dix ou douze ans, l’enfant musulman, jusque-là quelquefois assez éveillé, devient tout à coup fanatique, plein d’une sotte fierté de posséder ce qu’il croit la vérité absolue, heureux comme d’un privilège de ce qui fait son infériorité. Ce fol orgueil est le vice radical du musulman ».

    * ( Conférence prononcée à la Sorbonne en 1883 ).
    * (Discours et conférences, Ernest Renan, éd. C. Lévy, 1887, L’Islamisme et la Science, p. 377 ).

    4 / « Emanciper le musulman de sa religion est Ie meilleur service qu’on puisse lui rendre ».

    * (Discours et conférences, Ernest Renan, éd. C. Lévy, 1887, p. 407 ) .




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  • Adel
    16 octobre 2010 at 22 h 36 min - Reply

    @Zendagui,

    Bonsoir,

    Reconnaissez au moins que le mal de l’Algérie de 2010, c’est la mise de la société sous la tutelle de l’armée et que ce système de gouvernement a été mis en place par Boumédiène. Peut-être que ce système était fait sur mesure pour lui. C’est donc un appareil que lui seul savait conduire. Mais lorsqu’on enlève toute initiative au peuple et qu’on lui inculque la peur de l’uniforme, à quoi peut-on s’attendre lorsque l’appareil en question tombe entre les mains d’individus sans scrupules? Désolé, cher ami, mais il n’est pas possible de le blanchir, même avec toute la bonne volonté du monde. Il a bousillé l’avenir de plusieurs générations.

    On ne récolte que ce que l’on sème.

    Cordialement




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  • BRAHIM
    16 octobre 2010 at 23 h 07 min - Reply

    cher @Afif , je me suis peut-être tromper de post mais pas de FORUM; NOUS SOMMES SUR LQA. Il est vrai que j’aurai dû te répondre dans un autre article, mais les interanautes connaissent nos idées mutuelles. Je te prie de me pardonner de n’avoir pas respecté « l’endroit » où je dois te répondre. Si chacun d’entre nous devait respecter les formes de réponses en fonction de l’article , le modérateur aurait relever de nombreux « hors sujets ». Chaque internaute est reconnaissable par ses idées. Je serais d’accord avec toi si LQA nous oblige à ne réagir que dans le cadre de l’article proposé et de rester dabs le thème de l’article. Mais tu auras constaté toi même que nous sortons souvent du sujet de l’article. Mais çà on n’y peut rien tellement les problèmes de l’Algérie sont « GALACTIQUEMENT » nombreux.




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  • M.J
    16 octobre 2010 at 23 h 26 min - Reply

    @ Brahim.

    Ton plat est pimenté, j’apprécie. Sérieusement !




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  • Salim Saddik
    17 octobre 2010 at 0 h 33 min - Reply

    Parfois, je me demande si certains prennent au moins le temps de lire et d’analyser avant de sombrer dans insulte.

    @noor
    Je reprends un passage du livre de M. Bennabi est ou les propos de Renan sont assez claires et s’appliquent a un état des choses. Donc, le but de votre intervention est non pas d’apporter un quelconque « lumiere » a l’analyse de M. Bennabi , mais de sombrer dans un procès d’intention a mon encontre avec qqs insultes au passage.

    Juste pour le plaisir et car cela semble déplaire a certains, voici la suite des propos de M. Bennabi:

    « Cette paralysie morale, qui est incontestablement le résidu post-almohadien le plus dangereux, immobilise la société musulmane, incapable de sureffort nécessaire à son redressement. La paralysie intellectuelle n’est qu’une de ses conséquences : lorsqu’on cesse de se perfectionner moralement, on cesse fatalement de modifier les conditions de sa vie et de penser cette modification. Peu à peu la pensée se trouve ainsi figée, pétrifiée, dans un monde qui ne raisonne plus parce que son raisonnement n’a plus d’objet social.

    Le « Taqlid » ou conformisme moral implique fatalement un renoncement à l’effort intellectuel, à cet,  » Ijtihad » qui fut directive essentielle de l’esprit musulman de la grande époque. »

    Page 126 , 127 , Vocations de l’Islam (ed. 2006), Malek Bennabi.

    Il faut se dire aussi que qu’on voit la lumière on ne peut que la reconnaitre sauf si on est aveugle et cela est valable même pour un Renan:

    « Cette civilisation musulmane, maintenant si abaissée, a été autrefois très brillante. Elle a eu des savants, des philosophes. Elle a été, pendant des siècles, la maîtresse de l’Occident chrétien. Pourquoi ce qui a été ne serait-il pas encore ? Voilà le point précis sur lequel je voudrais faire porter le débat. Y a-t-il eu réellement une science musulmane, ou du moins une science admise par l’islam, tolérée par l’islam ? Il y a dans les faits qu’on allègue une très réelle part de vérité. Oui ; de l’an 775 à peu près, jusque vers le milieu du xiiie siècle, c’est-à-dire pendant cinq cents ans environ, il y a eu dans les pays musulmans des savants, des penseurs très distingués. On peut même dire que, pendant ce temps, le monde musulman a été supérieur, pour la culture intellectuelle, au monde chrétien »

    Conférence prononcée à la Sorbonne, L’Islamisme et la Science, 1883.




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  • Zendagui
    17 octobre 2010 at 0 h 51 min - Reply

    Adel,

    Je ne comprends pas cette fixation sur Boumediene.

    D’un cote « lorsqu’on enlève toute initiative au peuple et qu’on lui inculque la peur de l’uniforme » et d’un autre cote non seulement tu infantilises ce même peuple, tu le pressentes comme victime. Dans ce cas ou ce peuple s’assume ou il se consume.

    Aux années 70 lors de l’inauguration d’un village socialiste Boumediene remettant les clés a un vieux fellah a eu droit a cette repartie « kima y goul digaulle h’na en’dirou ». En 1976, la charte nationale, raillée par bon nombre d’entre nous comme la tarte nationale, a été discutée a tous les niveaux, arrêt de cours dans les universités et instituts, l’UGTA en a fait de même sur tous les lieux de travail. Franchement en avons-nous été à la hauteur, un véritable charivari…. Octobre 1988 a mis a nu toutes les dérives, l’ouverture qui en a suivi a donne lieu à une foultitude de partis. Boukrouh vierge des vicissitudes de ses aines a clame une vérité « la crise Algérienne est d’ordre biologique » et de son parcours qu’en dire. Premier vote « libre » face a des courants qui s’affichaient pompeusement, record d’abstention , 65% de ce cher peuple ne se prononce pas. Alors que des centaines de milliers, voire des millions d’entre nous avaient un cursus scolaire non négligeable pour distinguer le noir du blanc et pouvoir donner sa chance au gris. Est-ce encore l’œuvre de Boumediene, ou bien tailler la part belle au DRS pour expliquer cette démobilisation.
    Il faut quand même raison gardée d’avoir en vue qu’une partie des Algériens a aussi grandi dans l’ère faste de l’affairisme et du trabendiste qui se sont ériges en vertu suite a l‘ouverture prônée par si Bendjedid, la loi de la jungle prenant toute sa dimension. La vie facile prend le dessus, et quand Bouteflika se taille un deuxième et un troisième burnous cela devient. encore l’œuvre du DRS qui a camion plein a emmener le peuple aux urnes. Toufik bat des records de longévité, en passe de l’enlever a Hoover, et on lui attribue les pouvoirs de Merlin et mon pays devient Camelot sans ses chevaliers.

    Ya si Adel avant tout, le mal c’est nous et rien que nous y a qu’ voir avec quelle facilité nous avons sabordé le plus beau pays du monde a force de tergiversations et de n’avoir pas su faire la part belle a l’utile.

    Ya bouguelb en 2010 l’algérien scande vive l’ALGIRÉE …… ouine a si Adel. Ouine.




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  • Liès
    17 octobre 2010 at 2 h 24 min - Reply

    Cher @ Salah Eddine, je suis entièrement d’accord avec votre analyse et j’endosse le correctif que vous venez de faire a ma contribution.

    Il va sans dire egalement que nous sommes, Dieu merci, sur la même longueur d’onde sur tout ce qui peut concourir au bien de notre cher pays.

    Fraternellement.

    Liès Asfour.




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  • Adel
    17 octobre 2010 at 7 h 58 min - Reply

    @Noor

    Bonjour,

    Je crois bien que la phrase qui vous choque n’est pas de notre ami Salim Seddik, mais de Malek Bennabi, qu’on ne peut soupçonner d’être «islamophobe».

    Pour le reste, je crois que nous gagnerions le respect des Occidentaux si nous nous concentrions sur notre pays et que nous essayions d’en faire un modèle de bonne gouvernance, de tolérance, un pays où le civisme domine, où les sciences et les arts fleurissent.

    Désolé de vous le dire aussi brutalement, mais je crois que vous aussi, vous éprouvez un certain plaisir à «fouiller dans les poubelles de l’histoire de France» (pour reprendre votre expression) et nous servir son contenu. Je n’ai personnellement jamais lu ce genre de littérature, qu’elle soit celle de Renan ou de Lepen. Elle ne m’intéresse tout simplement pas et je trouve que c’est une perte de temps de la lire. Je préfère étudier les problèmes de mon pays afin d’essayer de leur trouver une solution.

    Que chacun balaie devant sa porte et le monde ne s’en portera que mieux.

    Cordialement




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  • fateh
    17 octobre 2010 at 10 h 19 min - Reply

    @frere Zendaguy

    Il n’est pas dans mon intention de polemiquer sur le Boukharoubismre,mais une chose est certaine assassiner pour ce maintenir au pouvoir est la pire des bassesses qu’un etre humain digne de ce nom puisse faire…Moi je suis Musulman pratiquant et dans le CORAN il est dit:(( LA DIGNITE DU MUSULMAN EST PLUS SACREE QUE LA KAABA.))…Je ne veux pas savoir si vous etes croyant ou pas, mais je me permet de vous poser la question suivante et libre a vous de repondre ou pas mais en votre ame et conscience aller au fond de votre pensee.
    QUELLE EST LA CAUSE QUI VAUT LA PEINE POUR QUE VOTRE PERE OU FRERE OU UN PROCHE PARENT SOIT LACHEMENT ASSASSINE JUSTE PARCEQU’IL DEFEND LA JUSTICE ET LE DROIT??????
    Je reviens a votre commentaire et comme tjrs les boukharoubistes ont la memoire tres tres courte et non de vision que le cote court.
    Vous commentez les dessous de ce qui s’est passe durant la revolution et la periode ben belliste. Partant de ce principe, boukharouba le sauveur avec sa promesse du LIVRE BLANC, pourquoi n’a t-il pas remis la revolution a ses enfants -CAD LE PEUPLE ALGERIEN-?
    POURQUOI A T-IL VERSE DANS L’ABSOLUTISME TOTALE EN S’ARROGEANT PLUSIEURS PORTEFEUILS MINISTERIELS ALORS QU’IL DENONCAIT BEN BELLA POUR PAREILLE FORFAITURE???
    POURQUOI LA TERREUR DU PEUPLE SUR LE MODELE SOVIETIQUE-SECURITE MILITAIRE = KGB- CENSURE, TORTURE, ETC????
    Je vous trove tres choquant quand vous dites qu’AIT AHMED s’est miraculeusement evade de prison. Il semble clairement que vous auriez souhaite qu’il le reste. Mais posez vous la question sur la parcours de bakharouba et celui de MR.AIT AHMED,
    Point de comparaison, si ce n’est que votre heros est un lache qui a reigne par la violence et le mensonge alors qu’AIT AHMED a passe plus de 40 ans de sa vie en exil.Il faut aussi ajouter la grande KADHBA qui taxait les opposants de REVOLUTIONNAIRE DE PALCE.
    Vous parlez de la periode des debats de la charte en 1976, je constate malheureusement et une fois de plus que vous avez reelement un probleme de memoire…Vous oubliez que c’est durant cette periode que FERHAT ABBAS, BENYOUCEF BENKHEDDA, LAHOUEL HOCINE ET CHEIKH KHEIREDDINE-ALLAH YARHAMHOUM- ONT ETE ASSIGNES A LA RESIDENCE SURVEILLEE AVEC CONFISCATION DE PASSEP[ORTS…
    Enfin je vous dis cher frere et a tous ceux comme vous, que la verite est lumiere et que le devoirs de chacun de nous est de se battre pour elle. Il n’est point de salut pour un peuple qui se refuse a regarder son passe avec objectivite. l’Algerie en tant que peuple et espace geographique ne peut aller vers de l’avant que par un combat courageux du devoirs de memoire envers tous ses enfants qu’ils fussent assassins responsables ou opposants …c’est a mon avis la seule alternative pour arriver a mettre fin a ce systeme qui a clochardise le peuple et fait de notre paysLA risee chez les autres…
    salam




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  • Ammisaid
    17 octobre 2010 at 10 h 21 min - Reply

    Le mal quand il prend un cœur n’aime pas le lâcher. Car, il devient sa proie et sa nourriture. La faim et la misère conduisent, les deux, a tous les maux possibles et inimaginables de l’individu et par extension progressif de toute la société. La mort étant une décision souveraine de notre seigneur, ce qui fait que tout corps vivant essaye de survivre. L’absence de lois et de règles « normales et humaines » respectées, défendues et améliorées par la majorité et par les institutions d’une société poussent les uns et les autres a utiliser des moyens déraisonnables ( la raison est ce qui différencie l’homme sain d’esprit de l’animal, de la plante et du minéral!) pour obtenir de quoi survivre avant la mort. La fitna quand elle règne transforme une société en une jungle ou le règne du plus fort est le seul règne possible. Et, l’idéologie quand elle se substitue a la patrie, il n’est plus possible aux groupes qui s,associent et qui défendent tel ou tel idéologie de raisonner selon le principe de l’intérêt général. Chaque groupe idéologique crée son propre territoire, s’allie avec ceux qui le soutiennent et fait la guerre a ceux qui les menacent et tout cela provoque la division d’un pays en petits morceaux impossibles a unifier. Tout le monde a raison et c’est le peuple qui a tout le temps tort. Malgré que c’est lui qui subit les affres terribles de cette division, souvent, imposée par le haut. Par ceux qui adorent et qui louent leurs idéologies respectives. Pour moi, l’Algérie n’est pas, encore, un pays. Il est un morceau entre les mains d’un groupe d’hommes sans pitié qui le mangent et qui le partagent avec ceux et celles qui les protègent car eux, seuls, n’auraient pas se maintenir, autant d’années, au pouvoir. Ceux qui sont en bas sont malmenés, maltraités et affamés, donc, réduits a la survie et ceux qui sont en haut (quelque soit le groupe idéologique auquel, ils sont affilés) sont engraissés, sécurisés et immunisés contre tout les maux que Dieu a crée (sauf ceux des cœurs !) et vivent donc sans soucis que celui d’empêcher ceux qui sont en bas de monter pour les titiller. Tous ceux qui ont eu le pouvoir ont échoué et ont fait du mal a notre pays. C’est une constatation que personne n’a le droit de nier. Il suffit d’ouvrir bien notre œil de la certitude pour bien le constater. Le constat de notre chaos, sur tout les plans, est implacable. Le remède doit être juste et par tout les hommes et femmes sincères acceptés, sinon, nous allons continuer a ramper, partout, où nous serons appeler a vivre durant nos vies.
    Pour le frère Lies: le mal quand il vieillit est capable de trouver un jeune qui l’aidera a continuer a exercer. Nos vieux démons orgueilleux et pervers sont, actuellement, portés et soutenus par des jeunes innocents auxquels, ils ont fait croire, qu’ils étaient des anges en danger et qu’ils étaient la pour défendre l’Algérie.
    LQA recèle en sein des hommes et des femmes remarquables, il suffit que les uns et les autres rendent un peu plus souple leurs positions (juste milieu) pour aller vers, inchaa Allah, une union qui va nous sortir de cette jungle où les fossoyeurs nous ont emmené et nous ont emmené vers cette prairie où nous avons, tellement, désiré s’installer.
    Fraternellement a toutes et a tous
    NB: je salue fraternellement et respectueusement le retour de la fougue légendaire de notre frère et ami BRAHIM




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  • Afif
    17 octobre 2010 at 10 h 58 min - Reply

    Bismi Allah Ar Rahmane Ar Rahim,

    @ Zendagui @ Benkritly :

    Quand vous êtes acculés, vous faites porter le chapeau au peuple, ce n’est pas la meilleure façon de défendre la politique de Boumediene. Vos contradicteurs ont des arguments et des faits, répondez à ces faits de manière précise et convaincante au lieu de vous attaquer au peuple innocent. « Je suis responsable de la mule blessée à cause de l’état de la route, même si elle se trouve à Baghdad (aujourd’hui, on dirait même si elle se trouve à Tamanghasset) », c’est la déclaration d’un vrai responsable, notre Calife Omar Ben Khettab, dont le sens des responsabilités est si bien appliqué dans les pays occidentaux et qu’on retrouve si peu dans les pays musulmans où on l’on préfère défausser sa responsabilité sur le peuple.

    @ Brahim :

    J’ai dit que je suis pour l’abrogation de l’article 2 de la Constitution pour que notre état ait une parfaite neutralité vis-à-vis des croyances et des religions. Cela dit, la Constitution ne peut pas empêcher que les lois soient inspirées par des préceptes religieux, si c’est la volonté des représentants du peuple régulièrement élus. Ainsi, quand tu dis « La CONSTITUTION c’est l’affaire des relations entre les hommes et la RELIGION c’est l’affaire des relations avec Dieu. », j’ai le regret de te dire que tu trompes partiellement, dans le sens où les relations entre les hommes sont régies par Dieu et qu’on doit constamment s’y référer pour un musulman, bien sûr, c’est le cas de la majorité des algériens. Pour une Constitution neutre et donc laïque d’accord, mais pour les lois, et sous certaines conditions de majorité ( 50%+1 voix pour les lois ordinaires et les 2/3 pour les lois touchant la condition de la personne), les valeurs auxquelles est attaché le peuple algérien ne peuvent être occultées.




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  • Salim Saddik
    17 octobre 2010 at 11 h 05 min - Reply

    @Zendagui

    Perso, je suis assez optimiste et je doute que notre Tewfik puisse dépasser les 48 ans de Hoover a la tête du FBI …. il sera convoque pour entretien bien avant.




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  • abdelkader wahrani el-arabi
    17 octobre 2010 at 13 h 01 min - Reply

    salam aleikoum. houari boumediene. étudiant a zitouna tunis, puis a el azhar le caire, a été recruté par benbella qui l´a envoyé des 1955 a la base ouest de nadors, la remarqué par boussouf qui a en apprécier son calme,ses jugements mesurés et la facon dont il assure entre nador et nemours le ravitaillement en armes,il devenu son homme de confiance. boumedien créait l´armée nouvelle, les problémes de l´avenir, parlait petrole,formation de futurs cadres, pour lui, les combattants de l´interieur etaient sacrifiés il ne s´occupait que de la préparation de ceux qui prendraient la reléve.dés 1958, il pensait a aprés il fallait se préparer a gouverner, et a diriger ceux qui seraient les futures élites du pays. mais boumediene voyait loin. bien plus loin. conscient des faiblesses et les contradictions internes du GPRA, temoin des marchandages aux quels ses membres se livraient sans vergogne, il imaginait l´avenir. le moment ou sonnerait l´heure des négociations, c´est pour ce jour qu´il préparait l´armée des frontiéres. une armée sur lequelle le futur chef de l´état algerien. quel qu´il soit pourrait compter. une armée sans laquelle le futur président qu´il s´appelle benbella, farhat abbes, ou autre ne pourrait gouverner. merci




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  • Layadjouz
    17 octobre 2010 at 13 h 38 min - Reply

    @Afif
    Désolé Afif,je vous avais pris pour un appartchik du néo-FLN mais vos récents commentaires montrent que vous devez être un homme de bien.Toutes mes excuses et vive l’Algérie libre et démocratique.




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  • el jijeli
    17 octobre 2010 at 15 h 41 min - Reply

    malek bennabi est unique dans le temps et l’èspace il fait parti des hommes sèries limitès rare ceux qui savent et comprènnet et connaissent ça valeur.le monde musulmans à ratè son virage car il est plein de politiciens de pacotille schizophrènes bourrès de complèxe assoiffés de prestige et de pouvoir,heureusement un pays qui à suivi la pensèe de malek bennabi il est classè 33ème rang mondial c’est la Malaisie le slogan de ce pays l’union fait la force.lorsque bennabi à proposé à boumedienne de former l’homme avant de penser à l’industrie dommage ce dernier n’a pas voulu être conseiller par cette qualitè de penseur clairvoyant le rèsultat et devant nous.l’État fait semblant de payer le peuple et le peuple fait semblant de travailler..etc on ne pourra jamais gèrer les choses avec hypocrisie c’est un désastre.




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  • ali Benkritly
    17 octobre 2010 at 16 h 34 min - Reply

    M. Affif
    J’ai choisi de ne pas répondre à votre dernier message me concernant pour éviter toute polémique et une fixation sur le congrés du CNRA qui n’est pas l’objet du débat actuel. Mais voilà que vous me relancez sous prétexte que j’accable le peuple algérien.
    Alors M. Affif puisque vous êtes un démocrate qui invoque Dieu en toute circonstance, je vous demande de vous comporter comme tel et de vous identifier clairement c’est à dire d’écrire vos noms et prénoms puisque la démocratie c’est la transparence. Jusque là vous n’êtes qu’un pseudo.
    Je vous salue démocratiquement
    Ali




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  • Adel
    17 octobre 2010 at 18 h 30 min - Reply

    @Zendagui

    Bonjour,

    Tout d’abord permettez-moi de dire que sur ce forum, nous sommes des Algériens égaux qui ont mal à leur pays et qui cherchent une issue. Aucun d’entre nous ne détient la vérité absolue et chacun de nous peut se tromper dans ses jugements. Mais lorsque les avis sont nombreux, le risque d’erreur diminue en principe (je ne sais pas si notre sœur Zineb Azouz sera du même avis).

    Ce n’est pas pour salir la mémoire d’un mort que nous parlons de Boumédiène. C’est d’abord la situation présente de notre pays qui nous préoccupe. Nous sommes d’accord, je l’espère, pour dire que l’Algérie va très mal dans tous les domaines et que nous devons faire quelque chose pour redresser la situation.

    Le premier fait qui s’impose à tout observateur impartial et que vous refusez malheureusement de voir est que c’est le même système qui gouverne l’Algérie depuis 1965. Les différents responsables qui se sont succédé à la tête du pays ont été cooptés par l’ANP, dont le pouvoir absolu a commencé avec le coup d’État de Houari Boumédiène. Chadli, Kafi, Zeroual et boutef ont tous été installés sur le fauteuil par l’armée. Vous savez très bien que les élections ne signifient absolument rien dans notre pays. Il y a donc une continuité dans le système politique, même si les hommes ont changé. Le bilan catastrophique global doit être assumé par ce système de 1965 à 2010.

    Quant au peuple, je peux témoigner qu’en 62 il était sain. L’Algérien des villes et des campagnes était un grand travailleur, économe, respectueux des autres, ayant le sens de l’honneur, etc.

    S’il est devenu ce qu’il est aujourd’hui, c’est que 50 ans de mauvaise gouvernance et de mensonges l’ont rendu ainsi. Ce peuple que les dirigeants ont avili, auquel ils ont inculqué la peur du flic et du gendarme (et non pas la peur de la loi) et donné tous les mauvais exemples (de mensonge, corruption, incompétence, loi du plus fort, etc.), ce peuple est accusé aujourd’hui d’avoir accepté l’avilissement et d’avoir eu peur. Ce ne sont plus les brutes qui martyrisent celui qui est sans défense qui doivent être condamnées , mais celui qui est martyrisé. «Pourquoi est-tu faible, espèce de minable?», ne cessent-ils de lui répéter.

    Non, ce n’est pas juste. Le peuple est peut-être coupable de s’être laissé faire, mais les premiers responsables du désastre sont ceux qui ont décidé de la politique du pays, sans consulter ce peuple. De plus, que peut faire un peuple désarmé quand des voyous en armes lui imposent sa loi?

    Le système mis en place par Boumédiène est le premier coupable et nous devons le rejeter définitivement et nous opposer à tous les nouveaux Boumédiène qui seraient tentés de lui redonner vie.

    C’est à cette seule condition que l’Algérie revivra.

    Fraternellement




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  • Adel
    17 octobre 2010 at 19 h 08 min - Reply

    Oui, nous avons peur.

    Nous saluons le courage de nos frères et sœurs qui affrontent ce pouvoir odieux à visage découvert, mais le fait de ne pas être capables de vaincre notre peur ne nous empêche pas de faire part de notre avis et de participer à la recherche de la solution.

    Nous avons peur parce que nous avons des familles, des enfants, que nos actes engagent malgré eux. Nous ne pouvons pas leur imposer quelque chose contre leur volonté, car nous savons de quoi ce pouvoir de voyous est capable.

    Nous avons peur, car nous savons que ceux qui détiennent le pouvoir dans notre pays peuvent salir n’importe qui et même le faire disparaître à jamais sans que personne ne puisse lever le petit doigt.

    Voilà l’affreuse réalité de notre pays.

    Nous avons toujours peur, mais à force de parler avec nos frères et sœurs, grâce à ce merveilleux outil qu’est l’internet, nous faisons lentement fondre la chape de plomb qui pèse si lourdement sur notre pays.

    Un jour viendra, il n’y a aucun doute là-dessus, où la peur disparaîtra à jamais et chacun de nous pourra donner son avis sur tout à haute voix et devant tout le monde, sans craindre pour son honneur, sa liberté ou sa vie.

    La peur sera vaincue, je vous le promets.




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  • Afif
    17 octobre 2010 at 19 h 30 min - Reply

    Bismi Allah Ar Rahmane Ar Rahim,

    @ Benkritly :

    Je pensais que c’étaient les idées qui vous intéressaient. Pour votre information, je n’utilise pas de pseudo et je peux vous ajouter que je suis un ôuroubi du Dahra : c’est peut-être à cause de mon origine paysanne que j’invoque Dieu plus souvent.

    Arrêtons, si vous voulez, le débat sur le CNRA et la crise de 1962 (sauf cette précision, si vous permettez, qui me tient à cœur : on a parlé de la légalité, je ne vais pas y revenir. Mais la légitimité que vous avez soulevée en disant que le Bureau Politique était légitime, pour ma part, j’estime qu’il aurait été plus légitime si Ben Bella y avait inclus Krim Belkacem qui avait sa place autant que Khider, Boudiaf ou Aït Ahmed. Comme tout le monde le sait, Ferhat Abbas et Benkhedda n’ont dirigé le GPRA que parce que les chefs dits historiques étaient en prison : dès qu’ils ont été libérés, ils ont repris les rênes du pouvoir et Krim Belkacem devait avoir sa place parmi eux. Il a été écarté injustement par Ben Bella, alors même que le reproche principal de celui-ci adressé à Abbane Ramdane en 1956 était d’avoir intégré les nouveaux ralliés à la Révolution dans la direction du FLN et d’avoir écarté les historiques. En 1962, Ben Bella fait la même chose que Abbane, il a écarté Krim et lui a préféré Mohammedi Saïd qui a été l’adjoint de Krim. Si celui-ci avait été intégré au Bureau Politique, celui-ci aurait eu alors une majorité écrasante et la crise de l’été 1962 n’aurait pas éclaté).

    Cela dit, je voulais vous proposer une action citoyenne : comme vous le savez, la gestion des parties communes des immeubles privés est du ressort des co-propriétaires et non de l’état. Je ne peux que reconnaître ici que la dégradation et l’hygiène des immeubles et des cités de nos villes est de la responsabilité du peuple. Aussi, en tant qu’élément de ce peuple, je vais vous proposer ainsi qu’à l’ensemble de nos amis de LQA un projet de loi pour arrêter ce désastre et améliorer la gestion de nos villes et villages, dans un forum que je vais bientôt soumettre à LQA. J’espère qu’au moins sur une action concrète comme celle-ci, nous serions d’accord et que nous prenions nos responsabilités en tant que peuple.




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  • abdelkader wahrani el-arabi
    17 octobre 2010 at 19 h 49 min - Reply

    Réponse au frère Abdelkader Wahrani el Arabi,
    Evitons les sujets à polémiques qui nous détournent des vrais problèmes que nous cherchons patiemment à résoudre.
    Merci et fraternellement.
    La Rédaction LQA




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  • BRAHIM
    17 octobre 2010 at 21 h 47 min - Reply

    Bismi Allah Ar Rahmane Ar Rahim,
    Cher frère algérien @Afif, tu as des idées certes intéressantes et respectables.. mais je suis vraiment désolé de te dire que tes incantations à Dieu avant chacune de tes interventions sont pour moi folkloriques. Moi je m’imagine mal des internautes catholiques, juifs, bouddhistes, etc… etc.. se référer à Dieu ou citer des versets d’évangiles, de Torah avant chaque détour de point de vue dans un blog. Je pense que tu fais toi aussi dans la provocation. Moi également je te dis que je suis en mesure (eh oui !!) de faire le malin avec des prologues que je peux inventer en tant qu’athée ! Je ne sais pas si çà va te faire plaisir. Si on était à la mosquée à la limite je l’aurai compris, …. mais on est sur Internet. Je sais que beaucoup d’internautes n’y voient aucun inconvénient mais moi çà ne e plaît pas et je te le dis …. mais tu es libre de le faire évidemment.
    A plus , Wa Bismi Allah Ar Rahmane Ar Rahim




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  • wahid
    17 octobre 2010 at 21 h 53 min - Reply

    Au frère Wahid,
    Nous devons laisser les morts tranquilles. Nous les avons combattu politiquement de leur vivant et quand ils étaient au sommet de leur « gloire » (quelle gloire !) mais maintenant qu’ils sont chez leur Créateur, nous n’avons pas le droit de nous attaquer de cette manière à eux. Cela ne signifie pas qu’il nous est interdit de critiquer et de manière sévère leurs « oeuvres boulitiques ».
    Cordialement.
    Salah-Eddine




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  • Afif
    17 octobre 2010 at 22 h 53 min - Reply

    Bismi Allah Ar Rahmane Ar Rahim,

    @ Cher Brahim :

    Je n’ai pas fait d’incantation à part de prononcer le Nom de Dieu à chaque fois que je m’exprime. C’est un problème de valeur et non d’incantation. Libre à chacun de respecter ses propres valeurs : Lakoum Dinoukoum Wa Lia Din. N’est-ce pas cela la tolérance que nous appelons de nos voeux ?

    Je reconnais que, dans le passé, je n’ai pas respecté cette valeur, c’est alors que j’ai compris que, petit à petit, nous, musulmans, sommes entraînés à perdre nos propres valeurs et à nous fondre dans la masse des incroyants conscients ou inconscients, je n’accuse personne. Qu’un compatriote qui débat avec moi soit incroyant, c’est son problème, mais pourquoi dois-je abandonner mes propres valeurs pour lui faire plaisir. J’espère que tu m’as compris, je ne suis pas intolérant, mais je suis comme je suis.




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  • BRAHIM
    18 octobre 2010 at 13 h 47 min - Reply

    Ouallah cher @Afif que je respecte entièrement et sincèrement ta foi. Je répète, comme je l’ai dit dans mon post précédent que c’est ton droit le plus absolu de montrer à chaque post ta conviction religieuse. Mais une seule question : et si moi je m’amusais à écrire au début et à la fin de chacun de mes posts « AU NOM DE BACCHUS » à la place de « BISMI ALLAH AR RAHMANE AR RAHIM » est-ce que çà va plaire aux internautes ? Est-ce que cela leur apporte quelque chose de plus ? Est-ce que cela va faire plaisir à certains internautes de me voir répéter à chaque paragraphe que je suis un adepte de Omar Khayyâm ? C’est un simple questionnement !




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  • KIFKIF
    18 octobre 2010 at 17 h 31 min - Reply

    ,,Le changement démocratique sera l’oeuvre des Algériens du juste milieu.,
    cette lapalissade sonne aussi comme un pleonasme mais il faut tout de meme la marteler pour dire aux algeriens qu,il ne faut pas rater l,occasion d,amorcer notre virage democratique comme on l,a rate en 1962, en ecartant les hommes du juste milieu tels que Ferhat abbas, benkheda, ait ahmed et bien d,autres au profil de quelque detenteur de legitimite, divine soit-telle.

    @brahim
    la religion c,est comme l,amour, c,est ceux qui en parlent le plus qui en font le moins. dans les deux cas, la preuve en est donnee par l,acte.
    ta franchise mous a manque kho,




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  • Mahieddine Lachref
    18 octobre 2010 at 18 h 24 min - Reply

    Bonjour chers camarades.
    J’ai bien lu et l’article et les commentaires. Ce qui a attiré particulièrement mon attention, c’est ce débat qui a eu lieu entre vous, Adel, et Mme Azouz Zineb. En fait, je pense aussi, à Coté de Mme Azouz, que l’ennemi est connu de tous. Car, suis-je tenté de dire, notre ennemi n’est pas une personne, un groupe de personnes, pour que l’on ait du mal à l’identifier puisque dans la mesure où il change à chaque fois, et selon l’angle d’où on le voit, le visage, ou alors, s’agissant du groupe de personnes dessus évoqué, qui se passent les consignes incessamment et ils sont donc irréparables. Notre ennemi, à ce que je sache, c’est l’INJUSTICE, le MENSONGE, le RENIEMENT, l’INGRATITUDE, l’AVENTURISME, l’IGNORANCE, la DICTATURE (Sous toutes ses formes), etc., et ces valeurs sont PERCEPTIBLES, et, pour celui qui veut être honnête, il faut les combattre d’où qu’elles viennent, y compris de nos frères de lutte. On ne risque donc pas de se tromper d’ennemi. Par ailleurs, vous avez M. Adel, dit dans une réponse à Mme Azouz « On ne peut lutter efficacement que contre un adversaire clairement identifié ». Effectivement, on ne peut pas lutter contre un ennemi méconnu. Mais notre ennemi, nous l’avons identifié et nous avons constaté qu’il peut exister même en nous-mêmes, en chacun de nous. Que faut-il donc faire? Je pense que notre discours, en tant que militants révolutionnaires, devrait être adressé au peuple et non pas à ce présupposé ennemi extérieur qui agit dans un terrain qui lui appartient et qui, en agissant très mal ou en le faisant pour le compte d’un autre ennemi, a conduit l’Algérie au précipice. L’ennemi peut être partout et pour s’en débarrasser d’une manière efficace, il ne faut pas se claquemurer dans un bureau, philosopher et brandir des slogans. Il ne faut ni faire de l’opposition politique, aussi honnête, radicale, sincère et ardente soit-elle, ni de la sensibilisation sur tout ce qu’il est convenu d’appeler « droits de l’Hommes ». Il faut une seule chose: la révolution et celle-ci touche à tous les problèmes. Une thérapie collective.
    Merci
    Fraternellement
    Mahieddine Lachref




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  • Afif
    18 octobre 2010 at 18 h 58 min - Reply

    Bismi Allah Ar Rahmane Ar Rahim,

    @ Brahim :

    Je te comprends. Sur un site non algérien ou non musulman, la formule qui commence tous mes commentaires, je ne l’écris pas. Je la répète dans mon for intérieur. Mais dans un site algérien comme LQA qui fonde le socle de l’identité algérienne sur l’Islam, la berbérité et l’arabité, ce ne serait pas normal de ne pas l’écrire, cela fait partie de notre culture et c’est très recommandé par notre religion. On est entre nous : je trouve au contraire que ce n’est pas normal de ne pas prononcer cette formule introductive entre algériens.

    Je n’ai pas manqué de le faire remarquer à une personnalité connue sur la place d’Oran lors d’un meeting sur les libertés démocratiques, il y a de cela 2 ou 3 années (il se reconnaîtra) : je lui ai dit que sur trois interventions, aucun d’eux n’a prononcé la formule Bismi Allah, et qu’on se croirait à Paris ; il m’a répondu qu’il l’avait dit dans son for intérieur. Le monde à l’envers, nous sommes à Oran, et on ne peut pas dire Bismi Allah dans une réunion publique. C’est un complexe ou quoi, Si Brahim ?




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  • BRAHIM
    18 octobre 2010 at 21 h 36 min - Reply

    Cher ami internaute @Afif , je vais te faire une observation et j’en arrête là. Tu viens d’aggraver ton problème en me disant, en parlant d’un intervenant lors d’un meeting à Oran sur les libertés démocratiques. Tu as dit en t’adressant au conférencier :  » je lui ai dit que sur trois interventions, aucun d’eux n’a prononcé la formule Bismi Allah, et qu’on se croirait à Paris. » Mais « MON » Dieu au nom de qui et de quoi tu dois faire une réflexion de ce genre. J’aurai souhaité que tu me parles du contenu des communications plutôt que du doute que tu portes sur « la religiosité » de la personne en face de toi ! Je suis sidéré par des réflexions de ce genre. Je ne peux les accepter de quelqu’un y compris du gardien de la Kaaba. Mais bon ! Arrêtons la polémique si tu veux bien, sinon je suis prêt à te répondre si tu penses qu’il faut aller au delà. Tu fais ce que tu veux, et tu es tout à fait libre de dire et de croire ce que tu veux. Quoi de plus normal en démocratie !!! Je te signale qu’il n’y a pas de complexe chez moi. Il y a smplement une façon de voir « les choses » et toi tu as le droit de les voir autrement ! C’est tout.




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  • Salim Saddik
    18 octobre 2010 at 21 h 43 min - Reply

    أعوذ بالله السميع العليم من الشيطان الرجيم ، بسم الله الرحمن الرحيم ، إن الحمد لله نحمده ونستعينه ونستهديه ونستغفره ، ونعوذ بالله من شرور أنفسنا ومن سيئات أعمالنا ، من يهده الله فلا مضل له ، ومن يضلل فلن تجد له وليا مرشداً

    @Afif
    « Sur un site non algérien ou non musulman, la formule qui commence tous mes commentaires, je ne l’écris pas. Je la répète dans mon for intérieur. Mais dans un site algérien comme LQA qui fonde le socle de l’identité algérienne sur l’Islam, la berbérité et l’arabité, ce ne serait pas normal de ne pas l’écrire »

    Je trouve ton raisonnement assez bizarre!!! Donc sur un site ou a priori 99% de ceux qui le fréquentent sont musulmans, la formule devient indispensable et la faire rappeler a chaque intervention devient une faridha, et sur les sites ou Dieu n’a pas droit de citer on la garde dans son très fond intérieur, histoire de ne pas se faire mal voir !!!
    Il faut a mon avis avoir une certaine constance et cohérence dans le comportement, et si tu utilise cette formule jahrran (qui note en passant n’a fait son apparition que très récemment dans tes postes) il faut le faire partout, et non a la Place d’Oran et l’oublier du cote de la Place Vandome.

    Cela me rappel ces algériens qui a l’étranger cherchent la poubelle pour jeter leur petit papier mouchoir et en Algérie, ils utilisent la force de gravite pour aider a balancer leurs ordures par la fenêtre. Et encore une fois ce n’est vraiment pas que de la faute a Toufik ….

    ============================
    Nous sommes entrain de sortir des sujets politiques et c’est vraiment désolant. Nous voila empêtrés dans la question de la besmalla. Doit-on la dire ou pas au début de nos commentaires. Sincèrement c’est révoltant.
    Salah-Eddine




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  • Afif
    18 octobre 2010 at 21 h 56 min - Reply

    Bismi Allah Ar Rahmane Ar Rahim,

    Cher Brahim,

    Je ne cherche pas à polémiquer : juste une precision, le conférencier en question, je lui ai fait la remarque en aparté et non en public, comme tu sembles le croire.




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  • BRAHIM
    18 octobre 2010 at 22 h 11 min - Reply

    Cher respectable Docteur Salah-Edine , à mon avis aussi bien @Afif que moi-même ne sortons pas du sujet puisque le sujet de l’article c’est : « Le changement démocratique sera l’œuvre des Algériens du juste milieu ». Je pense qu’on est en plein dans le sujet. C’est entre les « extrémités » comme mon cas et celui de @Afif que l’Algérie trouveras la paix. C’est mon avis ! Si ni BRAHIM ni AFIF ne font pas l’effort d’aller vers le juste milieu « tzagate » comme disent mes amis Sétifiens !




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  • Afif
    18 octobre 2010 at 22 h 12 min - Reply

    Bismi Allah Ar Rahmane Ar Rahim,

    @ Salim Seddik :

    Vous avez raison. Cependant, il y a lieu de noter que ce n’est pas facile de garder sa culture après 132 années de déculturation, et quand on tente de revenir aux bonnes manières de nos ancêtres, on passe pour des êtres bizarres.

    Et quand vous dites  » Et encore une fois ce n’est vraiment pas que de la faute a Toufik …. », c’est ce que je pense aussi, mais pour la raison inverse à la vôtre.




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  • Salim Saddik
    18 octobre 2010 at 22 h 35 min - Reply

    @Salah-Eddine
    Il ne faut pas se focaliser que sur la politique, il y’a parfois des hors-sujets intéressants et l’échange entre Afif et BRAHIM l’est aussi, et ne nécessite surement pas qu’on soit révolté pour si peu. Je vous invite, a écouter les discussions de  » Algériens du juste milieu », et la vous serez sidéré !

    De quel changement on parle sur ce site ? A force de nous focaliser sur le haut de la pyramide on a oublie la base, ses problèmes, ses préoccupation, sa façon de parler, d’aborder les problèmes de voir les choses. Je présume d’ailleurs que la majorité des personnes qui fréquentent ce site le font parce qu’ils n’arrivent pas a porter leurs idées a leur environnement directe: « Eddar, El houma, le boulot, la mosquée, … ». On se reconnait plus dans ce qu’est devenu l’Algérie et l’algérien en 2010!

    « رحم الله امرئ عرف قدر نفسه », est malheureusement ce n’est plus le cas chez nous. L’Algerien d’aujourd’hui n’arrive pas se situer et ne juge les autres que sur echkara, leplassa wel ourf, alors de qui viendra le changement ? De la génération future que Benbouzid nous prépare ?




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  • Zendagui
    19 octobre 2010 at 1 h 12 min - Reply

    @ Affif, Fateh et Adel,

    Afif,
    Pourquoi accules? Je ne me vois pas dans une arène mais dans un forum ou le débat est serein il n’y a ni combat …… ni …… « maaza …. oulaou taret ».
    Impartir la responsabilité a un homme qui a instaure un système absolutiste et policier au détriment de son peuple. Que dire si ce même système décrie en son temps non seulement par des personnalités mais tout aussi par des voix émanant du peuple et qui survit tente ans plus tard. Cela amènerait à quelle conclusion? Je laisse, a ta sagacité s’il en est de faire le reste … sinon c’est la culture du paradoxe.
    La raison est une faculté mentale qui fonctionne par déduction ou par induction ……. fait que si
    L’ETRE HUMAIN RAISONNE, LE PEUPLE SE DOIT AU MOINS DE « RESONNER » …….. EN PAREILLE CIRCONSTANCE.
    Fateh,
    Comment se fait-il que des hommes aussi éclairés que Ferhat Abbas et Ben Khedda aient attendus 1976 pour dénoncer et défoncer le système ???
    Le véritable auteur de cet appel n’était autre que Kheireddine qui a su convaincre les autres de le suivre dans cette initiative. Cet appel non seulement contre le dirigisme de l’époque mais était aussi dirige contre l’engagement de l’Algérie dans le conflit du Sahara occidental ………. et de facto cette politique ruinait tous les intérêts du sieur Kheireddine au Maroc, Hassan Dos n’étant pas le « fils de son père ». Il en fit les frais des deux cotes entrainant avec lui les autres signataires. El Moudjahid avait encense le travailleur Algérien lors de la nationalisation de son entreprise Inovac.
    Et voici un extrait d’une biographie autorise de Ferhat Abbas :
    « Le 12 août 1963, il démissionne de l’assemblée. Lui, le démocrate ne pouvait admettre pour le peuple algérien qu’il avait défendu et qu’il respectait, l’absence de liberté et de responsabilité chez les nouveaux dirigeants. Dénonçant d’emblée les dérives autoritaires du régime en place qui menait le pays vers une « soviétisation » forcée, avec des concentrations de pouvoir désopilantes chez le président Ben Bella, à qui il reproche « son aventurisme et son gauchisme effréné », qui pourrait entrainer à terme le pays vers la régression et l’impasse. Il est tout de go exclu du FLN par Ben Bella et emprisonné à Adrar jusqu’en mai 1965, date de sa libération à la veille du putsch de Boumédiène du 19 juin »

    Dans son livre Autopsie d’une guerre, F.Abbas rapporte comment il aurait sauvé la vie a Boumediene menacée d’exécution par Krim pour son entêtement dans l’affaire du pilote Français.
    Da El Hocine a été emprisonné par Ben Bella …….. et ce n’est qu’après Juin 1965 qu’El Moudjahid nous apprit qu’il s’était évadé d’El Harrach ……. C’était une des facettes de Boumediene.
    Adel,
    J’ai moi aussi connu l’Algérien avant et après indépendance.
    Maintenant si je ne m’abuse, je te renvois aux échanges que tu as eu sur ce site avec le dénommé hadj hamou a ce sujet et de la brillante analyse que tu en as faite, que je salue trois fois plus qu’une.
    C’est cela la racine du mal, c’est dur a admettre mais c’est cela que l’on doit assumer ……
    Si le système prôné par Boumediene est le même qui gouverne l’Algérie …….. et bien je crois qu’il ne se suffit plus de justifier la gabegie qui s’en est suivi en se démarquant de toutes responsabilités directes ou indirectes genre « c’est pas moi – c’est lui » pour cautionner les véritables fossoyeurs de l’Algérie.
    Sinon c’est vraiment Bollywood ……., c’est la cybernétique qui pris son envol et Boumediene aura eu le privilège d’avoir conçut des humanoïdes qui détiennent et perpétuent le vrai pouvoir.
    Adel, mon intention n’est pas de blanchir Boumediene, j’ai vécu cette époque, j’en témoigne, c’est tout. Il ne faut pas oublier que Boumediene a échappé a un attentat a la place Émir Abdelkader en compagnie de Bitat commandite par le lion …., que son chef d’état major a tente lui aussi son putsch.
    Pour mémoire le voyage de Giscard et sa parade a Alger accueilli par des cris satyriques « Giscard nous voulons des jeans » ou le « Vive Peau de Gorille » a l’intention de Podgornyï et toute la béatitude du « combattant suprême » a l’occasion d’une visite a El Hadjar




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  • fateh
    19 octobre 2010 at 9 h 09 min - Reply

    @Zendaguy…

    En somme vous continuez de defendre un lache assassin et surtout refusez de repondre sur les crimes qu’il a commis..Le pire dans tout ca, vous justifiez l’assassinat de K.BELKACEM par une affaire concernant le pilote francais capture en Tunisie apres que son appareil ait ete abattu…
    Je constate que vous etes partisan de la mentalite du -chouakar-…et malheureusement ce systeme est toujours en vigueur. Preuve en est que pas un mot sur la justice, vous nous rabachez les propos d’un quotidien qui n’avait de journal que son papier salissant et affreusement execrable dans son contenu comme dans son aspect exactement a l’image du pouvoir qui le financait….
    Qu’importe que ce soit CHEIKH KHEIREDDINE, ou F.ABBAS ou meme H. LAHOUEL qui aurait ete a l’origine de la denonciation de la situation qui prevalait dans le pays…Le pire c’est que vous reprochez a F. ABBAS de ne s’etre manifeste que 16 ans plus tard….A croire que votre boukharouba a gouverne avec democratie et legalite…et vous ne vous offusquez pas que pendant ces 16 annees il n’y avait que ce PSEUDO CONSEIL DE LA REVOLUTION soutenu par les DAFIST et les corrompus de tout genre…avec en prime le bouclier securite militaire..
    Pourquoi ce lache que vous defendez ne les a t-il pas juge publiquement?
    Mais en guise de justification vous nous offrez des mensonges made in elmoudjahid, sans honte aucune… sur CH. KhEIREDDINE et autres….J’etais a l’epoque etudiant et engage dans le volontariat, je vous rappel que la plupart des gens qui etaient proprrietaires fonciers se sont vus nationalises leurs terres, mais la seule personne qu’il n’a pas touche est la FAMILLE BENCHERIF QUI POSSEDAIT PAS MOINS DE 3000 HECTARES et lea rapports existent a ce jour,, voila la justice boukharoubiste…
    SOUBHAN ALLAH, je prends le pouvoir ,j’instaure le banditisme politique, celui qui refuse l’argent contre le silence je l’emprisonne ou je l’execute en toute lachete….
    Mais que defendez-vous ? un homme, boukharouba n’en est pas un, parceque chez nous un HOMME C’EST D’ABORD UN RAJAL OU ARGAZ C’EST A DIRE UNE PERSONNE QUI A DES PRINCIPES ….Quels ont ete les principes boukharoubistes si ce n’est le mensonge et le meurtre…
    Je l’ai toujors dis et je le constate une fois de plus avec vous Vous devenez amnesique des qu’il s’agit de parler de crimes boukharoubistes…Ces crimes ne sont pas seulement les assassinats mais aussi cette culture de la peur de la casquette -merci frere Adel-et la terreur de la police politique-S.M-…Vous n’en dites pas un mot, rien si ce n’est que vous essayez de justifiez l’injustifiable…
    J’espere m’etre clairement exprime et je remercie ALLAH de nous avoir gratifie de cet outil qu’est l’internet et qui a permis que les AlGERIENS commencent a connaitre la verite sur ce systeme et l’histoire de leur revolution…
    ON PEUT MENTIR TOUT LE TEMPS A QUELQU’UN ,MAIS JAMAIS TOUT LE TEMPS A TOUT LE MONDE….et comme le dit le proverbe ARABE: habl al kadhib kassir…la CORDE DU MENSONGE EST TJRS COURTE.
    fraternellemnt votre….




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  • Afif
    19 octobre 2010 at 11 h 49 min - Reply

    Bismi Allah Ar Rahmane Ar Rahim,

    @ Zendagui :

    Le peuple algérien était un lion blessé à mort au moment de l’indépendance, imaginez la scène et ce qui se passe avec les autres animaux alentours sans la crainte du lion. Le 5 octobre 1988, le lion a fini par se réveiller et à « résonner », malheureusement, sa colère a été récupérée par des nouveaux venus sur la scène politique et dévoyée. Il a été terrassé de nouveau, mais son deuxième réveil sera plus terrible si on ne fait rien pour améliorer sa situation. Accabler le peuple n’est pas la meilleure manière de régler les problèmes d’une nation et sa place dans le monde.




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  • abdelkader wahrani el-arabi
    19 octobre 2010 at 16 h 44 min - Reply

    salam aleikoum. setif. capitale du nationalisme algerien. pourtant, c´est setif qui apparait a tous comme la capitale de nationalisme montant. benkheda en témoigne, de longues années plus tard: setif passait en 1942 pour la capitale politique de l´algerie musulmane a cause de la présence des personnalités comme (el marhoum) farhat abbes, leader des élus et de l´union populaire algerienne, hadj mostefai représentant le docteur mohamed salah bendjelloul, ahmed maiza, trésorier des oulamas. la ville ouverte vers l´est, en liaison directe avec le néo-destour tunisien des années trente, a connu une vive agitation politique: bagares dans les stades, boyocotage des commercants francais et même en 1935 un progrom. a partir de 1938, la répression a, pour un temps, calmé le jeu. mais dés le débarquement, l´agitation va croissant en ville, ou la vie politique est jalonnée de réunion plus ou moin houleuse, de visites de leaders. la compagne avoisinante cherche a se structurer. la montagne elle même enregistre et amplifie les rumeurs glanées au souk ou dans les cafés des foubourgs . le scoutisme musulman est trés actif: le groupe scout el-hayat rassemble la jeunesse musulmane et entretien un esprit révolutionnaire. le groupe s´étoffé aprés 1942. des camps mettent en contacte les jeunes de la région, des aurés, de la plaine, autour des feux de camp ou les chants patriotiques résonnent et impressionnent les algeriens des alentours. en 1945, ils sont prés de deux cents a setif qui défilent réguliérement dans un ordre impeccable. mais l´attraction de setif est sans constete la pharmacie de farhat abbes, la personnalité de la ville. c´est a la sous-préfecture de setif quu´il a déposé en premier les statuts des AML. farhat abbes a su créer autour de lui un climat de respect pour sa personne et ses idées. il étand l´influence de son groupe par l´autorité de ses représentants:a biskra le docteur saadane, a batna le docteur benkhelil. son journal l´égalité se diffuse a setif et sa région avec succés, sa politique veut établir une large union avec les oulamas, le scoutisme musulman, le PPA. il se présente donc comme l´homme du rassemblement: léve-toi pour reconquérir par un rassemblement populaire tes franchises et tes libertés, conclut le tract des AML diffusé a setif pour le deuxiéme anniversaire du manifeste de février 1943. si les colonialistes lui ont notifié l´interdiction de prendre la parole en public, ferhat abbas fait des conférences dans des cerles privés et insiste sur deux faits essentiels : la ligue arabe (créee) en mars 1945 et la conférence de san-fracisco (fondatrice de l´onu en avril 1945. il se déplacebeaucoup a alger et dans tout le constantinois, parlant devant des parterres trés nombreux. quant au PPA, encore clandestins,il n´apparait jamais au premier plan, mais son action est menée par de trés jeunes militants dévoués corps et ame, avec méthode et conviction. il demande un parlement algerien élu au suffrage universel qui établira un gouvernement de la nation algerinne indépendante. dans le quadrilatére, le doctuer lamine debaghine jouit d´un prestige immense,surtout a setif.installé a saint arnaud, il incarne le parti pendant la répression de la période vichyste.il jouit de l´aurax de l´intellectuel dans un parti prolétarien et par conséquent joue sur l´activisme pour mieux mériter du peuple. impulsif, il n´a pas la maturité politique des vieux militants de l´étoile nord africaine et il vit dans la région de setif véritable laboratoire du nationalisme, bien en avance sur le reste de l´algerie. sous sa direction, le parti se forge comme un organisme de combat. mais les moyens financies sont limités et les récupirations d´armes difficiles (on comprend pourquoi messali hadj oriente son action de propagande vers les soldats algeriens, dans l´espoir de se fournir en armes) en paralléle,l´intellectuel précise les axes de la propagandes et il ne fait pas faute d´influencer la position de farhat abbes,qu´il fréquente réguliérement. les oulamas, dés 1942, ont déployé une intense propagande pour multiplier les mederssas. leurs quêtes leur ont apporté des sommes considérables. le 15 avril 1944, cheikh el ibrahimi a remis au général de gaulle un mémorandum, ou il se plaint du manque de liberté des musulmans dans l´exercice du culte et demande, avec la séparation du culte de l´administration coloniale, les réformes et plus de liberté. depuis lors ,les oulamas ont manifesté leur union avec le mouvement de farhat abbes.les adjoints du cheikh se répartissent les visites et les tournées de propagande dans tout le quadrilatére. les cheikh larbi tebessi et said sahli répandent la bonne parole et donnent a la prostestation populaire une forte tonalité religieuse: boycotage des cartes d´alimentation, boycotage de la domesticité matraquage des consommateurs d´alcool dans les cafés européens sous prétexte de faire respecter les préceptes relitgieux. dans les villes et villages et les compagnes, les consignes pénétrent et son suivies avec scupule.ainsi se forge trés rapidement dans le quadrilatére l´unité du grand mouvement politique des AML. merci.




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  • Adel
    19 octobre 2010 at 19 h 48 min - Reply

    @Zendagui et Mahieddine Lachref

    Bonsoir,

    On serait tenté de résumer la situation du peuple algérien par la formule populaire «hadhak mâ helbet هاذاك ما حلبت »
    Le peuple algérien ne pouvait pas faire mieux. Il a eu les gouvernants qu’il méritait.

    Il y a effectivement des facteurs objectifs qui permettent d’expliquer en partie notre échec. Les choses devaient se passer comme elles se sont passées, car les Algériens sortaient de 132 années d’une colonisation particulièrement féroce et sept années d’une guerre particulièrement meurtrière. Meurtris, exsangues, épuisés, les Algériens voulaient avoir la paix et savourer tranquillement leur liberté toute neuve, si chèrement acquise. Chacun est retourné à son travail, à la seule différence qu’il n’y a avait plus Monsieur Pierre et Monsieur Paul pour donner les ordres.

    Tout aurait bien pu se passer et on aurait dit, comme dans tous les contes de fées : «Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants.» Les Algériens eurent beaucoup d’enfants, certes, mais vécurent-ils heureux sous Ben Bella et Boumédiène? Peut-être… Insouciance? Je-m’en-foutisme? Inconscience? Peut-être… Le fait est que, de fil en aiguille, année après année, le passif s’accumula et lorsque la facture arriva, nous la trouvâmes bien salée et nous fûmes bien obligés de la payer, «intérêts et principal», comme disait Jean de La fontaine.

    L’Algérien n’a jamais connu d’État juste, qui fasse des lois justes et les applique avec rigueur et sans parti-pris, un État auquel il s’identifie entièrement. L’Algérien ne s’est jamais senti vraiment libre dans son pays. Peut-être sous les Turcs, mais c’était parce que les tribus étaient encore très puissantes et protégeaient l’individu de l’arbitraire des despotes au pouvoir. Nos compatriotes de Kabylie étaient d’ailleurs à ce titre les mieux lotis, car le pouvoir central n’avait pratiquement aucune prise sur leurs territoires.

    L’Algérien a donc traversé le temps de l’indépendance sans être vraiment libre, ni vraiment enchaîné, ni vraiment heureux, ni vraiment malheureux. C’était une sorte de grisaille permanente. Pendant que l’Algérien nouveau apprenait la fainéantise et la ruse, la tricherie et le baratin (etbel3ît, comme disent les Oranais), les nouveaux maîtres du pays tissaient leur toile et bâtissaient leurs fortunes. «Eh mâmiyya, ethaoura ezzirâ3iyya!» scandaient les étudiants volontaires, à en perdre la voix. Pendant ce temps, la SM recrutait les futurs… tortionnaires? Le service national, avec ses deux fleurons, la route transsaharienne et le barrage vert, passait les nouveaux diplômés à la moulinette de la décérébration par les «hed thnîn, hed thnîn» et les «stâ 3ed! stâ riiiiih!» des sergents et adjudants SLE. El Moudjahid était là chaque jour que Dieu faisait pour nous rassurer : «Dormez braves gens! Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes…»

    Comment nous sommes-nous retrouvés à nous entretuer 20 ans plus tard? Dieu seul le sait. Tout allait si bien, pourtant.

    Maintenant que nous sommes bien réveillés et que nous souffrons même d’insomnie. Maintenant que nos jeunes ont inventé un nouveau défi – el harga – pour remplacer la Trans et le barrage vert, maintenant que nous savons que nous sommes détestés partout où des Algériens ont mis les pieds avant nous, que devons-nous faire? Immense question. Faut-il changer de peuple, disperser tous les Algériens dans le monde entier (il paraît qu’injecté à petites doses, l’Algérien fait des merveilles…)? Faut-il faire un appel d’offres international pour recruter un bon dictateur? Ou encore un révolutionnaire professionnel genre Lénine ou Mao, pour que nous accomplissions enfin notre Longue Marche?

    Que faire, mes amis? Voilà la question à 100 millions de dollars que nous ne cessons de nous poser sur LQA? Il n’y a toujours pas de gagnant. Avis aux amateurs.

    Amicalement




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  • Zendagui
    20 octobre 2010 at 18 h 37 min - Reply

    Adel,

    Que faire ……. Adel tu as deja mis le doigt dessus. Refere toi a ta propre analyse dont je fais reference dans le post precedent.
    Helas ! Et j’en reviens a cette exclamation bien pataouete « Comment qu’ tchetais ….comment qu’ tch’es devenu ».
    A voir ce qui se passe « el kadra ouellette keskes » et dans pareil cas c’est de la pate a modeler a souhait. La ou fafa avec tous ses chants de sirene n’a pas reussi avec nos aines en partant du gourbi, du douar du village jusqu’aux villes …….. et pourtant les valeurs nous sont parvenus. Qu’en avons nous fait?
    Et dire qu’avant 62, malgre le marasme et le tout benefice au colon, sur un groupe de 5 adultes indigenes il y en avait au moins qui refletait la raison et ainsi le rempart se construisait, maintenant « la vipere est au sein » …….. et oh combien est d’actualite Ibn Khaldoun.




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  • Boualem
    3 novembre 2010 at 18 h 13 min - Reply

    Pour resumer, je dirais que la reconciliation avec la pensee du Congres de la Soumam qui a, entre autres, inscrit en lettres d’or l’exigence democratique nationale est la voie idoine pour nous en sortir de tous les marasmes sous-dev’, voyoucrates et demagogiques.
    Sincerement,
    B.A.




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  • Congrès du Changement Démocratique