Édition du
28 July 2017

L’identité nationale est un problème du passé, du présent et du futur

Par Ali Yahia Abdenour

le 12.10.10 

Dans une interview accordée à la revue scientifique japonaise, The journal of Sophia Asian Studies, rapportée par votre journal, l’ancien président de la République Chadli Bendjedid a déclaré : «Il n’y a pas d’identité algérienne spécifique à l’Algérie, à part l’identité arabe et musulmane.»

Il rejoint le bureau politique du PPA-MTLD qui a adressé, fin 1948, à l’ONU, un mémorandum où il était écrit : «L’Algérie est une nation arabe et musulmane depuis le VIIe siècle». Le mémorandum demandé par Messali Hadj, qui devait se rendre à l’ONU, refuse de donner à l’existence de l’Algérie une origine plus lointaine que l’occupation arabe qui remonte au VIIe siècle de l’ère chrétienne. Les signes avant-coureurs de cette déclaration, qui n’était pas un incident de parcours, mais une suite logique de la politique suivie par Messali, après ses séjours au Moyen-Orient, particulièrement en Egypte, n’a pas été examinée à la lumière des réalités nationales, mais a intégré mécaniquement un modèle extérieur dicté par Azzam Pacha, secrétaire général de la Ligue arabe, et Chekib Arslan, qui revendiquaient un empire arabe allant de l’océan Pacifique à l’océan Atlantique.
Cette falsification de l’histoire a déclenché la crise dite «berbériste» de 1949 qui est en réalité une crise contre les Berbères, une crise identitaire qui a privé les Algériens de leur algérianité. Toute volonté ou force, visant à intégrer et à assimiler les Berbères à une identité importée, à éliminer leur culture et leur langue, à les réduire à une minorité, déclenche la résistance.
Chadli Bendjedid a le droit d’exprimer son choix, sa conception de l’identité nationale, qui n’est pas celle des spécialistes les plus chevronnés ni celle des amateurs éclairés. L’identité d’une nation, c’est ce qui fonde une âme, une philosophie, une culture, un vivre ensemble.  Le président de la République, secrétaire général du FLN, parti unique, parfois parti-Etat donc colonisateur, souvent parti-godillots, un parti colonisé.
Chadli Bendjedid s’est entouré, le 20 avril 1980, d’une carapace féroce pour éliminer les militants qu’il n’a pu ni intégrer ni assimiler à l’arabisme.
Il a appliqué une répression collective, en allant plus loin que le fabuliste qui disait : «Si ce n’est pas toi, c’est donc ton frère.» Il a dit : «Si c’est ton frère, c’est toi aussi.» Le 20 avril 1980 a été le retour à la source du peuple algérien et la revanche des racines.» Chadli Bendjedid a déclaré, en 1983, au Congrès du FLN : «Au Maghreb, tout musulman est arabe.» Je suis musulman, avait-il dit, donc je suis Arabe. Où a-t-il conduit l’Algérie, car ce qui guide peut égarer. Une blessure qui s’est cicatrisée et qui s’ouvre à nouveau fait plus de mal que la première fois. Les plaies les plus graves sont celles qui atteignent la personne humaine dans sa dignité. Pour Chadli Bendjedid, qui regarde l’amazighité comme si elle lui était extérieure, les Amazighs doivent abandonner leur culture et leur langue profondément enracinées dans le peuple, s’intégrer à l’arabité, devenir Arabe. L’affirmation de l’arabité ne peut aller de pair avec l’exclusion de l’amazighité. Les Amazighs ne peuvent ni renier leurs ancêtres, ni rougir de leurs parents, ni avoir honte d’eux-mêmes. C’est une erreur historique, une faute politique qu’il est urgent de réparer, une épine enfoncée dans le corps qu’il est salutaire d’extraire. Il faut siffler à temps la faute et faire en sorte qu’elle ne puisse se perpétuer. Le pire n’est pas toujours certain, disait Calderon, encore faut-il se mettre en condition de l’éviter.
Chadli Bendjedid a suivi le courant assimilationniste qui a programmé la disparition des Amazighs au sein de l’arabité, oubliant que la décadence de Rome a relevé de son impuissance à assimiler les Berbères. Une langue maternelle ne s’élimine pas, pas plus que le peuple qui la parle, car elle n’est pas seulement un mode de communication privilégié, mais, plus important encore, elle est un creuset où s’élaborent la façon de raisonner, la manière particulière d’être, de vivre, de manifester et de créer. La nation algérienne n’est pas à créer, elle existe depuis des millénaires.
L’Algérie est algérienne et ne peut devenir une colonie culturelle et linguistique du Moyen-Orient, de l’Egypte en particulier, où le concept de l’Etat est fragile et où la politique s’apparente au clientélisme, à la tribu et au religieux. L’Islam est tolérant, ouvert, n’obéit pas au nationalisme des Etats ou des peuples qui l’adoptent ou le propagent, car il est universel et ne peut être limité à une appartenance ethnique ou linguistique.
L’Algérie est un vieux peuple qui n’a pas changé d’ethnie avec l’arrivée de l’Islam. Il n’y a en Algérie que des Berbères berbérophones et des Berbères arabophones appelés Arabes. On ne peut pas dire le peuple arabe d’Algérie, ou l’Algérie arabe, mais le peuple algérien tout court. Il faut appeler ce pays par son nom l’Algérie, sans suffixe ni préfixe, et tous ses habitants par le leur, Algériens et fiers de l’être. On naît Algérien, mais on le devient aussi.
Le parti Baâth syrien, qui est en rupture avec son frère irakien, a retenu que tous ceux qui parlent la langue arabe sont des Arabes. De par le monde, un musulman sur cinq est arabe, et tous les Arabes ne sont pas musulmans. Les Baâthistes algériens et assimilés considèrent les Algériens francophones non seulement comme des Français mais intégrés au parti de la France, (hizb frança). Etre Algérien c’est aimer l’Algérie, patrie vivante et vibrante en chacun de nous, c’est assumer ses racines, car les renier ou les oublier, c’est trahir. Tout peuple qui n’a pas perdu ses racines garde son identité. Le peuple algérien, comme une rivière fidèle à sa source, suit son cours, s’élargit, grossit, s’enrichit de nouveaux affluents qu’elle intègre et fait siens. Les apports nouveaux ont joué dans le sens d’un enrichissement malgré les heurts de l’histoire.
L’histoire se met au service de la politique
Avant de restituer l’histoire aux historiens comme le recommande Mohammed Harbi, il faut la revisiter, car elle est faite du flux et du reflux des cultures. Il faut porter un regard sur l’histoire de la Numidie qui est devenue l’Algérie, comme la Gaule est devenue la France. Il est difficile d’interroger le passé, et surtout de bien l’interroger. Pour Jean Claude Vatin : «Des confédérations tribales élargies donnèrent naissance à de véritables royaumes plus de deux siècles avant l’ère chrétienne. La dynastie Massyle, dont Massinissa, Jugurtha et Juba II furent sans doute les plus brillants représentants, fonda un empire la Numidie, ancêtre lointain de l’Algérie actuelle.» La Numidie, qui dessine à l’avance l’espace où l’Algérie allait grandir, possédait les trois éléments requis pour constituer un Etat, à savoir : un territoire délimité, une population regroupée, des structures administratives. Elle a été une terre d’invasions et de conquêtes, à cause de sa situation géographique. L’Algérie est occupée par les Phéniciens, puis les Carthaginois, les Romains, les Vandales, les Byzantins, les Arabes, les Turcs et les Français. Sous l’ère ottomane, après la chute de Grenade, l’Espagne s’empara de Mers El Kebir, puis d’Oran en 1509. Les deux royaumes berbères furent unifiés un temps par Massinissa (203-148 avant l’ère chrétienne), plus tard, par son neveu Jugurtha qui résista à l’empire de Carthage, puis de Rome. Jugurtha est inscrit dans l’histoire et au premier rang. Il apparaît à travers la légende, avec son renom, son prestige, sa stature grandie et démultipliée à travers les siècles, son patriotisme, son style, son expérience, sa capacité à faire face aux dures épreuves, comme le visionnaire politique qui s’est identifié à cette terre rebelle à toute occupation, dont il fut un de ses plus illustres fils. Comment expliquer un pouvoir porté à son apogée, dans une nation unie, à une époque où partout ailleurs dans le monde, les nations et les Etats n’existaient pas encore. Le XVIIIe siècle européen a été celui de la nationalité. Il n’est pas inutile de garder en mémoire que le peuple allemand n’a réalisé sa première unification nationale qu’en 1871. Juba 1er, roi de Numidie, et Tacfarinas ont défié l’empereur romain. Vercingétorix, vaincu à Alésia en 52 avant l’ère chrétienne, s’est rendu devant Jules César empereur romain. Juba 1er a lui préféré le suicide à la capitulation et au déshonneur. C’est depuis cette époque que les jeunes Berbères chantent «Anerrez ouala aneknou» (plutôt se casser que de s’incliner.)

L’évéque Donat des Nememchas, père du Donatisme qui a déstabilisé l’Eglise de Rome durant trois siècles jusqu’à l’arrivée des Byzantins, a attiré à son Eglise un mouvement nationaliste révolutionnaire, rassemblement des paysans berbères appelés les Circoncellions qui virent dans cette dissidence religieuse non pas une simple crise religieuse, mais une résistance à l’égard de l’occupation romaine de cinq siècles, liée au refus ancestral de la population berbère d’être dominée par les envahisseurs. Les Berbères, adeptes du Donatisme, ont été exploités, opprimés, humiliés par l’empire romain et par les catholiques à leur tête Saint Augustin qui les qualifia d’hérétiques, de schismatiques, de bandits sans foi. Trois figures de proue, Koceila, Kahina et Youghoumrassène ont résisté aux premières expéditions arabes. Jugurtha et la Kahina étaient le symbole de la lutte multimillénaire pour la défense de l’indépendance du pays et la sauvegarde de la liberté. La Kahina a assumé avec acharnement sa mission historique à une époque symbolisant courage, audace, héroïsme, clairvoyance, lucidité, dévouement pour la patrie. Elle a été un des plus grands hommes de cette époque. L’absence de sensibilité, pour ne pas dire de compréhension, si ce n’est d’adhésion à l’égard de la Kahina, est un défi à l’histoire, alors qu’elle a mis en exergue un des épisodes les plus glorieux de notre histoire nationale, comme toujours la résistance du peuple algérien à l’envahisseur. La vérité est que la conquête arabe, par les armes et dans le sang, a trouvé en face d’elle comme en face de tous les envahisseurs des Berbères qui ont dignement et au prix de leur vie défendu leur patrie. La conquête arabe n’a été qu’une conquête parmi les autres, qu’une invasion parmi les autres. Pour Ibn Khaldoun : «Les invasions arabes furent violentes et destructrices, comme toutes les conquêtes militaires, avant d’apporter dans plusieurs contrées, paix et sécurité.» Roger Garaudy écrit dans ses promesses de l’Islam : «Les grandes invasions et les grandes dominations furent toujours de grandes régressions.» L’apport arabe n’a pas été important en termes de population, pour modifier l’assise sociale de la population.
Il faut remonter à la source et aux racines du peuple algérien pour ne pas s’égarer dans les mythes et comprendre que ce peuple ne peut être ni intégrable ni assimilable, qu’il a été plusieurs fois occupé, mais jamais conquis, qu’il n’a accepté aucune colonisation et que les colonisateurs ont été colonisés ou rejetés à leur tour.

C’est cette constante détermination du peuple algérien à être artisan à part entière de son destin, qui l’a poussé à lutter contre tous les envahisseurs, des Carthaginois aux Français, malgré les défaites subies, à ne pas abdiquer ni courber l’échine, comme en témoignent ses combats, ses insurrections, ses soulèvements, ses révoltes. Il a réussi à se libérer de toutes les tyrannies, à chasser ses colonisateurs ou à les intégrer pour son enrichissement. Embarek El Mili «défendit avec passion l’indépendance des Berbères, qui se sont emparés partiellement de la langue et des mœurs des différents peuples qui les envahirent, mais seulement après les avoir empreints du caractère berbère». Chaque envahisseur, chaque occupant, simplifie le passé du pays pour justifier sa conquête, et dire qu’avant lui n’existait ni patrie, ni peuple. Chacun a dit à sa manière : avant moi rien n’existait, avec moi tout commence. Le colonialisme français a nié 132,  ans durant, l’existence de la nation et du peuple algériens. «L’Algérie n’a jamais existé en tant que nation-Etat et peuple, n’a pas d’histoire et son nom même est une création française. Le nationalisme algérien n’exprime rien d’autre que le fanatisme religieux». Pour Fanon : «Par une sorte de perversion, le colonialisme s’oriente vers le passé du peuple opprimé, le distord, le défigure, l’anéantit». L’Algérie est colonisée parce qu’elle est colonisable, comme l’avait soutenu Stéphane Gselle, n’est qu’un slogan creux. Dans sa déclaration du 16 septembre 1959, où il a reconnu, au nom de la France, le droit du peuple algérien à l’autodétermination, à disposer librement de son destin, le général de Gaulle a nié l’existence d’une nation et d’un Etat algérien dans le passé et dans le présent, mais a reconnu que la France n’a jamais réussi à pacifier, à plus forte raison, à intégrer et à assimiler l’Algérie. Le parti communiste français (PCF) a longtemps soutenu que la nation algérienne n’existait pas, du fait que les cinq définitions de Staline relatives à la formation de la nation ne s’appliquent pas à son cas. Pour Staline, les cinq critères qui servent à définir une nation sont : l’histoire, la langue, le territoire, l’économie et la communauté spirituelle. Pour Maurice Thorez, secrétaire général du PCF : «La nation algérienne n’a pas existé, mais avait pris corps étant en formation. Il y a une nation algérienne qui se constitue, elle aussi, dans le mélange de 20 races». Le colonialisme, qui a prouvé son total mépris de l’humain en l’asservissant, est l’enfer sur terre. Il a régné par le fer et le sang, a spolié, humilié les Algériens, a fait la promotion du racisme, de la xénophobie et de l’intolérance. La pensée ethniciste et raciale forme l’armature de son idéologie. On ne peut revêtir le colonialisme qui n’est que violence, actes de barbarie, crimes de guerre, crimes contre l’humanité, du nom de civilisation. Le colonialisme français avait joué les tensions ethniques pour en faire le facteur dominant de la vie politique afin d’empêcher la culture tamazight et arabe, élément de base de la question nationale, de se solidariser. Ce fut un échec total. Les langues tamazight et arabe étaient méprisées par le colonialisme qui les considérait comme des langues d’incultes et incapables de modernisation et d’internationalisation.

Après l’indépendance, la langue arabe s’est trouvée dans la position de langue dominante, méprisant et opprimant tamazight. C’est en examinant le passé qui nous tient et nous guide, que le présent saute aux yeux, du fait que les images se croisent, s’acheminent dans l’espace et dans le temps, font fusionner le formalisme et l’insolite, l’humain, la réflexion et l’action. Il demeure un lieu de mémoire de l’identité nationale. Le passé n’est jamais dépassé, continue d’exister sans cesse sur le point de ressurgir, pour s’ouvrir sur l’avenir. Le présent, on n’en parle pas, on le fait, il est chaud et vivant, mérite d’être approfondi, pourvu qu’on soit attentif à ce qu’il peut donner. Que de cris entendus ou sourds pour la défense de l’amazighité, dont je voudrais me faire l’écho, avec objectivité, impartialité et honnêteté intellectuelle. L’amazighité qui a son sens, son originalité et sa nécessité dégage une grande leçon de philosophie politique :
que dois je savoir ? Que dois-je faire ? Que m’est-il permis d’espérer ? A l’éternelle question : Qui je suis ? D’où je viens ? Où je vais ? Je réponds sans hésiter : je suis moi, je viens de chez moi, et j’y retourne. Mais qui est moi ?
«J’existe, je pense donc je suis», disait Descartes. Socrate ajoutait : «Connais-toi, toi-même». Le devoir qui est le principe même de la vie sociale ne se fait pas à moitié, mais en entier. La vérité a son caractère tonique, s’exprime avec une simplicité d’où est bannie la langue de bois. L’identité nationale doit être longuement réfléchie, mûrie, concertée, soigneusement préparée, largement expliquée, valorisée. Elle doit être étudiée dans le temps et dans l’espace, en raison des luttes qui l’ont transformée dans le passé et qui doivent l’élargir dans l’avenir. Elle n’est pas à dépasser ou à compléter, mais à reprendre de fond en comble. La prise en considération de l’amazighité dans l’identité nationale sera l’aboutissement du déroulement de l’histoire, qui peut être accéléré ou freiné, selon le degré de conscience et de combativité des Algériens. C’est une cause nationale. Nous sommes un seul peuple. L’identité nationale est le produit de la volonté des Algériens de vivre ensemble, de partager la vie commune.

Ali Yahia Abdenour

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19 Commentaires sur cet article

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  • bouyilès
    12 octobre 2010 at 20 h 26 min - Reply

    La sagesse à l’état pur.Je crois que notre vénérable maitre Ali Yahia vient de trancher définitivement les questions relatives au problème identitaire.
    Il ne reste plus qu’à inclure une grande partie de ce texte dans le préambule de la constitution et on aura réglé une fois pour toutes le problème de ‘l’Algérien’.
    La deuxième étape consistera à nous rapprocher de nos véritables frères,le marocains,pour signer l’acte de naissance de Tamazgha.




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  • KIFKIF
    12 octobre 2010 at 21 h 51 min - Reply

    malgre la vivacite de la culture amazigh, qu,en deplaise a chadli, tous les presidents algeriens ont exclu cette composante, pour ne pas dire ce fondement, de la nation algerienne.
    les tenants de l,arabisme se comportent comme tous les envahisseurs, des romains jusqu,aux francais, ça leur prend des revoltes et des contestations comme en 1949, en 1980 et en 2001 et du feu aux fesses comme le mak pour accepter du bout des levres la realite de cette contree appelee  »algerie »
    gandhi disait de cette espece: » ils vous ignorent ensuite ils vous raillent, ensuite ils vous combatent et enfin vous gagnez »
    l,histoire est un eternel recommencement.

    j,espere que ca ne sera pas censure a cause du mot mak.




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  • samir
    12 octobre 2010 at 22 h 52 min - Reply

    merci maitre pour ces vérités que l’on cherche à nous faire oublier.notre histoire est riche en enseignements et nous n’avons pas à rougir de se revendiquer berberes car le contraire irait en contre sens de la réalité historique.’Le peuple algérien, comme une rivière fidèle à sa source, suit son cours, s’élargit, grossit, s’enrichit de nouveaux affluents qu’elle intègre et fait siens. Les apports nouveaux ont joué dans le sens d’un enrichissement malgré les heurts de l’histoire.’:tout est dit dans ces lignes que vous avez écrits.pourquoi nous,algeriens,s’acharnons soit à rejeter pour certains,l’apport civilisationnel et spirituel de l’islam,pour d’autres effacer notre heritage ancestral et nous assimiler de facto à une culture qui n’est pas la notre.ce régime,et chadli en fait partie,a toujours tenté d’occulter notre histoire car nous sommes un peuple qui,au plus profond de son être refuse la soumission et l’injustice.mettre en valeur notre histoire c’est nous rappeler le combat que nos ancetres ont mené contre toute forme d’injustice.c’est raviver en nous cette flamme du sacrifice et de la révolte.il appartient aux algeriens de se réapproprier leur histoire et de s’unir en évitant les sujets de discorde,sujets futiles qui trouveront une issue certaine une fois que ce régime sera mis hors état de nuire.encore une fois merci pour votre intervention qui,sans aucun doute,fera réflechir les vrais algériens,ceux qui se sentent appartenir profondement à cette terre.notre division est une garantie de survie de ce régime,ne l’oublions pas.




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  • Si Salah
    12 octobre 2010 at 22 h 53 min - Reply

    Je vais aligner quelques Lapalissades, alors mes excuses :

    1) Il y beaucoup d’algériens qui se sentent « arabes » du fait de leur culture, et ne changeront pas d’avis, même si, ethniquement parlant, ils sont d’origine berbères.

    2)Il y beaucoup d’algériens qui se sentent « berbères » du fait de leur culture, et ne changeront pas d’avis.

    On dit que le tryptique islam-arabe-amazigh est ce qui définit le mieux « l’algérien ». Il y a des algériens qui acceptent ce tryptique dans sa globalité, et d’autres qui ne se reconnaissent que dans l’une ou au plus deux composantes ce de tryptique.

    Dans tous les cas ci-dessus, j’exclue bien entendu l’infime minorité d’extrémistes « arabistes » (baathistes) et « berbéristes » qui veulent l’éradication de l’autre et de sa culture. Ceux-là sont des quantités négligeables à négliger donc.

    Ma conclusion est que dans la situation présente (à l’ombre de la dictature), « creuser » dans ce thème de ce qu’est etre algérien ne fera que nous atomiser encore un peu plus. A mon avis, il faut se suffire pour le moment d’un « smic » qui s’appelle « vivre ensemble », c-a-d accepter l’autre comme il veut bien se définir en tant qu’algérien. Il est bien plus urgent de se réunir pour accélérer la disparition de ce régime monstrueux qui se joue de nous et de nos divisions, et qui a adhère à autre tryptique lui : terroriser, voler, exporter…

    Si Salah




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  • wahid
    13 octobre 2010 at 3 h 02 min - Reply

    L’islam comme mode de vie, l’islam comme religion, l’arabe comme langue ont été adopté par les berbères de l’Afrique du nord (Maghreb Arabe) voila des siècles. L’appartenance à l’arabité a été mainte fois, a travers des siècles (Conquêtes a nos jours), des faits et des événements historiques, exprimée par des berbères. Maintenant s’il ya certains qui se pas sentent pas confortable dans cette langue ca ne devrait pas poser problème, pour l’Algérie ni pour ceux des algériens qui aiment bien s’exprimer en cette langue, si d’autres ne se sentent pas non plus confortable dans la religion musulmane si aussi un droit qui est légitime et fortement toléré par l’islam.

    Théoriquement les habitants de l’Arabie en terme démographique tout au long des ces siècles n’ont jamais été en terme nombre en mesure probable de colonisé l’Afrique du Nord, (peuplé l’Afrique par des arabes d’Arabie) par contre la probabilité d’arabisation des berbérophone est très explicite par plusieurs facteurs, toujours théoriquement l’islamisation de cette population très entendues sur un grand territoire ne pouvais se faire sans processus d’arabisation et l’assimilation totale ne pouvais se faire avant l’arabisation et l’islamisation.

    En peut aisément, sans brun de doute, sans le recourt a des études historiques ni anthropologiques affirmer que l’ensemble, sinon la majorité des nord africains se sont des berbères arabisés, islamisés puis assimilés a l’arabité au point ou psychologiquement par un refoulement, ce caractère identitaire s’exprime violement par la négation de l’appartenance a l’originale race.

    Je ne suis pas un expert, simplement un algérien, mais c’est mon profond sentiment qui décrit ce que je peux comprendre et expliquer.

    Fraternellement

    Wahid




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  • adel133
    13 octobre 2010 at 3 h 58 min - Reply

    nous sommes plus divisés que jamais depuis 1962 et le resterons pour l’éternité tant que nous ne prendrons pas conscience que le pouvoir c’est nous(le peuple).rien ne changera tant que nous n’exercerons pas ce pouvoir pour briser la nuque de ce pouvoir corrompu et traitre.
    lisez ce qui suit et vous êtes en plein dedans dans la boutefland.

    »Les dix stratégies de manipulation de masses… Noam Chomsky
    Par Alain Gagnon
    (
    Les dix stratégies de manipulation de masses
    Le linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les média. Nous la reproduisons ici. Elle détaille l’éventail, depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation jusqu’à maintenir le public dans l’ignorance et la médiocrité.

    PRESSENZA Boston, 21/09/10

    1/ La stratégie de la distraction

    Noam Chomsky

    Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

    2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions
    Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

    3/ La stratégie de la dégradation
    Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

    4/ La stratégie du différé
    Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

    5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge
    La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

    6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion
    Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

    7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise
    Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

    8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité
    Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

    9/ Remplacer la révolte par la culpabilité
    Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…

    10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes
    Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.




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  • Alilou
    13 octobre 2010 at 12 h 29 min - Reply

    La je dois intervenir,

    A quoi reconnait-on un homme de sagesse et de savoir et a quoi reconnait-on un ane (hachakoum) ???

    L’Homme de sagesse et de savoir ne renie pas ses origines, l’ane si.

    Yalfahem efhame….

    Que DIEU garde et protège les hommes droit et juste et donne leur plus de sagesse afin de guider tes peuples vers ta lumière… et fait de sorte que les autres, soient égaré dans LEUR ténèbres car toi tu es lumière il n’y a que lumière qui émane de toi et point de ténèbres.




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  • kouder
    13 octobre 2010 at 14 h 15 min - Reply

    Merci Maître ALI YAHIA Abdenour pour cette contribution hyper enrichissante et pour tous ces éclaircissements.




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  • Grim
    13 octobre 2010 at 15 h 07 min - Reply

    C’est en passant par la chronologie des évènements que je suis parvenu un tant soit peu à me faire une idée de l’histoire de l’Algérie. Il y a d’abord les faits, ensuite les synthèses, les analyses, les interprétations. S’abreuver aux sources des seules analyses ou interprétations d’auteurs aussi prestigieux soient-ils peut conduire à de lourdes déconvenues. Ainsi je répète que Ahmed Ben Bella n’a, à ma connaissance, pas participé à la préparation matérielle du déclenchement du premier novembre 1954; un internaute me dit que si et que sa contribution eut lieu à Paris; j’attends qu’il en dise plus.
    Abdennour Ali Yahia qui est un vieux routier de la politique, des luttes idéologiques, des combats pour les droits de la personne – c’est aussi quelqu’un qui a payé cher ses engagements – brosse en un article plus de 20 siècle de l’histoire de la Berbérie et de l’Algérie. Mon combat par contre s’est situé exclusivement dans le champ forestier; ce n’est que la sortie intempestive autant qu’injuste de Chadli Bendjid à propos des Berbères qui m’a fait sortir de mes préoccupations habituelles.

    Les Berbères sont les autochtones de l’Afrique du Nord; ils appartiennent aux territoires du Nord du continent africain et relèvent de la partie occidentale de la Méditerranée. Toutes les contrées de la terre ont leurs autochtones et il est inimaginable que ce ne soit qu’aux Berbères que n’est pas reconnu un berceau originel. On parle même de plante ou d’animal indigène de telle ou telle autre partie du monde; on parle également de plantes ou d’animaux acclimatés, naturalisés, lorsque leur adaptation est si parfaite qu’on en fait de quasi espèces indigènes. Il en était ainsi des Algériens d’origine européenne – dont la présence en Algérie, pour certains, remontait à 5 générations – qui se voyaient en autochtones du pays, et à juste titre me semble-t-il.

    De vieux Algériens d’origine européenne, à l’image dernièrement de Vincent Soler, ancien rival sportif de Ahmed Kebaili et Abdelkader Zaaf, continuent à visiter les lieux de leur enfance, de leur jeune vie. Ils y sont toujours accueillis avec beaucoup de chaleur y compris par des Algériens de la quarantaine ou la cinquantaine qui ne les ont pourtant jamais connus; quelques mots d’arabe ou de kabyle, l’évocation de certains faits, de certains lieux, et tout le monde en vient au sentiment d’appartenir au même monde. Qu’est ce qui a fait qu’à un moment donné nous donnâmes l’impression de former des blocs ennemis : en premier lieu la cupidité, une cupidité d’ailleurs plus caractéristique du genre humain que spécialement des communautés de l’Algérie pré 1962.
    Passons à autre chose :

    Plusieurs Berbères règnèrent sur l’empire romain :
    – Septime Sévère, le plus connu d’entre eux, de 193 à 211;
    – Marcus Aurelius Antonius (Héliogabal ou Élagabal) de 218 à 222;
    – Sévère Alexandre fut empereur de Rome de 222 à 235;
    – Marcus Opelius Macrinus (Macrin) , né à Césarée (Cherchell), de 217 à 218.
    La liste ne s’arrête pas là (source : internet notamment).
    Les Berbères donnèrent également des papes à la chrétienté :
    – Victor 1er, de 189 et pendant une dizaine d’années;
    – Miltiade ou Melchiade de 311 à 314;
    – Gélase 1er, de 492 à 496.

    Par contre, les Berbères n’eurent pas de sultan turc durant la période 1515-1830 ni de roi ou président de la république de France entre 1830 et 1962.

    On vérifiera donc que ces faits sont bien réels et ce n’est qu’à partir de là qu’on pourrait, si nécessaire, s’étendre en commentaires, professions de foi, etc.




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  • bouyilès
    13 octobre 2010 at 20 h 48 min - Reply

    « Par contre, les Berbères n’eurent pas de sultan turc durant la période 1515-1830 ni de roi ou président de la république de France entre 1830 et 1962. »
    Conclusion qui en dit beaucoup trop ou pas assez,monsieur Grim.
    L’occupation turque peut-elle être considérée comme un colonisation à la française?Est-ce la période pendant laquelle cette contrée nord-africaine a le plus régressé?
    Vous avez sauté toute un pan d’histoire.On voudrait savoir pourquoi,si ça ne vous dérange pas.Simple curiosité.Merci.




    0
  • khaled
    13 octobre 2010 at 22 h 53 min - Reply

    Je suis triste de voir ce thème d’identité récurer une nie-me fois.
    Je dois répéter ce que le militantisme a mon père m’a appris:
    Les algériens étaient tous égaux devant la violence de l’occupation.

    Et ce-ci est une vérité que même les plus extrémistes ne peuvent contester.

    Alors de grâce, relevant d’autres défis plus urgents au lieu de tourner en rond sur une question qui a trouvé sa réponse dans la lutte armée du peuple algérien.




    0
  • abdelkader wahrani el-arabia
    13 octobre 2010 at 23 h 36 min - Reply

    ceux qui sont contre la langue arabe et contre la réligion musulmane ce sont les débris des missionnaires et des péres blancs. qui ont tenté de christianiser le peuple algerien. au nom du 19em corps d´armée, coloniale. au 19em siecle. merci.




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  • Grim
    14 octobre 2010 at 15 h 50 min - Reply

    @Bouyiles
    La phrase que vous reprenez comporte effectivement une erreur qu’il convient de corriger; il fallait lire: «Par contre les Berbères n’eurent pas de sultan de Turquie durant la période 1515-1830…» le reste sans changement.

    Il faut comprendre que Rome ne se sentit pas diminuée en plaçant à la tête de son empire des enfants de la Berbérie et que la chrétienté ne se vit pas amoindrie en se choisissant des papes parmi des ressortissants de l’Afrique du Nord.

    Le décideurs turcs par contre non seulement ne se choisirent pas un sultan parmi les Berbères mais ne reconnurent même pas à ces derniers le droit de participer au gouvernement de leur propre pays.

    Pour ce qui est du pouvoir français, qu’il suffise de rappeler les appréciations racistes de Charles de Gaulle sur les autochtones d’Algérie – et même sur les Algériens d’origine européenne – dont sa fameuse confidence à savoir que s’il n’y prenait garde «Colombey-les-deux-Églises deviendra Colombey-les-deux-Mosquées».

    La France n’a connu une immigration de peuplement, d’établissement définitif avec femme et enfants, qu’avec l’avènement du FLN. Auparavant, comme beaucoup le savent, les Algériens, pour des raisons purement économiques , se rendaient en France pour y travailler quelques années et revenaient ensuite dans leur pays dans des avions de ligne et des bateaux de voyageurs ordinaires non avec des menottes aux poignets – comme cela se fait assez fréquemment aujourd’hui pour la délectation de Nicolas Sarkozy et de ses amis et dans l’indifférence apparente des dirigeants du FLN.

    L’exode massif, continu, durable, des habitants de l’Algérie
    – y compris sous sa version Harraga – date de l’Algérie du FLN.

    Auparavant l’Algérie était plus une terre d’immigration, y compris de Britanniques venant en hiver y chercher une douceur de climat qu’ils n’avaient pas chez eux.

    Dans les années 1940,1950, 1960, les autochtones dans leur immense majorité disaient de leur territoire: «Algérie mon beau pays»; il n’est qu’à consulter de nombreux sites web pour lire avec quels mots la jeune génération brisée par le chômage, l’injustice, la «Hogra» , qualifie leur pays. Pour Yacine Kateb, si fréquemment évoqué ici, l’Algérie, pour son peuple, est devenue une «marâtre».

    La phrase qui a retenu votre attention, Bouyilès, n’est pas une conclusion mais un constat et j’invite régulièrement les internautes de LQA à démentir éventuellement ce qui me paraît constituer des informations méritant d’être portées à la connaissance des visiteurs de ce site. Je sais qu’on ne respecte pas toujours les engagements pris vis à vis de soi-même mais je veillerai du mieux que je peux à épargner aux visiteurs de ce beau site ce qui pourrait relever du subjectif, de préférences dictées par tel ou tel autre aspect de mon vécu.

    Je n’en dis ni trop ni pas assez; comme vous, j’écris des messages extrêmement brefs au regard des sujets abordés.

    La présence turque dura plusieurs siècles alors que la domination française s’étendit sur 132 ans si l’on prend pour point de départ la reddition du Dey d’Alger (5 juillet 1962) et moins de 50 ans si l’on se base scrupuleusement sur les limites territoriales du pays au 3 juillet 1962 ( l’occupation de Djanet n’eut lieu que vers 1920). On peut reconnaître cependant sans prendre de grandes libertés avec la réalité que l’essentiel de l’Algérie avait été conquis par les Français bien avant 1875.

    Sans être un historien, je rappelle au risque de lasser, que je ne suis qu’un ingénieur civil des eaux et forêts; il ne m’est pas possible de prouver que «l’occupation turque» présentait ou non des similitude avec la  »colonisation à la française ».

    Est-il légitime de dire, comme on l’affirme parfois, qu’à peu de choses près, les Turcs ont laissé l’Algérie dans l’état où les frères Barberousse l’ont trouvée ? Y ont-ils fait des réalisations positives que le temps ou les hommes ont gommées? Les ressources de leur État provenait-il essentiellement de l’activité de leurs corsaires et de l’imposition de populations dont ils n’auraient pas fait cas l’essentiel du temps?

    Une différence par contre qui ne souffre pas de contestation: ce sont des notabilités algériennes qui firent appel aux Turcs pour semble-t-il chasser les Espagnols du Penon d’Alger alors que personne n’avait invité les Français à s’établir en Algérie.

    Curieuse initiative que celle de Salim ben Toumi, «prince d’Alger» qui, dans des conditions détaillées que j’ignore, va faire appel à des étrangers pour débarrasser la terre d’Algérie d’autres étrangers. Une fois dans la place, l’une des premières initiatives des greco-turcs – ces «Turcs de profession» selon l’originale expression du chroniqueur espagnol Haedo – fut de trucider leur ancien allié avant de mettre à mort d’autres dignitaires locaux et de s’imposer sur un très vaste territoire qui deviendra la Régence d’Alger. Il convient aussi de signaler que leur présence ne fut pas toujours tolérée: on insiste souvent sur les révoltes contre l’autorité française mais les soulèvements contre les Ottomans furent loin de constituer des incidents épisodiques.

    Il faut peut-être relever également que le Maroc offrit une résistance qui ne permit pas aux Turcs de conquérir leur pays.
    Les Turcs parvinrent à s’emparer de la Tunisie mais les autochtones du pays conservèrent un droit de regard sur la gestion de leurs affaires contrairement aux Algériens qui furent tenus à l’écart des centres de décision. Notons que de nombreux autochtones d’Algérie servirent comme supplétifs de l’armée turque comme ils serviront plus tard dans l’armée française participant non seulement aux répressions en Algérie-même mais également à des batailles connues comme celle de Solférino en 1859.

    Nous devrions donc nous maintenir très loin des jugements à l’emporte-pièce et il faut nécessairement passer par un minutieux examen chronologique des faits pour prétendre s’être fait une idée des mérites ou des tares éventuelles des uns et des autres.

    «La période pendant laquelle cette contrée nord-africaine a le plus régressé?» Je ne saurais le dire. On peut néanmoins supposer qu’à partir de l’instant où des étrangers ont la possibilité de subjuguer des autochtones d’autres contrées, les habitants des territoires asservis sont déjà en décadence.

    Que penser par exemple de l’occupation d’Alger en à peu près trois semaines (14 juin 1830 – 5 juillet 1830) par la trentaine de milliers d’hommes du maréchal de Bourmont venus par mer?

    Ce n’est pas un livre d’histoire que j’écris ici, Bouyilès, ce sont des commentaires,des avis, au même titre que les autres internautes.

    Il faudrait bien évidemment évoquer un jour la – ou les – dynastie(s) pharaonique(s) berbère(s)… sans oublier l’apport des spécialistes français à la prospection botanique de l’Algérie, la contribution des héritiers scientifiques de Bernard Lorentz, Adolphe Parade-Soubeyrol, Ludwig Hartig, Heinrich von Cotta… à la connaissance du patrimoine forestier de notre pays…domaines que je connais mieux.

    Encore une fois, d’immenses pays, de grands empires, d’illustres civilisations sont entrées à un moment ou à un autre en décadence. L’essentiel est de faire l’effort de ne pas se complaire dans la déchéance.

    Pour ce qui est de l’Algérie, la mise en application du Barrage vert originel (1968-1973), de la méthode d’aménagement des forêts sur compartimentage préalable, de la technique de lutte contre les incendies de forêts appuyée sur la méthode d’aménagement déjà évoquée.. la poursuite de l’inventaire et de la préservation d’espèces en voie de disparition comme le cyprès de Duprez, la création d’une industrie du bois approvisionnée à partir d’une matière première locale… constituent des moyens de relever des défis dans le secteur professionnel qui est le mien.

    Nota: Encore une fois utiliser le mot Algérie pour des faits antérieurs à 1839 constitue un anachronisme. Beaucoup, comme moi, le font cependant par commodité.




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  • Grim
    14 octobre 2010 at 16 h 15 min - Reply

    Autre bourde: lire bien évidemment «La présence turque dura plusieurs siècles alors que la domination française s’étendit sur 132 ans si l’on prend pour point de départ la reddition du Dey d’Alger (5 juillet 1930)…»

    Lire encore:«Je ne suis pas un historien…» au lieu de «Sans être un historien…»

    Il n’est pas dit qu’il n’y a pas autre chose à corriger.

    Je n’ai mis pour la première fois les doigts sur un clavier d’ordinateur qu’à la fin de l’année 2005, qu’une fois donc devenu un vieillard.
    Le papier est mon support habituel; cela ne me dispense pas de veiller à mieux respecter mes lecteurs.




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  • elforqan
    14 octobre 2010 at 16 h 31 min - Reply

    Identité nationale ???????

    Omar Ibn el khattab disait : » nous sommes une nation que Dieu a rendu digne par l’Islam et quiconque chercherait une dignité en dehors de l’Islam, Dieu l’avilira «  »

    Arabe ? kabyle ? mozabite ? chaoui……??? mon frère est celui qui atteste qu’il n’y a de Dieu qu’Allah et Mohamed est son prophète, quelque soit son éthnie, sa nationalité, sa couleur, son sexe, son compte en banque ou sa taille…….

    verset 22 el moudjadalah :
     » Tu n’en trouveras pas, parmi les gens qui croient en Dieu et au Jour dernier, qui prennent pour amis ceux qui s’opposent à Dieu et à Son Messager, fussent-ils leur pères, leur fils, leurs frères ou les gens de leur tribu. Il a prescrit la foi dans leurs coeurs et Il les a aidés de Son secours. Il les fera entrer dans des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, où ils demeureront éternellement. Dieu les agrée et ils L’agréent. Ceux- là sont le parti de Dieu. Le parti de Dieu est celui de ceux qui réussissent. « 




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  • Lahouari Addi
    14 octobre 2010 at 20 h 21 min - Reply

    Bonjour chers amis,

    En janvier dernier, j’avais publié un article dans Le Quotidien d’Oran sur l’arabité et la berbérité. J’aimerais poster un extrait pour le verser dans le dossier à la suite de l’intervention de Ali yahya Abdennour.

    L’arabité des Algériens est une construction algérienne

    En 2010, il ne suffit pas d’affirmer que l’Algérie est arabe ; il faut montrer que ce sont les Algériens qui ont construit leur arabité avec le fond berbère, la langue arabe et l’islam. Que ce processus se soit déroulé dans la fausse conscience n’est pas important parce que le destin des hommes est de faire l’histoire avec des idéologies et la fausse conscience. L’essentiel est de montrer que l’Algérien a été acteur de son histoire, c’est lui qui la produit tout en créant une culture qui donne sens à son existence. Dans cette perspective, l’arabité de l’Algérie n’est pas un produit importé ni une culture imposée par une domination politique. Les Maghrébins ont participé de manière active à la civilisation arabo-islamique en fournissant des penseurs, des théologiens, des mystiques, des hommes de lettres et des guerriers. L’arabité des Algériens n’est pas subie ; elle est construite par eux avec leurs pratiques sociales, leur éthos et leur psychologie collective. Ce fondement historique de l’arabité autorise que nous la discutions, la questionnons pour l’enrichir et la dépasser. Il s’agit surtout de prendre conscience que l’identité collective est souvent le résultat d’un accident historique. J’évoquerais deux anecdotes à portée anthropologique pour éclairer le caractère historique de l’identité. Un jour, un collègue à moi, professeur de science politique à l’Institut d’Etudes Politiques de Lyon, m’a posé la question suivante :

    -Lahouari, pourquoi vous avez accepté les Arabes et vous avez refusé les Français ?

    -Parce que les Arabes, j’ai répondu, en venant en Afrique du Nord, ne se sont pas appropriés les terres des autochtones ; ils ne les ont pas exclus de l’exercice du pouvoir politique ; ils n’ont pas établi une inégalité de race et surtout ils ont accepté de se fondre dans la population locale. Ce qui n’était pas le cas des Français qui avaient créé une société inégalitaire qui n’avait aucun avenir dans le long terme.
    -Ce sont donc les colons, me dit-il, qui ont empêché que l’Algérie devienne en partie française ?
    -Je te laisse la responsabilité de la conclusion, j’ai répondu.

    Il faut ajouter que la revendication de l’arabité par les Algériens sous la colonisation est un effet dialectique de la domination coloniale. A force d’écrire et de répéter que les Algériens sont des primitifs et que leur société est archaïque, ces derniers ont mis en avant leur arabité pour dire qu’ils appartiennent à une riche civilisation.
    L’autre anecdote, je l’ai vécue en été 1974, dans la wilaya de Mascara, où j’étais parti comme étudiant volontaire pour expliquer les textes de la Révolution agraire aux paysans. Lors d’une assemblée avec ces derniers, l’un d’eux posa la question suivante :
    -Loukane el ‘akria [les paysans de l’Oranie appelaient la France el ‘akria en référence à la couleur kaki de l’armée française] avait marié ses filles à vos parents, est-ce que vous auriez pris les armes pour chasser vos oncles maternels ?
    J’étais resté perplexe en entendant la question qui expliquait le caractère éphémère de la colonisation française en Algérie. Ce paysan de la région de Mascara, tout analphabète qu’il était, avait montré plus d’intelligence en matière de contact d’un peuple avec un autre que Robert Montagne, professeur au Collège de France, anthropologue de la conquête française au Maroc. Ces deux anecdotes sont instructives au sujet des processus identitaires et montrent que l’identité n’est pas une essence ou une substance anhistorique ; c’est une construction des acteurs eux-mêmes. Tout comme il y a un islam berbère caractérisé par les confréries et le soufisme, il y a une arabité maghrébine différente de celle du Machrek. C’est ce qui fait que le Maghrébin est différent de l’Egyptien ou de l’Irakien, et que la langue parlée aussi y est différente.




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  • D B
    14 octobre 2010 at 22 h 12 min - Reply

    Il est des situations qui sont très limpides, très lisibles, mais que nous nous évertuons à ne pas voir, ou à compliquer, ou à truquer, pour altérer leur lecture, souvent parce que nous tentons de nos servir des éléments en présence, pour les tourner en faveur de nos thèses, ou de nos objectifs, plus ou moins avoués.
    Ma lecture de l’intervention de Addi Lahouari me conforte dans l’idée que notre problème d’identité n’est pas aussi compliqué que certains le veulent. Bien au contraire. Comparés à certains peuples, dont les appartenances sont tellement complexes, nous devrions être à l’abri de certaines visions polémistes. Il est vrai, comme l’a si bien dit ce paysan de Mascara, que nous avons phagocité toutes les communautés qui se sont mêlées à nous, par les liens du sang. La communauté « pied noir », la seule qui a refusé obstinément de le faire, de ne se mêler à l’autochtone que nous étions, est restée, de facto, hors des murs communautaires, et donc d’un destin commun.
    Elle a, par conséquent, opté pour une logique de domination par l’oppression de l’autre, et l’autre, communauté opprimée, n’a pas eu d’autre logique que de se soumettre ou de se révolter. Pas le choix! CQFD.
    Il serait très intéressant de connaitre, dans toute sa profondeur, l’histoire de notre pays, des mouvements de populations, des vicissitudes de l’histoire.
    Combien de nos compatriotes seraient étonnés d’apprendre que leurs ancêtres ont été parmi les premiers chrétiens de l’humanité, et que l’Eglise d’Afrique était un des piliers du christianisme. Combien de nos compatriotes seraient étonnés d’apprendre que nous ne sommes pas que des berbères arabisés par l’islam, mais qu’il y a, au sein de notre matrice berbère, indéniable et omniprésente, une forte présence ethnique arabe. Ce n’est pas qu’une vue de l’esprit, mais une réalité historique. Il suffit de connaitre l’histoire de notre pays, et de sa région, de l’arrivée massive des Banou Hillal et Soleim, de la fuite des vandales vers les régions montagneuses de notre pays, après la reconquêtte byzantine, de la traite des noirs, du reflux des musulmans d’Andalousie, du phénomène Koroughli, de la présence millénaire de communautés juives en notre sein, des mélanges induits par l’acquisition de captives ramenées par les corsaires algérois, et de tant d’autres apports ethniques, religieux, raciaux, pour appréhender, dans sa véritable dimension, la richesse et la diversité de notre identité.
    Notre identité est, comme celle de tous les peuples méditéranéens, réellement diverse. Cela devrait être, pour nous tous, une richesse, et non pas une cause de conflit.
    Ceux qui continuent de macérer dans le vinaigre de leurs haines, qui croient être les plus purs d’entre les purs, les seuls propriétaires du pays, qui nous assènent leur berbérité exclusive, ou leur arabité sacrée, et qui, les uns comme les autres, croient qu’ils sont les seuls détenteurs de la vérité, une vérité de haine et d’exclusion, ceux-là, l’histoire les a déjà zappé. Définitivement!




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  • BRAHIM
    15 octobre 2010 at 16 h 35 min - Reply

    Une des conclusions qui s’impose à moi , suite à la lecture de l’article de Ali Yahia Abdenour, c’est que la religion ne fait pas à elle seule l’IDENTITE NATIONALE. La preuve on trouve l’islam dans plusieurs pays non arabe (Asie, indonésie, afrique, europe etc…) Aussi, je me demande quand est-ce que les arabes (les arabes algériens notamment) comprendront que l’islam n’est qu’une religion parmi les TROIS autres religions monothéistes connues. Quand est-ce que les arabes comprendront que DIEU n’est pas « arabe », il est le DIEU de toutes les religions et de tous les croyants monothéistes quelques que soit leur manière DE VIVRE . Ce n’est parce que je suis musulman que je suis automatiquement arabe. L’identité regroupe plusieurs concepts : identité culturelle, identité religieuse, identité sociale, identité linguistique, identité ethnique, etc… etc… L’identité arabo-islamique n’est pas la SEULE ET UNIQUE identité de notre pays. A quand la reconnaissance de cette vérité historique, anthropologique, sociologique, etc… etc… ????!!!! Chadli Bendjedid, je t’en prie parle de ta dernière partie de domino et dis nous qui a fermé avec le « double six » !!!




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  • amir
    15 octobre 2010 at 19 h 46 min - Reply

    C’est très bien expliqué par notre cher maître et pour bien appuyer cette réponse je dirais à l’ex président Chadli que nos parents ne savent même pas parler l’arabe car ils sont tout simplement Amazighs et moi aussi je ne parle pas arabe bien que je suis universitaire je n’arrive pas à m’exprimer en arabe car je suis un Berbère Kabyle et fier de l’être.

    =========
    Nous sommes, mon cher compatriote, aussi des universitaires et des berbères kabyles et nous parlons la langue arabe et nous sommes fiers d’être kabyles et de parler nos langues arabe et berbère. Pourquoi tant de haine et pourquoi cette politique d’exclusion alors que nous sommes un seul peuple uni par notre Algérianité dont les fondements sont indissociables?
    Salah-Eddine.

    DB: Et à mon tour, mon cher Salah Eddine, de saisir cette occasion, pour dire que nous sommes des êtres humains comme tous les autres, avec nos particularismes, et nos différences, mais que nous restons des êtres humains.

    En plus de cela, et sans que cela nous retire quoi que ce soit de notre universalité, nous sommes nombreux à connaitre, fort heureusement, toute la diversité de notre identité, et de la richesse des apports qui l’ont forgée. Notre dimension arabe, notre dimension berbère, en plus de toutes les autres, sont autant de vertus supplémentaires qui se fondent dans notre creuset originel.
    Encore que si l’on remonte plus loin dans nos généalogies, nous pourrions nous fondre dans la matrice originelle, où il n’y a plus ni race, ni type. Juste l’homme. Et peut être même, si l’on accepte d’aller plus loin, dans la théorie de la sélection naturelle des espèces, de nous retrouver dans d’autres classifications, qui rendraient ces postulats identitaires tout à fait cocasses.

    Ces illuminés de leur origine qu’ils voudraient exclusive, juste pour dire à l’autre, à tous les autres, que ce sont eux les propriétaires originels de telle ou telle région du monde, me font marrer, personnellement. De petits coqs nerveux, avec une chique sous le bec, qui caquètent comme des poules, à qui veut bien les entendre, qu’ils sont les premiers occupants de leur basse-cour.
    Et ils vitupèrent, et ils postillonnent, et ils stigmatisent, et ils prennent l’histoire à témoin, qu’ils sont les premiers, les seuls, les plus légitimes occupants d’un piton rocheux, , ou d’une mare à canards, dans l’immense univers qui les entoure..
    Et ils en arrivent, dans leur pitoyable suffisance territoriale, à demander aux descendants à la vingtième génération plus tard, de vider les lieux, parce que leurs ascendants à eux, , sont arrivés sur les lieux vingt générations plus tôt.
    C’est cela le débat identitaire qui se déroule chez nous, avec force théories, linguistes haineux, historiens borgnes ,sociologues formatés ,et tutti quanti à l’appui.




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  • Congrès du Changement Démocratique