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21 July 2017

FLN : la guerre des clans fait rage

Course pour le pouvoir et défense des privilèges

FLN : la guerre des clans fait rage

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El Watan le 19.10.10 

L’attachement aux postes de responsabilité conduit parfois à la violence. Certains cadres dirigeants, au niveau national comme au niveau local, ne se gênent plus pour employer la force.

Kasmas saccagées, militants tabassés, responsables contestés. Le FLN est en pleine agitation. Depuis quelques semaines, il vit une situation convulsive qui nous rappelle l’«opération dobermans» qui avait enclenché le mouvement de redressement, en 2003, contre l’ancien secrétaire général destitué,  Ali Benflis. Des responsables au parti, des sénateurs, des maires et des élus locaux descendent dans l’arène pour défendre leurs «intérêts et privilèges». Pour ce faire, ils n’hésitent pas à user des procédés les plus violents. Les rivalités et les désaccords tournent parfois au vinaigre. Ce qui s’est passé, il y a quelques jours, à Annaba illustre on ne peut mieux cet état d’esprit qui règne désormais au sein de l’ex-parti unique. L’attachement aux postes de responsabilité conduit parfois à la violence. Certains cadres dirigeants, au niveau national comme au niveau local, ne se gênent plus à employer la force des baïonnettes pour y rester.

C’est ce qu’a tenté de faire le sénateur FLN, Mohamed Salah Zitouni, jeudi dernier à Annaba, après avoir perdu «sa» mouhafadha par décision de justice. Son statut de membre de la chambre haute du Parlement ne l’a pas empêché d’être dans le feu de l’action et de diriger une meute de jeunes contre le siège de la mouhafadha dans le but de déloger les «indus occupants».
Ainsi, au FLN, la violence semble érigée en un véritable acte de militantisme. C’est le moyen le plus en vue des «militants», voire de «prestigieux» cadres dirigeants pour exprimer leur désaccord ou leur mécontentement. Cette lutte «fratricide», qui semble à ses débuts, a déjà fait couler le sang de quelques militants.
Samedi dernier, la kasma de Hydra s’est transformée en champ de bataille entre deux «clans» rivaux. Le pire a été évité de justesse par l’intervention des services de l’ordre.
Les affrontements qui ont secoué la paisible ville de Hydra se sont soldés par plusieurs blessés. Comme à Annaba et Alger, le renouvellement des instances régionales et locales du parti, dans d’autres wilayas, se fait à coups de poing. De Bouira à El Oued en passant par Oran, les séances dédiées à l’installation des nouveaux responsables des kasmas et des mouhafadhas tournent à la violence. Une violence qui déborde souvent sur la voie publique.
Ces tiraillements, qui n’ont jamais quitté le parti depuis le mouvement de redressement de 2004, s’accentuent à l’approche des échéances électorales de 2012. La guerre des listes de candidatures semble déjà commencée, provoquant une situation explosive au sein du parti. Principal appareil du pouvoir, le FLN permet un accès rapide et facile au «pouvoir électif» qui ouvre la voie à toutes sortes de privilèges. Abdelaziz Belkhadem, secrétaire général du parti depuis le 8e congrès, dit rassembleur, de 2005, a toujours considéré ces troubles comme «un signe de bonne santé» du FLN.

Pour lui, les contestations et les affrontements entre militants n’expriment nullement un désaccord politique. Mais nombre de militants et de hauts cadres du parti estiment que le FLN traverse actuellement une «crise morale» qui nécessite un traitement «urgent». Il ne peut y avoir, selon eux, de renouvellement des instances du parti sans que les conditions soient réunies. Ils dénoncent par là même la cooptation, l’exclusion et une mainmise de Belkhadem sur le parti.
Certains parmi les cadres du parti mènent actuellement un mouvement de redressement pour remettre le FLN sur les rails. Se sont ralliés à ce mouvement des ministres, des députés et des sénateurs. Y figurent aussi d’anciens collaborateurs de Belkhadem comme Saïd Bouhedja, ex-porte-parole du FLN. Ce mouvement va-t-il durer ? Sera-t-il appuyé et soutenu par d’autres cadres militants en désaccord avec la direction actuelle ? S’agit-il d’une contestation interne ou d’un mouvement politique plus global, en précision de probables futurs changements politiques ? Autant de questions qui méritent d’être posées tant le FLN, principal appareil du pouvoir, est au centre des luttes claniques.

Mokrane Ait Ouarabi

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2 Commentaires sur cet article

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  • fess
    19 octobre 2010 at 17 h 50 min - Reply

    Ba’ssouhoum baynahoum chadid.
    Et pourvue que cela dure.Ils y en aura bien quelques uns qui vont disparaitre,(je signifie:a tout jamais)




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  • Sami
    20 octobre 2010 at 7 h 02 min - Reply

    Voila la preuve d’un des serviteurs de neo-sioniste qui ont servi le regime scioniste et neo-coloniale qui tue l’algerie chaque jours, la situation en Iran pour lui est plus inquitant, l’iran qui est le plus producteur de vehicule des automibiles est inquietante pour lui, ou les ses armes conventionels de tous genres sont produit 100% localement, et qui dit non au etats unis est plus male que celle de l’algerie qui ne produit rien,
    Je me demande est ce qu’il a des lettres quand Ntanyahu a viste la France ou les etats unis, ou bien les 300 missiles nuclear sont moins qu’un programme dont son pays est signataire de la convention internationale du non-proliferation nucleaire, La repression en Iran est plus inquietante que celle de l’algerie, 3000 Iraniens sont plus Important que 250 000 Algeriens egorges la plupart dans leur maison ou des familles a ete extermines,!!!!!! Ca nous donne image de quel mentalite ont ete et sont ils les derigenant de ce system, et donne une explication pourquoi l’algerie est arrive a cette situation,
    en fait ils agissent a leur metre scioniste, faire disparaitre l’algerie et son histoire,et les episode de ce dramme de terreur se continue chaque jours dans toutes les facons et sur tous les niveau
    Ce civil soit disant, qui oppose le system, comme le fait rida halek, et said saidi et les autres, apelle a une autre alliance comme s’etait le cas en janviers 1992, entre le service militaire politique (qui na meme pas le courage de le designer, et il critique en mem temps !!!) et les politicien comme lui,  »Lahia Lahchma », sobhana Allah 250 000 algeriens pour eux c est rien !!!




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