Édition du
30 March 2017

Sid Ahmed Ghozali : «Nous avons été les harkis du système»

Dans un entretien au Quotidien d’Oran
Sid Ahmed Ghozali : «Nous avons été les harkis du système»

El Watan le 19.10.10

De l’amertume, de la désillusion, du cynisme porté au paroxysme. Dans un entretien-fleuve publié hier par le Quotidien d’Oran, l’«homme au nœud papillon», l’ancien chef de gouvernement, Sid Ahmed Ghozali (juin 1991-1992), a dressé un sévère réquisitoire contre le «système» politique algérien, ses mœurs, ses tares congénitales, son incapacité à se réformer…

La longue traversée du désert de celui qui fut l’enfant prodige du régime Boumediène (il a été PDG de Sonatrach à 29 ans, de 1966 à 1979, et plusieurs fois ministre, sous Chadli et Boudiaf, de l’Energie, des Affaires étrangères et celui des Finances) a désarçonné son homme au point de se qualifier lui-même de «harki du système». «Je n’ai jamais fait partie du système, déclare-t-il. (…) Il faut parler de système dans le système et identifier celui et ceux qui prennent la décision. Moi et d’autres, nous n’avons jamais pris la décision. Quelque part, je le dis aujourd’hui, nous avons été les «harkis du système».

Nous l’avons servi. De bonne foi, car nous nous croyions commis de l’Etat, d’un Etat. On n’a pas compris que nous n’étions que ses instruments». Candidat malheureux… à la candidature pour la présidentielle de 2004, SAG – dont le parti, le Front démocratique (FD) est interdit d’agrément – livre d’une vision quasi apocalyptique de la scène politique nationale : de l’«inexistence de forces politiques», des pratiques et mœurs politiques dominées par l’impunité, des pouvoirs hégémoniques de «l’armée politique», dépositaire du seul et vrai pouvoir en Algérie.

«L’armée politique, ce sont les “Services”. Et ce n’est pas uniquement les «Services», mais toutes leurs ramifications. (…) Ce n’est pas propre à l’Algérie que les «Services» essayent d’avoir plus et d’abuser (…) Sauf que la différence est que dans d’autres pays, il existe des institutions qui ont des pouvoirs. Chez nous, il n’existe que «les Services» et, en face, des institutions virtuelles.»

Très marqué par le scénario de l’élection de 2004, il qualifiera ce scrutin de «crime parfait». «Ils ont réussi à tromper tout le monde, dit-il, y compris des Etats, sauf les Etats-Unis d’Amérique qui étaient d’accord avec eux (…).» Sid Ahmed Ghozali réfute la thèse selon laquelle la Grande muette a «cessé» de faire de la politique. «Certainement pas. On veut le faire croir. Cela avantage aux yeux de l’opinion internationale. La nature des rapports n’a pas changé. Moi, cela m’amuse quand un haut gradé, qui venait de faire choisir un Président (Ghozali fait sans doute référence aux déclarations de l’ex-chef d’état-major de l’ANP, Mohamed Lamari, ndlr) proclame que l’armée ne fait pas de politique. Dites au moins qu’elle ne va plus en faire.»

Mohand Aziri


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55 Commentaires sur cet article

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  • Si Tchad
    19 octobre 2010 at 16 h 42 min - Reply

    Eh! Mais là tu gaches tes chances pour 2029. Ton « ami » Toufik.

    Si Tchad




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  • Sami
    19 octobre 2010 at 17 h 05 min - Reply

    Mr Ghozali, il fallait dire cela en 1992, ou la contre attaque avait été lancée contre le peuple et la démocratie a été violée, au moment des massacres massifs et les algériens enlevés et pris vers les camps de reggane .. Ou, au moins une ou deux ans apres , pas en 2010 maintenant un enfant de 5 ans au préscolaire peut dire ca.
    Vous voulez nous dire que Vous avez été au coeur de l’État toutes ces années et maintenant t’arrive a savoir que tu a été une marionnette !!!!!!!!
    Ce sont des gens comme vous qui ont trahit l’Algérie
    A la poubelle de l’histoire




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  • S.LAM
    19 octobre 2010 at 17 h 08 min - Reply

    Que cherche notre S.A.G. l’homme au papillon sous le régime despotique de Boumediéne. Une médaille pour avoir servi et s’être tu pendant que des camarades militants se faisaient pourchasser à l’époque de la toute puissante Sécurité Militaire ? Nous avons été martyrisé,pourchassés sans merci par des hordes acquises au pouvoir totalitaire de l’époque où S.3A.G . faisait parti du sérail ! Intellectuel qu’il fut, n’aurait-il pas pu intervenir pour arrêter les massacres ou cherchait-il seulement à ménager ses privilèges ? Aujourd’hui, des personnalités comme notre S.A.G. qui avaient servi le pouvoir despotique devraient avoir la décence de se taire et de se cacher en attendant plutôt le jugement dernier car comment pardonner à ceux qui ont participé volontairement, pour des privilèges,à tuer prématurément la démocratie naissante émanant d’une révolution populaire qui a duré sept longues années de lutte féroce où un million et demi de martyrs se sont sacrifiés!
    Beaucoup de camarades militants de la démocratie portent encore des traces de la torture qui leur a été infligée par la Sécurité Militaire, pendant que S.A.G. se coulaient des bains chauds à l’abri de tous les sévices subis par ses jeunes compatriotes!
    On peut regretter d’avoir agi ou participé inconsciemment à des faits de répression, de torture, mais difficile de se faire pardonner par les victimes qui gardent des traces!




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  • Si Salah
    19 octobre 2010 at 17 h 22 min - Reply

    Voilà un type qui a été à tous les postes strategiques pendant 40 ans: PDG de Sonatrach pendant 15 ans, ministre de l’industrie, des finances, des affaires etrangeres…puis premier ministre, puis ambassadeur à Paris…

    Maintenant qu’il n’a pu devenir « président », il vient nous dire: khad3ouna al kabranate!

    Expliquez moi yal khawa…

    Si Salah




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  • still
    19 octobre 2010 at 17 h 31 min - Reply

    باسم الله الرحمان الرحيم: »وشهد شاهد من أهلها… »




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  • Rédaction LQA
    19 octobre 2010 at 18 h 04 min - Reply

    Sid Ahmed Ghozali au Quotidien d’Oran
    Les «harkis du système», l’armée politique et la question iranienne

    par Kamel Daoud, Le Quotidien d’Oran, 18 octobre 2010

    Une explication du «Pouvoir», les «Services» et le système et ses «harkis de bonne foi», la démonstration d’un engagement international pour la défense d’un Iran libre comme cause nationale algérienne,des retours brefs sur des épisodes personnels, des analyses sur le «règne Bouteflika», etc.

    L’entretien avec Ghozali est donc allé plus loin que le simple sou-ci d’une mise au point à l’un des éditoriaux du Quotidien d’Oran, évoquant «l’oisiveté dangereuse» des exclus de la vie politique algérienne.

    Le Quotidien d’Oran : Monsieur Ghozali, commençons par cette fameuse lettre que vous avez adressée au maire de New-York pour lui demander de s’opposer à la venue du Président iranien à l’ONU pour assister à la dernière Assemblé générale : de quoi s’agit-il au juste ? Peut-on demander au maire d’une ville d’interdire au Président d’un pays d’accéder au siège de l’ONU, territoire international par excellence ? N’y a-t-il pas plus urgent à faire en Algérie pour un homme comme vous et pourquoi vous ne vous êtes pas élevé contre l’escale de Ahmadinejad à Alger, juste avant ?

    Sid Ahmed Ghozali: J’ai écrit au maire de New York pour lui dire : «Monsieur le Maire, je sais votre attachement aux droits humains. Je sais que le prétendu Président de la République islamique iranienne va venir à l’ONU et que même le Président des Etats-Unis ne pouvait pas l’empêcher d’accéder au siège de l’Organisation et je ne suis pas naïf. Je lui ai dit qu’il faut que vous sachiez, il faut que votre population sache qu’Ahmadinejad et la délégation qui l’accompagne sont les représentants d’un régime coupable de beaucoup de crimes, et par conséquent je vous demande de soutenir les manifestants. Des manifestants iraniens opposants qui étaient au nombre de 20.000 déjà à s’opposer dans les rues. Et j’ai envoyé copie de cette lettre aux cinq plus grandes villes de la France. C’est ce qui fait que je ne m’explique pas la réaction de votre éditorialiste : d’un côté, il dit que j’ai le droit de m’exprimer, et de l’autre, tout de suite après, il me nie ce droit puisqu’il affirme que je joue contre les intérêts nationaux.

    Ce que je trouve choquant cependant, ce n’est pas qu’un diplomate réagisse à mes propos, il est dans son rôle et il pouvait se contenter de préciser que la position exprimée par monsieur Ghozali n’a absolument rien à voir avec la position du gouvernement algérien. Sauf qu’un diplomate n’a pas à juger des positions d’autrui et à dire qu’il s’agit d’un traître aux intérêts nationaux. Ce qui me choque cependant, ce n’est pas l’attaque personnelle. Une longue habitude me permet d’éviter ce genre de piège qui fait oublier le fond du problème. Ce qui me choque mais ne m’étonne pas en même temps, c’est que tout ce qui a été dit à propos de cette lettre montre combien, et ça vous le savez, combien nous sommes désinformés sur ce qui se passe en Iran. Si j’interroge n’importe quel Arabe, n’importe quel Algérien, on aboutit vite à un constat : la problématique qui domine la scène médiatique est qu’il s’agit d’un pays musulman qui veut avoir la bombe atomique et que les pays occidentaux lui refusent ce droit. C’est ça la compréhension que l’on se fait de la problématique iranienne. C’est cependant tout autre chose.

    Q.O.: Mais Monsieur Ghozali, je crois que l’opinion publique a raté un épisode avec l’histoire mystérieuse de ce diplomate que vous êtes le premier à évoquer ? L’essentiel reste cependant la réaction de tous : pourquoi Ghozali réagit au déplacement du Président iranien quand il va à l’ONU, et pas quand il fait escale en Algérie et qu’il est reçu à la Présidence ? Est-ce qu’il est plus facile de réagir quand il s’agit de l’ONU ?

    S.A.G.: Non, il ne s’agit pas de ça exactement : cette lettre n’est que le millième du geste qu’il faut faire. Il ne faut pas prendre cet épisode séparément, car moi je suis dans une autre logique : quand on parle de l’Iran, il faut rappeler que cela fait dix ans que je soutiens l’opposition iranienne. Que je prends des positions fortes et que j’agis. Pas par les armes mais sur le plan diplomatique, celui des tribunaux, etc. Donc ça entre dans un autre cadre que celui de vos commentateurs. C’est le fait de réduire le problème à un commentaire ou à une lettre écrite qui révèle, pour certains, qu’on est totalement hors du sujet. Aussi bien au regard des intérêts nationaux que de notre culture. Beaucoup de gens pensent comme vous : pourquoi Ghozali va s’occuper du problème iranien. Il s’agit là d’une négation et d’un rejet aveugle du fond du problème. Les gens s’étonnent alors que je prends position pour les Occidentaux, contre les Iraniens, alors qu’il s’agit de tout autre chose….

    On ne réagit à la question palestinienne généralement que c’est parce que des «juifs tuent des musulmans» dans la conception que l’on s’en fait. On n’y défend pas l’humain agressé, pas le génocide d’un Etat raciste. On oublie aussi que le régime qui tue le plus de musulmans, c’est le régime iranien et on réduit l’équation à celle d’un Occident qui veut empêcher un pays musulman d’avoir la bombe atomique. J’estime, quant à moi, qu’on n’a pas le droit de garder le silence sur cette question quand on se prétend faire partie de l’élite. Je me souviens que certains me répètent que j’ai été chef de gouvernement dans la période la plus atroce de l’histoire récente. Je réponds non : la période la plus noire est celle où j’ai été ministre des AE. C’était la période de la crise du Golfe.

    C’était là où je me suis senti le plus seul. Comment expliquer à la presse, à l’opinion que Saddam n’est pas un héros des Arabes. Que c’est un dictateur qui a le fantasme de réaliser l’unité arabe par l’épée. Et je dis à Saddam que ce n’était pas possible, que cela ne se fait plus au 20e siècle. Et je me souviens qu’il s’étonnait que l’Algérie condamne l’invasion du Koweït alors que je lui répondais qu’il ne connaissait pas l’Algérie et que c’était dans notre culture de refuser les colonisations, pour nous et pour les autres. Je me souviens qu’il frappait sur la table avec son poing, lors des premières réunions devant les chefs et représentants d’Etat qui cherchaient une solution : «Nous avons les masses arabes avec nous». Je lui ai répondu, à un moment, je m’en souviens : «Vous avez raison monsieur le Président : vous avez les masses arabes avec vous, mais qu’est-ce qu’elles vont vous rapporter le jour où les Américains décideront la guerre ?». Envoyer des flottes qu’elles n’ont pas ? Les masses sont agissantes quand elles ont des gouvernements qui tiennent compte de leurs opinions et que ces gouvernements ont des moyens. Pour le moment, elles ne peuvent que prier. Et à l’époque, j’avais sur le dos les journalistes qui m’accusaient de ne pas soutenir Saddam Hussein pour une fois qu’on a un chef arabe capable de détruire les Etats-Unis d’Amérique ! Et c’était dit et soutenu par des élites, des intellectuels, des politiques.

    Et c’est exactement la même chose aujourd’hui. Saddam comme Ahmadinejad ont voulu «libérer» la Palestine. Il ne faut pas se nier la réalité : le régime iranien ne vise qu’à augmenter son pouvoir en augmentant sa capacité de nuisance. Beaucoup de pays cherche à acquérir ce poids nucléaire comme le Brésil ou d’autres, sauf que le régime iranien cherche à le réussir sur la base d’une vision d’empire qui fait qu’il n’y a pas de différence entre les mollahs et le Shah et pas sur base d’une réussite économique et d’une autorité morale.

    Q.O.: Donc pour vous, le problème iranien est une priorité ?

    S.A.G.: Ah voilà ! Justement. Le dossier iranien est infiniment plus proche de nos propres préoccupations qu’on le laisse croire. Ce n’est pas simplement l’histoire d’une lettre mais d’un crime ignoré qui est accompli avec la complicité des Occidentaux. On me reproche de parler de l’Iran et des Iraniens et pas de ce qui se passe en Arabie Saoudite. Ce sont deux situations totalement différentes. Moi je réagis au drame iranien parce que je suis musulman, algérien et citoyen du monde et sur la base stricte de nos intérêts à nous les Algériens. Et pour expliquer cette relation et cet engagement, il faut qu’il y ait débat. Or en Algérie, il n’y a pas possibilité de débat. Moi je ne pose pas le problème en terme de «nucléaire ou dé-nucléaire», pas du tout, car est-ce que vous croyez qu’il existe un seul gouvernement, y compris le nôtre, qui souhaiterait que l’Iran possède la bombe atomique ? Certainement pas, sauf qu’ils ne le disent pas et là il faut se poser la vraie question: celle du pourquoi de ce silence.

    Q.O.: Le problème, lorsqu’on défend des positions comme les vôtres, c’est que cela fait le jeu de positions occidentales encore plus anti-irakiennes. Vos engagements se retrouvent pollués par une propagande occidentale intense qui y trouve son pain béni. Les gens qui ont rendu public, dans nos colonnes, leur soutien à votre position ne sont pas des gens «neutres» : il s’agit de l’ex-patron de la DST française, d’un vice-président de l’Union européenne. Des gens très mal placés pour se faire les avocats d’une cause qui se veut défendable.

    S.A.G.: non, non. Justement, on réduit, dans notre esprit, le problème de l’Iran. Il faut parler de l’Iran d’une manière plus globale. Dire aux gens ce qu’est l’Iran d’aujourd’hui. Le long de sa propre histoire. Ce qu’est l’opposition iranienne. Vous savez, ce que je dis maintenant ou depuis dix ans d’engagement, est loin de plaire aux Occidentaux. Sauf que j’entends des Algériens, qui sont des patriotes, répercuter exactement ce que disent les Occidentaux et leurs propagandes. Par exemple, sur ce qu’on croit savoir sur l’opposition iranienne. Par ailleurs, est-ce que vous entendez parler du peuple iranien dans les débats et les polémiques qu’il y a entre les Occidentaux et l’Iran ? Jamais. On débat et on parle comme si le peuple iranien n’existait pas. Or, il faut que les Arabes, que les musulmans sachent que l’Etat qui massacre le plus de musulmans, ce n’est pas le gouvernement sioniste. C’est le régime iranien. C’est un pays où une simple fatwa de Khomeiny a servi à massacrer, en moins de deux mois, 30.000 opposants iraniens. Oui, 30.000 ! Ce ne sont pas des bavures, non : il s’agit de 30.000 prisonniers politiques qui avaient été condamnés par la Justice, emprisonnés, les uns à 3 ans, les autres à 5 ans, 10 ans, etc. Et un beau jour, Khomeiny proclame une fatwa et décide de s’en débarrasser. Est-ce qu’il est indifférent aux Algériens de savoir que, en moins de trois mois, trente mille personnes ont été exécutées, sur un total de 120.000 opposants tués depuis la proclamation de la République islamique ? Est-ce que nous avons le droit de garder le silence, nous en tant que citoyens algériens devant ce crime ?

    Q.O.: Mais on retombe toujours dans le même problème : est-ce qu’on ne fait pas ainsi le jeu de la propagande occidentale anti-iranienne ?

    S.A.G.: Non. Au contraire. Il faut se poser la question de ce que veulent vraiment les Occidentaux, du moins jusqu’à l’époque de Georges Bush, de cet Iran ? Il existe une sorte de deal dont nous ne voyons que la partie apparente : l’Occident ne veut pas que ce régime possède la bombe atomique. Sauf que dans ce deal, les Occidentaux accordent à l’Iran, en contrepartie de son «désarmement» négocié, toutes les concessions nécessaires que ce régime demande. Et la principale est le démantèlement de la principale organisation d’opposition des Iraniens à l’étranger : l’OMPI (??). Savez-vous que cet Occident qui se proclame ennemi de l’Iran est le même Occident qui a classé l’opposition iranienne comme organisation terroriste depuis 1997 par l’administration Clinton? Et c’est une décision qui a été suivie par 27 Etats européens. Le comble, c’est que les Etats occidentaux expliquent eux-mêmes les raisons de cette décision : pour apaiser le régime iranien. Et là, je le redis aux gouvernants occidentaux : c’est ça la realpolitik ? Vous vous déclarez défenseurs des droits et de la démocratie et vous faites fi de ce principe en ce qui concerne l’opposition iranienne ?

    Aujourd’hui, bien sûr, certains comme Clinton «reviennent» de ce genre de position qui misait sur l’émergence d’une «aile modérée» du régime iranien en accordant des concessions. Une attente qui était d’une naïveté absolument stupide. Et là, on retombe sur la bonne question : qu’est-ce que le régime iranien ? Moi, je veux bien qu’on me dise que le régime iranien, comme tous les régimes arabes qui sont autoritaires ou totalitaires, ne fait pas exception. Sauf que c’est différent.

    Q.O.: En quoi c’est différent ?

    S.A.G.: C’est très différent. Nous sommes en Algérie, dans un régime autoritaire qui bâillonne la liberté d’expression, mais quand même on ne massacre pas ! Il n’y a pas des atteintes aux droits de l’homme comme cela se fait en Iran ! On me dit pourquoi je ne parle pas de ce qui se passe en Palestine. Sauf que je rappelle que Yves Bonnet ou le vice-président du Parlement européen ont écrit, à eux seuls, plus que vous tous, sur les droits des Palestiniens, journalistes réunis. On ne peut pas faire preuve d’une telle ignorance des choses en ce qui concerne l’engagement de ces gens-là. Et ces gens-là que l’on accuse de ne pas défendre la Palestine, défendent leurs positions dans des pays et des Etats qui ont déclaré, officiellement, l’OMPI organisation terroriste. Sans ces gens-là, pensez-vous que les administrations américaine et européennes accepteraient chez eux une organisation classée «terroriste» ? Il a fallu une bataille juridique de six ans, auprès de la Cour européenne de Justice, pour que l’OMPI soit ôtée de cette liste. Cela va être le cas dans les Etats-Unis dans quelque temps.

    Ce que je veux dire, et je ne suis pas seul : il existe des majorités parlementaires, de droite comme de gauche, en Europe, y compris aux USA, qui soutiennent la résistance iranienne. Alors que leurs gouvernements la déclarent encore «terroriste». Ils la soutiennent non parce qu’ils sont «oisifs», pour reprendre votre édito qui soutient que je prends des positions par oisiveté, même si votre éditorialiste précise que c’est la faute de notre régime qui pousse des gens comme moi à ce genre de position. Donc, et pour revenir à mon propos, je le répète : le régime iranien me révolte en tant que musulman, parce que je sais qu’en Islam, quand on constate quelque chose de grave, un «mounkar», il faut le changer, s’engager contre.

    Q.O.: Votre engagement est-il explicable par ce que vous avez vécu durant les années 90 en Algérie ?

    S.A.G.: Les années 90 étaient du pipi de chat à côté de ce qui se passe en Iran. C’est rien les années 90 à côté de ce drame. Il faut que vous sachiez qu’en Iran, il existe un régime qui repose sur la «wilayate El-Fakih». Une souveraineté du Fakih. Ahmadinejad n’est pas le patron de ce régime. Il est à l’Iran ce que Bouteflika est à l’Algérie. Il est Président de la République, mais n’allez pas croire que c’est lui le «Pouvoir». Le Pouvoir appartient au Fakih et ses instruments de pouvoir, c’est-à-dire les Bassidji et les Pasdarans. Le régime possède une armée nationale et une police, mais les Pasdarans restent encore le corps le plus important de son idéologie.

    Q.O.: Et c’est qui le Fakih chez nous en Algérie ?

    S.A.G.: El-Fakih ? C’est un ensemble de gens anonymes. Il ne faut cependant pas faire la confusion : la comparaison est très approximative entre l’Iran et le cas de l’Algérie, mais c’est le meilleur moyen pour expliquer à un Algérien la situation iranienne. Donc, en Iran, El-Fakih est institutionnellement le représentant de Dieu. Et il a plus de pouvoir que le Prophète car, dans cette conception, le Prophète lui-même n’était qu’un avertisseur. C’est dire que lorsqu’on manifeste contre El-Fakih, on manifeste contre Dieu. Et, au nom de la loi du «Mouharib ennemi de Dieu», des personnes sont tuées uniquement parce qu’elles manifestent dans la rue. Et pendant que les Occidentaux se remuent et s’engagent contre ce crime et ce régime, nous on se tait. Je reviens de Paris d’une manifestation contre la peine de mort, qui a rappelé le cas de cette Iranienne condamnée à mort pour avoir photographié des manifestants et parce qu’elle a un parent qui habite la cité d’El-Ashraf. Et là aussi, j’ouvre une parenthèse : qui est au courant du cas et de ce qui se passe à la cité d’El-Ashraf, ville limitrophe des Moujahidine Khalk, en Irak, contre l’Iran ?

    Q.O.: Désolé, Monsieur Ghozali, mais on est obligé de revenir à la première question : un homme de votre poids, de votre histoire, qui donne l’impression de se découvrir une sorte de vocation internationale humanitaire ? Pour les Algériens, c’est un peu trop facile cet engagement. Vous répondrez que vos engagements nationaux, votre parti sont bloqués, certes, mais cela n’efface pas cette impression de «facilité».

    S.A.G.: Non, mais quel est le plus important pour vous ? Supposons que cela soit vrai et que ce que je fais est une perte de temps. Est-ce que vous, en tant que journaliste et citoyen, cela ne vous intéresse pas de savoir ce qui se passe en Iran ?

    Q.O.: Ce qui m’intéresse d’abord, c’est ce qui se passe dans mon pays, en Algérie, bien avant ce qui se passe en Iran.

    S.A.G.: Eh bien pour moi, il y a un lien entre ce qui se passe dans les deux pays.

    Q.O.: Lequel ?

    S.A.G.: Et pourquoi vous vous intéressez à ce qui se passe en Palestine ? Pour quelle raison ?

    Q.O.: Par culture. Par solidarité.

    S.A.G.: Et pourquoi votre solidarité ne va pas vers le peuple iranien ? Il faut savoir qu’en Algérie, l’opinion publique est complètement désinformée sur la réalité. C’est exactement le parallèle avec le cas de Saddam Hussein. On m’a tellement insulté sur mes positions contre cet homme quand j’étais ministre des Affaires étrangères. On avait bourré la tête aux Arabes à cette époque. Les ennemis de Saddam savaient très bien quels étaient les enjeux de leur engagement contre lui au lendemain de l’invasion du Koweït. Un Américain illustre avait bien expliqué que «nous n’allons pas là-bas, nous n’allons pas envoyer nos GI’s, pour libérer le Koweït qui n’est pas un modèle de démocratie. Ni encore moins pour abattre une dictature. Nous y allons pour défendre nos intérêts vitaux». Les Occidentaux savaient qu’ils y allaient pour le pétrole. Sauf que pour leurs opinions, ils avaient besoin d’un scénario : la propagande s’est chargée de présenter Saddam à la tête de la 4e puissance militaire du monde. Et les Arabes ont cru ce mythe. A l’époque, il était de même incompréhensible de crier dans la rue que l’armée irakienne n’existait même pas. Saddam Hussein lui aussi a joué un jeu malsain : «j’ai envahi le Koweït pour libérer la Palestine». Ben Laden lui aussi dira que j’ai détruit les WTC pour libérer la Palestine. C’est ce que dit aujourd’hui le président iranien Ahmadinejad. Pourquoi encore et toujours cette façon de traiter la question palestinienne ? Pour recruter les «masses». Et si je suis aujourd’hui intéressé par cet engagement, c’est parce que je sais que l’Iran ne vise à rien d’autre qu’à une influence hégémonique sur l’ensemble du monde musulman. Je suis «intéressé» car je ne veux pas que mon pays soit «occupé» par l’Iran et sous son influence.

    Q.O.: Est-ce qu’on doit comprendre que cet engagement international très soutenu signifie la mise entre parenthèses de tous vos engagements nationaux ? L’opposition, le Front démocratique, les candidatures cycliques à la Présidence ?

    S.A.G.: Absolument pas et au contraire.

    Q.O.: Donc vous n’avez pas pris de retraite politique en Algérie ?

    S.A.G.: Evidement non. Vous êtes journaliste et je ne vous reproche pas cet avis parce que c’est la faute du Système. Je ne vais jamais en Europe dans un hôtel, dans la rue, sans que je sois accosté par des gens qui me reconnaissent et qui me répètent, tous, la même chose : pourquoi avez-vous abandonné la politique ? Pourquoi vous ne faites rien ?

    Q.O.: Et votre réponse ?

    S.A.G.: Ma réponse ? Je n’ai pas abandonné. On m’empêche de faire de la politique. Qu’est-ce que c’est, d’après vous, faire de la politique ? Quand on est au Pouvoir, «faire de la politique» c’est prendre des décisions et être en contact avec le peuple, le convaincre, lui communiquer sa politique. Quand on n’est pas au Pouvoir, c’est aussi être en contact avec les gens. Sauf que je suis interdit d’accès à la télévision, à la radio. Et vis-à-vis de la presse dite indépendante, et que j’appelle presse «privée», la situation n’est pas meilleure. Je suis invité partout dans le monde entier et ce n’est pas pour mes beaux yeux. Mais avez-vous vu El Watan ou le Quotidien d’Oran m’inviter pour débattre de tel ou tel sujet ? Avez-vous vu une université algérienne qui m’invite ? Je n’ai jamais refusé.

    Q.O.: Mais vous évitez les prises de positions publiques par rapport à des grèves, des dossiers publics, des dossiers chauds. On a cette impression que vous cultivez une position de neutralité absolue. On a l’impression que vous avez accepté votre exclusion ?

    S.A.G.: Ah non ! Je n’ai jamais accepté, ô grand jamais accepté. Chaque année, je fais des déclarations mais elles ne sont pas reproduites. Je me rappelle au bon souvenir, par exemple pour le cas de mon parti. Si vous comptez mes entretiens interviews, vous en trouverez plus d’une centaine. Pour la loi de 2005 sur les hydrocarbures par exemple, j’ai été le premier, le seul à avoir pris position. Et j’ai saisi le président de l’Assemblée nationale, les chefs de groupes parlementaires, etc. Mais la presse a étouffé cette position. Et aujourd’hui, vous entendez dire qu’il n’y a qu’une seule personne qui s’est opposée à cette loi : Louiza Hanoune. Et c’est normal : elle est députée et elle a accès à la télévision, etc. Moi, je n’ai jamais abandonné. Ensuite, il faut le préciser : ce n’est pas ça le travail d’un homme public qui n’est pas dans le Pouvoir. Il ne s’agit pas de prendre des positions mais que ces «positions» parviennent à la population. Or, on ne peut pas communiquer avec la population sans faire des meetings, des rencontres, sans aller réunir les citoyens. Je n’ai même pas le droit de réunir mon conseil national. Il me faut une autorisation et lorsque je demande l’autorisation, on me demande l’agrément. Je suis quelqu’un qui est interdit d’activité politique et d’accès à l’opinion. Pas seulement par les médias, encore que les médias c’est selon : il faut la télévision et la radio. Pas la presse écrite. Donnez-moi un quart d’heure de radio ou de télévision par mois, cela vaut trente-six mille entretiens dans le Quotidien d’Oran, El Watan ou El Khabar. Les gens sont dans le piège : on leur fait croire que nous sommes dans un pays où existent le pluralisme, la liberté d’expression, les débats et où on peut créer des partis et où si un homme politique n’apparaît plus, c’est qu’il a abandonné.

    Ensuite, réagir à chaque fois est inutile. J’ai dit ce que j’avais à dire. Je vous défie de trouver quelqu’un qui s’est opposé, aussi longuement et durement, pas à la personne mais à la politique du Président Bouteflika.

    Q.O.: Qu’est-ce qui a changé, en deux ou trois phrases, dans votre analyse de la réalité du Pouvoir en Algérie des années 90 et jusqu’à aujourd’hui ? Qu’est-ce que vous avez révisé en vous ?

    S.A.G.: J’ai révisé beaucoup de choses. Pour moi et jusqu’à une date précise, l’action politique consistait à faire prendre conscience aux tenants du Pouvoir qu’il fallait changer le système. Que si on continue de cette façon, on va à l’impasse. Je disais toujours, aux militants et aux autres, que ce changement ne peut pas réussir sans l’armée. Ni encore moins contre l’armée. Tout changement en Algérie ne pourra se faire que par la formule de l’alliance. Et quand j’évoque l’armée, je ne parle pas de l’armée dans sa totalité, mais de «l’armée politique». Parce que l’armée globale, c’est-à-dire les 90% de l’armée, est comme vous et moi du point de vue de leur poids sur la prise de décision. Ni plus, ni moins. Et je concevais ma mission comme une action pour convaincre les tenants du Pouvoir de cette nécessité du changement. Et j’ai toujours eu cette croyance que le Pouvoir allait changer. Une confiance rompue dès l’année 2004.

    Q.O.: Avec le rejet de votre seconde candidature à la candidature de la Présidence ?

    S.A.G.: Notamment, mais pas seulement. En 2004, on nous a fait croire, pendant une année, que cette fois-ci il allait y avoir au moins un minimum de compétition. Sauf que moi, pour être sincère, je n’y croyais pas trop. J’avais désapprouvé, par exemple, la campagne de Benchicou (ndlr : directeur du journal Le Matin, suspendu) quand, pendant six mois, il publiait quotidiennement des attaques personnelles contre Bouteflika. J’étais toujours convaincu qu’on attaque quelqu’un sur son programme, pas sur sa personne. Et on sait très bien par qui Benchicou, qui est tombé dans un piège, a été alimenté : par ceux qui créaient ce climat précis. Un climat de «confiance». Je me rappelle ce que me disait un ambassadeur convaincu que cette fois-ci ça sera la rupture : «ça ne sera certainement pas Bouteflika», affirmait-il. Je me souviens lui avoir répondu : en politique et en Algérie, rien n’est impossible. Sauf qu’on n’est pas allé jusqu’à la conséquence de cette certitude. Souvenez-vous qu’après mon élimination, j’ai décidé de soutenir Benflis. Je me suis dis : «je vais suivre le menteur jusqu’au pas de sa porte».

    En 2004 donc, on m’a donné la preuve que le régime n’était absolument pas décidé à changer. Et c’est là que j’ai proposé une révision profonde de notre action politique. «Nous nous sommes trompés», ai-je répété. J’avais même qualifié l’opération 2004 comme étant le crime parfait. «Ils» ont réussi à tromper tout le monde, y compris des Etats, sauf les Etats-Unis d’Amérique qui étaient d’accord avec eux. L’action politique devait changer : chacun agissant isolément, nous ne pesons absolument rien. Que chacun oublie qu’il est meilleur et tenant un langage commun pour tirer la sonnette d’alarme. Dire que le choix qui nous reste n’est plus entre changer ou ne pas changer, mais seulement le choix du «comment» nous voulons changer. C’est soit changer dans l’ordre, soit le changement par le désordre. Et je n’ai jamais adhéré aux cycles des rumeurs qui servent comme propagandes indirectes, genre «ça va mal», «c’est la faute de Bouteflika», etc.

    Q.O.: Je reviens sur une expression que vous employez souvent : une armée populaire et une armée politique. Vous voulez dire quoi par «armée politique» ? C’est quoi au juste ? C’est qui ?

    S.A.G.: Ce sont les «Services». C’est clair. Et ce n’est pas uniquement les «Services», mais toutes leurs ramifications. Ecoutez : ce n’est pas propre à l’Algérie que les «services» essayent d’avoir plus et d’abuser. Vous en avez des exemples même dans les pays les plus démocratiques, avec la CIA, la NSA, le FBI aux Etats-Unis. Chacun essaye de peser le plus possible sur les décisions politiques. Nous avons ce côté commun avec d’autres pays. Sauf que la différence est que dans d’autres pays, existent des institutions qui ont des pouvoirs. Chez nous, il n’existe que «les Services» et, en face, des institutions virtuelles. Vous croyez que l’Assemblée nationale a des pouvoirs législatifs ? Est-ce que vous le croyez ?

    Q.O.: Est-ce qu’un Premier ministre en a ?

    S.A.G.: Absolument rien du tout.

    Q.O.: Donc il ne peut même pas désigner et choisir ses ministres ?

    S.A.G.: oui et il y a une seule exception : moi. Et ce n’est pas pour mes beaux yeux : cela s’explique. Je suis venu en situation insurrectionnelle et donc j’ai rendu service et certains savaient que moi, en rendant service, je ne vais pas confectionner un gouvernement avec des gens qui me seront imposés.

    Q.O.: Et cela se fait comment habituellement ? Par quotas ? Par connivences ? Par intérêts bien compris ? Par souci de contrôle de secteur ?

    S.A.G.: non, non ! Il faut comprendre qu’à chaque fois que je vous parle de «Services» et de Pouvoir, je n’ai en tête que les gens qui sont les plus sincères et les plus honnêtes entre eux. Dans tout ce qu’ils font, j’exclus toute idée qu’ils le font par intérêt personnel. C’est pire que ça : ils le font par conviction. C’est un groupe, un groupe culturel, car il ne faut pas essayer de mettre des noms dessus. Car chez nous, la substance du système, c’est qu’il faut qu’il soit anonyme. Certains sont convaincus qu’il n’y a qu’eux qui peuvent diriger ce pays. C’est une conviction intime, sauf qu’ils se trompent.

    Q.O.: Et c’est une équation qui va perdurer jusqu’à quand ?

    S.A.G.: Jusqu’à ce que cela n’ait plus de sens. C’est un régime, et il l’a montré depuis longtemps, qui se tire sur les pieds. Il faut que ce système comprenne qu’il ne peut pas prendre de bonnes décisions parce qu’il repose sur le principe de l’irresponsabilité. C’est-à-dire quand on a l’autorité avec la conviction qu’on n’en rendra jamais compte ; déjà là on est dans l’absurde. La pensée profonde est que «je prends des décisions en ce qui concerne le pouvoir. Quant au reste ». Le choix d’un ministre, dans ce cas, importe peu et c’est pour ça que je n’ai jamais attaqué personnellement des ministres parce qu’ils peuvent être géniaux ; mais dans ce système-là, ils ne servent à rien. Tout ce que l’on demande aux civils ou autres militaires qui ne sont pas dans la politique, c’est une obéissance, le doigt sur la couture du pantalon et surtout une obéissance «larbinique». Moi, lorsque je me suis séparé «d’eux». Je leur ai dit : vous avez besoin de larbins et bien vous m’appellerez quand vous aurez besoin d’alliés. Les civils doivent être vos alliés Pour conduire l’Algérie vers le mieux. Donc, moi je ne m’attarde pas sur ces histoires de corruption, moi je parle des gens les plus convaincus d’entre «eux». Le constat pour moi est qu’ils se trompent. Ils se trompent d’abord au regard des intérêts nationaux, car les intérêts nationaux sont maltraités dans un système où on n’est pas responsable de ses actes. Que penser lorsqu’un ministre, qui est là depuis dix ans, et qui vous répond lorsqu’éclate un scandale chez lui « je ne suis pas au courant, j’ai appris ça par la presse». Comment vous, en tant que journaliste ou en tant que citoyen, vous allez percevoir ce genre de propos ? Je vais vous dire comment moi je les comprends : c’est une marque de mépris. C’est quelqu’un qui a la mentalité de l’impunité. Il est convaincu qu’il n’aura jamais à rendre compte. Il se trompe car il rendra compte au moins à Dieu.

    Q.O.: Est-ce que vous pensez, depuis 2004, que la topographie du Pouvoir est toujours la même ?

    S.A.G.: Moi, je pars du fait que les forces politiques n’existent pas dans ce pays.

    Q.O.: Alors parlons des forces de décisions

    S.A.G.: Vous parlez de Pouvoir. Là, aucun changement. Rien n’a changé. On est dans l’arbitraire et on continue à privilégier la problématique du Pouvoir par rapport aux problèmes du pays.

    Q.O.: Soyons plus direct : est-ce que la force de l’armée politique, comme vous la qualifiez, n’a pas été amoindrie depuis 2004 ?

    S.A.G.: certainement pas. On veut vous faire croire ça. Cela avantage aux yeux de l’opinion internationale. La nature des rapports n’a pas changé. Moi, cela m’amuse quand un haut gradé, qui venait de faire choisir un Président, proclame que l’armée ne fait pas de politique. Dites au moins qu’elle ne va plus en faire.

    Q.O.: C’est l’illusion de beaucoup que de croire pouvoir changer le système quand ils sont dedans.

    S.A.G.: Je ne sais pas. Je considère que la seule solution est le changement dans l’ordre, les réformes successives. Je ne demande pas la démocratie car c’est l’accumulation d’une longue expérience. Commençons simplement par appliquer les lois. Car c’est un système qui a énormément de difficulté à entrer dans l’Etat de droit. On est toujours dans l’arbitraire. Dans la vie quotidienne, chacun est confronté à ces cas où la loi est mise en échec par de simples circulaires. Et même mieux: par de simples directives verbales.

    Q.O.: Monsieur Ghozali, au regard de votre très long parcours «national», depuis la direction de Sonatrach et jusqu’au dernier portefeuille ministériel, on ne comprend pas comment vous vous expliquez cette position d’être un véritable critique du Pouvoir et d’en avoir été longtemps un acteur, un serviteur et un soutien ?

    S.A.G.: Je n’ai jamais fait partie du système. Et je sais que cette affirmation restera longtemps incompréhensible aux yeux de l’opinion. Le système n’a jamais été moi ou beaucoup d’autres. Il faut parler de système dans le système et identifier celui et ceux qui prennent la décision. Moi et d’autres, nous n’avons jamais pris la Décision. Quelque part, je le dis aujourd’hui, nous avons été les «harkis du système». Nous l’avons servi. De bonne foi, car nous nous croyons commis de l’Etat, d’un Etat. On n’a pas compris que nous n’étions que ses instruments. Le système, ce n’est donc pas ce que l’on voit ou croit savoir. Il emploie tout le monde et il nous a employés.




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  • Liès
    19 octobre 2010 at 18 h 21 min - Reply

    Bonjour à toutes et à tous, bonjour monsieur Ghozali.

    Je n’ai rien contre vous monsieur Ghozali, ni contre votre personne, mais en tant que citoyen je réagis à votre réapparition que je salue, tout en vous souhaitant courage et réussite si vous voulez vous remettre à la politique pour le changement du système.

    Sachez que vous êtes d’apparence sympathique, et en plus vous êtes depuis longue date, un technocrate avéré.
    Vous avez occupé plusieurs hautes fonctions de gouvernance au sein de l’État.

    Il faut rappeler que vous êtes (si je ne me trompe) de la première promotion d’ingénieurs de l’Algérie indépendante, et vous êtes diplômé de la non moins célèbre école des ponts et chaussées de Paris.

    Ce qui n’est pas rien à l’époque et même maintenant.

    Sauf que vous avez fait des erreurs de jugements monsieur Ghozali, que vous avez eu l’honnêteté de reconnaître aujourd’hui.
    C’est un bon signe malgré le fait que vous le faites à un moment ou vous êtes évincé du pouvoir.

    Mais, rassurez-vous je ne suis pas de cette catégorie d’hommes, qui se substituent allègrement à Dieu et à l’histoire, pour juger et condamner à tour de bras  »khalk Rabbi ».

    Je suis un homme humble, pauvre, mais Dieu m’a pourvu de beaucoup de dons dont: l’intelligence bienveillante et le discernement, et de beaucoup de bienfaits dont: la paix de l’âme et l’espérance.

    Je n’ai et je ne doute jamais de la bonté de Dieu. Qu’Il en soit purement remercié.

    Ceci étant dit, vous aviez des qualités intrinsèques de technocrate compétent, qui aurait dû travailler beaucoup sur l’économie du pays, mais vous avez été tenté par la politique et ses méandres: une élection propre par-ci, une promotion des zaouïas par là, un petit putsch par-ci, une petite manipulation des partis et des anciennes personnalités politiques par là. Précisons que vous le faisiez pour les autres.

    Je ne vous en veux pas le moins du monde, mais sauf pour vous dire que vous avez été, à mon avis, l’adversaire de votre propre personne.

    En ma qualité d’anciens cadre gestionnaire (c’est le vocable employé à l’époque) d’entreprises économiques, depuis le début des années 80, après avoir transité par l’administration dont je connais suffisamment le fonctionnement, je déplore le fait, que vous n’ayez pas accordé l’importance voulue à ce secteur vital (comme celui de l’agriculture d’ailleurs). A bien parler, il n’y a pas de secteurs secondaires mais…).

    Hamrouche qui n’a pas votre CV sur le plan technique, avait de meilleures idées et un plan qui tenait la route; il s’est entouré de fonctionnaires compétents à l’image de Ghazi Hidouci et il était selon ce que j’ai pu constater très proche des cadres.

    Les cadres du secteur économique et industriel étaient vraiment le parent pauvre dans la vie active du pays malgré leur importance.

    Ils n’étaient pas considérés par l’administration de tutelle ce qui se répercuta sur leur autorité à l’intérieur même de l’entreprise, et ils touchaient un salaire de misère.

    Hamrouche avait commencé à rectifier cette injustice, mais les événements politiques, comme chacun le sait se sont précipités et ont donné (pour beaucoup de raisons qu’il n’est pas convenable d’évoquer ici), la situation que nous vivons aujourd’hui.

    La morale de l’histoire dans ce commentaire c’est que chacun doit donner à son pays et au peuple, le meilleur du don et du talent dont Dieu l’a pourvu.

    Il ne doit pas mettre sous le boisseau ce don lumineux qui fait plaisir à tous par son utilité, (à son auteur, à la société et à Dieu), et emprunter un chemin hasardeux pour lequel il n’est pas doué, et ou, en fin de compte tout le monde se retrouve perdant.

    Sachez monsieur Ghozali, que ce commentaire n’est pas pour vous décourager. Je ne souhaite également pas vous attrister.

    Vous avez vous-même reconnu votre erreur et ma critique s’inscrit dans la même logique.
    Ce n’est point une condamnation de ma part, Dieu m’en préserve, mais c’est juste un rappel, a mon avis necessaire, pour repartir du bon pied.

    En l’acceptant comme tel, vous fortifiez votre personne, en la dépouillant de ce redoutable ennemi de nous tous qui a pour nom, l’égoïsme.

    Pour votre bien d’abord, pour le bien de l’Algérie, et pour la réussite du changement, le vrai, celui qui délivrera définitivement notre nation de l’humiliation, de l’asservissement, du non-droit, des trahisons et de la mauvaise gouvernance, et du ridicule.

    Je vous salue fraternellement et bienvenue pour la noble mission du changement qui attend tous les enfants de ce pays laminé.

    NB : Je ne connais personne de ceux que j’ai cité dans mon commentaire.
    C’est juste une soif de justice dont on nous a sevrés depuis très longtemps, que j’ai voulu manifester.

    Liès Asfour.




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  • sofiane
    19 octobre 2010 at 18 h 38 min - Reply

    Rien qu’a voir sa photo ca me donne envie de vomir.Et maitenant il se mele du probleme Iranien,il a de l’audace ce type,quoi il veut foutre le desordre dans ce pays comme il a dans le notre.Il pretendait que la cravatte le genait pour faire sa priere pour nous prendre a contre courant,mais mainteneant tout le monde te connait,

    ===========================
    Mr Ghozali a donné son point de vue sur la situation et sur l’exploitation des élites par le pouvoir illégitime qui a fait d’elles des « harkis » de l’Algérie néo-colonisée. Il a eu le courage au crépuscule de sa vie de reconnaitre ses erreurs. Nous devons discuter du contenu de son intervention et non verser dans l’invective. Le mérite de cette interview fleuve est de soulever la question du rôle des élites dans la consolidation du régime illégitime. Beaucoup de ces personnes avec lesquelles nous avons discuté affirment qu’elles croyaient servir l’Etat alors qu’en réalité elles servaient un système de voyoucrates. Voila un sujet qui mérite débat.
    Tout commentaire touchant à la dignité de quiconque sera systématiquement supprimé.
    La Rédaction LQA.




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  • dali
    19 octobre 2010 at 19 h 30 min - Reply

    il faut allait j’usquau bout monsieur ghozali il faut dire tout




    0
  • Jeff
    19 octobre 2010 at 20 h 04 min - Reply

    Les harkis ont combattu leur propre peuple par choix idéologique, aveuglés par leur imaginaire de la mère patrie qui n’a pas hésité à les abandonnés au moment voulu. Le parallèle de GHOZALI avec les Harkis est inapproprié. La seule comparaison qui se conforme avec ce cas précis est la prostitution. Étant donné que vous avez donné satisfaction libidinale au système contre rétribution. Vous étiez évidemment bien rémunérés en Dinars et en Devises. Une fois ce méga client constate que cette relation immorale arrivait à sa fin et que d’autres prostituées plus jeunes et bien serviles, dociles comme OUYAHYA, manifestent leur désir de satisfaire avec plus de description et loyauté, il décida de jeter les vieilles chaussettes. Il ne faut pas faire son auto flagellation, attention à la dérive maso. Il faut reconnaître Mr GHOZALI que dans chaque profession il y a un risque, y compris le plus vieux métier du monde. L’adage populaire disait que : « les prostitués sont comme des cigarettes, on les fument et on les jettent ».
    Monsieur GHOZALI, le seul service que vous pouvez rendre à la nation est de :
    – Demandez pardon au peuple algérien avant le seuil du non retour
    – Écrire, l’histoire vécue dans le système.
    – Témoigner ouvertement contre toutes les dérives (corruptions, assassinats, mise à l’écart des compétences, complots durant toute la durée de votre expérience ….. etc)
    – Révéler les pratiques obscures des vrais décideurs dans l’exercice du vrai pouvoir avec des noms et des dates.
    Ce n’est que ainsi que vous retrouver votre honneur et votre dignité perdue. C’est le plus grand service que vous rendiez à la nation toute entière. Faites le pour le peuple, pour l’histoire, pour votre progéniture. Dans la diachronie des événements historiques, on se rappellera de vous que le bien que vous aurez pu faire pour le peuple. Ceci est un conseil d’un mortel.




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  • Résigné
    19 octobre 2010 at 20 h 26 min - Reply

    SAG est de ceux qui ont allongé la date de péremption du régime et qui a rendu le peuple malade.




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  • Abdelhak.B
    19 octobre 2010 at 20 h 28 min - Reply

    synthèse !
    <>  » Le vrai problème n’est pas la, mais plutôt sur : les très mauvaise décisions prises par les politiques de l’armée qui ont causé : des résultats négatifs, des pertes de millions de dollars du trésor national(vols, dilapidations, détournement, gaspillage, mauvaise gestions, des méga projet-bidons alors que la production industrielle nationale est a zéro, dégradations du pouvoir d’achats des citoyens algériens, dégradations de la sécurité, nombreuses violations et piétinement des lois et règlements algériens, une justice aux ordres fonctionnant par des coups de fils, plusieurs cas d’injustices scandaleux, l’impunité totale pour des criminels de tous genre… et le pire de tous cela, une économie algérienne entièrement dépendante des importations, une industrie de production nationale réduite a zéro, le tourisme réduit a zéro, des importations casi-destructif pour l’Algérie.
    Avec une impunité totale et aucune opposition , uniquement des décision venus tout le temps d’en haut!(ils se prennent pour des dieu!!), l’armée s’est mis dans un état de renfermement absolu, qui ne mènera nulle part qu’a son auto-destruction, inchallah) » » le tout puissant Allah est le tout puissant maitre du monde, c’est lui qui partage le savoir parmi ses Hommes, et non pas les interventions, passe-droit ou beni amistes…donc l’armée aura beau a décider, a gérer, et faire de la politique de l’autruche, jusqu’à l’échec finale inchallah….car autrement pour très bientôt, inchaalaah après la chute des rentes du gaz, voila un jours proche, le pétrole ne vaudra pas plus de 20 dollars le baril ..ce jours la, les politiques de l’armée sortiront leur arsenal de guerre pour la sauvegarde de l’Algérie(janvier 92 bis) contre « les mains étrangère », car le peuple sortira réclamer une vie meilleurs, une liberté, un travail , un logement, du pain , des médicaments, des vêtements, de l’eau, du lait pour nourrissons,..ses mêmes politiques vont dire au peuple « c’est de ta faute, car vous n’avez pas travaillés depuis 1962,par contre, nous, on protège l’Algérie, car on a donner le serment aux 1,5 millions de martyres et aux principes de la révolution du 1 er novembre 54, on continuera a protéger l’Algérie a notre façon jusqu’à l’éternité, malgré tout …MAAZA OUA LAW TARETTE… »




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  • halli
    19 octobre 2010 at 20 h 30 min - Reply

    C’est trop facile de faire l’exercice du Mea culpa , ca coute rien et ca peut rapporter gros dans un pays ou le Borgne est toujours plus perspicace que l’aveugle qui lui pourtant designe le Borgne qui lui a toujours esperé une recompense a la mesure de son a plat ventrisme ……C’est prendre les non concernés ‘(‘ par oukase ghozalien du temps de sa « splendeur ») pour ce que nous ne serons jamais n(‘en deplaise a l’Egocentrique




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  • Amr
    19 octobre 2010 at 20 h 53 min - Reply

    Il y a de quoi se tirer une balle dans la tête en lisant ce larbin, qui a été un exécuteur zelé de ses maitres, pleurnicher sur son sort et sur le fait que le sytème le baillonne et le marginalise. Il n y a que les sans foi ni conviction qui croit à ce régime. C’est trop tard, l’histoire vous a admis déjà dans sa poubelle rejoingant ainsi tous les criminels qui ont sinistré le pays. Le seul mot digne que vous avez prononcé est : « nous avons été les «harkis du système». » Et comme l’histoire nous a enseigné, le destin des harkis est connu: bassesse et mépris.




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  • Said Salombi
    19 octobre 2010 at 21 h 38 min - Reply

    Je trouve cette intervention globalement scandeuse. Je prends un point a titre d’exemple:
    Il ecrit au Maire de NY pour qu’il interdise l’entrée d’Ahmadi Nadjad,
    ce dernier etant coupable de « repression ».

    1) Nous n’avons pas oublié que vous etiez premier ministre quand des milliers d’innocents furent jetés au Sahara, alors?

    2) Une semaine avant NY, Nadjad etait à Alger. Pourquoi n’avez pas demandé aux « autorités » algeriennes de ne pas le recevoir. Alger est quand meme plus proche de votre domicile que NY.

    Je m’arrete là car je suis profondément degouté par votre intervention.

    Said




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  • El Houari
    19 octobre 2010 at 21 h 49 min - Reply

    le systeme, les harkis du systeme et le systeme dans le systeme.

    Cet interview de monsieur l’ex premier ministre etc….. Rappelle ceux de l’ex président Chadli et celui de l’ex premier ministre Belaid Abdesslam.
    Le principe pour ces harkis du système selon le qualificatif de notre premier ministre sus cite en premier. Ce n’est pas moi c’est les autres.
    Monsieur Ghozali a surpassé tout le monde dans ce domaine:
    Il définit le système comme anonyme et décideur  »Quand on est au Pouvoir, «faire de la politique» c’est prendre des décisions  » Le système n’a jamais été moi ou beaucoup d’autres. Il faut parler de système dans le système et identifier celui et ceux qui prennent la décision. Moi et d’autres, nous n’avons jamais pris la Décision. Quelque part, je le dis aujourd’hui, nous avons été les «harkis du système».
    Mais il n’hésite pas à designer les services comme partie du système. Et il esquive les questions pour désigner ses complices dans la situation catastrophique du pays.
    Par contre lui est contre le système? Mais quel système car si on suit son raisonnement il y aurait un système dans le système. Il y aurait des harkis et des harkis, mais lui c’est un harki qui ne décide pas quand bien même il a un ami a la DST (se sont d’autres services bien sûr) rien à voir avec les services qui décident.
    Mais il reconnait quand même qu’il a été le seul premier ministre à décider qui seront ses ministres enfin c’est le système dans le système.
    Bien sur lui n’est pas d’accord avec le système quand bien même il continue à user et abuser de ses avantages et bienfaits sans jamais le citer bien sûr il est anonyme il décide en faisant appel à madame soleil.
    Mais enfin c’est notre premier ministre musulman contre les iraniens et pour la Palestine et c’est pourquoi il fait appel son ami juif maire de new York pour interdire l’accès à un président élu d’un pays ami de l’Algérie. Mais ça ce n’est pas grave les Algériens n’ont rien compris notre premier ministre maitrise la situation faute de quoi ses amis des services lui viendraient en aide pas les services qui décident les autres) ceux du système dans le système.
    Remarque: les échéances présidentielles ne sont pas très loin alors pourquoi ne pas changer le système notre premier ministre n’est contre personne lui il est contre le système. Cet anonyme à l’ origine de tous les maux dès l’Algériens et des Algériens bien sur ceux du système et ceux du système dans le système.
    Notre premier ministre veut seulement prendre la tête du système il a été premier dans le système aujourd’hui il veut être le super premier pour changer le système comme cela il sera pour toujours le système dans le système. Et sinon il fera appel à ses amis du système dans le system de la DST, CIA FBI….

    Merci monsieur le premier ministre vous m’avez convaincu de votre appartenance au système mais bien sûr comme harkis du système en attendant le départ du président Bouteflika pour avoir votre système et vos harkis bon courage. Mais n’oubliez pas votre interview dans le quotidien d’Oran, vos vérités ne sont certainement pas partagées par tous (le système a fini quand même par vous autoriser à faire des déclarations).




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  • Saidja
    19 octobre 2010 at 23 h 32 min - Reply

    Si Ghozali, tu as bien dit: Tu es un harki tout simplement, au sens que le harki, est celui qui trahit son peuple. Je vous dis quelque chose: on a marre des élites artificielles. Vous vivez dans le système, vous en profitez au maximum, vous en foutez perdument du peuple, et quand le système vous rejette, vous commencez à pleurer et critiquer, tout simplement parce que il vous ont enlevé le biberon que vous vous êtes habitués à sucer sans arrêt, et les privilèges que vous n’avez jamais mérité. C’est la vie et chacun son tour.




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  • still
    20 octobre 2010 at 0 h 43 min - Reply

    Je n’ai pas eu la patience d’aller jusqu’au bout de l’interview mais j’ai vite réalisé que Mr Ghozali vise un poste de responsabilité…d’envergure internationale : le clin d’œil pour le régime sioniste ,le soutien de la campagne sioniste-occidentale contre l’Iran , l’exploitation de ses prises de position contre Saddam , pour rappel aux centres de decision aux postes supranationaux ( ONU et autres organisations internationales),l’occultation et meme la minimisation des atrocités des années 90 en Algerie (il prend 200000 morts et des milliers de disparus pour du pipi de chat par rapport au drame de 30000 morts Iraniens depuis l’avènement de la Révolution Iranienne !-franchement je n’arrive plus a distinguer qui est plus atroce 30000 en 30 ans ou bien 200000 sn 7 ans tellement Mr Ghozali se fait persuasif !)Il fait donc profil bas de ce coté pour anticiper une opposition de sa candidature a quelque poste dans un e officine internationale.

    La totalite de l’interview pourrait me dementir.Bonne nuit.




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  • adel133
    20 octobre 2010 at 4 h 36 min - Reply

    la seule chose que je regrette c’est d’avoir été commandé par un pleutre harki,du temps ou je bossai dans le sud.il me rappelle un autre baveux ministre de l’industrie en l’occurence belaid abdeslam. pourquoi ces misérables de service n’ouvrent leur gueule puante que quand ils sont en ménaupose?
    je comprends mieux pour quoi mon ex pays est parti en c……




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  • Ammisaid
    20 octobre 2010 at 5 h 54 min - Reply

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    Un système est un ensemble d’éléments interagissant entre eux selon un certain nombre de principes ou règles.
    Un système est déterminé par le choix des interactions qui le caractérisent et par sa frontière, c’est-à-dire le critère d’appartenance au système (déterminant si une entité appartient au système ou fait au contraire partie de son environnement).
    Un sous-système ou module est un système participant à un système de rang supérieur.
    Un système peut se montrer ouvert ou fermé dans tel ou tel domaine selon qu’il interagit ou non directement avec son environnement.
    En grec sustēma signifie « ensemble, organisation ». Ce mot provient du verbe συνίστημι sunistēmi (de σύν ἵστημι sun histēmi « établir avec »), qui veut dire mettre en rapport, instituer.
    Sommaire [masquer]
    1 Définitions
    1.1 Biologie
    1.2 Logique
    1.3 Mathématiques, algèbre
    1.4 Informatique, robotique
    1.5 Ingénierie
    1.6 Automatisme, automatique
    1.7 Physique
    1.8 Astronomie
    1.9 Minéralogie, chimie, cristallographie
    1.10 Politique, économie, finance
    1.11 Musique
    2 Voir aussi
    Définitions [modifier]

    Du point de vue de l’histoire des sciences, un système est une construction théorique que forme l’esprit sur un sujet (ex. : une idée expliquant un phénomène physique et représentée par un modèle mathématique).
    Ensemble de propositions, d’axiomes, de principes et de conclusions qui forment un corps de doctrine ou un tout scientifique (ex en philosophie : le système d’Aristote, ex en physique : le système newtonien).
    Ensemble de méthodes, de procédés organisés ou institutionnalisés pour assurer une fonction (ex: système d’éducation, système de production, système de défense).
    Ensemble d’éléments qui se coordonnent pour concourir à un résultat (ex: système nerveux)
    Ensemble de divers éléments analogues.
    Appareillage, dispositif, machine assurant une fonction déterminée (ex: système d’éclairage, système automobile).
    En termes d’analyse, il s’agit d’un réseau, plus ou moins important et autonome, dont les élements présentent la particularité de répondre en tout ou en partie à un même objectif.
    Biologie [modifier]
    Un système biologique (aussi appelé appareil) est un ensemble d’organes interagissant au sein d’un organisme dans la réalisation d’une fonction biologique commune : système nerveux ; système digestif ; système excréteur…
    Logique [modifier]
    Système formel : Système composé d’un vocabulaire, d’un ensemble d’axiomes et d’un ensemble de règles de déductions.
    Système combinatoire : Système formel ayant pour objet l’étude des problèmes de nature combinatoire.
    Mathématiques, algèbre [modifier]
    Systèmes dynamiques : branche de recherche des mathématiques
    Système d’équations : Ensemble de plusieurs équations devant être satisfaites simultanément:
    Système d’équations linéaires, algébriques,
    Système d’équations différentielles.
    Système de relations : Ensemble de relations qui doivent être satisfaites simultanément.
    Système de vecteurs : Ensemble composé d’un nombre fini de vecteurs mobiles sur leur ligne d’action.
    Système d’axe(s): Système qui définit des coordonnées dans un espace donné. Le passage d’un système d’axe à un autre identique.
    Système de référence : Système d’axes par rapport auxquels on définit le mouvement d’un corps dans un espace à trois dimensions.
    Système de numération
    Informatique, robotique [modifier]
    Système complexe : Ensemble d’agents simples qui, par leur interaction, amènent la structure globale du système à être modifiée de manière chaotique.
    Système d’exploitation : Ensemble structuré et hiérarchisé de programmes et processus regroupés autour d’un programme-maître appelé noyau, qui gère les divers éléments d’un système informatique.
    Système reconfigurable : Système informatique matériel ou logiciel capable de modifier sa structure interne afin d’adapter ses réponses à son environnement.
    L’urbanisation en informatique distingue 3 niveaux de préoccupations :
    le système métier qui est l’ensemble des métiers et des processus de l’entreprise et des organisations qui y concourent,
    le système d’information qui est l’ensemble des objets métier, informations et règles de gestion utilisés ou mis en œuvre par les métiers et les processus d’une entreprise,
    le système informatique qui est l’ensemble structuré des composants logiciels, matériels et des données, permettant d’automatiser tout ou partie du système d’information.
    Ingénierie [modifier]
    Système mécatronique : ensemble complexe et structuré de composants mécaniques, électroniques et informatiques en interaction permanente et assurant une fonction d’usage (ex: automobile, aéronef, train, téléphone mobile, lanceur spatial, centrale nucléaire, …),
    Ingénierie système : démarche rationnelle pour la conception et l’ingénierie d’un système mécatronique en l’étudiant sur tout son cycle de vie (exploitation, maintenance, démantèlement).
    Système de contrôle temps réel : ensemble de capteurs et d’actionneurs exhibant un comportement collectif en partageant leurs états selon un pas temporel court imposé appelé latence.
    Automatisme, automatique [modifier]
    Système dynamique : système cybernétique, en général bouclé et modélisé par des équations différentielles, caractérisé par des variables d’état dont on cherche à prévoir les variations dans le temps.
    Théorie des systèmes : recherche des propriétés générales des systèmes (contrôlabilité, stabilité, équivalence, linéarité, etc.) et développement des méthodes pour décrire certains types de systèmes.
    Physique [modifier]
    Système métrique : ensemble coordonné d’unités servant à la mesure des différentes grandeurs.
    Système MKSA : Système de mesure dont les unités fondamentales sont le mètre, le kilogramme, la seconde et l’ampère.
    Système international d’unités (SI): système de mesure officiel en France depuis 1962, qui prolonge le système MKSA par l’adjonction du Kelvin et de la Candela.
    Système d’unités absolues : système d’unités physiques fondé sur l’emploi d’un nombre minimum d’unités fondamentales indépendantes, choisies de façon à réduire à l’unité les coefficients numériques figurant dans certaines formules physiques très importantes, choisies comme fondamentales.
    Système physique Ensemble d’éléments physiques concrets ou idéalisés (objet, point matériel, fluide, gaz parfait, champ électromagnétique, …) dont on cherche à connaître la dynamique propre. Appelé simplement système en physique.
    Système de forces Ensemble d’un nombre fini de forces supposées appliquées à un même corps solide…
    Astronomie [modifier]
    Système galactique : Système de coordonnées galactiques dans lequel le plan fondamental est un plan choisi une fois pour toutes, aussi proche que possible du plan de symétrie de la Galaxie.
    Minéralogie, chimie, cristallographie [modifier]
    Système cristallin : Ensemble de formes géométriques types, caractérisées par leurs propriétés de symétrie fractale ou non, que peut prendre un cristal (Système cubique).
    Politique, économie, finance [modifier]
    Système économique : les principaux modes d’organisation économiques
    Système politique, par exemple
    Système communiste : Ensemble des lois et doctrines collectivisant les moyens de production et pratiqué notamment pendant 70 ans en ex-URSS.
    Système libéral : Ensemble des lois et doctrines qui permettent la liberté des moyens de production et pratiqué dans les économies de marché du monde occidental et asiatique.
    Système financier
    Système de santé : ensemble de tout ce qui contribue à promouvoir ou à protéger la santé.
    Musique [modifier]
    Ensemble de portées devant être lues simultanément dans une partition de musique.
    Voir aussi [modifier]

    m:systemes-Analyse systémique
    Analyse décisionnelle des systèmes complexes
    Catégories : Cybernétique | Systémique | Système | [+]




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  • nomade
    20 octobre 2010 at 9 h 41 min - Reply

    Un crime avoué est à moitié pardonné pour ce qui est de ton pays et son peuple .
    Mais vous persistez dans l’erreur en voulant barrer la route new-yorkaise a ahmadinajed .
    le musulman ,ghozali, sollicite un sioniste, bloomberg le maire de
    new-york ,pourqu’il refuse à un musulman ,AHMADINAJED , son passage a new-york.
    Il est plus payant d’être un harki des sionistes , ce sont les plus forts du moment . Vous avez toujours su faire des choix judicieux. Il faut être au bon moment et a la bonne place.
    Mais il n’est jamais trop tard pour te repentir, cette fois ci tu dois t’adresser aux iraniens.




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  • SLAM
    20 octobre 2010 at 10 h 16 min - Reply

    A mon sens personne n’a osé toucher à la dignité de Mr GHOZZALI ! C’est lui-même qui s’est auto désigné HARKI du système! Au fait, que veut dire le vocable Harki ? A ma connaissance , ce mot viendrait du verbe arabe haraka qui signifierait mouvoir d’où l’action  » mouvement « ! Ghozali a fait partie d’un mouvement d’ensemble créé par un système politique constamment en mouvement! Mr GHOZALI avait occupé plusieurs postes de responsabilités au sein de ce mouvement ( HARAKA ) qu’il en est devenu un élément indispensable pour entrainer tout l’engrenage,d’où son nom de harki du système.




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  • Guerriere de la lumière
    20 octobre 2010 at 12 h 24 min - Reply

    « Longtemps, on rampe sur cette terre comme une chenille, dans l’attente du papillon splendide et diaphane que l’on porte en soi. Et puis le temps passe, la nymphose ne vient pas, on reste larve »
    Jonathan Littel

    J’avoue que les aveux de Mr GHOZZALI ne font que nous conforter dans notre combat.
    Maintenant, il va falloir qu’il montre pate blanche. « Car celui qui a déjà été mordu par un serpent reculera à la vue d’une corde! »
    On est tous devenus très méfiants et on se demande pourquoi il réapparait « MAINTENANT? », qui l’envoi, qu’elles sont ses intentions…etc!
    Est-ce juste un mea-culpa ou sa cache quelque chose!
    Qu’est-ce qu’il l’a poussé à parler!
    Qu’elle est le message qui veut nous faire passer?
    Doit-on lui laisser le bénifice du doute?
    Suffit-il juste qu’il avoue sa complicité directe ou indirecte dans le drame algérien pour qu’il devienne crédible?
    Je pense qu’il doit faire plus pour corriger son horrible « gourde »!




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  • sofiane
    20 octobre 2010 at 13 h 12 min - Reply

    Je sais que ca ne vous a pas plu ma reaction envers ghozali et a mon avis je n’ai pas touche sa dignite au contraire il merite beaucoup plus car c’est lui qui a touche ma dignite et la dignite de tout un peuple c’est a cause de lui et de ses semblables qu’on se retrouve exile loin de notre patrie et maintenant il vient se confesser pour dire qu’il avait tord,mon cher si toi tu le crois moi non et je pense que la majorite et avec moi.Ce n’est avec deux larmes versees qu’il aura la confiance des gents,il aurait du faire ca au moment opportun,lorsque les citoyens etaient sous la torture de la gente militaire,ou demander pardon au peuple pour ne pas avoir accompli sa mission qui,je vous le rappelle,de mener des elections propre selon ses dires jusqu’au bout.Et maintenant il fout son nez dans les affaires des autres,il aurait mieux faire de se taire.




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  • Noor
    20 octobre 2010 at 13 h 45 min - Reply

    Il y a de par le monde, un mal mystérieux, une déficience mentale ou tout simplement un vice satanique que partagent bien d’ex-hauts responsables et coupables de crimes contre l’humanité qui, une fois leurs forfaits accomplis, se présentent devant leurs publics sidérés, jurer la main sur le cœur, qu’ils ne savaient pas !

    Ces Judas, ces hypocrites, ces Tartuffe au culot monstrueux, qui ont vendu leur âme au diable, viennent avec un aplomb à rendre jaloux un hippopotame sortant de l’eau, tenter de se refaire une virginité, se lamenter tels des jeunes filles, séduites et abandonnées.

    Les derniers en date, et non des moindres, Colin Powell, Condoleeza Rice, Tony Blair, ces grands « démocrates » de « l’axe du Bien », en sont les parfaits exemples de cette tragi-comédie qui se joue sur la scène médiatique mondiale.
    Souvenons nous de ce sinistre Colin Powell qui brandissait à bout de bras, aux Nations Unis, devant le monde entier, sa fiole de poudre de perlimpinpin censée être une arme de destruction massive confectionnée par le « diabolique » Saddam Hussein ! Et tout cela, pour nous vendre sa sale guerre d’extermination d’un peuple innocent et faible. Mais, comble de l’horreur, ce suppôt de Satan, une fois le génocide accompli, vient à confesse pour nous assurer qu’il avait été ignominieusement trompé par ses maitres.

    Condoleeza Rice, La louve sanguinaire, la sangsue, adepte féroce de l’idéologie du « chaos constructeur », de la « destruction constructive » et autres théories démentielles vient, elle aussi, se rappeler à notre bon souvenir en nous affirmant que son psychopathe alcoolique de Bush et toute la clique de névrosés psychotiques au gouvernement ont commis des « erreurs » en envahissant l’Irak et en génocidant la population déjà ravagée par un BLOCUS de dix ans qui a ramené ce pauvre pays à l’âge de pierre.

    Le schizoïde Tony Blair, caniche des Yankees, lui aussi ne manque pas à l’appel. Avec ce criminel froid et glacial, digne d’un Lazare Kaganovitch, principal responsable des famines soviétiques de 1931-33 et des Grandes Purges qui ont fait plusieurs millions de morts , on atteint le summum de l’abjection par son recyclage en un « émissaire des démocraties occidentales pour une paix juste et durable en Palestine occupée et tout le Moyen- Orient! ».

    Plus près de nous, le malheureux papillon de SAG, n’est pas en reste et, tel cet imprudent insecte de nuit attirée par la lumière d’un réverbère, il ne peut s’empêcher de s’exposer aux feux de la rampe. Amateur de trampoline, il s’exerce à rebondir sur ses pieds bien que lourdement lestés de casseroles qu’il traine derrière lui. Mais, hélas pour lui, les faits sont là. Et les faits sont têtus. En outre, sa suffisance notoire le pousse à s’ériger en défenseur « des droits de l’homme » à géométrie variable, à violer le droit international en écrivant au maire de New-York lui demandant de ne pas recevoir le chef de l’Etat iranien dans cette ville, et à s’ingérer grossièrement dans les affaires intérieures de ce pays ! Vous avez dit « kachra ou toupet » ?!, selon l’expression populaire bien de chez nous.




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  • farid
    20 octobre 2010 at 14 h 05 min - Reply

    Monsieur Ghezali était l’acteur principal des décennies noires de l’Algérie, il était l’auteur du coup d’état en 1992 et maintenant viens nous faire l’opposition?




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  • Salim
    20 octobre 2010 at 15 h 01 min - Reply

    Soyez raisonnable Mr Ghozali !
    Une belle retraite , une belle villa j’imagine sans doute ,une belle voiture ,des vacances aux balears ,des soins à l’etranger ,des voyages aux lieux saints de l’islam !y a pas de quoi vous plaindre !…songez un peu aux malheueux jeunes de ce pays qui ne travaillent pas , rongés par l’oisivité et le desoeuvrement ,….eux ils ont le droit de se plaindre!




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  • Meskine
    20 octobre 2010 at 18 h 21 min - Reply

    Salam…
    tout ce vacarme, et y a pas SAG qui parle ces derniers jours, tous les rats d’égouts sont sortis de leurs trous pour nous dire que l’algérie est dans la « m…… -je m’excuse », ce n’est par hasard.. y a forcément quelque chose qui se prépare dans l’ombre (de toute facons y a que l’ombre en algérie)d’après Jeremy Kenaan « l’espion ou l’enthropologue anglais » qui a écrit le livre « the dark desert » ou il parlait d’une tièrce partie qui a mit fin au clash entre boutef et toufik et leur a « demandé » de quitter le pouvoir dans des délais très brefs,car ils mettaient les interets d’autres pays en danger, des gens comme ce Kennan ne parlent pas pour parler, il est certain et positif dans ce qu’il dit… un nouveau président est déjà désigné!!!alors réjouissez vous algériens.. c’est la fièsta qui dure depuis 62!!




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  • Liès
    20 octobre 2010 at 19 h 21 min - Reply

    Monsieur @ SLAM, bonjour,

    C’est juste pour donner mon avis sur la signification et le sens étymologique du mot HARKI.

    Effectivement comme vous dites le mot harki vient de Haraka qui signifie MOUVEMENT.

    Mais le FLN lui a donné ce sens péjoratif de  »traitre » qui est devenu par la force de son utilisation historique et politique, plus fort et plus significatif que le sens étymologique lui-même, lequel comme il a été souligné, découle du mot  »mouvement ».

    Sa genèse commence quand le PPA-MTLD a implosé et s’est scindé en deux clans rivaux: les pro-centralistes, et les pro-Messali.

    Or Messali a créé le MNA, pendant que le comité central à travers le processus de l’OS et du CRUA avait été à l’origine de la création du FLN.

    Ces parties qui étaient toutes deux pour l’indépendance de l’Algérie, divergeaient sur le plan de la méthode et sur la question du leadership.

    Les tentatives de réconciliation n’ayant pas abouti et la guerre de Novembre étant lancée, ils se sont retrouvés à se faire une guerre fratricide sans concession.

    J’étais petit à l’époque mais j’ai pu voir les deux armées, qui passaient par une route toute près de notre ferme.
    Elles s’arrêtaient l’une et l’autre un moment pour discuter avec les parents et les personnes adultes, histoire de rallier la population à leurs causes.

    FLN et MNA étaient en compétition, et moi l’enfant que j’étais, je les voyais rivaliser en gentillesse et en générosité.
    Je me rappelle qu’une fois, on m’a donné une grosse pièce de 100 CFA qui était d’un grand prix à l’époque pour l’enfant que j’étais. Je ne me rappelle pas laquelle des parties qui me l’avait donnée, cette pièce.

    A l’époque je ne cessais de me poser la question sur ce que pouvait signifier ces noms par lesquels chaque partie tenait à s’identifier.
    Les uns s’appelaient ‘El-haraka », les autres  »El-djebha ».

    Le drame c’est que dans notre hameau, parmi la famille, il y en a qui ont rallié le FLN et il y en a qui ont rallié le MNA.

    Ensuite la guerre entre les deux ne tarda pas à éclater, et la gentillesse et la générosité des uns et des autres pour l’enfant que j’étais, a disparu.

    Il fallait maintenant compter nos morts et subir les représailles des uns et des autres, mais pour être en conformité avec ma conscience, bien que je sois issue d’une famille qui a beaucoup donné à la révolution, je témoigne que la violence, était du côté du FLN.

    Cette guerre fratricide cessa quelques années plus tard avec la victoire du FLN, mais elle favorisa l’enrôlement dans l’armée française, de plusieurs éléments ou sympathisants du MNA qui ont subi la vengeance du FLN.

    Il va sans dire que la France coloniale tirait les ficelles et était derrière cette tragédie.

    Cette division entre frères de même sang, de même culture, de même histoire, perdure jusqu’a maintenant, au grand bonheur des profiteurs de l’Algérie.

    Donc je récapitule: Harki qui appartient au Mouvement (EL-haraka el-wataniya-el-djazairiya = Mouvement Nationaliste Algérien de Messali Hadj), est devenu par la force de l’intolérance du vainqueur (le FLN),  »traitre, vendu, renégat et tous les noms humiliants et méprisants).

    J’ai toujours appelé à al réconciliation entre les frères et les sœurs, mais personne n’écoute (Liman tehki Zabourek ya Daoud?).

    La ‘’famille révolutionnaire’’ qui elle-même renferme en son sein d’authentiques harkis qui ne veulent pas s’assumer comme les harkis rapatriés en France, refusent cette réconciliation, parce qu’ils ont choisi l’imposture et les privilèges indus au lieu et place de la réconciliation et la vérité.

    Tant que le puits de Hassi-Messaoud donne généreusement ses milliards de dollars, les imposteurs tels des charognards insatiables ne lâcheront pas l’Algérie qui est devenue hélas leur proie.

    C’est pourquoi, parfois je suis tenté par la solution Atatürk; un militaire (parce qu’il possède la force) brave, juste, droit, patriote, jaloux de son pays et de son origine ancestrale, sage et clairvoyant, prendre la décision de faire le grand ménage dans la maison, de remettre chaque chose a sa place, et puis, le travail fini, retourner à ses missions constitutionnelles.

    Je sais que cela n’est pas raisonnable du point de vue démocratique.

    Mais qui dit que dans l’armée, il n’y a pas ces harkis imposteurs qui n’ont pas le courage et l’honnêteté de s’assumer et qui bloquent tout changement vers le bien?

    Pour moi, un harki qui s’assume est de loin plus respectable et fiable, qu’un harki qui se fait passer pour un moudjahid.

    Je ne pensais pas m’étaler. Je suis moi-même surpris.

    Vous avez remarqué que je n’ai pas daté les événements, pour la simple raison que je ne suis pas historien, mais mon témoignage est vrai, ou du moins, il est sincère.

    Volontairement je me suis abstenu de lister les conséquences désastreuses du conflit FLN/MNA, pour ne pas trop alourdir mon post.

    Je dirai juste ceci, que la tragédie nationale des années 90, a été une occasion à la résurgence des règlements de comptes longtemps enfouis, reliés à ce pan de notre histoire qui a atteint l’horreur durant l’été 1962.

    Que Dieu préserve les générations futures.

    Wa Errab houa el-A’alim.

    Fraternellement.

    Liès Asfour.




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  • IKER
    20 octobre 2010 at 19 h 28 min - Reply

    Pourquoi les élites ont laissé le pays dériver à cette catastrophe? ça fait frémir.
    Pour venger mes amis iraniens, Vous déshonorez jusqu’au papillon que vous portez.




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  • SLAM
    20 octobre 2010 at 19 h 30 min - Reply

    Une question me taraude l’esprit.Qui a poussé MISTER SAG à se définir lui-même comme un HARKI du Système! Est-ce un remord profond qui le morfond jusqu’au fond de ses entrailles qui lui fait obligation de s’extérioriser au point de faire on mea-culpa ? Ce qu’il dit pour s’autoqualifier est gravissime car c’est un terme qui, dans un passé très récent, n’ honorait point la personne qui portait ce nom!Alors à quoi joue notre gros malin en s’autoflagellant délibérément alors que personne ne l’ y a obligé . Que cache-t-il,se prépare-t-il à se présenter à la magistrature suprême en usant d’une stratégie qui aurait tendance à faire du pied aux capitales étrangères pour un soutien ou une cooptation directe moyennant des promesses à tenir au cas où cela se produirait. Difficile de saisir la définition de cette incartade sortie d’un personnage aussi rusé que SAG qui a longtemps bourlingué à tous les postes de responsabilités gouvernementales aux cotés d’une équipe aussi rude que celle qui a de tout temps détenu tous les pouvoirs en Algérie!
    L’avenir nous le dira car SAG ne se démène jamais pour rien, il nous habitué à s’en sortir gagnant dans toutes les situation.Il sait parfaitement jouer!




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  • Amine
    20 octobre 2010 at 20 h 08 min - Reply

    Certains sont offusqués que Ghozali reconnaît avoir été un harki du système. Ils lui reprochent ainsi de trahir le système. Ce sont donc des gens du système qui se sentent trahis par un des leurs, comme ils l’ont été avec Chadli à qui ils vouent une haine infinie. Un internaute s’est embarqué dans l’éthymologie du mot harki, pour lui enlever toute sa signification et en somme, tenter de noyer le poisson dans l’eau. Non, Monsieur, le mot harki veut dire  » traître  » et cela a toujours été ainsi depuis la guerre de libération. Ghozali a la franchise de dire qu’il a été un traître à son peuple en servant un système de néo-colonialistes, des nouveaux colons pires que les anciens colons, qui ont amassé en peu de temps plus de fortune que les anciens colons durant 132 années de colonialisme. Ghozali en sait quelque chose et même beaucoup, puisqu’il a été le PDG de Sonatrach où les commissions se chiffraient en millions de dollars, que d’autres que lui touchaient, parce qu’ils faisaient partie des décideurs occultes, alors que lui n’était que le harki de service. Certains ont dit que Ghozali a profité du système, c’est sûr, c’est un khobziste sans être un voleur, il ne peut pas le nier, il a reconnu plus grave que çà. Bon sang, mais reconnaître ses fautes, c’est déjà pas mal : est-ce que les autres peuvent en faire autant. Rêvons un peu pour voir un jour Adelhamid Mehri, Reda Malek (avant 11 janvier 1992), Hamrouche, Benbitour, Sifi, Benyahia s’il était vivant, reconnaître qu’ils étaient des harkis du système, ce sera un pas énorme dans la décantation au sein du peuple et de ses élites, décantation qui ne peut être que bénéfique pour la sortie de crise et le changement tant espéré. A tous les harkis du système, je répète ce qu’a adressé un internaute à Ghozali : « Pour votre bien d’abord, pour le bien de l’Algérie, et pour la réussite du changement, le vrai, celui qui délivrera définitivement notre nation de l’humiliation, de l’asservissement, du non-droit, des trahisons et de la mauvaise gouvernance, et du ridicule. » Pourvu que nous soyons entendus.




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  • thirga
    20 octobre 2010 at 20 h 49 min - Reply

    Une sortie de dépit. SAG se venge du système dont il reconnait etre un Harki. Or c’est quoi un harki? Un individu qui a vendu son ame contre ses freres, son pays. Si SAG reconnait que ceux qu’il croyait etre des Algeriens étaient en réalités des mercenaires, des taupes en mission pour se venger de ce Peuple. SAG vient de signer sa peine de mort…




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  • D B
    20 octobre 2010 at 20 h 51 min - Reply

    J’ai observé une curieuse attitude chez certains de nos amis. Je la trouve personnellement curieuse, voire fâcheuse, mais je comprendrais qu’elle soit percue comme tout à fait légitime. Chacun voit midi à sa porte.C’est celle qui consiste à tirer à boulets rouges sur quiconque activait au sein du régime, à des niveaux divers, et qui exprime aujourd’hui son repentir, sa déception, ou tout sentiment de rejet du régime qu’il a servi. Ce fut le cas pour la plupart des officiers qui ont déserté, pour rejoindre les rangs de l’opposition. Ils ont pourtant sacrifié des carrières prometteuses, et se sont engagés dans des situations pénibles, parfois misérables. Ils n’en ont pas trouvé, pour autant, grâce au jugement péremptoire et sans appel de nombreux d’entre nous.
    Ce fut le cas récemment pour Karim Moulay. Depuis le journaliste qui l’a interviewé, et qui l’a traité de tous les noms d’oiseaux, alors qu’il était censé lui faciliter la confession qu’il voulait faire, jusqu’à de nombreux forumeurs qui l’ont descendu en flammes. A croire qu’ils veulent décourager quiconque a appartenu au régime de nous rejoindre, et de faire acte de repentance. Ces forumeurs fouettards seraient des agents du DRS qu’ils n’agiraient pas autrement.
    C’est le même traitement qui est réservé aujourd’hui à SAG. Si ce n’était une honorable modération des commentaires par Salah Eddine, nous aurions assisté à un lynchage. Et je passe sur les poncifs éculés, l’humour douteux, les verdicts tranchés, les réquisitoires tonitruants.
    Personnellement, et c’est mon avis personnel, que j’exprime comme tout un chacun sur cet espace, si je garde une certaine réserve à l’endroit de SAG, voire une défiance, je n’en salue pas moins ses propos, et son méa culpa, même si je le considère un peu comme un appel du pied à ceux qui l’ont un peu trop oublié, l’expression d’un message qui s’habille d’une humeur excédée. Un ultime coup de poing sur la table, qui semble une menace de se mettre à table. C’est ainsi que j’ai perçu cette sortie de SAG. Cet homme, pour avoir servi une régime odieux, n’en est pas moins remarquable, subtil, éminemment intelligent, même s’il n’a pas su jouer le bon cheval. Mais a-t-il eu seulement le choix ? Qui, de tous ceux qui étaient plus ou moins dans sa position, et dans les mêmes circonstances, ont agi différemment ?
    Je ne me fais pas son avocat. Bien au contraire. Je lui en veux d’autant plus, que ses capacités intrinsèques, et une certaine conjoncture, lui permettaient de sortir de la logique honteuse dans laquelle il s’était trouvé empêtré. Il aurait pu jouer la plus mauvaise carte, celle d’un peuple qui ne valait même pas la seringue pour lui pomper le jus, risquer sa carrière pour lui, sa fortune, la situation de ses enfants. Il aurait beaucoup perdu, mais au jour d’aujourd’hui, pour reprendre cette formule que je déteste, il serait peut être un héros, une merveilleuse promesse, ses enfants se vanteraient d’être ses enfants, et nous nous le porterions aux nues. Au lieu de cela, il a préféré au tocard que nous sommes, les fringants généraux qui piaffaient dans les starting block, si tant est qu’un général algérien de 130 kilos peut être un tant soit peu fringuant
    Ses favoris sont en train de partir au détail, l’un après l’autre. La mort ou la cassette de Boutef les ont mis à la touche Ceux qui restent ne sont interessés par rien d’autre que ce qu’ils peuvent encore tirer de la bête. Et les enchères sur le poulain se passent à huis clos. Elles vont se monnayer en milliards de dollars. Entre quelques barons seulement. Les seuls qui ont gardé la tête hors de l’eau
    Et tous ceux qui n’ont pas été admis au cénacle ultime croient qu’ils peuvent forcer la porte s’ils menacent de rompre l’Omerta.
    Ils se trompent. Parce que les jeux sont faits.
    Contrairement à ce qu’a déclaré Saïd Sadi récemment, sur le retour des décideurs militaires dans le premier cercle, les choses ne se passent plus comme nous les avons toujours connues. Il n’y a plus de bloc militaire contre bloc Bouteflika. Mais une ultime passe d’armes entre deux clans où il y a des militaires dans l’un et l’autre, des hommes d’affaires, des forces multinationales et un gros paquet de chantage qui peut couler tout ce beau monde, et qui ne sera donc utilisé ni par l’un, ni par l’autre.
    Il y a aura, bien sûr des coups d’estomac, comme ceux de Sadi ou de SAG, mais sans conséquence. Ils le savent bien, les uns et les autres Les seuls qui ne le savent pas, et qui brûlent inutilement leurs cartouches, sont des gens comme SAG, et comme SADI, justement.
    A moins que je me trompe sur toute la ligne. SAG s’est peut-être engagé réellement sur le sentier de l’honneur, pour contribuer à libérer l’Algérie, et racheter ses fautes. Tout est possible en politique. Y compris de croire que l’Honneur existe. Que la vie n’est pas faite que de kfaza, de moues renfrognées, d’études à l’étranger pour les rejetons, de majordome pour Madame. Je vous jure que ça existe chez ces gens là. Parce que chez ces gens là…
    Mais sinon, des routes toutes fraîches s’ouvrent devant nous. Des chemins escarpés, et sous de sombres frondaisons. Mais ne nous y trompons pas. C’est la dernière ligne droite avant la vallée. Là où le soleil se lève. Et là où il se couche.




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  • Kamel Bouras
    20 octobre 2010 at 22 h 04 min - Reply

    Rassurez-vous SAG, M. Bloomberg n’a pas eu le temps de lire votre lettre. Il a d’autres papillons à fouetter…

    Quel gachis cette lettre…à la place vous auriez du prendre le temps d’ecrire un article sur l’assassinat de Boudiaf par votre ministre de l’interieur, Larbi Belkheir, vous vous souvenez?…

    Kamel




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  • IKER
    20 octobre 2010 at 22 h 41 min - Reply

    Le parfum des clans:
    Voici notre président ? qui voudra de lui? bientôt il sera connu que «coca-cola».




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  • thirga
    21 octobre 2010 at 0 h 13 min - Reply

    Ok, DB. SAG a mis à nu à sa manière le système. Je ne pense pas que ce soit par conviction. Entre harki et trahison, on ne put avoir confiance. Aucune honnêteté mais merci quand même dirais-je à SAG…




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  • Nourredine BELMOUHOUB
    21 octobre 2010 at 0 h 35 min - Reply

    harkis du système, qui dit mieux ? quel honneur, quelle distinction, quelle horreur, quelle malédiction. Franchement, il faut avoir fréquenté une certaine loge maçonnique à Lièges (Belgique), pour atteindre un tel toupet,
    ya papillon » Si tu n’as pas honte, fais ce que tu veux  »
    Sadagha Rassoul Allah (QSSSL)




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  • HARRAG
    21 octobre 2010 at 3 h 55 min - Reply

    SLT
    L’art de l’hypocrisie inculquee .




    0
  • adel133
    21 octobre 2010 at 4 h 59 min - Reply

    Au lieu de déblaterer sur l’iran,qu’il nous parle des milliards dollars détournés par la pègre qui la intronisé à la tête de Sonatrach.qu’il nous dise la vérité sur la liquidation sous nos yeux du martyr Boudiaf.qu’il nous dise quelle guèpe la piqué pour accepter un poste de chef de gouvernement au service d’une junte criminelle qui a assassiné des centaines de milliers d’innocents Algériens.monsieur SAG,vous ne pouvez pas vous dédouaner en vous retournant publiquement contre vos anciens employeurs.vous avez les mains tachées de sang.vous faites partie des génocidaires qui ont commis des crimes contre l’humanité.ces crimes sont imprescreptibles.les algériens ne les oublieront jamais.




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  • slam
    21 octobre 2010 at 11 h 59 min - Reply

    @Lyes Asfour,
    Avant tout je tiens à te remercier pour avoir développé même succinctement , l’éthimologie du vocable « Harki ». Je note que vous avez totalement de lier le sens de ce mot aux divergences émanant des mouvements politiques de l’entame de la révolution algérienne et surtout la grande dissension qui existait entre le FLN et le MNA de Messali Hadj.J’ai de mon coté vécu ces moments affreux de guerre fratricide qui ont finalement vu la mise à l’écart des messalistes par la force.Vous avez raison de dire que pour la FRANCE ce fut une aubaine parce qu’elle trouvait parfaitement son compte du fait qu’il ait eu des différents meurtriers entre les algériens de l’époque.Quant à la violence,elle eut lieu des deux cotés d’après ce que j’ai personnellement vécu avec mes souvenirs quelquefois égarés par manque de mémoire!
    Effectivement,la stratégie de la France fut celle qui consistait à diviser pour régner et tirer toutes les ficelles pour créer l’amalgame entre frères algériens!D’où d’ailleurs la signification déshonorante donné à ce vocable car la France elle-même l’a longtemps utilisé pour désigner tous ceux qui étaient de son coté lors de la lutte de libération nationale!
    Salutations




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  • Salah Bouzid
    21 octobre 2010 at 17 h 38 min - Reply

    You may say that I am a harki
    But I am not the only one




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  • abdeliw
    21 octobre 2010 at 19 h 57 min - Reply

    un péché avoué a moitié pardonné
    chiche parle des fraudes éléctoralés




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  • Noàurredine BELMOUHOUB
    22 octobre 2010 at 13 h 57 min - Reply

    Voila qu’un acteur ayant tenu un role principal dans le déclin de notre si beau pays, un role tenu dans Carnaval fi Dechra,(Version tragiquement originale), qui vient vomir sa rancoeur, peut étre en raison du refus qui lui a été servi en retour à sa demande d’un agrement pour son Parti politique. Peut étre qu’en changeant l’appelation en choisissant la Suivante :  » Parti des Harkis du Système pourri  » obtiendra-t-il un agrément pour venir réempoisonner notre éxistence.




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  • Adel
    22 octobre 2010 at 13 h 57 min - Reply

    Je crois qu’il faut être en dehors du système, avec l’homme et la femme de la rue, celles et ceux qui ont fait la chaîne dans les souk-el-fellah dans les années 70-80, qui se font rabrouer par les plantons dans les administrations publiques, qui trouvent l’ordinateur en panne lorsqu’ils vont retirer leur maigre salaire à la poste, qui n’arrivent pas à nourrir correctement leur progéniture, qui se font soigner dans les hôpitaux mouroirs d’Algérie, qui vivent au milieu des immondices et des rats dans les cités-dortoirs, et., etc., pour comprendre ce qu’est le système : une machine à broyer celles et ceux qui n’ont pas le bras long.

    SAG a toujours vécu loin de toutes ces «tracasseries»; comment pouvait-il savoir qu’il y avait un système et qu’il en était le harki? A-t-il jamais vécu au milieu de son peuple, partageant ses joies et ses peines? Il a toujours vécu sous la protection du système. Il a usé et abusé de ses privilèges.

    Il s’est trompé. Il le regrette. Nous en prenons acte et attendons la suite.




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  • omar54
    22 octobre 2010 at 14 h 42 min - Reply

    Dans ce débat il y avait une chose très interessante qui a attiré mon attention;je viens enfin de découvrir pourquoi Ghozali aimait tant le noeud papillon.le Monsieur préfere le papilllon à cause de la prière car la cravate le génait.ah bon! faisons l’expérience; je déniche une cravate,je ne sais par quel miracle et me l’enroule autour du cou,sans chemise,je fais un noeud approximatif , »la maison » ,comme on dit chez nous qui surveillait mes gestes me demanda en quelle occasion,il faut dire qu’elle etait prise de panique, elle qui ne m’a jamais vu en cravate, ayant liquidé « la maison »,je me mis en position et ALLAH OUAKBAR…..c’est dans les génuflexions que les choses se gatent car au moment où j’allais relever la tete,cette maudite cravate etait restée coincée par un de mes genous,elle a failli m’étrangler……quelle trouvaille Monsieur SAG,j’espère seulement que,quand on ira tous au Paradis on ne nous demandera pas la tenue exigée….mais juste nos bienfaits et notre » travail » sur cette terre de DIEU.




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  • Ourida
    22 octobre 2010 at 14 h 57 min - Reply

    @Adel
    Yarhem oualdik… C’est le commentaire que j’allais faire… En effet, comment pouvons-nous juger ou critiquer les réactions parfois à vif de certains de nos compatriotes qui, eux se sont fait broyer par ce système dont font partie les SAG et consorts. Même s’il faut « savoir raison garder », il y en aura toujours qui réagiront au quart de tour et d’autres «vieux routiers» qui seront capables de raisonner avec la tête plutôt que les tripes. Peut-être que SAG sentant sa mort prochaine (la physique ou la politique) veut se mettre en règle avec son Créateur ou l’Histoire… Tout le monde a droit à la rédemption.




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  • M.J.
    22 octobre 2010 at 19 h 47 min - Reply

    @Adel et @Ourida.

    Merci de votre position très à propos. L’Algérie à vraiment besoin de gens comme vous. L’habitude de donner libre cours à l’invective et à la stigmatisation semble prendre de l’ampleur sur la raison et la pensée juste.

    Ceux qui sont dans le vrai sont stigmatisés à leur tour car il veulent faire taire la multitude. Cela me rappelle quelqu’un avec qui j’étais souvent en conflit, qui m’a dit un jour: » quelqu’un de normal dans une société anormale, n’est pas normal. Car pour être normal il faut adopter l’attitude des multitudes, en se singularisant il devient anormal. Bien entendu il voulait par la que j’épouse sa vision « normale » du monde », peine perdue quand on est « anormal » on l’est pour la vie.

    L’exception certes, confirme la règle, mais quand la règle elle même est forgée dans un contexte de ralations réseautiques qui privilégient l’interêt privé sur l’intêrêt public et que cela dure un demi siècle, elle devient (la règle) tordue mais généralement admise.

    Comme disait mon père allah yerhmou, aucun tuteur ne peut redresser un arbre arrivé à maturité.

    Discuter leurs idées pour certains revient à les remettre en cause et ils perçoivent la contradiction comme une insulte et l’avis de l’autre comme toujours faux, toujours de mauvaise foi. Or attribuer à l’autre la qualité de bonne foi est à la base des règles de civilisation.

    Faire taire l’avis contraire, voire l’avis de l’autre même s’il est concordant et par tous les moyens, même les plus tordus est devenu signe d’intelligence.

    L’ignorant est toujours sur de lui, c’est celui qui réfléchit qui se remet en cause et est plein de doutes et de réserves.

    Salutations fraternelles.




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  • Afif
    22 octobre 2010 at 20 h 49 min - Reply

    بسم الله الرحمان الرحيم

    Un pas en avant, deux pas en arrière, c’est que m’inspirent certains commentaires (1er Novembre à ne pas sacraliser, 8 historiques au lieu de 9). Clarifions avant d’aller plus loin.




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    24 octobre 2010 at 12 h 57 min - Reply

    Assalam;

    Je n’ai pas cru utile de réagir ces derniers jours à la sortie « médiatique de l’ex beaucoup de choses », SAG, pour les intimes, ou simplement, l’ex « non gréviste autorisé par Abdeslam, alors responsable de l’UGEMA, selon El Kenz », l’ex secrétaire d’Etat aux travaux publics de Ben Bella, l’ex PDG de SH, l’ex exclu du FLN, suite à l’affaire PANHANDLE et sa comparution devant la Cour des Comptes, pour l’affaire EL PASO, avec son mentor Abdeslam, l’ex ministre, repêché, de l’Hydraulique de Chadli, l’ex ministre des finances de Chadli, l’ex ministre des affaires étrangères de Chadli, l’ex premier ministre de Chadli, puis des généraux, pour lesquels il a continué d’organiser des « élections propres et honnêtes », puis la descente que croient certains aux Enfers, comme ambassadeur auprès de la Communauté européenne, et en Belgique, l’ex ambassadeur à Paris, qui a « oublié de restituer la villa de fonction de l’ambassade », servis rendus aux janissaires obligent, et enfin, le solitaire qui n’a pas pu obtenir de ses ex amis, l’autorisation de créer un parti « dem ou crates ? » à méditer… (sang ou pouvoir).

    Je ne tenais surtout pas à rajouter mon grain de sel, surtout que je ne voulais pas confirmer le célèbre adage algérien « quand un taureau tombe, les couteaux abondent », à propos de Sid Ahmed Ghozali, mais je n’ai pu me retenir, finalement, après avoir tempéré mon ardeur, pour vous faire partager un extrait de mail, que j’ai adressé le 18.10.2010, à quelques uns de mes contacts, après avoir lu, son indigne sortie contre ces mêmes amis de l’Algérie, qu’il prétend avoir « défendus », à savoir l’Iran, lorsqu’il était ministre des Affaires étrangères, sauf que notre SAG, pas sage, a certainement confondu SADAM et l’Irak, avec l’Iran, qui n’a heureusement pas besoin de ses larmes de crocodiles, sûrement pas celles qu’il a mois de verser pour les 250.000 morts, les dizaines de milliers de disparus, le million de déplacés, qui ont suivi,  » l’interruption du processus électoral « , concocté par ses « amis » aujourd’hui « INGRATS », comme fut ingrate la France coloniale vis-à-vis de ceux auxquels il s’identifie, à savoir les « harkis » de triste mémoire, la comparaison étant obscène, tout de même, mais elle vient de lui, qui pourtant fut un brillant élève de l’école coloniale, et à ce propos, il ne peut avoir commis d’impair de vocabulaire en se choisissant l’attribut.

    Je cite mon mail, reçu par certains d’entre vous, le 18.10.2010.

     » L’imam » Sid Ahmed Ghozali, après avoir servi de carpette aux généraux, se découvre la vocation de nous expliquer ce que lui, n’a JAMAIS compris, c’est-à-dire, l’Islam.
    Après avoir tenté d’attirer l’attention des sionistes (maire de New York) sur sa triste personne, le voilà qu’il enfourche le destrier des pourfendeurs de la République islamique d’Iran, pour demander … (tenez-vous bien)… ni plus ni moins, que le respect de la « vie humaine » de la part du musulman Ahmadinajad, because, ce dernier refuse de se soumettre devant les Occidentaux, alors que lui, SAG « papillon », servait sans états d’âme, les généraux responsables de plus de 250.000 morts en Algérie, son propre pays, au nom des « droits des généraux et des minorités plus représentatives que la majorité écrasante du peuple algérien », de refuser la mise en œuvre de la « démocratie »…

    Foi de Ghozali, la « carpette », nous dit, sans citer ses sources que, pour les chiites:
    le « Faqih est supérieur aux prophète, aswaws » !!!

    dans son interview au Quotidien d’Oran, recueillie par K. Daoud, et messire Ghozali, oubliant le B. A. BA de l’Islam, se plait à rêver à défaut de « briller » en Algérie, ou de se rappeler au bon souvenir des « décideurs », pour remplacer Bouteflika, visite l’Algérie, en tentant de faire partie des bagages US (Christopher Ross) ou de celui de MAM, la ministre de la « juste Hisse » française…. qui semble l’ignorer tout de même.

    Mais sait-on jamais, quelqu’un d’autre que Kamal Daoud, jugerait utile de penser à lui, pour le nommer comme « proconsul US ou français », dans quelque lointaine possession, histoire de finir ses jours, comme « président Harki ».

    Ouf, heureusement que je n’ai pas lu son pensum, mais n’ai fait que le parcourir, à 10 lignes seconde.

    Extraits de l’interview par le Quotidien d’Oran :

    Q.O.: Et c’est qui le Fakih chez nous en Algérie ?
    S.A.G.: El-Fakih ? C’est un ensemble de gens anonymes. Il ne faut cependant pas faire la confusion : la comparaison est très approximative entre l’Iran et le cas de l’Algérie, mais c’est le meilleur moyen pour expliquer à un Algérien la situation iranienne. Donc, en Iran, El-Fakih est institutionnellement le représentant de Dieu. Et il a plus de pouvoir que le Prophète car, dans cette conception, le Prophète lui-même n’était qu’un avertisseur. C’est dire que lorsqu’on manifeste contre El-
    Fakih, on manifeste contre Dieu. Et, au nom de la loi du «Mouharib ennemi de Dieu», des personnes sont tuées uniquement parce qu’elles manifestent dans la rue. Et pendant que les Occidentaux se remuent et s’engagent contre ce crime et ce régime, nous on se tait. Je reviens de Paris d’une manifestation contre la peine de mort, qui a rappelé le cas de cette Iranienne condamnée à mort pour avoir photographié des manifestants et parce qu’elle a un parent qui habite la cité d’El-Ashraf. Et là aussi, j’ouvre une parenthèse : qui est au courant du cas et de ce qui se passe à la cité d’El-Ashraf, ville limitrophe des Moujahidine Khalk, en Irak, contre l’Iran ?  »

    En attendant, et pour revenir sur terre, et à des questions plus terre à terre, peut-il nous dire,
    – s’il a donné son accord, comme premier ministre, à l’assassinat de BOUDIAF ???
    – sinon, pourquoi n’a-t-il pas immédiatement démissionné, et saisi les instances nationales et internationales, de cette violation flagrante de la dignité humaine et des droits de l’homme ???
    – Et surtout, pourquoi n’a-t-il pas exigé une commission d’enquête ???
    – Pourquoi, n’a-t-il pas alerté l’opinion internationale, quand Nezzar et Lamari, envoyaient des Algériens par milliers dans des CAMPS de CONCENTRATION au SUD, y compris à REGGANE, sur le lieu même des radiations laissées advitam eternam, pratiquement, par les expériences d’explosions nucléaires françaises.
    En fait, il n’est toujours pas trop tard, pour bien faire…
    Les crimes ainsi que la complicité de crimes contre l’Humanité étant imprescriptibles, un jour, quelqu’un osera le citer comme complice, comme hier on a accusé Papon, d’avoir participé à certains « crimes ou rafles », par le simple fait qu’il était le préfet de Paris, alors que SAG, était lui, le chef de gouvernement algérien…
    Je crois qu’il a mieux à faire que de se faire l’avocat des sionistes contre le Président Ahmadinajad.




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  • Adel
    24 octobre 2010 at 22 h 17 min - Reply

    «Nous avons été les harkis du système»

    Cette phrase renferme plusieurs informations.

    D’abord le Nous. SAG ne parle par seulement pour lui-même. Que recouvre donc ce Nous? Tous les civils qui, à un moment ou un autre de l’histoire de l’Algérie «indépendante», ont occupé un poste de responsabilité dans les «hautes sphères»? Les Sifi, Benbitour, Brahimi, Hamrouche (un civil?), Benflis, Mehri, etc.? Les politiciens jetables, quoi… Au fait, et Ouyahia, est-il lui aussi un harki du «système» ou fait-il partie de ce «système»?

    Ensuite l’emploi du passé. Ils ont été. Ils ne le sont donc plus. Ceux dont parle SAG auraient donc pris conscience de leur rôle passé de harkis. Comptent-ils demander pardon au peuple algérien pour avoir aidé le «système» dans sa tâche de destruction des forces vives de la nation?

    Le mot harki a également son importance. Pourquoi ce qualificatif infamant? Les harkis n’ont-ils pas trahi leur patrie et leur peuple? SAG irait donc jusqu’à reconnaître qu’il aurait trahi sa patrie et son peuple pour les beaux yeux du «système»?

    Et enfin, ce foutu «système». SAG a en a trop dit ou pas assez. C’est quoi le «système»? Un club très fermé? Une forme de gouvernement? Une maladie? Le «système» serait-il la propriété des militaires, les «Services», pour être plus précis? Une forme de gouvernement brevetée à l’École Algérienne de la Hogra? SAG, le brillant ingénieur diplômé de la prestigieuse École nationale des ponts et chaussées, «entubé» par des caporaux de l’armée française. Il y a vraiment de quoi s’arracher les cheveux. Qu’est-ce qui a bien pu lui arriver? Était-ce l’appât du gain? La soif de pouvoir? Que n’était-il resté avec ses «equa diff» et ses intégrales curvilignes, il aurait peut-être coulé des jours heureux derrière son ordi, à faire des plans de routes et de ponts pour le bon peuple? Il n’aurait peut-être pas gagné beaucoup d’argent, mais, au moins, il ne serait jamais devenu harki.

    Il a fallu qu’il aille se mêler aux jeux des caporaux. A quoi s’attendait-il donc?

    Moralité: quand on est beau, intelligent et fils de bonne famille, on ne doit jamais jouer avec les caporaux de l’armée française, sous peine de finir sa vie dans la peau d’un harki.




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  • khaled
    24 octobre 2010 at 22 h 44 min - Reply

    Les manipulateurs nous ont sorti une énième trouvaille; l’interview de SAG après celle de Chadli.

    Une façon pour que l’algérien meuble son temps. Je me demande quel auguste personnage sera interviewé la prochaine fois !!!




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  • Mina
    27 octobre 2010 at 15 h 26 min - Reply

    Monsieur Ghozali,

    Vous avez récemment adressé une lettre au maire de l’Etat de New-York aux Etats-Unis, pour lui demander de s’opposer à la venue du Président Iranien Ahmadinejad lors de la dernière assemblée générale de l’ONU.

    Une personne mal informée, pour qui vous êtes inconnu, ignorant les crimes du pouvoir algérien, qui lirait dans la presse cette information, vous prendrait sans doute pour un courageux défenseur de la démocratie et d’un Iran libre.
    Pourtant, les gens qui vous connaissent savent que vous ne vous préoccupez guère des droits humains.

    Alors permettez-moi monsieur de vous dresser un portrait afin que nos lecteurs d’Algérie et d’ailleurs, d’Islamabad à New-York vous cernent un peu mieux.

    Sid Ahmed Ghozali vous êtes né le 31 mars 1937 à Tighennif en Algérie. Ingénieur de l’école des ponts et chaussées, vous devenez un homme politique algérien. Ancien membre du FLN, vous êtes nommé ministre de l’industrie et de l’énergie en 1977, puis ambassadeur auprès de la France, avant d’être ministre des finances puis des affaires étrangères. En 1991, dans la droite ligne de vos ambitions, vous devenez premier ministre de l’Etat algérien.

    Enfin, vous vous présentez en vain, deux fois en 1999 et 2004 au poste de Président de la République.

    Vous passez près de trente années au sein du pouvoir algérien, pour ne pas dire en son cœur.

    Durant vos années au pouvoir, une violente guerre civile a secoué l’Algérie.

    Sans refaire l’histoire, rappelons néanmoins les conséquences : 200 000 morts et disparus au total, peut-être plus.

    Ces crimes, tueries, tortures, disparitions, des atrocités qui ont été commises lors de votre présence au gouvernement.

    A ce moment là, personne ne vous a entendu vous insurger contre une quelconque injustice sévissant dans notre pays, et pourtant il y avait matière à opposition.

    Peut-être estimez-vous qu’il n’y a pas eu assez de victimes ?

    Alors pourquoi vous ériger aujourd’hui en justicier international, touché par les « 20.000 » opposants iraniens, ou les « 30.000 » prisonniers politiques, alors qu’en Algérie demeure encore aujourd’hui une impunité de 200.000 crimes ?

    Votre démarche, aussi sincère soit-elle manque cruellement de crédibilité et il va falloir plus de bonnes actions pour vous ériger en homme de justice.

    Par exemple, il aurait été logique, dans une démarche qui se veut totalement pro-démocratique, d’avoir réagit, entre autre lors de l’escale du Président Ahmadinejad en Algérie.

    D’abord, parce que cela concerne les intérêts d’un Etat que vous avez dirigé de près ou de loin depuis les années 1970.

    Ensuite parce que vous dites vous mêmes : « ce n’est pas simplement l’histoire d’une lettre mais d’un crime ignoré qui est accompli avec la complicité des occidentaux ».

    N’est-ce pas ce qui s’est précisément passé en Algérie ? ou au Rwanda ? ou encore en Palestine ?

    Votre prétendue ambition ne tient pas la route car elle ne vise que le drame iranien, et ignore, voire méprise le drame de son propre pays.
    Ne prétendez pas que le problème iranien est mal compris ou ignoré de l’Algérie, seulement sachez que les algériens ont aujourd’hui du boulot dans leur propre pays.

    Et c’est précisément ce qui laisse perplexe dans votre subite attachement au respect des droits de l’homme.

    Vous affirmez qu’il n’y a pas eu de massacre en Algérie, en tout état de cause, vos affirmations sont négationnistes.




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  • Saïghi Djaballah
    27 octobre 2010 at 20 h 03 min - Reply

    Une question aux lecteurs du LQA:
    À votre avis, quelle était la réaction du maire de New York en recevant la lettre de M. Ghozali ?




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  • papousse
    3 novembre 2010 at 11 h 48 min - Reply

    Il lui disait, Allah yerahmou « Ya Sid Ahmed w’lidi, quand on est chef du gouvernement en exercice, on ne va pas coucher dans un hotel 5 étoiles pendant quelques semaines déjà, sans arrets, et en plein Alger aux frais du trésor public. Comment ça…est ce que la république algérienne manque de résidences d’État pour loger son premier ministre ??? » Dixit Mohamed Boudiaf.

    En réalité, trois ans auparavant, SAG avait été nommé ministre des finances sous Kasdi Merbah. Un retour au sérail après la traversée du « desert d’El-Paso ». En même pas quelques semaines après son installation, le mur de Berlin tombe. L’ambassade et la résidence diplomatique de l’ex-RDA sur les hauteurs d’Alger à Kouba (front-mer) furent évacués pour la circonstance. Les clefs de l’immense villa mauresque furent remis aussi aux A.E qui à leur tour les ont remis à la DG de l’OPGI d’Alger suivant l’arreté stipulant que les lieux en question étaient des biens-vacants de l’État. En tant que ministre des finances, SAG s’est accaparé du dossier puisque l’OPGI est en quelques sortes sous son autorité. Il leur demande une évalution au dinar symbolique par rapport à la loi de la cession des biens de l’État de 1981 dans le but de l’acheter personnellement. Profitant de cette loi pour légaliser un acte de propriété acheté auprès de l’État et que c’est ce dernier qui fixa le prix.
    L’evaluation avait donné un montant dérisoire de moins de 20 millions de centimes pour un chateau mauresque équivalant les 6 milliards en 1989.
    Aujourd’hui, elle dépasserait les 80 milliards de centimes.
    Malheureusement pour SAG, la transaction légale n’avait jamais eu lieu même après son passage aux AE une année après sous Hamrouche, et en étant lui même chef du gouvernement, il n’avait pu résoudre le délicat dossier de la villa des allemands même avec un coup de pouce de Nezzar.
    Niet, il y a plus fort que lui.
    SAG avait abondonné les coulisses pour s’afficher pendant plus de 4 mois à l’hotel St-George El-Djazair sous le régne de Boudiaf pour géner qui de droit.

    Aujourd’hui il parle d’IRan et que la decennie noire algérienne est du pipi de chat…Hashak ya Sid Ahmed, tu ne changeras jamais, tu te vends mal pour tes futures maitres




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  • Congrès du Changement Démocratique