Édition du
28 July 2017

Novembre 1954 – novembre 2010, d’une gloire prometteuse à la décrépitude

Zehira Houfani Berfas

Novembre 1954 – novembre 2010, d’une gloire prometteuse à la décrépitude

Au président Bouteflika wa djemaâtou, dépositaires actuels du désordre algérien

Qu’est-il advenu de la terre de la « Révolution exemplaire » Monsieur le président, l’Algérie, depuis son indépendance? Du registre de la reconnaissance universelle pour sa grandeur et la bravoure de son peuple, à celui de l’indigence et de l’humiliation, votre règne aura achevé le maigre filon d’espoir repêché vaillamment de l’hécatombe de la décennie noire.

Qui ne se souvient de vos déclarations, quand vous annonciez devant la presse mondiale votre volonté de guérir l’Algérie et la hisser à nouveau au sein des nations respectables. En vous écoutant, bien des Algériens, émergeant du chaos de la sale guerre, ont voulu croire à l’homme « providentiel » qui allait ressouder les liens brisés de la société algérienne, et mettre hors d’état de nuire ses détracteurs. Vous disiez alors, vouloir « restituer à l’Algérien la fierté d’être Algérien ». Ah, la fierté! Quel préjudice pour un peuple que de la perdre, surtout après l’avoir si chèrement payé comme ce fut le cas de notre peuple. La recouvrer fut la grande promesse du nouveau président! Une promesse hélas vite rompue, car dans les faits, l’homme « providentiel » n’était qu’un leurre et le peuple algérien comprend à ses dépens que votre régime ne fera que prolonger le drame du pays, et poursuivre la mise en berne du peu qui restait des symboles de la fierté nationale.

Durant les 2 premiers mandats sensés guérir la République, votre régime a répandu à la grandeur du pays la pandémie de la malfaisance et de la corruption, exilant et décapitant, au passage, les plus brillants de nos esprits, au profit de la culture de la peur, de la médiocrité et de l’« aplat-ventrisme » si chers aux dictatures vieillissantes. Quant à l’image respectable de l’Algérie, il n’y a qu’au bal annuel des ministres que cette Algérie virtuelle fait surface, le temps d’une rencontre. Elle n’a rien à voir avec la jungle qu’est devenue la véritable Algérie, où le droit et la justice sont décrétés hors-la-loi. C’est le pays d’un peuple dépouillé et maltraité par ses gouvernants. Un peuple mal éduqué, mal logé et mal soigné, tandis que vous jouissez, à ses frais, des bienfaits des systèmes de santé et d’éducation occidentaux. Et c’est cela l’Algérie que le monde voit derrière les bilans complaisants et autres statistiques biaisées qu’on étale devant vous, avec la double bénédiction d’une presse muselée par vos soins et des « élus » grassement payés par le trésor public. Le seul bilan, qui reflète véritablement notre pays, fait état de la mal vie et du désarroi de notre peuple, de la faillite de nos services publics, du désastre de notre environnement et de notre économie, de la piètre qualité de nos universités, qui ne rivalisent même plus avec les pays pauvres d’Afrique, du délabrement de notre système de santé, de l’indigence de notre éducation, de la fuite de nos richesses matérielles et humaines, de nos enfants qui se jettent à la mer pour échapper à leur prison, et pour couronner le tout, de la corruption généralisée par votre régime couvert indûment du plus fabuleux trésor que le pays n’ait jamais possédé. Voilà comment l’Algérie débourse des fortunes pour être tournée en dérision par ses propres gouvernants.

Après la terrible guerre fratricide, vos discours et vos couffins bondés de promesses ont eu l’effet d’un baume sur le cœur, le temps d’un répit, pour des populations meurtries qui n’en espéraient pas moins de vous : la paix pour une Algérie enferrée à la violence; la justice pour un peuple tyrannisé; une vie décente pour les millions d’esclaves de la « hogra » érigée en norme nationale; et enfin, de l’espoir pour la jeunesse désespérée…  Mais rien de tout cela ne sera au rendez-vous ni du 1er, ni du 2e et assurément pas du 3e mandat, que vous vous êtes octroyé contre tout bon sens, au lieu d’instaurer la première base d’une bonne gouvernance. Berné encore une fois, le peuple se retrouve ballotté entre un pouvoir répressif, imbu de la nouvelle puissance des pétrodollars, une élite plus souvent qu’autrement intéressée ou indifférente et une opposition pour le moins phagocytée. Le délabrement des valeurs est tel dans le pays que la classe dirigeante, que vous chapeautez, ne s’encombre plus de scrupules et verse ouvertement dans un rôle de prédateur des richesses nationales, qu’elle se partage copieusement avec un tout-venant de multinationales, et autres spéculateurs internationaux, bien au fait de sa corruption.

Tous ces interlocuteurs étrangers savent les dessous de la gouvernance algérienne et s’ils affichent un large sourire en même temps qu’une poignée de main en signant de juteux contrats, rien à voir avec une quelconque marque d’estime ou de respect, c’est une simple attitude professionnelle qui cache le mépris que ces « grands » nourrissent pour les dirigeants arabes, en particulier. Ces gens-là pensent que nos « dirigeants » ne sont pas faits pour gouverner et votre régime, et tous ceux qui lui ressemblent, leur en apporte la plus éclatante des preuves en clochardisant le peuple et en bradant le pays. Vous avez beau multiplié les campagnes de charme et de relations publiques pour vous faire apprécier, envoyé des émissaires faire des courbettes, ouvrir les champs pétrolifères de leurs choix, faire de l’Algérie un bazar pour leurs produits, vous ne changerez rien à la perception peu enviable que ces « grands » ont des dirigeants de républiques qu’ils ne se gênent pas d’affubler de « bananières », « hacha » pour la terre de nos martyrs.

En effet, qui mieux, que ces partenaires étrangers, efficacement briefés par les canaux de leurs services de renseignements respectifs (CIA, DGSE, MOSSAD, etc.) savent ce qu’il en est de la crédibilité des représentants de l’Algérie sur la scène internationale. Avec une telle carte de visite, la défense des intérêts suprêmes de notre pays semble illusoire. Et dans les coulisses des grandes négociations, vos « partenaires » étrangers doivent bien s’enorgueillir de leur savoir-faire et des fabuleux butins qu’ils permettent à leur pays d’engranger, au détriment de l’Algérie. Le contraire de cette situation relèverait de la haute trahison chez eux, mais en Algérie, ces actes sont d’une telle banalité que personne ne s’insurge sérieusement convaincu que l’impunité est la marque du pouvoir. De votre régime. Pour preuve, les scandales d’atteinte aux intérêts suprêmes, bien que rapportés régulièrement par la presse, ne reçoivent jamais de traitement adéquat. Quelles conséquences désastreuses sur le comportement collectif. N’est-ce pas, que le meilleur enseignement se communique par l’exemple.

Non, M. le président, vous n’avez ni restitué la fierté aux Algériens, ni la grandeur à leur nation. C’est la justice d’un peuple éclairé par la bonne gouvernance qui fait la grandeur d’une nation, et malheureusement, c’est la « hogra » et la malfaisance, autrement dit l’injustice et l’impunité qui caractérisent notre pays. Dans une telle culture, les mauvaises herbes croissent rapidement et finissent par étouffer la pépinière, et altérer la fertilité du terrain. N’est-ce pas la thérapie du massacre que votre régime applique à l’Algérie depuis votre intronisation à la tête du pays. Et je ne pense pas que la gigantesque mosquée dont le peuple n’a que faire, ou le plus grand centre commercial d’Afrique (quel non-sens dans un pays qui ne produit rien!) vont changer quelque chose à votre responsabilité, en tant que Président, dans le chaos de notre pauvre pays.

Désormais, c’est de notoriété, votre gouvernement dispose de l’Algérie avec une telle arrogance et un tel mépris que cela met à mal l’appartenance commune au peuple de la Révolution exemplaire. Comment est-ce possible, autrement, de commettre ou de laisser commettre contre les siens tant de forfaits? Comment est-ce possible d’être Algérien et de faire endurer tant d’échecs, et d’humiliation à son propre pays? Quel type de haine, de vengeance, peut motiver ce sadisme incroyable contre les siens? Plus personne ne croit aux sérénades patriotiques et plus personne ne croit que votre régime soit capable de bienfaits pour l’Algérie. Force est de constater, Monsieur le Président, que vous avez agi en « homme politique qui pense à la prochaine élection » et non en « homme d’état qui pense aux futures générations »[1] et que l’Algérie recherche désespérément depuis des lustres.

Aussi, à la veille de l’anniversaire de la Révolution exemplaire de nos parents, celle-là même qui vous a fabriqué et vous permet d’être aujourd’hui président, l’homme fort du pays, disposant de montagnes de dollars et séparé du peuple par une armada de courtisans, plus aptes à s’enrichir qu’à gouverner, soyez informé que de nombreux Algériennes et Algériens ont pris la résolution de briser la chape de plomb qui écrase leur peuple et de se réapproprier et leur fierté, et leur pays. Leur détermination à arracher l’Algérie des griffes de la ligue d’affairistes, de khobzistes et autres traîtres, s’inspire du 1er novembre 1954, Jour hautement symbolique, choisi par leurs aînés pour changer le cours de l’histoire, en arrachant à l’impitoyable machine coloniale leur pays l’Algérie, et en redonnant à leur peuple la dignité. Nos parents rêvaient de faire de nous des femmes et des hommes libres, maîtres chez nous, et ils ont payé le prix fort jusqu’au sacrifice suprême de donner leur vie. Où en sommes-nous?

Près d’un demi-siècle plus tard, fragilisée par la mauvaise gouvernance et menacée par des intérêts étrangers, l’Algérie, Monsieur le président, est au cœur d’une tempête qui menace sa souveraineté, remettant en cause les acquis inestimables de la révolution de nos parents. Aujourd’hui, animés par l’amour du pays et le devoir envers notre douloureuse mais glorieuse Histoire, leurs enfants, nous tous, jeunes et vieux, femmes et hommes, légataires du testament de la révolution algérienne, entendons relever le défi de compléter l’objectif ultime de la longue lutte de notre peuple, à savoir : édifier l’état de droit en Algérie. Seule alternative capable de redonner confiance aux Algériens et garantir un pays viable pour les générations futures. Grâce à la vitalité de la jeunesse algérienne, combinée à l’engagement d’intellectuels sincères, de toutes les Algériennes et Algériens qui n’en peuvent plus des crimes contre leur pays, et grâce aussi aux progrès technologiques qui permettent aux idées et au savoir de circuler, notre Algérie, Monsieur le Président, ne tardera pas à se relever et à s’affranchir de la tutelle abusive des fossoyeurs de son indépendance. Le changement qui s’annonce se fera, et ce n’est qu’une question de temps avant de voir réhabiliter le prestige de la maison Algérie. Que ce 1er novembre 2010 signe, incha Allah, l’acte de naissance officiel d’une réhabilitation de la cause nationale, avec pour objectif l’État de droit. C’est l’occasion pour toutes les forces qui s’y réclament de converger pour former ce puissant mouvement du changement démocratique, crucial à la pérennité de notre nation.

Nous espérons, Monsieur le président, que vous serez de notre rêve et ferez en sorte que vos hommes se montrent solidaires, enfin, de leur peuple, en acceptant l’idée inéluctable d’un État de droit pour l’Algérie, et ce, sans céder à la politique de la terre brûlée inspirée des anciens bourreaux de notre peuple.

Désespérément algérienne,

Pour l’Algérie des chouhadas, celle de mon père, celle de mes petits-enfants et des générations futures d’Algériens.

Zehira Houfani Berfas


[1] Citation de James Freeman Clarke : « La différence entre l’homme politique et l’homme d’État est la suivante : le premier pense à la prochaine élection, le second à la prochaine génération »,


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149 Commentaires sur cet article

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  • Abdelkader DEHBI
    20 octobre 2010 at 9 h 30 min - Reply

    «  »Désespérément algérienne, » »
    Désespérément algériens ! Voici la seule correction – dans le fond et dans la forme – que je voudrais apporter à votre si beau texte, chère soeur Zehira Houfani Berfas.




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  • fateh
    20 octobre 2010 at 12 h 49 min - Reply

    Merci pour ce texte plein d’optimisme venant de la part d’une FEMME ALGERIENNE PLEINE DE DIGNITE ET QUI REFUSE LA GENUFLEXION SI CE N’EST A ALLAH…a un moment ou des dhoukors-pas des hommes- sont la a lecher bottes et pratiquer des courbettes….




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  • zehira Houfani Berfas
    20 octobre 2010 at 14 h 53 min - Reply

    @frère Dehbi
    C’est juste, merci de le souligner, d’autant que je parle de « nous » algériennes et Algériens.




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  • mourad
    20 octobre 2010 at 18 h 18 min - Reply

    Sans être pessimiste, je crains que l’analyse angélique des perspectives du changement ne soit idéaliste. vous traiter se système corrompu de tout les noms d’oiseux, puis vous voulez que se président que, de surcroit, vous le qualifier de traitre à la nation algérienne, ne devienne un donquichotte des temps moderne, est le destructeur, redevienne le constructeur…un président vieux et dépassé, lui et sa suite ont clochardiser l’Algérie et les algériens,  »voyeutiser »le peuple, ils ont réussi là où l’armée francise à échouer auparavant, détourné le peuple des vrais problèmes. actuellement les algériens ne pensent qu’a mangé et mangé bien, quitte à voler, agresser ou faire pire…la HOGRA, c’est vrai qu’elle viens en général d’en haut, mais elle est aussi horizontale (between us) entre nous. butiner est le sport favori de nos gouvernant, ils savent faire que ça. à mon humble avis le salut de l’Algérie viendra avec la fin du pétrole, et là des têtes vont tombés…alors on se donne RDV dans 10 ans maximum…




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  • politik
    20 octobre 2010 at 18 h 19 min - Reply

    Chere Soeur,
    Vous avez là un style incroyable de relater une verité qu’on ne pourrait désormais nier.




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  • IKER
    20 octobre 2010 at 19 h 30 min - Reply

    Je me souviens de mon grand peuple et MAINTENANT.




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  • radjef said
    20 octobre 2010 at 19 h 49 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Mme bonsoir. Bouteflika et ses compagnons ne sont qu’une minorité dans notre pays. Que Boutflika et les généraux qui l’ont ramené dans un Tank 55 l’ont bunkerisé soient des salopards, cela ne change rien a la situation. La force de ces gens qui n’ont d’algeriens que la carte d’identité et de passé revolutionaire que les coups d’Etat, est dans notre faiblesse et notre ignorance. Des imposteurs qui marchandent avec notre noblesse et les sacrificesz de nos parents, nos soeurs, nos freres…C’est aux universitaires algeriens et aux jeunes officiers de l’ANP de dire à tous ces caporaux zouaves issus de la fange de la societé, à Bouteflika et ses pairs d’aller se faire voir ailleurs. Nous sommes presque de la même region. Le mal de notre pays ne se trouve pas dans l’imposture de ses dirigeants, il est est dans la complaisance et la trahison de ses elites. Fraternellement Mme.




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  • Ammisaid
    20 octobre 2010 at 20 h 43 min - Reply

    Chère sœur,
    Oui, il faut les interppeler sans cesse par la vérité, tout en mettant a nu leurs mensonges.
    Oui, il faut leur répéter, sans cesse, qu’il y a encore et qu’ils naissent et grandissent encore des Algériens et des Algeriennes qui aiment l’Algérie
    et qui ne cherchent qu’à la guérir et a la construire avec ses valeurs ancestrales de solidarité et de fraternité.
    Oui, il faut leur redire qu’il y a des hommes et des femmes qui désirent fédérer toutes les énergies et les unir dans la confiance pour essayer d’ouvrir, pacifiquement, une issue qui mènera notre pays vers la dignité, la justice et la prospérité.
    Oui, il faut qu’ils sachent que nous savons ce qu’ils ont fait de cette indépendance chèrement payée et de la mémoire de ces hommes et de ces femmes qui ont tout sacrifié pour notre liberté et l’instauration d’un juste pour tousvet toutes sans exclusivité.
    Oui, il y a encore de la générosité, de la compétence et de l’honnêteté dans ce peuple martyrisé, humilié, terrorisé et affamé sans pitié et ils et elles sont prêts a relever tous les défis et qu’il suffit que les règles soient claires et respectées pour tous et pour toutes.
    Merci, chére soeur par la clarté et la douceur de ton analyse. L’espoir demeure même si nous savons que la route sera longue et pleines d’obstacles et de surprises. Mais peut-être c’est la vie même si la notre est sans doute très spéciale.
    Fraternellement a toi, a toutes et a tous




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  • Hamma
    20 octobre 2010 at 21 h 22 min - Reply

    Salam à toutes et à tous.

    « restituer à l’Algérien la fierté d’être Algérien ».

    Voila une parole extraite de la bouche même de celui qui disait quelques temps plus tard à un journaliste que « l’indépendance de l’Algérie n’est pas le fait du peuple mais bien l’action de quelques hommes y compris lui(entendre par là le Malg et les troupes stationnées aux frontières) ».

    Je dirai personnellement à notre président qu’il n’est pas nécéssaire de rendre à l’Algérien sa fierté, il saura la reconquérir de lui-même. Rendez-lui juste justice.

    Fraternellement.

    Salam.




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  • Salah-Eddine SIDHOUM
    20 octobre 2010 at 22 h 17 min - Reply

    Merci ma chère sœur pour ce rappel sincère et sans complaisance de la triste réalité que vit notre peuple. Une réalité qui résulte d’une politique criminelle menée d’abord par une bande d’imposteurs ignares et sans scrupules qui s’est autoproclamée en 62 et par la force des baïonnettes, tutrice d’un brave peuple qui venait de mener une guerre des plus meurtrières du 20e siècle avec le coût humain que tout le monde connait. Une bande d’imposteurs qui s’est structurée au fil des décennies en oligarchie militaro-financière tout en déstructurant la société, « prouesse » que la France coloniale n’a pu réaliser.
    Des facteurs objectifs et subjectifs, internes et externes ont permis à cette horde de s’incruster au pouvoir. Les quelques historiens dignes que nous avons sauront demain nous expliquer cela. La question n’est pas là.
    A la veille du 56e anniversaire du déclenchement de notre guerre de libération, il est de notre devoir, comme vous le dites, chère sœur, de nous réapproprier notre fierté et notre Algérie, patrie de toutes les Algériennes et de tous les Algériens, sans distinction aucune. Je crois que le temps des lamentations est révolu. Le temps est à la réflexion et à l’action en vue d’un véritable changement.
    Réfléchir aux voies et moyens politiques pacifiques qui puissent rassembler toutes les forces vives du pays de l’intérieur et en exil. Se rassembler autour d’une plateforme politique commune, une véritable charte éthique politique ouvrant la voie vers une transition pacifique à laquelle toutes les volontés sincères de la véritable opposition et au sein du système, civiles et militaires œuvreront. Une transition qui aboutira à la 1ere République démocratique et sociale, fidèle aux idéaux de novembre d’une Algérie fraternelle et apaisée. Les volontés existent, en Algérie et en exil, au sein de la véritable opposition et au sein du système, chez les civils et les militaires. Et ce n’est pas cette minorité de chauves-souris politiques de l’opposition factice ni la minorité de rapaces au sein du système qui arrêteront ce puissant vent populaire du changement, pour peu que les véritables hommes politiques et intellectuels prennent leurs responsabilités devant leur Peuple et devant l’Histoire et mettent de côté leurs divergences souvent artificielles pour se pencher sur l’essentiel : la sauvegarde de notre patrie plus que jamais en danger. Nos aînés en 54 l’ont fait face à la 4e puissance de l’époque. Sommes-nous incapables, nous, génération de l’indépendance, non pas de combattre une quelconque puissance, mais de ….dégonfler ce ballon de Baudruche qu’est ce système qui a bâti sa « puissance » sur notre faiblesse?
    Et je m’associe à vous, chère sœur, pour souhaiter « que ce 1er novembre 2010 signe, incha Allah, l’acte de naissance officiel d’une réhabilitation de la cause nationale, avec pour objectif l’État de droit ».
    Avec un peu de courage et beaucoup de volonté et de sincérité, NOUS RÉUSSIRONS, In Cha Allah.
    « Les volontés précaires se traduisent par des discours, les volontés fortes par des ACTES. »
    Fraternellement.
    Salah-Eddine
    Alger




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  • abdelkader wahrani el-arabi
    20 octobre 2010 at 22 h 37 min - Reply

    salam aleikoum. debout, généreux fils d´eldjazair: pitié pour l´humiliation de votre pays, sur lequel pleuvent des coups comme sur les piquets de vos tentes! debout fils d´eldjazair! réveillez-vous de votre torpeur! en rachat de l´algerie prisonniére, je donnerais ma vie, mes biens, uniquement pour sa liberté. moufdi zakaria rahimah allah wa yarham echouhadas. merci




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  • wahid
    21 octobre 2010 at 3 h 13 min - Reply

    @ L’auteur de cet article.
    J’ai été porté à faire un commentaire chargé d’émotions, de discours idéologiques, je me suis ressaisi en brave, étouffant, peines, colères et pleures en prenant mes distance de cet l’espoir perdu et de ce désespoir ressenti. Il est temps de faire le deuil de ce que peut être l’idéal d’édifier la terre de la « Révolution exemplaire », une lueur de lumière et un brun d’intelligence nous suggère le pragmatisme, que faire de notre homme « providentiel » n’étant résolument réduit en désespoir, ne fait il pas aussi partie de l’échec et du drame algérien.

    Cette succession de chefs d’états qui échouent n’ont-ils pas un dominateur commun, autre que le pays, le premier manipulé, intronisé pour être destitué puis emprisonné pour enfin être effacé, le deuxième s’est fait intronisé, pour imité, mené, présidé, puis empoisonné pour enfin être vénéré, le troisième intronisé, manipulé, destitué pour enfin être l’humilié, le quatrième intronisé, manipulé, assassiné pou enfin être oublié, le cinquième intronisé, manipulé, destitué pour enfin avoir servi, le sixième, intronisé, manipulé, pour légitimé, celui la intronisé,——————–. Désormais, le peuple algérien doit comprendre à ses dépens que notre régime ne doit pas prolonger le drame du pays, et ne peut plus poursuivre la mise en berne du peu qui restait des symboles de la fierté nationale.

    Pour quoi nous ne devrons pas se poser la question du pour quoi de cette succession d’échecs, es ce que l’idéologie seule a fait défaut, peut on continuellement espérer qu’une autre idéologie peut seule changer le destin de notre peuple, n’es ‘il pas le temps de faire une pause tout en ayant l’ingéniosité d’être pragmatique et dire que peut on faire de notre BOUTEFLIKA avant que les militaires nous prive de notre droit de faire introniser notre véritable homme « providentiel » en faisant revivre ce 1 Novembre 1954 en ce nouveau siècle selon noter façon.

    Fraternellement

    Wahid




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  • Saïghi djaballah
    21 octobre 2010 at 4 h 54 min - Reply

    تحية أخوية إلى الأخت زهيره.
    تعمدت الكتابة بالعربية، ليعلم الجميع أن الهمَّ الجزائري يعني كل الجزائريين مهما اختلفت ألسنتهم ومشاربهم الثقافية.
    وبمناسبة أول نوفمبر أترحم على روح كل شهيد سقط لتحيا الجزائر حرة، وأنضم إلى كل حر لايزال واقفا أمام عصابات الحكم التي سخرت الجزائر لخدمة مصالحها.
    أما ما أريد قوله، أنه آن الأوان ليتحمل الجزائريون مسؤولياتهم وأن يصلحوا ذات بينهم وأن يقفوا وقفة رجل واحد، كما فعلها أسلافهم ليلة أول نوفمبر ٥٤، وذلك بتبني مبادرة حقيقية تجمع شمل الجزائريين وتوحد أهدافهم وتمكنهم من استعادة استقلالهم المغتصب.
    وفي الأخير، أشكر إدارة LQA التي مكنتنا من الكتابة بالعربية.




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  • A.By
    21 octobre 2010 at 7 h 30 min - Reply

    .De toutes les façons, il faut faire quelque chose avant 2012, sinon on en aurait encore un autre demi-siècle de dictature sous la coupe de la progéniture des géniteurs de ce système. Quand on entend que la fille du feu général Smain, brasse de grosses affaires avec son associée, la fille de l’ex-patron de la DST, Yves Bonnet, on ne peut déduire le fait que ce genre d’associations et d’alliances pullulent certainement dans le sérail élargi des deux côtés de la rive, et annonce à tout hasard un future encore plus sombre pour l’avenir du pays…si toutefois l’élite algérienne et multinationale algérienne (exilés) demeureront encore les bras baissés et sans volonté contre ce pouvoir illégitime et maffieux. Il n’y a pas de remèdes miracles. La seule issue est une organisation colossale citoyenne à tous les niveaux œuvrant dans le changement dans tous les sens du terme, pas seulement celui du politique. D’ailleurs, soyons francs envers nous même, il n’y a plus de politique à faire, ni de discours redondant, la seule mission commune de toutes les sensibilités et tendances politiques devrait être l’union sacrée et unique pour mettre hors d’état de nuire ce « fléau » mi-centenaire qui ronge le pouvoir algérien.
    Par la suite, naturellement, et de manière transparente, il y aura tout le temps nécessaire pour exercer la réelle politique dans le cadre d’une assemblée constituante et représentative du seul vœu populaire.




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  • Ammisaid
    21 octobre 2010 at 9 h 25 min - Reply

    Le peuple avait dit sb3assinin barakat, maintenant il doit khamsnin barakat ! Mais, qui va l’aider a le dire, a qu’il va le dire, comment il va dire, où il va le dire et quand il va le dire.
    Fraternellement




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  • L.leila
    21 octobre 2010 at 10 h 14 min - Reply

    Bonjour,
    Chère sœur, mon défunt père ALLAH yarhmou, disait d’une expérience de nos aïeux, ceci: » On mit la queue d’un chien dans un roseau pendant 40 jours, mais quand on la libéra, elle demeura tordue ».
    Le président BOUTEFLIKA continue son œuvre pour laquelle on l’a engagé un jour.
    Depuis le premier forum, nous appelons à l’union des Patriotes qui portent l’Algérie en leur cœur et craignent le pire pour l’avenir de ses nouvelles générations; ces petits qui auraient besoin d’un pays paisible et prospère. Nous souhaitons qu’ils -elles- n’aillent pas se faire humilier dans d’autres pays, pour étudier ou simplement pour fuir l’injustice.
    Mes salutations




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  • Rédaction LQA
    21 octobre 2010 at 12 h 13 min - Reply

    QUE FAIRE ?

    par K. Selim, Le Quotidien d’Oran, 21 octobre 2010

    Fin de règne ? Positionnement pour une hypothétique succession ? Le fait que quelques politiques, Saïd Sadi, Réda Malek et Sid Ahmed Ghozali, en orbite géostationnaire du système politique, pointent tous la prééminence des «services» dans le fonctionnement du pouvoir, fait croire à certains analystes que «quelque chose» se trame en coulisses.

    Sur le fond, ces hommes politiques n’innovent pas, d’autres l’ont fait depuis longtemps et avec une constance remarquable. Abdelhamid Mehri a déjà mis en exergue le fait que certains «services de l’Etat» se sont arrogé le droit de gérer le fonctionnement des organisations et des partis, de promouvoir certains de leurs dirigeants et de rectifier leurs lignes politiques.

    Que des hommes politiques, qui se sont accommodés (ou ont même soutenu) à cet état de fait quand ils étaient aux affaires, le critiquent aujourd’hui est, jusqu’à preuve du contraire, davantage un indicateur de désenchantement personnel que l’expression d’une évolution en cours.

    De fins observateurs notent au demeurant que dans un système fermé et soucieux d’éviter des changements qualitatifs, il se «prépare toujours quelque chose». Que ce soit pour les prochaines législatives – cause, semble-t-il, de la poussée de fièvre dans les rangs de l’appareil du FLN – ou pour la présidentielle à venir, les tenants du système veilleront, comme ils l’ont toujours fait, à organiser l’échéance légale de manière à éviter tout bouleversement. La continuité est le maître mot.

    A priori et en dépit de propos amers, les «messages» transmis par les politiques ne tablent pas sur une mobilisation de la société mais s’adressent essentiellement aux tenants du système. Offre de service ? Peut-être. Petit rappel que l’on dispose d’une nuisance médiatique ? Sans doute. Souhait d’être inscrit dans les tablettes de la reconduction du système ? Les sorties publiques des hommes politiques sont aussi mystérieuses que la cuisine interne au système.

    Mais n’excluons pas le fait que ces déclarations expriment, avec un retard substantiel par rapport aux opposants, la conviction que le pays a atteint une limite et que le mode de gestion en vigueur peut faire durer le système tout en aggravant les problèmes de la société. Cependant, les hommes publics qui en arrivent, tardivement, à ce constat connaissent trop bien le «système» pour croire qu’il va concéder une ouverture démocratique. Si des réformateurs politiques existaient au sein du système, on l’aurait su.

    La tendance est donc à l’immobilisme, à la préservation de l’ordre en place, au refus du «risque démocratique ». Les réformateurs ont bien «perdu » en 1991 et avec eux l’Algérie. On pourra toujours réfléchir aux raisons objectives et subjectives de l’échec de la plus importante tentative de réforme interne du système depuis l’indépendance.

    Mais il existe désormais, à moins d’un miraculeux Andropov algérien, la conviction que le système n’est pas réformable de l’intérieur. Normalement, devant ces situations, on s’adresse au pays réel et on essaye de le mobiliser pour créer un rapport de force qui contraindrait le régime à la réforme. Même si le système a anticipé cela en organisant une supervision totale du champ politique, cela ne dispense pas ceux qui croient que la démocratie est vitale pour le pays de chercher les moyens d’organiser le contact avec la société. Les Algériens, en prenant des risques, l’ont fait déjà dans le passé dans des conditions très compliquées.

    On aimerait croire qu’ils n’ont pas renoncé à une démocratie qui reste, avec le Maghreb, notre véritable projet politique.




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  • tacili
    21 octobre 2010 at 12 h 42 min - Reply

    Salam,

    Les 1ers novembre passent et se ressemblent dangereusement.

    Le cauchemar est le même: une maffia militaro-financière et sa vitrine politique continuent a préparer le lit a une future bourgeoisie pour la génération suivante de leur progéniture en amassant les fortunes, tissant les alliances aussi nationales que globales et surtout renforcer l’hégémonie de l’Etat, leur Etat, sur le peuple en optant pour un système de contrôle radical.

    Le rêve est, également, le même : réaliser la 2eme et vraie indépendance du peuple algérien. Mais le rêve est moins visible, il est intériorisé par des milliers d’Algériennes et d’Algériens qui ont su, contre vents et marrées, garder le sens de l’histoire en refusant de joindre les criminels dans leur entreprise de vider la société de ses capacités révolutionnaires.

    Les rêves des uns peuvent être les cauchemars des autres et vice versa et c’est l’issue de ce conflit d’imaginaires qui sera décisive dans la naissance d’un mouvement réel de changement pour balayer les occupants illégaux du pouvoir.

    Ce Premier Novembre pourrait être le derniers des deux septuagénaires qui de leur lits d’hôpitaux se livrent a une bataille rangée pour contrôler la décision stratégique et cela n’augure de rien de positif car j’ai toujours cru que la nouvelle génération des  » loups » sera pire que la précédente. La fin proche de Mediene et de Bouteflika ouvrira certainement des portes et présentera des opportunités pour marquer des points et avancer tactiquement vers la création du Front National pour le changement.

    Ceux qui aspirent a une gloire nationale se bousculent aux portes des deux seigneurs et nous devons nous mobiliser pour avancer nos thèmes et nos convictions et expliquer, selon les moyens disponibles, au peuple que son future n’est pas, par un décret divin, lié a cette pourriture et que d’autres alternatives sont possibles.

    Le moment est-il opportun pour déclarer la naissance du Front National pour le Changement ? j’ose croire que oui mais sans trop d’optimisme parce que les éléments nécessaires a sa réussite ne sont pas l’objet d’un consensus au sein des courants de l’opposition réelle. Les divergences sur la place de la religion, de la langue, de l’identité nationale dans le projet de l’Algérie nouvelle sont toujours aussi vives et les positions aussi radicales. Les choix économiques et sociaux n’ont presque jamais été débattus et curieusement ne semblent pas être une priorité. Le peuple a, a mon avis, le droit de savoir ce que l’opposition, une fois au pouvoir, fera de son vécu. L’opposition continue a donner une importance démesurées a l’aspect politique de la crise ce qui est nécessaire mais nullement suffisant.

    Un projet complet de l’alternative devrait être présente au peuple, non seulement des professions de foi. L’Algérie sera t-elle libérale, socialiste ou bazzaro-islamiste ? Sera t-elle égalitaire ou élitiste ? Sera t-elle une voix de résistance aux tendances hégémonique du capital corporatiste ou un maillon de sa chaîne ? L’Algérie voulu par l’opposition n’est pas encore claire. Elle est une mosaïque de démocrates, d’islamistes, de gauchistes, bon chic bon genre qui veulent en finir avec le pouvoir et réfléchir ensuite.

    « L’opposition a beaucoup de coeur et un petit peu moins de cerveau » si j’oserai dire sans, pour autant, vouloir offenser quiconque. Moi même je suis un idéaliste devant l’éternel mais j’essaye de m’injecter des doses de réalisme.

    La déclaration de novembre et l’accord de Sant Egidio sont deux documents fondamentaux pour trouver les facteurs communs et le minimum républicain qui pourrait nous rassembler. Une synthèse intelligente des deux en plus de propositions économiques concrètes pousseraient certainement les algériens a s’intéresser a cette opposition qui, jusqu’à maintenant est réduite a certaines voix sur Aljazeera et des écrits-vidéos sur le net.

    Après le 1er novembre il y a le 2 Novembre et le 3 novembre …et…

    Merci




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  • Alilou
    21 octobre 2010 at 15 h 04 min - Reply

    Salam,

    J’ai lu cet article avec plaisir et j’ai senti en moi un vent d’espoire, mais, il fut dissipé en quelques instants.

    On parle sans cesse depuis presque un an que je suis sur LQA du changement, de resserer les rangs, de faire appel aux HOMMES integres, aux INTELLOS, aux EXILES, aux NATIONAUX etc… de faire quelque chose pour souder ce peuple eparpillé aux quatres vents….mais rien a l’horizon

    On se demande quoi faire si demain ces faiseurs de presidents de pacotille hacha BOUDIAF, nous balancent encore une autre marionette? cette fois-ci il faut vraiment se mobiliser pour dire une fois pour toute basta, arretez de nous prendre pour des cons, passez moi l’expression, cette fois ci il faut boycoter a 100% les urnes, denoncer par tous les moyens possibles la mascarade a 3 sous, si nous ne prenons pas notre destin en charge par nous meme, on restera ce que nous sommes actuellement, cad, des c… a vie.

    Amicalement votre




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  • radjef said
    21 octobre 2010 at 15 h 38 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Pour comprendre ce qui nous arrive aujourd’hui comme malheurs et tragedies, il faut d’abord cesser de sacraliser le 1er novembre 1954; il faut le replacer dans sa veritable dimension. Tous les historiens et sociologues savent que les germes de la dictature etaient portés par la proclamation de Novembre…Bouteflika, l’ANP, le ministere de l’industrie des moudjahidines…sont le produit du 1er novembre 1954.Outre la terreur et la liquidation pyhisique devenues les instruments de la revolution à ses debuts, la guerre entre les wilayas pour la conquête du pouvoir,faisait rage a partir de 1958…
    Par ailleurs, on a tendance a parler de la proclamation du 1er novembre, mais on ne sait rien de ces redacteurs.




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  • abdelkader wahrani el-arabi
    21 octobre 2010 at 15 h 57 min - Reply

    salam aleikoum. il y a des problémes êxtremes ou nous débattons et que nous avons trop tardé a regardé en face. c´est que les voleurs d´envergure savent qu´aujourd´hui, dans notre pays, la source d´enrichissement la plus sûre la plus rapide, la seule vrai dire, est le pouvoir criminel fait de la corruption généralisée un systhéme de gouvernement. le pouvoir de bouteflika constitue, pour notre pays ,pour notre peuple et pour notre avenir un danger mortel réel face a ce danger et son défi, il n´y a, devant nous , qu´une seule alternative et une seule réponse: une révolution radicale, éclairée, intilligente, tolérante et libératrice! la liberté est la régle. l´interdit est l´exception il s´impose, aujourd´hui de créer un front national uni pour la libération de beau pays eldjazair. les grands ne sont grands que parce que nous sommes a jenoux levons-nous. je ne suis ni musulman, ni croyant,ni arabe si je ne sacrifie pas mon être, mes biens , mon sang pour libérer ma chére patrie l´algerie des chaînes de l´esclavage et de sortir des ténébres de l´ignorance et de la misére vers la lumiére du savoir. et de la prospérité et d´une vie heureuse. (fidou eldjazair) moufdi zakaria. rahimah allah wa allah yarham echouhadas. merci




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  • Zineb Azouz
    21 octobre 2010 at 16 h 31 min - Reply

    Très beau texte, mais pas seulement chère Zehira, synthèse exhaustive du règne de Bouteflika et sans nul doute un appel au retour à l’espoir ou du moins au un rejet du désespoir.

    Exercice périlleux qu’est celui de garder le cap de l’espérance dans le pays de la dynastie des tueurs d’espoirs, de ceux qui vident le pays de ses richesses naturelles et de ses enfants, de ceux qui se vendent et par la même occasion vendent le pays au plus offrant.

    Le président a-t-il au moins la chance de lire ce texte et cet appel, en sait il les contours ? J’en doute fort malheureusement !

    Et pourtant je n’ose imaginer qu’encore une fois le sort s’acharne sur ce pays et ce peuple et qu’encore une fois le seul lègue, le seul testament qu’on va hériter ne sera nourri que par ces logiques revanchardes et haineuses qui, faute de mainmise et de domination, n’aspirent qu’au déluge et ne s’investissent que pour le chaos.

    Chaos rampant ou programmé, peu importe !

    A l’aube du 56 anniversaire du 1er Novembre, autour de vous monsieur Bouteflika, n’y a-t-il pas une seule voix libre, une bribe de conscience, une glanure d’amour pour ce pays, un seul cœur battant encore pour ce peuple abattu, démuni, meurtri et dont les jeunes et les moins jeunes ne rêvent que de partir.

    Quel champ de ruine allez vous laisser derrière vous ?

    Vous plaisez vous autant avec ces mercenaires insatiables ?

    Depuis le temps que vous n’entendez que les bruits de bottes autour de vous, ne vous arrive t’il pas de rêver d’entendre le rire des enfants ?

    Ne pouvez vous pas, pour une fois, déroger à la règle et laisser ce peuple enfin fêter SON 1er Novembre sans vos parades, vos palabres, vos monologues, vos flagorneurs, vos courtisans- négriers et vos scribes attitrés ?

    Ces hommes libres exilés, ces jeunes chômeurs proscrits et tout ce peuple banni ; ne pensez vous pas qu’il est temps qu’ils portent ce drapeau chers à nos cœurs et nos mémoires, n’est il pas salutaire pour tout le monde de se retrouver autour de ce Sanjak qui ne demande qu’à flotter, mais sur la tête d’Algériens libres.

    Vous avez tout séquestré, tout emmuré, l’intelligence, l’initiative, les richesses et tout le pays avec, êtes vous pour autant plus fort, plus noble, plus respecté ou mieux assis ?

    Notre faiblesse et nos complicités directes et indirectes restent, je vous le concède, monsieur le président, votre meilleure monture, mais souvenez vous toujours de celui qui peut noyer et le cheval et celui qui le monte.

    Toutes les mesures draconiennes que vous pensez avoir prises, tous ces milliards, ces pseudo projets pharaoniques, ces tractations avec les gendarmes du monde ne valent pas un pas sincère vers son peuple.

    A mains nues, les peuples libres bâtissent des empires, ne l’oublions pas.

    Cordialement,

    ZA




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  • selim
    21 octobre 2010 at 18 h 03 min - Reply

    Une grande revolution qui a été declenché par de grands hommes. 50 ans aprés la revolution algerienne il n’a été réalisé qu’un seul but.Le départ des troupes francaises, qui peuvent revenir d’ailleurs par l’intermediaire des harki du DRS ET PAR LE REY REY DU DRS AU SUD DU PAYS. Le regime algerien a le merite de montrer au monde entier comment vivre le colonialisme sans les colons. Je leur presente mes felicitations ? Mabrouk alikoum le festin. Le prochain 1 novembre sa majesté le roi bouteflika premier, va aller au maqam echahid , la television du grand patriote le general tewfik va nous montrer les festivités des minables à travers le territoire national. En meme temps ait ahmed le chef de l’OS est en exil, le fils du president boudiaf attend toujous le jugement des assassins de tayeb el watani l’un des 8 historiques (Je precise 8 histrorique, il se reconnaitra), le peuple algerien baigne dans un ocean de misere et de desespoir.Malgres tout tahia el djazair.




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  • Arezki Nait Amar
    21 octobre 2010 at 19 h 40 min - Reply

    Malheureusement , notre passé nous accompagne toujours.Le problème de la dictature d’Alger est profond.Dans notre pays,les Algériennes et les Algériens ont vécu des siècles d’oppression, qu’elle soit d’origine interne ou étrangère.Une soumission inconditionnelle aux symboles et aux détenteurs du pouvoir y a souvent été inculquée depuis longtemps.Les institutions qui ont été créées durant la guerre de libération nationale ont été délibérément affaiblies,subordonnées et même remplacées par de nouvelles institutions inféodées à l’Etat et au parti unique afin de contrôler la société.La population a souvent été atomisée, c’est à dire transformée en une masse d’individus isolés, incapables de travailler ensemble pour développer des libertés, une CONFIANCE MUTUELLE ou même de faire quoi que ce soit de leur PROPRE INITIATIVE.
    Le résultat est prévisible : la population S’AFFAIBLIT, n’a plus CONFIANCE en ELLE-MÊME et se trouve INCAPABLE de RESISTER. Les gens ont souvent trop peur de partager leur haine de la dictature et leur soif de liberté, même en famille et entre amis.Ils sont terrifiés à l’idée même de RESISTANCE PUBLIQUE. A qui cela servirait-il ? Au lieu de cela ils vivent une souffrance sans but et envisagent l’avenir sans espoir.




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  • Hamma
    21 octobre 2010 at 22 h 14 min - Reply

    La dictature n’est pas pas le fait du colonialisme, mais de l’après colonialisme. Tonton macout en sait quelque chose.




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  • IKER
    21 octobre 2010 at 22 h 39 min - Reply

    @tacili,vous dites:
    (l’opposition a plus de coeur que de cerveau)

    Depuis que vous fréquentiez ce site toutes les interventions de notre ami SIDHOUM ne vous a-elles pas suggéré une ALTERNATIVE:
    UN ETAT DE DROIT qu’on n’a jamais connu , des libertés politiques des élections réellement libres, des droits culturels et religieux qu’on jamais eu. (l’opposition qui veut en finir avec le régime ) dites vous

    Sachez que l’opposition n’a ni armée ni police ni Etat ni tribunaux.

    l’opposition possède l’arme de la raison comme moyen de combat, ce n’est pas une croyance naïve mais c’est ce qu’elle possède.

    l’opposition n’erre pas dans l’obscurité, elle va pas faire étalage des théories sur la façon de gérer les relations sociales et économiques.
    bonne lecture.




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  • Salim Saddik
    22 octobre 2010 at 11 h 34 min - Reply
  • D B
    22 octobre 2010 at 11 h 38 min - Reply

    Je crois, contrairement aux politiciens professionnels et aux analystes en tous genres, que c’est avec le coeur, plus qu’avec la raison, que nous pouvons évaluer la situation d’une nation, et envisager les possibilités de sa sauvegarde, voire de sa survie. C’est ce que fait notre soeur Zehira, avec le talent habituel que nous lui connaissons. Elle laisse parler son coeur, parce que c’est ainsi qu’on aborde les problèmes de sa propre famille, de ses enfants, de ses frères et soeurs. Et Zehira devient la voix de l’Algérie, de la Maison familiale, même si elle met le doigt sur les brûlures qui suppurent, même si elle assume pour nous tous, notre propre responsabilité, notre passivité, notre complicité. Au travers de la vigoureuse admonestation qu’elle adresse à celui qui nous a fait miroiter tant de belles perspectives, et qui nous a menti, c’est à nous qu’elle parle, en vérité. C’est à nous qu’elle reproche d’avoir accepté que notre pays soit dépecé par des charognards, qu’il soit foulé aux pieds par des soudards, que nos horizons soient ainsi barbouillés, sans que nous nous rappelions que nous sommes une seule et même famille, que nous sommes tenus par un serment de solidarité, scellé dans le sang des aînés, et que le frère ne doit pas accepter de laisser maltraiter son frère, et souiller sa maison, parce que les malfaiteurs et les violeurs lui ont glissé de la menue monnaie.
    C’est ainsi que j’ai entendu cette colère de ma soeur Zehira. Et je joins ma voix à la sienne, même si je le fais à contrecœur, dans l’ultime recommandation qu’elle fait à Bouteflika, malgré tout ce qu’il a commis et laissé commettre contre notre pauvre patrie:  » Nous espérons, Monsieur le président, que vous serez de notre rêve et ferez en sorte que vos hommes se montrent solidaires, enfin, de leur peuple, en acceptant l’idée inéluctable d’un État de droit pour l’Algérie, et ce, sans céder à la politique de la terre brûlée inspirée des anciens bourreaux de notre peuple. »




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  • SLAM
    22 octobre 2010 at 12 h 07 min - Reply

    Petites critiques autour du texte aussi magnifique que complet que nous offre à sa lecture, notre très chère camarade Zehira.
    D’emblée,j’aimerais apporter une légère correction que j’ai personnellement utile pour remettre les choses dans leur véritable contexte! Premièrement lorsque vous vous adressez directement au Président , croyant réellement que c’est lui en personne qui détient les vrais pouvoirs susceptibles d’apporter un »changement » dans la vie de nos compatriotes.J’ai le triple regret de vous rappeler que l’indu occupant du Palais d’El Mouradia n’a aucunement les coudées franches pour diriger le pays et lui donner des orientations économiques,sociales,culturelles et politiques capables de renouer avec une confiance du peuple qui d’ailleurs n’a jamais fait légende dans notre chère Algérie. Je ne tiens pas à absoudre les erreurs du président mais je dois souligner son inaptitude à diriger seul les destinées du pays lorsque l’on sait qu’il est coopté par un clan népotique,insidieux , sournois qui lui dicte toutes les règles d’un état totalitaire .Quel crédit accorder à un état qui pond des lois sans qu’elles ne soient ni construites à travers un débat social ni votées par la représentation nationale quand celle-ci venait à exister dans la réalité. Ni es constats dressés par nos hommes politiques ni,les lamentations des populations ne peuvent apporter le changement tant aspiré par les uns et les autres. Les quelques bribes de mécontentements que l’on relève par ci et par là ne peuvent en aucun cas bousculer l’ordre établi, tant que ces dernières restent indéfiniment dispersées.A cet effet,je voudrais rappeler l’idée de notre camarade militant le Dr SIDHOUM, qui énonce un postulat d’une grande importance lorsqu’il disait que seule l’union concertée de tous les démocrates pourrait nous amener à desserrer l’étau politique qui nous est imposé.Oui, chère amie ZEHIRA, le temps est à la réflexion et l’action concertée et non aux lamentations autour de notre sort qui semble être actuellement voué aux gémonies.
    Aussi ,pour terminer mon humble intervention,je voudrais signaler que notre mauvais sort n’est pas seulement lié à la personne du président de la république mais beaucoup plus à notre léthargie qui nous plonge dans un sommeil abyssal dangereux pour toute la nation. Tant que les universitaires,les têtes pensantes de ce pays refusent de prendre le gouvernail nous continuerons à voguer à vue, sans boussole allant de dérive en dérive.

    Salutations militantes à notre camarade ZEHIRA en particulier et à tous les militants de la démocratie en général.
    Gloire à nos martyrs.

    Votre ami,SLAM.




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  • SLAM
    22 octobre 2010 at 12 h 20 min - Reply

    @RADJEF Said
    « Cessons de sacraliser le 1 r Novembre » dites-vous.
    Quelque part, réflexion faite, je trouve que vous avez certainement raison de l’affirmer. En fait, commémorer chaque année cette date, donne une certaine légitimité même non méritée à ceux qui nous gouvernent par la force. Peut-être que la déclaration du 1 er Novembre est la genèse de la violence qui a permis à l’Algérie de se libérer du joug colonial, mais qui a continué à se pratiquer post indépendance.Luttes infernales,féroces pour le pouvoir, ont eu leur source à partir de cette date fatidique.
    A la lumière de tous ces éléments, j’adhère avec votre idée de ne pas sacraliser le premier Novembre!




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  • SLAM
    22 octobre 2010 at 12 h 29 min - Reply

    J’espère que notre ZEHIRA , pour laquelle ,j’ai énormément de respect en égard à son militantisme sincère pour l’avènement d’une réelle démocratie dans notre pays, ne se sentira pas offusquée par mon intervention par laquelle je lui ai reproché de se plaindre auprès du président en l’invitant à  » être de nos rêves « ! Pardon de l’avoir fait car je ne pense pas sincèrement qu’il pourrait bouger un seul de ses doigts pour venir au secours d’un peuple qui a soif de liberté démocratique. Je pense seulement, que le changement s’il doit avoir lieu pour notre patrie, ne pourrait émaner que de l’action de son peuple enfin réuni autour d’un projet de société proprement libre!
    Pardon pour la petite mise au point!




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  • Adel
    22 octobre 2010 at 13 h 36 min - Reply

    Si boutef avait été un patriote sincère qui cherche le bien du peuple algérien, en onze ans de règne, il aurait pu démanteler le système mafieux du DRS en s’appuyant sur le peuple et les personnalités les plus aptes à l’aider dans cette tâche. Au lieu de cela, il a mis en place son propre clan mafieux afin de forcer le clan du DRS à leur donner, lui et son clan, leur part du gâteau. Pour toufik et boutef les Algériennes et les Algériens ne sont que des fourmis. Ces deux «hommes» – ces deux malades serait plus approprié – n’ont jamais rien fait pour le peuple algérien et ce n’est pas à 70 ans passés qu’ils commenceront.

    Nous devons nous unir, nous retrousser les manches et œuvrer patiemment et résolument à la naissance de l’Algérie libre et indépendante, malgré la main-mise du clan de toufiq et celui de boutef sur tous les rouages de l’État algérien. Ce n’est pas une tâche facile, mais il n’ y a pas d’autre solution.

    Nous devons faire en sorte que dans l’Algérie de demain, aucun malade ne puisse s’emparer du pouvoir et faire de l’État algérien sa propriété privée et des Algériennes et Algériens des paria dans leur propre pays, sans aucun droit, si ce n’est celui de se taire.




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  • Madjid Laribi
    22 octobre 2010 at 17 h 16 min - Reply

    @ D.B,

    « Le coeur plus que la raison dis-tu » cher ami ! Mais le monstre se nourri de l’énergie qu’il extrait des cœurs des Algériennes et Algériens. C’est un monstre qui a une raison mais pas de cœur. Comme on dit, il faut s’adapter à son ennemi mais sans renoncer à l’essentiel de ses valeurs humaines. C’est pour cela que je dis, dans le cas qui ne concerne, le cœur et la raison ensemble.

    @ Radjef et Slam,

    Je m’inscris catégoriquement contre ce que vous affirmez sur le 1er novembre, même si dans le fond on partage bien des choses sur la crise qui secoue notre pays. La déclaration de novembre n’est pas la cause de ce qui nous arrive aujourd’hui. Au contraire, elle a réalisé certains de ses objectifs et d’autres sont encore à réaliser. Avec la plate forme de la Soummam qui met la primauté du politique sur le militaire, nous avons deux documents pragmatiques que nous devons reprendre pour justement réaliser les autres objectifs tracés par nos aînés, à savoir la démocratie, le respect de toutes les libertés et la construction de l’unité africaine.

    @ Salah-Eddine et djamel,

    Je vous suggère de publier la Déclaration du 1er novembre pour en débattre.

    ============================
    La déclaration du 1er novembre sera publiée le …..1er novembre In Cha Allah.
    Vous voulez dire comme 3e objectif l’Unité maghrébine?
    Salah-Eddine




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  • zehira Houfani Berfas
    22 octobre 2010 at 17 h 37 min - Reply

    Merci à tous les internautes de votre participation au débat.
    @Frère Radjef, je comprends très bien votre dégoût des faiseurs de la politique algérienne et je suis tout à fait en accord avec vous quant vous dites que le mal de notre pays est dans la complaisance et la trahison de ses élites. Ne l’ai-je pas dit clairement dans la lettre à M. Aït-Ahmed et en d’autres occasions? Quelquefois, on est même tenté de croire que la tyrannie est un prétexte béni par tous ces opposants incapables d’une moindre alliance pour sauver leur pays.
    Cela dit, @Radjef et Slam, je reste attachée aux repères qui parlent à mon peuple et font sa cohésion et le 1er novembre en est un. Oui, la révolution algérienne n’a pas été aussi propre, ni pure comme nous aurions voulu qu’elle soit, n’empêche, elle reste notre seule référence en terme de fierté nationale et à ce titre, il nous faut la vénérer ne serait-ce que par respect à nos martyrs de la liberté et de la dignité. Même si le rêve est inachevé, il a changé le cours de l’histoire. Ne vous en faites Slam, vous ne m’avez pas offusquée, les choses ayant été clarifiées par le frère DB, je n’ignore pas la réalité du pouvoir en Algérie et la place du président dans l’arène. Oui@frère Ammisaid je veux absolument croire qu’« il y a encore de la générosité, de la compétence et de l’honnêteté dans ce peuple martyrisé, humilié, terrorisé et affamé sans pitié et ils et elles sont prêts a relever tous les défis et qu’il suffit que les règles soient claires et respectées pour tous et pour toutes. »

    J’aimerais tellement que les débats ne s’emmêlent pas, une fois encore, dans les fils de la Révolution, les luttes de pouvoirs, les coups bas des clans, etc. Restons dans la réalité d’aujourd’hui et construisons à partir de cela, le minimum requis qui nous fasse avancer aujourd’hui. Et comme le souligne le frère Sidhoum : « Les quelques historiens dignes que nous avons sauront demain nous expliquer cela. La question n’est pas là… Le temps est à la réflexion et à l’action en vue d’un véritable changement. Réfléchir aux voies et moyens politiques pacifiques qui puissent rassembler toutes les forces vives du pays de l’intérieur et en exil » Les voies et les moyens. Peut-être est-ce la seule façon d’arrêter de désespérer, n’est-ce pas frère Wahid? Plutôt que de continuer à s’interroger sur les échecs successifs de nos chefs d’État. Toute à fait d’accord avec vous frère By, « il faut faire quelque chose avant 2012, sinon on en aurait encore un autre demi-siècle de dictature sous la coupe de la progéniture des géniteurs de ce système. »

    Merci sœur Zineb pour la ferveur avec laquelle vous complétez les blancs du texte. Mais, vous avez raison, non, le président n’en saura rien, parce que le texte ne passera la censure des journaux algériens. Je sais aussi que LQA n’a pas la visibilité des grands médias, mais si son message déclenche un sentiment d’adhésion chez quelques citoyens jaloux de leurs pays et pouvant favoriser le changement, et bien la démarche n’aura pas été vaine. Car et merci@frère DB, vous avez saisi le sens du message. C’est effectivement à nous tous, en tant que peuple, que je parle avec mon cœur plus qu’avec ma raison, même si j’adresse ma colère à l’occupant temporaire d’El-Mouradia. Dont je n’attends rien@frère Adel, je l’ai bien expliqué. Je suis consciente que le pouvoir ne fait qu’exploiter nos propres carences et notre immaturité face à la chose politique. Et qu’il nous incombe de trouver les moyens de notre propre salut. Mais que faudrait-il dire de plus pour secouer les plus aptes d’entre-nous à s’identifier au mouvement pour ce changement démocratique en se plaçant à l’avant-garde?




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  • abdelkader wahrani el-arabi
    22 octobre 2010 at 17 h 50 min - Reply

    salam aleikoum. le pouvoir est détenu par ceux qui possédent et controle les capitaux financiers du pays et les médias de masse. tous les partis son entiérement complices. le combat actuel n´est pas une lutte entre les partis politique et le pouvoir. comme le pense le peuple algerien, mais entre différent clans de traitres. ils ne lutte pas pour le bien du pays. mais pour leurs propres gains personnels, il y a certains partis politique sont dominés les traitres a la nation. selon un hadith du prophete sidna mohamed saws allah retire sa protection a toute communoté dans laquelle se trouve un qui a fain. abou dawud et en.nassir nous ropportent qu´a un propriétére exigant que l´on coupe la main a un malheureux qui avait volé des épis de blé dans un champ. le prophete (saws) a répondit cet homme avait fain et tu ne l´as pas nourri, et le messager d´allah (saws) a donné a l´affamé une mesure de blé. merci.




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  • abdelkader wahrani el-arabi
    22 octobre 2010 at 19 h 53 min - Reply

    @ madame. zahira houfani berfes. le locataire d´el-mouradia. il n´est pas temporaire il est au pouvoir depuis 1999. il ne quittera el mouradia quand lui manqueront soit les forces, soit la vie. les grands ne sont grands que parce que nous sommes a genoux. (allah ghaleb) mes respects madame. et merci pour ce beau texte. salam aleikoum wa rahmat allah.




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  • Kaddour
    22 octobre 2010 at 20 h 41 min - Reply

    Doit-on charger uniquement Boutef du marasme actuel du pays ou devons-nous en chercher les raisons loin, et même très loin dans notre passé ?
    Autrement dit, comparé à tout un chacun, quel est véritablement la part de responsabilité du président actuel dans la déchéance de l’Algérie ?

    Je ne suis pas un de ses soutiens, bien au contraire. Aussi bien pour des raisons subjectives (l’homme ne m’inspirait pas confiance), ou objectives (étant un acteur fondamental dans la mise en place de ce système honni, il ne fallait pas compter sur lui pour le remettre en cause et encore moins pour participer à sa destruction). Pour ces raisons donc, personnellement, je n’ai jamias cru en ses fausses promesses, que je considérais comme du baratin sans plus.

    Evidemment, que Mr BOUTEFLIKA, dès lors qu’il a accepté d’assumer les responsabilités de chef d’état, est le seul comptable de la période de son règne.
    Pour le reste, il a hérité d’une situation chaotique, qui est la résultante d’un enchainement d’évènements malsains, et de contextes douleureux qu’a vécue l’Algérie depuis au moins, la période du mouvement nationaliste, particulièrement, juste après la seconde guerre mondiale.

    Devrions-nous nous contenter d’incriminer certaines personnes aussi bien placées soient-elles ( Boumediene, Chadli, Bouteflika… ) et passé sous silence la responsabilité de tous les autres sans exception ?

    Si on devait porter un regard critique sur uniquement la période de la guerre d’Algérie. Celle-ci était une révolution au sens d’avoir renversé une situation par rapport à une autre, mais elle demeure insuffisante et non accomplie tant les idéaux (la liberté, la justice…) pour lesquels elle a été entreprise n’ont toujours pas été réalisés.

    Déjà qu’à ce stade de réflexion, l’on peut légitimement se poser la question de savoir si cette guerre d’Algérie était mûrement réfléchie par les initiateurs de son déclenchement ?
    Le but recherché était, certes, l’indépendance du pays, mais avec quels moyens et quelle stratégie pour y parvenir? mais surtout, c’était là la question cruciale, se battre pour quels idéaux et pour quel projet de société une fois l’indépendance acquise ?

    Les réponses à ces questionnements ont été traitées, non pas à la veille du 1 novembre 1954,mais bien durant le congrès de la soummam. N’empêche, l’erreur a été rectifiée de sorte à cadrer cette lutte armée, l’orienter et lui donner un sens et une âme.

    Au 1er novembre 1954, ils se sont juste contentés de déclencher les hostilités et advienne que pourra.

    En attendant que cette guerre livre tous ses secrets, on a, à juste titre, trop incriminé ceux qui ont dértourné cette  » glorieuse révolution  », sans pour autant en vouloir un petit peu à ceux qui les ont laissé faire c.a.d les plus valeureux d’entre eux.

    Comme quoi, en toute situation de guerre, l’on ne doit pas s’occuper uniquement des ennemis externes mais aussi des parasites internes.
    Nos véritables révolutionnaires devaient mener la guerre sur plusieurs fronts et non pas se focaliser uniquement sur l’armée de l’occupant.

     » Dieu préserve moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge  »

    Comment se fait-il que les maquisards de l’intérieur étaient livrées à eux même et menaient des batailles acharnées contre l’armée Française, pendant que d’autres étaient planqués aux frontières dans l’attente de jours meilleurs ?

    Comment se fait-il que le siège de notre représentation à l’extérieur a été maintenue au Caire, sachant que le président NASSER et son responsable des services secrets, Fethi DIB, complotaient déjà contre notre pays?

    Comment se fait-il que les véritables héros tombaient l’un après l’autre, pendant que les imposteurs et autres mercenaires se préparaient aux festivités de l’indépendance ?

    Comment se fait-il que les véritables héros de cette  »révolution » ont été piégés au point de n’avoir vu que du vent ?

    Comment se fait-il qu’ils n’ont pas réagis promptement, intelligemment, rigoureusement et radicalement aux manoeuvres sournoises et dangereuses dont faisaient l’objet la révolution ?

    Comment se fait-il que le GPRA, le représentant officiel et légitime du peuple Algérien, s’est effacé devant l’armée des frontières?

    Comment s’étonner de la situation actuelle du pays lorsque après l’indépendance, certains, parmi les valeureux maquisards, se sont rendus complices d’une imposture avérée en contrepartie d’une station de pompe à essence, d’un bar ou d’un hôtel et que sais-je encore?

    Tout compte fait, la révolution Algérienne était minée et piégée de part et d’autre, ses potentiels démineurs étaient soient assassinés, soient donnés à l’ennemi, et le reste se retrouvaient en infériorité numérique.

    En définitive, que peut-on dire de cette révolution tant glorifiée? elle n’est surtout pas une réussite, mais dans ce cas est-elle un échec ?

    De toute évidence, les dirigeants n’avaient pas une vision commune et les approches idéologiques étaient aussi différentes. Ces disparités ont finis par avoir raison du succès de cette révolution.

    Et puis, dans toute cette cacophonie, il y’a bien sûr le peuple. Mais là, c’est une autre histoire.

    Comme on peut le constater, en matière de responsabilité, on est déjà un peu loin de BOUTEFLIKA. La problématique est loin d’être bien posée.




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  • Adel
    22 octobre 2010 at 21 h 28 min - Reply

    @Kaddour,

    Bonsoir,

    Si vous, le temps d’écrire un simple commentaire sur un forum, avez pu mettre au jour autant de questions importantes, comment se fait-il que boutef et ses semblables, qui ont toujours été aux premières loges, ne sont pas encore arrivés à tirer les conclusions qui s’imposent, après plus de 50 ans?

    La seule réponse qui s’impose est qu’ils font partie du problème, pas de la solution.

    Cordialement




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  • D B
    22 octobre 2010 at 21 h 45 min - Reply

    Il est des moments où je ne sais plus. Je ne sais plus si j’ai un droit quelconque sur cette portion de terre qui s’appelle Algérie. Dans cet espace, où vivent des gens, qui est limité par des frontières artificielles, tracées par des bureaucrates français, qui ont grapillé à gauche, à droite, en haut, en bas, dans cette Afrique du Nord, ce Maghreb romantique, où ils croyaient que la France serait présente à jamais, je croyais que nous étions le centre du monde, dans le vrai sens du mot, c’est à dire là où est la vie.
    J’apprends pourtant, depuis peu, alors que je m’apprête à franchir le cap de la retraite légale et administrative, que l’Algérie est un lieu dit, une terra incognita pour le reste du monde, un vague espace dans un grand ensemble « géo-stratégique ». Un sous territoire, empli d’un sous-peuple.
    En somme, pour parler vrai, les Algériens sont de la pâte humaine, de la matière la plus commune, la plus vulgaire, du tout venant.
    A la limite, j’aurais été ravi de me découvrir monsieur tout le monde, au milieu de tout le monde, si la connotation de cette dispersion identitaire procédait d’une volonté de se fondre en l’homme. en l’HOMME. Ah… enfin! Nous sommes comme tout le monde.Je suis enfin le frère de l’homme…
    Le problème est que c’est tout à fait le contraire. De petits bonhommes, bourrés de vanités, de suffisances, de choses bizarres, de mythes exorbitants, qui s’inventent des généalogies, des mythologies, des épopées, et qui savent surfer sur nos fantasmes, sur nos tares, sur nos sombres lacunes, nous jurent que non seulement nous ne sommes pas comme tous les autres, mais qu’en plus, nous ne sommes ni frères, ni cousins, et que même nos frères, et nos cousins, qui ne se soumettent pas à notre haine exclusive, sont nos ennemis.
    Que faire alors ?
    Pour ma part, très modestement, je suggère que nous apprenions à regarder les choses comme lles sont.
    Et si nous sommes assez perspicaces pour distinguer entre un boeuf et un papillon, alors nous saurons que ceux qui nous dirigent sont des malfaiteurs.
    A moins d’être tout à fait aveugles…




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  • SLAM
    23 octobre 2010 at 3 h 09 min - Reply

    Vous avez entièrement le droit de vous inscrire contre mon idée de ne pas sacraliser le 1 er Novembre camarade Madjid LARIBI
    mais j’aurais tant aimé que vous compreniez ma pensée lorsque j’ai affirmé dans mon intervention le fait de ne pas sacraliser cette date commémorative. En réalité, il ne s’agissait pas du contenu et de la consistance des principes édictés dans la déclaration elle-même mais seulement de cette date fatidique en raison de la déviation des idées émises à savoir l’indépendance du pays,la construction d’un état démocratique et social puis en troisième lieu la construction du maghreb uni! En fait, ce qu’on a appelé « la famille révolutionnaire » use de cette déclaration et de cette date en guise de couverture et de légitimité ! Mais en tout cas cher camarade, je tiens à vous remercier pour votre courage politique pour avoir été sincère dans vos propos! J’ose espérer que ce ne fut qu’un malentendu ou peut être une mauvaise formulation de mon idée!
    Salutations militantes !




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  • ON SE DEFINIT | Echos libres et Equilibres de Dzayer-Blog
    23 octobre 2010 at 9 h 52 min - Reply

    […] D B dit : 22 octobre 2010 à 21 h 45 min […]




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  • Ammisaid
    23 octobre 2010 at 11 h 36 min - Reply

    Merci djamal pour ce commentaire de toute beauté qui doit, sûrement, du lobe de t’en cœur. Les choses sont, peut-être, plus faciles que ce que nous avons, souvent, tendance a croire. Ces hommes qui règnent sur nous, n’étaient la, ni pour le pouvoir, ni pour l’argent. Ils ne sont la, ni pour le prestige, ni pour la gloire. Ils ne sont la, ni pour les honneurs,

    ni pas la noblesse. Ils ne sont la, ni pour construire, ni pour servir un pays: le notre, peut-être aussi le leur. Ils ne sont la, ni pour nous aimer, ni pour nous demander de les aimer. Ils ne sont la que pour nous détruire, gaspiller et dilapider nos richesses et effacer notre histoire. Ils

    ne sont la que nous ôter tout espoir, nous apprendre a supporter l’horreur et a dormir avec le malheur, a se réveiller avec le malheur et passer toutes nos journées avec le malheur où que ne soyons sur la terre. Ils ne sont la que pour nous apprendre a aimer l’amertume, les regrets et les remords; a chercher le bonheur que dans les lieux où il ne vient, jamais, s’installer pour au moins une heure et a vivre comme si nous étions dans une tombe ou encore dans l’utérus de nos mères. Ils ne sont la que que pour téter nos vies, manger notre chair, chasser les bons traits de notre caractère, boire notre sang et notre sueur, extraire et ensuite détruire les valeurs que nous avions hérités d’hier, offrir nos richesses a ceux qui sont prospères et nous pousser dans les mains acérés de la misère et boucher toutes les issues qui mènent vers un avenir meilleur. Ils ne sont la que pour stériliser nos esprits pour qu’ils apprennent a préférer les complaintes et l’oisiveté au lieu de se mettre a penser et a réfléchir, au lieu de mettre a désirer et a produire et au lieu de décider a dire la vérité et enchainer le mensonge pour l’empêcher de nuire.
    Ils ne sont la que pour obliger nos cœurs a accepter dans ses profondeurs le règne de la terreur, a élever et nourrir la haine et les rancœurs, a affiner leur hypocrisie et leur orgueil, a composer avec l’avidité et l’avarice qui pleurent, a sculpter leur laideur et la monstruosité qu’ils recèlent et épouser le mal qui va détruire nos familles et tous ce qui vit et respire sur notre terre.
    Ils sont la et ils refusent de partir malgré qu’ils ont eu tout ce qu’ils désirent si par un bonheur ils savent ce que signifie le mot désir.
    Mais, sont-ils heureux parce que nous repairons le malheur?
    Mais, sont-ils plus beau parce que ils ont sculpté sur nos visages des masques mélangés: de laideur, de peur, de renoncement, de fatigue, de
    Méfiance, de doute, de désespoir, de tristesse, de regrets et de remords…?
    Mais, sont-ils plus intelligents et plus compétents parce qu’ils nous ont appris a aimer l’ignorance, a vivre dans les ténèbres et a refuser la lumière; a croire en l’illusion, en leurs discours mensongers, en leurs promesses qui délirent, en leurs titres acquis sans efforts…et a penser a comment nourrir et apaiser nos ventres au lieu de chercher a remplir nos esprits de tous les savoirs et de toutes les sciences dont notre créateur a dispenser les humains de toute la terre ?
    Mais, sont-ils satisfaits de posséder des milliards de dollars, de vivre dans le luxe qui brille de toutes les lumières et de toutes les couleurs, de dormir dans la sécurité et la douceur, de voyager partout comme les oiseaux dans les airs…pendant que des millions de gens vivent dans la misère, la terreur, le deuil, la souffrance, la hogra et le malheur?
    Mais, savent-ils avec l’oeil de la certitude qu’ils ne vont payer un jour ?
    Mais, savent-ils que la mort les a cerné et qu’elle attend l’ordre pour venir les emmener dans un lieu d’où personne ne peut revenir ?
    Mais, nous ne devrions pas, enfin se convaincre que zéro ne pourra jamais devenir un même si tous les uns de la terre renoncent a leurs droits les plus élémentaires ?
    Mais, nous n’allons pas cesser de croire que l’Algérie libre jusqu’à ce jour et qu’elle existera demain parce qu’elle était rebelle, elle a vécu rebelle et elle sera, éternellement, rebelle ?
    Merci, frère djamal pour ce beau commentaire dont tu nous as gratifié hier. Notre pays est riche, elle riche de ces femmes et de ces hommes qui restent et resteront debout et dignes quelques soient les obstacles que le temps et la vie mettront sur leur chemin. C’est eux qui un jour, lui redonneront l’espoir qui va la conduire vers la délivrance, la dignité, la liberté, la vérité et la justice qui vont la faire renaitre jusqu’à la fin de la vie. InchAllah.
    Fraternellement




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  • Mahieddine Lachref
    23 octobre 2010 at 12 h 28 min - Reply

    Bonjour chers camarades.
    Tout d’abord, je tiens à vous remercier, Madame, pour la pertinence analytique de votre article. Cependant, il existe des choses sur lesquelles il n’est pas aisé d’être d’accord avec vous et elles sont de taille: la question du premier Novembre 1954. En effet, depuis le déclenchement de la dite » révolution » algérienne, on a l’impression, à chaque fois que l’on acquiert de nouvelles informations, que l’on nous a dit que des mensonges et que en vérité cette date prise comme repère n’est, en fin de compte, qu’un coup d’Etat contre le mouvement national. En effet, on nous a dit que la déclaration du 1 er Novembre a été rédigée par Didouche Mourad et Mohammed Boudiaf, alors que, selon nombre de témoignages et selon Khalfa Mammeri, ni l’un ni l’autre ne maitrisaient à l’époque assez la langue française pour écrire une déclaration pareille. Deuxièmement, pour nous faire croire que les oulémas ont joué un rôle prépondérant dans cette « révolution » et consacrer, en conséquence, l’idéologie islamique( Version école de Koufa avec tout cela suppose en matière d’immobilisme intellectuel et de soumission existentielle), au sens le plus nihiliste du terme, comme repère principal de la société algérienne, on a ajouté la formule Bismi-allah bien des années après « l’indépendance » à la dite déclaration, alors que en 1954, elle n’en contenait pas (Khalfa Mammeri). Cela est pour moi une falsification de l’Histoire). On a voulu, même à travers la forme (Une approche sémiologique nous aiderait beaucoup à comprendre cela), enfermer la révolution algérienne dans un carcan idéologique, « une optique nationaliste à prédominance islamique » tout en excluant les autres aspects.
    Pour revenir maintenant à la question de « coup d’Etat », je ne m’étalerai pas et je me contenterai de vous poser une question: Messali Hadj a-t-il réellement été contre la révolution armée? Si oui, donnez nous des preuves. Si non, je vous rappelle que toute la philosophie du 1er Novembre est fondée sur cette thèse.
    Respectueusement
    Mahieddine Lachref




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  • SLAM
    23 octobre 2010 at 12 h 32 min - Reply

    Ces hommes qui nous gouvernent avec la terreur sont-ils éternels sur leurs fauteuils de « chefs » ? Très bonne question à méditer et à laquelle il va falloir trouver des réponses appropriées en tenant compte bien entendu de la diversité et notamment de la dispersion politique qui existent au sein de notre société. Peut-on croire aujourd’hui à un changement radical et à une renaissance de l’orgueil nationaliste longtemps perdu des algériennes et algériens ? Loin de moi l’idée pessimiste qui me dicte continuellement un statuquo, mais je déplore un véritable blocage au niveau des volontés des uns et des autres à mener des luttes pour s’affranchir de cette négation que nous inflige un régime pourri jusqu’à la moelle épinière… Dénis de droits, privations, violations de la déontologie politique , corruptions , dilapidations, manipulations et désinformation, détournement de l’histoire et j’en passe sont les germes endémiques qui empoisonnent la vie quotidienne de nos populations. Arriverons-nous un jour à nous surpasser pour combattre la gabegie devenue un sport national de haut niveau et trouverions nous un second souffle pour sortir de l’ignorance qui nous étouffe au point de nous écraser et nous clouer le bec ?
    Analysons-nous et trouvons des réponses claires susceptibles de nous redonner l’espoir de retrouver des jours meilleurs pour notre chère patrie!




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  • Lakhdar
    23 octobre 2010 at 12 h 53 min - Reply

    @ Mme Zehira, je vous cite : « Nous espérons, Monsieur le président, que vous serez de notre rêve et ferez en sorte que vos hommes se montrent solidaires, enfin, de leur peuple ».

    Non, Madame Zehira, Bouteflika méprise le peuple, aussi bien ses pauvres que ses riches. Il méprise ses dirigeants historiques qu’il a manipulé les uns contre les autres, et qu’il a éliminés lui et son mentor Boumediene, un par un, systématiquement. Il méprise ses intellectuels dont lui et ses amis du MALG ont fait des harkis de leur peuple pour de misérables privilèges. Il est absolument convaincu de son mépris : lorsqu’il était ministre des affaires étrangères, il était convoité par la haute bourgeoisie algéroise pour être leur beau-fils. Les pauvres, il les méprise encore plus : alors que lui et ses amis du Clan d’Oujda et du MALG claquaient les milliards dans les cabarets et les casinos étrangers, et que le peuple était terrorisé par la SM, ce même peuple ne cesse depuis de glorifier celui qui les a spoliés au profit d’une minorité de prédateurs. Pour Bouteflika, le peuple aime celui qui l’opprime, il en est absolument convaincu. C‘est la raison pour laquelle, depuis qu’il est revenu au pouvoir, il ne cesse de grignoter sur les acquis d’octobre pour revenir à la situation de la pensée unique. Pour lui, Octobre est un non évènement et Chadli une calamité. Les appels généreux et pathétiques comme le vôtre sont aux antipodes de ses préoccupations.




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  • Zineb Azouz
    23 octobre 2010 at 15 h 00 min - Reply

    Je salue l’intervention de @Lakhdar, il est en effet hors de question de tendre la main à ces fidèles restes du groupe de Oujda qui prennent autant de plaisir à nous piétiner, au point que cela leur soit devenu vital.

    L’espoir à construire, et à mon avis la seule façon de faire, ne peut être imaginé et efficace qu’en dehors des cercles et des influences du pouvoir.

    Sur LQA personne n’est dans la logique et ne peut se permettre de faire le moindre signe ou le moindre clin d’œil aux monstres qui s’accaparent de tout y compris de toutes les symboliques , au point que d’ici quelques années, je crains personnellement (si ce n’est pas déjà le cas)que le 1 Novembre ne représente et ne soit associé aux yeux des jeunes générations qu’à une défilade d’hypocrites et de criminels milliardaires.

    Ce qu’exprime nos amis Rajef Saïd et Mahieddine Lachref, chacun à leurs façons est à clarifier pour que justice soit faite, c’est un devoir !

    Nous n’ayons rien à cacher, car nous n’avons en effet rien à nous reprocher et il n’est pas question, au nom de quelque principe que ce soit, de couvrir les mensonges de l’histoire consciemment ou inconsciemment et de se compromettre avec ceux qui ont les mains sales.

    Les sacrifices consentis au nom du 1er Novembre par des milliers d’Algériens ANONYMES doivent continuer à éclairer nos consciences et modérer nos différences.

    C’est au nom de ces héros que nous devons nous réapproprier la plate forme du 1er Novembre et pas seulement.

    Nous devons être capables d’écrire notre histoire sans être obligé de verser dans la logique du tout ou rien.
    Comme il y a de faux moujahidines, il y a forcément des traîtres innocents, mais est ce une raison pour tout incomber au premier Novembre ou à sa plate forme ?
    Je ne pense pas, car l’histoire est un processus tout comme l’émancipation des peuples et rien n’est plus destructeur que les zones de discontinuité brutales.

    Au fond, et c’est ce qui m’inquiète, nous n’avons aucune idée de ce qui a encore valeur sentimentale ou valeur positive tout simplement, aux yeux des moins de Vingt ans, et se retrouver autour des principes du premier Novembre ne peut les rassurer et les attirer que s’ils s’y reconnaissent à travers une moralité et surtout des actions.

    Cordialement,
    ZA




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  • Abdelkader DEHBI
    23 octobre 2010 at 15 h 54 min - Reply

    Pour une lecture un peu plus objective de l’appel de Mme Zehira Houfani Berfas :

    Je n’ai nullement la prétention de lire dans la pensée de l’auteur, mais je pense qu’en interpelant M. Bouteflika, Mme Zehira Houfani Berfas s’adresse ici, moins à l’homme intuitu personae qu’à l’Institution qu’il représente en tant que Chef d’un l’Exécutif auquel la Constitution de notre pays accorde des pouvoirs étendus et quasi régaliens qui lui donnent dans l’absolu, toute latitude d’opérer – dans la sérénité et sans effusion de sang – les aménagements institutionnels nécessités par l’instauration indispensable dans notre pays, d’un véritable Etat de Droit. C’est, ce me semble, à cette capacité juridique que fait ici allusion l’auteur en demandant au Chef de l’Etat d’en faire usage, avant qu’il ne soit trop tard. Pour le pays, pour le peuple.
    A commencer par l’organisation de véritables élections d’une Assemblée Constituante, chargée de doter le pays d’une nouvelle Constitution réaménageant de fond en comble les Pouvoirs Publics. En particulier,
    – en proclamant clairement la primauté de l’autorité civile sur la hiérarchie militaire et sécuritaire ;
    – en réaffirmant l’indépendance des trois pouvoirs – Législatif, Exécutif et Judiciaire – et en réorganisant leurs fonctionnements respectifs et leurs rapports entre eux.
    Bien entendu, il faudra compter avec les objections de ceux qui vont évoquer le « contrôle « de l’Institution militaire sur le Chef de l’Etat, à travers le DRS. Il y en aura même qui évoqueront de prétendues « lignes rouges » qui seraient fixées par ledit DRS au Chef de l’Etat…etc. Admettons.
    Dans ce cas de figure assez probable, cela signifierait : ou bien que le Chef de l’Exécutif est totalement invalide et que la hiérarchie militaire « en profite » d’une manière immorale en maintenant son pouvoir illégitime dans le pays ; ou bien que cela fait clairement l’affaire des deux partenaires du pouvoir – hiérarchie militaire et équipe de Bouteflika (qui comporte aussi quelques gradés marginalisés dans leur propre corporation) – qui vont donc continuer d’ignorer les multiples appels citoyens pour un sursaut de prise de conscience, démontrant par là-même que leurs intérêts de clans et leurs intérêts tout court, passent à leurs yeux, avant ceux du redressement du pays ;
    Si ces hypothèses sont totalement fausses – comme beaucoup de gens proches de l’armée l’affirment – alors qui empêcherait le DRS, qui est passé maître dans l’art de la communication, de démentir officiellement – et non pas par des seconds couteaux – toute entrave à la volonté ou aux actes du Chef de l’Etat ?
    En tout état de cause, le pire des scénarios c’est celui qui semble en train de s’accumuler de jour en jour, par une politique d’aveuglement et d’arrogance, à la mesure d’un pouvoir totalement discrédité, arrivé en bout de course.




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  • wahid
    23 octobre 2010 at 16 h 47 min - Reply

    « Si boutef avait été un patriote sincère qui cherche le bien du peuple algérien, en onze ans de règne, il aurait pu démanteler le système mafieux du DRS en s’appuyant sur le peuple et les personnalités les plus aptes à l’aider dans cette tâche ».

    Bonne question, et la réponse en partie historique, en 1962 il y a eu alliance entre la haute hiérarchie militaire de ALN ( a leur tète le Colonel Boumediene) et Ben Bella face au GPRA, une fois Ben Bella porté au pouvoir, a nommé le Colonel Houari Boumedienne, Ministre de la Défense et Vice Président de l’Algérie indépendante, et le colonel Tahar Zbiri 1ier Chef d’Etat Major dans le but d’avoir le contrôle sur les militaires, conséquence 1965 destitution de Ben Bella avec l’appui inconditionnel du colonel Tahar Zbirla,, une fois Boumedienne au pouvoir il décida de le remplacer Le colonnel Tahar Zbiri par un des ces fideles conséquence 1967 un coup d’état raté depuis le president Boumedienne a conservé le post de Ministre de la Défense et l’abolition de l’État Major General, certainement pour éviter ce types de situations, ce qui explique en grande partie la stabilité politique de l’Algérie de 1965 a1988.

    En 1984 Chadli Bendjedid, opérant des reformes au sein de l’institution militaire, et décide de cédant le post de l’État Major et le ministre de la défense aux militaires. Les émeutes de 1988, en vu la monté en puissance du Générale Major Khaled Nezar, nommé au post de Chef de l’État Major, puis ministre de la défense en 1992, Chadli Bendjedi dépourvu de ces prorogatifs, s’est vu contraint de démissionner, depuis l’Algérie s’enfonce droit vers l’ère d’instabilité et la violence politique et l’émergence d’une puissance du l’état major des services DRS contre insurrection islamiste.

    Aucun moment les présidents qui ont succédé a Bendjide n’ont pu avoir un contrôle sur les militaires, Lorsque Khaled Nezar a été contraint de laisser sa place, en 1993 au President Zeroual, devant des tentatives de saboter sa politique de la Rahma, Zeroual a tenté de nommer son ami Betchnine au poste de ministre de la défense, le général Major Lamari, alors Chef d’Etat Mojor et éradicateur féroce, s’est farouchement opposé, conséquences, la DRS ont mobilisé leurs relais civils, et organisé une campagne de presse virulente contre Betchine à l’été 1998.

    Lasser le temps au temps!

    Le temps a eu raison, décidément la majorité des militaires susceptibles de peser sur l’échiquier politique en Algérie ont été soit écarté, soit ce sont retiré pour vaguer dans les affaires et faire beaucoup d’argent, d’autres morts, d’autres qui résistent parmi eux Medienne et d’autres qui on t peur de perdre des privilèges et des investissements en Algérie, hante par le syndrome de la révolution.

    Le constat :

    L’opposition Algérienne depuis l’arrivée de Bouteflika au pouvoir a pris ses distances du duel qui opposé Bouteflika avec la Haute Hiérarchie Militaire, et la presse parrainé et sous ordre a malheureusement joué un rôle négatif dans ce combat.

    Bouteflika, a essayé au début de l’année 2001 de nommer Yacid Zerhouni au poste de Ministre de la défense, Bouteflika a vite compris que c’est trop risquer d’aller loin dans ses reformes politique, pour ne pas dire suicidaire et voir son projet de la réconciliation et la paix remis en question et les conséquences qui en découlent et de gouverner avec une mosaïque de parties manipules et des conditions sécuritaires très dangereuses.

    Bouteflika en s’exprimant sur Les événements de septembre 2001, à Tizi ouzou Bouteflika selon lui il n’a pas vu venir cet événement tragique.

    Fraternellement

    Wahid




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  • zehira Houfani Berfas
    23 octobre 2010 at 17 h 20 min - Reply

    @M. Lachref
    C’est votre droit de ne pas être d’accord avec moi, comme c’est le mien de ne pas vous suivre sur la voie de la « falsification » de l’histoire du 1er novembre, du FLN et de la révolution. De nombreux historiens, je n’en suis pas, ont disséqué la genèse de ces repères historiques de l’Algérie et mis en lumière leurs points forts et leurs côtés sombres. À chacun d’en faire sa lecture. Je pourrais vous citer Ferhat Abbas ou un autre, mais je refuse d’embarquer dans une nouvelle polémique à propos du MNA, du CRUA, la crise du MTLD et la lutte intestine des centralistes et des Messalites, et j’en passe. Désolée, ce n’est pas le but de mon texte. Je sais que l’histoire de mon peuple est à réécrire, mais elle ne se fera que dans un contexte de liberté et de sérénité, autrement dit un État de droit. Et c’est à cela que je veux contribuer par mes écrits. Convaincre les miens que nous n’avons pas de tares particulières par rapport aux autres peuples et je mets en exergue ce qui me semble en mesure de cimenter la cohésion de mon peuple et porter ses aspirations : notre histoire de résistance, notre révolution et nos héros.

    @
    Fraternellement.




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  • khaled
    23 octobre 2010 at 17 h 51 min - Reply

    Initiative louable de Mme Zehira Houfani Berfas.

    Si sur LQA, on se démène chaque jour pour comprendre et proposer des sorties de cette crise qui n’a pas de fin; ou sont les peu de responsables qui ont occupe des fonctions élevées dans le pouvoir….Limiane, Benyeles, Hamrouche, surtout Hamrouche.
    Celui qui été PM dans une période charnière de notre histoire.

    Si quelqu’un a une réponse, je serai heureux de la lire.




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  • wahid
    23 octobre 2010 at 18 h 53 min - Reply

    Je rejoins l’appel de Mme., zehira Houfani Berfas

    OUI c’est possible une émergence d’un mouvement national capable de fédérer l’ensemble des forces, a deux condition sinon tout initiative sera vaine.

    La première condition c’est la démilitarisation effective et définitive du système politique algérien, par ce qu’elle a longtemps fait le plus de tort aux institutions de l’état et au peuple.

    Ces militaires une fois hors de la scène politique, ouvreraient impérativement la perspective de l’émergence de leadership civile, et l’exclusion des harkis du système ( Sid’ahmed Ghouzali), c’est le pouvoir civile qui aura comme mission de relativiser et rationaliser le rôle du militaires dans la société et l’inverse ne peut être que échec.

    Deuxième condition, la politique sécuritaire, de lutte contre le terrorisme et éradication de l’idéologie djihadiste dans l’action politique, par ce qu’elle était la plus violente et la plus meurtrière ne doit en aucun cas être un prétexte de la poursuite de l’état de siège, le séquestre des libertés fondamentales.

    « Mais que faudrait-il dire de plus pour secouer les plus aptes d’entre-nous à s’identifier au mouvement pour ce changement démocratique en se plaçant à l’avant-garde? »

    La naissance d’un mouvement pour le changement démocratique, il est plus que jamais souhaitable, et un projet crédible et viable, au regard de la scène politique algérienne, et la fin fort probable de la résiliation du bail de location d’El Mouradia.

    A la lecture des différents profils d’hommes de la scène politique, susceptibles de prétendre a la magistrature suprême, autres les harkis du système (Mea culpa de Ghouzali), et l’éloignement de l’hypothèse de la candidature du frère cadet, il semble selon des informations non confirmés le président Bouteflika a déjà en vue son candidat favoris!

    Ce mouvement doit avoir une feuille de route sur l’esquisse de L’ARCHITECTURE DE L’UNIFICATION DES FORCES DISPERSÉES avec des objectifs précis, et un agenda, autour d’un leadership pour porter le projet du changement démocratique.




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  • Abdelkader DEHBI
    23 octobre 2010 at 19 h 30 min - Reply

    @ — khaled :
    Tout à fait d’accord avec vous, pour espérer que d’anciens hauts responsables au sein du pouvoir – en particulier ceux qui n’ont pas été moralement discrédités dans des affaires de crimes ou de corruption – prennent collectivement ou individuellement position contre le pouvoir en place (en parlant du binôme Bouteflika-Toufik et de leurs clans respectifs). Une telle attitude de la part de ces anciens responsables aura au moins le mérite de les positionner pour l’Histoire…. Les autres – en particulier ceux qui attendent le coup de téléphone d’ « embauche » par le DRS – ne pourront pas arguer demain, qu’ils ne savaient pas… Car, avec ou sans l’assentiment des uns ou des autres pour le CHANGEMENT, il y aura inexorablement un Demain. Nous espérons seulement que ce changement puisse s’opérer pacifiquement.




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  • A.By
    24 octobre 2010 at 0 h 09 min - Reply

    @ Mr. Dehbi
    Vous dites : « ceux qui n’ont pas été moralement discrédités dans des affaires de crimes ou de corruption – prennent collectivement ou individuellement position contre le pouvoir en place ».
    Il se peut certainement qu’il y en a dans le sérail qui ne sont pas moralement discrédités dans des affaires de crimes de sang, mais en ce qui concerne la corruption, tout le monde est impliqué dans le serail, ne serait ce pour un simple vol, délit d’initié, trafic d’influence ou de favoritisme.
    En réalité, pourquoi le DRS avait laissé pourrir les choses en matière de corruption depuis toujours ? C’est pour se constituer des « dossiers » sur tout le monde, y compris Hamrouche. C’est pour cela que personne parmi les ex hauts cadres du système n’ouvre son clapet.
    @ Soeur Zehira
    Tout à fait d’accord avec vous pour mettre l’histoire en stand by, bien que je pense qu’ il y faut piocher dedans de temps à autre pour nous éclaircir le chemin d’autant que les acteurs qui gérent ce pouvoir félon font encore parti du passé, nous n’avons pas le choix, c’est le paradoxe algérien. C’est pour cela que nous tournons en rond autour du problème individuellement et même collectivement sans s’unir pour l’éradiquer.
    Il est vivement le temps qu’on passe à une autre étape du débat, sortir du constat étatique inchangé depuis toujours et reflèchir au seul moyen d’amorçer l’action au changement.




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  • Alilou
    24 octobre 2010 at 0 h 33 min - Reply

    Le probleme majeur qui se pose a la realisation du projet de deloger les militaire, je me pose la question qui le fera ?

    A moins d’un putch interne au DRS, je ne vois vraiment pas d’ou vont venir ceux qui auront assez de courage et surtout un grand sursaut de patriotisme pour les deloger,…

    Si nous ne faisons pas un front commun, la vraie opposition, pas celle de facade, et ce avant 2012, toute structuree et bien implantée avec un projet qui fait l’unanimité, rien ne bougera une fois encore. A mes yeux c’est l’unique alternative.

    meme si mes contributions sont insignifiantes, elles viennent toutes du coeur, ce coeur qui ne bat que pour me tenir vivant jusqu’au jour ou je verrai de mes propres yeux mon pays enfin libre.




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  • SLAM
    24 octobre 2010 at 1 h 54 min - Reply

    @Khaled et DEHBI

    Si je comprends bien votre pensée, elle s’inscrit sur le modéle de faire du neuf avec du vieux, n’est-ce pas ? Croyez-vous sincérement que l’on peut apprivoiser un loup ? En tout cas pas moi chers camarades! Je veux trés bien que l’on me dise qu’un jour que quelqu’un se repentisse des erreurs qu’il aurait commises dans des moments de convoitises ou utres mais qu’on ne me dise surtout pas que l’on puisse transformer un dictateur en démocrate, je ne pourrais le gober !!! Pardon mais je ne crois pas aux miracles miraculeux !!! Lisez THOMAS HUBBEL et vous comprendrez parfaitement les habitudes du loup: » l’homme est un loup pour l’homme, il ne peut perdre ses habitudes de chasseur et de prédateur ! Le changement ne peut provenir que de l’union des forces démocratiques et pas autrement !!!

    Pardon de vous avoir contredits mes chers camarades mais je pense que votre naiveté va trop loin concernant cette question!

    Salutations militantes à tout le monde!!!




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  • Abdelkader DEHBI
    24 octobre 2010 at 7 h 44 min - Reply

    @ — SLAM :

    Vous écrivez: «  »Si je comprends bien votre pensée, elle s’inscrit sur le modéle de faire du neuf avec du vieux, n’est-ce pas ? «  »
    Je ne pense pas du tout que le fait pour d’anciens responsables restés propres, de prendre position contre le pouvoir actuel puisse les désigner comme étant une quelconque alternative à ce pouvoir. Je voulais juste dire qu’il ne faut pas mettre tout le monde dans le même sac. Il y a des centaines sinon des milliers de cadres supérieurs au sein de la haute Administration publique ou du secteur des entreprises économiques ou de services qui sont moralement irréprochables et qui sont contre le pouvoir en place. C’est pourquoi, et mis à part notre devoir permanent de dénoncer les criminels notoires – comme l’équipe des putschistes de Janvier 92 – ainsi que leurs complices et autres bénéficiaires connus des pillages du patrimoine public, nous n’avons aucun droit, ni nous, ni personne, de nous instituer en procureurs.




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  • Ammisaid
    24 octobre 2010 at 9 h 21 min - Reply

    Notre mémoire est obligée d’être le miroir fidèle et clair de notre histoire. Nos aînés, nos frères d’hier, ont, certainement, commis des erreurs. Ils ont, peut-être, fait des choses que ne doit pas accepter notre cœur. 
    Mais, ils avaient un ennemi qui était venu d’ailleurs. Un ennemi qui avait des valeurs et une culture différentes de celles de nos ancêtres et de notre terre. 
    Un ennemi dominateur et sourd a notre misère et a nos malheurs. Un ennemi qui avait refusé de partir sans passer par cette terrible guerre. Cette guerre qui a été portée par un peuple qui ne voulait plus de tuteur. 
    Un peuple qui avait décidé de tout sacrifier pour recouvrir sa dignité, sa liberté et son honneur. Oui, nos frères avaient fait des erreurs: ils s’étaient entretués et ils avaient sous-estimer les charognards qui se préparaient dans l’ombre a fondre sur la victoire. 
    Oui, ils avaient fait des erreurs mais, ils avaient réussi, enfin, a nous libérer du joug du dernier envahisseur.
    Oui, nos frères d’hier ont, sans doute, laisser faire, cette armée des frontières qui avaient fait irruption pour prendre le pouvoir mais, ils nous avaient offert trois jours de bonheur exceptionnel. 
    Un bonheur que tout un peuple avait célébré dans une communion d’une beauté pure et rare. 
    Un bonheur qui restera graver dans nos esprits pour des siècles futures. Un bonheur qui nous avait permis de garder jusqu’à ce jour, un peu d’espoir, malgré que des tyrans d’une férocité d’une autre nature, avaient décidé de détourner le cours du fleuve de notre histoire.
    Oui, nos frères d’hier, a quelques exceptions, ont préféré s’effacer, se taire, retourner dans leurs douars ou leurs villages pour se consacrer a une vie simple en famille et a ne plus intervenir dans les affaires qui concernent notre passé, notre présent et notre avenir. 
    Mais, n’oublions pas que plusieurs parmi eux étaient soient assassinés, soient mis en résidence surveillée, soient pousser a l’exil, soient utilisés pour aider notre pays a ne pas sombrer dans une guerre qui aurait pu tout emporter et soient manipulés pour servir ceux qui ont pris le pouvoir pour tout casser. 
    Pour casser cette Algérie qui voulait, sincèrement, construire une nation dans laquelle ses enfants auront la possibilité de construire un pays ou régnera la justice, la solidarité, la liberté, la prospérité et un avenir pour les générations du future.
    Oui, nous avions toutes et tous étaient trompés, fascinés par ces hommes qui nous tenaient des discours que nous savions mensongers car, ils n’étaient, jamais, suivis d’actes qui auraient pu leurs offrir une crédibilité et une sincérité qui auraient pu a leur tous nous offrir a tous et a toutes un sentiment de confiance pour créer, inventer, semer, réfléchir, progresser…
    Oui, depuis un demi siècle, nous vivons dans un cauchemar d’une terrible dureté; nous regardons notre pays s’enfoncer dans un chaos de plus en plus difficile a expliquer; nous assistons béat au pillage de nos richesses et a la destruction de nos valeurs d’humanité; nous subissons un état d’urgence devenu insensé et nous subissons des divisions de plus en plus difficiles a comprendre vue leurs absurdités et leurs futilités de chaque seconde et chaque heure.
    Mais, nous n’avons pas le droit d’oublier les pertes humaines par centaines de milliers que notre peuple a sacrifié pour ne pas sombrer plus que ces tyrans qui nous gouvernent désirent.
    Non, le peuple Algérien continue a résister, continue a se battre, a vivre et a se préparer pour une ultime lutte qui lui permettra de parachever son indépendance et de relever sa tête pour marcher debout, fier et libre sur sa terre. Cette terre rebelle éternelle. Cette terre qui met, incessamment, au monde, des hommes et des femmes honnêtes, patriotes et sincères.
    C’est a ces derniers qu’incombent le devoir de réunir tous les opposants, tous les intellectuels, tous les syndicats, tous les cadres, tous les militaires, tous les exilés, tous les journalistes, tous les enfants de l’Algérie, tous ses amis, tous les proches, tous les amis…tous ceux et toutes celles qui savent que tous ses troncs d’arbres qui ont voulu s’enraciner sur notre terre ne pourront, jamais, nous offrir des fruits car, ils sont d’,une stérilité complète et totale et ils sont néfastes a tous ceux qui essayent de pousser pour nous offrir l’oxygène qui est nécessaire a nos vies.
    Fraternellement
          




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  • khaled
    24 octobre 2010 at 11 h 33 min - Reply

    L’ancien secrétaire général du FLN est revenu sur l’essence de la Déclaration du 1er Novembre qui, à ses yeux, n’a pas été respectée par les dirigeants de la Révolution

    Il souligne ainsi que l’appel à la lutte armée était destiné à l’ensemble des Algériens. «Curieusement, les dirigeants de la Révolution ont vite oublié qu’ils ont appelé à un front de tous les Algériens contre la colonisation», relève-t-il.
    Pour lui, cet éloignement du principe de base du déclenchement de la guerre de Libération, en tournant le dos au peuple, était en partie dû à l’influence des chefs historiques par le modèle tunisien incarné par Bourguiba et celui de Mohammed V, roi du Maroc, qui cherchaient à s’imposer comme interlocuteurs incontournables avec lesquels la France coloniale devait négocier. Ayant constaté ce changement dans le cours de la Révolution, Abane Ramdane avait tenté, expliqua Mehri, de recoller les morceaux, de rassembler toutes les forces et de relancer la guerre de Libération sur la base de la Déclaration du 1er Novembre. «Abane Ramdane a bien compris l’esprit du 1er Novembre et essayé de redresser la situation en organisant le Congrès de la Soummam du 20 août 1956, dont les résolutions traduisaient le message de Novembre», a-t-il relevé, regrettant que la Charte de la Soummam n’ait jamais été appliquée. M. Mehri a mis en exergue le rôle de rassembleur qu’a tenté de jouer Abane Ramdane.

    Ce qui n’aurait pas été du goût de tous les dirigeants de la Révolution, dont certains avaient même dénoncé le Congrès de la Soummam.
    Après l’assassinat de Abane Ramdane, la stratégie de l’exclusion a bien continué, a indiqué M. Mehri. Une pratique ancrée dans les mœurs de l’Algérie indépendante. Autre sujet évoqué par M. Mehri : la fameuse Charte de Tripoli. Selon lui, le conflit entre l’état-major et le gouvernement provisoire (GPRA) a éclaté bien avant cette réunion.Il portait sur la question d’«aller ou de ne pas aller négocier» avec la France.

    Le Conseil national de la Révolution (CNRA) s’est réuni à Tripoli pour tenter de résoudre ce problème. Mehri a précisé que la Charte de Tripoli est une appellation par défaut. Au départ, c’était «le projet provisoire du programme du FLN». Mais, d’après lui, le bureau de Tlemcen a remplacé cet intitulé par Charte de Tripoli. Revenant sur l’intitulé de la conférence-débat à savoir «Penser l’histoire de l’Algérie», Abdelhamid Mehri a considéré le manque d’informations sur les événements qui ont marqué la Révolution comme une contrainte qu’il faut lever pour pouvoir penser l’histoire de l’Algérie.

    Tout au long des débats, plusieurs autres questions ont été soulevées par l’assistance nombreuse. Parmi les intervenants, Mme Hamache, ingénieur en bâtiment, a posé le problème l’embrouille autour de l’histoire et l’absence de lectures claires et fiables des événements historiques.
    Un autre intervenant a souligné la nécessité de «repenser» l’histoire et de la réécrire de manière objective et juste. La longueur des interventions a privé beaucoup de participants de poser leurs questions.

    ElWatan 24/10 – Mokrane Ait Ouarabi




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  • Mahieddine Lachref
    24 octobre 2010 at 12 h 33 min - Reply

    Bonjour camarades.
    Mme Houfani Berfas, il est vrai que c’est affligeant de revister l’histoire de l’Algérie d’autant plus que cela dessert plus qu’il ne sert ceux qui se veulent des militants pour un changement radical en Algérie. Cependant, et je le dis d’abord en tant que jeune tout à fait de la nouvelle génération, en tant que militant, en tant que citoyen et en tant que universitaire, la méconnaissance ou la connaissance relativement inceratine et douteuse de notre histoire prticiperait largement de la fragilisation de notre imaginaire collectif et de l’alienation, en raison de manque de repères sûrs, de notre inconscient aussi bien individuel que collectif. C’est pour quoi je plaide, avec autant de violence dans les propos,pour un dégonflement de tous les mythes qui nous ont longtemps maintenus sous l’emprise de la spéculation, de l’analyse approximative, de la suspicion, du mysticisme, etc. Mme Houfani, je pense que notre socité, travaillée par l’oralité des siècles durant, n’a pas su, ou l’a alors trés mal fait, se doter d’une tradition intellectuelle à même de contribuer à sa structuration positive et, par conséquent, est restée trés attachée à la logique des mythes. J’aimerais dire, en fait, que la société algérienne est malade de l’intérieur: sa maladie est psychique et pour la guerir, c’est dans son passé qu’il faut chercher le remède, la thérapie. A ce sujet, je vous invite à vous documenter auprés des adeptes des Postcolonial Studies, à commencer par Fanon, en passant par Edward Said, Achile Mbembe, Homi Bhabha, Bill Ashkroft, jusqu’à Gayatri Chacravorty Spivak.
    Prière de m’excuser si jamais un mauvais signe se fait voir dans mes propos.
    Fraternellement
    Mahieddine Lachref




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  • radjef said
    24 octobre 2010 at 13 h 36 min - Reply

    Bonjour tout le monde. @Majid, Zahira bonjour. D’abord comme je l’ai dit a mes amis tout particulierement a Salah Sidhoum, je salue la participation de Mme Houfani ainsi que celle de Zineb Azouz aux debats de ce forum. Rien que pour cela, elles meritent toute ma consideration tout en souhaitant que d’autres femmes s’y impliquent.
    On ne prepare pas une revolution au bout de quelques jours. Le 1er novembre dont ignore beaucoup de choses, est la consequence directe du Congrés de Hornu qui s’etait tenu le 27 decembre 1953- et qu’on ne vienne pas me dire que ce Congres a eu lieu apres le 1er novembre, parceque ce serait malheureux de la part d’historiens universitaires d’affirmer une telle anerie- Par ailleurs Ait Ahmed, Ben Bella, Khider et les six ne sont ni des Robespierre, ni des St Just,ni des Toqueville et encore moins des Danton et des Mirabeau. Beaucoup de zones d’ombre entourent ce fameux premier novembre dont la junte puise a ce jour sa legitimité. Il est temps pour H Ait Ahmed, Ben Bella, S Hadjres, Mehri et Harbi de desacraliser ce premier novembre et de nous dire comment les choses se sont réellement passées. Chere Zouhira il est temps de rehabiliter la verité, la science, le savoir,la libre pensée, le talent et l’art. C’est le meilleur hommage qu’on peut rendre a Messali, Debaghine, Ferhat Abbas, Ben Badis, Ben Boulaid, Boudiaf, Abbane, O Meddad, B Hocine, H Ben Bouali et tous leurs compagnons. De leurs tombes, ils ne nous demandent pas de taire leurs defauts, il nous demandent d’être courageux, honnetes et sinceres dans notre engagement pour la restauration d’un Etat de droit et le retablissement de l’ordre citoyen et politique.




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  • wahid
    24 octobre 2010 at 14 h 40 min - Reply

    J’ai constaté dans la majorité sinon tous les blogs, journaux online, les commentaires qui s’expriment sur la politique en Algeria, utilisent des expressions très violentes envers des personnalités politiques ou militaires, que je considère inapproprié pour un débat constructif.

    Nous avons tous vécu la période des reformes politique après les événements de 1988, les menaces, les insultes, c’était l’immaturité politique qui allé inévitablement vers l’escalade de la violence et la guerre civile.

    Quelque soit les erreurs individuelles des militaires, et des hommes politiques souvent c’était lié a la corruption, il était inapproprié d’envisager l’usage de méthodes musclés, les menacer de les déloger, les chasser de leur propre pays, les traduire devant les tribunaux populaires, les fusiller sur le places publics pour servir d’exemple, les humilier en usant des medias alors qu’ils dépendent d’institutions qui est seul habiliter de faire les traduire devant la justice.

    Vous allez avoir le reflexe de dire non nous n’avons pas de justice, non c’est une mafia etc….et c’est le même refrain depuis 1989 et aucune solution pour l’Algérie.

    Alors puise que c’est le constat alors au lieu de faire des fixations sur des détails, soyez pragmatique, cessez de polémiquer, de philosopher sur les idéologies qui ont fais plus de male que de bien a l’humanité, et construisant nos institutions, notre mode de gouvernance, notre citoyenneté, notre pays, selon nos rêves et nos moyens.

    La corruption, la bonne gouvernance, les droits et libertés, l’alternance au pouvoir, la transparence dans la gestion politique et économique se sont des thèmes qui devraient être abordé objectivement dans la sérénité.

    Le discernement, l’ingéniosité, et la sagesse sont des vertus usant de ces qualités pour sortir le pays de l’impasse.

    Le concret c’est l’initiative concerté, l’unique voie pour construire un meilleur.

    Wahid




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  • zehira Houfani Berfas
    24 octobre 2010 at 15 h 36 min - Reply

    @Frère Dehbi, ma pensée n’est pas allée dans le sens que vous donnez dans votre premier message, du moins pas aussi loin. Par contre l’espoir exprimé à la fin du 2e message traduit parfaitement le clin d’œil (qui a fait réagir M. Lakhdar, appuyée par sœur Zineb) que je fais au président Bouteflika en l’invitant à ne pas appuyer sur le bouton rouge qui lancerait les chars contre les citoyens quand sonnera l’heure du changement. D’où la formule de la terre brûlée. Malheureusement, certains ont fait une autre interprétation, que rien ne justifie dans le texte dont frère DB a bien expliqué l’esprit.
    @Frère By, le stand by comme vous dites est une nécessité si ont veut cesser de tourner en rond et dépenser nos énergies dans de sempiternelles controverses.




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  • Hamma
    24 octobre 2010 at 16 h 01 min - Reply

    @Ammi Saïd dit: « Ils ne sont là que pour nous détruire, gaspiller et dilapider nos richesses et effacer notre histoire ».

    Je me joins à lui pour ajouter que depuis 48 ans, ces gens sont là prônent la négation de l’objectivité. La dictature est sous sa forme la plus abjecte. Non content de détruire le pays, de dilapider ses richesses et d’asservir son peuple, voilà que ce régime tente à coup de milliards de travestir son identité, son histoire et sa culture.

    La soeur Zehira a très bien fait d’interpeller le président tout en exposant parfaitement la situation de notre cher pays, mais je crains que cet appel ait un quelconque écho. Le président a les pieds et les mains liés, les pseudos décideurs sont sourds et aveugles et les partis politiques restent muets. Dans ce pays, parler de souveraineté nationale est du domaine de l’irrationnel, tant la décolonisation économique et culturelle n’est pas pour demain. Du moins tant que ces gens qui sont au pouvoir refusent de donner au peuple sa souveraineté « interne »qui, j’en suis certain lui permettra d’aller vaillement vers sa destinée. L’histoire (la vraie ) de l’Algérie n’a pas fini d’être écrite. Je crois qu’il faut voir la réalité en face.

    Salam à toutes et à tous.




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  • SLAM
    24 octobre 2010 at 16 h 17 min - Reply

    Sincèrement je suis pris de panique lorsque je lis certains commentaires invitant les anciens responsables qui furent dans le système qui nous gouverne jusqu’à l’heure actuelle des personnalités du sérail qui avaient participé de loin ou de pres à des décisions politiques qui ont ruiné le pays depuis des années! Soyons sérieux camarades sachez que l’on ne peut faire du neuf avec du vieux!Ces personnalités ont été largués par le pouvoir car ayant trop servis et non pas pour un désaccord quelconque entre eux et les décideurs! Croyez-vous ne serait-ce qu’un instant que l’esprit dictateur puisse changer et devenir démocrate comme par miracle! Je ne rêve pas j’espère lorsque des gens comme le camarade militant Abdelkader Dehbi et les autres puissent revenir à de meilleurs sentiments avec tous ces prédateurs qui ont dévoyé des principes de la déclaration de Novembre! Franchement je suis quelque part déçu de constater que des démocrates font du pied à des individus qui ont trop fait de mal au pays car j’estime que c’est la haine qu’il porte au peuple algérien qui a fait qu’ils aient agi de la façon qui est la leur!
    Non, je refuse et je ne m’inscris pas sur cette ligne empruntée par ces « réconciliateurs » avec les dictateurs qui fait crouler le pays et compromis l’avenir de nos jeunes générations pendant que leurs enfants ont assuré leur avenir dans les lycées et universités étrangéres aux frais de l’Algérie!
    Non, je ne tiens pas à baisser les bras devant la compromission et ne prosternerai jamais devant des tueurs sans pitié de nos jeunes.N’oublions pas les pauvres haragas,les disparitions forcées car ce serait une trahison de notre part! Non, nous n’avons pas le droit de nous allier au diable, il faut continuer notre lutte pacifique pour un changement radical!Une fois de plus, n’en déplaise aux réconciliateurs,on ne fera jamais du neuf avec du vieux!Notre combat est noble parce qu’il est parfaitement juste!




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  • abenkritly
    24 octobre 2010 at 17 h 59 min - Reply

    Monsieur A.By

    Permettez-moi de répondre au commentaire adressé à Madame Zehira Houfani par lequel vous traitez le pouvoir actuel en Algérie de félon. Je crois que vous induisez les participants en erreur en ce sens que la félonie s’apparente plus à la traitrise et à l’usurpation. Or ce n’est pas le cas en Algérie puisque, quoi que nous pensions, le président a été élu démocratiquement et l’assemblée nationale aussi.
    Je pense que le président actuel a participé à la lutte armé. Donc nous sommes loin de la félonie.
    Ce qui est discutable ici ce sont les méthodes d’élection et les raisons qui ont poussé les algériens à élire les les dirigeants acutels. Le fait de traiter un pouvoir de rebelle et de traitre constitue une manière de détourner la reflexion. Si vous voulez combattre légalement et démocriquement un système politique, même le plus corrompu, il faut le connaitre, évaluer ses forces, ses méthodes de gouvernement pour pouvoir trouver et mettre en action les moyens de le vaincre par la voie des urnes. Tout autre attitude est vouée à l’échec et ne peut que précipiter le pays vers des gouffres de malheur.

    Je vous salue

    Ali Benkritly




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  • slam
    24 octobre 2010 at 18 h 08 min - Reply

    A Mr DEHBI, que nous respectons énormément pour ses prises de positions courageuses, nous vous disons que nous ne faisons pas allusion aux personnalités qui ont exercé des responsabilités techniques au sein de l’Administration mais plutôt aux personnalités politiques qui furent des acteurs notoirement connus pour avoir servi dans les rangs du régime et qui ont participé à la prise de décision de mépriser tout un peuple.Mr DEHBI, ne détournons pas la vraie question car vous savez très bien que nous ne nous attaquons jamais à des pauvres fonctionnaires de l’Administration qui eux aussi été la proie des décideurs et des fossoyeurs de la démocratie!
    En tant que militant inlassable de la démocratie, jamais je ne me plierai ou me prosterner devant des gens qui nous frappés,embarqués,emprisonnés sans raison opprimés,etc……
    Chacun d’entre nous a ses raisons de détester ce pouvoir pourri et chacun d’entre nous a sa façon de mener son combat !
    Pardon Mr DEHBI, mais je devais vous dire ce que je pense avec tous mes respects car je suis un citoyen qui a trop souffert de la HOGRA et qui continue de se battre malgré l’age un peu avancé!




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  • Adel
    24 octobre 2010 at 19 h 30 min - Reply

    @abenkritly

    Bonsoir,

    Je voudrais, si vous le permettez, donner mon point de vue sur le commentaire que vous adressé à notre ami A.By.

    Tout d’abord, je voudrais rappeler que le pouvoir militaire algérien n’a jamais raté une occasion d’accuser de félonie tous ceux qui ont osé s’opposer à lui.

    Pour ma part, je qualifierais ce pouvoir de grand malade qui contamine tout ceux qui l’approchent. Il est porteur d’un virus très dangereux qui transforme les plus farouches opposants qui n’y prennent pas garde en vulgaires «toutous» qui se couchent à ses pieds. Il est lui même un virus et il fonctionne selon le même principe que ce dernier : il oblige les cellules saines à travailler pour lui et le faire proliférer. La société tout entière est maintenant contaminée et souffre des mêmes maux.

    Pour qu’elle retrouve la santé, il n’y a qu’un seul moyen : éliminer le virus. La participation aux élections truquées organisées régulièrement par ce pouvoir est un encouragement au virus et une manière de le maintenir vivant.

    Ce pouvoir se caractérise par le mensonge, la tricherie, la manipulation. Il agit en cachette et ne montre jamais ses vraies intentions. Lorsque nous lisons, par exemple, un article sur El Watan qui dénonce les gestionnaires corrompus (Sonatrach, affaire de l’autoroute, etc.), nous nous soumettons de bonne grâce à l’intoxication planifiée par le pouvoir. Car un tricheur ne peut pas devenir loyal, du jour au lendemain.

    Le seul objectif des gens qui dirigent le pays (les vrais décideurs) c’est de se maintenir au pouvoir. Tous les moyens sont bons pour atteindre cet objectif. Ils naviguent à vue, leurs valises prêtes, au cas où… Ils suceront le pays jusqu’à la dernière goutte, car ils sont devenus accros à la prédation. Ils ne peuvent plus s’en passer. Mais lorsque cela chauffera vraiment, ils essaieront de fuir loin du champ de ruines qu’ils auront laissé derrière eux. Seule la mort (celle du bon Dieu) en viendra à bout.

    Cordialement




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  • Rédaction LQA
    24 octobre 2010 at 20 h 00 min - Reply

    Afif dit :
    22 octobre 2010 à 20 h 49 min (Modifier)

    بسم الله الرحمان الرحيم

    Un pas en avant, deux pas en arrière, c’est que m’inspirent certains commentaires (1er Novembre à ne pas sacraliser, 8 historiques au lieu de 9). Clarifions avant d’aller plus loin.




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  • Ammisaid
    24 octobre 2010 at 20 h 17 min - Reply

    Il n’y a personne qui empêche le pouvoir de changer. Sauf, le pouvoir lui même.
    Fraternellement




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  • Zineb Azouz
    24 octobre 2010 at 21 h 18 min - Reply

    Chère Zehira,
    J’ai trop de respect pour ce texte et pour votre personne pour user de méandres sur quelque point que ce soit.

    J’ai salué l’intervention de Monsieur Lakhdar qui, à mon sens, n’a pas besoin d e mon appui, et a tout à fait raison de nous rappeler la nature du pouvoir, enfant unique du groupe de Oujda et du Malg, lequel pouvoir est non seulement sourd et aveugle, mais ne mérite certainement pas, pour reprendre les termes de Monsieur Lakhdar, des appels aussi généreux que le votre.

    Par contre, j’ai tenu à dire à commencer en m’adressant à Monsieur Lakhdar, et je maintiens mes propos, que sur LQA ou du moins me concernant, je ne conçois aucun clin d’œil ni aucune main tendue à ceux qui se plaisent dans leurs rôles de bourreaux, toute haute fonction confondue.

    Je pensais sincèrement dissiper une mauvaise interprétation de votre appel.

    J’ai sans doute moi-même mal traduit votre phrase, mais qu’il s’agisse d’un appel du cœur ou des méninges, ni les clins d’œil, ni les suffocations ni même les supplications ne feront vibrer les sans cœur, si demain, ils jugeaient utiles de ressortir les chars qu’ils n’ont d’ailleurs jamais rangé.

    Un appel du cœur ne peut justement en aucun s’apparenter aux clins d’œil, c’est mon avis.

    Un appel du cœur interpelle les consciences et met avant tout le suzerain devant ses responsabilités, car un suzerain, c’est d’abord un pouvoir.

    Un clin d’œil est signe de complicité et a donc des chances non nulles d’être interprété comme une main tendue au chef des bourreaux, qui, mal informé ou trompé par un « Moudabir » malsain, n’aurait pas encore mesuré l’ampleur du carnage qu’il risque une fois de plus d’actionner.
    Je m’égare peut être, mais n’est ce pas là une façon de hiérarchiser les responsabilités, et indirectement, d’en décharger justement, y compris partiellement, celui qui occupe la plus haute fonction, peu importe si dans la pyramide réelle de l’exercice du pouvoir, il soit à l’étage x ou y.

    Votre texte, chère sœur mérite mieux que d’être résumé à un clin d’œil, même si à l’évidence, vous êtes seule maître de ce très bel article.

    Sincèrement,
    Zineb.




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  • Madjid Laribi
    24 octobre 2010 at 21 h 27 min - Reply

    Bonsoir Madame, bonsoir tout le monde,

    On est à la veille du 1er novembre 2010, c’est comme si nous sommes à la veille du 1er novembre 1954 ! On est bloqué politiquement et psychologiquement faute de la non visibilité qui caractérise le champ politique (et militant) national. N’est ce pas, -en lançant une fléchette bien tendre à notre ami Saïd Radjef pour qui j’ai beaucoup de respect-, que la confusion et le blocage actuels, peuvent ressembler à ceux d’avant 1954 et qui ont mené les acteurs de l’époques, ceux qui étaient avec Messali et ceux qui étaient contre lui, à agir dans la précipitation. Les deux faits politiques phares de l’époque, à savoir le congrès de Hornu (Belgique) organisé par Messali Hadj et la naissance du CRUA, étaient des événements qui avaient tourné le dos à toute l’Histoire du PPA-MTLD ; c’étaient deux événements entrés par effraction dans le long cheminement du mouvement national. C’étaient deux organisations nouvelles qui, en reprenant violement les objectifs du mouvement national (notamment du PPA) pour une « Algérie libre et heureuse », slogan lancé durant les années trente, avaient rompu avec son héritage historique, donc deux organisations qui ont emprunté au désordre et au chaos leurs méthodes. Hélas, les corrections apportées par Abane et ben M’hedi n’ont pas pu remettre la révolution sur ses propres rails, c’est-à-dire ses origines historiques et faire du combat libérateur une œuvre déterministe qui construit sur son passé, qui maîtrise son présent et se projette dans l’avenir.
    Peut être pour aborder d’une manière scientifique de tels événements, car il est, me semble t-il, nécessaire de le faire, de recourir à la physique et aux mathématiques pour mieux saisir notre destin et ne pas verser, mathématiquement parlant, comme nos aînés, dans le hasard de l’arbitraire. Laplace écrivait : « nous devons donc envisager l’état présent de l’univers comme l’effet de son état antérieur et comme cause de celui qui va suivre ».
    La dictature qui a pris naissance dans le FLN et qui s’est redoublé de férocité après l’indépendance est le résultat d’une faille au sein de la vision déterministe pour l’indépendance de l’Algérie. D’où le chaos que nous vivons depuis et qui continue à sévir tant que les prédictions à la Newton sont impossible. Né d’une faille dans le cours censé être normal dans le cheminement du mouvement national, le système du déséquilibre qui pourtant trouve son organisation dans le désordre et le chaos, ne peut être isolé des interactions des autres éléments qui provoque le hasard, comme le souligne H.Poincaré : « une cause très petite qui nous échappe détermine un effet considérable que nous ne pouvons pas voir, et alors nous disons que cet effet est du au hasard (…). Il peut arriver que de petites différences dans les conditions initiales en engendrent de très grandes dans les phénomènes finaux (…). La prédiction devient impossible « .
    Je reviens au premier sujet de mon post, à savoir le blocage tant psychologique que politique qui nous enveloppe. Même en s’appropriant la déclaration du 1er novembre et la plate forme de la Soummam, en rajoutant le contrat national et bien même nous aboutissant à un consensus commun qui ne peut être qu’une idéologie pragmatique qu’on appelle la Démocratie, le blocage actuel subsistera et c’est ce qui ressort de la plus part des interventions : comment faire ? Vu que le problème à mon sens est l’absence du politique ou de l’impossibilité d’exercer le politique qui portera ce consensus commun, n’est-il pas temps de penser comment faire de la politique autrement et arrêter الوقوف علي الأطلال

    Désolé d’avoir été quelque peu hors sujet !




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  • M.J.
    24 octobre 2010 at 21 h 51 min - Reply

    @ Said Radjef.

    1-« En juillet 1954, le Congrès d’Hornu regroupe les leaders nationalistes algériens du Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques (MTLD) pendant la les hostilités franco-algériennes. C’est notamment à l’issue du Congrès d’Hornu que se fonde le Comité Révolutionnaire d’Unité et d’Action (CRUA), bientôt renommé Front de Libération Nationale (FLN) à la veille des attentats contre la présence coloniale française lors de la Toussaint rouge, le 1er novembre 1954 » http://fr.wikipedia.org/wiki/Hornu.

    Ce congrès fait suite à une longue lutte du peuple Algérien qui a fini dans l’impasse du culte des personnalités et des intérêts privés, ce qui n’est pas sans rappeler l’étape actuelle. Donc on peut pas dire que la révolution de novembre à été préparée en quelques jours, mais par un lent processus Historique auquel le congrès d’Hornu à donné la touche finale.

    La présence de femmes depuis toujours à été un galvaniseur des troupes et de plus n’importe quel psy dira que la femme est plus stable émotionnellement que l’homme et que donc normalement on devrait les laisser diriger a moins que l’instabilité soit une qualité. Surtout que chez nos hommes elle prend plutôt des allures de folie tant l’impulsivité est forte qui est à l’origine de tous nos comportements et nos dires, dans ton jugement disant « parce que ce serait malheureux de la part d’historiens universitaires d’affirmer une telle ânerie » il manque un accent circonflexe à ânerie, sans compter que c’est un terme qui met à pied d’égalité des être humains et des bêtes, ce qui tu en conviendra n’est pas très flatteur pour ceux que tu décris ainsi.

    Fraternellement.




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  • khaled
    24 octobre 2010 at 21 h 58 min - Reply

    Je reprends un commentaire ici que j’ai déjà publié et que je trouve opportun suite a l’article de Madame Zehira Houfani Berfas.

    La plus grande question est pourquoi la révolution algérienne a réussi a défaire la France coloniale mais a échoué dans la construction d’un État Algérien au sens moderne du terme. Et que dans sa configuration actuelle, le pouvoir algérien n’a qu’une seule composante: l’ANP.

    Une partie de réponse a pour cause primaire la destruction des élites algérienne tout le long de l’occupation par l’ordre coloniale d’abord.

    Ensuite, quand même ces élites se sont construites, leur champs d’action fut sévèrement restreint encore une fois par le même ordre en premier lieu.

    Je rejoins ici l’idée qui dit que l’aliénation absolue anéantit la conscience de l’aliénation. L’élite algérienne ne se savait même pas cela.

    Le paroxysme de tout cela est que cette force coloniale s’appelle la France—pays de tous les pseudo-concepts de libre pensée et droits de l’homme.

    Dans cette optique je me sens plus proche de Frantz Fanon que notre frère Addi Lahouari. Il fallait faire la révolution même sans un projet de société viable poste-indépendance.

    Devant une occupation féroce qui a pulvérisé par une violence inouïe le corps et l’âme de la population, il n’avait d’autre solution que de la violence.

    Et je refuse catégoriquement l’idée selon laquelle la quête du peuple algérien pour l’Indépendance n’était pas une révolution, dans la mesure où l’état économique et culturel de la société algérienne ne permettait pas, la prise de conscience révolutionnaire qui suppose que les initiateurs du soulèvement aient une vision claire de l’avenir. Et cela pour la simple raison, on ne peut attendre de l’ordre occupant de nous former pour le défaire et construire notre État!!!!

    En réalité, cette question ne sait même pas poser aux dirigeants algériens de la révolution. Pour eux, il fait aller au sacrifice ultime.

    C’est nous a posteriori qui analysons les faits avec le recul du temps.

    En conclusion, les élites algérienne ont subit une double violence, celle de l’occupant et celle des dirigeants de la révolution, d’où leur entière anéantissement quand leur besoin se faisait sentir pour construire un projet de société.

    Le grand défi qui n’a pas d’autre défis pour le peuple est trouver cette élite qui le guidera dans la paix d’abord, dans la réflexion, ensuite dans la construction avec les matériaux locaux son projet de société.




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  • ali benkritly
    24 octobre 2010 at 22 h 24 min - Reply

    Bonjour Adel,
    Ce qui m’a incité à répondre à A.By c’est la dernière phrase du commentaire adressé à Zehira. Quand on parle de réfléchir AU SEUL MOYEN D’AMORCER UNE ACTION on a forcemment une idée précise en tête. Alors j’ai écrit qu’il ne fallait pas penser à une action qui plongerait le pays dans le malheur. Ou bien le changement se fera d’une manière démocratique et légal ou bien il ne se fera pas. Tout le reste relève de l’aventurisme.
    Concernant vos remarques sur la prédation du régime j’ai toujours écrit que nous étions devenus un pays en voie de déliquescence justement du fait de la prédation financière et du partage de la rente. Il faut y ajouter aujourd’hui la condamnation des algériens qui ne pratiquent pas l’Islam condamnation qui ajoute un point noir au système de justice algérien. J’ajoute que l’intolérance est un fait populaire parce que la population est intoxiquée de slogans religieux qui façonnent négativement la jeunesse algérienne en même temps qu’elle la pousse à vouloir partir coûte que coûte du pays.
    Le changement ne se fera pas facilement parce que le pouvoir est très bien structuré et veille sur ses privilèges. Je répète encore une fois que personne en Algérie aujourd’hui n’est à même de canaliser la frustration populaire pour la conduire à une action réfléchie débouchant sur des changements majeurs et positifs. Il ne s’agit pas de l’homme providentiel mais d’une femme ou d’un homme qui saura écouter les gens et leur tenir le langage qui convient. Avec un peu de charisme aussi.
    Je vous salue
    Ali




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  • abdelkader wahrani el-arabi
    24 octobre 2010 at 22 h 49 min - Reply

    @ tacili. salam aleikoum. ya akhi nous sommes des musulmans nous ne sommes pas des islamites, ce vocable maudit que nous donnent les ennemis de dieu et des musulmans (la-illaha-ilallah wa mohamed rasoul-allah. lahaoula wala koua ila billah el-ali el adim) (esemhouli ya ibed allah) un proverbe arabe dit: la raison est un ministre conseilles mais la passion de l´homme est un agent déshonorant. celui que allah dirige est bien dirigé, et celui que allah égare est perdu. allah nous a montré que celui qui suit la passion est surement perdu. il marche selon les enseignements de l´islam pour que sa raison s´éclaire. fraternellement.




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  • zehira Houfani Berfas
    24 octobre 2010 at 23 h 20 min - Reply

    @M. benkritly
    Permettez-moi cette remarque sur un de vos arguments dans la réponse à By

    Vous dites : « quoi que nous pensions, le président a été élu démocratiquement et l’assemblée nationale aussi » Cela m’attriste de lire cela de la part d’un démocrate. Comment peut-on être élu démocratiquement par un peuple enchaîné par les lois de l’État d’urgence et dont les libertés sont suspendues? Qu’il ne peut ni manifester, ni s’organiser pour faire valoir son point de vue? Comment peut-on être élu démocratiquement sans une presse libre qui donne tout son sens à la démocratie? Et que dire de la répression du droit d’exercice des partis de l’opposition politique. Et le comble, le viol de la constitution pour. Je vous avoue que ce genre d’argument a quelque chose de choquant quand on sait le sort misérable de notre peuple écrasé par un régime autoritaire imbu d’arrogance et de mépris pour les siens. Surtout quand ça vient de quelqu’un qui a le privilège d’apprécier les bienfaits de la démocratie sur les gens et le bonheur que cela leur procure. Si on suit votre raisonnement, il faudra aussi légitimer les régimes dictatoriaux de l’Égypte, de la Tunisie, et tiens pourquoi pas toutes les dictatures africaines qui s’accrochent au pouvoir par l’entremise d’élections autoproclamées démocratiques (souvent avec la complicité des grandes puissances) et vont même jusqu’à en faire un héritage pour leur progéniture. Pauvres pays et pauvres peuples! Ni le président, ni les députés ne sont élus démocratiquement.

    En ce me concerne, si j’ai parlé de traîtrise dans le texte, elle s’inspire de la réalité d’aujourd’hui, autant sur le plan politique, social qu’économique. Quoi penser lorsque l’on sait que pour faire affaire avec le gouvernement algérien, des pays étrangers doivent payer une « tchipa » à des affairistes étrangers véreux comme Pierre Falcone? Ce n’est qu’un petit exemple de la forfaiture qui inflige l’Algérie. Ça fait tellement mal et du coup, on se demande où sont passés les Algériens jaloux de leur pays et solidaires de leur peuple?
    Personnellement, je ne m’aventure pas dans l’histoire, car je juge le contexte trop malsain pour une lecture sereine de l’histoire de notre pays.
    Cordialement,




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  • ali Benkritly
    25 octobre 2010 at 1 h 41 min - Reply

    Madame Houfani Zehida
    Tout d’abord je dois vous dire que je ne suis pas un ami du régime algérien et que nous sommes sans doute du même côté vous et moi.
    J’ai dit dans mon commentaire que le président a été élu démocratiquement du fait que les gens ont mis le nom de leur favori dans l’urne. Boutéflika a été élu pour apporter du renouveau au pays aprés la decennie noire. Il n’a pas tenu ses promesses et a été pourtant réélu 2 autres fois. Est-ce que vous avez vu des policiers dans les salles de votes? Avez-vous vu des adversaires bastonnés par les forces de l’ordre? Pas du tout ou si peu. Ce que je veux vous dire c’est que le régime est retors et qu’il dispose de moyens énormes pour permettre à la presse d’être plus ou moins libre tout en empêchant une structuration d’une opposition crédible. A ma connaissance Karim Tabou, Said Saadi et Louisa Hanoune peuvent dire ce qu’ils veulent sans etre inquiétés. C’est toute la force de ce pouvoir. Gouverner par l’astuce pour contrôler toute tentative d’opposition victorieuse. Vous citez la Tunisie et l’Egypte et cela ne me concerne pas. A ma connaissance il n’y a aucune ressemblance entre le régime algérien et ceux que vous citez. Je redis encore une fois que si vous voulez combattre ce pouvoir il faut connaitre ses méthodes de fonctionnement et la marge de manoeuvre qu’il consent à ses adversaires. Je répète aussi que si un changement doit intervenir il ne sera que non armé sinon personne ne sera à l’abri d’une vendetta connaissant la propension à la violence des algériens. Il faut le dire parce que c’est une réalité chez nous. Nous savons tous aussi que ce le pouvoir est gangrené de l’intérieur par la corruption et le népotisme. Beaucoup de cadres honnêtes se sont laissés entrainer dans la spirale de la corruption et sont devenus à leur tour des défenseurs de ce régime qui leur assure une vie facile et les met à l’abri du besoin pour eux et leurs enfants. Personnellement je ne vois pas qui pourra changer les choses tant le mal est profond et aussi parce que aucune personnalité n’émerge pour diriger une opposition crédible. Les mouvements de révolte contre la cherté de la vie, la hogra, l’accès au logement à l’eau à l’égoût ne manquent pas. Ils restent cependant sans suite en ce sens que personne ne les comptabilisent pour en faire un vaste mouvement de réprobation annonciateur d’un changement national. Il ne faut pas ignorer le fait que l’Algérie est un partenaire solvable pour l’Occident surtout au vu du dernier plan de développement. Les sommes allouées au développement sont pharamineuses et attisent bien des convoitises. Donc il ne faut pas s’attendre à voir les Occidentaux tolérer un quelconque changement drastique sur leur flanc sud.
    Je suis comme vous. J’exprime mon désespoir mais sans m’apesantir sur les malheurs du pays parce que tout a été dit à ce sujet à commencer par vous-même.

    Je vous salue

    Ali




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  • A.By
    25 octobre 2010 at 1 h 50 min - Reply

    @ Adel
    Merci d’avoir intervenu et je me joins totalement à vos propos en réponse à la définition de la félonie de ce pouvoir pourri. Pour le reste, sans commentaires, j’ai bien les pieds sur terre.
    @ Soeur Zehira
    Je crois bien que vous avez déjà essayé plusieurs fois – à votre façon littéraire – de sortir des sempiternelles controverses, et dirais-je une fois de manière officielle, en saisissant publiquement par lettre, monsieur Hocine Ait-Ahmed, lui demandant justement, un dernier appel du coeur pour un sursaut réel démocrate. Une lettre que j’ai même co-signé avec vous et d’autres compatriotes. Avons-nous eu des nouvelles depuis ? Même pas un communiqué de presse ! Vous voyez bien même dans l’éthique de l’attitude relationnelle ou politique, le soit-disant camp démocrate a encore du chemin à faire. N’est ce pas ?




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  • SLAM
    25 octobre 2010 at 5 h 50 min - Reply

    HOCINE MALTI a été vice président de sonatrach pendant longtemps et PDG d’une Société Pétroliere créée par l’OPEP .il révéle lors d’un forum organisé dans une maison scientifique, que l’Algérie a autorisé les américains à ouvrir une base militaire au Sahara algérien pour lui permettre de protéger les sociétés américaines de pétrole installées dans le SAHEL après la découverte du pétrole au Tchad. Je tiens à soulever cette affaire pour étayer ce que disait notre sœur ZEHIRA s’agissant de la traitrise de nos dirigeants . Cette base, souligne Mr MALTI, avait été tenue en secret pendant longtemps mais a finalement été déclarée base militaire algérienne avec une priorité aux américains de l’utiliser sous couvert des autorités militaires de notre pays suite à des différents survenus entre deux clans de notre pouvoir.
    Tout cela pour vous dire que l4algérie a été trahie par ses enfants en connivence avec des mercenaires étrangers véreux qui ne cherchent qu’à se remplir les poches chez nous et mettre l’Algérie à genoux.
    Voilà donc une question importante à débattre dans le sérieux et la clarté des uns et des autres au lieu de tourner autour du pot en fouillant dans les entrailles de notre histoire passée qui reste tout de même parsemée de faux et usage de faux !!!
    Salutations aux internautes démocrates!




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  • wahid
    25 octobre 2010 at 13 h 18 min - Reply

    @zehira Houfani Berfas

    Ce n’est pas une approbation, ni une soumission devant la dictature, c’est un constat, une lecture d’une réalité, un effort intellectuel de comprendre, de réfléchir sur comment agir, et quant agir.

    J’AI LU LA LETTRE QUE VOUS AVEZ ADRESSE AU LEADER DU FFS « UN GRAND HOMME, ET UN HOMME SAGE »

    Il faudrait se poser la question qui ONT profité du drame algérien et qui continuENT dans la même stratégie de la FITNA pour maintenir l’Algérie dans le Statuquo et la terreur.

    A mon avis il faut en premier lieu laisser notre BONHOMME PROVIDENCE démantelé les états majors, ANP & DRS, mettre à nu leurs relais civils, je le redis dans le but de démilitariser le système politique, réorganiser graduellement la carte politique par les urnes, pousser les islamistes djihadistes en dehors du territoire algériens le plus sensibles quitte a mener la lutte en dehors des territoires algériens et continuer à consolider la réconciliation nationale.

    « Du coup tous les relais mafieux, corrompus et corrupteur seront par enchantement banni de l’environnement économique » si ce n’est que cela.

    La raison veut que si nos décideurs qu’ils soient des civiles ou des militaires était des sages, l’argent détourné, les centaines de milliards dépensé pour contenir la crise politique et sécuritaire depuis 1992 ont été investi pour promouvoir les valeurs de paix, de droits et de liberté, ils auraient épargné l’Algérie la tragédie, et ces conséquences sur le destin de centaines de milliers d’algériens, on ne sera pas la a débattre la sortie de crise mais plutôt de débattre des sujets sur la globalisation, le développement durable, le changement climatique etc.

    Je serais porte à dire la fin justifier les moyens, je m’identifie a aucune idéologie et je veillerai d’être épargné de porter ce fardeau, une certitude j’aime mon pays, c’est suffisant moi pour surmonter mes peurs.

    Les étapes ultérieures seront favorables aux reformes positifs du système, sereinement et efficacement a ce moment la, le combat des idées aura un sens pour édifier solidement pour les générations futures auront le « privilège d’apprécier les bienfaits de la démocratie ……..et le bonheur que cela leur procure ».

    Quoi qu’il advienne nous continuerons à chérir notre patrie.

    Wahid




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  • wahid
    25 octobre 2010 at 13 h 37 min - Reply
  • Mahieddine Lachref
    25 octobre 2010 at 17 h 00 min - Reply

    Bonjour chers camarades.
    L’eau, à 99 degré, reste eau; à 0 degré reste eau. De même pour l’Algérie. Avec un immense travail de l’opposition sur le terrain (99% des objectifs qu’elle se fixe dans le cadre du changement sont atteints) l’Algérie restera telle qu’elle. Avec zéro effort de l’opposition, l’Algérie restera telle qu’elle est. Nous sommes dans une situation où il est question de faire un grand saut. Ce saut, certains l’appelle révolution. Moi aussi même si ce mot est quelque part dépassé et résonne souvent mal dans les cervelles de certains intellectuels, y compris ceux de la gauche et de l’extrême gauche.
    Fraternellement
    Mahieddine Lachref




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  • tacili
    25 octobre 2010 at 17 h 03 min - Reply

    @ ali Benkritly

    Vous aviez écrit :

    « Je pense que le président actuel a participé à la lutte armée »

    J’aimerai bien connaitre ses hauts faits d’armes… mis a part ses célèbres aventures nocturnes du coté de Oujda.

    Merci




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  • SLAM
    25 octobre 2010 at 18 h 25 min - Reply

    Chère sœur ZEHIRA BERFAS, j’ai le regret de vous dire que jamais BOUTEFLIKA n’a été élu par la voie des urnes comme vous l’affirmez! Les élections ont été truquées et vous le savez très bien chère sœur! Nous savons tous que les urnes ont été bourrées par les services et que le jour du scrutin, très peu de monde se sont rendues aux différents bureaux de vote. Ce fut une parodie d’élections, sans plus ! Alors dans ce cas précis, quelle légitimité a eu le mandat de Bouteflika pour lui faire un appel et rêver de lui un salut pour sortir le pays de sa profonde crise politique ! Si nous continuons à penser que l’actuel locataire d’ El Mouradia a les coudées franches pour s’occuper de son peuple, ce serait un véritable leurre ! Chère sœur, de mon humble avis, le changement dont vous parlez ne pourrait avoir lieu que par le réveil de notre élite qui trouverait surement une voie salutaire en s’unissant . Arrêtons de rêver et continuons notre lutte !

    =================
    Je me permets d’intervenir pour vous préciser que ce n’est pas Mme Houfani qui avait dit que le locataire d’El Mouradia avait été « élu » démocratiquement.
    Salah-Eddine




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  • IKER
    25 octobre 2010 at 19 h 07 min - Reply

    Le peuple algérien ne peut se satisfaire d’un Etat à légitimité restreinte ni d’un régime semi-verouillé.
    Les institutions de façade sont impropres à saisir la quéstion de l’autoritarisme et de la démocratie, la viabilité de la participation et la crédibilité des paricipants restent à démontrer (coups d’Etat repetitifs).
    Inutile DE DÉROUTER,d’orienter les forums sur les personnes pas sur les probèmes.
    SEUL UN LARGE MOUVEMENT SOCIAL AVEC OU SANS PRISE DE POUVOIR PEUT DÉNOUER LA CRISE.
    L’ETAT-DRS ,L’HEGÉMONIE DE L’ARMÉE N’EST PAS DU VENT.




    0
  • Med Tahar
    25 octobre 2010 at 22 h 38 min - Reply

    La lettre ouverte de Mme Houfani au Président de la République a provoqué un débat fécond pour les internautes lecteurs de LQA. Il va sans dire que le destinataire n’en saura mot. Devant le déclin qui affecte notre pays, il est à espérer que d’autres lettres ouvertes de notre élite au Président de la République fassent leur apparition en cette veille du premier Novembre, dans les journaux algériens et étrangers, pour dire « BASTA » à ceux qui ont prit en otage le peuple algérien. C’est une lutte qui doit continuer et qu’on doit gagner.
    Allah idjib el khir li adhi el bled.




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  • Adel
    26 octobre 2010 at 18 h 18 min - Reply

    Il me semble que nos amis qui demandent à revoir notre appréciation du 1er novembre 1954 n’ont pas tout à fait tort.

    Il est indéniable que la guerre de libération reste un moment fondateur dans l’histoire de la nation algérienne. Tout observateur impartial se doit pourtant de reconnaître que novembre 54 n’a pas surgi du néant, tel un coup de tonnerre dans un ciel limpide. Il faut également reconnaître que l’histoire du mouvement nationaliste a été fortement manipulée par ceux qui sortirent vainqueurs de la lutte pour le pouvoir qui se déclara après le cessez-le-feu.

    Dans l’esprit de l’Algérien moyen d’aujourd’hui, tous ceux qui ne participèrent pas au déclenchement de l’insurrection armée furent des politiciens de salon, des traitres pour certains. Ce qui est encore plus terrible, c’est que même les membres du CRUA qui survécurent à la guerre et s’opposèrent au pouvoir en place furent discrédités un à un par le pouvoir militaire, qui réussit à les éliminer de la scène et à rendre leur action politique après l’indépendance hautement suspecte, sans que la grande masse des Algériens n’y trouve rien à redire.

    L’autre fait important est que le 1er novembre 54, tel qu’il a toujours été présenté par le pouvoir depuis 62, est la glorification de la lutte armée, c’est-à-dire l’usage de la seule violence. Tous les hommes politiques qui avaient œuvré à la réanimation de la flamme nationaliste et à l’éveil et la mobilisation du peuple algérien furent relégués au second plan. Novembre 54 a tout effacé.

    Le combat du peuple algérien a pourtant commencé dès les premières années de l’occupation coloniale, lorsque, une fois les dirigeants turcs renvoyés dans leur pays d’origine ou partis en exil doré, les intentions de la France apparurent clairement aux Algériens. C’est le long combat de 132 ans contre la puissance occupante, dont l’aspect politique a été déterminant, qui a forgé la nation algérienne. Novembre 54 n’en a été que le dernier épisode.

    Il me semble que la survalorisation de cette date historique a eu un effet néfaste sur la perception de l’action politique par les Algériens après l’indépendance et a contribué à laisser la voie libre aux partisans de la force, qui n’ont pas hésité un seul instant à s’engouffrer dans la brèche et à prendre racine en déniant toute légitimité à l’action politique. Ferhat Abbas, Messali Hadj et Ben-Badis, pour ne citer que ces trois, ont été réduits à l’état de nains, alors que ce sont eux qui ont fait le plus gros du travail.

    Le peuple algérien doit rendre justice à ces grands hommes dont le long combat politique n’a pas été apprécié à sa juste valeur.




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  • Zendagui
    26 octobre 2010 at 21 h 24 min - Reply

    @Slam

    Hocine Malti n’a passé que 4 ans et il en est éloigné depuis plus de trente cinq ans.
    Il y avait plus de 130 gisements a hydrocarbures en Algérie en phase d’exploitation et dont une bonne partie l’est encore . Ce ne sont pas les quatre années passées a Sonatrach ni le temps tout aussi infime ou il aurait travaille a SN Repal, qui pourrait lui permettre de se présenter en tant qu’expert du développement du pétrole algérien. Il affirme avoir été le directeur de la Repal, le président en a toujours été un français et le premier vice-président Algérien en a été Mahmoud Cherif, qui lui a continue a travailler a Sonatrach après la nationalisation. Il s’évertue a dire être un des pionniers de la création de Sonatrach ce que réfutent bon nombres de pétroliers algériens de la première heure. Il a rejoint Sonatrach a sa création, il en a été un des dirigeants, tombé de je ne sais d’où, genre « khodhra fouk aacha » et qui ne faisait qu’avaliser ce que les autres faisaient. Parmi ces autres, sa bête noire a l’époque un certain Chakib Khelil, le plus doué des ingénieurs de sa génération, ce qui n’est pas le cas du ministre qu’il est devenu.
    Dan son interview il affirme que Khelil est parti faire ses études aux Etats Unis en 1956 alors qu’il n’était âgé que de 17 ans. Un indigène de l’époque aux portes de l’Université et en Sciences, a cet âge la, a la conquête de l’Amérique, Hollywood ne ferait pas mieux ……. et puis quoi d’autre. Trop de confusion dans son soliloque. M Malti met plus la focale sur cette dernière décade mais occulte celle des années 80 ou le crétinisme en matière de gestion des hydrocarbures a été élevé en art. Le redressement de Sonatrach a la fin des années 80 tient de la baraka, a savoir ce qui a incité Chadli a nommer comme ministre des finances un certain Ghozali. Ce dernier a été a l’écoute des gémissements de son bébé.




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  • radjef said
    27 octobre 2010 at 11 h 51 min - Reply

    Bonjour tout le monde. A celles et a ceux qui ne sont pas d’accord avec la vision que je porte sur le 1er novembre, je leur dis ceci: le 1er novembre a fait de nous les esclaves de la junte. Tout le monde sait cela, mais on prefere la complaisance, les convenances et la resignation intellectuelle a la verité, au savoir et a la science. Quelle est aujourd’hui la situation dans le pays? L’Algerie est-elle un partenaire de la haute finance qui a provoqué notre colonisation ou bien est-elle seulement un vulgaire instrument entre les mains de celle ci? Le premier novembre a t-il atteint son objectif, alors plus de 85% de la population est prete a prendre la nationalité française et a devenir des indigenes des temps modernes? Pourquoi autant de silence sur les origines de ce premier novembre? Plus d’un demi siecle apres, aucune these universitaire n’est consacrée a cet evenement que beaucoup considerent comme l’acte fondateur de la nation algerienne? Comment peut analyser le premier novembre a la lumiere des evenements tragiques que vit le pays depuis plus d’un demi siecle? Quel sens donner au premier novembre lorsque les partis de l’opposition deviennent des attrapes-nigots entre les mains du DRS pour abbattre les vrais opposants( physiquement et socialement) et purger le pays sur les plans intellectuel et culturel? L’Algerie a t-elle encore une quelconque souveraineté? Sommes nous dans la republique des zouaves, des indics et des esclaves?




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  • SLAM
    27 octobre 2010 at 13 h 49 min - Reply

    Vous avez l’air de connaitre à fond le parcours de tous les dirigeants passés à SONATRACH et la dessus ,je ne me hasarderai pas à vous contredire!, car pour ma part je n’ai fait que suivre une émission télé qui avait traité de ce sujet à laquelle Mr MALTI avait été invité.En effet c’est un sujet aux lourdeurs abyssales qu’il faut d’abord bien maitriser avant de l’aborder.J’avoue que je n’en suis pas un spécialiste en la matiére mais juste quelqu’un qui s’intéresse à ce qui se passe dans son pays.
    En tout cas ,un grand merci pour toutes les indications que vous nous livrez sur ce sujet , oh combien important ,sachant que le pétrole est notre soutien nourricier!




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  • Mahieddine Lachref
    27 octobre 2010 at 13 h 58 min - Reply

    Bonjour chers camarades.
    Merci M. Adel. Merci M. Radjef. Pour ajouter de l’eau à votre moulin, en abordant, une fois de plus, le 1 Novemebre du point de vue de la philosophie de l’histoire, le moins que l’on puisse dire est qu’il représente « la victoire de la gachette sur la cervelle » et cet esprit, resultat d’un évènement considéré comme fondateur à tort, qui structure ,notre imaginaire et notre inconscient collectifs. Il n’est d’ailleurs pas rare d’entendre des phrases comme « celui-là est un medecin, un intellectuel! Il suffirait d’un seul coup de poing pour que je le mettes à terre. » Et malheureusemnt, nos romancier, au lieu de parler de l’Algérie, la vraie, parlent du sexe, de tout ce qui est superficiel, continuent, en parfaits aliénés, à militer pour leur propres aliénantion. Bref, ils sont, eux aussi victimes de l’esprit novembriste? Possible.
    Fraternellement
    Mahieddine Lachref




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  • zehira Houfani Berfas
    27 octobre 2010 at 15 h 43 min - Reply

    @frère Radjef, si le peuple algérien est esclave de la junte, Il y a bien plus que le 1er novembre à incriminer. Je dis cela ni par complaisance, ni convenance, ni résignation. Et si le 1er novembre n’a pas atteint son objectif et que l’Algérie est devenu un vulgaire instrument entre les mains des puissants, nous en portons collectivement le blâme. Les Algériens ne sont pas victimes d’un lavage de cerveau, nous avons une des plus importante communauté de lettrés aptes à déchiffrer les tenants et les aboutissants de la situation de son pays et donc doublement apte à apporter les correctifs nécessaires pour changer les choses. Or, là où devrait fleurir la conviction et l’amour patriotisme, ne sévit que la friche et la démission. Je reprends les propos de M. Benkritly pertinents sur ce point « Les mouvements de révolte contre la cherté de la vie, la hogra, l’accès au logement à l’eau à l’égoût ne manquent pas. Ils restent cependant sans suite en ce sens que personne ne les comptabilisent pour en faire un vaste mouvement de réprobation annonciateur d’un changement national »
    Si le pouvoir est le pivot central du drame de l’Algérie, ce sont ces armées de lettrés (dont nous sommes) qui le régénèrent de leur corruption, de leur lâcheté ou encore de leur démission. Je les vois, même en exil, à des milliers de kilomètres de toute menace, ils s’activent à courtiser ce pouvoir maffieux au détriment de leur peuple et de leur pays. Non, M. Radjef, le 1er novembre est un repère historique, tout le reste n’est que le résultat de notre incapacité à assumer nos responsabilités. Nous l’avons dit et redit et il temps de passer à autre chose. Combien d’opposants au pouvoir, ou même d’intellectuels sont capables de mettre en sourdine leurs différences et concocter une union au profit de leur nation? Et ne me dites pas que c’est le 1er novembre, ni la révolution qui les empêchent.




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  • khaled
    27 octobre 2010 at 16 h 56 min - Reply

    @Radjef,

    Je pense que notre consœur a mis les gants pour vous répondre…Je peux me permettre de vous dire qu’a travers vos commentaires sur le 1er Nov 54, je relève d’un défaitisme historique qui a fait nid dans une certaine classe intellectuelle hérité de ceux qui ont vendu leur âme a Louis Joxe.

    Mais cependant, je crois que sur cette terre, et de part la probité intellectuelle envers ceux qui sont MORTS sur le champ d’honneur, on doit dire vrai.




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  • M.J.
    27 octobre 2010 at 17 h 05 min - Reply

    Pour pouvoir gouverner, il ne suffit plus d’avoir le peuple derrière soi et d’agir pour son bien. Cette vision du monde est hélas révolue.

    Comme l’a déclaré Busch à la suite du 11 septembre dont on sait maintenant que ce n’était qu’une farce destinée à la propagante et à asseoir une domination sur l’opinion interne aux USA propice aux va t en guerre, « celui qui n’est pas avec nous est contre nous ».

    Tout porte à croire qu’actuellement, tout pouvoir qui n’accepte pas le dictat des USA n’a pas de chance de perdurer et tout pouvoir qui oeuvre dans le sens de leurs interets jouit d’une couveture et d’une protection de leur part. Alors qu’eux ne font que satisfaire leur maitre sioniste, Israel.

    Et il n’y a pas que les USA mais également la France, la Russie et d’autres pays en ce qui nous concerne. Il n’y a qu’a voir voir le dénouement de l’affaire Djezzy pour comprendre que la pression exercée sur les Etats est en fait une pression du Capital.

    Allendé le dictateur, pourtant bien avant le 11 septempbre à fait les frais de sa démocratie et est mort en refusant de plier aux exigences des USA et Saddam Hussein, le démocrate à fait les frais de son revirement et de sa volonté d’émancipation à l’égard de ses anciens maitres et il en est mort également, non pas parcequ’il était dictateur, mais parcequ’il a voulu s’accaparer le pétrole du Koweit, c’est à dire des USA.

    Ce qui est recherché en Iran ce n’est pas la démocratie, car celle ci ne peut qu’etre le fruit d’antagonismes internes, mais ce qui est recherché c’est mettre au pas la révolution islamique car les normes qu’elle professe vont à l’encontre des thèses sionistes et donc des interets des USA.

    Désacraliser Novembre ? Pour quoi faire ? Novembre sert comme le 11 septembre de simple repère. Ce n’est pas sur le repère qu’il est utile de se concentrer mais sur sa signification et surtout sur son impact sur nos vies.

    Et puis pourquoi s’attacher à se maintenir dans le passé, alors que notre présent est assez significatif et qu’il nous permet de tracer notre voie et de voir avec quasi certitude que l’Algérie de demain ne sera pas très florissante et je dis pas très florissante pour demeurer optimiste.

    Nous sommes entrés dans un monde unipolaire ou l’hégémonie impérialiste est à son comble, en restructurant notre économie sur la base des recommandations du FMI et nous sommes sans assise industrielle. A l’heure qu’il est notre seule source de ravitaillement dans le moindre domaine reste l’importation. Nous ne sommes qu’un marché d’écoulement sans plus. La simple décision de stopper le crédit à la consommation à entrainé un tollé contre l’Algérie et je ne doute pas que la mesure ne tardera pas à etre levée sous la pression qui s’exerce de plus en plus fortement.

    Le fait pour l’Algérie de posséder des resssources energétiques en fait la cible des nantis. Il ne sera jamais accepté qu’un pouvoir issu du peuple ou meme en dehors, puisse travailler dans un sens qui mette les interets du capital mondial en danger. Qu’il mette en place une industrie capable à leurs portes de les concurrencer un jour.

    Ghozali a bien compris cela d’ou son attachement à se démarquer pour apparaitre au premier rang des possibles chalengers afin de jouir d’un appui externe comme « Chat-kelb » avant lui parti dans « son » pays, après avori envoyé son secrétaire général en prison pour des crimes que lui a commis.

    Le pouvoir en Algérie, s’il a échappé au peuple en 1962 et meme bien avant, ne peut etre récupéré par celui ci dans la conjoncture actuelle sans sacrifices et ils seront énormes.

    Une fois les lignes Challe et morice installées, Novembre a été vidé de sa substance. La crise qui a améné De Gaulle au pouvoir lui a fait dire son fameux » je vous ai compris ». Il a compris et agi. Je ne pense pas que ce soit la diplomatie qui a fait que nous avons gagné la guerre mais la stratégie Gaullienne, qui donne ses fruits maintenant .

    Bien entendu je ne fais que des suppositions faute d’Histoire écrite.

    Mais je suppose qu’il ne restait plus grand chose des maquisards dans les montagnes, à peine peut etre 2500 ou trois mille combattants que l’arsenal militaire de l’OTAN prenait en chasse sans répit à l’intérieur de lignes truffées de mines qui font des victimes jusqu’a l’heure actuelle.

    Il n’en demeure pas moins que Novembre doit rester une date symbole qui signifie le sursaut salvateur face à l’oppression et si nous avons le droit et le devoir de connaitre notre Histoire notamment récente, nul n’a le droit de casser nos symboles, qu’ils aient trait à Novembre, à l’Emir Abdelkader, Bouamama, Cheikh El Mokrani, El Haddad, Fathma Nsoumer,, Okba, Koceila, Juba II, Massinissa et j’en oublie.

    Si des contradictions entre ces symboles existent, il faut les adoucir et non pas les exacerber, car l’Algérie doit être placée devant toute stratégie partisane par ses enfants, tous ses enfants.




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  • Madjid Laribi
    27 octobre 2010 at 18 h 23 min - Reply

    Chers amis,

    Je n’arrive pas à saisir le sens de votre démarche concernant le 1er novembre qui me semble à la limite du trouble ( ?). Vous avez le droit de remettre en cause ce que vous voulez, mais ayez l’humilité d’être clairs et je vous invite à être transparents pour débattre sereinement du 1er novembre sans aucune sacralité.
    Je n’arrive pas à comprendre ce que vous remettez en cause ? Le texte de la déclaration, la naissance du FLN, la remise en cause de Messali par le CRUA, Le déclenchement de la révolution, la symbolique de cette date ou comme des Don quichottes vous vous en prenez à la date elle même !
    Mais ce qui est étrange, c’est d’essayer de manipuler le sens de la révolution algérienne. Vous l’enlevez de son contexte historique et vous l’assimilez à la violence d’aujourd’hui pour dire que la violence d’aujourd’hui est causée par le 1er novembre. Cela au lieu de désigner les vrais responsables de nos malheurs, ceux qui ont commis le premier assassinat politique en étranglant Abane. Et la question que je vous pose : Où vous avez mis le MALG que Mécili avait demandé de combattre dès l’indépendance ?




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  • si salah
    27 octobre 2010 at 19 h 02 min - Reply

    Concernant la date du 1 Novembre 1954, j’ai envie de dire qu’elle n’ a apporté que malheurs au peuple algérien car ayant cru à la fraternité que nous aurait procuré notre indépendance , elle ne nous aura offert que de la paupérisation ! C’est vrai qu’une partie infime a largement profité des bienfaits de l’indépendance tandis que la majorité vit dans une paupérisation affreuse!
    Alors à tous ceux qui croient en la providence du Premier Novembre, je dirai personnellement, ne soyez pas trop naifs , nous sommes dirigés par une junte et que nous continuerons à l’être parce que trop dispersés.

    Salutations.




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  • zehira Houfani Berfas
    27 octobre 2010 at 19 h 56 min - Reply

    @M. J. « Pour pouvoir gouverner, il ne suffit plus d’avoir le peuple derrière soi et d’agir pour son bien. Cette vision du monde est hélas révolue. », dites-vous. De prime à bord, j’ai envie de vous dire que c’est l’ordre mondial actuel dont vous étalez les crimes et les manœuvres qui est en phase d’être révolu. Qu’oi qu’en disent les grands médias du monde qui appartiennent à qui vous savez et qui ont la mission de polluer les esprits et de faire croire qu’il n’y a pas de monde en dehors de l’hégémonie occidentale.
    Vous dites aussi « Le fait pour l’Algérie de posséder des resssources energétiques en fait la cible des nantis. Il ne sera jamais accepté qu’un pouvoir issu du peuple ou meme en dehors, puisse travailler dans un sens qui mette les interets du capital mondial en danger. Qu’il mette en place une industrie capable à leurs portes de les concurrencer un jour. »

    Donc, le pouvoir est lavé des drames de l’Algérie et on doit se faire à notre sort et nous contenter d’être gouvernés par des Algériens qui sous-traitent l’autorité des puissants pour nous opprimer en leurs noms. Autrement dit, des harkis, mais pas seulement de la France comme hier, mais de tout l’empire occidental et dont M. ghozali sollicite le soutien en vendant son âme au sionisme.

    Vous dites des choses fort pertinentes dans votre texte, mais il comporte une idée très tendancieuse qu’il nous faut absolument combattre parce qu’elle nous dénie le droit à la citoyenneté universelle et fait des nous des êtres méprisables justes bons à être dominés. J’espère que M. Ghozali rendra des comptes « sur le plan politique, s’entend » de sa trahison.




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  • Zendagui
    27 octobre 2010 at 20 h 16 min - Reply

    Zehira Houfani Berfas

    Chapeau bien bas madame, et trois fois plus qu’une.

    Tout est la.

    « Si le pouvoir est le pivot central du drame de l’Algérie, ce sont ces armées de lettrés (dont nous sommes) qui le régénèrent de leur corruption, de leur lâcheté ou encore de leur démission. Je les vois, même en exil, à des milliers de kilomètres de toute menace, ils s’activent à courtiser ce pouvoir maffieux au détriment de leur peuple et de leur pays »

    L’algérien est devenu aussi maitre de la controverse, le déni de l’autre au détriment du bon sens est un credo. Quant à ceux qui sont la bas …. « il est libre Max ».




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  • IKER
    27 octobre 2010 at 21 h 49 min - Reply

    Radjef n’ose pas utiliser le mot (contre-revolution dans la révolution) comme si le mot est trop usé, ou a trop servi.
    La RENTE historique s’amenuise de plus en plus, les nouveaux réseaux liés à la junte utilsent la RENTE économique pour résussir leur intégration dans le capitalisme financier mondialisé.
    Une fois leur intégration réussie, ils ne voudront plus developper le pays inutile qui leur est devenu étranger.
    La junte confisque , inove, déplace les lignes.
    il reste une quéstion l’oligarchie RENTIERE a t-elle un avenir??




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  • D B
    27 octobre 2010 at 23 h 08 min - Reply

    Un ami m’a fait un reproche. Il m’a dit qu’il ne comprenait pas que nous usions avec une telle ostentation de certains qualificatifs, comme « notre soeur », notre frère » etc. Il avait relevé ce genre de formulations, surtout dans les messages qui reprenaient le texte de notre SOEUR Zehira. Je lui ai répondu que ce terme, très affectueux, en même temps qu’il est pudique et respectueux, était un élément très opportun à qui veut connaître les nuances subtiles de la personnalité algérienne. Aussi étrange que cela peut sembler, lorsque nous donnons du « notre soeur » à notre soeur Zehira, c’est son époux et ses enfants que nous prenons aussi en compte, en même temps qu’elle, dans notre relation. Parce que nos relations sont fusionnelles. Au sens plein, familial, et communautaire, du terme.
    Cela ne diminue en rien l’importance intrinsèque de la soeur que l’on interpelle, mais cela contribue à lui permettre de trôner au sein de n’importe quelle assemblée, sans rien diminuer de la dignité des hommes de sa sphère privée. De la même manière, une internaute donne du « mon frère » à celui auquel elle s’adresse, sans rien lui retirer de sa personnalité propre. Elle entre, avec lui, dans une relation, si elle n’est publique, du moins familiale, du moins publiquement conviviale, dans une société où les relations sont plus que normalisées. Sans pour cela qu’elles soient déshumanisées.
    C’est juste un balisage courtois. Courtois et sans contrainte d’aucune sorte. Si ce n’est celle d’une carte de de correction.
    Ringardise ?
    Mais qu’est ce que la ringardise ?
    De toute façon, je n’ai pas la prétention d’expliquer à qui ne le comprend pas, ce qu’est un code.
    De la même manière qu’on ne m’a jamais expliqué ce que je ne comprenais pas des perceptions des autres.
    Ainsi, pour l’exemple, il m’a fallu beaucoup de volonté pour trouver les chemins de compréhension, et d’assimilation de l’esthétisme occidental. Mais quel bonheur fut le mien, lorsque je pus, enfin, vibrer à un opéra de Verdi, apprécier un conte de Maupassant, rire à un subtilité de Raymond Devos. En ces espaces de sensibilité, où le code social et la perception sensorielle se fondent, et se confondent.
    « Ma sour Zehira »…Cela peut paraître presque barbare, en effet, un peu machiste, et beaucoup insignifiant, à des gens qui n’ont pas la même perception des choses que nous, ou du moins de certains d’entre nous, mais c’est comme ça. Ce sont des choses que je ne saurais expliquer.
    Ce que je crois pouvoir affirmer, est que notre perception du respect, du respect tel que nous le supposons, procède de codes. Comme ceux de tout le monde. De la même manière que dans n’importe quelle société. A la différence que la société dominante croit, dur comme fer, que c’est son modus vivendi qui est le seul valable.
    Donc, pour revenir à nos affaires, ma chère soeur Zehira, je voulais relever que malgré les divergences entre les uns et les autres, entre nous et nous, finalement, nous sommes d’accord sur l’essentiel. Quelques constats sur lequels tout le monde semble à peu près d’accord:
    1/ Ca va très mal.
    2/ Nous sommes les premiers responsables de notre propre tragédie.
    3/ Nous ne trouvons pas les voies et les moyens pour changer l’état des choses.

    Et donc, en toute connaissance de la situation, nous devrions réfléchir aux possibilités de changer l’état des choses.
    Pour ma part, et pour entamer un début de reflexion, je suggère de réflechir aux moyens de mobiliser l’ensemble de la population algérienne, pour la convaincre que le seul moyen, pour elle, de se débarrasser des vampires qui lui sucent le sang, est de sortir dans la rue. Il faut que tous les Algériens s’unissent autour d’un seul leitmotiv: CHASSER LE VAMPIRE!
    Et lorsque le vampire sera chassé, tout ce qui pourrait survenir ne pourrait jamais être pire que ce qu’ils endurent présentement.
    Le problème qui se posera à ce postulat est qu’il faut convaincre les gens d’occuper la place publique, d’aller vers une mobilisation citoyenne, et certainement vers une vraie désobéissance civile.
    Franchement, j’ose à peine imaginer que les Algériens soient capables de manifester. Je n’ose même pas l’imaginer pour des étudiants dans les principales universités du pays. Ni même au sein des élites des diasporas. C’est dire mon désarroi….

    Dans l’attente d’une réponse que j’espère favorable, je vous prie monsieur le directeur, de croire en les expressions de mon expression.




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  • M.J.
    27 octobre 2010 at 23 h 33 min - Reply

    @Madame Zehira Houfani Berfas.

    Non madame, je ne dispense pas le pouvoir actuel de sa responsabilité. Mais bien que dictateur, Boumedienne, président illégitime issu du coup d’Etat de 1965 s’est fait recevoir par l’assemblée générale de l’ONU en violation des statuts de celle ci et plaider la cause d’un nouvel ordre mondial, sans que les puissances à l’époque n’aient réussi à l’en empécher, quand bien même son mandat ne résultait pas d’un scrutin public. .

    Il a pu le faire car l’Algérie à l’époque avait réussi à participer à fédérer les pays non alignés dont elle était devenus l’un des puissants moteurs et son poids de ce fait sur la scène internationale était de nature à lui permettre certains écarts des normes. En droit international, la force fait souvent le droit. Cf Israel.

    Mais n’empêche que dipoldocus qui était alors ministre de la diplomatie (je n’ai pu m’en empĉher) assurait Kissinger de la disponibilité de l’Algérie à coopérer avec les USA dans certains domaines, moyennant certaines positions. Tapez Bouteflika Kissinger sur google pour voir un dialogue entre les deux personnages. En stratégie internationale, il faut détenir certains atouts pour en réclamer d’autres et faire boule de neige.

    Actuellement qu’en est il ? L’Algérie est isolée ou presque, car elle ne possède plus rien de monayable, c’est un pays qui ne sert plus que comme marché d’écoulement et rien de plus et ce n’est donc qu’a ce titre qu’il peut agir. La notion de pays non alignés n’existe pratiquement plus et on ne peut plus monayer son appartenance à un bloc ou a un autre, on peut seulement faire partie de l’axe du mal ou de l’axe du bien en fonction du degré d’abdication de la souveraineté nationale.

    Ajoutez à cela que l’Etat pour être fort, doit pouvoir fédérer toutes les forces autour d’un pouvoir représentatif et que nos dirigeants par le fait qu’ils ne représentent qu’eux mêmes, fragilisent notre Etat de plus en plus par leurs pratiques et que l’Algérie devient de plus en plus faible.

    Il est vrai que dans le contexte international tel que je le décris nous ne pouvons pas faire grand chose, en l’étape actuelle, mais un pouvoir représentatif permettrait à l’Etat d’être plus fort et d’étape en étape à recouvrer son rayonnement à l’échelle régionale et pourquoi pas planétaire comme ce fut le cas dans les années 1970.

    Et pour terminer, ce n’est pas seulement une vue de l’esprit que de croire l’occident omnipotent à l’heure actuelle ou que c’est le résultat du martèlement d’une presse occidentale aux ordres qui nous le fait accroire, mais il s’agit d’une donnée tangible et les guerres d’Irak, d’afghanistan et surement d’Iran et de Corée du Nord ne sont que le reflet d’une volonté de domination du monde et de barrages érigés sur la route du développement de la Chine.

    Que peut faire un petit pays comme l’Algérie même avec les meilleurs intentions ? Le laissera t on se développer ? Jusqu’a quel point.

    Je vous rejoins cependant dans l’idée que ce qui compte c’est la liberté et tous les sacrifices peuvent être consentis pour l’obtenir.




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  • AMOKRANE NOURDINE
    28 octobre 2010 at 8 h 47 min - Reply

    @ DB Dans le monde d’aujourd’hui les algériens et algériennes sont très divisés et aussi de plus en plus chacun pensant à soi, à ses intérêts, à s’en sortir. Au sein même d’une même famille des frères et des sœurs ne s’entendent pas. Et quand dans ce blog on use couramment de chère sœur cher frère, oui certes c’est affectueux, c’est respectueux, cela rapproche mais lors de vrais problèmes personnels on ne trouve ni sœur ni frère. Et quand on sait que des frères se sont entretués pendant de longues années on aimerait ne plus entendre parler de frères et de sœurs. Mon frère, ma sœur c’est aussi ceux qui prennent soin de ma personne sinon tout le reste ne reste que des mots




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  • AMOKRANE NOURDINE
    28 octobre 2010 at 8 h 59 min - Reply

    @DB vous dites: »Franchement, j’ose à peine imaginer que les Algériens soient capables de manifester. Je n’ose même pas l’imaginer pour des étudiants dans les principales universités du pays. Ni même au sein des élites des diasporas. C’est dire mon désarroi… »C’est peut être l’âge, la réflexion, le désespoir, qui vous font dire ceci. N’ayez crainte il y aura de nouveaux jeunes de nouvelles têtes qui viendront contester avec force ce pouvoir tôt ou il tard.




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  • Bladi
    28 octobre 2010 at 9 h 35 min - Reply

    @MJ Common brother what happened to you? Un peu de courage. Il ne faut jamais désespérer. Le grand fleuve commence par des tout petits ruisseaux. Il faut qu’on se concentre sur notre pays malgré les obstacles que les puissances mondiales vont surement mètre sur notre chemin. Think global act local. Peace bro




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  • M.J.
    28 octobre 2010 at 15 h 21 min - Reply

    @ Bladi.

    Merci mon frère. Il est vrai que mon moral est au plus bas. S’il n’ y avait pas LQA je crois que je disjoncterais. Je vais te raconter mes mésaventures. juges en:

    Ma carte nationale est périmée et son renouvellement se fait en bio ce qui non seulement ne m’interesse pas mais encore n’est pas disponible dans la daira ou je suis. Mon permis de conduire est out lui aussi et je n’ai aucune pièce d’identité. J’ai voulu refaire le permis. La nouvelle procédure exige que la demande de renouvellement soit légalisée. Or je n’ai pas de pièce d’identité donc pas de légalisation et donc pas de renouvellement. Je ne peux retirer mon argent faute de pièce d’identité. Je retirais jusqu’a présent au niveau du guichet automatique, GAB. La dernière fois j’ai introduit un mauvais code par erreur, confondant ma carte et celle de mon épouse et le GAB m’a bouffé ma carte. En voulant la retirer au bureau de poste ils exigent, normal, une pièce d’identité que je n’ai plus et je n’ai plus de carte magnétique pour retirer.

    Je continue ? Je peux te parler de la cnas, des services de l’urbanisme, de la seaal, du maçon qui a pris de l’argent en pleurant sa misère et disparu avant de finir le travail, de tas de problèmes qui pris isolément font sourire voire rire, mais qui cumulés me font rager et m’enlèvent tout plaisir de vivre. Heureusement que je viens ici de temps en temps déverser le trop plein, surtout quand je trouve un contradicteur qui me hérisse, parfois je provoque même mes amis mais ils m’évitent.

    JE ne relis presque jamais mon texte et quand je le relis après l’avoir posté, bien sur, je le trouve souvent plein d’incohérences et de fautes et je me promets de relire la prochaine fois, avant de poster, mais je ne le fais toujours pas, pressé d’évacuer mon stress S’il n’y avait pas l’internet je crois que je deviendrais assez violent.

    En créant ce site nos amis Salah Eddine Sidhoum et Djamal Eddine Benchennouf assurent à certains d’entre nous une thérapie de groupe.

    Mais peut etre que notre administration cherche a éradiquer le terrorisme et la violence par le biais de l’internet, qui sait ? Sachant qu’ils sont incapables de gérer et qu’ils risquent d’en patir, ils nous créeent des exutoires pour orienter notre colère.

    Salutations




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  • Madjid Laribi
    28 octobre 2010 at 15 h 45 min - Reply

    Bonjour MJ,
    En lisant le dernier passage de ton poste, je me rends compte à quel point tu es stressé « Mais peut etre que notre administration cherche a éradiquer le terrorisme et la violence par le biais de l’internet, qui sait ? Sachant qu’ils sont incapables de gérer et qu’ils risquent d’en patir, ils nous créeent des exutoires pour orienter notre colère. »A moins que je lis en diagonal, alors dans ce cas là, c’est moi qui est plus stressé que toi.




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  • Zehira HOUFANI
    28 octobre 2010 at 17 h 52 min - Reply

    @M.J. et tous les internautes,

    On comprend mieux la teneur de votre texte. Et les tracasseries dont vous parlez ne sont qu’une infime partie des situations absurdes et intolérables qui font de la vie des Algériens un enfer au quotidien. Les failles du service public et des institutions de l’état sont telles que les gens passent le plus clair de leur temps à palier ces failles en cherchant des solutions à des problèmes qui n’ont pas lieu d’être et qui les empêchent de penser autrement la vie, de cultiver un amour pour leur pays, de concevoir un projet de vie, etc. Il en résulte cette frustration collective génératrice de méfiance, de haine, de violence et mal faisance vengeresse envers le pays.

    Nous voulons tous que cela change, n’est-ce pas? Pourtant, il me désole de lire la fin de votre texte. « LQA a été créé pour assurer une thérapie de groupe… et qui vous permet d’évacuer le stress. » De surcroît, au bénéfice du pouvoir!

    Croyez-moi, je n’investis pas mon temps et mes réflexions dans ce but, ce serait le comble, mais pour aider à la sensibilisation de mes compatriotes au déni qui leur est fait justement par ce pouvoir et les amener à une mobilisation pour changer leur sort.

    Aussi, quand j’écris, j’attends des internautes qui s’identifient aux idées de LQA d’apporter leur contribution au travail de mobilisation, par exemple en diffusant dans leurs réseaux respectifs les textes et en les imprimant pour les discuter entre amis et autres connaissances afin de les rallier au projet de changement. Personnellement, c’est cela que je vise en publiant sur LQA. Et rien de moins.




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  • M.J.
    28 octobre 2010 at 20 h 11 min - Reply

    @ Bladi.

    Ah mon frère, je n’aurais pas du te répondre.

    @ Zehira Houfani.

    Merci de votre intervention et de votre franc parler, ma chère soeur. C’est comme cela que nous devons tous être tout en étant tolérants les uns envers les autres. Ce doit être le premier pas vers le changement. L’hypocrisie générale fait que dans notre pays on n’ose pas affronter l’autre et lui mettre le doigt sur ses erreurs par peur de sa réaction et si on le fait sa réaction ne manque pas d’être des plus excessives et des plus subjectives. Vous avez entièrement raison dans ce que vous dites, sauf que je ne suis pas un ennemi de LQA, ce que vous ne dites pas bien sur. Mais vous me reprochez incidemment de ne pas apporter ma contribution au travail de mobilisation. Difficile pari que de défendre sa personne sans tomber dans l’égocentrisme.

    Cependant je dois vous faire les confidences suivantes:

    Je suis le genre de personne qui dit ce qu’elle pense et qui pense ce qu’elle dit, ni plus ni moins. Je ne fais aucun calcul avant de proférer des bétises et si je le fais les gens sur LQA et avant sur appel Algérie (son prédecesseur) se sont habitués à mon franc parler d’homme du terroir fruste et sans raffinement qui ne cherche pas à plaire mais à dire ce qu’il a sur le coeur. Cela dit sans aucune intention de vous vexer. Et j’accepte toutes les remontrances, toutes les critiques, tant qu’elles sont civilisées comme les votres et ne versent pas dans l’invective et l’insulte. Donc vous pouvez me dire tout ce que vous voulez, je l’accepte de bon coeur.

    Je pense que l’évacuation du stress n’est pas incompatible avec l’action salvatrice et si LQA joue un rôle de thérapie de groupe tout en servant de catalyseur des forces vives de la nation ce ne peut être que bénéfique. On réfléchit mieux en étant moins stressé et l’action est plus réfléchie, plus ciblée…

    Quant à la diffusion du contenu de LQA, il y a mieux !

    Il existe un programme sur le net qui est libre et gratuit : « wget » lequel peut être téléchargé rapidement et installé et permet de copier tout le site de LQA sur disque dur et de le graver pour rendre le site accessible hors connexion pour les gens qui possèdent un micro mais qui n’ont pas l’internet. J’ai ainsi gravé des dizaines de CD pour les distribuer autour de moi. J’en ai parlé au Docteur Sidhoum il y a environ une année en lui envoyant un contenu compressé du site de LQA de l’époque. Bien mieux on pourrait faire une annonce pour récupérer tous les vieux PC dont les gens n’ont pas besoin, y installer un Linux allégé comme « Slitaz » pour les rendre assez rapides et y installer le site LQA pour une lecture locale. Ces machines pourraient être distribuées en contrepartie d’un petit apport pécunier au site et on aura « deux oiseaux avec une même pierre ».

    Je vous salue fraternellement.




    0
  • Afif
    28 octobre 2010 at 21 h 20 min - Reply

    بسم الله الرحمان الرحيم

    @ Zehira Houfani :

    En lisant votre remarque suivante « Croyez-moi, je n’investis pas mon temps et mes réflexions dans ce but, ce serait le comble, mais pour aider à la sensibilisation de mes compatriotes au déni qui leur est fait justement par ce pouvoir et les amener à une mobilisation pour changer leur sort. »,
    j’ai pensé au forum que j’ai proposé sur l’hygiène publique : c’est exactement la même démarche qui m’a guidé, tout en proposant une action consensuelle, non conflictuelle avec le Pouvoir, une action qui peut mobiliser même les hésitants et les calculateurs. Le résultat, je vous laisse le soin de l’estimer en vous reportant sur le forum.

    A mon corps défendant, je rejoins DB quand il dit : « Franchement, j’ose à peine imaginer que les Algériens soient capables de manifester. Je n’ose même pas l’imaginer pour des étudiants dans les principales universités du pays. Ni même au sein des élites des diasporas. C’est dire mon désarroi…. » J’ajoute que, s’ils ne bougent pas même pas pour l’hygiène qui concerne aussi bien les bourgeois que les déshérités, c’est qu’ils sont soit pour l’inaction, soit pour l’explosion, soit pour des rêveries interminables, il n’y a pas d’action intermédiaire, patiente, concrète et constructive .




    0
  • Adel
    28 octobre 2010 at 22 h 09 min - Reply

    @DB et M.J.

    Bonsoir,

    Je ne suis pas stressé ou peut-être un peu, mais pas pour les mêmes raisons que toi, cher Mohammed (mon épouse et mes enfants se trouvent à des milliers de kilomètres et je passe des séjours de deux mois sans les voir – travail oblige). Il n’en demeure pas moins que depuis que j’ai découvert LQA (tout à fait par hasard) et les personnes sincères qui le maintiennent en vie, c’est devenu pour un moi aussi un irremplaçable lieu de rencontre et d’échange.

    Il ne se passe pas un jour sans que je le consulte, essayant de progresser dans la voie qui a été tracée par l’Appel du 19 mars. J’ai des appréhensions, cependant. Combien d’Algériennes et d’Algériens connaissent son existence? Combien le consultent régulièrement? Ne sommes-nous pas une bande de vieux grincheux nostalgiques d’une Algérie disparue à jamais? LQA est-il connu dans les milieux estudiantins? L’utilisation du français ne constitue-t-elle pas une barrière?

    Le bras de fer qui oppose les syndicats français à leur gouvernement nous donne l’image vivante d’un peuple combattif qui ne se laisse pas faire. Pourquoi les Algériens acceptent-ils depuis si longtemps le diktat de quelques hommes sans scrupules? Cette question que nous nous posons encore et encore et à laquelle nous ne trouvons pas de réponse satisfaisante est la clef du processus de changement. Le peuple algérien a perdu tous ses repères. Tout glisse sur lui sans le toucher en profondeur, même la religion. En effet, on s’attendrait à ce que la majorité qui a voté pour le FIS en 91 soit visible par sa conduite exemplaire dans tous les domaines et qu’elle devienne le moteur d’un mouvement de renaissance. Il n’en est malheureusement rien et les mêmes personnes qui se bousculent pour se retrouver au premier rang à la mosquée se bousculent aussi lorsqu’il s’agit de prendre sa part d’un produit qui se fait rare sur le marché.

    Où est le mal?

    Il est clair que nous avons pris un mauvais départ. L‘État algérien est semblable à un père de famille qui construit sa maison sur des fondations qui ne répondent pas aux normes. Au fur et à mesure qu’il avance dans la construction, des signes de faiblesse apparaissent : fissures, inclinaison, etc. Il n’y prend pas garde, cependant, et continue tranquillement, jusqu’au jour où la maison s’écroule sur sa famille. Il enterre les morts et reprend la construction, rafistolant les murs et soutenant les piliers avec des planches…

    Lorsque je vois des hommes et des femmes comme Saïd Sadi, Ali Benhadj, Louiza Hanoun, Abdallah Djaballah, Khalida Messaoudi et tant d’autres encore, je ne peux m’empêcher de penser à un immense gâchis. Trente ans après, quel est leur bilan en tant que militants de l’opposition? Échec du pouvoir; échec de l’opposition. L’Algérie a tout perdu. Les Algériens ne croient plus en rien. Entre un pouvoir pourri et une opposition sans perspectives d’avenir claires, l’Algérien a-t-il vraiment des raisons d’espérer et de se mobiliser?

    En lisant récemment l’interview d’un disciple de Malek Bennabi publiée sur LQA, je n’ai pu m’empêcher de me poser la question suivante : pourquoi sa pensée a-t-elle eu si peu d’impact dans notre pays? Abassi Madani et Ali Benhadj l’ont-ils lu? Bien sûr, les hommes au pouvoir portent une écrasante responsabilité dans la perte de repères que nous connaissons. Leur politique d’annihilation de toute forme d’expression authentiquement algérienne et libre a eu comme résultat le vide que nous voyons aujourd’hui. Un peuple sans âme, sans guides éclairés, sans leaders…

    Je n’ai jamais aimé boutef, même quand, jeune étudiant de 18 ans, j’assistais aux meetings de Boumédiène sur la révolution agraire et qu’il était à la tribune aux côtés du dictateur. Pour moi, il a toujours représenté l’homme sans principes, le politicien cynique qui se met du côté du plus fort, capable des pires compromissions pour arriver à ses fins. C’est pourtant cet homme qui dirige le pays depuis onze ans, partageant le fauteuil avec un militaire au cœur de glace. Oui, notre pays est dirigé par des malades. Leur cynisme et leur médiocrité ont déteint sur tout le peuple.

    Quelques voix pourtant arrivent à rompre le silence de mort qui règne dans notre pays. Ces voix doivent absolument se faire entendre et nous devons utiliser tous les moyens à notre disposition pour diffuser leur message auprès du plus grand nombre. Les débats qui ont lieu sur LQA, s’ils avaient un écho dans les universités, feraient certainement bouger beaucoup de jeunes et les mobiliseraie3nt autour des mots d’ordre du changement pacifique et pour l’État de droit. L’unification de tous les noyaux de résistance tels que LQA ou Rachad, ainsi que les partis politiques qui veulent réellement en finir avec le pouvoir et œuvrer pour l’instauration d’un État de droit est également un passage obligé.

    Pour ce qui est de l’environnement international hostile, j’avoue que je suis du genre à ne pas m’intéresser outre mesure à la géostratégie des grandes puissances. Ces dernières ont toujours existé à travers l’histoire et le monde n’en a pas cessé de tourner pour autant. Avant d’accuser les États-Unis ou l’Europe, demandons-nous si le peuple algérien a donné le meilleur de lui-même, s’il a fait tous les efforts pour se doter d’un État moderne et de gouvernants compétents, s’il a travaillé sans relâche. S’il c’était le cas, nous aurions raison d’accuser les grandes puissances de se mettre sur notre route, nous empêchant d’aller de l’avant. Le peuple algérien n’a pas fait le dixième de ce qu’il est capable de faire. Un petit pays doit savoir manœuvrer pour échapper à la mainmise des grands. Il doit fournir encore plus d’efforts s’il veut maintenir son indépendance. Or, que voyons-nous? Un laisser-aller général qui dure depuis le premier jour de l’indépendance. Le peuple algérien a régressé régulièrement depuis 62. A quand le réveil salutaire? Nous sommes aussi capables que n’importe quel peuple, mais nous devons impérativement mettre de côté cet esprit frimeur que nous ont légué Ben Bella et Boumédiène et dont nous n’avons jamais pu nous débarrasser.

    Le drame de notre pays c’est que les voyous, les menteurs, les salopards, les hypocrites, les opportunistes et les arrivistes ont pris le dessus sur les hommes et les femmes sincères disposés à œuvrer sans relâche pour le bien de leur pays, pour peu qu’on les laisse travailler et qu’on leur assure des conditions de vie décentes. Tous les faux militants pour le socialisme, l’islam ou la démocratie, qui ont toujours occupé le devant de la scène, ont imposé silence à toutes les Algériennes et Algériens de bonne volonté qui ne demandent qu’à donner le meilleur d’eux-mêmes. Notre pays ne revivra que lorsqu’il se débarrassera de tous ces parasites qui lui sucent le sang depuis 62.

    Amicalement




    0
  • M.J.
    28 octobre 2010 at 22 h 10 min - Reply

    @Madjid Laribi.
    J’ai mis longtemps à comprendre le sens de ton post. Et quand je l’ai compris j’ai aussi compris, un peu en retard, la réaction de @Zehira Houfani. En fait je ne me suis pas rendu compte que j’ai aligné la phrase sur LQA en tant que thérapie de groupe avant la phrase du l’internet exutoire du pouvoir. Mea culpa. Parfois la forme prime sur le contenu. Effectivement en relisant je me rends compte qu’on peut faire le lien entre les deux alors que dans mon esprit ce sont deux choses différentes et éloignées l’une de l’autre.

    Merci d’avoir attiré mon attention et de m’avoir ainsi permis de m’expliquer.




    0
  • Bladi
    28 octobre 2010 at 22 h 50 min - Reply

    Cher M.J. bon courage encore mille fois !!! J’ai oublié ces cercles vicieux infinis de notre bureaucratie meurtrière héritée du system français pourri.
    Je pense que LQA nous sert tous en même temps qu’un point de rassemblement pour discuter les solutions pour notre drame national, mais j’avoue aussi que c’est un moyen de thérapie de groupe car je suis absolument certain que tout le peuple Algérien a subit d’énormes chocs psychologiques continue depuis la colonisation sans avoir eu le temps de prendre son souffle.
    LQA pour moi c’est un espace ou je voi la lumière au bout du tunnel (et ce n’est pas un train !) car la qualité des intervenants me rassure qu’il ya encore espoir pour ce pays meurtri. Je sui moi-même souvent découragé par le manque d’actions mais je sais que le voyage de 1000km commence par un pas ! Alors bon courage a nous tous et que Vive L’Algérie Libre.




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  • zehira Houfani Berfas
    28 octobre 2010 at 23 h 53 min - Reply

    Bonsoir à tous,
    Merci pour la qualité des échanges et toute l’information pertinente qu’ils ont véhiculée autour des graves questions qui nous préoccupent en tant qu’Algériens. J’espère que nous pourrons avancer dans la constrcution du mouvement.

    @ frère M.J. Vous, un ennemi de LQA, l’idée ne m’a même pas effleurée. Pas plus que l’homme du terroir n’est fruste ni sans raffinement. Et merci de votre ouverture d’esprit et cordialité. Vous avez bien fait de répondre puisque vous m’avez donné l’occasion de souligner combien il est important de faire circuler l’information de LQA. Comme le déclare @ frère Adel, ces débats s’ils avaient un écho dans les universités feraient certainement bouger beaucoup de jeunes et les mobiliser autour du changement. Du moins, j’ose l’espérer, même si @frères DB et Afif peinent à l’imaginer tellement le statu quo et la résignation semblent en terrain conquis dans notre Algérie. Qui sait, le bon sens pourrait nous surprendre et le peuple algérien reprendre ses droits sur la rue en l’occupant.

    Concernant les logiciels dont vous faites part, je vous avoue que mes connaissances en la matière sont plutôt limitées. Votre contribution à LQA est loin d’être négligeable et désolée de vous avoir donné cette impression.




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  • kada
    29 octobre 2010 at 0 h 58 min - Reply

    barakat el hadra




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  • Ammisaid
    29 octobre 2010 at 10 h 04 min - Reply

    Le système n’a pas été du tout tendre avec le peuple. Les conséquences invisibles de cette terreur, qu’ils ont exercé sur le peuple, sont, de mon point de vue, plus intenses que celles qui sont visibles( tous les maux que notre société secrète et vit chaque jour).
    Oui, il faudra, sans doute, passer par une phase qui consistera a essayer de redevenir fort, clair et convaincu de ce que l’on fait et de ce
    que l’on doit faire pour tenter de mobiliser notre peuple et l’aider a recommencer la lutte pour sa souveraineté et sa dignité.
    Le peuple est devenu ce qu’il est par nécessité, du fait de l’absence de choix et du fait de l’absence d’une élite proche de ses préoccupations et sincère dans son amour pour lui et pour son pays.
    Sortir dans la rue pourquoi ? Déclencher un combat pour quoi, comment, avec quels moyens et dans quel but ? Désobéir comment et pourquoi ?
    Je pense que le peuple serait fou d’agir et de suivre quelqu’un si pour revivre ce que nous lui avons fait vivre maintes fois par le passé.
    C’est lui qui a payé très, très cher les errements des uns et des autres, les erreurs des uns et des autres et les échecs de ceux et celles qui ont tenté d’affronter ce système orgueilleux, violents et impitoyables dans ses réactions et ses actions envers, plus plus, le peuple.
    D’où peut-être, la nécessité absolue, d’obtenir une union d’au moins tout ceux et celles qui sont convaincus qu’avec le « pouvoir de l’armée » et les « harkis du système » l’Algérie et son peuple descendront encore et encore dans des abîmes de plus en plus profond.
    Fraternellement




    0
  • Adel
    29 octobre 2010 at 10 h 45 min - Reply

    @kada

    Bonjour,

    Que proposez-vous, cher ami? Nous sommes prêts à vous écouter et suivre vos bons conseils.

    Cordialement

    =========================
    J’allais faire la même remarque, mon cher Adel et vous m’avez précédé.
    Oui, donnez-nous la « bonne recette » du changement, monsieur le pseudo-Kada!
    Salah-Eddine




    0
  • radjef said
    29 octobre 2010 at 12 h 20 min - Reply

    Bonjour tout le monde. Mme Zehira, bonjour. Depuis la proclamation de F D Roosvelt, a la fin de la Seconde Guerre Mondiale, sur la fin des empires coloniaux, la fievre du mensonge s’est emparée de l’Algerie. Deux evenements majeurs ont cependant provoqué le 1er novembre: la venue de Eliot Roosvelt, fils du president americain, et de R Murphy conseillé personnel de F D R, qui s’est concretisée par la creation des AML; ensuite l’Appel de Messali lancé aux militants le 27 decembre 1953 contre le CC et dans lequel il prone ouvertement l’action armée contre la colonisation. C’est d’ailleurs cet Appel historique qui a été transformé en proclamation du 1er novembre 1954.
    Ce que je veux dire a certains amis militants sinceres qui frequentent regulierement ce site, le mensonge, l’usurpation, l’imposture nous ont mené droit a l’asservissement. Si les acteurs actifs du mouvement nationaliste etaient sinceres, est ce que nous aurions connu un Bouteflika comme président, des caporaux zouaves comme des coqs du village; est ce que nous aurions connu des partis de l’opposition qui se servent de la démocratie pour envoyer des milliers de militants courageux à la guillotine politique, est ce que nous aurions connu des délinquants sexuels repris de justice, des enfants de la 5eme colonne, des indicateurs et des salopards élever la voix dans cette Algérie pour laquelle nos familles ont tout donné?




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  • M.J.
    29 octobre 2010 at 12 h 27 min - Reply

    Bonjour à tous.

    @ Zehira Houfani et @Adel.
    Faire circuler l’information dans les universités ? Quelles universités ? Elles sont devenues des crèches et des pouponnières ou des gens devenus adultes et instruits gardent un esprit irresponsable et inculte et apprennent à devenir égoistes, opportunistes et cyniques à l’extrême.

    Nous avons eu à connaitre différents avis sur LQA sur la vie interne des universités, notamment celui de @Ahmed Rouadjia et ce n’est pas réjouissant. Lorsque les fiefs du savoir se transforment et voient leurs campus infestés de drogues et de voyous ou qui se bagarrent pour des histoires de WC, il ne faut pas s’attendre à ce que les choses soient faciles pour un changement, car si l’élité se comporte de cette manière, il ne faut rien attendre de bon de la masse.

    Mais…je garde espoir car tant que la tension sociale monte, il adviendra un seuil d’intolérance qui fera sauter le couvercle de la marmite.

    J’espère seulement qu’a ce moment là les gens sensés seront suffisamment nombreux, suffisamment unis, suffisamment vigilants, suffisamment organisés, suffisamment outillés, suffisamment courageux, car il en faudra, pour drainer la colère des masses et en faire un sursaut salvateur en l’orientant pacifiquement vers un but rationnel. Bien qu’il soit connu en psycho-sociologie que dans les mouvements de foules ce n’est pas la raison qui prime, ni l’intelligence, mais les instincs basiques. Allah Yestour.

    Les problèmes que j’ai cités et qui sont les miens, ne sont pas propres à moi ni ne sont les plus significatifs. Il y a des gens qui font face à des problèmes beaucoup plus intenses en acuité et qui n’ont aucune raison d’être, les administrations publiques sensées servir le citoyen en font leur serviteur.

    L’organisation administrative est un garde fou fou important dans les régimes démocratiques et une saine administration confère la pérennité du service public dont bénéficient les citoyens par la stabilité que donne le statut de la fonction publique aux agents.

    Dans une démocratie, la sphère politique n’influe que très superficiellement sur la sphère technico-administrative et c’est plutôt les technocrates, les fonctionnaires, qui influent sur le politique en raison justement de leur technicité et des performances que doit procurer cette technicité.

    Jusque et y compris les entreprises, qu’elles soient publiques ou privées adoptent cette démarche et le changement de cadres n’intervient qu’en raison de données objectives liées seulement à la performance professionnelle et à la compétence.

    Est ce le cas chez nous ? Certainement pas . Le moindre des responsables qui change à la tête de la moindre structure, éprouve le besoin de s’entourer de ses gens de confiance avec lesquels le contrôle à son égard non seulement perd de sa consistance, mais s’effondre et ce par plusieurs aspects. Comme si les anciens cadres ont failli, tous autant qu’ils sont à leur mission et doivent nécessairement être changés et affectés ailleurs ou marginalisés.

    Par ces pratiques, le formalisme interne qui est l’essence du travail de l’administration car il est le fondement du contrôle est allégé pour permettre de ne pas laisser de traces des actions et tout se déroule par téléphone ou presque alors que le formalisme externe à l’égard du citoyen s’amplifie et rend l’administration tatillone.

    Ensuite le réseau tissé parallèlement au réseau administratif au sein même de l’administration voir en dehors aussi, ôte au premier toute sa raison d’être qui est justement de permettre plusieurs sortes de contrôle qui se recoupent mais dont aucun n’est efficient lorsqu’il y a collusion.

    Cette collusion qu’on ne peut plus établir justement par le fait que le réseau administratif normal, fagocité par un réseau d’une autre nature ne peut plus remplir sa mission de contrôle interne, intrinsèquement liée à ses actions. Dans cette situation l’autorité hiérarchique, qui est à la base du contrôle à priori nécessaire au fonction de l’administration s’effondre et laisse place au laxisme et le malaise du citoyen et du fonctionnaire intègre s’accentue avec le temps.

    Comment dans ces conditions, parler de corruption tandis que l’absence de normes se déroule du plus haut vers le plus bas échelon de la hiérarchie administrative dont les pratiques devenues clientélistes font agir les hiérarchies en fonction de règles nouvelles.

    La séparation du politique de l’administratif est pourtant établie par le droit qui considère la fonction de secrétaire général ou ce qui en tient lieu est une fonction éminement technique et permet la continuité des actions et le maintien des stratégies en faisant de ce personnage le chef hiérarchique réel des agents du ministère et leur responsable au point de vue juridique. Mais on assite à des voltes faces évidentes à chaque changement de responsable et à une remise en cause des actions de son prédeécesseur comme si un nouveau fonds de commerce vient d’ếtre créé et ce dans tous les domaines. Comme on voit des secrétaires généraux de ministères être impliqués dans des affaires judiciaires ou les ministres ne sont pas inquiétés.

    @ Zehira Houfani Berfas.
    Pour terminer, ma chère soeur, car je risque de m’oublier, en relisant votre post je m’aperçois de votre attachement à LQA qui vous a fait lire le mien de manière défensive car mal interprétée. D’ou mon affirmation que « je ne suis pas l’ennemi de LQA ».

    Je disais en effet: « En créant ce site nos amis Salah Eddine Sidhoum et Djamal Eddine Benchennouf assurent à certains d’entre nous une thérapie de groupe ».

    Et vous avez repris apparemment courroucée, en affirmant que j’aurais dit:« LQA a été créé pour assurer une thérapie de groupe… et qui vous permet d’évacuer le stress ».

    Entre ce que LQA se fixe comme but et ce qu’il procure « à certains », vous admettrez qu’il y a une grande marge de manoeuvre.

    @ Bladi.

    Pour être juste je ne pense pas que le système administratif de la France coloniale était pourri dans sa totalité mais seulement en certains de ces aspects liés à la gestion des affaires des algériens. Le fait qu’il a été reconduit tel quel avec ses tares et imperfections, puis « amélioré » dans un sens négatif fait que notre administration est devenue ce qu’elle est.

    Mohamed.




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  • Alilou
    29 octobre 2010 at 12 h 27 min - Reply

    @Adel et tous les autres ami(e)s LQA,

    Notre drame a nous qui avons l’algerie dans le coeur et l’esprit est que nous avons d’emblé refusé de manger a tous les rateliers, nous nous sommes retiré, quand on s’est rendu compte que tous ceux qui aiment l’algerie se font soit tué soit emprisonné, et qu’il ne restait qu’a se mettre a genoux pour beneficier des os que le pouvoir daigne leur jetter, le choix etait vite fait.

    Alors nous avons dis non, nous preferons vivre digne, sauf que maintenant, ils nous pourchassent partout, car la donne a changé de main, nous avons les nouvelles technologies que nous maitrisons tous, mieux qu’eux, que nous devons prendre l’avantage sur eux.

    Vous soulevez le point crutial a savoir si les universitaires algeriens pouvaient avoir acces a LQA et faire une large diffusion de LQA aupres des algeriens…J’ai l’impression que l’algerien est fatigué de voir la scenes politique toujours occupee par les memes mediocres qui ne pensent qu’a se remplir les poches. En plus de la mefiance qui reigne partout, comment mobilier les masses sans pour autant les envoyer au cachot???
    Comment les rassembler sans pour autant les infiltrer par des taupes DRS???

    Les moyens existent, la matiere grise aussi, ce qui manque c’est les leaders qui eux seront appuyés par des gens extremement influants pour leur eviter la prison ou l’assassinat…

    Je ne vois pas autrement comment le changement viendra, les harki de la nation se mobilisent deja et affutent leurs armes, et nous ??? resterons nous toujours en spectateur de la descente aux enfers de notre chere patrie ??? oubein, mobilisons tous autour d’un hypotetique projet rassembleur pour leur faire definitivement barrage, une fois pour toute, l’occasion se presente d’elle meme, on doit la saisir…

    Salutations




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  • Adel
    29 octobre 2010 at 13 h 28 min - Reply

    @M.J.

    Bonjour,

    J’ai définitivement quitté l’univers estudiantin en 1976 et j’avoue ne pas connaitre l’état d’esprit des étudiants algériens de 2010.

    Toutes choses égales par ailleurs, les étudiants restent dans un pays l’élément le plus réceptif aux nouvelles idées. Le rassemblement en un même lieu de jeunes désireux d’apprendre (même s’ils sont façonnés par le moule de la médiocrité ambiante) afin de construire leur avenir est quelque chose que tous les pouvoirs despotiques redoutent particulièrement et c’est pour cette raison que les étudiants sont maintenus sous étroite surveillance.

    Sur un autre post, notre ami wahid a évoqué les aspects négatifs de l’arabisation telle qu’elle a été menée dans notre pays. Je crois qu’un des facteurs qui ont participé à l’installation du vide que nous observons dans l’Algérie d’aujourd’hui est la coupure qu’il y a eu entre deux générations d’intellectuels (ou de gens instruits), celle des années 50-70 et celle d’aujourd’hui. Cette coupure, renforcée par le changement de langue d’enseignement, a fait que la première génération formée par l’école algérienne indépendante en langue française (dont je fais partie) s’est retrouvée bien malgré elle (n’oublions pas que la langue d’enseignement est le choix de l’État, pas des individus) dans une position d’accusé. La transmission du savoir et du savoir-faire a certainement été handicapée par le problème linguistique.

    A partir des années 80, nous avons assisté à une remise en question de tous les choix et codes culturels qui s’étaient mis en place dans les années 60-70. Il en a résulté de profondes fractures et une grave crise dont nous ne sommes pas encore sortis.




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  • M.J.
    29 octobre 2010 at 15 h 47 min - Reply

    @ Adel.

    Il y a une université pas très loin de chez moi et je côtoie de jeunes universitaires de mon quartier. Parmi les commerces satellites, une officine de photocopie tenue par une personne qui semblait instruite et dont j’ai eu besoin des services. De fil en aiguille ce Monsieur, la quarantaine ou un peu plus, me raconte ses mésaventures. Deux profs de l’université qui se trouve juste en face de chez lui n’ont rien trouvé de mieux que de lui envoyer, d’après lui, deux de leurs étudiantes pour faire la photocopie d’un livre qu’ils ont publié et dont ils auraient plagié le plus gros du contenu (toujours d’après lui) et dès qu’il a commencé à procéder à la photocopie ils se sont pointés en compagnie d’un huissier pour faire un constat et l’assigner en justice pour demander 45 Millions de centimes (je crois) de réparations civiles (dommages et intérêts). D’après lui le plagiat qui a été développé devant le tribunal par ses avocats par la suite mais sans effet et il aurait été condamné. Cela pour le milieu universitaire actuel.
    L’université que tu as connu mon frère et qui était le fief du savoir est devenue un endroit ou on vend et ou on achète…tout ou presque. On y va comme à un marché et les études sont justes là pour avoir une reconnaissance sociale, pour se joindre à un réseau ou pour en créer, mais ne sont pas un but en soi et surtout pas un moyen d’acquérir le savoir.
    En 1976 et avant, il est vrai que l’université était politisée, mais depuis tout a été fait pour étouffer toute possibilité de faire des étudiants des gens capables de comprendre la marche de l’Histoire et de ressentir le devoir de la modifier.

    Quand une rumeur est plus que persistante pour dire qu’un étudiant pour ne pas refaire l’année paie des repas à ses profs et leur fait des cadeaux pour avoir ses modules, je n’attends pas de cet étudiant qu’il ait une conscience politique.
    Même certaines facultés qui étaient résistantes aux pratiques clientélistes ont fini par succomber et sont fréquentées par une nouvelle variété de criquets pèlerins. cf l’article sur le cabinet de l’ophtalmo épicier.

    Et comme disait @D.B. qui m’a fait rire un bon quart d’heure avec ça: Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, l’assurance de ma considération la plus sincère.




    0
  • wahid
    29 octobre 2010 at 16 h 02 min - Reply

    @

    J’ai été très heureux de parcourir pendant le mois d’octobre la une de vos titres, j’ai pris connaissance d’un certains nombres d’informations que j’ignorais auparavant, particulièrement la période 1988-2002.

    Certainement j’ai du m’exprimer sur des sujets sans nécessairement avoir une connaissance précise exacte, et contrarier certains, simplement pour le débat!

    Oui t c’était aussi une manière d’évacuer le stress, pendant ma convalescence suite a une
    Arthrose cervicale, malgré mes douleurs au bras et je m’efforçais à écrire, et je restais des heurs mobilisé devant mon Ordi.

    Momentanément, je me suis laisser emporter a croire, que peut être cet action est plus que virtuelle, que c’est de cette façon que je serais pour une mobilisation et apporter une contribution a mon pays.

    Il ya aussi un autre facteur de la GHORBA, nous pousse à aller chercher de renouer des liens avec nos frères et sœurs loin des exigences d’intégration dans les contées d’immigration.

    (Mon immigration dans ce pays était un projet, un choix et étant très jeune)

    Le plus drôle, j’ai su que par simple hasard, en cherchant en utilisant le moteur GOOGEL de la lettre de Mme Zehira Houfani Berfas adressé a Monsieur Ait Ahmed, que j’ai su que je n’était le seul vivant a Ottawa et intéresser par ce qui se passe en Algérie.

    Que monsieur Salah-Eddine SIDHOUM était victime de l’arbitraire et la Hogra
    Que monsieur Nourredine BELMOUHOUB était un interné des camps du Sud.
    Que des centaines de milliers étaient victimes.

    Je suis arrive malheureusement a la constatation, que notre société est profondément martyrisée,

    Mes sincèrement excuses si j’ai abusé et usé de mots pour vous contrariez ou vous enfoncez.

    Étant loin de mon pays pendant la période 1987-2002 je ne peux résolument comprendre l’ampleur et teneur de ce que mes sœurs et frères ont a du subir, arbitraire, Hogra etc….

    Mes amitiés.

    Et bonne célébration du 1ier Novembre 54.

    Wahid




    0
  • zehira Houfani Berfas
    29 octobre 2010 at 17 h 09 min - Reply

    @Wahid,
    Désolée de votre état de santé et prompt rétablissement incha Allah, non vous n’êtes pas seul à vous intéresser à l’Algérie. J’espère que notre intérêt débouche sur un projet concret et que notre pays sorte de la tyrannie qui l’étouffe.




    0
  • Liès
    29 octobre 2010 at 18 h 21 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    ‘’La Beauté est Vérité et la Vérité est Beauté. Voilà tout ce que nous savons sur terre et tout ce que nous avons besoin de savoir.’’
    Disait John Keats, poète britannique, l’un des plus doués et les plus attachants du XIX e siècle.

    La création est-elle belle? OUI elle est vraiment belle, donc Dieu est Beau.

    L’Algérie est-elle belle? NON, malgré la beauté naturelle dont Dieu l’a pourvue et les bénédictions qu’Il a multipliées sur elle, elle fut amochée et enlaidie par les hommes et les femmes qui se sont accaparés indûment de son destin.

    Dieu lui a donné des richesses et une bonne situation géostratégique, il lui a donné aussi des hommes de renommée universelle et un peuple naguère pacifique et industrieux.

    Mais ce sont là autant de raisons qui lui ont valu les convoitises externes et la ruée sous forme de razzias, des imposteurs et des insatiables jouisseurs, venus d’ailleurs.

    Leur culture méchante s’est greffée à la culture souche qui était belle et saine. Et le brassage a donné ce que nous vivons aujourd’hui.

    Pour parler de la vraie Algérie, et de sa beauté légendaire, il faudra remonter à Saint-Augustin (354 – 430), au moins.

    Il faudra remonter à l’époque de Saint-Réparatus (324 – 436) son contemporain, fondateur en 324 de l’ère chrétienne, de la première basilique d’Afrique du nord.

    Regardez ce que disent à ce propos, Serge Lancel et Paul Mattei, deux professeurs, chercheurs et spécialistes de l’histoire du Christianisme en Afrique :
    ‘’L’Algérie a le privilège de compter dans son patrimoine archéologique le sanctuaire le plus anciennement daté par une inscription de toute la chrétienneté : La Basilique de Castellum Tinginatum (aujourd’hui Chlef, ex Orléansville), dont la première pierre fut posée le 20 Novembre 324, ornée jusqu’à la fin du 5e siècle de superbes mosaïques qui seules sont aujourd’hui visibles’’.

    L’Algérie n’est pas née d’hier, son acte fondateur n’est établi ni par l’Émir Abdelkader, ni par le premier Novembre, malgré le respect tout relatif que l’on doit à cet homme et à cette date.

    Rendons à César ce qui lui appartient et à Dieu ce qui lui appartient.

    Elle a un passé sublime qui est d’une extrême richesse.

    Un compatriote (il se reconnaitra) avait rappelé dans un post précédent, à juste titre d’ailleurs, que cette contrée était chrétienne pendant un peu plus de 6 siècles, et que des populations juives y vivaient avant l’arrivée des arabes.

    Quand l’empire romain en 381 reconnaissait le Christianisme comme religion officielle, l’Algérie avait déjà ses communautés clandestines qui lui servaient d’églises.

    L’Algérie était chrétienne avant l’Europe occidentale (France et Espagne notamment).

    En l’an 400, Saint-Jérôme traduit la Bible en latin, cette traduction, la Vulgate devient la version officielle de l’Église latine.

    Mais la naissance de la théologie a lieu en Orient. Elle est l’œuvre de Saint-Augustin, évêque d’Hippone (actuel Annaba), dont la pensée influencera la chrétienne occidentale pendant des siècles.

    Nous n’inventons rien.
    Ceci dit, les arabes sont les bienvenus, ainsi qu’avant eux l’étaient les phéniciens, les carthaginois, les romains, les vandales, les byzantins, et tout près de nous, les turcs et les français.

    Tout ce monde qui est venu s’installer dans cette généreuse contrée a fini par se mélanger et faire corps avec les populations autochtones, qui sont (notamment pour les le Maroc et l’Algérie actuelle, les descendants de Barnos, l’ancêtre éponyme des berbères, qui ont aussi peuplé Iberia, l’actuelle Espagne et Portugal, pendant près de 10 000 ans) et qu’on désigne aujourd’hui par le vocable ‘’algérien’’.

    Nous sommes arrivés à un stade ou personne n’a la légitimité d’exclure un autre, nous sommes tellement mélangés, nous avons tellement fusionnés que personne ne détient la primauté du sol sur les autres.

    La question, la vraie repose sur ce que chacun apporte à ce pays. Que peut-on apporter de bon à ce pays?

    Ce n’est pas en vociférant son chauvinisme réducteur et son nationalisme étroit qu’on sert à bon escient son pays, bien au contraire on ne lui cause que des malheurs.

    Ceux qui s’identifient aux arabes et à l’Islam, de même que ceux qui s’identifient aux amazighs et au passé lointain de ce pays et à l’Église primitive, de même que ceux qui s’identifient au Judaïsme, ou a toute sorte de race et de croyance, qu’ont-ils fait les uns et les autres pour ce pays?

    De toute façon, personne n’est dupe et la nature des œuvres des uns et des autres est visible à l’œil nue.

    Ce qui est beau relève de ce qui est vrai, et ce qui est laid relève du mensonge.

    De la même manière, une œuvre bonne est reconnue par sa beauté et relève de Dieu, pour le non croyant relève d’une conscience aiguisée et sage.
    Et une œuvre mauvaise est reconnue par sa laideur et relève de Satan. C’est à dire un esprit maléfique et destructeur.

    Lorsqu’on s’attribue tous les titres de noblesse de bravoure de sainteté, et qu’on dirige le pays vers la ruine, la laideur et la désolation, cela ne nous servira à rien et au contraire renseigne parfaitement si on est d’une bonne extraction familiale et généalogique ou non.

    Les mots ne servent à rien, ce sont les faits qui comptent.

    Le chemin du mensonge est cours, de même que le souvenir du méchant est vite oublié, comme n’ayant jamais existé.

    Le chemin de la Vérité est long, de même que le souvenir du juste et son souvenir demeure impérissable dans la mémoire collective d’un peuple.
    Même si son nom est caché pour un certain temps, il renaitra tel un phénix de ses cendres. Telle est la loi de la Vérité qui finit toujours par triompher.

    Saint augustin et Massinissa renaitront, c’est notre identité. De même que le Petit Robert et Farhat Abbes.

    Nul n’a le droit réduire notre histoire, ou de l’amputer, de ce qu’elle peut comporter de plus beau.

    J’ai fait ce détour, pour revenir à la question du premier novembre 1954.

    Et j’ai là l’humilité, prétention pour certains, de comprendre mieux ce que veut dire @ Radjef Said, depuis le temps qu’il se bat pour son idée concernant la clarification du sens de cette date dans l’essentiel de ses aspects (historique, symbolique, politique et stratégique).

    Et en réponse à cette cruciale question, je me permets de développer mon argumentation par une série de questionnements (légitimes au demeurant pour le commun des algériens), questionnements qui portent en leur sein des bribes de réponses tantôt claires, tantôt nuancés.

    Il faut savoir que cette question du 1er novembre vient d’être mise à l’ordre du jour, par notamment @ Radjef Saïd et @ Zéhira Houfani Berfas, que le débat y vient de commencer et que tous les avis doivent être désormais permis.

    Il est bon que la liberté d’expression s’exerce à l’endroit de cette question quelque soit son niveau de sacralité.

    Je rappelle que les insultes et le patriotisme résonnant de la dernière heure, ne servent pas les intérêts véritables de la patrie qu’on dit aimer.
    Ceci étant dit, voici ma première contribution concernant le premier novembre.

    La question qui se pose d’emblée est : devons-nous continuer à célébrer cette date?

    N’est-il pas juste de la réhabiliter en le nettoyant des souillures que lui ont fait subir les gouvernants et les classes politiques rentières qui se sont succédé au pouvoir depuis l’indépendance?

    N’est-il pas juste, en attendant que cette réhabilitation se fasse, de soustraire la saine mémoire de nos martyrs et de dissocier les souffrances de notre peuple, de cette date à haute teneur symbolique, que des imposteurs, des traitres, des mercenaires, des charlatans, des dépravés et des incultes, ont souillé et profané par leurs abominations et leurs iniquités?

    Le FLN, tel qu’il s’est comporté pendant et après la révolution, mérite-t-il d’être sacralisé et compté comme un mouvement qui a apporté du bien à la nation algérienne?

    De Gaulle, par rapport à la question algérienne, était-il ce grand homme d’État que beaucoup de nos politiques vénèrent?

    N’a-t-il pas refusé aux ‘’ visiteurs de l’Élisée’’ en mars 1960, ce qu’il a offert au GPRA en mars 1962?

    C’était le temps qu’il avait fallu à Nasser et Fethi Dib, pour compléter la formation de l’équipe dirigeante qui allait confisquer la révolution algérienne à ses authentiques enfants?

    N’a-t-il pas manœuvré au même titre que Nasser avec certains dirigeants de la révolution pour garder de manière indirecte mais très efficacement la mainmise de la France sur l’Algérie?

    De Gaulle était-il de concert avec Nasser pour une mainmise commune sur l’Algérie indépendante?

    Et Boumediene dans tout cela, n’a-t-il pas été manipulé à son insu?

    Sa mort dans les circonstances que l’on sait (maladie mystérieuse inconnue dans le lexique de biologie humaine et terminologie médicale), n’est-elle pas un assassinat déguisé?

    Car dit-on, il commença à mesurer la gravité de sa politique et il réalisa qu’il est entrainé dans un rapide et intrigant mouvement qui n’augure rien de bon.

    C’et à ce moment précis que ceux qui veillait sur leurs intérêts occultes passèrent à l’action et l’achevèrent.

    Il est vrai qu’il s’est fait inutilement beaucoup d’ennemis, mais lui a-t-on laissé le temps de corriger ses erreurs?

    De toute façon, notre rôle est de parler du visible, l’invisible appartient à Dieu. Et toute spéculation dans le domaine de l’invisible serait malvenue.

    Les questionnements ne s’arrêtent pas l à.

    De Gaulle et le FLN, ne sont-ils pas telles les deux faces d’une même médaille, malgré leur différence d’aspect, intimement associés à une même valeur marchande?

    Lorsqu’on fait l’analyse du bilan de leur guerre, de leur négociations et tractations, et enfin de leur rapprochement et entente pour signer le cessez-le feu et puis l’indépendance de l’Algérie, peut-on parler d’un bilan qui augurait du bien pour notre nation naissante?

    Comment expliquer cette surprenante précipitation des événements contre la révolution, qui fut inaugurée par l’assassinat (le 26 décembre 1957) d’Abane ramdane, suivi par la destitution (le 27 août 1961) de Farhat Abbes de la présidence du GPRA, et les purges et les complots contre les dirigeants de l’ALN qui comptent parmi les plus actifs et les plus pragmatiques? Si Salah (21 Juillet 1961), Amirouche et Si L’haouas (29 mars 1959), Si Mohamed Bounaama (08 août 1961), pour ne citer qu’eux.

    Le tandem De Gaulle/FLN, n’a pas à se réjouir de son bilan, dont la nocivité s’est poursuivie avant et après l’indépendance et se poursuit de nos jours.

    De Gaulle avait rejeté la 3e voie que représentait Farhat Abbes, et avait favorisé la violence du FLN et de l’OAS.

    A quelle fin?

    Il donna lui même la réponse (le fond de sa pensée) sous forme de boutade.

    Il disait qu’il craignait que son village ‘’Colombey-les-deux-Églises’’ advienne à s’appeler ‘’Colombey- les-deux-Mosquées’’.
    N’avait-il pas en vérité, peur que son village s’appela ‘’Colombey-les-quatres-Églises’’?

    Comprenne qui pourra.

    Et l’OAS dans cette moutarde, avec quel œil critique allons-nous le regarder? A la lumière de quels événements et faits, allons-nous examiner et évaluer le rôle (sanglant) qu’il avait joué?

    Devons-nous l’accuser de crimes contre l’humanité ou seulement de corollaire logique, réagissant à la politique non concertée mais allant dans la même direction du duo De Gaulle/FLN?

    Nous allons un jour ou l’autre aborder toutes ces questions taboues.

    Autant le faire aujourd’hui puisque l’opportunité est la.

    L’OAS en tant qu’organisation politico-militaire de défense des intérêts des colons, en s’opposant à l’indépendance de l’Algérie, et donc au plan de la ‘’paix des braves’ de De Gaulle avec son partenaire le FLN, n’a-t-elle pas fait légitimement son devoir de vouloir garder les acquis réalisés par plusieurs générations au prix de grands sacrifices?

    Il faut cependant noter et avec force que l’insurrection du premier novembre fut rendu inéluctable et nécessaire.

    C’est le soulèvement de tout un peuple pour la liberté et la dignité, contre l’injustice et la barbarie d’un colonialisme abject. Ceci est indiscutable.

    Il a été rendu nécessaire et représente sur le plan historique l’aboutissement logique d’une série de révoltes et d’insurrections précédentes, toutes réprimées dans le fer et dans le sang.

    De la résistance de l’Émir, aux événements sanglants dans le constantinois, du 8 mai 1945, en passant par les insurrections des Ouled Sidi Cheikh, des Zaatchas, d’El-Mokrani, de Bou-Maaza, de cheikh El-Haddad, le peuple algériens n’a jamais cessé de revendiquer ses droits sur son propre sol et le colonialisme n’a jamais cessé d’être abject et injuste.

    C’est l’amère réalité malgré le désir des deux peuples de vivre ensemble et dans l’harmonie. Mais c’est le racisme imbécile de la France coloniale qui a prévalu.

    On sait d’expérience que les amours déçus se transforment souvent en haine. Je crois que ca doit être le cas concernant la relation passionnelle et controversée entre les peuples algériens et français, qui, il ne faut pas l’oublier ont une histoire commune de près de deux siècles.

    Ce couple a tout intérêt à nouer des liens de respects, de considération, de solidarité, et de complémentarité, entre les deux peuples.
    Mais pour que cela soit possible il faudra faire le ménage dans les rangs de la classe politique et régler dans la sérénité et avec sagesse, les contentieux qui font achopper toute progression vers un avenir commun.

    L’Algérie a deux rapprochements à faire dans la région pour son salut d’abord et pour le bien de toute la région ensuite.

    Avec la France et avec le Maroc. Avec ces deux pays nous partageons la géographie, l’histoire, la culture, la langue, et beaucoup d’autres choses communes à nos trois peuples, qui militent pour une alliance et un partenariat stratégique, somme tous naturels.

    Il faut convenir cependant que le colonialisme contre notre pays n’a jamais cessé, par la grâce de De Gaulle et de ceux qui s’y sont prêté à ses manœuvres, consciemment ou inconsciemment.

    Il a seulement changé de look et de méthode. Plus subtil, plus sournois, plus dangereux, plus ravageur et moins comptable, moins visible, mais Ô combien rentable pour ses intérêts.

    Certes nous avons gagné à nous libérer de l’autre hégémonie, celle de l’Égypte.

    Mais le plus grand mal qui nous a été fait du coté de ce pays, c’est indéniablement sur le plan culturel (école et mosquée).

    A vraiment parler, bien qu’inéluctable a mon avis, qui a gagné dans cette douloureuse et couteuse saga qu’a été cette guerre de libération déclenchée le 1er novembre 1954?

    Le peuple algérien? NON.

    Les martyrs et les vrais combattants et leurs familles? NON.

    Le Pays, dans sa souveraineté, sa dignité, sa gouvernance, sa justice, sa stabilité, son homogénéité, ses terres cultivables, ses forets, ses ressources en eau, sur le plan de l’environnement et du développement durable, sur le plan de la qualité de vie sociale religieuse culturelle, etc.? NON.

    Les colons? NON
    Les harkis? NON
    Les juifs? NON
    Le français moyen? NON

    N’ont gagné que les grosses compagnies françaises et leurs alliés de la politique et de la presse, le trésor français, les imposteurs et les bandits qui nous gouvernent et la faune des opportunistes et des affairistes véreux qui les soutiennent.

    Alors (je ne parle pas de sa valeur historique et symbolique), qu’a-t-il apporté de positif et de bienfaits concrets à l’Algérie ce premier novembre, pour lequel sont morts les meilleurs de ses enfants et pour lequel a enduré d’atroces souffrances un peuple dans sa quasi-totalité?

    Continuerons-nous à le fêter pour les promesses non tenues faites à nos martyrs?

    Continuerons-nous à le fêter pour une indépendance confisquée sitôt acquise?

    Continuerons-nous à le fêter pour les trahisons et l’assassinat de ses meilleurs enfants?

    NON! Nous nous remettrons à le célébrer avec faste et dans toute sa grandeur lorsque nous l’aurons extirpé des griffes des imposteurs qui nous gouvernent.

    Nous allons le célébrer avec tous les algériens, tous ceux qui ont, à un certain moment de l’histoire aimé cette terre, et malgré et en dépit des divergences et des accidents de l’histoire.

    Nous allons le célébrer lorsque la réconciliation pleine et entière sera faite entre tous les algériens, de toutes races, de toutes confessions, de toutes origines, de toutes conditions sociales et de tous bords politiques.

    Je militerai, pour une Algérie tolérante et accueillante, ouverte sur le monde, démocratiquement gouvernée, ou se pratiquent au quotidien le Droit et la Justice, et ou les gens se sentent tout à fait libre sur le triple plan culturel, cultuel et créatif.

    Car il est grand temps de passer aux choses sérieuses, de s’extirper aux chimères et aux illusions et de vivre en adéquation avec son temps avec des valeurs revues et corrigées à l’aune du bon sens, du pragmatisme, de la paix, de la solidarité et de l’amour.

    Un internaute, qui se reconnaitra j’en suis sûr, avait dit un jour en parlant du changement du système politique, rendu plus que nécessaire dans notre pays, que ce changement doit avoir comme socle : l’ÉGALITÉ, la JUSTICE et la LIBERTÉ.

    J’ai tout de suite adopté ce triptyque qui pourrait servir de base à un programme politique porteur, voire à un sérieux projet de société.
    Un autre internaute respectable par ses positions et son ouverture d’esprit, avait déploré l’attitude hostile des tenants du conservatisme idéologique à la liberté de conscience, qui est selon lui et à juste titre d’ailleurs, un impératif du changement.

    Ce qui reviendrait à conclure que, toute hégémonie d’une quelconque valeur historique ou religieuse sur les valeurs de liberté, d’égalité et de justice, lorsqu’il s’agit de parler du changement ne serait qu’une arnaque supplémentaire, voire une copie des précédents modes de gouvernance, qui maintiendrait notre peuple et notre pays sous le joug de l’asservissement, de l’obscurantisme et de l’injustice.

    Qui a peur de la saine concurrence, de la loyale compétition, de l’émulation, dans un état de droit protecteur?

    L’Algérie est une république et par conséquent son mode de gouvernance ne peut être que démocratique, ou rien, car toute autre forme de gouvernance (théocratie, monarchie, autocratie, kleptocratie comme c’est le cas aujourd’hui, autoritarisme ou dictature militaire), ne donnera à terme qu’une république bananière.

    De la même manière qu’un roi à la tête d’un pays assure à celui-ci la stabilité et l’unité, la démocratie dans une république assure l’alternance au pouvoir et la transparence dans la gouvernance qui garantissent la pérennité de l’État, donc son UNITÉ et sa STABILITÉ.

    Ceci est important pour attirer les investisseurs, créer les richesses, dégager une croissance et assurer la prospérité d’un peuple.

    La grande question :
    Où en sommes-nous par rapport à l’esprit du 1er Novembre 1954, qui, il faut le rappeler parlait essentiellement de restituer la DIGNITÉ et la LIBERTÉ de l’algérien, de tous les algériens?

    Et pourtant, nous avons été créés pour nous rassembler dans notre riche diversité, dans le respect de nos différences.

    NB. Je ne suis ni historien, ni juge, ce que j’ai écrit, ce sont mes propres constats et analyses. Vraies ou fausses pour les autres, là n’est pas mon problème.
    Ce qui a présidé à l’écriture de ce post que je juge en mon for intérieur comme honnête et dépouillé de toute complaisance, c’est mon amour pour ma patrie, mais surtout mon amour pour la PAIX dans la région et par extrapolation dans le monde.

    Le monde va tellement mal aujourd’hui, qu’un peu de bon sens n’est jamais de trop.

    Fraternellement à toutes et à tous.

    Liès Asfour.




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  • Adel
    29 octobre 2010 at 19 h 49 min - Reply

    @M.J.

    Bonsoir, cher ami,

    Si le tableau est vraiment aussi noir et si les écoles, lycées et universités de notre pays ne sont plus des temples du savoir mais de simples garderies, alors d’où peut venir le salut? Qui formera les élites qui gouverneront le pays demain? Je crains que nous soyons entrés de plain-pied dans une nouvelle ère de colonisabilité et que le peuple algérien appelle de ses vœux une nouvelle colonisation, incapable qu’il est de se prendre en charge…

    Si élèves et enseignants sont atteint par la gangrène, d’où sortiront les esprits éclairés qui remplaceront le pouvoir mafieux des généraux SLE? Pourrons-nous un jour redresser la situation?

    Je sais que c’est triste à dire, mais un peuple sans élites ne peut pas aller bien loin. Cela est encore plus vrai aujourd’hui qu’en 62, car la maîtrise des sciences et des techniques sont les clés de la réussite d’un peuple.




    0
  • Zendagui
    29 octobre 2010 at 20 h 29 min - Reply

    Mon cher Adel,

    C’est si evident:

    « A partir des années 80, nous avons assisté à une remise en question de tous les choix et codes culturels qui s’étaient mis en place dans les années 60-70. Il en a résulté de profondes fractures et une grave crise dont nous ne sommes pas encore sortis »

    Je savais que tu ne pouvais l’occulter. Prends un peu de recul et fais un effort de memoire …… 1971, le charismatique proviseur de l’Emir, tout autant de celui d’Okba et que dire des emblematiques profs d’El Idrissi Avogadro et celui de Math elem…. BenAk, pout te rappeler la boutade, ses deux lycees, ses instituts et la mythique cite U …. que dire de polytech, l’Ìna et autre grandes ecoles ……. Il a fallu une decision inconsideree d’un des vautours du regime qui pour essayer, comme il disait et c’est Mahtar M’Bow qui penalise l’ecole Algerienne. Le Bac n’etant plus reconnu extra-muros. Et quel plaisir de s’attabler a la terrasse du Cercle, voir Maurice et ses prouesses au sortir d’un examen, el moral yatlaa b’l’ascenseur……. Quand celui qui etait  »l’appareil lui-meme » nous balancait des verites que l’on a pu decoder en son temps, on le raillait et pourtant. Le rappel de Lachraf et c’est le hola des tenants de l’identite qui s’elevent ……… La suite c’est la mediocrite qui s’erige en vertu pour aboutir a celui qui se targuait d’avoir tombe la belle Americaine de Pierrot le fou et qui nous avait fait faire le pas fatidique, le pas en avant.

    Bien a toi




    0
  • Afif
    29 octobre 2010 at 22 h 00 min - Reply

    بسم الله الرحمان الرحيم

    @ Adel :

    Quand tu dis ce qui suit : « A partir des années 80, nous avons assisté à une remise en question de tous les choix et codes culturels qui s’étaient mis en place dans les années 60-70. Il en a résulté de profondes fractures et une grave crise dont nous ne sommes pas encore sortis », qu’est-ce que tu entends par « choix et codes culturels ». Peux-tu préciser ? S’agit-il des programmes scolaires, universitaires, changement de langue d’étude ? Quelle était la différence entre les années 70 et 80 dans le domaine culturel ? Il faut préciser pour qu’on arrive à comprendre ton point de vue.

    Cela dit, ce que tout le monde peut constater, c’est qu’il y a une coupure entre les générations, surtout à cause de la langue, la deuxième cause étant l’histoire véritable non transmise aux nouvelles générations.




    0
  • Adel
    29 octobre 2010 at 22 h 29 min - Reply

    @Afif

    Bonsoir,

    C’est quelque chose que j’ai personnellement ressenti, mais que je ne saurais expliquer avec des données objectives. Le changement de langue et de programmes d’enseignement a certainement crée une rupture. Le glissement d’un univers à un autre s’est fait progressivement et de manière imperceptible. Aujourd’hui, ceux de ma génération, qui ont connu les années 50 (enfants), 60 et 70, sentent clairement que sur le plan des codes culturels et du comportement des gens, l’Algérie d’aujourd’hui est très différente de celle des deux premières décennies de l’indépendance. Cette différence fait que le dialogue entre ceux qui ont fait leurs études avant 80 et ceux qui les ont faites après est difficile. Les repères sont différents. C’est, je crois, ce profond changement qui a empêché Boudiaf de comprendre clairement la réalité du pays en 92.




    0
  • hani
    29 octobre 2010 at 22 h 32 min - Reply

    Que reste t il de nos amours? pour reprendre une chanson celèbre.Que reste t il de novembre ,? il reste un gout amer,un gout de sang et de larme, un gout de revolte et de colère.Des combattants de la liberté se sont metamorphosés en oppresseurs aveugles et stupides,des combattants de la liberté qui se sont transformés en pillards insatiables egoistes et indifferents à la souffrance du peuple qu’ils ont pourtant libéres .Des combattants de la liberté qui ont pillés les richesses du pays qu ils ont libérés ,tués leurs propres frères uniquement par amour du pouvoir ,accaparés , appropriés et dénaturés les valeurs que la revolution leur a inculqué.Un oppresseur etranger a été chassé ,un autre » fraternel » et plus sournois, l ‘a remplacé.Pour le petit peuple rien n a changé, l’ indépendance n’ a profité qu ‘a ceux qui utilisent la violence et la ruse.Le faible, le petit peuple ,lui, n’ a pas l impression que l ‘algerie est independante .Que reste t il de novembre 54 ? Un drapeau…….

    ============================
    Non, mon cher compatriote, ce ne sont pas les combattants de la liberté qui se sont métamorphosés en oppresseurs. Ce sont les imposteurs planqués et drapés d’une fausse légitimité révolutionnaire qui ont pris la place des colons. Mais l’Histoire reste implacable. Les nouveaux combattants de la liberté de la génération de l’indépendance confisquée chasseront ces imposteurs In Cha Allah. C’est une question de temps et de volonté sincère. Rien n’est perdu. Les enfants de ce peuple qui a mis dehors la 4e puissance de l’époque soutenue par le NATO, saurons mettre dehors ces imposteurs.
    Amicalement.
    Salah-Eddine




    0
  • M.J.
    29 octobre 2010 at 23 h 49 min - Reply

    @ Wahid.

    Bienvenue à LQA. J’allais dire bienvenue parmi les fous, puis je me suis rappelé que dans mon enfance, c’est comme cela que les pros-coloniaux, les harkis, traitaient les moudjahidine. Finalement nous ne sommes pas si fous que cela et si nos parents avec quelques carabines ont déclenché une révolution qui a libéré le pays nous pourrons avec les moyens de notre époque tenter la chance et si nous ne réussissions pas d’autres après nous le feront. Je l’ai dit, je ne prend pas de gants, je ne réfléchis pas beaucoup avant d’écrire, je poste le plus souvent sans relire et je m’aperçois de mes bourdes après, c’est que je suis impatient, comme beaucoup de mes compatriotes.

    Prompt rétablissement et bienvenue encore une fois parmi nous.




    0
  • M.J.
    30 octobre 2010 at 0 h 24 min - Reply

    @ Adel.

    Les plus belles fleurs poussent sur du fumier mon cher Adel, dit on.

    Bien que le descritif de l’université donne le tournis, il arrive que certains étudiants amoureux du labeur et de la science se distinguent du lot. Malheureusement à ce moment un autre danger les guette : Les chasseurs de tetes qui sous couverts de séminaires et autres simagrées testent les cadres de l’Algérie et expatrient les meilleurs en leur offrant monts et merveilles, ce que malheureusement ils ne peuvent trouver sur place.

    La fuite des cerveaux est le corrolaire d’une université dévaluée et accentue l’ampleur des dégats. C’est une véritable hémorragie.

    Je suis réellement désolé de saper le moral de mes compatriotes par mon discours, mais je le crois réaliste et la réalité mérite d’être décrite..

    Je me rappelle du frère d’un ami qui est Docteur vétérinaire qui disposait d’une clinique en Belgique dans les années 1980 et qui était rentré au pays avec son épouse belge pour participer au développement de son propre et plein choix. On lui donne la chaire de sciences vétérinaires de Constantine pour un salaire de misère et il accepte par patriotisme. Mais au bout de six mois il déguerpit et rentre en Belgique car il y dispose de plus de moyens pour soigner les vaches que ses confrères n’en disposent pour soigner les humains ici, à plus forte raison lorsqu’il s’agit du secteur vétérinaire.
    C’est dire que même les cadres qui sont à l’extérieur et qui peuvent aidier le pays ne sont pas tentés de rentrer.

    L’université, comme le reste des administrations, n’échappe pas au phénomène de réseautique que j’ai décrit dans un autre post et qui fait qu’elle ne peut plus avancer.

    Toutes les administrations sont gangrénées et depuis longtemps.

    Pour l’anectode et pour donner un exemple du fonctionnement de nos administrations, je travaillais dans une ville à l’Est de Constantine dans les années 1980 et je logeais chez le privé. Comme les gens de l’intérieur n’aiment pas habiter les appartements, il y en avait beaucoup qui étaient vacants. Je suis allé voir le maire qui n’a trouvé aucune objection et qui a commencé à remplir une décision d’attribution au crayon pour la remettre à la frappe m’a t il expliqué. Au moment ou sur sa demande, je lui déclare que je suis né à Alger, il me demande si mes origines sont de sa ville, devant mon honnête dénégation, il détruit mes rêves et le document en question. Pas d’ici pas de logement.

    C’est ça notre administration, c’est ça notre université. Tu fais partie de la famille tu as tous les droits et sinon rien, nada, niet, oualou.




    0
  • M.J.
    30 octobre 2010 at 1 h 55 min - Reply

    Appel au peuple algérien
    Texte intégral du premier appel adressé par
    le Secrétariat général du Front de libération nationale
    au peuple algérien
    le 1er Novembre 1954

    PEUPLE ALGÉRIEN,

    MILITANTS DE LA CAUSE NATIONALE,

    A vous qui êtes appelés à nous juger (le premier d’une façon générale, les seconds tout particulièrement), notre souci en diffusant la présente proclamation est de vous éclairer sur les raisons profondes qui nous ont poussés à agir en vous exposant notre programme, le sens de notre action, le bien-fondé de nos vues dont le but demeure l’indépendance nationale dans le cadre nord-africain. Notre désir aussi est de vous éviter la confusion que pourraient entretenir l’impérialisme et ses agents administratifs et autres politicailleurs véreux.

    Nous considérons avant tout qu’après des décades de lutte, le mouvement national a atteint sa phase de réalisation. En effet, le but d’un mouvement révolutionnaire étant de créer toutes les conditions d’une action libératrice, nous estimons que, sous ses aspects internes, le peuple est uni derrière le mot d’ordre d’indépendance et d’action et, sous les aspects extérieurs, le climat de détente est favorable pour le règlement des problèmes mineurs, dont le nôtre, avec surtout l’appui diplomatique de nos frères arabo-musulmans. Les événements du Maroc et de Tunisie sont à ce sujet significatifs et marquent profondément le processus de la lutte de libération de l’Afrique du Nord. A noter dans ce domaine que nous avons depuis fort longtemps été les précurseurs de l’unité dans l’action, malheureusement jamais réalisée entre les trois pays.

    Aujourd’hui, les uns et les autres sont engagés résolument dans cette voie, et nous, relégués à l’arrière, nous subissons le sort de ceux qui sont dépassés. C’est ainsi que notre mouvement national, terrassé par des années d’immobilisme et de routine, mal orienté, privé du soutien indispensable de l’opinion populaire, dépassé par les événements, se désagrège progressivement à la grande satisfaction du colonialisme qui croit avoir remporté la plus grande victoire de sa lutte contre l’avant-garde algérienne.

    L’HEURE EST GRAVE !

    Devant cette situation qui risque de devenir irréparable, une équipe de jeunes responsables et militants conscients, ralliant autour d’elle la majorités des éléments encore sains et décidés, a jugé le moment venu de sortir le mouvement national de l’impasse où l’ont acculé les luttes de personnes et d’influence, pour le lancer aux côtés des frères marocains et tunisiens dans la véritable lutte révolutionnaire.

    Nous tenons à cet effet à préciser que nous sommes indépendants des deux clans qui se disputent le pouvoir. Plaçant l’intérêt national au-dessus de toutes les considérations mesquines et erronées de personnes et prestige, conformément aux principes révolutionnaires, notre action est dirigée uniquement contre le colonialisme, seul ennemi et aveugle, qui s’est toujours refusé à accorder la moindre liberté par des moyens de lutte pacifique.

    Ce sont là, nous pensons, des raisons suffisantes qui font que notre mouvement de rénovation se présente sous l’étiquette de FRONT DE LIBÉRATION NATIONALE, se dégageant ainsi de toutes les compromissions possibles et offrant la possibilité à tous les patriotes algériens de toutes les couches sociales, de tous les partis et mouvements purement algériens, de s’intégrer dans la lutte de libération sans aucune autre considération.

    Pour préciser, nous retraçons ci-après, les grandes lignes de notre programme politique :

    BUT : L’Indépendance nationale par :

    1) La restauration de l’Etat algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques.

    2) Le respect de toutes les libertés fondamentales sans distinction de races et de confessions.

    OBJECTIFS INTÉRIEURS:

    1) Assainissement politique par la remise du mouvement national révolutionnaire dans sa véritable voie et par l’anéantissement de tous les vestiges de corruption et de réformisme, cause de notre régression actuelle.

    2) Rassemblement et organisation de toutes les énergies saines du peuple algérien pour la liquidation du système colonial.

    OBJECTIFS EXTÉRIEURS:

    – Internationalisation du problème algérien.

    – Réalisation de l’Unité nord-africaine dans le cadre naturel arabo-musulman.

    – Dans le cadre de la charte des Nations Unies, affirmation de notre sympathie à l’égard de toutes nations qui appuieraient notre action libératrice.

    MOYENS DE LUTTE :

    Conformément aux principes révolutionnaires et compte tenu des situations intérieure et extérieure, la continuation de la lutte par tous les moyens jusqu’à la réalisation de notre but.

    Pour parvenir à ces fins, le Front de libération nationale aura deux tâches essentielles à mener de front et simultanément : une action intérieure tant sur le plan politique que sur le plan de l’action propre, et une action extérieure en vue de faire du problème algérien une réalité pour le monde entier avec l’appui de tous nos alliés naturels.

    C’est là une tâche écrasante qui nécessite la mobilisation de toutes les énergies et toutes les ressources nationales. Il est vrai, la lutte sera longue mais l’issue est certaine.

    En dernier lieu, afin d’éviter les fausses interprétations et les faux-fuyants, pour prouver notre désir de paix, limiter les pertes en vies humains et les effusions de sang, nous avançons une plate-forme honorable de discussion aux autorités françaises si ces dernières sont animées de bonne foi et reconnaissent une fois pour toutes aux peuples qu’elles subjuguent le droit de disposer d’eux-mêmes.

    1) La reconnaissance de la nationalité algérienne par une déclaration officielle abrogeant les édits, décrets et lois faisant de l’Algérie une terre française en déni de l’histoire, de la géographie, de la langue, de la religion et des mœurs du peuple algérien.

    2) l’ouverture des négociations avec les porte-parole autorisés du peuple algérien sur les bases de la reconnaissance de la souveraineté algérienne, une et indivisible.

    3) La création d’un climat de confiance par la libération de tous les détenus politiques, la levée de toutes les mesures d’exception et l’arrêt de toute poursuite contre les forces combattantes.

    EN CONTREPARTIE :

    1) Les intérêts français, culturels et économiques, honnêtement acquis, seront respectés ainsi que les personnes et les familles.

    2) Tous les français désirant rester en Algérie auront le choix entre leur nationalité et seront de ce fait considérés comme étrangers vis-à-vis des lois en vigueur ou opteront pour la nationalité algérienne et, dans ce cas, seront considérés comme tels en droits et en devoirs.

    3) Les liens entre la France et l’Algérie seront définis et feront l’objet d’un accord entre les deux puissances sur la base de l’égalité et du respect de chacun.

    Algérien ! nous t’invitons à méditer notre charte ci-dessus. Ton devoir est de t’y associer pour sauver notre pays et lui rendre sa liberté ; le Front de libération nationale est ton front, sa victoire est la tienne.

    Quant à nous, résolus à poursuivre la lutte, sûrs de tes sentiments anti-impérialistes, nous donnons le meilleur de nous-mêmes à la patrie.

    1er Novembre 1954

    Le Secrétariat national




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  • papousse
    30 octobre 2010 at 6 h 47 min - Reply

    Avant de dire au peuple de sortir dans la rue pour manifester contre ce régime, il faut que l’appel de la désobéissance civil soit dirigé tout d’abord et exclusivement envers les forces de sécurité toutes confondues pour ne pas intervenir dans la marche du siècle…si elle aurait lieu et si on la voudrait réellement réussie et surtout pacifique !
    Parce qu’il ne faut jamais l’oublier : ce groupuscule de personnes de l’ombre, ce cabinet noir dictatorial est en réalité protégé « localement » par les enfants du peuple. Rappelez vous ce qui c’est passé en Roumanie avec Ceausescu juste sur le plan de la sécurité, aucune garde n’est infaillible, excepté la miraculeuse, celle de Dieu !




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  • M.J/
    30 octobre 2010 at 7 h 35 min - Reply

    Le Christianisme à produit les croisades qui se sont alternées comme des vagues sur l’empire musulman jusqu’a ce que le dernier empire, l’empire Ottoman soit terrassé, ses terres partagées entre les puissances occidentales au nom de la Chrétienneté et là ou une civilisation qui a rayonné sur le monde existait, il ne fut laissé que désolation et ruines et les cultures des musulmans furent investies d’idées subversives basées sur les notions ethniques interdites par cette religion et inconnues avant le colonialisme et que ce dernier a exacerbées dans le cadre de sa politique de division. La civilisation occidentale d’essence soi disant chrétienne, ne connait que la violence envers l’autre. Car si Jésus (qssl) dit de tendre l’autre joue, d’après la bible écrite plus de trois siècles après le départ de Jésus, cette civilisation ne l’entend pas de cette oreille.

    La création des Etats nations non viables fût une autre étape du démembrement de la civilisation musulmane.

    Mettons les vérités dans leur contexte. Cette civilisation à été à l’origine de grandes découvertes dans tous les domaines et c’est grace à elle que l’optique, la gravitation, la médecine, l’algèbre, les algorithmes et beaucoup de secteurs scientifiques ont connu un bond considérable quand l’occident chrétien végétait dans la barbarie et l’inculture. Grace à la religion musulmane, notre civilisation dont nous ne pouvons qu’etre fiers, à produit des savants de renommée, et les fruits qu’elle a laissé sont toujours visibles à l’heure actuelle. Sans son apport, l’occident chrétien ne serait pas ce qu’il est. Il est le fruit de cette civilisation, elle même fruit de l’Islam, de la révélation Mohammadienne.

    Les sionistes juifs ont colonisé la Palestine sous prétexte du mythe qu’elle leur appartient et qu’ils y étaient il y a deux mille ans. Faux. Les juifs de Palestine ne l’ont pas quittée ils y sont restés ou sont devenus musulmans. Etre juif peut se concevoir en tant que religion ou en tant que race. A l’évidence les falashas d’Ethiopie n’appartiennent pas à la race juive, même s’ils sont juifs de religion. Les juifs d’Eyrope sont Européens de race, et juifs de religion. L’amalgame n’est que politique et vise à éccréditer le mythe.

    Les sionistes Chrétiens tentent la même approche mais nuancée. Ils étaient en Afrique du nord avant l’Islam et donc elle leur appartient. Faux également. Les Chrétiens d’Afrique du nord se sont convertis à l’Islam et quand la France à mis les pieds à Sidi Fredj tous les Algériens étaient musulmans. L’Algérie, terre musulmane, n’a jamais cessé de l’Etre depuis l’arrivée des premiers mourabitine, et l’est toujours à l’heure actuelle.

    Les judéo Chrétiens, dans leur approche sioniste de la religion, confondent sciemment entre les concepts.

    Ils mènent une guerre ouverte contre les pays de l’Islam par tous les moyens, médiatiques, militaires, subversifs et autres car l’Islam est le dernier rempart contre l’hégémonie mondialiste comme l’explique Pierre Hilard.Voir vidéo sur youtube (sur google pierre hilard l’Islam dernier rempart).

    La justice voudrait qu’une société ne soit pas contrainte à abandonner ses acquis pour satisfaire une petite minorité meme si l’égalité entre tous ses membres doit etre la règle. Omar Ibn Al Khattab en marchant dans la ville a trouvé un vieux juif faisant l’aumone, il dit « vous lui aves pris sa jeunesse et maintenant vous l’abandonnez » et il ordonna qu’on lui verse une pension du trésor public musulman (beit mel el mouslimine) qui est une invention musulmane alors que les chrétiens n’avaient que la cassette du roi qui était son bien propre.

    L’Islam est le ciment de ce pays depuis son avènement et je ne pense pas qu’il pourrait etre question pour les algériens de retourner à l’ère préislamique.

    L’appel du premier novembre qu’on veut remettre en cause, pour des raisons obscures, stipule bien dans le premier de ses buts que « La restauration de l’Etat algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques ».La souveraineté à presque disparu, la démocratie n’a jamais vu le jour, l’Etat social est remis en cause, et les principes islamiques, dernier but mais en fait but principal, sont en voie d’être remis en cause.

    A bon entendeur salut.




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  • Zineb Azouz
    30 octobre 2010 at 14 h 07 min - Reply

    Cher compatriote @Liès Asfour,

    Je viens de lire ton prolixe texte qui mérite comme à l’accoutumée beaucoup d’attention.

    Tu as le mérité d’avoir soulevé courageusement beaucoup de questions, comme « A qui a profité le premier Novembre et donc l’indépendance ? »

    La dessus, je te dirais que nous connaissons tous la réponse, l’indépendance a profité aux traîtres et aux bandits qui ont très vite compris qu’il ne fallait surtout pas manquer de respects aux trusts, aux lobbies et aux multinationales qui ont toujours su tirer les meilleurs profits des colonies.
    Moyennant bien sûr une rétribution non négligeable à ces cerbères en post et surtout une impunité sans limite, nos pouvoirs avaient toutes les chances de s’éterniser.

    Et je reviens avec insistance pour rappeler qu’il ne faut surtout pas incriminer les luttes et les véritables combattants sous prétexte que des voyous, des traîtres et des reliques de colons parlent au nom du 1er Novembre.

    Les phénomènes de causalité ne sont jamais unidimensionnels, ce qui a amené ces usurpateurs au pouvoir vient de loin et le premier Novembre n’a été pour eux qu’une halte, au mieux une aubaine.

    Mais le parallèle, le rapprochement et les affinités que tu décris entre de Gaulle, le FLN des planqués et même Abde Nacer est à mon avis UNE PISTE CLÉ.
    Très vite on voit que Ferhat Abbas ne pouvait avoir sa place parmi cette coalition méconnue, et chacun pour ses viles raisons, ni l’Egypte ni De Gaulle ni le FLN définitivement corrompu et frelaté ne pouvaient tolérer d’authentiques nationalistes, Abbas ou d’autres d’ailleurs .

    L’OAS apparaît, malgré ses crimes et son racisme légendaire, comme « victime » d’un complot qui dépassait et ses colons arrogants et le digne peuple des indigènes musulmans qui n’en finissait pas de verser son sang.

    « JE SOUHAITE SINCÈREMENT UN DÉBAT SUR CETTE QUESTION »

    Quant à la société Algérienne dont ses origines, a mon sens remontent beaucoup loin qu’à l’ère chrétienne, vous le savez très bien cher @Liès, chacun à sa façon a essayé de découper dans notre histoire le morceau qui convenait le mieux à ses plans.

    Le plus important doit se faire aujourd’hui et ne peut malheureusement se concevoir sans le libre choix du citoyen éclairé, le libre choix ne consiste pas à aller à un référendum pour dire dire « oui ou non nous sommes musulmans, amazigh ou les deux à la fois ».

    Le libre choix n’a de sens que si le pays est doté d’une justice équitable et indépendante, d’une élite nationaliste et engagée, de représentants élus, pas à la hâte, mais sereinement sur un programme et sur une éthique.

    Vous verrez à quel point l’Algérien peut surprendre, cet Algérien dont les ancêtres aux religions multiples et variées, ont accueilli la foi Chrétienne dans sa phase clandestine et au prix de grands sacrifices, ont sauvé les juifs des flammes de l’inquisition, cet Algérien que la foi des autres n’a jamais ni effrayé ni ébranlé, a toujours pris position pour les faibles et les opprimés (y compris quand on a accueilli le chiisme alors pourchassé en orient).

    Pourtant ce même ALgérien lorsque la donne a changé, que le colonialisme a transformé ses mosquées en étables et envoyé ses orphelins sonner les matines, TROP PEU DE ceux qu’il côtoyait et honorait parfois pendant des siècles sont venus à son secours.

    La réconciliation est salutaire, mais plus belle encore est la vérité, une vérité, qui rassurez vous cher compatriote Liès, est l’orpheline de plus d’un bord.

    Sincèrement,
    ZA




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  • Liès
    30 octobre 2010 at 16 h 58 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    Je viens de lire le post de ma chère compatriote @ Zineb Azouz, et je ne pouvais m’empêcher de poster le mien que voici, sans la saluer pour son courage et sa DROITURE INTELLECTUELLE.

    Quand, l’Algérie aura-t-elle une femme pour chef d’État?

    Une femme sait ce qu’est l’affection pour ses enfants. Rien que pour ça, on est assuré d’avoir une société équilibrée, pacifique et intelligemment prévoyante.

    Je vous salue chère madame. Sachant par ailleurs, avoir pris un gros risque par rapport au caractère MACHO auquel s’est rendue notre société, pour les raisons connues, qu’il est inutile d’évoquer.

    Fraternellement à toutes et à tous.

    Liès Asfour.




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  • Mohamed Mehdi
    30 octobre 2010 at 19 h 46 min - Reply

    C’est trop facile, Mme, de nommer seulement Bouteflika et se contenter de « djemaâtou » pour désigner le reste de ceux qui ont coulé ce pays. Ils ont des noms eux aussi, et la plupart ont été à l’origine de la venue de Bouteflika et ont une grande part dans l’état de déliquescence de l’Etat !




    0
  • Nourredine BELMOUHOUB
    31 octobre 2010 at 16 h 23 min - Reply

    @ Mourad (4éme intervenant)
    Vous dites – je cite- « Actuellement les algériens ne pensent qu’a mangé et mangé bien, quitte à voler, agresser ou faire pire… ». Non Ya si Mourad, En Algérie il s’y trouvent deux catégories d’Algériens, ceux qui ont à cœur l’Algérie, et les sans cœur. Si Vous l’ignorez, je Vous apprends qu’en Algérie et ailleurs, ils s’y trouvent des femmes et des hommes qui ont décidé de vivre debout, le front haut. Des gens qui rappellent sans fléchir aux gens et aux choses, qu’ils refusent toute compromission. Des gens qui ne sont ni à vendre, ni à louer ni sponsorisables. Et si l’Algérie (méme si écorchée, je l’admet) elle est encore debout, et c’est grâce à leurs sacrifices, leur courage, à leur persévérance et à leur esprit de sacrifice pour ce merveilleux pays et son peuple. Une armée d’hommes et de femmes qui mangent oui, mais pour vivre, contrairement à ceux qui vivent pour manger. Des soldats de l’ombre qui sont la Digue ou finira par se briser l’élan maléfique du torrent que constitue le système pourri qui empoisonne l’existence des algériennes et des algériens qui se respectent.

    @ Djamel Eddine U Vous souhaitez : Inchallah bientot un WikiLeaks made in Algeria.
    Mais nous l’avons notre WikiLeaks, et Vous y étes, c’est le : http://www.lequotidienalgerie.org avec l’avantage d’un site moralement correct, ouvert à toutes et à tous, et avec en dernièreminute le merveilleux cadeau que constitue la TV du 19 Mars… alors déballons, déballons, déballons, avec modération et correction.

    @ Zehira Houfani Berfas : Vous questionnez :
    Quel type de haine, de vengeance, peut motiver ce sadisme incroyable contre les siens?
    Chère Concitoyenne, politesse et galanterie oblige je dois commencer d’abord par Vous demander de trouver ici la marque sincère de mes hommages, quant à la question que vous posiez, voici ma modeste réponse :
    « A Titre de Porte parole du Comité de Défense des Internés des Camps du Sud, je ne cesse de m’interroger, pour connaitre les véritables raisons de l’exclusion de ceux qui m’ont investi de leur confiance, et chargé de leurs souffrances, de la Charte dite de réconciliation nationale. Je le demande à nos vénérables et respectables ainés :  » Est-ce une tradition qui trouve ses racines dans notre guerre de libération ?  » Ce qui se passe aujourd’hui, ce silence, ce déni de droit ne sont-ils pas la continuité de ce qui s’est passé hier durant la Révolution, et au lendemain de « l’indépendance », et de cette haine viscérale qu’avaient certains vis-à-vis d’autres algériens, Ainsi les déportés des camps du désert sont de véritables parias, au point à être poussés à se demander si c’est l’esprit des deux collèges de la nuit coloniale qui ressurgit sous une autre forme de Hogra. Ce serait un triste recommencement de l’histoire, et qu’elle histoire ? Alors qu’un grand nombre des victimes de notre déportation est composé de fils de Valeureux Chouhada, d’authentiques moudjahidines, et de dignes fils de ces derniers. Triste recommencement d’une histoire ou, ceux qui ont dans la longue et sanglante nuit coloniale payé le prix fort, sont ceux qui ont fait les frais de la première violence qui a suivi l’arrêt du processus électoral démocratique. Frais qu’a connu l’Algérie contemporaine dans une sale guerre, qui en vérité n’est pas notre guerre. (La suite est longue et douloureuse, je préfère donc de m’arreter ici.
    Mes Salutations.
    Nourredine BELMOUHOUB
    Défenseur Libre des Droits de l’Homme.




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  • Zehira Houfani
    31 octobre 2010 at 23 h 29 min - Reply

    @ lies asfour, Je voulais vous répondre, mais la réponse fort pertinente de notre sœur Zineb couvre mes remarques, notamment quand elle : « Et je reviens avec insistance pour rappeler qu’il ne faut surtout pas incriminer les luttes et les véritables combattants sous prétexte que des voyous, des traîtres et des reliques de colons parlent au nom du 1er Novembre. » Merci Zineb.

    J’ajouterai que personnellement, je me réfère à la valeur historique et symbolique autant en ce qui concerne la révolution que l’indépendance. Je considère que nous devons les préserver en tant que peuple. Cela n’empêche pas des débats autour des questions que vous soulevez en rapport avec ces repères historiques. L’autre question pertinente concerne le président Boumédiène et la facilité avec laquelle nous le chargeons de tout le mal qui frappe à l’Algérie. Cela aussi mérite qu’on s’y attarde au moment opportun.

    @ Nourredine BELMOUHOUB

    Avant tout je suis, cher concitoyen, sachez que je suis solidaire de votre lutte pour recouvrer les droits des citoyens algériens qui ont subi l’arbitraire et l’injustice des camps du Sud. Ma question traduit surtout mon refus de ce constat que tout un chacun fait sur la haine qui semble inhérente au comportement algérien. Et dont certains assimilent à un héritage (pour ne pas dire à gêne!) en droite ligne des tiraillements et déchirements de nos aînés durant la révolution. On oublie cependant, que chaque contexte génère sa propre contingence de facteurs qui influent sur le comportement. L’adversité du contexte de la révolution algérienne qui a permis l’éclosion de comportements négatifs parmi ses membres, n’a aucune justification aujourd’hui.

    Et cette déliquescence générale ou « le triste recommencement de l’histoire » comme vous dites et dont vous êtes victimes, n’est imputable qu’à notre lâcheté collective actuelle. Entre nous et la dignité d’un État de droit, il n’y a ni armée étrangère capable de nous écraser à l’insu du monde, ni la grande misère de nos aînés, ni l’ignorance des droits qui sont les nôtres et que nous regardons piétiner par l’infamie et l’arrogance.




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  • Liès
    1 novembre 2010 at 18 h 59 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    @ Zéhira Houfani Berfas.
    Bonjour chère madame.

    Vous dites dans votre réponse à mon post sur le 1er novembre ceci, je vous cite:  »@ lies asfour, Je voulais vous répondre, mais la réponse fort pertinente de notre sœur Zineb couvre mes remarques, notamment quand elle : « Et je reviens avec insistance pour rappeler qu’il ne faut surtout pas incriminer les luttes et les véritables combattants sous prétexte que des voyous, des traîtres et des reliques de colons parlent au nom du 1er Novembre. » Merci Zineb. »

    Permettez-moi de vous avouer, que j’ai essayé de comprendre votre message, mais il est demeuré hors de ma portée.

    Voulez-vous me le rendre accessible, s’il vous plait?

    Car ce que j’ai compris moi, du passage de notre compatriote @ Zineb Azouz que vous avez cité, est tout simplement sa volonté de souligner à tout le monde, sans s’adresser en particulier à moi, la nécessité de séparer le bon grain de l’ivraie, de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain, et donc de faire preuve d’assez de droiture intellectuelle et de discernement afin de ne pas offenser injustement des hommes et dévaluer des combats, dans la foulé de notre combat contre la traitrise, la félonie et l’iniquité de certains imposteurs et planqués.

    De toute façon, et n’en voyez dans ce qui va suivre aucune interpellation ou reproche, je le dis aux fins utile puisque l’occasion est l à, que notre règle de conduite a toujours été, et à tous égards, de nous éloigner de l’insulte et des déclarations qui divisent, et de nous approcher autant qu’il nous soit possible de la bienséance et des déclarations qui rassemblent et qui produisent la paix.

    Que la réconciliation entre tous les algérien(nes), malgré la différence de leurs bords politiques et de leurs croyances religieuses, et en dépit des erreurs qu’ils ont eu à commettre et des accidents de l’Histoire, a toujours été mon CRÉDO.

    Que j’ai toujours été pour le pardon des fautes reconnues sincèrement par leurs auteurs et la volonté de ceux-ci à se convertir en hommes de bien.

    Je ne suis pas de ceux qui se substituent à Dieu, le Clément à la miséricorde infinie, et pour tout vous dire, pour faire bref même si le lien avec la question n’est pas visible, je suis contre la peine de mort, définitivement.

    Et à ce titre, je ne suis ni pour ce que fait l’occident (notamment les États-Unis), ni pour ce que fait l’Orient (notamment l’Arabie Saoudite, l’Irak et l’Iran).

    Ma philosophie: C’est tout faire et prendre les moyens appropriés pour neutraliser celui qui fait le mal, s’il se convertit en homme de bien tant mieux pour tous, sinon sa propre forfaiture finira par le rattraper et le faire chuter, et l à je me garderai d’abréger sa vie ou de l’humilier d’une quelconque façon.

    Car si on combat pour le Droit et la Justice, et que lorsque on est au pouvoir on se comporte de la même manière que ceux qu’on avait combattu, ou est la différence entre eux et nous et ou est le changement dans la manière de pratiquer cette justice et de gérer comme il convient aux hommes de bien de gérer les affaires de la cité?

    Notre sagesse populaire à la source de laquelle, on a tout intérêt à nous abreuver, dit:  »Elli Tag Ya’af » qui signifie à mon avis ceci: Celui qui peut tuer et humilier doit aussi pardonner et se garder d’humilier.

    C’est de cette manière que nous avons été éduqué, c’est aussi cette manière qui nous maintient dans l’indigence matérielle, c’est cette manière qui nous rend minoritaire sans amis ni appuis, mais c’est aussi l à, toute notre dignité, notre paix et notre sérénité.

    Nous ne craignons ni la mort, car nous avons confiance en Celui vers qui nous allons et avec quel bilan nous allons nous présenter devant sa Justice.

    Nous n’avons, non plus, pas honte de notre condition car ce monde de vanité et de supercherie et du paraitre, qui fait courir beaucoup pour leur perte au demeurant, ne nous tente pas.

    Nous sommes immunisés grâce à Dieu, contre les plus subtiles tromperies et les séductions les mieux élaborées.

    Merci chère et honorable madame d’avoir aisément compris que ma réponse que voici, ne vous est pas destinée exclusivement.

    Comme je l’ai précisé au début, c’est juste que je n’ai pas compris le sens de votre message.

    En conclusion, je vous remercie de m’avoir donné l’occasion de rappeler quelques une de nos valeurs ancestrales par lesquelles nous vivons, et par lesquelles, à défaut de vaincre dans ce bas monde, nous gagnerons au moins le salut de nos âmes, ce qui n’est pas rien.

    Avec mes salutations fraternelles et profondément respectueuses.

    Bon courage à toutes et à tous.

    Liès Asfour.




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  • Zehira Houfani Berfas
    1 novembre 2010 at 21 h 14 min - Reply

    @lies Asfour
    Cher monsieur, il n’y avait absolument rien de négatif dans mon post. J’ai toujours lu avec intérêt vos textes, justement pour les valeurs humanistes qu’ils véhiculent et qui sont les miennes aussi. Concernant le passage, j’ai trouvé qu’il pouvait traduire mon avis sur le fait que nos héros et nos symboles historiques doivent être préservés, et ce, même si des usurpateurs ont détourné le fruit de leur combat. Oui, il faut séparer le bon grain de l’ivraie, encore faut-il se donner les moyens de réussir, autrement dit opérer le changement politique qui s’impose et qui ouvrira les portes closes de notre histoire.
    Fraternellement.




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  • s.lam
    3 novembre 2010 at 18 h 43 min - Reply

    Chers camarades intervenants sur ce site qui est devenu par la force des choses le lieu où nous nous reservons tout un chacun des espaces de liberté d’expression et de journalisme citoyen,une question me taraude l’esprit, c’est pensez-vous qu’il y aurait un jour naissance d’un nouveau premier Novembre pour nous débarasser de cette vermine qui nous gouverne et nous fait souffrir quotidiennement? Pour ma part, la réponse est quasiment impossible car nos populations actuelles ont été tellement bastonnées, humiliées, mises en prison pour un oui ou un non,qu’elles se trouvent aujourd’hui mortifiées , complétement à l’arret!Elles ne sont pas pretes à réagir dans une cohésion apropriée pour mener à terme une action susceptible de les libérer de toutes les contraintes qui les étouffent.Loin de moi un esprit pessimiste, mais hélas je suis tenu de regarder la réalité d’aujourd’hui.Il n’y a qu’à voir la participation de nos populations à des formations politiques d’idéologie démocratique, elle est quasi nulle malheureusement!!! Je note sans me tromper que la majorité de nos populations qui s’intéressent à la politique, préférent se diriger vers les formations de l’Alliance Présidentielle qui ont beaucoup de choses à leur proposer!

    ====================================
    C’est exactement ce que pensait une partie de nos « élites » en 54. « Mettre dehors la France? Mais ils sont fous ces hafianines qui ont pris le maquis »! disait un homme politique de l’époque. Deux années plus tard, il rejoindra ces hafianines et deviendra un responsable politique au sein du GPRA. Par respect à sa mémoire, je ne déclinerais pas son nom. Ne plongeons pas dans le fatalisme et le défaitisme, mon cher Smaïl. Une poignée d’abeilles……………………..
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • slam
    4 novembre 2010 at 11 h 50 min - Reply

    A mon camarade, et ami le Dr Salah-Eddine SIDHOUM

    Très cher camarade,connaissant ton engagement politique,ton amour indéfectible à ta patrie, je comprends fortement ta réaction légitime,empreinte de ton militantisme infatigable,à mon commentaire ci-dessus! Je sais parfaitement que tu es homme de principes qui réagit avec beaucoup de ferveur à la question des droits de la personne humaine à disposer de ses libertés individuelles. Je sais que tu ne peux t’en défaire si facilement et que tu refuse la génuflexion uniquement devant Dieu ,le seul Grand Juge,mais si je suis arrivé à la réflexion qui est mienne et que j’ai défini dans mon intervention, ce n’est nullement par pessimisme, mais seulement parceque j’ai jugé que les générations d’avant 1954 sont totalement différentes de celles d’aujourd’hui!Les donnes ont changées si bien que notre jeunesse ne pense pas patriotisme et qu’elle ne cherche que vivre sa vie sans s’inquiter au demeurant de l’environnement dans lequel elle évolue.Il y a également cette maudite devise qui est devenue un sport national,et qui est celle du légendaire DJEHA qui nous a enseigné la formule de  » pourvu que je ne sois pas touché » ( TAKHTI RASSI ).
    Les populations sincérement engagées se comptent par quelques poignées seulement malheureusement.
    La question est de savoir comment rassembler,sensibiliser tout ce beau monde et le rallier à une lutte pour la démocratie dans notre pays.
    Camarade,Dr SIDHOUM, la chose n’est pas si simple que ça et tu le sais trés bien.
    Mais tout compte fait,je pense pour ma part que les héros sont ceux qui persistent dans leurs luttes.Ceux-la, s’ils meurent ,ils auront accompli leur devoir.




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  • Med Tahar
    4 novembre 2010 at 15 h 06 min - Reply

    @Slam :
    « …Les donnes ont changées si bien que notre jeunesse ne pense pas patriotisme et qu’elle ne cherche que vivre sa vie sans s’inquiter au demeurant de l’environnement dans lequel elle évolue… »
    Je ne peut être d’accord avec cette sentence. Notre jeunesse manque de communication et de sensiblisation, et comme l’a si bien dit le chahid L. Ben M’hidi : »Mettez la révolution dans la rue et vous la verrez reprise et portée par douze millions d’hommes. » Ce qui veut dire aujourd’hui ouvrez la télévision au débat contradictoire et vous verrez toute cette mafia quittez le bateau Algerie.




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  • slam
    4 novembre 2010 at 17 h 31 min - Reply

    Camarade Mohamed Tahar, je voudrais juste te signaler que les générations d’aujourd’hui sont quasiment incapables de ramasser la révolution lorsque cette derniére serait jetée dans la rue pour l’expression du grand moudjahid Larbi Ben Mhidi.Notre jeunesse actuelle est tout à fait différente de celle de novembre 1954.Elle est beaucoup plus intéressée par les exploits footbaalistiques et autres que par la reflexion autour de moyens susceptibles de changer leur vie dans le bon sens! Le jeune de maintenant ne s’intéresse pas à la politique et là je parle en connaissance de causes camarade Mohamed Tahar.Personnellement, dans mon travail de sensibilisation sur des sujets qui intérressent la nation, j’ai eu à rencontrer beaucoup de jeunes ,meme universitaires totalement désinterressés par la question.
    Je prends le risque de te décevoir en tedisant que notre jeunesse, en générale, ne présente aucune aptitude à la lutte pour un changement , pour une raison simple : le systéme l’a gangrénée par les effets de la corruption et du gain facile.
    Pardon de te le dire, il fallait que je le fasse pas par pessimisme mais juste suite à des constats répétitifs que j’ai eu à faire dans mes différents déplacements à travers le territoire national.
    Inutile de te dire que de mon coté, il m’arrive d’etre un moment déçu par le comportement de nos jeunes, mais que je n’abdique jamais.




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  • slam
    4 novembre 2010 at 20 h 38 min - Reply

    Quelques fois , nous sommes tellement déçus par des comportements de laisser-aller mais, après mure réflexion et méditation, on finit par reprendre du poil de la bête. A mon age je n’ai plus le droit d’abdiquer face à une situation de décrépitude des droits de la personne humaine.
    Les déceptions, pour une personne qui en a trop vu durant sa vie de militant, ne comptent plus et ne nous fait point reculer.
    Il n’est pas question d’abandonner mon baton de pélerin!




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  • slam
    5 novembre 2010 at 19 h 31 min - Reply

    Lorsque je relis à tete reposée le texte et l’analyse de notre ami Lyes Asfour, je me pose des tas de questions inhérentes au parcours de notre révolution,notre indépendance,le comportement de nos chefs d’état en commençant par Ben Bella et surtout Boumediéne qui avait commis tant d’erreurs politiques que le pays n’arrive plus à se relever à la date d’aujourd’hui.
    L’analyse trés pertinente de notre camarade Lyes nous démontre par A + B , toutes les péripéties du régne de Boumediéne jusqu’à sa mort programmée en raison de son revirement politique: nous savons qu’il commencé à initier la voie vers une démocratie et un pluralisme politique.
    La charte Nationale qu’il avait soumise au peuple pour un débat voire des amendements milite et présageait à l’époque un début d’ouverture démocratique.Ce qui prouve que Boumediéne avait peut-etre voulu rectifier son tir mais il fut évidemment trop tard pour lui car il avait été vite repéré par ceux qui s’étaient entendus auparavent à se partager les richesses naturelles de notre pays .
    Oui, je pense pour ma part que Boumediéne ne fut pas un fin politicien et n’était pas suffisamment armé de hardiesse pour se débarasser de l’Egypte de Nasser et de ses acolytes qui voulaient une mainmise sur notre pays.Rappellons-nous du discours de NASSER à la place du FORUM (actuellement Palais du Gouvernement) lorsqu’il annonçait que l’Algérie suffirait à l’Egypte en premier lieu puis à notre pays! Je pense que ce fut le départ d’une véritable perfidie et d’une manipulation de ce pays arabe et peut etre en concertation avec notre colonisateur la France pour nous néocoloniser.
    Des hommes de la trempe de Med KHEMISTI opposant acharné à l’implication de l’Egypte et de l’URSS dans nos affaires, fut assassiné soit disant par un fou en Mars 1963 en pleine avenue Zighout Youcef. Le député de Sétif, Hocine Ait Ahmed, s’était démarqué de cette démarche sournoise et avait proposé la tenue d’une Assemblée Constituante qui devait aboutir au multipartisme qui risquait de mettre en péril les calculs politiciens et abjects de l’équipe de militaires qui avait intronisait Ben Bella l’apolitique facile à supplanter si les circonstances le dictaient.
    En reprenant la lecture du texte de notre ami déjà cité, l’on s’aperçoit que notre pays a été la cible de plusieurs tentatives de déstabilisation et surtout de recolonisation.Ce qui implique que la mémoire de notre million et demi de martyrs a été souillée et leur lutte n’a servi finalement à rien.




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  • Houria
    12 novembre 2010 at 10 h 32 min - Reply

    Salem;
    Je vous demande de soutenir à fond les familes de disparus à l’étranger et dans le pays, plus y aura de monde dans les manifestation et plus le pouvoir aura peur de terroriser la population à ce moment les gens pourront s’exprimer et montrer leurs mécontentements vis à vis de cette politique des voleurs et des criminels de l’imposture depuis 1962.
    salem




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  • Dria
    11 octobre 2015 at 0 h 29 min - Reply

    Toujours d ‘actualité ce bel article de cette brave algérienne , de belles réponses de la part des autres algériens et algériennes sur LQA par le biais de leurs claviers … depuis 2010 la situation n’a pas changé d’un iota , au contraire elle ne fait qu’empirer car malgré tous ses écrits nous continuons de SUBIR et rien ne changera car il faut AGIR. 2010 -2015 , nous faut il un autre mandat pour disserter encore sur la situation …

    AGISSONS , nous pouvons le faire PACIFIQUEMENT , c’est faisable techniquement , vous êtes tous cordialement invité pour ce Dimanche 02 novembre 2015 a la salle des fêtes Algeria




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  • Congrès du Changement Démocratique