Édition du
29 March 2017

Les citoyens dans le désarroi,La crise de lait en sachet persiste

Midi Libre
Vendredi 22 octobre à 23:20

Plusieurs laiteries à travers le territoire national sont en arrêt temporaire de la production faute de disponibilité de la matière première. Dans la wilaya de Bejaia, les responsables de laiteries avouent que leur activité a nettement régressé et que les machines de transformation tournent au ralenti et la moindre quantité fabriquée est vite écoulée.

Le sachet de lait demeure introuvable dans plusieurs wilayas du pays. A Alger, Tizi Ouzou, Jijel, Bejaia ou autres régions la situation est la même, la crise du lait e sachet persiste malgré les promesses de l‘Office national des industries laitières (ONIL) et les instructions du ministre de l‘Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaissa, demandant a l‘ONIL et aux transformateurs de conjuguer leurs efforts et régler le problème dans les jours à venir.

En effet, Lors de sa dernière déclaration sur le sujet, le ministre a indiqué « qu‘il n y a pas de pénurie de lait, mais juste une perturbation dans le réseau de distribution et que ces perturbations ont été causées par la restructuration du système de distribution et par le manque de coordination entre les différents acteurs opérant dans la filière du lait».

Mais entre temps, c‘est le citoyen qui peine à s‘approvisionner de ce produit. Cela dit pour arracher deux sachets de lait, il faut supplier un commerçant ou faire plusieurs épiceries.

Les transformateurs et producteurs de lait imputent la responsabilité à l‘ONIL. Ce dernier parle de « perturbation dans le circuit de distribution qui pose problème et qui ne relève pas de ses compétences. Les deux parties s‘en lavent les mains et les répercussions retombent sur le citoyen.

Plusieurs laiteries à travers le territoire national sont en arrêt temporaire de la production faute de disponibilité de la matière première. Dans la wilaya de Bejaia, les responsables de laiteries avouent que leur activité a nettement régressé et que les machines de transformation tournent au ralenti et la moindre quantité fabriquée est vite écoulée, ils se disent incapables de satisfaire la demande.

Pour le consommateur qui se trouve dans le désarroi total, il souligne un autre problème qui concerne la mauvaise qualité du lait distribué. En effet, le lait distribué d‘une laiterie a Bejaia a un goût et une couleur peu bizarre, même les commerçants le confirment. La situation qui perdure ne semble pas trouver d‘issue.

La confédération des industries et producteurs algériens (CIPA) pointe du doigt l‘ONIL qui selon elle est responsable de cette crise pour ne pas avoir pris toutes les dispositions à temps pour stocker la quantité suffisantes et respecter les quotas dans l‘approvisionnement des laiteries. En voulant donner un coup de pouce aux transformateurs, le ministre ajouta que : « toutes les laiteries ne travaillant qu‘avec du lait cru verront augmenter la prime d‘intérêt de 4 a 7,5 DA ».

Ainsi, la production annuelle de lait a dépassé les 2,5 milliards de litres mais seulement 15% ont été collectés et transformés dans les laiteries. La pénurie de lait existe réellement et risque encore de perdurer pour les semaines à venir à travers toutes les wilayas du pays et le simple consommateur n‘est pas prêt à sortir de cette crise imprévisible qui le frappe de plein fouet.

Mustapha Laouer


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2 Commentaires sur cet article

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  • slimane.A
    24 octobre 2010 at 0 h 18 min - Reply

    l’état est un parent avare..mechhahh..mzayar; et en même temps gros gaspilleurs en futilité.
    une façon d’agir : que l’etat remet la liberte totale au peuple, d’une facon democratique et transparente, reglementer et coordonnee..comme cela se passe en Europe; ainsi il affichera les prix de vente des matieres premieres selon leur vraie valeurs qui existent sur les marchee mondiaux(comme cela se passe au Maroc, en Tunisie).
    Les gens,les autorités et autres industriels; vont vivre en situation réelle du marcher, de la valeur des choses. Obligatoirement, les algériens se mettront a travailler et ainsi produire leur propres laits, leur propres consommations; mais tout cela restera tributaire d’une vraie et réelle ouverture de tous les champs , aux compétences
    nationales.L’assistance de l’état est très négatif pour l’esprit de créativité, de travail avec rigueur,  » »’l’assistance de l’état est un mal acquis du socialisme, il faut l’éradiquer » »; ce ne sera pas si mauvais, au contraire, car l’état pourra toujours aider les familles a faibles revenus.
    Malheureusement,si cela n’arrange pas les intérêts des uns ou des autres, alors on assiste impuissamment a la démolition d’un peuple, d’un état, par sa propre richesses, simple exemple pour messieurs les décideurs,qu’ils sachent que les bœufs viennent avant la charrue…donc comment dépenser des milliards de dollars pour la gigantesque autoroute EST-OUEST,pour le Métro, et Tramways alors que la production industrielle locale est nettement négatif, le tourisme est au zero ??? pour transporter quoi et/ou livrer quoi …au pire vous pouviez comme même moderniser les ports d’Alger, Oran, Annaba, puisque pauvre Algérie est un immense dortoirs, avec des millions de tubes digestifs a remplir, a couvrir, a dorlotée, cela vous arrangent.
    La seule chose qui marche en Algérie, c’est le terrorisme et les terroristes, il y ‘en a a gogo, puisque le hachiche & cie fassent bien leur travail.




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  • algerie_jamaistroptard
    24 octobre 2010 at 3 h 31 min - Reply

    SI L’ALGÉRIE AVAIT UN GOUVERNEMENT AVEC UN MINIMUM DE SAVOIR FAIRE, DEPUIS LONGTEMPS LES SUBVENTIONS DEVAIENT DIRECTEMENT ÊTRE DONNER AUX PRODUCTEURS DE LAITS NATIONAUX ET NON PAS AUX IMPORTATEURS DE LAITS.
    Ainsi, au fils du temps, l’état installera une concurrence loyale entre producteurs, ce qui les obligerai a travailler fort et a moderniser leurs productions, et ainsi ils finiront par subvenir aux besoins nationaux en lait.




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  • Congrès du Changement Démocratique