Édition du
22 July 2017

Le «harki du système» et la croisade contre l’Iran


Le Soir d’Algérie

26 octobre 2010

Par Lahouari Addi
Dans une interview publiée le 18 octobre 2010 par Le Quotidien d’Oran, Sid Ahmed Ghozali a assumé son geste de condamnation de la présence du président iranien au siège de l’Onu. Il avait personnellement écrit au maire de New York pour lui demander de refouler Ahmadinejad à son arrivée à New York.
Qu’un ancien Premier ministre algérien s’associe à la croisade de l’Occident contre l’Iran sous prétexte que le régime iranien n’est pas démocratique est pour le moins surprenant. Compte tenu du déficit démocratique de nombreux pays arabes, Ghozali risque d’écrire à tous les maires des capitales occidentales de ne pas recevoir des chefs d’Etat arabes en visite officielle.
L’incohérence du «harki du système»
Les journalistes K. Sélim et K. Daoud du Quotidien d’Oran ont relevé l’incohérence et l’absurdité d’une telle démarche en faisant remarquer qu’il n’y a pas qu’en Iran où les droits de l’Homme sont violés. L’Égypte, l’Arabie saoudite et même l’Algérie sont souvent citées dans des rapports d’ONG de droits de l’Homme sans que Ghozali ne s’en indigne outre mesure. Le dernier rapport de Reporters sans frontières place les pays arabes parmi les derniers dans le monde en matière de liberté d’expression. L’Algérie occupe la position peu enviable de 133e sur 178 pays. A cette objection, l’intéressé répond que le pouvoir iranien a tué 30 000 opposants. C’est exact et cela s’est passé durant une période de violence au début des années 1980. Sid Ahmed Ghozali oublie que le conflit en Algérie des années 1990 a fait 200 000 morts pour une population deux fois moindre. Il peut encore arguer que les terroristes islamistes ont tué une partie de ces 200 000 personnes, mais peut-il chiffrer le nombre de celles tuées par les services de sécurité ? Le plus grave, c’est qu’il porte une responsabilité personnelle devant l’histoire puisqu’il a, en tant que chef formel de l’exécutif, annulé les élections de décembre 1991, annulation qui a provoqué la tragédie nationale qui a ruiné le pays. Qu’il le veuille ou non, Ghozali a été le chef du gouvernement qui a fait avorter la transition démocratique commencée après Octobre 1988 au prix de dizaine de milliers de morts. Quand on porte une telle responsabilité, la moindre des choses, c’est de se faire oublier et ne pas verser des larmes de crocodile sur les victimes d’Iran ou d’ailleurs. En janvier 1992, il n’a même pas eu la dignité de démissionner comme Chadli Bendjedid qui, pourtant, n’a pas étudié comme lui à l’Ecole polytechnique de Lausanne. Aujourd’hui, pour se déculpabiliser, il affirme qu’il a été «le harki du système» et qu’il n’a fait qu’obéir à «l’armée politique». Il ne se rend pas compte que sa responsabilité est pleine et entière. Car cette «armée politique» avait besoin de perspectives, de projet, d’orientations qu’il a été incapable de lui fournir. Le coup d’Etat de janvier 1992 n’est pas une fatalité et il aurait pu être évité en amont et en aval des élections. Machiavel disait qu’un homme politique doit avoir la fortuna (l’opportunité) et la virtu (les capacités). Ghozali a rencontré la première et il ne l’a pas exploitée parce qu’il n’a pas la deuxième. Il a été de tous les gouvernements depuis l’indépendance, ayant occupé les postes les plus prestigieux de l’Etat sans avoir eu la capacité de s’affirmer autour de ses collaborateurs ou d’avoir un crédit ou une base sociale dans le pays. Aujourd’hui, il rue dans les brancards et donne des coups à l’ancien employeur dès lors qu’il a été écarté. A quoi pouvait s’attendre l’employeur qui a toujours prisé les civils apolitiques, incompétents et sans convictions ? La leçon sera-t-elle retenue pour opérer une véritable rupture ? L’expression «harki du système » est lourde de sens et confirme ce que le discours politique officiel a toujours nié : l’existence d’une bipolarité au sommet de l’Etat où cohabitent un pouvoir formel (président et gouvernement) qui n’a pas l’autorité politique pour diriger le pays et un pouvoir réel (ce que S.A.G. appelle «l’armée politique»), source de légitimité, en contradiction avec la constitution et en décalage avec les institutions. C’est là qu’il faut chercher la cause profonde de la crise politique qui empêche l’Etat et les institutions d’être représentatifs et de véhiculer les demandes sociales de la population. Mais Sid-Ahmed Ghozali n’apporte pas sa contribution pour sortir de la crise, ni pour dépasser cette contradiction héritée du mouvement national. Il exprime un dépit, une insatisfaction de quelqu’un qui estime avoir été écarté injustement et qui se venge en divulguant «un secret». On n’est pas dans la politique, on est plutôt dans l’incohérence et les contradictions d’un serviteur zélé apolitique d’un ordre politique anachronique qui n’a pas compris les ressorts de la conflictualité mondiale, alors qu’il a été ministre des Affaires étrangères et ambassadeur.
Les enjeux de la croisade occidentale contre l’Iran
Sid-Ahmed Ghozali n’est pas un homme politique et il l’a encore montré en envoyant cette lettre au maire de New York qui l’a aussitôt mise à la corbeille. Cette lettre n’est pas une erreur, c’est une faute lourde de la part d’un ancien responsable algérien, compte tenu de la nature du conflit qui oppose l’Iran à l’Occident. La croisade contre l’Iran n’a pas pour enjeu les droits de l’Homme mais le rapport de force entre Israël et les Palestiniens. Il faut consulter les médias occidentaux pour s’apercevoir comment l’opinion publique est conditionnée en présentant l’Iran comme un régime du Moyen-Âge, comme si les alliés saoudien et égyptien étaient des modèles de démocratie. Le nucléaire iranien est devenu l’obsession de l’Occident qui s’identifie à la droite israélienne. Au lieu de faire pression sur l’Etat hébreu pour conclure la paix avec les Palestiniens, l’Occident désigne l’Iran comme l’ennemi irréductible qui menace la sécurité de la région. Mais l’enjeu véritable n’est pas la sécurité d’Israël puisque l’Iran n’osera jamais attaquer Israël avec une arme nucléaire sachant que les représailles seront telles que des millions d’Iraniens périraient et que le régime disparaîtrait. Et les Iraniens savent aussi qu’une telle attaque nucléaire de leur part frapperait aussi durement les Palestiniens et porterait des dommages irrémédiables à la Jordanie, la Syrie et l’Égypte. L’exiguïté de la région et l’absence de profondeur stratégique interdisent l’emploi du nucléaire en cas de conflit. Ce qui n’exclut pas que la possession de l’arme atomique modifie les rapports de force et donne à la diplomatie des tons plus agressifs. Comment alors expliquer l’hostilité, pour ne pas dire plus, de l’Occident à l’endroit de l’Iran ? Ce que l’Occident ne pardonne pas à ce pays, c’est d’avoir remplacé l’Égypte de Nasser, dans son opposition à Israël. Au moment où l’Occident a mis à genoux le nationalisme arabe, certes seulement verbalement révolutionnaire, au moment où Sadate signait le traité de la honte avec Israël en contrepartie de quelques millions de dollars, Khomeini prend le pouvoir à Téhéran, rompt les relations diplomatiques avec Israël, invite Yasser Arafat et proclame son désir de libérer Jérusalem. L’Iran des ayatollahs venait de ruiner le rêve d’une installation irréversible d’Israël dans la région. Dans les années 1950, Nasser était assimilé à Hitler et était accusé de vouloir perpétrer un génocide contre les survivants des camps d’extermination nazis. Le même discours est aujourd’hui mobilisé contre Ahmadinejad présenté comme antisémite alors que le Parlement iranien est le seul dans le monde musulman où siègent deux députés iraniens de confession juive. L’Occident soutient et défend Israël pour deux raisons. La première est liée à la mauvaise conscience de son passé anti-sémite qui a mené droit aux crimes contre l’humanité perpétrés par l’Allemagne nazie contre des millions de juifs européens. L’innommable injustice contre ces derniers a été réparée en 1948 par l’injustice contre les Palestiniens qui payent pour des crimes qu’ils n’ont pas commis. La deuxième raison est que la création d’Israël est la contrepartie de la décolonisation du monde arabe. Il ne faut pas oublier que les droites occidentales n’ont accepté la décolonisation que du bout des lèvres. Le discours irréel sur les aspects positifs de la colonisation, traduit en lois votées en 2005 au Parlement français, en est une illustration. Israël est la continuité du fantasme colonial que les droites occidentales n’ont pas abandonné, et il est faux de croire que le conflit du Moyen-Orient est dû au supposé antisémitisme des musulmans. Ce conflit est plutôt l’expression d’un différend et d’un lourd contentieux entre les droites occidentales et les peuples des anciennes colonies. L’armée israélienne utilise contre les Palestiniens des avions et des chars payés par les contribuables américains et européens, ce qui indique le degré d’implication de l’Occident dans ce conflit. En dehors des Palestiniens, les musulmans vivent l’occupation de la Palestine comme une colonisation symbolique. Comme l’a fait remarquer Pierre Vidal-Naquet, Israël est un Etat colonial créé quand a commencé la décolonisation. Par conséquent, le conflit israélo-palestinien oppose l’Occident aux peuples du Tiers- Monde, et c’est ce qu’ont compris de nombreux dirigeants d’Amérique latine qui apportent leur soutien aux Palestiniens et aux Iraniens.
Le nucléaire iranien bouleverse la géopolitique de la région
La campagne contre l’Iran, à laquelle s’est associé l’homme au papillon, a pour objectif de maintenir la supériorité géopolitique d’Israël dans la région, supériorité remise en cause par la volonté de l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire. Cette dernière gêne Israël sur le plan démographique et militaire, deux éléments vitaux pour son existence. A l’exception de Hiroshima et Nagasaki, l’arme nucléaire n’a jamais été utilisée et il est probable qu’elle ne le sera pas, et c’est tant mieux. Les pertes humaines sont toujours à déplorer, y compris celles de civils israéliens. Il n’empêche que la bombe atomique installe un climat de terreur parmi les populations, ce qui dissuaderait de nombreux juifs d’Europe et d’Amérique à venir s’installer sur les terres des Palestiniens et poussera peut-être ceux déjà installés à repartir vers leurs pays d’origine. Compte tenu de la croissance démographique desdits Arabes israéliens et des Palestiniens des Territoires, l’avenir d’Israël comme Etat exclusivement juif serait compromis. Il risque de s’éteindre démographiquement. L’autre raison pour laquelle Israël n’accepte pas le nucléaire iranien est que son armée ne servira plus à rien dans une situation de «guerre improbable, paix impossible» pour reprendre la formule de Raymond Aron utilisée dans le cadre de la guerre froide entre les États-Unis et l’URSS. L’arme nucléaire a empêché la troisième guerre mondiale, ce qui a amoindri le facteur militaire dans la géopolitique mondiale. Or, Israël assure sa survie en faisant une guerre aux Palestiniens et à ses voisins tous les dix ans. Lui enlever l’usage de la guerre classique, c’est donner un avantage politique à ses adversaires qui profiteront de la couverture diplomatique du nucléaire iranien pour lui imposer des compromis qui atténueront le caractère juif de l’Etat israélien et qui l’amèneront à accepter le scénario sud-africain, ce qui est un cauchemar pour les sionistes extrémistes et racistes soutenus par les droites occidentales qui tiennent encore à leur fantasme colonial anachronique. Par conséquent, la croisade contre l’Iran menée par Washington, Paris, Londres et Berlin n’a pas pour enjeu les droits de l’Homme en Iran, ni la sécurité d’Israël. Elle a pour finalité la supériorité de ce pays dont les gouvernants continuent de nier aux Palestiniens le droit à un Etat. Quand un ancien Premier ministre algérien s’associe à cette croisade, cela signifie que le personnel politique algérien a renoncé aux valeurs de Novembre 54, qu’il s’allie aux nostalgiques de l’Algérie française et ne croit plus à la solidarité avec les peuples opprimés. Autrement, comment expliquer qu’il n’y a pas eu de réaction officielle ni du pouvoir ni de ses partis.
L. A.


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48 Commentaires sur cet article

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  • Ali El Akel
    26 octobre 2010 at 9 h 06 min - Reply

    Merci encore Mr Addi pour cet éclairage qui cette fois ci s’étend sur toute notre géopolitique région.
    Il reste néanmoins un point qui de mon avis n’a pas était abordé, a savoir les motivations de Mr papillon à faire ce cinéma anti Iranien.
    Je pense que ce « mépriseur » des « guachis » est anime par les même motivations que celles DES Moubaraks quant ils ont érigé le mur de la honte en plaine campagne de présélection des présidentiables. Mr Papillon cherche par cette idée (Oh qu’ils sont géniales nos ministres et premier ministres !) d’avoir les appuis politiques (USA, Europe), médiatique (les media pro-Israël) et peut être aussi financiers au regard des prochaines élections présidentiels. Le Monsieur part peut être de l’hypothèse que Bouteflika et Toufik serraient partants d’où sa dance du ventre aux « éléments sincères des services




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    26 octobre 2010 at 10 h 08 min - Reply

    Assalam;

    La présentation du Pr. Lhouari Addi, demeurera toujours aussi claire, didactique, et surtout, elle permet aux Algériens, qui n’ont pas été « délavés » par la culture coloniale et ses relents impérialo-sionistes, devenus de mode, pour les « intellectuels de service », de s’identifier au contraire, avec le combat mené un certain 1 Novembre 1954, pour la dignité, puis repris par le mouvement des « non alignés », à l’ombre de la guerre froide, qui remplaçait la confrontation armée classique, du fait de la possession par les uns et les autres blocs, du déterrent nucléaire.
    Que notre ex chef du gouvernement, qui n’a semble-t-il pas pris conscience de sa responsabilité totale, dans l’envoi à Oued Namous, et Reggane, de milliers d’Algériens, pour y être contaminés par la radioactivité, par ceux-là, même qu’il servait si docilement et si obséquieusement, m’amène à observer que l’ex élève « non gréviste », de l’Ecole des ponts et chaussées de Paris, et non, de Polytechnique de Lausanne, comme l’a écrit L’houari Addi, est non seulement apolitique, mais un doux rêveur, au mieux, ou un Dracula des temps modernes, au pire, pour quelqu’un qui connait les méfaits de la radioactivité et qui connait la demi vie, (half time) du plutonium, rendant quasi éternels ses effets sur le vivant.
    A moins que…. les « amis » n’aient conclu un contrat secret d’armement ou d’aide aux ex caporaux, pour leur donner la couverture médiatique, nécessaire à la réussite de leur coup d’État, en contrepartie, de mesures scientifiques pour connaître les effets, dus au temps, sur les « non être » que sont les « islamistes » présumés, car ne l’oublions pas, B. Attali, le conseiller « spécial de Mitterand », l’homme qui fut ministre de l’intérieur en 1954, marchandait ses commentaires sur le coup d’État, d’autant plus qu’aux premières loges, lors de la préparation du dit coup d’État, un certain général Rando, squattait les bureaux de la défense, chez son ami Nezzar, et ceux de l’intérieur, chez son pote Larbi Belkheïr… peut-être pas pour être seulement informé, mais plutôt pour « ordonner » et veiller à ce que ses ordres fussent bel et bien exécutés, pour rassurer Mitterrand, qui avait peur d’une montée des islamistes dans une Algérie, à « six mois de la possession de l’arme nucléaire », et détentrice de vecteurs balistiques, pour atteindre Marseille, à 800 km », foi de Mitterrand, suite à un article du « Gardian », de Londres !

    Le chef du gouvernement d’alors, n’était nul autre que SAG, or, la responsabilité des « crimes contre l’humanité », ne s’éteignent pas avec la destitution, le renvoi, d’un harki du système, qui n’a pas su parler ou convaincre ses commettants.

    SAG, en a-t-il conscience ? Il faut l’espérer et faire une quête pour lui trouver un bon avocat, comme Si Mozrag, pour l’enfoncer, ou comme les avocats de Milosevic, pour lui épargner et différer le verdict du TPI, dès lors qu’un Miloud Brahimi, pourrait préférer, lui aussi se débiner, pour ne pas se rappeler au souvenir de ceux qu’il agressait quand sur les plateaux de télévision de l’Hexagone, pour soutenir que les « généraux sauvaient la démocratie », en Algérie.




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  • elmoubarek
    26 octobre 2010 at 10 h 44 min - Reply

    Barak allah fik un homme libre ne penser autrement.




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  • liberté
    26 octobre 2010 at 11 h 59 min - Reply

    Cher Professeur,

    Vous etes le seul homme politique en Algérie à avoir mis à nu le régime algérien depuis 1962 par vos écrits sur le MALG,DRS,MINISTRES,CHEFS DE PARTIS. La classe politique algérienne est complétement discréditée exception faite au FFS et au FIS aile politique.
    Toutes mes félicitations Professeur Addi pour votre honneteté intellectuelle.




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  • Larbi Anti-DRS
    26 octobre 2010 at 12 h 08 min - Reply

    Votre analyse a le mérite d’être directe, succincte et limpide mais elle est trop complique’ pour le pouvoir réel, le cabinet noir (ANP/DRS). Lui, le pouvoir réel, il est a l’image de ses hommes et femmes : des exécutants docile et illettrés, des tueurs. Les esclaves des hommes du cabinet noir, eux, malgré leurs soi-disant diplômes, ils sont comme ils se reconnaissent eux-mêmes : des Harki (des traitres a leurs pays et peuples).




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  • Alilou
    26 octobre 2010 at 12 h 20 min - Reply

    Une analyse tres interessante.

    Personnellement je n’accorde aucun credit a aucun membre issue du serail, ni agissant pour ce dernier. Quand a Sir Butterfly, il aurait mieux fait de se taire, car come dit le proverbe, le silence est d’or…
    Concernant notre gouv de guignoles, a mon humble avis, ils n’ont aucun poids a l’echelle de la diplomatie internationale, une sorte de pet dans l’eau. Vaut mieux etre un mort qu’on cite qu’un vivant qu’on ignore…

    En ce qui concerne l’IRAN, it’s too late pour l’occident de faire quoi que ce soit, la loco iranienne est en vitesse de croisiere et que les aboiements d’israel, ne serviraient a rien, aucune action militaire ne pourrait etre entreprise contre cet etat.

    Pour notre nation, derniere des classes, a moins d’un sursaut patriotique, on ne fera que continuer a glisser vers les abysses.
    heureusement qu’on va creuver tous… Ma yebka fil’oued ghir h’djarou. Ya saadou ya fa’ale el khir…




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  • Noor
    26 octobre 2010 at 12 h 40 min - Reply

    @Addi Lahouari

    Il fallait relever cette lourde faute politique de Mr «papillon », dénoncer cette abjecte ingérence dans les affaires intérieures iraniennes, souligner sa soumission canine aux puissances du moment, sûres d’elles-mêmes et dominatrices.

    C’est fait et c’est tant mieux.

    Notre élite intellectuelle n’est donc pas corrompue et défaitiste comme on voudrait nous le faire croire. Vous venez, par votre contribution que beaucoup d’entre nous apprécieront à sa juste valeur, nous réconcilier quelque peu avec nous-mêmes.

    Je dois néanmoins vous faire remarquer que, contrairement à ce que vous avancez, je vous cite :

    « par la volonté de l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire »,

    l’Iran, aussi bien par la bouche de sa plus haute autorité morale ainsi que par l’ensemble de sa classe politique, affirme haut et fort que l’option du nucléaire militaire est contraire aux valeurs et principes islamiques qui l’animent. Pour peu que nous n’adhérions pas tels des moutons de Panurge à la curée mondialiste, reconnaissons à ce grand pays qui n’a envahi aucun pays, sa détermination de ne se consacrer qu’à une légitime et vitale stratégie de défense de son territoire encerclé par la plus gigantesque et menaçante armada de tous les temps.

    Quant au « papillon » de SAG, peut-on lui reprocher de ne pouvoir s’empêcher de papillonner , de tourner telle une girouette au gré du vent , de flirter avec les puissants, de s’adonner au vagabondage politique au gré de ses seuls intérêts ?!

    Son parcours politique nous dévoile un personnage opportuniste très coloré : de « socialiste à l’algérienne », il trouve son compte personnel en cédant sans états d’âmes aux sirènes de « l’infitah » et aux « lendemains heureux » de l’économie de marché. De la « démocratie populaire », le voilà métamorphosé en « démocrate-libéral » et, comble du déshonneur pour ce compagnon de route de Boumediene, se fait le chantre zélé et obséquieux de l’Atlantisme le plus néoconservateur des mondialistes de « l’ axe du Bien » qui placent les « réfractaires » à leur ordre nouveau, « au rang inférieur à l’homme et supérieur à celui du singe parce qu’ils ont la figure de l’homme et un discernement au dessus du singe » ( citation empruntée à Maïmonide et les Nègres ) !

    Peut-être, qu’avec le réveil de la Chine, notre hilarant papillon de SAG trouvera t-il là, un charme irrésistible à l’Empire du milieu et à sa civilisation raffinée ?

    Cordialement.




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  • tacili
    26 octobre 2010 at 13 h 25 min - Reply

    Bonjour.

    Sid Ahmed Ghozali souffre de solitude.Il ne s’est jamais poser la question : Y a t-il une vie après le pouvoir? Il se trouve tellement seul qu’il s’est découvert une dimension internationale en écrivant au Maire de New York. Sa lettre n’a certainement pas passé le secrétariat.

    En se disant « Harki » du système il n’avait pas tord l’homme au papillon, les pro-fafa sont toujours au pouvoir et pour moi il est un vrai harki, loin de tout symbolisme. Il veut même offrir ses talents de harki au capitalisme corporatiste mondial. Il veut être Harki international en se positionnant contre l’Iran pour des prétendues croyances démocratiques qui n’ont pas brillé un certain Janvier 1990.

    Une fin dramatique…




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  • Le sociologue Lahouaria Addi répond à Sid Ahmed Ghozali : Le «harki du système» et la croisade contre l’Iran | Algerie-Focus.COM
    26 octobre 2010 at 14 h 25 min - Reply

    […] L. A. LQA […]




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  • Fliou
    26 octobre 2010 at 14 h 53 min - Reply

    Mr. Ghozali parle de tout et tous. l’Iran, Saddam, Palestine… Tout cela n’intéresse pas le citoyen Lambda que je suis. Vous étiez au cœur du système que vous fustigez maintenant, alors svp dites nous quelques vérités simples que vous connaissez bien, par exemple: qui a tué Mr. Boudiaf ? et ne me dites pas que vous ne le savez pas, car si je me souviens bien, vous étiez très lié au système à ce moment là. Vous étiez le premier à visionner une certaine cassette concernant cet assassinat au niveau de l’ENTV. Si vous voulez vous repentir et vous distancier de ce système, une seule échappatoire : dites la vérité, TOUTE la vérité, rien que la vérité. Sinon, on se souviendra de vous comme d’un Harki qui a servi d’autres Harkis. Faut le faire comme dirait l’autre….

    Fliou




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  • Khaled
    26 octobre 2010 at 15 h 27 min - Reply

    Ce que je relève est que le camp des Dafistes s’est mue en Neo-Dafistes en s’intégrant a l’axe du Mal (Juifs/Sionistes/Nouveaux Chrétiens).

    Mon maître M. Bennabi avait déjà prédit un antagonisme binominale entre deux axes civilisationelles….L’axe Moscou-Wahignton et l’axe Jakarta-Rabat.

    SAG n’est qu’un pion sur un échiquier.




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  • Said Salombi
    26 octobre 2010 at 15 h 40 min - Reply

    Tu as raison Tacili. C’est la solitude de qlq qui est tombé de haut. Je vais raconter une anecdote qui appuiera ton argument. Il y a qlq années je partais en bateau vers l’Espagne. Dans le bateau il y avait SAG. Je peux témoigner d’une scène particulièrement pathétique le concernant : à l’heure du diner, il est descendu à l’entrée du restaurant ou il y avait une queue d’une vingtaine de personnes. Il allait au bout de la queue puis revenait sur ses pas plusieurs fois, fumant fiévreusement sa cigarette et scrutant les visages sans gène apparente. Il ne voulait visiblement pas aller manger, mais voulait visiblement voir si quelqu’un le reconnaissait.

    Je pense que presque tout le monde l’a reconnu mais personne ne voulait lui adresser la parole. Au bout de quelques minutes assez lourdes, un monsieur d’un certain âge noua avec lui une conversation. Une scène qui résume toute une vie.

    Ya hasraten 3ala al 3ibad !

    Said




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  • nomade
    26 octobre 2010 at 17 h 18 min - Reply

    D’un leader du front du refus a un pays a la solde d’israël.
    il n y a pas que SAG qui veut se prostituer pour les sionistes.beaucoup de candidats sont en chaleur et sont en attente de la première opportunité pour mettre en pratique leurs compétences de vendus.

    Le premier acte de croisade , le premier pas s’est déroulé lors de la fameuse poignée de main avec le sioniste ehud barak, le coup d’envoi de la croisade ,puis les voyages de khalida la culture en israel , puis les rencontres secrètes des militaires et hommes d’affaires algériens avec les sionistes.
    Mr papillon a vu que tous les feux sont au vert ,en tant que khobziste, il tente son harkisme direction le sionisme international.
    Et dire que tu te mettais autour de la même table que boumedienne lors des conseils des ministres.
    Du vivant de boumedienne ,Toi , boutef, toufik et les autres portaient les masques socialistes et nationalistes aujourd’hui vous êtes tous capitalistes et serviteurs des intérêts sionistes.
    Les caméléons et les harkis adoptent la couleur du moment




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  • at yenni
    26 octobre 2010 at 17 h 23 min - Reply

    Je rends hommage au Pr Lahouari Addi d’avoir pris sur son temps précieux pour répondre aux propos frelatés de SAG qui nous apprends, quel scooop !, qu’il existait une « armée politique » dans notre cher pays.

    J’aurai aimé qu’on enterre son interview comme on a enterré le personnage dont l’Histoire ne se souvient que de son nœud-papillon tant il n’a jamais produit la moindre idée politique comestible..




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  • Afif
    26 octobre 2010 at 19 h 42 min - Reply

    بسم الله الرحمان الرحيم

    @ Khaled :

    Tu me surprends par ta sortie suivante : »antagonisme binominale entre deux axes civilisationelles….L’axe Moscou-Wahignton et l’axe Jakarta-Rabat. » Le seul antagonisme naturel qui existe depuis la nuit des temps, ce sont les forces de la justice et celles de l’injustice, forces qui se trouvent,toutes les deux, dans tous les pays. Exemple connu : nous étions plus proches, nous algériens lors de la guerre de libération, de la juive Michèle Halimi que du musulman Bachaga Boualem. Je peux te citer des exemples plus récents, tu les connais parfaitement.

    En ce qui concerne SAG, il a vraiment déconné sur l’Iran, même s’il n’a aucune sympathie pour ce régime. Il y a d’autres moyens de soutenir les forces démocratiques iraniennes. En tout état de cause, même l’opposition iranienne soutient le programme nucléaire qui est à usage civil, il y a lieu de le préciser.

    ================
    Il s’agit je crois de Gisèle Halimi et non de Michèle.
    La Rédaction LQA




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  • Le sociologue Lahouari Addi répond à Sid Ahmed Ghozali : Le «harki du système» et la croisade contre l’Iran : Algérie
    26 octobre 2010 at 19 h 49 min - Reply

    […] L. A. LQA […]




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  • IKER
    26 octobre 2010 at 20 h 20 min - Reply

    La supérpuissance voyou ,autant de guerrres autant de délits autant de non sens au nom de la de la démocratie réduite de plus en plus au sondage.
    Le joli paradoxe pour l’oncle sam c’est la TURQUIE qui glisse tranquillement pour s’extriper de l’axe usa- turquie-israel.
    quand à l’ignoble bureuacrate de service à la place de l’or il récolte la poisse.




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  • Amrouche
    26 octobre 2010 at 20 h 35 min - Reply

    Mr. Addi a très bien expliqué ce que cherche les occidentaux par cette croisade contre l’iran. Par contre, ce qu’il n’a pas dit, c’est ce que cherche réellement l’Iran en voulant se présenter comme celui qui va reconquérir Jerusalem et laver l’affront des musulmans si affront il y a. La cause palestienne lui sert uniquement comme vecteur de mobilisation pour détourner le peuple iranien de ses problèmes de tous les jours et affaiblir l’opposition. L’Iran utilise la cause palestienne au même titre que tous les régimes arabo-islamiques y compris l’algérie et ses partis islamo-baathistes. Comment Mr. Addi peut-il nous faire croire que les régimes arabo-islamistes qui oppriment leurs propres peuples et surtout leurs minorités peuvent-t-ils aider les palestiens par solidarité avec les peuples opprimés ?
    à croire Mr. Addi, ce qui se dit en Iran et sur les pays arabo-islamiques ne repose sur aucune vérité, mais c’est uniquement une compagne de desinformation?
    L’interview de SAG a effectivement montré l’incompétence et surtout la petitesse d’un homme qui a occupé de très hautes responsabilités et malheureusement il sont nombreux en algérie. Par contre, je partage son avis en ce qui concerne le rôle joué par SADDAM et le rôle qu’est en train de jouer AHMADINEDJAD. La détention de l’arme nucléaire par l’iran ne servira pas les intérêts des peuples qu’ils soient iraniens, palestiniens, israeliens et occidentaux.




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  • Alilou
    26 octobre 2010 at 20 h 54 min - Reply

    A mon avis il n’existe que deux axes, l’axe du bien et celui du mal.

    Pour ceux qui ont fait le choix du bien il suiveront la lumiere, et ceux qui auraient choisi l’axe du mal rejoidront les tenebres.

    Dieu nous a donné ce libre choix.

    Le mal n’existe pas c’est l’absence du bien qui fait que le mal existe comme l’obscurité, elle N,existe pas, c’est l’absence de lumiere qui fait qu’on a de l’obscurité… a chacun son choix.

    On finira un jour ou l’autre par rendre des comptes au….DIVIN, ce jour la le noeux papillon….




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  • lyes
    26 octobre 2010 at 21 h 50 min - Reply

    Bonsoir
    Non monsieur Alilou! Le problème est beaucoup plus complexe que cela! Il faut arrêter avec ce manichéisme. Le monde n’est pas divisé entre le bien et le mal et l’exposé de Monsieur Addi démontre cela avec beaucoup de pertinence. La référence à Dieu ou au « Divin » ….. ou à la religion pour résoudre le problème palestinien est impertinente, car la question palestinienne est embourbée dans des jeux et des intérêts géopolitiques, économiques et coloniaux des pays occidentaux et des pays dits arabes etc. etc. Arrêtons de proposer des réponses simples à des questions complexes et compliquées.
    Respectivement!




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  • Ammisaid
    26 octobre 2010 at 22 h 31 min - Reply

    Les puissants du monde font des guerres pour de l’argent et pour rester puissant. Les idéologies, les alliances, les propagandes, les institutions internationales ( militaires, financières…)…sont au service de ces puissances. Ce n’est pas aussi compliqué que ça ! Le mensonge, la manipulation, la peur…sont utilisés par ces puissances pour justifier telle ou telle guerre, tel ou tel soutien, telle ou telle coalition, telle ou telle
    mission…
    Un pays qui ne soumet pas est soumis par la force et un pays qui est soumis doit être soumis a ses dirigeants qui doivent être soumis a ces puissances, notamment, occidentales.
    Un pays émergeant ou sous développé qui n’a pas de dirigeants élus et aimés par son peuple ne pourra rien faire contre les puissances qui décident du destin économique du monde. Voilà, ce que j’ai compris de l’article du Pr Addi. Pour ce qui est de Mr SAG, il a confirmé, tout ce que nous savions déjà que nous sommes gouvernés par des hommes qui ne se soucient jamais du sort de l’Algérie et de son peuple.
    Fraternellement




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  • politik
    26 octobre 2010 at 22 h 48 min - Reply

    Bonjour,
    Je m’adresse surtout à la rédaction , qui peut nous eclairer sur ce qui s’est vraiment passé à Oum El Bouaghi il ya une semaine ?
    Merci de bien vouloir lancer un débat à ce sujet car je pense vraiment qu’il est de taille.




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  • fateh
    26 octobre 2010 at 23 h 02 min - Reply

    @frere ADDI LAHOUARI…
    Il me semble que cette lettre n’a ete envoyee qu’en ayant l’autorisation du pouvoir reel…C’est peut etre l’apres boutef qui se prepare et c’est peut etre le scenario chadli apres la mort de boukharouba qui se repete…Autrement comment expliquer que mr.Papillon puisse se permettre une aussi tapageuse sortie, sachant tres bien que le president Iranien ne pouvait etre interdit de discour dans le batiment des N.U.

    MERCI




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  • AS
    27 octobre 2010 at 0 h 17 min - Reply

    pas mal mais noeud pap est mandaté pour jouer ce role de role…




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  • yazid
    27 octobre 2010 at 0 h 38 min - Reply

    Le Pr ADDI a critiqué l’interview de SAG en mettant l’accent sur la lettre que ce dernier a adresséé au maire de NY .Il n’ya rien à ajouter sur ce sujet.
    Neanmoins l’ex premier ministre a dit aussi beucoup de choses en se melant les pinceaux certes mais qui sont bonnes à lire . Aussi je propose avec la permission de l’administrateur aux lecteurs du LQA l’integralité de l’interview elle vaut vraiment le detour.
    Bonne lecture

    Sid Ahmed Ghozali au Quotidien d’Oran: Les «harkis du système», l’armée politique et la question iranienne par Kamel Daoud
    Une explication du «Pouvoir», les «Services» et le système et ses «harkis de bonne foi», la démonstration d’un engagement international pour la défense d’un Iran libre comme cause nationale algérienne,des retours brefs sur des épisodes personnels, des analyses sur le «règne Bouteflika», etc.

    L’entretien avec Ghozali est donc allé plus loin que le simple sou-ci d’une mise au point à l’un des éditoriaux du Quotidien d’Oran, évoquant «l’oisiveté dangereuse» des exclus de la vie politique algérienne.

    Le Quotidien d’Oran : Monsieur Ghozali, commençons par cette fameuse lettre que vous avez adressée au maire de New-York pour lui demander de s’opposer à la venue du Président iranien à l’ONU pour assister à la dernière Assemblé générale : de quoi s’agit-il au juste ? Peut-on demander au maire d’une ville d’interdire au Président d’un pays d’accéder au siège de l’ONU, territoire international par excellence ? N’y a-t-il pas plus urgent à faire en Algérie pour un homme comme vous et pourquoi vous ne vous êtes pas élevé contre l’escale de Ahmadinejad à Alger, juste avant ?

    Sid Ahmed Ghozali: J’ai écrit au maire de New York pour lui dire : «Monsieur le Maire, je sais votre attachement aux droits humains. Je sais que le prétendu Président de la République islamique iranienne va venir à l’ONU et que même le Président des Etats-Unis ne pouvait pas l’empêcher d’accéder au siège de l’Organisation et je ne suis pas naïf. Je lui ai dit qu’il faut que vous sachiez, il faut que votre population sache qu’Ahmadinejad et la délégation qui l’accompagne sont les représentants d’un régime coupable de beaucoup de crimes, et par conséquent je vous demande de soutenir les manifestants. Des manifestants iraniens opposants qui étaient au nombre de 20.000 déjà à s’opposer dans les rues. Et j’ai envoyé copie de cette lettre aux cinq plus grandes villes de la France… C’est ce qui fait que je ne m’explique pas la réaction de votre éditorialiste : d’un côté, il dit que j’ai le droit de m’exprimer, et de l’autre, tout de suite après, il me nie ce droit puisqu’il affirme que je joue contre les intérêts nationaux.

    Ce que je trouve choquant cependant, ce n’est pas qu’un diplomate réagisse à mes propos, il est dans son rôle et il pouvait se contenter de préciser que la position exprimée par monsieur Ghozali n’a absolument rien à voir avec la position du gouvernement algérien. Sauf qu’un diplomate n’a pas à juger des positions d’autrui et à dire qu’il s’agit d’un traître aux intérêts nationaux. Ce qui me choque cependant, ce n’est pas l’attaque personnelle. Une longue habitude me permet d’éviter ce genre de piège qui fait oublier le fond du problème. Ce qui me choque mais ne m’étonne pas en même temps, c’est que tout ce qui a été dit à propos de cette lettre montre combien, et ça vous le savez, combien nous sommes désinformés sur ce qui se passe en Iran. Si j’interroge n’importe quel Arabe, n’importe quel Algérien, on aboutit vite à un constat : la problématique qui domine la scène médiatique est qu’il s’agit d’un pays musulman qui veut avoir la bombe atomique et que les pays occidentaux lui refusent ce droit. C’est ça la compréhension que l’on se fait de la problématique iranienne. C’est cependant tout autre chose.

    Q.O.: Mais Monsieur Ghozali, je crois que l’opinion publique a raté un épisode avec l’histoire mystérieuse de ce diplomate que vous êtes le premier à évoquer ? L’essentiel reste cependant la réaction de tous : pourquoi Ghozali réagit au déplacement du Président iranien quand il va à l’ONU, et pas quand il fait escale en Algérie et qu’il est reçu à la Présidence ? Est-ce qu’il est plus facile de réagir quand il s’agit de l’ONU ?

    S.A.G.: Non, il ne s’agit pas de ça exactement : cette lettre n’est que le millième du geste qu’il faut faire. Il ne faut pas prendre cet épisode séparément, car moi je suis dans une autre logique : quand on parle de l’Iran, il faut rappeler que cela fait dix ans que je soutiens l’opposition iranienne. Que je prends des positions fortes et que j’agis. Pas par les armes mais sur le plan diplomatique, celui des tribunaux, etc. Donc ça entre dans un autre cadre que celui de vos commentateurs. C’est le fait de réduire le problème à un commentaire ou à une lettre écrite qui révèle, pour certains, qu’on est totalement hors du sujet. Aussi bien au regard des intérêts nationaux que de notre culture. Beaucoup de gens pensent comme vous : pourquoi Ghozali va s’occuper du problème iranien. Il s’agit là d’une négation et d’un rejet aveugle du fond du problème. Les gens s’étonnent alors que je prends position pour les Occidentaux, contre les Iraniens, alors qu’il s’agit de tout autre chose….

    On ne réagit à la question palestinienne généralement que c’est parce que des «juifs tuent des musulmans» dans la conception que l’on s’en fait. On n’y défend pas l’humain agressé, pas le génocide d’un Etat raciste. On oublie aussi que le régime qui tue le plus de musulmans, c’est le régime iranien et on réduit l’équation à celle d’un Occident qui veut empêcher un pays musulman d’avoir la bombe atomique. J’estime, quant à moi, qu’on n’a pas le droit de garder le silence sur cette question quand on se prétend faire partie de l’élite. Je me souviens que certains me répètent que j’ai été chef de gouvernement dans la période la plus atroce de l’histoire récente. Je réponds non : la période la plus noire est celle où j’ai été ministre des AE. C’était la période de la crise du Golfe.

    C’était là où je me suis senti le plus seul. Comment expliquer à la presse, à l’opinion que Saddam n’est pas un héros des Arabes. Que c’est un dictateur qui a le fantasme de réaliser l’unité arabe par l’épée. Et je dis à Saddam que ce n’était pas possible, que cela ne se fait plus au 20e siècle. Et je me souviens qu’il s’étonnait que l’Algérie condamne l’invasion du Koweït alors que je lui répondais qu’il ne connaissait pas l’Algérie et que c’était dans notre culture de refuser les colonisations, pour nous et pour les autres. Je me souviens qu’il frappait sur la table avec son poing, lors des premières réunions devant les chefs et représentants d’Etat qui cherchaient une solution : «Nous avons les masses arabes avec nous». Je lui ai répondu, à un moment, je m’en souviens : «Vous avez raison monsieur le Président : vous avez les masses arabes avec vous, mais qu’est-ce qu’elles vont vous rapporter le jour où les Américains décideront la guerre ?». Envoyer des flottes qu’elles n’ont pas ? Les masses sont agissantes quand elles ont des gouvernements qui tiennent compte de leurs opinions et que ces gouvernements ont des moyens. Pour le moment, elles ne peuvent que prier. Et à l’époque, j’avais sur le dos les journalistes qui m’accusaient de ne pas soutenir Saddam Hussein pour une fois qu’on a un chef arabe capable de détruire les Etats-Unis d’Amérique ! Et c’était dit et soutenu par des élites, des intellectuels, des politiques.

    Et c’est exactement la même chose aujourd’hui. Saddam comme Ahmadinejad ont voulu «libérer» la Palestine. Il ne faut pas se nier la réalité : le régime iranien ne vise qu’à augmenter son pouvoir en augmentant sa capacité de nuisance. Beaucoup de pays cherche à acquérir ce poids nucléaire comme le Brésil ou d’autres, sauf que le régime iranien cherche à le réussir sur la base d’une vision d’empire qui fait qu’il n’y a pas de différence entre les mollahs et le Shah et pas sur base d’une réussite économique et d’une autorité morale.

    Q.O.: Donc pour vous, le problème iranien est une priorité ?

    S.A.G.: Ah voilà ! Justement. Le dossier iranien est infiniment plus proche de nos propres préoccupations qu’on le laisse croire. Ce n’est pas simplement l’histoire d’une lettre mais d’un crime ignoré qui est accompli avec la complicité des Occidentaux. On me reproche de parler de l’Iran et des Iraniens et pas de ce qui se passe en Arabie Saoudite. Ce sont deux situations totalement différentes. Moi je réagis au drame iranien parce que je suis musulman, algérien et citoyen du monde et sur la base stricte de nos intérêts à nous les Algériens. Et pour expliquer cette relation et cet engagement, il faut qu’il y ait débat. Or en Algérie, il n’y a pas possibilité de débat. Moi je ne pose pas le problème en terme de «nucléaire ou dé-nucléaire», pas du tout, car est-ce que vous croyez qu’il existe un seul gouvernement, y compris le nôtre, qui souhaiterait que l’Iran possède la bombe atomique ? Certainement pas, sauf qu’ils ne le disent pas et là il faut se poser la vraie question: celle du pourquoi de ce silence.

    Q.O.: Le problème, lorsqu’on défend des positions comme les vôtres, c’est que cela fait le jeu de positions occidentales encore plus anti-irakiennes. Vos engagements se retrouvent pollués par une propagande occidentale intense qui y trouve son pain béni. Les gens qui ont rendu public, dans nos colonnes, leur soutien à votre position ne sont pas des gens «neutres» : il s’agit de l’ex-patron de la DST française, d’un vice-président de l’Union européenne. Des gens très mal placés pour se faire les avocats d’une cause qui se veut défendable.

    S.A.G.: non, non. Justement, on réduit, dans notre esprit, le problème de l’Iran. Il faut parler de l’Iran d’une manière plus globale. Dire aux gens ce qu’est l’Iran d’aujourd’hui. Le long de sa propre histoire. Ce qu’est l’opposition iranienne. Vous savez, ce que je dis maintenant ou depuis dix ans d’engagement, est loin de plaire aux Occidentaux. Sauf que j’entends des Algériens, qui sont des patriotes, répercuter exactement ce que disent les Occidentaux et leurs propagandes. Par exemple, sur ce qu’on croit savoir sur l’opposition iranienne. Par ailleurs, est-ce que vous entendez parler du peuple iranien dans les débats et les polémiques qu’il y a entre les Occidentaux et l’Iran ? Jamais. On débat et on parle comme si le peuple iranien n’existait pas. Or, il faut que les Arabes, que les musulmans sachent que l’Etat qui massacre le plus de musulmans, ce n’est pas le gouvernement sioniste. C’est le régime iranien. C’est un pays où une simple fatwa de Khomeiny a servi à massacrer, en moins de deux mois, 30.000 opposants iraniens. Oui, 30.000 ! Ce ne sont pas des bavures, non : il s’agit de 30.000 prisonniers politiques qui avaient été condamnés par la Justice, emprisonnés, les uns à 3 ans, les autres à 5 ans, 10 ans, etc. Et un beau jour, Khomeiny proclame une fatwa et décide de s’en débarrasser. Est-ce qu’il est indifférent aux Algériens de savoir que, en moins de trois mois, trente mille personnes ont été exécutées, sur un total de 120.000 opposants tués depuis la proclamation de la République islamique ? Est-ce que nous avons le droit de garder le silence, nous en tant que citoyens algériens devant ce crime ?

    Q.O.: Mais on retombe toujours dans le même problème : est-ce qu’on ne fait pas ainsi le jeu de la propagande occidentale anti-iranienne ?

    S.A.G.: Non. Au contraire. Il faut se poser la question de ce que veulent vraiment les Occidentaux, du moins jusqu’à l’époque de Georges Bush, de cet Iran ? Il existe une sorte de deal dont nous ne voyons que la partie apparente : l’Occident ne veut pas que ce régime possède la bombe atomique. Sauf que dans ce deal, les Occidentaux accordent à l’Iran, en contrepartie de son «désarmement» négocié, toutes les concessions nécessaires que ce régime demande. Et la principale est le démantèlement de la principale organisation d’opposition des Iraniens à l’étranger : l’OMPI (??). Savez-vous que cet Occident qui se proclame ennemi de l’Iran est le même Occident qui a classé l’opposition iranienne comme organisation terroriste depuis 1997 par l’administration Clinton? Et c’est une décision qui a été suivie par 27 Etats européens. Le comble, c’est que les Etats occidentaux expliquent eux-mêmes les raisons de cette décision : pour apaiser le régime iranien. Et là, je le redis aux gouvernants occidentaux : c’est ça la realpolitik ? Vous vous déclarez défenseurs des droits et de la démocratie et vous faites fi de ce principe en ce qui concerne l’opposition iranienne ?

    Aujourd’hui, bien sûr, certains comme Clinton «reviennent» de ce genre de position qui misait sur l’émergence d’une «aile modérée» du régime iranien en accordant des concessions. Une attente qui était d’une naïveté absolument stupide. Et là, on retombe sur la bonne question : qu’est-ce que le régime iranien ? Moi, je veux bien qu’on me dise que le régime iranien, comme tous les régimes arabes qui sont autoritaires ou totalitaires, ne fait pas exception. Sauf que c’est différent.

    Q.O.: En quoi c’est différent ?

    S.A.G.: C’est très différent. Nous sommes en Algérie, dans un régime autoritaire qui bâillonne la liberté d’expression, mais quand même on ne massacre pas ! Il n’y a pas des atteintes aux droits de l’homme comme cela se fait en Iran ! On me dit pourquoi je ne parle pas de ce qui se passe en Palestine. Sauf que je rappelle que Yves Bonnet ou le vice-président du Parlement européen ont écrit, à eux seuls, plus que vous tous, sur les droits des Palestiniens, journalistes réunis. On ne peut pas faire preuve d’une telle ignorance des choses en ce qui concerne l’engagement de ces gens-là. Et ces gens-là que l’on accuse de ne pas défendre la Palestine, défendent leurs positions dans des pays et des Etats qui ont déclaré, officiellement, l’OMPI organisation terroriste. Sans ces gens-là, pensez-vous que les administrations américaine et européennes accepteraient chez eux une organisation classée «terroriste» ? Il a fallu une bataille juridique de six ans, auprès de la Cour européenne de Justice, pour que l’OMPI soit ôtée de cette liste. Cela va être le cas dans les Etats-Unis dans quelque temps.

    Ce que je veux dire, et je ne suis pas seul : il existe des majorités parlementaires, de droite comme de gauche, en Europe, y compris aux USA, qui soutiennent la résistance iranienne. Alors que leurs gouvernements la déclarent encore «terroriste». Ils la soutiennent non parce qu’ils sont «oisifs», pour reprendre votre édito qui soutient que je prends des positions par oisiveté, même si votre éditorialiste précise que c’est la faute de notre régime qui pousse des gens comme moi à ce genre de position. Donc, et pour revenir à mon propos, je le répète : le régime iranien me révolte en tant que musulman, parce que je sais qu’en Islam, quand on constate quelque chose de grave, un «mounkar», il faut le changer, s’engager contre.

    Q.O.: Votre engagement est-il explicable par ce que vous avez vécu durant les années 90 en Algérie ?

    S.A.G.: Les années 90 étaient du pipi de chat à côté de ce qui se passe en Iran. C’est rien les années 90 à côté de ce drame. Il faut que vous sachiez qu’en Iran, il existe un régime qui repose sur la «wilayate El-Fakih». Une souveraineté du Fakih. Ahmadinejad n’est pas le patron de ce régime. Il est à l’Iran ce que Bouteflika est à l’Algérie. Il est Président de la République, mais n’allez pas croire que c’est lui le «Pouvoir». Le Pouvoir appartient au Fakih et ses instruments de pouvoir, c’est-à-dire les Bassidji et les Pasdarans. Le régime possède une armée nationale et une police, mais les Pasdarans restent encore le corps le plus important de son idéologie.

    Q.O.: Et c’est qui le Fakih chez nous en Algérie ?

    S.A.G.: El-Fakih ? C’est un ensemble de gens anonymes. Il ne faut cependant pas faire la confusion : la comparaison est très approximative entre l’Iran et le cas de l’Algérie, mais c’est le meilleur moyen pour expliquer à un Algérien la situation iranienne. Donc, en Iran, El-Fakih est institutionnellement le représentant de Dieu. Et il a plus de pouvoir que le Prophète car, dans cette conception, le Prophète lui-même n’était qu’un avertisseur. C’est dire que lorsqu’on manifeste contre El-Fakih, on manifeste contre Dieu. Et, au nom de la loi du «Mouharib ennemi de Dieu», des personnes sont tuées uniquement parce qu’elles manifestent dans la rue. Et pendant que les Occidentaux se remuent et s’engagent contre ce crime et ce régime, nous on se tait. Je reviens de Paris d’une manifestation contre la peine de mort, qui a rappelé le cas de cette Iranienne condamnée à mort pour avoir photographié des manifestants et parce qu’elle a un parent qui habite la cité d’El-Ashraf. Et là aussi, j’ouvre une parenthèse : qui est au courant du cas et de ce qui se passe à la cité d’El-Ashraf, ville limitrophe des Moujahidine Khalk, en Irak, contre l’Iran ?

    Q.O.: Désolé, Monsieur Ghozali, mais on est obligé de revenir à la première question : un homme de votre poids, de votre histoire, qui donne l’impression de se découvrir une sorte de vocation internationale humanitaire ? Pour les Algériens, c’est un peu trop facile cet engagement. Vous répondrez que vos engagements nationaux, votre parti sont bloqués, certes, mais cela n’efface pas cette impression de «facilité».

    S.A.G.: Non, mais quel est le plus important pour vous ? Supposons que cela soit vrai et que ce que je fais est une perte de temps. Est-ce que vous, en tant que journaliste et citoyen, cela ne vous intéresse pas de savoir ce qui se passe en Iran ?

    Q.O.: Ce qui m’intéresse d’abord, c’est ce qui se passe dans mon pays, en Algérie, bien avant ce qui se passe en Iran.

    S.A.G.: Eh bien pour moi, il y a un lien entre ce qui se passe dans les deux pays.

    Q.O.: Lequel ?

    S.A.G.: Et pourquoi vous vous intéressez à ce qui se passe en Palestine ? Pour quelle raison ?

    Q.O.: Par culture. Par solidarité.

    S.A.G.: Et pourquoi votre solidarité ne va pas vers le peuple iranien ? Il faut savoir qu’en Algérie, l’opinion publique est complètement désinformée sur la réalité. C’est exactement le parallèle avec le cas de Saddam Hussein. On m’a tellement insulté sur mes positions contre cet homme quand j’étais ministre des Affaires étrangères. On avait bourré la tête aux Arabes à cette époque. Les ennemis de Saddam savaient très bien quels étaient les enjeux de leur engagement contre lui au lendemain de l’invasion du Koweït. Un Américain illustre avait bien expliqué que «nous n’allons pas là-bas, nous n’allons pas envoyer nos GI’s, pour libérer le Koweït qui n’est pas un modèle de démocratie. Ni encore moins pour abattre une dictature. Nous y allons pour défendre nos intérêts vitaux». Les Occidentaux savaient qu’ils y allaient pour le pétrole. Sauf que pour leurs opinions, ils avaient besoin d’un scénario : la propagande s’est chargée de présenter Saddam à la tête de la 4e puissance militaire du monde. Et les Arabes ont cru ce mythe. A l’époque, il était de même incompréhensible de crier dans la rue que l’armée irakienne n’existait même pas. Saddam Hussein lui aussi a joué un jeu malsain : «j’ai envahi le Koweït pour libérer la Palestine». Ben Laden lui aussi dira que j’ai détruit les WTC pour libérer la Palestine. C’est ce que dit aujourd’hui le président iranien Ahmadinejad. Pourquoi encore et toujours cette façon de traiter la question palestinienne ? Pour recruter les «masses». Et si je suis aujourd’hui intéressé par cet engagement, c’est parce que je sais que l’Iran ne vise à rien d’autre qu’à une influence hégémonique sur l’ensemble du monde musulman. Je suis «intéressé» car je ne veux pas que mon pays soit «occupé» par l’Iran et sous son influence.

    Q.O.: Est-ce qu’on doit comprendre que cet engagement international très soutenu signifie la mise entre parenthèses de tous vos engagements nationaux ? L’opposition, le Front démocratique, les candidatures cycliques à la Présidence ?

    S.A.G.: Absolument pas et au contraire.

    Q.O.: Donc vous n’avez pas pris de retraite politique en Algérie ?

    S.A.G.: Evidement non. Vous êtes journaliste et je ne vous reproche pas cet avis parce que c’est la faute du Système. Je ne vais jamais en Europe dans un hôtel, dans la rue, sans que je sois accosté par des gens qui me reconnaissent et qui me répètent, tous, la même chose : pourquoi avez-vous abandonné la politique ? Pourquoi vous ne faites rien ?

    Q.O.: Et votre réponse ?

    S.A.G.: Ma réponse ? Je n’ai pas abandonné. On m’empêche de faire de la politique. Qu’est-ce que c’est, d’après vous, faire de la politique ? Quand on est au Pouvoir, «faire de la politique» c’est prendre des décisions et être en contact avec le peuple, le convaincre, lui communiquer sa politique. Quand on n’est pas au Pouvoir, c’est aussi être en contact avec les gens. Sauf que je suis interdit d’accès à la télévision, à la radio. Et vis-à-vis de la presse dite indépendante, et que j’appelle presse «privée», la situation n’est pas meilleure. Je suis invité partout dans le monde entier et ce n’est pas pour mes beaux yeux. Mais avez-vous vu El Watan ou le Quotidien d’Oran m’inviter pour débattre de tel ou tel sujet ? Avez-vous vu une université algérienne qui m’invite ? Je n’ai jamais refusé.

    Q.O.: Mais vous évitez les prises de positions publiques par rapport à des grèves, des dossiers publics, des dossiers chauds. On a cette impression que vous cultivez une position de neutralité absolue. On a l’impression que vous avez accepté votre exclusion ?

    S.A.G.: Ah non ! Je n’ai jamais accepté, ô grand jamais accepté. Chaque année, je fais des déclarations mais elles ne sont pas reproduites. Je me rappelle au bon souvenir, par exemple pour le cas de mon parti. Si vous comptez mes entretiens interviews, vous en trouverez plus d’une centaine. Pour la loi de 2005 sur les hydrocarbures par exemple, j’ai été le premier, le seul à avoir pris position. Et j’ai saisi le président de l’Assemblée nationale, les chefs de groupes parlementaires, etc. Mais la presse a étouffé cette position. Et aujourd’hui, vous entendez dire qu’il n’y a qu’une seule personne qui s’est opposée à cette loi : Louiza Hanoune. Et c’est normal : elle est députée et elle a accès à la télévision, etc. Moi, je n’ai jamais abandonné. Ensuite, il faut le préciser : ce n’est pas ça le travail d’un homme public qui n’est pas dans le Pouvoir. Il ne s’agit pas de prendre des positions mais que ces «positions» parviennent à la population. Or, on ne peut pas communiquer avec la population sans faire des meetings, des rencontres, sans aller réunir les citoyens. Je n’ai même pas le droit de réunir mon conseil national. Il me faut une autorisation et lorsque je demande l’autorisation, on me demande l’agrément. Je suis quelqu’un qui est interdit d’activité politique et d’accès à l’opinion. Pas seulement par les médias, encore que les médias c’est selon : il faut la télévision et la radio. Pas la presse écrite. Donnez-moi un quart d’heure de radio ou de télévision par mois, cela vaut trente-six mille entretiens dans le Quotidien d’Oran, El Watan ou El Khabar. Les gens sont dans le piège : on leur fait croire que nous sommes dans un pays où existent le pluralisme, la liberté d’expression, les débats et où on peut créer des partis et où si un homme politique n’apparaît plus, c’est qu’il a abandonné.

    Ensuite, réagir à chaque fois est inutile. J’ai dit ce que j’avais à dire. Je vous défie de trouver quelqu’un qui s’est opposé, aussi longuement et durement, pas à la personne mais à la politique du Président Bouteflika.

    Q.O.: Qu’est-ce qui a changé, en deux ou trois phrases, dans votre analyse de la réalité du Pouvoir en Algérie des années 90 et jusqu’à aujourd’hui ? Qu’est-ce que vous avez révisé en vous ?

    S.A.G.: J’ai révisé beaucoup de choses. Pour moi et jusqu’à une date précise, l’action politique consistait à faire prendre conscience aux tenants du Pouvoir qu’il fallait changer le système. Que si on continue de cette façon, on va à l’impasse. Je disais toujours, aux militants et aux autres, que ce changement ne peut pas réussir sans l’armée. Ni encore moins contre l’armée. Tout changement en Algérie ne pourra se faire que par la formule de l’alliance. Et quand j’évoque l’armée, je ne parle pas de l’armée dans sa totalité, mais de «l’armée politique». Parce que l’armée globale, c’est-à-dire les 90% de l’armée, est comme vous et moi du point de vue de leur poids sur la prise de décision. Ni plus, ni moins. Et je concevais ma mission comme une action pour convaincre les tenants du Pouvoir de cette nécessité du changement. Et j’ai toujours eu cette croyance que le Pouvoir allait changer. Une confiance rompue dès l’année 2004.

    Q.O.: Avec le rejet de votre seconde candidature à la candidature de la Présidence ?

    S.A.G.: Notamment, mais pas seulement. En 2004, on nous a fait croire, pendant une année, que cette fois-ci il allait y avoir au moins un minimum de compétition. Sauf que moi, pour être sincère, je n’y croyais pas trop. J’avais désapprouvé, par exemple, la campagne de Benchicou (ndlr : directeur du journal Le Matin, suspendu) quand, pendant six mois, il publiait quotidiennement des attaques personnelles contre Bouteflika. J’étais toujours convaincu qu’on attaque quelqu’un sur son programme, pas sur sa personne. Et on sait très bien par qui Benchicou, qui est tombé dans un piège, a été alimenté : par ceux qui créaient ce climat précis. Un climat de «confiance». Je me rappelle ce que me disait un ambassadeur convaincu que cette fois-ci ça sera la rupture : «ça ne sera certainement pas Bouteflika», affirmait-il. Je me souviens lui avoir répondu : en politique et en Algérie, rien n’est impossible. Sauf qu’on n’est pas allé jusqu’à la conséquence de cette certitude. Souvenez-vous qu’après mon élimination, j’ai décidé de soutenir Benflis. Je me suis dis : «je vais suivre le menteur jusqu’au pas de sa porte».

    En 2004 donc, on m’a donné la preuve que le régime n’était absolument pas décidé à changer. Et c’est là que j’ai proposé une révision profonde de notre action politique. «Nous nous sommes trompés», ai-je répété. J’avais même qualifié l’opération 2004 comme étant le crime parfait. «Ils» ont réussi à tromper tout le monde, y compris des Etats, sauf les Etats-Unis d’Amérique qui étaient d’accord avec eux. L’action politique devait changer : chacun agissant isolément, nous ne pesons absolument rien. Que chacun oublie qu’il est meilleur et tenant un langage commun pour tirer la sonnette d’alarme. Dire que le choix qui nous reste n’est plus entre changer ou ne pas changer, mais seulement le choix du «comment» nous voulons changer. C’est soit changer dans l’ordre, soit le changement par le désordre. Et je n’ai jamais adhéré aux cycles des rumeurs qui servent comme propagandes indirectes, genre «ça va mal», «c’est la faute de Bouteflika», etc.

    Q.O.: Je reviens sur une expression que vous employez souvent : une armée populaire et une armée politique. Vous voulez dire quoi par «armée politique» ? C’est quoi au juste ? C’est qui ?

    S.A.G.: Ce sont les «Services». C’est clair. Et ce n’est pas uniquement les «Services», mais toutes leurs ramifications. Ecoutez : ce n’est pas propre à l’Algérie que les «services» essayent d’avoir plus et d’abuser. Vous en avez des exemples même dans les pays les plus démocratiques, avec la CIA, la NSA, le FBI… aux Etats-Unis. Chacun essaye de peser le plus possible sur les décisions politiques. Nous avons ce côté commun avec d’autres pays. Sauf que la différence est que dans d’autres pays, existent des institutions qui ont des pouvoirs. Chez nous, il n’existe que «les Services» et, en face, des institutions virtuelles. Vous croyez que l’Assemblée nationale a des pouvoirs législatifs ? Est-ce que vous le croyez ?

    Q.O.: Est-ce qu’un Premier ministre en a ?

    S.A.G.: Absolument rien du tout.

    Q.O.: Donc il ne peut même pas désigner et choisir ses ministres ?

    S.A.G.: oui et il y a une seule exception : moi. Et ce n’est pas pour mes beaux yeux : cela s’explique. Je suis venu en situation insurrectionnelle et donc j’ai rendu service et certains savaient que moi, en rendant service, je ne vais pas confectionner un gouvernement avec des gens qui me seront imposés.

    Q.O.: Et cela se fait comment habituellement ? Par quotas ? Par connivences ? Par intérêts bien compris ? Par souci de contrôle de secteur ?

    S.A.G.: non, non ! Il faut comprendre qu’à chaque fois que je vous parle de «Services» et de Pouvoir, je n’ai en tête que les gens qui sont les plus sincères et les plus honnêtes entre eux. Dans tout ce qu’ils font, j’exclus toute idée qu’ils le font par intérêt personnel. C’est pire que ça : ils le font par conviction. C’est un groupe, un groupe culturel, car il ne faut pas essayer de mettre des noms dessus. Car chez nous, la substance du système, c’est qu’il faut qu’il soit anonyme. Certains sont convaincus qu’il n’y a qu’eux qui peuvent diriger ce pays. C’est une conviction intime, sauf qu’ils se trompent.

    Q.O.: Et c’est une équation qui va perdurer jusqu’à quand ?

    S.A.G.: Jusqu’à ce que cela n’ait plus de sens. C’est un régime, et il l’a montré depuis longtemps, qui se tire sur les pieds. Il faut que ce système comprenne qu’il ne peut pas prendre de bonnes décisions parce qu’il repose sur le principe de l’irresponsabilité. C’est-à-dire quand on a l’autorité avec la conviction qu’on n’en rendra jamais compte ; déjà là on est dans l’absurde. La pensée profonde est que «je prends des décisions en ce qui concerne le pouvoir. Quant au reste…». Le choix d’un ministre, dans ce cas, importe peu et c’est pour ça que je n’ai jamais attaqué personnellement des ministres parce qu’ils peuvent être géniaux ; mais dans ce système-là, ils ne servent à rien. Tout ce que l’on demande aux civils ou autres militaires qui ne sont pas dans la politique, c’est une obéissance, le doigt sur la couture du pantalon et surtout une obéissance «larbinique». Moi, lorsque je me suis séparé «d’eux». Je leur ai dit : vous avez besoin de larbins et bien vous m’appellerez quand vous aurez besoin d’alliés. Les civils doivent être vos alliés Pour conduire l’Algérie vers le mieux. Donc, moi je ne m’attarde pas sur ces histoires de corruption, moi je parle des gens les plus convaincus d’entre «eux». Le constat pour moi est qu’ils se trompent. Ils se trompent d’abord au regard des intérêts nationaux, car les intérêts nationaux sont maltraités dans un système où on n’est pas responsable de ses actes. Que penser lorsqu’un ministre, qui est là depuis dix ans, et qui vous répond lorsqu’éclate un scandale chez lui « je ne suis pas au courant, j’ai appris ça par la presse». Comment vous, en tant que journaliste ou en tant que citoyen, vous allez percevoir ce genre de propos ? Je vais vous dire comment moi je les comprends : c’est une marque de mépris. C’est quelqu’un qui a la mentalité de l’impunité. Il est convaincu qu’il n’aura jamais à rendre compte. Il se trompe car il rendra compte au moins à Dieu.

    Q.O.: Est-ce que vous pensez, depuis 2004, que la topographie du Pouvoir est toujours la même ?

    S.A.G.: Moi, je pars du fait que les forces politiques n’existent pas dans ce pays.

    Q.O.: Alors parlons des forces de décisions…

    S.A.G.: Vous parlez de Pouvoir. Là, aucun changement. Rien n’a changé. On est dans l’arbitraire et on continue à privilégier la problématique du Pouvoir par rapport aux problèmes du pays.

    Q.O.: Soyons plus direct : est-ce que la force de l’armée politique, comme vous la qualifiez, n’a pas été amoindrie depuis 2004 ?

    S.A.G.: certainement pas. On veut vous faire croire ça. Cela avantage aux yeux de l’opinion internationale. La nature des rapports n’a pas changé. Moi, cela m’amuse quand un haut gradé, qui venait de faire choisir un Président, proclame que l’armée ne fait pas de politique. Dites au moins qu’elle ne va plus en faire.

    Q.O.: C’est l’illusion de beaucoup que de croire pouvoir changer le système quand ils sont dedans…

    S.A.G.: Je ne sais pas. Je considère que la seule solution est le changement dans l’ordre, les réformes successives. Je ne demande pas la démocratie car c’est l’accumulation d’une longue expérience. Commençons simplement par appliquer les lois. Car c’est un système qui a énormément de difficulté à entrer dans l’Etat de droit. On est toujours dans l’arbitraire. Dans la vie quotidienne, chacun est confronté à ces cas où la loi est mise en échec par de simples circulaires. Et même mieux: par de simples directives verbales.

    Q.O.: Monsieur Ghozali, au regard de votre très long parcours «national», depuis la direction de Sonatrach et jusqu’au dernier portefeuille ministériel, on ne comprend pas comment vous vous expliquez cette position d’être un véritable critique du Pouvoir et d’en avoir été longtemps un acteur, un serviteur et un soutien ?

    S.A.G.: Je n’ai jamais fait partie du système. Et je sais que cette affirmation restera longtemps incompréhensible aux yeux de l’opinion. Le système n’a jamais été moi ou beaucoup d’autres. Il faut parler de système dans le système et identifier celui et ceux qui prennent la décision. Moi et d’autres, nous n’avons jamais pris la Décision. Quelque part, je le dis aujourd’hui, nous avons été les «harkis du système». Nous l’avons servi. De bonne foi, car nous nous croyons commis de l’Etat, d’un Etat. On n’a pas compris que nous n’étions que ses instruments. Le système, ce n’est donc pas ce que l’on voit ou croit savoir. Il emploie tout le monde et il nous a employés.

    http://www.lequotidien-oran.com/?news=5144312

    =======================
    Juste pour information, l’interview intégrale a été été publiée par un autre compatriote dans les commentaires.
    La Rédaction LQA




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  • IKER
    27 octobre 2010 at 1 h 20 min - Reply

    @pour Amrouche
    Vos questions sont posées d’une façon injuste à l’égard du peuple paléstinien.
    Retourner vos questions et vos critères appliquez les au usa, et à L’europe.
    pourquoi les usa n’aident pas les palestiniens (aprés tout ce sont des humains)?
    pourquoi les usa et l’europe font du bruit autour des clivages internes à l’ran?
    pourquoi ils soutiennnet la junte militaire en algérie?
    les boucs emissaires changent les discours aussi.
    Quand on regarde une région, on oubliant que les stratégies globales s’élaborent aux usa et ses alliés les plus sûres on a des visions partielles.
    Vivre avec des illusions n’est pas prudent.




    0
  • Alilou
    27 octobre 2010 at 12 h 13 min - Reply

    @Lyes,

    Chacun de nous a le droit de s’exprimer et d’exprimer ces opinions en toute liberté.
    En ce qui concerne ta critique vis-a-vis de mon post, chacun de nous est libre selon ce que lui dicte son coeur et sa conscience d’agir et de dire ce qu’il en pense et libre a toi de penser et de dire ce que tu veux,

    En resumé, avant de liberer la Palestine il faut d’abord liber l’algerie, en deux mots balayons d’abords devant notre porte avant d’aller chez le voisin,

    Si tu veux liberer la palestine mon cher ami il te faut plus que des mots et des ecrits, il faut des gestes concrets, de nos jours, on n’arrive meme pas a organiser une manif pro-palestine a Alger pour la simple et unique raison que la majorité a compris que si on devait apporter un geste concret a cette cause, il faut d’abords etre libre chez nous et chasser nos guignols qui nous servent de facade etatique.

    Alors cher Ami Lyes, les dessins divins sont autres choses que les notres, chaque chose qui arrive a sa raison d’etre,

    Rien en regardant ce qui se passe chez nous on se rend compte tres vite que se qui nous arrive on le merite, nous n’avons plus de dignité.

    Si tu veux faire pousser des patates dans ton jardin, il faut labourer, semer, arroser et veiller aux grain, puis patienter et esperer que tout aille pour le mieux et par la suite ceuillir le fruit ou le legume de ton labeur,

    Comme disait un internaute sur LQA concernant la salubrité dans notre cher pays, on est les champions du monde des ablutions, mais on vit dans la crasse et la m….

    Salutations




    0
  • khaled
    27 octobre 2010 at 12 h 28 min - Reply

    @Affif

    Ne soyons pas naïfs. Personne ne dénigre l’apport personnel des individus de toute confession.

    Mais je me permets de te rappeler l’appel du FLN a la communauté israélite:

    Le 1er octobre 1956
    Le Front de libération nationale
    A Monsieur le Grand Rabbin,
    A Messieurs les membres du Consistoire israélite,
    Aux élus et à tous les responsables de la communauté israélite d’Algérie,
    Monsieur le Grand Rabbin,
    Messieurs et chers compatriotes,

    Le Front de libération nationale (FLN), qui dirige depuis deux ans la révolution anticolonialiste pour la libération nationale de l’Algérie, estime que le moment est venu où chaque Algérien d’origine israélite, à la lumière de sa propre expérience, doit sans aucune équivoque prendre parti dans cette grande bataille historique.

    C’est aujourd’hui un fait notoire que la guerre de reconquête imposée au peuple algérien s’est définitivement soldée par un double échec militaire et politique.

    Les généraux français eux-mêmes avec, à leur tête, le maréchal Juin, ne cachent plus l’impossibilité de venir à bout de la Révolution algérienne invincible.

    Le gouvernement français, dans sa recherche actuelle d’une solution politique devenue inévitable, veut encore voler sa victoire au peuple algérien en poursuivant la pratique insensée de manœuvres grossières, vouées dès maintenant à un échec retentissant.

    L’essentiel de ces manœuvres consiste à tenter d’isoler même partiellement le FLN en portant atteinte à l’unanimité nationale anticolonialiste désormais indestructible.

    Vous n’ignorez pas, chers compatriotes, que le FLN, inspiré par une foi patriotique élevée et lucide, a déjà réussi à ruiner la diabolique politique de division qui s’est traduite dernièrement par le boycottage de nos frères commerçants mozabites, et qui devait s’étendre à l’ensemble des commerçants israélites.

    Cette double tentative que nous avons étouffée dans l’œuf était, comme par le passé, ourdie par la haute administration et mise en application par une poignée d’aventuriers escrocs au service de la police.

    Les policiers mouchards et contre-terroristes assassins ont été exécutés non en raison de leur confession religieuse, mais uniquement parce qu’ennemis du peuple.

    Le FLN, représentant authentique et exclusif du peuple algérien, considère qu’il est aujourd’hui de son devoir de s’adresser directement à la communauté israélite pour lui demander d’affirmer d’une façon solennelle son appartenance à la nation algérienne

    Ce choix clairement affirmé dissipera tous les malentendus et extirpera les germes de la haine entretenus par le colonialisme français. Il contribuera en outre à recréer la fraternité algérienne brisée par l’avènement du colonialisme français.

    Depuis la Révolution du 1er Novembre 1954, la communauté israélite d’Algérie, inquiète de son sort et de son avenir, a été sujette à des fluctuations politiques diverses.

    Au dernier congrès mondial juif de Londres, les délégués algériens, contrairement à leurs coreligionnaires de Tunisie et du Maroc, se sont prononcés, à notre grand regret, pour la citoyenneté française.

    Ce n’est qu’après les troubles colonial-fascistes du 6 février, au cours desquels ont réapparu les slogans anti-juifs, que la communauté israélite s’est orientée vers une attitude neutraliste.

    Par la suite, à Alger notamment, un groupe d’Israélites de toutes conditions a eu le courage d’entreprendre une action nettement anticolonialiste, en affirmant son choix raisonné et définitif pour la nationalité algérienne.

    Ceux-là n’ont pas oublié les troubles anti-juifs colonial-racistes qui, sporadiquement, se sont poursuivis en pogroms sanglants jusqu’au régime infâme de Vichy.

    La communauté israélite se doit de méditer sur la condition terrible que lui ont réservée Pétain et la grosse colonisation : privation de la nationalité française, lois et décrets d’exception, spoliations, humiliations, emprisonnements, fours crématoires, etc.

    Avec le mouvement Poujade et le réveil du fascisme qui menace, les juifs risquent de connaître de nouveau, malgré leur citoyenneté française, le sort qu’ils ont subi sous Vichy.

    Sans vouloir remonter bien loin dans l’histoire, il nous semble malgré tout utile de rappeler l’époque où, en France, les juifs, moins considérés que les animaux, n’avaient même pas le droit d’enterrer leurs morts, ces derniers étant enfouis clandestinement la nuit n’importe où, en raison de l’interdiction absolue pour les juifs de posséder le moindre cimetière.

    Exactement à la même époque, l’Algérie était le refuge et la terre de liberté pour tous les Israélites qui fuyaient les inhumaines persécutions de l’inquisition.

    Exactement à la même époque, la communauté israélite avait la fierté d’offrir à sa patrie algérienne non seulement des poètes, des commerçants, des artistes, des juristes, mais aussi des consuls et des ministres.

    Si le peuple algérien a regretté votre silence, il a apprécié la prise de position anticolonialiste des prêtres catholiques, comme ceux notamment des zones de guerre de Montagnac et de Souk Ahras, et même de l’archevêché qui, pourtant, dans un passé récent, s’identifiait encore à l’oppression coloniale.

    C’est parce que le FLN considère les Israélites algériens comme les fils de notre patrie qu’il espère que les dirigeants de la communauté juive auront la sagesse de contribuer à l’édification d’une Algérie libre et véritablement fraternelle.

    Le FLN est convaincu que les responsables comprendront qu’il est de leur devoir et de l’intérêt bien compris de toute la communauté israélite de ne plus demeurer «au-dessus de la mêlée», de condamner sans rémission le régime colonial français agonisant, et de proclamer leur option pour la nationalité algérienne.

    Salutations patriotiques.




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  • Alilou
    27 octobre 2010 at 14 h 13 min - Reply

    @Khaled,

    Peux-tu nous dire qu’elle a ete la reponse du Rabbin a cet appel, qui a mon avis etait legitime et inscrit dans la declaration du 1er Novembre.

    Ce que le FLN a fait etait louable la nation algerienne est la patrie de tous les algeriens qui l’ont a coeur, quelque soit leur confession, leur origines ou leur couleur, a partir du moment que l’interet national passe en premier, cad l’interet de la nation et du peuple.

    Ce qui differe de nos jours c’est l’appel du pied fait aux sionistes, par certains et d’autres…

    Je lance un appel a ceux qui ont les informations vraiens pour nous dire combien a ete le nombre d’israelites algeriens qui ont adheré a la cause nationale de liberation…

    Le jour ou nous allons penser aux autres avant nous, nous retrouverons notre humanité, en attendant… je fume mon thé

    Salutations




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  • Si Salah
    27 octobre 2010 at 14 h 15 min - Reply

    Ce qui m’amuse dans les interventions des « has been » du systeme, est qu’ils balancent des interviews à droite à gauche, puis replongent dans leur sommeil profond, sans prendre la peine de répondre aux interrogations, interpellations, applaudissements, encouragements, etc…
    des « algériens d’en bas » que nous sommes à leurs yeux.

    Prenez SAG. Il est apparement en bonne santé, il a beaucoup de temps libre, sa retraite est bien garnie, etc…

    Pourquoi ne s’engage-t-il pas dans un débat qu’il a lui meme initié?

    La vérité est que ces « zaimillons » n’ont en tete que 2 choses dans la vie: leur petit personne qu’ils adorent, et les protecteurs réels our supposés, internes ou externes. Pour le reste, c’est le vide, et le peuple n’existe pas.

    Ah s’il pouvaient se taire pour de bon…

    Si Salah




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  • simozrag
    27 octobre 2010 at 14 h 30 min - Reply

    Même s’il y a lieu d’en douter, il est difficile de se convaincre que les sionistes avaient des alliés en Algérie, le pays de millions de martyrs. Du fait que c’est incompatible avec son histoire, ses luttes et ses sacrifices. Il paraît cependant évident que la trahison existe sous forme d’alliance à un très haut niveau et pour preuve : les propos de l’ancien premier ministre, SAG.
    En parlant de harkis, ce dernier ne savait certainement pas que les Harkis d’un système doivent répondre des crimes de ce système.
    Il s’est donc dénoncé et condamné lui-même sans le savoir. Il ne se rend pas compte non plus que les crimes du système dont il est indubitablement responsable, soit en tant que harki comme il dit, soit en tant que collaborateur ou parrain sont des crimes imprescriptibles, non amnistiables et impardonnables.
    Il devrait se lamenter sur son propre sort au lieu de pleurnicher à tout propos, de prendre fait et cause pour le sionisme et ses alliés.
    Écrire au maire d’un pays étranger pour empêcher un Chef d’État légitime, démocratiquement élu, c’est pour le moins insensé. Quel intérêt a-t-il d’attaquer la République islamique d’Iran si ce n’est pour encenser ses maîtres de l’occident impérialo-sioniste, et appuyer par là même leur idéologie colonialiste dévastatrice ? C’est plus qu’une ingérence dans les affaires intérieures de l’Iran, c’est une attitude subversive contre un pays et un peuple frères, voire une agression injustifiée.
    A notre connaissance, et l’histoire en témoigne : « le régime qui tue le plus de musulmans » n’est pas le régime iranien mais celui que SAG a servi comme harki. La preuve : près de 250.000 morts, 18 000 disparus, en moins de dix ans, alors que le nombre de morts en Iran n’a pas atteint le dixième de ce chiffre en 30 ans.
    Il ne sert à rien de travestir la vérité en donnant des fausses définitions à la notion de «wilayate El-Fakih». Quoi qu’il en soit, ce système décrié par SAG n’a ni annulé des élections libres et transparentes ni confisqué le libre choix d’un peuple souverain.
    SAG se présente comme un défenseur des droits de l’homme qui oublie qu’il fut le premier à les violer !
    A partir du moment où il reconnaît qu’il détenait une certaine autorité lui permettant de changer les choses, l’on se demande pourquoi n’a-t-il pas agi de manière à éviter la tragédie, ou du moins réduire son intensité.
    Il croit l’avoir fait peut-être, étant donné qu’il minimise (insidieusement ?) et l’ampleur du drame et la violence du régime.
    « Nous sommes en Algérie, dit-il, dans un régime autoritaire qui bâillonne la liberté d’expression, mais quand même on ne massacre pas ! Il n’y a pas des atteintes aux droits de l’homme comme cela se fait en Iran ! »
    Il confirme plus loin que « Les années 90 étaient du pipi de chat à côté de ce qui se passe en Iran. » Précisant que « c’est rien les années 90 à côté de ce drame. »

    Force est de constater que l’auteur de tels propos semble atteint d’amnésie, d’où la nécessité de lui faire un bref rappel de faits ayant émaillé la période de son gouvernement. Sinon, il n’est pas aisé de dresser un bilan exhaustif :
    L e coup d’État du 11 janvier 1992 fut orchestré pendant que M. SAG était au pouvoir. Ce coup de force contre la volonté du peuple ne pouvait pas se dérouler sans la complicité active du chef du gouvernement.

    Par ailleurs, ce dernier faisait partie du Haut Conseil de Sécurité (HCS) qui exerçait tous les pouvoirs dévolus au Chef de l’État avant de procéder le 14 janvier 1992 à la mise en place du haut comité d’État. Il suffit de connaître les membres qui le composaient pour comprendre son autorité et son poids.
    Cet organe (le HCS) était composé du Premier ministre et ministre de l’Économie Sid-Ahmed Ghozali, du ministre de la Défense, le général-major Khaled Nezzar, des ministres des Affaires étrangères, Lakhdar Brahimi, et de la Justice, Habib Benkhelil, et de l’Intérieur, le général-major Larbi Belkheir, ainsi que le chef d’état-major, le général-major Abdelmalek Guenaïzia.

    Les auteurs du putsch ont mis l’Algérie à feu et à sang. Ils ont semé la terreur dans tout le pays.
    Dès 1992, le FIS est pris pour cible, dans une espèce dr guerre impitoyable. Et comme le FIS représente une partie importante de la population algérienne, tout le peuple en subit les conséquences. Tous les militants du FIS ou presque étaient l’objet d’arrestations, de détentions arbitraires, de répression. Des rafles et des ratissages sont organisés par les forces de sécurité dans les quartiers réputés être des fiefs du FIS. Des milliers de personnes sont arrêtées et déportées illégalement dans des camps de concentration, dans le désert. Parmi ces arrestations des dizaines, voire des centaines de personnes « disparaissent ». D’autres sont tuées et leurs cadavres jonchent les rues.
    Pendant les premiers mois de l’état d’urgence, Amnesty International a fait état de nombreuses plaintes pour tortures et mauvais traitements des détenus « tant au moment de leur arrestation que pendant leur détention au secret dans les commissariats de police ou les gendarmeries. Certains détenus ont déclaré avoir été battus au moment de leur arrestation par des membres en uniforme des forces de sécurité, qui étaient parfois accompagnés d’individus en civil armés et portant une cagoule. Des détenus ont également affirmé avoir été battus pendant qu’ils étaient au secret dans des commissariats de police ou des gendarmeries pour des périodes allant jusqu’à trois jours sans alimentation et sans accès à leur famille ou à un avocat.

    Les méthodes de torture, faut-il le rappeler, comprennent « les coups, souvent avec des bâtons, des fils de fer, des ceintures ou des manches à balai sur toutes les parties du corps ; les brûlures de cigarettes ; l’arrachage des ongles ; l’insertion de bouteilles et autres objets dans l’anus ; le « chiffon » (nashshaf), méthode où la victime est attachée à un banc et à moitié étouffée par un chiffon imbibé d’eau sale et de produits chimiques ; enfin les chocs électriques. La torture est utilisée pour obtenir des renseignements, pour arracher des aveux, ou simplement pour punir les détenus soupçonnés d’avoir tué ou blessé des membres des services de sécurité.

    Des témoignages de torture ont été reçus de plus de 20 centres, la plupart situés dans la région d’Alger, mais aussi dans d’autres régions du pays, dans des villes comme Blida, Mila, Medea et autres. Dans la région d’Alger, les détenus ont dit avoir été torturés dans des prisons comme Serkadji et El Harrach, des commissariats de police tels que le Commissariat central, Bab El Oued, Kouba, et Cavaignac ; à la brigade antiterroriste de Châteauneuf, dans les centres de sécurité militaire de Ben Aknoun et Bouzareah, dans des gendarmeries telles que Bir Mourad Raiss. »

    SAG a exercé les fonctions de chef du gouvernement du 5 juin 1991 au 8 juillet 1992. Il est donc concerné par la torture pratiquée pendant la première moitié de 1992.

    Il est important de souligner que les disparitions ont commencé sous le gouvernement SAG, avant de se poursuivre après lui, pour atteindre le chiffre d’environ 18 000. Sous l’autorité de SAG, on peut parler de la création d’une véritable « machine de mort », formée des unités des forces spéciales de l’armée et du DRS « les ninjas » puis « les escadrons de la mort ».

    L’armée a tiré sur la foule dans de nombreuses occasions.
    Du 4 au 8 février 1992, il y eut un soulèvement populaire dans le quartier de Bouakal à Batna. L’armée encercle les cités et ouvre le feu : bilan 52 morts dont sept enfants. Ce nombre s’est vu augmenté en mars 1992 pour atteindre un total, selon des sources hospitalières, de 197 morts.
    Il en résulte que « l’homme au papillon »fut l’un des principaux acteurs de la tragédie. Avec la junte au pouvoir, il fut à l’origine de la répression et des massacres qui suivirent le putsch, de la proclamation de l’état d’urgence (le 9 février 1992), de l’interdiction du FIS (le 4 mars 1992), des arrestations massives de plusieurs milliers de personnes, de leur détention ou de leur déportation illégales dans des camps de concentration en plein désert, là où la France faisait les essais nucléaires.

    En outre, M.SAG doit être interpellé sur l’assassinat de Mr Boudiaf, perpétré le 29 juin 1992 sous son gouvernement.

    De toute évidence, les crimes perpétrés par les forces de sécurité à partir de janvier 1992 entrent dans la qualification de crimes contre l’humanité. Il s’agit, pour ne citer que cela, des crimes de tortures, de déportation et de disparitions forcées.
    De nombreux textes internationaux -l’Algérie ayant adopté plusieurs d’entre eux – ont consacré l’interdiction de la torture. On peut citer notamment, outre la Convention des Nations unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains, ou dégradants de 1984 :
    – L’article 5 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948
    – L’article 7 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques du 16 décembre
    1966.
    – L’article 5 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des Peuples, adoptée par les États membres de l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine) en juin 1981.

    – L’article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des
    libertés fondamentales du 4 novembre 1950.
    – L’article 5 de la Convention américaine des droits de l’Homme du 22 novembre 1969.

    La disparition forcée est, selon l’article 2 de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées « l’arrestation, la détention, l’enlèvement ou toute autre forme de privation de liberté par des agents de l’État ou par des personnes ou des groupes de personnes qui agissent avec l’autorisation, l’appui ou l’acquiescement de l’État, suivi du déni de la reconnaissance de la privation de liberté ou de la dissimulation du sort réservé à la personne disparue ou du lieu où elle se trouve, la soustrayant à la protection de la loi ».
    La Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées a été adoptée le 20 décembre 2006 par l’ONU. Elle stipule que les disparitions forcées constituent un crime contre l’humanité. Les familles de disparus ont le droit de connaître la vérité sur le sort de leurs proches.

    Selon les termes de l’article premier alinéa 2 de cette même convention, « aucune circonstance exceptionnelle quelle qu’elle soit ne peut être invoquée pour justifier la disparition forcée ».
    Il ressort de ce qui précède que SAG est à la fois auteur et complice des crimes contre l’humanité commis à l’époque de son gouvernement.
    Or, la plupart des criminels condamnés ou poursuivis actuellement pour crimes contre l’humanité par les juridictions pénales internationales n’ont rien commis de plus grave par rapport aux crimes mentionnés ci-dessus.
    De ce fait, la justice nationale et internationale finira par rattraper SAG et consorts comme elle a pu rattraper Maurice Papon, Klaus Barbie, Slobodan Milosevic et enfin Tarek Aziz, ancien vice-Premier ministre et chef de la diplomatie sous Saddam Hussein, qui vient d’être condamné à mort en Irak.
    C’est une simple question de temps et d’efforts de la part des personnes concernés.
    Cordialement,




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  • Nourredine BELMOUHOUB
    27 octobre 2010 at 15 h 12 min - Reply

    GHOZALI, TAISEZ-VOUS
    Oui taisez vous c’est l’acte le plus parfait que vous pouvez commettre.
    Vous avez déclaré publiquement que Vous fûtes un harki d’un systéme pourri, ma foi, on peut -en s’y efforcant- croire que votre conscience vous a chatouillé au sujet des élections que vous aviez reconnu propres et honnêtes, avant que vous ne souteniez (avec une ambivalence qui sied AUX hARKIS) sans commune mesure, absolument le contraire. ce qui me rappelle « la voix de son Maitre », et voila qu’on apprend que Vous écriviez à un Maire yankee, pour lui demander quoi ? D’interdire son Excellence Monsieur le président de la République Islamique d’Iran, et Pourquoi Monsieur Papillon , car selon vous cet Grand Homme politique ne respecte pas les droits de l’homme. Sincèrement et à plus d’un titre vous me faites de la peine, vous me faites rire à la place de pleurer, vous qui avez contribué à l’envoi de milliers d’Algériens vers une mort par ordonnance vers des lieux irradiés, je parle des déportés vers les Guatanamo’s algériens, de ceux qui sont morts suite à des pathologies radios induites, je parle de leurs veuves et de leurs orphelins, je parle de ceux qui en vie souffrent de leucémies, de différents cancers et autres maladies, par la faute de votre part de folie mégalomane, de votre islamophobie avérée, Alors de grâce S-A-G ,Taisez-vous.
    Nourredine BELMOUHOUB
    Porte parole du Comité de Défense des Internés des Camps de la Honte, Monsieur Ghozali.




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  • Guerriere de la lumière
    27 octobre 2010 at 15 h 55 min - Reply

    Merci à Mr SIMOZRAG et Mr Nourredine BELMOUHOUB pour ces remises au point.
    Non à l’oubli! Non à l’impunité! Non au Harkisme!




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  • Alilou
    27 octobre 2010 at 16 h 15 min - Reply

    Avec mes respects, ces energumenes, sont libres et juissent de tout y compris de soins a l’etranger sur le dos de la vache algerie, pendant que le pauvre ghachi n’arrive pas a trouver de l’aspirine…
    Qu’attendons nous pour les mettres sur les listes des personnes a rechercher pour crimes contre l’humanité ?????????




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  • kaci
    27 octobre 2010 at 17 h 47 min - Reply

    Je crois que la majorité des gens se sont lourdement trompé dans l’evaluation des declarations de ce veritable harki.N’ont seulement c’est un harki du regime qu’il n’a jamais cessé de servir jusqu’au moment où il accordé son interview mais il est aussi le harki des etrangers aussi.La réalité dans la declaration de ghozali se porte plus sur la forme plus que sur le contenu avec lequel il a voulu dévoyer son veritable message, en tous cas pour le moment. En disant qu’on a été les harki du systéme , tout en exprimant des regrets ghozali voulait dire exactement le contraire. Avec son expression directe il voulait dire on a été des harki et dirou aachra oua kerssou et aller vous faire foutre. Les gens ont pris cette declaration pour un mea culpa. C’est totalement faux de dire ca, car il ya une constante qu’on on a toujours à ce degrés de trahison, ON NE REGRETTE JAMAIS. La où ghozali est sinsere, c’est quand il denonce la venu d’ahmadinedjad au etats unis. Comment peut on etre algerien et appartenir à un peuple où la revolution est parti jusqu’à bandung pour se faire entendre et prendre une position contre un pays musulman comme l’iran.C’est une position qui le met dans le même camp que celui du sioniste netanyahu et l’etat d’israel. Ghozali sait trés bien les portées geostrategique de ce que fait l’iran actuellemet. Ce que fait l’iran depassent les frontiere de l’iran et a des incidence sur ce monde qui a été faconné depuis 194,5qui mettra la fin à la mainmise de ces maitre de l’hexagone et en occident sur le monde.
    Voila le vrai ghozali c’est la servitude du sionisme.Quand on anlayse son parcours dans la destruction de l’algerie on voit bien qu’il ne dit rien de nouveau. Cette facon de dire je suis harki est le prelude à une autre phase dans laquelle les responsables n’auront plus honte de se dire je harki, je suis traitre, je suis un assassin, je suis ceci, je suis cela …où la trahison est devenu une mode, le DRS veille sur eux. il casse reellement un tabou.Ghozali n’est pas un opposant, n’est pas quelqu’un qui regrette ou qui demande pardon.Ghozali est un harki comme ceux qui sont au pouvoir et il est CONVAINCU qu’il doit l’etre. C’est comme qu’il a décidé de gagner son pain.( depuis son jeune age où il jouait au tenis au paradou ..parait-il ).
    Si la chute du regime se realise un jour il serait parmi les premieres personnes à etre appelés à la barre.Donc il n’y a aucune contradiction dans l’intreview qu’il a accordé, aucune.




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  • Laïd DOUANE
    27 octobre 2010 at 18 h 41 min - Reply

    Monsieur Addi,
    Tous mes respects et beaucoup de considération,
    D’emblée, je dis être un PEU déçu, même si votre contribution est d’une importance capitale ; comme dirait ma défunte mère : de l’air fraiche aux poumons..
    En répondant à Sadi puis à Ghozali, vous avez démontré que même un grand universitaire, qui est votre statut, peut être simple ! Simple dans la mesure où vous paraissez être indifférent quant aux calculs que ces deux types auraient fait avant de jeter leurs pavés dans nos marres ; nous voilà tous avec attentions attirés !
    Sadi ou Ghozali, tous deux ont besoin de sortir de l’oubli, quitte à se faire mal ; ils voudraient bien qu’on parle d’eux, même si c’est pour dire ce qu’ils sont ; c’est-à-dire : Rien que des menteurs, des hypocrites, des insidieux, des félons et que sais-je encore. C’est justement des gens comme Monsieur Addi qu’ils attendent un peu de lumière pour se faire voir et montrer leurs figures macabres. Ils ont réussi à vous faire parler, et c’est trop simple de votre part, car vous parlez trop sérieusement de ces gens qui ne méritent pas votre lucidité soignée par un excès de sérieux ; je dirais même, que vous avez subi une descente au caveau..
    Le premier, payeur des têtes kabyles donc Sadi, allant jusqu’à profaner les martyres, puisqu’il s’agit bien de profanation, quand un type comme Sadi ose écrire des bêtises sur un héros comme Amirouche, cherche à se dédouaner et surtout à blanchir les idées mal acquises. Sinon, qui des universitaires kabyles sauf les indifférents, ne savait pas que les Sadistes pendant les années 80 disaient d’Amirouche des choses horribles ; Horribles jusqu’à lui en vouloir ; tantôt un sanguinaire, tantôt un ennemi des intellectuels, un vendu au baathistes, en faisant allusion à son appartenance à la mouvance islamiste de Ben Badis, que Sadi nie aujourd’hui. Aujourd’hui notre apprenti sorcier historien à défaut d’historiens sérieux, sachant que ses accusations d’antan ne passeraient jamais au style direct, il les arrange au sous entendu, à la manière de, « ce n’est pas moi monsieur, c’est lui », en cas où, et ça passe quand-même, mais c’est aussi grâce à des gens comme monsieur Addi !
    Le second, Ghozali donc, payeur des têtes de tous les Algériens, lui aussi même sans profanation, a osé dire, pas seulement des bêtises, mais des conneries politiques, pas marrantes ; mais pas marrantes du tout !
    Quand il a parlé de harki du pouvoir, il a bien dit les choses ; type référence pour celui qui chercherait la définition du mot HARKI. Traitre, renégat, apostat, infidèle et la liste est grande.. Mais un mec comme ça, quand il se déchire, il se met en vente ; en se disant harki du pouvoir, il voulait passer un message à qui voudrait l’entendre qu’il est toujours prêt à assumer une nouvelle sale besogne qui ressemble à celle de 92, or même si la situation pire que celle de cette année-là, personne ne l’écouterait ; l’Algérien n’est pas dupe en général ; sinon, qui n’a pas compris qu’il cherche à se venger ?
    Il suffit de relire ses dires pour y dénicher des phrases lâches lâchés entre les lignes pour comprendre, à l’Algérienne que si Ghozali revenait au pouvoir il ferait « des merveilles » !
    Ce qui m’a fait rire, puisqu’il s’agit d’une blague du genre humour noir, c’est le fait que lui-même déclare, intentionnellement bien sûr, qu’il était parmi ces imbéciles qui auraient demandé au maire de Washington, donc un symbole de la démocratie américaine, de ne pas autoriser la venue d’Ahmadi Nijad, parce que celui-ci aurait bafoué les droits de l’homme.. J’ai rigolé c’est vrai, mais je n’ai pas trouvé correcte de ne pas lui discerner la médaille d’imbécile suprême, en me rappelant son beau travail des années 92. N’était il pas chef d’un gouvernement qui a assassiné le peu de démocratie qui existait en Algérie et 200000 Algériens ?
    Oui j’ai rigolé, mais j’ai aussi des larmes aux yeux au souvenir que l’Algérie est gouvernée par des gens comme lui et que moi j’ai perdu ma jeunesse dans une attente interdite. Aussi, j’ai la peur au ventre, car les Harkis du pouvoir, les attends un avenir prometteur mais pas forcément meilleur..
    Viendra un jour où les Ghozali, Toufiq, Smaïn et les autres auront à répondre de leur actes..
    Laïd DOUANE




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  • Med Tahar
    27 octobre 2010 at 20 h 53 min - Reply

    @ Kaci :
    « Si la chute du regime se realise un jour il serait parmi les premieres personnes à etre appelés à la barre.Donc il n’y a aucune contradiction dans l’intreview qu’il a accordé, aucune. »
    C’est bien dit, SAG se positionne en s’adressant directement aux parrains
    de Bouteflika (USA-FRANCE). Dans le cas d’un départ prématuré du locataire d’El Mouradia, un harki met la barre trés haute à ses concurents. Si Bouteflika a serré la main à Ehud Barak, SAG annonce la couleur il s’allie carrément aux sionistes et dénonce l’Iran d’Ahmedinedjad… Tu seras Président mon fils.




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  • liberté
    27 octobre 2010 at 22 h 05 min - Reply

    @ Laid DOUANE,

    L’article du Professeur Lahouari Addi met les points sur les i c’est à dire là ou ça fait mal.Laisser Sid Ahmed Ghozali ancien premier ministre Algérien faire de telles déclarations sur la visite d’Ahmedinedjad aux USA et se taire veut tout simplement dire qu’on est d’accord avec lui.La réaction du Professeur Lahouari a montré à des millions d’Algériens que notre pays l’Algérie est gouverné par des hommes politiques qui n’ont aucune culture politique.Je vous signale aussi que la majorité du peuple Algérien partage les opinions du Professeur Lahouari Addi.Bouteflika,Ould Kablia,Sid Ahmed Ghozali,Said Sadi,Noreddine Ait Hamouda,Chafik Mosbah,Tewfik Mediene devraient tous quitter le pays et laisser des gens comme Addi Lahouari gouverner notre pays.

    Cordialement




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  • Si Tchad
    28 octobre 2010 at 10 h 44 min - Reply

    SAG s’est fait Harka-Kiri….

    Si Tchad

    =====================
    Nous allons ouvrir une rubrique « Humour boulitique » et vous la confier mon cher Tchad !!!!!
    La Rédaction LQA




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  • Bakir Dadi Bouhoun
    28 octobre 2010 at 21 h 00 min - Reply

    Mr Ghozali ne s’est toujours distingué par la légèreté de ces visions politiques. Technocrate , diplômé de l’École des Ponts et chaussées de Paris , il a refusé de se joindre aux étudiants grévistes durant la guerre de libération. Il se trouve projeté dés en 63 a la tête de la SONATRACH , on est en droit de se demander les raisons de ce choix alors qu’il ne présente les critères pour occuper ce poste.
    Mr Ghozali a toujours était l’enfant gâté du régime, il ignore tout de la sociologie et de l’histoire récente et ancienne de l’Algérie, il a considéré que sa nomination durant une brève période ministre de l’hydraulique comme une punition. Sa désignation premier ministre durant une période grave qu’a connu le Pays illustre bien que le système qui nous gouverne manque de compétence et de vision politique pour résoudre la crise que connait jusqu’à présent le Pays.
    Je suis certain que ce technocrate , qui a évolué dans le monde des pétrodollars , qui manque de culture politique n’est qu’un harki des multinationales et qu’il est incapable de comprendre l’excellente réponse du Pr ADDI




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  • Laïd DOUANE
    29 octobre 2010 at 11 h 33 min - Reply

    Mr Ghozali est une personne très douée à l’intérieur du système en marche. Dès que celui-ci tombe en panne, il panique, essaye de retrouver dans l’autre une place à sa convenance et s’accroche en exposant ses prédispositions, comme dans le marché des bœufs en Kabylie.. Hors système, il ne sait vraiment rien faire d’autre mais il ne perd pas l’espoir qu’un jour il sera repris. Mais le bœuf quand il ne laboure plus, les bouchers, il y en a partout où je regarde. En pour éviter cela, il fait une sortie qui plairait au sionisme, et qui dit sionisme dit CIA ; je suis sur et certain que la lettre envoyée au maire de Washington au sujet d’Ahmadi Nidjad va dans ce sens.. « Vous savez qui je suis, je détiens des secrets, contactez-moi vite.. », dans l’espoir d’être propulsé par la pression que les USA savent très bien manipuler..
    En fait, il n’a pas tors de rappeler qu’il est HARKI. Et harki dans la culture algérienne est un mot qui appartient à la famille de CHITANE (je demande à la rédaction de laisser ma contribution tranquille..)
    Pour le reste, M Addi a tout dit.
    Laïd DOUANE




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  • ali
    29 octobre 2010 at 18 h 37 min - Reply

    Parlez moi terre a terre, moi je veux un logement et une justice au dessus de toute personne, on parle si comme si, en Algérie tout va bien, il reste que les commentaireS des idiots qui nous intéresse.




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  • M.J.
    29 octobre 2010 at 21 h 28 min - Reply

    @Si Tchad.

    Harka qui rit toute honte bue.




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  • D B
    30 octobre 2010 at 12 h 50 min - Reply

    Cette réponse cinglante, autant que mesurée, de ADDI Lahaouari à la sortie de SAG me semble être le couperet qui tranche net la tête de ce curieux épisode.




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  • farid
    30 octobre 2010 at 18 h 40 min - Reply

    ça ne mérite meme pas qu’on en parle. Tout le peuple algérien a déjà oublié ce type.
    Je suis sur que l’adjoint de la sous-secretaire de la Secretaire du Maire de New York l’as vite lue avant de la jeter à la corbeille.




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  • Nordine
    30 octobre 2010 at 20 h 55 min - Reply

    A chacune des « kherjates » de L. ADDI, le brouillard se dissipe de mon esprit. les questions les plus épineuses concernant mon pays ou l’International, même les plus tabous et les plus douloureuses se simplifient comme dans une fraction (math).
    Une des techniques modernes de la censure et de la désinformation est la sur-information, la diffusion d’informations à outrance et noyer le vrai dans le faux jusqu’à saturation des esprits. On a beau y être préparé …
    Grâce à des gens comme L. ADDI, les pièces éparpillés du puzzle se remettent en place et a l’endroit pour reconstituer le tableau.
    Quand je vois les sabordeurs qui dirigent mon pays, j’ai honte d’être algérien, mais quand je lis L. ADDI, j’ai envie de hurler à la face du monde; Vous voyez ce type là ! Je suis ALGERIEN comme lui. Évidement avec le talent et le courage en moins.
    Comme je réside dans la même ville que lui, peut-être qu’un jour, je prendrai mon courage à 2 mains pour aller le trouver. Je le saluerai, lui serrai la main, et si je ne suis pas trop intimidé par le bonhomme, je lui infligerai 4 bises à l’algérienne « RAB3A QDER », je le remercierai pour son travail, ses écrits et ses prises de position. Je lui souhaiterai longue vie. Ensuite je ferai demi-tour pour rentrer chez moi, heureux comme les fois où j’avais rencontré Salah ASSAD ou Houria Aichi.




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  • nadir
    3 novembre 2010 at 22 h 37 min - Reply

    Salam
    Monsieur Lahouari Abdi merci pour votre commentaire Allah ikathar min mthalek c’est un plaisir de rencontrer un Algérien comme vous honnête sincère juste loyal et digne d’étre un musulman et qui lutte pour le monde arabo-musulman.
    Merci pour l’information sur Ghazali si jamais vous n’avez emporte cette information sur lui il aurai pu nous tromper et un jour il reviendra président et c’est la catastrophe, heureusement que vous l’aviez démasqué le gard est peut être un espion de l’occident sans doute parceque ce qui s’est passé en Algérie ne laisse aucun doute. C’est lui l’ingénieur du complot du coup d’état sur le président Chadli c’est lui qui est partisan de l’arrêt du processus électoral de 1992. Il s’est démasqué lui même en écrivant cette lettre au maire de New-York grace à vous Monsieur Abdi on sait à quoi on a faire c’est un hypocrite c’est lui qui a divisé le fis en créant à son intérieur un clan allié au pouvoir pour le diviser et le descritider par la suite. C’est l’auteur du coup d’état contre Chadli c’est lui qui a créer les camps de concentration et d’exposition à la radio activité des milliers d’innocent Algériens.
    Il se prétend sunnite et c’est à cause de lui que des milliers de personnes sont morts, disparus emprisonnés et torturés, Ahmed nadjed chiite mais il au moins défendu et aidé les Palestiniens par les armes et les finances, il défendu le Liban c’est un protecteur des intérêts des arabes et des musulmans, mais toi SAG tu as saboter l’Algérie et tu vas plus loin pour saboter le peuple arabo musulman si non pourquoi tu aurais écrire lettre si tu crois que les USA pourrons de loger à El, mouradia tu te trompes les Algériens fakou. Tu es un mauvais un mauvais élève tu n’apprends pas de leçon, tu n’as pas vu Karazai prier les talibans pour partager le pouvoir avec lui, tu n’as pas vu El maliki est Allaoui prier la résistance Irakien de partager le pouvoir, tu n’as pas que les USA n’ont rien pu faire avec les combattants Somaliens ou le Hozballah au Liban, tu n’as pas mes USA se plier à la volonté du peuple Soudanais, celui qui croit aux USA les USA finiront par sont faibles et finiront par le lâcher un jour mais celui qui croit en dieu dieu est grand et il finira par triompher.

    Merci frère




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  • nadir
    3 novembre 2010 at 23 h 54 min - Reply

    Je remercie également les frères Ali El Akel, Abdel Madjid AIT SAADI, Belmouhoub pour leur commentaires et les éclaircissement qu’ils ont pu données aux Algériens louange à dieu qu’il y a encore des Algériens qui luttent pour apporter le vérité à notre peuple.
    Concernant SAG je crois qu’il est temps de déposer une plainte contre lui de ce qu’il a fait en Algérie afin de lui faire interdire la ville de New york.




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  • Congrès du Changement Démocratique