Édition du
20 July 2017

2e blague du week-end : Bientôt une greffe de poumon en Algérie

Midi Libre  le 28.10.10

L’ouverture prochaine du nouveau pavillon d’urgence nous permettra d’effectuer des prélèvements d’organes sur des cadavres. Ce nouveau service exigera de gros moyens, un plateau technique spécifique et une coordination entre plusieurs spécialités à savoir un laboratoire d’analyse médicale, un service de pneumologie, d’exploration cardio-vasculaire, de biologie et de rééducation respiratoire.

La première transplantation de poumons en Algérie aura lieu bientôt au CHU Mustapha-Bacha. C’est ce qu’annoncé hier le professeur Hocine Chaouche, chef de service de chirurgie thoracique, cardiovasculaire et transplantation rénale au CHU Mustapha, en marge des premières journées de formation post universitaire. «La transplantation des poumons se fera dans les six prochains mois au CHU Mustapha-Bacha si les moyens materiels sont mis a notre disposition», a indiqué le professeur.

Et d’ajouter que l’ouverture prochaine du nouveau pavillon d’urgence nous permettra d’effectuer des prélèvements d’organes sur des cadavres. Ce nouveau service exigera de gros moyens, un plateau technique spécifique et une coordination entre plusieurs spécialités à savoir un laboratoire d’analyse médicale, un service de pneumologie, d’exploration cardio-vasculaire, de biologie et de rééducation respiratoire.

Le Dr Soltane Ameur abonde dans le même sens en affirmant qu’il «s’agit d’abord de régler le problème des personnes évacuées vers les urgences en état de mort cérébrale pour ensuite surmonter le problème de la greffe». Jusqu’à présent, la greffe se fait à partir d’un donneur vivant. «Nous possédons des chirurgiens de qualité. Par contre, les moyens pour travailler sont inexistants. Chez nous, on peut mieux faire mais l’environnement n’est pas encore propice pour cela», soulignera le professeur Hocine Chaouche. A propos de la greffe du poumon, le Dr Soltane Ameur affirmera qu’il faut d’abord passer par le dépistage du cancer du poumon et la lutte contre le tabagisme. Le cancer du poumon est le plus fréquent chez l’homme.

C’est un cancer qui fait de plus en plus de victimes du fait que sa découverte se fait tardivement. Cette journée initiée par le service du professeur Chaouche du CHU Mustapha-Bacha est destinée à faire le point sur toutes les données thérapeutiques concernant la chirurgie thoracique cardiovasculaire et la transplantation pulmonaire. Pas moins de 2 mille opérations toutes spécialités confondues et 50 greffes rénales sont réalisées chaque année au CHU de Mustapha. Cette rencontre scientifique a été rehaussée par la presence du professeur Marc Riquet de l’ Hôpital européen George Pompidou de Paris en France dont les travaux sur les lymphatiques thoraciques et médiastinaux entre autres sont reconnus dans le monde entier.

source: Midi libre


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3 Commentaires sur cet article

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  • Bouchelghoum Nassim
    29 octobre 2010 at 14 h 59 min - Reply

    En tant qu’ancien résident du service de chirurgie thoracique qui connait très bien les rouages de ce service, je me permets messieurs les aînés de vous dire que vous êtes entrain de tromper l’opinion publique. Comment réaliser une transplantation pulmonaire dans un service où on ne peux opérer convenablement un kyste hydatique du poumon ou réaliser une résection d’un poumon cancéreux? Comment faire de la haute chirurgie des greffes, quand on passe les 3/4 de son temps dans les cliniques de Bachdjarah et de Schehrazade? Ne prenez pas les algériens pour des idiots.




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  • Bouchelghoum Nassim
    29 octobre 2010 at 15 h 14 min - Reply

    Juste un complément si vous le permettez : voici un discret aperçu de ce que font nos confrères tunisiens dans la discrétion et sans faux tapage médiatique. Apprenons à être humbles.
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    Historique, droit et éthique de la greffe rénale en Tunisie
    Tunisia Watch 28/12/09

    « Historique, droit et éthique de la greffe rénale en Tunisie » est le titre d’une intéressante contribution du Dr Saadeddine Zmerli sur le thème des transplantations d’organe en Tunisie publiée par le journal « Le temps » aujourd’hui dont voici quelques Données essentielles qu’il fourni sur le sujet :

    En réussissant le 4 juin 1986 la première greffe rénale en Tunisie, je réalisais enfin un vieux souhait. Mon expérience tunisienne repose sur 65 greffes que j’ai réalisées en l’espace de trois ans, sans apport étranger, assisté de mes élèves Mohsen Ayed, Mounir El Ouakdi, et Mohamed Chebil qui allaient devenir les futurs transplanteurs…

    Sur 873 greffes réalisées jusqu’au premier décembre 2008, 649 soit les trois quart sont des greffes entre vivants. Leur nombre a quadruplé au cours des 3 années de 2005 à 2007, pour être multiplié par 7 en 2008…

    Malgré les progrès réalisés l’activité en transplantation rénale ne couvre pas nos besoins pour juguler l’inflation du nombre annuel des nouveaux dialysés estimé à 350…

    La transplantation rénale a ouvert la voie à la greffe cardiaque, dont la première a été réalisée en 1993 par Mohamed Fourati et hépatique réalisée la première fois, en 1998, par Ridha Bel Hadj Hamida à Sousse…

    La contribution du Dr Saadeddine Zmerli vient compléter et enrichir un article publié sous le titre « Greffe d’organes humains: la loi a-t-elle réalisé ses objectifs? » sur le site « Leaders » en début de ce mois.




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  • interneORL
    31 octobre 2010 at 14 h 43 min - Reply

    salam alikom, c très bien les bonnes paroles surtout de la part de nos professeurs. Ils veulent faire de la transplantation dans des hôpitaux ou les gens meurent tjrs par complications postopératoires de la petite chirurgie : appendicite, cholecystite etc… ils veulent se montrer devant les européens …ils font rien pour dénoncer le manque de moyens dans les hôpitaux, la mauvaise gestion l’escroquerie des directeurs d’hopitaux, le laisser aller du ministère, la politique sanitaire catastrophique ,la dégradation de la vie humaine ,les patients qui ont perdus la vue a beni messous a cause de la mauvaise hygiène du bloc opératoire,la formation des jeunes médecins en détérioration grave,les praticiens qui utilisent le matériel de l hôpital pour opérer dans le privé ,les prof chefs de services qui ont delaissé leurs services et la formation des résidents pour faire tebezniss et empêchent tt médecin compétent de bonne volonté d’accéder au poste de chef ,l absence complète de la recherche clinique …..etc. c tres long de parler sur le systeme de santé en algerie et malheureusement il n y a pas que la santé c tt un pays qui se degrade , L ALGERIE A BESOIN D UNE NOUVELLE REVOLUTION




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