Édition du
28 March 2017

El Mebda ou El Khobza?

par M.M.

Depuis l’ouverture solennelle de l’année universitaire à Ouargla, quelques petites heures après, je ne cesse de recevoir des messages pour qui nous informer, qui pour se féliciter, qui pour glorifier, qui pour rectifier, qui pour annoncer la solidité de ses relations. En l’espace de moins de 10 minutes j’ai reçu 3 messages concernant les indemnités des enseignants.

C’est la Liesse, il ne manque que les trompettes et la fanfare !

En même temps, le hasard faisant bien les choses, je reçois une alerte d’un collègue sur une décision de justice concernant un autre collègue de M’sila qui a écopé de 6 mois de prison ferme pour délit d’opinion. Ce qui est effarant et gravissime est le comportement de nous, enseignants. Pas un mot sur le sort de notre collègue A. Rouadjia. Le problème est devenu : Combien on aura dans nos poches (6versions ! pas moins !) . Dire que juste avant l’annonce de ces augmentations j’ai reçu plusieurs messages nous recommandant la lecture d’un article du même Rouadjia   intitulé « L’université Algérienne en chute libre ou la politique de l’autruche » avec la mention «Article à lire et relire et faire relire »

J’ai peur que ces augmentations, si elles s’avéraient vraies, vont donner le coup de grâce à l’université et surtout à la fonction d’enseignant universitaire. Il faut se réveiller de ce rêve qui risque de se transformer en cauchemar. Maintenant que les soucis bassement matériels auraient trouvé leur solution, il faut se remettre au travail et à la lutte pour la reconstruction d’une université nationale digne de ce nom. Cette université protégée contre toutes les attaques malveillantes, où la liberté d’expression serait consacrée dans la réalité et où la confrontation d’idées ne tourne pas à la confrontation des bras ou à l’utilisation abusive de la force sous toutes ses formes, une université qui laisse l’enseignant libre de ses mouvements et de ses idées, où les lois sont au dessus de tous « les responsables comme les subordonnés ».

C’est mon souhait.

Les considérations matérielles sont une chose et la considération morale en est une autre et c’est plus important à mes yeux.


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2 Commentaires sur cet article

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  • Larbi Anti-DRS
    1 novembre 2010 at 0 h 52 min - Reply

    Quote: « Les considérations matérielles sont une chose et la considération morale en est une autre et c’est plus important à mes yeux. ».
    Vous avez mille fois raison, les considérations matérielles ne sont pas des cadeaux gratuits se sont des droits, vos droits. Et les considérations morale sont plus important car il sont un devoir. Un devoir de citoyen qui sait et qui lutte pour que au moins chacun obtiens son droit.




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  • mourad
    1 novembre 2010 at 14 h 24 min - Reply

    a vous lire on dirais qu’il reste encore quelque chose à preserver dans cette institution. reveillez vous monsieur, au moment ou le ministere de l’education requie un diplome de master pour les enseignents du secondaire , on trouve malheuresement des ingenieurs et autres licencie enseigner à l’université. une université desertée par les cerveaux, car les bon rares docteur que pocedés l’université algerienne ont plié bagages et ceux qui sont restés n’ont pas touver preneur. l’algerien a faim de tout et resteras ainsi tant que tout le monde est hypocrite……..etc




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  • Congrès du Changement Démocratique