Édition du
27 July 2017

STRATEGIE D’IMPLANTATION DU CHANGEMENT

Par Dr Ahmed BENBITOUR

Novembre 2010.

La stratégie d’implantation du changement doit répondre à trois questions :

–          Pourquoi l’inéluctabilité du changement ?

–          Comment réussir la mobilisation pacifique pour le changement ?

–          Quel scénario de mise en œuvre du changement ?

1. L’inéluctabilité du changement :

Une analyse comparative des expériences de l’Algérie, de pays d’Amérique latine, d’Europe du Sud,  d’Europe de l’Est et d’Asie permet de retenir trois hypothèses de travail :

(i)                  Les systèmes autoritaristes travaillent à leur propre destruction ; mais avec la rente, le chemin de la dérive est lent. Du fait de la lenteur de ce processus, lorsque le système se détruit, il détruit avec lui toute la société par un mélange détonnant de pauvreté, de corruption et de perte de la morale collective.

(ii)                Le changement pacifique recherché ne peut venir de l’intérieur du système, ni des institutions officielles entièrement soumises au contrôle du pouvoir en place (Parlement, partis politiques de l’alliance ou de l’opposition), ni de la société civile telle qu’elle a été organisée par le pouvoir (associations satellites transformées en relais durant les périodes électorales). Il ne viendra pas davantage via l’agenda gouvernemental actuel (élections, référendum, assemblée ad hoc…).

Le changement ne vient de l’intérieur que dans des situations tout à fait exceptionnelles, où sont réunis trois facteurs : (i) une pression forte et croissante de la société et qui dure (ii) une alliance stratégique des forces du changement (ii) un événement déclencheur.

(iii)               La décennie 2010-2020, enregistrera la dérive de l’Etat algérien de sa situation actuelle de défaillance vers une nouvelle situation de déliquescence.

Face à une telle conviction, le choix est clair :

–          ne rien faire et subir le changement avec tous les risques de dérapage, ou bien

–          préparer ce changement dans le calme et la sérénité pour placer le pays dans la voie du progrès et de la prospérité.

Nous avons choisi la solution de la mobilisation pacifique pour le changement

2. La mobilisation pacifique pour le changement :

Pour cela, il fallait : (i) innover en matière d’organisation du travail politique, (ii) innover en matière d’instruments du changement, (iii) parier sur de nouvelles forces.

L’innovation en matière d’organisation du travail politique a consisté à créer  le site central www.cicc-dz.net, et à inviter les participants à créer des cercles d’initiative citoyenne pour le changement. Le site central propose des sujets de débats et les cicc, composés de 6 à 12 personnes reliés par internet travaillent sur ces questions et proposent leurs avis et solutions. (voir sur le site : le détail sur ce travail et cette méthode),

L’innovation en matière d’instruments du changement consiste à rassembler cinq facteurs :

–          Une force motrice : c’est  un discours politique mobilisateur qui  explique clairement l’inéluctabilité du changement et qui définit le choix devant lequel se trouve la Nation Algérienne : se taire aujourd’hui et subir le changement dans le désordre avec tous les risques de dérapages ou se mobiliser dans le calme et la sérénité, identifier les problèmes et se préparer à les résoudre, concevoir le changement dans le long terme au bénéfice de tous.

–          Une vision qui expose la situation de l’Algérie d’aujourd’hui, avec tous ses risques et ses dérives et qui donne les contours de sa mutation grâce au changement que nous proposons. De même qu’une feuille de route qui explicite clairement les missions et les étapes de mise en œuvre du changement, ainsi que les engagements des différentes parties prenantes au changement et le système de contrôle et de validation.

–          Un leadership collectif, capable de donner un sens au changement, de réaliser le consensus et de mener rapidement l’Algérie vers la prospérité. Il ne pourra être constitué que de compétences nationales de très haut niveau, avec à leur tête

un groupe de personnalités respectées, réfléchies, visionnaires et au dessus des partis, des clans et des intérêts privés.

–          Un certain nombre de personnalités d’appui ayant une présence de caution au sein de la société et disposant d’une respectabilité pour soutenir le leadership et la stratégie d’implantation du changement.

–          Les réalisateurs du changement, seront des personnes qui assureront la préparation, la coordination et la mise en œuvre du changement dans tous les secteurs.

Le discours sur la force motrice est contenu dans les deux textes de lancement du site : appel à la mobilisation pacifique pour le changement et projet pour sauver la nation algérienne.

La vision est ouverte au débat, notamment par les textes sur la refondation de l’Etat, la refondation de l’économie, la refondation de l’école…

Le pari est fait sur les compétences nationales à l’intérieur du pays et à l’étranger.

Après une année d’expérience le moment est venu de passer à une nouvelle étape : la recherche d’alliances stratégiques et la construction de réseaux entre les différentes initiatives et les différentes forces qui appellent au changement.

Il ne s’agit pas d’un appel pour fusionner les différentes initiatives, ce serait les affaiblir, mais de leur demander de garder leur autonomie et leur trajectoire de développement tout en s’inscrivant dans le cadre de réseaux et d’alliances stratégique pour la mobilisation pacifique pour le changement.

Un appel a été lancé ce premier Novembre 2010, par le collectif du 19 Mars pour la création d’un Front pour le Changement National. Il faut l’encourager.

Ces alliances et ces réseaux doivent s’inscrire dans  le respect scrupuleux par tous d’un certain nombre de principes qui assurent le succès.

Il s’agit de :

  • l’absence totale de violence, ni dans le verbe ni dans l’acte, lors des revendications pour enlever au pouvoir le justificatif de la répression, éviter d’exposer inutilement les citoyens et faire en sorte que le mouvement ne soit pas débordé par les plus extrémistes et agressifs qui peuvent faire irrémédiablement dériver les revendications les plus légitimes.
  • la clarté intellectuelle, même si elle présente un grand défi pour le pouvoir avec les risques de répression.
  • la culture démocratique dans le travail au changement : le pouvoir de bas en haut et le respect des règles d’alternance.
  • Le rejet des méthodes autocratiques et l’instauration des principes démocratiques fondamentaux en tant que garant du succès.
  • les forces du changement commenceront en petit nombre qui grossit au fur et à mesure par les relations directes avec la base, le lancement des idées et en présentant une alternative crédible.
  • la présence d’un groupe assumant le leadership du mouvement pour le changement.

Lorsque les alliances sont établies et les réseaux construits, il faut définir les modalités de mise en œuvre du changement.

3. Scénario de mise en œuvre du changement

La mise en œuvre du changement peut s’inscrire dans le scénario en trois étapes que j’ai suggéré en 2001.

Une première étape d’endiguement de la crise et la préparation d’élections présidentielles anticipées. Une deuxième étape d’achèvement de la transition politique vers un système démocratique et de la transition économique vers une économie de marché compétitive. Une troisième étape de consolidation de la démocratie.

La période d’endiguement pour créer un début de confiance et réduire sensiblement le gap qui sépare gouvernants et gouvernés ainsi que la préparation des prochaines échéances électorales.

Elle doit être conduite par un gouvernement qui jouit de la légitimité politique par la vérité, la transparence et l’imputabilité (Moussaala). Il doit disposer de beaucoup de liberté d’action, avec les coudées franches pour mener les politiques adéquates.

La notoriété des personnes qui siègeront dans le gouvernement et leur respect des grands principes est un gage de succès.

Il doit s’atteler à définir les politiques de réforme de l’Etat, de l’économie et de l’école de façon prioritaire. De même, le lancement d’un programme opérationnel de lutte contre la corruption.

Il doit veiller à l’instauration d’une procédure régulière de réflexion et de concertation sur l’avenir du pays. Cela passe par la création d’un environnement socioéconomique conduisant à une croissance économique forte et durable, par exemple, la création d’un Conseil Algérien des affaires, un Conseil Consultatif National du Travail. De même la création d’un réseau de patriotes économiques.

La préparation des prochaines échéances électorales devra se faire avec plus de transparence, plus d’information, plus de débats publics ouverts à toutes les composantes de la société et toutes les forces du changement, à la télévision, notamment. De même que la levée de l’état d’urgence.

La période d’endiguement devrait s’achever avec des élections présidentielles anticipées.

Ces élections se fonderont sur la démonstration de la capacité à mener à bon port l’achèvement des deux transitions politiques et économiques, à travers les premiers résultats du gouvernement de transition et la direction claire vers un système politique démocratique où l’alternance au pouvoir est assise sur un multipartisme stable et efficace. De même la définition des règles et des structures qui régissent le fonctionnement de l’Etat, ainsi que les canaux et les conditions d’accès à ces structures.

Le système politique à mettre en place doit obéir aux sept règles suivantes :

–          Ne plus jamais conduire à un monopole du pouvoir par des groupes immoraux et/ou incompétents, ni au détournement de l’Etat au profit d’intérêts privés.

–          Privilégier les règles de l’élection sur les règles de la cooptation et de la fraude, pour empêcher de faire de la loyauté envers les tenants du pouvoir la seule source de promotion au détriment de la compétence.

–          Ecarter les dangers des solidarités familiales, claniques, corporatistes ou tribales.

–          Se prémunir contre les violations des droits de l’Homme et assurer les libertés publiques, notamment la liberté de la presse.

–          Mettre en place les mécanismes de l’alternance au pouvoir par le retour à la limitation des mandats et le renforcement du travail politique et de formation citoyenne dans les partis.

–          Faire en sorte que la politique devienne en enjeu attirant pour les jeunes.

–          Eviter la marginalisation des questions culturelles : identité, langues, religions, dans les débats publics.

Avec de telles règles, les débats à travers la société se feront sur des bases objectives et mesurables et la compétition politique se fera dans la transparence et l’intégrité.

La fin de ce mandat présidentielle devrait être couronnée par l’achèvement des transitions.

Les élections présidentielles suivantes pourront alors se faire  sur un programme de consolidation de la démocratie.

C’est durant cette troisième étape que seront réglées les grandes questions politiques, à savoir :

–          La place de la religion et de la tolérance dans la société,

–          Les fondements culturels de l’unité dans la diversité : choix de société, langues, levée de la confusion entre citoyenneté et laïcité,

–          La fonction des forces armées dans leur rôle de défense,

–          Le système républicain présidentiel ou parlementaire,

–          La forme d’indépendance du système judiciaire

–          Etc.

La stratégie d’implantation du changement que je propose et que je vous invite à débattre, à compléter, à améliorer  et qui vise à  réaliser le changement désiré par quasiment tous les Algériens, est à votre disposition.

Ensemble rien ne nous sera impossible.


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51 Commentaires sur cet article

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  • D B
    9 novembre 2010 at 22 h 34 min - Reply

    Cette approche de Monsieur Benbitour sur le changement politique inéluctable qui doit se dérouler dans notre pays, en plus d’être très intéressante, appelle d’emblée à une remarque essentielle: Ce régime est donc en fin de ressource.
    Monsieur Benbitour, qui fait ce constat, n’est pas n’importe quel quidam. Il a été chef du gouvernement, et il continue de peser, un tant soit peu, puisque son discours et ses divereses contributions sont régulièrement relayés par des titres phares de la presse algérienne, dont on sait parfaitement qu’ils fonctionnent à l’injonction des maîtres du jeu.
    C’est dire, donc, et cela n’enlève rien à la probité intellectuelle de Monsieur Benbitour, que le changement est devenu incontournable, y compris au sein des cercles de la décision politique du régime.
    Cela est tout à fait dans l’ordre des choses, dans la mesure où, malgré la brutalité de ce régime, il ne fait pas de doute que certains de ses tenants savent raison garder, faire la part des choses, et ne pas insulter l’avenir. Aplus forte raison lorsque les augures sont alarmistes.
    Je n’irais pas jusqu’à dire, comme un certain Monsieur Hamrouche, que le changement ne viendra que de l’intérieur du régime, mais je ne dirais pas non plus que le changement se fera totalement sans lui. Pour la simple raison que nous n’appelons pas à une révolution violente. Il faudra donc, d’une manière ou d’une autre, négocier le virage.
    C’est comme ça que ça se passe. C’est une question de réalisme et de jugement. Nous n’aurons pas d’autre choix que de faire avec les forces en présence. Et dieu sait que le régime est une force. Et quelle force! La seule véritable, en vérité. Pour le moment, du moins. Nous n’aurons pas le choix de décider de tous les détails collatéraux au changement.

    Mais il nous appartient de désigner ce qui ne sera pas négociable. Ces grands équilibres sur lesquels nous fonderons notre première république. Je dis bien notre première république, et non pas la deuxième, comme le pérorent certains, avec un mimétisme presque comique, puisque jusqu’à aujourd’hui, le système politique algérien ne ressemble à rien d’autre qu’à une sorte d’entreprise familiale, avec des prête-nom. Pour ne pas dire une association de malfaiteurs, dont les parrains sont des flics ripoux.
    Monsieur Benbitour nous démontre, à travers ce remarquable exercice, avec un talent certain, que dans la réalité, le changement est déjà amorcé. Mais je touve personnellement qu’il penche à trop théoriser, à trop arrondir les angles. Comme si nous devions nous préparer à une cérémonie de passation de consignes. Dans une perspective délestée de sa charge tragique.
    Et c’est là, à mon humble avis, le côté irréaliste, et même surréaliste, de cette analyse.

    Personnellement, même si j’ai particulièrement apprécié le fait qu’il soit le premier homme public à reconnaître formellement notre Appel, je ne pense pas, comme il le soutient, que nous devions aborder la question avec autant de détachement.
    Le fait est que le changement, contre un régime, mais aussi un système, majoritairement soudé dans sa vision suicidaire, pris au piège de sa propre logique systémique de pillage systématique, ne pourra se faire que si nous parvenons à former un front uni, de toutes les forces positives, quelles que soient leurs divergences idéologiques. Pour le dire simplement, ce régime n’acceptera de partir que contraint et forcé. Soit par la violence, soit par l’union. Par la violence, ce ne sera pas possible, puisqu’il a trouvé les mécanismes pour toujours retourner la situation en sa faveur. Il ne reste donc plus que l’union. Une union sacrée, indefectible, soudée dans le refus de la violence, tendue vers un seul objectif: Construire la République. Les Algériens décideront plus tard, en toute démocratie, de quelle nature elle sera. Et ils trouveront les mécanismes qui leur permettront une alternance politique en fonction de leur volonté.

    Jamais le peuple algérien ne pourra recouvrer la totalité de sa souveraineté s’il ne cimente ses aspirations au delà de ses projets sociétaux. Nous devrons d’abord CHASSER ce régime du pouvoir réel, et discuter ensuite de nos visions politiques. Nous n’aurons pas d’autre choix que d’accepter de lourdes concessions, comme l’amnistie générale, à des conditions dignes, mais les tenants du régime actuel devront abdiquer, au sens plein du terme. Cela doit être indiscutable et no, négociable. Mais cela ne sera possible que si nous parvenons à former un front uni de toutes les forces de notre peuple.
    En formation dispersée, nous ferons de la figuration politique, et rien ne changera véritablement, si ce n’est quelques figures de proue.




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  • M.J
    9 novembre 2010 at 23 h 00 min - Reply

    La lecture que je fais de la position de Benbitour est qu’il veut faire du neuf avec du vieux. Quelles sont les personnalités ou le leadership dont il parle si ce ne sont des gens du sérail ? Pour le reste il n’invente pas la roue mais se suffit de généralités et les généralités on en use quand on ne connait pas son sujet pour faire sérieux et documenté. On sait qu’une pierre lancée du haut d’un édifice tombe à terre, mais lorsqu’on le dit à t’ on vu toutes les pierres tomber ou se contente t on de tirer une conclusion à partir de notre imagination en nous fondant sur l’expérience ? Il n’y a pas plus mouvant que le terrain politique. Aujourd’hui le champ est libre, demain il sera tout miné et l’inverse est vrai. Rien ne permet de savoir avec certitudes comment se comporteront les masses si la pression qui s’exerce sur eux persiste encore.
    Certes nous avons besoin de toutes les volontés sincères, mais il faut se méfier des infiltrations et de ceux qui ont une longue expérience dans l’art de la manipulation, ceux qui ont frayé avec le régime et veulent se redorer le blason. Il est vrai que comme le dit sagement notre frère @ D.B.dont le post est plus explicite que celui de Benbitour,qu’il nous faut négocier le virage et admettre l’amnistie qu’il faudra monayer, mais parler de personnalités dans le cadre de l’Algérie c’est dire qu’elles existent et si elles existaient elles n’auraient pas attendu que des inconnus fassent cuire ce qu’il y a dans la marmite pour venir jouer au chef cuisinier. Elles auraient agi il y a longtemps. Or leur silence à été sinon fracassant, du moins ponctué de sanglots sur leur propre sort. Avec ma grande gueule je me demande comment je suis encore vivant.




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  • fateh
    10 novembre 2010 at 10 h 51 min - Reply

    Cet appel doit etre corroborer avec celui du 19 Mars. A mon avis il faut reflechir en profondeur sur ce qui a amene ce pouvoir honni a se retourner contre l’ouverture democratique. Je crois que tout ce qui a ete dit a ce jour n’explique qu’en partie le coup d’etat de Janvier 1992. Aujourdhui, il ne s’agit pas de s’attarder sur les raisons directes de ce coup d’etat mais de determiner les mecanismes du changement pacifique qui permettront de bondir vers un systeme Democratique Viable et Acceptable par l’ensemble des sensibilites nationales. Le discours revenchard ne peut profiter qu’a ceux qui aujourdhui sont les depositaires du pouvoir par la violence la plus extreme. En temps que MUSULMAN chacun de nous doit faire l’effort de ne pas contribuer une nouvelle fois a ce que le SANG DES ALGERIENS COULENT ENCORE.
    Notre frere D.Benchenouf a raison de mettre l’accent sur ce point, pour la simple raison que ces detenteurs du pouvoir ne reculeront devant aucun crime s’ils sentent que leur heure a sonne. La solution reside dans la negociation par l’invitation de ces tenants du pouvoir a garantir la securite du peuple. Bien entendu cela ne peut arriver que si le peuple se souleve
    en reclamant ses droits par des sitting et des greves notemment dans les secteurs sensibles qui peuvent paralyser le pouvoir sans affecter le peuple directement, tel que celui des hydrocarbures, des transports, des ecoles et universites ainsi que celui des forces de police….L’armee ne pourra en aucun cas recourir a la violence -il y en aura de la part des jusqu’au boutistes-pour la simple raison que au sein d’elle meme existe certainement des patriotes dignes et non corrompus….
    Ceux qui croient que la violence est la solution sont totalement dans l’erreur car la force et la manipulation ainsi que les moyens de repression sont du cote du pouvoir. Le resultat ne sera qu’un autre bain de sang pire que celui des annees 1990 et avec comme consequence une intervention etrangere a l’Irakienne, qui ne fera que perenniser le systeme avec les memes gens qui le tiennent. Une SOMALISATION de l’Algerie n’est pas a exclure tant que l’approvisionnement en hydrocarbure est assure. Certains peuvent penser qu’il y a exageration mais le cas Irakien est la pour nous aider a comprendre que lemonde ne fonctionne pas sur des bases relationnelles de fraternite mais bien sur des interets nationaux ou les scrupules n’ont de limites que par rapport a la force dont dispose l’adversaire.
    En ces jours de DHOU AL HIJJA QUE CHACUN DE NOUS FASSE L’EFFORT DE PRIER ET DE FAIRE DES DOUAAS AFIN QU’ALLAH EPARGNE MALHEURS ET MISERES A NOTRE PEUPLE QUI SOUFFRE TANT DEPUIS 1830.
    SALAM ATOUS ET AID MOUBARAK




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  • Salah-Eddine SIDHOUM
    10 novembre 2010 at 11 h 33 min - Reply

    Je tiens tout d’abord au nom de la coordination de l’Appel du 19 mars 2009, à remercier notre frère Ahmed Benbitour pour ses encouragements à notre Appel en vue du compromis politique et de la constitution du Front du Changement national.
    De son texte-programme, je retiens plusieurs points intéressants sur lesquels nous convergeons :
    – Le changement est inéluctable. Ce régime illégitime est en phase terminale de son cycle naturel. Il est appelé à disparaitre. Deux facteurs prolongent sa survie : la rente pétrolière qui lui permet d’entretenir sa couche sociale de beggarines et de khobzistes et la faiblesse criarde de l’opposition politique incapable de présenter une alternative crédible, (facteur que Mr Benbitour n’évoque pas).

    – Le changement ne pourra jamais venir de l’intérieur du système. Point sur lequel nous sommes d’accord.

    – Le changement viendra d’une véritable opposition réunie autour d’un programme réaliste capable de déclencher une puissante et saine dynamique populaire. C’est ce que nous avons appelé le compromis politique historique autour duquel se constituera ce front du changement national. Cette opposition ne devra pas fermer la porte aux volontés sincères au sein du pouvoir dont les mains ne sont pas tâchées du sang d’innocents ou les poches remplies d’argent volé au peuple.
    – Aucun leader ( zaïm ) ne pourra conduire ce changement à lui seul. Mr Benbitour parle d’un leadership collectif. Une direction collégiale est la solution la plus démocratique et la plus sage pour guider cette dynamique populaire vers une transition pacifique. Pas de zaïmisme ni d’aventurisme.
    – Nous sommes d’accord qu’après plusieurs mois de contacts et de débats fructueux sur le terrain et l’utilisation de nos sites respectifs, il faut passer à une NOUVELLE ETAPE : tenter de créer des ponts entre toutes les initiatives sincères de changement en vue de créer une véritable force politique de proposition et de mobilisation populaire en vue de cette transition vers l’Etat de Droit. Et là je crois comprendre que nous convergeons vers la constitution de ce Front du Changement National.

    Nous avons préconisé dans l’Appel du 19 mars 2009, une période transitoire qui n’excède pas 2 années, au cours de laquelle l’opposition réelle réunie au sein du Front du Changement et l’Institution militaire libérée du maillage de la police politique auront à mettre en place un gouvernement provisoire, sans aucune coloration partisane et un conseil de sages constitué de figures probes du mouvement national qui auront pour tâche de préparer les élections de l’Assemblée Constituante, assemblée qui aura à préparer la Loi Fondamentale du pays qui sera pour la première fois rédigée par les dignes représentants du peuple élus démocratiquement au suffrage universel et non dans les officines obscures de l’ancien régime, voire dans certaines officines coloniales. Et là, nous avons tenu à souligner le rôle de l’institution militaire Républicaine dans le maintien de la stabilité du pays durant cette période transitoire. Ce ne sont là que des propositions, résultats d’une synthèse des discussions que nous avons eu avec plusieurs personnalités politiques intègres et des constitutionnalistes durant plusieurs années. Mais tout cela sera discuté de manière sereine et démocratique au sein du Front du Changement, où ne sera exclue aucune tendance politique réelle.
    Je crois que la situation a sérieusement mûri et que beaucoup de nos compatriotes ont pris conscience de la gravité de la situation. Les volontés sincères sont prêtes à faire des concessions mutuelles afin d’aller vers cet accord national. Seuls certains, ultraminoritaires, sans ancrage populaire, craignent d’être mis à nus par la pratique démocratique et persistent à s’agiter et à entretenir vainement la fitna sur des questions religieuses et culturelles et sur lesquelles l’Histoire a depuis fort longtemps tranché.
    Nous réitérons encore une fois notre Appel au rassemblement de toutes les volontés sincères de l’intérieur et en exil et nous tendons la main à toutes celles et tous ceux qui n’ont pour l’Algérie que fidélité, dévouement et engagement. Tout comme nous encourageons toutes les initiatives qui vont dans ce sens et leurs auteurs. A nos yeux, ces derniers sont de fidèles partenaires et jamais des rivaux.
    Le débat est ouvert.
    Fraternellement

    Salah-Eddine Sidhoum




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  • wahid
    10 novembre 2010 at 13 h 51 min - Reply

    @Salah-Eddine SIDHOUM

    « Le changement ne vient de l’intérieur que dans des situations tout à fait exceptionnelles, où sont réunis trois facteurs : (i) une pression forte et croissante de la société et qui dure (ii) une alliance stratégique des forces du changement (ii) un événement déclencheur »

    Exceptionnelles ???????? L’Amérique latine (Mexique, Chili, L’Argentine, les pays asiatiques la Malaisie, l’Afrique du sud qui sont devenues des pays émergeants

    Mon opinion : les expériences des pays qui ont su comment renverser des régimes politique (totalitaire, dictatorial, militaire) pacifiquement, leur leader ont résisté face a l’oppression, milité loin de la tentation de l’aventurisme, les conditions de réussir ce projet exige de la vison, la patience, la rigueur, non le impudence, l’illusion, la brusquerie, (éviter de rentrer dans le jeu de la manipulation).

    J’ai retenu de l’entrevue; محاضر بن محمد رئيس وزراء ماليزيا

    « تلف نفسك بحزام ناسف ثم تفجرها »

    L’absence de vision, engendre « الغضب والإحباط واليأس »

    « الآن تغضب جداً تلف نفسك بحزام ناسف ثم تفجرها. لو فعلنا ذلك خمسين سنة سيبقى الحال على ما هو عليه »

    « علينا أن نقف ونفكر ونطور إستراتيجية نأخذ فيها بعين الاعتبار عناصر قوتنا وضعفنا. ونطور طريقة لحماية أنفسنا، بل وطريقة حتى لمهاجمة العدو »

    علينا أن نقف ونفكر ونطور إستراتيجية نأخذ فيها بعين الاعتبار عناصر قوتنا وضعفنا. ونطور طريقة لحماية أنفسنا، بل وطريقة حتى لمهاجمة العدو

    * Faire une lecture large du sens de cette phrase, c’est une partie de la stratégie gagnante pour renverser l’ordre établi dans la sérénité mais efficacement».

    Tirant les leçons de l’histoire récente des conflits au somment du pouvoir en Algérie et ses conséquences sur le peuple.

    Wahid




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  • Med Tahar
    10 novembre 2010 at 15 h 13 min - Reply

    @ M. Salah-Eddine Sidhoum :
    « Cette opposition ne devra pas fermer la porte aux volontés sincères au sein du pouvoir dont les mains ne sont pas tâchées du sang d’innocents ou les poches remplies d’argent volé au peuple. »
    Je vous remercie pour cette précision appropriée. Heureusement d’ailleurs qu’il existe encore des hommes intègres au sein même de ce pouvoir. Voilà une preuve que ce mouvement fait appel à tous ceux qui ont l’Algérie dans le coeur.
    Plusieurs événements au cour de l’année 2010 indiquent une fin imminente du plus vieux système au monde et c’est à ce mouvement de se positionner en envoyant des signes forts au pouvoir. Une forte médiatisation de cet appel en Algérie et à l’étranger, sensibiliser la population sur le danger qu’encoure le pays, faire appel à des sitting (le manque de liquidité est une occasion), faire appel à des grèves…Ces actions et d’autres encore sonneront surement le glas d’un pouvoir aux abois.
    Allah i djib el khir in cha Allah.




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  • IKER
    10 novembre 2010 at 20 h 45 min - Reply

    Je partage le constat de Benbitour mais je divérge quand aux causes.
    A mon avis la situation en algérie est trés grave le pays est cassé et la FRAGMENTAION est en cours.
    Il faut s’ateler et se concentrer à construire le front autour de 2 ou 3 blocs de tendances avec la perspective d’avoir des oppositions NATIONALES relativement CONSENSUELLES pour construire un régime STABLE et REPRESENTATIF.
    On ne peut pas avancer avec des élites désunies.
    Construire la démocratie, bien gouverner et trouver un nouveau modéle de développement, ceux sont des aspects du même PROBLÈME, y a pas d’étapes ni de stades à DIFFERENCIER




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  • A.M.Yidir
    10 novembre 2010 at 22 h 29 min - Reply

    Je voudrais , à la lecture de votre commentaire à propos de la propositions de Mr Benbitour, vous faire deux remarques.
    Vous affirmez que «Ce régime illégitime est en phase terminale de son cycle naturel» comme une sentence sans appel alors que tout porte à croire qu’il ne cesse de se consolider et cela par la jonction de deux facteurs déterminants que sont la rente et l’asservissement de la société. Ajoutons que le soutien extérieur lui est indéfectible du fait même que les firmes occidentales tiennent elles aussi à s’arroger une part de la rente. Les gouvernements occidentaux n’ont cure de commercer avec les dictatures pour peu qu’ils en tirent des dividendes. Il faut dire que la crise économique mondiale a accentué cette myopie et cette complaisance vis-à-vis des pays peu respectueux des droits de l’homme.
    La deuxième remarque a trait à la mise en place d’un gouvernement provisoire en comptant faire jouer à l’armée le rôle d’associé dans cette entreprise. Cette dernière parait heureuse et fait rêver mais la réalité têtue est loin d’indiquer la possibilité de sa réalisation. Cela pourrait être le cas si justement on admet hypothèse que ce régime est en phase terminale alors qu’il se renforce de plus en plus comme souligné plus haut tout en s’accommodant de facteurs endogènes et exogènes visant à le déstabiliser. Il faut relever que l’état actuel de l’opposition est aussi un facteur de durabilité du régime.
    Néanmoins, des signes perceptibles sont annonciateurs d’un avenir prometteur concernant la possibilité d’aller ver un accord national parce que des volontés sincères sont prêtes à faire des concessions mutuelles pour ce faire comme vous le soulignez si bien.
    C’est une fois cet accord obtenu que tout sera possible car ce sera le début de la fin inéluctable d’un régime que nous aurons alors cessé de renforcer par nos divisions. Les diverses manières d’aboutir à cette fin seront soumises à débat pour en choisir la meilleure. Ne voulant pas être évasif et me contenter de ces remarques, je me fais un devoir de revenir ultérieurement par une contribution au débat.
    Salutations.

    ================================
    Ce que vous appelez « renforcement du régime » n’est en réalité qu’apparence. Nous savons tous que ce régime est miné par ses luttes claniques et ses propres contradictions. Ce pouvoir n’est « fort » que de par nos faiblesses criardes. Nous sommes condamnés à nous entendre, sans exclure quiconque, si nous voulons sincèrement changer la situation et aller vers un véritable Etat de Droit. Quant à l’opposition factice qui fait semblant de s’opposer, Elle se contente de strapontins et de quotas et se plait à faire de la figuration, gesticulant par ci, vociférant par là, pour faire croire……..Mais les citoyens ne sont pas dupes !
    Quant au soutien extérieur, je crois qu’il est éphémère et les puissances savent moduler leurs « soutiens », intérêts obligent. Ce soutien ne pourra absolument rien devant la volonté populaire de changement. Je vous rappellerais seulement un exemple à travers l’histoire contemporaine et qui est celui du régime iranien du Chah soutenu à bras le corps par l’administration américaine et proclamé « gendarme du Golfe ». La CIA siègeait au sein même du palais impérial. Je vous invite à lire l’ouvrage d’un proche du Chah (H. Nahavandi : Iran deux rêves brisés) qui décrivait bien l’emprise américaine sur la gestion politique et militaire iranienne. Et n’empêche que la volonté populaire a balayé le Chah et son principal soutien extérieur. Et pourtant l’Iran avait aussi du pétrole et une situation géostratégique certaine.
    Cordialement.
    Salah-Eddine




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  • IKER
    10 novembre 2010 at 22 h 31 min - Reply

    Le front doit être le véhicule d’une ALTERNATIVE démocratique, le désordre est grand,le front doit mûrir, la question du temps est essentielle quand le MOMENT de la rupture survient.




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  • Amawajou
    11 novembre 2010 at 17 h 44 min - Reply

    Concrètement sur le terrain , il est impossible de réunir toutes les forces vives honnêtes et intégres à l’echelle nationale à partir d’une seule place ou région. L’algérie est un grand pays avec une des multitudes de culture politique de l’une, de l’autre le pouvoir à ses services les moyens de communications , médias lourds et presse écrite, DRS anéantirait tout mouvement à l’encontre de ses intérêts. Par contre , s’organiser au niveau des régions pourrait être une solution comme ce fut le cas pendant la guerre de libération. Chaque région sera représenté par des personnalités nationalistes indépendantes connues pour leur engagement envers les causes justes. Forte sensibilisation au niveau des régions, coordiner les actions à l’echelle nationale dont l’ultime objectif serait de fixer une date pour déclencher une gréve générale illimitée à l’echellle nationale(minimum de service pour les hopitaux biensur) jusqu’à ce que ce pouvoir lâche.




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  • radjef said
    11 novembre 2010 at 19 h 19 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Entretien avec le général Tewfik, chef supreme des armées et president d’un pays qui s’appele l’Algerie.
    Beaucoup d’appels pour le changement, pour mettre un terme a ton regne, mais cela ne semble pas t’inquieter outre mesure. Tu es même serien et plein d’assurance. Est ce là ton caractere devant les situations dangereuses?
    Le général Tewfik: (Rires). Mais laissez moi donc rire…Sincerement toi et ton opposition a deux sous, vous me faites marrer. Mais qui peut me renverser? Ton opposition?…
    Oui, l’opposition.
    Le Général Tewfik: Mais donc ma parole tu n’as rien compris a ce pays. Avec tous les coups que tu reçois sur la gueule, tu continues a parler et a croire a l’opposition.
    Donc selon toi, l’opposition n’existe pas?
    Le général Tewfik: je n’ai pas dit cela. L’opposition existe et c’est elle qui me maintient…C’est ce que tu refuses de comprendre
    Effectivement, là je ne pige rien
    Le général Tewfik: Par exemple moi, j’ai inventé le mensonge et l’imposture pour ne pas perdre le pouvoir que la colonisation a bien voulu me ceder, l’opposition les a perfectionné pour me demander de l’associer en partie a l’exercice de ce même pouvoir. Je tue mes ennemis, j’invente des menaces pour la republique; l’opposition chasse les élites et invente des kapos synonymes de peril pour la democratie et les droits de l’homme…
    Donc tu estimes qu’entre toi et l’opposition, il n’y a pas de difference fondamentale
    Le général Tewfik: Admettons que l’un de ces opposants me succede, penses tu réellement qu’il va se consacrer aux interets superieurs du pays et du peuple? Pourquoi en tant dirigeant de l’opposition a t-il donc vider son parti? J’ai la force, le pouvoir et la richesse. Tout le monde veut être comme moi, les uns au nom du peuple, les autres au nom de la republique, de la democratie et d’autres encore au nom de l’Islam et de l’identité.
    Tu n’a pas peur?
    Le général Tewfik: Si j’ai peur des militants que l’opposition n’arrive pas a controler et j’ai peur de mes amis qui se trouvent a Davos et au Pentagone…




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  • IKER
    11 novembre 2010 at 19 h 41 min - Reply

    @ Amawajou
    Il n’existe pas de fatalité autoritaire (DRS) qu’il n’est de prédestination démocratqie absolue.
    LES ENJEUX des luttes à venir pour le pays ET pour la démocratie sont plus élevés que la guerre d’independance.
    concrètement pourquoi ne pas créer un petit collectif,un petit cercle dans votre village ou ville et faire un peu d’information autour du front et de l’appel du 19 mars.




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  • Salah Bouzid
    12 novembre 2010 at 4 h 23 min - Reply

    Ce qui est surtout impressionant chez le DRS, c’est le niveau de brutalité qu’ils ont atteint durant la décennie rouge. Ce n’est pas en utilisant la matière grise qu’ils ont pourtant à leur disposition qu’ils ont pu maintenir le pouvoir, mais par la force, la violence, les liquidations, la torture. Continuront-ils à utiliser ces méthodes face à un mouvement d’opposition sérieux tel que celui qui commence à émerger autour des animateurs de ce site? Malheureusement, il faut anticiper ce cas de figure très sérieusement. Il y aura toujours des tentatives de cooptation d’abord, puis quand ces tentatives ne donnent pas de fruit, on passe à la casse. Ceci dit, il faut que l’infiltration change de camp. A chaque fois qu’un membre de l’opposition est approché pour être recruté, il faut y aller. Il faut pénétrer dans la barraque et démonter le moteur pièce par pièce. Je sais que ce message va bien aterrir. Il faut que la bleuite change de camp!

    Et en fin de compte, il y aura un vrai-faux DRS qui ne servira plus à rien, tout comme ce fut le cas du GIA.




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  • Mahieddine Lachref
    12 novembre 2010 at 18 h 03 min - Reply

    Bonjour chers camarades.
    A la lecture de cette analyse de M. Benbitour, je me suis bien pu me permettre, l’espace de quelques instants, de croire en son initiative pour le changement, voire en l’idée du changement, même si certains de ses aspects paraissent un tant soit peu irréalistes. Ce qui n’a pas manqué de m’interpeller, cependant, c’est le fait que l’on parle, on parle, et on parle, sans que l’on arrive à vérifier sur le terrain la pertinence, la justesse ou encore la faisabilite de ce que l’on dit. Je n’entends pas qu’il faut, pour autant, baisser les bras. Au contraire, ce que je voudrais et que l’on oppose au pessimisme de notre raison l’optimisme de l’action comme le dit si bien Antonio Gramsci. Car trop parler sans jamais entreprendre quoi que ce soit de concret durant longtemps démobilmise, quelques fois, même les plus déterminés des militants.
    Fraternellement
    Mahieddine Lachref




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  • IKER
    12 novembre 2010 at 18 h 32 min - Reply

    @salah bouzid
    Les limites du pouvoir d’action face à un régime où la protéstation est délégitimée par la négation des formes les plus LÉGALES ET LES PLUS PACIFIQUES de contestaion, le RÉPERTOIRE des ACTIONS doit s’articuler sur DU LOCAL et L’INTERNATIONAL( loobies,partenariats et réseaux multiples.)




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  • radjef said
    12 novembre 2010 at 22 h 07 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Je ne sais pas si Ferhat Abbas a tort en disant qu’en interrogeant les morts et les cimetieres, il n’a trouvé nulle trace de la nation algerienne. Tewfik peut nous empecher de faire de la politique, mais il n’a aucun pouvoir pour nous enpecher d’etre intelligents. L’opposition est-elle suffisamment intelligente pour faire face au DRS? Le DRS n’est ni intelligent, ni fort…Quand l’opposition parle par la bouche de repris de justice primaires, est ce qu’on peut veritablement envisager l’option du changement? Quand les elites refusent d’assumer leurs responsabilités historiques, le changement est-il possible? Quand on prefere le mensonge à la verité; quand un parti de l’opposition fait passer un salopard pour le symbole vivant de la democratie et un militant sincere pour un vulgaire indicateur, a quoi sert le changement? Ce que je dis tout le monde le sait…Mais avec le mensonge, les complaisances, les laches convenances et la resignation peut on venir a bout de la junte au pouvoir? Certains opposants ont honte de leur passé, du passé de leurs familles et de leur origine sociale…Ils preferent s’accommoder de delinquants sexuels que de militants accomplis…Ces gens là doivent savoir une bonne fois pour toutes que nous n’ignorons rien de ce qu’ils sont; ces gens là doivent comprendre que personne ne leur en veut pour leur passé de la cinquieme colone; ces gens là doivent savoir qu’il n’y a qu’une seule arme pour abattre le regime en place: la verité, la science, l’aptitude, le savoir, l’art et le talent.

    =========================
    Nous connaissons cette « opposition », mon cher Saïd. Cette dernière ne veut en réalité pas le changement. Ce statu quo l’arrange car la véritable vie politique, démocratique risque de la faire disparaitre naturellement. Mais il existe une opposition, la vraie, en construction, celle des femmes et hommes dignes qui ne prétendent pas avoir ni le monopole du changement, ni celui de la démocratie ou de l’Islam. Une opposition qui travaille lentement et surement pour servir la patrie et le peuple. Celle qui essaie de rassembler tous les partenaires du changement et qui ne voit pas en eux des rivaux qu’elle traite d’agents du DRS. Un peu d’optimisme, mon cher Saïd.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • radjef said
    13 novembre 2010 at 11 h 48 min - Reply

    Bonjour tout le monde. Y en a marre avec les faux semblants et la complaisance…Un exemple Mr Sidhoum: Ma ville que vous connaissez aussi bien que moi, ne compte aucun chahid.En depit de cela, elle a la reputation d’être une ville martyr… Ville de tirailleurs ou les familles d’origine esclave auxquelles les généraux d’Arbouville, Marey, Ausaresses et Faure ont rendu un vibrant hommage pour leur soutien indefctible à la France, constituent l’essentiel de l’opposition; en face de ces familles, les partis au pouvoir sont constitués de fausses notabilités, de parvenus, de marsistes, de scelerats capables de ceder leurs mamans pour un dinar…Rien n’a changé depuis le 1er novembre 1954 à ce jour. Les gens se structurent dans les partis non pas pour faire de la politique, pour faire avancer la liberté et la democratie; ils viennent aux partis pour se proteger et proteger leur passé, les interets et la place que la colonisation et la junte au pouvoir ont bien voulu leur accordés…
    Les militants sinceres sont livrés a eux mêmes. Leur sort n’interresse personne, sauf lorsqu’on veut les utiliser…Certains parmi ces militants, ici et ailleurs, vivent dans la misere totale. Ait Ahmed,Tewfik, Mehri, Louiza Hanoun, A Benbitour, S Saadi, Ferhat M’henni, Djeballah, A Haddam, M Ait Larbi….savent cela. Quand on chasse les militants sinceres, avec quoi va t-on realiser ce changement?




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  • AchArdil
    13 novembre 2010 at 17 h 48 min - Reply

    « Ville de tirailleurs ou les familles d’origine esclave auxquelles les généraux d’Arbouville, Marey, Ausaresses et Faure ont rendu un vibrant hommage pour leur soutien indéfectible à la France, constituent l’essentiel de l’opposition; en face de ces familles, les partis au pouvoir sont constitués de fausses notabilités, de parvenus, de marsistes, de scélérats capables de céder leurs mamans pour un dinar… »
    Serait-ce un dérapage de notre concitoyen Said?
    Y aurait quelque relent de racisme en décrivant ces non-chorafa de la sorte?Existerait-il des familles nobles émérites qui n’ont fait que du bien à ce pays et les autres qui sont à l’origine de tous ses maux?
    Ce qui m’inquiète c’est la généralisation et le fait de considérer une partie de la population comme des sous-citoyens.Et ceci sur un site qui défend en priorité l’égalité entre tous les algériens.Souvenez-vous de l’affaire de soit-disant juifs de Tlemcen cités ici-même.
    C’est dommage.




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  • A.M.Yidir
    13 novembre 2010 at 20 h 55 min - Reply

    La proposition de Mr Benbitour est sans conteste travaillée, mûrie et réfléchie. Elle mérite beaucoup de respect et doit donc être appréhendée avec sérieux.
    Il s’agit d’une approche pédagogique loin des contributions farfelues truffées de slogans mobilisateurs aux quels on a souvent droit. Mr Benbitour n’insulte pas, s’éloigne tout à fait de l’invective et n’invite même pas à la mobilisation par des procédés démagogiques. Bien au contraire, il cerne bien son sujet, décortique avec précision la situation de notre pays et avance graduellement les solutions pour aboutir au résultat.
    Néanmoins, je voudrais qu’il éclaire ma lanterne en essayant de préciser la frontière qui sépare l’État défaillant et l’État déliquescent en matières politique, économique et sociologique tout en essayant de faire un parallèle avec d’autres sociétés dans le monde qui ont connu ou qui connaissent une situation analogue.
    En outre, il explique que le changement est inéluctable et mentionne trois étapes pour y aboutir. La première étant celle de l’endiguement de la crise et la préparation d’élections présidentielles anticipées. Pour lui, la période d’endiguement est nécessaire pour créer un début de confiance et réduire sensiblement le gap qui sépare gouvernants et gouvernés ainsi que la préparation des prochaines échéances électorales.
    Il semble clair pour Mr Benbitour que les élections présidentielles anticipées se dérouleront après l’endiguement de la crise. Cela signifie-il que le pouvoir aura alors atteint son état de déliquescence et qu’il dépérira selon la terminologie marxiste? Si c’est le cas, permettez-moi de rester dubitatif car on comprendrait alors que ce pouvoir maffieux qui se complait dans la corruption en usant aussi de tous les artifices pour corrompre la société pour mieux l’asservir va vers sa propre perte et qu’il s’agit seulement de préparer d’une manière intelligente les forces du changement pour s’accaparer de l’État et le démocratiser . Encore une fois, c’est aller vite en besogne que d’imaginer un scénario pareil.
    A mon sens, cette articulation entre la période d’endiguement de la crise et la préparation des élections présidentielles anticipées mérite une analyse plus perspicace en intégrant tous les éléments et tous les paramètres afin de ne pas tomber dans l’illusion de la facilité en s’appuyant seulement sur l’inéluctabilité du changement. Je me permets de vous suggérer l’exemple du changement démocratique en Serbie pour se rendre compte des trésors d’imagination dans la réflexion, la préparation, la mise en œuvre et l’action pour mettre fin au règne de Milosevic.
    Cordialement




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  • A.By
    14 novembre 2010 at 7 h 27 min - Reply

    Entre la fin du mois d’Octobre et le début Novembre, il était fort à parier que certains salons et officines feutrés des hauteurs d’Alger, ainsi que même ceux du club des lapins, ne désempilaient pas de « va et vient » de membres actifs ou non actifs du sérail, qu’ils soient militaires ou civils, discutant des nouvelles de l’heure et de la projection à donner au système, vu que Bouteflika est toujours sous chimio, Tewfik à Ain Naâdja dans un coma léger mais grave depuis quelques jours et la cerise sur le sundae, une chose nouvelle, l’apparition d’un appel au changement en date du premier Novembre, que certains spécialistes de coulisses déjà s’interrogent à savoir si tous ces événements ne sont pas réellement et pour de bon en « corrélation naturelle » du début de la fin du système algérien ?
    En tous cas, l’affirmation et la reconnaissance de l’appel du 01 Nov. est dans cet article de Benbitour, un genre d’une feuille de route déjà discutée au sein de ces derniers va et vient de salons…la suite, on le saura bientôt, très bientôt.

    ===========================
    Qu’insinuez-vous par là? Que nous travaillons pour un clan de ce régime? C’est vraiment désolant !
    Salah-Eddine




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  • radjef said
    14 novembre 2010 at 11 h 50 min - Reply

    Bonjour tout le monde. Non, je n’ai pas derapé. Ce que je dis tout le monde le pense; tout le monde le sait. Nous sommes faibles et à la merci de petits caporaux incultes et mercenaires, parceque nous refusons d’admettre ce que nous sommes en réalité.Non, je ne suis pas raciste…Mais je me pose la question pourquoi on est incapables de nous rassembler? Est ce le DRS qui nous empêche de le faire?
    Qui sont ces gens qui dés qu’une initiative de changement pointe a l’horizon et qui ne vient pas d’eux, accusent tout le monde d’appartenir au DRS? Qui sont ces gens qui accusent qui ose dire: » Non, je refuse le complot, l’intrigue, la complaisance et les laches convenances », d’agent de la police politique? Enfin de compte qui a peur de la verité, de la liberté, de la democratie?… Qui sont ces gens? A quelle categorie du peuple appartiennent-ils? Qui sont ces gens qui au lieu d’agir dans la transparence, de faire de la politique, d’inciter à la solidarité des elites, de participer a l’effort democratique pour le retablissement de l’ordre intellectuel et citoyen et de former des militants ayant le sens des responsabilités historiques, sement des rumeurs alarmantes, des bruits sinistres, des suspicions mortelles qui menacent l’avenir des générations futures et empêchent la lecture de notre passé et la comprehension de nos divisions? Qui sont ces gens qui dresent les uns contre les autres?
    Si nous refusons de nous dire nos verités en face, pourquoi dans ce cas condamner la politique de Tewfik et Bouteflika? Si nous refusons de regarder avec courage notre passé, si nous refusons de comprendre nos erreurs, pourquoi monter sur ses grands chevaux pour condamner la reconciliation de Bouteflika?
    Non dames et messieurs, il est temps de crever l’abcés…Le peuple est credule et naif. Mais les elites savent ce qui coince dans ce pays.




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  • Abdelkader DEHBI
    14 novembre 2010 at 14 h 48 min - Reply

    @–A.By :
    Je vous cite :
    «  » »En tous cas, l’affirmation et la reconnaissance de l’appel du 01 Nov. est dans cet article de Benbitour, un genre d’une feuille de route déjà discutée au sein de ces derniers va et vient de salons…la suite, on le saura bientôt, très bientôt. » » »
    —– Manifestement, nul besoin d’être grand clerc pour interpréter cette réflexion de votre part comme étant une véritable accusation frontale contre l’ensemble des membres de la Coordination de l’Appel du 19 Mars 2009 qui seraient en train d’obéir à je-ne-sais-quelle « feuille de route », élaborée dans je-ne-sais-quelles officines.
    Pourquoi faudrait-il crier au loup, chaque fois que des concitoyens honorables ayant occupé de hautes fonctions au sein de l’Etat, en arrivent à déserter le régime par une sincère conviction morale en en dénonçant l’impéritie et la corruption ? Dieu merci, la majorité d’entre nous qui nous exprimons dans ce forum, n’avons pas cette culture de la suspicion et du procès en sorcellerie, sinon, on vous accuserait vous-même, de chercher à saboter ce puissant élan d’approbation et d’adhésion suscité par l’Appel – symboliquement daté du 1er Novembre 2010 – et signé pour la Coordination, par le Dr Si Salah-Eddine Sidhoum. — Que M. Bouteflika ou son parrain DRS, le gl Toufik, se retrouvent une fois de plus – mais cette fois simultanément – en état d’agonie, cela n’a aucune espèce de lien avec le calendrier d’action de notre mouvement qui se veut un calendrier permanent, depuis le lancement du premier Appel en date du 19 Mars 2009.
    Et je n’aurais certainement pas l’indécence et encore moins l’hypocrisie, de souhaiter un quelconque rétablissement à ces personnages et à leurs acolytes qui sont à l’origine directe de la lente agonie de notre pays.




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  • wahid
    14 novembre 2010 at 16 h 29 min - Reply

    @Abelkader DEHBI,

    Heureux pour votre fils, une dure épreuve, l’homme libre ne peut être à l’abri de ces moments difficiles qui forgent la personnalité, et consolide les convictions.

    Analysant ce qui ressort de l’article de Monsieur Ahmed Benbitour.

    Un :
    -Quel scénario de mise en œuvre du changement ?

    Deux
    Le changement pacifique recherché ne peut venir de l’intérieur du système

    Trois :
    Le changement ne vient de l’intérieur que dans des situations tout à fait exceptionnelles, où sont réunis trois facteurs : (i) une pression forte et croissante de la société et qui dure (ii) une alliance stratégique des forces du changement (ii) un événement déclencheur.

    Exceptionnelles je dirais le contraire, la troisième vague de démocratisation, peu de révolution, exception certains pays de l’Europe de l’Est, satellitaire de URSS, une suite logique du démantèlement de URSS et la plus violente était la guerre des Balkans et l’éclatement de la yougoslavie.

    A- Une pression forte, croissante qui dure.
    Comment cette pression qui dure et sur qui ?

    B- Un événement déclencheur ;
    Naturel ou provoquer ?

    Quatre :
    Ne rien faire et subir le changement avec tous les risques de dérapage.

    A- Subir quel changement puisque rien ne sera fait, je dirais plutôt subir la continuité d’un régime illégitime .

    Ou bien.

    B- préparer ce changement dans le calme et la sérénité pour placer le pays dans la voie du progrès et de la prospérité, incohérent, par ce que avant de placer le pays dans la voie du progrès et de la prospérité comme il le fais l’actuel gouvernement, il faut placer le pays devant la voie du changement positif, c’est a dire placer la charrue après les bœufs, autrement dit, la dynamique du changement engendre nécessairement la dynamique du progrès et la prospérité .

    (Donne espoir a nos jeunes ou lieu d’aller en haute mer pour fuir la patrie mère, ou se faire sauter pour quitter au plus vite l’enfer de la terre d’Algérie, ou d’emprunter les sentiers de la corruption pour créer leur richesse).

    Cinq :
    Une vision ???? Je ne vois aucune vision dans son article ni même les principaux axes de programme ou de projet politique et ni même une feuille de route, il est au même stade que l’appel du 19 MARS 2009 .

    La coordination du 19 Mars a l’avantage d’être plus visible, plus perceptible et plus sensible aux attentes, et inquiétudes de tous les algériens sans exclusion aucune, en terme de droits et de libertés, c’est un point de départ incontournable, c’est aux autres de suivre cet appel.

    «L’intellectuel est celui qui refuse d’être le moyen d’un but qui n’est pas le sien»

    Sans aucun sous entendu, juste un rappel

    WAHID




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  • A.By
    14 novembre 2010 at 16 h 44 min - Reply

    @ Salah-Eddine @ Dehbi

    Non loin de là chers amis. Je voulais seulement insinuer que l’appel du 01 Nov. faisait parti des sujets chauds de l’heure et de la discussion dans les dits-salons, au même titre que l’état de santé de Boutef ou de l’urgence d’hospitalisation récente de Toufik.
    Ce tempo d’évènements avait suscité des interrogations au sein des spécialistes de coulisses des deux bords de la méditerranée.
    En ce qui concerne la feuille de route, il y en a une seule et non pas mille pour sortir l’Algérie de la crise, et la stratégie d’implantation de Benbitour peut paraître rassembler certains pans, et non clans du pouvoir, en accord avec l’Appel du 01 Nov. en question, puisqu’il avait été et le continue toujours à être discuter sérieusement, autrement la reconnaissance historique, à qui la comprenne, n’aurait jamais parue et quelque soit la probité de Benbitour dont je n’ai jamais douté de son intégrité morale ou de ses compétences avérées.
    En tous cas c’est ma lecture des événements et c’est unique en la circonstance.




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  • D B
    14 novembre 2010 at 17 h 49 min - Reply

    «Il ne s’agit pas d’un appel pour fusionner les différentes initiatives, ce serait les affaiblir. Ces alliances et ces réseaux doivent s’inscrire dans le respect scrupuleux par tous d’un certain nombre de principes qui assurent le succès.»
    Cette déclaration de Monsieur Benbitour, lors de son récent discours à Oran, montre bien, à mon avis, qu’il veut rassurer le régime sur sa démarche d’opposant, et qu’en aucun cas, il ne veut appeler à l’avènement d’un Front de toutes les forces potentiellement opposées au régime. Bien au contraire, puisqu’il répète à l’envi qu’elles ne doivent pas s’allier.
    Avouons qu’il y a de quoi s’étonner.
    A ce niveau là, ce n’est plus de la prudence politique, ni une démarche qui se veut progressive, mais une attitude qui le rend suspect, et pour cause, puisque que ces forces qu’il évoque, latentes ou réelles, larvées ou agissantes, ne seront d’aucun effet sur un objectif de changement si elles progressent en rangs dispersés.
    Aucun effet!
    C’est même un truisme que de le dire.
    Comment Monsieur Benbitour voudrait-il que des forces qui appellent, ou oeuvrent pour un changement radical, c’est à dire pour remplacer le système politique actuel par une démocratie, puissent le faire sans s’unir ?
    Ce qui rend encore plus alarmant cette déclaration de Benbitour, plusieurs fois répétée, en d’autres termes, et en d’autres circonstances, c’est qu’il a été chef du Gouvernement de ce régime, et qu’à ce titre, il en connait bien la nature, et les moyens que celui-ci a mis en place pour ne pas être chassé du pouvoir. Entre autres, la création de clones au sein des syndicats autonomes pour les neutraliser, l’infiltration de tout mouvement qui lui est opposé pour y semer la zizanie, la totale main-mise sur les moyens d’information pour parasiter ou occulter tout discours hostile, la récupération de personnalités de l' »opposition », et tant et tant d’autres méthodes qui, jusque là, se sont avérées d’une redoutable efficacité, puisque l’opposition au régime est encore à des phases de balbutiements, au moment où le pays est sur le point de sombrer corps et biens.
    On se serait donc attendus qu’une personnalité de l’envergure de Monsieur Benbitour, qui s’active notablement depuis quelques mois, vienne nous haranguer, pour nous appeler à l’union, l’unique et incontournable possibilité de chasser le régime.
    Au lieu de cela, il s’époumone à nous mettre en garde devant ce qui pourrait devenir une « menace » d’union entre nous.
    C’est comme s’il nous disait: « Faites ce que vous voulez, chantez dansez, faites du cinéma, des « alliances stratégiques », mais surtout ne vous unissez pas, parce que là, ça ne pourrait plus aller les gars…Vous vous affaibliriez.  »
    Je le dis sans détour, et sans hypocrisie. La démarche de Monsieur Benbitour est étonnante, en plus d’être contre-productive.
    Ce discours est pour moi tout à fait incompréhensible, parce qu’il suscite des interrogations légitimes. Pourquoi Monsieur Benbitour demande à divers mouvements de l’opposition de ne surtout pas s’allier alors qu’il est lui même même engagé dans une dynamique de changement, et qu’il préconise publiquement le remplacement de ce régime par une démocratie, alors qu’il est bien placé pour savoir qu’il n’y a que deux possibilités de chasser cette oligarchie: La violence ou l’union de toutes les forces du peuple ? Il sait parfaitement qu’en l’occurrence, le régime a fait en sorte que les populations soient les seules victimes de toute action armée. Si donc, malgré cette situation, il appelle les forces du changement potentiel à ne pas s’allier, cela supposerait l’une des deux possibilités suivantes: Soit sa réputation d’homme avisé est surfaite et qu’il n’appréhende pas la situation dans sa terrifiante réalité, soit il il n’a pas d’autre choix que de rassurer un régime qui le laisse évoluer, mais dans un cadre balisé. J’espère très sincèrement me tromper sur l’une et l’autre supposition. J’exprime cet avis à titre personnel.




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  • A.By
    14 novembre 2010 at 18 h 59 min - Reply

    Une chose est certaine pour Benbitour : le changement pourrait avoir lieu avec un peuple « décomposé », non uni, pro-progressiste, « semi-souverain ». Ou carrément sans lui, s’il n’y avait pas eu ce « cheveu dans la soupe », en l’occurrence, cet appel très sérieux contre le régime pour un compromis historique.

    Cela vient d’être démontrer par sa stratégie, certes managériale, « éclairée » et déjà acquise à certains pans militaires qui voudront que prôner assurément une transition par une « dictature éclairée démocratique ». Un « véritable » compromis latent en attente de ménager les derniers « choux et chèvres » du système, et les « buveurs » de pétrole en croissance !

    Pour parer à toute éventualité, le Front National du Changement devrait être lancé incessamment, sans attendre très longtemps.

    Les algériens ne peuvent seulement rejoindre qu’une entité qui existe d’une manière claire et définitive pour pouvoir jauger leur véritable force sur le terrain en cas de vacance soudaine ou de changement de garde causés, par exemple, par dame nature.




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  • IKER
    14 novembre 2010 at 18 h 59 min - Reply

    Deux éxplications qui peuvent jouer de concert à la récente sortie(feuille de route!) de Benbitour:

    La junte tente d’assouplir pour mieux se maintenir, la sortie peut se comprendre aussi comme un réel affaibilissement du régime.

    Le moustique politique caché dans toutes les sorties de Benbitour:

    c’est le rôle fondamental que doivent jouer les oppositions au régime, pour le changement du système.

    Ce sont les étapes clés NÉCESSAIRES à la construction d’une COALITION des oppositions, que Benbitour cherche à occulter.

    le MOUVEMENT du FRONT continue c’est la seule ALERNATIVE pour la population et tous les opposants au système.




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  • Zineb Azouz
    14 novembre 2010 at 22 h 23 min - Reply

    Le consentement des masses devenu incontournable pour la pacification et l’image de marque des dictatures et même des démocraties à la solde des places boursières est une technique plus ancienne qu’on ne l’imagine, au point que cela s’appelle « FABRIQUE DU CONSENTEMENT » et non pas manipulation mentale.

    Ce à quoi nous assistons par ces tirs croisés et ce texte de M.Benbitour par exemple qui rappelle un cours de gestion des entreprises et qui, en plus de nous déconseiller (comme le dit si bien DB) de garder notre autonomie, pour paraît il ne pas nous affaiblir, ce cours qui insiste sur la notion de compétence mérite d’être illustré par la vidéo que je soumets à ce forum et que je suggère à la rédaction de proposer à tous les lecteurs de LQA.

    Dans cette vidéo un éminent professeur HEC d’origine Algérienne présente une fierté de l’économie et de la réussite dans notre pays, il ne s’agit pas moins que du grand et illustre Issaad Rabreb qui vient d’être nommé au Conseil Consultatif International de la Prestigieuse HEC Montréal.

    J’espère que vous ne serez pas aussi écœurés que moi et que vous saurez en tirer la conclusion qui s’impose, car la boucle sera bientôt bouclée.

    http://www.youtube.com/watch?v=g9mWRlP-fjI

    ZA

    p.s. : Si vous permettez j’aimerais dédier cette vidéo à notre compatriote @Alilou qui risque de ne pas s’arrêter de boire du thé ce soir.




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  • wahid
    15 novembre 2010 at 1 h 19 min - Reply

    @Madame

    L’Eldorado Algérien
    Voilà les performances de ce GRAND Monsieur en espace de 10 ANS

    CEVITAL
    Capitalisation 800 millions de $
    Chiffre d’affaire 15.89 milliards de $

    Le groupe c’est le deuxième après SONATRACH en Algérie

    Cevital fait partie d’un groupe, créé en 1998, dirigé par Isâad Rebrab, comprenant, entre autres, le journal quotidien, Liberté, une participation au groupe Ota, la représentation de la marque coréenne de véhicules Hyundai (Hyundai Motor Algérie avec près de 24 000 ventes en 2005), l’assemblage de semi-remorques et de bus, une compagnie maritime, une flotte de 300 camions de gros tonnage, une société de production audiovisuelle, une société de bureautique représentant Rank Xerox, cinq unités de production métallurgique. Il a en projet la production de verre plat à Larbâa.

    La participation de Cevital au budget de l’Etat s’élève à 800 milliards de centimes en 2004, soit l’équivalent de 120 millions de dollars.

    Le groupe Cevital a été classé par la presse internationale spécialisée (Jeune Afrique l’Intelligent), 6ème entreprise algérienne en termes de Ca, dans le classement 2006 des 500 plus grandes entreprises africaines.

    – Cevital a lancé, avec succès, début 2006 (Opération de soumission), un emprunt obligataire (le premier du genre dans le secteur privé) d’un montant de 5 milliards de dinars, le nombre d’obligations est de 500 000 titres et parmi le souscripteurs on trouve le Cpa, la Cnep, la Bea, la Bna, la Société générale Algérie, la Caar, la Bnp Paribas El Djazair, la Badr et la Caat.

    – Le chiffre d ’affaires de Cevital a atteint, en 2006, 62,8 milliards de dinars (3,2 milliards en 1999) et l’entreprise a contribué au budget de l’Etat à hauteur de près de 50 milliards de dinars durant 7 ans d’activité.

    Quant au programme d’investissement 2005-2010, il doit atteindre 166 milliards de dinars ((2,3 milliards de dollars), financé à 75% sur fonds propres.

    – Usine de préfabriqué d’une capacité de 2 000 m2 de surface construite par jour est inaugurée à Larbâa par le Président A. Bouteflika. Site de 30 hectares et investissement de 20 millions d’euros, 600 emplois. Il a , aussi, visité le complexe de verre plat (600 tonnes/jour, soit 17,5 millions de m2/an pour le verre de 4mm).

    – 2008, le PDG du groupe, Issad Rebrab dévoilait le plan de développement de son groupe : Engagement de plusieurs investissements pour un volume global de 2,3 milliards de dollars, à partir de 2008. Création de 100 000 emplois vers 201.

    – le PDG de CEVITAL, Issad Rebrab est élu parmi les trois premiers managers en Afrique par CBC African Awards (Londres).

    – A Sétif, d’un mégaprojet d’électronique implanté dans la zone industrielle, en partenariat avec Samsung : la fabrication de 1 500 000 appareils électro-domestiques (réfrigérateurs, climatiseurs, téléviseurs, lave-linge…) est prévue et il entrera en exploitation au plus tard an avril 209 (3 560 postes d’emploi dont 1 600 directs). Investissement : 6 milliards de dinars.Capital social; 100% CEVITAL.

    – Lors d’une conférence donnée à Oran en 2010, le PDG de Cevital, Isaad Rebrab, indiquait que son groupe employait 12 000 personnes et comptait atteindre les 35 000 en 2015.

    C’est miraculeux Madame?

    WAHID




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  • Zineb Azouz
    15 novembre 2010 at 10 h 45 min - Reply

    @Wahid,
    L’eldorado Si @Wahid, c’est aussi nos cadres et nos universitaires formés au prix fort et pendant des années, et qui après de longues bourses à l’étranger et une carrière réussie, reviennent à ce pays à qui ils ne doivent rien avec un statut de Coopérants techniques de très haut niveau, pour reprendre un terme à la mode, et depuis peu celui de réformateurs et des combattants de la liberté et du changement dans ce pays.
    Si seulement ils avaient coupé la cordon avec ce pouvoir, si seulement ils se sentaient redevables à ce pays captif et non pas à ses geôliers, on aurait donné du crédit à leurs initiatives, mais bien au contraire, et sans une once de pudeur, nous assistons depuis peu, et via ce beau monde des affaires qui s’est paré de diplômes et de diplômés à une véritable supercherie médiatico-scientifique qui voudrait, et par la voix royale, qu’on OUBLIE et qu’on « normalise » avec les barrons et Nebabs du pays des miracles économiques, l’Algérie et de leurs nouveaux maîtres, Desmarais et DSK.

    Nous sommes peut être des pauvres et des misérables, mais nous ne sommes pas dupes et nous ne sommes pas non plus des incultes.
    Merci Si @Wahid pour tous ces éclaircissements.

    Cordialement,
    ZA




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  • radjef said
    15 novembre 2010 at 11 h 26 min - Reply

    Bonjour tout le monde. Même si je dois ramasser chaque jour mes dents par terre, je ne vais pas fermer ma grande gueule. Qu’on dise moi que je suis un kapo, un casseur, un emmerdeur anarchiste es-qualité qui fout la zizanie par tout, cela ne m’empêchera pas de parler et de crier à longueur de journée…
    je pose ces questions a DB: Comment concevez vous ce changement? L’environnement international est-il favorable à un tel changement? Que doit-on changer au juste? Avec qui et quoi entreprendre ce changement? Le Club de Davos, la haute finance internationale et la grosse industrie militaire vont -ils approuver la démarche du changement?Que vous inspirent les élites algériennes, d’ici et d’ailleurs ? Quel est l’avis de nos élites à ce sujet? Partant des enseignements du 1er novembre 1954, quels sont à votre avis les garde-fous à mettre en place pour la réussite de ce changement? Enfin, que vous inspire la théorie  » de la fabrique du consentement » avancée par mon amie Zineb?




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  • radjef said
    15 novembre 2010 at 11 h 38 min - Reply

    Rebonjour. Des defaillances(deconnexion et panne d’electricité) m’ont empêché de terminer mon texte. En un mot, je refuse d’être comme celui qui cherche la cléf, mais ne sait quelle porte doit-il ouvrir. Mes amitiés du Djurdjura à vous Mr DB.




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  • D B
    15 novembre 2010 at 14 h 44 min - Reply

    @Radjef Saïd
    Personnellement, je vous encourage à continuer d’user de votre franc parler. Tout le monde est un peu fatigué du rabâchage perpétuel sur des mythes, et des dithyrambes, déclarés ou enrobés de loukoum, à l’endroit de ceux qui nous ont précipités dans la fosse.
    Que répondre à tant de questions, mon cher Saïd ? C’est tout un programme. Je me contenterais de répondre, de façon lapidaire, à deux d’entre-elles.
    Concernant les élites, intellectuelles je suppose, je ne crois pas qu’elles existent dans notre pays. Parce qu’il ne suffit as d’avoir des bagages comme on dit, pour prétendre à ce statut. Personnellement, je ne considère pas tous ces bataillons d’universitaires comme des élites, pour la simple et bonne raison qu’ils n’ont pas embrassé, de leur propre fait, les aspirations, ô combien pressantes, de leur société. Dans leur immense majorité, ils se bousculent au portillon du régime, et en arrivent même à se marcher dessus, pour des miettes de privilèges. Je crois même pouvoir dire, et je serais étonné d’être contredit, et encore moins interpellé, que les pseudo-élites de notre pauvre pays sont les moins coûteuses, au marché des faveurs. A vendre au plus offrant, et même à vil prix. La preuve éclatante de leur bassesse, on la voit tous les jours que Dieu fait. Non seulement dans leur absence dans l’opposition au régime, mais surtout dans leur présence partout où il y a des os à ronger.
    Concernant le changement, je suis de ceux qui ont l’optimisme têtu, bien que rien ne prédispose à un tel état d’esprit. Je suis de ceux qui croient que l’étincelle jaillira de la masse, et enflammera le pays tout entier. Il nous reste à espérer que le peuple algérien ne se laissera pas entraîner dans une spirale de violence, car elle lui serait fatale. Je ne dispose pas de statistiques, mais je suis sûr que le régime algérien est passé dans le peloton de tête des pays dont les effectifs sécuritaires sont les plus élevés du monde. Le régime a compris une chose essentielle pour sa survie, et sa pérennité: Encadrer les populations de façon à pouvoir réprimer dans l’oeuf toute velléité de protestation violente. Et donc, il est en mesure aujourd’hui, en cas de mouvement insurrectionnel, de disposer d’agents jetables et interchangeables, puisque leurs effectifs sont énormes, et que les listes d’attentes des demandeurs de ce genre d’emploi n’ont jamais été aussi longues.
    Notre seul espoir de pouvoir balayer ce régime, ou du moins l’amener à négocier une démocratisation progressive du pays, se trouve dans la perspective d’une très large désobeissance civile. Or, pour atteindre un tel objectif, il est impératif que toutes les forces vives du pays s’unissent, dans le cadre d’un Smig politique, avec un seul objectif prioritaire: Imposer le changement au régime. Cela sera très difficile à réaliser. Le régime ne laissera pas se faire, contre lui, la seule initiative qui risquerait de l’affaiblir. Et donc, il a mis en oeuvre une stratégie de sabordage de ce Front que nous appelons de nos voeux. Nous savons, avec certitude, qu’il a pris notre initiative au sérieux, de même que les aspirations populaires à un changement. Nous savons que des services nous suivent à la trace, ainsi que toutes les forces qui tendent vers les mêmes aspirations à l’union. Mais cela ne doit pas nous décourager. Bien au contraire. Si nous inquiétons le régime à ce point, c’est que nous sommes proches du but. Et notre but, notre seul but, est de nous unir à toutes les volontés de notre pays qui tendent à l’instauration d’un système démocratique.
    En peu de mots, pour préciser ma pensée, si l’opposition véritable, les syndicats indépendants, les travailleurs de Sonatrach, les dockers, les cheminots, d’une manière générale tous les travailleurs, les étudiants, les lycéens, parviennent à créer une coordination qui dirigerait un vaste mouvement de désobéissance civile, avec une montée en cadence des actions préconisées, nous aurons atteint notre objectif.
    Nous pourrons, dès lors, cristalliser les aspirations du peuple algérien dans une radicalisation de la lutte, vers une paralysie de tous les rouages de l’Etat, jusqu’à obtenir le départ du régime, ou du moins une démocratisation progressive, mais réelle des Institutions.

    Les gardes-fous à mettre en place, mon cher Saïd, seront décidés par l’institution collégiale, et provisoire, qui devra préparer l’avenir. En espérant que nous ne tomberons pas dans les mêmes travers. Pour ma part, j’incline pour une Constituante, et une sorte de gouvernement provisoire qui aura pour mission, en plus de la gestion des affaires courantes, la préparation d’ élections générales, de toutes les Institutions.
    Ce n’est là qu’un survol très superficiel de ma vision des choses, et un avis personnel, bien sûr.




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  • El Menfi
    15 novembre 2010 at 15 h 18 min - Reply

    Bravo LQA, je ne perds jamais mon temps avec vous.

    Bravo Madame ZA, vous êtes vraiment à la page avec la connexion Desmarais et DSK. Merci pour cette vidéo.

    Merci et Bravo à Monsieur Rajef et à Monsieur DB.
    Merci Monsieur Wahid pour ces miracles.

    Le changement ne vient que si les opprimés s’en mèlent sans être manipulés ni par une fausse élite ni par les milliardaires du pouvoir.

    El Menfi




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  • Med Tahar
    15 novembre 2010 at 16 h 06 min - Reply

    @ M. Radjef : « …Le Club de Davos, la haute finance internationale et la grosse industrie militaire vont -ils approuver la démarche du changement?… »
    Vous avez raison de posez toutes ces questions, car le changement au quel on aspire n’est nullement une passation avec fanfare et majorettes, tant les intérêts sont énormes… L’abolition des privilèges pendant la révolution de 1789 en France n’a pas été une mince affaire.
    Quand à l’approbation de la démarche du changement, rappelons nous qu’au Pakistan Perez Musharraf ami des américains a été balayé aprés la grève et les manifestations des avocats, qui refusaient le prolongement de l’état d’urgence instauré… Restons optimistes, et étudions les meilleures actions pour étendre cet appel… Si notre génération a été sacrifié en fin de compte pour des prunes, sauvons l’avenir de nos enfants




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  • Salah Bouzid
    15 novembre 2010 at 18 h 34 min - Reply

    A un certain moment, j’ai cru comprendre que l’Appel lancé sur ce site était l’une, non la seule, de plusieurs initiatives lancées par divers groupes ou personalités, or je commence à sentir qu’il y a une tendance à ce que ces initiatives convergent au sein d’un même front.
    Je ne pense pas qu’il soit necessaire que tout le monde soit actif au sein de la même organization, mais il faudrait que tous ces efforts soient coordonnées de façon à diviser les efforts, non les rangs, pour plus d’efficacité. Pour permettre cette coordination, il faudrait que les diverses initiatives créent un comité de coordination. Ce comité aura pour mission d’organiser les actions et les calendriers et d’informer les organizations membres. Dans ce sens, les mouvements syndicaux, les militants des droits de l’homme et autres cadres/élites pourront directement coordonner leurs efforts dans la même direction du changement à laquelle tout le monde aspire.
    Un autre point que je voudrais soulever c’est que le constat que le changement ne peut se faire de l’intérieur du système est correcte; en effet, les gens qui dirigent ce système en profitent, donc n’ont pas d’intérêt dans le changement. Mais le changement du système nécessitent des appuis fiables et solides à l’intérieur du système pour permettre une transition en douceur, sinon les risques d’instabilité deviendraient plus ingérables que le status-quo.
    D’ailleurs, le point critique du démarrage du changement sera atteint quand assez de personnes à l’intérieur du système deviendaient convaincus de l’inéluctabilité du changement. Quand cette tendance sera plus forte que celle du status-quo, la dynamique du changement pourra être engagé avec des risques d’échec moindres. L’effet d’entrainement fera le reste, le peuple, l’armée seront avec le changement. Djeich, chaab. maak ya taghyir!

    Enfin, quelque chose comme çà!




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  • A.By
    15 novembre 2010 at 20 h 17 min - Reply

    @ D.B
    Salutations à tous.

    On voudrait réussir, on dirait, à nous faire inculquer subconsciemment un nouveau terme politique de sortie de crise : la démocratie progressive ! Une nomenclature récurrente de ces derniers temps récents.

    J’ai jette un coup d’œil pour voir combien de variétés de démocraties l’humanité avait expérimenté jusqu’à date, et j’en ai trouvé quelques modèles et systèmes mixtes, tel la démocratie directe ou indirecte, la participative, la représentative ou même la cyberdémocratie, laquelle est toujours, il parait, à ses balbutiements et au stade embryonnaire. Il y avait même existé dans l’antiquité chez les grecs, un genre de démocratie atténuée, graduelle qu’on nommait philosophiquement, la démocratie athénienne – mère des démocraties modernes -, laquelle avait par hasard la spécificité du processus « progressif » !

    Il serait naïf de croire qu’on fait attendre expressément les algériens pour leur faire goûter probablement à la plus pure des « recettes démocratiques » : une progression démocratique citoyenne cellulaire. De l’exclusif. Une organisation opposée à celle de la forme pyramidale, jadis la préférée du FLN 54. C’est en fait le message intrinsèque de Benbitour qui est en réalité et sans aucun doute, la réponse d’un des clans modérés du pouvoir à l’appel du 01 Nov.

    Ma définition personnelle ? Une « démodictature » est entrain de se dessiner officiellement laquelle est supposée être le nouveau modèle concocté pour les pays tel que l’Algérie pour la nouvelle ère pré 2020, un genre de dictature « molle » ou de démocratie « figée ». Le surplace politique réel ou la démocratie virtuelle avec tous les gros moyens qui vont de pair.

    Nonobstant les intentions interlopes du cabinet noir algérien à perdurer aussi longtemps qu’il pourrait sous d’autres facettes factices démocratiques, j’avoue que la stratégie d’implantation pour le changement de Benbitour me laisse autant plus perplexe et inquiet que la période pré-92 du pays, sachant que ce dernier (Benbitour) est une personnalité intègre, intellectuelle, une sorte d’élite algérienne non manipulable, mais qui demeure quand même dans une zone grise qui laisse à désirer avec le temps et de son cas d’urgence algérien. L’exemple typique de l’élite algérienne.

    J’ai hâte de découvrir qu’est ce qui va sortir du chapeau cette fois ci.

    A.By




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  • D B
    15 novembre 2010 at 21 h 19 min - Reply

    @A.By
    Lorsque je parle de démocratisation progressive, c’est dans mon esprit, un pis-aller. A défaut de mieux.
    C’est être réaliste que d’appréhender la situation dans sa réalité, et non comme on voudrait qu’elle soit. Or, il ne fait pas de doute que ce régime ne voudra pas remettre les clés du pouvoir avec un grand sourire, et en se retirant de lui-même. Si cela était possible, nous n’en serions pas là aujourd’hui.
    Je dis bien que si nous parvenons à nous unir, et à pouvoir maîtriser un vaste mouvement de désobiessance civile, sans nous laisse piéger par le recours à la violence, vers lequel ce régime va nous pousser, parce que c’est sa seule possibilité de se maintenir, si nous parvenons à paralyser tout le pays, en même temps que nous garderons l’initiative, et que les Algériens se retrouvent dans de mêmes aspirations, alors, plutôt que de rompre brutalement avec un régime qui a pris le contrôle de tout le pays, jusque dans les moindres rapports sociaux, parce qu’il a usé d’une méthode généralisée de corruption, graâce à la rente gazière, alors, plutôt que de rompre brutalement, en acceptant le fait que nous le paierons en centaines de milliers de victimes, avec le spectre de graves agitations civiles, nous préférerons négocier avec ce régime une démocratisation progressive de nos institutions, qui rassurerait les barons de ce régime, et qui leur permettrait de se fondre dans une normalisation démocratique progressive, comme cela s’est fait en Espagne, par exemple. C’est un avis.




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  • IKER
    16 novembre 2010 at 3 h 25 min - Reply

    @A.By
    Please ne parlons pas d’élites mais plutôt d’Hommes libres et de Serfs.
    amicalement




    0
  • tacili
    16 novembre 2010 at 11 h 38 min - Reply

    Bonjour,

    J’aimerai bien que M.Addi, s’il en a le temps, nous éclaire sur sa lecture du projet de M.Benbitour. Il aidera certainement à approfondir le débat.

    Merci

    Merci




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  • A.By
    17 novembre 2010 at 2 h 13 min - Reply

    Voici ce que disent les coulisses du royaume chérifien à propos de Benbitour. À vrai dire, il n’ y a jamais eu de fumée sans feu…
    ———————————————————————————-

    Benbitour à la primature pour ménager Ouyahiya ?

    Alors que la guerre fait rage entre le premier ministre, Ahmed Ouyahyia et le secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem, le nom de l’ancien premier ministre et ancien expert auprès de la Banque mondiale, Ahmed Benbitour, revient de plus en plus dans les discussions des décideurs algériens.

    Dans les coulisses de l’armée, on loue volontiers les qualités de Benbitour disant qu’il pourrait être un des meilleurs qui peuvent répondre aux exigences de la prochaine étape. Benbitour a été l’un des premiers à avoir tiré la sonnette d’alarme, et cela depuis des années. Il avait notamment attiré l’attention sur la montée dangereuse de la corruption dans le pays et ses répercussions dévastatrices sur l’économie algérienne. Au niveau du DRS (les services du renseignement militaire algérien) où la méfiance est grande à l’égard de Benbitour, on n’hésite pas à reconnaître qu’il est très compétent, intègre et respecté. De plus, il aurait eu le mérite de refuser d’accorder la moindre interview ou d’écrire le moindre article dans les médias étrangers. Une attitude généralement appréciée en Algérie. Benbitour a également très rarement quitté le pays depuis sa démission de son poste de premier ministre. Il faut dire que même le président Abdelaziz Bouteflika qui ne le porte pas particulièrement dans son cœur, répète à ses visiteurs ces derniers temps, que Benbitour pourrait jouer un rôle très important dans l’assainissement de la situation économique du pays. Le casting final aurait-il été trouvé : Ouyahiya se ménagera pour la fonction suprême en quittant le gouvernement et Benbitour reprendra le flambeau de la primature. Un scénario qui plait beaucoup à Alger.

    Source : Maghreb-Intelligence
    Mercredi, 03 Novembre 2010 11:18 .




    0
  • IKER
    17 novembre 2010 at 3 h 58 min - Reply

    Le dérnier post de D.B me fait rêver, le cas espagnol, c’est ce que je souahie pour mon pays.
    l’algérie ton futur à commencer ou alger est une fête.
    comment pourais-je rester là alors qu’a lieu la revolution démocratique chez moi.




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  • tacili
    17 novembre 2010 at 14 h 12 min - Reply

    Bonjour,

    Benbitour est la pour casser l’opposition. Il est l’élément clé dans un travail de sape mûrement réfléchi.

    Bénéficiant d’une certaine audience, injustifiée a mon avis, auprès de certaines sections des opposants réels il est charge de sonder la possibilité de les regrouper dans un mouvement d’opposition plus soft sous sa direction bien sur. Une première étape pour pacifier les rangs de l’opposition ensuite avec quelques postes ministériels.

    Benbitour ne jouera jamais dans un terrain qui n’est pas choisi par ses mentors. C’est un homme qui connaît le pouvoir réel et fut le financier de la machine de mort lorsqu’il s’occupait des finances du pays. Sa dramatique sortie du gouvernement comme protestation contre Bouteflika lui a permit de se préposition dans le clan adverse, largement soutenu par les hauts cadres militaires dans ou proches du DRS.

    Il a commencé son projet par créer un site internet, ce qui représente en plus de son aspect moderniste, un moyen de communiquer horizontalement avec les autres supports online de l’opposition. Une manière de dire voila je suis comme vous réduit a user de l’espace virtuel pour militer. Cela est trahi pas sa présence fréquente dans la presse privée proche du DRS.

    Dans son projet, ennuyeusement technique, il ne révèle pas ses positions par rapport a certains sujets délicats :
    1. Rôle de l’Armée
    2. Le problème identitaire
    3. La reforme des services de sécurité
    4. La traduction en justice des criminels de guerre au sein de l’Armée
    5. Son silence au moment ou la crise atteignait le sommet de la barbarie.
    Limiter un projet a des recettes de reformes économiques loin des dynamiques socio-politiques est vain a mon avis.

    Mon rêve est de voir quelqu’un qui n’a jamais été dans les rouages de ce pouvoir mener le mouvement de changement.

    @A.By

    J’aimerais bien que cela se réalise. Ce sera la fin du rêve de ceux qui donnent du credit aux thèses de Benbitour, l’opposant a mi-temps.

    Merci.




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  • BENBITOUR Ahmed
    21 novembre 2010 at 19 h 00 min - Reply

    Réponses aux intervenants sur la page de, LE QUOTIDIEN d’ALGERIE, consacrée à la stratégie d’implantation du changement que j’ai proposée.
    Dr Ahmed BENBITOUR
    Novembre 2010
    J’aimerais remercier tous les intervenants. Ceux-ci peuvent être classés en deux catégories :
    – Ceux qui se sont autorisés le droit d’accusations très graves allant jusqu’à me considérer au service d’un clan pour casser l’opposition, selon leurs propres expressions.
    – Ceux qui ont posés des questions de clarification ou des avis différents et argumentés.
    Pour les premiers je réponds par trois citations :
    – La première citation est tirée de l’introduction de mon dernier livre « Radioscopie de la gouvernance algérienne » édition EDIF 2000, 2006 :
    « Le lecteur pourra se poser après lecture de ce témoignage la question suivante : comment un homme né dans les régions sahariennes éloignées, n’appartenant ni à un clan du pouvoir, ni à un groupe d’influence et ne disposant pas d’assise financière, a-t-il pu accéder, relativement en peu de temps, au sommet de la hiérarchie de l’exécutif ? Le hasard ? Un accident ? Il pourrait retenir le hasard ou l’accident de l’histoire pour répondre à sa question.
    Pour ma part, je propose une explication déterministe pour dire que c’est l’aboutissement normal d’un travail commencé bien avant l’avènement de la Révolution armée, par une famille totalement engagée dans le combat pour l’indépendance nationale et la construction d’un Etat digne du génie de son peuple et des potentialités de son pays. » (fin de citation)
    – La deuxième citation est tirée de la conclusion du même livre :
    « Pour ma part, j’ai toujours considéré chacune de mes missions, chacune de mes actions, au service de l’Etat algérien, comme « un acte de remboursement » de la dette contractée par ma génération auprès de celle qui l’a précédée. Combien de parents et de proches de la famille qui m’ont pris dans leurs bras dans mon jeune âge, ont sacrifié leur vie au service de ce pays ?
    C’est pourquoi, aux premiers mois de l’indépendance, je me suis engagé dans une course effrénée pour rattraper le retard accumulé dans les études pendant la guerre de libération nationale.
    Par la suite, je me suis lancé le défi de réaliser un cursus universitaire dans les branches, les plus difficiles et les plus utiles, pour l’étape de développement que traversait mon pays : mathématiques, gestion, économie et finances, afin de répondre aux exigences les plus contraignantes de mon métier. » (fin de citation).
    – La troisième citation est tirée du Coran :
    « Ho les croyants ! Si un pervers vous apporte une nouvelle, alors chercher la preuve, parce que, dans l’ignorance, vous porteriez atteinte à des gens, et qu’ensuite vous auriez regret de ce que vous avez fait » (fin de citation).
    Pour la deuxième catégorie d’intervenants j’ai retenu un certain nombre de points de clarification :
    Il faut d’abord noter que ce texte sur la stratégie d’implantation du changement accompagne une lettre d’anniversaire adressée à ceux qui travaillent avec moi sur le site http://www.cicc-dz.net pour faire le point d’une année de travail.
    Le Quotidien d’Algérie a jugé utile de le faire connaître sur son site, je l’en remercie.
    Voici un extrait de cette lettre :
    « La seconde année verra la consolidation des premiers instruments du changement et l’accélération du rythme de création des CICC, ainsi que leur plus grande animation. »
    « En parallèle, un travail de réalisation d’alliances stratégiques et de réseaux entre les différentes initiatives pour le changement qui fleurissent à travers le territoire national s’impose. Il ne s’agit pas de fusionner les différentes initiatives, ce serait les affaiblir. Chacune doit garder son autonomie et sa trajectoire de développement. Mais, leur mise en réseau et leur alliance stratégique est une étape importante de la mobilisation pacifique pour le changement (voir à ce sujet le document intitulé « Stratégie d’implantation du changement »). » (fin de citation)
    Les points de clarification, sont au nombre de sept : fusionner ou réunir, changement inéluctable, personnalités d’appui, manque de vision, étapes à différencier, Etat défaillant-Etat déliquescent, Constituante.
    1. Le refus de « fusionner » a été compris comme un refus de l’unité des forces d’opposition. Au contraire, après une année de travail en équipes de plusieurs dizaines de personnes de haut niveau de compétence, nous sommes arrivés à l’idée de faire converger les différentes initiatives. Il ne s’agit nullement de refuser l’unité. Nous avons d’ailleurs été les premiers à encourager publiquement l’appel à la création d’un Front pour le Changement National. Créer un Front ne signifie pas fusionner les différentes initiatives mais faire converger les actions vers un même objectif.
    Un peu de sémantique ne fait pas de mal et permet de clarifier les choses : fusionner deux initiatives, c’est les réunir pour n’en former qu’une seule ! Est-ce possible dans l’état actuel des choses ?
    Unir deux initiatives, c’est s’entendre, joindre leurs efforts pour atteindre un but commun ! C’est le sens de l’appel à des alliances stratégiques et la construction de réseaux.
    Par définition, la création d’alliances stratégiques c’est la création d’un rapport de force, de pouvoir et de négociation. Donc l’alliance stratégique doit être bâtie sur un projet précis. Vous constatez que ce n’est qu’après une année de travail à notre niveau pour bien définir notre projet du changement et ses différentes étapes que nous nous croyons capables de former des alliances stratégiques avec d’autres qui auront au préalable défini leur projet. Ce qui nous permettra d’évaluer, au départ, la capacité de création de rapport de force.
    Nous appelons à la création de réseaux comme première étape avant les alliances stratégiques, pour deux raisons :
    Parce qu’à l’avenir l’organisation du travail politique se fera de plus en plus à travers les instruments qu’offrent les NTIC : réseaux sociaux, Internet, … et moins par les partis. Ensuite, c’est un instrument qui permet de mieux se connaître pour construire la confiance et arriver à l’alliance stratégique et son corollaire l’unité dans l’action. Nous pouvons considérer que la publication du texte objet de notre débat par LQA, de façon autonome sans m’en informer, est un acte de construction de réseau : avec cette initiative nous allons mieux nous connaître.
    2. Le changement est inéluctable, c’est quoi ? Comme je l’explique dans le texte. Après étude de différentes expériences et analyses comparatives avec la situation algérienne, je suis arrivé à l’hypothèse que ce type de régimes contient les facteurs de sa propre destruction. Nous sommes alors en face de deux hypothèses de changement, celle certaine mais lente de la destruction du régime et avec lui l’éclatement de la société et celle probable mais qui nécessite un grand engagement de la part des forces du changement. Il s’agira, alors, de la mobilisation pacifique pour un changement au service du progrès et de la prospérité des algériens. Donc le changement par la destruction est inéluctable, sauf à se mobiliser pour un changement organisé.
    3. Les personnalités d’appui, ce sont, tel que décrit dans le texte, des personnes qui bénéficient d’une caution morale reconnue au niveau local et qui apportent leur soutien à la vision et au leadership.
    4. Il manque une vision. Voici un extrait du texte sur la stratégie d’implantation du changement : « La vision est ouverte au débat, notamment par les textes sur la refondation de l’Etat, la refondation de l’économie, la refondation de l’école… » Celui qui exprime une absence de vision a-t-il oublié de lire cette partie du texte ? Il y a sur le site http://www.cicc-dz.net des dizaines de pages sur la présentation de la vision, en particulier, le programme urgent de la refondation de l’Etat, de l’école et de l’économie.

    5. « Y a pas d’étapes ni de stades à différencier ». Au contraire un travail sérieux doit définir des étapes et des stades d’implantation du changement. Ce n’est pas la thérapie de choc. Il faut trois étapes pour construire une démocratie solide. Une première période d’endiguement pour arrêter l’hémorragie. Une deuxième période d’achèvement des transitions, parce que cela fait plus de deux décennies que nous sommes dans la trappe de transition permanente, à savoir, la démocratie de façade : ni système de parti unique, ni démocratie plurielle. Une troisième étape de consolidation de la démocratie pour traiter des questions fondamentales. Vous ne pouvez pas traiter objectivement les questions fondamentales pendant la transition parce que les rapports de forces sont fragiles et mouvants et les institutions en construction. Or nous avons besoin de rapport de forces bien établis et d’institutions solidement ancrées pour faire les choix fondamentaux.
    6. Différence entre Etat défaillant et Etat déliquescent ? Un Etat défaillant se manifeste par cinq facteurs: 1. L’absence de l’Etat de droit : la justice est au service du pouvoir, d’où l’expression de « HOGRA » et le phénomène des « HARRAGA ». 2. L’absence de l’Etat régalien, à savoir, l’incapacité de l’administration à exercer ses prérogatives de puissance publique. Il y a absence de l’Etat et le sentiment que le pays est à l’abandon. 3. L’économie défaillante : cycle de mauvaise croissance et de récession ; pays exportateur de richesse et importateur de pauvreté, économie de rente distributive au lieu d’économie productive. 4. L’absence de légitimité de l’Etat : les institutions officielles souffrent de manque de représentativité, à savoir, faible taux de participation aux élections, fraude électorale, l’efficacité des acteurs de la société civile dépend de leur proximité des figures importantes du régime, vide institutionnel et dilution des responsabilités, une opposition émiettée. 5. La fragilisation de la société : la destruction des classes moyennes, la paupérisation des populations, la perte de la morale collective, la déprime est partout, la pauvreté et la mal vie se côtoient.
    Les pays africains à un degré ou un autre sont dans le stade d’Etat défaillant. L’Etat algérien répond aux cinq critères de défaillance.
    Un Etat déliquescent se caractérise par la généralisation de la corruption, l’institutionnalisation de l’ignorance et de l’inertie, le culte de la personnalité, la centralisation du pouvoir de décision entre un nombre réduit d’individus au lieu et place des institutions habilitées, l’émiettement du pouvoir entre les différents clans à l’intérieur du système. Le pays persistera, alors, dans la situation de non gouvernance avec la forte probabilité de vivre en même temps la violence sociale et la violence terroriste. C’est alors la trappe de misère permanente et la porte ouverte à la dislocation de l’unité nationale et le danger sur l’unité du territoire. Dans le cas de l’Algérie, et dans l’état actuel des choses, cela interviendra avec la baisse sensible des capacités d’exportations d’hydrocarbures que je situe entre 2018 et 2020. C’est ce que j’ai appelé « un mélange détonnant de pauvreté, de corruption généralisée et de perte de la morale collective. » La Somalie, l’Irak, et le Libéria d’il y a quelques années en sont une illustration.
    7. La Constituante. Est-ce réaliste de discuter d’une Constituante dans l’état de délabrement politique du système au pouvoir et de l’opposition ? La Constitution doit être l’achèvement et le couronnement de la construction démocratique qui mérite énormément de débats à travers l’ensemble des composantes de la société, un travail constitutionnel énorme, une formation citoyenne avancée, une forte confiance entre les citoyens et l’Etat et un grand respect entre les différentes parties prenantes. Cela ne peut se réaliser que durant la troisième période de consolidation de la démocratie.
    J’espère avoir répondu à vos questions et demandes de clarification. Le débat continue.




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  • zehira Houfani Berfas
    22 novembre 2010 at 1 h 08 min - Reply

    De toute évidence, l’initiative ou plutôt son « géniteur » M. Benbitour, ne fait pas l’unanimité parmi les intervenant sur LQA. Mais cela n’ôte rien à ni sa légitimité, ni à ses chances d’atteindre ses objectifs. C’est d’ailleurs valable pour l’initiative de l’Appel que nous portons. La réalité algérienne nous enseigne qu’aucune tendance ne peut se targuer de mobiliser la majorité des Algériens? Personnellement, j’œuvre pour une convergence des forces pour le changement démocratique en Algérie. Si des diplomates, des fonctionnaires sincères, d’anciens politiciens, des députés, des militaires, ont dénoncé le système politique et souhaitent renforcer les rangs de l’opposition pour un véritable changement démocratique, nous aurions tort de les repousser d’un revers de la main. La seule chance que nous ayons de changer le sort de ce pays, c’est que tous les Algériens de bonne foi se mettent ensemble pour un seul et unique but : Édifier un État de droit dans leur pays. Ce serait prétentieux pour une quelconque initiative de prétendre représenter la majorité des Algériens. Et sans cette majorité, le changement risque d’être avorté par cette tendance à l’intolérance que nous avons les uns envers les autres

    Cela dit, l’explication du terme « fusion » par M. Benbitour est convaincante et j’y adhère également. Car je considère que chaque groupe a des spécificités en terme d’appartenance politique et idéologique, de vision propre à ses sensibilités, etc. Cela ne l’empêche pas cependant de faire partie d’une coalition (union) nationale regroupant toutes les initiatives oeuvrant pour le changement démocratique. Cette coalition, une fois constituée sur la base d’un compromis, initié par l’ensemble des groupes agissant pour le changement, sera un fer de lance représentatif de la pluralité algérienne. Certains internautes lui reprochent de ne pas trancher sur certaines questions fondamentales de la société algérienne et les mêmes reproches me sont fait personnellement à propos de la religion, de l’histoire et de la question identitaire, etc. Et il nous faut répéter sans cesse que le contexte n’est pas approprié et qu’au stade actuel, les initiatives ne peuvent trancher sur des questions qui relèvent du débat de toute la société, une fois débarrassée de la dictature. Sans revenir sur les détails du document de M. Benbitour qui mérite l’attention de tout Algérien qui souhaite contribuer au changement dans son pays, j’aimerais que les intervenants prennent le temps de s’informer préalablement sur le sujet en débat de façon à avancer efficacement.

    ===============
    « La politique est l’art du possible ».
    Entièrement d’accord avec vous, chère Zehira sur la procédure à adopter en vue de rassembler toutes les volontés sincères afin d’engager un véritable processus du changement. Pas d’exclusion en dehors de ceux qui ont les mains tâchées de sang ou les poches remplies d’argent volé au peuple.
    Salah-Eddine




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  • IKER
    22 novembre 2010 at 17 h 10 min - Reply

    @Benbitour

    Nous sommes d’accord que l’ordre semble avoir mis la tête en bas, à un moment ou un autre le régime va collaborer.

    Comme vous, je prône la rupture par les réformes cependant Vous n’êtes pas sur une ligne de contestation,vous êtes un interlocuteur
    des institutions du régime.

    Pour qu’on puisse faire un bout de chemin ensemble, permettre l’engagement,réduire l’inertitude, combattre la méfiance, bref développer une dynamique de solidarité il nous faut un certain nombre de CONDITIONS,des symboles forts D’INFLEXION du système.
    Ces conditions sont: conditions qui doivent être garanties.

    1) Permettre à tous les citoyens de s’organiser et de d’exprimer librement.
    2) Que les services sécuritaires cessent de jouer les divisions entre élites.
    3) Que les services cessent de manipuler des questions complexes d’identité et de la religion.

    La démocratie ne peut s’établir à la mesure des réseaux,mais à la mesure du peuple.
    La lutte continue.




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  • D B
    22 novembre 2010 at 18 h 01 min - Reply

    Personnellement, il n’a jamais été dans mon esprit que Monsieur Benbitour puisse être un agent du régime. Honni soit qui mal y pense.
    Mais je dis, haut et clair, qu’il agit peut être en « initié » du système, qui croit qu’il ne faut pas braquer les barons du régime, qu’il ne faut pas les alarmer, et que notre action doit se dérouler par étapes successives. Cette démarche est peut-être nécessaire, comme sont indispensables certains compromis avec le régime, si nous voulons éviter le recours à l’action directe. Mais point trop n’en faut, cependant.
    Je continue à ne pas être d’accord avec le Docteur Benbitour sur les notions d’alliance, d »union et de front.
    Personnellement, je dis que si toutes les forces réellement mobilisables de ce pays ne s’unissent pas en un SEUL FRONT, contre le régime, avec une direction UNIQUE, même si elle est collégiale, et qu’elles évoluent en rangs dispersés, même si elles contractent des « alliances stratégiques » comme le leur préconise le Docteur Benbitour, elles ne feraient que de la gesticulation politicienne, et n’auraient pas plus d’effet sur ce régime que celui de moucherons qui se posent sur un palmier.
    Maintenant, je précise ma pensée, pour dire ce que j’entends par forces mobilisables.
    Ces forces là, dont certaines sont latentes, et d’autres déjà présentes sur le terrain, sont les syndicats autonomes, les vraies organisations de protection des droits de l’homme, les étudiants, les lycéens, les journalistes intègres, les travailleurs, et particulièrement ceux de la Sonatrach, de toutes les sociétés qui activent dans le milieu des hydrocarbures, ceux des infrastructures portuaires, des chemins de fer, de la Sonelgaz, des diasporas algériennes, des comités de supporters, des associations de quartiers et tous groupes de personnes susceptibles de se dresser contre le régime.
    C’est un cadrage aboubriste, bien sûr, mais c’est dans ces forces là, si nous réussissons à les mobiliser, que nous trouverons l’énergie et les ressources pour nous lancer dans l’avènement d’un Front, constitué sur des consensus démocratiques non négociables, et dont l’objectif ultime est l’instauration d’une république réellement démocratique. Pour ce qui est des echéances politiques, des conditions pour une constituante, et de la priorité d’actions sur les autres, cela viendra en son temps.
    Dans un premier temps, à mon avis, seul comptera l’avènement d’un Front, avec une direction unique.
    Et toujours à mon avis, l’action première du Front devra être celle qui réunira toutes les conditions pour lancer un mot d’ordre général de désobéissance civile totale, et qui ne prendra fin qu’avec le départ du régime, même s’il faudra lui consentir des garanties d’amnistie générale, y compris financière. Cela veut dire que si nous nous montrons forts et unis, face à un régime qui dispose de forces de répression énormes, constituées de nos propres enfants, nous n’aurons probablement pas le choix que d’accepter que les barons du régime et leurs amis bénéficient d’une amnistie générale, consentie par le peuple, aux conditions qu’il définira lui-même, pour les crimes contre l’humanité qu’ils ont commis contre lui, et pour les richesses qu’ils lui ont volées. Pourvu qu’il se retire TOTALEMENT du pouvoir, et qu’il n’empêche pas une réelle démocratie de s’installer dans notre pays.
    Qu’on me pardonne si je mélange un peu les choses. Je les dis comme je les pense. Je ne suis pas un politicien, et je ne suis pas prêt à le devenir.




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  • khaled
    22 novembre 2010 at 19 h 17 min - Reply

    Une fois n’est pas coutume, M. Benbitour a utilisé son droit de réponse pour éclairer nos attentes.

    Je me permets au nom des 250.000 algériens assassines, que vous avez soigneusement occultées dans votre rétrospective, ainsi que la première force politique du pays qui a failli un jour balayer ce pouvoir criminel, de vous répondre comme suit:

    Dans un autre pays et en d’autres circonstances, vos propositions auront pu faire evoluer une situation politique.

    Mais c’est de l’Algerie qu’il s’agit M. Benbitour.
    Avant de revendiquer, il faut avoir le droit de parler.

    Les plans et les démarches que vous préconisez, n’ont aucune fin si le droit a la parole est toujours confisqué par le pouvoir criminel en place.

    Je le dis ici, je ne vous soutiens sur aucune de vos revendications, sauf celle de se réapproprier notre droit a la parole pour l’ensemble du peuple algérien.

    Le reste je suis assez fort pour le revendiquer moi-même.




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    22 novembre 2010 at 20 h 33 min - Reply

    Salam;
    En lisant la feuille de route de Benbitour, j’ai cru qu’il nous exposait sa vision ou un programme électoral, au cas, où il se présentait pour des élections présidentielles, vu que les promesses ne valent que pour ceux qui y croient.
    Bref, le programme est tellement séduisant, que je serai le premier à voter pour lui et à le soutenir dans cette quête du pouvoir « suprême », ou peut-être pas, disons « concédé » sous surveillance, à quelqu’un qui a fait ses preuves d’efficacité, de docilité, de droiture, de compétence, certes, mais surtout de fidèle aux faiseurs de « Présidents ».
    Eh oui, malgré les qualités intrinsèques, non négligeables du candidat, et malgré l’attrait du programme, il y a comme un « remake », dans les buts assignés visibles, évidemment, par les tenants du « Pouvoir » algérien, que rien ne saurait déloger, sinon une mobilisation des forces vives de l’Algérie, par d’autres moyens que ceux proposés jusqu’ici, en éliminant par principe, la violence des armes, tout de même.
    En effet, si j’ai bonne souvenance, en 1991, le FIS, par la voix d’Abassi Madani, croyait lui aussi à la « CIVILE DISOBEDIENCE » à la Thoreau, qu’il avait découvert lorsqu’il avait appris la langue anglaise…
    Mal lui en a pris, lorsqu’il a voulu la mettre en œuvre, car, face à lui, il y avait un pouvoir manipulateur et violent qui considérait la désobéissance civile, comme un affront inacceptable, et c’est ainsi que les militants mobilisés, ont été provoqués, et très vite, les extrémistes des deux bords, ont pris le pas, sur les organisateurs, et les « feuilles de route » déchirées, pour laisser place à la bonne vieille méthode de la raclée, des morts et des blessés, et des diversions médiatiques, par Presse et TV, interposées…
    Non, toutes les méthodes pour faire plier le régime en place, préconisées ne peuvent être que naïves, et ne valent que si l’opposition enfin soudée autour d’un programme de « sauvetage » diamétralement opposé à celui du sinistre CNSA, des « amis du fascisme », de Janvier 1992, réussit à créer des conditions politiques, et juridiques qui pourraient remettre en cause, les « investissements » des barons de la maffia politico-financière qui tient le peuple algérien par la gorge.

    C’est seulement, ici que doit commencer la réflexion, car en effet, ceux qui contrôlent TOUT en Algérie, ne sauraient rester les bras croisés, si leurs MONOPOLES, innombrables, y compris, celui de la peine, venaient à être remis en cause et susceptibles de révision.
    L’expérience vécue avec les nihilistes de la sinistre OAS, et du « quarteron de généraux » mérite réflexion, pour comprendre que même avec la célébrité d’un De Gaulle, qui avait pourtant « sauvé la France », les masses populaires et mêmes les élites politiques sont difficiles à mobiliser, en encore moins, lorsqu’il s’agit de militaires ou de forces administratives ou de sécurité, dont les hiérarchies, ne sont pas « muettes », mais font au contraire, de la politique occulte, une constante, pour contrôler à la fois, le visible, la richesse, la bonne vie, et enfin l’autorité qui confère la sérénité, gage de lendemains qui chantent pour eux, fusse au détriment des serfs que nous sommes, taillables et corvéables à merci.




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  • zehira Houfani Berfas
    22 novembre 2010 at 20 h 37 min - Reply

    @frère D B – Vous avez raison, le Dr Benbitour a effectivement une démarche politique « d’initié » du système due à sa pratique et son expérience gouvernementale versus les militants que nous sommes « électrons libres» s’il en est. Mais, je trouve que cette démarche apporte pertinence et crédibilité à l’action politique que nous voulons mener pour la mise en œuvre du front de changement démocratique. Je sais que vous ne mettez pas en doute l’intégrité du Dr, ni moi, dans cette entreprise. Frère DB vous savez combien il est difficile, autant pour lui que pour nous, et mêmes pour tant d’autres acteurs politiques, de mobiliser les Algériens dans ce vaste front. Nous sommes confrontés à des mentalités où chaque camp tire presque instinctivement sur l’autre. Nous voyons sur LQA qui présente un microcosme de la société algérienne, la difficulté que nous avons à rassurer et à faire converger les idées vers notre vision du projet de changement. Vous dites « Je continue à ne pas être d’accord avec le Docteur Benbitour sur les notions d’alliance, d »union et de front. Personnellement, je dis haut et clair, que si toutes les forces réellement mobilisaables de ce pays ne s’unissent pas en un SEUL FRONT, contre le régime, avec une direction UNIQUE, même si elle est collégiale, et qu’elles évoluent en rangs dispersés, même si elles contractent des « alliances stratégiques » préconisent le Docteur Benbitour, elles ne feraient que de la gesticulation politicienne, et n’auraient pas plus d’effet sur ce régime que celui de moucherons qui se posent sur un palmier. »

    Personnellement, je ne crois pas qu’il soit réaliste d’opérer une fusion des différents groupes prônant le changement au pays. Je vois mal LQA qui a une vision de la société et un discours qui lui sont propres, réussir à fusionner par exemple avec Rachad, même si nous partageons le même objectif politique. Cela dit, je suis d’accord avec vous concernant la constitution d’UN SEUL FRONT. Mais les forces qui le construiront, dont le groupe de l’Appel, sont-elles structurées et organisées de manière à se présenter comme partenaires suffisamment crédibles pour discuter et négocier un compromis? Ce fameux compromis qui devra sceller l’entente de toutes ces forces qui acceptent de former le front national du changement. Et c’est dans ce front que s’organisera la direction collégiale entre les représentants des différentes forces unies en son sein. C’est ainsi que je vois les choses. D’autres peuvent les voir différemment et l’on peut débattre pour éclaircir les points de vue.




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  • D B
    22 novembre 2010 at 22 h 36 min - Reply

    Oui Khti Zehira, je ne disconviens pas de ce que vous dites. Tout particulièrement pour ce qui est de mobiliser nos compatriotes. Ca ne sera pas facile dans ce climat généralisé de j’menfoutisme de légitime démobilisation. Je crois que la plus grande réussite du régime, en termes de manipulation, consiste à avoir fait en sorte que nous ne pouvons le déloger que par la violence. Or, il a fait en sorte d’user de nos ressources, et de recruter au sein de nos enfants, de façon à nous opposer une force de represssion rarement égalée dans l’histoire contemporaine, dont les membres sont nos fils et nos frères. Et je n’exagère pas du tout.
    Je crois que ramenée à la population, le nombre cumulé de soldats, de policiers, de gendarmes, de miliciens, d’agents de la sécu, et autres « patriotes » armés, est l’un des 3 ou 4 les plus élevés du monde. Imaginez un peu que nous nous situons dans une classification qui n’est pas très éloignée de la Corée du Nord. C’est tout de même sidérant, non? Et le plus grave, le plus alarmant, le plus déprimant, est qu’il existe des intellectuels, ou prétendus tels, des universitaires, ou prétendus tels, qui viennent, au coeur même des sites qui abritent les combattants acharnés de la liberté, comme le nôtre, pour nous dire que nous faisons dans l’affabulation, et que nous devons prouver ce que nous affirmons, lorsque nous disons que le DRS est l’ogre qui nous dévore. Préparons nous, ma chère soeur, à nous déplacer, dorénavant, avec une valise de documents, à chaque que nous voudrions dire que les recteurs d’universités, et tous les titulaires de postes similaires, sont nommés ou dégommés sur recommandation, ou plutôt sur injonction, de ce DRS qu’ils défendent avec un enthousiasme surprenant. Djich, chaab, maak ya tartempion.




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  • Congrès du Changement Démocratique