Édition du
22 July 2017

Revoilà la pénurie et le marché noir

Revoilà la pénurie et le marché noir

Par : Mustapha Hammouche
Liberté 11 novembre 2010

À force de revenir sur ses pas vers l’économie administrée, le pouvoir est en train de réinventer l’ambiance de triste mémoire du socialisme “spécifique”.
Ceux qui n’ont pas vécu l’épopée des “Galeries Algériennes” et des “Souks El-Fellah” peuvent se faire une idée du sport national  de l’époque en se mettant devant une  épicerie, à l’heure, connue de tous, de la livraison du lait en sachet. Sous l’enseigne, des rangées compactes et silencieuses de clients de tous âges attendent l’arrivée du précieux produit. Après le déchargement, la file d’attente se comprime sous la poussée des gens qui se pressent. Une fois servi, on éprouve plus de mal à quitter la boutique qu’on en a enduré pour y entrer. Mais on est libéré, ayant le plein de sachets. C’est significatif du sentiment de précarité intégré par les ménages : personne ne se contente d’un, deux ou trois litres.
Et on repassera demain.
Mais les nostalgiques ou les curieux de l’avant-PAP (Programme antipénurie qui, à la fin des années 1980, voulait desserrer l’étreinte des pénuries installées depuis le début des années 1970), peuvent même observer la naissance du marché noir des produits soutenus. Car il existe un marché parallèle du lait : de petits étals sont montés en des endroits discrets et proposent le lait dont le supplément de prix vous épargne l’épreuve de la file d’attente.
Comme au temps béni du socialisme spécifique, une partie de la marchandise est transposée en dehors des circuits formels et procure une prime que se partagent forcément le vendeur à la sauvette et le commerçant qui le livre. La différence, aujourd’hui, c’est que ce n’est plus le fonctionnaire du réseau commercial public ou ses proches qui en profitent, mais un détaillant privé et ses complices.
On peut noter la similitude du procédé avec celui qui organise le commerce du pain. Et pire, puisque, de fait, la profession boulangère a déjà imposé une augmentation du prix de la baguette de… 25%, passant de 7,50 (tarif administré) à 10 dinars (tarif effectif). Au demeurant, il n’est pas sérieux de fixer des prix avec des décimales dans un contexte où la pièce de cinquante centimes a disparu de la circulation, tandis que celle d’un dinar se fait de plus en plus rare.
Les jours fériés constituent une aubaine pour porter ce prix au plus haut. L’Aïd el-Fitr dernier fut l’occasion de tripler le prix déjà corrigé de la baguette. Et si cela ne suffit pas, il y a les pains améliorés… où l’on améliore la recette de la caisse plus que la recette de panification. C’est l’imminence de cette opération de spéculation annoncée qui a contraint les autorités à “sommer” les boulangers d’ouvrir, histoire de s’en laver les mains d’avance. Pas besoin d’études approfondies pour observer que la pénurie, et son corollaire, le marché noir, n’ont besoin que de deux conditions pour s’imposer : il suffit qu’il y ait subvention des prix et administration de l’offre.
Ce qui fut fait, un jour, parce que le pouvoir, dans son obstination à refuser la revalorisation des bas salaires, a préféré user du populisme en subventionnant les produits dits de première nécessité. Seulement, là comme dans le cas de l’épicerie qui organise la vente du produit de pénurie, il est plus facile d’y entrer que d’en sortir.

M. H


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14 Commentaires sur cet article

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  • Rédaction LQA
    11 novembre 2010 at 14 h 08 min - Reply

    MANQUE DE LIQUIDITÉS
    Fin de la crise à Algérie Poste ?

    Le Soir d’Algérie 11 novembre 2010

    Le ministère de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication a installé, samedi dernier, une cellule de crise pour trouver une solution au problème de liquidités dans les bureaux de poste. Résultat : la situation semble débloquée. Du moins «à court terme».
    Salima Akkouche – Alger (Le Soir) – Bonne nouvelle pour les 12 millions de personnes détentrices d’un compte CCP. Elles pourront enfin retirer de l’argent dans les bureaux de poste. Selon le ministère de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, «tous les bureaux de poste au niveau national sont approvisionnés en argent liquide ». Ce dernier rassure, dans un communiqué, avoir pris, en prévision des fêtes de l’Aïd, «toutes les dispositions pratiques pour assurer la disponibilité de liquidités au niveau de l’ensemble des établissements postaux à travers le territoire national». Une solution a été donc trouvée à l’issue de l’installation, samedi dernier, d’une cellule de crise au niveau du département de Benhamadi. Il s’agit, selon ce département, d’un «véritable travail de coordination et de concertation entre la Banque d’Algérie, le Crédit Populaire d’Algérie (CPA), la Banque extérieure d’Algérie (BEA) et la Banque nationale d’Algérie (BNA), pour assurer la disponibilité des liquidités au niveau de l’ensemble des établissements postaux à travers le territoire national», a souligné dans un communiqué, le ministère de la Poste et des TIC. Selon la même source, «il y aura suffisamment de liquidités pour répondre à toutes les demandes». S’agit-il d’un terme définitif au problème de manque de liquidités ou juste d’une mesure exceptionnelle pendant les fêtes de l’Aïd ? Au ministère de la Poste, l’on affirme que «dans l’immédiat, le problème est réglé». D’ailleurs, le premier responsable d’Algérie Poste ne s’en cache pas. «Nous avons trouvé une solution à court terme», a-t-il indiqué. A long terme, on se penche sur d’autres mesures, indique-t-on. Il s’agit, entre autres, de procéder, dans l’avenir, à un travail de coordination entre les différents ministères pour ne pas assurer le virement des salaires pendant la même période. Ce qui va diminuer de la pression au niveau des guichets de poste. Par ailleurs, les bureaux de poste, habituellement ouverts de samedi à jeudi, seront exceptionnellement ouverts pendant la matinée de ce vendredi. Quoi que récurrent, le problème de liquidités est dû, selon le ministre de la Poste et des TIC, à plusieurs facteurs. Il citera entre autres le problème de sécurité dans le transport de l’argent de la Banque d’Algérie vers les différents bureaux de poste et l’absence de la culture de l’épargne dans les mœurs des Algériens. Ainsi, entre «des défaillances» au niveau de la Banque d’Algérie et le citoyen qui est pointé du doigt, le ministère de la Poste se dédouane de toute responsabilité quant au manque de liquidités au niveau des bureaux de poste.
    S. A.




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  • Rédaction LQA
    11 novembre 2010 at 14 h 09 min - Reply

    PÉNURIE DE LAIT EN SACHET
    Les transformateurs mis à l’index

    Le Soir d’Algérie 11 novembre 2010
    La poudre de lait subventionnée par l’Etat et destinée à la production du lait en sachet est-elle détournée à d’autres fins ? Au niveau du département de l’agriculture, on n’écarte pas cette hypothèse. Selon un responsable de l’Office national interprofessionnel du lait (Onil), «le dysfonctionnement se situe au niveau de la production et de la distribution du lait en sachet».
    Abder Bettache – Alger (Le Soir) – Intervenant sur les ondes de la Radio nationale Chaîne III dans son émission matinale «L’invité de la rédaction», le représentant de l’Onil a réfuté l’idée selon laquelle «il y a une crise dans filière lait». Selon lui, «il n y a pas de crise, mais peut-être un dysfonctionnement dans la production et la distribution du lait en sachet». En guise d’argument, il dira que «la quantité de poudre de lait importée en 2010 est plus élevée par rapport à celle de 2009». En termes de chiffres cela représente, ajoute le même responsable, «200 015 tonnes de poudre de lait importées en 2010 contre 200 010 tonnes en 2009». «Face à cette situation, le département de l’agriculture a décidé de mettre en place une nouvelle feuille de route, dont l’entrée en vigueur est prévue en 2011», dira-t-il. «Sur instruction du ministre de l’Agriculture, nous avons décidé de mettre en place une nouvelle stratégie de répartition géographique de la poudre de lait. Ceci nous permettra de situer les responsabilités et de fixer la traçabilité de la distribution de la poudre de lait», a ajouté ce même responsable. En d’autres termes, la nouvelle stratégie de distribution aura pour objectif de disposer de suffisamment d’informations et éventuellement de savoir si la poudre de lait destinée à la production du lait en sachet est détournée pour la production de dérivés du lait. Selon d’autres sources, la poudre de lait, subventionnée par l’Etat, quand elle n’est pas détournée pour la fabrication des dérivés (fromages, yaourts, crèmes…), est simplement vendue en l’état sur le marché informel. «Les raisons de la pénurie semblent être multiples et la crise s’installe dans la durée, avec de graves conséquences», ajoute-t-on. Autre problématique à l’origine de cette crise, celle relative au refus des producteurs d’intégrer dans la production du lait en sachet celui cru. A ce propos, il est important de noter que le gouvernement avait décidé, en guise d’encouragement pour la collecte du lait cru, de l’intégrer dans le système de production pour réduire la facture. Or, cette mesure ne semble pas avoir produit les résultats escomptés. Il semble aujourd’hui que les transformateurs, communément appelés les producteurs, rejettent implicitement cette option, optant plutôt pour la poudre de lait qui est subventionnée par les pouvoirs publics et encourageant ainsi l’importation de poudre de lait au détriment de la production locale. Sur un autre chapitre, les producteurs privés accusent le Comité interprofessionnel du lait (CIL) de les léser. Récemment, un groupe de producteurs privés, constitué en collectif informel, avait dénoncé les restrictions imposées en matière d’approvisionnement en poudre de lait, soutenant que le CIL «lèse beaucoup les privés». Sur ce chapitre, le représentant du département de l’agriculture a indiqué que dorénavant, la répartition de la poudre de lait se fera à parts égales, entre les producteurs des secteurs privé et public.
    A. B.




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  • Guerriere de la lumière
    11 novembre 2010 at 14 h 18 min - Reply

    A/S de la pénurie du lait!
    J’exhorte nos citoyens à ne pas entrer dans le jeux du pouvoir!
    Boycottons leur lait en sachet et laissons le caillé!!!.
    De toute les manières, il est tellement dilué qu’il est préférable de s’en passer!
    Je préfère acheter du lait en pack que de me chamailler avec l’épicier ou le voisin! et à ceux qui ne peuvent se permettre le lait en pack de consommer d’autres produits laitiers de substitutions! ou le cas échéant, diluer le lait en pack par eux même, au moins ils sont sûr de consommer un peu de protéine.
    Figurez-vous que dans certains quartiers les commerçants inscrivent les gens sur une liste la veille…et pourquoi pas avec peut-être une « chipa »! pour un maleureux sachet de lait!
    NON, NON et NON! ca suffit toutes ces humiliations.
    Il faut que ca s’arrête!
    Les problèmes sont ailleurs et cessons de fonctionner comme des tubes digestifs!




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  • Rédaction LQA
    11 novembre 2010 at 14 h 18 min - Reply

    Le Temps d’Algérie 07-11-2010
    Kamel Bouzid, professeur et chef de service au CPMC :
    «Les pénuries des traitements anticancer perdurent depuis 10 ans»

    ImageLe Temps d’Algérie : Les cancéreux continuent à faire face à d’innombrables problèmes, notamment la pénurie récurrente des médicaments spécifiques et la difficulté d’obtention des rendez-vous des séances de radiothérapie, vu que les services concernés affichent complet jusqu’à la fin de l’année. Quelles sont les causes de cette situation lamentable ?

    Professeur Kamel Bouzid : Les problèmes ne sont pas forcément liés à la pénurie de médicaments car, pour guérir un cancer, la première arme est la chirurgie. Celle-ci permet de soigner la moitié des types de cancer, sous réserve que le diagnostic soit fait précocement. Ce qui n’est pas le cas chez nous.

    Les cancers sont souvent détectés tardivement.
    Les ruptures de stocks de médicaments sont plutôt liées à des dysfonctionnements importants en matière de gestion entre les différents opérateurs du secteur,c’est-à-dire la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH) et les fournisseurs autres que la PCH, les praticiens et les gestionnaires des hôpitaux.

    C’est en bref un problème de gestion, nonobstant que l’Etat a dégagé des budgets adéquats pour éviter toute rupture de stocks. J’ai dénoncé ce problème en 2008. Il y a un manque de respect total vis-à-vis des prévisions des praticiens de la santé. Ces derniers se basent sur le type de malades qu’ils reçoivent, les protocoles de traitements actualisés pour faire la commande suivant les besoins pour l’année prochaine.

    Les pharmaciens pour leur part ignorent ces prévisions et introduisent des commandes non étudiées, ce qui crée un dysfonctionnement. C’est ce qui explique les pénuries qui durent depuis dix ans. Mais, je le répète : elles ne sont pas le problème réel des cancéreux mais c’est le diagnostic tardif.

    Avec le diagnostic précoce, la prise en charge d’un cancer se fait via la chirurgie et des séances de radiothérapie, sans faire appel à des séances de chimiothérapie. Par ailleurs, le parc de radiothérapie est insuffisant. Nous avons une dizaine d’appareils fonctionnels, alors que les besoins de l’Algérie sont estimés à 70 appareils. C’est donc l’explication de la surcharge de ces services qui existent à Alger,

    Blida, Constantine et Oran. Il y a un manque de 57 appareils. Le ministre a donné instruction pour l’acquisition des 57 machines manquantes, mais c’est un processus qui va demander plusieurs mois, voire plusieurs années, puisqu’il faut respecter le code du marché public (avis d’appel d’offres). Il faut savoir que l’appareil ne sert à rien tant que le manque de personnel qualifié existe.

    Il faut, en effet, former des radiothérapeutes, des radiophysiciens, des manipulateurs et s’entourer de mesures de sûreté, puisqu’il y a des risques radioactifs dangereux. Plusieurs accidents du genre ont été enregistrés en France.

    Et toutes ces mesures doivent être prises d’avance. En 2006, l’Etat a pris l’engagement de réaliser des centres de cancérologie, qui vont être réceptionnés début 2011. Le problème qui se pose, c’est le personnel qui doit les faire fonctionner. Or la formation d’un personnel qualifié exige de 8 à 14 ans de formation.

    A combien estimez-vous le nombre de décès parmi les cancéreux liés à la pénurie de médicament ?
    Honnêtement, on ne peut le dire. Je préfère parler en termes de perte de chance. Si pénurie il y a, nous allons faire subir aux malades 50% de perte de chance de guérison. A cause du problème d’absence de traitement, les patients ont plus de risque de récidiver et d’avoir des métastases.




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  • Rédaction LQA
    11 novembre 2010 at 14 h 20 min - Reply

    Le temps d’Algérie 10-11-2010

    Draâ Ben Khedda (Tizi Ouzou)

    Le sachet de lait cédé entre 30 et 35 DA

    Image«On achète le sachet de lait à 30 DA dans une localité productrice, c’est vraiment absurde», s’indigne Abdeslam, un citoyen issu de la commune de Draâ Ben Khedda, distante de 6 km à l’ouest du chef-lieu de Tizi Ouzou.

    La crise du lait, accentuée ces derniers jours par la fermeture de plusieurs laiteries et unités de production privées, a des répercussions sur le simple citoyen. Ainsi, selon le constat fait hier sur les lieux, le sachet de lait d’un litre se vendait à 30 dinars à travers les différents points de vente de détail, notamment les magasins d’alimentation générale de la localité de Draâ Ben Khedda, atteignant même les 35 DA chez certains commerçants.

    En effet, depuis l’arrêt de la laiterie privée de cette commune le 1er novembre, en raison de sa non-approvisionnement en matière première, les habitants de l’ex-Mirabeau et autres localités limitrophes, à l’instar d’Aït Yahia Moussa, Tadmaït, Boghni et Tizi Ouzou, alimentées en majorité par la laiterie de Draâ Ben Khedda, vivent le calvaire.

    De leur côté, les distributeurs des régions citées se sont rabattus sur la laiterie de Boudouaou, sise dans la wilaya de Boumerdès, pour subvenir aux besoins de leurs clients. Ces distributeurs, ne possédant pas dans leur majorité de carte client pour l’achat du lait directement de l’unité de Boudouaou, se voient dans l’obligation de l’acquérir en deuxième main, c’est-à-dire d’un autre distributeur client, et ainsi la pratique spéculative fait alors la loi.

    La même chose se passe également, selon des sources locales, dans la commune de Tadmaït, pas loin de Draâ Ben Khedda, où le sachet de lait est cédé entre 30 et 35 DA. Alors que le président du Comité interprofessionnel du lait (CIL), Mahmoud Benchekour, qui est intervenu hier sur les ondes de la Chaîne III de la radio nationale, est convaincu qu’il n’existe pas de pénurie de lait en sachet en Algérie, la réalité du terrain dit malheureusement le contraire.

    Pour rappel, un sit-in devant l’enceinte de la laiterie de Draâ Ben Khedda a été organisé le 7 novembre par quelque 75 distributeurs. Ces derniers ont exprimé, lors d’une réunion improvisée du bureau exécutif de wilaya de l’Union général des commerçants et artisans algériens (UGCAA), leurs inquiétudes quant à cet arrêt de l’unité, et n’ont pas omis d’émettre des doutes quant à la raison avancée par les responsables de la laiterie relative au non-approvisionnement en poudre de lait.

    Poussant plus loin, certains d’entre eux pensent que le quota destiné à la laiterie serait détourné au profit d’autres producteurs. En attendant d’autres rebondissements dans cette affaire qui ne cesse de prendre de l’ampleur malgré les assurances des responsables, le simple citoyen continue de subir les conséquences d’une mauvaise gestion du secteur de l’agriculture.
    Aïssa Moussi




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  • Rédaction LQA
    11 novembre 2010 at 14 h 23 min - Reply

    Le Jeune Indépendant 11 novembre 2010

    Lait : la fuite en avant

    Le président du Comité interprofessionnel de la filière lait (ONIL), M. Mahmoud Benchkour, a déclaré hier qu’«il y a peut-être un dysfonctionnement dans la distribution et dans la fabrication. Le lait ne va pas tout le temps là où on souhaite qu’il aille. Ce n’est pas un problème de manque de poudre de lait».

    Invité à s’exprimer sur cet épineux sujet sur les ondes de la chaîne III de la radio nationale, M. Benchkour est convaincu qu’«il n’existe pas de pénurie de lait en sachet en Algérie. Il a indiqué que par rapport à l’année écoulée, les quantités de poudre de lait importées sont largement supérieures. «Il s’agit de 10 à 20 000 tonnes de plus, comparé à 2009. Aussi, toutes les unités de transformation ont reçu des quotas mensuels de poudre de lait pour faire face aux besoins de consommation de chaque région. Il y a du retard dans l’arrivage des quotas», a-t-il ajouté. Durant les premiers mois de 2010, 225 000 tonnes de poudre de lait ont été importées contre 210 000 tonnes en 2009. «La consommation de lait n’a pas augmenté par rapport à l’année dernière. Les quantités de poudre importées devraient suffire aux besoins de la population», a insisté Mahmoud Benchkour.
    Selon lui, à 25 dinars, le sachet de lait n’est pas cher. «Cela n’existe dans aucun autre pays et cela suscite des convoitises. Il est possible que la poudre de lait soit utilisée pour la fabrication d’autres produits. Il faut aller vers une moralisation de la profession. Il est important de respecter la destination réelle de la poudre de lait», a-t-il dit. Il a annoncé qu’une feuille de route vient d’être adoptée par le ministère de l’Agriculture portant des mesures applicables à partir de janvier 2011. Il s’agit principalement de faire une répartition géographique de la distribution de la poudre de lait. «Les besoins seront déterminés selon la densité de la population. L’ONIL doit mettre à la disposition de ces unités les quantités de poudre nécessaires. Il appartiendra à ces unités d’assurer la distribution quotidienne du lait. S’il y a un manque, elles seront tenues de donner des explications», a-t-il expliqué.
    De plus, il sera fait obligation aux unités de collecter tout le lait cru produit dans leurs régions. «Dans le cas contraire, leurs quotas de lait en poudre seront diminués. C’est une manière de faire sentir aux gens qu’il est temps qu’on commence à produire par nous-même le lait et de ne pas dépendre de l’importation de la poudre de lait», a-t-il souligné. Selon lui, l’Algérie sera obligée d’importer de moins en moins de lait en poudre. «Les prix de ce produit vont augmenter sur le marché international. La poudre sera de plus en plus rare», a-t-il ajouté.
    Rappelons que la pénurie de lait en sachet perdure depuis plus de trois mois au niveau de plusieurs wilayas du pays. Selon les distributeurs, ce manque de lait en sachet est dû au manque de la matière première, à savoir la poudre, distribuée en quantité «insuffisante», selon eux, aux transformateurs de lait.
    Mohammed Zerrouki




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  • brahmi16
    11 novembre 2010 at 14 h 59 min - Reply

    Sauve qui peut, c ‘est l’ Apocalypse ……..




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  • Med Tahar
    11 novembre 2010 at 16 h 22 min - Reply

    Algeriennes, algeriens reveillez-vous le pays coule, EL BABOUR GHAREK,
    et nous et nos enfants avec…
    Le manque de médicaments, la pénurie de lait, le manque de liquidité dans les bureaux de postes, mercuriale en hausse…
    Que nous faut-il encore de plus humiliant, devons nous rester en spectateur devant cette situation dramatique…




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  • latif
    11 novembre 2010 at 17 h 13 min - Reply

    salut

    je pense que tout simplement un grand chikour veut nous imposer
    ses produits (le lait en boite) a 80 DA le litre

    Que qlq qu’un m’achete deux sachets urgent !




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  • thirga
    11 novembre 2010 at 18 h 01 min - Reply

    Lorsque les débiles au pouvoir recourent au chaos pour fixer le peuple sur de faux problèmes: le lait, les liquidités chez les MPTIC, les interminables travaux d’Alger…, alors il y a le feu en la baraque du système. Un système tellement uni qu’ils se massacrent comme la cas d’Ali Tounsi…




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  • HAMID.R
    11 novembre 2010 at 23 h 32 min - Reply

    Le problème est beaucoup bien caché, ailleurs…La solution est …LIBÉRÉ LE PEUPLE ALGÉRIEN, LAISSER LE TRAVAILLER, PRODUIRE SON PROPRE LAIT, SES PROPRES SEMENCES, SES PROPRES BESOINS ESSENTIELS A LA VIE.LAISSER LE S’EXPRIMER, PRENDRE SA DESTINÉE EN MAIN, CHOISIR SES MEILLEURS ÉLITES POUR MIEUX DIRIGER LE PAYS..***ARRÊTEZ DE GASPILLER LA RICHESSE DES ALGÉRIENS, ARRÊTEZ(MINIMISÉ) LES IMPORTATIONS, LIBÉRER LES INSTITUTIONS ÉTATIQUES QUI SONT LA PROPRIÉTÉ DIRECTE DU PEUPLE ALGÉRIEN, QUI DOIVENT ÊTRE A SON SEUL ET UNIQUE SERVICE…ARRÊTEZ DE DILAPIDER LES BIENS, RICHESSE ET PATRIMOINE DES ALGÉRIENS…QUE CESSE L’INJUSTICE, EL HOGGRA, ET LA MAUVAISE GESTION.RESPECTEZ LES LOIS…
    le Lait viendra certainement…AVEC BEAUCOUP D’AUTRES PLAISIR DE LA VIE.inchallah




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  • Alilou
    12 novembre 2010 at 0 h 00 min - Reply

    Personnelement je suggere aux algeriens de fumer euhhhh de boire du THE, j’en ai plein, dailleur quand je fini de le boire, je le fuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuume hic a force de boire du lait caillé…hic




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  • Sami
    12 novembre 2010 at 9 h 41 min - Reply

    Il me semble qu’il y’a des gens qu’essaient de faire pousser les choses au chaos en algerie!!!




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  • arbous
    13 novembre 2010 at 3 h 00 min - Reply

    Bonsoir,pah pah pah pah pah pah pah pah pah pah en l’année 2010 on parle de pénurie de lait c’est honteux pour notre pays ,et voila qu’on revient à la case de départ.OU VA L’ALGERIE????????? AIB AIB AIB AIB AIB AIB AIB AIB OUA AAAAAARRRRRRRRRRRRRRRRRR ALLAH YA JIB EL MEKHERDJ LI HADA EL WATAN EL AZIZ




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