Édition du
22 July 2017

URGENT : Emeutes à Boudouaou (Boumerdés)

Des centaines de citoyens de la région de Boudouaou (Boumerdés) sont sortis aujourd’hui dans la rue et ont bloqué la circulation sur l’autoroute provoquant un embouteillage monstre en cette veille de l’Aïd El Adha. Ces jeunes se sont révoltés suite au verdict prononcé ce même jour par le tribunal à l’encontre des jeunes arrêtés au cours du mouvement populaire de protestation en octobre dernier dans le quartier de Merzouga. En effet, le tribunal de Boudouaou a prononcé des peines de 6mois à deux années de prison FERME contre cinq inculpés et ce, à la veille de la fête religieuse, ce qui provoqua la colère de la population. Des bus et un camion d’une société nationale auraient été incendiés. De nombreux renforts de brigades anti-émeutes sont arrivés sur les lieux. La tension reste très vive. La population s’attendait à un verdict plus clément à la veille de l’Aïd, pour de jeunes citoyens qui ne réclamaient que le raccordement du gaz à leur localité de Marzouga, après les promesses non tenues de la société de gaz et après avoir payé il y a plusieurs mois ces frais de raccordement.

(Correspondance locale de Boudouaou)


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7 Commentaires sur cet article

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  • Alilou
    15 novembre 2010 at 22 h 36 min - Reply

    Encore un appel au meurtre de citoyens, tout est planifier pour encore 20 ans de couvre feu




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  • Sami
    16 novembre 2010 at 3 h 27 min - Reply

    @ Alilou
    Tout a fait just ce que vous venez dire , c est bien resume




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  • Sami
    16 novembre 2010 at 9 h 48 min - Reply

    Pour clarifier
    Le pouvoir reel veut retourner de la politique: LA POLITIQUE DE RENDRE TON CHIEN AFFAME, IL VA TE SUIVRE a la politique : DE TERRORISER TON CHIEN , IL VA TE SUIVRE




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  • Rédaction LQA
    18 novembre 2010 at 10 h 18 min - Reply

    LES HABITANTS DE BENMERZOUGA ONT FERMÉ LA ROUTE LA VEILLE DE L’AÏD
    Pagaille sur la RN5
    Le Soir d’Algérie 18 novembre 2010

    Les automobilistes qui circulaient sur la RN5 à l’est d’Alger et dans la wilaya de Boumerdès ont vécu, la veille de l’Aïd-El-Adha, un enfer. Plusieurs d’entre eux nous ont appelé pour dénoncer cette situation : «Je suis resté coincé durant 7 heures. C’est intolérable ! C’est scandaleux ! Où est la sécurité des automobilistes !?» s’est inquiété l’un d’eux au téléphone. Lorsque nous lui avons expliqué les raisons de son calvaire, il est entré dans une grande colère. «Des familles entières et des malades sont pris en otages la veille d’une fête par des gens sans rahma», dira-t-il.
    Effectivement lundi, en début d’après-midi, dès l’annonce, a-t-il dit, du verdict par le tribunal correctionnel de Boudouaou, condamnant des émeutiers de Benmerzouga à de lourdes peines de prison, des dizaines de villageois de la localité dépendant de la commune de Boudouaou (wilaya de Boumerdès), ont envahi la RN5 pour déverser leur colère. Les manifestants ont fermé la route à toute circulation. Selon quelques informations, ils ont arrêté deux camions de transport de carburant au milieu de la route menaçant les conducteurs d’y mettre le feu. De plus, ils ont déchargé du sable sur la chaussée. Ils se sont ensuite attaqués à des automobilistes. Ainsi, un bus de transport d’étudiants appartenant à l’entreprise Tahkout a été incendié, a relaté un automobiliste. Cette situation a, une autre fois, créé l’anarchie dans les villes de la région allant de Thénia, dans la wilaya de Boumerdès, à Rouiba dans la wilaya d’Alger. Toutes les voies carrossables ont été envahies par des centaines d’automobilistes qui tentaient coûte que coûte de rentrer chez eux en contournant cet obstacle. Mais des milliers d’autres sont restés prisonniers dans les interminables files de la RN5. Avec les fortes chutes de pluie, l’état des routes et les nombreux barrages installés dans la wilaya de Boumerdès et l’est d’Alger, on imagine la pagaille qui a régné et l’énervement des automobilistes à quelques heures de la fête de l’Aïd. Les pouvoirs publics ont fait intervenir les éléments anti-émeutes de la Gendarmerie nationale pour ouvrir cette route hautement stratégique. C’est pratiquement au milieu de la nuit que la circulation est revenue à la normale. Pourtant, dans la matinée, rien n’indiquait que la situation allait prendre une telle tournure. Nous sommes passés au tribunal de Boudouaou nous enquérir du verdict. En dépit de la présence d’une centaine de jeunes de Benmerzouga que les policiers tentaient de maintenir loin de l’institution judiciaire, tout était calme. Les jeunes qui sont descendus à Boudouaou espéraient-ils que la justice serait clémente en ce jour de veille de l’Aïd El- Adha ? Par ailleurs, contrairement aux usages qui font que généralement les verdicts des précédents procès sont prononcés à l’ouverture de la séance, les inculpés de Benmerzouga ont attendu la fin de cette séance pour entendre les peines qui leur ont été infligées. La présidente qui a jugé cette affaire appréhendait sûrement cette réaction négative face à la sévérité du verdict. Et pour cause, la main de la justice a été lourde. Sur les 28 émeutiers, dont les quatre mineurs jugés en audience publique, il y a une quinzaine de jours, cinq se trouvant sous mandat de dépôt ont été condamnés à 5 ans de prison ferme. Le procureur avait, rappelons- le, requis contre eux trois années de prison ferme. Douze émeutiers, qui sont en liberté provisoire, se sont vu infliger six mois de prison ferme. Le parquet avait requis 2 ans de prison ferme. Onze inculpés ont été relaxés par la juge. Ils étaient accusés de trouble à l’ordre public et d’agression contre des agents de l’ordre en mission commandée. Ils ont été arrêtés lors des émeutes qui se sont déroulées le mois dernier au même endroit sur la RN5.
    Abachi L.




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  • Rédaction LQA
    18 novembre 2010 at 10 h 27 min - Reply

    Le Temps d’Algérie 18 novembre 2010

    Suite à la fermeture lundi de la RN12 à Boudouaou

    La fête de l’Aïd gâchée pour des milliers de citoyens

    ImagePour un sérieux désagrément, s’en est vraiment un. Il s’agit de cette action de protestation des citoyens de Boudouaou qui ont procédé lundi après-midi à la fermeture de la RN12, principal axe de communication entre la capitale, Boumerdès, Tizi Ouzou et Bouira.

    Notons que cette action de colère des citoyens de Boudouaou est intervenue la veille de l’Aïd, et le fait que ces derniers aient opté pour le blocage de la voie, cela a empêché des centaines d’autres, en particulier ceux travaillant

    à Alger, de rejoindre leur famille en Kabylie, de Bouira à Béjaïa, en passant par Tizi Ouzou. A vrai dire, toutes les personnes qui étaient de passage par cet axe routier national en vue de rejoindre l’est du pays ont été confrontées au même blocage.

    Du coup, la fête de l’Aïd est gâchée, notamment pour ces centaines de familles qui se sont entassées durant tout l’après-midi de lundi au niveau de la gare routière du Caroubier (Alger) et qui ont dû patienter des heures durant dans l’attente d’un autocar devant les transporter vers les wilayas de l’est. Lequel moyen de transport n’arrivait jamais pour la simple et bonne raison que la route était coupée pendant tout l’après-midi.

    Las d’attendre, ces centaines de citoyens, qui se sont entre temps enquis de la raison de ce blocage et sur l’absence au quai de la gare routière d’Alger de bus à destination de Tizi Ouzou, Béjaïa et Bouira, ont tout simplement rebroussé chemin, contraints qu’ils étaient à passer le premier jour de l’Aïd loin de l’ambiance familiale.

    Certains parmi ces citoyens ne voulaient pas s’incliner devant ce fait accompli ! Ces derniers se sont donc mis à la recherche d’un taxi et même d’un clandestin devant les conduire chez eux à un prix exorbitant. Mais cette solution de rechange s’est vite avérée caduque.

    Preuve en est, la totalité de automobilistes qui ont emprunté l’axe Alger-Boudouaou pour rentrer chez eux dans l’après-midi de lundi n’ont pu arriver à destination qu’à des heures indues.

    La voie de circulation qui était bloquée dès les premières heures de l’après-midi n’a pu en effet être dégagée progressivement qu’à partir de 19h30, heure durant laquelle les forces antiémeutes relevant notamment de la corporation de la gendarmerie sont intervenues pour disperser les manifestants.

    A noter que la circulation a été bloquée dans les deux sens. Des files de voitures s’étalaient sur des kilomètres (plus de 40 km), jusqu’au centre d’Alger, notamment à la sortie est. Certains automobilistes témoignent n’avoir jamais vécu une telle situation dans le passé, contraints d’attendre plus de 8 heures pour pouvoir rependre la route.

    Mais que s’est-il passé au juste à Boudouaou ?
    Lundi dernier, le tribunal de Boudouaou, relevant de la wilaya de Boumerdès, a condamné à un an de prison ferme cinq des 28 émeutiers arrêtés suite aux manifestations du 17 octobre.

    Le même tribunal a condamné douze autres à six mois de prison ferme et relaxé onze – dont huit mineurs – impliqués dans ces émeutes. L’annonce du verdict a été suivie, indique-t-on, de manifestations d’abord dans les rues de Boudouaou qui se sont traduites par la suite par la fermeture de la RN12.

    Les manifestants descendus dans la rue ont certes réagi par rapport au verdict prononcé par le tribunal cité plus haut, tout comme ces derniers ont saisi l’opportunité pour attirer une nouvelle fois l’attention des autorités au sujet de leurs conditions de vie déplorables. L’intervention des forces antiémeutes de la gendarmerie pour disperser les manifestants ne s’est pas déroulée en douceur.

    Nous apprenons que des échauffourées ont éclaté entre les manifestants et les agents de l’ordre. Plusieurs blessés ont été dénombrés, rapportent d’autres sources concordantes qui font état en outre de véhicules incendiés.

    Des manifestations qui ont malheureusement gâché la fête de l’Aïd à des milliers de citoyens algériens, dont la majorité était contraintes de risquer leur vie en empruntant la route très tard dans la soirée. Quelle responsabilité ont-ils pour subir une telle pénible journée ?
    Par Karim Aoudia




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  • Rédaction LQA
    18 novembre 2010 at 10 h 39 min - Reply

    الخبر 18 نوفمبر 2010
    بومرداس
    احتجاجات واسعة بعد إدانة المتهمين في أحداث بودواو
    18-11-2010 بومرداس: ع. أحمد الجزائر: كريم كالي
    جرحى وحرق حافلتين للنقل الجامعي وشلل في حركة المرور

    عاشت مدينة بودواو بولاية بومرداس، عشية يوم الإثنين الماضي، حالة من الفوضى على إثر إقدام العشرات من الشبان على غلق الطريق الوطني الرابط بين العاصمة وتيزي وزو، احتجاجا على الحكم القضائي الصادر في حق 28 متهما شاركوا في أحداث حي بن مرزوقة. وخلفت المواجهات بين الشباب وقوات مكافحة الشغب حرق حافلتين لنقل الطلبة ووقوع 15 حادث مرور وشللا كليا في حركة المرور.
    عقب إدانة محكمة الجنح ببودواو 28 متهما بأحكام تتراوح مابين سنتين حبسا نافذا وسنة نافذة وغير نافذة، اندلعت المواجهات بين المحتجين وعناصر الدرك الوطني خلفت عدة جرحى، وتم خلالها القبض على عدة شبان من المحتجين.
    نفس الأجواء عاشتها المنطقة عشية الإثنين الماضي والتي تزامنت مع تزايد حركة المرور على مستوى الطريق الوطني رقم 5 الرابط بين الرغاية وبودواو، وكذا على مستوى الطريق السريع الرابط بين العاصمة وتيزي وزو، بفعل تنقل الآلاف من السيارات المتوجهة إلى شرق البلاد عشية عيد الأضحى، حيث لجأ المحتجون إلى قطع الطريق ووقف حركة المرور، مطالبين بإطلاق سراح الموقوفين. وقد زادت حدة التوتر بعد إقدامهم على تخريب عدد من ممتلكات المواطنين الأمر الذي فرض تدخل قوات مكافحة الشغب ومحاصرة المنطقة.
    وقد وجدت المئات من العائلات نفسها محاصرة في المنطقة ولم تجد منفذا للخروج منها سوى بسلك طرق ثانوية وفرعية عبر مختلف أحياء مدينة بودواو علها تجد ضالتها، وهي العملية التي استمرت عدة ساعات.. البعض من العائلات لم تحتمل الوضع وعبّرت عن استيائها من هذا الوضع متسائلة عن السبب الذي جعلها تدفع ثمن شيء لا دخل لها فيه ».
    وقالت مصادر  »الخبر » في عين المكان بأن المحتجين كانوا يعتزمون حرق مقر بلدية بودواو ومقر المحكمة في حالة إدانة المتهمين في أعمال شغب سابقة، لكن التواجد المكثف لقوات الأمن ساعة المحاكمة وإدانة المتهمين دفع شباب الحي إلى نقل احتجاجهم إلى الطريق الوطني رقم 05 وتسببوا في حرق حافلتين للنقل الجامعي والتابعين للمتعامل في النقل خير الدين طحكوت، كما تسببت المواجهات في وقوع 15 حادث مرور تسبب في إصابة العشرات بجروح متفاوتة الخطورة واستدعت حالة البعض منهم نقلها إلى مستشفى الثنية لتلقي الإسعافات الضرورية.
    كما تمكن المحتجون من السطو على شاحنة بعد توقيف صاحبها بغية مواجهة قوات الأمن من خلال إضرام النار فيها، لكن التواجد المكثف لقوات مكافحة الشغب حال دون ذلك لتستقر الأوضاع إلى ساعة متأخرة من فجر الثلاثاء الفارط، وقد عرفت مدينة بودواو في اليوم الأول والثاني من العيد هدوءا حذرا ولم تبرح قوات الأمن والدرك مكانها خشية تجدد المواجهات.




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  • Rédaction LQA
    18 novembre 2010 at 14 h 36 min - Reply

    Boumerdès : des émeutes, deux bus incendiés et des blessés

    par K. R., Le Quotidien d’Oran, 18 novembre 2010
    out a commencé juste après l’annonce du verdict par le tribunal de Boudouaou lundi dernier à l’encontre des émeutiers de la cité Benmerzouga, appréhendés au cours de violentes manifestations qui se sont produites le 17 octobre dernier. Des centaines de citoyens de la localité de Benmerzouga ont laissé exploser leur colère quand le juge a prononcé le verdict. Dans un premier temps, ils ont occupé la principale artère de la ville de Boudouaou avant de se diriger en groupes vers l’entrée Est de Boudouaou au niveau de la RN 5. En début d’après-midi, les manifestants ont brûlé plusieurs pneus et barricadé tous les accès routiers au moyen de troncs d’arbres et d’autres objets hétéroclites.

    Peu après, les brigades anti-émeutes de la gendarmerie nationale sont arrivées sur les lieux de la protestation pour tenter de dégager la voie, mais en vain. Vers 16 heures, la situation est devenue très tendue avant que commencent les traditionnels affrontements. La tension est montée d’un cran après que l’usage des gaz lacrymogènes a commencé à faire ses effets. Des jeunes de la cité Benmerzouga ont lancé des pierres en direction des gendarmes stationnés à une centaine de mètres de l’autre côté de la RN 5. A ce moment-là, des milliers de personnes, automobilistes et voyageurs en familles, se sont retrouvées bloquées malgré elles, ce qui a causé un énorme bouchon de plusieurs kilomètres sur les deux principales voies de la RN 5 (Alger-Constantine).

    A la différence des récentes émeutes qui ont eu lieu au même endroit le 17 octobre dernier, la gendarmerie nationale a employé les gros moyens pour disperser la foule, notamment les blindés anti-émeutes par lesquels la route a été débloquée vers 23 heures environ à la grande joie des automobilistes censés regagner leurs destinations à la veille de l’Aïd El-Adha. Par ailleurs, cette violente manifestation des habitants de la cité Benmerzouga n’a pas manqué de causer des dégâts. Quatre gendarmes et quatre civils ont été blessés. Deux bus appartenant à un transporteur privé des étudiants ont été incendiés et un camion-citerne a été renversé sur la chaussée.

    Pour revenir au verdict qui a mis le feu aux poudres, il s’agit de peines de prison ferme d’une année à l’encontre d’un manifestant, d’une année pour 3 autres et le reste, 24 au total, ont écopé de peines de prison avec sursis. Pour rappel, tous les inculpés ont été arrêtés à la suite des événements qu’a connus la localité de Benmerzouga le 17 octobre dernier. Les émeutes avaient fait au moins 20 blessés dont des gendarmes.




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  • Congrès du Changement Démocratique