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26 July 2017

Algérie: Après une détention au secret de 26 jours, M. Abdellahoum réapparaît en prison

Alkarama, 15 Novembre 2010

M. Othmane Abdessamed Abdellahoum avait été enlevé le 16 octobre 2010 par des agents du Département du renseignement et de la sécurité (DRS) à Ain Al-Hadjel (wilaya de M’sila) et disparu. La famille a enfin pu lui rendre visite le 11 novembre 2010 à la prison de Bouira. Il portait les traces des tortures subies.

Alkarama avait adressé un appel urgent le 5 novembre 2010 au Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires, lui demandant d’intervenir auprès des autorités algériennes.

M. Othmane Abdessamed ABDELLAHOUM, âgé de 32 ans, marié et père de deux enfants, demeurant à Ain Al Hadjel, wilaya de Msila, avait été enlevé par plusieurs agents du Département du renseignement et de la sécurité (DRS) à la sortie de son domicile familial à Ain Al-Hadjel, wilaya de Msila le 16 octobre 2010 aux alentours de 19 heures.

Malgré toutes les démarches de sa famille, aucune des autorités sollicitées n’a reconnu l’arrestation et la détention de la victime ni n’a accepté d’ouvrir une enquête pénale comme la loi les y oblige en matière de crime d’enlèvement et de séquestration.

La famille de la victime a enfin été autorisée à rendre visite à M. Abdellahoum le 11 novembre 2010 dès qu’il a été transféré à la prison de Bouira. Ils ont pu apprendre et constater de visu qu’il avait fait l’objet de tortures dont il portait encore les traces.

M. Abdellahoum a confirmé qu’il avait été détenu à « Antar », un centre de détention secrète contrôlé par le DRS, situé à Hydra (Alger).

Force est donc de constater que M. Abdellahoum a été gardé à vue 26 jours soit bien au delà de la période légale de 12 jours, que sa détention n’a pas été reconnue par les autorités, qu’il n’avait aucun contact ni avec sa famille, ni avec un avocat et qu’il a subi des tortures.

Interpellé régulièrement par les organes de l’ONU sur la détention au secret, le gouvernement algérien continue de nier l’existence de centres contrôlés par le DRS échappant au contrôle de l’autorité judiciaire.


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7 Commentaires sur cet article

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  • Alilou
    16 novembre 2010 at 23 h 38 min - Reply

    Heureux de savoir le jeune homme parmit les siens.

    Justice, comme si vraiment justice existe chez nous…

    Je fume mon thé la nuit est encore jeune….




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  • karima
    17 novembre 2010 at 18 h 52 min - Reply

    Cet énième enlévement met en evidence que le pouvoir algerien n’ est pas un pouvoir comme les autre.1) c’est un pouvoir qui piétine les conventions et lois internationales qu’ il a pourtant lui mème paraphé.2)qu’ il existe en algerie un pouvoir parallèle, un pouvoir occulte.3)Que le gouvernement apparent n’ a aucune influence sur les decisions et evenements majeurs qui se deroulent dans le pays.4) une personne peut disparaitre de la circulation par le seul fait des services de securités et ni la justice, ni le parquet, ni les autorités, ni farouk ksentini , ne s’ en emeuvent outre mesure.On nous dit par la suite que l’ on vit 1) dans une republique2) democratique 3) populaire!!!!!!un beau conte de fée et de droles de conceptions que l’ on a de ces vertus universelles.Conclusion:c’ est la loi de la jungle qui prevaut chez nous.




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  • Adel
    17 novembre 2010 at 20 h 00 min - Reply

    C’est tout simplement révoltant. Et le plus terrible, c’est que cela ne semble émouvoir personne parmi tous ceux qui, en Algérie, se targuent de servir la « Justice ». « Subir l’arbitraire et se taire », telle semble être une de nos devises. « tekhti râssi », en est une autre.




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  • Arezki Nait Amar
    17 novembre 2010 at 22 h 29 min - Reply

    Encore une tragi-comédie du DRS qui commet comme d’ habitude un acte arbitraire puis le transforme en un acte légal en le mettant en catimini dans une prison relevant du ministère de la justice.
    L’entente scellée entre le DRS et la justice n’est plus à démontrer.




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  • amarik
    18 novembre 2010 at 13 h 04 min - Reply

    @Arezki Nait Amar,salut,je pense moi qu’ il n’y a aucune entente entre le DRS et cette pseudo justice, et que le DRS agit à sa guise comme bon lui semble, quand il considère que ses interets sont menacés.IL agit en juge et partie ,il met l ‘autorité » judiciaire « devant le fait accompli.Toutes les procedures, dans ces cas de violation , en droit, sont frappées de nullité.Le DRS instrumentalise et manipule l’ institution judiciaire .




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  • Ammisaid
    18 novembre 2010 at 15 h 37 min - Reply

    De sa maison où il était entouré
    Il était emmené dans un lieu où il était torturé
    Par des hommes qui ont enterré leur pitié
    D’un lieu qui brille par sa clarté
    Il était passé dans un lieu qui respire la dureté

    Àïe ! Aïe ! Aïe ! Je n’ai rien fait, je suis innocent
    Je suis qu’un simple ouvrier, je n’ai pas volé
    Aïe ! Aïe ! Aïe ! Je n’ai jamais tué
    Je suis illettré, je n’ai rien inventé

    Aïe ! Aïe ! Aïe ! Je n’ai pas cherché à être intronisé
    Je n’ai jamais désiré plus ce qu’il faut, pour apaiser
    Le ventre de ceux qui sont sous ma responsabilité
    Aïe ! Aïe ! Aïe ! Arrêtez je ne peux plus supporter
    Les douleurs que provoquent les ondes de votre électricité

    Tu connais X, tu as rencontré Y, c’est ici que nous avons tout noté
    Tu vas parler, tu vas tout raconter, tu vas tous les dénoncer…
    Tu vas avouer, tu vas confirmer, tu dire toute la vérité
    Espece de taré ! Espece de raté ! Espèce de castré !
    C’est nous les seigneurs de ce peuple de prostiués
    C’est qui vont décider de ce que vous allez rêvé
    C’est nous les guides de vos actes et de vos pensées

    Une fourmis qui bouge sur cette terre de de saleté
    Est perçue dans ses moindres détails par l’oeil qui ne cesse de vous surveiller
    Nous savons tout sur toi, tu ne peux rien nous cacher
    Tu dois dire la vérité mais notre vérité est impossible à contenter

    Abouh ! Abouh ! Abouh ! Je suis rien, je ne suis pas un danger
    Je suis rien, j’ai renoncé à tout les plaisirs de la vie, je me suis tué
    J’ai tué mes espoirs, j’ai tué mes rêves, je les ai enterré
    Je l’ai enterré et je les surveille pour les empêcher de se réveiller

    Abouh ! Abouh ! Abouh ! Je vous en prie, arrêter de m’étouffer
    Mon imagination est detruit, je ne suis pas capable de vous inventer
    Une histoire qui va satisfaire tout les soupçons dont vous me charger
    Je suis en réalité quelqu’un qui ne mérite pas de continuer à exister
    Je suis une erreur, je suis le fils de la misère et de la fatalité
    J’ai essayé de vivre comme une ombre qui n’a pas de corps à refléter

    Abouh ! Abou ! Abouh ! Mes nerfs sont à vif, ils sont martyrisés
    Arrêtez ! Arretez ! Arrêtez ! Vous pouvez inscrire tout ce que vous désirez
    Vous pouvez décider de tout ce que voulez, je vais tout signer
    Arretez ! Je suis épuisé, j’agrée tout ce que vous me reprocher

    Du lieu de torture et d’humiliations insensées
    À une prison où il doit être enfermé pour méditer
    Sur le sort qui risque d’être réservé à ceux qui veulent vivre dans la dignité
    Sur la terreur qui sera exécutée sur ceux qui quêtent la justice et la liberté
    Sur le danger qui guète ceux qui osent s’opposer à ce pouvoir qui veut tout dominer
    Fraternellement




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  • Arezki Nait Amar
    18 novembre 2010 at 20 h 14 min - Reply

    @ amarik
    Bonsoir,
    Oui, vous avez tout à fait raison. Je pense la même chose que vous sauf que ma formulation prête à équivoque vu que je me suis exprimé à une heure tardive et sous le coup de la fatigue. J’ai même oublié de citer le nom de la victime .
    Cordialement.




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