Édition du
23 July 2017

Pourquoi se plaindre que des jeunes se prennent à vouloir tenter l'aventure …….

Par Abdel Madjid Aït Saadi

Assalam, et ‘aid moubarek à toutes et à tous;

Je lis avec consternation l’article (nos ancêtres les gaulois) concernant un sujet qui fut tabou pour les gens de ma génération
Lorsque la France coloniale, avait tenté de nous franciser, la résistance fut unanime, et au bout d’une décennie, seule quelques centaines d’Algériens avaient osé troquer leur Algérianité contre cet habit de « paperasse » qu’il continue pourtant d’être, puisqu’aujourd’hui les Français d’origine maghrébine continuent d’être logés à la même enseigne que leurs coreligionnaires, simples émigrés, et les statistiques du chômage qui les touche en priorité, en sont la plus parfaite illustration.
Que des escrocs utilisent cette énième ficelle pour s’enrichir sur le dos de ceux qui ne savent pas… et qui n’ont, d’autres alternative à leur misère culturelle et sociale ou économique, d’autre alternative que de rêver d’Eldorado, ne doit guère constituer un nouveau phénomène social; la ruée vers l’or, du Far West, le fut également, et elle s’inscrit dans la nature humaine en mal perpétuel de changement, pour le changement, et c’est heureux, car c’est ainsi que l’homme a prospecté la terre, et que les prophètes ont émigré vers d’autres cieux plus cléments.
La patrie de quelqu’un est le lieu où il se sent libre et attaché à la terre, aux mœurs, et cela ne doit pas susciter de polémique, outre mesure.
Mais ce qui me révolte, est cette façon si peu analytique, qui nous fait nous adonner à des jugements de valeur, sur des jeunes poussés à bout, et qui tentent désespérément de s’attacher à quelque illusions pour se sortir de leurs horizons bouchés, par l’incurie administrative de notre pays, par l’inadaptation de nos infrastructures et de nos ressources matérielles productives à l’exploitation des ressources humaines disponibles, mais malheureusement laissées à l’abandon et à la jachère…
Nul doute, que les Algériens continueront de quitter le pays, quelque soit notre développement, mais ils partiront en moins grand nombre, le jour où, nos banques accorderont en priorité leurs crédits aux financement d’activités artisanales, aux petits métiers, le jour où les nababs du système n’auront plus la haute main sur les allocations de crédits aux seuls financements d’importations par les détenteurs de monopoles octroyés de fait, au gré des mille et une règlementations sur le commerce extérieur, dans le seul but de protéger et pérenniser la main-mise sur l’import-import, au profit des nantis, pour le compte de qui travaillent et le système rentier et le système cafardeux né le 11 janvier 1992… venu entériner « l’ouverture Chadli », à ceux qui « investissaient à l’étranger » et qu’il avait appelés à venir « purifier leurs détournements de fonds » sans avoir à en justifier l’origine, en les mettant au service de « l’économie » parasite « algérienne »…!
Message reçu 5/5, en témoignent les fortunes qui s’étalent devant nos yeux, avec un nabab qui a osé dire au Canada, devant des auditeurs éberlués, qu’il n’avait « pas besoin de financements bancaires, pour ses projets, dont 200 sont dans les tiroirs, et n’attendent que des assiettes foncières pour être mis en œuvre ! »…
Eh oui, ces projets au lieu d’être ceux des Algériens, sont ceux d’un magnat qui « gère et investit pour compte »… des décideurs et protecteurs de cette maffia qui a mis l’Algérie en coupe réglée, après avoir mis en faillite les sociétés nationales, qui étaient pourtant de bonnes vaches laitières, pour les veaux devenus taureaux aujourd’hui.

Devant cet état de fait, pourquoi se plaindre que des jeunes pour qui les diplômes acquis ne sont bons qu’à être rangés dans une bonne armoire, se prennent à vouloir eux aussi tenter l’aventure et aller chercher fortune aux pays des feuilletons télévisés, et pourquoi y rencontrer l’âme sœur, qui permettrait de régler les procédures de séjour et pourquoi pas de naturalisation, si nécessaire ?
La question de naturalisation qui signifiait pour les gens de ma génération, l’appellation péjorative d’ « elmetrouzi », induisant d’être un renégat, voire un apostat, ne signifie plus aujourd’hui que l’adhésion à une nationalité autre que celle d’Algérie, d’autant plus que ce fut le même Chadli, qui a autorisé et institué cette reconnaissance de la double nationalité, à croire que l’ex ministre de l’intérieur François Mitterrand, devenu Président de la RF, qui en avait fait son « ami », avait su, Attali et Belkheir, faisant les tuteurs, persuader son invité, après avoir échoué son pari de Novembre 1954, que la « France est ici en Algérie, chez elle », et donc, que les Algériens sont français, à charge pour eux d’en exprimer le vœux comme le recommandait la Commission sur la nationalité mise en place par son successeur Chirac, qui avait planché sur le sujet…

Alors, pourquoi pleurer sur des réalités qui ne sont après tout que la conséquence des politiques menées depuis 1962, et qui ont confié le ministère de la Culture à des homes plus serviles que cultivés, d’une part, et ceux de la planification à des nains intellectuels, quand ceux de l’Industrie ou de l’économie n’ont eu pour titulaires que des capitaines néophytes doublés d’un égo qui les rendait sourds et autistes.

C’est bien cela notre drame, nous qui n’avons semé sans avoir sérieusement labouré, au préalable.

Pourquoi donc, une branche de l’armée, dont la seule raison d’être est de protéger l’Algérie, des influences néfastes extérieures, pour en informer les instances idoines de l’État, s’est-elle substituée aux institutions spécialisées et aux centre du pouvoir, pour cumuler sa mission de protection et d’information, avec celle de décider pour le peuple Algérien de ce qui est « bon pour lui » ???
La distinction des pouvoirs, qui vaut pour les trois pouvoirs, devrait s’appliquer aussi à cette institution si nécessaire, mais pourtant si sensible et si perverse, malheureusement, car seuls les faits comptent, et si le Pouvoir est si fort, alors que le peuple sombre dans l’oisiveté et la pauvreté dans un pays si riche, c’est que cette institution a failli dans son mandat, si tant est qu’elle en ait jamais eu, et qu’elle ne l’ait pas simplement saisi de force et d’une façon tout à fait scélérate, à l’ombre du premier Putsh de Juillet 1962….


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10 Commentaires sur cet article

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  • Zineb Azouz
    19 novembre 2010 at 22 h 31 min - Reply

    Merci Si Abdelmaljid Aït Saadi pour ces rappels que beaucoup font semblant d’oublier ou de ne pas voir

    Les véritables traîtres, ceux à qui s’applique aisément et naturellement l’épithète de traîtres ou de « M’tourni » n’ont pas attendu la crise et la sale guerre pour s’endimancher avec leur progéniture des « bons papiers », dès les premières heures de l’indépendance et même avant ils avaient tout planifié.

    Les plus tardifs du système l’ont fait dès les années 80, en envoyant leurs enfants loin du pays de Souk El fellah faire de longues études de Marketing par exemple à l’étranger, s’assurant par la même occasion, deux en un, les bonnes formations et les bonnes couleurs de passeport.

    Ceux qui font semblant aujourd’hui d’être effarés par cette ruée vers la nationalité Française n’ont qu’à voir autour d’eux à qui a profité l’indépendance, les prises en charge, les prêts bancaires et l’histoire nationale en général, 1er Novembre en premier, pour comprendre, et nul besoin d’avoir fait Saint Cyre pour cela, que si l’occasion était à toute la jeunesse de quitter le pays, il ne resterait pas grand monde.
    Je leur suggère à titre indicatif de faire un petit tour par exemple dans les mairies rayon « Koufat Ramadane » pour mesurer la détresse et l’humiliation institutionnalisées.

    Ce peuple est sans pays, c’est ce message qu’il faut retenir.

    Les mensonges remontent à loin et un peuple qui ignore son histoire ne saura jamais faire la différence entre ses protecteurs dévoués et ses prédateurs acharnés.

    De plus, quand on ignore l’histoire on la répète.

    Cordialement,
    ZA




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  • tacili
    19 novembre 2010 at 23 h 58 min - Reply

    Salam,

    200000 anglaises et anglais quittent, chaque année, le pays définitivement pour s’installer ailleurs. Personne n’est offusque même si leur pays est suffisamment riche pour satisfaire leurs besoins. Aucune étiquette de traîtrise n’est collée a leurs bagages également.

    Avant il y a eu l’immigration européenne au nouveau continent, l’immigration des prophètes et des artistes, l’immigration des algériens en pleine guerre de libération pour s’installer en terre ennemie.

    Le phénomène n’est pas nouveau et ne devrait soulever aucune interrogation dans ce cas précis. Voulons nous que les jeun es algériennes et algériens croupissent sous la bonne volonté du « chikour du moment » et voir leurs vies passer sans rien accomplir. Même si rien n’est garanti une fois sur l’autre rive, chacun est libre de suivre son rêve et faire tout ce qui est possible pour le réaliser.

    Belkhadem a t-il pas déclaré un jour a la presse nationale que les jeunes harragas risquent leurs vies pour un fantasme « rencontrer des filles européennes blondes ». Il ne sait pas qu’ils ne veulent, surtout, plus voire sa gueule de…




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  • Sami
    20 novembre 2010 at 9 h 23 min - Reply

    @ SVP, veuillez nous donner votre source de ce chiffre de 200.000 ou 20.000 qui quittent l’anglettere, J aimerais savoir concenant ce suijet.C’est vraiment tres interessant !
    Et merci




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  • ca21dz
    20 novembre 2010 at 11 h 11 min - Reply

    Merci Monsieur ait Saadi, Merci Zineb et Merci tacili,

    Je ne comprend pas ce qu’il est attendu des jeunes algériens chez eux, devenir des momies qui bougent à peine, on veut prouver ou monde que nous aussi on a une civilisation toute récente? laissez-les partir  » Oua antichirou fi el arde » svp arrêtez vos fantasmes de tous contrôler Les nationalistes de la dernière heure….




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    20 novembre 2010 at 16 h 56 min - Reply

    Assalam ;
    Pour illustrer ma pensée, quand je me suis pris à revenir sur le passé des Algériens, qui assimilaient durant la langue « nuit coloniale », leur identification à la nation ou à la nationalité incidente française, je me contenterai de citer quelques un des de nos éminents contributeurs sur ce forum, comme mon frère Lhouari Addi, ou ma fille historienne, Lydia AIT SAADI, dans sa thèse sur « l’émergence de la nation algérienne, dans le livre d’histoire », que la vague ininterrompue de jeunes et de moins jeunes à la recherche d’une autre nation d’adoption, ou seulement d’accueil, semblent rendre leur rappels historiques d’actualité et propices à être rappelés, et surtout à être médités pour comprendre pourquoi ce qui était « tabou hier » ne devrait à mon sens plus l’être aujourd’hui, si tant est que les diasporas, attachées, pour une raison ou une autre à leur pays d’origine pourraient constituer au contraire une richesse, en témoigne l’attachement de la diaspora juive au « Shema Israël », qui a été utilisé pernicieusement par le sionisme, pour constituer un lobby à nul autre comparable, pour s’octroyer une « terre » dont ils ont spolié les habitants palestiniensL’islamisme au cœur du nationalisme culturel:
    Pour Lahouari Addi, « L’Algérie et la démocratie, pouvoir et crise du politique dans l’Algérie contemporaine ». Editions La Découverte, Paris, 1994, l’Islam politique, comme le nationalisme séculier, du reste, prend sa source dans l’histoire contemporaine, dans la Nahda dont le dernier représentant Rachid Reda a eu comme disciple Hassan Banna, fondateur en 1928 de l’organisation des frères musulmans. La Nahda n’est pas, comme on a parfois voulu le faire croire, un mouvement de critique sociale et de réforme religieuse. Elle n’est comparable ni à la Réforme luthérienne, ni aux Lumières de l’Europe du XVIIIe siècle. Il s’agit d’un mouvement politique, voire politico religieux, exprimant une réaction nationaliste à l’échelle du monde musulman, face à la domination européenne. Mobilisant l’islam comme facteur identitaire pour s’opposer à cette domination européenne, la Nahda peut être considérée comme l’acte de naissance du nationalisme dans les pays musulmans. Pour l’anthropologue anglais Ernest Gellner, la Nahda, perçue comme une réforme religieuse est inséparable de la naissance du nationalisme arabe:
    « L’une de ces nombreuses auto réformes successives (de l’islam) coïncide pratiquement avec la naissance du nationalisme arabe moderne, et il est très difficile de les séparer. Il semble que l’émergence de la nation arabe et la victoire du mouvement de la réforme fassent partie d’un seul et même processus ».
    En effet pour lui, la Nahda est un mouvement de réforme religieuse en ce qu’elle prône un retour aux sources, et aux textes sacrés, entachés par les innovations (bid’a) des hommes. Les réformes s’arrêtent toutefois à cette opposition à la bid’a. Mais cette opposition va déboucher avec Rachid Reda à un repli sur soi et sur l’apologie stérile du passé, sans toutefois en en tirer les conséquences qui auraient pu être les moteurs de la modernité sociale. Au lieu d’inspirer un courant ouvert au progrès social, sur la question de l’éducation des femmes par exemple, qui avaient perdu au fil des politiques culturelles des Califats successifs, tous les droits que leur avait accordés l’Islam de la société de Médine, ils continueront à ignorer leur rôle culturel, alors que Aïcha, l’une des épouses du prophète, constitue la référence la plus citée par les narrateurs de la Souna (vie et tradition), du Prophète qui constitue justement avec le Coran, la source fondamentale de tous leurs enseignements. A partir de la Nahda, le nationalisme dans les pays musulmans évoluera et se scindera en deux grandes tendances : La première posera l’islam comme moyen et comme fin, donnant naissance à l’islam politique tel qu’il s’est exprimé chez les Frères musulmans en Égypte, ou chez les ulémas en Algérie dans les années vingt et trente, faute de meilleure expression on peut la qualifier de « nationalisme culturel ». La seconde tendance, que l’on peut appeler « nationalisme politique », empruntera ses formes et son discours à l’Occident, exprimant ainsi un nationalisme local se donnant comme objectif de créer un État moderne, respecté sur le plan international.
    D’une manière générale, et c’est particulièrement vrai pour l’Algérie, c’est cette tendance qui a été la plus efficace dans le mouvement de libération nationale, même si l’autre tendance a joué un rôle non négligeable sur le plan idéologico politique. Le nationalisme, dans les pays musulmans est marqué par cette tension structurelle entre deux pôles, l’un se focalisant sur l’authenticité (Asâla), l’autre sur la modernisation. Il ne s’agit pas de deux nationalismes distincts, mais plutôt des deux faces du même nationalisme. Il est d’ailleurs utile de souligner que dans les pays où l’un est vigoureux et radical, l’autre l’est aussi.
    1) Les ulémas et le nationalisme :
    Ce qui motivait les Uléma donc, et toujours selon L’houari Addi, dans leur combat pour l’islam et la culture arabe, c’était le danger que représentait la tendance à la naturalisation des indigènes lettrés. L’objectif des Uléma était donc dans ces conditions de pis-aller, d’obtenir au minimum, les mêmes droits civiques, pour les musulmans, à l’instar des citoyens français. Ces droits civiques temporaires, et tant que durerait cette colonisation, devaient être octroyés dans le respect de la religion et du droit musulman en matière de statut personnel, que le code civil ignorait. Le mot d’ordre d’indépendance quoique transparaissant comme objectif ultime, n’a pourtant pas constitué la priorité chez les Ulémas dans les années trente-quarante, mais cela ne signifie pas qu’ils étaient contre l’indépendance, comme les en accusent méchamment leurs adversaires. Abdel Hamid Ibn Badis, prenant la mesure du rapport de force entre la métropole et sa colonie, se souciait alors surtout, de préserver le fondement arabo musulman du peuple algérien sous la domination française. Il ne trouvait cependant pas contradictoire de revendiquer les mêmes droits civiques que les citoyens français pour les Algériens musulmans en métropole et en Algérie.
    2) Nationalité ethnique, et nationalité politique chez les Oulémas :
    A cet effet il invente la subtile distinction entre nationalité ethnique (jinssiya Qawmiyya) et nationalité politique (jinssiya syassiya), qui lui permet de revendiquer cette dernière sans porter atteinte à la religion musulmane et à la culture arabe. Définissant la nationalité ethnique comme l’ensemble des traits socioculturels (religion, langue, mœurs) considérés comme inaliénables, les ulémas revendiquent avec bonne conscience la nationalité politique définie par eux comme l’ensemble des droits et devoirs civiques propres à une époque. La nationalité ethnique serait donc permanente et la nationalité politique conjoncturelle. Cette conception du caractère éphémère de la nationalité politique, et donc de la colonisation, dicte leur attitude vis-à-vis du mot d’ordre d’indépendance qu’ils ne revendiquent pas formellement, mais qui est sous-jacent et inhérent à leur approche qui consiste à éveiller les consciences des générations qu’ils forment dans le culte de la différence avec le colonisateur, et du triptyque, « Algérie, Islam, arabité », ne différant sommes toutes, des radicaux partisans de Messali Hadj, que sur les moyens et le moment d’accéder à l’indépendance. En effet, leur position sur l’indépendance est néanmoins claire et sans ambiguïté, comme l’atteste ce passage extrait de leur journal Chihab (météore) en juin 1936 : Cette position exprimée en 1936, année du congrès musulman revendiquant l’application du projet Blum Violette, évoluera avec le temps. Il est évident qu’en 1954, les Ulémas ne pouvaient pas soutenir la position des années trente. Du reste, dès le 8 novembre 1954, Cheikh Ibrahimi, le président de l’association, soutiendra au nom de son association, le FLN/ALN, par un appel diffusé par radio Le Caire, même s’il y eut aussi quelques membres restés en Algérie, qui ne dissoudront leur association qu’en janvier 1956, pour rejoindre enfin la révolution, dont nombre d’entre eux constitueront les commissaires politiques.
    Ibn Badis, Chihab (Météore) en juin 1936 : « L’indépendance est un droit naturel pour tous les peuples du monde. Bien des peuples sont devenus indépendants qui nous étaient inférieurs en force, en science, en vertus morales, et en civilisation. Nous ne sommes pas de ceux qui prétendent prédire l’avenir, et assurent que l’Algérie restera à jamais ce qu’elle est actuellement. De même que son état a changé au cours de l’histoire, il est vraisemblable qu’elle continuera d’évoluer. Il n’est pas imaginable, il est parfaitement possible qu’un jour vienne où l’Algérie atteindra un haut degré de civilisation matérielle et morale et que la politique coloniale en général, et particulièrement celle de la France, puisse traiter l’Algérie comme l’Angleterre traite l’Australie, le Canada et l’Union Sud Africaine, et que l’Algérie deviendra un pays jouissant d’une large indépendance. Alors, la France pourra s’appuyer sur l’Algérie, comme peut s’appuyer un peuple libre sur un autre peuple libre. Voila l’indépendance que nous nous représentons. Il ne s’agit point de l’indépendance rêvée par nos criminels adversaires, l’indépendance dans le feu et le sang… ».




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  • radjef said
    20 novembre 2010 at 20 h 41 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. @Zineb, bonsoir. Nous sommes dans la republique n’wakhlane (esclaves); la republique des tirailleurs et des zouaves…Dans ma ville, Zineb, 3 citoyens sur 5 sont des indicateurs. Cette situation est la même à travers tout le pays et dure depuis plus d’un demi siecle. Nos sociologues n’ignorent rien de cette situation et nos éminents journalistes-qui le sont eux mêmes- de même. Ce sont les chakams qui accusent les autres de chkama, les kabyles de services qui parlent de kds et les enfants de goumis qui voient partout les enfants de harkas…Cette situation est egalement connue par tous les partis politiques. Mais pour les besoins de la cause, pour des interêts mesquins et pour être accepter dans la petite cour de la republique n’wakhlane, tout monde fait semblant en acceptant de sacrifier la verité sur l’autel de l’hypocrisie et de la complaisance…




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  • Pourquoi se plaindre que des jeunes se prennent à vouloir tenter l’aventure « ITRI : Institut Tunisien des Relations Internationales
    21 novembre 2010 at 20 h 05 min - Reply
  • D B
    21 novembre 2010 at 20 h 50 min - Reply

    @Abdel Madjid Aït Saadi
    L’échange aimable que nous avons eu en ligne a attiré mon attention sur votre contribution, et sur votre réaction. Très franchement, je m’en veux d’être passé devant ces deux expressions. C’est le mauvais penchant de tous ceux qui passent leur temps dans l’observation ébahie de leur nombril. Convaincus qu’ils sont, qu’ils n’ont de temps pour rien, si ce n’est celui qu’ils consacrent à entretenir leur propre jardinet. Je ne dirais pas qu’il faut arrêter de battre son poulpe, le pauvre, comme l’a si brillamment suggéré Fadela Amara à une heure de grande écoute. Je dis Méa culpa, cher Monsieur Aït Saadi. Et merci pour nous avoir offert, avec une telle simplicité, une telle possibilité de voir les choses. Ou de revoir nos propres postulats.
    Je découvre dans ces textes dont vous nous avez gratifiés, un vraie générosité. Non, que je me pose en dispensateur de compliments, mais parce que j’ai été impressionné par l’acuité de votre jugement, et la grande tolérance qui l’empreint. Merci.




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    22 novembre 2010 at 18 h 17 min - Reply

    Assalam;

    إِنَّ الَّذِينَ تَوَفَّاهُمُ الْمَلَائِكَةُ ظَالِمِي أَنفُسِهِمْ قَالُوا فِيمَ كُنتُمْ ۖ قَالُوا كُنَّا مُسْتَضْعَفِينَ فِي الْأَرْضِ ۚ قَالُوا أَلَمْ تَكُنْ أَرْضُ اللَّـهِ وَاسِعَةً فَتُهَاجِرُوا فِيهَا ۚ فَأُولَـٰئِكَ مَأْوَاهُمْ جَهَنَّمُ ۖ وَسَاءَتْ مَصِيرًا ﴿٩٧﴾

    Coran, An-Niissâ, 4:
    « Ceux qui ont fait du tort à eux-mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes en disant: «Où en étiez-vous?» (à propos de votre religion) – «Nous étions impuissants sur terre», dirent-ils. Alors les Anges diront: «La terre d’Allah n’était-elle pas assez vaste pour vous permettre d’émigrer?» Voilà bien ceux dont le refuge est l’Enfer. Et quelle mauvaise destination! (97) A l’exception des impuissants: hommes, femmes et enfants, incapables de se débrouiller, et qui ne trouvent aucune voie: (98) A ceux-là, il se peut qu’Allah donne le pardon. Allah est Clément et Pardonneur. (99) Et quiconque émigre dans le sentier d’Allah trouvera sur terre maints refuges et abondance. Et quiconque sort de sa maison, émigrant vers Allah et Son messager, et que la mort atteint, sa récompense incombe à Allah. Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux. (100) »

    Ces versets explicitent clairement que la Terre appartient à Allah, et que plutôt que de végéter, nous devons émigrer pour toutes sortes de raisons, ne serait-ce que pour conserver cette dignité humaine et refuser d’être veules, timorés et de perdre son identité humaine.

    Ensuite, le problème de nationalité devient lui-même secondaire.




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    29 juillet 2012 at 1 h 07 min - Reply

    Je remets ces textes, non pas parce qu’ils sont miens, mais justement, pour confirmer que les idées, alors émises et débattues, sont non seulement et toujours, d’actualité, mais, pour nous poser la question de savoir, pourquoi, alors que dans les pays « voisins », il y a eu les « printemps arabes », initiés par la JEUNESSE arabe ou bien nationale, alors que chez nous, et grâce au NARCOTIQUE de l’enseignement, nos enfants ont été bercés dans un seul choix:

    1/ La mosquée, ou l’exil, aussi bien physique, que SPIRITUEL, à défaut d’avoir les moyens pour s’offrir une bonne dose de ZETLA.
    2/ La débrouillardise, pour ne pas dire, le trafic en tous genres, et le refus de toute morale, aussi bien spirituelle, que politique, par l’adhésion aux confréries « commerciales », que constituent les cercles autour des barons de l’import-import- distribution labellisée, économie de marché « HALALISEE », par les chouyoukhs satellitaires, qui confondent commerce propre, et raket, d’une part, et l’adhésion aux cercles concentriques autour des pouvoirs, de toutes sortes, en confondant investissements générateurs de richesses, avec l’appropriation de la rente, pour la gérer au profit des nantis, qu’Allah, à défaut de leur roublardise, a mis dans les engrenages du tissu économique national.




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  • Congrès du Changement Démocratique