Édition du
28 July 2017

9 artistes algériens disparaissent dans le «paradis» canadien

Zehira HOUFANI BERFAS

Les feux de la rampe ne peuvent éclipser la misère que le temps d’un show. Les artistes du ballet national algérien l’on prouvé lors de la grande réception donnée dans la somptueuse villa de l’ambassade d’Algérie à Ottawa pour célébrer 1er novembre et devant le public du théâtre Maisonneuve à Montréal. Une fois éteints les projecteurs, finis le faste officiel et la mise en scène, la misère de nos artistes a repris le dessus, poussant 9 d’entre-eux à rompre l’imposture des fausses paillettes officielles et disparaître dans le « paradis » canadien, pour ne pas embarquer dans l’avion du retour en Algérie. Pour les dirigeants algériens qui ne cessent de virevolter sur la scène internationale, claironnant des prouesses démocratiques qu’ils n’ont pas, l’accroc est de taille et la gifle amplement retentissante. Car, s’il est notoire que le pouvoir a fait de la majorité des Algériens un potentiel de « harragas », très peu d’entre eux auront la chance de ces artistes, qui ont voyagé en tout honneur dans le froufrou des salons officiels et jouit momentanément du faste ronflant de la gouvernance de Bouteflika, avant d’atterrir dans une ambiance plus que chaleureuse du pays de leur rêve : le Canada.

Après les milliers d’étudiants et autres boursiers qui chaque année, à la fin de leurs études, font faux bond à l’Algérie au profit de leur pays hôtes, voilà que s’ouvre un autre chapitre dans l’innovation du « harraguisme » algérien, comme pour rivaliser avec leurs dirigeants qui ne cessent d’innover dans la forfaiture pour entretenir l’enfer quotidien de leurs citoyens. Il va sans dire que l’initiative fugueuse des jeunes artistes du ballet a permis au phénomène « harraga » de gagner en grade, avec le risque de faire de nombreux émules. Pensons, notamment aux nombreuses délégations, d’autres secteurs que la culture, qui assistent aux colloques et rencontres internationales dans les pays occidentaux, surtout le Canada, connu pour son système plus ou moins généreux à l’égard des demandeurs d’asile. Pour plusieurs cadres, le calcul est vite fait et la tentation d’une meilleure vie est trop forte. Faut-il souligner que même des diplomates, qui ont pourtant largement profité du système, n’y ont on pas résisté. Combien sont-ils à avoir sauté le pas et demandé l’asile aux pays hôtes dès la fin de leurs mandats de représentants de l’Algérie?  Et même quand ils ne font pas faux bond à leur pays, combien sont-ils à lui faire assez confiance pour lui confier l’avenir de leur enfants et proches? La réponse risquerait, non pas de surprendre, mais d’ajouter au discrédit de notre pays, déjà fortement accablé par une gouvernance affligeante qui détient le record de la perversité.

Dans cette affaire du ballet, il faut dire que la tangente en soi de nos jeunes compatriotes n’a rien d’incriminant, et il n’est pas question ici de leur jeter la pierre, nous savons ce qu’il en est du sort des gens du peuple chez nous, de surcroît quand ils sont artistes. Il est dans la nature des choses que tout individu, qui se sente opprimé, cherche à s’en libérer et partir en quête du bien être, là où il pense pouvoir le trouver.

Comment en vouloir à nos jeunes, dont le présent tient de l’absurde et l’avenir de l’obscurité? Comment en vouloir à cette frange vulnérable de notre société, qui a grandi dans la forfaiture ambiante, sans autres repères que la haine, l’hogra, l’injustice, la malfaisance payante et la marginalisation du bien et de tout savoir-faire? Qui, dans la jungle qu’est devenu l’Algérie peut prétendre détenir l’autorité morale pour juger ces jeunes qui, en surdose de désarroi, se jettent à la mort, où faussent compagnie aux « dignitaires » embourgeoisés qui les présentent comme faire-valoir et se moquent de leur misère? Non seulement, il n’y a pas d’autorité morale pour rétablir la confiance dans le pays et l’espoir dans le cœur des gens, en particulier chez les jeunes, mais il y a pire, la société semble conditionnée à accepter l’arbitraire, l’intolérance, la corruption et l’incompétence de ses dirigeants. Alors que le monde lui renvoie, en grand et en large, sa condition d’esclave de la dictature, elle continue de se complaire dans un silence révoltant, et traîne à prendre ses responsabilités citoyennes, retardant ainsi tout projet d’une meilleure qualité de vie sous le ciel d’Algérie. Il n’est pas exagéré de déduire, que par sa passivité devant les aberrations continues du régime, la société algérienne, particulièrement sa frange savante et lettrée, contribue non seulement au maintien du pouvoir en place, mais torpille également toute chance de l’Algérie d’accéder à l’État de droit. L’Algérie pourrait se comparer à une école de mauvaise réputation, dont les résultats (toutes disciplines confondues) sont catastrophiques et le taux de décrochage scolaire des plus forts. Dans de telles circonstances, ce ne sont pas les jeunes algériens qui (décrochent à l’école) ou fuient le pays, qui sont à blâmer, mais cette indigence et irresponsabilité collective de la société, ce laisser-aller aux allures suicidaires, qui empêche de croire que leur pays est capable d’offrir un autre sort que celui de la marginalisation ou de la harga.

Ce qui m’attriste, je dois dire, c’est le timing de cette énième déconfiture de l’Algérie, car elle brouille quelque peu la symbolique du 1er novembre dont on célébrait le 56e anniversaire. Et même là, je refuse de mettre le blâme sur nos jeunes, que savent-ils vraiment du 1er novembre? De la Révolution de leurs aînés? De la souffrance endurée par les leurs pendant plus de 130 ans d’esclavage régi par l’odieux code de l’indigénat? De sa lutte détournée, de son indépendance confisquée, etc. etc. Non, nos jeunes n’ont pas eu l’éducation qui aurait fait d’eux des citoyens libres, dotés d’un esprit critique, amoureux du travail bien fait et de leur pays. On les a intoxiqués par une démagogie malfaisante, produite par ceux-là mêmes qui ont conduit le pays dans l’impasse, battant en brèche toutes les valeurs universelles qui font les nations respectables. Dans de telles conditions, faut-il en vouloir aux jeunes de faire table rase de l’histoire de leur pays, des valeurs et des repères que nous, en tant que société, sommes incapables de leur transmettre, mettant ainsi en péril l’avenir de notre nation.

Pour conclure sur ce malheureux épisode de notre fierté nationale, disons qu’il a permis de remettre certaines pendules à l’heure. Comme secouer l’indifférence de la diaspora algérienne face au désespoir des leurs; rappeler au Canada qui fait de très bonnes affaires en Algérie qu’il participe à la corruption et au pillage des ressources d’un peuple étouffé par l’état d’urgence; et enfin, signifier un désaveu cinglant pour les autorités algériennes dont la débâcle a fait le tour des médias du monde.


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39 Commentaires sur cet article

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  • Adel
    21 novembre 2010 at 20 h 57 min - Reply

    Merci, chère sœur pour cet article dont la lucidité et la sincérité de ton nous aident à garder le bon cap, celui de la nécessité du changement dans notre pays.

    Après le refus de feu Mohammed Arkoun de se faire inhumer dans son pays natal, ces neuf jeunes danseurs viennent de donner une nouvelle claque à tous ceux qui, à Alger et ailleurs, pensent que la partie est définitivement gagnée pour eux et qui s’apprêtent à introniser de nouveaux faux-zou3âma qui berneront encore une fois le peuple algérien avec leurs «arfa3 râssek yâ ba» de pacotille.

    Bien fait pour eux et puissent ces jeunes gens réaliser tous leurs rêves, afin de prendre une revanche sur tous ceux qui ont décidé une fois pour toutes que les Algériennes et les Algériens ne méritent ni la liberté, ni la démocratie, ni le bonheur, tout simplement. Qu’ils étouffent de rage dans leurs palais d’Alger!




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  • D B
    21 novembre 2010 at 21 h 27 min - Reply

    Merci, merci, chère compatriote, d’avoir réagi à cette affaire, avec cette liberté de ton, et cette intégrité intellectuelle, qu’on vous reconnait, désormais.
    Cette affaire est bien plus importante, et plus grave, et plus compromettante pour le régime, qu’on veut bien le dire, dans notre presse la plus indépendante du monde arabe.

    Au Canada, où notre diaspora est relativement importante, nous sommes jugés sur pied, si j’ose dire. C’est à dire que les Canadiens, d’une manière générale, se font une idée de notre pays, par rapport aux résidents d’origine algérienne avec lesquels ils cohabitent, ou qu’ils observent. Ils ne savent pas que l’immigration algérienne au Canada, dans sa moyenne statistique, est généralement constituée d’élites intellectuelles, économiques, et artistiques, en l’occurrence.
    Et comme les harragas algériens ne peuvent pas ramer jusqu’au Canada, nos amis canadiens ne rencontreront donc jamais ceux e nos compatriotes qui s’exilent, non pas pour des considérations éthiques, mais juste parce qu’ils ne parviennent ni à manger, ni à se loger, ni à vivre une vie d’homme, ni même à prétendre au statut d’être humain à part entière.
    Nos diplomates au Canada, grassement rétribués, et qui de toute façon sont bien cooptés puisqu’ils ont réussi à se faire affecter dans une aussi juteuse destination, doivent en baver de cette affaire de transfuges. Vous imaginez un peu ? Transfuges ? Transfuges après la chute du mur de Berlin ?
    Le problème, ma chère soeur, est que nos amis canadiens ne savent pas que le mur qui coupe l’Algérie du reste du monde n’est pas idéologique. En RDA, le régime avait une idéologie, une vision, même si elles étaient érronnées.
    En Algérie, le mur qui est élevé entre les Algériens et l’occident, ce n’est pas une idéologie, mais une logique mafieuse. Tous nos compatriotes sont pris en otage par une mafia qui a pris la totalité du pouvoir, et qui a corrompu l’occident avec l’argent des hydrocarbures. Ce qui fait que nous sommes les victimes de la mafia qui nous dirige et qui nous tue, mais aussi des Etats dits démocratiques qui sont les complices de cette mafia qui nous enferme dans notre propre pays, au nom de raisons économiques, ou de raisons d’Etat, honteuses les unes et les autres.
    Et c’est pour cela que l’islamisme violent a trouvé autant d’échos au sein de nos sociétés. Parce que sans la complicité criminelle de l’occident, jamais une bande de voyous comme celle des généraux qui nous dirigent, et des profiteurs qui la représentent, n’auraient pu nous réduire à de telles extrémités : Fuir notre propre pays, ou devenir les serfs de ces ogres.
    L’opinion publique canadienne doit savoir ce qui se passe dans notre pays. Pour qu’elle exige de ses dirigeants de ne pas coopérer avec des criminels de masse, des pillards, et des corrupteurs politiques. Les Canadiens savent-ils que tous les barons du régime, leurs cliens et leurs parents sont riches en centaines de millions de dollars, parfois en milliards de dollars ? Le savent-ils ?
    Savent-ils que nos généraux sont des parraines du trafic de kif et cocaïne ? Connaissent-ils les dossiers de carnages contre des populations civiles, et tous les crimes contre l’humanité qu’ils ont perpétré contre notre peuple ? Savent-ils que l’AQMI est leur créature, et qu’elle leur sert de cheval de Troie, pour faire figure de sauveurs de l’occident, face au péril rouge?




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  • rachid
    21 novembre 2010 at 21 h 32 min - Reply

    Laissez les vivre leur vie , la vraie vie, ils ont echappés à l’ enfer.Les millions d’ algeriens qui ont fuis le pays depuis 1962 ne sont pas des imbeciles,ils sont plus heureux là ou ils vivent en dépit de menus soucis.Mème s’ ils sont au chomage et qu ils ont des difficultés mineures ils profitent d’ une certaine qualité de vie qu’ ils n’ auront jamais en Algerie cela mème s’ ils ont un salaire mirobolant. En algerie, mème si tu as une situation confortable, tu vivotera comme n’ importe qui ,c’ est à dire exposé à toutes sortes d’aléas, de mediocrités , d’ aberrations toutes aussi prejudiciables à ton evolution , à ton integrité physique et morale .Bonne chance les gars.




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  • D B
    21 novembre 2010 at 21 h 58 min - Reply

    Je reviens sur ce topic, pour dire que cette affaire est une catastrophe pour le régime. On ne peut pas s’imaginer tout le raffut qui a eu lieu aux plus hauts sommets de la « Maison de l’Ogre » Les consignes du régime est de tout faire pour étouffer l’affaire, et toute la presse algérienne a reçu l’ordre de ne plus l’évoquer. Plus un mot! Parce qu’ils savent que cette fois-ci, malgré les complicités payées en bon argent, de certains patrons de presse occidentaux, surtout français, cette affaire risque de montrer la réalité algérienne dans toute son ampleur. Tout un peuple qui veut fuir son pays. Un boat people qui veut fuir une situation invivable. Malgré les milliards de dollats qui sont injectés pour faire du pays, un bazar à ciel ouvert, mais un bazar des copains et des coquins.
    Si demain, il n’y avait plus de visa pour les pays occidentaux, l’Algérie se viderait en quelques jours. Aussi incroyable que cela puisse paraître. Presque tous les jeunes veulent partir. Ils n’en peuvent plus.
    Vous rappelez vous quand les jeunes de Bab el Oued ont accueilli la visite du président français aux cris de « Chirac président », devant un Bouteflika blême ?
    C’est tout dire.
    Il nous appartient donc, à tous, de donner à cette affaire une répercussion internationale. Que chacun d’entre nous la relaie à toutes les destinations possibles, dans tous les forums, partout où nous pourrons montrer que l’occident est le complice d’une mafia qui tient tout un peuple en otage.




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  • Rédaction LQA
    21 novembre 2010 at 22 h 39 min - Reply

    عضو البالي العائدة من  »الحرقة » بكندا تروي لـ »الخبر » تفاصيل الفرار الجماعي
     »الحقرة » كانت دافع زملائي لرفض العودة
    الخبر
    21 -11- 2010
    الجزائر: سلمى حراز
    الفارون سلموا نقود تكاليف المهمة لعائلاتهم في مطار الجزائر l اثنان من الفارين ينتظران مولودا

    حزمت واحدة من أعضاء فرقة البالي الوطني الفارين بكندا أمتعتها عائدة إلى الجزائر، بعد أن فشلت في إقناع رفاقها الثمانية بالعودة، واختارت جريدة  »الخبر » لتسرد على صفحاتها تفاصيل رحلتها وزملاءها إلى شمال القارة الأمريكية، وكيف تحولت سفرية للاحتفاء بعيد ثورة التحرير، في الجانب الآخر من العالم، إلى تذكرة وداع بلا عودة في شهر الثورة.

     »أفضل العودة في تابوت على أن أمتطي الطائرة بمحض إرادتي للعودة إلى الجزائر »، هي كلمات وجهها إلى السفير الجزائري في كندا، أحد أعضاء فرقة البالي الوطني الثمانية، بينهم فتاة، الذين رفضوا العودة إلى الجزائر، والبقاء هناك بعد تقديمهم حفلا فنيا ناجحا بمناسبة الذكرى السادسة والخمسين لاندلاع ثورة التحرير، نقلتها لنا بأمانة عائدة من مشروع  »حرفة » لم يتم، اختارت التحفظ على اسمها، واخترنا لها اسم حورية في شهر كان بوابتنا لافتكاك الحرية وكان مصدر إلهام لشاعر الثورة مفدي زكريا.
    أعضاء البالي القدامى أقنعوا الفارين بالبقاء في كندا
    كان إسدال الستار على عرض البالي الوطني على خشبة مسرح  »ميزوناف » بمدينة مونتريال الكندية، في العاشر من الشهر الحالي، أمام حوالي 1400 متفرج صفقوا للعرض بحرارة، عنوانا لبداية عرض آخر في كواليس فندق  »إكسبريسوا »، مقر إقامة وفد البالي الوطني، بعد أن بلغ رئيسة البعثة أن مجموعة من الشباب اتخذوا قرار البقاء في كندا.
    وبالكثير من التأثـر، عادت محدثنا حورية إلى تفاصيل هذه القصة التي أسالت الكثير من الحبر، في الأيام القليلة الماضية، عن فنانين رموا المنشفة واختاروا  »الحرفة » وإدارة ظهرهم لبلدهم الذي شدوا باسمه كثيرا في أكثـر من مناسبة في عدة دول كانت آخرها كندا، التي ذرفوا فيها الدموع باتخاذهم قرار عدم العودة، لأن ظروفا أقوى منهم دفعتهم لذلك، على حد قول زميلتهم العائدة في حديثها إلينا.
    تقول محدثتنا:  »لم يفكر زملائي في  »الحرفة » وهم يمتطون الطائرة باتجاه كندا، لكن بوصولنا إلى هناك حاول بعض الزملاء القدامى في البالي زرع البلبلة بين الجميع، محاولين التأثير عليهم بإقناعهم بعدم العودة إلى الجزائر، لأن البالي سيحل بعد إقالة المديرة، وسيجدون أنفسهم بدون عمل عند عودتهم إلى الجزائر، وأغلبهم يعيل أسرته هنا ».
    كلمات السفير زادت من عزمهم على الفرار
    تواصل محدثتنا، وعلامات التأثـر بادية عليها:  »لم تكن حالة زملائي طبيعية بعد العرض، كان بعضهم يبكي.. والبعض الآخر مشغول التفكير، فيما كانت رئيسة البعثة تتنقل بين الغرف في محاولة أخيرة لإثنائهم عما عزموا عليه، حتى أنها أخفت عنهم حقائبهم وجردتهم حتى من ساعات اليد، واحتفظت بجوازات السفر، لكن حتى ذلك الوقت لم ينفذ أصدقائي تهديدهم، غير أن لقاءهم مع السفير كان النقطة التي أفاضت الكأس ».
    تتوقف حورية لتستجمع أفكارها قبل أن تواصل:  »بعد العرض الذي كان ناجحا بشهادة الجميع، جمعنا السفير في بهو الفندق، شكرنا على الأداء وأكد لنا أننا شرفنا الجزائر، وبأننا أحسنا تمثيلها في ديار الغربة، قبل أن يتحدث عما بلغه حول عزم بعض العناصر على عدم العودة مع الوفد إلى الجزائر، مؤكدا لهم، حسبها، أنه قادر على إعادتهم إلى الجزائر مكبلين بالسلاسل ».
    وهنا تتوقف الشابة التي لم تكمل ربيعها الخامس والعشرين بعد، وهي تغالب دموعها لتقول:  »وقع هذه الكلمات كان بالغا عند زملائي، ففي هذه اللحظة تكلم زميلي  »ب. ب » وهو المسؤول عن إعالة عائلته، قال للسفير إنه مستعد للعودة في تابوت على العودة ماشيا على قدميه إلى الجزائر، بسبب  »الحفرة » التي يعاني منها وزملاؤه ومن كل شيء وحتى من الأجر الزهيد الذي يدفع لهم في البالي ». وكرد فعل على ذلك، تواصل المتحدثة،  »ترك مكانه وخرج من الفندق بملابس صيفية في برد قارس ».
    وأصرت حورية في حديثها إلينا على أن لغة التهديد والوعيد التي تحدث بها السفير زادت من عزمهم على الهروب وعدم العودة. ففي اليوم الموالي اختفى من الفندق سبعة أعضاء آخرين خرجوا تباعا بدون حقائبهم، وفي هذا الوقت كانت رئيسة البعثة تترجى الجميع للاتصال بهم أو محاولة العثور عليهم، حتى أنها ذرفت الدموع وهي تردد للجميع  »فقدت إخوتي في هذا البلد ولم أفقد زملائي ».
    حورية تقرر الالتحاق بزملائها وتفر من المطار
    وأكدت محدثتنا، التي كانت بالكاد تلملم كلماتها المبعثرة، أنها تأثـرت كثيرا لغياب زملائها، ولم تجف دموعها، على حد قولها، وهي تنتظر إلى جانب باقي أعضاء الوفد موعد إقلاع الطائرة من مطار مونتريال، قبل أن تخبرها زميلتها  »أ. م »، 22 سنة، أنها على اتصال بهم، وبأنها تعرف مكان تواجدهم في حي  »سانتا كاترينا » بمونتريال، وأبلغتها أنها مستعدة لمرافقتها إلى هناك من أجل إقناعهم بضرورة العودة، وهو ما وافقت عليها حورية.
    وبالفعل وصلت حورية وزميلتها إلى مكان تواجد زملائهما، حيث التقى الجميع في قاعة شاي، مواصلة:  »استغرب زملاؤنا تواجدنا في المكان، وحاولوا إقناعنا بالعودة إلى المطار قبل إقلاع طائرة الوفد إلى الجزائر، مؤكدين أنهم اتخذوا قرارا نهائيا بعدم العودة، وأصروا علينا للحاق بالوفد لأنني وزميلتي فتاتان ولا نستطيع تدبر أمرنا لوحدنا، حسبهم ».
    مسنة كندية آوتهم في بيتها دون مقابل
    ولأن حورية وصديقتها أصرتا على البقاء معهم، رافقتا الأعضاء السبعة إلى بيت مسنة كندية. هذه الأخيرة وافقت، حسبها، على بقائهم في بيتها إلى أن يتدبروا أمرهم بعد أن رقت لحالهم، مواصلة:  »كان الجميع يبيت في غرفة واحدة باردة، ويتكفلون بأنفسهم بأكلهم ببعض الدولارات الباقية، كون الأغلبية تركوا نقود تكاليف المهمة لعائلاتهم في المطار مادام أغلبهم يعيل أسرته ».
    تواصل محدثتنا وهي تتوقف عند موقف لأحد الزملاء الفارين، هو أب لطفلة وزوجته الحامل:  »لم يتوقف  »ر. ح » عن البكاء وأنا أحاول إثناءه عن قرار البقاء، وظل يردد  »ليس عندي ما أخسره، سأبقى هنا لأحاول تسوية وضعية الإقامة القانونية، لأصطحب زوجتي وابني..  »، أراد أن يرى طفله النور في ظروف أحسن من تلك التي عاشها هو ». ولم يكن  »ر. ح » الوحيد بينهم الذي ترك زوجة حاملا تنتظر أن تضع قريبا مولودا جديدا للحياة، فزميله  »ج. م » ترك أيضا عروسه بعد خمسة أشهر فقط من زواجه، وهي الأخرى تنتظر مولودا بعد أشهر قليلة، سيرى النور والده في الجانب الآخر من العالم. فيما تركت الفتاة  »أ. م » والدتها على موعد مع إجراء عملية جراحية جد معقدة،  »لكنها اكتفت بالدعاء لوالدتها.. فظروفها المادية القاهرة  »واحتقار المجتمع لمهنتنا جعلها أمام خيارين أحلاهما مر » تضيف المتحدثة.
    وأكدت حورية أن زملاءها اطلعوا على خبر هروبهم على صفحات  »الخبر » والمواقع الأجنبية، ورغم الضجة التي أحدثها خبر هروبهم إلا أنهم استقبلوا الأمر ببساطة قائلين:  »على الأقل تمكنا من إسماع صوتنا ولو مرة في حياتنا إلى الرأي العام للظروف التي جعلتنا نذهب دون عودة ».
    فشل مهمة حورية في إقناع زملائها في العودة، جعلها في اليوم التالي للقائها بهم تتوجه إلى مقر السفارة الجزائرية، لتسهيل عودتها للجزائر، بعد أن أكدت للسفير أن تخلفها عن العودة مع الوفد كان بسبب محاولتها ثني زملائها عن قرارهم بالعودة، ولم تنكر المتحدثة أنها تحفظت على ذكر مكان تواجدهم للسفير الذي سلمها مبلغا ماليا بقيمة 180 دولار لتسديد تكاليف إقامتها، قبل أن يتم ترحيلها إلى الجزائر في أقرب رحلة، والتي كانت بعد ثلاثة أيام. تصمت قليلا قبل أن تقول:  »اتصل بي السفير هاتفيا وأنا في الطائرة قبل إقلاعها، وطلب مني محاولة إقناع زملائي بالعودة أو إخبار مصالح السفارة بمكان تواجدهم في حال اتصالهم بي، كونه تحدث مع وزير الهجرة الكندي الذي أكد له تعاونه وبأنه سيتم ترحيلهم مباشرة بانتهاء صلاحية التأشيرة بعد ستة أشهر ».
    محدثتنا التي اختارت طوعيا العودة إلى الجزائر لم تتردد في إبداء ندمها على ذلك قائلة:  »نحن نعشق هذا البلد وباسمه غنينا في دول العالم من روسيا إلى قطر.. وإن فكر زملائي في الهرب فهذا لأننا نتنفس الحفرة في بلادنا، ولو عادت عقارب الساعة إلى الوراء ما كنت لأعود أدراجي ».

    راقصو البالي الفارون يطلبون اللجوء السياسي في كندا
    أفادت تقارير إعلامية، أمس، أن أعضاء البالي الوطني الجزائري الثمانية، الذين اختاروا البقاء في كندا وعدم العودة إلى الجزائر، بعد تقديمهم حفلا فنيا راقصا في مسرح  »ميزوناف » بمدينة مونتريال الكندية، في العاشر من الشهر الحالي، تقدموا بطلب اللجوء السياسي للسلطات الكندية.
    ونقلت وكالة الأنباء الفرنسية تصريحا للسيد مصطفى شلفي، مدير مجلة  »ألفا » الشهرية الناطقة باسم الجالية المغاربية، يؤكد فيه أن النظرة الدونية التي يقابل بها الراقصون في الجزائر الدافع الرئيسي وراء قرار أعضاء البالي اختيار البقاء في كندا.
    وذكر شلفي، في حديثه إلى وكالة الأنباء الفرنسية:  »إن التدين يزداد بروزا في الجزائر، والحجاب الذي كان غير موجود في السبعينات بات معروفا بكثـرة اليوم، ولذلك عندما تأتي راقصة إلى حي فقير أو شعبي، تقابل بنظرة دونية، ويعتبرونها عاهرة ويفسدون حياتها بتلميحات مؤذية، فيما تعيش بسلام هنا في كندا ».
    يشار إلى أن مدة صلاحية تأشيرة الراقصين الفارين تنتهي بعد ستة أشهر، تكون فيها إقامتهم في كندا غير قانونية، علما أنهم من دون وثائق بعد تجريدهم من جوازات سفرهم من قبل مسؤولي الوفد الجزائري.




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  • Med Tahar
    21 novembre 2010 at 22 h 58 min - Reply

    Pourriez vous faire une traduction ou un résumé de cet article pour ceux qui ne lisent pas l’arabe. Merci.




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  • Si Tchad
    21 novembre 2010 at 23 h 14 min - Reply

    Vous etes au Canada? Eh bien dansez maintenant…

    Si Tchad




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  • rarid
    22 novembre 2010 at 2 h 04 min - Reply

    A madame l’auteur’
    Vous dites: « Qui, dans la jungle qu’est devenu l’Algérie peut prétendre détenir l’autorité morale pour juger ces jeunes qui, en surdose de désarroi, se jettent à la mort, où faussent compagnie aux « dignitaires » embourgeoisés qui les présentent comme faire-valoir et se moquent de leur misere? »

    Vous ajoutez: « la société algérienne, particulièrement sa frange savante et lettrée, contribue non seulement au maintien du pouvoir en place, mais torpille également toute chance de l’Algérie d’accéder à l’État de droit » je m’excuse mais la je croie que vous vous meprenez. Etre lettré ne veut pas necessairement dire savant. Cettre frange lettrée mais faussement savante, c’est cette « societe ecran » formee d’intellectomanes, comme les decrit si bien Malek Bennabi. Regardez quelqu’un comme Yasmina Khadra, c’est un lettre et ecrit des livres parait t-il, et qui plus est, c’est un militaire qui a passe plusieurs annees dans les casernes lors de la sale guerre. Pourtant il n’a rien vu, rien entendu. Ces faux intellectuels, ces faussairs de la sciences, c’est cela l’intellectomanie. Ce ne sont que des trabendistes a leur maniere qui monayent leur phraseology fausement savante pour la mettre au service du tyrant. Quant a la science, la vraie, elle commande des devoirs comme l’honetete, l’integrite, la verite, la justice… Une parole du saint prophete dit ceci:  » Le meilleur des Jihad, c’est une parole de verite et de justice devant un pouvoir injuste ». Lorsqu’un soit disant intellectuel faillit a ce devoir, il ne peut etre savant.




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  • abou-bri
    22 novembre 2010 at 2 h 21 min - Reply

    Meme si l’Algerie n’est pas le paradis reve, on danse mieux la bas qu’ici. Vous n’etes pas sortis de l’auberge comme dirait l’autre. Attendez vous a souffrir pendant longtemps (plusieures années) les procedures ne sont plus ce qu’elles etaient. Je vous souhaite quand meme bon vent!




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  • Sami
    22 novembre 2010 at 3 h 29 min - Reply

    Comme vous le voyez, les journalistes ont traite le sujet d une facon vraiment un peu spéciale, au journal elfadjr, Hada , cette eradicatrice a dit que ces jeunes ont fui le « pouvoir islamique  » en algerie ! Elle sont pas bien apprecies comme la societe est tres islamise
    et A elkhabar en Algérie la situation est tres belle, juste ces jeunes ont ete mal traités par l »ambassadeur d « alger » au canada, je ne sais pas pourquoi cet homme soit disant ambassadeur les a menacés s ils n’avaient pas l »intention de rester au canada, en fait quand je lis les journaux en algerie, je comprends pourquoi les jeunes veulent quitter l’algerie meme s il ya un risque de se noyer dans en mer
    C est les mensonges qui les poussent a sortir a n »importe quel prix




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  • DAHOUCHE
    22 novembre 2010 at 4 h 55 min - Reply

    Vous avez parfaitement raison de préciser que l’occident Canada inclus participe activement au pillage des richesses de notre pays avec la benédiction de notre mafia au pouvoir bien sûr. Seulement permettez-moi de vous contredire sur le fait que le Canada est un paradis pour pour ses fils et non pas nous . C’est tout dire.
    Tout de même je vous présentre toute mes félicitations pour la justesse de votre analyse.
    Brava!
    Walid, D




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  • radjef said
    22 novembre 2010 at 11 h 50 min - Reply

    Bonjour tout le monde. Tout le pays est le produit du 1er novembre 1954: le systeme, les institutions, les elites et les partis politiques. Nous sommes dans une dynamique de mensonges qui ne veut pas s’arreter…Les jeunes ne connaissent rien des souffrances de leurs ainés, de leur histoire. Soit! Pourquoi cette situation Mme? Est ce la faute de ces jeunes qui ignorent tout de leur passé, qui tournent en derision leur propre histoire et qui refusent de s’identifier dans les valeurs de novembre que toute la classe politique glorifient matin et soir? Par ses reactions que beaucoup interpertent comme un deficit de patriotisme, la jeunesse algerienne refuse qu’on se moque d’elle, elle rejette le systeme et ne reconnait pas l’opposition dans sa configuration actuelle. La jeunesse algerienne ne demande pas la lune, ne hait pas son pays…Elle veut qu’on la respecte, qu’on lui dise les quatre verités et qu’on la prenne pas pour un tas de betail…Y a t’il des sociologues et des psychanalystes qui ont tenté d’interpreter comment cette jeunesse parle de ses dirigeants et de l’opposition? Le pouvoir et l’opposition font t-il des efforts pour ecouter cette jeunesse?




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  • algerien
    22 novembre 2010 at 12 h 21 min - Reply

    je ne quitterais jamais l’Algérie je dois combattre a la fin je ne suis ni le premier et je ne serai pas le dernier….je planifie toujours je ne lâcherai jamais la terre de mes ancêtres ….je sais très bien que ce pays est gèré par des puissances étrangères je sais très bien que les nouvelles dynasties bradent nos richesses je sais très bien que le régime change d’hommes jamais son idéologie….et je sais…etc seulement fuir l’Algérie pour une vie meilleure ce n’est pas tout le monde qui arrive à ce stade et je respecte le choix des uns et des autres. Certes on vie une fois dans notre vie..on essaye de vivre mieux c’est un droit humain mais reste toujours le choix qui parfois nous pousse à risquer. le risque doit être raisonnable sinon un but sans but c’est aller nul part..le canada c’est un pays formidable mais ce n’est pas le paradis les premier temps c’est le décor qui nous fascine mais avec le temps il y a ceux qui résistent d’autres non (condition climatique ,droit sévère de la famille,travail arriver juste juste..)et aussi la communauté algérienne les derniers temps est mal respectée : trop de problèmes familiaux..rares ceux qui arrivent à se maitriser en vie familiale)..enfin je ne suis pas entrain de donner les leçons de morale juste pour argumenter..moi ce que je souhaite c’est que le peuple algérien doit s’unir autour d’une conscience collective sérieuse, trouver des astuces et des méthodes pour sortir de cette amalgame..un système qui ne veut pas le changement ne pourra pas se maintenir aussi longtemps.




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  • AS
    22 novembre 2010 at 13 h 33 min - Reply

    il est clair que les algeriens qualifies ont prefere l’amerique du nord que l’europe, quoique reussissant bien en Angleterre, Suede ou Allemagne beacoup mieux qu’en France, mais ca ressemble aux defections d’artistes et sportifs et intelectuels des pays de l’est avant l’effondrement du bloc sovietique, un bon signe donc… le peuple est vivant, les mafias qui le dirigent se meurent




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  • Nourredine BELMOUHOUB
    22 novembre 2010 at 13 h 44 min - Reply

    @ Zehira HOUFANI BERFAS d’abord et galanterie oblige, mes hommages Madame, ensuite j’aimerais avec votre permission souligner quelque chose que je considère très important qui gravite autour de cette fugue, qui quelque part est la preuve par neuf d’un rien ne vas plus même dans le détail.
    les questions qui me taraudaient bien avant cette fugue sont
    1 Pourquoi la nomination d’une Directrice qui cumulait un poste de sous directrice au ministère de l’Inculture,celui de Directrice du Ballet national, notamment coordonnatrice et ordonnatrice, laquelle à son tour à désigné deux personnes dans son staff n’ayant aucune relation avec la culture et encore moins avec le Ballet national.
    2 : Pourquoi cette Directrice à tout fais pour gommer le Syndicat des artistes du Ballet national, un syndicat dont j’ai assisté à la naissance

    3 : Pourquoi les deux représentants légitimement désignés par les artistes du Ballet national ont-ils été écartés, pour être remplacés par des représentants  » dociles « .
    4 : Pourquoi a-ton procédé à une substitution d’artistes, pour preuve, les vrais artistes formés par l’Institut National d’Art Dramatique et de Chorégraphie de Fort de l’eau, qui ont fait vibrer les planches aux USA en 2004 et que les Membres du Congrès Américain ont apprécié au point de les applaudir durant un quart d’heure sans arrêt. Pourquoi à-t-on délibérément envoyé à leur place des stagiaires ?
    Il y a bien sur d’autres questions de fond, qui devraient étre posées aux authentiques représentants du Ballet national, aujourd’hui sont marginalisés par la bêtise humaine.
    Une dernière question, et la Tutelle dans toute cette histoire de destruction massive d’un pilier central de la culture nationale ?
    P.S: Ces questions m’ont été posées par des artistes du Ballet national, cumulant presque trente années d’expériences, et un tas de Titres honorifiques.
    Bonsoir.




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  • brahmi16
    22 novembre 2010 at 15 h 43 min - Reply

    @DB: il n’ y a pas que les jeunes,comme vous l’ affirmez, qui grillent d’ impatience de partir sous d’ autres cieux plus clements, j’ en connais des tas de seniors qui depassent les 60 ans et qui jurent de partir pour ne plus revenir…………………………………………………………………….@Algerien : c ‘est facile de dire « je ne quitterais jamais la terre de mes ancètres » quand on vit dans l’ aisance matérielle spirituelle et culturelle.Tous les gens ne sont pas pas des nantis.Certains ne peuvent pas supporter l’oppression,les injustices, le mèpris.Ils n’ en peuvent plus de combattre un système qui les broie, un système tentaculaire, machiavelique ,mediocre ,violent ,incompétent et hyper puissant.CES pauvres gens sont impuissants ,faibles, lassés ,fragilisés et la vie est si courte , le temps passe vite . Combien d’ entre ceux qui ont combattu vainement ces injustices sont decédés à la fleur de l ‘age,sans percevoir ne serait ce qu’ un mince rayon de soleil???Leur vie se resume à une lutte utopique et inègale.comme le dit le proverbe de chez nous « ne ressent la braise que celui qui marche dessus’. » »Le bonheur existe il est dans l’ amour, le confort ,la santé ,les arts ,la nature et à des milliers d’ autres endroits » »(citation M Morgan )




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  • Beznassi
    22 novembre 2010 at 15 h 47 min - Reply

    Bonjour tout le monde.
    Certes c’est bien de rester en Algerie et combattre la hogra la corruption et l’injustice etc….Il y avait des Algeriens qui voulaient changer et faire renverser la junte au pouvoir malheureusement a cet epoque il y avait d’autres qui criaient que c’est une « Fitna ». Alors Messieurs les Nationalistes que FAIRE?




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  • Alilou
    22 novembre 2010 at 17 h 22 min - Reply

    Bonjour,

    Je vais mettre mon grain de …thé dans cette histoire,

    Personnellement je ne jette pas la faute sur les pays qui profitent de nos richesses, pas du tout, mais vraiment pas du tout.

    Le grand fautif dans cette histoire et l’unique fautif est….le peuple point barre.

    L’histoire nous apprend a toutes et a tous que la liberté s’arrache et ne se donne pas. Même les gladiateurs, esclaves de ROME et des notables, se sont rebellés, chassés jusqu’au sud de l’Italie, il n’avaient que la mer comme frontière et bien au lieu de se plaventriser ils ont fini mort, dignes et libres.

    Nous c’est l’inverse, champions du monde de l’aplaventrisme, de la couardise and Co, on n’ose même pas manifester, on a peur de prendre des coups, il parait que ca fait mal,…

    Combien même de pauvres plouques a travers le monde ont bravé les militaires et les flics pour manifester leur rage de la hogra, plein…
    On a les mass-media virtuels pour pointer toute agression lors de manifestations, on montrera au monde l’horrible visage de notre dictature en costume cravate et vous verrez si on ne gagnera pas, la victoire est assurée, a partir du moment que DIEU nous a créé digne et libre, si on sort en hommes vrais dignes et réclamer notre droit a vivre libre, il sera de notre coté, mais si on reste derrière nos ecrans en lâches que nous sommes alors la moi je vais prier BOUDHAA en moustache avec un joint de thé….

    Le mal est en nous car on reste lâches…a un moment donné il faudra bien prendre le taureau par les cornes…sinon la faute ne revient pas aux occidentaux, mais bien a nous et seulement a NOUS.




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  • yazid
    22 novembre 2010 at 22 h 18 min - Reply

    aux amis lecteurs du LQA cette  » LECTURE » de Mr KAMEL DAOUD de cet événement .
    Bonne lecture

    La différence entre danseur fugueur et fils de ministre boursier
    par Raïna Raïkoum rubrique-du-quotidien-d’oran »par-KAMEL-DAOUD », lundi 22 novembre 2010
    par Kamel Daoud

    Cette histoire n’en finit pas d’être exemplaire et il faut y revenir : celle des danseurs du Ballet national algérien qui ont choisi de rester au Canada, où ils ont été invités à donner un ballet à l’occasion du 1er Novembre. A lire les comptes rendus de presse et les premiers témoignages récoltés sur ce qui s’est réellement passé, on reste effaré, ému, révolté, et finalement, on se sent interpellé.

    Le langage employé par certains officiels là-bas pour faire changer d’avis les « harraga » a d’abord été celui du charme alimentaire (vous reviendrez au Canada quand vous le voulez), puis celui de la menace (on vous ramènera même menottés). Du coup, on comprend de quoi il s’agit : un langage de geôlier face à un détenu qui a atteint la colline de sa liberté par le tunnel de sa patience. Certains officiels se sont comportés comme de véritables gardiens de prison, outrés par l’insolence de quelques détenus aventureux, et le pire est qu’ils n’ont même pas conscience d’avoir le mauvais rôle. La surdité entre les danseurs révoltés et les officiels est totale : les uns n’arrivent pas à expliquer pourquoi ils veulent vivre dans un pays où le corps est une liberté et pas une honte et les autres fonctionnent sur le mode de l’intérêt national, de l’image du pays, du nationalisme qui ne se mange plus et de la menace, premier réflexe d’un régime lorsqu’il croit que le peuple est son bétail, pas son partenaire.

    On peut titrer : « Ils n’ont rien compris » à propos de ceux qui gouvernent ce pays et de leurs supplétifs : contre l’immigration clandestine, ils proposent encore et toujours des locaux commerciaux et pas le sens, la mangeoire et pas le bonheur. Erreur de génération, de « niveau », de culture et d’optique.

    Le Pouvoir algérien est un homme qui est connu pour sa susceptibilité légendaire quant à son image. Dans les cas de ces fugueurs, il est en colère parce que cela touche son image. Un chroniqueur collègue a bien trouvé la formule d’ailleurs : le Pouvoir rage à cause des effets de cette affaire, pas à cause de ses causes.

    Cependant, il faut aussi souligner l’autre erreur : certains, beaucoup ont qualifié ces danseurs de harraga. Grave erreur pour une fois : il faut parler plutôt de dissidence. Les danseurs ont réussi à incarner la première dissidence qui va s’enclencher pour échapper à ce qui s’installe et ce qui déjà installé dans ce pays : la talibanisation horizontale, l’intolérance, le déni, la chasse à la différence religieuse et de confession, au vêtement.

    Une danseuse racontera aux journalistes comment elle est traitée dans son quartier : « reggassa », c’est-à-dire presque prostituée. Cela vient de la bouche d’un pays qui ne sait plus concevoir la joie, l’autre, le rire et la fête qu’avec l’égorgement d’un mouton. Et si ces danseurs ont eut les mots hogra et harga dans la bouche, il ne faut pas se tromper : ils incarnent bel et bien une dissidence, un mouvement de fuite vers la vie. Cela n’a rien à avoir avec le nationalisme, tellement et si bien qu’on a envie de soutenir ces gens-là, de leur demander de poursuivre leur rêve. De ne revenir que lorsque les fils de ministres boursiers de l’Etat reviendront eux aussi. Tous et même le dernier qui a été le seul boursier de cette année car fils d’un grand ministre inamovible.

    Car, on ne comprend pas pourquoi cela est haram pour un danseur que de fuir et hallal pour un fils de ministre que de poursuivre ses études à Londres, pendant que son père exige des Canadiens qu’ils refusent la demande d’asile des premiers.

    Il ne s’agit pas, cependant, d’encourager les gens à partir ni de jeter la pierre à ceux qui l’ont fait. Il s’agit seulement de rappeler que chacun est libre : celui qui trouve son héroïsme dans son refus de l’exil et celui qui puise dans son courage pour s’exiler si loin. Au fond, c’est une question de liberté et c’est pourquoi la réaction des officiels algériens au Canada à cette affaire est scandaleuse, outrancière, insultante : ce n’est pas celle d’une partie qui cherche à comprendre ou à solutionner, mais celle d’un adversaire qui cherche à rapatrier quelques évadés, menacer des révoltés et colmater une brèche qui laisse entrevoir ce que les gens fuient, pas ce qu’ils veulent atteindre.

    Dans son ridicule repentir, le Pouvoir a fini par avoir le faciès d’un totalitarisme religieux rampant : en voici donc les premier dissidents.




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  • zehira Houfani Berfas
    22 novembre 2010 at 23 h 04 min - Reply

    @D B et Adel, merci de votre soutien. C’est gâce à cette solidarité que nous parvenons à frayer un chemin vers cet idéal commun, Un état de droit en Algérie, un jour icha Allah.
    @Nourredine BELMOUHOUBJe pense personnellement que même si ces questions ne sont pas abordées dans le texte, elles font partie des abus que subissent les algériens et dont la combinaisons est à l’origine de ce harraguisme nationale.




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  • Alilou
    22 novembre 2010 at 23 h 44 min - Reply

    Quelle alternative nous reste-t-il mis a part nous defrustrer ici sur LQA ???

    Aucun plan de sortie de n’a ete proposé qui tienne la route, chaque fois on le decortique, on lui arrondi les angles, on le color, on le decore, on l’examine au miscoscope sub-atomique pour essayer de lui trouver des tas de defaut pour qu’en fin de compte il tombe dans les oubliettes,…

    On restera les champions du monde de la theorie et de la tchache…

    Moi je sais une chose ceux qui nous ont dompté y sont et y resteront toujours la ou ils sont, rien ne les delogera tant qu’on est atteint de la letargite chronique et genetiquement transmissible… ya el fahem efhem…

    Je viens de recevoir un stock de thé vert pour au moins 10 ans…hic le cauchemard continu…




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  • D B
    22 novembre 2010 at 23 h 48 min - Reply

    @Yazid
    Merci d’avoir partagé avec nous cet émouvant billet de Kamel DAOUD. Émouvant, c’est peu dire. Puisque Kamel Daoud dit les choses comme elles sont. Avec un bélier plongé dans une encre de soie, pour forcer les remparts de graisse obtuse. Il dit les choses comme elles sont, avec les mots pesés au trébuchet de l’incision, Dans toute leur infamie, lorsqu’elles sont infâmes. Telles qu’elles sont réellement, et qu’on s’évertue à maquiller. Parce que nous sommes d’impénitents hâbleurs, des négociants de loukoums, qui baignent dans des succédanés de miel, qui vous tirent par la manche, ou qui vous fichent leur longue épingle dans les reins, en faisant mine de rien.
    N’est-il pas vrai que nous disons, avec toute la charge ignoble qui se niche dans le mot, qu’une danseuse de ballet est une raggassa ? Et que nous le disons toujours avec un sourire entendu, et un regard qui plonge dans le biais poisseux, avant de remonter à la surface, avec le sourire complaisant qui se veut indulgent.
    Merci Kamel Daoud d’être une sentinelle de la pensée droite. Même si le fait de rouler à tombeau ouvert sur un fil de rasoir n’est ni de tout repos, ni indemne de dérapage. Ce ne sera pas faute d’avoir foncé droit à la gorge de l’ogre. En lui faisant croire que nos cris de détresse sont des rugissements féroces.
    Décidément, ces derniers temps, autant je suis tenté de me faire esquimau, à cause d’hurluberlus qui nous la jouent grands intellectuels qui volent au secours du pauvre DRS, autant je reprends du poil de la bête, grâce à des gars, des vrais de vrai, qui nous rappellent qu’on n’est pas si bêtes que ça. Ni moins dignes que n’importe quel ghachi moyennement respectable dans le monde. Et que dans la moyenne statistique, nous sommes aussi cons que tout le monde, dans le meilleur des cas. Ouf! Que ça fait du bien, au milieu du bien pétant, là où la connerie goitreuse nous a pompé tout l’air qu’on avait.




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  • Arezki Nait Amar
    22 novembre 2010 at 23 h 50 min - Reply

    Bouteflika, n’est-il pas lui-même un harrag?Dès qu’il a su que le président Chadli conseillé par des forces occultes pour mettre en place une cour des comptes et par peur d’être jugé pour les milliards qu’il a détourné à l’époque où il était MAE de du Colonel – Président Houari Boumediène , il a pris sa valise pour se réfugier en Suisse pendant 20 ans. Si Tewfik a cru que pour sauver sa tête il faut faire appel à un roublard comme lui, Si Abdelka, Si Abdelaziz Bouteflika, 1,2,3 !Viva L’Angérie !
    Finalement, on s’est rendu compte qu’ils ont conclu un marché de dupes !




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  • Mounia
    23 novembre 2010 at 4 h 42 min - Reply

    Soyons sérieux! Khalida Messaoudi khodra foq a3cha! Elle est loin d’être la responsable de la tragédie nationale et encore moins de la défection de ces jeunes parce que la danse est une activité culturelle. Je pense qu’au lieu de s’acharner à chaque numéro sur Khalida Messaoudi, il serait plus judicieux et plus productif d’orienter notre énergie dans le sens de la dénonciation des piliers du système mafieux rentier-bureaucratique et leurs nouveaux alliés objectifs.

    Merci de ne pas me censurer!




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  • ON N4ETOUFFERA JAMAIS…tant qu’il y aura cette abondance d’oxygène. « Echos libres et Equilibres de Dzayer-Blog
    23 novembre 2010 at 9 h 56 min - Reply

    […] yazid dit : 22 novembre 2010 à 22 h 18 min […]




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  • Ammisaid
    23 novembre 2010 at 10 h 06 min - Reply

    Quelqu’un connait-il un moyen licite et légal de haraguer au club des pins et de prendre la nationalité de ce pays dans le pays pour y vivre tranquille et selon les convictions personnelles et respectant celles des autres?
    Fraternellement




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  • radjef said
    23 novembre 2010 at 14 h 37 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. @Arezki Nait Amar, bonsoir et saha aidek, a vous et a votre famille. Pourriez vous me dire ou m’expliquer comment des visas a destination de France, Royaume-Uni, USA, Canada, Australie et Belgique sont vendus dans les villages reculés du Djurdjura? Les services secrets de ces pays ignorent-ils cette situation ou bien complices avec la junte au pouvoir, ils ferment les yeux? Comment des trabendistes parvient-ils a avoir autant de visas? Quels sont leurs relais et leurs complicités pour ouvrir un marché de visas au Djurdjura? Serions nous devenus les indigénes des temps modernes? A quoi ont servi finalement les sacrifices de nos parents du moment ou des algeriennes et des algeriens-harags- sont vendus comme des esclaves?




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  • Arezki Nait Amar
    23 novembre 2010 at 19 h 02 min - Reply

    @ Said Radjef

    Saha Aidek Da Said Radjef,mes meilleurs voeux de bonheur,de joie,de bonne santé à vous et à votre famille.

    Cher Said , l’affaire des faux documents en tous genres est un phénomène national et non spécifique à la kabylie.Il suffit de lire les nombreux articles de la presse nationale sur le Net pour s’en rendre compte.Les services de sécurité et les douaniers arrêtent chaque jour au niveau des ports et aéroports nationaux des porteurs de faux passeports , faux visas et fausses cartes de séjour.
    Tout sonne faux dans notre pays.Cet article de Chawki Amari illustre bien cette situation.

    L’empire du faux et son prix

    Chawki Amari

    El Watan : 10 – 10 – 2009

    Au pays des pirates, tout s’achète et tout se vend, un faux permis ou un visa. Faux papiers, documents ou déclarations foisonnent aux côtés de faux généraux, faux barrages, faux moudjahidine et même faux pauvres, récemment démasqués par le vrai ministre de la Solidarité. Combien ça coûte ?

    L’homme est sorti tôt, a pris une pile de papiers puis est allé à la mairie. Une fois ses documents déposés, il a attendu et l’employé n°1 lui a remis son certificat de résidence.

    Bureau 8, il passe pour le faire légaliser par l’employée n°2, puis passe à côté pour une autre légalisation par l’employé n°3. Au final, le tampon plus une signature de l’employé 1, puis un autre tampon et signature de l’employée 2 chargée de contrôler l’employé 1, puis un autre tampon de l’employé 3, dont le rôle est de vérifier le travail de l’employé 1 et de l’employée 2. Pourquoi toute cette gymnastique pour un simple certificat de résidence ? A cause des faux. Au royaume de la corruption, il suffit de donner 2000 DA à l’un des trois employés pour avoir un certificat de résidence, avec l’adresse de son choix, Hydra, Las Vegas ou Bachedjarrah. D’où le triple contrôle. C’est trois fois rien mais « dans les pays normaux, explique un ancien inspecteur de police spécialisé dans le trafic de faux papiers, il existe une traçabilité.

    On peut remonter un faux document administratif et retrouver celui qui l’a délivré, pas besoin de toutes ces opérations. » C’est pour la même raison, cas unique dans la région, que depuis peu, les opérateurs téléphoniques algériens exigent une photocopie légalisée par la mairie de la pièce d’identité. Trop de fausses pièces, trop de faux tout court. Une fausse carte d’identité coûte 20 000 DA, un faux certificat de scolarité 3000 DA, un faux baccalauréat 20 millions, une fausse carte de dispense militaire 30 millions. « Il n’y a pas de fichier national des permis de conduire, pas plus que de cartes grises, explique encore l’inspecteur, ce qui facilite grandement les trafics en tout genre. » D’ailleurs, même au sommet de l’Etat, le faux a cours, comme ces faux diplômes délivrés à des ministres ou des présidents de l’Assemblée pour les faire passer pour des universitaires, ce qu’ils ne sont pas. On donne des faux chiffres pour les élections, de faux taux de chômage et d’inflation.

    Du bas vers le haut, le faux est roi, et peut même être élu ou nommé à de hautes fonctions.

    Le faux et le vrai faux

    A ce niveau, il faut faire la différence entre le faux faux et le vrai faux. Comme un faux permis ou un faux baccalauréat, entièrement contrefaits, cédés à 10 000 DA et un vrai faux permis enregistré à la wilaya ou un vrai baccalauréat directement acheté auprès de fonctionnaires véreux de l’office du bac. Les prix ne sont bien sûr pas les mêmes, et en Algérie, il y en a pour toutes les bourses. Un vrai faux visa 1200 euros, un faux faux visa, 10 fois moins. C’est toute la différence entre un vrai papier auquel vous n’avez pas le droit et un faux papier délivré par un contrefacteur. Exemple ? Une licence de débit de
    boisson, globalement interdite au commun des mortels, coûte 200 millions. Un permis de construire auquel vous n’avez pas droit, 50 millions. Un emploi coûte deux mois de salaire, le chômage ayant atteint de telles proportions dans l’Algérie profonde que les employés des bureaux de main-d’oeuvre exigent deux mois de salaire (en sous-main) pour « placer » un jeune sur un chantier. Au su de tout le monde et accepté par le demandeur, qui préfère donner deux salaires et commencer à en toucher un au bout de trois mois plutôt que rien. Du
    faux ? Non, c’est du vrai. Et ce n’est pas de la contrefaçon, sport national qui fait perdre à l’Algérie 30 milliards de dinars chaque année selon les dernières estimations et touche tous les secteurs : 50% des pièces détachées des véhicules sont contrefaites ; 60% des
    cigarettes, 40% des cosmétiques, 30% des chaussures et des vêtements, 12% de l’électroménager. Et le reste ?

    Les faux généraux

    Pour mesurer l’ampleur du phénomène, il suffit d’aller sur Google et de taper deux mots, « Algérie » et « faux ». Le résultat ? Plus d’un million de résultats, soit plus que les pays voisins les plus corrompus. Dans un désordre qui n’est qu’apparent, faux barrages, faux billets pour le match Algérie-Zambie, faux agriculteurs devenus milliardaires, fausses
    factures, faux fuyants, fausses réformes, faux sel, fausse levure, fausses pièces détachées, et même faux Viagra, importé par de petits malins et qui a provoqué des malaises chez ceux qui en ont consommé. Car il y a des faux importateurs, 11 000 selon le gouvernement, des
    faux moudjahidine (50 000 selon les estimations), et lors du Ramadhan, le ministère de la Solidarité a réussi à identifier 92 000 faux pauvres ayant demandé des (vrais) couffins.

    Mais le phénomène le plus particulier est certainement l’usurpation de fonction. Et pas n’importe laquelle. Selon des sources judiciaires, 50 faux généraux ont été appréhendés depuis le début de l’année. Vêtus de fausses tenues (vendues à 5000 DA), ils se présentent comme généraux pour faciliter des procédures commerciales ou administratives, dédouanement au port ou simplement pour opérer des arnaques auprès de citoyens ou chefs d’établissement naïfs.
    « S’ils font ça, c’est que ça marche, commente un avocat. Un général ne fait pas la queue comme tout le monde, ne passe pas par les mêmes bureaux et jouit d’une impunité particulière. » Le plus audacieux ? Récemment à Oran, un homme habillé en général et de par sa ressemblance avec Mohamed Lamari, s’est carrément fait passer pour l’ex-chef d’état-major de l’armée. Il s’est fait arrêter. Son âge, 35 ans, avait paru suspect aux personnes qu’il a essayé d’arnaquer. Bref, le faux a encore de l’avenir. Il ne prend pas seulement en charge la vie (difficile) des (vrais) Algériens mais aussi la mort. Les personnes recherchées pour
    divers crimes ont ainsi trouvé une astuce. Se faire établir (pour 3000 DA) un faux acte de décès. La personne étant morte, les poursuites judiciaires s’arrêtent d’elles-mêmes, quitte à vivre en clandestin (faux mort) dans son pays. Mieux, l’Algérie est devenue tellement
    corrompue que dans les cimetières surchargés des grandes villes, trouver une place où enterrer un proche est pratiquement impossible. Combien ? 3000 DA pour le fossoyeur et le tour est joué. Même mourir n’est pas facile. Sauf quand on maîtrise le faux.

    Faux billets de plus en plus vrais

    Scanners à 5000 dpi haute résolution, papier fin, poudre spéciale, encre noire et diluant sont régulièrement saisis par les services de sécurité. Tout cet appareillage pour fabriquer de la fausse monnaie, activité qui a atteint des records en 2009, plusieurs milliards de dinars seraient en circulation, développant même des ateliers extraterritoriaux. En janvier,
    350 000 faux billets de banque de 1000 DA ont été saisis à Naples, en Italie, soit une valeur de 30 milliards. Qui a dit que l’Algérie n’exportait rien ? Mais à côté des billets amateurs, dinars, dollars, euros et francs CFA dont les Africains subsahariens détiennent presque le monopole (2 milliards en faux billets saisis le mois dernier sur un ressortissant
    malien), il y a des billets d’une telle qualité que l’alerte a été donnée aux banques. Des faux billets de 1000 DA indétectables aux ultraviolets des machines, ce qui a poussé la cellule de traitement du renseignement financier à préconiser l’obligation du chèque pour les grosses transactions, 60% du marché commercial étant informel. Car les conséquences sont déjà graves, des banques nationales possèdent des faux billets dans leurs coffres. Une source policière affirme d’ailleurs que récemment, une agence a été cambriolée en Kabylie.

    Manque de chance, la majorité des billets volés étaient des faux. Si on ne peut plus faire confiance aux banques, à quoi sert de les dévaliser ? Il n’y a plus de valeurs.

    Cordialement.




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  • Alilou
    23 novembre 2010 at 23 h 51 min - Reply

    Ils n’ont qu’a faire comme en australie des billets en plastique speciale, garantie a vie, inusables, indechirables et difficile a faire, et arretons avec ces faux bplems,

    Soit on change soit on se la ferme car y’en a marre de tous ces problemes, l’algerie elle meme est un probleme et y compris le ghachi qui nous sert de peuple,

    Ya rabi, on pretend etre des musulmans vrais, et dire que le vrais musulman refuse de vivre indigne et soumis, hormis a DIEU, nous on fait quoi lister les pblms, le vrais probleme c’est nous NOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUS fin de l’histoire. L »acteur est mort c’est la fin du film…




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  • Votre nom..Bensaada
    24 novembre 2010 at 20 h 53 min - Reply

    Nos ministres ont des doubles nationalités, nos Generaux ont des « biens » partout à l’etranger et ces jeunes essayent de se faire une vie au Canada. Pourquoi pas ? Chacun pour soi et Dieu pour tous.




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  • Sid Ahmed
    25 novembre 2010 at 5 h 46 min - Reply

    Cessons de juger ces jeunes danseurs qui ont décidé de tout laisser tomber pour une grande bouffée d’air libre au Canada. En cela, ils ne sont guère différents des millions d’autres jeunes qui croupissent sans espoir, sans vie et sans avenir en Algérie, un pays riche où les gens sont pauvres, un pays jeune gouverné par une engeance rescapée des temps jurassiques. Ces jeunes sont des êtres libres et souverains de leur décision. Celle-ci, prise en concertation avec leurs proches, appartient à eux seuls.

    Qu’en est-il du gouvernement algérien dont l’image est écornée quotidiennement par une jeunesse qui n’hésite pas à fuir les cales d’un pays, passé en l’espace de quelques décennies d’un flamboyant navire amiral à un radeau rachitique, dérivant à vau-l’eau, et rongé par des colonies (dans la double acception du terme) de satrapes et de termites insatiables. Comment la représentation diplomatique de ce pays à Ottawa s’est empressée de parrainer la tournée d’une troupe de danse alors que plusieurs tournées sportives et culturelles antérieures, (dont la première remonte à 1993 avec la défection de judokas algériens) s’étaient achevées de la même manière ?

    Avec un minimum de travail, l’ambassadeur aurait du le savoir. Mais c’est peut-être trop lui demander que de faire du vrai travail, honnête et désintéressé, et non de multiplier les gesticulations calculées, fidèlement rapportées par le « correspondant » d’El Watan, voix de son maître freelance et porte-plume attitré s’il en fut. Car, outre qu’elles relèvent du vide sidéral, les gesticulations de l’ambassadeur sont destinées essentiellement à épater le quidam du Québec et à se manufacturer une visibilité, en forme d’acteur de kabuki, destinée à rouler dans la farine ceux qui surveillent ses actes à partir d’Alger. Mais est-ce surprenant tout cela ? Ça l’est sans doute pour les spectateurs d’une telle représentation théâtrale, qui prennent l’illusion du kabuki pour la réalité de l’effort. Après tout, l’ambassadeur d’Algérie à Ottawa s’est bien assuré que l’article d’El Watan annonçant la tournée de la troupe lui donne tout le crédit pour cet exploit et qu’il mentionne clairement que ladite tournée a été organisée « à l’initiative de l’Ambassade d’Algérie. »

    Autrement dit, cet ambassadeur, Janus de l’esbroufe, s’est tout simplement dit qu’il était temps de se relever de son long farniente et de faire du pied aux décideurs pour leur signifier qu’il fait admirablement bien son travail et qu’il mériterait en conséquence de prolonger son opulente sieste au Canada. Car faire voyager au Canada une troupe de danse ne relève-t-il pas de la haute voltige diplomatique ? N’est-ce pas là l’incarnation de l’art consommé de la diplomatie ? S’improviser impresario d’une troupe de danse, n’est-ce pas là le summum de l’art diplomatique que même l’immense Talleyrand aurait été incapable d’accomplir ?

    Et puis, pourquoi un ambassadeur s’acharnerait-elle à ouvrir le marché canadien aux produits, marchandises et services d’Algérie quand il est beaucoup plus payant de faire danser les Canadiens aux sons de la zarnajia de Boualem Titiche et la gasba de Khelifi Ahmed, mis en scène par des danseurs misérables, alors que ce même ambassadeur, rictus de satisfaction en évidence, continue à s’engraisser voracement de l’argent du contribuable algérien et à remplir de semoule abondante et précieuse son immense couscoussière, sans rebords et sans fond.

    Sid Ahmed.




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  • Hamma
    25 novembre 2010 at 21 h 58 min - Reply

    Salam à toutes et à tous.

    Il y a le capitalisme, le socialisme, le communisme, le nationalisme, le régionalisme etc… Chez nous, c’est le Bouteflikalisme! Idéologie qui a ses adeptes et ses détracteurs à l’interieur comme à l’exterieur du pays mais qui se reconnaissent tous et se joignent quand le timonier sonne le gong pour la pitance sur le navire qui coule, qui coule, qui coule et qui n’en fini pas de couler… sans lui bien entendu!

    Fraternellement.

    Salam.




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  • wahid
    26 novembre 2010 at 1 h 35 min - Reply
  • wahid
    26 novembre 2010 at 2 h 06 min - Reply
  • wahid
    26 novembre 2010 at 2 h 08 min - Reply
  • Hamma
    26 novembre 2010 at 11 h 51 min - Reply

    Merci frère Wahid pour les liens.

    J’ai une nièce et un neveu tous deux universitaires. L’une à Montréal et le frère à Toronto après avoir passé 02 ans au USA. Ils sont très jeunes et ils m’ont longuement entretenu sur la communauté Algérienne installée au Canada. Ils ne comprennent toujours pas ce qui arrive à l’Algérie. Avec cette affaire des artistes du ballet national, ils ont posé la question si l’Algérie n’était pas à feu et à sang au vu de la gravité de l’affaire. Nous n’y sommes pas, mais cela risque de l’être à tout moment.




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  • zehira Houfani Berfas
    26 novembre 2010 at 18 h 54 min - Reply

    @Sid Ahmed
    Merci pour votre contribution qui renseigne autant sur les informations concernant les procédures d’asile au Canada que pour le drame du peuple algérien que ces artistes ont ravivé par leur geste.
    Vous l’aurez bien compris, dans ce texte, il n’est pas question de juger ces jeunes danseurs, bien au contraire. Cependant, il est vrai que ce « correspondant » d’El Watan en fait trop dans la tergiversation entre un petit bravo aux danseurs et un grand clin d’œil aux représentants des autorités officielles (ici et là-bas). Et je me joins à vous pour lui dire de cesser de mettre la pression sur ces jeunes en braquant les regards sur eux, et ce, au nom des millions d’autres de leurs compatriotes, qui comme vous dites croupissent sans espoir et sans un avenir dans une Algérie riche qui leur dénie le droit à une vie décente.




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  • kamel
    17 décembre 2010 at 0 h 31 min - Reply

    Esapce de liberté, de securité et et de justice voila les raisons qui ont poussés les ALGERIENS a risquer leurs peau en mer.Des visas qui se veundent entre 50 et 70 millions.!!qui profitent de se buseness.!biensurs la MAFIA++, et les corrompus de cet etat Alkherien.Ce pays appartinent a ses corrompus et leurs complices.Plutot disparaitre en mer que de mourir a petit feu sans aucun espoir, voila ce qu’ils pensent ses ALGERIENS avant de prendre la direction de la mer et de la mort..,Des hitistes devenus des Haragas et , les Haragas sont la consequence de la hogra. (m.rs les Gouvernants faites un petit test:ouvrez les frontiéres et vous allez rendre compte que 90% des ALGERIENS quitteraient ce pays.)…,N’est pas ETRANGE d’entendre le governement dire que le phénomene de Haraga L’ETRANGE..!vraiment ca m’étrange et ca m’étrangle moi aussi.
    Aya au plaisir,
    Khaoutis




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  • Abdelaziz
    2 janvier 2011 at 21 h 06 min - Reply

    Absahhat’houm a sidi ! Après la rougsa ils ont donné errih elredjlihoum !
    Question : neuf danseurs-harraga sur combien de danseurs de la délégation ? (c’est pour avoir une idée de la recomposition des futures chorégraphies hahahaha…)

    Ce n’est pas une vraie catastrophe pour le régime. Après tout ce ne sont que des « rougassine » pour eux. Ils ont bien laissé partir des têtes par milliers alors quelques jeux de jambes en plus, pas de problème. Ceci dit, neuf lapins qui se cassent de concert, ça fait cher le décibel yew !

    Quelqu’un a évoqué les « lettrés boostés » avec l’exemple exquis de Yasmina Khadra : l’homme qui est traduit dans trente langues et qui a surtout vu la lumière le jour où il a reçu une leçon de démocratie. J’ai assisté à ses piètres prestations sur les plateaux de la tv française. Je me suis dit : « Tiens un blédard qui vient faire de l’ombre à Smaïn & Debbouze…»

    Nous n’avons pas à encourager ou à décourager ces neuf algériens ni à les juger de leur acte. Nous en faisons une lecture et essayons de l’inscrire dans une réalité amère qu’est la nôtre.

    A celles et ceux qui auraient encore la naïveté de croire que les puissances occidentales vont écouter nos voix timides et les faire passer avant leurs intérêts, chez nous, et qui se chiffrent par milliards de dollars, je dis : « Bonjour ! … croissant ? »

    Un intervenant a écrit « les algeriens qualifies ont prefere l’amerique du nord que l’europe ». Pour info, ils n’ont eu le choix que de s’engouffrer dans l’appel d’air initié par le Québec.

    Il y a deux cercles d’épanouissement : l’individuel et le collectif. Le second n’a jamais décollé, l’individu n’a pas voulu rater les deux. Le collectif est moins facile à réaliser car dépendant de facteurs externes des plus élaborés (évitons les détails…)

    Aux cinéphiles, il y a un passage « chef d’œuvre » où un type apprend à un autre à être homme. Dans le texte, à la virgule près : « un homme doit pouvoir laisser tomber tout ce qu’il a en moins de trente secondes ». (à méditer de chez miditi)

    Allilou, qui a la chance d’avoir un stock de thé le veinard, parle de défoulement. Il dit qu’on se « défrustre » sur LQA. Qui oserait lui dire qu’il a tort ?

    Merci à D B (qui me pousse parfois à prendre le dico coco !)qui nous montre qu’on peut jouir en les vomissant à coup de belles lettres.

    A chacun de trouver le juste milieu, son juste milieu.

    Petit clin d’œil à Mme Toumi. Khalida, tu as raté une occasion de te taire le jour où tu nous as fait visiter ton taudis du club des pins.




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  • Congrès du Changement Démocratique