Édition du
30 March 2017

Maroc- l'Algérie: la course aux armements est un crime contre les peuples

In Forum Free Algérie (FFA)

le Mardi 23 novembre 2010

Par Djamaledine Benchenouf

Ma maghrebinité, si je peux l’exprimer ainsi, s’était éveillée avec la lecture d’un roman fabuleux : Idriss, de Ali el Hammami. Lorsque j’eus fini de le lire, je me découvrais aussi Marocain que j’étais Algérien. Et cet état d’esprit continue d’être le mien. Tout naturellement.

Ali El Hammami, était né en 1902 à Tiaret, d’une modeste famille de petits commerçants, mais néanmoins lettrés, originaires de Aïn lahmam en Kabylie.
Ali El Hammami, journaliste et écrivain, d’expressions arabe et française, nationaliste farouche, fut l’un des premiers intellectuels à appeler à l’émergence d’un grand Maghreb uni. Il combattit, lors de l’insurrection du Rif marocain, aux côtés de Abdelkrim el Khatabi.
Bien avant le déclenchement de la révolution algérienne, il porta les aspirations du peuple algérien, à la dignité et à la liberté, dans le monde entier. Il entra en contact avec les personnalités les plus illustres de cette époque, et se fit l’avocat de son peuple auprès d’eux.
il a représenté l’Algérie , en 1949, au premier congrès mondial islamique à Karachi (Pakistan). De retour vers le Caire, l’avion qu’il avait pris s’écrasa au Pakistan. Il avait 47 ans. Il a été enterré au cimetière de Sidi M’Hamed (Alger). Plus de 12 000 personnes, venues de toute l’Algérie, et du Maroc, ont assisté à son enterrement.
Ce précurseur d’un Grand Maghreb, dans l’action, est tombé dans l’oubli. Un inconnu intégral

Aujourd’hui, la perspective d’un Maghreb unifié, comme l’avait rêvé  Ali El Hammami, et bien d’autres illustres personnages de nos pays, n’est pas loin de virer à la l’utopie.
Des rêveurs d’enfer sont passés dans nos contrées, qui nous ont dressés les uns contre les autres, nous les frères que rien ne sépare, si ce n »est la conjoncture politicienne, faite par des apprentis sorciers, et qui ne tarderons pas à devenir d’irréductibles ennemis, si nous n’y prenons garde, si nous ne nous unissons pas contre quiconque veut nous diviser, contre quiconque veut nous faire croire que nous  sommes des peuples ennemis, alors que tout nous réunit.

Il y a tant de choses à dire sur le sujet, tant de complots fomentés par des maquignons de la manipulation, qui se prenaient pour d’immenses révolutionnaires, tant de venin distillé dans nos veines, par des politicards de circonstance, que le hasard de l’histoire à placé au carrefour de nos destins, et qui y ont semé l’ortie et le chardon.

Et ceux d’aujourd’hui, dignes héritiers de leurs maîtres à penser d’hier, qui en étaient d’ailleurs les nervis et les entremetteurs, continuent dans la même logique, à creuser davantage le fossé entre nous. Un fossé qui nécessite pourtant tant de volonté, de bonnes volontés, de compromis réciproques, de compréhension réciproque, pour être être enfin comblé, pour que plus rien ne barre le chemin à nos peuples de se retrouver, et d’ouvrir enfin la route vers la construction d’un Grand Maghreb fort et fraternel. Mais las…

Je disais donc que nos dirigeants d’aujourd’hui, je parle surtout des dirigeants algériens, puisqu’il nous faut confesser nos faiblesses et nos turpitudes, qui ne sont pas les nôtres en vérité, en tant que peuple algérien,  mais celles de ces dirigeants indignes, continuent de mener nos deux peuples vers une irrémédiable séparation, voire vers un conflit armé, à Dieu ne plaise.

Ainsi, ce régime, non satisfait d’être l’un des plus policiers du monde, dont le nombre d’agents des « forces de sécurité » est l’un des plus élevés au monde, par rapport au nombre d’habitants, pour pouvoir bien entendu faire face à toute velléité de soulèvement populaire, a poussé sa criminelle logique jusqu’à vouloir devenir une puissance militaire régionale. Ca ne lui suffit pas de tuer l’avenir de ses propres populations, il faut aussi que celles des pays voisins subissent le même sort Et il fait tout pour ça.

Il a profité de la fabuleuse manne pétrolière qui lui tombé sur le giron, sans le moindre mérite de sa part, non pas pour améliorer le sort de ses malheureuses populations, ou pour jeter des ponts entre lui et ses voisins, mais pour acquérir un armement très au dessus de ses besoins vitaux, un armement dont tout un chacun aura deviné qu’il n’était destiné qu’à faire définitivement basculer en sa faveur l’équilibre des forces, entre lui et notre voisin marocain.

Le Maroc, qui s’était toujours senti menacé par notre pays, à juste raison par ailleurs, puisque ceux-là même qui tenaient leurs bases sur son territoire pendant la révolution algérienne, et qui s’y prélassaient pendant que les combattants de l’intérieur tombaient par centaines de milliers, ces anciens des bases arrières marocaines, ont donc opté pour un surarmement totalement débridé.

Cela est tout à fait compréhensible, de points de vue  aussi sordides et monstrueux, les uns que les autres. Puisqu’en plus de vouloir acculer le Maroc, ils trouvaient là une occasion de se faire un pactole qui se chiffre désormais en milliards de dollars. Les commissions qu’ils prélèvent, en effet, sur ces achats d’armements, et qui sont un secret de polichinelle dans le monde des courtiers internationaux, atteignent des records,en l’occurrence.
Et en même temps, ces calculateurs machiavéliques, hacha Machiavel, poussent notre voisin à une course aux armements qui est au dessus de ses moyens.
C’est donc l’escalade, puisque le Maroc, et c’est tout à fait légitime, fait tout pour tenter de se maintenir à la hauteur de son belliqueux, et richissime voisin. Le drame est qu’il ne dispose pas de ressources naturelles comme notre pays, et qu’il doit donc se saigner littéralement, détourner des budgets destinés au développement, et au soutien des populations les plus défavorisées, pour les consacrer à des achats d’armement. Il est peut être contraint aussi, la mort dans l’âme, de vendre son âme au diable, et de contracter des alliances contre-nature, de faire des promesses qui pourraient définitivement compromettre l’union maghrébine, pour pallier à son manque de moyens financiers. Pour pouvoir se maintenir dans cette course aux armements que lui impose l’Algérie.

Et c’est cette finalité que voulait le régime algérien. Pousser le Maroc à ses derniers retranchements, l’appauvrir, priver ses populations les plus défavorisées d’une politique de développement qui devient urgente, dans une situation de paupérisation explosive

Cette ignominie, qui restera une tâche indélébile dans l’histoire nos nations, devra être inscrite à l’actif des seuls dirigeants algériens, et non de notre peuple. L’histoire retiendra que ces dirigeants qui ont capté indûment le pouvoir, par la ruse et la violence, ont créé une situation extrêmement dangereuse pour toute la région, qui pourrait demain provoquer une guerre fratricide, aux  motifs sordides de freiner le développement de notre voisin, en même temps que de se remplir  les poches.
Je le dis comme je le pense, sachant que je vais me faire traiter de traître, par des quidams qui pensent à reculons, parce qu’ils y trouvent leur compte, ou qu’ils sont missionnés pour le faire
Demain, si ça vire au cauchemar, à Dieu ne plaise, ces mêmes patriotards useront de la même démarche lorsqu’il faudra envoyer leurs enfants au casse-pipe.Ils répondront présents, et les enverront dans la direction opposée, à reculons comme toujours.

D.Benchenouf


Nombre de lectures : 3977
22 Commentaires sur cet article

LAISSER UN COMMENTAIRE

*

*

  • Zineb Azouz
    23 novembre 2010 at 20 h 54 min - Reply

    Merci Djamal Eddine pour ce texte et ces rappels salutaires à nos consciences et notre histoire.

    Nos deux peuples restent les captifs de pouvoirs illégitimes, cruels et intemporels.
    Je serais tentée de dire que le notre est le pire de tous les points de vue, et cela ne disculpe en rien ces monarchies aveugles, mais qu’on le veuille ou non le gâchis Algérien et unique et les crimes programmés par notre pouvoir génocidaire ont dépassé de loin toutes les horreurs.
    Quoi de plus « naturel » que d’exporter ce savoir faire !

    Pour rappel à propos de NOTRE héros El KHETTABI, permets moi de rajouter que :

    la première défaite d’une puissance coloniale européenne, disposant d’une armée moderne, devant des résistants sans ressources, ni intendance eût lieu à Anoual grâce à Abdelkrim EL KHATTABI (16 000 soldats tués, 24 000 blessés, 150 canons et 25 000 fusils. En outre et 700 soldats espagnols ont été faits prisonniers).

    Pourtant lorsque ce dernier, alors qu’il était en position de force tente de constituer le noyau d’un mouvement de libération marocain dans la perspective d’un vaste mouvement de décolonisation, et demande au sultan Moulay Youssef de rallier sa cause, ce dernier REFUSA.

    A bon entendeur salut !

    Cordialement,
    ZA




    0
  • aboudouma
    24 novembre 2010 at 2 h 52 min - Reply

    autant mon admiration pour l’auteur de cet article est grande, autant mon espoir pour que cette evidence soit assimilée par le regime algerien est mince: dans sa quete de maintenir sa poigne de fer autour du cou du peuple algerien qu’il depouille depuis toujours, ce regime s’est lancé dans une politique de destabilisation de la region qui vise d’abord a detourner l’attention des algeriens sur leur situation , sur les echecs de la politique,economique, sociale et culturelle menée et aussi empecher les voisins de reussir leur developpement economique et sociale .Le maintien du maghreb en otage semble etre la deuxieme étape de cette follee politique.




    0
  • reda 2
    24 novembre 2010 at 13 h 44 min - Reply

    Merci mr D.Benchenouf pour ta lucidité . ton récit est digne d’un journaliste indépendant qui ne soit pas sous le joug d’un régime militaire qui nous va surement nous conduire droit au mur et à une confrontation armée avec notre voisin le Maroc … je crois que nos journalistes surtout d’Echourouk
    ,liberté , El khabar et d’autres qui sont sous le joug des généraux te prennent pour un modele en matiere de professionnalisme et cessent d’être manipulés par des ignorants pour une une bouchée de pain …




    0
  • Rbaoui
    24 novembre 2010 at 16 h 40 min - Reply

    La course aux armements permet aux generaux algeriens et marocains de s’en mettre plein les comptes en banque.
    Certains contrats d’armement sont tout simplement fictifs. Ils concernent par exemple des équipements parfaitement inutiles, comme des pièces de rechange pour des simulateurs que ne possède même pas l’armée de terre algerienne, cette dernière se portant également acquéreuse de l’achat de matériel défectueux, comme en témoigne la livraison d’avions prétendument neufs, mais qui n’ont jamais pu décoller etc…
    Les generaux algeriens ne feront jamais la guerre au Maroc qui est un allié majeur des Etats-Unis hors OTAN et le protégé de la France.
    Au Nigeria, considéré comme l’un des pays les plus corrompus au monde, la plupart des contrats – qu’ils soient civils ou militaires – sont conclus moyennant le versement de dessous-de-table à des ministres, des hauts fonctionnaires ou des officiers supérieurs.
    Le président nigérian Goodluck Jonathan a récemment limogé le chef d’état-major de l’armée, le général Abdulrahman Danbazau, ainsi que les commandants de la force aé­rienne, de la marine et de l’armée de terre. Leur départ survenait après que les médias locaux, documents solides à l’appui, ont fait état des soupçons qui pesaient quant à leur implication dans des actes illégaux liés à des contrats d’achat d’armement.
    Les generaux marocains et algeriens peuvent continuer à toucher de juteuses commissions.




    0
  • madjid
    24 novembre 2010 at 18 h 18 min - Reply

    Mon cher Raoui je te trouve bien optimiste et j’aimerai bien le partager avec toi ton optimisme et D.Benchenouf et Reda 2 ont vu juste surtout tu vois notre héros (zero ) national déclarer la guerre au Maroc à l’ENTV ça me laisse perplexe … et les évènements du Sahara occidental tout le monde est maintenant d’accord que c est le DRS qui est derrière …




    0
  • Hamma
    24 novembre 2010 at 19 h 02 min - Reply

    Salam à toutes et à tous.

    Bien vu!

    Cette course aux armements entre deux pays que sont l’Algérie et le Maroc ne peut être interprétée autrement et j’ai la nette conviction que cette course se fait aussi entre la France et les USA. L’une qui ne s’est jamais départie de sa politique envers ses ex colonies et l’autre qui veut étendre son hégémonie sur le terrain même de la France qui voit d’un mauvais oeil le rôle de gendarme des USA dans cette partie du globe.

    Dans cette histoire, tout le monde est bien servi excepté les peuples d’Afrique et du Maghreb.

    Fraternellement.

    Salam.




    0
  • Abdel madjid AIT SAADI
    24 novembre 2010 at 19 h 45 min - Reply

    Pour illustrer le débat, je me suis permis de « copier coller » de la thèse d’histoire de Lydia AIT SAADI, dans sa partie qui concerne la préparation à la lutte armée du peuple algérien, pour démontrer qu’il est criminel et surtout qu’il faut être ingrat, et absolument immoral que d’entretenir la division au sein des peuples maghrébins, d’abord, et de la nation islamique, ensuite, quelques soient nos dissensions conjoncturelles avec les dirigeants actuels, comme on l’a vu à la faveur du match Algérie-Egypte ou des affaires de « frontières » avec nos voisins, immédiats.
    Sur ce débat qui ne finira pas de rebondir, et que je remercie Si Djamaledinne Benchenouf, de dégonfler opportunément, je vous invite donc à lire avec moi, ce qu’elle en dit, en notant que c’est la nouvelle génération d’Algériennes qui parle:

    « Nous citerons un article du 8 juin 2005, paru sur Internet mais qui nous a été confirmé par son auteur Sadek Sellam, ayant pour titre, « Tawfiq Ashaoui », et que nous avons pu consulter de nouveau, en mars 2009. Dans cet article, l’auteur tente de montrer les rôles importants joués aussi bien par le Bureau du Maghreb Arabe ouvert au Caire, en 1947, l’année de l’évasion de l’émir Abdelkrim el Khettabi. Il considérera Ali El Hammami, originaire de Tiaret, qui avait participé à la guerre du Riff aux côtés d’Abdelkrim, puis a milité aux côtés de l’émir Khaled à Paris, en 1924, comme le plus brillant d’entre eux. Fixé comme professeur d’histoire à Bagdad, sur recommandation de Chakib Arslan, il attirera l’attention de Ben Badis en 1930. Il dénoncera lors du Congrès de Karachi sur l’économie islamique, la confiscation des biens Habous (main morte) ainsi que la désignation des imams par la France coloniale en Algérie. Il se reconnaissait dans le programme de Ferhat Abbas, de 1946, en souvenir de la ligne tracée par l’émir Khaled, qui visait selon lui « l’émancipation de nos frères musulmans ».
    Au Caire, on retrouvera Chadli Mekki, représentant du PPA-MTLD, que Harbi qualifiera de membre de l’aile radicale de « l’islamo-messalisme ». Quant à l’Association des Oulémas, depuis 1950, le Cheikh Bachir Ibrahimi, s’y installera, pour y rejoindre le cheikh Fodil El Ouartilani, qui y était installé depuis 1936. C’est d’ailleurs, ce qui explique que Cheikh Bachir El Ibrahimi, ait apporté son soutien dans la semaine même du déclenchement de la Révolution, à l’action armée, alors que l’association qu’il préside ne l’aura fait qu’en janvier 1956, comme nous le verrons plus tard. Ces militants étaient en contact avec les Frères musulmans, qui pour l’ambassadeur de France, soutenaient de loin, « l’arabisme militant […] en Afrique du Nord». En 1949, les Frères Musulmans, recevront la visite du Dr. Lamine Debaghine, qui songera à créer à son retour à Alger, une organisation, à l’image de celle des «frères ». Ces mêmes « frères » qui servaient déjà de modèle à un étudiant Mohamed Boukharouba, (le futur Houari Boumediene).

    I. Messali Hadj et la préparation de la lutte armée
    Mais pour clôturer ce débat, encore chaud, étudions avec Benjamin Stora les p. 201 à 225, de son ouvrage, « Messali Hadj » . Un certain nombre de faits démontrent à la fois les influences aussi bien arabo-islamiques, dues à sa formation de base, ses contacts avec Chakib Arslan et son ouverture à la presse révolutionnaire arabe, ses séjours au Caire où il fut en contact avec l’émir Abdelkrim El Khettabi, entre autres, la ligue arabe et la djema’a islamiyya dont il devint premier vice-président. Il y eut aussi la maturation qu’il vécut au contact tout à la fois du parti communiste français, de la gauche trotskyste, et des divers intellectuels nationalistes algériens qui militaient dans son parti, ou bien s’opposaient à lui, et avec lesquels il va mûrir, obligé qu’il sera pour défendre ses positions. En effet, au contact du mouvement ouvrier français, il s’était convaincu que politiquement, à la fin de la guerre, le moment serait propice pour l’action politique et donc :
    « …à la reconstruction du mouvement, qu’il fallait développer, pour s’engouffrer par toutes les brèches que le système laissait ouvertes ».

    1) L’après 8 mai 1945 : Maturation de l’idée de lutte armée, début et causes de la crise au « sommet » du MTLD.

    Après les événements du 8 Mai 1945, les masses paysannes et urbaines rejoindront le PPA. Il y eut aussi les intellectuels petit-bourgeois, attirés par une carrière politique et qui saisiront l’occasion au cours des élections législatives prévues pour le 10 novembre 1946, pour s’imposer à la direction. Faire face à un Lamine Debaghine, qui avait tenté, influencé par sa fascination pour les Frères musulmans, rencontrés au Caire, de fonder déjà une organisation paramilitaire pour l’épreuve de force. De fait, alors qu’il lui avait donné ainsi qu’à Hocine Asla (Asselah), en 1945, son accord pour la préparation d’une insurrection, pensant amener les alliés à intervenir, la direction en son absence a eu une attitude infantile qui a permis au colonat préparé, de noyer les aspirations populaires dans un bain de sang. Dans son rapport au Congrès d’Hornu, il dira :
    « Des aventuriers ont eu des actes indignes; non seulement il était indispensable de situer les responsabilités, mais il y avait des sanctions à prendre contre de pareils individus ».

    Lors du 1è Congrès du MTLD, le 15 février 1947, il y fut décidé le maintien de l’organisation clandestine PPA, la constitution d’un organisme paramilitaire, OS, et la confirmation de la constitution du MTLD. Il soutenait que « l’indépendance s’arrachait mais ne se donnait pas ». Mais en dehors d’une préparation sérieuse de la lutte armée, il parlera de « fanfaronnade et de gauchisme stupide ». Mais la bataille de préparation et d’opportunité de la lutte armée immédiate verra le parti exclure nombre des siens, et lors du Congrès d’Hornu, en juillet 1954, il y reviendra pour dire :

    « …qu’on a éliminé sans discernement des éléments gênants en les taxant de berbéristes ».

    Il combattit pour le respect des principes qu’il avait contribué à forger : la question de l’indépendance par la Constituante algérienne. Vis-à-vis du PCA et de l’UDMA, il négociait une action commune sur la base du « droit du peuple algérien d’être souverain et indépendant ».En octobre 1951, après son pèlerinage à La Mecque, il rendra visite à l’Emir Abdelkrim, au Caire, où ils examinèrent ensemble l’avenir du Maghreb. « Nous avons aussi parlé de son soulèvement et de certains de ses aspects ». Dès son retour, il recevra des délégués des Etats arabo-islamiques auxquels il exposera le problème algérien qui n’est :

    «… qu’un aspect de la lutte à mener et qui ne peut donner de résultats que si elle est appuyée par d’autres activités. Il recevra des membres de la direction auxquels il demandera d’envoyer d’urgence des militants faire leur préparation militaire au Caire, en coopération avec Abdelkrim ».

    Cette décision restera étouffée par la direction et Ben Khedda, selon le témoignage de Boulkeroua cité par Harbi . Effectivement le Comité Central n’en sut rien. Lors de sa tournée devant les paysans, dans le Constantinois, dès le 15 avril 1952, il tint des propos véritablement ‘’incendiaires’’.

    « Il faudra que le sang coule pour que l’Algérie soit libre ! »

    Au IIè Congrès du MTLD, tenu du 4 au 6 avril 1953, il fit parvenir un message de Niort , après avoir constaté la bureaucratie de la direction, qu’il n’arrivait pas à amener à ses vues, il dira que c’est une chimère que de compter sur autrui pour se libérer, mais uniquement sur ses propres moyens et combattre. Tous ces faits démontrent à l’évidence qu’à la veille du déclenchement de la Révolution, le seul parti indépendantiste radical, le PPA-MTLD, était non seulement divisé, sur les options fondamentales, telles que l’action nécessaire pour « arracher l’indépendance », mais, pire, il n’y avait plus de communication, ni à l’intérieur du parti, ni au sein de la direction. En outre, il n’y avait aucune entente sur un dénominateur commun avec les autres partis, tels que l’UDMA et le PC ou les Oulémas, entre-temps, devenus assez proches des thèses défendues par le PPA-MTLD, sinon sur la méthode et non plus sur l’objectif, fut-il non explicite, de l’indépendance. Mais pire, selon Stora, les tentatives de rapprochement au sein du mouvement indépendantiste, vont échouer au Caire, du fait de manœuvres tout aussi bien des services spéciaux égyptiens, que des membres de la délégation extérieure, en particulier Ben Bella qui était en contact avec Boudiaf et le CRUA.

    A propos de l’unité islamique, il y a eu du temps de Jamal al-Din Al Afghani et de son disciple Al cheikh Mohamed Abduh et l’influence profonde qui fut celle de leur revue Al’Urwa al Wuthka, ainsi que d’autres revues, la révélation de deux tendances antagonistes : Pour le courant de l’arabisme et peut être laïc, la recherche de l’unité au nom de la religion est nuisible et condamnée à l’échec, le chemin vers le progrès réside dans l’imitation de la civilisation européenne comme l’a fait le Japon.

    Le courant de Rachid Rida et de sa revue Al Manar, qui aura un grand impact sur les révolutionnaires et politiques algériens. Sa revue jouera un grand rôle après la disparition d’Al’Urwa al Wuthka. En opposition totale à la thèse laïque et arabiste, il considère que ce sont les occidentaux et leurs relais et complices à l’intérieur du monde musulman qui rejettent l’unité au nom de la religion. Au contraire, il appelle à l’unité islamique, seule voie vers le progrès et la grandeur de l’Umma islamique.

    Dans la même veine, l’article portant sur « Unité et souveraineté », nous fait connaître l’un des principes sur lesquels Jamal Al Dîn Al Afghani, a travaillé le plus. Pour lui, il note que deux constantes caractérisent les sociétés humaines; la tendance à l’unité et celle de la recherche de la souveraineté (ghalaba=domination) sur les autres sociétés. Les sociétés auxquelles viendraient à manquer ces deux ressorts, seraient condamnées à terme. Ce sont ces deux constantes qui constituent les piliers essentiels de la religion islamique qui les orientent pour le bien de tous les hommes. Dans la situation des musulmans d’alors, Al Afghani concluait qu’ils sont soumis à des tiers et que de plus, ils sont divisés. Aussi ne peuvent-ils appliquer les Commandements qui ne peuvent l’être que sous un pouvoir islamique uni et puissant. La situation désastreuse des musulmans est une conséquence de la division, de la discorde et des luttes intestines entre musulmans. Aussi est-il du devoir des élites musulmanes œuvrant pour l’Islam de diffuser l’Appel à cette Union islamique, et le pèlerinage pourrait être l’un de ces moyens.

    Je n’ai pas rencontré d’articles ou de livres et encore moins dans les manuels, démontrant une quelconque demande des partis algériens durant la colonisation ou même après l’indépendance, qui afficheraient un programme de « rattachement à la Ouma islamiyya », sinon des envolées oratoires ou des rapprochements, mais en tous cas, jamais ni de fusion, ni de dissolution dans une entité de souveraineté islamique, comme le furent les Califats, ou le furent les grandes unions de Républiques socialistes que fut l’ex URSS ou que construit l’Europe. En revanche, nombre d’écrits, comme quelques conférences de Malek Bennabi, entre autres, parlent d’un type de « Commonwealth islamique » ou d’une intégration maghrébine, comme le souligne Mohsen Toumi à propos d’une Charte émise par le Comité de Libération du Maghreb arabe, présidé par l’émir el Khettabi, rendue publique en janvier 1948 ou bien les efforts d’action dans un cadre maghrébin, ou nord africain, qui fut le programme initial de l’Etoile nord africaine et dont nous reparlerons au chapitre des influences orientales sur le nationalisme algérien. Pour le moment, contentons-nous de dire qu’approuvée par le Destour de Bourguiba, l’Istiqlal de Allal el Fassi, et le PPA de Messali Hadj, cette charte souligne l’appartenance du Maghreb à l’Islam et au monde arabe. Elle rejette toute négociation avec la France, avant la reconnaissance de l’indépendance aux trois pays. Cette charte souligne en outre, qu’en cas d’indépendance obtenue par l’un quelconque des pays, celui-ci doit continuer la lutte avec les autres pays encore soumis, jusqu’à l’indépendance totale.

    A) La lutte sous sa forme moderne : l’Étoile Nord- Africaine
    L’invariance, de la lutte et de la résistance tantôt fracassante dans le bruit des combats, tantôt souterraine, va resurgir sous une forme moderne avec la création de mouvements politiques dès la Première Guerre mondiale. C’est l’émir Khaled, qui initie cette nouvelle voie en devenant président de « l’Étoile Nord Africaine », à sa création en 1926, quand ce mouvement regroupait des dirigeants maghrébins. Messali, lui succédera peu après.

    Un événement considérable occupe alors l’horizon du Maghreb : la lutte de l’émir Abdelkrim, « notre précurseur » diront Ho Chi Min et Mao Tsé Toung. Abdelkrim qui remporte une victoire écrasante sur les Espagnols à Anoual, faisant 10.000 prisonniers, parvient à faire chanceler la présence française au Maroc. Ce n’est qu’en alliant leurs forces que l’Espagne et la France parviendront péniblement à endiguer l’élan impétueux des moudjahidines d’Abdelkrim. L’Étoile Nord Africaine, tout d’abord proche du parti Communiste, s’en démarquera, affirmant plus nettement ses thèses indépendantistes, alors qu’à l’origine elle avait été créée pour « la défense des intérêts matériels, moraux et sociaux des musulmans nord africains ». Dissoute en 1929, parce qu’elle revendiquait l’indépendance pour l’Afrique du Nord, elle reprit son activité en 1935, pour être à nouveau dissoute le 26 janvier 1837.

    « L’Étoile, dira Charles André Julien, se distingua des autres partis indigènes par une doctrine à base essentiellement religieuse[..] qu’elle propagea par son journal publié en français El Ouma [..] L’assemblée générale du 18 mai 1933, précisa son programme. Sur le plan religieux, elle proclama la fraternité et l’unité de l’Islam, affirmée par ses délégués au Congrès Islamo-Européen de Genève du 12 septembre 1935[..] Sur le plan national, elle revendiqua la reconnaissance de la langue arabe comme langue officielle.. ».

    La situation qui se développait en Afrique du Nord va conduire l’Étoile Nord Africaine à redoubler d’efforts dès 1933. Des manifestations se déroulèrent en Tunisie contre les naturalisés français tout comme à Rabat et à Fez contre la promulgation du dahir berbère qui tenta de soustraire les berbères à la législation islamique. L’Algérie ne fut pas en reste avec des manifestations à la suite d’une interdiction aux oulémas de prêcher dans les mosquées. A l’Assemblée générale qui se tint en mai 1933, des statuts furent élaborés, et un programme adopté, il fut retenu pour ce qui est de la section algérienne :

    « Notre programme[..] doit être considéré par nous comme un pacte national liant l’ensemble de la population musulmane algérienne, travaillant avec dévouement et abnégation pour la défense de nos intérêts, nos revendications immédiates et l’indépendance de notre pays [..] Pour notre salut, pour notre avenir, pour occuper une place digne de notre race dans le monde, jurons tous sur le Coran et par l’Islam de travailler avec acharnement pour sa réalisation et pour son triomphe final.
    Ce programme politique pour l’Algérie est à peu près le même que celui du Maroc et de la Tunisie, évidemment en tenant compte de la position générale de ces deux pays et de leur constitution politique. En 1934, lors d’un meeting organisé à Paris, l’Étoile Nord-Africaine fait voter une motion qui dit en particulier :

    « Les musulmans nord-africains, au nombre de 3.500, le 19 août 1934, à 14 h 30[..] Après avoir entendu l’exposé des divers orateurs, approuvant sans réserve l’action de l’Étoile Nord Africaine et se déclarant prêts à la soutenir par tous les moyens. Ils stigmatisent avec force la provocation de l’impérialisme français laquelle a engendré à Constantine un drame sanglant. Ils affirment leur solidarité effective et agissante avec les victimes de la répression. Ils déclarent approuver entièrement la fière attitude de nos coreligionnaires qui ont relevé le défi et répondu à la profanation de la mosquée musulmane, à l’insulte des fidèles et de notre vénéré Prophète. Ils s’élèvent hautement contre l’incarcération de plusieurs centaines de nos coreligionnaires innocents et réclament avec force leur libération immédiate, la levée de l’état de siège et se séparent aux cris de :  »A bas le code infâme de l’indigénat ! A bas les lois d’exception ! A bas la commune mixte du mouchardage de la rue Le Comte ! Vive la lutte émancipatrice des musulmans nord africains ! Vive l’indépendance de l’Afrique du Nord ! Vive l’Islam ! » ».

    L’action de l’Étoile, initiée en France, va se transplanter sur le territoire nord-africain en éclatant sous la forme de Néo-Destour en Tunisie, de l’Action Marocaine au Maroc et du Parti du Peuple algérien (P.P.A.), crée le 11 mars 1937. Le P.P.A. sera d’ailleurs presque aussitôt dissout et ses dirigeants, dont Messali, arrêtés. La coloration arabo-islamique plus prononcée du P.P.A. et de l’Association des oulémas qui est créée en 1931 est, pour une grande part, due à l’influence de Chekib Arslan qui entretient des rapports suivis avec les mouvements nationalistes et religieux en Afrique du Nord. Réfugié à Genève après des déboires avec l’impérialisme français, il fut formé à l’école de Djamal Eddine El Afghani, d’Abdou et de Cheikh Reda. Cet homme nommé le « prince de l’éloquence » et qui fut à la tête de la délégation permanente à Genève du Comité syro-palestinien, fondé au Caire en 1921, va jouer un rôle prépondérant dans les événements qui se dérouleront en Afrique du Nord. Charles-André Julien dit de lui :

    « En servant d’arbitre dans les confits musulmans, en adressant aux chefs de partis des directives permanentes ou des solutions de cas litigieux en multipliant les articles et les correspondances particulières; en publiant une revue en français La Nation Arabe largement diffusée de Java au Maroc parmi les élites à qui elle fournit des documents commentés et des bases doctrinales, Chekib Arslan fit de la maison de l’avenue Ernst Hentsch, où il avait installé son bureau d’information, l’ombilic du monde musulman.[..] Singulière personnalité que celle de ce féodal libanais, qui, de son bureau de Genève, distribua dix-huit ans durant, les mots d’ordre à l’Islam méditerranéen et dont influence survit à toutes les compromissions [..] Nul, plus que lui, ne contribua à répandre l’idée que l’Algérie, la Tunisie et le Maroc sont des éléments de la communauté musulmane à laquelle l’unissent la religion, la langue et la culture ».
    En vérité, Chekib Arslan, qui fut grand à bien des égards, ne répandit point cette idée. Il ne fit qu’œuvrer spectaculairement, à sa résurgence. En effet, de l’émir Abdelkader à El Mokrani et Cheikh El Haddad, de Bouziane des Zaatchas à Boumaza du Dahra, à Bouamama et les Ouled Sidi Cheikh, à tant et tant d’autres pour finir à Messali et cheikh Ben Badis, cette idée même était la semence enfouie aux tréfonds de nous-mêmes, elle impulse nos flux vitaux, détermine l’axiologie de nos mouvements essentiels, nous habite littéralement.
    1) L’effet des évènements extérieurs sur le monde arabe :
    Considérant l’aide à la fois militaire, politique, idéologique, logistique, et diplomatique, dont bénéficiera la Révolution algérienne, il serait incomplet de vouloir gommer et occulter l’apport du monde arabe, dans les conditions qui ont prévalu tant comme catalyseurs de la prise de conscience nationale algérienne, qu’arabe, en ce sens que les deux sont liées d’une manière ou d’une autre, tout au moins au niveau des évènements que de la conduite des hommes et de l’opportunité de la lutte.
    En cette même année 1945 marquée par les massacres du Constantinois en Algérie, la Ligue Arabe voit le jour. 1947 voit la création de l’État d’Israël alors que 1948 enregistre la défaite des armées arabes. C’est un autre défi qui se pose aux Arabes. Il va peser lourd dans l’avenir de la région qui ne connaîtra plus la paix. Les développements de cette confrontation s’étendront de plus en plus, affectant même le Maghreb, quand Israël interviendra contre l’OLP, y compris en Tunisie.
    Dès 1946 et la création de la Ligue Arabe, des dirigeants nationalistes tunisiens vont commencer à s’établir au Caire, initiant une démarche qu’emprunteront les uns après les autres, tous les dirigeants nationalistes du Maghreb. Habib Thameur, Youssef Rouisi, Rachid Driss seront bientôt suivis pas Bourguiba, Allal El Fassi, Abdelkhalek Torres du Rif et Chadli Mekki du PPA algérien. Mais ce qui va incontestablement avoir une influence sur les Algériens, sera l’arrivée au Caire de l’émir Abdelkrim en 1947, car il va donner une impulsion importante au regroupement des Maghrébins pour la revendication de l’indépendance. Il forme, avec les autres dirigeants nationalistes, un Comité de Libération du Maghreb. La charte adoptée réaffirme l’appartenance du Maghreb à l’Islam et au monde arabe. La création d’Israël en 1947 et la défaite des armées arabes en 1948 sera douloureusement ressentie dans les consciences des peuples arabes.
    Deux événements vont jouer un rôle considérable dans la lutte de libération Le premier est l’indépendance de la Libye en 1951, le second est la Révolution de juillet en 1952 en Égypte. L’Afrika Corps avait abandonné en Libye un armement important et c’est dans cet immense lot d’armes hétéroclites que l’Organisation Spéciale du P.P.A. (Parti du Peuple algérien) va, après mille difficultés d’acheminement prélever quelques 300 malheureux mousquetons italiens Statti. Ils seront le détonateur du 1er novembre 1954 qui fera voler en éclat l’édifice colonialiste construit en 124 ans. Gamal Abdel Nasser et la Révolution de Juillet 1952 tout d’abord, puis d’autres ensuite, pourvoiront au reste et permettront à la lutte de se poursuivre et de se terminer par une victoire.
    Pendant ce temps, l’Afrique du Nord est entrée en ébullition. La dissolution du ministère Chenik, les arrestations massives de dirigeants tunisiens donnent le signal à une agitation populaire qui débouchera sur de violents affrontements puis sur une lutte de libération nationale et finalement sur l’autonomie puis l’indépendance du pays en 1956. La déposition de Mohammed V va déterminer un processus semblable, débouchant également en 1956 sur l’indépendance du Maroc.

    FIN DE CITATION

    DB: Ces extraits de la thèse de Lydia Aït Saadi sont remarquables, et ouvrent des pistes à de vrais débats de fond. J’espère que nous saurons donner à ces passages, toute l’attention qu’ils méritent, et que nous mettrons à profit cette belle opportunité, pour entrer dans des discussions, et même des disputes s’il le faut, par la seule porte de la curiosité historique, ou intellectuelle, et que nous ne nous perdrons pas en vaines conjectures, dans les bas-fonds d’ethnocentrismes primaires, primitifs, et rasants. Je veux dire, pour qu’il n’y ait pas de malentendus, que je suis de ceux qui voudraient bien qu’on puisse discuter de tels sujets, tellement essentiels, sans que ni les arabistes, ni les berbéristes, ne viennent nous sonner les cloches du politiquement correct, avec l’hystérie tonitruante que nous leur connaissons.
    Pour ma part, je dis merci à notre compatriote de nous avoir offert une telle opportunité.




    0
  • Abdel Madjid AIT SAADI
    25 novembre 2010 at 0 h 09 min - Reply

    Pour répondre à la question de notre frère, Si Djamal B., je vous mettrais un article que j’avais commis en 2002, sur un site de kabyles chrétiens, puis repris en 2006, sur un site de berbères (musulmans) au Canada, au moment où certains en étaient encore à nous ressasser leurs tentatives d’éthnicisation des problèmes tant du Maghreb, que de l’Algérie, pour tenter
    d’exacerber les conflits entre populations algériennes, d’une part, et maghrébines d’autre part, pendant que l’évangélisation florissait, et que le pays était laissé aller à veau l’eau, pour le plus grand bien des vampires…
    Il m’était nécessaire de rappeler que l’une des tentatives de division de nos peuples, était celle d’exonérer les « berbères du code matrimonial islamique »… le reste pouvait couler de source, et bonjour la division, pour que Berard et son « sang des races », puisse faire rejaillir son « Afrique latine »…
    LATIF et DAHIR berbères, christianiser les KABYLES

    Messagede ithviriw » Ven Oct 20, 2006 19:00
    Assalamou ‘alaikoum wa Rahmatou Allahi wa Barakatouhou;

    Vu l’importance de ce sujet, et comme nombre de frères et soeurs, ne liraient pas l’article du frère Bibany, puisqu’il est en arabe, je me suis permis outre la réponse que je lui ai faite sur son fil, directement, d’ouvrir un second FIL qui permettra de mieux en faire connaître les motivations à ceux de nos frères et soeurs qui croiraient encore NAIVEMENT que le renouveau du « berbérisme militant » porté par la francophilie, ne serait pas la continuation des idées de Lavigerie, Foucault et consort, comme dénoncées à juste titre, par l’orientaliste, pratiquant catholique Louis Massignon.

    Il avait vu juste, mais ce que la France n’avait pu faire durant 132 ans, les généraux d’Alger féru de laïcité militante et de francophilie nostalgique de leur enfance, et les Partis « Hizb França » le réussissent avec l’aide paradoxale des « Hijra wa Ettakfiri », et des Evangélistes, leur pendant, lorsqu’on observe ce que l’on croit être un simple phénomène sans cause ourdie de « l’extérieur », avec les apostasies qui frappent la Kabylie servie par une Presse idiote et polluée, une télévision Algérienne archaïque, en plus d’un gouvernement, heureusement aujourd’hui défait, vendu aux « vendeurs d’armes et d’idéologies », et surtout les diffusions agressives à l’encontre de l’Islam des pères chrétiens égyptiens et libanais, à partir des télévisions qui ciblent l’Algérie, à partir de Chypre, et comme par hasard dans un Kabyle populaire que n’osent plus utiliser les Médias algériens soumis à la tyrannie lingusitique des chantres de l’amazighité importée des laboratoires de l’Inalco (Langues O’ ».

    Je suis désolé mon frère mais ce texte est truffé d’erreurs, le LATIF a bien été lu au Maroc et non en Algérie, le 16 Mai 1930 et non 1830… ce qui a conduit l’auteur du texte arabe à l’erreur qui rend sa recherche piteuse.

    Dahir berbère

    Le Dahir Berbère est l’adaptation de la « Justice Berbère » aux conditions propres de l’époque.

    Sommaire
    1 Motivation
    1.1 Etape du 11 septembre 1914
    1.2 Etape du 8 avril 1934
    1.3 Etape du 16 mai 1930
    2 Texte intégral du Dahir berbère
    3 Réaction du Sultan
    4 Réflexions sur le Dahir berbère

    Motivation

    Les motivations de la création du dahir berbère est une œuvre, qui prend ses racines depuis fort longtemps,à commencer par la bulle papale de Grégoire XV, fondateur de, et organisateur de la mission de christianisation de la ‘Barbarie’ pays des infidèles, cette mission sera représentée au Maroc par le fils de S.Fançois d’Assise en 1619.

    Louis Massignon a écrit:Le projet colonial s’inscrit dans la pensée de Louis Massignon :
    Reniement du berbérisme par Massignon

    « C’est une question qui a été en effet pour moi un cas de conscience à la fois religieux et scientifique, pendant les années 1909 à 1913 où le père de Foucauld, par écrit et de vive voix, me pressait de consacrer après lui, ma vie à ce mouvement tournant qui devait éliminer la langue arabe et l’Islam de notre Afrique du Nord, au bénéfice de la langue française et de la chrétienté, en deux temps :

    1.- Exhumation du tuf linguistique et coutumier primitif des Berbères ;
    2.- Assimilation par une langue et une loi (chrétienne ?) supérieures, française et chrétienne.

    Comme tous les croyants et tous les débutants, j’étais très sympathique à cette thèse ; j’avais cru à l’assimilation franco-chrétienne de la Kabylie par le mouvement tournant du berbérisme, (…) puis j’ai vu que leur désislamisation [des Kabyles] tournerait au laïcisme maçonnique (puis à un nationalisme nord-africain xénophobe…).
    Martyr ne se rendait pas compte de l’ignominie de ce berbérisme, et je mis des années à m’en apercevoir et à m’en dégager » ~

    Louis Massignon.

    L’application du Dahir se réalise en trois étapes.

    Etape du 11 septembre 1914
    Sous l’influence d’un groupe de spécialistes de sociétés montagnardes du moyen et du haut Atlas, tel Maurice Le Glay (Contrôleur civil et écrivain, auquel on doit « Récits de la plaine eet des monts,les sentiers de la guerre et de l’amour, la mort du Rougui etc. récits marocains.), d’un noyau de professeurs laïques hostiles à l’islam et de religieux en collaboration avec l’évêque de Rabat. Ce dahir avait pour but l’adaptation de la « Justice Berbère » aux conditions propres de l’époque et, de ce fait, correspondait à l’esprit de la politique inaugurée au Maroc par Lyautey quand il signa le dahir du 11 septembre 1914. La caractéristique fondamentale de cette politique consistait à préserver l’autonomie traditionnelle des Berbères, essentiellement dans le domaine juridique, en les soustrayant à la législation islamique ou « Chrâa », et en maintenant leur droit coutumier ORF ou IZREF. La résidence se mobilise pour faire appliquer son plan en faisant signer au sultan le Dahir ou texte législatif [1], qui soustrait en fait les tribus berbères à la loi islamique, reconnaît pour leurs coutumes et dispose que l’ appel des jugements rendus en matière pénale serait porté devant les juridiction françaises. Ce projet est initialement aussi l’œuvre la de franc-maçonnerie.

    Etape du 8 avril 1934

    Son intitulé exact tel que le lui a donné le législateur est : « Dahir réglementant le fonctionnement de la justice dans les tribus de coutumes berbères ». En application de ce dahir, l’arrêté viziriel du 8 avril 1934 organisait les tribunaux coutumiers ainsi constitués. C’était donc bien de la réglementation de la justice coutumière dont il s’agissait et rien d’autre. Il n’était nul part dans ces deux textes question d’une quelconque entité berbère ou d’un projet de ce genre. Ce dahir dit Berbère n’est autre qu’une appelation à conotation éthnique à visée purement idéologique élaborée par une élite dans le but unique, celui de l’exclusion et de la marginalisation des Imazighens.

    Etape du 16 mai 1930
    Officialisant dans le pays la justice coutumière , enracinéee depuis des millénaires.

    Texte intégral du Dahir sultanien du 16 mai 1930 nommé « Dahir berbère » par les protégés de la France coloniale
    Louange à Dieu,
    Que l’on sache par la présente, que notre Majesté Chérifienne, Considérant que le Dahir de notre Auguste père, S.M. le Sultan Moulay Youssef, en date du 11 septembre 1914 a prescrit dans l’intérêt du bien de nos sujets et de la tranquillité de l’Etat de respecter le statut coutumier des tributs berbères pacifiées…, qu’il devient opportun de préciser aujourd’hui les conditions particulières dans lesquelles la justice sera rendue dans les mêmes tribus:

    A décrété ce qui suit :

    Art. 1

    Dans les tribus de Notre Empire reconnues comme étant de coutume berbère, la répression des infractions commises par les sujets marocains(1) qui serait de la compétence des Caïds dans les autres parties de l’Empire, est de la compétence des chefs de tribus.

    Pour les autres infractions, la compétence et la répression sont réglées par les articles 4 et 6 du présent dahir.

    Art. 2

    Sous réserve des règles de compétence qui régissent les tribunaux français de Notre Empire, les actions civiles ou commerciales, mobilières ou immobilières sont jugées, en premier ou dernier ressort, suivant le taux qui sera fixé par arrêté viziriel, par les juridictions spéciales appelées tribunaux coutumiers. Ces tribunaux sont également compétents en tout matière de statut personnel ou successoral. Ils appliquent, dans les cas, la coutume locale.

    Art. 3

    L’appel des jugements rendus par les tribunaux coutumiers, dans les cas où il serait recevable, est portée devant les juridictions appelées tribunaux d’appel coutumiers.
    Art. 4

    En matière pénal, ces tribunaux d’appel sont également compétents, en premier et dernier ressort, pour la répression des infractions prévues à l’alinéa 2 de l’article premier ci-dessus, et en outre de toutes les infractions commises par des membres des tribunaux coutumiers dont la compétence normale est attribuée au chef de la tribu.
    Art. 5

    Auprès de chaque tribunal coutumier de première instance ou d’appel est placé un commissaire du Gouvernement, délégué par l’autorité régionale de contrôle de laquelle il dépend. Prés de chacune de ces juridictions est également placé un secrétaire-greffier, lequel remplit en outre les fonctions de notaire.

    Art. 6

    Les juridictions françaises statuant en matière pénale suivant les règles qui leur sont propres, sont compétentes pour la répression des crimes commis en pays berbère quelle que soit la condition de l’auteur du crime(2). Dans ces cas est applicable le dahir du 12 août 1913 (9 ramadan 1331) sur la procédure criminelle.

    Art. 7

    Les actions immobilières auxquelles seraient parties, soit comme demandeur, soit comme défendeur, des ressortissants des juridictions françaises, sont de la compétence de ces juridictions.

    Art. 8
    Toutes les règles d’organisations, de composition et de fonctionnement des tribunaux coutumiers seront fixés par arrêtés viziriels successifs, selon les cas et suivants les besoins.

    Fait à Rabat, le 17 Hijja 1348 (16 mai 1930) vu pour promulgation et mise à exécution : Rabat, le 23 mai 1930.

    Le commissaire-Résident général, LUCIEN SAINT


    A la publication de ce DAHIR qui prétendait séparer les berbères des autres Marocains et leur IMPOSER le droit coutumier au lieu et place du droit musulman, pour le Statut Personnel et matrimonial, les BERBERES ainsi que TOUS les marocains, se sont assemblés dans les Mosquées pour lire le LATIF en boucle et le CORAN, pour AFFIRMER HAUT et FORT qu’ils SONT AVANT TOUT MUSULMANS

    YA LATIF YA LATIF YA LATIF ALTOUF BIMA JARAT BIHI ELMAKADIR.
    O Le DOUX LE DOUX LE DOUX, ADOUCIS CE DONT TU AS LAISSE LE DESTIN ADVENIR




    0
  • kibani semmoudi
    25 novembre 2010 at 1 h 32 min - Reply

    juste dire à notre soeur Zineb Azouz que la bataille d’Anoual, qui vit la débacle des armées franco-éspagnoles, a longtemps été enseignée aux élèves officiers d’E.M des académies militaires européennes (St Cyr…),d’où le génie d’Abdelkrim Allah yarahmou




    0
  • Sami
    25 novembre 2010 at 2 h 52 min - Reply

    Merci Mr Ait saadi pour ces eclairissement tres tres important! Baraka allaho fik akhi! En, fait ils sont pas seulement pour nos freres algerien d’origines berberes mais a tous les algeriens( meme pour nos feres marrocains aussi), parceque les regimes au meghreb surtout le marroc ou l’algerie sous le paraignage coloniale de la france ont bcp porfite pour destabiliser les societe aux meghreb et manipuler les masses et avortit tout movement de changement democratique qui respectent nos valeurs et nos prinicpes et surtout notre religion qui est le premier victime!!




    0
  • democratie
    25 novembre 2010 at 23 h 14 min - Reply

    depuis 200 ans passés , les choix entrepris par les régimes arriérés et dépassés dans toute la région du Maghreb a fait son compte , il y a tellement d’accumulation de problèmes causés par ces dirigeants qui sont les uniques responsables de ces évènements.




    0
  • aboudouma
    26 novembre 2010 at 11 h 22 min - Reply

    YA LATIF YA LATIF YA LATIF ALTOUF BIMA JARAT BIHI ELMAKADIR.
    O Le DOUX LE DOUX LE DOUX, ADOUCIS CE DONT TU AS LAISSE LE DESTIN ADVENIR

    remarque:
    Latif ; tel qu’utilisé ici veut dire : sauveur , Dieu soubhanah

    O toi le Sauveur, rend plus tolerable ce que la fatalité (les aleas) nous impose




    0
  • aboudouma
    26 novembre 2010 at 11 h 25 min - Reply

    depuis 200 ans passés , les choix entrepris par les régimes arriérés et dépassés dans toute la région du Maghreb a fait son compte , il y a tellement d’accumulation de problèmes causés par ces dirigeants qui sont les uniques responsables de ces évènements.
    reponse:
    je suis d’accord avec toi: l’afrique du nord n a pas ete bien lotie en matiere de dirigeants…….mais il y a lieu de dire que l’algerie a la palme d’or dans ce domaine.




    0
  • Hamma
    26 novembre 2010 at 14 h 15 min - Reply

    Sauf exagération de ma part, je crois savoir que les deux Corées, celle du Nord et celle du Sud peuvent nous renseigner sur le conflit Algéro-Marocain.

    La Corée du Sud (alliée des USA) refuse d’ouvrir sa frontière avec celle du Nord dont l’économie est désastreuse et qui ne survie que grace au voisin Chinois. La provocation va jusqu’aux bombardements des villes frontalières du Sud par les Nord Coréens. L’intervention US dans la mer jaune n’est pas pour apaiser la tension entre les deux Corée et avec la Chine.

    L’Algérie et le Maroc par le passé ont connus ce genre de conflit et la course actuelle à l’armement n’est pas faite pour rassurer les deux peuples.




    0
  • rachid 2
    26 novembre 2010 at 20 h 02 min - Reply

    Je crois que cette tension entre les 2 pays n’a fait que trop durer et je suis sur qu’il est temps que nous peuples des 2 cotés de la frontiere qu’on cesse d’être manipulé les uns contre les autres et de nous prendre en charge avant qu’éclate une guerre entre nos 2 peuples frères … je crois qu’il est plus qu’urgent de lancer un appel dans ce sens à tous les intellectuels et les gens de bons sens et meme s’il le faut preparer des manif a Paris et ailleurs ensemble et invitants à tous les ressortissants du maghreb d’y participer et même défoncer la frontière entre les 2 pays qui s’appelle justement et tres justement zoudje beghals ( 2 mulets ) et cela avant qu’il ne soit trop tard …




    0
  • aboudouma
    27 novembre 2010 at 3 h 07 min - Reply

    les marocains ne peuvent demander a leurs dirigeants plus de concessions …..le regime totalitaire qui sevit a alger doit etre demonté pour laisser la voie libre aux civils mieux formés et aux fils veritables de l’algerie.




    0
  • محمد الناصر النفزاوي
    27 novembre 2010 at 10 h 56 min - Reply

    السيد جمال الدين بن شنوف السلام عليك .حسنا فعلت عندما كتبت قبل 12 ديسمبر هذه الكلمة المضيئة في علي الحمامي الذي سيصبح تاريخ موته صحبة رفيقيه الحبيب ثامر من تونس وامحمد أحمد بن عبود من مراكش يوم تذكر قومي مغربي حب من حب وكره من كره: ذلك أن هذا الثلاثي عبر عن الفكرة المغربية أو القومية المغربية حتى بوحدة الممات .ان تاريخ بلاد المغرب في خمسينات القرن العشرين وما تلاها لا يمكن أن يفهم من دون الرجوع الى سنوات 1947-1954 خاصة اي الى بذور الخلاف بين السياسيين المغاربة الذين سيتولون الحكم فيما ودليلي على ذلك استحداث صفة « المغاربية » التي لم تكن مستعملة في تلك الفترة ثم نزوع كل بلد مغربي الى انشاء معهد للحركة الوطنية خاص به . وأنا أعتقد أنه بالحاحكم على هذه الفترة انما تثيرون « حنق »الكثيرين في بلاد المغرب جميعها. ثم انه ليس من السهل بناء أمة مغربية تترصدها الأطماع الخارجية وحتى العربية منها لذلك يجب أن ننبذ اليأس لا لارادوية منا فقط ولكن لأن المغرب مجبر على التوحد ولكن القضية الأساسية هي التالية:هل ستوحده القوى الحية فيه انطلاقا من نظرة استراتيجية نافذة البصر أم ستوحده وبشروط غير شروطنا قوى أجنبية تدفعها مصالحها الى توحيده مثلما دفعتها مصالحها قديما الى تقسيمه مثلما يقسم سكين قطعة من…الزبدة. انني على عكس الكثيرين لا أشك البتةفي امكان الوحدة
    وسواء عشت حتى أرى ذلك وأرى ما يتضمن من صعوبات تصاحب كل حمل عسير أم لم أعش ولكن خشيتي تكمن في لون هذا التوحيد. أحييك مجددا محمد الناصر النفزاوي :الموقع التونسي زينب النفزاوية




    0
  • ouhachi taguercift
    11 décembre 2010 at 21 h 45 min - Reply

    L’Algérie et le Maroc, ne sont qu’un seul et unique peuple très proches par les liens et le sang, alors prions tous ensemble pour que nous vivions dans la paix et la concorde.
    Que Dieu préserve nos deux pays et que nos enfants futurs ne connaissent pas la haines et la discorde




    0
  • abdou
    21 décembre 2010 at 16 h 54 min - Reply

    les peuples les plus proche dans le monde en langage,religion,mentaliteen fiertee dans le sang c est le maroc bien sur et l algeriie




    0
  • OranFes
    30 janvier 2012 at 19 h 46 min - Reply

    Bonsoir a tous et toutes,
    Je n’aurais jamais cru lire ce genre de choses entre gens du Maghreb…. Vraiment du baume au cœur et pas seulement parceque je suis originaire de la « frontière » (maudite soit-elle, excusez-moi), ayant de la famille des « deux » côtés !
    Depuis mon adolescence, étant un fan d’histoire j’avais au gré de mes lectures découvert l’unite de notre pays, LE MAGHREB….
    Je rêve 30 ans plus tard, hors du pays, à ce pays de 8 millions de km², 100 millions d’habitants (excusez mon rêve ..), la taille du Brésil et les immenses possibilités qu’il offrirait à ses habitants, libres….
    Je n’ai jamais oublié la destruction qui nous a affligé le 17 juillet 1212 à Badajoz, lorsque les troupes Almohades ont été défaites ( las navas de tolosa, en arabe: hosn el ikab) signant la fin de l’unité maghrébine ….
    Je regarde souvent les pièces de monnaie de cette époque (surtout de vendeurs espagnols.) et ça me remémore à chaque fois ce rêve .
    Vous comprendrez mon désespoir , ma tristesse et puis merde…. Bonne chance à tous et à toutes …!




    0
  • bederry
    19 août 2012 at 0 h 58 min - Reply

    Chadli El Mekki militant du PPA-MTLD, représentant et Responsable de la délégation algérienne au Caire depuis 1945 membre de l’aile radicale de « l’islamo-messalisme » – il est exclu du bureau du Maghreb au Caire en Octobre 1952 et remplacé par Mohamed Khider, puis arrêté en 1956 par la police égyptienne à la demande de Ben Bella et de Khider qui lui reprochait son messalisme. Ferhat Abbas l’a fait libérer en 1960, à la demande du Moudjahed Brahim Mezhoudi, originaire de Tébessa comme lui – Avez-vous de plus amples informations sur Cheikh Chadli El Mekki ? Qu’est’il devenu après 1960 ? Quelle est sa date de naissance et de décès et lieu ?




    0
  • Bouazzaoui Samy de tlemcen que je n ai jamais revue
    15 avril 2016 at 23 h 38 min - Reply

    Merci mon frère ,que Dieu te bénisse .c est rare que des maghrébins
    Sont conscients du danger qui guettent le peuple maghrébin .




    0
  • Congrès du Changement Démocratique